Rentabilité d'Entreprise : Concepts et Mesures
Rentabilité d'Entreprise : Concepts et Mesures
La rentabilité de l’entreprise
Objectifs de la leçon :
- Comprendre le rôle et les fonctions de la rentabilité en
économie de marché capitaliste
- Distinguer les diverses formes de rentabilité
- Savoir mesurer les rentabilités
- Identifier les facteurs de rentabilité
- Proposer des actions d’amélioration de la rentabilité
Pré-requis de la leçon :
¾ Connaissance du compte de résultat
¾ Connaissance des SIG
¾ Bases de la comptabilité analytique
¾ Bases du contrôle de gestion
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Plan de la leçon :
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L’entreprise doit rémunérer, grâce à la création de valeur résultant de son activité,
l’ensemble des facteurs utilisés : les consommations externes, le travail, les services publics et
les capitaux empruntés. En termes comptables elle doit être capable de payer ses charges
grâce à ses produits L’optique comptable traduit cette contrainte par le compte de résultat. Au
débit il décrit la répartition de la valeur créée entre les divers bénéficiaires y compris les
apporteurs de capitaux empruntés; alors qu’au crédit il recense les divers produits tirés de
l’activité. A tout le moins ce compte doit être équilibré. C’est une contrainte d’équilibre, mais
pas un objectif financier.
En effet, cette conception néglige le fait que la firme utilise également un autre
facteur : ce sont les capitaux apportés par les associés ou accumulés par l’entreprise
constituant ses capitaux propres. L’équilibre du compte de résultat ne suffit donc pas pour
rémunérer tous les facteurs utilisés. L’entreprise doit dégager un résultat positif pour
rétribuer, outre les facteurs externes, ses capitaux propres. La rentabilité est précisément
l’aptitude d’une firme à sécréter un résultat suffisant pour rémunérer ses capitaux.
Plus généralement la rentabilité est une notion financière : c’est le rapport d’un
résultat aux capitaux engagés pour obtenir ce résultat. Ce rapport s’appelle taux de
rentabilité. Mais notons d’emblée qu’il n’est pas unique car il existe plusieurs mesures
possibles du résultat (ce sont notamment les SIG), et plusieurs types de capitaux (notamment
les capitaux empruntés et les capitaux propres).
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effet, tous les facteurs de production, à l’exception des capitaux propres, ont une rémunération
forfaitaire contractuellement fixée avant la réalisation de la production selon les prix du
marché et les contrats conclus avec les divers apporteurs de facteurs.
Seuls les capitaux apportés par les associés n’ont pas de rémunération prédéterminée
car ils assument seuls le risque de l’entreprise. Leur rétribution est résiduelle (après celle de
tous les autres facteurs) et aléatoire (en fonction de l’efficience de la combinaison
productive) ; elle correspond à l’écart entre le coût des facteurs réunis (y compris les capitaux
empruntés) et la valeur des biens produits. Le profit net ainsi dégagé (mesuré par le bénéfice
net en comptabilité) sert à rémunérer les capitaux propres. Ainsi apparaît une seconde
approche de la rentabilité et du taux de rentabilité qui sert à la mesurer : la rentabilité
financière est le rapport du résultat net aux seuls capitaux propres.
Une entreprise doit donc générer un résultat suffisant pour que son taux de rentabilité
soit non seulement positif, mais également égal ou supérieur au taux de rémunération des
capitaux de même classe de risque sur le marché financier. Dans le cas contraire en effet, ses
associés auraient intérêt à céder les titres de la société contre d’autres titres plus
rémunérateurs. De plus l’entreprise ne pourrait plus collecter de nouveaux capitaux. La
rentabilité est donc une condition de l’attractivité financière de l’entreprise. C’est également
un moyen de financement interne (par autofinancement).C’est enfin le déterminant de la
rémunération des associés, mais aussi pour partie des dirigeants (qui bénéficient de plans de
souscription d’actions de la société) et du personnel (par la participation aux bénéfices).
Les fonctions du profit
• Indicateur d’efficience économique et financière de la firme
• Source de financement (autofinancement)
• Déterminant de l’attractivité financière de la firme
• Rémunération des associés (dividendes et plus-values sur titres)
• Composante essentielle de la rémunération des dirigeants (salaire variable,
bonus, primes, stock options)
• Composante accessoire de la rémunération des salariés (participation)
• Fondement de la répartition interentreprises et intersectorielle du capital (point
de vue macro-économique).
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Par exemple, un investissement de 100 000 € rapportant un résultat brut d’exploitation de
20 000 € a une rentabilité économique de 20%.Si cet investissement est financé pour partie
par un emprunt de 30 000 € au taux d’intérêt de 7%, sa rentabilité financière est de :
20 000 – 0,07 x 30 000 = 17 900 = 25,57%
100 000 – 30 000 70 000
A B C Total
Capitaux investis 200 000 300 000 500 000 1 000 000
Résultat (EBE) 60 000 60 000 50 000 170 000
Rentabilité 30% 20% 10% 17%
La rentabilité marginale est celle qui résulte d’une action nouvelle de l’entreprise se
traduisant par un résultat supplémentaire.
La rentabilité marginale est également le supplément (ou éventuellement la
diminution) de la rentabilité globale (ou partielle) obtenu lorsqu’on fait varier un ou plusieurs
des facteurs de la rentabilité et les capitaux engagés.
Elle s’exprime par un rapport de différences :
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Les études de rentabilité marginale permettent de tester la sensibilité de la rentabilité
globale à des modifications des projets.
Exemple :
Ainsi, dans les choix d’investissement, l’effet de différentes variantes de capacités (diamètre
d’un gazoduc, taille d’une raffinerie) est testé par des calculs de la rentabilité marginale.
Dans l’exemple ci-dessus, il faut sélectionner le projet B, car la rentabilité du projet marginal
(13%) est supérieure à celle du projet A (10%). Ce que confirme le calcul direct de la
rentabilité du projet B (12%) ; mais il n’est pas nécessaire de calculer cette dernière (c’est à
dire de refaire tous les calculs) pour parvenir à cette conclusion.
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Ainsi, dans un chantier naval qui construit un pétrolier en trois ans, le calcul d’une
rentabilité annuelle n’a guère de sens ; seule la rentabilité globale associée à ce projet est
significative.
Le passage de la rentabilité d’exercice à la rentabilité de projet est délicat pour deux
raisons principales :
- d’une part en raison de la différence d’optique entre flux de trésorerie, et flux de
produits et de charges,
- d’autre part en raison de l’actualisation, spécifique de la rentabilité de projet qui, pour
cette raison, est également dénommée rentabilité actuarielle.
Dans les entreprises mixtes, ayant une activité de fabrication et une activité de négoce,
la valeur ajoutée s’obtient en ajoutant à la production de l’exercice la marge commerciale,
dont on retranche ensuite les consommations externes (à l’exclusion du coût d’achat des
marchandises vendues, déjà déduit pour calculer la marge commerciale).
La VA est donc un meilleur indicateur de l’activité interne que le CA. Mais surtout
elle constitue un facteur explicatif de la rentabilité car cette dernière dépend de la répartition
de la VA entre les différents facteurs. C’est pourquoi il est essentiel de calculer les ratios de
répartition de la VA :
- la part du travail (personnel) est mesurée par le ratio Charges de personnel / VA,
- la part du capital est mesurée par le ratio EBE / VA.
En raison du poids des prélèvements obligatoires il est souvent utile d’analyser
autrement la répartition de la VA en distinguant trois parties prenantes :
- le personnel dont la part est mesurée par le ratio Salaires nets / VA
- les administrations dont la part est mesurée par le ratio Impôts et charges sociales / VA
- les apporteurs de capitaux et l’entreprise elle-même (qui conserve en son sein
l’autofinancement) dont la part est mesurée par le ratio EBE / VA.
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2.1.3. L’excédent brut d’exploitation (EBE)
Du point de vue comptable, l’EBE est la différence entre l’ensemble des produits
d’exploitation encaissables et l’ensemble des charges décaissables. C’est pour cette raison
qu’il est qualifié de brut, c’est à dire avant déduction des dotations aux amortissements et
provisions et des reprises (qui sont des charges et produits calculés). De ce fait c’est un
indicateur qui est indépendant des règles et des politiques d’amortissement, de
provisionnement et d’investissement, ainsi que de la fiscalité .Il est donc pertinent pour des
comparaisons dans le temps et interentreprises (à l’intérieur d’un même secteur).Son
évolution ne reflète que les structures, les politiques et l’efficacité de l’exploitation.
Sur le plan financier, l’EBE a le caractère d’un surplus de trésorerie potentiel puisqu’il
est la différence entre des charges décaissables et des produits encaissables. L’EBE est le
surplus de trésorerie d’exploitation potentiel. Il est potentiel (et non pas effectif) en raison
du fait qu’il y a des décalages entre charges décaissables et charges décaissées, ainsi qu’entre
produits encaissables et encaissés tenant aux délais de règlement des charges et des produits.
R = =
é
Ren =
Cette rentabilité dépend du taux de marge opérationnelle (ou d’exploitation), qui est le
rapport du résultat d’exploitation au chiffre d’affaires. C’est une grandeur très utile pour les
comparaisons intra-sectorielles.
2.1.5. Le résultat financier.
Le résultat financier permet de préciser l’incidence sur la rentabilité des
caractéristiques du financement de l’entreprise. Il est négatif dans une firme fortement
endettée ; positif en cas de trésorerie excédentaire ou d’un portefeuille de titres de
participations important. Sa prise en compte permet de passer de la rentabilité économique à
la rentabilité financière.
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2. Que son déficit provenait d’une mauvaise structure financière (manque de capitaux
propres).
3. Que la solution résidait dans une restructuration du financement. C’est ce qui a été fait.
Le résultat net sert aussi à calculer le taux de marge nette, rapport du résultat net au
chiffre d’affaires, utile pour les comparaisons sectorielles en raison de sa similitude à
l’intérieur ‘un secteur d’activité.
Enfin c’est sur la base du résultat net que, pour les sociétés cotées en Bourse, on
calcule le PER (price-earning ratio) ou multiple de capitalisation du bénéfice qui mesure la
« cherté » d’une action et est très employé par les analystes financiers.
Mais nous savons que le résultat net est la différence entre l’ensemble des produits et
l’ensemble des charges.
Résultat net = Σ Produits – Σ Charges
D’où un premier mode simple de calcul de la CAF à partir du résultat net, auquel on réintègre
les charges calculées (dotations) et dont on déduit les produits calculés (reprises).
Cependant nous avons vu que la CAF est un financement interne résultant de
l’activité. Or, parmi les produits et les charges exceptionnels figurent les plus et moins values
de cession d’éléments d’actifs qui n’on aucun rapport avec l’activité. Il faut donc également
exclure du résultat les comptes correspondant aux cessions d’actifs c’est à dire retrancher les
3produits des cessions d’éléments d’actif (PCEA) et ajouter la Valeur nette comptable des
éléments d’actifs cédés (VCEAC). D’où la formule de calcul de la CAF :
CAF = Résultat net
+Dotations aux amortissements et aux provisions (DAP)
-Reprises sur amortissements et provisions (RAP)
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés (VCEAC)
-Produits des cessions d’actifs (PCEA)
-Quote-part des subventions d’investissement virées au compte de résultat
(qui est un flux purement comptable).
En négligeant les subventions (rares en pratique) on obtient :
Il faut adopter un autre mode de calcul de la CAF pour en avoir une approche explicative de
sa formation.
De manière simplifiée :
CAF = EBE + Autres produits encaissables – Autres charges décaissables –IS – Participation
Dans la majorité des firmes, l’essentiel de la CAF provient de l’EBE qui, nous
l’avons vu, est le surplus de trésorerie potentiel de l’exploitation.
L’importance de la CAF peut être mesurée à l’aide de ratios.
Le ratio CAF / CA exprime le nombre de centimes d’euros obtenu par euro de
vente c’est à dire le financement supplémentaire restant dans l’entreprise par euro de ventes
Le ratio CAF / Capitaux propres mesure la rentabilité financière brute de
l’entreprise.
2.2.3. Utilisation de la CAF
La CAF est un surplus de financement librement affectable.
Elle est amputée par les dividendes distribués aux associés.
L’autofinancement se déduit aisément de la CAF en retranchant le dividende
versé :
Autofinancement = CAF – Dividende distribué au cours de l’exercice
Ce qui permet le calcul du taux d’autofinancement : Autofinancement/ Investissements de
l’exercice.
L’autofinancement restant dans l’entreprise se décompose en deux paries : l’autofinancement
de maintien et l’autofinancement net.
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Autofinancement global (brut) = Autofinancement de maintien +Autofinancement net
– L’autofinancement de maintien est destiné à financer les investissements de
renouvellement. En principe, il devrait correspondre aux dotations. Mais, en
pratique, il en va différemment en raison d’abord du caractère conventionnel des
règles comptables d’amortissement, ensuite parce que les amortissements sont
souvent en avance sur les besoins de remplacement (ainsi une machine d’une
durée de vie de 5 ans fournit des amortissements sans besoin de remplacement au
cours de ses cinq ans d’existence). Financièrement il ne faut jamais confondre les
amortissements (ressources de financement) avec les investissements de
remplacement (emploi de capitaux).
– L’autofinancement net est l’excédent de l’autofinancement global par rapport aux
besoins de renouvellement des immobilisations. En principe il devrait
correspondre aux bénéfices mis en réserve ; cependant en pratique il en va
différemment en raison du caractère conventionnel des règles comptables
d’amortissement et de provisionnement (les provisions réglementées par exemple
sont en fait de véritables réserves). Il est utilisable à diverses fins :
o investissements nouveaux (de capacité, d’innovation, de productivité) ,
o remboursement d’emprunts (amortissement financier),
o financement de l’accroissement du besoin en fonds de roulement,
o reconstitution du fonds de roulement (lorsqu’il est insuffisant),
o amélioration de la trésorerie.
En outre la CAF permet d’améliorer la structure financière de l’entreprise en
renforçant ses fonds propres (par les bénéfices mis en réserve) et accroît sa capacité
d’emprunt. Rappelons que les banques ne prêtent généralement que lorsque les dettes
financières n’excèdent pas 3 fois la CAF annuelle, et qu’il est prudent, dans les plans de
financement notamment, de ne pas affecter plus de la moitié de la CAF annuelle à
l’amortissement financier des emprunts (ces à dire à leur remboursement).
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III. Les facteurs de la rentabilité.
L’étude des facteurs de la rentabilité est indispensable d’une part pour expliquer son
niveau et son évolution ; d’autre part pour conduire des actions de maintien ou d’amélioration
de la rentabilité. Les facteurs de rentabilité se répartissent en deux groupes : ceux imputables
à l’environnement et ceux qui relèvent de la gestion interne de l’entreprise
D’une manière générale, une action est efficace si elle permet d’attendre l’effet désiré.
Définition :
L’efficacité s’apprécie ainsi en comparant le résultat à l’objectif.
Ce concept est indispensable pour le pilotage d’une firme ; par exemple les objectifs fixés en
matière de caractéristiques des produits par rapport à ceux des concurrents, de satisfaction
des besoins des clients doivent être atteints et respectés faute de quoi l’activité diminue et la
rentabilité chute. Mais cette conception est insuffisante et peut aboutir à de graves surcoûts.
Un procédé de fabrication permettant d’obtenir un taux de rebut de 1% sera considéré comme
plus efficace qu’un autre entraînant un taux de rebut de 3%.Cependant il est possible que ce
gain d’efficacité soit obtenu en engageant un supplément de dépenses excédant le gain réalisé.
Il est donc nécessaire de se référer à une notion plus complète, ne se limitant pas à la
comparaison du résultat obtenu à l’objectif poursuivi. Par la considération des moyens
employés les notions d’efficience répondent à cette préoccupation.
Définition :
L’efficience est le rapport entre un résultat et les moyens mis en œuvre.
La notion d’efficience est trop générale pour être opératoire et mesurable. Elle se
traduit concrètement par des rendements et des productivités.
Définition :
Le rendement est une notion technique. C’est le rapport entre deux quantités : la quantité
produite (output) est rapportée à la quantité d’un facteur utilisé pour l’obtenir.
Selon l’organisation, les méthodes, les procédés employés le rendement peut être faible ou
élevé, s’améliorer ou se dégrader.
Mais une entreprise produit toujours en associant plusieurs facteurs de production. Il
est donc possible de calculer un grand nombre de rendements. Chacun d’eux est
nécessairement partiel puisqu’il ne rapporte la production qu’à un seul facteur. On calcule
ainsi des rendements matières, des rendements machine, des rendements énergétiques, des
rendements de la main d’œuvre…
Les rendements, dont le suivi est indispensable au niveau technique, sont entachés,
pour le pilotage global de l’entreprise, de deux faiblesses provenant du fait qu’il s’agit de
notions partielles et techniques.
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Le rendement nous l’avons vu est une notion partielle car il ne prend en compte que
l’un des facteurs employés. Or il est évident que le rendement par rapport à ce facteur dépend
fondamentalement des quantités des autres facteurs utilisés. La variation d’un rendement n’a
donc qu’une signification restreinte.
Le rendement est une notion technique, fondée sur un rapport de quantités, qui ignore
les prix et les coûts. Il en résulte qu’il peut augmenter fortement tout en aboutissant à un
gaspillage de ressources et à des surcoûts si les moyens mis en œuvre sont plus coûteux que
d’autres pour lesquels le rendement est plus faible mais dont les coûts sont moindres. Pour
l’illustrer penons le cas d’une fabrication qui peut être réalisée sur deux machines A et B. La
machine A permet d’obtenir 2000 pièces-heure, contre 1000 seulement pour B dont le
rendement est donc plus faible. Cependant si les frais de fonctionnement de A sont par heure
de 20 000 €, alors qu’ils ne sont que de 5 000 € pour B, il est en fait plus économique
d’utiliser la machine B qui aboutit à un coût de revient de 5 € par pièce conte 10 € pour la
machine A. Cet exemple simple montre le décalage existant entre la logique technique et la
logique économique (et financière) qui est prioritaire. D’où la nécessité de se défier des
performances techniques qui s’obtiennent au détriment de la rentabilité économique.
Le calcul de nombreux rendements reste cependant nécessaire pour surveiller le
fonctionnement et la performance au niveau des différents services. Ainsi les rendements
doivent être interprétés et synthétisés à la lumière de la notion plus large de productivité.
3.1.1.3. La productivité.
Définition :
La productivité est une mesure de l’efficience qui intègre les prix et les coûts.
La productivité globale des facteurs (PGF) est le rapport entre le volume de la
production et le volume des facteurs. Comme la production et les facteurs sont hétérogènes
(produits différents, capital et travail…) il est nécessaire de passer par les prix.
Dans la pratique le calcul de la productivité globale des facteurs est délicat. C’est
pourquoi on calcule plus facilement des productivités partielles ou apparentes .Deux d’entre
elles sont particulièrement importantes : la productivité du travail et celle du capital.
Définition :
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La productivité du travail se calcule en rapportant la valeur ajoutée produite au volume du
travail.
Trois mesures de ce dernier sont utilisables : les effectifs, le nombre d’heures de travail et les
salaires (charges de personnel).Les deux premières mesures sont simples et concrètes mais
négligent le fait que les qualifications sont hétérogènes ; l’hétérogénéité des qualifications est
traduite dans la hiérarchie des salaires ce qui justifie la troisième mesure proposée.
Productivité du travail = Valeur ajoutée
Charges de personnel
Remarquons que ce ratio de productivité du travail est l’inverse du ratio de répartition de la
valeur ajoutée. Ceci est normal puisque précisément le personnel est rémunéré en fonction de
sa productivité.
En général, la productivité du travail croît plus vite que la productivité globale des facteurs ;
ceci résulte du fait qu’on rapporte la production au seul facteur travail ; on néglige de ce fait
l’accumulation du capital et son effet sur la productivité. D’où la nécessité de calculer la
productivité du capital.
Définition :
La productivité du capital est égale au quotient de la valeur ajoutée sur le capital
économique mis en œuvre (immobilisations + BFRE).
Les investissements de productivité ont précisément pour rôle d’accroître la productivité soit
du capital lui-même, soit du travail (accumulation du capital par tête, mécanisation,
automatisation, substitution du capital au travail).
Les programmes de réduction des coûts consistent souvent à dégager des gains de
productivité en réduisant les effectifs ou le capital employé, ou en améliorant leur utilisation.
Mais ils portent également sur les coûts d’achat (négociation avec les fournisseurs,
standardisation des achats, centrale d’achats, regroupement des acheteurs et mises en
concurrence des fournisseurs sur des « places de marché »informatiques) ; les coûts de
distribution (réorganisation des réseaux de vente, nouvelles formes de distribution, modes de
rémunération des réseaux et des vendeurs…) ; et les frais généraux (délocalisations, réduction
des effectifs, compression des budgets).
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historique de données mensuelles par exemple, pour décomposer les coûts en une partie fixe
(ordonnées à l’origine de la droite de régression) et variable (pente de la droite de régression).
Cette décomposition permet de calculer :
- la marge sur coût variable (MCV), différence entre le chiffre d’affaires ( CA ) et les
coûts variables (CV) ;
-
MCV = CA – CV
- le taux de marge sur coût variable, rapport entre la marge sur coût variable et le
chiffre d’affaires, qui exprime le nombre de centimes d’euro sécrété par un euro de
ventes pour couvrir les coûts fixes et, au-delà, pour réaliser le résultat.
m = CA – CV
CA
SR = CF : m
Marge de sécurité = CA – SR
Elle indique de quel montant, en valeur absolue peuvent diminuer les ventes avant de rentrer
dans la zone des pertes.
Mais il est plus intéressant de la rapporter au chiffre d’affaires pour obtenir l’indice
de sécurité :
Indice de sécurité = (CA – SR) : CA
L’indice de sécurité indique de quel pourcentage le chiffre d’affaires peut baisser avant que
l’entreprise ne rentre dans la zone des pertes, en raison d’une activité insuffisante pour couvrir
les coûts fixes.
Cet indice de sécurité dépend naturellement du niveau d’activité actuel (plus il est élevé, plus
on est loin du seuil de rentabilité) mais aussi de la structure des coûts. Pour un taux de marge
sur coûts variables donné, plus les coûts fixes sont importants, plus le SR est élevé ce qui
réduit l’indice de sécurité.
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ΔR
e= R
ΔCA
CA
L’élasticité exprime la variation en pourcentage du résultat pour une variation du chiffre
d’affaires de 1%. Par exemple une élasticité de 4 signifie que si le CA baisse de 1%, le
résultat d’exploitation diminuera de 4%.
En décomposant le CA en trois composantes le résultat, les coûts fixes et les coûts
variables on démontre que l’élasticité e est obtenue par la formule :
e= CA = CA
CA−SR CA− CF
m
Ainsi la sensibilité du résultat d’exploitation aux variations d’activité :
- croit avec les coûts fixes,
- croît lorsque le seuil de rentabilité s’élève,
- diminue lorsque le taux de marge sur coûts variables augmente, c’est à dire lorsque
les coûts variables diminuent.
L’élasticité du résultat dépend donc de la structure des coûts (part des coûts fixes dans les
coûts totaux, rapport entre les coûts fixes et les coûts variables).
Observons que l’élasticité est l’inverse de l’indice de sécurité.
Il en résulte que pour diminuer son risque d’exploitation, l’entreprise doit diminuer ses
coûts fixes, modifier la structure de ses coûts et abaisser son seuil de rentabilité. Il existe de
nombreux procédés pour y parvenir tels que les systèmes de rémunération variable,
l’externalisation (sous-traitance notamment) d’une partie des activités, la réduction de la
capacité de production pour abaisser le point mort, la gestion en flux tendus et d’une manière
générale tous les procédés qui accroissent la flexibilité et la réactivité de la firme.
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3.1.3. Le levier financier.
Alors que le levier opérationnel est imputable à la structure des coûts, le levier
financier provient de la structure du financement, c’est à dire au financement des actifs pour
partie par des emprunts.
Dans le cas d’une firme utilisant exclusivement ses capitaux propres, la rentabilité
financière de ces derniers est égale à la rentabilité économique des actifs qu’ils financent.
Capitaux propres
rémunère
En revanche, le financement par endettement introduit une divergence entre les deux
rentabilités économique et financière toutes les fois que le taux d’intérêt des emprunts est
différent du taux de rentabilité économique des actifs.
Emprunt (E)
coûte Intérêts Résultat net
(avant IS)
Actifs financés
Résultat d’exploitation
procure
Au total la rentabilité financière des capitaux propres est la somme de ces deux
éléments soit, en taux de rentabilité :
Dans cette formule, l’effet de levier apparaît dans le second terme du second membre.
L’expression (Re – i) désigne le différentiel de taux ;
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Le quotient Dettes / capitaux propres (D/CP) constitue le bras de levier.
Le premier terme (B/CA) est le taux de marge nette dont nous avons analysé la
formation en étudiant les SIG ; le troisième terme (P/CP) est une mesure du taux
d’endettement qui correspond au levier financier étudié ci-avant. Il nous reste à analyser la
signification du second terme (CA/P).
Ce ratio exprime le nombre d’euros de ventes réalisées avec un euro de capital engagé
dans l’activité. Il mesure donc la rotation du capital. Plus elle est élevée, pour un taux de
marge et un taux d’endettement donnés, plus la rentabilité est importante.
L’entreprise a donc intérêt à veiller à la rotation de son capital pour la maintenir ou
l’accroître, afin d’améliorer sa rentabilité. Elle doit en permanence essayer de minimiser le
capital nécessaire à la réalisation de la production et des ventes.
En pratique, l’examen de la rotation du capital comporte l’étude spécifique des divers
actifs de l’entreprise. En effet la rotation du capital de la firme est une moyenne des rotations
particulières des divers actifs, pondérées par leurs parts respectives dans le bilan.
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en fait de (1 000 x 800) : 500 000 = 1,6 € de CA par euro de capital investi alors qu’elle
pourrait atteindre 2 €. Si la marge bénéficiaire est de 10% ceci correspond à une rentabilité
du capital investi de :
(10% x 800 000) :500 000 = 16%, alors qu’au plein emploi elle serait de :
(10% x 1 000 000) : 500 000 =20%.
2. La rotation des immobilisations peut également s’accroître par la réduction du capital
employé : cession de matériels inutilisés ou sous employés ; renouvellement
d’équipements par des matériels au rendement plus élevé. Ainsi il est parfois
intéressant de déclasser un matériel en état de fonctionnement ; recours à la sous-
traitance (c’est le sous traitant qui apporte le capital technique) ; financement par
crédit-bail.
3. Le travail en continu, ou par équipes successives se justifie parfois par des impératifs
techniques (problèmes de sécurité, fonctionnement continu d’une centrale
énergétique..). Il peut aussi répondre au souci financier de rentabiliser les équipements
puisque, avec le même capital, on réalise un niveau de production plus élevé.
Il n’y a pas que les biens utilisés qui « coûtent » du capital. Les créances accordées
aux clients pèsent aussi sur la rentabilité. L’entreprise peut :
- réduire les délais de règlement des clients,
- sélectionner sa clientèle,
- instaurer des plafonds de crédit,
- accorder des escomptes de règlement pour paiement comptant,
- proposer aux clients des prélèvements automatiques à date fixe,
- mettre en place des systèmes d’abonnement (paiement d’avance des abonnés)
- ou systématiser les avances et acomptes sur commandes
Il existe ainsi de nombreux moyens d’améliorer la rentabilité par la réduction des coûts et par
l’amélioration de la rotation du capital.
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et dans ses variations au cours du temps. Il faut donc étudier les diverses marges car elles
apportent des éclairages complémentaires sur la rentabilité : marge brute, marge
d’exploitation, marge sur coût variable et marge nette en particulier.
- L’élasticité de la demande par rapport aux prix et par rapport aux revenus a une
grande importance quant aux possibilités de répercuter les variations des prix d’achat,
et plus généralement des coûts, dans les prix de vente, ainsi que sur la stabilité de la
demande.
- La concurrence actuelle et potentielle affecte le niveau des ventes et des prix ; elle est
double : celle des produits similaires et celle des produits de substitution.
- La fiscalité et les charges sociales, par les variations d’assiette et de taux, amputent
les résultats.
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nouveaux ou confèrent des éléments de monopole (par exemple des normes, des
labels).
- Les taux d’intérêt et leurs variations affectent inégalement les entreprises selon leur
niveau d’endettement et la composition de cet endettement à taux fixe ou variable.
- Il en va de même du marché financier qui affecte, par les variations de cours des
titres, la rentabilité des firmes ayant un important portefeuille de titres (sociétés
d’assurance par exemple).
- Les taux de change ont une grande importance pour les entreprises importatrices et
exportatrices dans des pays hors zone euro ; ainsi que pour les groupes ayant des
filiales à l’étranger dont le résultat converti en euros varie grandement selon les
fluctuations des taux de change.
Pour faire face aux caractéristiques et aux changements de leur environnement, les entreprises
doivent adapter leur stratégie et leur organisation. C’est par cette congruence entre
environnement, stratégie et organisation qu’elles peuvent atteindre leurs objectifs de
rentabilité à long terme.
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QUESTIONS DE VERIFICATION DES CONNAISSANCES
1. Pour les notions suivantes : efficacité, efficience, rendement, productivité :
-donner une définition,
-proposer une mesure
-indiquer les cas et objectifs de leur utilisation,
-analyser les limites du concept.
3. Comment mesurer les gains de productivité dans l’entreprise ? Rechercher leur origine,
notamment dans les aspects techniques et organisationnels du fonctionnement de la firme.
9. Analyser les taux de rentabilité significatifs que l’on peut calculer à partir des SIG. Pour ce
faire :
-distinguer rentabilité économique et rentabilité financière ;
-rentabilité brute et rentabilité nette.
10. Quels autres ratios (différents des ratios tirés de la comptabilité) les opérateurs sur les
marchés financiers utilisent-ils pour appréhender la rentabilité financière d’une entreprise ?
Pourquoi les évaluations des marchés financiers diffèrent-elles des évaluations comptables ?
11. A quoi sert le calcul des résultats et des rentabilités comptables d’exercice ? Quelles en
sont les limites ?
12. Analyser le mécanisme du levier financier. Montrer qu’il est dû à un effet de structure.
13. Proposer une formule de calcul de l’effet de levier financier (dans le cas d’une rentabilité
d’exercice)
17. Montrer qu’il est également dû à un effet de structure et qu’il engendre également une
volatilité de la rentabilité. En quoi est-il lié aux choix d’organisation de l’entreprise ?
18. Comparer les leviers financier et opérationnel pour analyser les similitudes et les
différences.
19. Rechercher les facteurs explicatifs de la rentabilité et de ses variations dans le temps
pour une entreprise et classer ces facteurs en catégories.
F1 F2 F3 F4
charges financières
résultat d’exploitation
résultat courant
résultat net
CAF
4. Que est le taux d’intérêt critique (tic) à partir duquel l’effet de levier devient négatif
Tic=
26
6. Y a-t-il un lien entre risque et rentabilité. Justifiez votre réponse par référence au cas
traité, et comparez ensuite à l’explication proposée
Votre réponse :
Votre réponse :
4.2. L’autofinancement
CAF =
7. Dans une firme, au cours de l’année n l’autofinancement a été de 1 200 000€ alors que
la CAF était de 2 400 000€.
D’où provient la différence ?
8. Sachant que le bilan de cette firme avait la structure suivante, que pensez-vous de cette
politique ?
Actif Passif
Actif immobilisé 5 000 000 Capital social 2 000 000
Actif circulant 3 400 000 Réserves 500 000
Résultat 1 500 000
Dettes 4 400 000
Total 8 400 000 8 400 000
Votre réponse :
28
Corrigé des applications
29
2. En limitant l’étude au premier exercice, calculer :
- la rentabilité économique brute comptable (d’exercice)
- la rentabilité économique nette comptable
- la rentabilité financière brute comptable
- l
F1 F2 F3 F4
Reb 26,66% 26,66% 26,66% 26,66%
Ren 10% 10% 10% 10%
Renn 6,66% 6,66% 6,66% 6,66%
Rfb 23,33% 41,33% 62,22% 29,62%
Rfn 6,66% 8% 7% 29,62%
a
Tic=10%
L’investissement, indépendamment de son financement rapporte une rentabilité avant impôt
de 10%. Tout financement dont le coût avant impôt est supérieur à ce taux réduit la
rentabilité des capitaux propres au dessous de la rentabilité économique de 10%.
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6. Y a-t’il un lien entre risque et rentabilité. Justifiez votre réponse par référence au cas
traité,
Notre réponse : Plus le financement fait appel à des capitaux empruntés, plus les rentabilités
financières sont importantes ; mais ceci correspond à un taux d’endettement, donc à un niveau
de risque croissant.
Il y a cependant une exception dans le cas étudié : c’est la formule 3 dans laquelle le taux
d’endettement est plus élevé que dans F2 alors que la rentabilité financière s’abaisse. C’est
que l’effet de levier s’inverse pour l’emprunt bancaire dont le taux d’intérêt (15%) est
supérieur à la rentabilité économique de l’investissement (10%).
Il faut tenir compte de la structure financière globale de l’entreprise, notamment de son taux
d’endettement antérieur.
Et comparer les rentabilités obtenues au taux de rentabilité requis ou habituel des capitaux de
l’entreprise.
En outre il faut intégrer les considérations stratégiques, commerciales, techniques et sociales
aux choix financiers.
Enfin il faut prendre en compte les interdépendance et complémentarités avec les autres
activités de la firme
8. Les limites de la rentabilité d’exercice ?
Notre réponse : La rentabilité d’exercice ne tient pas compte de l’étalement dans le temps des flux
financiers.
Elle repose sur des concepts comptables de résultat, fondés sur l’analyse en charges et produits, et non
sur de véritables flux de trésorerie.
Certaines conventions comptables, relatives notamment aux amortissements sont contestables ainsi que
le découpage de l’activité en tranches annuelles pour analyser un projet s’étendant sur plusieurs années.
42. L’autofinancement
1. Règles de passage de l’EBE à la CAF
CAF =
EBE
+Autres produits d’exploitation
-Autres charges d‘exploitation
+Produits financiers encaissables
-Charges financières décaissables
+Produits exceptionnels encaissables
-Charges exceptionnelles décaissables
-Participation des salariés
-Impôt sur les bénéfices
+Transfert de charges
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3. La CAF est-elle un flux de trésorerie ?
La CAF est un flux de trésorerie potentiel, puisqu’une partie de la CAF est gelée dans la
variation du BFR, qui constitue donc l’un des emplois de la CAF.
C’est un flux de financement
4. Quelles utilisations peut-on faire de la CAF ?
Les emplois possibles de la CAF sont :
0. distribution de dividendes
1. investissements de renouvellement (autofinancement de maintien)
2. investissements nouveaux (autofinancement net)
3. variation du BFR (augmentation du FR)
4. remboursement d’emprunt
5. amélioration de la trésorerie.
7. Dans une firme, au cours de l’année n l’autofinancement a été de 1 200 000€ alors que
la CAF était de 2 400 000€.
D’où provient la différence ?
Des dividendes distribués au cours de l’exercice, calculés sur le résultat de l’année
précédente.
8. Sachant que le bilan de cette firme avait la structure suivante, que pensez-vous de
cette politique ?
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