LA MAGNÉTISATION
Vous pouvez transmettre par les mains. Nous sommes vibrants de cette énergie. Mais comment pouvons-
nous en faire quelque chose? Comme les fées, nous avons besoin d'une baguette magique. Comme l'ermite
du Tarot, il nous faut un bâton pour agir. Nous avons le désir de donner cette énergie. Il nous faut donc un
premier outil: ce seront nos mains. Nos mains absorbent et diffusent l'énergie. Dirigées vers le ciel, elles
absorbent l'énergie céleste (et l'idée qu'on s'en fait); dirigées vers le bas, elles emmagasinent l'énergie
terrestre.
Cette absorption se fait par la paume sur une superficie de trois centimètres carrés environ et par les doigts.
Elle se répand ensuite vers les phalanges et nous pouvons la voir comme des lasers lumineux qui filent par le
bout des doigts, chacun de ces lasers pouvant avoir une couleur différente.
Elle se diffuse par la paume de la main.
Elle circule enfin vers le bras, suivant trois orientations :
- la première "branche" rejoint la tête de l'humérus, en passant par la face interne du bras;
- la deuxième "branche" rejoint la partie externe de l'articulation du coude;
- la troisième "branche" rejoint la partie externe opposée à cette même articulation.
Ces trajets, nous le comprenons bien, ne suivent pas le tracé des circuits nerveux. Ils sont une construction de
l'homme sur un modèle analogique, comme peut être l'acupuncture (ou l'homéopathie, dans une certaine
mesure).
Il s'agit de notre corps imaginaire qui, par une mystérieuse magie, sculpte le corps réel. Le corps imaginaire
est aussi celui d'une culture: les Chinois modernes n'ont-ils pas trouvé de nouveaux méridiens au détecteur de
points !
Il existe donc un échange permanent d'énergies entre nous et notre environnement. Nous trouvons ainsi en
permanence des ressources dans la terre, dans le ciel et dans bien d'autres choses encore. L'air nous ressource
aussi, surtout si nous l'inspirons avec conscience.
Mais continuons pour le moment sur un plan pratique. Les mains absorbent donc et diffusent l'énergie.
Considérons-les comme notre premier outil.
Les pieds absorbent pour leur part l'énergie de la terre; si nous pouvions encore marcher pieds nus sur le sol,
nous aurions moins de problèmes de dépression.
L'absorption se fait suivant trois modes différents :
- le talon absorbe très profondément l'énergie terrestre et la transmet au réseau dorsal du corps;
- la voûte plantaire réceptionne les énergies des couches plus superficielles, qui se diffusent directement dans
l'ensemble du corps. Cette zone tendrait à diminuer avec l'âge ;
- le dessous du gros orteil capte la part la plus subtile des énergies terrestres et la diffuse sur le réseau frontal.
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Ces observations, dans un premier temps, nous permettrons de construire notre propre système de
représentation, afin d'opérer des conversions d'énergie entre nous et notre environnement.
Voici, pour commencer, quelques exercices.
Deux exercices simples pour vous permettre de sentir cette énergie:
Placez le pouce et l'index à trois ou quatre millimètres l'un de l'autre, devant un fond homogène, et regardez
attentivement entre les deux doigts pendant quelques minutes. Vous apercevrez bientôt comme une petite
pile d'assiettes qui se forme entre les deux doigts et un halo brumeux de un ou deux millimètres autour de
chaque doigt. Vous pouvez vous amuser à écarter et à rapprocher les doigts: peut être verrez vous "l'aura
électromagnétique" des deux doigts se coller puis se disjoindre en formant un double cône.
Placez les paumes des mains l'une en face de l'autre, soit à 20 centimètres du thorax, soit au-dessus de votre
tête. Écartez puis rapprochez doucement les paumes l'une de l'autre, en prenant conscience de la chaleur qui
se dégage progressivement entre elles deux. Petit à petit, vous aurez l'impression de malaxer une boule
d'énergie qui va s'amplifier de plus en plus. C'est votre énergie ! Avez-vous de l'intuition ?
Détection à l’intérieur des auras
La sensation de chaleur thermique est la plus facile à percevoir.
Supposons que nous glissions les mains de haut en bas, à une dizaine de centimètres du corps d'un sujet: nous
repérons des zones à "émission de chaleur".
Il nous faudra savoir faire la différence entre une zone qui émet de la chaleur parce qu'il y a une inflammation,
et une zone qui dégage de l'énergie parce qu'elle correspond à un centre énergétique.
La différence se fait parfois d'elle-même, la sensation de chaleur s'accompagnant de picotements lorsqu'il y a
souffrance. Les mains nous donnent l'impression d'être enveloppées d'une chape douloureuse qui peut
remonter parfois jusqu'au bras.
Nous pouvons aussi repérer des points névralgiques par une sensation de très fine vibration dans les doigts.
Détection à la surface de l'aura
Cette activité demande une plus grande sensibilité. Les mains à plat, il nous faut d'abord repérer, par la
différence de chaleur et de densité de l'aura, les contours de cette enveloppe. Pour ce faire, nous nous
éloignons du sujet puis, les mains en éventail, nous nous en rapprochons: par tâtonnements en différents
lieux, nous essayons de percevoir les contours de l'aura.
Après quoi, glissons sur cette "coque" chaleureuse et tâchons de repérer d'éventuels trous de froid. Lorsque
nous sommes en présence d une telle sensation, nous interrogeons le sujet sur son histoire. Il nous rapportera
la plupart du temps qu'il a eu là une fracture ou une ancienne opération.
Ces lieux sont privés d'énergie, ils ne véhiculent plus le courant.
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Détection directement sur le corps
Supposons que nous ayons senti une "difficulté" sur un organe précis, la vésicule biliaire, par exemple. Nous
posons alors la main à plat sur cet endroit, puis nous descendons notre conscience dans notre main, et nous
nous mettons mentalement en contact avec l'organe. Nous pourrons alors percevoir d'infimes sensations, des
déformations subjectives de la main, mêlées d'images corporelles dans l'épaisseur de celle- ci, qui nous
donneront l'impression que cet organe nous parle. La main est à, ce moment précis, comme un organe de
voyance qui ressent dans sa chair l'écho de ce qui se passe sous la paume. Ce déchiffrage est beaucoup plus
subtil, l'expérience l'affinera et nous donne vraiment l'impression qu'une étrange relation s'est tissée entre le
corps du sujet et nous-mêmes.
Des sensations plus objectives peuvent l'accompagner (douleur, picotements, engorgement...)
Détecter ainsi les zones du corps en souffrance peut être d'un grand secours pour comprendre les bébés, ou
les animaux qui souffrent, car ils ne peuvent parler. C'est ainsi que l'on peut constater avec surprise qu'un
bébé pleure non pas parce qu'il a mal au ventre ce que l'on croit souvent mais parce qu'il a mal à la tête !
Lors d'un stage de psychologue en service Pédiatrie, j'avais été alertée par les hurlements d'un enfant. Il avait
une dizaine d'années. En m'approchant de lui, je passai discrètement mes mains à quelque distance de son
corps, de la tête jusqu'aux pieds, tout en lui parlant doucement.
Je sentis alors une chaleur très intense au niveau de son genou, qui était bandé. Je suggérai à l'infirmière chef
avec prudence, car c'était un véritable dragon que l'enfant avait peut être très mal sous son pansement. Elle
me répondit que cet enfant hurlait... parce que c'était un débile! Et l'on m'envoya sur les roses. J'eu beau
insister un moment, rien n'y fit. Quelque temps après, passant discrètement devant la chambre, je vis un
attroupement d'infirmières. Elles étaient penchées sur le genou de l'enfant et constataient une infection.
Débile ou pas, on peut avoir mal !
L'intensité des vibrations que l'on détecte est donc fonction de l'intensité du problème.
Chacun a son propre code sensitif, qu'il saura interpréter, mais en général la chaleur indique une inflammation
ou une souffrance actuelle: la vibration, un dysfonctionnement; et le froid une zone où l'énergie ne circule
plus.
Dans cette première approche, accessible à chacun, précisons que la "main radar" doit passer relativement
vite pour ne pas émettre et interférer sur la détection.
Au quotidien, nous pouvons exercer nos mains à ressentir les variations de température, les différences de
vibration des objets et des corps. Le métro par exemple est un lieu privilégié pour faire nos classes !
Ces méthodes sont fondées sur une grande sensibilité de la main de l'opérateur et sa capacité à décoder la
sensation. Il n'est pas dans notre propos de former des professionnels : nous voulons simplement offrir à tout
un chacun l'opportunité de développer son intuition, ainsi que ses possibilités d'aide dans le milieu familial ou
amical.
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MAGNETISEZ UN FRUIT
De toutes les expériences, celle-ci est la plus facile et la plus agréable.
Exercice
Choisissez deux fruits d'une même espèce et de même maturité: l'un sera le sujet de l'expérience, l'autre
servira de témoin.
Magnétisez quotidiennement le fruit choisi comme sujet, en le tenant dans vos mains, ou en plaçant celles-ci à
quelques centimètres au-dessus. Chacun choisira le temps qui lui convient, mais sachez qu'au départ il est bon
de commencer par dix minutes chaque jour.
Les résultats classiques, généralement observés, sont les suivants :
1. Si le fruit n'est pas mûr avant d'être magnétisé, la momification ne se fait pas. Un fruit momifié est un fruit
qui a perdu toute l'eau qu'il contenait, soit par un processus naturel, soit par un processus artificiel. Il passera
d'abord par la maturation;
2. la texture de la peau change: elle commence par briller, elle plisse et suinte; les essences sont attirées vers
l'extérieur (le citron et la pomme embaument délicieusement);
3. le fruit sèche, rétrécit, s'allège et sonne creux; il devient complètement sec, dur et a rétréci de beaucoup; il
est comme confit, et peut se conserver indéfiniment: il est momifié !