TD1-Th0 Révisions de thermodynamique PC* 2023-2024
Révisions de
thermodynamique
Questions de cours
• Donner l’ordre de grandeur de la constante d’Avogadro.
• Qu’est-ce qu’un système fermé ? un système isolé ?
• Définir le modèle du gaz parfait monoatomique (GPM).
• Quelle est l’équation d’état des gaz parfaits ?
• Donner l’ordre de grandeur du volume molaire d’un gaz.
• Quel est l’ordre de grandeur du volume massique de l’eau ?
• Donner l’expression de l’énergie interne du GPM.
• Définir la capacité thermique à volume constant d’un système thermodynamique.
• Citer la première loi de Joule.
• Donner le diagramme (P, T ) de l’eau, et positionner les phases dans ce diagramme.
• Dans le cas de l’équilibre liquide-vapeur, donner le diagramme de Clapeyron (P, v).
• Qu’est-ce qu’un transformation isochore ? Une évolution isotherme ?
• Qu’est-ce qu’une transformation quasi-statique ? et une transformation réversible ?
• Comment qualifie-t-on une transformation se faisant à pression extérieure constante ?
• Donner l’expression du travail des forces de pression (Pext uniforme) lors d’une transformation entre deux états
d’équilibre 1 et 2.
• Pour une transformation quasi-statique et mécaniquement réversible, quel graphique nous permet d’avoir une
représentation du travail des forces de pression ? À quoi correspond alors le travail ?
• Établir l’expression du travail des forces de pression pour les transformations suivantes : transformation isochore,
une transformation monobare, une transformation isobare réversible, une transformation isotherme réversible
d’un gaz parfait.
• Le travail des forces de pression entre deux états d’équilibre dépend-il de la transformation suivie ?
• Qu’appelle-t-on transfert thermique ?
• Définir ce qu’est un thermostat.
• Que signigie transformation adiabatique ?
• Énoncer le premier principe de la thermodynamique.
• Définir l’enthalpie d’un système thermodynamique. Quelle est son unité ?
• Définir la capacité thermique massique à pression constante d’un système thermodynamique.
• Pour un gaz parfait, établir la relation de Mayer.
• Pour un gaz parfait, établir l’expression des capacités thermiques molaires en fonction de R et de γ.
• Énoncer les deux lois de Joule.
• Définir l’enthalpie massique transition de phase.
• Énoncer le deuxième principe de la thermodynamique.
• Comment qualifie-t-on une transformation réversible et adiabatique ?
• À quelle condition un transfert thermique avec un thermostat peut-il être réversible ?
• Donner les lois de Laplace ainsi que les conditions d’application.
• Quel est le lien entre l’enthalpie massique de transition de phase et l’entropie massique de transition de phase ?
Applications directes du cours
1 Soit un récipient de volume constant V = 10 L. Il contient un GPM (de l’hélium) à une pression p = 2, 1 bar
et à la température T = 300 K.
R
On donne : R = 8, 31 [Link]−1 .K−1 , la constante des gaz parfaits, kB = = 1, 38 · 10−23 J.K−1 , la constante
NA
de Boltzmann et M (He) = 4, 0 [Link]−1 la masse molaire de l’hélium.
Exprimer en fonction des données puis calculer :
a. La masse m d’hélium contenue dans le récipient et la densité particulaire n∗ des atomes dans le récipient.
b. L’énergie cinétique totale Ec du gaz enfermé puis l’énergie cinétique moyenne par atome < ec > et la vitesse
quadratique moyenne u des atomes.
c. Par suite d’une fuite de gaz, la pression passe à p0 = 1, 4 bar et la température à T 0 = 290 K. Calculer la
1
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masse du gaz échappé ∆m.
2 On considère de l’eau pure contenue dans un récipient de volume V = 10 L, à la température de 70o C.
Déterminer le titre en vapeur xv quand la phase liquide occupe la moitié du volume total.
Données : volume massique de l’eau liquide saturant à 70o C : v` = 1, 02 · 10−3 m3 · kg−1 ; volume massique de
l’eau vapeur saturante à 70o C : vv = 5, 04 m3 · kg−1 .
3 On veut préparer un bain de volume Vtot = 120 L d’eau à θ0 = 35o C en mélangeant un volume V1 d’eau chaude
à θ1 = 75o C et un volume V2 d’eau froide à θ2 = 16o C. On négligera les échanges thermiques avec l’atmosphère
et la baignoire. Déterminer V1 et V2 .
4 1. Montrer qu’ il n’existe pas de moteur monotherme .
2. Montrer qu’ aucun système décrivant une évolution cyclique ne peut réaliser un transfert thermique parfait
d’une source froide à une source chaude .
5 Dans le cas du réfrigérateur ditherme, le système (Σ) reçoit un transfert thermqiue de la part de la source
froide.
1. Montrer que le système reçoit alors un travail et cède un transfert thermique à la source chaude.
2. Définir l’efficacité thermodynamique du réfrigérateur.
3. Montrer que
Tf
e≤ .
Tc − Tf
4. Calculer l’efficacité maximale obtenue dans le cas d’une machine réversible.
5. Donner l’allure du cycle (cycle de Carnot) dans un diagramme (T,S).
6 Un moteur réel, fonctionnant entre deux sources de chaleur, l’une à Tf = 400 K et l’autre à Tc = 650 K, produit
500 J par cycle, pour 1500 J de transfert thermique fourni.
1. Comparer son rendement à celui d’une machine de Carnot fonctionnant entre les deux mêmes sources.
2. Calculer l’entropie créée par cycle, notée Sc .
3. Montrer que la différence entre le travail fourni par la machine de Carnot et la machine réelle est égale à
Tf Sc , pour une dépense identique.
3 3
1 a. m = 3, 37 g, n∗ = 5, 07 · 1025 m−3 , b. U = nRT , U = 3, 15 kJ, < ec >= kB T , < ec >= 6, 21 · 10−21 J,
2 2
v`
v ∗ = 1, 37 · 103 m.s−1 , c. ∆m = 1, 05 g. 2 xv = ; xv = 2, 0 · 10−4 . 3 V1 = 39 L et V2 = 81 L. 4 Cours. 5
v` + vv
Cours. 6 1. η = 0, 33 et ηC = 0, 38, 2. Sc = 0, 19 J.K−1 , 3. Tf Sc = W − WC .
Exercices
1. Gonflage de pneus
Dans cet exercice, l’air est assimilé à un gaz parfait.
1. Un pneu sans chambre, de volume supposé constant, est gonflé à froid, à la température T1 = 20o C, sous la
pression P1 = 2, 1 bar. Après avoir roulé un certain temps, le pneu affiche une pression P2 = 2, 3 bar ; quelle
est alors sa température ?
2. Un pneu de volume V1 = 50 L est gonflé au moyen d’air comprimé contenu dans une bouteille de volume
V0 = 80 L à la pression initiale P0 = 15 bar.
Si la pression initiale dans le pneu est nulle et la pression finale Pp = 2, 6 bar, déterminer la pression P1 dans la
bouteille à la fin du gonflage d’un pneu, puis le nombre de pneus que l’on peut gonfler, l’opération se passant
à température constante.
2. Dissociation d’un gaz
1. Quel est le volume V0 occupé par 1 g de dibrome à θ0 = 600o C sous la pression standard (P o = 1 bar), en
assimilant la vapeur à un gaz parfait.
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2. Que devient ce volume (noté V1 ) à θ1 = 1600o C ?
3. L’expérience montre que ce volume est en fait V10 = 1, 19 L. Montrer que ce résultat peut s’expliquer en
admettant qu’une partie des molécules de Br2 s’est dissociée en atomes de brome Br. Calculer le coefficient de
dissociation.
Données : masse molaire du brome : M (Br) = 80 g · mol−1 , R = 8, 314 J.K−1 .mol−1 .
3. Pompe à vide primaire
On utilise comme pompe à vide primaire le système représenté sur la
figure ci-contre.
Un piston se meut dans un récipient cylindrique qui communique par
des soupapes s et s0 respectivement avec l’atmosphère (pression Pa ) et s' s
le récipient à vider R (qui contient initialement de l’air sec considéré
comme un gaz parfait à la pression PR,0 ≤ Pa ). Le volume de ce
récipient, compte tenu des canalisations nécessaires, est VR . Le volume
atm.
offert au gaz dans le cylindre V varie entre un maximum VM et un
minimum Vm , volume nuisible résultant de la nécessité d’allouer un R
certain espace à la soupape s0 .
La soupape s est fermée pendant la montée du piston. Lorsque la pression atmosphérique Pa devient inférieure à la
pression P dans le cylindre C la soupape s s’ouvre.
La soupape s0 s’ouvre lorsque la pression dans le cylindre P devient inférieure à celle du gaz dans le réservoir PR et
se ferme pendant la descente du piston.
Au départ, le piston est dans sa position basse (la plus proche du fond du cylindre) ; s0 est fermée, le volume Vm est
rempli d’air à la pression Pa .
1. (a) En supposant que le piston se déplace suffisamment lentement pour que l’air subisse des transformations
isothermes, calculer V1 le volume offert au gaz dans le cylindre quand s0 s’ouvre en fonction de PR,0 , Pa et
Vm .
(b) Calculer la pression PR,1 dans le réservoir lorsque s0 se referme.
(c) Exprimer V10 le volume offert au gaz quand s s’ouvre.
(d) Peut-on d’ores et déjà montrer que l’on ne pourra faire descendre la pression dans R au-dessous d’une valeur
limite P` ? Exprimer P` en fonction des données.
2. Calculer la pression PR,n dans le réservoir après n allers et retours du piston.
3. Donner la valeur limite de Pn lorsque n 1. Comparer cette limite avec P` .
4. Apllications numériques : calculer PR,1 et P` .
Données : VR = 5, 0 dm3 , VM = 250 cm3 , Vm = 5, 0 cm3 ; PR,0 = Pa = 1, 01 bar.
4. Vapeur sèche ou saturée
On introduit m = 4, 00 g d’eau (masse molaire M = 18, 0 [Link]−1 ) dans un récipient de volume V = 10, 0 L, maintenu
à la température T1 = 70, 0 o C, initialement vide d’air.
1. Expliquer, de manière qualitative, ce qu’il se passe.
2. En faisant l’hypothèse que toute l’eau est vaporisée (assimilée à un gaz parfait), calculer la pression de la vapeur
d’eau au sein du récipient. Commenter.
3. La valeur tabulée du volume massique de la vapeur d’eau saturée, à 70, 0o C, est 5, 0396 m3 .kg−1 . Calculer la
masse maximale de vapeur que peut contenir le récipient. Commenter.
4. On porte le récipient à 100o C, quelle est la nouvelle pression ?
Données : Pressions de vapeur saturante de l’eau : Ps1 = Ps (T1 = 70, 0o C) = 0, 312 bar et Ps2 = Ps (T2 = 100o C) =
1, 013 bar.
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5. Travail reçu par un gaz pour différents chemins suivis
L’état initial d’une mole de gaz parfait est caractérisé par P0 = 2 · 105 P a, V0 = 14 L. On fait subir successivement à
ce gaz les transformations réversibles suivantes :
• une détente isobare qui double son volume ;
• une compression isotherme qui le ramène à son volume initial ;
• un refroidissement isochore qui le ramène à l’état initial.
1. À quelle température s’effectue la compression isotherme ? En déduire la pression maximale atteinte.
2. Représenter le cycle de transformations dans le diagramme (P, V )
3. Calculer les travaux et transferts thermiques échangés par le système au cours du cycle, soient W1 , W2 , W3 , Q1 ,
CP
Q2 et Q3 en fonction de P0 , V0 et γ = C V
= 1, 4 (supposé constant dans le domaine de températures étudié).
4. Vérifier ∆U = 0 pour le cycle.
6. Transformations d’un gaz
Un récipient de volume V1 = 10 L contient de l’air sous la pression P1 = 1, 0 bar à la température T1 = 20o C.
1. On fait subir à ce gaz une compression isotherme réversible jusqu’à la pression P2 = 10, 0 bar. Quels sont les
échanges de travail et les transferts thermiques du gaz avec le milieu extérieur ?
2. On ramène le gaz à sa pression initiale P1 par une détente adiabatique réversible (P V γ ). Quelle est la
température finale ? Quel est le travail fourni par le gaz ?
3. Le gaz est enfin ramené à son état initial à pression constante. Quels sont les échanges de travail et les transferts
thermiques avec le milieu extérieur ?
On assimilera l’air à un gaz parfait. On donne γ = 1, 4.
7. Gaz dans un cylindre
Une mole d’un gaz parfait de capacité thermique à volume constant CV = 5R/2 est contenue dans un cylindre vertical
calorifugé comportant un piston mobile calorifugé de section S = 0, 01 m2 et de masse négligeable, en contact avec
une atmosphère extérieure à pression constante p0 = 105 Pa. Initialement, la gaz est en équilibre et sa température
vaut T0 = 300 K.
On donne g = 9, 81 m.s−2 .
1. On pose sur le piston une masse M = 102 kg et on laisse le système évoluer. Déterminer sa pression p1 et sa
température T1 lorsqu’on atteint un nouvel état d’équilibre (1).
2. L’état d’équilibre (1) étant atteint, on supprime la masse M et on laisse le système évoluer. Déterminer sa
pression p2 et sa température T2 lorsqu’on atteint un nouvel état d’équilibre (2). Commenter.
8. Capacité thermique d’un métal
1. Un calorimètre contient une masse m1 = 95 g d’eau à T1 = 20o C. On ajoute une masse m2 = 71 g d’eau à
T2 = 50o C. Quelle serait la température d’équilibre si l’on pouvait négliger la capacité thermique du vase et
des ses accessoires ?
2. La température d’équilibre observée est Te = 31, 3o C. En déduire la valeur en eau notée me du vase et de
ses accessoires.
3. Le même calorimètre contient maintenant m3 = 100 g d’eau à T3 = 15o C. On y plonge un échantillon métallique
pesant m = 25 g sortant d’une étuve à T = 95o C. La température d’équilibre étant T0 = 16, 7o C, calculer la
capacité thermique massique du métal.
Pour l’eau : c0 = 1 cal.g−1 .K−1 = 4, 18 J.g−1 .K−1 .
Rappel : la valeur en eau d’un calorimètre et de ses accessoires est la masse d’eau me qui aurait la même capacité
thermique que le vase calorimétrique et ses accessoires.
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9. Variation d’enthalpie
Une masse Ms = 1, 00 kg de glace, initialement à la température θ1 = −20o C, est au contact d’un thermostat de
température T0 = 0o C. En fin de transformation, la masse Ms est entièrement liquide.
Calculer la variation d’enthalpie de la masse Ms au cours de cette transformation.
Données : Chaleur latente massique de fusion de la glace `f (P0 = 1, 0 bar, T0 ) = 334 kJ · kg−1 ; capacité thermique de
la glace c = 2, 09 kJ · kg−1 · K−1 .
10. Chauffage de l’aluminium à basse température
Entre 30 K et 45 K, la chaleur massique de l’aluminium est donnée en fonction de la température absolue par :
c = aT 3 ; a = 1, 11.10−3 S.I.
On se propose d’échauffer un cylindre de ce métal, pesant 36 g, de 30 K à 45 K ; on utilise l’effet Joule d’un courant
d’intensité 0,6 A parcourant une résistance pratiquement constante R = 2, 72 Ω et de capacité calorifique négligeable
devant celle du bloc d’aluminium.
1. En précisant clairement le système choisi, faire un bilan des échanges énergétiques.
2. Déterminer la durée du chauffage.
3. Calculer la variation d’entropie du bloc d’aluminium lors de ce processus.
Donnée : s(T ) = c × ln TTref + s(Tref )
11. Mesure d’une chaleur latente de fusion
Un calorimètre, de capacité thermique C = 84 J.K−1 , contient une masse m1 = 500 g d’eau liquide à la température
T1 = 25o C. On y introduit une masse m2 = 50 g de glace à la température T2 = 0o C. La température d’équilibre
mesurée est Tf = 15, 8o C.
Exprimer puis calculer la chaleur latente massique de fusion de l’eau sous la pression atmosphérique.
Données : capacité thermique de l’eau liquide ceau = 4, 18 J · g−1 · K−1 .
12. Variation d’entropie d’un gaz parfait
On étudie 3 transformations de n = 1, 0 mol de gaz parfait de coefficient γ = 1, 4 passant de l’état initial (pression
P0 = 1, 0 · 105 Pa, volume V0 = 24 L) à l’état final de pression P1 = 5, 0 · 105 Pa.
• une transformation adiabatique réversible (a) ;
• une transformation isochore (b) ;
• une transformation isotherme (c).
1. Pour chaque transformation déterminer l’état final.
2. Représenter ces 3 transformations sur un même diagramme de Watt.
3. Déterminer pour chaque transformation la variation d’entropie, l’entropie créée et l’entropie échangée.
T
Données : R = 8, 314 J.K−1 .mol−1 ; Sm (T, P ), entropie molaire du gaz parfait, Sm (T, P ) = Sm (T0 , P0 )+CP m ln −
T0
P
R ln .
P0
13. Bilan entropique d’un chauffage
On chauffe 100 g d’eau de θ1 = 20o C à θ2 = 90o C dans une enceinte maintenue à θ2 = 90o C.
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1. Calculer la variation d’entropie de l’eau.
2. Calculer la variation d’entropie de l’enceinte.
3. Quelle a été la création d’entropie au cours du processus ?
14. Changement d’état de l’eau
On donne le tableau de données thermodynamiques suivant relatif à l’eau :
θ1 = 80o C θ2 = 115o C
Psat (103 Pa) 47,39 169,1
vliq (m3 · kg −1 ) 1, 029 · 10−3 1, 056 · 10−3
vvap (m3 · kg −1 ) 3, 407 1, 037
−1
hliq (kJ · kg ) 334,9 482,5
hvap (kJ · kg −1 ) 2644 2699
sliq (kJ · kg −1 · K −1 ) 1,075 1,473
svap (kJ · kg −1 · K −1 ) 7,612 7,183
Un récipient indilatable de volume V = 1, 00 m3 contient une masse m = 1, 0 kg d’eau à la température θ1 = 80o C.
1. Justifier le fait que le système est diphasé.
2. Calculer les masses de phase liquide mliq et vapeur mvap .
On met le récipient en contact avec un thermostat à la température θ2 .
3. Quel est l’état final du système ? Calculer les nouvelles masses m0liq et m0vap .
4. Calculer le transfert thermique Q reçu par le système.
5. Calculer l’entropie crée.
15. Moteur Diesel
Inventé par l’ingénieur allemand Rudolf Diesel en 1893, le moteur diesel est un moteur à quatre temps.
— Premier temps : admission de l’air seul. Partant du point mort haut, le piston aspire l’air par la soupape
d’admission. L’air est alors dans l’état 1, à la température T1 et à la pression P1 .
— Deuxième temps : compression isentropique de l’air admis dans le moteur (les deux soupapes sont fermées)
jusqu’au volume V2 .
— Troisième temps : le combustible est injecté sous pression dans le cylindre. Au contact de l’air chaud, il
s’enflamme spontanément et le mélange subit une combustion isobare à la pression P2 (volume V3 ), au cours
de laquelle il reçoit la chaleur Q2 . Puis détente adiabatique jusqu’au volume V4 .
— Quatrième temps : échappement. Détente isochore des produits de combustion puis évacuation.
On appelle γ le rapport des capacité thermiques molaires Cpm /Cvm ; on considère que toutes les transformations de
ce cycle sont réversibles ; on définit a = V1 /V2 et b = V4 /V3 . On assimile l’air à un gaz parfait.
1. Représenter le cycle sur un diagramme de Clapeyron (P, V ). Donner les expressions de la pression, du volume
et de la température pour les états 2, 3 et 4 en fonction de P1 , V1 , γ, a et b. Calculer numériquement ces valeurs.
2. Calculer les travaux et les chaleurs reçus par le système gazeux pour toutes les transformations subies. Préciser
notamment le sens des échanges.
3. Proposer une expression pour le rendement en fonction de γ, a et b. Calculer cette valeur et la vérifier.
Données : γ = 1, 4 ; a = 9 ; b = 3 ; n = 10−2 mol ; P1 = 1, 0 · 105 Pa ; T1 = 300 K ; R = 8, 314 J.K−1 .mol−1 ;
Cvm = 20, 8 J.K−1 .mol−1 .
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16. Mise à l’équilibre
Une enceinte indéformable aux parois calorifugées est séparée en deux com-
partiments par une cloison étanche de surface S, mobile et diatherme. Les
deux compartiments contiennent chacun un gaz parfait. Dans l’état initial,
le gaz du compartiment 1 est dans l’état (T = 300 K, P1 = 1 bar, V = 1 L),
le gaz du compartiment 2 dans l’état (T, 2P1 , V ). Une cale bloque la cloison
mobile.
On enlève la cale et on laisse le système atteindre un état d’équilibre.
1. Déterminer l’état final.
2. Calculer l’entropie créée.
17. Contact avec N thermostats
1. Une masse m = 1 kg d’eau liquide à T0 = 273 K est mise en contact avec un thermostat à Tf = 300 K. La
capacité thermique massique de l’eau est c = 4, 18.103 [Link]−1 .K−1 .
Calculer l’entropie créée. Quelle est la cause de la création d’entropie ?
2. On suppose maintenant que l’eau est d’abord mise en contact avec un premier thermostat à la température
T1 = 285 K jusqu’à ce qu’elle atteigne cette température, puis elle est mise en contact avec le thermostat à Tf .
Calculer de nouveau l’entropie créée. Pourquoi trouve-t-on une valeur inférieure à celle de la question précédente ?
3. On opère maintenant en N étapes : l’eau, initialement à T0 = 273 K, est mise en contact avec N thermostats
Ti
de température Ti vérifiant = a = cte et TN = Tf = 300 K.
Ti−1
Calculer l’entropie créée. Que devient-elle lorsque N tend vers l’infini ? Pourquoi ?
18. Moteur de Stirling
Un moteur fonctionne entre une source chaude de température TC = 450 K et une source froide de température
CP
TF = 300 K. L’agent thermique, constitué de n moles de gaz parfait de coefficient γ = = 1, 40, décrit de manière
CV
quasi-statique le cycle suivant :
— AB : compression à la température TF de la source froide
— CD : détente à la température TC de la source chaude
— BC et DA : isochores respectivement aux volumes V1 et V2
V2
On donne R = 8, 31 J.k−1 .mol−1 et α = = 2, 00 (taux de compression).
V1
1. Représenter le cycle de ce moteur en diagramme de Clapeyron.
2. Identifier les étapes non réversibles.
3. Calculer les différents transferts thermiques reçus par le gaz au cours du cycle.
4. Définir puis exprimer le rendement η du moteur.
5. Afin d’améliorer le rendement du moteur, on utilise un dispositif qui permet d’éviter les échanges thermiques
avec l’extérieur en dehors des deux phases isothermes. Calculer le nouveau rendement du moteur η 0 . Commenter
le résultat obtenu
19. Pompe à chaleur
La pompe à chaleur est un dispositif qui, en mode chauffage puise l’énergie thermique dans l’air, dans le sol
ou dans l’eau des nappes phréatiques, pour la transférer vers le local à réchauffer. Elle est constituée d’un circuit
fermé dans lequel circule un fluide caloporteur à l’état liquide, gazeux ou biphasé selon les éléments qu’il traverse. La
circulation se fait en régime permanent ; on néglige les variations d’énergies cinétique et de pesanteur.
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Le cycle de la pompe à chaleur se compose de quatre étapes, en dehors desquelles les échanges thermiques ou mécaniques
sont supposés nuls :
— Compression 1-2 : le gaz subit au cours de sa circulation une compression adiabatique et réversible qui l’amène
0
de l’état 1 (P1 , T1 ) à l’état 2 (P2 , T2 ). On note w12 > 0 le travail massique utile reçu par le fluide.
— Condensation 2-3 : le gaz se liquéfie totalement à pression constante P2 jusqu’à la température T3 . Il cède de
l’énergie à la source chaude, et l’on note q23 < 0 l’énergie massique échangée.
— Détente 3-4 : le fluide traverse un tuyau indéformable et ne permettant pas les échanges thermiques. La pression
du fluide redescend jusqu’à P1 et sa température vaut alors T4 .
— Évaporation 4-1 : le liquide s’évapore totalement à pression constante P1 jusqu’à la température T1 . Il reçoit
l’énergie massique q41 > 0 de la source froide.
1. Montrer que la phase de détente est isenthalpique.
0
2. Quelle est relation liant les quantités q23 , q41 et w12 ?
q23
3. Justifier la définition de l’efficacité de la pompe à chaleur e = −
0 et montrer que e > 1.
w12
4. On donne ci-après le diagramme de Mollier P = f (h) d’un fluide caloporteur courant :
(a) La phase liquide y apparaı̂t-elle incompressible et indilatable ? La phase gazeuse y apparaı̂t-elle comme un
gaz parfait ?
(b) Utiliser le diagramme fourni sur lequel est représenté le cycle pour compléter le tableau suivant :
État 1 État 2 État 3 État 4
h ([Link]−1 ) 402
P (bar) 3 10
T (o C) 5 40
État physique vapeur liquide (saturant)
(c) À partir du diagramme de Mollier, estimer numériquement l’efficacité de la pompe à chaleur. Comparer la
valeur trouvée à celle qui correspondrait à un cycle de Carnot fonctionnant entre les mêmes températures.
(d) Calculer le débit massique du fluide permettant d’assurer une puissance de chauffage de 4 kW.
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