REPUBLIQUE DE MADAGASCAR
Fitiavana - Tanindrazana - Fandrosoana
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Université de *******************************
Mahajanga UNIVERSITE DE MAHAJANGA
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FACULTÉ DES SCIENCES, DE TECHNOLOGIES
ET DE L’ENVIRONNEMENT
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MENTION : GEOLOGIE-PALEONTOLOGIE-
MUSEOLOGIE
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PARCOURS : GEOLOGIE-MUSEOLOGIE(GM)
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PROMOTION : « xxxx »
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MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE
MASTER EN SCIENCES DE LA TERRE ET DE L’ENVIRONNEMENT
Réf. et numéro : …../GM/STE/FSTE/2023
GEOMORPHOLOGIE STRUCTURALE ET
MODEL STRATIGRAPHIQUE DES
FORMATIONS CALCAIRES DE BELOBAKA
Présenté par : RAKOTOARIMANANA Henri
Soutenu le xxxx devant les membres du Jury
Président :
Examinateur
Encadreur :
Année universitaire : 2018-2019
INTRODUCTION
Madagascar est la quatrième plus grande ile du monde après le Groenland, la Nouvelle
Guinée et Bornéo ; situé à 400km à l’Est de l’Afrique dans l’océan Indien et séparé de l’Afrique
par le canal du Mozambique. Géologiquement, Madagascar est constitué d’anciennes croutes
continentales qui sont datées plus de 3200Ma, Un tiers de sa superficie est occupé par des
bassins sédimentaires beaucoup plus développes sur la côte occidentale (BESAIRIE H.1952).
Ces roches sédimentaires sont d’origines détritique, chimique ou biochimique et carbonée qui
représentent de nombrables opportunités dans le bassin sédimentaire de Mahajanga. Mahajanga
est un bassin sédimentaire présentant des formations calcaires qui ont permis l’installation des
réseaux karstique, (AMPELAZAFY., 2009). Les terrains calcaires de Belobaka sont
généralement karstifiés à cause de la dissolution et de l’érosion par les eaux de ruissèlement et
d’infiltration. Le calcaire est une roche sédimentaire d’origine carbonatée qui se forme par le
tassement des restes de coraux d’animaux et de plantes au fond des océans. Il est composé de
la calcite (carbonate de calcium) et /ou de la dolomite (carbonate de calcium et de magnésium).
Notre site d’étude se situe dans le bassin de Mahajanga de formation karstique de Belobaka. La
Commune de Belobaka, où s’effectue la présente étude, se trouve dans le Bassin de Mahajanga
et bordant le littoral. La géomorphologie du terrain y est marquée par la présence des ressources
et des sites naturels renfermant des sites karstiques, des différentes grottes, des sites calcaires
(LEBRUN P, 1998 ; RATSIMBAZAFY, 1973) ainsi que des sites fossilifères et sub
fossilifères.
Le terrain calcaires sont des beaucoup des paramètres géologique et l’importance de la
formation karstique, nous avons pensé et nous investir dans ce domaine, Comment identifier
une meilleure connaissance des caractéristiques du milieu et une bonne compréhension des
étude structurales et géologique détaillées de la formation calcaire de Belobaka n’étaient pas
faites dans le détail, Ainsi, nous avons choisi comme thème de recherche (Géomorphologie
structurale et Modèle stratigraphique de formation calcaire de Belobaka). Avant la
réalisation de cette étude, des bibliographies concernant la zone ont été faites et les résultats
obtenus sont corrélés avec ceux des travaux pour avoir plus d’information précise.
L’objectif global de cette étude est de mettre à jour la formation calcaire, la révision
détaillées des événements géologiques, structuraux et géomorphologiques de la zone d’étude
Nous avons des objectifs spécifiques consistent à:
- Etablir une coupe lithologique
- Faire l’étude géomorphologique de site
- Déterminer les différentes couches qui constituent cette formation calcaire
- Définir quelques caractéristiques géomorphologiques de la zone étudiées
- Effectuer une étude du différent paramètre observé sur le site
Afin de faciliter la compréhension de ce manuscrit, notre travail suit le plan ci-après :
La première partie présente les généralités, pour initier le contexte général de l’étude ;
s’enchainera avec la deuxième partie qui décrit le matériel et la méthodologie de ce travail,
ensuite avec la troisième partie qui présente les résultats, et se terminera avec la quatrième partie
qui est consacrée à l’interprétation et la discussion.
I GENERALITE
I.1. CONTEXTE DE LA ZONE D’ETUDE
I.1.1 Contexte géographique
I.1.1.1 Présentation de la zone d’étude
Le bassin sédimentaire de Mahajanga est situé sur la côte Nord-Ouest de Madagascar.
Il s‘étale entre la presqu‘île d’Ampasindava au Nord et l‘anticlinal du Cap St André au Sud-
ouest (Bésairie, 1973). Il est constitué par une succession de formation monoclinale concave
vers la mer. Des cuestas marquent la formation du Lias supérieur, le Bajocien, dans le Sud du
bassin, les grès du Crétacé et les coulées basaltiques puis le talus maastrichtien. Une importante
carapace sableuse, produit de l‘altération des différentes formations, adoucit les petits reliefs.
L`aspect général du bassin montre des vastes plateaux d’environ 800m d`altitude. Par
endroit, ces formes tabulaires encaissent des intrusions volcaniques. Le bassin de Mahajanga
est un monoclinal, il s’allonge de Sud- Ouest au Nord -Est sur 650 km et est ouvert sur le canal
de Mozambique, à pendage régional Nord à Nord-Ouest faible. Le monoclinal est déformé,
dans sa partie Ouest par le bombement transversal (SSE-NNO) de la «dorsale du cap Saint
André», dont l’axe cristallin (dômes de Bekodoka et d’Ambohipaky) individualise le bassin de
Morondava. Il est interrompu au Nord-est par l’anticlinal de la presqu’île d’Ampasindava
I.1.1.2 Localisation géographique de la commune rurale de Belobaka
Notre terrain d’étude a eu lieu dans la commune rurale de Belobaka, district de
Mahajanga II et dans la région Boeny qui se trouve a Nord-Ouest de Madagascar. Les
coordonnées géographiques sont 15°41’48.3 ‘’Sud et 46°24’07.4’’Est. Le quartier Belobaka ou
se trouve le chef-lieu de la commune est à 10Km de la ville de Mahajanga à l’est en suivant
l’axe RN4 qui mène vers Antananarivo. Au total, il existe quarante quatre secteurs au sein de
la commune Rurale de Belobaka. Elle est limite au Nord par le canal de Mozambique à l’Est
par la commune de Betsako à l’ouest par la commune urbaine de Mahajanga, au sud par la
commune rurale de Bonamary et au Sud Est par la commune rurale d’Ambalakida. Cette
commune et composée par neuf Fokotany dont Belobaka qui se situe à 10Km de la ville de
Mahajanga. Amparihimahitsy(14Km), Ampazony(25Km), Ampitolova(12Km),
Ladigy(25Km), Antsaboaka(27Km), Antsantia(34Km), Besely(36Km) et
Ankazomenavony(18Km).
La figure ci-dessous nous présent la localisation géographique de notre zone d’étude
dans le district de MahajangaII et à la région Boeny.
Figure1 : Localisation géographique de la zone d’étude (Source : ROIG ,2012)
Figure2 : Coordonnées géographique de la zone d’étude (Source : auteur 2023)
I.1.1.3 Démographie de la commune rurale de Belobaka
Pendant l’enquête que nous avons mené en Juillet 2022 dans la Commune,les données
officielles de nombre d’ habitants ne change pas par rapport en 2015 qui, restent à 15502
habitants . La démographique est avec une densité moyenne de 86 hab/km 2. Le tableau en
dessous nous présente les répartitions de la populationpour chaque quartier avec leur distance
par rapport au chef-lieu de Commune. Les principaux ethnies sont: les Tsimihety, les Sakalava,
les Antandroy, les Antemoro et les hauts plateaux comme Betsileo et le Merina.
Le terrritoire est appartenait aux Sakalava mais l’arrivée des autres ethnies était motivée par la
presence des ressources naturelles, aux fin de l’exploitation pour les besoins de la ville de
Mahajanga.
A nos jours plus de 35% environ de la poulation de cette Commune travaillent aux
activités artisanales de fabrication de chaux et de concassage de pierre calcaire dans la carrière
d’Andavakabe. L’individu producteur de la chaux est environ 40.
I.1.1.4 Hydrographie
L’hydrologie de la Région Boeny est marquée par la présence du deuxième grand lac de
Madagascar après le Lac Alaotra qui est le Lac Kinkony qui s’entent sur une superficie de
15000ha. Entre autres, on peut noter les grands fleuves suivant : Betsiboka, Mahavavy,
Mahajamba. La commune Rurale de Belobaka est un véritable bassin de réservoir d’eau, car
elle recèle sept étangs à savoir : Betatamo, Matsaborilava, Matsaboribe, Lac sacrée Mangatsa,
Betamongo, Anaboriaka et Angiravolo, En outre le site d’Andranotakatra dispose quatre grand
forage d’eau potable qui alimentent la ville de Mahajanga et ses périphéries.
I.1.1.5 Climatologie de la zone d’étude
Le régime climatique dans tout le bassin de Mahajanga est le même. Avec une saison
sèche plus longue du mois d’Avril jusqu’au mois de Décembre au cours de la quelle des rares
pluies. Il s’agit de climat tropical chaud et humide. La pluviosité moyenne annuelle varie
1000mm à 17000mm.
La température moyenne varie de 24,2°C à 27,9°C
La température minimale est 23,9°C et la température maximale est 32,3°C
La précipitation varie de 1mm jusqu’au 451°C
L’humidité de l’air varie de 60 à 89% pendant la saison de pluie du mois de novembre
au Mars.
I.1.2 Contexte géologique
I.2.1 Le bassin sédimentaire de Mahajanga
Géologiquement, les bassins sédimentaires de Madagascar se divisent en trois secteurs :
d’abord, le bassin d’Antsiranana dominé par des massifs volcaniques et des calcaires karstiques
mais accompagné d’un grand développement de calcaires du Jurassique et de basaltes du
Crétacé. Ensuite, le bassin daté du crétacé forme une étroite bande sédimentaire de la cote Est
(BESAIRIE H, 1952). Enfin, le grand bassin de Mahajanga et celui de Morondava qui se
présentent avec une succession de couches monoclinales, non plissées, à pendages réguliers
vers l’Ouest. Les limites de bassin sont parfois soulignées par une falaise bordière des paysages
de cuesta dans le massif gréseux avec le volcanique de crétacé et des plateaux calcaires de
Jurassique avec des plaines et des dunes anciennes tout au long de la cote.
La commune Rurale de Belobaka appartient au bassin sédimentaire de Mahajanga. Elle
se trouve dans la partie Nord du bassin sédimentaire de Mahajanga, en occupant une superficie
de 208km2. La formation est équivalente des calcaires dolomitiques du crétacé supérieur
(BESAIRIE H, 1952). Elle présente plusieurs roches comme : les sable, le grès, le marne,
l’argile et calcaire. Ce dernier est le plus dominant.
Une formation d’une bordure de vases à mangrove se trouve dans la zone nord-est et
sud-ouest. L’étage est caractérisé par un enfoncement lent du Nord vers le sud d’un apport
massif d’alluvion, sable résultant de l’érosion accélérée due à une déformation récente des
estuaires. La partie Sud contient des formations calcaires et dolomitiques du Paléocène
caractérisant les causses calcaires de Namoroka. Cette formation est continue vers la partie
Ouest du bassin de Mahajanga avec de variations de faciès du Jurassique et les intrusions post-
liasiques. En plus, dans cette dernière partie, on rencontre fréquemment des marnes, calcaires
karstiques éocènes, des grès du Pliocène et des vases de mangroves.
De manière générale, le paysage de Belobaka est constitué de plaines alluviales, de
carapace sableuse et de grès du Pliocène continentale (RAHANTARISOA L.J 2007).
La figure ci-dessous montre ces formations géologiques et ces roches qui le constituent
Figure : Formation géologique de Belobaka
I.2 GENERALITES SUR LA GEOMORPHOLOGIE STRUCTURALE
I.2.1. Géomorphologie structurale de Belobaka
La géomorphologie est la science qui étude la forme et la paysage de relief, ainsi que
d’expliquer leur genèse et de prévoir leur évolution. Le gisement au Belobaka vient de
formation sédimentaire marine, donc leur relief est dominé par de vaste plaine de calcaire et
des petites collines. L’épaisseur de l’horizon d’altération est variable et le pendage de ce site
est presque monoclinal. La superposition des couches des calcaires est presque horizontale. Ce
pendant, sous l’action de différentes exploitantes qui provoquent une grande cuvette à la
carrière de Belobaka que nous avons montré sur la photo ci-après.
Photo1 : Carrière de Belobaka (Source : Auteur, 2023)
I.2.2 Formation karstique de Belobaka
I.2.2.1 Généralité de Karst
Étymologiquement : le terme « karst » est originaire de la région éponyme du Carso ou
Kras, haut-plateau calcaire situé entre l'Italie, la Slovénie et la Croatie, dont la
géomorphologie est très représentative de la « typologie karstique ». « Kras » fut
germanisé en « Karst » lors de l'intégration de la Slovénie à l'Empire austro-hongrois.
Le karst est une structure géomorphologique résultant de l'érosion hydro-chimique et hydrique
des toutes roches solubles, principalement de roches carbonatées dont essentiellement des
calcaires.
Figure 4 : Bloc diagramme représentant un paysage karstique. (BAKALOWICH, 1999)
I.2.2.2 Processus de karstification des roches carbonatées
Dans le processus de « karstification », les roches carbonatées sont façonnées par solvatation
selon les réactions chimiques suivantes (BAKALOWICH, 1999)
Dissolution du dioxyde de carbone :
CO2 + H2O ↔ H2CO3
Dioxyde de carbone+eau ↔ acide carbonique
Dissociation aqueuse de l'acide carbonique :
H2CO3 + H2O → H3O + + HCO3
Acide carbonique+ eau → hydronium+hydrogénocarbonate
Attaque acide des carbonates ("calcaires") :
H3O + + CaCO3 ↔ Ca2+ + HCO3 − + H2O
Hydronium+carbonate de calcium↔ calcium+ hydrogénocarbonate+eau
Équation bilan :
CO2 + H2O + CaCO3 ↔ Ca2+ + 2 HCO3
Dioxyde de carbone+eau+carbonate de calcium ↔ calcium+hydrogénocarbonate
I.2.2.3 Les facteurs intervenants
La géomorphologie karstique est donc favorisée par :
- L’abondance de l’eau
- La teneur de l’eau en CO2 (augmentant avec la pression)
-La faible température de l’eau (plus une eau est froide, plus elle est chargée en gaz donc en
CO2)
-les êtres vivants (qui rejettent du CO2 dans le sol par la respiration, ce qui renforce
considérablement sa teneur et les racines des plantes qui ont causées les fracturations des
roches)
-La nature des formations rocheuses (fracturations, compositions des carbonates...)
- le temps de contact eau-roche
I.2.2.4 Phénomène karstique
Le phénomène karstique est un phénomène de la dissolution des roches calcaires due à
la circulation des fluides dans les diverses fractures ou cassure comme grotte, dolines, pertes et
aven. Le carbonate de calcium (calcite) dissous peut se précipiter sous forme de stalactites et
de stalagmites dans les grottes. Ces roches sont plus ou moins résistantes et solubles dans eaux
acides (FATOUMA E.F 2009).
I.2.3 Géomorphologie structurale de la grotte
La formation des grottes datait de l’ère secondaire (vers 65Million d’années) et
poursuivait son processus en quaternaire (vers 2,4Million d’années). Cette période est marquée
par une forte pluviosité et une température caractéristique qui donnait les formations karstiques.
Au fil des années, les eaux ont dissous les roches calcaires pures pour former les grottes
(RATSIMBAZAFY J.R., 1973).
I.2.3.1 Origine des grottes
Le Paléocène est l’étape finale du démembrement du supercontinent ancestral, la
Pangée. Il fait renvoyer le calcaire à la surface, Depuis la formation du calcaire, le climat a été
marqué par une forte pluviosité et une température chaude qui donnait les formations karstiques.
Les eaux acides, au fil des années, ont dissout et corrodé les roches calcaires pures et ont formé
les grottes. Les eaux d’infiltration, en arrivant à l’air, abandonnent une partie du calcaire
qu’elles tiennent en dissolution et la déposent sur les parois des grottes sous forme de «
stalactites » et de « stalagmites ». La Formation de Belobaka poursuit son processus jusqu’en
quaternaire.
Les eaux de pluies naturellement acides, s’infiltrent dans les roches et dissolvent
lentement le calcaire. Lorsqu’elle atteint la nappe phréatique, l’eau s’écoule horizontalement
vers l’issu naturel et creuse peu à peu des galeries. En continuant de creuser la roche en
profondeur, l’eau provoque l’abaissement de niveau de la nappe phréatique tandis que la galerie
supérieure s’assèche.
I.2.3.2 Les éléments constitutifs de la grotte de Belobaka
Dans la grotte, de nombreuses concrétions de calcite ornent les plafonds et les planchers
tels que :
La stalactite : concrétion calcaire en pendentif au plafond des grottes : les eaux gouttant par
les fissures des roches subissent une chute de température, une perte en CO2, et une
évaporation, d’où précipitation de calcite. Une stalactite est souvent formée de lamelles de
calcaire rayonnantes autour d’un canal conduisant l’écoulement de l’eau. Les formes en courbes
ou en lames sont liées à la forme des fissures, ou à l’influence de courant d’air.
La stalagmite : Concrétion calcaire en pilier sur le plancher des grottes, liée à laprécipitation
de calcite à partir des gouttes tombant du plafond. Les stalagmites sont souvent moins
développées que les stalactites, car l’eau qui tombe, déjà perde une partie de ses carbonates, et
la teneur en CO2 est un peu plus forte au sol.
La perle de caverne : bille calcaire blanche, pouvant atteindre 5 cm de diamètre. que l’on
trouve dans les vasques des grottes.
La colonne ou pilier : une stalactite et une stalagmite qui se rejoignent à former une colonne.
L’aven : gouffre creusé par les eaux d’infiltration.
La draperie : c’est le mur de la grotte
Figure : Les éléments constitutifs de la grotte
Belobaka possède un potentiel original basé sur ses ressources naturelles : la présence
des sept grottes, dont cinq officiellement reconnues se trouvent à l’intérieure d’une clôture, et
les deux autres sont récemment découvertes (FATOUMA E.F.2009).
En 1939, ces grottes furent classées parmi les patrimoines culturels de Mahajanga et en
2011, Patrimoine National tout ce qui a été classé en 1939. En effet, cette Commune Rurale
constitue ainsi le seul Site malgache pléistocène ayant livré des restes d’hippopotame fossile de
Madagascar y ont été découverts par les groupes des paléontologues (RAMANIVOSOA
B.GOMMERY D.FAURE M.GUERIN C.GENTY D.2003). Actuellement, ils sont conservés
au musée AKIBA à l’université de Mahajanga, Ambondrona.
Figure : Les sept grottes de Belobaka (source :Auteur)
I.3 GENERALITE SUR LA STRATUGRAPHIQUE DE FORMATION CALCAIRE
I.3.1 La stratigraphie
Le 2/3 de Madagascar sont couverts du socle cristallin et le 1/3 des formations
sédimentaires. Notre zone d’étude se situe dans cette dernière, notamment dans le bassin de
Mahajanga, Généralement on y rencontre deux systèmes, celui du karoo et du post karoo. L e
premier est essentiellement, composé de trois groupes : le groupe de la Sakoa en contact
discordant avec le socle, le groupe de la Sakamena et le groupe de l’Isalo au sommet. Ils sont
alternés par les légères discordances angulaires : le seconde est de faciès marins de Jurassique
au Miocène, de faciès continentale du Néogène au quaternaire et de facies volcanique du
Crétacé (Besairie, 1970).
I.3.1.1 Le Karoo
Le groupe de la Sakoa
Sakoa se trouve dans la partie Ouest de Madagascar et en contact discordant avec le
socle cristallin. La Sakoa est composée par un une superposition de quatre couches bien
différentes .Elle atteint une épaisseur de 2000m, à la base aussi des formations glaciaires
distinctes, des tillites et des schistes noire, suivies d’une couche de charbon. Ensuite une série
rouge au sommet enfin une transgression marine donne naissance à des calcaires marins à
production et spirifer de vohitolia.
Le groupe de la Sakamena
Sakamena est divisé en trois étages, le premier est défini comme la Sakamena inferieur
et constitué à la base par un conglomérat et se poursuit par une couche shisto-gréseuse épaisse
(2000 à3000m) essentiellement continentale.
On y trouve de nombreux débris végétaux et animaux se déposant au-dessus de la
Sakamena inferieur et d’argiles grises à nodules et sept arias à facies marin ou laguno-main. Le
dernière dans la Sakamena supérieure (500m), présente une alternance de grés et d’argiles
rouge, parfois salifères, témoignait un facies mixte, continentale et lagunaire.
Les groupe de l’Isalo
Débute au trias et se développe jusqu’au Jurassique moyen, il présente une petite
discordance angulaire de quelques degrés par rapport au groupe de la Sakamena. L e groupe se
divise également en trois étages. C’est une formation continentale mais il est marqué par le
retour des formations marines ; comme Isalo III, est composé de grès et d’argile ensuite de
puissantes série de calcaire marins correspondant au Jurassique moyen, Isalo II, est constitué
de grès et d’argiles, correspondant au Lias, Isalo I, est essentiellement gréseux à stratification
entre croisées correspondant au Trias.
I.3.1.2 Le post-Karroo
Une transgression marine au Jurassique supérieur mettait en place un dépôt marin et
déterminait la fin du karroo. Le commencement du post-Karroo et représenté par des calcaires
marneux, des marnes et des argiles renfermant en abondance des ammonites et des Bélemnites.
Le Jurassique supérieur
Constitué par des couches riches en glauconie, ils peuvent parfait former des couvertures
imperméables protégeant des nappes aquifères. Les argiles renferment souvent des cristaux de
gypse.
Le crétacé
Le crétacé peut être catégorisé à partir de l’événement magmatiques dans le crétacé, il
permet de distinguer les formations ante et post-basaltiques. La période ante-basaltique
correspond au crétacé inferieur et moyen, elle est dominée par des facies continentaux et
épicontinentaux. On observe encore plusieurs niveaux gypsifères. L’activité magmatique
crétacé à donné naissance à de multiples cassures qui ont été remplies par d’innombrable filon
basaltiques ou doléritiques ; la post basaltique au crétacé supérieur est constitué par de grès
continentaux des argiles et de calcaire et de marne.
L’ère Cénozoïque
Le Cénozoique à Madagascar se divise en deux parties : la partie inferieure est
essentiellement marine. Elle est composée de l’Eocène, de l’oligocène et du Pliocène.
La partie supérieure correspond à une régression marine généralisée. En conséquence
des sédiments continentaux se déposent en certaines zones, comme de grès et d’argile et de
carapace de sable roux. Le substratum compose essentiellement de socle, continue toujours à
chercher sont équilibre isostatique. Autrement dit, les mouvement tectoniques continuent et
causent soit de soulèvement de certain bloc soit des affaissements des autres. Par conséquent,
tantôt la mer se retire du continent, tantôt elle essaie d’pénétrer (transgression et régression
marine). Par exemple, ce mouvement tectonique au néogène déclenche une nouvelle
activité volcanique qui se poursuivra au Quaternaire.
L’ère Quaternaire
Le Quaternaire est composé par les formations actuelles, On peut distinguer les latérites
et altérites de formation saines, les dépôts au niveau des fleuves, rivières….dans les vallées, et
les formations dunaires et des sables de plages.
I.3.2 Généralités sur le calcaire
I. 3.2.1 Modes de formation du calcaire
a) Précipitation
La mode de formation par précipitation ou d’origine chimique est un processus de
sédimentation lente due à l’accumulation des éléments microscopiques obtenus par
précipitation. Leur consolidation par la diagenèse se termine à la formation de la roche calcaire
qui contient souvent des fossiles (LAVILA.1921). En plus, l’eau souterraine peut se dégager à
l’extérieur, par le phénomène de photosynthèse des végétaux ou dans des cavités comme la
grotte, en arrivant à l’aire libre, une précipitation est possible, produisant des travertins, des
stalactites et des stalagmites. Ces calcaires se formant en milieu continental sont rarement
fossilifères.
b) Action des êtres vivants
Les calcaires peuvent résulter d’une forte accumulation des coquille ou des carapaces
calcaires sous forme de débris ou intactes (la craie). Ils peuvent être bio construits (calcaire
récifal). Ce sont des calcaires d’origine biogène. Ces roches sont toujours fossilifères (RABE
M.1977).
c) Détritique
Les roches calcaires peuvent être formées par la dégradation de roches calcaires
préexistantes, sous l’action de l’érosion, comme les brèches calcaires
(ANDRIAMANANTSOA N.2007)
I.3.2.2 Différents types de calcaire
En général, il existe trois types distincts de calcaire, qui sont définis en fonction de leur
concentration en carbonate de calcium (CaCO3) et en carbonate de magnésium (MgCO3).
D’abord, le calcaire pur, lorsqu’il contient95 à100% de CaCO3 et seulement 5% de MgCO3,
puis, le calcaire magnésien, lorsqu’il contient 5 à 10% de MgCO3 et enfin, le calcaire
dolomitique, lorsqu’il contient 10 0 50% de MgCO3 (BESAIRIE H.1964).
Le calcaire peut aussi les classer par leurs structures. Le calcaire oolithique, lorsqu’il est
formé par de grains entourés de couches concentriques (de calcite ou d’aragonite) qu’on appelle
sphérules, de dimensions comprises entre 0,5 à 2 mm. Le calcaire pisolithique, lorsqu’il est
formé par des sphérules supérieur à 2 mm. Le calcaire lithographique, lorsqu’il présente une
cassure très fine, lisse et peut s’imprégner d’encre grasse, après, le calcaire massif, lorsque la
roche est consolidée ou compacte (RAKOTOARIMAMY J., 2007)
II. MATERIELS ET METHODES
II.1 MATERIELS D’ETUDE
II.1.1 Matériels de terrains
Lors de la descente sur terrain dans la Commune de Belobaka, nous avons utilisé des
matériels comme le Carte géologique du bassin de Mahajanga pour connaitre les différentes
couches qui affleurent dans le bassin de Mahajanga,le GPS pour positionner le site d’étude, le
Marteau de géologue pour casser les roches dure , Appareil photo pour avoir une numérisation
de site et le Boussole en utilisant des orientations, des acide chlorhydrique pour tester le roche
calcaire pure, Marqueurs, crayons, carnet de terrain pour prendre des notes et des pochettes
d’échantillon.
Nous avons utilisé de moto pour assurer le moyen de déplacement lors de descente sur terrain
dans tous les quartiers de notre zone d’étude.
II.1.2 Matériels de laboratoire
Plusieurs matériels ont été utilisés durant l’étude des calcaires de la Commune Rurale
de Belobaka, Pendant la préparation des lames minces est pour voir les compositions
minéralogiques des échantillons de roche de calcaire. Au cours de la préparation des lames
minces au Laboratoire, nous avons utilisé des tronçonneuses pour découper longitudinalement
et perpendiculairement l’échantillon. Nous avons permis de préparer la roche en vue de
l’obtention d’un morceau de calcaire en forme de sucre. Ensuite nous avons collé ce sucre de
calcaire sur la lame de porte objet en utilisant d’une colle à résine. On utilise aussi la spatule
pour mélanger ces deux colles. En outre, des polisseuses comme la polisseuse de paillasse, une
machine simple et robuste pour le polissage manuel avec une vitesse variable, ou la polisseuse
automatique. Enfin, nous avons un microscope pour capturer les images à la lame mince, nous
avons obtenu deux sortes d’images de l’échantillon grâce par la lumière polarisée non analysée
et la lumière polarisée analysée. Les matériels suivants sont utilisés durant le travail au
laboratoire.
Photo : Photo montrant le sciage de roche sur la scie de précision au laboratoire de l’université
d’Antananarivo
Photo : Photo montrant la rectification et la confection lame épaisse sur le rectificateur
Photo : Photo montrant l’analyse au microscope polarisant au laboratoire de l’université
d’Antananarivo.
II.4. Méthodologie
Pour mener à bien cette étude, nous avons adopté une approche classique qui subdivise
en général se divise en trois parties à savoir :
-Les documentations
-Les travaux sur terrains et les enquêtes auprès de communauté local
-Les travaux sur laboratoire
II.4.1. Les documentations
La partie consiste à identifier et chercher toutes les documentations publiées
scientifique, techniques, sociaux et autres et existants concernant la zone d’étude. La
documentation permet d’avoir les connaissances nécessaires de la région, On peut bénéficier
du renseignement sur les résultats de toutes les études et travaux déjà réalisés. Elle joue aussi
un rôle important dans la rédaction, en tant que moyen de référence dans le devoir, mais surtouts
c’est principale dossier de base pour l’orientation de l’étude et dans la réalisation de la descente
sur terrain. Ainsi plusieurs types de documents peuvent être exploités : les thèses, les mémoires,
les documents de projet ou programmes, les cartes, les images. Ces documents peuvent être
trouvés dans divers lieux, dans les bibliothèques, les établissements publics et sur internet.
II.4.2. Les travaux du terrain
L’étude sur terrain a été durée pendant plusieurs périodes, sur terrain le choix des 3sites
est en fonction des tous les caractères géomorphologiques et la stratification des couches. Pour
commencer le travail, il est nécessaire d’observer les affleurements comme la nature des roches,
la stratification de couche, la couleur et les structure géologique. L’observation a été suivie par
de collecte des échantillons pour analyse pétrographique. Tous les échantillons sont prélevés
dans les affleurement accessible. Premièrement, la mesure de la surface de prélèvement et la
délimitation de la couche, deuxièmes le prélèvement des 9 échantillons, les échantillons ont été
mis dans les sachets. L’échantillonnage sont se subdivisé en 3 sites avec de coordonnée
géographique, dans le carrière d’Andavakabe (Site 1) de coordonnée géographique
S :15°41’54,4’’ ; E : 046°24’16,2’’, dans le(Site2) de coordonnée géographique S :
15°41’54,0’’ ; E : 046°24’16,2’’ et le Site3 dans la partie de la grotte de coordonnée
géographique S :15°41’48,6’’ ; E :046°24’O7,7’’.
II.4.3 Travaux de laboratoire
Les échantillons sont tous des calcaires (roches sédimentaires), c’est pour cette raison
que nous avons utilisé la Classification de Dunham et Folk. La suite de R.J. Dunham, 1962 est
un outil de classification qui se base sur la notion de proportion de grains ou figures et de la
matrice
Tableau : Classification des roches sédimentaires carbonatées de Dunham en 1962, modifiée
par Embry & Klovan en 1971 (Source : Nichols, 2009)
Les figures sont constituées par des débris biologiques ou rocheux (bioclastes ou
lithoclastes), des sphérules (ooïdes qui comportent les oolithes, les oncoïdes, les oncolithes et
les bahamites), pelotes fécales (pellets), etc. La boue calcaire joue le rôle de matrice (Nichols,
2009).
Les roches à figures non jointives dans son matrice sont le mudstone (figures < 10%) et le
wackestone (figures > 10 %). Si les figures sont jointives, on distingue le packstone à matrice
inférieur à 10% et le grainstone sans matrice. Pour ces quatre types de roches, les figures ne
sont pas liées durant la sédimentation.
Les boundstones sont des roches sédimentaires carbonatées construites. Les éléments
ont été liés ensemble durant le dépôt. Selon Le type des organismes constructeurs, on distingue
le bafflestone à texture chicanes irrégulières, le bindstone très dure et le framestone à réseaux
rigides.
Préparation de lame mince
II.4.3.1 Choix d’échantillon
L’échantillonnage d’un bloc massif de roche se réalise par l’utilisations de marteau de
géologue.
II.4.3.2 Sciage d’échantillon
Grande Scie : Le bloc de roche doit être minimiser de taille, Le but c’est d’obtenir une
taille de roche sciée plus proche de taille de sucre qu’on envisage déjà à avoir, d’une forme plus
ou moins rectangulaire.
Scie de précision : L’échantillon scie de forme plus ou moins rectangulaire est en suit
scie dans la scie de précision. Le but c’est d’obtenir une forme parallélépipède que l’on appel
sucre de 3cm de long,2cm de largeur et 1cm d’épaisseur.
II .4.3.3 Confection de sucre
Polissage de sucre : La surface de sucre est en care plein de trace de scie ce qui
complique son attachement au verre porte objet alors, il faut donc le polisseur afin que sa surface
soit bien polie.
II.4.3.4 Dépolissage de la plaque de verre porte objet
Le dépolissage du verre a pour but de le rendre plus rugueux pour que la colle peut être
applique sur.
On place la plaque de verre porte objet sur le table de polissage en appliquant le
carborundum 220 AFNOR.
II.4.3.5 Collage en utilisant le colle résine mélange avec le durcisseur.
Le but est fixé de sucre dressé et surface sur la plaque de verre porte objet translucide
ou dépolie.
Mélanger les 2 parties de colle Résine et durcisseur, la quantité de résine est deux fois
par rapport à la quantité du durcisseur.
Distribuer régulièrement le mélange de la colle sur la surface lisse du sucre.
Après, faire l’assemblage du sucre et de la plaque de verre porte objet translucide et les placer
dans la résistance de séchage pendant 48h.
II.4.3.6 Enlèvement de la partie en excès après 48h de collage
Dans le variateur de la scie de précision a enlevé la partie en excès qui a pour de
diminuer l’épaisseur du sucre jusque à la 2mm.
II.4.3.7 Amincissement
Puis, continuer l’opération sur la table de polissage en utilisant le carborundum 220
AFNOR. Arrêter la manipulation jusqu’à l’épaisseur de 0,1mm(100um). Passé la lame sur la
table de polissage en utilisant le carborundum 400 AFNOR Pui 800 AFNOR vérifie la lame
mince à chaque fois toute les 5min par l’observation microscopique en réparant sur les minéraux
caractéristiques.
Cet amincissement a pour but d’obtenir une lame mince finie avec une plaque de roche
à épaisseur égal à 30um.
II.4.3.8 Polissage d’une lame
En utilisant le peroxyde d’aluminium, passer la lame sur la table de polissage pour
obtenir une lame mince polie, finalement obtention de lame mince.
II.4.3.9 Analyse microscopique
L’observation et indentification de la composition minéralogique de l’échantillon et leur
caractéristique par lumière polarisée non analysée et analysée.
III. RESULTATS
III.1 Géomorphologie
Géo morphologiquement la zone d’étude est constituée de différentes unités. On
distingue les vastes plateaux karstiques c’est mis en place dans les roches calcaires. On
rencontre des plusieurs grottes un peu partout dans la zone d’étude.
III.1.1 Le karst
Le karst est une structure géomorphologique résultant de l’érosion hydro-chimique et
hydrique des toutes roches solubles, principalement des roches carbonatées dont
essentiellement des calcaires.
Figure : schéma de karst (source : Bakalowicz.M.1999)
III.1.2 La grotte
Un des phénomènes les plus remarquables dans les plateaux calcaire est la grotte.
Belobaka possède un potentiel original basé sur ses ressources naturelles : la présence des sept
grottes, dont cinq officiellement reconnues est classées patrimoine culturel, Mais actuellement,
ils sont classées patrimoine national et plus les deux grottes récemment découvertes.
Photo : Les grottes observée dans notre zone d’étude (source : Auteur, 2023)
Tableau : Caractéristique de chaque grotte de Belobaka
N° de la grotte Caractéristiques
Grotte n°1 Lieu sacrée (interdit à la chaussure, femme en période de menstruation)
Grotte active avec une cavité souterraine,
Ayant de diamètre environ 9m, possède de profondeur environ de 8m
très sombre.
Grotte n°2 La plus grande grotte de Belobaka avec deux salles de longueur
environ45m et de largeur de 15 m.
Grotte ayant des activités anthropique
Grotte n°3 C’est une grotte à de longueur environ de 18m, présences des lianes et
aven, elle a des plusieurs racine des arbres.
Grotte n°4 Grotte vraiment naturel avec ses aspects tres pittoresques et
spectaculaires, stalactites en orgue et stalagmite mamelon, plafond
tapissé par des stalactites brillantes.
Grotte n°5 Présence d’un petit aven, présence de la plus grande stalactite de la
grotte de Belobaka, différente forme de stalagmite
Grotte n°6 Elle à de plusieurs stalactites, de stalagmite et un peut de pilier, elle est
presque sombre
Grotte n°7 La grotte n°7 est les pus ornementé par des piliers parce qu’il contient
9grandes piliers, il y a aussi de stalactite, de stalagmite et de vasque.
III.2 Formation géologique
III.2.1 Lithologique
On a des neufs (09) échantillons récoltés sur zone d’étude et trois par chaque site. Les
descriptions lithologiques se font à partir des observations macroscopiques effectuées sur le
terrain.
S1 S2 S3
S1(Site n°1) S2(Site n°2) S3(Site n°3)
Figure : Observations macroscopiques effectuées sur terrain (source : Auteur 2023)
Coupe lithologie de trois site dans le zone d’étude
COUPE LITHOLOGIE DE SITE 1 DE BELOBAKA
EPAISSEUR COUCHE COUPE DESCRIPTION
en m LITHOLOGIE
1m C6 Calcaire argileux, de
couleur blanc, absence des
fossiles
1,5 m C5 Calcaire argileux, de
couleur blanc, présence de
fossile récente
1,5 m C4
2m C3
1,5 m C2
1m C1
COUPE LITHOLOGIE DE SITE 2
EPAISSEUR en m COUCHE COUPE LITHOLOGIE
2m C6
1m C5
2m C4
2m C3
1,5 m C2
3m C1
COUPE LITHOLOGIE DE SITE 3
EPAISSEUR en m COUCHE COUPE LITHOLOGIE
1,5 m C9
2m C8
1m C7
0,5 m C6
0,5 m C5
1m C4
2m C3
1m C2
2m C1
III.2.2 Géologie structurale de Belobaka
La structure de la couche de Belobaka est formée par la superposition de roche calcaire
et des autres roches sédimentaire comme l’argile. Cette superposition est formée par les couches
les plus anciennes en bas et les autres couches au-dessus sont stratifiés, peureuse et cristallisés
en haut.
L’aperçu en vue de loin montre la pente des couches qui se superposent quasi-
horizontale cependant en observant plus près, des couches plissées et stratifiées sont constante.
Ces couches qui sont fissurées par l’élévation de température, de l’action de racines de plante
et par de l’eau acide qui est transporté par des pluies.
Photo : Superposition de coche de Belobaka (Source : Auteur, 2023)
Structuralement cette zone est constituée par une succession de formation monoclinales
de calcaire compact qui n’on pas subi de plissement avec un très faible pendage et montrant de
cassure irrégulières. La photo en dessous montre les couches monoclinales de notre zone
d’étude.
Photo : Banc calcaires à structure monoclinale de Belobaka(Source :Auteur,2023)
Tableau : Paramètre géologique de trois sites
Paramètre Site1 Site2 Site3
Géomorphologie Colline tabulaire Colline tabulaire Colline tabulaire
Couche dominant Calcaire dolomitique Calcaire Calcaire
endurée
Autre couche Argile Argile Argile
Brèche
Structure géologique Stratification de Stratification de Stratification de
couche (six strates) couche (six strates) couche (neufs
strates)
Géo morphologiquement, Nos sites d’étude sont de colline tabulaire, les calcaires
dominent pour certaines formations des sites. En détails les calcaires à coquilles imposent par
sa nature sur les calcaire impurs (ou mélangées avec d’autre roches : argile, brèche) et ceux des
calcaires purs pour la plupart des couches. On dit qu’il s’agit de calcaire pur car le pourcentage
de CaCO 3 est supérieur ou égale à 95%. Cela veut dire que le milieu de formation de ce calcaire
se fait dans un milieu à haute température et forte pression.
Un autre type de calcaire a été aussi identifié. Le calcaire poreux : il présente des creux
macroscopiques. Ceci montre que ce calcaire n’est pas parfaitement compact dès sa formation.
La roche n’est pas pure. Sa composition est un mélange des argiles et de sable, brèche…soit
elle est fissurée. Ces conditions favorisent l’attaque chimique extérieure à la roche.
Figure : a) calcaire avec mollusque, b) calcaire poreuse avec argile et c) calcaire pure
III.2.3 La stratigraphie
La stratigraphie donne des informations sur les caractéristiques des couches. D’après
l’observation des affleurements de zone d’étude, on peut voire des formations sédimentaires
qui se présent sur différentes caractéristiques. Les roches calcaires a été étudié. Elles sont
b intercalées par d’autres formation tel quec les argiles, les marnes, …D’épaisseurs
parfois
variables.
Site 1
Compacité Cristalisation Fissure Epaisseur Trou d'argile Karsification Couleur Lamination Macrofossile Microfossile Dissolution
C1 + - + 1m - - blanc - - - -
C2 + - + 1,5m + + blanc - - - +
C3 - - + 2m + + gris - - - -
C4 + - + 1,5m + + gris - - - -
C5 + - + 1,5m - + blanc - - - -
C6 + - + 1m - + blanc - - - +
Site 2
Compacité Cristalisation Fissure Epaisseur Trou d'argile Karsification Couleur Lamination Macrofossile Microfossile Dissolution
C1 + - + 3m + + jaunatre - - - +
C2 + - + 1,5m + + jaunatre + stratification - - +
C3 + - + 2m - + jaunatre - - - +
C4 + - + 2m - + jaune - - - +
C5 + - + 1m + - jaune - - - +
C6 + - + 2m - - jaunatre - - - +
Site 3
Trou
Compacité Cristalisation Fissure Epaisseur d'argile Karsification Couleur Lamination Macrofossile Microfossile Croyausité Dissolution
C1 + + - 2m + - jaune orange + - + - -
C2 + - + 1m + - jaune orange - + - - -
C3 + - + 2m + - jaune orange - - - + -
blanc
C4 - - + 1m + - jaunâtre - - - + +
blanc
C5 + - + 0,5m + + jaunâtre - - - + +
blanc
C6 + - + 0,5m + - jaunâtre - - - + +
blanc
C7 - - + 1m + + jaunâtre - - - + +
C8 + - + 2m - + gris - - - - +
C9 + - + 1,5m + - gris - - - - -
III.2.4 Résultat d’analyse Pétrographie et Minéralisation de roche calcaire
Tableau récapitulatif des résultats obtenu à partir des neufs (9) échantillons des roches.
Réf Nom Composition
S1A Mudstone -Calcite
-Trace de soufre
S1I Mudstone -Calcite
-T race de soufre
S1R Wackestone -Calcite
-Lithoclaste
S2A Mudstone -Calcite
-Minéraux opaque
S2I Calcaire à calcite aciculaire -Calcite
S2R Mudstone -Bioclastes
-Calcite
-Trace d’oxydation
-Matière organique
S3A Packstone -Bioclastes
-Calcite
-Trace d’oxydation
-Matière organique
S3I Mudstone -Calcite
-Matière organique
S3R Wackestone -Calcite
-Matière organique
-Trace de soufre
-Bioclastes
Source : Traitement et analyse de données
III.2.5 Observation et indentification microscopique des échantillons
Figure : Photomicrographies de l’échantillon S1A(A,B),S1I(C,D) et S1R(E,F) sous LPA (B,C
et E) et sous LPNA (A,D et F) montrant les principaux minéraux qui constituent les échantillon.
Analyse sous LPNA et LPA
- Sous microscope, les cristaux des minéraux qui constituent ces échantillons sont
disposés de façon hétérogène et ne s’interpénètrent pas. Ces cristaux sont invisibles à l’œil nu
et sont jointifs.
Pour les échantillons S1 A et S1 I (couches ancienne et intermédiaire), ils sont constitués
seulement par des cristaux de calcites et des boues calcaires amorphes, ces deux échantillons
sont caractérisés par la présence des traces de soufres (fig 1 A, B, C, D). Ces caractéristiques
montrent que ce sont des échantillons d’un milieu calme et profond, non propice pour le
développement des organismes. Les traces de soufres sont typiques d’un milieu restreint et
réducteur.
Ces caractéristiques et cette composition définissent les échantillons S1 A et S1 I comme
étant mudstone.
Pour l’échantillon S1 R (Couche récente), c’est une roche calcaire caractérisée par la
présence des lithoclastes arrondies (fig.1 E et F). C’est la caractéristique d’un milieu à la
bordure d’un lagon restreint très proche des terres émergées dont les lithoclastes ont subis un
long transport.
La proportion des lithoclastes (qui sont des figurées) définisse S1 R comme étant un
Wackstone.
Notons que :
- Ces échantillons présentent des microvacuoles,
- Le taux d’altération chimique est faible (<10 %).
Tableau x : Tableau récapitulatif de la composition minéralogique de l’échantillon S1 et ses
caractéristiques.
N° Composition Forme Pourcentage en
surface
S1A -Calcite Xénomorphe,en matrice +90%
(Mudstone)
-Trace de soufre Xénomorphe 1%<
S1I -Calcite Xénomorphe,en matrice 90%
(Mudstone)
-Trace de soufre Xénomorphe 4 à 6%
S1R -Calcite Xénomorphe,en matrice 73%
(Wackstone)
-Lithoclaste Arrondie 25%
Figure x : Photomicrographies de l’échantillon S2 A sous LPA (B, A) et sous LPNA (C, D)
Analyse sous LPNA et LPA
A part la présence des minéraux opaques dans l’échantillon S2 A, il a les mêmes
caractéristiques que S1 A.
- Sous microscope, les cristaux des minéraux qui constituent l’échantillon sont disposés
de façon hétérogène et ne s’interpénètrent pas. Ces sont des minéraux dominés par des cristaux
amorphes et microcristallins de calcite. Les bioclastes et les lithoclastes sont absentes. C’est
donc un échantillon d’un milieu calme et profond, non propice pour le développement des
organismes vivants.
Ces caractéristiques et cette composition définissent l’échantillon S2 A comme étant
mudstone.
- l’échantillon ne présente pas des microvacuoles ni des microfractures. C’est un
échantillon de roche saine.
Figure x : Photomicrographies de l’échantillon S2 I sous LPA (, B et C) et sous LPNA (A, D)
montrant les principaux minéraux qui constituent l'échantillon et ses caractéristiques
Analyse sous LPNA et LPA
- A l’œil nu, l’échantillon S2 I montre une zonation et se présente sous la forme d’une
bordure de géode. Il ne renferme pas des cristaux de calcite automorphe au cœur.
- On voit apparaître clairement les dépôts successifs de couleurs, comme des bandes
placées de façon concentrique lors de la précipitation de calcite. Les différentes zones sont
multicolores. Ces bandes colorées sont allées du blanc au gris, en passant par le gris jaunâtre.
Ces couleurs sont certainement dues aux éléments chimiques en traces dans les cristaux.
- L’échantillon est caractérisé par la présence des minéraux opaques,
- Pour cet échantillon, les cristaux de calcite sont disposés de façon homogène et
s’interpénètrent régulièrement suivant le sens de la croissance. Ces cristaux sont jointifs
- Les fins cristaux aciculaires des calcites constituent le calcaire par précipitation (fig A,
B, D) et les cristaux bien automorphes constituent le calcaire de base (fig.3 C). Ils sont orientés
perpendiculairement aux surfaces de chaque strate et le développement indique le sens et
l’élargissement et de la croissance lors de la précipitation.
Figure x : Photomicrographies de l’échantillon S2 R sous LPA (A, C) et sous LPNA (B, D)
montrant les principaux minéraux qui constituent les échantillons
Analyse sous LPNA et LPA
- Les cristaux des minéraux qui constituent cet échantillon sont disposés de façon
hétérogène et ne s’interpénètrent pas.
- Ces cristaux sont visibles à l’œil nu et sont bien jointifs sous microscope. La
granulométrie est homogène. C’est une roche sédimentaire. La composition de cette roche est
dominée en par la boue calcaire (microcristaux amorphe de calcite (Fig.4).
- Les matières organiques sont présentes mais à très faible proportion (Fig.4C). Ce sont
des matières dont la forme est bien conservée (allongée).
Ces caractéristiques et cette composition définissent l’échantillon comme étant
mudstone. C’est une roche caractéristique d’un environnement calme et peu oxygéné non
propice au développement des organismes. C’est un lagon semi-restreint profond favorable à la
conservation des matières organiques.
Notons que :
- l’échantillon présente des vacuoles,
- les microfractures sont faibles
- le taux d’altération chimique est faible (<5 %).
Tableau x : Tableau récapitulatif de la composition minéralogique de l’échantillon S2 et ses
caractéristiques.
N° Composition Forme Pourcentage en surface
S2A -Calcaire amorphe(boue) Xénomorphe,en matrice 70%
-Microcristaux de calcite Xénomorphe,en matrice 25%
-Minéraux opaque Xénomorphe 0,%
S2I -Calcite microcristallin aciculaire 65%
-Minéraux opaque Xénomorphe <1%
-Calcite cristallin Xénomorphe arrondie 30%
S2R -Calcite Xénomorphe,en matrice +90%
-Matière organique allongée 1%<
Figure x : Photomicrographies de l’échantillon S3 A sous LPA montrant les principaux
minéraux qui constituent les échantillons
Analyse sous LPNA et LPA
- Sous microscope, les cristaux des minéraux qui constituent ces échantillons sont
disposés de façon hétérogène et ne s’interpénètrent pas. Les cristaux et les bioclastes sont
invisibles à l’œil nu.
- Pour cet échantillon, les bioclastes jointifs dans une matrice de boue calcaire à matières
organiques, à trace d’oxydation et à minéraux opaques montrent le milieu de sédimentation est
un milieu agité, à haute énergie, oxydant et pas loin d’un rivage à prolifération des végétaux.
C’est un milieu propice pour le développement des organismes.
- Ces caractéristiques et cette composition définissent les échantillons S3 A comme étant
packstone.
- Cet échantillon ne présente pas des microvacuoles, ni des microfractures. C’est un
échantillon sain.
Figure x : Photomicrographies de l’échantillon S3 I (A, B) et S3 R (C, D) sous LPA (A, D) et
sous LPNA (B, C) montrant les principaux minéraux qui constituent les échantillons
Analyse sous LPNA et LPA
- Sous microscope, Ces deux échantillons ont les mêmes caractéristiques que les
échantillons S1 A et S1 I. Les cristaux des minéraux qui constituent ces échantillons sont
disposés de façon hétérogène et ne s’interpénètrent pas. Ces cristaux sont invisibles à l’œil nu
et sont jointifs.
Ils sont constitués par des cristaux amorphes de calcites ou boues calcaires et des
minéraux opaques (et des quantités infimes de bioclastes pour S3 R). Ces caractéristiques
montrent que ce sont des échantillons d’un milieu calme et profond, non propice pour le
développement des organismes.
Ces caractéristiques et cette composition définissent ces échantillons comme étant mudstone
d’un milieu réducteur (lagon restreint).
Notons que :
- Ces échantillons présentent des microvacuoles,
- Le taux d’altération chimique est faible (<10 %).
Tableau : Tableau récapitulatif de la composition des échantillon S3 et ses caractéristiques
N° Composition Forme Pourcentage en surface
S3A -Débris de bioclaste Quelconque 25%
-Trace d’oxydation Xénomorphe 1%<
-Calcite Xénomorphe,en 65%
matrice
Automorphe,dans les
microfractures
-Matière organiques Xénomorphe 1%<
-Minéraux opaques Xénomorphe 1%<
S3I -Calcite amorphe,boue Xénomorphe,en 90%
(Mudstone) matrice
-Minéraux opaques Xénomorphe 1à2%
S3R -Calcite Xénomorphe,en 73%
(Mudstone) matrice
-Bioclaste Quelconque 5<%
-Mineraux opaque Xénomorphe,rarement 2<%
Automorphe
DISCUSSION