Correction Pecos
Correction Pecos
CORRECTION
Cette série de sujets corrigés par l’équipe pédagogique des PECOS a été rédigée sous la supervision de
avec la participation de :
Les corrigés indicatifs proposés visent à permettre aux candidats de mieux faire un travail préalable à la
rédaction de leur devoir. Dans le souci de les amener à contribuer de façon fructueuse et profitable à
leur apprentissage, ces derniers sont invités à proposer une introduction, à rédiger les paragraphes (du
développement) et une conclusion. La présentation telle que proposée dans le plan détaillé vise à aider
le candidat à mieux structurer les paragraphes. Les candidats ne doivent en aucun cas présenter la version
finale de leur travail avec des titres et des sous-titres comme préconisé dans la méthodologie. Ils sont
tenus également de respecter la présentation typographique indiquée.
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SUJET 1 : « À la veille de la Tabaski, commerçants comme clients étaient unanimes : les prix de certains produits
ne font qu’augmenter depuis quelques mois. Pour un mouton qui se vendait à 80 000 F CFA l’année dernière,
il faut débourser au moins 100 000 F CFA cette année 2021. Il faudra donc se serrer la ceinture. ….‘’ C’est
le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui nous approvisionnent en bétail. Mais de 645 bœufs abattus tous les
jours, nous sommes passés à environ 300. Cela fait que le prix de la viande a augmenté en Côte d’Ivoire’’»,
Source : www.jeuneafrique.com/1206077
I-ANALYSE DU SUJET :
Ce sujet met en exergue un seul thème central. Le phénomène décrit est celui de la hausse des prix des biens
et services . Il s’agit donc de l’inflation. Le taux d’inflation est mesuré par l’indice des prix à la consommation
(IPC). L’inflation est également mesurée par le taux du déflateur de PIB.
L’inflation se définit comme une hausse généralisée et continue du niveau des prix des biens et services. Le
phénomène décrit ici traduit une situation de disfonctionnement structurel des économies. Il porte sur un
seul thème central et nous invite à une analyse approfondie du phénomène. C’est un sujet d’analyse à
caractère exhaustif. Dans un tel cas le plan est du genre : Causes, conséquences et solutions.
II- PLAN
C’est un sujet d’analyse dont le plan est le suivant : CAUSES , CONSEQUENCES, SOLUTIONS
III-PLAN DETAILLE
INTRODUCTION (à faire)
L’inflation s’explique par un déséquilibre entre offre et demande. Lorsque la demande excède l’offre des
biens et services, les prix augmentent mécaniquement afin de retrouver cet équilibre.
-La rareté de certains produits (alimentaires ) face à une demande abondante conduit à l’inflation.
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- Les anticipations inflationnistes peuvent contribuer à accroitre la demande de certains biens et service et
déboucher sur l’inflation. En effet le fait d’anticiper une hausse des prix de certains biens ou services peut
pousser les ménages à dépenser davantage dans ces biens dans l’optique de contrer ces augmentations de prix
futurs. Quand une telle anticipation est partagée par un bon nombre de ménages, cela débouche sur une hausse
des prix de ces produits due à une hausse de la demande de ces biens par rapport à l’offre.
-Selon les tenants de la théorie quantitative de la monnaie, l’inflation s’explique par une création excessive de
la monnaie. Si la masse monétaire augmente de façon excessive, cela accroit la demande de biens et services.
A court terme la production et la vitesse de circulation de la monnaie étant constante , il en résulte une hausse
du niveau général des prix d’où l’inflation. Selon Milton Friedman :« l’inflation est partout et toujours un
phénomène monétaire ».
-L’augmentation de la masse monétaire vise généralement la relance de la demande, et ce, par le biais de
l’encouragement des investissements directs ou indirects. Lorsque la masse monétaire augmente, la demande
augmente des biens et services augmente également. Mais si l’augmentation de la production est inférieure à celle
de la demande issue de la création monétaire , alors il y aura une hausse des prix qui débouchera sur l’inflation.
-L’inflation par la monnaie peut aussi résulter d’une monétisation du déficit budgétaire. En effet, pour financer
son déficit budgétaire, l’Etat peut recourir à trois solutions : Soit en émettant des titres, soit en augmentant le
taux d’imposition fiscal, soit aussi de recourir au financement monétaire de son déficit. Le financement de son
déficit via le financement monétaire ou la planche à billet entraine l’inflation.
Les causes relatives au coûts seront évoquées en premier lieu et par la suite les causes structurelles seront mises
en relief.
- Une hausse généralisée et persistante des prix peut se justifier par une augmentation du coût de fabrication d’un
bien ou parce que les produits qui le composent sont de plus en plus chers. L’augmentation du coût de fabrication
provient souvent d’une hausse des prix des matières premières , qui se répercute sur le prix des biens et services.
-Les revendications salariales entrainent une hausse des salaires que l’entrepreneur répercute sur le prix des biens
et services et peut causer l’inflation.
-L’augmentation des SMIG peut être répercutée sur le prix des biens et services et engendrer l’inflation.
-.Une hausse des prix des produits importés renchérit le coût de production du produit final et débouche sur
une hausse des prix des produits et peut entrainer l’inflation. Cette situation reflète par exemple la hausse des
prix de certains inputs importés qui rentrent dans la fabrications de biens ou services (ex : le blé pour le pain, le
pétrole ) et qui in fine se répercute sur le prix des biens et services finaux (inflation importée) .
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-Inflation structurelle :
Certaines mutations structurelles au sein de l’ économie peuvent favoriser l’inflation. C’est le cas d’une situation
de monopole caractérisée par une absence de concurrence ( un seul offreur et plusieurs demandeurs). Cela est
également possible dans les situations où la structure du marché est oligopolistique caractérisée par quelques
offreurs et un grand nombre de demandeurs.
-Un environnement international caractérisé par l’ouverture des marches sur l’extérieur, la demande pour
certains produits nationaux pourrait augmenter. Ce qui entrainera aussi une augmentation des prix. De plus, dans
un contexte de recherche de compétitivité, certains pays peuvent recourir à la dévaluation. Cette dévaluation
renchérit les prix à l’importation et entraine l’augmentation de la demande intérieure et donc l’augmentation des
prix nationaux .
II-CONSEQUENCES
-l’inflation conduit à une baisse de la rentabilité des prêts pour les préteurs.
-Elle entraine une hausse des taux d’intérêt pour les prêts indexés sur le taux d’intérêt.
- L’inflation conduit à une modification de la répartition des revenus en pénalisant les agents a revenus fixe ,les
retraites et tous ceux qui ont conclu des contrats sans indexation au taux d‘intérêt au profit des agents endettés
qui vont rembourser des dettes non indexées au taux d’intérêt.
- Cependant l’inflation allège les coûts de l’endettement avec une baisse des taux d’intérêt réel..
III-SOLUTIONS
Les solutions adoptées pour remédier à l’inflation dépendent des causes de l’inflation. Un large éventail de
solutions sera abordé dans l’optique d’ envisager les différentes solutions possibles.
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Les solutions à adopter en ce qui concerne l’inflation dépend essentiellement des causes qui l’ont engendrées.
Néanmoins nous allons inventorier un ensemble de solutions qui devront naturellement être adaptées aux causses
de l’inflation. On peut citer entre autres les mesures suivantes au niveau économique :
- Subvention du prix des intrants de fabrication des produits de premières nécessité ou des produits dont la
demande est fortement sensible au prix .
-Améliorer le fonctionnement du marché, développer la concurrence, agir sur le mode de formation des revenus.
-Aide à travers des politiques pro-pauvres (Ciblages des plus pauvres et offre de transferts monétaires).
CONCLUSION :
L’inflation résulte de causes multiples avec des conséquences dramatiques aussi bien au niveau économique que
social qui appellent des solutions appropriées à ces différents niveaux. Avec l’ampleur et l’acuité avec laquelle
les problèmes d’inflation se posent en Afrique , une question fondamentale émerge : Les politiques de lutte contre
l’inflation sont-elles efficaces dans le contexte des pays d’Afrique au Sud du Sahara ?
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SUJET 2 : Le développement de l’économie numérique, opportunité ou menace pour les pays
africains ? (ENA Cycle Moyen Supérieur, 2021).
I-ANALYSE DU SUJET :
L’économie numérique :
L’économie numérique englobe les activités économiques et sociales qui sont activées par des plateformes telles
que les réseaux internet, mobiles et de capteurs, y compris le commerce électronique.
On note un manque d’unanimité quant à une définition universelle de l’économie numérique, L’INSEE assimile
l’économie numérique aux secteurs producteurs des Technologies de l’Information et de la Communication
(TIC). Le secteur des TIC regroupe les entreprises qui produisent des biens et services supportant le processus
de numérisation de l'économie, c'est-à-dire la transformation des informations utilisées ou fournies en
informations numériques (informatique, télécommunications, électronique).
La réponse à une telle préoccupation est du genre oui ou non. Le sujet proposé est donc un sujet de type
discussion.
-L’espace géographique est le cadre des pays africains. Aucun aspect temporel particulier n’a été défini.
II- PLAN
Le sujet est de type dialectique. Dans cette optique le plan propose est du genre : thèse, antithèse.
-le développement de l’économie permet l’accès à l’information a moindre de couts et de faire des économies.
-Cela permet une forte informatisation du travail et de réaliser des économies de temps et d’énergies dans la
réalisation du travail.
-facilite les contrôle des activités et des travaux et minimise la fraude, notamment la digitalisation des services
fiscaux et bancaires.
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-Accroit l’accès à l’information et permet de recruter des travailleurs les plus qualifiés .
-le développement du numérique facilite le développement des activités commerciales en ligne à travers le e-
commerce et le e-banking.
-le développement du numérique facilite le traitement des dossiers administratifs et facilite l’archivage de ces
documents à des fins de contrôle. Ce qui améliore la productivité du travail.
-Le développement numérique facilite la recherche d’emploi à travers les plateformes d’offre d’emploi en ligne
-il favorisent l’accès à des biens à des prix compétitifs à travers le e-commerce
-améliore le bien-être des citoyens en leur épargnant la désutilité physique en leur évitant de parcourir de longues
distances pour des services spécifiques par exemple la digitalisation des inscriptions aux concours de la fonction
publique.
-favorisent le développement de services médicaux de pointe qui améliorent la sante et l’Esperance de vie des
populations.
-le développement de l’économie numérique améliore le capital humain à travers l’accès à des documents en
ligne a moindre ou sans couts , facilite la recherche et le développement des communautés.
-Le développement du numérique fait naitre de nouveaux emploi notamment le développement du e-commerce
, le e-banking etc… qui participent à créer des emplois mais également contribuent à la croissance économique.
-le développement du numérique a permis des avancées notables dans le domaine médicales avec de nos jours
des opérations au laser et des soins assistés par ordinateur ; ce qui permet d’améliorer la santé des population et
d’accroitre l’espérance de vie.
- le développement de l’économie numérique engendre des activités submersibles comme la cybercriminalité qui
réduit l’afflux d’investisseurs étrangers et nuit à l’économie du pays.
-le numérique peut contribuer à créer du chômage de par l’automatisation de certains emploi et réduit la demande
de travailleurs supplémentaires .
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-Entraine des bouleversements de la vie de couple des citoyens moins prudents entraine des divorces.
-Le piratage informatique et l’exposition de la vie privée des citoyens pouvant conduit à des coûts psychologiques
énormes et des rejets dans la sociétés.
- le développement des activités obscènes telles que la prostitution et la diffusion de films et autres supports à
caractère pornographique (dépravation des mœurs).
-Entraine l’accroissement des niveaux de qualifications requises pour d’autres emplois ; ce qui éjecte certains
travailleurs du marché du travail et conduit à des pressions psychologiques et à du stress chez les travailleurs.
-Favorise le développement des activités de diffamation , à travers des blogs et vidéos mensongers visant à ternir
l’image de personnes physiques ou morales..
CONCLUSION :
Le développement de l ’économie numérique présente des effets vertueux au niveau économique et social qui
appelle la prise de consciences des effets pervers et la mise en œuvre de garde-fou pour en profiter. Dans un tel
contexte quelles sont les mesures idoines pour encadrer le développement de l’économie numérique ?
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SUJET 3 : Comparer le protectionnisme et le libre – échange
I-ANALYSE DU SUJET
Ce sujet demande sans ambiguïté de comparer le protectionnisme et le libre-échange, deux notions relatives aux
échanges internationaux.
Protectionnisme : ensemble des mesures visant à protéger l’économie nationale de la concurrence étrangère.
Libre – échange : ensemble de pratiques visant à lever les entraves aux échanges commerciaux entre deux ou
plusieurs Etats.
Ce sujet vise donc à mettre en évidence les convergences et les divergences entre ces deux notions.
II-TYPE DE SUJET :
I-LES CONVERGENCES
II-LES DIVERGENCES
III-PLAN DETAILLE
I-LES CONVERGENCES
- Le libre – échange est basé sur les théories des avantages absolus d’Adam Smith, des avantages comparatifs
de David Ricardo et de la théorie de Hecksher Ohlin Samuelson (HOS). Selon David Ricardo, un pays doit
se spécialiser dans la production du bien pour lequel il a un avantage comparatif, ce qui permettra de produire
des biens de meilleure qualité et compétitifs. En outre la théorie HOS recommande une spécialisation dans la
production du bien qui utilise plus le facteur de production le plus abondant dans le pays.
- Les deux pratiques visent à promouvoir la croissance et le développement des Etats par l’accroissement de la
consommation locale en protégeant les industries locales (protectionnisme) ou par le biais du libre -échange
en se spécialisant dans la production du bien de son avantage comparatif et en exportant davantage.
- Pouvoir tirer profit de l’échange international, par l’amélioration de la balance commerciale (réduction des
importations et hausse des exportations).
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-Assurer la compétitivité des produits nationaux (par le protectionnisme) et en se spécialisant dans les
secteurs dont le pays détient un avantage comparatif (par le libre –échange), source de gain de productivité.
- réduction de la pauvreté
II-LES DIVERGENCES
Le protectionnisme exige la mise en place des barrières tarifaires (droit de douane, subvention des producteurs
nationaux,) et des barrières non-tarifaires (quota, et règlementations (normes sanitaires, normes de sécurité,
normes environnementales, normes techniques).
- Cependant le libre – échange requiert la levée de toute entrave au commerce international notamment la levée
des barrières tarifaires et non –tarifaires.
- le transfert de technologie
- le problème de spécialisation inégale (selon le type de spécialisation, les gains peuvent etre inégaux)
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- la protection du marché intérieur en favorisant les produits locaux
CONCLUSION :
OUVERTURE : Lesquelles des mesures protectionnistes ou des mesures de libre –échange faut-il privilégier
dans les pays en développement ?
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SUJET 4 : Dans quelle mesure l’inclusion financière peut-elle favoriser la croissance économique en
Afrique subsaharienne ?
I-ANALYSE DU SUJET :
-L’inclusion financière :
L’inclusion financière est l’ensemble des dispositifs et moyens mis en œuvre pour lutter contre l’exclusion
bancaire et financière. Parmi ces moyens et dispositifs on note toute une gamme de produits et services financiers
et non financiers rendus accessibles aux populations pauvres à un prix raisonnable. L’inclusion financière a
pour but d’élargir l'accès à des produits et services bancaires et financiers abordables et responsables pour les
populations exclues du circuit bancaire classique.
L’inclusion financière définit la possibilité pour les individus et les entreprises d’accéder à moindre coût à toute
une gamme de produits et de services financiers utiles et adaptés à leurs besoins (transactions, paiements, épargne,
crédit et assurance) proposés par des prestataires fiables et responsables.
L’inclusion financière d’un individu peut être définie comme l’accès de cet individu aux services financiers
formels de base. On dit qu’une personne est incluse financièrement lorsqu’elle a un compte en banque, la capacité
de souscrire une épargne et de contracter un prêt, et la possibilité de recourir à des services bancaires tels que
l’obtention d’une carte de crédit ou l’utilisation d’un mobile pour ses paiements. Les services financiers formels
doivent être disponibles, accessibles et abordables (BSI Economics, n.d).
-La croissance économique : L’augmentation du produit intérieur brut sur une longue période.
Le sujet tel que libelle avec les termes comme, dans quelle mesure , nous invite à rechercher les conditions
dans lesquelles l’inclusion financière favorise la croissance économique dans le contexte des pays d’Afrique
subsaharienne. En il s’agit d’analyser l’effet positif de l’inclusion financière sur la croissance.
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1,1, Objectifs de l’inclusion financière
L’inclusion financière a pour but d’élargir l'accès à des produits et services bancaires et financiers abordables et
responsables pour les populations exclues du circuit bancaire classique. En général il s’agit d’offrir des services
financiers et des services non-financiers.
1. la micro-assurance (ou l’assurance inclusive) avec toutes les variantes possibles liées aux assurances
(risque climatique, décès, etc.)
2. les différents produits de crédit
3. la pension
4. les produits d’épargne
5. le transfert d'argent
Les services non financiers couvrent quant à eux un champ plus vaste. Il peut en effet s’agir de :
La distribution de ces différents services est assurée sur le marché par divers organismes financiers tels que
institutions de microfinance (IMF), les coopératives, les prestataires de micro-assurance, les banques etc…
Au regard des donnees de Global Findex Database (2014), une synthèse de l’inclusion financière en Afrique par
rapport aux données mondiales donne :
- 27,4 % de la population mondiale détient une épargne formelle contre seulement 15,4 % des Africains qui
déposent des fonds dans une institution financière.
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- le continent africain semble même plus enclin à emprunter, avec 51,4 % de la population africaine qui reconnait
avoir souscrit un prêt dans les 12 derniers mois contre 42,4 % au niveau mondial. De tels chiffres démontrent de
plus l’importance du secteur informel pour l’épargne et le crédit.
- 56,3 % de la population africaine répond avoir épargné durant les 12 derniers mois contre 56,5 % au niveau
mondial.
- 6,7 % de la population africaine a contracté un prêt auprès d’un établissement financier dans les 12 derniers
mois contre 10,7 % au niveau mondial
-Seul le mobile banking fait office d’exception. En effet 13% de la population africaine détient un compte mobile
money comparativement à 2% dans le monde (Global Findex Database, 2014),
Les indicateurs de l’inclusion financière en Afrique sont pour la grande majorité inférieurs à la moyenne
mondiale. L’ inclusion financière se heurte souvent à la finance informelle,
- A l’échelle microéconomique, l’inclusion financière permet de financer des projets, qu’ils soient personnels ou
professionnels. Ce qui conduit à la croissance économique.
- l’échelle d’une entreprise, l’inclusion financière permet une facilitation des activités et des procédures, comme
par exemple le versement des salaires ou le paiement des fournisseurs.
- Au niveau étatique, l’inclusion financière permet un meilleur contrôle et une réglementation des activités
économiques et facilite le paiement des impôts ou le versement des subventions.
-le système de mobile money a permis à de nombreux individus d’être inclus financièrement grâce à une
couverture géographique bien supérieure à celle des banques et permis des transferts de fonds importants pour le
financement des activités économiques des personnes incapables d’accéder au système financiers bancaire formel.
-l’inclusion financière assure également la solidité des institutions financières qui disposeront davantage
d’épargner pour accroitre leur activité d’intermédiation financière et contribuer à la croissance économique.
- Un individu détenteur d’un compte courant sera plus enclin à recourir à d’autres services financiers, comme le
crédit ou l’assurance, à créer une entreprise ou développer une activité,
-L’utilisation de la téléphonie mobile dans le monde, a facilité l’élargissement de l’accès aux services
financiers pour des populations difficiles à atteindre et les entreprises, à moindre coût et pour un risque
minimal permettant aux services financiers de réaliser d’énormes profits et d’accroitre les recettes fiscales pour
l’Etat.
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-l’accès aux services financiers grâce à l’inclusion financière permettra de financier les activités de recherche et
développement de développer l’innovation technique.
-A travers l’éducation financière des populations , l’inclusion financière peut participer au développement d’une
race d’entrepreneurs et rendre via la création d’entreprise.
-le développement de l’inclusion financière favorise les transferts des migrants aux ménages locaux et accroit les
ressources au secteur financier et bancaire , capable d’accroitre les services financiers mais également élargit la
gamme des services financiers dont peuvent bénéficier ces détenteurs de compte. Ce qui peut doper les activités
d’intermédiation mais aussi accroitre le financement des projets et déboucher sur la croissance.
-L’inclusion financière permet aux populations pauvres de financer leurs activités, d’épargner, de subvenir aux
besoins de leur famille et de se protéger contre les risques de la vie courante. Ce qui permet de réduire la pauvreté.
-l’accès aux services financiers peut permettre aux ménages bénéficiaires de lutter contre la sous-alimentation
et d’améliorer leur santé.
- L’accès à des produits et services financiers facilite le quotidien et aide les ménages et les entreprises à anticiper
le financement d’objectifs de long terme ou faire face à des imprévus.
-Un individu ayant accès aux services financiers sera plus enclin à investir dans l’éducation ou la santé, à gérer
les risques et à surmonter les chocs financiers, soit autant de facteurs qui amélioreront globalement son niveau de
vie. Ce qui, à terme améliore leur capital humain bénéfique pour l’ensemble de l’économie.
CONCLUSION :
L’accès aux services financiers demeure une préoccupation importante en Afrique. Dans un tel contexte
l’amélioration de l’inclusion financière favorisera le développement économique et des perspectives durables
pour les pays en développement. Cependant force est de constater que le niveau de l’inclusion financière actuelle
invite a des efforts importants. Quelles sont les entraves au développement de l’inclusion financière en Afrique ?
Ou en d’autres termes quels sont les déterminants de l’inclusion financière en Afrique subsaharienne ?
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SUJET 5 : En quoi l’inflation et le chômage sont-ils des limites à la croissance économique dans les pays
d’Afrique subsaharienne ?
INTRODUCTION 1
Assurer une croissance économique durable figure en bonne place des Objectifs de développement
durables (ODD) , cependant les pays d’Afrique au Sud du Sahara réalisent de piètres performances en
matière de croissance comparée à d’autres régions du monde. Leur contexte économique est émaillé
d’une hausse du chômage . Cette situation de chômage s’accompagne dans certains pays d’une
augmentation de l’ inflation. L’inflation peut se définir comme une hausse soutenue et durable du
niveau général des prix. Quant au chômage , il représente la situation d’une personne en âge de
travailler, sans activité rémunérée et à la recherche active d’un emploi (BIT). La hausse de l’inflation
conjuguée avec le chômage inquiète de plus en plus dans le contexte des pays d’Afrique subsaharienne
qui aspirent à assurer une croissance économique durable. Quelles sont donc les caractéristiques de
l’inflation et du chômage ? Dans quelle mesure ces deux phénomènes peuvent-ils atténuer la croissance
économique dans ces pays ? Après avoir mis en évidence les caractéristiques de l’inflation et du
chômage, il sera question de monter comment ces deux phénomènes nuisent à la croissance
économique.
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L’inflation et le chômage sont deux dysfonctionnements économiques relatives, respectivement au
marché des biens et services et au marché du travail , qui peuvent être engendrés par des causes variées.
Ces deux phénomènes provoquent des conséquences fâcheuses de nature à inhiber les efforts de
croissance économique, condition indispensable au développement. Au regard de la persistance de
l’inflation et du chômage , l’on est en droit de se demander : Les politiques de lutte contre l’inflation
et le chômage sont- elles efficaces en Afrique subsaharienne ?
2e Proposition d’introduction
INTRODUCTION 2 :
Alors que les classiques qualifient le chômage de volontaire, les Keynésiens le perçoivent plutôt comme un
phénomène involontaire résultant d’une faiblesse de la demande des biens et services. Ce phénomène prend des
proportions accrues dans les pays d’Afrique subsaharienne . Pire, il se conjugue avec une spirale inflationniste.
L’inflation peut se définir comme une hausse soutenue et durable du niveau général des prix. Quant
au chômage , il représente la situation d’une personne en âge de travailler, sans activité rémunérée et à
la recherche active d’un emploi (BIT). L’amplification de ces deux phénomènes inquiète de plus en
plus dans le contexte des pays d’Afrique subsaharienne qui aspirent à assurer une croissance
économique durable. Quelles sont donc les caractéristiques de l’inflation et du chômage ? Dans
quelle mesure ces deux phénomènes peuvent-ils entraver la croissance économique dans ces pays ? Cette
étude se propose d’élucider les caractéristiques de l’inflation et du chômage et par la suite se focalisera sur
les effets néfastes de ces deux phénomènes en terme de croissance économique..
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