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Evolution

Evolution
Introduction
Les êtres vivants partagent tous un certains nombres de caractéristiques communes. Pour certains
organismes, ces caractéristiques communes sont si nombreuses qu’ils nous semblent apparentés et
issus du même ancêtre. Ce n’est que récemment que l’idée d’une origine commune à tous est
apparue. Tous les êtres vivants actuels sont le résultat d’un processus évolutif qui dure depuis des
centaines de millions d’années. Ils sont plus ou moins étroitement apparentés et leurs
caractéristiques concordent plus ou moins selon ce degré de parenté.
L’évolution est définie comme la transformation et la succession des espèces au cours du temps. Elle
permet d’expliquer la diversité des formes de vie rencontrées dans la naure. Chaque espèce vivante
se transforme progressivement au cours des générations, sur un plan génétique, donc
morphologique.

Pour nos ancêtres de l’Antiquité et pour les chercheurs et biologistes jusqu’à la fin du XIXe siècle, on
croyait à la théorie de la génération spontanée. On voyait les vers naître de la boue, les mouches de
la viande avariée ; les souris des tas d’ordures, … . Partout où il existait des matières organiques en
décomposition placées dans certaines conditions, on pouvait observer la « formation spontanée
d’organismes vivants ». Cette théorie fut officiellement discréditée par Louis Pasteur en 1860.

L’évolution selon Lamarck (le Lamarckisme)


C’est au XVIIIe siècle qu’est apparue la notion d’évolution des êtres vivants, et le philosophe et
naturaliste français Jean-Baptise Lamarck fut le premier à proposer en 1809 une théorie cohérente
pour expliquer la transformation des espèces. Selon lui, si un organe est très sollicité son volume va
croître alors que, si au contraire il n’est pas utilié, il va rétrécir puis disparaître. Ainsi les girafes
auraient un long cou parce qu’elles le sollicitent beaucoup en s’efforçant d’atteindre les rameaux haut
placés des arbres dont elles se nourissent -> « La fonction crée l’organe ». Sa théorie suppose une
hérédité des caractères acquis. Ceci n’a pas pus être observé ou démontré scientifiquement et sa
théorie fut longuement critiquée.

L’évolution selon Darwin (le Darwinisme)


En 1831, à 22 ans, Charles Darwin s’embarqua à bord du H.M.S. Beagle pour un long voyage autour
du monde. Il y récolta près de 5000 échantillons et tint un journal très minutieux. Pendant plus de 20
ans, il dit d’innombrables observations et expérimentations. L’économiste Malthus publia « Essay on
the Principle of Population », une anlayse sur la régulation des populations humaines. Darwin en
resssortit que tous les organismes ont la capacité de produire une descendance plus importante que
celle susceptible de survivre et que seul un nombre limité de cette descendance survit et produit une
nouvelle génération.
Darwin élabora alors le concept de sélection naturelle, qu’il publie en 1859 dans « On the Origin of
Species by Means of Natural Selection ».
Commme Lamarck, Darwin admet l’idée de transformations lentes et graduelles des espèces, mais
pour lui, les variations ne sont pas des réponses à l’action du milieu, mais complètement liées au
hasard, favorable ou non. L’adaptation est donc le fruit de la sélection naturelle : les individus les
mieux adaptés à leur environnement sont favorisés.
Sa théorie est présentée alors qu’un fossile humain du Néandertal est découvert et Louis Pasteur
réfute définitivement la théorie de la génération spontanée. Ainsi même avant sa mort, la plupart des
biologistes admettaient que le monde vivant n’était pas statique et qu’il évoluait.

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Evolution

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Théorie synthétique de l’évolution et néo-darwinisme


Le concept de l’évolution selon Darwin est toujours valable aujourd’hui, mais la théorie s’est étoffée
grâce aux progrès scientifiques actuels. La découverte des chromosomes et de l’ADN comme support
de l’information génétique, et la notion de mutation font progresser les explications de l’évolution.
Vers les années 1930, le phénomène de l’évolution n’est plus envisagé à l’échelle des organismes mais
à celle des populations, c’est le néo-darwinisme ou la théorie synthétique de l’évolution.
Cette théorie repose sur celle de Darwin mais en considérant les êtres vivants non pas
individuellement mais en tant que membres de populations. L’évolution n’est plus envisagée comme
la transformation d’individus isolés, mais comme celle de populations. Ce n’est pas l’individu qui
évolue, mais la population ou l’espèce.

Mécanismes de l’évolution
Transmission des caractères (hérédité) :
Il est nécessaire que les parents transmettent leurs caractères à leurs enfants.
Mutations :
Si les parents transmettent leur caractéristiques à leurs enfants et que leurs enfants les transmettent
parfaitement à leurs propres enfants, il n’y a pas d’évolution. Pour qu’il y ait évolution, il faut donc
impérativement que quelque chose change, que de nouveaux phénotypes apparaissent. C’est ce que
permettent les mutations, qui se produisent lors de la réplication de l’ADN.
Ainsi les individus d’une même espèce sont variables, jamais totalement identiques.
Cette diversité génétique au sein d’une population est impératif, car lors de pressions
environnementales, elle va permettre certains individus d’être par hasard mieux adaptés aux
nouvelles conditions de l’environnement et de ce fait pouvoir survivre et se reproduire.
Reproduction sexuée :
De nouvelles combinaisons d’allègres apparaissent grâce à la méiose, lors de la formation de gamètes
différents par :
- Recombinaison intra-chromosomique -> crossing-over
- Recombinaison inter-chromosomique -> combinaisons de chromomes maternels/paternels ->
2n possibilités de combinaisons
Migrations :
Le brassage des gènes survient lorsque des individus venant de l’extérieur se reproduisent avec ceux
d’une population, de nouveaux gènes viennent s’ajouter à la réserve existante.
On observe parfois une diminution de la variabilité ou de la diversité génétique au sein d’une
population d’une espèce donnée. Cette dérive génétique peut s’expliquer par :
- Goulot d’étranglement : Phénomène se produisant
lorsqu'une population est fortement réduite sur au
moins une génération. Le faible nombre de
reproducteurs restants transmet donc seulement
une fraction de la diversité génétique initiale aux
générations ultérieures. Il en résulte un
appauvrissement génétique de la population.
- Effet fondateur : On dit qu’il y a effet fondateur
lorsqu’une nouvelle population est créée à partir
d’un nombre relativement restreint d’immigrants
provenant d’une population mère. Les immigrants
apportent dans leur bagage génétique une partie
seulement de la diversité présente dans la
population d’origine. Par conséquent, certains gènes
seront absents dans la nouvelle population et
d’autres augmenteront en fréquence.

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Compétition et sélection naturelle, pression de l’environnement


S’il n’y avait pas de limitation des ressources et s’il n’y avait pas de prédateurs, ni d’agents
pathogènes, rien n’empêcherait que tous les individus d’une population se reproduisent. Or il se
trouve que les ressources sont limitées, il y a donc compétition entre les individus d’une population.
Si un individu, suite à une mutation, est plus adapté à son environnement, il aura plus de
descendants. Il y aura donc à la génération suivante plus de individus plus adaptés à
l’environnement. Un autre moins bien adapté mourra jeune et n’aura pas ou très peu de
descendants.
Séléction sexuelle
La capacité de survie n’est pas le seul facteur conditionnant le degré d’adaptation d’un individu.
Même si aucune différence dans la survie n’intervient, la sélection peut s’opérer sur la capacité des
individus à se reproduire : certains individus d’une population attirent leurs partenaires avec plus de
succès. On parle de sélection sexuelle.
Le dimorphisme sexuel qualifie les différences morphologiques exisant entre les 2 sexes. Il est très
répandu chez les animaux. On parle de caractères sexuels secondaires, comme chez le paon mâle qui
présente un plumage plus coloré, déployé en roue lors des parades nuptiales. Ces différences ne
peuvent pas être expliquées avec la sélection naturelle vu qu’elles ne s’appliquent qu’à un sexe.
Darwin l’explique par la théorie de la sélection sexuelle : les caractères sexuels secondaires
augmentent le succès reproductif de l’individu qui les porte. Même si cela lui procure des
inconvénients, les avantages l’emportent. Il en existe deux formes :
- Séléction intra-sexuelle : Compétition entre les individus d’un sexe pour l’accès aus membres
du sexe opposés.
- Séléction inter-sexuelle : Choix des individus d’un sexe pour des individus particuliers du sexe
opposé
Apparition de nouvelles espèces
Des individus font partie de la même espèce si ils peuvent se reproduire entre eux et que leurs
descendants sont viables et féconds. C’est l’interfécondité. Il existe deux types de spéciation, c’est-à-
dire d’apparition de nouvelles espèces.
1. Spéciation allopatrique
On parle de spéciation allopatrique lorsqu’il y a une barrière géographique
qui sépare une espèce, il y a un isolement géographique. Les échanges de
gènes entre les deux nouvelles populations ne sont plus possibles. La
diversité génétique apparaît indépendamment dans les deux populations
isolées, elles évoluent différemment l’une de l’autre. Au fil du temps les
différences s’accentuent et il y a isolement reproductif, on obtient deux
espèces différentes.

2. Spéciation sympatrique

La spéciation sympatrique présente le même


déroulement que la spéciation allopatrique à la
différence qu’elle entre la formation de nouvelles
espèces lorsque des individus demeurent dans une
même aire de distribution et dans fractionnement de
la population d’origine. Les barrières de reproduction
ne sont plus des barrières géographiques, mais par
exemple un isolement temporel, comportemental,
mécanique ou de prévention de la fusion des
gamètes (prézygotiques). Parfois il y a fécondation
mais le descendant est stérile ou non-viable
(postzygotique)

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Arguments en faveur de la théorie de l’évolution


Homologies et anatomie comparée
Environ deux millions d’espèces vivantes sont décrites aujourd’hui. On se rend très vite compte que
les espérés ne sont pas isolées les unes de autres et qu’il existe fe grandes ressemblances au sein de
certains groupes d’espèces. Les vertébrés présentent une grande similitude au niveau du squelette, la
structure de leur bras par exemple.
L’existence, chez certaines espèces, de
structures vestigiales est une
conséquence de l’évolution. On trouve par
exemple chez la baleine des os ayant fait
partie des pattes arrières inutiles
aujourd’hui.

La biologie moléculaire
Le code génétique est universel, il est le même pour tous les être vivants. Cette homologie universelle
suggère que le code génétique est apparu tout au début de l’histoire de la vie.
Le séquençage de génomes entiers permet d’établir le degré de parenté entre diverses espèces ainsi
que d’estimer la date à laquelle remonte leur dernier ancêtre commun.
L’embryologie
Les baleines bleues n’ont pas de dents mais en
possèdent à l’état embryonnaire, elles disparaissent au
cours du développement.
Les arcs brachiaux caractéristiques des poissons sont
suai présents chez tous les embryons de vertébrés
terrestres. Ces vestiges témoignent du lien de parenté
avec des ancêtres communs. La récapitulation de
façon incomplète et accéléreée de l’histoire évolutive
du groupe auquel appartient l’individu se nomme
règle de l’ontogenèse.

Les pinsons des Galápagos ou pinsons de Darwin


Lors de son voyage autour du monde, Darwin récolta 31 spécimens de pinsons sur 3 îles des
Galápagos, qu’il classa en comparant leurs becs. Ces espèces dérivent d’une espèces ancestrale
commune ayant migré aux Galápagos, avant toute autre espèce d’oiseaux continentaux. Ces ancêtres
ne subirent donc pas de compétition interspécifique mais des pressions de sélection exercées par les
habitats diversifiés présents sur les îles. Ces adaptations aux habitats variés aboutirent à des sous-
populations, qui par leur isolement géographique, sont devenues des espèces ditinctes. Ces espèces
sont réparties en 4 groupes :
- Pinsons terrestres : se nourrissent de graines, taille de becs proportion elle à la taille des
graines mangées
- Pinsons arboricoles insectivores : becs adaptés à la capture d’insectes
- Pinsons du genre Certhidea : pinsons chanteurs, cherchent insectes sur feuilles et branches,
becs fins
- Pinsons arboricoles végétariens : arrachent bourgeons avec becs massifs

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