Application de Calcul de Charge Aérienne
Application de Calcul de Charge Aérienne
DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Réalisé par :
Mlle ARAB Yamina
Mlle KHENCHOUCH Zohra
Promoteur:
KOUIDER ELOUAHED
Boulenouar
Promotion: 2018
Remerciments
Tout d’abord, louange à ALLAH, notre créateur de nous avoir donné la force, la volonté et
le courage afin d’accomplir ce travail modeste.
Je tiens ensuite à remercier mes parents pour le soutien inconditionnel dont ils ont fait preuve
depuis que mon projet professionnel est défini. Merci pour le soutien financier, moral,
psychologique et matériel. Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à vous.
Je remercie cardinalement les membres de jury qui ont consacré de leurs temps pour
examiner notre travail et juger notre comportement.
Dédicace
Je dédie ce travail à ;
Mes très chers parents mon père KHENCHOUCHboumendjel et ma
chère mère khadidja pour m’avoir encouragé et permis d’entreprendre
la formation aéronautique, pour leur soutien et tous les efforts Qu’on
m’a donnée le long de mon parcours et je leurs souhaite bonne santé et
Longue vie. Sans eux, je n’en serais pas là.
ZOHRA khenchouch.
Table des matières
DEFINITIONS ...................................................................................................................... 3
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................. 70
ملخص
قد تواجه وحدة التحكم في الهواء مواقف صعبة خارج قدرات دماغه إلدارة المجال الجوي .الذي يدفع التخاذ
تدابير قديمة.
يمكن تقسيم هذا الحمل إلى ثالث فئات :المراقبة ،والتنازع والتنسيق ،حتى اآلن ،ال يوجد قرار جدي ألتمته إدارة
المجال الجوي .البحث والعمل الذي تم إنجازه لهذا األمر وقبل كل شيء بعد إضراب التحكم في الواليات المتحدة
األمريكية.
إلثبات أهمية هذا األخير ،يجب علينا دراسة عبء العمل في وحدة تحكم في وقتمعينوفقا لثالث معايير:
الصراع؛
المراقبة ؛
التنسيق.
.
RESUME
Le Contrôleur Aérien peut rencontrer des situations délicates qui dépassent les capacités
de son cerveau pour gérer l’espace aérien. Ce qui induit de prendre des mesures
archaïques.
Cette charge peut se diviser en trois classes : surveillance, conflit et coordination, jusqu’à
ce moment, il n’y a pas de décision sérieuse pour automatiser la gestion de l’espace aérien
.les recherches et les travaux réalisé pour cela et surtout après la grève des contrôleurs
aux USA.
L’automatisation pour la gestion de l’espace aérien fait appel à trois grands axes :
La Sectorisation Dynamique ;
La Congestion de l’espace aérien.
la Résolution de conflit ;
Pour démontrer l’importance de ces dernières, il faut étudier la charge de travail chez le
contrôleur à un instant (t )selon trois paramètres :
Conflit ;
Surveillance ;
Coordination.
The Atir Conroller may encounter tricky situations beyond the capabilities of his brain to
manage airspace. Which induces to take archaic measures.
This load can be divided into three classes: monitoring, conflict and coordination, until
now, there is no serious decision to automate the management of airspace.The research
and the work done for this and above all after the strike of the controllers in the USA.
Automation for airspace management has three main thrusts:
Conflict resolution;
Dynamic sectorization;
Congestion of airspace.
To demonstrate the importance of the latter, it is necessary to study the workload at the
controller at a time t according to three parameters:
Conflict ;
Surveillance ;
Coordination.
Key words
Figure II-1 Les points noirs sont des points de report réels, les points bleus sont des points
de report fictifs..................................................................................................................... 12
Figure II-2 plan de vol pour un vol entre Toulouse (LFBO) et Bordeaux (LFBD) ........... 12
Figure II-3Les trois types de contrôle aérien existants ........................................................ 14
Figure III-1: L’image radar ODS ........................................................................................ 20
Figure III-2 le stip papier et le tableau des strips ................................................................ 20
Figure III-3 les moyens de communication des contrôleurs................................................ 21
Figure IV-1 La contrainte de temps de passage minimum .................................................. 28
Figure IV-2 Un point de croisement trop proche de la frontière ........................................ 28
Figure IV-3 Le secteur A n’est pas convexe au sens des routes ......................................... 29
Figure IV-4 Lesecteur A n’estpasconnexe ........................................................................ 29
Figure IV-5 le découpage de l’espace aérien Algérie en secteur de contrôle ...................... 30
Figure IV-6: point tournant ............................................................................................... 41
Figure IV-7: offset ............................................................................................................... 41
Figure : V-1 le cycle de la tâche de contrôle ....................................................................... 45
Figure V-2 Techniques classiques de résolution ................................................................. 48
Figure V-3 Zone intrinsèque de conflit au croisement de deux routes aériennes................ 49
Figure V-4 Croissement à deux routes ................................................................................ 50
Figure V-5 Exemple de secteur de contrôle ........................................................................ 50
Figure V-6 Réseau contenant les trois cas possible de coordination ................................... 52
Figure VI-1 NetBeans .......................................................................................................... 58
Figure VI-2: Exécution de JDK ........................................................................................... 59
Figure VI-3: Fin d’installation de JDK ............................................................................... 59
Figure VI-4: début d’installation de NetBeans .................................................................... 60
Figure VI-5:7l'organigramme de l'application..................................................................... 61
Figure VI-6: Page d’accueil de l’application ....................................................................... 62
Figure VI-7: Menu principal de l’application...................................................................... 63
Figure VI-8: Menu principal de l’application (après la division de l’espace) ..................... 63
Figure VI-9: flux généré ...................................................................................................... 64
Figure VI-10: Quelques lignes (itinéraire) entre avions et secteurs. ................................... 64
Figure VI-11Flux d’avion dans chaque secteur avant la simulation ................................... 65
Figure VI-12: Les avions en mouvements ........................................................................... 65
Figure VI-13: Statistiques de chaque secteur à l’instant Ti de la simulation ...................... 66
Figure VI-14: Etats des avions en calculant les Nc. ............................................................ 66
Figure VI-15: Nouvel Statistique de chaque secteur à l’instant Tj de la simulation après
avoir calculer les Nc ............................................................................................................ 67
Figure VI-16: Matrice flux de convergence ........................................................................ 67
Figure VI-17 le calcul de la charge de contrôle dans le secteur 1 ....................................... 68
LISTE DES EQUATIONS
APP:(En)APPROACH
Un secteur de contrôle est un domaine limité de l'espace traversé par des routes aériennes,
pour lequel une équipe de contrôleurs assure la sécurité des vols qui y transitent en séparant
les aéronefs entre eux. Plus le nombre d'avions dans un secteur est important, plus la charge
de contrôle induite augmente (de façon non linéaire). Il existe une limite au delà de laquelle
le contrôleur en charge du secteur ne peut plus accepter de nouveaux avions et oblige ces
derniers à contourner le secteur en traversant des secteurs voisins moins chargés. En effet,
lorsque le trafic ne peut être dévié, il est mis en attente dans les secteurs amonts faisant
augmenter progressivement la charge de contrôle de ces derniers jusqu'à ce qu'ils soient
saturés. Le seuil au delà duquel le secteur est saturé est très difficile à estimer car il dépend
de la géométrie des routes qui le traversent, de la géométrie du secteur lui- même, de la
répartition des avions sur les routes, des performances de l'équipe de contrôle… etc. Un seuil
généralement admis est de 3 conflits et 14 avions dans un secteur donné. Cette charge
maximum ne doit pas perdurer plus de 10 minutes car elle provoque un fort stress des
contrôleurs qui risquent alors de ne plus pouvoir assurer la gestion du trafic dans des
conditions optimales de sécurité.
Après une enquête auprès des contrôleurs on remarque que la charge de travail dans un
secteur dépend de deux types de critères :Critères qualitatifs et Critères quantitatifs.
Les critères qualitatifs regroupent essentiellement les facteurs humains dont principal
est le stress. Tous les contrôleurs ne réagissent pas de la même façon face à une situation de
trafic difficile et il est donc délicat de fournir un modèle "mathématique" de stress applicable
à tous les contrôleurs. On peut seulement préciser que le stress est directement lié aux critères
quantitatifs suivants :Charge de conflit,Charge de coordination; et charge de monitoring.
Il existe d'autres charges de contrôle, facilement quantifiables mais leur impact sur
l'ensemble de la charge secteur est négligeable par rapport aux trois précédentes.
Le but de notre travail est de préciser et quantifier chacune de ces trois charges de
controle avant de fournir un modèle mathématique de la charge globale dans un secteur un
secteur aérien. Ce memoire est articulé de la façon suivante:
1
1. La gestion du trafic aérien:Ce chapitre présente les principes généraux du service de
la circulation aérienne, l’organisation de l’espace aérien et les recommandations de
l’OACI.
2. Le controle aérien: Dans ce chapitre nous présentons le systeme de controle aérien en
route en mettant l’accent sur les facteurs influençant les performances de l’humain.
3. Contraintes pour la gestion de l’espace aérien: Ce chapitre traite la problématique de
la capacité et explique la notion de la congestion en décrire situation conflictuelle et
les différents résolutions de conflit utilisées.
4. Charge de controle dans un secteur :ce chapitre est mis les points sur les trois types
de la charge de contrôle avec la modélisation de chacune de ces trois charges on
terminera par la modélisation de la charge globale
5. Application pour le calcul de la charge de controle: Ce chapitre est consacréà la
description de l’application dévloppée pour calculer la charge de controle ainsi que
les resultats obtenus sur un échantillon du trafic .
6. Conclusion: nous terminons par une conclusion, aprés avoir fait le point sur la solution
proposée dans ce mémoire.
2
DEFINITIONS
-Contrôle en route : il s’agit du contrôle à l’extérieur des zones entourant les aéroports
(dans ces derniers on parle de contrôle d’approche).
-Secteur de contrôle : l’espace aérien est divisé en secteur de contrôle .chaque secteur est
confié à un, ou plus souvent deux, contrôleurs, qui ont la charge d’assurer la séparation des
aéronefs dans cette portion de l’espace. Le transfert d'un avion d'un secteur à un autre secteur
fait l'objet d'une coordination entre les contrôleurs en charge de chacun des deux secteurs.
-Cluster : un cluster d’avions est une fermeture d’avions en conflits potentiels. Si l’avion A
est en conflit potentiel avec l’avion B et si l’avion B est en conflit potentiel avec les avions
C et D, alors on dit que les avions A, B, C et D appartiennent au même cluster. On trouvera
par la suite l’expression conflit à n avions qui signifie en fait cluster à n avions.
-Un conflit aérien : est une situation spécifique, pendant laquelle deux avions ou plus sont
en positions trop proches. On doit différencier les deux types de conflit aérien: local et
opposite :
Un conflit local : paraît si deux avions ou plus volent à travers un point donné (presque
toujours une ville) et si des conditions comme les suivantes sont données :
3
Au moins deux avions se rencontrent.
-Pendant le vol, la différence de temps est 4 minutes ou moins au passage en un même point.
-Un secteur aérien : est une portion de l'espace aérien dans laquelle un poste de contrôle
aérien gère les flux d'avions entrants et sortants, on le définit formellement comme
l'association de :
Formant alors ce que l'on appelle un secteur élémentaire.Des secteurs élémentaires peuvent
être regroupés formant alors un secteur de contrôle.
-Capacité d’un secteur : le nombre d'avions pouvant traverser ce secteur par heure.
-Espace aérien non contrôlé :Espace de trafic moindre, où l’intervention des services de la
circulation aérienne est limitée à l’information et l’Alerte.
-Gestion des courants de trafic aérien (ATFM) : Service destiné à contribuer à la sécurité,
à l’ordre et à la rapidité de l’écoulement de la circulation aérienne en faisant ensorte que la
capacité ATC soit utilisée au maximum et que le volume de trafic soit compatible avec les
capacitésdéclarées par l’autorité ATS compétente.
-Plan de vol :Ensemble de renseignements spécifiés au sujetd’un vol projeté ou d’une partie
d’un vol, transmis auxorganismes des services de la circulation aérienne.
4
alerter l’équipage d’un vol donné d’un conflit potentiel avec d’autres avions ‘intrus’ équipée
du même transpondeur et évoluant dans le même espace aérien.
-Point de transfert de contrôle :Point défini situé le long de latrajectoire de vol d’un
aéronef où la responsabilité d’assurerles services du contrôle de la circulation aérienne à
cetaéronef est transférée d’un organisme de contrôle ou
-Route ATS :Route déterminée destinée à canaliser la circulation pour permettre d’assurer
les services de la circulation aérienne
-Niveaux de croisière : Les niveaux de croisière auxquels doit être effectué un vol ouune
partie d’un vol seront exprimés :
a) en niveaux de vol, pour les vols effectués à un niveau égal ou supérieur au niveau devol
le plus bas utilisable ou, le cas échéant, à un niveau supérieur à l’altitude de transition
b) en altitudes, pour les vols effectués à une altitude inférieure au niveau de vol le plus bas
utilisable.
-Un créneau : un créneau est défini comme « la période considérée d’un jour et d’une heure
pendant laquelle un aéronef doit arriver à un aérodrome ou en partir ».
5
Chapitre I : LA GESTION DU TRAFIC
AERIEN
6
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
I.1 Introduction
Nous allons étudier dans ce chapitre, les services de la circulation aérienne selon les
recommandations de l’annexe 11 de l’organisation de l’Aviation Civile International (OACI)
qui porte sur la division de l’espace aérien en conformité avec la réglementation en vigueur,
ainsi que les différentes classifications des espaces aériens.
L’espace aérien n’est pas entièrement contrôlé, seules des portions d’espace le sont.En
1992, l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) a uniformisé l’appellation
des différents espaces aériens (contrôlés ou non), maintenant répartis en différentes classes
de A à G qui correspondent à différents niveaux de service rendu ainsi qu’à différentes
conditions de respect des conditions VMC (Visual Meteorological Conditions) autorisant le
vol VFR. Les classes de l’espace aérien peuvent être divisées en deux groupes :
Espaces non contrôlés: les espaces aériens non contrôlés correspondent aux classes F et G.
Le pilote peut évoluer librement dans le respect des règles de l’air et des exigences propres
à l’espace dans lequel il se trouve. Il peut bénéficier de l’information de vol, si elle existe.[7]
L’espace aérien inférieur appelé FIR (Flight Information Region) : va de 450 mde la
FL245à l’infini.
7
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
Zone Interdite P (Prohibited) :Espace aérien de dimension définie, dans les limites
du quel le vol des aéronefs est interdit.
Zone Réglementée R (Reglemented) :Espace aérien de dimension définie à
l’intérieur duquel les aéronefs en CAG sont subordonnés à des conditions
spécifiées.
ZoneDangereuse D (Dangerous) :Espace aérien de dimension définie à l’intérieur
duquel se déroulent, pendant des périodes spécifiées, des activités qui peuvent être
dangereuses pour les aéronefs. [11]
Classe A :seuls les IFR sont admistous les aeronefs sont controlés, separationsassurées.
Classe B :les IFR et les VFR sont admis, tous les aéronefs sont contrôlés, séparations
assurées.
Classe C :les IFR et les VFR sont admistous les aéronefs sont contrôlés,séparations assurées.
Classe E :les IFR et les VFR sont admisles aéronefs IFR sont contrôlés, séparations assurées
entre IFR informations de circulation à tous les volsdans la mesure du possible
Classe F :les IFR et les VFR sont admisles aéronefsIFRbénéficient du service consultatif,
tous les aéronefsbénéficient duservice d'information de vol à la demande,
séparationsassurées entre IFR dans la mesure du possiblepas d'autorisation mais des
suggestions de manœuvre aux IFR.
Classe G :les IFR et les VFR sont admis, tous les aéronefs bénéficient du service
d'information de vol à la demande.[12]
A l’intérieur de la FIR ALGER, l’espace aérien est divisé en quatre (04) Catégories : A, D,
F et G plus au moins équivalentes aux catégories recommandées par l’OACI. Trois (03)
8
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
Catégories D, C, et E qui ont été adoptées par l’ALGERIE sont disponibles à des fins
d’utilisation mais à l’heure actuelle aucune portion de l’espace aérien n’a été classée dans
ces catégories.[14]
Les espaces aériens sont classés comme indiqués dans le tableau suivant :
(3) (a) à l’intérieur du cercle de 25 NM de rayon centré sur 353817 N 0003444 W. Limite
inférieure 300 M GND/MSL.
10
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
(c) au-dessus des zones de contrôle incluses dans ses limites latérales, la limite inférieure
de la TMA est fixée au plafond de ces zones.
Le dépôt de ce plan de vol doit se faire au minimum trois heures avant le décollage. Ce délai
permet aux autorités de contrôle et de régulation de connaître les intentions de chaque avion,
et ainsi de déterminer les volumes de l’espace aérien qu’ils prévoient de traverser.
Les plans de vol pour les vols réguliers assurés par des compagnies aériennes peuvent en
outre être déposés automatiquement, le dépôt pouvant être fait un ou deux jours avant.[6]
11
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
Figure I-1 Les points noirs sont des points de report réels, les points bleus sont des points
de report fictifs
Figure I-2plan de vol pour un vol entre Toulouse (LFBO) et Bordeaux (LFBD)
12
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
13
CHPITRE I : La gestion du trafic aérien
Le rôle de ce service est de délivrer toute information utile à l’exécution sûre et efficace des
vols. Il permet de disposer durant le vol de renseignements concernant les conditions
météorologiques sur le parcours, l’état des aérodromes et des installations radioélectriques,
sans oublier l’information de trafic qui pourrait être considérée en tant que situation
conflictuelle. L’information de vol peut aller jusqu’à la transmission de suggestions de
manœuvres pour éviter les abordages. Les organismes chargés du service d’information de
vol assurent également le service d’alerte. [7]
I.5 Conclusion
Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, pour mieux gérer l’trafic aérien, l’espace aérien
est subdivisé en secteurs et affecté par une équipe de contrôleurs chargés d’assurer la
séparation entre les aéronefs, tout cela et d’autres seront détaillés dans le chapitre suivant.
14
Chapitre II : Le contrôle aérien
15
CHAPITRE II Le contrôle aérien
II.1 Introduction
Dans ce chapitre nous présentons le système de contrôle aérien en route en mettant l’accent
sur lesfacteurs influençant les performances de l’humain.
Le contrôle en route prend en charge tout le trafic (national et international) qui pénètre dans
sa zone de responsabilité. Il concerne généralement les aéronefs en phase de croisière.En
Algérie le centre de contrôle régional de CHRARBA est le seul qui assure les services de la
CA pour tout la FIR d’Alger.
Le contrôle en route est assisté par un système de gestion de trafic automatisé nommé
EUROCAT, ce dernier permet de fusionner les données radar, les données plan de vol, ainsi
que les données de report de position des aéronefs (actualisation des profils de vol), chose
qui permet de détermineravec précision la position réelle de l’aéronef, afin de prévoir et
identifier les éventuels conflits, et présenter aux contrôleurs l’alarme adéquate pour attirer
leurs attention.
Grace àce système, le contrôleur dispose d’une image radar qui lui permet de visualiser la
situation de contrôle du trafic, pour lui faciliter encore plus la tâche, la notion de couleur a
été introduire afin de tirer les différents vol.
16
CHAPITRE II Le contrôle aérien
À chaque secteur de contrôle est associée une position de contrôle. À l’intérieur, les
contrôleurs maintiennent chaque avion séparé du reste du trafic en donnant aux pilotes des
instructions. Chaque avion doit respecter une séparation horizontale et verticale avec les
autres avions de façon à se protéger de tout risque de collision ou de perturbation
aérodynamique. Lorsque cette norme de séparation est violée, le terme de conflit aérien est
utilisé. Différentes mesures d’évitement peuvent être prises par le contrôleur radar. Les trois
instructions données à un pilote peuvent être : une modification du niveau de vol, un
changement de cap ou une modification de sa vitesse. Les avions évoluant de manière
différente pour un contrôle en approche ou en-route, le choix de la mesure d’évitement à
prendre diffère suivant le type de contrôle. étrer dans ce volume de protection. L’ordre donné
aux avions durant la phase en-route est le plus souvent un changement de cap.
l’avion,vitesse).
celui-ci doit être très faible. Le contrôleur ne peut pas visualiser directement sur le radar
si le pilote a bien effectué l’ordre qu’il lui a été demandé, un changement de vitesse
facilement la modification.
a) Le Contrôle radar
Qui est assuré au moyen des indications du radar matérialisé par les échos des aéronefs
apparaissant sur un écran radar.
Le contrôleur utilise le radar pour rendre trois services, appelés ‘’ service radar’’ :
17
CHAPITRE II Le contrôle aérien
Assistance radar : fournit aux aéronefs des informations relatives à leur position et aux
Surveillance radar : utilise le radar pour mieux connaitre la position des aéronefs.
Guidage radar : donne des caps aux aéronefs afin de leur faire suivre une trajectoire
spécifiée.[10]
Qui est effectif en Algérie. Il consiste à la gestion des flux aériens, où le positionnement d’un
appareil se fait en se basent sur les information des stations de radionavigation au sol
(VOR,DME, NDB…). L’aéronef communique sa position relative au contrôleur par contact
radio, ce dernier détermine grâce à l’aide de bande de progression de vol appelée « strip »
une image mentale du trafic. Le contrôleur s’assure les séparations en conformité avec les
standards OACI conformément aux aides à la navigation utilisée.
En contrôle en route, les contrôleurs aériens travaillent en binôme. Chaque binôme gère le
trafic aérien s’écoulant sur un secteur de contrôle. Au sein du binôme, on distingue :
Il assure les coordinations (sous forme de communications) avec les binômes de contrôleurs
adjacents, étant chargés de superviser les secteurs entourant le secteur dont lui et son binôme
ont la charge. Son rôle principal est de préparer la séquence de trafic se situant à t+1 pour
faciliter le travail de son binôme. Cette facilitation va consister en trois actions principales :
-La première est de pré-intégrer les vols qui vont arriver dans le secteur dont le binôme à la
charge (une dizaine de minutes avant leur arrivée) ;
-La deuxième est d’analyser le devenir de la situation pour en détecter les risque de conflit
susceptibles de se produire en entrée et en sortie du secteur ;
-La troisième est de résoudre, si possible, ces conflits par la demande d’intervention
(modification de trajectoires d’avions(s)) du binôme de contrôleur adjacent concerné (gérant
le secteur où l’(es)avion(s) en question se trouve(nt) encore). Dans le cas où cela n’est pas
possible en fonction de l’état de la situation à l’instant t (quantité de trafic, complexité du
18
CHAPITRE II Le contrôle aérien
trafic géré, profils des avions en conflits...), l’organique peut être amené à avertir son binôme
pour celui-ci puisse agir sur la situation.[5]
Il assure les communications avec les pilotes des avions qui se trouvent sur le secteur dont
le binôme a la charge, et ce en respectant une phraséologie dédiée. Au minimum le contrôleur
a deux échanges vocaux avec chacun des pilotes : le message « bonjour » quand l’avion
rentre dans le secteur, le message « au revoir » quand l’avion s’oriente vers un autre secteur.
Le radariste a pour rôle principal de superviser la situation de trafic aérien d’y détecter et
résoudre les conflits susceptibles de se produire. Pour cela, le radariste se crée une
représentation mental de la situation de trafic qu’il supervise ; il anticipe la position future
des avions afin de détecter le conflit susceptibles de se produire. En fin, pour les conflits
dont le risque est avéré.il va définir une solution permettant d’écarter les avions impliqués.
Pour rendre effective cette solution, le contrôleur va communiquer aux pilotes concerné là
où les modifications des trajectoires à effectuer, que l’on appelle ordre pilotage ou encore
clairance.[5]
Les binômes de contrôleurs En-Route travaillent sur une position constituant un module de
contrôle appelé GEODE.On distingue trois principaux outils au sein de la position de travail
des contrôleurs:
● L’image radar
L’image radar utilisée (figure III.1)s’appelle ODS (Operational Display System). Cet outil
constitue une représentation graphique de la situation de trafic que les contrôleurs doivent
gérer.Le contenu de l’image radar, est donc la position des avions, s’actualise toutes les 8
secondes en fonction des données communiquées par les radars au sol. L’image radar a pour
arrière-plan la géographie du secteur avec les différentes routes aériennes qui le composent.
19
CHAPITRE II Le contrôle aérien
Le strip papier
Il constitue, comme son nom l’indique, une bande de papier. Elle est destinée à matérialiser
un vol. En contrôle En-Route, un strippapier est imprimé sur la position de contrôle, dix
minutes avant l’entrée d’un volsur le secteur associé. Les strips imprimés relatifs au secteur
sont disposés par lecontrôleur organique et à destination du contrôleur radariste sur un
tableau de strips(FigureII.2). Le contrôleur radariste va répartir les strips en fonction de la
naturede la situation supervisée.
Le strip est composé de trois parties principales, avec de gauche à droite : la case «
informations générales » (identification du vol) ; la case « coordination et niveaux » (étapes
de vol dans le secteur) ;la case « route et archive » (iténiraire détaillé du vol).
20
CHAPITRE II Le contrôle aérien
La radiotéléphonie
Enfin le dernier outil utilisé par les contrôleurs est le système de communication.Pour le
contrôleur organique ce système prend la forme d’un téléphone lui permettant d’être contacté
et de contacter les contrôleurs des secteursadjacents. Pour le contrôleur radariste, ce système
constitue un système de radio appelé « phonie » (FigureII.3), et qui par le biais de fréquences
(une fréquenceradio attribuée à chacun des secteurs) permet d’être contacté par les avions
du secteur.A bord des avions, le numéro de fréquence radio est rentré dans le système de
radio debord pour contacter les contrôleurs. Le numéro de fréquence sur laquelle l’avion
doitse trouver est communiqué par les contrôleurs (chaque contrôleur annonce lors du
message « au revoir », la fréquence à laquelle l’avion doit appeler le secteur suivant).[5]
a. La coordination en entrée
Dix minutes au minimum avant son entrée dans un secteur. Les éléments du vol suivants
sont transmis au contrôleur recevant.
Indicatif ;
Niveau de vol ;
21
CHAPITRE II Le contrôle aérien
c. La coordination en sorti
Environ 10 minutes avant la sortie du secteur. Les éléments du vol suivants sont transmis au
contrôleur recevant
Indicatif ;
Niveau de vol ;
Point de sortie, et heure estimée à ce point.[10]
Au niveau mondial, trois différentes missions sont confiées au contrôle aérien, étant, par
ordre de priorité (Cf. RCA, Réglementation de la Circulation Aérienne, 2008) :
● Une mission de sécurité : Elle consiste à assurer l’espacement entre les différents aéronefs
circulant dans l’espace contrôlé, et cela en respectant des normes de séparation. En contrôle
En-Route, les avions doivent être séparés les uns par rapport aux autres d’un minimum de 5
NM (Nautical Miles, Miles Nautiques) sur le plan horizontal et de 1000 FT (Feet, Pieds) sur
le plan vertical.
● Une mission de respect de l’environnement : visant à optimiser les trajectoires des
avions,« éviter les détours » en somme, pour limiter au maximum la consommation de
22
CHAPITRE II Le contrôle aérien
kérosène.
● Une mission d’information :Cette dernière mission consiste à informer les pilotes des
avions quant à d’éventuels évènements météorologiques qu’ils seraient susceptibles de
rencontrer (zone d’orage).
Pour résumer le contrôle aérien va s’assurer du bon suivi des routes empruntées par les
avions, les optimiser, les raccourcir quand cela est possible et au contraire les modifier dans
certaines situations où leur sécurité est remise en cause.
Sensation de fatigue ;
Chute de performance.
Fatigue physique
II.6.2 Stress
23
CHAPITRE II Le contrôle aérien
ressources pour y faire face. Le stress peut être physique (douleur, hémorragie) ou
psychologique (émotions).[13]
Le stress dans l’ATC peut être généré par les conditions du travail, l'organisation du
travail et les relations humaines. Les principales sources de stress pour le personnel ATC
sont les suivantes :
24
CHAPITRE II Le contrôle aérien
fréquence cardiaque élevée, une tension artérielle, une conductivité cutanée, une activité
oculaire, etc. Des études antérieures utilisaient des signaux de stress physiologiques comme
indicateurs de la charge de travail.
II.8 Conclusion
Ce chapitre décrit le fonctionnement de controle aérien et les problèmes associés., on est
dans le besoin de connaitre la limite ou le controleur peut gérer son trafic de manière sure et
efficace pour réduire la congestion et mieux réagir face aux situations conflectuelles dont
nous allons citer dans le chapitre suivant.
25
Chapitre III : CONTRAINTES POUR
LA GESTION DE
L’ESPACE AERIEN
26
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
III.1 Introduction
Compte tenu des situations actuelles, l’espace aérien ne sera plus en mesure de satisfaire la
demande de trafic aérien au cours des prochaines années. Il subsiste cependant le problème
des retards dus à la congestion de l’espace aérien et une pénurie chronique de capacité.
Ainsi,de nombreuses solutions ont été envisagées pour parer à ce problème, notamment en
cherchant à augmenter les capacités disponibles et/ou adapter le trafic à celui-ci.
III.2 Sectorisation
Étant donné le volume de trafic sur un territoire comme celui de l’Algérie, il n’est pas
envisageable pour un opérateur humain de contrôler l’ensemble des avions sur un unique
poste de contrôle. L’espace aérien est donc découpé en entités fonctionnelles, ce qui permet
de répartir la charge de travail sur plusieurs postes mais nécessite de la coordination entre
les postes.
Dans la plupart des projets cherchant à augmenter la capacité du réseau du trafic aérien, que
ce soit en modifiant le système ou en optimisant l’utilisation du système, on propose un
réseau de routes aériennes sur lequel on pré-affecte des demandes de Ce trafic affecté induit
des charges de travail aux contrôleurs. Il faut alors une méthode de sectorisation globale de
ce réseau de telle façon que la charge de travail des contrôleurs soit équilibrée entre les
secteurs et que la charge de travail globale soit minimisée (principalement en minimisant la
charge de coordination). En plus de cette contrainte d’équilibrage et l’objectif de
minimisation de la charge de coordination, certaines contraintes spécifiques du contrôle du
trafic aérien doivent être prises en compte :
doit passer dans chaque secteur qu’il traverse une durée de temps minimum donnée,
27
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
afin que les contrôleurs aient suffisamment de temps (au moins le temps de
le secteur suivant) pour gérer correctement l’ensemble des avions dans leur secteur
voir Figure(IV.1).
b) Contrainte de distance minimum ( au sens des routes) : cette contraintea pour but
d’assurer que la distance entre un point de croisement du réseau detransport aérien
et la frontière du secteur doit être supérieure ou égale à unedistance donnée. Notons
qu’elle est seulement "au sens des routes" pour que lescontrôleurs aient suffisamment
de temps (à compter du moment où l’avion entredans leur secteur) pour résoudre les
conflits potentiels qui peuvent se produire ence point (voir Figure IV.2)
Figure III-3Le secteur A n’est pas convexe au sens des routes [4]
Ces trois contraintes spécifiques ont été étudiées au dessus. Toutefois, il est nécessaired’y
ajouter la contrainte de connexité de secteur.
Centres de contrôle : La gestion des secteurs de contrôle est répartie entre plusieurs centres
de contrôle, qui ont pour mission de définir les secteurs de contrôle ouverts et d’affecter des
contrôleurs à la gestion de chacun de ces secteurs. La figure (IV.5)montre le découpage de
l’espace aérien Algérien en secteurs de contrôle.
À chaque secteur de contrôle est associée une certaine capacité qui ne doit jamais être,
dépassée et qui est attribuée par le centre de contrôle en charge du secteur.[6]
29
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Un secteur de contrôle est une portion de l’espace traversé par des routes aériennes, pour
lequel une équipe de contrôleurs assure la sécurité des vols qui y transitent en séparant les
aéronefs entre eux. Plus le nombre d’avions dans un secteur est important, plus la charge de
contrôle induite augmente (de façon non linéaire). Il existe une limite au delà de laquelle le
contrôleur en charge du secteur ne peut plus accepter de nouveaux avions et oblige ces
derniers à contourner le secteur en traversant des secteurs voisins moins chargés .On dit alors
que le secteur est saturé. Cet état critique doit être évité car il provoque un phénomène
cumulatif de surcharge sur les secteurs en amont pouvant remonter jusqu’aux aéroports de
départ, (c’est ce qui se pratique au niveau du CCR d’Alger, à travers sa position de FMP le
reliant directement au centre de régulation de BRUXELLES ) En effet, lorsque le trafic ne
peut être dévié, il est mis en attente dans les secteurs en amont faisant augmenter
progressivement la charge de contrôle de ces derniers jusqu’à ce qu’ils soient saturés.
Le seuil au delà duquel le secteur est saturé est très difficile à estimer car il dépend de la
géométrie des routes qui le traversent, de la géométrie du secteur lui-même, de la répartition
des avions sur les routes, des performances de l’équipe de contrôle etc. Un seuil
généralement admis est de 3 conflits et 14 avions dans un secteur donné . Cette charge
30
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
maximum ne doit pas perdurer plus de 10 minutes car elle provoque un fort stress des
contrôleurs qui risquent alors de ne plus pouvoir assurer la gestion du trafic dans des
conditions optimales de sécurité.
La prise en compte d’un vol dans un secteur de contrôle commence dès sa prise en charge et
se termine lorsque l’avion est transféré sur la fréquence du secteur suivant. Ce temps de
présence dans le secteur est donc : la somme du temps de coordination en entrée et du temps
de traversée jusqu’au transfert de contrôle Pour les besoins du secteur suivant, le transfert en
fréquence peut avoir lieu avant la limite du secteur. Le début de prise en compte correspond
au moment où le strip arrive sur le secteur. Dans le cas de coordinations non automatique, le
strip arrive environ 10mn avant la prise en compte par le secteur concerné. Le temps traversé
dans ce secteur par l’avion plus les 10mn de sa prise en compte avant la limite effective a
été pris par nos soins pour le calcul établi de la capacité d’un secteur.[7]
La capacité d’un secteur de contrôle est définie par le nombre maximum d’aéronefs qui
peuvent être contrôlés dans une période d’une heure. La charge de travail ressentie par les
contrôleurs dépend de la structure du secteur, de la précision de la navigation des aéronefs,
des conditions météorologiques, du degré de qualification des contrôleurs, du type et de la
disponibilité des moyens de communication de navigation et de surveillance utilisés … [7]
31
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Chaque compagnie décide elle-même des plants de vol de ses aéronefs et utilise les routes
les plus directes, ce qui conduit à la concentration de ces vols dans certaine route de l’espace
aérien controlé par un opérateur humain, il existe une limite, capacité secteur,au-delà de la
quelle lecontroleur en charge du secteur ne peut plus accepter d’aéronefs, et oblige ces
derniers à contourner son secteur en traversant des secteurs voisins moins chargés. On dit
alors que le secteur est saturé,d’autres solutions d’ordre opérationnel comme la définition
d’autoroutes aériennes, le RVSM, la réduction des espacements en fréquence
VHF « 8.33KHZ »…etc, ont montrées l’incapacité de perdre toute la demande des opérateurs
aériens.
Ainsi, les autorités de la navigation aérienne ont du mettre en place des mesures de
régulation visant à « lisser » les pics de demande, en limitant le nombre d’aéronefs qui
peuvent pénétrer dans un secteur donné pandant une durée donnée : ce mécanisme de
régulation appelé ATFCM : la gestion des flux de trafic aérien et de la capacité ou Air Traffic
Flow Capacity Managment (ATFCM).
L’ATFCM est un service complémentaire aux ATS. Il est destiné à contribuer à la sécurité,
à l’ordre et à la rapidité de l’écoulement de la circulation aérienne en faisant en sorte que la
capacité ATC soit utilisée au maximum et que le volume de trafic soit compatible avec les
capacités déclarées par l’autorité ATS compétente. L’ATFCM cherche à assurer un
écoulement sur du trafic aérien avec trois objectifs principaux : protection des contrôleurs
contre les surcharges, lissage du trafic et minimisation des conséquences de la congestion
pour les compagnies aériennes.
32
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Tous les systèmes de transport sont sensibles au phénomène de congestion lié à la structure
du réseau et à la confrontation d’une forte demande à une capacité limitée.
a) La congestion récurrente
La congestion récurrente est une congestion répétitive dans l’espace et/ou le temps (de la
journée ,du mois ou de l’année).elle exprime la notion de récurrente de la demande de
transport, et plus précisément le fait que le volume de la circulation aérienne excédé l’offre
du système ATC pendant des périodes, des jours ou des heures données liée aux
déplacements dus aux activités habituelles de la société(étude ,travail, congés, loisirs….)ce
qui engendre « des heures de pointe ».son traitement nécessite des améliorations
opérationnelles et des mesures agissantes essentiellement sur la demande.
La congestion non récurrente appelée aussi la congestion incidents est due aux phénomènes
aléatoire ou éventuellement, et est causée localement par un accident, la météo, les activités
militaires, événement exceptionnels, évènement sportifs ...ect. Elle peut se produire à toute
heure du jour, mais elle particulièrement pénalisante lorsqu’elle s’ajoute à la congestion à la
congestion récurrente. Elle est mieux maitrisée par des améliorations opérationnelles en
temps réel stratégie de la gestion des incidents.
33
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
c) La congestion inconnue
Lorsqu’un utilisateur envisage de choisir un chemin ou un horaire de départ qu’il n’a jamais
expérimenté, ou dont ne souvient plus donc il risque de rencontrer ou de produire une
congestion.[10]
La congestion aérienne se manifeste, aujourd’hui, principalement par des retards, mais elle
risque, à plus long terme, de poser des problèmes de sécurité. Elle augmente les risques
d’accident, réduit la mobilité et ralenti e l’évolution économique. Elle est aussi un cause
majeure des émissions polluantes (contribution de 2.5% du total des émissions polluantes),
et compte tenue de la croissante du transport aérien, les prévisions à l’horizon 2050portrait
la part de l’aérien à 3%.[10]
Pour faire face au problème de saturation de l’espace aérien, des mesures sont prises
différents niveaux. Les principales décisions à long terme portent sur l’organisation de
l’espace aérien(ASM).pour une organisation de l’espace donné, il faut s’assurer que le trafic
ne dépasse pas la capacité des secteurs .C’est le but de la gestion des flux de
trafic(ATFM).Les deux directions d’étude pour décongestionner l’espace aérien sont
donc [7]:
-adapter la demande a la capacité (gestion des flux de trafic et meilleur partage des
informations).
Pour mettre en adéquation la demande et la capacité, il parait nécessaire que les différents
acteurs du système coopèrent. Cela fait partie des grands projets d’amélioration de la gestion
du trafic aérien.
34
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Aspects structurels
Pour augmenter la capacité, les moyens couramment mis en œuvre repose sur
l’accroissement du nombre du secteur et la réorganisation du réseau des routes aériennes.
Mais ce système présente des limites .D’une part, si les secteurs sont trop petits, la résolution
des conflits par le contrôleur est rendus plus difficile .D’autre part, plus les routes sont
entrelacée, plus la gestion du trafic dans le secteur se complique en raison du nombre
important du croissement d’avions.
Aspects technologiques
Aspectorganisationnels
L’introduction de nouveaux outils nécessitent une définition nouvelle des rôles de chaque
acteur. Une répartition différente des taches entre les contrôleurs, une plus grande autonomie
des pilotes dans la prise de décision, par exemple, le transfert partiel, du contrôleur vers le
pilote, de la responsabilité maintien de la sépara111tion, sont des modifications qui
permettent une réduction de la charge de travail des contrôleurs et donc une croissement de
la capacité des secteurs.
35
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Outre ces mesures visant à obtenir des gains de capacité, une autre manière de réduire la
congestion serait d’adapter la demande à la capacité disponible.
À long terme (plus de 6 mois),le trafic est organisé de façon macroscopique. Sont concernés
par exemple les schémas d’orientation de trafic, les mesures du comité des horaires, ou
encore les accords inter-centres et les accords avec les militaires, qui permettent aux civils
d’utiliser leurs zones aériennes pour écouler les pointes de trafic du vendredi après-midi.
À plus court terme, on parle souvent de pré-régulation : elle consiste à organiser une
journée de trafic, la veille ou l’avant-veille. À ce stade, on dispose d’une grosse partie des
plans de vols, on connaît la capacité de contrôle que peut offrir chaque centre en fonction de
ses effectifs, le débit maximal d’avions pouvant pénétrer dans un secteur, appelé capacité du
secteur. C’est le rôle de la CFMU.
Le jour même :des ajustements sont réalisés en fonction des derniers événements. Le trafic
transatlantique, par exemple, peut être pris en compte à ce stade, les avions supplémentaires
se voient affecter leurs routes et heures de décollage, on peut également réallouer des
créneaux horaires non utilisés et tenir compte de la météo du jour. Ce rôle est en général joué
par les FMP2 dans chaque centre.
Le filtre tactique : il s’agit du contrôle à l’intérieur d’un secteur. Le temps moyen passé par
un avion dans un secteur est de l’ordre d’une quinzaine de minutes.
36
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Le filtre d’urgence : n’est censé intervenir que lorsque le système de contrôle est absent ou
a été défaillant : pour le contrôleur, le filet de sauvegarde prédit la trajectoire de chaque avion
avec un horizon temporel de quelques minutes à l’aide des positions radar passée et
d’algorithmes de poursuite et déclenche une alarme en cas de conflit. Il ne propose pas de
solution aux conflits détectés.
À bord des avions, le TCAS3 a pour rôle d’éviter une collision présumée. La prédiction
temporelle est inférieure à la minute et varie entre 25 et 40 secondes. Il est alors trop tard
pour que le contrôleur intervienne puisque l’on estime qu’il lui faut entre 1 et 2 minutes pour
analyser une situation, trouver une solution et la communiquer aux avions.
Le processus de régulation par « Allocation des Créneaux aux Départ », consiste à retarder
les horaires de décollages des vols impliqués dans les secteurs surchargés.ces délais sont
imposés à un vol donné avant sa mise en route.[8]
La régulation des flux de trafic est un filtre tactique destinée à homogénéiser les vols qui
.traverser l’espace aérien contrôlé: il s’agit de limiter le nombre d’aéronefs qui pénètrent
dans un secteur donné pendant un intervalle de temps spécifié.[8]
III.4 Conflit
Lorsqu’un avion pénètre dans la zone de sécurité d’un autre avion, ces deux avions sont dits
en conflit. La notion de conflit traduit une violation des distances de séparation standard
définie ci-dessus. La relation « est en conflit avec » définit une relation d’équivalence et
chaque classe d’équivalence associée est appelée cluster de conflits (voir la figure IV.6)..[9]
37
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Pour assurer la sécurité des avions durant leurs vols, il est nécessaire de contrôler en temps
réel leurs agissements. C’est le rôle du contrôle du trafic aérien, qui fait partie intégrante de
l’ATM. La notion de conflit est essentielle dans l’ATC.
Pour des raisons de sécurité, une zone de sécurité est définie autour de chaque avion. Cette
zone est tridimensionnelle et répond non seulement à l’évitement de collision mais
également aux espacements nécessaires pour éviter les turbulences créées par les avions
environnants.
La norme de séparation standard horizontale entre deux avions est de 5Nm. La norme de
séparation standard verticale, quant à elle, est fixée à 1000ft. Ces distances de séparation
définissent ainsi une zone de sécurité autour des avions comme illustré dans la figure(III.7).
La résolution de conflits, qui consiste à utiliser des manœuvres d’évitement pour assurer le
respect des contraintes de séparation, est actuellement opérée par les contrôleurs aériens.
38
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Centralisée et décentralisée
Dans les méthodes centralisées, la détection et la résolution sont opérés par un seul acteur
qui donne les ordres de résolution aux avions. Elles centralisent donc la responsabilité.
Par exemple, une méthode qui se calquerait sur l’action des contrôleurs aériens serait
une méthode centralisée. Il est important de préciser que les méthodes centralisées sont
généralement des méthodes appliquées au sol.
Les méthodes décentraliséesrépartissent la responsabilité entre différents acteurs.Par
exemple, dans l’approche autonome, les avions voisins communiquent entre eux et
déterminent ainsi une stratégie commune de résolution. Ces méthodes de résolution sont
implantées à bord de l’avion.
39
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Dans les méthodes coopératives, les avions prennent encompte les manœuvres des autres
avions impliqués pour déterminer leurs trajectoires.
Dans les méthodes non-coopératives, chaque avion décide de ses manoeuvres sans
considérer les autres avions ou du moins, en considérant comme fixes les trajectoires des
autres avions (menant généralement à une approche séquentielle).
La résolution optimisée, elle cherche non seulement à résoudre le conflit, mais également
à optimiser le coût de la résolution selon un critère donnée (distance parcourue,
consommation de carburant, etc...). Les manoeuvres de résolution utilisées dans cette
approche varient selon les auteurs.
Les manoeuvres verticales sont utilisées uniquement dans les phases de montée ou de
descente, par le biais de mise en pallier temporaire. Dans le trafic en-route, les manoeuvres
verticales ne sont utilisées par les contrôleurs qu’en dernier recours, de par leur coût élevé
40
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
Pour surveiller le trafic, les contrôleurs aériens disposent généralementd’un écran radar
affichant l’ensemble des vols présents dans leur secteurainsi que ceux qui sont a même d’y
entrer dans un futur proche. La majoritédes informations sont donc regroupées sur une
interface interactive 2D, surlaquelle le contrôleur s’appuie pour anticiper et résoudre les
conflits potentiels entre les aéronefs. Une grande partie du travail du contrôleur consistedonc
a évaluer mentalement les différents scenarios possibles pour prendreles décisions adéquates
afin de garantir la sécurité des vols. Avec l’augmentation du volume du trafic, la charge de
travail potentielle des contrôleurs estsusceptible d’augmenter. Ainsi une part considérable
de la recherche dansla gestion du trafic aérien s’attache a proposer des solutions afin de
faciliterleur tache, ces méthodes sont connues sous le nom de détection et résolutionde
conflits aériens.
41
CHAPITRE III Contraintes pour la gestion de l’espace aérien
• le changement de cap;
• le changement de vitesse.
ou une combinaison de ces trois méthodes. Dans la pratique, seules les deux premières
méthodes sont fréquemment utilisées par les contrôleurs aériens. La régulation de vitesse
seule est difficile a mettre en oeuvre car elle ne modifie pas la trajectoire 3D des vols,
contrairement au deux autres méthodes. Pour le contrôleur cela représente une difficulté
supplémentaire car visuellement, sur l’écran radar, la résolution du conflit n’apparait que
très progressivement. Ainsi, de façon globale, les contrôleurs préfèrent les clairances de
réaffectation de niveau de vol ou de modification de cap et se focalisent sur ces méthodes de
résolution de conflit.[9]
Le coût des retards aériens est ´évalué entre 7 et 11 milliards d’euros par an par l’institut du
transport aérien dont 60% est imputable au contrôle aérien selon [ITA 00]. Il parait donc
essentiel de les résorber. Comme on l’a vu, le système de gestion du trafic aérien met en jeu
de nombreux processus et de nombreux acteurs qui n’ont pas tous les mêmes intérêts : les
pilotes veulent utiliser le chemin le plus court possible, les contrôleurs doivent assurer la
sécurité sans être maitres du plan de vol initial, etc. Les investissements, pour son
amélioration, sont considérables et toute nouvelle fonctionnalité se chiffre en centaines de
millions d’euros.
De plus, il faut noter que par le passé, le système a toujours été capable de s’adapter pour
faire face à l’augmentation du trafic aérien sans bouleversement majeur. Mais aujourd’hui
une autre raison pousse le système vers le changement et elle est politique.
42
Chapitre IV : la CHARGE DE
CONTROLE DANS UN
SECTEUR
43
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
IV.1 Introduction
La mesure du niveau actuel de la charge de travail est l'un des indicateurs clés permettant
d'évaluer les avantages des nouveaux outils de soutien ou des nouvelles procédures pour les
contrôleurs de la circulation aérienne. En outre, il est bien connu que le niveau de stress
actuel dépend du niveau actuel de la charge de travail et est en outre directement lié à la
capacité de trafic actuelle du contrôle de la circulation aérienne.
Ici, la place centrale occupée par le « Conflit » et la mise en place de moyens de prévention
par le contrôleur au sein de la tâche de contrôle est mise en exergue.
Pour synthétiser, la tâche de contrôle est directement liée à une évaluation subjective
entourée d’incertitude omniprésente quant à la position des avions, potentiellement
différentes de celles prescrites (plans de vol) en fonction des conditions météorologiques
(Orientation et sens du vent) et des évènements se produisant à bord (panne, retard, malaise,
prise d’otage par exemple). Pour s’adapter à la dynamique de la situation, le contrôleur
actualise la représentation initiale qu’il s’est construit en fonction des Évènements qu’il s’y
produit. Cette caractérisation de la tâche de contrôle est illustrée dans la figure ci-dessous
illustrant les grandes étapes de la tâche de contrôle sous la forme d’un cycle.[9]
44
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
Un seuil admis généralement admis est de 3 conflits et 14 avions dans un secteur donné.
Cette charge maximum ne doit pas perdurer plus de 10 minutes car elle provoque un fort
stress aux contrôleurs qui risquent alors de ne plus pouvoir assurer la gestion du trafic dans
des conditions optimales de sécurité.
Saturation : elle peut définie comme une charge mentale surabondante sur l’opérateur
humaine lorsque celui-ci est soumis à un excès de sollicitations, ces performances se voient
45
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
fortement et brutalement dégradée. Les règles suivantes ne sont pas des limiteurs de capacité
bien au contraire :
Il peut néanmoins atteindre cette limite, mais à condition de lui garantir que ce sera
L’automatisation du control du trafic aérien se justifie s’il faut accroitre encore l’efficacité :
h) Besoin en communications ;
Amélioration de la sécurité
Réduction des périodes de pointe à forte charge de travail sous tension ; réductions des
erreurs humaines et détection rapide de ces erreurs; amélioration de la continuité de la
surveillance, y compris données d’altitude SSR mode C ; amélioration des moyens de
coordination et de transfert du contrôle ; avertissement automatique de conflit et d’altitude
minimale de sécurité ; contrôle continue des performances du système et d’avertissement
automatique des écarts .
Amélioration du service
47
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
On dit que deux avions sont en conflit lorsque la distance qui les sépare risque de devenir
inférieure à une valeur particulière appelée norme de séparation. Ayant modélisé le réseau
aérien pour du trafic en route en croisière stabilisée, seuls les conflits plans seront envisagés.
Dans ce cadre, il existe deux principaux types de conflits :
rattrapage;
routes sécantes.
L'hypothèse faite sur l'homogénéité des vitesses avion exclut les conflits de rattrapage.
Notons que le cas des conflits de face à face n'a pas été envisagé car la règle semi-circulaire
de séparation verticale empêche leur apparition dans la modélisation retenue pour le réseau
aérien. Lorsque deux avions sont en conflit, le contrôleur doit modifler la route des avions
afin d'assurer le respect des normes de séparation. On peut citer deux principes de résolution
souvent utilisés par les contrôleurs (il en existe d'autres) :
48
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
• résolution avec point tournant ; dans ce cas on choisit un point proche de la zone de
conflit que l'avion dérouté survole avant de rejoindre le point de sortie initial, (voir
figureIV-2).
CAS A CAS B
Figure IV-3Zone intrinsèque de conflit au croisement de deux routes aériennes
49
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
où𝑁𝑆 est la norme de séparation standard,𝑓𝑖𝑗 ,𝑓𝑙𝑗 sont les flux convergents associés aux arcs
(i,j) et (l,j), V est la vitesse moyenne des avions et 𝜃𝑖𝑗𝑙 représente l'angle formé par les arcs
(i,j) et (l,j).
50
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
La charge de conflit dans un secteur est alors la somme des charges de conflits sur
chacun des nœuds contenus dans ce secteur :
Dans l'exemple de la figure (IV.7), la charge de conflit du secteur 𝑆1 est donnée par :
51
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
Tous les avions qui sont dans un même secteur communiquent au moyen de la même
fréquence avec le contrôleur en charge du secteur. Lorsqu'ils changent de secteur, ils
doivent changer de fréquence et il s'opère alors un transfert de contrôle. Ce transfert doit
avoir fait l'objet au préalable d'une négociation entre le contrôleur qui transfère et le
contrôleur qui reçoit, pour assurer que celui-ci peut accepter l'avion et pour définir les
modalités (niveau de vol, etc.) selon lesquelles l'opération a lieu. Un transfert nécessite un
travail relativement important de la part des deux contrôleurs; de plus c'est une opération
au cours de laquelle des incompréhensions ou des erreurs peuvent se produire causant des
pertes accidentelles de séparation. Les charges de contrôle induites par ces transferts sont
regroupées dans une charge unique appelée coordination. Dans un réseau de transport
sectorisé la charge de coordination est proportionnelle aux flux coupés par les frontières
des secteurs. En étudiant la charge de coordination générée par un arc (i,j) de route
aérienne dont une partie ou la totalité appartient à un secteur𝑆𝑘 , on peut identifier trois
cas de figure :[2]
52
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
𝐶𝐶𝑂 = 0 ;
En regroupant ces trois cas et en considérant l'ensemble des arcs en intersection avec le
secteur𝑆𝑘 , on obtient la charge globale de coordination liée à un secteur :
𝐶𝑐𝑜 (𝑆1 ) = 𝛽12 𝑓12 + 𝛽62 𝑓62 + 𝛽35 𝑓35 + 𝛽34 𝑓34 + 2𝛽14 𝑓14
futurs induits par ces avions. Le monitoring est en fait la tâche de fond du contrôleur et
représente une source importante de stress pour ce dernier. Cette charge de contrôle est
directement liée au nombre d'avions présents dans le secteur de contrôle. Pour un secteur
on peut la modéliser par : [2]
• η: Coefficient de proportionnalité.
IV.6 Conclusion
Plusieurs paramètres ont une influence sur le travail du contrôle aérien. Ces paramètres
sont mis en forme mathématique pour calculer la charge de contrôle dans un secteur donné.
Nous n’avons retenu dans le modèle de la charge de contrôle que les principaux
paramètres quantitatifs en négligeant les aspects qualitatifs liés au travail du contrôleur.
(Sachant que ces derniers sont étroitement dépendants des précédent
54
CHAPITRE IV La charge de contrôle dans un secteur
55
Chapitre V : LA REALISATION DE
L’APPLICATION
56
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
V.1 Introduction
Nous abordons dans ce chapitre notre partie implémentation, qui mettra en pratique la
conception de notre système de la détection de la similarité des parties du fait web dans les
multi-sources de données.
Notre application a été développée sur une machine HP avec une RAM de 8Go, sous le
système d’exploitation Microsoft Windows 10.
Nous avons utilisé comme langage de programmation le langage objet « java ». Le choix
de java se justifie par les avantages suivants :
57
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Figure V-1NetBeans
NetBeans est un environnement de développement intégré (EDI), placé en open source par
Sun en juin 2000 sous licence CDDL et GPLv2 (Common Développement and Distribution
License). En plus de Java, NetBeans permet également de supporter différents autres
langages, comme Python, C, C++, JavaScript, XML, Ruby, PHP et HTML. Il comprend
toutes les caractéristiques d'un IDE moderne (éditeur en couleur, projets multi-langage,
refactoring, éditeur graphique d'interfaces et de pages Web). Conçu en Java, NetBeans est
disponible sous Windows, Linux, Solaris (sur x86et SPARC), Mac OS X ou sous une version
indépendante des systèmes d'exploitation (requérant une machine virtuelle Java). Un
environnement Java Development Kit JDK est requis pour les développements en Java.
NetBeans constitue par ailleurs une plate-forme qui permet le développement d'applications
spécifiques (bibliothèque Swing (Java)). L'IDE NetBeans s'appuie sur cette plate-forme.
La toute première étape consiste a installé JDK (Java Development Kit) qui désigne un
ensemble de bibliothèques logicielles de base du langage de programmation Java, ainsi que
les outils avec lesquels le code Java peut être compilé, transformé en bytecode destiné à la
machine virtuelle Java.
E) Configuration en cours.
F) L'installation se fait.
G) Vérifiez que vous avez installé correctement. Dans la fenêtre de commande, tapez "
java -version ".
59
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Vu qu’on a installé JDK on peut passer maintenant à NETBEANS, en suivant les étapes
suivantes :
60
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Affectation le Nombre de
secteur sur un plan (2D)
61
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
L’application commence par une page d’accueil qui représente notre sujet, elle contient deux
boutons, un pour accéder au menu principal et l’autre pour quitter l’application.
Notre application est composé d’un menu principal consiste a superviser l’ensemble de notre
travail, paramétrage des données, déroulement des algorithme, et affichage des entrées et
sorties.
62
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Apres avoir exécuté l’application nous devons remplir un nombre de secteur pour le
visualiser(le nombre est limité à 10 secteurs due à la limitation des couleurs).
63
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Avec le Bouton «Générer le flux» dans le tableau à la droite de notre surface de simulation,
s’affichera les flux d’avions qui circulent sur notre surface de navigation en définissant les
secteurs de départs et les secteurs d’arrivées avec leurs positions à tous instant t.
A partir de cette phase on commence à simuler les avions et on calcul au fur et à mesure les
distance entre avion/secteur ainsi que les Nc de chaque flux, etc…. en cliquant sur le botton
lancer la simulation.
64
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Aprés lancer notre simulation les avions commence à se déplacer vers le secteur defini
comme montre la figure ci-dessous.
Nous avons choisi quelques lignes itinéraires avec un nombre de secteur de 5 secteurs et un
flux de 30 avions. Après nous avions étudié les statistiques de déplacement des avions entre
les secteurs. En remarquant que le secteur n°02 est très dense en termes de trafic évolue.
65
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
66
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
Nous pouvons aussi déterminer le flux convergeant à partir d’une matrice qui nous a permis
de trouver le produit 𝑓𝑖𝑗 𝑓𝑙𝑗 comme la montrela figure ci-dessous.
67
CHAPITRE V: LA REALISATION DE L’APPLICATION
V.4 Conclusion
Cette etude nous a permis de définir une valeur approchée de la charge de travail d’un
controlleur aérien et à partir de cette valeur on peut connaitre la limite au delà de la quelle le
controlleur ne peut plus supporter de nouveaux aéronefs dans son secteur et donc on fait
l’adapter selon le trafic existant.
68
CONCLUSION GENERALE
Ce travail nous à permis d’identifier les différents facteurs influant sur le travail du
controlleur aérien en faisant augmenter la charge de travail de ce dernier.
Notre but etant de diviser l’espace aérien en secteur équilibrés en terme de charge de
controle, il nous a fallu developper un modèle mathématique pour cette dernière. Cette
charge de controle est trés délicats à modéliser dans la mesure où elle fallait intervenir des
éléments qualitatifs relevant du travail du controleur. Pour décrire notre modèle nous
n’avons pris en compte que les paramètres quantitatifs (nombre de conflis, coordinations,
densité de trafic…). Sachant que les autres ( paramètres qualitatifs) en dépendent de façon
directe.
La charge de travail est une construction, c’est-à-dire un processus ou expérience qui ne peut
pas être vue directement, mais doit être déduite de ce qui peut être vu ou mesuré.
69
BIBLIOGRAPHIE
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[5] MARTIN Caroline, Thèse doctorat, «La gestion de la charge mentale des contrôleurs
[6] ALLIGNOL Cyril, Thèse doctorat «Planification des trajictoires pour l'optimisation du
2011.
[13] «La gestion du stress et de la fatigue dans l’ATC», Bulletin d’information de sécurité
71
72