Pacte Nickel Analyse Ronald FR Re 1712815832
Pacte Nickel Analyse Ronald FR Re 1712815832
Voilà un titre évocateur qui relate toute l hypocrisie d une France toujours en prise face à ces
vieux démons de la FRANCE AFRIQUE qui nous impose le principe de l Exclusif à son égard.
Déjà en 1957, elle faisait signer des pactes léonins à ces états qui allaient devenir souverains.
Ces pactes coloniaux énonçaient 11 principes que la France imposait dans le cadre des
indépendances des pays africains auxquelles elle faisait face. Bâtis sur les mêmes principes
quelque soit le pays, ils reviennent dans chaque document négocié :
1. Le principe de préférence consistait à ne traiter qu avec l ancienne puissance de tutelle
dans les domaines qui l intéressait, c’est dans le pacte Nickel.
2. Le principe d exclusivité notamment en terme de matières stratégiques qui sont échés
vers la France, même si ce n’est exprimé très clairement c’est dans le pacte Nickel.
3. Le principe de priorité portait sur la préférence exclusive donnée à la France dans les
relations futures, c’est dans le pacte Nickel.
4. Le principe d information obligeait les pays concernés, à communiquer sur toute
découverte de nouvelles richesses, cette mention est stipulé dans le pacte nickel, c’est
dans le pacte Nickel.
5. Le principe de découverte obligeait le pays nouvellement indépendant à informer et à
prioriser exclusivement les futures relations commerciales avec la France, c’est dans le
pacte Nickel.
6. Le principe d aliénation oblige les états indépendants des ressources en cas de con its
armés. Ce principe n est pas énoncé parce qu il relève encore d une France souveraine.
7. Principe de décision unilatérale de la France sur les sujets touchant les intérêts de la
France ; bien qu énoncé différemment, c’est dans le pacte Nickel.
8. Le principe d écoulement forcé des productions françaises et c est le cas que nous
aurons avec les centrales nucléaires, c’est dans le pacte Nickel.
9. Le principe de solidarité s impose en cas de con it concernant directement la France. Ce
principe n est pas énoncé parce qu il relève encore d une France souveraine.
10. Le principe de remboursement de la dette s applique dès lors que l indépendance est
donnée, mais on ne parle jamais de la dette coloniale et nous concernant, parler de la
dette écologique qui est colossale.
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11. Le principe de déploiement de la force armée pour défendre les intérêts de la France sur
place. Non énoncé parce qu il relève encore d une France souveraine.
En fait la plupart de ces principes étaient bien présents dans ces pactes coloniaux et avaient
pour seul objectif de s affranchir des barrières juridiques et des attributs de souveraineté des
états nouvellement indépendants. C est ce qui se passe dans le pacte Nickel.
([Link]
en-1960-avec-la-france-sont-de nitivement-expires/)
Titre évocateur, et même le premier ministre Michel Debré le 15 juillet 1960, s adressant au futur
président de l État gabonais : « On donne l indépendance à condition que l État Gabonais
s engage, une fois indépendant, à respecter les accords de coopération signés antérieurement.
Il y a deux systèmes qui entrent en vigueur en même temps : l indépendance et les accords de
coopération. L un ne va pas sans l autre ».
La dé nition d un pacte colonial est celle ci : « Le pacte colonial avait pour objectif principal de
favoriser les intérêts économiques des pays colonisateurs en consolidant leur pouvoir et leur
contrôle sur les colonies. En restreignant les échanges commerciaux des colonies avec d'autres
nations ou régions, les pays colonisateurs cherchaient à maximiser leurs propres béné ces en
établissant un monopole sur le commerce avec leurs colonies ». Ces faits sont aussi ceux de la
dé nition d une république bananière : « Cette expression désigne aujourd hui un régime
apparemment démocratique, mais régi en réalité par des grandes entreprises qui placent aux
postes clés de l administration des hommes dévoués à leur cause.» C est exactement vers quoi le
pacte nickel tend à nous emmener.
Le pacte colonial a eu des conséquences économiques signi catives sur les colonies. Il a
toujours entraîné une dépendance économique des colonies à l égard de la métropole, limitant
leur développement industriel et leurs possibilités d échanges avec d autres régions. Cette
politique a également contribué à l’exploitation des ressources naturelles des colonies
au pro t des pays colonisateurs.
Voilà ce que la France veut nous faire signer. MACRON reproduit les errements de l histoire du
colonialisme français et celle de l africanisation dont le cheval de bataille a été la France
Afrique, en nous parlant de PACTE DE NOUMEA et du PACTE NICKEL, il veut créer la
FrancePAci que ou tout simplement la FranceCalédonie ou la FranceKanaky.
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Le pacte se compose en 3 parties :
1. Pour mémoire la production minière de 2018 à 2022 (source ISEE) est ainsi représentée
dans le tableau suivant. Ces chiffres qui concernent les productions de Nickel, ne laissent
pas présager une quelconque crise du nickel.
Tonnage de nickel contenu 179 401 184 590 172 362 158 390 170 929 865 672
Latérites Tonnage Humide 4 546 176 2 545 550 3 486 157 3 212 536 3 485 081 17 275 500
Tonnage de nickel contenu 36 824 23 594 27 336 27 893 29 022 144 669
Total tonnage 16 634 053 15 335 953 15 585 832 14 854 799 16 711 493 79 122 130
Total Nickel contenu 216 225 208 184 199 698 186 283 199 951 1 010 341
Source ISEE
De même la production métallurgique du territoire durant ces 5 dernières années ne laisse pas
présager une quelconque crise. La baisse de production en 2021 est corrélé avec un dollars à
100,84F/USD ce qui n était pas la situation la plus favorable pour commercer.
Ferronickel tonage brut 260 206 247 746 236 421 205 108 223 015 1 172 496
NHC tonnage brut 34 011 33 751 97 820 86 912 138 761 391 255
Nickel contenu 114 637 94 404 90 708 73 413 92 437 465 599
Nickel contenu produit en NC 330 862 302 588 290 406 259 696 292 388 1 475 940
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On prétend que le marché du nickel est en crise :
1. la demande est en hausse constante ces 20 dernières années, en 2000 elle était de 1,4
millions tonnes de Nickel Métal, (nickel Institute), en 2024 elle est de 2,8 millions de
tonnes métal, le ministre de l économie indonésienne s attend à une hausse de 44% de
la demande en 2030 soit une prospective à 3,6 millions de tonnes métal.
2. Il est dif cile d entendre dire que le marché du nickel va mal. La demande d acier
inoxydable est en hausse, elle représente actuellement 65% de demande mondiale de
nickel métal. la demande de « nickel batterie » explose, à tel point, de toute façon nous
n aurons pas suf samment de Nickel pour satisfaire les besoins pour construire les
véhicules électriques dont la production est estimée à 650 millions d unités en 2050.
Rien que pour fabriquer ces véhicules électriques (70 kg par batterie), les besoins en
nickel, nécessaires pour atteindre cet objectif sera de 45 millions de tonnes, soit il
faudrait produire 1,820 millions tonnes supplémentaires chaque année pour les 25 ans à
venir.
3. Comment peut t on dès lors parler de crise lorsque nous avons une croissance de production
à deux chiffres.
[Link]
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1. FAUX :
1. Les cours sont à 17000 UDS la tonne en moyenne annuelle et ceux depuis plusieurs
années en ayant connu un pic à 30.000 USD (3.000.000 CFP) la tonne en 2022.
3. En 2023 le cours moyen a été de 2.373.020 CFP la tonne contre 2.941.340 CFP la
tonne en 2022.
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4. Ces prix du nickel restent à des valeurs plus que lucratives pour ces industriels.
5. On nous oppose que d autres concurrents sont hors LME, et font baisser les stocks. En
Nouvelle Calédonie plus de 50% de la production de nickel métal est hors marché LME
et ce sont ces pratiques qui tirent les prix vers le bas.
6. L évasion scale est omniprésente dans l activité nickel en Nouvelle Calédonie. Elle se
caractérise par du coulage sur la production des usines, des prix de cessions
défavorables aux producteurs locaux au pro t des holdings de groupe ou des traders,
du coulage sur les chargements minéraliers, le recours à des dispositifs d assurances et
de techniques nancières comme les couvertures de cours, les couverture de devises.
En n un des principaux liés à l évasion scale est la fraude dans les déclarations
d assiette et la Nouvelle Calédonie bizarrement ne contrôle pas ces déclarations
d assiettes et ne dispose d aucune procédure de contrôle et de pesage.
2. Le taux de change du dollars a été très favorable en 2022 à 114,22 F/USD contre 110,35
F/USD, ce qui reste un excellent taux de conversion.
Prix du nickel (milliers de [Link]/Tonne) 1 324,05 1 481,36 1 435,48 1 863,25 2 941,34 2 373,02
On nous dit que le prix des intrants a tellement augmenté qu il met à mal les rentabilités.
1. VRAI :
1. Les prix des intrants ont explosé, dopé en sus par le niveau élevé du dollars. Par
exemple le charbon est passé de 80$ la tonne à 400 $ la tonne, mais cela a été un pic
et il est revenu à la quasi normalité.
2. FAUX :
1. Pour la Nouvelle Calédonie, car si l intrant matières premières obère les rentabilités
lorsqu ils augmentent, cette hausse n aura pas le même impact en Nouvelle Calédonie et
n in uera pas signi cativement sur le prix de revient qui mettrait en péril la lière Nickel
pour les raisons suivantes :
1. Primo, la matière Nickel métal n est pas rémunérée au pro t du PAYS. Cet absence
de valorisation du cout matière est unique dans le monde, et elle présente un effet
amortisseur considérable sur le prix de revient. Le nickel, le cobalt et tous les autres
métaux sont gratuits en Nouvelle Calédonie.
2. Secondo, les métaux comme le cobalt, le fer n entrent pas en termes de valorisation
dans la rentabilité des industriels en Nouvelle Calédonie et sont pourtant valorisés
par ces industriels à l extérieur ;
3. Tertio, les conditions d exploitation (ciel ouvert, taux de manipulés très bas, distance
de la mer, qualité des teneurs et des gisements, taux d humidité, qualité du nickel et
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présence de plusieurs métaux dont des métaux rares) font que notre Nickel présente
des qualités qui permettent de mieux le valoriser et d être le moins impacté par des
variables de marché.
1. FAUX :
1. Selon la tribune des métaux l Indonésie produit 1.750.000 Tonnes de nickel métal et
dont la plus grande partie est échée sur la Chine qui consomme 1.400.000 tonnes
de nickel métal. En même temps le ministre de l économie indonésien af rme que la
consommation de Nickel métal augmentera de 44% d ici à 2030. Même si
aujourd hui, ce qui fait baisser les cours du nickel c est l excédent de production
estimé à 230.000 tonnes qui est stocké et qui en est la cause. Mais l industrie minière
indonésienne n est pas en capacité d éliminer la concurrence comme l af rme les
acteurs locaux qui veulent signer ce pacte.
2. Aujourd hui ce sont les traders qui manipulent les cours pour les faire baisser parce
qu ils savent que les besoins vont augmenter. Il n y a qu à voir l Europe elle vient
d annoncer dans son « critical resources act. » que ses besoins sont estimés à
535.000 tonnes de nickel Métal.
3. C est aussi la même situation avec les philippines qui produit 420.000 tonnes de
nickel métal.
4. Ces 2 pays béné cient d un nickel peu riche (1,3% de teneur).
5. Rappelons que nous ne parlons pas de la même typologie de minerais. Lorsque l on
nous dit que l industrie indonésienne est favorisée par le prix de l intrant humain, le
rapport récent de CECAFI nous dit bien que le coût de la main d œuvre n est pas
signi catif dans la structure des prix de revient, l industrie minière et métallurgique
sont des activité à forte intensité capitalistique donc peu consommatrice en moyens
humains.
6. Notre bassin commercial de référence est l ASIE PACIFIQUE. La demande de la
Chine représente 1,4 millions de tonnes de nickel métal soit 50% de la demande
mondiale. Cette demande explose et explosera dans les 10 années futures, ainsi
l Indonésie et les Philippines ne peuvent pas fournir et satisfaire les besoins du géant
chinois.
4. De plus lorsque nous parlons de minerais exportés, les chinois ont un grand nombre
d usines qui n ont plus d approvisionnement en minerai et sont acheteurs. La Nouvelle
Calédonie peut toujours passer en direct pour s ouvrir de nouveaux marchés. C est ce
qu elle devrait faire.
5. En n si tant est nous avions un problème de marché, ce serait sur le produit métallurgique
pas sur le minerai.
6. La Nouvelle Calédonie est aussi arrivée à une période cruciale de son histoire du Nickel où
elle doit changer de paradigme minier. Elle a deux options :
1. Suivre le marché mondial et courir après les volumes extraits au détriment des habitants,
de son environnement et de l appauvrissement de ses réserves non renouvelables.
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2. Consolider la situation actuelle qui représente un volume de production de 300.000
tonnes de nickel métal et remonter dans la chaine des valeurs pour optimiser la
valorisation, notamment e faisant elle même le trading qui représente la part la plus
rémunératrice de la chaine de valeur.
On nous dit que l Australie ferme car le monde du Nickel est en crise.
1. VRAI, les mines australiennes ferment parce qu elles sont exploitées dans des conditions
diamétralement opposées à celles que nous connaissons et nos situations ne sont
aucunement comparables :
1. Les mines australiennes sont situés loin des ports de chargement, ce qui
occasionne des surcoûts liés au transport (entre 500 et 2000 kms), aux
manipulations de minerais. Le fuel et l électricité ont un impact certain sur le prix
de revient.
2. Les mines sont immenses mais pauvres, et si elles ont été ré-ouvertes, c est
justement parce que l environnement du marché et le cours du nickel justi aient
l ouverture de mines même peu rentables.
3. Les taux de manipulés sont extrêmement élevés. Ils sont de (1 pour 400 contre 1
pour 3,5 pour la SLN) ce qui en fait des exploitations minières très sensibles à la
variation du coût des matières premières. (Voir la vidéo SLN supra).
2. VRAI, l Australie ferme ses mines à cause du coût des intrants (Carburant et Charbon),
bien qu ils soient revenus à des coûts normaux dans ces derniers jours.
On nous dit qu en Nouvelle Calédonie les opérateurs industriels sont en dif culté à cause de la
crise du nickel. Prenons les centres un par un :
2. La deuxième raison de la fermeture de POUM, est que la SLN ne veut plus des
coutumiers et n a pas renouvelé ses permis d exploiter. Elle voulait remplacer les
coutumiers par un sous-traitant local. Elle a laissé couler la SONAREP en ne
remplissant pas ses obligations contractuelles pour l affaiblir et arriver à ses ns.
Elle y est parvenue et cette situation n a rien à voir avec une hypothétique crise
du nickel.
2. Les centres miniers SLN de THIEBAGHI, NEPOUI, THIO, KOUAOU et les producteurs de
minerais.
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1. Les centres SLN ont produit 5,8 millions tonnes à l exportation et 3 millions de tonnes
pour l usine de Doniambo, une année exceptionnelle de records opérationnels selon
le rapport d activité de la SLN, et une publication datant de février 2024. (Visionner
la vidéo de la SLN en supra). En regardant cette vidéo on est loin de la situation
catastrophique qu annonce la SLN.
3. NMC - SNNC
1. Les tonnages NMC ont représenté 3,0 millions de tonnes en 2022 soit la capacité
nécessaire pour assurer l approvisionnement de l usine de la SMSP en Corée. Ils sont
restés stables.
2. La production de la NMC est linéaire depuis plusieurs années, donc NMC n est pas
impacté par la crise du Nickel puisqu elle est intégrée dan s le consortium
POSCO,SNNC et NMC.
3. D ailleurs SOFINOR n a pas été invité à participer aux discussions sur la crise du
nickel. Surprenant pour un secteur soi-disant en grande dif culté. C est de plus un
opérateur notoire.
4. KNS
1. On nous dit que KNS connait des dif cultés à cause de la crise du nickel.
2. FAUX de dire que la crise du nickel a engendré la situation de KNS, tous les
problèmes sont inhérents à des causes endogènes (internes) à l entreprise.
3. Rappelons que KNS est détenu par un trader GlenCore dont l intérêt n est pas
forcément de mettre du nickel sur le marché, qui ferait chuter les cours. C est
possible d imaginer que il y a des enjeux stratégiques derrière tout cela et la
conduite des opérations de KNS.
5. PRONY RESSOURCE
2. PRONY RESSOURCES perd de l argent (15 milliards CFP par an) parce qu elle
vend sa production à TRAFIGURA à un prix de cession anormalement bas ce qui
permet à TRAFIGURA de réaliser 25 milliards de pro t à SINGAPOUR. Cela
s appelle de l évasion scale.
6. SLN ERAMET
7. h t t p s : / / f r. l i n k e d i n . c o m / p o s t s / s l n - l e - n i c k e l _ t o u s s l n - n i c k e l - t o u s s o l i d a i r e s - a c t i v i t y - 71713 9 0 9 3 8 6 8 5 0 0 9 9 2 0 - 5 3 Q 2 ?
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1. On nous dit que SLN ERAMET perd de l argent et que l usine n est pas rentable.
FAUX
1. La SLN enfourne 4 millions de tonnes de minerais dans ses fours et annonce une
production nominale de 50.000 tonnes de nickel métal en moyenne depuis plus
d une décennie (rapport d activités SLN ERAMET 2023).
3. Il est surprenant que les pouvoirs publics et notamment l Etat son actionnaire
(27%) la maintienne sous perfusion. Pendant que SLN aligne des pertes
localement, ERAMET engendre des milliards d Euros de pro t avec sa division
Nickel.
4. Les chiffres nickel d ERAMET, ne sont pas impactés pour le moment par le début
d exploitation de WEDA BAY, donc les pro ts nickel d ERAMET viennent bien de
la Nouvelle Calédonie.
1. Etonnant pour une entreprise qui se prétend en dif culté qui se permet
d écrire dans un rapport d activité :« Solid cash generation in a context of
growth capex and a challenging environment » ([Link]
content/uploads/2024/02/[Link])
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I - Le PACTE NICKEL
En propos liminaires, les écrits en gras et en italiques représentent les questionnements auxquels
ce pacte ne répond pas et dans le cadre d une négociation contractuelle nous devons obtenir
des réponses, des contrepartie car il ne doit pas être déséquilibré et surtout des garanties. Ce
sont les pratiques internationales de droit et surtout un contrat doit être équilibré entre les
parties.
Un pacte est un contrat libre entre plusieurs parties, ce contrat créé des obligations à chacune
des parties prenantes et il doit être équilibré (loi de 2016). En l occurence ce pacte est un
contrat dé nissant les orientations de notre politique Nickel. Même si sa mise en oeuvre fera
l objet de futures discussions mais sur le fond, il créé au Pays des obligations. S engager sur ce
chemin, ce sera s enfermer dans une voie sans issue où nous atteindrons un point de non retour.
L accord de Nouméa est un document d orientations qui nous a créer des obligations. L Etat n a
de cesse de le trahir.
Ce pacte ne respecte pas les règles de l équilibre contractuel, il est unilatéral, il est à titre
gratuit, il n est pas commutatif et il n est pas consensuel car l Etat ne s en cache pas : il force le
gouvernement à le signer donc sous la contrainte, ce qui vicie le consentement.
L article 1143 du Code civil, stipule « qu il y a également violence lorsqu une partie, abusant de
l état de dépendance dans lequel se trouve son cocontractant à son égard, obtient de lui un
engagement qu il n aurait pas souscrit en l absence d une telle contrainte et en tire un avantage
manifestement excessif ». C est le cas.
Ce n est pas un contrat de gré à gré c est un contrat d adhésion forcée, c est d ailleurs le mode
opératoire de l Etat français dans toutes les négociations qui prévalent en Nouvelle-Calédonie.
Se souvient t on que toutes les tentatives de l Etat pour la sortie de l accord. En matière de
négociation, l Etat français impose le sujet, décide du calendrier, choisit et désigne les parties
prenantes, impose le résultat pour qu on l adopte, c est ce qu il croit être une exigence de
démocratie.
L'Article 1112 précise que l'initiative, le déroulement et la rupture des négociations pré-
contractuelles sont libres. Ces négociations doivent impérativement satisfaire aux exigences de
la bonne foi.
Sur la forme et c est prétexte à cette volonté de vicier le consentement, on nous dit que la lière
nickel est en dif culté à cause de la crise nickel.
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« La lière métallurgique du nickel en Nouvelle-Calédonie revêt un poids historique,
économique et social important pour la société calédonienne. Elle est portée par les sociétés
SLN, PRNC et KNS, qui sont en grande dif culté économique et nancière. Sa pérennité est
menacée à court terme ce qui pose un risque systémique pour le territoire susceptible de mettre
en péril plusieurs milliers d emplois ainsi que plus largement le modèle économique, social et
scal de la Nouvelle-Calédonie.
1. A part les salaires locaux, il n’y a pas de risque systémique, car la filière ne participe pas à l’économie du
Territoire : Emplois expatriés, sous-traitance expatriées, exonérations de tous les impôts dont le coût est
estimé à 20 milliards, absence ou investissements sur-évalués.
2. Fiscalement la filière Nickel rapporte 20 fois moins que l’impôt sur les revenus, et ne participe aucunement à
l’IS35.
3. Les industriels n’investissent pas ou alors font des investissements douteux, c’est le cas de KNS
4. Le risque systémique il est d’avoir couper les circuits de redistribution de la richesse en évadant fiscalement
les revenus par des techniques et des circuits éprouvés depuis des décennies.
L Etat et les collectivités compétentes de Nouvelle Calédonie ont décidé d engager une action
collective pour dé nir un accord de très court terme sans lequel, les trois usines se trouveront en
état de cessation des paiements sous quelques semaines. Le Premier ministre a demandé à
l inspection générale des nances et du conseil général de l économie de conduire une mission
pour évaluer la situation. Son rapport de juillet 2023 dresse les raisons multiples de cet état de
santé précaire et propose un certain nombre de mesures visant à restaurer l avenir de la lière
à court, moyen et à long terme.
1. L’initiative du pacte nickel menée à marche forcée par le gouvernement n’est pas les difficultés d’entreprises qui
sont des sociétés privées disposant de toutes les ressources internes nécessaires pour faire face à ces crises
cycliques, si tant est il y a crise.
2. On peut dire avec force que l’origine de cette offensive de l’Etat est le « European critical raw matérials act. » voté
le 16 mars 2023 par le parlement européen qui a fait prendre conscience de l’Etat de dépendance de l’Europe vis à
vis du Nickel.
3. Les acteurs économiques associés au pacte profitent d’un effet d’aubaine inespéré.
4. Le rapport de l’IGF indique bien dans sa lettre de mission, que l’enjeu est d’identifier les possibilités de capter la
production calédonienne pour servir les besoins de l’Europe.
5. Ce pacte là ne peut pas être à très court terme, d’une part la durée n’est pas précisée, mais affirmer qu’il est à
court terme est un leur, comment allons nus revenir sur des autorisations données dans 3 ans. Pour le moment
seul Louis MAPOU semble y croire.
Un groupe de travail a été formé par l Etat et les collectivités de Nouvelle Calédonie qui en ont
tiré des orientations, partagées avec l ensemble des parties prenantes. Elles constituent le socle
des orientations et décisions prises par les institutions nationales et locales, chacune dans son
rôle et ses compétences.
1. L’Etat s’est ainsi immiscé dans les compétences dévolues à la Nouvelle Calédonie, et décide en lieu et place des
autorités calédoniennes.
2. Quelles légitimités ont les industriels et les mineurs pour être associés dans les choix politiques et stratégiques
pour le pays ?
3. Les industriels et les mineurs sont en conflit d’intérêts, leurs intérêts privés ne peuvent pas être compatibles avec
l’intérêt général. En les incluant dans les choix stratégiques, nous avons pris une initiative malheureuse et
prédatrice.
Ces orientations devront être délibérées par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie qui souhaite
les amender pour les inscrire dans une nouvelle ambition minière et métallurgique de portée
plus large, conforme à la perspective tracée par le Président de la République lors de la visite
sur le territoire en 2023 et aux orientations nationales et européennes.
1. Pourquoi s’inscrire dans ce que dit l’Etat et Macron. Nous sommes compétents en matière de nickel et d’énergie,
c’est à nous de tracer notre propre trajectoire. Cette dépendance à la France est un mal chronique d’un territoire
profondément colonisé dans ses visions.
2. Pourquoi parler d’ambitions de portée plus large, quand nous produisons 300.000 Tonnes Nickel métal et qu’elles
ne nous rapportent rien. Les mêmes causes produiront les mêmes effets, avec 600.000 tonnes n/m ou avec
900.000 T/nm nous continuerons à nous faire piller et à nous appauvrir.
3. Avant de monter significativement les capacités productions, il faut que c’est industriels soient rentables. Le
Pays, les provinces ont suffisamment aidé avec des pactes fiscaux non respectés, des exonérations de toutes
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sortes, qui les rendent neutre en terme de retombées pour le pays. Il est absolument nécessaire qu’ils arrêtent
leurs pratiques déviantes d’évasion. Pour cela le gouvernement doit diligenter des contrôles fiscaux, des audits et
peut être que le congrès pourrait déclencher une commission d’enquête sur le sujet et surtout que le
gouvernement et la DIMENC mettent en place des procédures de contrôle d’assiettes déclaratives.
4. Un constat est certain, nos élus se s’imaginent même pas du potentiel des retombées financières que
représentent une production de 300.000 T/nm.
5. Autre sujet et pas des moindres, il y a un seuil critique de production que l’on ne peut dépasser et ce pour des
raisons écologiques. Nous n’avons dans ce pacte aucune garantie sur les quantités qui sont extraites. A première
lecture, on peut évaluer un doublement voire un triplement de la production minière. C’est un objectif
écologiquement impossible à tenir et une menace irréversible sur nos écosystèmes terrestres et lagonaires.
6. On parle de renforcer PR dans le sud, le barrage KO2 est à ras bord et il est question de lâcher les eaux retenues
pour ne pas qu’il cède. Ces purges sont constituées d’eaux polluées et elles iront où à par qu’elles se jetteront
dans le lagon. C’est un autre préalable au pacte, il faut désamorcer cette bombe écologique qu’est KO2.
7. Nous voyons pertinemment que cette compétence nickel n’est pas gérée politiquement, elle est gérée
administrativement et par des intérêts privés. Ces visons administratives et privées ne concordent pas avec les
enjeux actuels de cette filière et les intérêts supérieurs de la Nouvelle Calédonie.
8. Quels sont les engagements réels de l’ETAT : interventions financières, rôle, calendrier et durée de ses
interventions et sécurisation de ses engagements.
9. Quels sont les garanties que nous donnent les industriels pour rentrer dans leurs obligations : investissements,
amélioration de la production, garantie financière, garantie sur la fiscalisation de leurs revenus en Nouvelle
Calédonie.
10. Que gagne notre pays à part des salaires, car dans le pacte il est nullement question de prix, de valorisation de
notre ressources, d’intégration dans la chaîne des valeurs et d’impacts économiques, environnementaux et
financiers sur notre économie.
11. Quelles garanties de durée dans le temps et de retour à la normale sachant qu’il sera impossible à moyen terme
de désengager les acteurs économiques qui se seront engagés dans de lourds investissements.
12. Quelles garanties a t’on sur la dérégulation du secteur minier, doit t’on leur signer un chèque en blanc.
1. D une part, à l ensemble des parties prenantes de prendre, ensemble, les décisions
dif ciles, mais nécessaires à court terme pour la survie de la métallurgie du nickel ;
1. Les orientations annoncées par le pacte Nickel parlent d’engagements forts, mais pour le moment à part
la Nouvelle Calédonie dont les engagements sont énumérés et précisés, quelles sont les engagements et
garanties apportées par les autres parties prenantes.
La vision partagée par les parties prenantes est celle d une pérennisation des usines
métallurgiques par :
2. Une rentabilité et une offre de « nickel vert », irréprochable sur le plan social et
environnemental, grâce notamment à une énergie renouvelable et compétitive et la
neutralité carbone ;
1. A qui profite cette rentabilité si il n’y a aucune contrepartie financière et si on met un bouclier fiscal en place et
que l’on s’interdit de lever l’impôt.
2. Parler de nickel vert est une chose, mettre en pratique les procédures de contrôle et de certification pour avoir le
label nickel vert en est une autre.
3. Comment parler de Nickel vert lorsque les communautés locales sont ignorées et écartées du circuit, les sites
miniers ne sont pas réhabilités, les formations initiales et continues n’existent pas et il n’y a pas de volonté de
favoriser l’emploi local de la part de ces acteurs.
4. Comment se garantir que la répartition de richesse induite par la redistribution de salaires profitera en très grande
majorité aux enfants du pays ?
5. Ce nickel vert est t’il seulement reconnu sur les marchés internationaux et par les clients de ce nickel.
6. Comment parler de nickel vert lorsque nous avons une bombe écologique qu’est la barrage de KO2 menace de
céder. Produire plus c’est le remplir plus, c’est le fragiliser encore plus. Comment ne pas se rappeler que ce type
de barrage de type Marianna qui a cédé en 2015, et Brumadinho qui a cédé le 25 janvier 2019, ont entrainé des
catastrophes écologiques d’une ampleur sans précédent, dont les effets et les stigmates sont toujours présents.
Le barrage de Brumadinho a cédé avec seulement 11 millions de tonnes de déchets acides, KO 2 est arrivé à 50
millions de tonnes. Prony qui ne sera pas en reste pour produire plus de NHC va encore augmenter les volumes
de stockage qui fragiliseront plus l’ouvrage qui présente beaucoup de signes de faiblesse qui sont tues.
7. Comment parler de nickel vert lorsque la SLN enterre ses déchets très toxiques (résidus du lait de fusion) dans
son stock de scories que l’on sait perméable et qui pollue inévitablement le lagon.
8. Comment parler de nickel vert lorsque l’on voit les stigmates d’une activité minière où rien n’a été réhabilité.
Kouaoua, Thio, Nackety, Poro, ces sites que la presse internationale a qualifié de marsification de la terre.
9. Quel plan environnemental et RSE parlons nous. Même si ils annoncent une politique RSE, les opérateurs miniers
restent au stade de la communication et des postures marketing.
10. Quels sont les engagements des industriels à ce sujet, ils devront être ciblées, analysés, chiffrés et garantis
financièrement.
11. Signer un tel pacte relève de la perte de notre compétence minière au profit de l’Etat français, La contrepartie doit
comporter un programme de réhabilitation des sites exploités et des sites anciennement exploités et une
assurance budgétaire sur au moins trente ans.
12. Tous les travaux d’environnement et de réhabilitation devront être confiés aux entreprises calédoniennes
citoyennes.
Ces actions, nancées par les industriels sont co-pilotées et mises en œuvre par les pouvoirs
publics. Le Fonds Nickel sera acteur dans la mise en œuvre de cette orientation en intensi ant
ses interventions et en élargissant ses missions à un soutien aux entreprises dans les communes
minières impactées par la crise. Dans cette recherche d une meilleure intégration locale, il est en
effet essentiel que les mineurs et métallurgistes soient accompagnés par les institutions dans leurs
programmes d exploitation minière et leurs projets de développement.
17. Pourquoi et au nom de quels principes les opérations serait-elles co-pilotées avec les industriels. C’est un
renoncement à notre indépendance politique et une atteinte à nos compétences économiques et politiques. En
signant de telles dispositions nous livrons le pays aux privés. C’est encore la république bananière.
18. Le fonds nickel me semble t’il avait vocation à financer les opérations de réhabilitation écologiques et
environnementales pas celui de devenir le bras financier des opérateurs miniers qui l’utiliseront pour avoir leur
tranquillité.
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Cette ambition est atteignable à moyen terme, mais l aggravation de la situation de chacun des
3 opérateurs ces derniers mois en raison de la dégradation des cours mondiaux du nickel
conduit à adopter une démarche séquentielle.
19. Avant de prendre de quelconques mesures de soutien à ces 3 opérateurs qui sont faut t’il le rappeler des
privés qui bénéficient gratuitement de la ressource, s’assurer qu’ils paieront des impôts car pour le moment ils
évadent leurs résultats et fraudent.
20. Qu’est ce que le rédacteur entends par adopter une démarche séquentielle. Toujours aucun engagement
autour des mots employés. Les seuls engagements identifiés viendront de la Nouvelle Calédonie.
21. Quelles garanties avons nous que ces mesures rapporteront au pays qui a besoin des revenus nickel pour
boucler son budget, cesser d’étendre la main et de mendier, financer une économie résiliente et mettre en
réserve des fonds pour les générations futures. .
En effet, KNS est mise en sommeil depuis le 1er mars 2024 pour une période de 6 mois en
attendant de retrouver un repreneur ; PR-NC et la SLN font également face à des impasses de
trésorerie au cours de l année 2024, PRNC étant aussi à la recherche d un repreneur.
22. En quoi cela concerne les calédoniens que KNS est en difficulté, le problème de KNS est un problème
d’incompétence et de manipulation des cours par son actionnaire qui est trader, pas de crise nickel.
23. Sérieusement ce n’est quand même la Nouvelle Calédonie qui va aller aider GlenCore pour des soit disantes
difficultés de trésorerie, ce trader est plus riche et plus puissant qu’une dizaine d'états regroupés dont la
France ferait parties.
24. Comment en ayant donner un massif de la qualité de Koiniambo à cet opérateur, KNS peut t’il être en
difficultés.
25. Avant de signer quoi que ce soit le Pays doit diligenter des audits techniques sur la chaine de production et
sur les prix de cession internes entre l’industriel et son actionnaire « trader » GlenCore.
Cette situation nécessite que des mesures d urgence soient prises sans attendre par la Nouvelle
Calédonie, avec l appui de l État, pour accompagner ces entreprises au cours des trois
prochaines années Ces mesures d urgence doivent, pour des raisons de rapidité et d ef cacité,
être prioritairement mises en œuvre à droit constant, en restant compatible avec le schéma de
mise en valeur des richesses minières (SMVRM) et en mettant à pro t les éléments de souplesse
offerts par le code minier de la Nouvelle Calédonie.
26. Mettre à profit des éléments de souplesse du code minier, en clair c’est un renoncement à notre compétence
minière, et la demande est bien plus pernicieuse que l’on veut nous faire croire, c’est à dire qu’ils demandent
une dérégulation du secteur minier qui les libérera des tracas administratifs et ainsi nous reviendrons à une
exploitation minière sauvage effrénée.
27. En adoptant ces dispositions, nous feront un bon en arrières de 60 ans pour revenir à l’exploitation sauvage
avec toutes les conséquences écologiques et environnementales dont nous voyons aujourd’hui les stigmates.
Les parties prenantes sont donc amenées à prendre les engagements décrits dans les annexes ci-
jointes chacune en ce qui les concerne au regard de leur compétence.
28. L’ennui dans ce pacte c’est que les engagements ne viennent que des acteurs locaux.
29. Où sont les engagements des industriels notamment sur leur capacités de production, le contrôle des
assiettes déclaratives, leurs investissements, leurs garanties de financement, leurs garanties commerciales.
30. Quelles sont les garanties de l’Etat sur ses engagements financiers. On ne peut pas se contenter de postures
et de promesses. On sait ce que vaut la parole de l’Etat.
31. Quelles garanties avons nous sur les retombées économiques de l’activité minière. Comme l’impact
budgétaire, la fiscalisation des revenus etc….
Les engagements contenus dans ce pacte constituent une première étape qui a vocation à être
enrichie et pérennisée dans le prolongement des discussions en cours sur l avenir du pays, à
l instar du processus qui a été initié lors des Accords de Matignon et de Nouméa.
32. Dans cette première étape que l’on pourrait qualifier d’accord cadre, c’est la plus importante car elle scelle le
périmètre des ces futurs développements et des futures négociation sur le nickel.
33. Il sera ensuite très difficile de revenir sur des points non équilibrés.
La période qui s ouvre sera également mise à pro t pour approfondir les discussions avec les
industriels, qui doivent encore stabiliser leur actionnariat et préciser leur stratégie de long terme.
34. On veut signer un accord cadre avec des industriels qui déclarent ne pas avoir l’aval de leur actionnaires et
n’ont pas de plans stratégiques., nous nous engageons sur une voie à sens unique et sans issue.
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35. C’est un accord que l’on souhaite précipiter et pour quelles raisons ? Cet accord doit se négocier dans le
temps, il n’y pas d’urgence à le négocier. Il faut prendre le temps de la réflexion et surtout on ne peut pas se
passer dévaluations sur les impacts environnementaux, sociétaux et humains. Tout doit être garantis.
36. Il n’y a pas d’urgence à signer ce pacte, il y a urgence à optimiser et valoriser l’existant.
Le contenu de ce « pacte nickel » pourra être amendé d un commun accord en fonction des
demandes des nouveaux actionnaires.
37. Il est bien précisé que tout amendement futur devra faire l’objet d’un accord commun entre les parties, il sera
difficile de revenir sur le périmètre de certains engagements déséquilibrés.
38. Il est aussi précisé que les demandes des industriels ne sont pas encore totalement identifiées, ce qui veut
dire que nous seront sollicités pour élargir ce même périmètre de ce que nous avons déjà cédé.
39. C’est un pacte léonin car toutes les obligations sont du seul côté du Pays et les autres parties se contentent de
déclaratifs.
3 - Les engagements.
1. Déployer leurs meilleurs efforts pour atteindre la production nominale de chaque usine.
1. La problématique du nickel calédonien, nous l’avons vu n’est pas liée à une crise imaginaire du nickel, elle est la
conséquence d’un comportement amoral et asocial des acteurs de la filière qui ne jouent pas le jeu économique.
2. De quelles actions parlons nous puisque précisément nous faisons face à des usages de dissimulation de
résultats par des montages juridico-financiers complètement à notre désavantage.
3. Quelle garantie l’Etat peut t’il apporter (compétence de la justice) dans la répression des fraudes fiscales et de la
corruption qu’elles engendrent. L’Etat semble ne pas vouloir sanctionner sa filiale qui est à l’origine de la
perversion de tout notre système.
4. Quels plans d’actions ces industriels vont t’ils nous présenter pour nous donner des garanties pour atteindre la
production nominale.
5. Quel rétroplanning sommes nous en droit d’attendre avec un quantitatif des besoins commerciaux exprimés, des
besoins de formations des hommes et de la qualification des communautés locales, des investissements à
réaliser pour atteindre les engagements du pacte Nickel et quels délais car nous seront sollicités pour la
fourniture d’énergie (8 milliards), l’exonération fiscale et le bouclier fiscal.
2. S engager sur des plans de maîtrise des coûts et de gains de compétitivité, comprenant
notamment une modération salariale au sein de l entreprise – y compris les directions, et
une maîtrise des coûts de sous-traitance, a n que les subventions publiques ne soient pas
détournées de leur objet. Les industriels veilleront à une bonne information des autorités
publiques pour en accompagner au mieux les éventuels impacts sociaux défavorables ;
1. Les industriels s’engageront dans des programmes de maîtrise des coûts et de gains de compétitivité, nous
n’avons aucun programme, aucune perspective, plan de restructuration et surtout connaitre quels moyens et
garanties à mettre en oeuvre que ces industriels sont prêts à apporter.
1. SLN avait été défiscalisée à hauteur de 5 milliards en 2004 pour augmenter sa production à 75.000 t,
facilement ils l’ont fait, mais depuis plus de 30 ans. Elle déclare 50.000 T/nm.
2. Pour les groupes industriels intégrés (fournisseurs d’intrants, mineurs, métallurgiste, traders) quelles garanties
avons nous sur les prix de cession interne, les couvertures de cours, les couvertures des devises qui constituent
un socle d’évasion fiscale ? Quelle est notre part et notre place dans la chaîne des valeurs.
3. Quels dispositifs allons nous mettre en place pour le contrôle d’assiette des productions et des
commercialisations : Protocole d’exportations (calibrage des pesages, pesages, contrôles douaniers, contrôles
des assiettes déclaratives).
4. Nous le savons très bien que le coulage se situe au niveau des déclarations d’assiettes, des couvertures et
assurances et des prix de cession interne. Quelles sont les moyens et les garanties que l’Etat, détentrice de la
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compétence de justice, est prêt à mettre en oeuvre. Pour le moment le pôle corruption ne fonctionne toujours pas.
Pourtant l’évasion fiscale est un délit de blanchiment.
5. S’engager à ne pas verser de dividendes (ou tout mécanisme équivalent) tant que les soutiens publics sont en
place, de toutes façon ils n’en versent pas aux actionnaires locaux car ils se déclarent en perte ;
6. De quelles garanties et de quelle pression pouvons-nous nous prévaloir pour influencer des décisions
d’assemblée générale qui est souveraine dans les usages des sociétés commerciales ?
4. Prévoir les investissements suf sants pour maintenir l appareil productif à moyen terme, et/ou
en investissant dans la modernisation des usines et, pour les pyrométallurgistes, en visant
l objectif stratégique de produire de la matte de nickel.
1. De quels investissements parlons nous et à quel niveau estime t’on le potentiel de production, les industriels
doivent nous donner des garanties sur ce sujet.
2. La modernisation des usines et notamment l’objectif de produire de la matte nickel est un voeux pieux car les
acteurs industriels le savent tous, SLN ne produira plus de mattes car ses fours sont obsolètes et ne peuvent pas
être remis en état. C’est donc une tromperie.
1. Ils justifieront ainsi l’exportation vers WEDA BAY qui produira la matte de nickel.
2. Quant à KNS, tout le monde le sait qu’elle n’arrive pas à régler ses problèmes de productions, produire de la
matte serait vraiment une option à long terme.
1. L’Etat parle de subventions en contrepartie d’un mécanisme de priorisation du marché européen, nous y voilà, le
plan se dévoile.
2. De quelles subventions l’Etat parle t’il, à quelle hauteur, sous quelles formes et quel planning sommes nous en
mesure d’attendre.
3. Le fléchage vers les marchés européens doit s’envisager en termes de quantités, de prix payés aux opérateurs et
de traçabilités.
4. Quid de nos clients historiques que nous devons conserver absolument sinon nous commettrions une erreur
stratégique ?
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1. Qu’allons nous faire de ces centrales lorsqu’elles seront en fin de vie. Allons nous les démonter, allons nous
couler un sarcophage, ou l’Etat nous laissera nous débrouiller car ce ne sera plus son problème.
2. Qu’allons nous faire des déchets nucléaires et qui les retraitera et à quel prix.
3. Quelles seront les garanties environnementales sur les démantèlements futur de tels outils ;
5. Il n’est pas entendable et recevable d’approuver une production d’énergie au moyen du nucléaire dans notre
pays. C’est risquer pour nos populations et générations futures car nous n’avons pas de visibilité et nous nous
mettrons à dos tous les pays de l’Océanien qui sont tous à part l’Australie, opposés au nucléaire.
6. L’exemple polynésien doit nous servir d’exemple et surtout les comportements du gouvernement français dans la
période post essais, qui n’assume pas ses fautes et ne reconnait pas les conséquences sur la population. L’état
comme il l’a fait avec les harkis, attend les derniers survivants pour reconnaitre ses méfaits.
L’utilisation telle qu’évoquée de centrales nucléaires aurons une incidence sur nos relations régionales qui se dégraderont
inévitablement avec nos voisins de la Mélanésie et de l’Océanie.
1. La participation du territoire est précisé dans ses engagements : 8 milliards de francs dès
2024, nancés par des recettes supplémentaires de TGC.
1. Tandis que les rouleurs bloquent le territoire pour une sur-taxe de carburant et se plaignent de la vie chère, la
droite locale s’insurge mais en voulant en fait voter le pacte nickel c’est voter pour une augmentation de la
TGC de 8 milliards et c’est le petit peuple qui les paieront, parce que les entreprises minières, les
métallurgiques, les rouleurs, les sous-traitants sont exonérés de TGC, et cette exonération coûte 20 milliards
au Territoire.
2. Le petit peuple paiera l’énergie de multinationales qui engrangent des milliards d’euros de profits. .
1. De quelle compétence l’Etat dispose t’il pour décider en lieu et place des élus, en lieu et place des
calédoniens qui paieront au final.
1. Comment le gouvernement en place peut t’il accepter que l’Etat et ces opérateurs miniers
interfèrent sur sa compétence minière, énergie et la compétence fiscale.
2. C’est une atteinte directe à l’irréversibilité des compétences prévues dans l’accord de Nouméa.
3. De quelle légitimité peut se prévaloir un conseil des mines composé de mineurs et d’opérateurs
miniers pour prendre de telles décisions qui impacteront la vie quotidienne des calédoniens.
3. Pourquoi ce serait aux calédoniens de financer des activités de multinationales qui annoncent par ailleurs
des milliards d’euros de bénéfices.
4. Quelles conséquences ces décisions impacteront la vie chère ?
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4. Accepter cette condition, c’est mettre le doigt dans l’engrenage et c’est se créer des situations irréversibles
qui auront des conséquences sociales à moyen terme.
5. Le pacte minier est plus pernicieux car certains mécanismes d’augmentation des volumes exportés ne sont
pas évalués.
6. L’ouverture des réserves métallurgiques touchent un acquis de l’accord de Nouméa et du protocole de Bercy,
pour mémoire c’est la SLN qui est à l’origine de la création des réserves métallurgiques car lors de l’échange
des massifs POUM-KONIAMBO, elle ne voulait pas que la SMSP exporte du minerai du KONIAMBO, d’où sa
demande insistante de créer de ces réserves pour se garantir en plus d’une soulte de 20 milliards qu’elle a
perçue.
3. Permettre à tout exportateur de minerai brut de pouvoir vendre vers tout client quel que
soit l origine du minerai et le pays de destination dans la limite du volume et de la qualité
de minerai autorisée ;
1. Cette disposition du pacte libère les mineurs de toute contrainte commerciale, cette contraire est contraire au
code minier qui parle de clients historiques. C’est donc la fin de ce concept de clients historiques.
2. C’est aussi s’assurer que les mineurs pourront livrer WEDA BAY qui transformera pour le compte de la SLN
et ERAMET fournira ainsi l’Europe .
2. Pour les mineurs n opérant pas d usine métallurgique, la cession de minerai brut aux
métallurgistes calédoniens donnera droit à une autorisation d exportation de minerai
brut dans la limite de [2x] la quantité cédée, ne s imputant pas sur leur autorisation
individuelle d exportation. Ces volumes soumis à déclaration ne pourront être
exportés qu après avoir été proposés préalablement dans un premier temps aux
métallurgistes calédoniens et dans un second temps aux usines off shore, selon le
mécanisme décrit supra ;
1. Sur quel principe institutionnel ce pacte donne des autorisations d’exportations de minerais aux
mineurs.
2. Les mineurs ne sont pas en difficulté et pourtant on leur concède des avantages sur les volumes. C’est
la preuve que le besoin de minerai est considérable et on détruira écologiquement le pays pour des
raisons purement financières qui ne nous concerneront même pas.
3. Ils garderont leurs volumes historiques et s’ils produisent pour un opérateur métallurgique, ils pourront
produire 2 fois leurs volumes autorisés. C’est la porte ouverte à l’exploitation minière sauvage des
années du boom de 1965.
1. S’ils fournissent un opérateur métallurgique, il n’y aucune garantie que le minerai sera transformé
par cet industriel, donc c’est simplement que l’on met les traders au centre de notre activité et l’Etat
Français a forcément signé des contrat de trading avec eux : Eramet et Tshingshan, GlennCore,
Trafigura.
2. Avec cette disposition nous nous ferons dépouiller de notre contrats commerciaux car c’est la
France qui se substituera à la Nouvelle Calédonie.
3. Nous n’existerons plus commercialement au niveau international.
3. Surseoir pour une durée de 5 ans à l application des 5° et 6° de l article LP. 131-12
du code minier. Au cours de cette période, un groupe de travail réunira les
opérateurs miniers, le gouvernement et les provinces pour identi er les titres qui ne
présentent plus de perspectives d exploitation dans le cadre d un plan industriel et
minier de long terme. En outre, ce groupe travaillera à l amélioration du guide des
bonnes pratiques de reconnaissance des gisements ;
1. Cet alinéa du pacte empiète encore plus sur les compétence minière du Pays et sur les dispositions du
code minier.
2. L’article 131 du code minier oblige que les titulaires de concessions minières, obtenus gratuitement,
fasse un inventaire minier par sondage pour connaître l’état de leur réserves et potentiels de
productions. La date limite fixée au 19 avril 2019, a été repoussée mais rien n’a été fait et le pacte nickel
demande un délai de 5 ans supplémentaire pour surseoir à cette obligation, soit en 2029. Ils auront
gagné 10 ans d’opacité.
3. C’est le groupe de travail composé d’opérateurs qui décidera des règles de gestion des gisements. C’est
un conflit d’intérêt au détriment du pays.
4. L’Etat décide unilatéralement qu’un groupe de travail se réunira pour identifier les titres. De quelle
compétence l’Etat et ce groupe de travail disposent t’ils pour imposer cela ? C’est un hold up politique
d’intérêts privés. Je rappelle la définition d’une république bananière : mettre le pays sous influence
d’intérêts privés, l’Afrique que l’on pensait lointaine, en fait elle est en réalité bien présente.
5. L’Etat se moque ouvertement du respect des compétences dévolues irréversiblement à la Nouvelle
Calédonie.
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4. En mettant à jour de l analyse des stocks (produits secondaires de l activité minière)
pouvant faire l objet d exportation, massif par massif.
1. Les intentions ne sont même plus cachés, on doit produire tout ce que l’on a à exporter.
2. Le terme « massif par massif » est employé pour parler de quel massif, ceux qui sont déjà exploités, ou
on parle de tous les massifs miniers.
1. en suspendant la mise en œuvre du régime spécial de l'amodiation telle que prévue par la loi de pays
du 23 janvier 2023 ;
1. La suspension du régime de l’amodiation est difficile à comprendre, l’amodiation reste la seule
possibilité de tirer des revenus de l’activité minière.
2. Le régime de l’amodiation doit être étendu à tout le territoire au profit du Pays.
2. En instaurant un bouclier fiscal pour les entreprises métallurgiques pour toutes les nouvelles mesures
fiscales adoptées depuis le 1er janvier 2023 ;
1. Autant dire que nous exclurons du champs d’application de la fiscalité locale, toutes les entreprises
minières.
2. Sur quelle base déterminerons nous les forfaits fiscaux et sur quelles considérations économiques,
sociales et environnementales ?
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en place de mesures destinées au développement local à proximité des projets
miniers, dans l objectif d améliorer leur acceptabilité sociale.
2. Cette orientation doit donner lieu à des mesures concrètes pour la réhabilitation,
l amélioration du cadre de vie et environnemental.
1. Quelles mesures concrètes et surtout qui est à l’origine de ces mesures concrètes ?
2. C’est une simple affirmation gratuite qui ne peut pas produire d’effet
11. Ce programme fera l objet d une évaluation à laquelle les opérateurs miniers, les
collectivités provinciales et la Nouvelle-Calédonie seront associées.
1. L’implication des opérateurs miniers n’est pas normal et ils ne disposent pas de compétences pour cela.
Nous livrons notre Pays aux miniers. C’est un véritable de colonisation. On a vu le résultat de ce genre
de pratiques en Afrique.
2. La résolution du problème des communes n’est pas dans la co-gestion des affaires communales, elle se
situe dans la perception de royalties de passage en contrepartie de la réhabilitions des réseaux routiers,
et des autres réseaux en fonction du nombre de personnels sur site, des travaux de dépollution et
d’aménagement.
3. La seule légitimité pour gérer les affaires communales, c’est celle de sortir de la liste électorale générale
et elle appartient au conseil municipal et son maire.
12. En soutenant par le biais des contrats de développement un outil de formation locale
initiale et continue en matière minière et métallurgique.
1. Encore une fois ce sont des déclarations d’intentions mais le Pays a besoin d’engagements forts en
termes d’emploi local, de formation des personnels, des cadres, d’une élite de spécialistes.
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2. Cette demande à peine déguiser d’assouplir les règles de permitting, la Province ne sera plus un acteur de sa
compétence, elle sera en transformée en « facilitateur » et en soumission face à ses compétences.
3. Les opérateurs n’auront plus de contraintes administratives ce qui laisse la porte ouverte à de probables abus.
4 - Conclusions et recommandations
I. La première remarque est de dire que le PAYS doit reprendre politiquement en main sa
compétence minière et surtout ne pas se laisser imposer une vision extérieure.
II. Garder à l esprit notre vision, qui est celle de rappeler nos principes fondamentaux qu il faut
respecter et qui sont les suivants :
A. Etre soucieux de notre exceptionnelle biodiversité, d opposer le principe de sauvegarde,
de préservation et de prudence dès lors que notre biodiversité et le cadre de vie de nos
populations, héritage de l humanité, sont menacés.
B. Assumer nos responsabilités envers les générations futures et déclarer solennellement
devenir le gardien de ce patrimoine commun à tous les êtres humains.
C. S engager à n en faire usage que dans l utilité de l intérêt national, dans le strict respect
des principes de prudence de sauvegarde et de préservation.
D. Notre lagon, réserve nourricière séculaire de notre peuple, est sanctuarisé et
inaliénable, tout comme tous les mammifères marins migrants dans nos eaux territoriales.
E. La faune et la ore locales terrestres et marines endémiques sont protégées et
sauvegardées. Toutes les ressources naturelles géologiques appartiennent au peuple et à
nos générations futures. Nous déclarons notre souveraineté sur l ensemble de nos
ressources naturelles et notre biodiversité endémique.
F. Le droit à la réhabilitation environnementale et écologique ainsi que le crime d écocide
sont reconnus.
G. Ces richesses collectives doivent concourir à juste et équitable proportion à la prospérité
du Pays et de ses citoyens, mais être protégées et sauvegardées pour qu elles pro tent
aux générations futures qui en hériteront.
H. Elles doivent servir et concourir à la cohésion sociale pour l épanouissement de toutes
nos populations dans leur environnement économique, géographique et social pour
contribuer au mieux vivre et au bien vivre de tous nos citoyens.
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III. La compétence Nickel représente pour le Pays le bras nancier qui permettra de développer
une économie résiliente, participer à la solidarité et la cohésion sociale et à doter un fonds
de réserves pour nos générations futures.
IV. On ne peut pas signer un tel document fusse t il un contrat cadre ou un document
d orientation, avec des obligations uniquement dévolues à la Nouvelle Calédonie et non pas
aux autres parties prenantes qui restent au stade des intentions et aux vagues promesses. Ce
pacte est univoque à notre endroit.
V. On ne peut pas s engager dans cette vision qui ne nous apporte aucune garantie technique,
technologique et nancière de premier rang.
VI. Nous devons obtenir des garanties de revenus pour que nous participions pleinement à
l essor que promet ce pacte et que nous ne soyons transformés en mendiant de la France.
[Link] de s engager dans une course à la production, nous produisons déjà 300.000 tonnes
métal, ce qui est considérable et notre pays s appauvrit. Il faut comprendre où se situent les
mécanismes de non répartition de la valeur ajoutée, connaitre la probité des parties
prenantes, leur sincérité et leur loyauté, pour cela nous devrons diligenter des contrôles
scaux selon les dispositions de l article 127 du C.I de la Nouvelle-Calédonie. Nous devons
également commanditer des audits techniques, technologiques, commerciaux et nanciers
pour connaitre tous les circuits de coulage et d évasion mis en place par les opérateurs et
passer à un nouveau paradigme Ressources Naturelles.
[Link] devons mettre en place toutes les procédures techniques et commerciales pour
investiguer sur les contrôles d assiettes déclaratives.
IX. On ne peut admettre de faire payer au petit peuple les factures d énergie ou toutes autres
charges des multinationales qui se servent de notre ressource sans rien payer. C est immoral.
X. Très sérieusement, c est ubuesque que de faire payer au peuple l énergie des multinationales
qui fanfaronnent pas ailleurs dans leur rapport d activités de faire des milliards d euros de
résultats.
XI. Le pays doit tirer pro t de sa ressource et non subir ces multinationales invasives et
prédatrices. Un nouveau paradigme devrait nous amener sur la voie de la valorisation
maximale à laquelle nous pouvons prétendre : Valorisation de la matière extraite, nouvelles
technologies de fusion et d énergie, assurer la recherche et la formation de tous nos cadres
en créant l Institut du Nickel, assurer notre propre trading matières en créant la banque
nickel, sécuriser la réhabilitation environnementale de nos sites miniers, la protection de nos
périmètres de source et surtout doter un fonds souverain qui régulera les crises cycliques.
XII. Conséquences à court terme :
A. Conséquences sur les cours :
1. Dès la signature du pacte nickel, les cours s effondreront par l offre de nickel mise sur
le marché par ce pacte qui satisfera à la demande de nickel de l Europe. Ils risquent
de descendre très bas puisque que le stock mondial augmentera.
B. Conséquences pour les marchés des clients historiques :
1. La France af che clairement ses ambitions, celles de se substituer à la Nouvelle
Calédonie sur le marché chinois.
2. L évolution prévisible de la conjoncture, « l european critical raw matérials act. »
recommande de développer l industrie du recyclage des batteries dans les 10
prochaines années. L objectif à atteindre est de recycler 80% de nickel et elle n aura
plus les mêmes besoins en nickel. Que fera la Nouvelle Calédonie avec ses
investissements et comment traiterons nous l éclatement de la bulle Nickel ainsi créé ?
Dans l industrie du nickel, 10 ans c est du court terme. Avons nous toutes les
garanties pour répondre aux besoins que créera cette situation tels que le repli des
entreprises, la réduction des productions, la réhabilitation des sites de production
souillés, le replacement de l emploi, la gestion du chômage entre autres ? A t on des
garanties nancières pour cette crise future qui s annonce inévitable ?
C. Conséquences pour les mineurs et les sous-traitants :
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1. Ils devront gérer la baisse des leurs prix de vente qu ils répercuteront sur toute la
chaîne de sous-traitance.
a) L installation d une concurrence est évidente et inévitable car le besoin immédiat
est tellement important que nous verrons arriver sur les massifs des entreprises
internationales, c est l usage de ces opérateurs : Dumez, Colas, JLP pour les
groupes français mais nous risquons également de voir arriver des irlandais
comme à Goro, des sud africains, des australiens comme à KNS. Quelles seront
nos garanties pour l emploi local, car ces entreprises voudront et conditionneront
leur contrat en imposant leurs propres opérateurs.
b) Quelle sera la place pour nos petits mineurs, qui se feront surpasser par ces
groupes étrangers. Nous n avons aucun volet du pacte sur la formation des
hommes et l implication des populations locales à tous les niveaux de l emploi, le
pacte n en parle surtout pas.
c) Quelles garanties apporteront nous à ces sou-traitants qui souvent travaillent à
des prix très bas et que nous retrouverons sur les rond-points plus tard.
d) Quelles garanties de traitement y aura t il sur le prix des prestations des sous-
traitants miniers, pour rappel à Goro, Dumez et les irlandais travaillaient à un
prix moyen de l heure engin à 13.000 FCFP/H alors que nos sous traitants locaux
travaillaient à 8.000 FCFP/H pour un même travail et les mêmes machines ?
2. Conséquences sur l emploi :
a) Quelles garanties le gouvernement local apportera t il pour protéger l emploi
local et maîtriser l apport de travailleurs étrangers dont ces opérateurs sont des
spécialistes et des consommateurs de travailleurs étrangers.
b) Quels seront les dispositifs de formations et d emplois qui se négocieront pour
l embauche de nos jeunes. Tout cela le pacte n en parle pas et pourtant ils
devraient être conditionnées. L instauration d un quota d emploi pourrait se faire
pour l encadrement dans un ratio par exemple de 1 expatrié cadre pour 1 cadre
local, 1 agent de maitrise pour 10 agents de maîtrise, et tout le personnel de
base devra être local et citoyen.
c) Quelles formations courtes pour former à l employabilité, à la polyvalence et
aux compétences attendus pour les opérateurs, les techniciens, le personnel
ouvriers et employés, les cadres, la maîtrise pour faire monter en compétence et
en quali cation notre population et notre jeunesse.
d) Comment nous garantir pour maximiser l emploi local et faire travailler nos jeunes
publics souvent éloignés de l emploi.
3. Conséquences sur notre société et notre identité :
a) La première des conséquences est l af ux de populations qui arrivera avec le
développement économique. Les effets d annonces depuis plus d un an, ne sont
pas anodins et on parle de 500.000 personnes. Ce qui déstructurera notre tissus
social et sociétal.
b) L ouverture du corps électoral noiera les populations locales qui perdront des
parcelles d identité et déséquilibreront les équilibres politiques tant nécessaires
pour ce pays qui s est enraciné sur des bases sociétales coloniales.
c) Nous connaitrons un nouveau choc de culture qui n apportera pas la paix sociale
dans le pays.
d) Les conséquences sur nos politiques publiques seront désastreuses car un af ux
de populations non maîtrisé déstructurera le pays (réseaux routiers, réseaux AEP
et électriques non dimensionner, réseaux internets et téléphoniques, écoles
maternelles, primaires, collèges et lycées et lières courtes). Qui nancera, alors
que le pays doit renoncer à l impôt et s oblige à créer des boucliers scaux ?
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e) Où sont les logements pour accueillir ces immigrants : 500.000 personnes, c est
150.000 ménages, c est 150.000 logements en plus de nos besoins actuels qui
sont de l ordre de 40.000 logements.
f) Où sont les crèches nécessaires pour accompagner nos jeunes ménages qui
renoncent à la natalité à cause de cet obstacle nancier, où sont nos EPHAD pour
nos vieux. On délaissera tout, pour cette immigration non choisie que nous ne
pouvons assumer.
Voilà quelques éléments de ré exion et les questionnements nécessaires pour engager notre
pays dans un cycle qui s il n est pas régulé et nanti de garanties, risque de nous entraîner sur
des points de non retour et d annihiler le capital de nos générations futures. Nous devons
obliger ces industriels à nous donner des garanties pour l emploi de notre jeunesse et pour une
meilleure répartition de richesses crées
Alors oui à un nouveau contrat social minier, il doit garantir les calédoniens sur :
La répartition de richesses,
La maximisation de l emploi local ;
La rémunération du Pays par le biais d une contribution métal et l impôt.
La garantie environnementale ;
La programmation de politiques publiques.
Il est impératif de conserver la citoyenneté donc le corps électoral qui nous donnerons le
périmètre politique de nos futurs besoins.
Ronald FRERE
Nouméa le 30 mars 2024.
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