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Pacte Nickel Analyse Ronald FR Re 1712815832

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Que dit le pacte nickel

Ou comment dilapider notre ressource minière au pro t de


l Etat Français et des pilleurs de l industrie minière ou tout
simplement le retour des pactes coloniaux de 1957 : la
nouvelle diplomatie post-coloniale de la France.

Ce pacte s intitule pompeusement : Pacte en vue de la sauvegarde, de la pérennité et de la


compétitivité de l industrie du nickel en Nouvelle Calédonie.

Voilà un titre évocateur qui relate toute l hypocrisie d une France toujours en prise face à ces
vieux démons de la FRANCE AFRIQUE qui nous impose le principe de l Exclusif à son égard.
Déjà en 1957, elle faisait signer des pactes léonins à ces états qui allaient devenir souverains.

Ces pactes coloniaux énonçaient 11 principes que la France imposait dans le cadre des
indépendances des pays africains auxquelles elle faisait face. Bâtis sur les mêmes principes
quelque soit le pays, ils reviennent dans chaque document négocié :
1. Le principe de préférence consistait à ne traiter qu avec l ancienne puissance de tutelle
dans les domaines qui l intéressait, c’est dans le pacte Nickel.
2. Le principe d exclusivité notamment en terme de matières stratégiques qui sont échés
vers la France, même si ce n’est exprimé très clairement c’est dans le pacte Nickel.
3. Le principe de priorité portait sur la préférence exclusive donnée à la France dans les
relations futures, c’est dans le pacte Nickel.
4. Le principe d information obligeait les pays concernés, à communiquer sur toute
découverte de nouvelles richesses, cette mention est stipulé dans le pacte nickel, c’est
dans le pacte Nickel.
5. Le principe de découverte obligeait le pays nouvellement indépendant à informer et à
prioriser exclusivement les futures relations commerciales avec la France, c’est dans le
pacte Nickel.
6. Le principe d aliénation oblige les états indépendants des ressources en cas de con its
armés. Ce principe n est pas énoncé parce qu il relève encore d une France souveraine.
7. Principe de décision unilatérale de la France sur les sujets touchant les intérêts de la
France ; bien qu énoncé différemment, c’est dans le pacte Nickel.
8. Le principe d écoulement forcé des productions françaises et c est le cas que nous
aurons avec les centrales nucléaires, c’est dans le pacte Nickel.
9. Le principe de solidarité s impose en cas de con it concernant directement la France. Ce
principe n est pas énoncé parce qu il relève encore d une France souveraine.
10. Le principe de remboursement de la dette s applique dès lors que l indépendance est
donnée, mais on ne parle jamais de la dette coloniale et nous concernant, parler de la
dette écologique qui est colossale.
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11. Le principe de déploiement de la force armée pour défendre les intérêts de la France sur
place. Non énoncé parce qu il relève encore d une France souveraine.

En fait la plupart de ces principes étaient bien présents dans ces pactes coloniaux et avaient
pour seul objectif de s affranchir des barrières juridiques et des attributs de souveraineté des
états nouvellement indépendants. C est ce qui se passe dans le pacte Nickel.

([Link]
en-1960-avec-la-france-sont-de nitivement-expires/)

Ce pacte on pourrait l intituler : PACTE COLONIAL DE REPRISE EN MAIN DE LA MAITRISE DES


MATIERES PREMIERES DE LA NOUVELLE CALEDONIE, comme le furent les pactes coloniaux,
en faveur de la FRANCE, qu'elle faisait signer aux pays africains en 1957 qui s intitulaient :
PACTE COLONIAUX POUR LA POURSUITE DU COLONIALISME ?

Titre évocateur, et même le premier ministre Michel Debré le 15 juillet 1960, s adressant au futur
président de l État gabonais : « On donne l indépendance à condition que l État Gabonais
s engage, une fois indépendant, à respecter les accords de coopération signés antérieurement.
Il y a deux systèmes qui entrent en vigueur en même temps : l indépendance et les accords de
coopération. L un ne va pas sans l autre ».

Dans la doctrine politique de décolonisation à la Française, la « coopération » n'est qu un


moyen de continuation de la colonisation parmi tant d autres.

La dé nition d un pacte colonial est celle ci : « Le pacte colonial avait pour objectif principal de
favoriser les intérêts économiques des pays colonisateurs en consolidant leur pouvoir et leur
contrôle sur les colonies. En restreignant les échanges commerciaux des colonies avec d'autres
nations ou régions, les pays colonisateurs cherchaient à maximiser leurs propres béné ces en
établissant un monopole sur le commerce avec leurs colonies ». Ces faits sont aussi ceux de la
dé nition d une république bananière : « Cette expression désigne aujourd hui un régime
apparemment démocratique, mais régi en réalité par des grandes entreprises qui placent aux
postes clés de l administration des hommes dévoués à leur cause.» C est exactement vers quoi le
pacte nickel tend à nous emmener.

Le pacte colonial a eu des conséquences économiques signi catives sur les colonies. Il a
toujours entraîné une dépendance économique des colonies à l égard de la métropole, limitant
leur développement industriel et leurs possibilités d échanges avec d autres régions. Cette
politique a également contribué à l’exploitation des ressources naturelles des colonies
au pro t des pays colonisateurs.

Voilà ce que la France veut nous faire signer. MACRON reproduit les errements de l histoire du
colonialisme français et celle de l africanisation dont le cheval de bataille a été la France
Afrique, en nous parlant de PACTE DE NOUMEA et du PACTE NICKEL, il veut créer la
FrancePAci que ou tout simplement la FranceCalédonie ou la FranceKanaky.

On nous annonce que la lière métallurgique du nickel de Nouvelle-Calédonie est en grande


dif culté économique et nancière et que sa pérennité est menacée à court terme. On oublie de
préciser et de nous expliquer quelles sont les dif cultés rencontrées qui appelleraient une prise
de décision aussi précipitée.

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Le pacte se compose en 3 parties :

• L énoncé des objectifs ;


• Les valeurs ;
• Les engagements.

Au préalable à l analyse et l explication de l effet du pacte nickel, il est important de rétablir


une contre vérité utilisée pour faire peur aux calédoniens et faire accepter ce pacte aux
politiques.

1. Y a t’il ou pas crise du nickel ? Dans notre pays

1. Pour mémoire la production minière de 2018 à 2022 (source ISEE) est ainsi représentée
dans le tableau suivant. Ces chiffres qui concernent les productions de Nickel, ne laissent
pas présager une quelconque crise du nickel.

ITEM 2018 2019 2020 2021 2022 Total


SAPROLITES Tonnage Humide 12 087 877 12 790 403 12 099 675 11 642 263 13 226 412 61 846 630

Tonnage de nickel contenu 179 401 184 590 172 362 158 390 170 929 865 672

Latérites Tonnage Humide 4 546 176 2 545 550 3 486 157 3 212 536 3 485 081 17 275 500

Tonnage de nickel contenu 36 824 23 594 27 336 27 893 29 022 144 669

Total tonnage 16 634 053 15 335 953 15 585 832 14 854 799 16 711 493 79 122 130

Total Nickel contenu 216 225 208 184 199 698 186 283 199 951 1 010 341
Source ISEE

De même la production métallurgique du territoire durant ces 5 dernières années ne laisse pas
présager une quelconque crise. La baisse de production en 2021 est corrélé avec un dollars à
100,84F/USD ce qui n était pas la situation la plus favorable pour commercer.

ITEM 2018 2019 2020 2021 2022 Total

Ferronickel tonage brut 260 206 247 746 236 421 205 108 223 015 1 172 496

Nickel contenu 82 114 70 654 65 051 56 372 66 220 340 411

NHC tonnage brut 34 011 33 751 97 820 86 912 138 761 391 255

Nickel contenu 6 723 6 483 18 253 16 810 26 217 74 486

NiO Tonnage brut 32 943 22 055 9 440 296 0 64734

Nickel contenu 25 800 17 267 7 404 231 0 50702

CoCO3 Tonnage brut 4 446 3 275 1 758 0 0 9479

Cobalt 1 662 1 240 681 0 0 3583

Nickel contenu 114 637 94 404 90 708 73 413 92 437 465 599

Nickel contenu produit en NC 330 862 302 588 290 406 259 696 292 388 1 475 940

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On prétend que le marché du nickel est en crise :

1. FAUX, le marché du nickel « boome » :

1. la demande est en hausse constante ces 20 dernières années, en 2000 elle était de 1,4
millions tonnes de Nickel Métal, (nickel Institute), en 2024 elle est de 2,8 millions de
tonnes métal, le ministre de l économie indonésienne s attend à une hausse de 44% de
la demande en 2030 soit une prospective à 3,6 millions de tonnes métal.

2. Il est dif cile d entendre dire que le marché du nickel va mal. La demande d acier
inoxydable est en hausse, elle représente actuellement 65% de demande mondiale de
nickel métal. la demande de « nickel batterie » explose, à tel point, de toute façon nous
n aurons pas suf samment de Nickel pour satisfaire les besoins pour construire les
véhicules électriques dont la production est estimée à 650 millions d unités en 2050.
Rien que pour fabriquer ces véhicules électriques (70 kg par batterie), les besoins en
nickel, nécessaires pour atteindre cet objectif sera de 45 millions de tonnes, soit il
faudrait produire 1,820 millions tonnes supplémentaires chaque année pour les 25 ans à
venir.

3. Bien au contraire la demande de nickel explosera à très court terme et le bassin de


consommation à qui s adresse le nickel calédonien, celui de la Chine, dopé par la
croissance du nickel batterie, explosera.

2. La production de Nickel métal contenu en Nouvelle Calédonie a progressé de 32.692


tonnes métal par rapport à 2021, soit une croissance de production de 12,5%.

3. Comment peut t on dès lors parler de crise lorsque nous avons une croissance de production
à deux chiffres.

4. La problématique de la situation calédonienne est une problématique de comportement des


opérateurs qui évadent leurs résultats et ne laissent rien dans le pays. La crise calédonienne
n est pas une crise économique, ni une crise du nickel, c est une crise de répartition de la
richesse. C est la crise de notre modèle économique et notre modèle matières premières.

[Link]
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On nous dit que les cours du nickel baissent :

1. FAUX :

1. Les cours sont à 17000 UDS la tonne en moyenne annuelle et ceux depuis plusieurs
années en ayant connu un pic à 30.000 USD (3.000.000 CFP) la tonne en 2022.

2. Rappelons nous que lors de la dernière restructuration de la SLN, le groupe SLN


ERAMET annonçait pompeusement qu avec un prix de revient à 11000 USD, SLN
redevenait rentable.

3. En 2023 le cours moyen a été de 2.373.020 CFP la tonne contre 2.941.340 CFP la
tonne en 2022.

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4. Ces prix du nickel restent à des valeurs plus que lucratives pour ces industriels.

5. On nous oppose que d autres concurrents sont hors LME, et font baisser les stocks. En
Nouvelle Calédonie plus de 50% de la production de nickel métal est hors marché LME
et ce sont ces pratiques qui tirent les prix vers le bas.

6. L évasion scale est omniprésente dans l activité nickel en Nouvelle Calédonie. Elle se
caractérise par du coulage sur la production des usines, des prix de cessions
défavorables aux producteurs locaux au pro t des holdings de groupe ou des traders,
du coulage sur les chargements minéraliers, le recours à des dispositifs d assurances et
de techniques nancières comme les couvertures de cours, les couverture de devises.
En n un des principaux liés à l évasion scale est la fraude dans les déclarations
d assiette et la Nouvelle Calédonie bizarrement ne contrôle pas ces déclarations
d assiettes et ne dispose d aucune procédure de contrôle et de pesage.

2. Le taux de change du dollars a été très favorable en 2022 à 114,22 F/USD contre 110,35
F/USD, ce qui reste un excellent taux de conversion.

Cours du nickel 2018 2019 2020 2021 2022 2023


Cours du nickel au London Metal Exchange (USD/ 5,95 6,29 6,25 8,37 11,80 9,75
Lb)
Cours du dollar US ([Link]) 101,10 106,60 104,68 100,85 114,22 110,35

Prix du nickel ([Link]/Lb) 600,58 671,93 651,12 845,16 1 334,17 1 076,38

Prix du nickel (milliers de [Link]/Tonne) 1 324,05 1 481,36 1 435,48 1 863,25 2 941,34 2 373,02

On nous dit que le prix des intrants a tellement augmenté qu il met à mal les rentabilités.

1. VRAI :
1. Les prix des intrants ont explosé, dopé en sus par le niveau élevé du dollars. Par
exemple le charbon est passé de 80$ la tonne à 400 $ la tonne, mais cela a été un pic
et il est revenu à la quasi normalité.

2. FAUX :
1. Pour la Nouvelle Calédonie, car si l intrant matières premières obère les rentabilités
lorsqu ils augmentent, cette hausse n aura pas le même impact en Nouvelle Calédonie et
n in uera pas signi cativement sur le prix de revient qui mettrait en péril la lière Nickel
pour les raisons suivantes :

1. Primo, la matière Nickel métal n est pas rémunérée au pro t du PAYS. Cet absence
de valorisation du cout matière est unique dans le monde, et elle présente un effet
amortisseur considérable sur le prix de revient. Le nickel, le cobalt et tous les autres
métaux sont gratuits en Nouvelle Calédonie.

2. Secondo, les métaux comme le cobalt, le fer n entrent pas en termes de valorisation
dans la rentabilité des industriels en Nouvelle Calédonie et sont pourtant valorisés
par ces industriels à l extérieur ;

3. Tertio, les conditions d exploitation (ciel ouvert, taux de manipulés très bas, distance
de la mer, qualité des teneurs et des gisements, taux d humidité, qualité du nickel et

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présence de plusieurs métaux dont des métaux rares) font que notre Nickel présente
des qualités qui permettent de mieux le valoriser et d être le moins impacté par des
variables de marché.

On nous dit que nous subissons la concurrence de l Indonésie et des philippines.

1. FAUX :
1. Selon la tribune des métaux l Indonésie produit 1.750.000 Tonnes de nickel métal et
dont la plus grande partie est échée sur la Chine qui consomme 1.400.000 tonnes
de nickel métal. En même temps le ministre de l économie indonésien af rme que la
consommation de Nickel métal augmentera de 44% d ici à 2030. Même si
aujourd hui, ce qui fait baisser les cours du nickel c est l excédent de production
estimé à 230.000 tonnes qui est stocké et qui en est la cause. Mais l industrie minière
indonésienne n est pas en capacité d éliminer la concurrence comme l af rme les
acteurs locaux qui veulent signer ce pacte.
2. Aujourd hui ce sont les traders qui manipulent les cours pour les faire baisser parce
qu ils savent que les besoins vont augmenter. Il n y a qu à voir l Europe elle vient
d annoncer dans son « critical resources act. » que ses besoins sont estimés à
535.000 tonnes de nickel Métal.
3. C est aussi la même situation avec les philippines qui produit 420.000 tonnes de
nickel métal.
4. Ces 2 pays béné cient d un nickel peu riche (1,3% de teneur).
5. Rappelons que nous ne parlons pas de la même typologie de minerais. Lorsque l on
nous dit que l industrie indonésienne est favorisée par le prix de l intrant humain, le
rapport récent de CECAFI nous dit bien que le coût de la main d œuvre n est pas
signi catif dans la structure des prix de revient, l industrie minière et métallurgique
sont des activité à forte intensité capitalistique donc peu consommatrice en moyens
humains.
6. Notre bassin commercial de référence est l ASIE PACIFIQUE. La demande de la
Chine représente 1,4 millions de tonnes de nickel métal soit 50% de la demande
mondiale. Cette demande explose et explosera dans les 10 années futures, ainsi
l Indonésie et les Philippines ne peuvent pas fournir et satisfaire les besoins du géant
chinois.

3. En le retard de l Europe tant au niveau technologique que de la production, fait que la


France souhaite se positionner sur le marché européen en réponse au « criticals resources
act. » et compte sur notre nickel pour y parvenir, d où la pression pour signer cet accord
cadre.

4. De plus lorsque nous parlons de minerais exportés, les chinois ont un grand nombre
d usines qui n ont plus d approvisionnement en minerai et sont acheteurs. La Nouvelle
Calédonie peut toujours passer en direct pour s ouvrir de nouveaux marchés. C est ce
qu elle devrait faire.

5. En n si tant est nous avions un problème de marché, ce serait sur le produit métallurgique
pas sur le minerai.

6. La Nouvelle Calédonie est aussi arrivée à une période cruciale de son histoire du Nickel où
elle doit changer de paradigme minier. Elle a deux options :

1. Suivre le marché mondial et courir après les volumes extraits au détriment des habitants,
de son environnement et de l appauvrissement de ses réserves non renouvelables.
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2. Consolider la situation actuelle qui représente un volume de production de 300.000
tonnes de nickel métal et remonter dans la chaine des valeurs pour optimiser la
valorisation, notamment e faisant elle même le trading qui représente la part la plus
rémunératrice de la chaine de valeur.

On nous dit que l Australie ferme car le monde du Nickel est en crise.

1. VRAI, les mines australiennes ferment parce qu elles sont exploitées dans des conditions
diamétralement opposées à celles que nous connaissons et nos situations ne sont
aucunement comparables :

1. Les mines australiennes sont situés loin des ports de chargement, ce qui
occasionne des surcoûts liés au transport (entre 500 et 2000 kms), aux
manipulations de minerais. Le fuel et l électricité ont un impact certain sur le prix
de revient.

2. Les mines sont immenses mais pauvres, et si elles ont été ré-ouvertes, c est
justement parce que l environnement du marché et le cours du nickel justi aient
l ouverture de mines même peu rentables.

3. Les taux de manipulés sont extrêmement élevés. Ils sont de (1 pour 400 contre 1
pour 3,5 pour la SLN) ce qui en fait des exploitations minières très sensibles à la
variation du coût des matières premières. (Voir la vidéo SLN supra).

2. VRAI, l Australie ferme ses mines à cause du coût des intrants (Carburant et Charbon),
bien qu ils soient revenus à des coûts normaux dans ces derniers jours.

On nous dit qu en Nouvelle Calédonie les opérateurs industriels sont en dif culté à cause de la
crise du nickel. Prenons les centres un par un :

1. POUM a fermé à cause de la crise du nickel,

1. FAUX, POUM a fermé pour les raisons suivantes :

1. POUM a fermé à cause d un problème de management et de dispute entre clans


du grand nord, donc rien à voir avec la crise du nickel.

2. La deuxième raison de la fermeture de POUM, est que la SLN ne veut plus des
coutumiers et n a pas renouvelé ses permis d exploiter. Elle voulait remplacer les
coutumiers par un sous-traitant local. Elle a laissé couler la SONAREP en ne
remplissant pas ses obligations contractuelles pour l affaiblir et arriver à ses ns.
Elle y est parvenue et cette situation n a rien à voir avec une hypothétique crise
du nickel.

3. La troisième raison, le Président de la Province Nord, autorité compétente en


matière de « permitting », ne refuse pas de signer les permis d exploitation, il ne
peut tout simplement pas le faire, car la SLN n aurait pas déposé ses demandes
de permis.

2. Les centres miniers SLN de THIEBAGHI, NEPOUI, THIO, KOUAOU et les producteurs de
minerais.
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1. Les centres SLN ont produit 5,8 millions tonnes à l exportation et 3 millions de tonnes
pour l usine de Doniambo, une année exceptionnelle de records opérationnels selon
le rapport d activité de la SLN, et une publication datant de février 2024. (Visionner
la vidéo de la SLN en supra). En regardant cette vidéo on est loin de la situation
catastrophique qu annonce la SLN.

2. La production des mines calédoniennes était de 15,5 millions de tonnes en 2019 et


15,8 millions de tonnes en 2020, de 14,6 millions de tonnes en 2021 et de 16,7
millions de tonnes en 2022 et vraisemblablement de 17 millions de tonnes en 2023.
Ces volumes de tonnages ne sont pas l évidence d une crise de production.

3. NMC - SNNC

1. Les tonnages NMC ont représenté 3,0 millions de tonnes en 2022 soit la capacité
nécessaire pour assurer l approvisionnement de l usine de la SMSP en Corée. Ils sont
restés stables.

2. La production de la NMC est linéaire depuis plusieurs années, donc NMC n est pas
impacté par la crise du Nickel puisqu elle est intégrée dan s le consortium
POSCO,SNNC et NMC.

3. D ailleurs SOFINOR n a pas été invité à participer aux discussions sur la crise du
nickel. Surprenant pour un secteur soi-disant en grande dif culté. C est de plus un
opérateur notoire.

4. KNS

1. On nous dit que KNS connait des dif cultés à cause de la crise du nickel.

1. FAUX, KNS connait des dif cultés liées à l incapacité et à l incompétence de


l industriel à régler ses problèmes techniques et technologiques et notamment sa
deuxième ligne de production et ses problèmes de centrale électrique. Ces faits
n on rien à voir avec la situation du nickel et celle de l environnement
international.

2. FAUX de dire que la crise du nickel a engendré la situation de KNS, tous les
problèmes sont inhérents à des causes endogènes (internes) à l entreprise.

3. Rappelons que KNS est détenu par un trader GlenCore dont l intérêt n est pas
forcément de mettre du nickel sur le marché, qui ferait chuter les cours. C est
possible d imaginer que il y a des enjeux stratégiques derrière tout cela et la
conduite des opérations de KNS.

5. PRONY RESSOURCE

1. On nous dit que PRONY RESSOURCE est en dif culté.

1. FAUX la production de NHC était en 2020 de 97.820 tonnes, en 2021 de 86.912


tonnes et en 2022 la production a été de 138.761 tonnes, soit une progression
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de sa production de 59,65 % face à un tonnage supplémentaire de 51.849
tonnes. Ou est la crise du nickel ?

2. PRONY RESSOURCES perd de l argent (15 milliards CFP par an) parce qu elle
vend sa production à TRAFIGURA à un prix de cession anormalement bas ce qui
permet à TRAFIGURA de réaliser 25 milliards de pro t à SINGAPOUR. Cela
s appelle de l évasion scale.

3. PRONY RESSOURCE produit, prend le risque industriel et écologique. Elle


entraine les salariés calédoniens dans une zone de risque écologique, notamment
le risque de rupture du barrage KO2 qui est toujours latent. Ces salariés serviront
d amortisseur social et de bouclier juridique en cas de rupture du barrage. Les
actionnaires de PRONY RESSOURCE préfèrent évader leurs résultats.

6. SLN ERAMET

7. h t t p s : / / f r. l i n k e d i n . c o m / p o s t s / s l n - l e - n i c k e l _ t o u s s l n - n i c k e l - t o u s s o l i d a i r e s - a c t i v i t y - 71713 9 0 9 3 8 6 8 5 0 0 9 9 2 0 - 5 3 Q 2 ?
utm_source=li_share&utm_content=feedcontent&utm_medium=g_dt_web&utm_campaign=facebook

1. On nous dit que SLN ERAMET perd de l argent et que l usine n est pas rentable.
FAUX

1. La SLN enfourne 4 millions de tonnes de minerais dans ses fours et annonce une
production nominale de 50.000 tonnes de nickel métal en moyenne depuis plus
d une décennie (rapport d activités SLN ERAMET 2023).

2. Depuis 2004 la SLN a béné cié d un programme de dé scalisation qui a coûté 5


milliards au Territoire pour passer sa production annuelle à 75.000 tonnes de
métal Nickel. Etonnant qu un industriel comme ERAMET n ait toujours pas aligné
sa production sur l investissement réalisé au frais du contribuable calédonien.

3. Il est surprenant que les pouvoirs publics et notamment l Etat son actionnaire
(27%) la maintienne sous perfusion. Pendant que SLN aligne des pertes
localement, ERAMET engendre des milliards d Euros de pro t avec sa division
Nickel.

4. Les chiffres nickel d ERAMET, ne sont pas impactés pour le moment par le début
d exploitation de WEDA BAY, donc les pro ts nickel d ERAMET viennent bien de
la Nouvelle Calédonie.

1. Etonnant pour une entreprise qui se prétend en dif culté qui se permet
d écrire dans un rapport d activité :« Solid cash generation in a context of
growth capex and a challenging environment » ([Link]
content/uploads/2024/02/[Link])

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I - Le PACTE NICKEL

En propos liminaires, les écrits en gras et en italiques représentent les questionnements auxquels
ce pacte ne répond pas et dans le cadre d une négociation contractuelle nous devons obtenir
des réponses, des contrepartie car il ne doit pas être déséquilibré et surtout des garanties. Ce
sont les pratiques internationales de droit et surtout un contrat doit être équilibré entre les
parties.

I-1 Sur le fond juridique :

Un pacte est un contrat libre entre plusieurs parties, ce contrat créé des obligations à chacune
des parties prenantes et il doit être équilibré (loi de 2016). En l occurence ce pacte est un
contrat dé nissant les orientations de notre politique Nickel. Même si sa mise en oeuvre fera
l objet de futures discussions mais sur le fond, il créé au Pays des obligations. S engager sur ce
chemin, ce sera s enfermer dans une voie sans issue où nous atteindrons un point de non retour.
L accord de Nouméa est un document d orientations qui nous a créer des obligations. L Etat n a
de cesse de le trahir.

Ce pacte ne respecte pas les règles de l équilibre contractuel, il est unilatéral, il est à titre
gratuit, il n est pas commutatif et il n est pas consensuel car l Etat ne s en cache pas : il force le
gouvernement à le signer donc sous la contrainte, ce qui vicie le consentement.

L article 1143 du Code civil, stipule « qu il y a également violence lorsqu une partie, abusant de
l état de dépendance dans lequel se trouve son cocontractant à son égard, obtient de lui un
engagement qu il n aurait pas souscrit en l absence d une telle contrainte et en tire un avantage
manifestement excessif ». C est le cas.

Ce n est pas un contrat de gré à gré c est un contrat d adhésion forcée, c est d ailleurs le mode
opératoire de l Etat français dans toutes les négociations qui prévalent en Nouvelle-Calédonie.
Se souvient t on que toutes les tentatives de l Etat pour la sortie de l accord. En matière de
négociation, l Etat français impose le sujet, décide du calendrier, choisit et désigne les parties
prenantes, impose le résultat pour qu on l adopte, c est ce qu il croit être une exigence de
démocratie.

L'Article 1112 précise que l'initiative, le déroulement et la rupture des négociations pré-
contractuelles sont libres. Ces négociations doivent impérativement satisfaire aux exigences de
la bonne foi.

Sont elles libres, non, elles nous sont imposées :


1. Par l Etat qui souhaite sécuriser des volumes, les traiter à WEDA BAY via sa liale ERAMET
et les trader vers l Europe.
2. Par des industriels privées qui se disent en grandes dif cultés et nous font du chantage à
l emploi.
3. Par des mineurs, qui multiplient les années records, qui sont dans l opulence nancière et qui
pro tent de cette aubaine que représente la dérégulation du secteur nickel que propose
l Etat.

Sur la forme et c est prétexte à cette volonté de vicier le consentement, on nous dit que la lière
nickel est en dif culté à cause de la crise nickel.

Alors qu elle la Problématique du nickel calédonien ? Ce que dit le pacte.

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« La lière métallurgique du nickel en Nouvelle-Calédonie revêt un poids historique,
économique et social important pour la société calédonienne. Elle est portée par les sociétés
SLN, PRNC et KNS, qui sont en grande dif culté économique et nancière. Sa pérennité est
menacée à court terme ce qui pose un risque systémique pour le territoire susceptible de mettre
en péril plusieurs milliers d emplois ainsi que plus largement le modèle économique, social et
scal de la Nouvelle-Calédonie.
1. A part les salaires locaux, il n’y a pas de risque systémique, car la filière ne participe pas à l’économie du
Territoire : Emplois expatriés, sous-traitance expatriées, exonérations de tous les impôts dont le coût est
estimé à 20 milliards, absence ou investissements sur-évalués.
2. Fiscalement la filière Nickel rapporte 20 fois moins que l’impôt sur les revenus, et ne participe aucunement à
l’IS35.
3. Les industriels n’investissent pas ou alors font des investissements douteux, c’est le cas de KNS
4. Le risque systémique il est d’avoir couper les circuits de redistribution de la richesse en évadant fiscalement
les revenus par des techniques et des circuits éprouvés depuis des décennies.

L Etat et les collectivités compétentes de Nouvelle Calédonie ont décidé d engager une action
collective pour dé nir un accord de très court terme sans lequel, les trois usines se trouveront en
état de cessation des paiements sous quelques semaines. Le Premier ministre a demandé à
l inspection générale des nances et du conseil général de l économie de conduire une mission
pour évaluer la situation. Son rapport de juillet 2023 dresse les raisons multiples de cet état de
santé précaire et propose un certain nombre de mesures visant à restaurer l avenir de la lière
à court, moyen et à long terme.
1. L’initiative du pacte nickel menée à marche forcée par le gouvernement n’est pas les difficultés d’entreprises qui
sont des sociétés privées disposant de toutes les ressources internes nécessaires pour faire face à ces crises
cycliques, si tant est il y a crise.
2. On peut dire avec force que l’origine de cette offensive de l’Etat est le « European critical raw matérials act. » voté
le 16 mars 2023 par le parlement européen qui a fait prendre conscience de l’Etat de dépendance de l’Europe vis à
vis du Nickel.
3. Les acteurs économiques associés au pacte profitent d’un effet d’aubaine inespéré.
4. Le rapport de l’IGF indique bien dans sa lettre de mission, que l’enjeu est d’identifier les possibilités de capter la
production calédonienne pour servir les besoins de l’Europe.
5. Ce pacte là ne peut pas être à très court terme, d’une part la durée n’est pas précisée, mais affirmer qu’il est à
court terme est un leur, comment allons nus revenir sur des autorisations données dans 3 ans. Pour le moment
seul Louis MAPOU semble y croire.

Un groupe de travail a été formé par l Etat et les collectivités de Nouvelle Calédonie qui en ont
tiré des orientations, partagées avec l ensemble des parties prenantes. Elles constituent le socle
des orientations et décisions prises par les institutions nationales et locales, chacune dans son
rôle et ses compétences.
1. L’Etat s’est ainsi immiscé dans les compétences dévolues à la Nouvelle Calédonie, et décide en lieu et place des
autorités calédoniennes.
2. Quelles légitimités ont les industriels et les mineurs pour être associés dans les choix politiques et stratégiques
pour le pays ?
3. Les industriels et les mineurs sont en conflit d’intérêts, leurs intérêts privés ne peuvent pas être compatibles avec
l’intérêt général. En les incluant dans les choix stratégiques, nous avons pris une initiative malheureuse et
prédatrice.

Ces orientations devront être délibérées par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie qui souhaite
les amender pour les inscrire dans une nouvelle ambition minière et métallurgique de portée
plus large, conforme à la perspective tracée par le Président de la République lors de la visite
sur le territoire en 2023 et aux orientations nationales et européennes.
1. Pourquoi s’inscrire dans ce que dit l’Etat et Macron. Nous sommes compétents en matière de nickel et d’énergie,
c’est à nous de tracer notre propre trajectoire. Cette dépendance à la France est un mal chronique d’un territoire
profondément colonisé dans ses visions.
2. Pourquoi parler d’ambitions de portée plus large, quand nous produisons 300.000 Tonnes Nickel métal et qu’elles
ne nous rapportent rien. Les mêmes causes produiront les mêmes effets, avec 600.000 tonnes n/m ou avec
900.000 T/nm nous continuerons à nous faire piller et à nous appauvrir.
3. Avant de monter significativement les capacités productions, il faut que c’est industriels soient rentables. Le
Pays, les provinces ont suffisamment aidé avec des pactes fiscaux non respectés, des exonérations de toutes
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sortes, qui les rendent neutre en terme de retombées pour le pays. Il est absolument nécessaire qu’ils arrêtent
leurs pratiques déviantes d’évasion. Pour cela le gouvernement doit diligenter des contrôles fiscaux, des audits et
peut être que le congrès pourrait déclencher une commission d’enquête sur le sujet et surtout que le
gouvernement et la DIMENC mettent en place des procédures de contrôle d’assiettes déclaratives.
4. Un constat est certain, nos élus se s’imaginent même pas du potentiel des retombées financières que
représentent une production de 300.000 T/nm.
5. Autre sujet et pas des moindres, il y a un seuil critique de production que l’on ne peut dépasser et ce pour des
raisons écologiques. Nous n’avons dans ce pacte aucune garantie sur les quantités qui sont extraites. A première
lecture, on peut évaluer un doublement voire un triplement de la production minière. C’est un objectif
écologiquement impossible à tenir et une menace irréversible sur nos écosystèmes terrestres et lagonaires.
6. On parle de renforcer PR dans le sud, le barrage KO2 est à ras bord et il est question de lâcher les eaux retenues
pour ne pas qu’il cède. Ces purges sont constituées d’eaux polluées et elles iront où à par qu’elles se jetteront
dans le lagon. C’est un autre préalable au pacte, il faut désamorcer cette bombe écologique qu’est KO2.
7. Nous voyons pertinemment que cette compétence nickel n’est pas gérée politiquement, elle est gérée
administrativement et par des intérêts privés. Ces visons administratives et privées ne concordent pas avec les
enjeux actuels de cette filière et les intérêts supérieurs de la Nouvelle Calédonie.
8. Quels sont les engagements réels de l’ETAT : interventions financières, rôle, calendrier et durée de ses
interventions et sécurisation de ses engagements.
9. Quels sont les garanties que nous donnent les industriels pour rentrer dans leurs obligations : investissements,
amélioration de la production, garantie financière, garantie sur la fiscalisation de leurs revenus en Nouvelle
Calédonie.
10. Que gagne notre pays à part des salaires, car dans le pacte il est nullement question de prix, de valorisation de
notre ressources, d’intégration dans la chaîne des valeurs et d’impacts économiques, environnementaux et
financiers sur notre économie.
11. Quelles garanties de durée dans le temps et de retour à la normale sachant qu’il sera impossible à moyen terme
de désengager les acteurs économiques qui se seront engagés dans de lourds investissements.
12. Quelles garanties a t’on sur la dérégulation du secteur minier, doit t’on leur signer un chèque en blanc.

2 - Les orientations et les visions

Ces orientations, faites d engagements réciproques forts de l État, des autorités


calédoniennes : Gouvernement et Provinces, mais aussi des entreprises et de leurs
actionnaires , devraient permettre :

1. D une part, à l ensemble des parties prenantes de prendre, ensemble, les décisions
dif ciles, mais nécessaires à court terme pour la survie de la métallurgie du nickel ;
1. Les orientations annoncées par le pacte Nickel parlent d’engagements forts, mais pour le moment à part
la Nouvelle Calédonie dont les engagements sont énumérés et précisés, quelles sont les engagements et
garanties apportées par les autres parties prenantes.

2. D autre part, de projeter la lière minière et métallurgique du territoire dans une


ambition minière et industrielle économiquement pertinente et porteuse de sens, en
cohérence avec les atouts du territoire, la mutation profonde du marché du nickel et le
rôle majeur des métaux critiques et des batteries électriques pour l atteinte de la
neutralité carbone à l échelle mondiale.
1. Quels sont les engagements réels de l’ETAT : interventions financières, rôle, calendrier et durée de ses
interventions.
2. Quels sont les garanties que nous donnent les industriels pour rentrer dans leurs obligations :
investissements, amélioration de la production, garantie financière, garantie sur la fiscalisation de leurs
revenus en Nouvelle Calédonie.
3. Que gagne notre pays à part des salaires, car dans le pacte il est nullement question de prix, de
valorisation de notre ressources et d’impacts économiques et financiers sur notre économie.
4. Quelles garanties de durée dans le temps et de retour à la normale sachant qu’il sera impossible à moyen
terme de désengager les acteurs économiques qui se seront engagés dans de lourds investissements.
5. Quelles garanties a t’on sur la dérégulation du secteur minier, doit t’on leur signer un chèque en blanc.
6. Le « European raw materials act » parle de recyclage, ce qui viendra dans les 10 prochaines années, que
feront nous de nos investissements, de nos employés, entreprises qui travailleront dans ce secteur, il sera
très difficile d’affronter une crise d’ajustement dans les 10 prochaines années. Ce n’est pas le pacte qui
est à court terme, c’est la vision politique qui à très court terme. C’est le développement d’une économie
de résilience qui amènera des équilibres socio-économiques. En
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7. Accepter ce pacte sans garanties de retombées, c’est armer une crise sociale majeure pour la future
génération d’élus

La vision partagée par les parties prenantes est celle d une pérennisation des usines
métallurgiques par :

1. Une composante métallurgique forte à l échelle du territoire visant à maximiser la valeur


ajoutée sur le territoire, et à maintenir un écosystème industriel ainsi que les compétences
associées en s ancrant plus fortement sur le marché du nickel de qualité batterie. En
particulier il ne saurait être question pour la Nouvelle Calédonie de devenir un territoire
purement minier ;
1. Cette affirmation est bien, mais que faisons nous pour ne pas qu’il devienne un territoire minier ? Tout indique
dans le pacte nickel que ce se sera un territoire ultra-minier.
2. La première des garanties est de limiter la production de tonnes métal avec un seuil de production et de s’y tenir
et surtout comment contrôler ce que font les industriels et leurs déclarations d’assiettes.
3. L’augmentation dérégulée des volumes tel que voulue par le pacte nickel est un danger pour notre environnement
et pour nos réserves que nous ne pourront transmettre à nos générations futures.
4. Promouvoir une exploitation débridée, c’est un retour aux années 1965-1970. Aucun article ou volonté ne sont
exprimés dans ce pacte nickel sur la question de rémunérations du métal extrait.
5. Le pays manque d’ambitions et il est prêt à renoncer aux parcelles de souveraineté chèrement acquises avec les
dispositions de l’accord de Nouméa en acceptant les dictat de l’Etat et des opérateurs privés.
6. A aucun moment on parle des effets sur l’environnement et des dispositions à prendre pour limiter l’impact
écologique de cette exploitation effrénée.

2. Une rentabilité et une offre de « nickel vert », irréprochable sur le plan social et
environnemental, grâce notamment à une énergie renouvelable et compétitive et la
neutralité carbone ;
1. A qui profite cette rentabilité si il n’y a aucune contrepartie financière et si on met un bouclier fiscal en place et
que l’on s’interdit de lever l’impôt.
2. Parler de nickel vert est une chose, mettre en pratique les procédures de contrôle et de certification pour avoir le
label nickel vert en est une autre.
3. Comment parler de Nickel vert lorsque les communautés locales sont ignorées et écartées du circuit, les sites
miniers ne sont pas réhabilités, les formations initiales et continues n’existent pas et il n’y a pas de volonté de
favoriser l’emploi local de la part de ces acteurs.
4. Comment se garantir que la répartition de richesse induite par la redistribution de salaires profitera en très grande
majorité aux enfants du pays ?
5. Ce nickel vert est t’il seulement reconnu sur les marchés internationaux et par les clients de ce nickel.
6. Comment parler de nickel vert lorsque nous avons une bombe écologique qu’est la barrage de KO2 menace de
céder. Produire plus c’est le remplir plus, c’est le fragiliser encore plus. Comment ne pas se rappeler que ce type
de barrage de type Marianna qui a cédé en 2015, et Brumadinho qui a cédé le 25 janvier 2019, ont entrainé des
catastrophes écologiques d’une ampleur sans précédent, dont les effets et les stigmates sont toujours présents.
Le barrage de Brumadinho a cédé avec seulement 11 millions de tonnes de déchets acides, KO 2 est arrivé à 50
millions de tonnes. Prony qui ne sera pas en reste pour produire plus de NHC va encore augmenter les volumes
de stockage qui fragiliseront plus l’ouvrage qui présente beaucoup de signes de faiblesse qui sont tues.
7. Comment parler de nickel vert lorsque la SLN enterre ses déchets très toxiques (résidus du lait de fusion) dans
son stock de scories que l’on sait perméable et qui pollue inévitablement le lagon.
8. Comment parler de nickel vert lorsque l’on voit les stigmates d’une activité minière où rien n’a été réhabilité.
Kouaoua, Thio, Nackety, Poro, ces sites que la presse internationale a qualifié de marsification de la terre.
9. Quel plan environnemental et RSE parlons nous. Même si ils annoncent une politique RSE, les opérateurs miniers
restent au stade de la communication et des postures marketing.
10. Quels sont les engagements des industriels à ce sujet, ils devront être ciblées, analysés, chiffrés et garantis
financièrement.
11. Signer un tel pacte relève de la perte de notre compétence minière au profit de l’Etat français, La contrepartie doit
comporter un programme de réhabilitation des sites exploités et des sites anciennement exploités et une
assurance budgétaire sur au moins trente ans.
12. Tous les travaux d’environnement et de réhabilitation devront être confiés aux entreprises calédoniennes
citoyennes.

3. Une diversi cation de l offre permettant de réduire la dépendance des entreprises


calédoniennes au marché asiatique et développant des courants d affaire avec l Europe , en
particulier pour répondre aux besoins de sa lière de batterie électrique ;
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4. De quelles dépendances des entreprises locales par rapport aux marchés asiatiques parle t’on ? Il serait plus
juste de parler de dépendance des marchés asiatiques et européens envers nos matières premières.
1. Le segment du marché calédonien reste le bassin Asie Pacifique,
2. La demande va exploser dans les années qui arrivent, ce sont tous les acteurs mondiaux qui deviendront
dépendants du nickel, de quelque provenance qu’il vienne.
5. Si tant est nous devions diversifier nos clients ce serait pour maximiser nos contrats commerciaux et non pour
les abandonner au profit d’un client européen unique. Le faire c’est se mettre la corde autour de notre cou
pour se faire pendre.
1. L’objectif inavoué est enfin clair : développer des courants d’affaires avec l’Europe qui nous rendra
totalement dépendants d’un seul client et nous serons corvéable à merci, car à chaque fois que nous
nous opposerons à des décisions, nous aurons en face de nous un chantage à l’emploi. Notre situation
sociale risque de se détériorer.
6. Notre nickel que l’on a toujours qualifié et que l’on qualifie toujours de très cher, devient par magie accessible
à des marchés européens alors que l’on sait que les coûts de transports seront plus conséquents, n’oublions
pas que les navires doivent être de type PANAMAX (50.000 à 65.000) pour qu’ils puissent traverser les canal de
Panama ou celui de SUEZ.
7. De quelle diversification parle t’on, lorsque l’objectif est de développer un courant d’affaire vers l’Europe. Le.
Pays doit :
1. Demander des garanties pour sauvegarder les segments de marché de la Nouvelle Calédonie, c’est ce
que le code minier appelle les clients historiques.
2. S’assurer de qui contrôlera toutes les activités captives à ces marchés : transport minéraliers, toutes
les sous-traitances pour maximiser les retombées économiques sur le pays.

8. Un développement en harmonie avec le territoire, prenant en compte les attentes légitimes


des communautés locales et des communes qui sont au plus près des activités minières et
métallurgiques Ce dernier point est fondamental, concerne l ensemble des parties prenantes
et intègre non seulement la question purement nancière d un juste retour économique mais
aussi la préservation ou l'amélioration du cadre de vie des populations concernées.
9. Que signifie un développement en harmonie avec le Territoire alors que nous seront à la merci des usines et
des mineurs.
10. Il faut se poser de questions sur les intentions réelles et obtenir des garanties sur des programmes bien
définis.
11. Les attentes légitimes des communautés doivent être énumérées et évaluées et ce n’est pas aux industriels de
décider la pertinence des investissements à réaliser au profits des Communes. C’est une compétence
communale et en matière de développement c’est une compétence provinciale. Que viennent faire des
opérateurs privés dans le financement d’actions publics. Nous sommes bien en république bananière.
12. Comment le territoire est t’il rémunéré car à n’en pas douter les volumes de production vont doubler et même
tripler par le jeu des dispositions prévues plus bas (la fourniture des opérateurs industriels permettent de
doubler les quantités produites, par exemple si la SLN passe 4 millions de minerais dans les fours de
Doniambo, elle pourra exporter 8 millions de tonnes supplémentaires et elle a déjà 6 millions de tonnes
autorisées à l’export.
13. Le fait de laisser les opérateurs financer ou co-financer nous fait perdre notre souveraineté économique et
minière, ce sont les industriels qui décideront des orientations économiques de la Nouvelle Calédonie.
14. Cette disposition risque de créer des problèmes d’injustice et d’égalité de chance entre communes minières et
communes rurales.
15. C’est une contradiction avec notre stratégie minière, la ressource naturelle appartient au peuple et non à des
communautés minières.
16. La contribution des miniers doit impérativement doit s’envisager qu’au niveau d’une royaltie matières. C’est la
seule condition de rémunération équitable et juste.

Ces actions, nancées par les industriels sont co-pilotées et mises en œuvre par les pouvoirs
publics. Le Fonds Nickel sera acteur dans la mise en œuvre de cette orientation en intensi ant
ses interventions et en élargissant ses missions à un soutien aux entreprises dans les communes
minières impactées par la crise. Dans cette recherche d une meilleure intégration locale, il est en
effet essentiel que les mineurs et métallurgistes soient accompagnés par les institutions dans leurs
programmes d exploitation minière et leurs projets de développement.
17. Pourquoi et au nom de quels principes les opérations serait-elles co-pilotées avec les industriels. C’est un
renoncement à notre indépendance politique et une atteinte à nos compétences économiques et politiques. En
signant de telles dispositions nous livrons le pays aux privés. C’est encore la république bananière.
18. Le fonds nickel me semble t’il avait vocation à financer les opérations de réhabilitation écologiques et
environnementales pas celui de devenir le bras financier des opérateurs miniers qui l’utiliseront pour avoir leur
tranquillité.

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Cette ambition est atteignable à moyen terme, mais l aggravation de la situation de chacun des
3 opérateurs ces derniers mois en raison de la dégradation des cours mondiaux du nickel
conduit à adopter une démarche séquentielle.
19. Avant de prendre de quelconques mesures de soutien à ces 3 opérateurs qui sont faut t’il le rappeler des
privés qui bénéficient gratuitement de la ressource, s’assurer qu’ils paieront des impôts car pour le moment ils
évadent leurs résultats et fraudent.
20. Qu’est ce que le rédacteur entends par adopter une démarche séquentielle. Toujours aucun engagement
autour des mots employés. Les seuls engagements identifiés viendront de la Nouvelle Calédonie.
21. Quelles garanties avons nous que ces mesures rapporteront au pays qui a besoin des revenus nickel pour
boucler son budget, cesser d’étendre la main et de mendier, financer une économie résiliente et mettre en
réserve des fonds pour les générations futures. .

En effet, KNS est mise en sommeil depuis le 1er mars 2024 pour une période de 6 mois en
attendant de retrouver un repreneur ; PR-NC et la SLN font également face à des impasses de
trésorerie au cours de l année 2024, PRNC étant aussi à la recherche d un repreneur.
22. En quoi cela concerne les calédoniens que KNS est en difficulté, le problème de KNS est un problème
d’incompétence et de manipulation des cours par son actionnaire qui est trader, pas de crise nickel.
23. Sérieusement ce n’est quand même la Nouvelle Calédonie qui va aller aider GlenCore pour des soit disantes
difficultés de trésorerie, ce trader est plus riche et plus puissant qu’une dizaine d'états regroupés dont la
France ferait parties.
24. Comment en ayant donner un massif de la qualité de Koiniambo à cet opérateur, KNS peut t’il être en
difficultés.
25. Avant de signer quoi que ce soit le Pays doit diligenter des audits techniques sur la chaine de production et
sur les prix de cession internes entre l’industriel et son actionnaire « trader » GlenCore.

Cette situation nécessite que des mesures d urgence soient prises sans attendre par la Nouvelle
Calédonie, avec l appui de l État, pour accompagner ces entreprises au cours des trois
prochaines années Ces mesures d urgence doivent, pour des raisons de rapidité et d ef cacité,
être prioritairement mises en œuvre à droit constant, en restant compatible avec le schéma de
mise en valeur des richesses minières (SMVRM) et en mettant à pro t les éléments de souplesse
offerts par le code minier de la Nouvelle Calédonie.
26. Mettre à profit des éléments de souplesse du code minier, en clair c’est un renoncement à notre compétence
minière, et la demande est bien plus pernicieuse que l’on veut nous faire croire, c’est à dire qu’ils demandent
une dérégulation du secteur minier qui les libérera des tracas administratifs et ainsi nous reviendrons à une
exploitation minière sauvage effrénée.
27. En adoptant ces dispositions, nous feront un bon en arrières de 60 ans pour revenir à l’exploitation sauvage
avec toutes les conséquences écologiques et environnementales dont nous voyons aujourd’hui les stigmates.

Les parties prenantes sont donc amenées à prendre les engagements décrits dans les annexes ci-
jointes chacune en ce qui les concerne au regard de leur compétence.
28. L’ennui dans ce pacte c’est que les engagements ne viennent que des acteurs locaux.
29. Où sont les engagements des industriels notamment sur leur capacités de production, le contrôle des
assiettes déclaratives, leurs investissements, leurs garanties de financement, leurs garanties commerciales.
30. Quelles sont les garanties de l’Etat sur ses engagements financiers. On ne peut pas se contenter de postures
et de promesses. On sait ce que vaut la parole de l’Etat.
31. Quelles garanties avons nous sur les retombées économiques de l’activité minière. Comme l’impact
budgétaire, la fiscalisation des revenus etc….

Les engagements contenus dans ce pacte constituent une première étape qui a vocation à être
enrichie et pérennisée dans le prolongement des discussions en cours sur l avenir du pays, à
l instar du processus qui a été initié lors des Accords de Matignon et de Nouméa.
32. Dans cette première étape que l’on pourrait qualifier d’accord cadre, c’est la plus importante car elle scelle le
périmètre des ces futurs développements et des futures négociation sur le nickel.
33. Il sera ensuite très difficile de revenir sur des points non équilibrés.

La période qui s ouvre sera également mise à pro t pour approfondir les discussions avec les
industriels, qui doivent encore stabiliser leur actionnariat et préciser leur stratégie de long terme.
34. On veut signer un accord cadre avec des industriels qui déclarent ne pas avoir l’aval de leur actionnaires et
n’ont pas de plans stratégiques., nous nous engageons sur une voie à sens unique et sans issue.
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35. C’est un accord que l’on souhaite précipiter et pour quelles raisons ? Cet accord doit se négocier dans le
temps, il n’y pas d’urgence à le négocier. Il faut prendre le temps de la réflexion et surtout on ne peut pas se
passer dévaluations sur les impacts environnementaux, sociétaux et humains. Tout doit être garantis.
36. Il n’y a pas d’urgence à signer ce pacte, il y a urgence à optimiser et valoriser l’existant.

Le contenu de ce « pacte nickel » pourra être amendé d un commun accord en fonction des
demandes des nouveaux actionnaires.
37. Il est bien précisé que tout amendement futur devra faire l’objet d’un accord commun entre les parties, il sera
difficile de revenir sur le périmètre de certains engagements déséquilibrés.
38. Il est aussi précisé que les demandes des industriels ne sont pas encore totalement identifiées, ce qui veut
dire que nous seront sollicités pour élargir ce même périmètre de ce que nous avons déjà cédé.
39. C’est un pacte léonin car toutes les obligations sont du seul côté du Pays et les autres parties se contentent de
déclaratifs.

Les parties prenantes conviennent donc de l instauration d un comité de suivi de ce pacte.


40. Qui sont les parties prenantes qui feront partie de ce comité de suivi ?
41. Sur quelles compétences le comité suivi sera légitime, car il s’agit de co-gestion imposée de compétences
dévolues au Pays par la loi organique du 19 mars 1999.
42. De quelle légitimité politique ce comité peut t’il se prévaloir ?

3 - Les engagements.

3-1 Engagements des industriels :

1. Déployer leurs meilleurs efforts pour atteindre la production nominale de chaque usine.
1. La problématique du nickel calédonien, nous l’avons vu n’est pas liée à une crise imaginaire du nickel, elle est la
conséquence d’un comportement amoral et asocial des acteurs de la filière qui ne jouent pas le jeu économique.
2. De quelles actions parlons nous puisque précisément nous faisons face à des usages de dissimulation de
résultats par des montages juridico-financiers complètement à notre désavantage.
3. Quelle garantie l’Etat peut t’il apporter (compétence de la justice) dans la répression des fraudes fiscales et de la
corruption qu’elles engendrent. L’Etat semble ne pas vouloir sanctionner sa filiale qui est à l’origine de la
perversion de tout notre système.
4. Quels plans d’actions ces industriels vont t’ils nous présenter pour nous donner des garanties pour atteindre la
production nominale.
5. Quel rétroplanning sommes nous en droit d’attendre avec un quantitatif des besoins commerciaux exprimés, des
besoins de formations des hommes et de la qualification des communautés locales, des investissements à
réaliser pour atteindre les engagements du pacte Nickel et quels délais car nous seront sollicités pour la
fourniture d’énergie (8 milliards), l’exonération fiscale et le bouclier fiscal.

2. S engager sur des plans de maîtrise des coûts et de gains de compétitivité, comprenant
notamment une modération salariale au sein de l entreprise – y compris les directions, et
une maîtrise des coûts de sous-traitance, a n que les subventions publiques ne soient pas
détournées de leur objet. Les industriels veilleront à une bonne information des autorités
publiques pour en accompagner au mieux les éventuels impacts sociaux défavorables ;

1. Les industriels s’engageront dans des programmes de maîtrise des coûts et de gains de compétitivité, nous
n’avons aucun programme, aucune perspective, plan de restructuration et surtout connaitre quels moyens et
garanties à mettre en oeuvre que ces industriels sont prêts à apporter.
1. SLN avait été défiscalisée à hauteur de 5 milliards en 2004 pour augmenter sa production à 75.000 t,
facilement ils l’ont fait, mais depuis plus de 30 ans. Elle déclare 50.000 T/nm.
2. Pour les groupes industriels intégrés (fournisseurs d’intrants, mineurs, métallurgiste, traders) quelles garanties
avons nous sur les prix de cession interne, les couvertures de cours, les couvertures des devises qui constituent
un socle d’évasion fiscale ? Quelle est notre part et notre place dans la chaîne des valeurs.
3. Quels dispositifs allons nous mettre en place pour le contrôle d’assiette des productions et des
commercialisations : Protocole d’exportations (calibrage des pesages, pesages, contrôles douaniers, contrôles
des assiettes déclaratives).
4. Nous le savons très bien que le coulage se situe au niveau des déclarations d’assiettes, des couvertures et
assurances et des prix de cession interne. Quelles sont les moyens et les garanties que l’Etat, détentrice de la

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compétence de justice, est prêt à mettre en oeuvre. Pour le moment le pôle corruption ne fonctionne toujours pas.
Pourtant l’évasion fiscale est un délit de blanchiment.
5. S’engager à ne pas verser de dividendes (ou tout mécanisme équivalent) tant que les soutiens publics sont en
place, de toutes façon ils n’en versent pas aux actionnaires locaux car ils se déclarent en perte ;
6. De quelles garanties et de quelle pression pouvons-nous nous prévaloir pour influencer des décisions
d’assemblée générale qui est souveraine dans les usages des sociétés commerciales ?

3. Prendre les engagements contractuels nécessaires d enlèvement d électricité avec l opérateur


énergétique en charge de conduire les investissements de décarbonation permettant
l aboutissement des projets ;
1. Cet engagement est une nébuleuse qui cache très certainement les intentions finales de l’Etat.
2. C’est l’opérateur énergétique donc ENERCAL qui conduira les investissements nécessaires pour la
décarbonation de notre énergie.
3. La décarbonation ne cache t’elle pas l’intention d’installer des centrales nucléaires en Nouvelle Calédonie.
1. Les industriels doivent payer le prix de la décarbonation, car il est bien question de vendre un nickel VERT.
Vert veut dire un avantage concurrentiel sur les producteurs asiatiques, vert veut dire une plus value
commerciale donc de meilleures rémunérations. Ils peuvent non seulement assumer leur coût d’énergie et la
rémunération de notre ressource.
2. Il est nécessaire d’obtenir de l’Etat des précisions et des engagements sur ces projets d’investissement dans
l’énergie. Nous devons avoir une garantie sur la non utilisation du nucléaire.

4. Prévoir les investissements suf sants pour maintenir l appareil productif à moyen terme, et/ou
en investissant dans la modernisation des usines et, pour les pyrométallurgistes, en visant
l objectif stratégique de produire de la matte de nickel.

1. De quels investissements parlons nous et à quel niveau estime t’on le potentiel de production, les industriels
doivent nous donner des garanties sur ce sujet.

2. La modernisation des usines et notamment l’objectif de produire de la matte nickel est un voeux pieux car les
acteurs industriels le savent tous, SLN ne produira plus de mattes car ses fours sont obsolètes et ne peuvent pas
être remis en état. C’est donc une tromperie.
1. Ils justifieront ainsi l’exportation vers WEDA BAY qui produira la matte de nickel.
2. Quant à KNS, tout le monde le sait qu’elle n’arrive pas à régler ses problèmes de productions, produire de la
matte serait vraiment une option à long terme.

5. En mettant en place, en contrepartie des subventions reçues de l Etat un mécanisme de


priorisation du marché européen s agissant des produits destinés au marché des batteries.

1. L’Etat parle de subventions en contrepartie d’un mécanisme de priorisation du marché européen, nous y voilà, le
plan se dévoile.
2. De quelles subventions l’Etat parle t’il, à quelle hauteur, sous quelles formes et quel planning sommes nous en
mesure d’attendre.
3. Le fléchage vers les marchés européens doit s’envisager en termes de quantités, de prix payés aux opérateurs et
de traçabilités.
4. Quid de nos clients historiques que nous devons conserver absolument sinon nous commettrions une erreur
stratégique ?

3-2 Engagements de l’Etat :

1. Soutenir pendant 10 ans un programme d investissements sous le contrôle de la Commission


de régulation d une énergie stable, fortement décarbonatée à un prix compétitif sans
subvention.
1. De quels programmes d’investissements il s’agit, avec quels objectifs de production, quel typologie d’énergie,
quel coût d’investissement et quelles modalités de financement pour quel prix final et surtout quelles seront les
garanties.
2. Qu’est ce que c’est cette commission de régulation d’une énergie stable, qui y participera ?
3. Quel en sera le coût pour les calédoniens.
4. Si nous parlons d’énergie nucléaire, il faut le dire aux calédoniens car ils ont le droit de savoir.

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1. Qu’allons nous faire de ces centrales lorsqu’elles seront en fin de vie. Allons nous les démonter, allons nous
couler un sarcophage, ou l’Etat nous laissera nous débrouiller car ce ne sera plus son problème.
2. Qu’allons nous faire des déchets nucléaires et qui les retraitera et à quel prix.
3. Quelles seront les garanties environnementales sur les démantèlements futur de tels outils ;
5. Il n’est pas entendable et recevable d’approuver une production d’énergie au moyen du nucléaire dans notre
pays. C’est risquer pour nos populations et générations futures car nous n’avons pas de visibilité et nous nous
mettrons à dos tous les pays de l’Océanien qui sont tous à part l’Australie, opposés au nucléaire.
6. L’exemple polynésien doit nous servir d’exemple et surtout les comportements du gouvernement français dans la
période post essais, qui n’assume pas ses fautes et ne reconnait pas les conséquences sur la population. L’état
comme il l’a fait avec les harkis, attend les derniers survivants pour reconnaitre ses méfaits.

2. Pendant son déploiement uniquement, l Etat instaurera un mécanisme de subvention de


l énergie pour les sociétés métallurgiques, dont le montant serait « plafonné et décroissant
au fur et à mesure du programme d investissements.
1. Quels sont les mécanismes de subventions l’Etat instaurera t’il, et quelles seront les garanties que nous aurons
pour que l’accompagnement s’inscrive dans la durée de vie des outils et à quel prix.
2. Quelle sera la durée du déploiement et l’Etat doit nous garantir ces interventions futures et nous donner un
calendrier de désengagement ?
3. Qu’est que l’Etat entend par montant plafonné et décroissant, sur quelle durée s’inscrirons-nous pour le
désengagement financier de l’Etat.
4. Quels seront les coups d’exploitation de ces sources d’énergie et les bénéfices pour le Pays.
5. Dans les problèmes d’Enercal on voit déjà poindre l’arrivée de ENGIE en repreneur d’ENERCAL, alors la boucle
sera bouclée, encore un secteur stratégique qui ne sera plus contrôlé par le PAYS et qui sera entre les mains
d’une multinationale française.

L’utilisation telle qu’évoquée de centrales nucléaires aurons une incidence sur nos relations régionales qui se dégraderont
inévitablement avec nos voisins de la Mélanésie et de l’Océanie.

3-3 Engagements du territoire :

1. La participation du territoire est précisé dans ses engagements : 8 milliards de francs dès
2024, nancés par des recettes supplémentaires de TGC.
1. Tandis que les rouleurs bloquent le territoire pour une sur-taxe de carburant et se plaignent de la vie chère, la
droite locale s’insurge mais en voulant en fait voter le pacte nickel c’est voter pour une augmentation de la
TGC de 8 milliards et c’est le petit peuple qui les paieront, parce que les entreprises minières, les
métallurgiques, les rouleurs, les sous-traitants sont exonérés de TGC, et cette exonération coûte 20 milliards
au Territoire.
2. Le petit peuple paiera l’énergie de multinationales qui engrangent des milliards d’euros de profits. .
1. De quelle compétence l’Etat dispose t’il pour décider en lieu et place des élus, en lieu et place des
calédoniens qui paieront au final.
1. Comment le gouvernement en place peut t’il accepter que l’Etat et ces opérateurs miniers
interfèrent sur sa compétence minière, énergie et la compétence fiscale.
2. C’est une atteinte directe à l’irréversibilité des compétences prévues dans l’accord de Nouméa.
3. De quelle légitimité peut se prévaloir un conseil des mines composé de mineurs et d’opérateurs
miniers pour prendre de telles décisions qui impacteront la vie quotidienne des calédoniens.
3. Pourquoi ce serait aux calédoniens de financer des activités de multinationales qui annoncent par ailleurs
des milliards d’euros de bénéfices.
4. Quelles conséquences ces décisions impacteront la vie chère ?

3. Prendre une loi de pays réformant le code minier pour :

1. Ouvrir temporairement l exportation de minerais bruts des réserves


géographiques métallurgiques de Goro, de Koniambo et de Tiebaghi, dans la limite de
1M de tonnes par an pour chacune de ces réserves ;
1. L’exportation minimum sera donc de 1 million de tonnes par industriel par réserve métallurgique et jusqu’à la
prochaine crise ce sera 2 puis 3 puis 4 millions de tonnes.
2. Ce que le pacte ne dit pas c’est que les mineurs pourront fournir les industriels qui exporteront plus de
minerais
3. Comment peut-on penser que ces industriels et leur sous-traitants qui d’engageront dans des programmes
d’investissements lourds puissent faire marche arrière et amorcer une retour à une production normale.

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4. Accepter cette condition, c’est mettre le doigt dans l’engrenage et c’est se créer des situations irréversibles
qui auront des conséquences sociales à moyen terme.
5. Le pacte minier est plus pernicieux car certains mécanismes d’augmentation des volumes exportés ne sont
pas évalués.
6. L’ouverture des réserves métallurgiques touchent un acquis de l’accord de Nouméa et du protocole de Bercy,
pour mémoire c’est la SLN qui est à l’origine de la création des réserves métallurgiques car lors de l’échange
des massifs POUM-KONIAMBO, elle ne voulait pas que la SMSP exporte du minerai du KONIAMBO, d’où sa
demande insistante de créer de ces réserves pour se garantir en plus d’une soulte de 20 milliards qu’elle a
perçue.

2. Ces dispositions feront l objet d un réexamen à partir de l année où les métallurgistes


seront redevenus pro tables, hors exportations de minerai brut, étant précisé que la
remise en cause de ces autorisations tiendra compte de la durée nécessaire à
l amortissement des investissements réalisés par les entreprises pour l exploitation de ces
ressources.
1. Quels sont les engagements de durée pour que les usines reviennent à l’équilibre dans les meilleures délais,
et quelles garanties allons nous recevoir en contrepartie de ces industriels.
2. Attendre qu’elles soient rentables hors exploitation de minerais bruts, autant dire jamais. Mais s’il fallait
s’engager dans cette direction, il serait nécessaire de mettre en place des contrôles d’assiettes et de légiférer
sur les prix de cession internes pour ce garantir.
3. Comment contrôle t’on ces usines qui vont se servir à merci dans nos réserves minières ?
4. Que veut t’on dire par hors exportations de minerai brut.
1. Sur quels objectifs de productions nous basons nous ?
2. Quand les objectifs de production des usines seront atteintes si cela arrive un jour, que ferons nous des
volumes d’exportations que les opérateurs se seront attribués ?
3. Si nous lâchons les exportations et les ouvertures de mines et nous ne pourrons plus faire marche
arrière et nous deviendrons des victimes permanentes du chantage des opérateurs.
5. Sur quels fondements et indicateurs comptables considérons-nous le retour à l’équilibre : RBE, EBITDA,
Résultat net, Cost cash etc…. Aux chiffres on fait dire ce que l’on veut. Le pacte Nickel ne nous amène
aucune précision sur les indicateurs de rentabilité, pourtant très nécessaires.
6. Comment peut t’on parler de pacte à court terme, lorsque l’on sait qu’un cycle d’exploitation dure 30 ans
dans l’industrie de la mine. Cela veut t’il dire que nous allons renoncer au contrôle de nos ressources
pendant 30 ans ?
7. Les réserves métallurgiques ont été créées dans le cadre de l’accord de Nouméa et des accords de Bercy, y
toucher c’est toucher fondamentalement aux acquis de l’Accord de Nouméa.

3. Permettre à tout exportateur de minerai brut de pouvoir vendre vers tout client quel que
soit l origine du minerai et le pays de destination dans la limite du volume et de la qualité
de minerai autorisée ;
1. Cette disposition du pacte libère les mineurs de toute contrainte commerciale, cette contraire est contraire au
code minier qui parle de clients historiques. C’est donc la fin de ce concept de clients historiques.
2. C’est aussi s’assurer que les mineurs pourront livrer WEDA BAY qui transformera pour le compte de la SLN
et ERAMET fournira ainsi l’Europe .

4. Dans le respect du droit de la concurrence, introduire un mécanisme de coordination des


exportations de minerai brut tel que proposé par le rapport des inspections :

1. Les exportations de minerai brut des opérateurs métallurgiques seront soumises à


simple déclaration dans la limite de [2x] les quantités fondues l année précédente, et
sous réserve stricte d avoir proposé le minerai aux métallurgistes calédoniens à prix
de marché ; dans l hypothèse où le minerai susceptible d exportation ne serait pas
acheté par les métallurgistes, il serait proposé en second lieu aux usines offshore
calédoniennes à prix de marché, c est-à-dire à un prix ne pouvant pas être moins
favorable qu une offre concurrente émanant d une autre entité ;
1. Cet alinéa porte atteinte aux compétences et aux intérêts du Territoire et des calédoniens, c’est une
mesure de fléchage vers le client européen qui sera vraisemblablement ERAMET :
1. Les métallurgistes s’exonèrent de la compétence minière du pays en s’auto-autorisant les volumes
à exporter. Par exemple pour la SLN passe 4 millions de tonnes dans ses fours et exportent 6
millions de tonnes, elle s’autorisera sur simple déclaration l’exportation de 16 millions de tonnes de
minerai à qui il lui semblera bon de la faire, par exemple WEDA BAY et l’Europe.
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2. Rappelons que aujourd’hui nous produisons 16 millions de tonnes, combien de tonnes de minerais
produirons nous avec ce pacte ?
3. La Nouvelle Calédonie deviendra un eldorado du nickel, ce qui veut dire une dérégulation de notre
économie, un afflux de populations (colonisation de peuplement). Pour cela nous n’aurons aucun
moyen financier pour assurer le financement des équipements publics et des politiques publiques
qui devront suivre.
4. Le gouvernement n’aura comme solution que de prélever les impôts sur les calédoniens car le
pacte exonère les opérateurs nickel.
5. Il n’y a aucune garantie sur les volumes à exporter, aucune garantie écologique et
environnementale.
6. Le pays n’auront plus son mot à dire, et plus de contrôle sur sa ressource,

Ce pacte est néfaste pour notre pays et il va l’appauvrir.

2. Pour les mineurs n opérant pas d usine métallurgique, la cession de minerai brut aux
métallurgistes calédoniens donnera droit à une autorisation d exportation de minerai
brut dans la limite de [2x] la quantité cédée, ne s imputant pas sur leur autorisation
individuelle d exportation. Ces volumes soumis à déclaration ne pourront être
exportés qu après avoir été proposés préalablement dans un premier temps aux
métallurgistes calédoniens et dans un second temps aux usines off shore, selon le
mécanisme décrit supra ;

1. Sur quel principe institutionnel ce pacte donne des autorisations d’exportations de minerais aux
mineurs.
2. Les mineurs ne sont pas en difficulté et pourtant on leur concède des avantages sur les volumes. C’est
la preuve que le besoin de minerai est considérable et on détruira écologiquement le pays pour des
raisons purement financières qui ne nous concerneront même pas.
3. Ils garderont leurs volumes historiques et s’ils produisent pour un opérateur métallurgique, ils pourront
produire 2 fois leurs volumes autorisés. C’est la porte ouverte à l’exploitation minière sauvage des
années du boom de 1965.
1. S’ils fournissent un opérateur métallurgique, il n’y aucune garantie que le minerai sera transformé
par cet industriel, donc c’est simplement que l’on met les traders au centre de notre activité et l’Etat
Français a forcément signé des contrat de trading avec eux : Eramet et Tshingshan, GlennCore,
Trafigura.
2. Avec cette disposition nous nous ferons dépouiller de notre contrats commerciaux car c’est la
France qui se substituera à la Nouvelle Calédonie.
3. Nous n’existerons plus commercialement au niveau international.

3. Surseoir pour une durée de 5 ans à l application des 5° et 6° de l article LP. 131-12
du code minier. Au cours de cette période, un groupe de travail réunira les
opérateurs miniers, le gouvernement et les provinces pour identi er les titres qui ne
présentent plus de perspectives d exploitation dans le cadre d un plan industriel et
minier de long terme. En outre, ce groupe travaillera à l amélioration du guide des
bonnes pratiques de reconnaissance des gisements ;
1. Cet alinéa du pacte empiète encore plus sur les compétence minière du Pays et sur les dispositions du
code minier.
2. L’article 131 du code minier oblige que les titulaires de concessions minières, obtenus gratuitement,
fasse un inventaire minier par sondage pour connaître l’état de leur réserves et potentiels de
productions. La date limite fixée au 19 avril 2019, a été repoussée mais rien n’a été fait et le pacte nickel
demande un délai de 5 ans supplémentaire pour surseoir à cette obligation, soit en 2029. Ils auront
gagné 10 ans d’opacité.
3. C’est le groupe de travail composé d’opérateurs qui décidera des règles de gestion des gisements. C’est
un conflit d’intérêt au détriment du pays.
4. L’Etat décide unilatéralement qu’un groupe de travail se réunira pour identifier les titres. De quelle
compétence l’Etat et ce groupe de travail disposent t’ils pour imposer cela ? C’est un hold up politique
d’intérêts privés. Je rappelle la définition d’une république bananière : mettre le pays sous influence
d’intérêts privés, l’Afrique que l’on pensait lointaine, en fait elle est en réalité bien présente.
5. L’Etat se moque ouvertement du respect des compétences dévolues irréversiblement à la Nouvelle
Calédonie.

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4. En mettant à jour de l analyse des stocks (produits secondaires de l activité minière)
pouvant faire l objet d exportation, massif par massif.
1. Les intentions ne sont même plus cachés, on doit produire tout ce que l’on a à exporter.
2. Le terme « massif par massif » est employé pour parler de quel massif, ceux qui sont déjà exploités, ou
on parle de tous les massifs miniers.

5. En renonçant à toutes mesures susceptibles d'accroitre les charges ou de diminuer les


recettes des entreprises métallurgiques recevant des aides à l'énergie tant que les
entreprises métallurgiques sont dé citaires, notamment :

1. en suspendant la mise en œuvre du régime spécial de l'amodiation telle que prévue par la loi de pays
du 23 janvier 2023 ;
1. La suspension du régime de l’amodiation est difficile à comprendre, l’amodiation reste la seule
possibilité de tirer des revenus de l’activité minière.
2. Le régime de l’amodiation doit être étendu à tout le territoire au profit du Pays.

2. En instaurant un bouclier fiscal pour les entreprises métallurgiques pour toutes les nouvelles mesures
fiscales adoptées depuis le 1er janvier 2023 ;
1. Autant dire que nous exclurons du champs d’application de la fiscalité locale, toutes les entreprises
minières.
2. Sur quelle base déterminerons nous les forfaits fiscaux et sur quelles considérations économiques,
sociales et environnementales ?

6. En s abstenant de soutenir ou d initier tout texte législatif ou réglementaire venant


alourdir la charge administrative et nancière et l insécurité juridique ayant une
activité minière et/ou métallurgique (notamment, exemption du domaine minier des
dispositions prévues par la future loi de pays sur le domaine public de l eau.
1. Ce pacte est contraignant et il est à la limite de la légalité. Ces clauses sont léonines car elles privent le
Territoire de son pouvoir législatif et règlementaire. C’est une mise sous coupe des compétences de la
Nouvelle Calédonie.
2. C’est un hold up de notre patrimoine minier.
3. Il est peu soucieux de la préservation des ressources en eau.

7. En contribuant au mécanisme de subvention à l énergie. La participation de la


Nouvelle-Calédonie s établira à 8 Mds FCFP dès 2024, nancée notamment par des
recettes supplémentaires de TGC, sous réserve d une contribution de l Etat au moins
égale à ce montant. Une révision de cette contribution sera réalisée au bout de 3
ans, en tenant compte du coût réel de la production énergétique des entreprises au
regard de la concurrence internationale, de la capacité de nancement des
collectivités calédoniennes, tout en conservant un objectif de parité de nancement
entre la Nouvelle-Calédonie et l Etat sur l ensemble de la période correspondant au
programme d investissement dans des moyens de production énergétique
décarbonée.
8. L’Etat demande 8 milliards de participation, mais il parle aussi d’un mécanisme de révision au bout de
3 ans et il parle d’un mécanisme de parité.
9. Ce qui veut dire que la participation du Pays risque fort d’augmenter et nous n’avons de garantie sur
le niveau d’intervention futur. Ces deux mécanismes ne peuvent pas être acceptées.

10. En soutenant des mesures pour la réhabilitation du cadre de vie et environnemental


des communes minières :

1. Le schéma de mise en valeur des richesses minières de la Nouvelle-Calédonie fait


le constat que « les communes, les riverains des exploitations n ont pas, pour la
plupart, le sentiment de béné cier directement des retombées de l activité
minière, si ce n est par l unique biais des emplois directs et indirects générés par
le projet. ». Ainsi, une des orientations données par le schéma minier est la mise

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en place de mesures destinées au développement local à proximité des projets
miniers, dans l objectif d améliorer leur acceptabilité sociale.

2. Cette orientation doit donner lieu à des mesures concrètes pour la réhabilitation,
l amélioration du cadre de vie et environnemental.
1. Quelles mesures concrètes et surtout qui est à l’origine de ces mesures concrètes ?
2. C’est une simple affirmation gratuite qui ne peut pas produire d’effet

3. Le développement des communes minières. Ces mesures seront déclinées dans un


programme par commune concernée, et dé nies dans une démarche concertée
entre sociétés métallurgiques et minières et autorités communales.
1. Quelles est la compétence des sociétés minières en matières communales et en matières de
développement.
2. Cette disposition ne répond pas au principe d’égalité de chance entre les communes minières et les
communes rurales. Ce n’est pas l’objectif du pays de sur développer les communes minières au
détriment des toutes les autres et ceci dans un esprit d’éviter un exode rural comme celui que nous
avons connue dans les années 60-70.
3. Elle est également en contradiction avec notre vision de la mine : la mine appartient au pays et à
ses enfants.
4. Lorsque l’on parle de démarche concertée avec les opérateurs miniers, on parle d’inféodation des
communes aux industriels qui les tiendront au niveau des commissions minières pour l’attribution
de massif. Il y a forcément conflit d’intérêts.

11. Ce programme fera l objet d une évaluation à laquelle les opérateurs miniers, les
collectivités provinciales et la Nouvelle-Calédonie seront associées.
1. L’implication des opérateurs miniers n’est pas normal et ils ne disposent pas de compétences pour cela.
Nous livrons notre Pays aux miniers. C’est un véritable de colonisation. On a vu le résultat de ce genre
de pratiques en Afrique.
2. La résolution du problème des communes n’est pas dans la co-gestion des affaires communales, elle se
situe dans la perception de royalties de passage en contrepartie de la réhabilitions des réseaux routiers,
et des autres réseaux en fonction du nombre de personnels sur site, des travaux de dépollution et
d’aménagement.
3. La seule légitimité pour gérer les affaires communales, c’est celle de sortir de la liste électorale générale
et elle appartient au conseil municipal et son maire.

12. En soutenant par le biais des contrats de développement un outil de formation locale
initiale et continue en matière minière et métallurgique.
1. Encore une fois ce sont des déclarations d’intentions mais le Pays a besoin d’engagements forts en
termes d’emploi local, de formation des personnels, des cadres, d’une élite de spécialistes.

4. En proposant la mise en place d une gouvernance ad hoc pour la régulation du système


électrique et le suivi des investissements dans le réseau électrique impliquant la CRE. Cette
gouvernance veillera au bon fonctionnement du marché de l électricité au béné ce des
consommateurs naux, en cohérence avec les objectifs de la politique énergétique de la
Nouvelle-Calédonie et des investissements consentis pour assurer la compétitivité de
l énergie pour la métallurgie locale ;
1. Encore une fois, des déclarations d’intentions qui risquent de rester au stade des intentions et des
promesses.

3-4 Engagements des provinces

1. Assurant un accompagnement en matière d instruction des autorisations administratives


(d exploitations minières, environnementales, d occupation du domaine public et maritime,
etc) relatives aux plans de production des acteurs miniers, leur permettant d exploiter au
mieux leur domaine minier et de valoriser une part de leur minerai à l export ;
1. Ce n’est pas le rôle des provinces d’accompagner les opérateurs, ce sont eux les sachants, la Province joue un
rôle de contrôleur, de régulateur et elles ont également un pouvoir de sanction.

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2. Cette demande à peine déguiser d’assouplir les règles de permitting, la Province ne sera plus un acteur de sa
compétence, elle sera en transformée en « facilitateur » et en soumission face à ses compétences.
3. Les opérateurs n’auront plus de contraintes administratives ce qui laisse la porte ouverte à de probables abus.

2. S engager à instruire de manière prioritaire certaines des demandes en cours,


indispensables à la continuité d activité des entreprises.
1. Il n’y a pas de volumes dans les dossiers d’instruction, on n’ouvre pas une mine tous les jours, cet alinéa laisse
pressentir qu’un afflux de demandes va se faire car ils vont exploiter tout azimut.
2. Une exploitation débridée et sauvage n’est pas soutenable en terme d’environnement et n’est pas souhaitable.
L’activité minière doit absolument rester et être régulée.

3. S engageant à mieux sécuriser par la pratique administrative le cadre réglementaire


applicable aux exploitations métallurgiques et minières, notamment :
1. au regard du code minier, en s engageant à informer les opérateurs dans un délai d un
mois sur la complétude des demandes d autorisation ; une fois le dossier complet en,
instaurant des délais prescriptifs entourant les procédures de demande d autorisation
d exploitation minière, avec un délai de 2 mois pour l examen de recevabilité et un délai
de 6 mois supplémentaires pour statuer dé nitivement sur la demande, sauf décision de
prorogation conformément aux dispositions existantes ; une fois le dossier complet reçu,
instauration d un délai maximum de 2 mois pour que l autorité administrative statue sur
la suite à donner aux porter à connaissance ;
1. Ces propositions montrent l’urgence de l’Etat et des opérateurs d’agir vite en instaurant des délais qui ne
sont pas raisonnable en matière d’examen de permitting.
2. Ou est notre intérêt dans toutes ces urgences ?

4 - Conclusions et recommandations

I. La première remarque est de dire que le PAYS doit reprendre politiquement en main sa
compétence minière et surtout ne pas se laisser imposer une vision extérieure.
II. Garder à l esprit notre vision, qui est celle de rappeler nos principes fondamentaux qu il faut
respecter et qui sont les suivants :
A. Etre soucieux de notre exceptionnelle biodiversité, d opposer le principe de sauvegarde,
de préservation et de prudence dès lors que notre biodiversité et le cadre de vie de nos
populations, héritage de l humanité, sont menacés.
B. Assumer nos responsabilités envers les générations futures et déclarer solennellement
devenir le gardien de ce patrimoine commun à tous les êtres humains.
C. S engager à n en faire usage que dans l utilité de l intérêt national, dans le strict respect
des principes de prudence de sauvegarde et de préservation.
D. Notre lagon, réserve nourricière séculaire de notre peuple, est sanctuarisé et
inaliénable, tout comme tous les mammifères marins migrants dans nos eaux territoriales.
E. La faune et la ore locales terrestres et marines endémiques sont protégées et
sauvegardées. Toutes les ressources naturelles géologiques appartiennent au peuple et à
nos générations futures. Nous déclarons notre souveraineté sur l ensemble de nos
ressources naturelles et notre biodiversité endémique.
F. Le droit à la réhabilitation environnementale et écologique ainsi que le crime d écocide
sont reconnus.
G. Ces richesses collectives doivent concourir à juste et équitable proportion à la prospérité
du Pays et de ses citoyens, mais être protégées et sauvegardées pour qu elles pro tent
aux générations futures qui en hériteront.
H. Elles doivent servir et concourir à la cohésion sociale pour l épanouissement de toutes
nos populations dans leur environnement économique, géographique et social pour
contribuer au mieux vivre et au bien vivre de tous nos citoyens.

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III. La compétence Nickel représente pour le Pays le bras nancier qui permettra de développer
une économie résiliente, participer à la solidarité et la cohésion sociale et à doter un fonds
de réserves pour nos générations futures.
IV. On ne peut pas signer un tel document fusse t il un contrat cadre ou un document
d orientation, avec des obligations uniquement dévolues à la Nouvelle Calédonie et non pas
aux autres parties prenantes qui restent au stade des intentions et aux vagues promesses. Ce
pacte est univoque à notre endroit.
V. On ne peut pas s engager dans cette vision qui ne nous apporte aucune garantie technique,
technologique et nancière de premier rang.
VI. Nous devons obtenir des garanties de revenus pour que nous participions pleinement à
l essor que promet ce pacte et que nous ne soyons transformés en mendiant de la France.
[Link] de s engager dans une course à la production, nous produisons déjà 300.000 tonnes
métal, ce qui est considérable et notre pays s appauvrit. Il faut comprendre où se situent les
mécanismes de non répartition de la valeur ajoutée, connaitre la probité des parties
prenantes, leur sincérité et leur loyauté, pour cela nous devrons diligenter des contrôles
scaux selon les dispositions de l article 127 du C.I de la Nouvelle-Calédonie. Nous devons
également commanditer des audits techniques, technologiques, commerciaux et nanciers
pour connaitre tous les circuits de coulage et d évasion mis en place par les opérateurs et
passer à un nouveau paradigme Ressources Naturelles.
[Link] devons mettre en place toutes les procédures techniques et commerciales pour
investiguer sur les contrôles d assiettes déclaratives.
IX. On ne peut admettre de faire payer au petit peuple les factures d énergie ou toutes autres
charges des multinationales qui se servent de notre ressource sans rien payer. C est immoral.
X. Très sérieusement, c est ubuesque que de faire payer au peuple l énergie des multinationales
qui fanfaronnent pas ailleurs dans leur rapport d activités de faire des milliards d euros de
résultats.
XI. Le pays doit tirer pro t de sa ressource et non subir ces multinationales invasives et
prédatrices. Un nouveau paradigme devrait nous amener sur la voie de la valorisation
maximale à laquelle nous pouvons prétendre : Valorisation de la matière extraite, nouvelles
technologies de fusion et d énergie, assurer la recherche et la formation de tous nos cadres
en créant l Institut du Nickel, assurer notre propre trading matières en créant la banque
nickel, sécuriser la réhabilitation environnementale de nos sites miniers, la protection de nos
périmètres de source et surtout doter un fonds souverain qui régulera les crises cycliques.
XII. Conséquences à court terme :
A. Conséquences sur les cours :
1. Dès la signature du pacte nickel, les cours s effondreront par l offre de nickel mise sur
le marché par ce pacte qui satisfera à la demande de nickel de l Europe. Ils risquent
de descendre très bas puisque que le stock mondial augmentera.
B. Conséquences pour les marchés des clients historiques :
1. La France af che clairement ses ambitions, celles de se substituer à la Nouvelle
Calédonie sur le marché chinois.
2. L évolution prévisible de la conjoncture, « l european critical raw matérials act. »
recommande de développer l industrie du recyclage des batteries dans les 10
prochaines années. L objectif à atteindre est de recycler 80% de nickel et elle n aura
plus les mêmes besoins en nickel. Que fera la Nouvelle Calédonie avec ses
investissements et comment traiterons nous l éclatement de la bulle Nickel ainsi créé ?
Dans l industrie du nickel, 10 ans c est du court terme. Avons nous toutes les
garanties pour répondre aux besoins que créera cette situation tels que le repli des
entreprises, la réduction des productions, la réhabilitation des sites de production
souillés, le replacement de l emploi, la gestion du chômage entre autres ? A t on des
garanties nancières pour cette crise future qui s annonce inévitable ?
C. Conséquences pour les mineurs et les sous-traitants :
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1. Ils devront gérer la baisse des leurs prix de vente qu ils répercuteront sur toute la
chaîne de sous-traitance.
a) L installation d une concurrence est évidente et inévitable car le besoin immédiat
est tellement important que nous verrons arriver sur les massifs des entreprises
internationales, c est l usage de ces opérateurs : Dumez, Colas, JLP pour les
groupes français mais nous risquons également de voir arriver des irlandais
comme à Goro, des sud africains, des australiens comme à KNS. Quelles seront
nos garanties pour l emploi local, car ces entreprises voudront et conditionneront
leur contrat en imposant leurs propres opérateurs.
b) Quelle sera la place pour nos petits mineurs, qui se feront surpasser par ces
groupes étrangers. Nous n avons aucun volet du pacte sur la formation des
hommes et l implication des populations locales à tous les niveaux de l emploi, le
pacte n en parle surtout pas.
c) Quelles garanties apporteront nous à ces sou-traitants qui souvent travaillent à
des prix très bas et que nous retrouverons sur les rond-points plus tard.
d) Quelles garanties de traitement y aura t il sur le prix des prestations des sous-
traitants miniers, pour rappel à Goro, Dumez et les irlandais travaillaient à un
prix moyen de l heure engin à 13.000 FCFP/H alors que nos sous traitants locaux
travaillaient à 8.000 FCFP/H pour un même travail et les mêmes machines ?
2. Conséquences sur l emploi :
a) Quelles garanties le gouvernement local apportera t il pour protéger l emploi
local et maîtriser l apport de travailleurs étrangers dont ces opérateurs sont des
spécialistes et des consommateurs de travailleurs étrangers.
b) Quels seront les dispositifs de formations et d emplois qui se négocieront pour
l embauche de nos jeunes. Tout cela le pacte n en parle pas et pourtant ils
devraient être conditionnées. L instauration d un quota d emploi pourrait se faire
pour l encadrement dans un ratio par exemple de 1 expatrié cadre pour 1 cadre
local, 1 agent de maitrise pour 10 agents de maîtrise, et tout le personnel de
base devra être local et citoyen.
c) Quelles formations courtes pour former à l employabilité, à la polyvalence et
aux compétences attendus pour les opérateurs, les techniciens, le personnel
ouvriers et employés, les cadres, la maîtrise pour faire monter en compétence et
en quali cation notre population et notre jeunesse.
d) Comment nous garantir pour maximiser l emploi local et faire travailler nos jeunes
publics souvent éloignés de l emploi.
3. Conséquences sur notre société et notre identité :
a) La première des conséquences est l af ux de populations qui arrivera avec le
développement économique. Les effets d annonces depuis plus d un an, ne sont
pas anodins et on parle de 500.000 personnes. Ce qui déstructurera notre tissus
social et sociétal.
b) L ouverture du corps électoral noiera les populations locales qui perdront des
parcelles d identité et déséquilibreront les équilibres politiques tant nécessaires
pour ce pays qui s est enraciné sur des bases sociétales coloniales.
c) Nous connaitrons un nouveau choc de culture qui n apportera pas la paix sociale
dans le pays.
d) Les conséquences sur nos politiques publiques seront désastreuses car un af ux
de populations non maîtrisé déstructurera le pays (réseaux routiers, réseaux AEP
et électriques non dimensionner, réseaux internets et téléphoniques, écoles
maternelles, primaires, collèges et lycées et lières courtes). Qui nancera, alors
que le pays doit renoncer à l impôt et s oblige à créer des boucliers scaux ?

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e) Où sont les logements pour accueillir ces immigrants : 500.000 personnes, c est
150.000 ménages, c est 150.000 logements en plus de nos besoins actuels qui
sont de l ordre de 40.000 logements.
f) Où sont les crèches nécessaires pour accompagner nos jeunes ménages qui
renoncent à la natalité à cause de cet obstacle nancier, où sont nos EPHAD pour
nos vieux. On délaissera tout, pour cette immigration non choisie que nous ne
pouvons assumer.

Voilà quelques éléments de ré exion et les questionnements nécessaires pour engager notre
pays dans un cycle qui s il n est pas régulé et nanti de garanties, risque de nous entraîner sur
des points de non retour et d annihiler le capital de nos générations futures. Nous devons
obliger ces industriels à nous donner des garanties pour l emploi de notre jeunesse et pour une
meilleure répartition de richesses crées

Alors oui à un nouveau contrat social minier, il doit garantir les calédoniens sur :
La répartition de richesses,
La maximisation de l emploi local ;
La rémunération du Pays par le biais d une contribution métal et l impôt.
La garantie environnementale ;
La programmation de politiques publiques.

Il est impératif de conserver la citoyenneté donc le corps électoral qui nous donnerons le
périmètre politique de nos futurs besoins.

Ronald FRERE
Nouméa le 30 mars 2024.

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