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Fiche 4 - SC

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SEANCE 4 - SOCIETE CIVILE, SOCIETE EN NOM COLLECTIF, SEP ET GIE

Le droit communs des SC est envisagé aux articles 1845 et s du cc.

CHAPITRE I - LES ASSOCIÉS

Section I : Risques encourus par l’associé de société civile

Article 1857 cc : « À l’égard des tiers, les associé répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part
dans le capital à la date de l’exigibilité ou au jour de la cessation des paiements. ». Obligation conjointe pas solidaire
↪ Arret du 3 mai 2012 : les associés d’une société civile ne peuvent se prévaloir de l’obligation aux dettes sociales
instituée au seul profit des tiers, « à l’égard des tiers ». Cet arret rappel également la distinction entre la contribution
aux pertes ( propre à toutes les sté ) de la contribution.

Article 1858 cc : « Les créanciers ne peuvent poursuivre le paiement des dettes sociales contre un associé qu’après
avoir préalablement et vainement poursuivi la personne morale. ». obligation subsidiaire.

Remarque : À la différence des sociétés en nom collectif, les associés civiles ne sont pas tenus solidairement mais
seulement conjointement du passif social. Et, cela à proportion de leur participation au capital social. Il est cependant
possible de prévoir dans les statuts une répartition non proportionnelle des pertes, sous réserve de la prohibition des
clauses léonines exonérant un associé de la totalité des pertes (1844-1).

Section II : Droit de l’associé sur ses parts

A - Décisions collective :
On ne raisonne pas en terme de détention capitalistiques mais en nombre d’associée :
Article 1844 cc : « Tout associé a le droit de participer aux décisions collectives. »
Article 1852 cc : « Les décisions qui excèdent les pouvoir reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions
statutaires ou, en l’absence de telles dispositions, à l’unanimité des associés. » ;

B - Cessions de parts sociales :


Article 1861 cc : « Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec l’agrément de tous les associés.
Les statuts peuvent toutefois convenir que cet agrément sera obtenu à une majorité qu’ils déterminent, ou qu’il peut
être accordé par les gérants. Ils peuvent aussi dispenser d’agrément les cessions consenties à des associés ou au
conjoint de l’un d’eux. Sauf dispositions contraire des statuts, ne sont pas soumises à agrément les cessions consenties à
des ascendants ou descendants du cédant.
Le projet de cession est notifié, avec demande d’agrément, à la société et à chacun des associés. Il n’est notifié qu’à la
société quand les statuts prévoient que l’agrément peut être accordé par les gérants.

Article 1865 cc : « La cession de parts sociales doit être constatée par écrit. Elle est rendue opposable à la société dans
les formes prévues à l’article 1690, ou, si les statuts le stipulent, par transfert sur les registres de la société. Elle n’est
opposable aux tiers qu’après accomplissement de ces formalités et après publication au RCS ; ce dépôt peut être
effectuée par voie électronique. » ;

C - Retrait :
Article 1869 : « Sans préjudice des droits des tiers, un associé peut se retirer totalement ou partiellement de la société,
dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, après autorisation donnée par une décision unanime des autres
associés. Ce retrait peut également être autorisé pour justes motifs par une décision de justice.
À moins qu’il ne soit fait application de l’article 1844-9 (al. 3), l’associé qui se retire a droit au remboursement de la
valeur de ses droits sociaux, fixée, à défaut d’accord amiable, conformément à l’article 1843-4. » ;

CHAPITRE I - LA GÉRANCE :
Section I : Nomination et pouvoir :

A ) - Nomination :

Article 1846 cc : « La société est gérée par une ou plusieurs personnes, associées ou non, nommées soit par les statuts,
soit par un acte distinct, soit par une décision des associés.
Les statuts fixent les règles de désignation du ou des gérants et le mode d’organisation de la gérance.
Sauf disposition contraire des statuts, le gérant est nommé par une décision des associés représentant plus de la moitié
des parts sociales.
Dans le silence des statuts, et s’il n’en a été décidé autrement par les associés lors de la désignation, les gérants sont
réputés nommés pour la durée de la société.
Article 1847 cc : « Si une personne morale exerce la gérance, ses dirigeants sont soumis aux mêmes conditions et
obligations et encourent les mêmes responsabilités, civile et pénale, que s’ils étaient gérants en leur nom propre, sans
préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu’ils dirigent. » ;

B ) - Pouvoirs :

- Interne : Article 1848 cc : « Dans les rapports entre associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que
demande l’intérêt de la société.
S’il y a plusieurs gérants, ils exercent séparément ces pouvoirs, sauf le droit qui appartient à chacun de s’opposer à
une opération avant qu’elle ne soit conclue.
Le tout, à défaut de dispositions particulières des statuts sur le mode d’administration. ».

- Externe : Article 1849 cc : « Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans
l’objet social. al 3 Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers. »

C’est ainsi que en matière de garantie la cass juge régulièrement qu’un cautionnement de nature à compromettre
l’activité de la sté fut il consentie à l’unanimité par les associées est contraire à l’intérêt sociale et doit être annulé. En
ce sens Cass 12 septembre 2012 : le cautionnement hypothécaire consenti par tous les associés d’une société civile
immobilière sur son unique bien immobilier, en garantie d’un prêt qui n’entre pas dans son objet social, n’est valide
que s’il n’est pas contraire à son intérêt social.

Section II : Révocation et responsabilités

A ) - Révocation (Libre révocabilité sur juste motif ) :

Article 1851 cc : « Sauf disposition contraire des statuts le gérant est révocable par une décision des associés
représentant plus de la moitié des parts sociales. Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à
des dommages-intérêts.
Le gérant est également révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout associé.
Sauf clause contraire, la révocation d’un gérant, qu’il soit associé ou non, n’entraîne pas la dissolution de la société. Si le
gérant révoqué est un associé, il peut, à moins qu’il n’en soit autrement convenu dans les statuts, ou que les autres
associés ne décident la dissolution anticipée de la société, se retirer de celle-ci dans les conditions prévues à l’article
1869 (al. 2). » ;

B ) - Responsabilités :

Article 1850 cc : « Chaque gérant est responsable individuellement envers la société et envers les tiers, soit des
infractions aux lois et règlements, soit de la violation des statuts, soit des fautes commises dans sa gestion.
Si plusieurs gérants ont participé aux mêmes faits, leur responsabilité est solidaire à l’égard des tiers et des associés.
Toutefois, dans leurs rapports entre eux, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du
dommage. » ;
Cour de cassation, 17 mars 1999, : le gérant d’une société civile ne peut engager sa responsabilité personnelle qu’à
condition que soit établi que les fautes commises sont séparables de ses fonctions de gérant et lui sont imputables
personnellement. Ainsi il convient de se référer à la définition de la faute détachable du gérant élaboré par la cour de
cassation dans un arret du 20 mai 2003 à propos d’un gérant de sarl.

Art. 1843-5 : Est réputée non écrite toute clause des statuts ayant pour effet de subordonner l'exercice de l'action
sociale à l'avis préalable ou à l'autorisation de l'assemblée ou qui comporterait par avance renonciation à l'exercice de
cette action.

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