Instruments financiers : IAS 32 et IFRS 9
Instruments financiers : IAS 32 et IFRS 9
EJM
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Instruments financiers • IAS 32 et IFRS 9
1. Définitions
La norme IAS 32, qui établit des principes régissant la présentation des instruments financiers et identifie
l’information qui doit être fournie en ce qui les concerne, définit les termes d’actifs financiers, de passifs
financiers et d’instruments de capitaux propres.
• Actif financier : est un actif financier tout actif qui est :
- de la trésorerie ;
- un instrument de capitaux propres d’une autre entité ;
- un droit contractuel :
º de recevoir d’une autre entité de la trésorerie ou un autre actif financier ; ou
º d’échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité à des conditions potentiellement
favorables à l’entité ;
- un contrat qui sera ou pourra être réglé en instruments de capitaux propres de l’entité elle-même (instru-
ments dérivés ou instruments non dérivés).
• Passif financier : est un passif financier tout passif qui est :
- une obligation contractuelle :
º de remettre ̀a une autre entité de la trésorerie ou un autre actif financier ; ou
º d’échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité ̀a des conditions potentiellement
329
défavorables ̀a l’entreprise ; ou 9664
- un contrat qui sera ou pourra être réglé en instruments de capitaux propres de l’entité elle-même (instru-
ments dérivés ou instruments non dérivés).
:170
• Instrument de capitaux propres27 : un instrument de capitaux propres est tout contrat mettant en évidence un
intérêt résiduel dans les actifs d’une entité après déduction de tous ses passifs.
7.17
Au regard de ces définitions, on peut synthétiser les principales différences de classement entre le PCG et les
60.7
Titres de
Actifs financiers (immobilisations financières) leur traitement est pour l’essentiel géré par des
participation
normes spécifiques (IFRS 10, IAS 27 ou IAS 28).
8888
Autres titres
Actifs financiers (Immobilisations financières) Actifs financiers
immobilisés
0935
Contrairement au PCG, la norme IAS 32 ne distingue pas les créances d’exploitation ou hors exploitation, des
oliqu
bilan, celle-ci reposant sur le caractère courant ou non des actifs et passifs28.
ersité
- à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global (OCI) ;
- à la juste valeur par le biais du résultat net.
x.com
27
Un instrument financier peut contenir à la fois une composante de passif financier et une composante de capitaux propres, il s’agit d’un instrument fi-
nancier composé (par exemple, des obligations convertibles en actions). Les instruments financiers composés ne seront pas traités dans cet ouvrage.
larvo
28
Cf. cas INFOFI.
Synthèse :
329
Remboursement du principal +
Actifs le biais des autres éléments contractuels + vente d’actifs
intérêts
financiers du résultat global financiers
9664
Autres flux attendus
Évalués à la juste valeur par
Vente d’actifs financiers qu’uniquement le remboursement
:170
Évalués au coût amorti Tous les passifs financiers sauf ceux évalués à la juste valeur
Passifs
financiers Évalués à la juste valeur par • Détenus à des fins de transaction
60.7
Remarques :
- l’entité peut désigner de manière irrévocable, au moment de la comptabilisation initiale, un actif financier
0157
comme étant évalué à la juste valeur par le biais du résultat net si elle estime que ce choix permettra une meil-
leure information ;
- l’entité peut, de manière irrévocable, lors de la comptabilisation initiale, choisir de présenter dans les autres
8888
éléments du résultat global les variations de juste valeur de placements particuliers (non détenus à des fins de
transaction) dans les instruments de capitaux propres, qui seraient autrement évalués à la juste valeur par le
biais du résultat net. Ce choix empêchera de pouvoir recycler ces variations en résultat net par la suite.
326:
0935
L’entité doit comptabiliser un actif financier ou un passif financier dans son état de la situation financière
uniquement lorsqu’elle devient partie aux dispositions contractuelles de l’instrument.
Lyon
• Transfert
L’entité transfère un actif financier si et seulement si :
e de
- elle transfère les droits contractuels de recevoir les flux de trésorerie de l’actif financier ; ou
- elle conserve les droits contractuels de recevoir les flux de trésorerie de l’actif financier, mais assume une
oliqu
obligation contractuelle de verser ces flux de trésorerie à un ou plusieurs bénéficiaires dans le cadre d’un ac-
cord.
Cath
Lorsque l’entité transfère un actif financier, elle doit évaluer dans quelle mesure elle conserve les risques et
avantages inhérents à la propriété de l’actif financier.
ersité
:Univ
x.com
29
Appelés aussi SPPI pour Solely Payment of Principal and Interests.
30
Les actifs financiers peuvent eux faire l’objet d’un reclassement, de manière exceptionnelle, en cas de changement de modèle économique.
larvo
• Décomptabilisation
L’entité doit décomptabiliser un actif financier si et seulement si :
- les droits contractuels sur les flux de trésorerie de l’actif financier arrivent à expiration ; ou
- l’entité transfère l’actif financier de manière à ce que :
• elle transfère la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété de l’actif financier ; ou
• elle ne conserve pas le contrôle de l’actif financier.
Si un transfert n’entraîne pas de décomptabilisation, l’entité doit continuer à comptabiliser l’intégralité de l’actif
transféré et doit comptabiliser un passif financier pour la contrepartie reçue.
5. Emprunt
a) Nature du passif financier
L’emprunt n’étant pas contracté à des fins de transaction et rien ne justifiant son évaluation à la juste valeur par le
biais du résultat net, cet emprunt doit être classé en passif financier évalué au coût amorti.
329
9664
b) Taux d’intérêt effectif
5 000 000 – 52 150 = (2 500 000 + 150 000) × (1+i)-1 + (2 500 000 + 75 000) × (1+i)-2
i = 3,73%
:170
c) Comptabilisation initiale
7.17
L’entité doit, lors de la comptabilisation initiale, évaluer un actif financier ou un passif financier à sa juste valeur
majorée ou minorée des coûts de transaction directement attribuables à l’acquisition ou à l’émission de cet actif
60.7
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ersité
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31
Il y a donc perte de crédit lorsque l’entité s’attend à être payée intégralement mais en retard par rapport à l’échéance initiale.
x.com
32
Pour déterminer si le risque a augmenté de manière significative, l’entité doit se fonder sur la variation du risque de défaillance au cours de la durée de
vie prévue de l’instrument financier plutôt que sur la variation du montant des pertes de crédit attendues.
33
Sauf s’il s’agit d’un actif financier ou d’un passif financier évalué à la juste valeur par le biais du résultat net.
larvo
6. Créance client
a) Nature de l’actif financier
La créance est un droit contractuel de recevoir de la trésorerie d’une autre société. Il s’agit donc bien d’un actif
financier évalué au coût amorti.
Les contrats avec les clients peuvent être partiellement dans le champ d’application de la norme IFRS 9 et de la
norme IFRS 1534.
b) Comptabilisation créance
La créance n’étant pas à court terme, il convient de déterminer la valeur actuelle des flux de trésorerie attendus.
En effet, la créance étant de 18 mois, elle comporte une composante de financement importante. Il faut alors
prendre en compte la valeur temps de l’argent. Le taux d’intérêt effectif correspond au taux de prêt aux clients,
sur la même durée et avec un risque de crédit équivalent.
329
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:170
7. Actions
7.17
actifs d’une entité après réduction de tous les passifs. À ce titre, elles font partie des actifs financiers.
:91.1
Le fait qu’EJM les ait classées parmi ses VMP signifie qu’elle n’a pas l’intention de les conserver et présume
qu’elle souhaite les revendre à court terme afin de réaliser une plus-value. En IFRS, ces actions seront donc
considérées comme des actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais du résultat net.
0157
b) Écriture d’inventaire
8888
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:211
c) Autre choix
Une entité peut choisir de manière irrévocable, lors de la comptabilisation initiale, de présenter dans les autres
Lyon
éléments du résultat global les variations futures de la juste valeur de placements particuliers dans les
instruments de capitaux propres qui seraient autrement évalués à la juste valeur par le biais du résultat net.
Cependant, cette option n’est offerte que pour des instruments particuliers, qui ne doivent pas être détenus à des
e de
d) Prise de contrôle
La norme IFRS 9 ne s’applique pas (sauf exceptions) aux participations dans des filiales, des entreprises associées
Cath
34
Cf. cas MDP.
larvo
8. Obligations
a) Nature de l’actif financier
H1 : Le fait que l’entreprise EJM souhaite conserver ces obligations jusqu’à leur échéance signifie qu’elle a
l’intention de percevoir les flux de trésorerie contractuels correspondants. Les obligations seront donc des actifs
financiers évalués au coût amorti.
H2 : L’entreprise a pour objectif de réaliser des flux de trésorerie en vendant ces actifs. Elle prendra la décision de
vendre ces obligations en se fondant sur leur juste valeur. Le fait qu’elle soit amenée à percevoir des intérêts (flux
de trésorerie contractuels) n’est qu’accessoire (non essentiel) pour elle. Elle classera ces obligations en actifs
financiers évalués à la juste valeur par le biais du résultat net.
H3 : Le placement des excédents de trésorerie de l’entreprise dans le but de pouvoir financer ses dépenses
prévues en N+2 génère des flux de trésorerie à court et à long terme et la durée de vie contractuelle des obligations
excède la durée du placement prévue par l’entité. L’objectif du modèle économique est atteint à la fois par la
perception des flux de trésorerie contractuels (les intérêts) et par la vente des actifs financiers. Les obligations
seront donc évaluées à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global.
b) Comptabilisation
H1 : évaluation au coût amorti
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329
Pour les évaluations ultérieures, il faut tenir compte du taux d’intérêt effectif des obligations.
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60.7
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:91.1
Valeur des obligations après l’écriture d’inventaire N : 2 210 000 + 14 430 = 2 224 430.
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Les coûts de transaction ne doivent pas majorer l’évaluation des actifs financiers lorsqu’ils sont évalués à la juste
oliqu
valeur par le biais du résultat net, ils sont donc enregistrés en charge.
Cath
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larvo
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sa valorisation tient compte des intérêts à recevoir.
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Comme pour les actifs financiers évalués au coût amorti, les coûts de transaction viennent majorer la valeur des
actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global.
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7.17
Les montants qui sont comptabilisés en résultat net sont les mêmes que ceux qui auraient été comptabilisés en
résultat net si l’actif financier avait été évalué au coût amorti. À l’inventaire N, il convient d’ajuster la valeur des
60.7
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0935
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Les gains et pertes (autres que les produits d’intérêt, les pertes de crédit attendues et les gains et pertes de
:211
changes) sont comptabilisés en autres éléments du résultat global et sont recyclés en résultat lorsque l’actif est
décomptabilisé.
Lyon
e de
oliqu
Cath
ersité
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x.com
larvo
MDP
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Reconnaissance des revenus • IFRS 15
1. 5 étapes d’analyse
Toutes les conditions suivantes doivent être réunies :
• les parties au contrat ont approuvé le contrat et se sont engagées à remplir leurs
obligations respectives ;
• l’entité peut identifier les droits de chaque partie en ce qui concerne les biens ou
Identification du
les services à fournir ;
contrat avec le client
• l’entité peut identifier les modalités de paiement prévues pour les biens et les ser-
vices à fournir ;
• le contrat a une substance commerciale ;
• il est probable que l’entité pourra recouvrer le montant de la contrepartie.
À la passation d’un contrat avec un client, l’entité doit apprécier les biens ou services
promis dans le contrat et identifier comme une obligation de prestation chaque
promesse de fournir au client :
• un bien ou un service (ou un groupe de biens ou services) distinct ; ou
Identification des • une série de biens ou services distincts qui sont essentiellement les mêmes et qui
obligations de sont fournis au client au même rythme.
329
prestation
L’entité doit comptabiliser des produits des activités ordinaires lorsqu’elle a rempli
9664
(ou à mesure qu’elle remplit) une obligation de prestation en fournissant au client le
bien ou service promis (c’est-à-dire en transférant un actif). Un actif est transféré
lorsque le client en a obtenu (ou à mesure qu’il en obtient) le contrôle.
:170
Pour déterminer le prix de transaction, l’entité doit prendre en compte les conditions
7.17
Répartition du prix de La répartition du prix de transaction a pour objectif d’affecter à chaque obligation de
la transaction entre les prestation distincte (ou bien ou service distinct) un montant qui reflète le montant de
obligations de contreparties auxquelles l’entité s’attend à avoir droit en échange de la fourniture
8888
Lorsque l’une ou l’autre partie à un contrat s’est acquittée de ses obligations, l’entité
326:
Comptabilisation des
doit présenter le contrat dans l’état de la situation financière comme un actif sur
produits lorsqu’une
contrat ou un passif sur contrat, selon le rapport entre la prestation de l’entité et le
0935
obligation de
paiement effectué par le client. L’entité doit présenter séparément comme une
prestation est satisfaite
créance ses droits inconditionnels à une contrepartie, le cas échéant.
:211
Lyon
Si la vente du matériel peut se faire sans l’installation et que cette dernière peut être réalisée par une autre entre-
prise, alors la vente de matériel et la prestation de services sont à considérer comme deux opérations distinctes.
oliqu
Ici, la vente s’accompagne de l’installation mais celle-ci pourrait être réalisée par une autre entreprise. Les deux
éléments sont donc distincts. Pour considérer que le matériel et l’installation ne sont pas distincts, il faudrait par
exemple que l’installation faite par l’entreprise MDP plutôt que par une autre entreprise améliore les
Cath
performances du matériel.
Cette analyse est importante puisqu’elle peut conduire à constater les chiffres d’affaires correspondants dans des
ersité
3. Opération 2
L’entité comptabilise des revenus de 62 500 € par an de N-3 à N-1.
Lors de la modification du contrat, la question est alors de savoir s’il faut enregistrer le renouvellement comme
un contrat distinct ou non.
Chaque contrat de 4 ans concerne des services distincts qui sont sensiblement les mêmes.
À la date de modification du contrat, le montant du chiffre d’affaires à encaisser est de 255 000 € (55 000 +
200 000).
Or, le prix de vente séparé des services à réaliser au début de la 4e année est de 55 000 €. Le prix de vente séparé pour
les 5 années à venir est donc de 55 000 × 5 = 275 000 €. Le prix du contrat n’augmente donc pas d’un montant corres-
pondant à ce prix séparé ; la modification ne peut pas être considérée comme un contrat distinct (IFRS 15, §20).
Ce montant étant supérieur à celui du chiffre d’affaires restant à encaisser et le service qui sera fourni de N à N+5
étant distinct de la maintenance déjà réalisée de N-3 à N-1 (IFRS 15, §21.a), l’entreprise va enregistrer la
modification comme une résiliation du contrat initial et la contraction d’un nouveau contrat pour 255 000 € pour
5 ans. Elle comptabilisera ainsi 255 000 / 5 = 51 000 € de revenus par an.
4. Opération 3
a) % d’avancement :
N : 150 000 / 600 000 = 25%.
N+1 : 880 000 / 1 100 000 = 80%.
b) Produits et résultat
Produits N : 1 000 000 × 0,25 = 250 000 €.
Produits N+1 : 1 000 000 × 0,8 – 250 000 = 550 000 €.
329
Produits N+2 : 1 000 000 × 1 – (250 000 + 550 000) = 200 000 €.
Résultat N : 250 000 – 150 000 = 100 000 € 9664
ou (1 000 000 – 600 000) × 0,25 = 100 000 €.
Résultat N+1 théorique : 550 000 – (880 000 – 150 000) = - 180 000
:170
N+1. Le résultat N+1 sera donc de – 200 000 € (1 000 000 – 1 100 000 – 100 000 (Résultat N)).
60.7
c) Écritures
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En enregistrant un produit de 550 000 €, l’impact sur le résultat net est de – 180 000 € (voir question b.). Pour que
cet impact passe à -200 000 €, il faut compléter la perte de 20 000 € en dépréciant l’actif sur contrat.
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L’impact du contrat sur le résultat en N+2 est bien nul, puisque la totalité de la perte a affecté l’exercice N-1.
d) PCG
Selon le PCG, l’entreprise a le choix entre la méthode à l’avancement et la méthode à l’achèvement.
Si l’entreprise choisit la méthode à l’avancement, l’impact sur son résultat sera le même que selon la norme IFRS
15, la principale différence étant qu’avec le référentiel PCG, les 20 000 € de pertes ici enregistrées en dépréciation
seraient comptabilisées sous forme de provision.
329
Si elle choisit la méthode à l’achèvement et si le résultat est déficitaire (comme dans le cas présent), le résultat net
doit immédiatement être impacté de la perte sur contrat, comme en IFRS. Par contre, si le contrat est 9664
bénéficiaire, le résultat net n’est impacté que lorsque le contrat est achevé.
:170
et qu'elle n'aurait pas engagés si elle n'avait pas obtenu le contrat (par exemple une commission de vente). Ils sont
enregistrés à l’actif si l’entité s’attend à recouvrer ces coûts.
60.7
Si les coûts engagés pour l'exécution d'un contrat conclu avec un client n'entrent pas dans le champ d'application
:91.1
d'une autre norme, l'entité ne doit comptabiliser un actif au titre des coûts engagés pour l'exécution d'un contrat
que si ces coûts remplissent toutes les conditions suivantes :
a) ils sont directement liés à un contrat ou à un contrat prévu que l'entité peut identifier spécifiquement ;
0157
b) ils procurent à l'entité des ressources nouvelles ou accrues qui lui serviront à remplir (ou à continuer à
remplir) ses obligations de prestation dans l'avenir ; et
8888
Dans l’opération 4, il s’agit bien de coûts d’exécution du contrat. Le matériel sera comptabilisé selon la norme
IAS 1635, le logiciel sera comptabilisé selon la norme IAS 3835, les frais généraux et administratifs seront
0935
comptabilisés en charge (à moins que ces coûts soient explicitement à la charge du client selon le contrat), mais
les coûts de conception seront inscrits à l’actif puis amortis sur la durée du contrat.
:211
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35
Cf. cas SFE.
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