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Regard Sur Linvisible (Olivier Manitara (Manitara, Olivier) )

Transféré par

Valentin HOUNSA
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© © All Rights Reserved
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Regard sur l’invisible

ISBN: 978-2-923880-45-7

Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2e trimestre 2011.
Bibliothèque et Archives Canada, 2e trimestre 2011.
France: juin 2011.

© Copyright Olivier Manitara 2011.


Tous droits réservés pour le monde
(textes, dessins, schémas, logos, mise en page, concept).

Éditions Essénia
345, chemin Brochu
Cookshire-Eaton (Québec), J0B 1M0 Canada

Éditions Essenia france


1, plan des écureuils
34160 Sussargues

Pour plus d’informations, visiter:

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Introduction

T andis que les feuilles des arbres rougeoyaient, que les animaux
des forêts commençaient à faire leurs provisions de nourriture
et que la nature tout entière entrait dans le recueillement, les Esséniens* se
réunirent de nouveau pour célébrer le Père du feu, le grand Archange*
Michaël. En cet automne 2010, s’achevait la première année de jubilé,
c’est-à-dire la dernière année du premier cycle de sept ans de la Ronde des
Archanges.
C’était une fin, et la nostalgie était présente, comme lorsque la nature se
fane pour se préparer à recevoir le manteau blanc de l’hiver, mais encore
plus puissant était le sentiment de renouveau qui gonflait les cœurs, car un
nouveau cycle de sept années commençait pour les Esséniens. Sept années
dont nul ne connaissait les mystères, mais dont tous pouvaient pressentir
qu’elles seraient une victoire pour le monde divin* sur la terre.
Les quatre cultes* du Feu, de l’Air, de l’Eau et de la Terre de Lumière
venaient d’être posés dans les temples des Villages Esséniens du Québec et
de la France, et, pour la première fois sur la terre depuis la chute de
l’ancienne Égypte, les Dieux* étaient présents, les portes étant maintenues
ouvertes en permanence par des prêtres à la quatrième marche*, qui
consacraient leur vie au service du Très-Haut.
C’est les yeux pétillants de la flamme de Michaël que les Frères et
Sœurs, tels des enfants la veille de Noël, se présentèrent pour recevoir, dans
le respect de la Tradition des Fils du Soleil*, l’enseignement d’Olivier
Manitara.
Durant cette célébration de la Ronde des Archanges, qui eut lieu
successivement au Québec, en France et en Haïti, le Père de la Nation
Essénienne donna des enseignements inédits sur le symbolisme de l’épée et
de la balance de Michaël. Il présenta aux Esséniens les trois mondes du
recyclage, de la mort et de l’éternité, amenant un nouvel éclairage sur le
monde tel que nous le concevons.
Ce savoir est une perle de plus au collier de l’immortalité, bijou que le
Maître* essénien polit au fil de ses enseignements, qui ouvrent la porte de
ce royaume sacré où le disciple n’est plus assujetti au monde de la mort*
mais entre dans la Vie pour le Tout.
L’Archange Raphaël, le premier, avait abordé le thème de l’immortalité,
en faisant don aux Esséniens de sa pierre verte*, qui conserve après la mort
la mémoire de ce qui a été vécu de divin. Puis, Ouriel avait repris le
flambeau avec son enseignement sur le solve et coagula*, qui consiste à se
créer un corps* d’immortalité en réalisant des œuvres pour la victoire du
Divin sur la terre.
Enfin, Michaël ajouta sa parole à celle des autres Archanges en
enseignant qu’il fallait séparer en soi ce qui est mortel de ce qui est
immortel si l’on veut accéder un jour au monde de l’éternité. Mais, plus
important encore, l’homme doit étudier l’Enseignement* et se créer un
corps de ce savoir, car seule l’étude* de la sagesse des Maîtres le libèrera de
la peur, de l’ignorance, de tous les faux concepts et fausses croyances qui le
maintiennent dans le monde de la mort.
Durant cette grande fête du Feu, Olivier Manitara raconta aux
Esséniens venus célébrer la moisson la véritable histoire de la Création, de
ce monde de la non-existence duquel nous devons remonter vers
l’existence, vers l’immortalité. Il ressort de cet enseignement que l’homme
doit traverser le monde de l’illusion s’il veut accéder aux splendeurs du
Divin. Et c’est ce que fait Michaël: aider l’homme sincère et pur à enlever
le masque de l’illusion et du mensonge et le guider vers la Lumière* des
royaumes où tout est pur.
Ce livre a été réalisé à partir des conférences du Québec, de la France et
d’Haïti, dans le souci de transmettre l’Enseignement de la Tradition
essénienne aux chercheurs de Lumière présents dans l’humanité actuelle, et
de le sauvegarder pour les générations futures, pour nos enfants qui auront,
encore plus que nous, besoin d’une lumière, d’un phare, d’une étoile des
Mages pour les guider hors de la nuit du monde technologique qui sera
alors omniprésent.
Que la sagesse de la Tradition éternelle soit préservée pour que l’avenir
des hommes soit lumineux et qu’un chemin vers l’éternité demeure ouvert
pour tous les êtres, tel est le sens du soutien mutuel si cher aux Esséniens.
Que Michaël embrase le cœur du pèlerin sur la voie de la désillusion,
qui mène à la vision claire de l’Œil de Gabriel.

Annie Stabilité
hiérogrammate essénienne
La Création de la Mère

A u début de la célébration de Michaël, les Esséniens* se


rassemblèrent dans la salle de conférence du Village Essénien*
du Québec, heureux de se retrouver pour une nouvelle célébration de
l’Archange Michaël. Sur les murs, des dessins méditatifs, des symboles de
la Tradition essénienne agrémentaient les lieux physiques et vivifiaient les
éthers.
L’assistance était en silence depuis un moment, et une vestale* de l’air
faisait lentement le tour de l’autel* portant une vasque où brûlait de
l’encens de Raphaël qui purifiait les lieux.
Olivier Manitara prit place devant ses élèves, le cœur rempli de joie de
retrouver tous ces hommes et ces femmes qui prenaient une pause dans leur
vie quotidienne pour venir célébrer les Mystères*, renouveler leur
engagement envers les grandes vertus que sont les Anges* et honorer les
Dieux.
Après une méditation guidée, le Père des Esséniens commença sa
conférence en glorifiant l’être qu’ils étaient venus honorer en particulier en
cet équinoxe d’automne…
L’Archange Michaël est le feu, l’œil, la rencontre avec le Divin.
Michaël, c’est le moment de la mort, là où le soleil va se coucher. C’est le
moment de la récolte, où tu récoltes ce que tu as semé.
Il est impossible de te cacher devant Michaël. Il est la Lumière et le
regard pénétrant, il est partout et il voit tout. Et si tu as peur, tu ne peux pas
t’approcher de lui parce qu’alors tu cherches à avoir un masque, à te cacher
pour ne pas que l’on te voie.
Michaël, ce n’est pas le masque, c’est le vrai visage. Si tu n’es pas vrai,
ne t’approche jamais de lui. Si tu ne te connais pas, ne l’appelle pas,
n’appelle pas le feu. Si tu as un faux visage, si tu es menteur, ne t’approche
pas car Michaël terrasse les sombres. Il te regardera directement dans les
yeux, il plongera au plus profond de ton âme, et tu ne pourras plus te
cacher.
Aucun mensonge ne tient devant le grand Archange Michaël. Il est la
Lumière et avec lui, il n’y a pas de place pour l’ombre. Devant lui, tu dois
être vrai, tu dois te connaître, avoir mis de l’ordre dans ta maison.
Toutefois, jamais Michaël ne te demandera d’être parfait, car aucun
homme n’est parfait. Si tu as dans ton cœur la bonté, le sens du respect, du
sacré, si tu sais t’incliner devant ce qui est beau, noble, vrai de toute
éternité, alors tout cela est pour Michaël.
La vérité au-dessus de tout
L’Archange Michaël dit: «Je suis la vie. Là où il y a la vie, je suis. Je
suis omniprésent là où la vie se manifeste. Les hommes me cherchent là où
la vie n’est pas et c’est pourquoi ils ne me rencontrent pas. Ils cherchent le
monde divin en dehors de ce qui est.[1]»
Les hommes cherchent le Divin là où la vie n’est pas, c’est-à-dire dans
le monde de la mort. Où est la mort ? Elle est dans les pensées, les concepts,
les croyances, les dogmes et les philosophies que l’homme a créés.
L’homme a enfanté la mort. La mort n’existe pas, c’est une invention
humaine, comme la pauvreté, la guerre, la peur...
Il est triste de constater que les hommes ont compliqué les choses
simples et essentielles: l’eau qui coule, le feu, le respect, l’écoute de l’autre,
la guérison, l’amour, l’amitié, la famille, les enfants, même la vie et la mort.
Que veulent dire toutes ces choses maintenant ? Quel est le sens de la vie ?
Pourquoi vient-on sur la terre ?
L’essentiel est de se poser des questions, de ne pas être rempli d’orgueil
et de suffisance en croyant qu’on a toutes les réponses. Dès l’enfance, on
nous modèle avec une éducation où l’on doit avoir les réponses à tout.
Pourtant, personne n’a les réponses à tout; on a tous une partie des
réponses. La vie est comme un puzzle: chacun a sa pièce et on s’assemble.
Personne n’est indépendant, on a tous besoin les uns des autres, on a tous
besoin d’amitié, de solidarité, de soutien mutuel…
Le mensonge est la pire chose qui existe, c’est une dégradation, une
chute, un asservissement. La vérité, au contraire, est quelque chose qui nous
rend libres, comme l’a dit le Christ: «La vérité vous rendra libres.» (Jean
8:32) La vérité est au-dessus de tout. Elle est universelle, elle appartient à
ceux qui l’aiment et qui la suivent.
La vérité nous libère parce qu’alors nous pouvons reconnaître que nous
sommes faibles. Nous pouvons nous débarrasser de notre orgueil et
admettre que nous sommes des mendiants, que nous avons peur d’un tas de
choses, que nous sommes esclaves de nos pensées et de tout ce monde
autour de nous dont nous avons perdu le contrôle. Nous pouvons constater
que nos dirigeants sont fous et que tout cela n’a plus aucun sens.
Derrière les religions, derrière les croyances, derrière le discours du
monde des hommes, il n’y a rien. Derrière un mensonge, il n’y a rien. Seule
la vérité te conduira vers ce qui est vrai, jamais le mensonge.
Faire toutes choses nouvelles
Aller vers la Lumière, c’est être désillusionné, et il est parfois difficile
de perdre ses illusions. Il faut qu’il y ait un autre chemin, alors, il est
possible de se reconstruire. Mais il faut faire toutes choses nouvelles.
C’est souvent aux portes de la mort, quand c’est trop tard, qu’on en
prend conscience: «Si j’avais à refaire le chemin, j’agirais différemment.»
Mais en réalité, si on avait une seconde chance, on aurait les mêmes
tentations, les mêmes épreuves, et on se ferait attraper par les mêmes
mondes.
La majorité des hommes aimeraient faire les choses différemment, mais
ils ne le peuvent pas. Pour changer les choses, il faut en avoir la force, et
pour avoir la force, il faut avoir tous les moyens, toute la sagesse, tous les
secrets.
La vie est une science, une sagesse, une connaissance des lois sacrées.
Moïse a dit: «Qui ne vit pas par la Loi périra par la Loi[2]», la Loi divine, la
Loi de l’amour. Beaucoup s’imaginent que l’amour ne connaît pas de lois.
C’est faux, il y a des lois dans l’amour. L’amour peut être un feu qui dévore
et qui détruit ou un feu qui construit et qui ennoblit. Tu peux te brûler avec
l’amour, tu peux perdre tes ailes, détruire ton cœur, détruire ta vie et finir en
enfer.
Va en enfer et pose la question à ceux qui y sont: «Pourquoi es-tu là ?»
Ils te diront: «C’est l’amour qui m’a conduit en enfer.» Pose la même
question à ceux qui sont au paradis et ils te répondront: «C’est l’amour,
mais l’amour de la sagesse. C’est la connaissance des lois qui m’a conduit
ici. J’ai connu l’amour tel qu’il était et je l’ai honoré dans ses lois, car
l’amour a ses lois.»
L’Archange Michaël dit ceci au sujet des lois: «Vous devez étudier les
lois qui engendrent la destinée et vous devez apprendre à les maîtriser pour
projeter devant vous un futur bénéfique. Prendre sa vie en main et être
responsable de son avenir est une nécessité non seulement pour soi mais
aussi pour les générations futures.
Les lois de la destinée sont liées au pouvoir créateur de l’homme.
Maîtriser le devenir, c’est être maître de soi-même dans tous les étages de
son être.[3]»
Les deux chemins
La vie est étrange. Lorsque tu constates que tu es devenu un vieillard, tu
te dis: «Que m’est-il arrivé ? Je suis un vieillard et je ne l’ai pas vu venir.»
Quand tu es un enfant, tu as l’éternité devant toi, et pourtant, tu ne l’as pas.
Quand la mort va arriver, tu diras: «C’est déjà maintenant ?» Et tu auras
vécu toute ta vie comme si la mort n’allait jamais venir, comme si elle
n’existait pas.
Pour bien cerner la problématique de la mort, il faut d’abord établir des
structures. Dans l’Enseignement essénien, il y a deux chemins. Le premier
est celui du recyclage. Quand tu mourras, tu entreras dans une vie encore
plus intense où tu rencontreras l’origine de tes pensées. Si tes pensées ne
sont pas reliées avec un monde supérieur mais qu’elles en sont séparées, et
que tu es encore dans ces mondes séparés, alors, en vérité, tu seras encore
mort, même de l’autre côté, et il te faudra revenir sans cesse. C’est la vie
dans les mondes de la mort et du recyclage.
Le second chemin te permet de sortir du monde de la mort et d’accéder
à l’immortalité. Les Esséniens doivent marcher sur ce chemin de
l’immortalité car il faut que, de nouveau, des hommes l’ouvrent pour les
générations futures. Sinon, il n’y aura plus de chemin. La seule immortalité
dont on parle dans le monde actuel est technologique et génétique. Cette
quête d’immortalité est dangereuse, elle mène tout droit à un monde sans
âme.
En plus d’ouvrir le chemin de l’immortalité et de le rendre accessible,
les Esséniens veulent amener des forces de Lumière pour équilibrer les
mondes. Ils veulent protéger le Bien commun* dans le monde des hommes.
Tu te promènes dans la nature et soudain, derrière des arbres, tu
traverses une frontière et tu entres dans une clairière magique. Sous tes
yeux, un vaste espace fleuri, une source qui coule, une harmonie, une paix,
une sérénité… Derrière un petit rocher, tu te mets à voir à perte de vue et tu
te dis: «Comme c’est beau!» Alors, tu vas voir ceux que tu aimes et tu leur
dis: «J’ai trouvé un endroit féérique, magique! Venez voir, je vous emmène
!» Et tout le monde est heureux.
J’ai découvert un endroit merveilleux et je voudrais le montrer à
l’humanité. C’est un trésor précieux que je voudrais transmettre au monde
entier. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’exceptionnel: beaucoup d’autres
l’ont découvert avant moi et ont voulu le montrer. Et ils ont indiqué des
chemins, mais les hommes n’ont pas compris.
Les hommes ont fait de ces chemins des prisons. Ils ont détourné,
empêché, ils ont tout compliqué. On a compliqué quelque chose qui à la
base était le Bien de tous. On parle de la Mère* et du Père*. On peut dire
leur Nom - celui que nous, on peut entendre, car le vrai Nom est caché -,
c’est «Bien commun». Pas le bien commun comme on l’entend
généralement sur la terre, mais une sagesse, une connaissance.
Quand un homme s’est approché de Jésus en lui disant: «Bon Maître»,
Jésus a eu cette parole incroyable: «Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est
bon que Dieu seul.» (Luc 18:19) Aucun homme n’est bon; aucun homme
n’est juste; aucun homme n’est sage; aucun homme n’est vrai. Seul le Père,
ce principe plus grand, peut nous rendre bons, vrais, sages, respectueux les
uns des autres et œuvrant pour le Bien commun. Seul le Père peut nous
libérer du mauvais œil, du jugement qui condamne et enferme. C’est par le
Père seul que nous pouvons marcher ensemble, chacun avec ses qualités et
ses défauts, sur le chemin du Bien commun. Le Bien commun, c’est le Bien
de l’humanité tout entière.
Or, le Bien commun, c’est l’éducation: les hommes doivent être
éduqués, il faut répandre le savoir. L’homme doit aspirer au savoir vivant.
L’une des plus grandes réalisations de la vie, c’est de s’éveiller, de
comprendre quelque chose au point que cela devienne vivant en nous. La
plupart du temps, on se contente d’un savoir mort, qui ne touche jamais la
conscience.
Il y a tout un monde entre entendre une parole et la comprendre. Il y a
tout un monde également entre comprendre et vivre un état de conscience.
Et il y a encore tout un monde entre avoir un état de conscience et devenir
un avec l’objet de ta compréhension. Tel est le chemin. D’abord entendre,
puis comprendre, ensuite diriger vers la conscience, et enfin te faire un
corps et vivre de ce que tu sais être vrai, l’incarner. «Et le Verbe s’est fait
chair et il a habité parmi nous.» (Jean 1:14)
Pour équilibrer les mondes, le Bien doit être renforcé et le mal affaibli.
On ne peut pas supprimer le mal, il est le fondement même de cette
existence dans laquelle nous sommes, mais il doit être mis à sa place. Le
fumier et la tomate sont liés, mais le fumier va dans la terre et la tomate
dans l’assiette. La graine de tomate retombera dans le fumier et produira de
nouvelles tomates; chacun est à sa place. Le fumier doit être rendu faible,
c’est-à-dire qu’il doit être confiné, et la tomate doit être rendue forte, c’est-
à-dire qu’elle doit être mise dans les hauteurs. Le fumier en bas, la tomate
en haut…
Le bas et le haut, le grossier et le subtil, le mortel et l’immortel: il y a
réellement deux mondes et ceux-ci sont séparés. Si tu veux t’approcher du
monde divin, tu dois séparer ces mondes en toi, ne pas les mélanger: d’un
côté ce qui est mortel, de l’autre, ce qui est immortel. Si tu n’as pas séparé
en toi ce qui est immortel de ce qui est mortel, tu n’entreras pas dans
l’immortalité.
À ce sujet, voici des paroles de sagesse de l’Archange Michaël: «Ayant
abandonné le royaume de la Lumière, l’homme s’est mis lui-même dans la
faiblesse et il ne vit pas la destinée qui lui est promise. Il se met lui-même
dans une situation où il est dans l’incapacité d’être fort, digne, noble, royal.
Il s’associe avec des mondes spirituels illusoires qui lui montrent qu’il n’est
rien dans ces mondes. Alors il perd tout ce qu’il a et il abdique.
Les mondes invisibles se sont emparés de l’homme, ils l’ont fécondé de
leur intelligence et l’ont dirigé vers la matière, vers l’existence terrestre,
visible, palpable. L’homme est ainsi conduit à engendrer des actes, à
cultiver un genre de pensées, de sentiments, de sensations, de volitions qui
éteignent tout ce qui est subtil en lui. Alors l’homme devient un être faible,
presque inexistant; faible de ce qu’il est, de ce qu’il veut, de ce qu’il fait,
parce qu’il n’y a plus aucune dignité dans les pensées qu’il véhicule
inconsciemment toute la journée, aucune grandeur d’âme dans les
sentiments qui l’animent et le conduisent.
Si l’homme veut retrouver sa dignité, sa juste place, sa destinée de
Lumière, sa royauté intérieure, il doit absolument éveiller sa conscience et
développer le discernement de façon à séparer ce qui est subtil de l’épais. Il
doit apprendre à vivre dans les deux mondes, visible et invisible, en étant
conscient et sage, sachant diriger lui-même les forces et influences pour
mettre chaque monde à sa juste place.[4]»
La création du monde par l’Œil de la Mère
La première base pour entrer dans l’immortalité, c’est de connaître
l’histoire véritable de la Création. Voici la vision des Esséniens quant à
l’origine du monde.
Dieu est Dieu et personne ne le connaît. Personne ne sait ce qu’est
Dieu. Jésus lui-même l’a dit: «Nul n’a jamais vu Dieu.» (Jean 1:18) Tu
peux dire qu’il existe ou qu’il n’existe pas, cela revient exactement au
même; l’un comme l’autre ne veulent rien dire.
Ce qu’on se permet de dire dans la Tradition essénienne, c’est que Dieu
est un monde parfait, inaccessible, au-delà du temps et de l’espace, au-delà
de toute Création. Il est l’origine de tout et si l’on veut le connaître le mieux
possible, c’est la vie qu’il faut regarder. C’est ce que dit l’Archange
Michaël: «Cherchez-moi là où je suis. Je suis la vie. L’homme m’a conduit
vers la mort, mais c’est lui qui a connu la mort. Moi, je suis éternellement,
au-delà du mensonge et de l’illusion.[5]»
Dieu est une manifestation supérieure de la vie. Il n’est pas dans la vie
qui est prisonnière dans les formes. Les formes vivantes sont en évolution;
Dieu est au-delà de toute évolution, de tout changement, de toute
transformation. Il est parfait, sublime. Définir l’Absolu, c’est le former, le
mettre dans une forme. Or, l’Absolu ne peut pas être mis dans une forme: il
est l’Absolu, l’Infini; c’est le Père.
On l’appelle Père car c’est lui qui a la semence de la vie. Il est la
semence de la vie. Le Père est une unité, et il n’y a rien en dehors de lui.
Tout est divin, tout est dans la perfection parce qu’il n’y a que lui qui existe.
Le Père est quelque chose qui est en dehors du temps et de l’espace,
quelque chose auquel on ne peut pas réellement avoir accès. Personne ne
peut entrer dans ce monde car si tu y entres, tu n’existes plus puisque seul
Dieu existe.
Dans le Père, il y a le Tout, tout est dans le Père, mais il y a aussi le
royaume où il n’y a pas le Père: la non-existence. C’est ce qui n’existe pas,
ce qui ne naît pas. Le monde a été créé par la non-existence. Il y a
l’Existence, que l’on peut appeler Dieu, la Vie - cela ne veut rien dire, c’est
au-delà de tout concept, de tout mot -, et il y a l’existence dans la non-
existence, c’est-à-dire la Création des mondes finis, formés, définis.
Il y a dans cette non-existence, dans ce néant, un être qui est venu: la
Mère, ce que l’on a appelé «Ève», qui veut dire «la Mère des vivants». La
Mère a voulu se connaître, exister en dehors du Père. Elle a regardé ce
qu’elle ne devait pas regarder, ce qui n’était pas divin et, ce faisant, elle a
créé un monde parfait dans la non-existence, un monde qui sortait de Dieu.
La Mère a regardé le néant, et par l’Œil de la Mère, le néant a créé le
monde dans la non-existence. Ce que nous vivons, c’est la non-existence:
nous ne sommes pas, nous devenons. Ce qui est de toute éternité, c’est le
monde divin. Nous, nous sommes dans ce monde de la non-existence, qui
est une chute.
Dans ce monde de la chute*, plusieurs manifestations se sont
succédées: les Dieux, les Archanges, les Anges, les hommes, les animaux,
les végétaux et les minéraux. La chute s’arrête aux minéraux. Les minéraux,
c’est l’enfermement absolu, la limite de la condensation, la loi de la mort,
l’opposé d’un monde vaste et grand.
Tout ce monde est parfait. Il a été créé par la Mère, celle qui nomme les
choses et qui les fait apparaître, celle qui se tient à l’origine de tout, dans la
permanence éternelle du commencement qui se renouvelle à chaque instant:
le Verbe. «Au commencement, était le Verbe…» (Jean 1:1)
La Mère était avec Dieu, et tout a été fait par elle. C’est elle qui a créé
les mondes, le côté manifesté de la vie; elle a fait apparaître ce qui était
divin. Elle n’a pas créé plusieurs mondes séparés mais un seul monde, où
tout est harmonie, chaque règne associé à tous les autres dans une hiérarchie
parfaite.
Les sept règnes* de la Création
La Mère a d’abord créé les Dieux. Pour nous, ce n’est qu’un mot, un
concept; en réalité, ce sont des mondes. Les mondes des Dieux sont
l’essence même de toute existence formée, les principes animateurs
éternels. Par exemple, si tu vois un arbre, c’est parce qu’il y a un Dieu des
arbres, si tu vois une bougie, une pomme, c’est parce qu’il y a une Divinité
derrière. Et ce que tu vois de la pomme, de la bougie, de l’arbre, de l’eau,
c’est le côté mortel, le côté éteint d’un être qui est immortel et éternel.
Sur n’importe quelle planète, dans n’importe quel univers, tu verras
toujours les mêmes formes et les mêmes Dieux parce que ces Dieux sont
éternels. Ils sont les principes même de la pomme, de l’arbre, de l’étoile. Ils
sont les principes éternels, omniprésents, vivants dans tous les mondes, au-
delà de l’espace-temps.
Les Dieux sont venus à l’existence et se sont dit: «Nous sommes les
Dieux. Nous savons que nous existons.» Avant, ils ne pouvaient pas le dire
puisque seul Dieu était. Ils avaient maintenant conscience qu’ils existaient
parce qu’ils étaient en dehors, dans la non-existence. Même ceux que l’on
appelle «les Dieux» sont des êtres en dehors du Père. Toutefois, ils sont
tellement près du Père qu’ils sont encore avec lui. Et ils demeurent dans le
monde de la chute parce qu’ils vivent dans le non-être.
Ensuite, la Mère a créé les Archanges. C’est un monde qui descend des
Dieux, mais qui est beaucoup plus bas. C’est le monde de la grande sagesse
éternelle, des Lois divines, les lois qui régissent les pommes, les arbres,
l’eau..., pas seulement dans un seul monde mais dans tous les mondes. Tout
est gouverné par des lois et les Archanges sont ces lois.
Aucun être ne peut agir en dehors des lois: même les démons, les forces
sombres, respectent les lois. Ils agissent parce qu’il y a des lois qui leur
permettent d’agir. Ils ont donc la bénédiction, sinon ils ne pourraient rien
faire. Personne ne peut s’opposer à la Divinité. S’il y a le mal, c’est que,
quelque part, le mal est autorisé par cette Divinité, parce que c’est une
chute, parce que nous ne sommes pas dans l’existence divine.
Nous sommes dans une existence non divine. L’existence divine est au-
delà. En elle, il ne peut y avoir ni mal ni opposition, tout y est parfait, tout y
est en ordre. Les lois auxquelles nous sommes assujettis ont été créées dans
la non-existence.
En-dessous des Archanges, existent les Anges, qui sont les grandes
vertus, comme la Paix, l’Harmonie, l’Amour… Un Ange est beaucoup plus
grand qu’un homme. L’Ange de la Paix est comme une Divinité pour les
hommes. Il y a des Archanges et des Dieux derrière la Paix et, plus haut
encore, il y a le Père. Les Anges sont tous les Noms du Père: la Beauté, la
Sagesse, la Grandeur…
Ensuite ont été créés les hommes, qui sont des êtres tout à fait
particuliers parce qu’ils sont à la fois les enfants des Anges, mais qu’ils ont
aussi un corps mortel. Les Dieux, les Archanges et les Anges sont encore
dans l’immortalité mais, à partir des hommes, c’est une densification. On
arrive dans une possibilité de mort; le corps devient mortel.
En-dessous des hommes, sont apparus les animaux. L’animal n’a plus
accès à l’Ange et au monde supérieur de l’immortalité, il n’a accès qu’à
l’homme. Tout comme l’Ange est entre l’homme et l’Archange, l’homme
est entre l’Ange et l’animal. Nous sommes comme des animaux pour les
Anges, les Anges sont comme des animaux pour les Archanges, et les
Archanges sont comme des animaux pour les Dieux. Et les Dieux, eux, sont
encore avec le Père.
L’animal est noble, et il n’y a jamais de cruauté dans un animal. Il y a
de la cruauté dans un homme. L’homme peut très bien basculer vers
l’animal, et ne même plus être digne de lui. Si l’homme devient un animal,
il devient bête. L’homme est bête, pas l’animal ; celui-ci est toujours sage. Il
y a une dignité en lui. Il y a des hommes qui peuvent descendre en-dessous
de l’animal et des hommes qui peuvent s’élever vers les Anges.
En-dessous de l’animal, est apparu le végétal. Le végétal est très pur. Il
monte toujours vers le ciel. Il s’ancre dans la terre et monte vers des sphères
supérieures.
Puis fut créé le trésor des trésors: le minéral. Le minéral a arrêté cette
chute: il a tout figé et tout condensé. Alors, on pouvait se poser et arrêter de
tomber dans le néant. Tout autour de nous, c’est le néant, le rien, la non-
existence. L’univers autour de nous est sans limites, sans frontières. Le
Soleil, la Terre, la Lune, toutes les planètes du système solaire ne sont que
d’infimes poussières dans l’univers. La matière n’existe pour ainsi dire pas,
c’est une dose infinitésimale.
En réalité, nous sommes dans un univers rempli d’espace vide et il y a
quelques poussières qui se baladent. Et sur l’une de ces poussières, il y a les
pierres, les plantes, les animaux, les hommes…
Dieu la Mère
La Mère est celle qui a créé ce monde, les sept règnes, les sept jours de
la Création. Elle est la Divinité: Dieu la Mère. Dieu, c’est d’abord la Mère,
car il n’est pas possible de toucher Dieu le Père: il est au-delà. La Mère est
là, tout près, partout, c’est la vie dans tout, c’est le côté maternel et sage.
Tout ce monde est un seul être, une seule Création, et c’est une chute. Nous
sommes tombés jusqu’à la pierre, «pierre tombale», la pierre qui tombe, la
conséquence de la chute, la mort.
La mort est la conséquence de cette chute. Mais doit-on être triste ? Si
ce monde n’avait pas été créé, nous ne serions pas ici, nous n’existerions
pas.
Les hommes veulent aller vers Dieu, mais aller vers Dieu, c’est la mort:
tu disparais dans le néant. Si demain Dieu descendait sur la terre, il n’y
aurait plus de terre, il n’y aurait plus rien. On parle du Père créateur, mais le
Père n’a jamais créé le monde, c’est la Mère qui l’a fait.
Tout cela est un seul corps, le corps de la Mère dont les hommes font
partie intégrante. Et ce corps est parfait: «Dieu vit tout ce qu’il avait fait:
cela était très bon.» (Genèse 1:31) Et la perfection de tout cela est que dans
la non-existence nous pouvons remonter vers l’existence, vers
l’immortalité.»
[1] - Extrait du Psaume 131 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[2] - «En effet, quiconque aura péché sans la Loi, périra aussi sans la Loi; et quiconque aura péché
sous la Loi, par la Loi sera jugé.» (Romains 2:12)

[3] - Extrait du Psaume 136 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[4] - Extrait du Psaume 135 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[5] - Extrait du Psaume 131 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.
La naissance de la mort

L a conférence durait depuis plus d’une heure, mais les Esséniens


voulaient que le Maître continue ses enseignements sur la
genèse du monde, qui étaient fort passionnants. Il poursuivit alors son
propos…
« Le premier Maître qui est apparu sur terre après la chute fut énoch*. Il
fut le premier prêtre, le premier homme qui s’est relevé de la chute et qui, de
nouveau, a sanctifié le Nom du Père. Des enseignements d’Énoch est née la
Tradition essénienne.
Tous les grands Maîtres qui ont enseigné le chemin de la Lumière se
sont réclamés d’Énoch. En Égypte, il fut appelé ankh*, la croix ansée, la
croix de la vie que portaient tous les Dieux et les initiés. Quand Moïse est
monté sur le Sinaï et qu’il a dit: «Comment t’appelles-tu ?», la réponse a été
«Anoukhi», ce qui signifiait «Je Suis l’Être éternel, la Vie», et qui fut traduit
par «Je Suis celui qui est» : Énoch. Énoch est donc celui qui a transmis les
dix commandements. Aussi, dans les Évangiles, on peut lire que Jésus était
dans la lignée de ce Maître. Quand Jésus dit: «Je suis le Fils de
l’homme[1]», il parle d’Énoch.
Après la chute, Énoch est le premier homme qui a apporté le chemin
vers la Lumière, le chemin de la remontée. Il a révélé les mystères des
mondes supérieurs, le ciel et la terre, l’invisible et le visible. Il a expliqué
aux hommes qu’il n’y a pas que la Mère, mais aussi un monde supérieur,
qu’il a appelé «les Anges». Il disait «Ange» pour parler de toutes les
créatures divines supérieures.
Les hommes ne savaient pas qu’il existait des Anges, qu’ils avaient une
âme et qu’ils vivaient dans un monde grand et vaste. Ils savaient qu’ils
vivaient dans la réincarnation, mais les mystères du ciel ne leur étaient pas
ouverts. Énoch leur a révélé les grands mystères de la vie. Toutes les
religions, toutes les philosophies, toutes les civilisations qui ont existé sur la
terre viennent de lui. C’était un Envoyé d’un monde supérieur.
La genèse du monde de l’homme
Dans le monde de la chute, il y avait les pierres, très proches de la Mère,
les Dieux, très proches du Père, et les hommes, au centre, en équilibre entre
les deux.
Au début, les hommes vivaient avec la Mère. Puis, de grands sages
comme Énoch ont commencé à leur révéler qu’il y avait une possibilité de
remonter. Ça a été le début des grandes civilisations. Les hommes sont sortis
de la forêt et ils ont commencé à se séparer de la Mère. Et ils se sont mis à
étudier les lois et à devenir des créateurs.
À la même époque, les Anges, les Archanges et les Dieux ont commencé
à comprendre les lois et se sont dit: «Si nous remontons vers le Père, nous
disparaissons et nous n’existons pas. Aujourd’hui, nous existons parce que
nous avons des corps et que nous avons un espace dans lequel nous pouvons
créer. Alors, emparons-nous de ce monde et devenons les dieux de ce
monde. Le Père ne s’opposera pas à nous parce que ce n’est pas Lui qui a
créé le monde, et qu’Il nous a laissé la possibilité d’être des créateurs.»
Suite à cette réflexion, ils se sont demandé: «Quelle est la merveille des
merveilles dans ce monde?» La merveille des merveilles, c’est l’homme, car
celui-ci est à la croisée des mondes. Il est la croix, l’union. L’homme est
l’instrument divin par excellence, avec son corps, avec son être.
L’homme est créateur comme le Père parce qu’il est à l’intersection des
mondes: il a en lui le monde de la Mère et le monde du Père. Il a la capacité
de penser, de sentir, de vouloir, de créer, il est l’outil parfait, l’outil du Père,
l’intermédiaire, le médiateur, la manifestation de la remontée. «Alors,
emparons-nous de l’homme», se sont dit ces êtres supérieurs.
D’Énoch, il ne nous reste presque plus rien, que quelques textes. Ceux-ci
racontent qu’il y avait des Anges et qu’il y a eu des anges déchus, et que ces
anges déchus ont trouvé les filles des hommes belles et ont voulu s’unir avec
elles pour avoir des enfants: «Quand les enfants des hommes se furent
multipliés dans ces jours, il arriva que des filles leur naquirent élégantes et
belles. Et lorsque les anges, les enfants des cieux, les eurent vues, ils en
devinrent amoureux; et ils se dirent les uns aux autres: choisissons-nous des
femmes de la race des hommes, et ayons des enfants avec elles.[2]»
À cause de ces écrits, toutes les religions ont rejeté Énoch: «Quoi ?! Les
Anges veulent s’accoupler ?! Les Anges ont des sexes ?!» Ces écrits ont été
mal interprétés. Quand Énoch dit «des filles», il parle d’Ève; Ève est celle
qui est descendue. Adam n’est jamais descendu, il n’a jamais pris de corps.
Adam est un principe supérieur divin qui ne s’est pas réellement incarné;
seule Ève a pris un corps.
Quand on dit que l’Éternel a plongé Adam dans le sommeil pour créer
Ève à partir de l’une de ses côtes, c’est l’histoire de la création de l’existence
matérielle, physique. Les hommes sont tous Ève; nous sommes tous
féminins pour le monde divin. À partir du moment où nous avons un corps
physique, c’est le côté féminin.
Ces êtres supérieurs se sont dit: «Très bien, nous ne pouvons pas
connaître Dieu, mais cette vie nous convient. Nous allons nous-mêmes
devenir les dieux de ce monde. Nous allons nous emparer des hommes et les
féconder, car c’est l’homme qui est le roi de ce monde. Nous allons copuler
avec eux, nous associer avec eux, faire une alliance. Nous allons prendre
l’âme de l’homme et diriger ses pensées, ses sentiments, sa volonté et même
ses actes. Nous allons le posséder de l’intérieur, et il fera tout ce qu’on lui
dira. C’est nous qui le commanderons et nous créerons un monde qui sera le
monde de l’homme*. Le dieu de ce monde sera l’homme et nous serons le
dieu de l’homme. Et l’homme nous vénèrera et nous adorera.»
C’est ainsi que Lucifer, le grand archange déchu, a créé l’homme tel
qu’on le connaît aujourd’hui. Ce n’est pas lui qui a créé la forme de
l’homme, mais c’est lui qui a créé la pensée de l’homme, son âme, ses
besoins, la société dans laquelle il vit.
La manifestation de Michaël
Ce qu’on lit dans le livre d’Énoch, c’est qu’il y avait deux cents
anges[3]. Ces anges déchus gouvernaient les étoiles, et ils ont fait un pacte
entre eux: «Nous allons prendre possession de l’homme et nous allons
mettre nos enfants au monde. Et par ces enfants que nous allons mettre au
monde à travers l’homme, nous aurons le pouvoir, nous serons le dieu de
l’homme et de ce monde.» Ces enfants, ces géants que les femmes ont
enfantés après s’être unies aux anges malades étaient des égrégores*.
«Et maintenant les géants, qui sont le prix du commerce de l’esprit et de
la chair, seront appelés sur terre de mauvais esprits, et leur demeure sera sur
la terre. Ils procréeront à leur tour de mauvais esprits, parce qu’ils tiennent
au ciel par un côté de leur être, parce que c’est des saints vigilants qu’ils
tirent leur origine. Ils seront donc de mauvais esprits sur la terre, et on les
appellera « esprits du mal ». La demeure des esprits célestes est le ciel; mais
c’est la terre qui doit être la demeure des esprits terrestres qui sont nés sur la
terre.[4]» Énoch parlait clairement ici des égrégores, des pensées collectives.
Ces filles que les anges malades ont trouvé belles et avec qui ils ont eu
des enfants, ce sont les maîtres. C’est à travers les maîtres qu’ils ont enfanté
les égrégores et qu’ils ont créé tout un monde. Il y avait les Maîtres de la
Lumière et les maîtres des anges malades.
Les Maîtres de la Lumière sont dans les deux mondes, dans les mondes
invisibles et dans les mondes visibles et ils les équilibrent. Les Maîtres sont
la Tradition, les Envoyés de la Lumière, les Fils de Dieu qui amènent sur la
terre la parole du Père.
Après avoir été créés par les maîtres des anges déchus, les égrégores ont
exterminé tous les grands sages et les grands Maîtres pour avoir, eux, le
pouvoir et dominer tous ces êtres; créer un faux dieu, une idole, et des
fausses religions, gouverner tous les êtres et les conduire en esclavage.
C’est ainsi que tout a commencé: ces êtres qui avaient chuté ont fait un
pacte et se sont emparés de l’homme. Alors, Dieu les a rejetés. C’est à ce
moment précis, quand l’Archange Lucifer a chuté, que l’Archange Michaël
s’est manifesté.
Michaël a dit: «Non, nous ne vous suivrons pas. Nous resterons fidèles
au Père, à la Mère et à l’Alliance des trois mondes.» Et il leur a dit cette
phrase qui est à l’origine de son nom: «Qui est comme Dieu?», ce qui
voulait dire «Vous dites que vous êtes Dieu, mais vous êtes des menteurs et
vous mentez à toute la Création. Moi, je serai fidèle à la Vérité, parce que la
Vérité est la Vie. Vous, vous allez sur le chemin du mensonge et de
l’illusion.»
Ainsi, on l’a appelé «Michaël»: «Celui qui est comme Dieu». Ce nom
contient les grands secrets de l’homme, car l’homme peut être comme Dieu
ou comme le diable, cela dépend avec qui il se marie et qui il met dans sa vie
comme principe. S’il est avec le diable, il n’y a que deux mondes: le monde
visible et le monde invisible. S’il est avec Dieu, il y a trois mondes: visible,
invisible et un monde supérieur.
Quand les Anges ont chuté, certains ont dit: «Nous ne vous suivrons
pas.» Quand les hommes ont chuté, certains Maîtres ont dit: «Nous ne vous
suivrons pas.» C’est l’origine de la coexistence de deux mondes: le monde
resté fidèle à Dieu, qui est le monde de la vie, et celui où l’homme est
devenu un dieu, le monde de la mort, là où l’on retrouve les dieux du mal,
les contre-archanges, les anges déchus, les faux maîtres et l’homme possédé
qui conduit les autres hommes et tous les règnes en esclavage.
En demandant aux êtres déchus: «Qui est comme Dieu ?», Michaël a
mis devant eux un miroir, la lame de son épée, pour qu’ils se regardent et
qu’ils voient qu’ils n’étaient pas des êtres divins, et qu’en se séparant du
Père, de l’Alliance et de la Mère, ils allaient dans un monde où ils ne
seraient jamais réellement des Dieux.
Il a placé son épée devant le monde de la Mère pour protéger l’Alliance
des mondes, et il a dit: «Vous ne toucherez pas au monde parfait de la
Mère.»
Il était l’éternellement pur, béni par le Père comme étant le serviteur de
la Lumière. Les autres se sont alors écartés de lui et ils ont dit: «Très bien, il
n’y a pas de problème. On ne va pas s’opposer à toi, Michaël.» Ils sont
passés de l’autre côté de l’épée et ils ont créé le monde de l’homme.
Ils ont créé un monde à partir des pierres et ils ont placé le serpent
tentateur* à l’intérieur de ce monde. Ils ont en fait créé un monde où il y
avait deux mondes: le ciel et la terre. Ils ont recommencé la Création: «Au
commencement, les Dieux ont créé le ciel et la terre.» Ils ont copié la
Création originelle.
Sur la terre, il y avait le visible, c’est-à-dire l’homme, les animaux, les
végétaux et les minéraux, qu’ils ont asservis, et dans le ciel, les égrégores,
les génies* et les esprits*, qu’ils ont aussi asservis.
L’usurpation des mondes de la chute
Énoch nous dit que les anges malades ont enseigné aux hommes la
médecine, la philosophie, l’écriture, la science, l’économie, la magie,
l’agriculture, la politique, l’art de la guerre, c’est-à-dire qu’ils ont créé le
monde de l’homme, le monde des hommes qui vivent pour être des hommes.
Pour créer ce monde, ils se sont séparés et de la Mère et du Père et ils ont
dit: «L’homme, c’est Dieu.»
Ainsi, il y a deux mondes: le monde des hommes et le monde divin.
Dans le monde des hommes, les êtres déchus ont établi une séparation et ils
ont créé un faux ciel dans lequel ils ont mis des géants, les égrégores. Ils ont
mis aussi des génies et des esprits de la nature. En fin de compte, ils ont
placé des esprits de la nature à la place des Anges, des génies à la place des
Archanges et des égrégores à la place des Dieux.
Un égrégore est ce que l’on appelle «le serpent tentateur», la force qui
entre dans l’homme, qui le possède et qui prend la place du monde divin. Un
égrégore est un amalgame d’hommes ayant la même vision qui s’unissent
pour créer un monde et définir un dieu.
Le dieu des Chrétiens, celui des Bouddhistes, des Musulmans, le dieu
des capitalistes (l’argent), sont tous des égrégores. La démocratie est un
égrégore. Ce sont des concepts vivants, qui sont le ciel de l’homme. Les
hommes jurent par la démocratie, ils sont persuadés de la démocratie, mais
en réalité, c’est un égrégore. Et derrière ces égrégores, il y a des mondes…
Les égrégores sont incarnés par des maîtres, qui sont les fils des
égrégores, les fils des dieux. Adolph Hitler, par exemple, était un égrégore. Il
était à lui seul un maître dans l’humanité. Einstein, lui, était un égrégore de
la science devant qui tous les hommes s’inclinent. Même Gandhi, homme
politique de génie, honoré et reconnu par tous les hommes, était un égrégore
de ces faux dieux. Les égrégores font la guerre entre eux dans le ciel, et les
hommes se font la guerre sur la terre.
Énoch, qui avait bien compris tout cela, a écrit: «Les esprits des géants
seront comme les nuages, qui apportent sur la terre les fléaux de toute
espèce, la peste, la guerre, la famine.[5]»
Les anges, les archanges et les dieux déchus ont ainsi créé des égrégores.
Ils ont créé et asservi les génies, les esprits de la nature, les éléments*, et les
ont mis dans leur savoir. Ils ont enfanté une illusion, ils ont fait naître la
mort. La mort est la création de ces anges, archanges et dieux déchus.
L’illusion de la mort
En réalité, la mort est une façon de voir le monde, quelque chose qui
n’existe pas mais que pourtant nous voyons. Le soleil est celui qui nous
éclaire et qui nous montre la mort. Le soleil tel que nous le voyons a été
comme possédé par les anges, les archanges et les dieux déchus de façon à
ce que nous ne puissions voir avec nos yeux que ce qui est mortel.
Les hommes regardent un arbre et disent: «C’est un arbre», mais ils ne
voient pas la divinité de l’arbre, les Anges, les génies, les esprits qui sont
derrière. Ils ne voient que le bois de chauffage ou le bois d’œuvre, que ce qui
est mortel. Quand ils voient une vache, ils ne voient pas la vache comme une
divinité, ils ne voient que le lait et la viande.
Les hommes sont tombés dans l’avidité, ils ne voient plus le monde
invisible, spirituel, divin, le monde caché derrière les mondes. Ils ne voient
que les apparences, ce qui est mortel. C’est une malédiction: nous avons été
rejetés du monde divin, nous en sommes désormais séparés.
Notre problème, c’est que nous sommes des créateurs et nous
mélangeons notre propre création illusoire à ce qui est. Dans le blé, nous ne
voyons pas la vie mais uniquement le pain que l’on peut en faire, l’argent du
pain vendu, et le pouvoir sur les autres qui peut en découler. Où est la
divinité ? Où est le monde caché derrière le blé ? Où est le monde caché
derrière un geste, derrière une parole ? Où sont les Dieux ? Où sont les
serviteurs des Dieux ?
La mort n’existe pas, c’est une illusion, un mensonge, un moyen
d’asservir les hommes, de leur faire peur. La mort, c’est de fermer le ciel et
de cacher ce qui est essentiel dans la vie. La mort est cette cape rouge que
poursuit le taureau. Les corridas sont un reliquat des grands Mystères de
Mithra[6]. Ce taureau, c’est nous: les hommes que l’on fait halluciner de
mille façons. La religion elle-même nous illusionne avec ses promesses de
vie après la mort.
Quand tu arrives de l’autre côté, tu vois qu’il n’y a rien derrière tout
cela. Et on te dit: «Mon ami, tu retournes dans le monde des hommes et tu
fais ce qu’on te dit.» Tu es un serviteur de ce monde faux. Tu as vécu pour le
faux, pas pour la vie. Tu n’as pas regardé la vie là où elle était mais tu t’es
laissé féconder par tous ces anges malades et tous ces mondes qui racontent
et qui font n’importe quoi.
Jésus dit: «Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts.» (Matthieu
8:22) Aujourd’hui, qui est mort ? L’homme. Qui est vivant ? L’animal. Les
hommes auraient plus à apprendre sur la famille et sur l’art de vivre en allant
voir les animaux qu’en fréquentant l’école…
À travers l’Archange Michaël, Dieu nous dit: «Je suis la Vie et je suis
dans tout ce qui est vivant. Jamais vous ne me trouverez dans vos
abstractions[7].» Nous cherchons Dieu dans des abstractions. Notre
spiritualité est fausse, nos concepts sont faux, notre vie même est fausse.
Nous sommes à côté de la vie, nous sommes donc morts.
Ce que nous appelons la mort n’existe pas parce que nous sommes
dedans, nous la vivons. S’il y a une chose que nous connaissons bien, c’est
la mort, c’est la seule certitude que nous ayons. Dès que l’on naît, on est
mort, mais la mort n’existe pas. Toutefois, si on vit pour la mort, on la rend
vivante. Nous créons la mort parce que nous sommes les serviteurs des
anges déchus.
Traverser les mondes d’illusion
Avant de t’approcher d’un Maître véritable, tu dois traverser tous ces
mondes d’illusion créés par les êtres déchus. Si tu ne le fais pas, tu ne vas
même pas entendre ce que dit le Maître. Ce sont des égrégores qui vont
écouter à travers toi, qui vont décoder pour toi ce que le Maître te dit et qui
vont te dire ce que tu dois comprendre de ses paroles. C’est pour cela qu’en
son temps, Jésus n’a pas eu de succès, contrairement à César.
Bouddha nous dit: «Tout cela n’est que maya, illusion, néant. Tu dois
traverser ces mondes et faire tourner la roue du Dharma[8]», c’est-à-dire la
roue de l’Enseignement, la Ronde des Archanges. Le Bouddha est le Père; le
Dharma est l’Enseignement; la Sangha est la communauté. Ce sont les trois
flammes et l’on retrouve la même chose dans tous les enseignements des Fils
de Dieu parce que ce sont les Lois des Archanges. C’est le même chemin.
Même l’histoire de Moïse qui traverse les eaux parle de la même chose:
il traverse ce monde de l’illusion pour atteindre l’autre côté et s’éveiller à
une vie beaucoup plus grande que le corps, à la vie de l’immortalité.
Au-dessus de nous, c’est la mort; autour de nous, c’est la mort; notre
vision, c’est la mort. «Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts.»
(Matthieu 8:22) «Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.»
(Matthieu 22:32)
Si tu veux aller vers la vie, il faut te reconstruire un corps. Le corps que
tu as aujourd’hui est un corps de la mort. Si tu veux un autre corps, tu te le
construiras par l’éducation, c’est-à-dire par l’étude, la dévotion, la pratique
des rites sacrés et par des actes, car on reconnaît un arbre à ses fruits. Tu es
un créateur, et tes créations doivent aller vers la Lumière et non pas enfermer
les êtres en les séparant de la vie. Par tes créations, tu ne dois pas éteindre la
vie mais la glorifier.
À propos du pouvoir créateur de l’homme, l’Archange Michaël a dit: «Je
dis que l’homme est créateur, mais il ne le comprend pas. Il se dit: «En quoi
suis-je créateur ?» Pourtant je dis que l’homme est créateur. L’homme a été
créé co-créateur, mais il a abdiqué son pouvoir et l’a laissé dans
l’inconscience. Alors d’autres mondes s’en sont emparés et l’ont utilisé à son
insu.
Non seulement l’homme s’est fait voler son pouvoir créateur mais
également la destinée de Lumière qui en découlait. Maintenant, il est devenu
l’esclave d’un monde qu’il ne connaît même pas, qu’il ne soupçonne pas.
Pendant qu’il vit inconsciemment, confiné dans une partie de son être,
pensant, voulant, agissant comme un somnambule, un autre monde crée un
monde dans lequel l’homme n’est qu’un serviteur; non pas un serviteur
d’une intelligence qui lui ouvre les chemins de la Lumière, mais un serviteur
de ce qui éteint son âme, vole son pouvoir créateur et le conduit vers une
destinée d’esclavage, d’avilissement, de néant[9].»
Dominés par les anges rebelles, les hommes ont éteint toute idée d’un
monde supérieur. Aujourd’hui, ils mettent tout leur espoir dans la
technologie, si bien que tout ce monde supérieur va s’éteindre et que c’est un
monde de néant qui sera le ciel des hommes. Voilà l’avenir qui se dessine
devant nous si nous ne cultivons pas un nouveau chemin.
«Y a-t-il une vie après la mort ?» se demandent les hommes. La vraie
question est: «Y a-t-il une vie avant la mort ?», parce que tu ne trouveras
dans la mort que ce que tu y auras amené. Il n’y a rien à part ce que tu y
amènes. Tu vas y rencontrer l’origine de tes pensées, l’origine de tes
sentiments, l’origine de ta vie...

Immédiatement après la mort, il y a d’abord une période de transition.


Puis, très rapidement, l’être se refait une vie et oublie qu’il a existé sur la
terre. Il ne se rappelle plus qui il était ni ce qu’il a fait. Il ne reste que
quelques principes de ce qui l’a animé dans sa vie. Il n’est plus réellement
un homme. Il est un peu comme de la mousse, une sorte d’humus, et il
attend. Il attend de renaître, mais sans le savoir vraiment.
Ce n’est pas parce qu’on a la forme d’un homme qu’on est un homme. Il
y a plein d’hommes et de femmes aujourd’hui qui attendent que la vie passe.
Ils vivent comme des pierres, comme des légumes, comme des animaux.
Très rares sont ceux qui vivent comme des hommes, et encore plus rares
ceux qui vivent comme des disciples d’un monde supérieur, tels Jésus, Mani
ou Bouddha, ces Fils de Dieu qui sont venus sur la terre et qui sont des
modèles pour l’homme qui cherche la Lumière.
On a proposé le pouvoir à Jésus. Des hommes sont venus vers lui et lui
ont dit: «Dis un mot et tu as une armée avec toi. Dis un mot et tout le peuple
se soulève, on prend le pouvoir et on te met à la tête de la religion.» Et il a
refusé: «Votre Dieu n’est pas mon Dieu.» Il a préféré mourir dans ce monde
plutôt que de réussir.
Mani, lui, était ami avec le plus grand roi de l’époque, il avait tout ce
qu’il voulait. Le roi lui dit: «Dis un mot, Mani, et je déclare que tu es le
Prophète, l’élu, je déclare que ma religion est la religion de Mani et j’interdis
toutes les autres religions.» Et Mani de répondre: «Toutes les religions sont
bonnes.»
Mani est celui qui a inventé la laïcité. Alors qu’il avait le pouvoir
suprême, il a dit: «On doit respecter toutes les religions et toutes les
croyances et on ne doit persécuter personne.» Et quand le roi lui a dit:
«Marche à la guerre avec moi et tu convertiras tous les pays que je
gouvernerai», il a refusé en disant: «Ce n’est pas par les armes que je veux
convertir mais par le dialogue.» Et il est mort torturé; on lui a enlevé la peau,
on l’a écartelé et décapité.
Bouddha, quant à lui, était fils de roi, il avait tout le royaume pour lui. Et
il finit mendiant. Il a été illuminé parce qu’il a suivi la méthode des Rose-
Croix et des Esséniens. On mettait des enfants à l’abri du mal pendant toute
leur enfance, et, d’un seul coup, à l’âge de trente ans, on leur montrait le
monde, et là, c’était un choc. C’est ce qui est arrivé pour Bouddha: il a eu un
choc lorsqu’il a été confronté au mal.
Tandis que nous, par la télévision et par toutes sortes de moyens, on
nous habitue au mal par doses homéopathiques. On se fait envahir tout
doucement et on finit par accepter l’inacceptable. À la fin, on ne vit plus
avec notre âme, et on ne sait plus où est la vérité, ce qui est vrai et ce qui est
faux.
Triompher de la mort
La mort est une manifestation d’un monde sombre. Nous devons
triompher de la mort, nous devons traverser tout ce qui nous sépare les uns
des autres. La mort commence tout doucement: je ne parle plus à celui qui
est à côté de moi, je ne parle plus avec les fleurs, avec les papillons, je ne
parle plus avec les étoiles. Tel est le visage de la mort: ne plus voir que le
côté visible des choses.
La mort, c’est regarder un arbre sans se demander qui l’a créé, c’est
regarder un oiseau sans chercher à comprendre ce qui l’anime. Si tu ne vois
que l’oiseau sans voir les mondes qui sont derrière, c’est que tu es mort. Si
tu ne vois plus l’âme, c’est que tu n’as plus d’âme; si tu ne vois plus
l’intelligence, c’est que tu n’as plus d’intelligence, c’est que la flamme de
l’intelligence s’est éteinte en toi.
La mort se prépare, et la vie se prend en main. Comme on fait son lit, on
se couche. Si tu ne prépares pas ton avenir, d’autres viendront et le
prépareront à ta place. Quand tu deviens conscient tu peux avoir le choix,
mais si tu ne fais pas le bon choix, tu seras dévoré.
Nous sommes sur la terre pour faire une œuvre belle, pour le Bien
commun, pour le bien de tous les êtres, pour se parler, s’honorer, pour
glorifier et magnifier la beauté, pour regarder tout ce qu’on nous a donné et
enlever tout ce qui est sombre. Le chemin est de sortir du monde de la mort.
Il ne faut pas mélanger les mondes, il faut les tenir séparés. Fais la
différence entre ce qui est mortel et ce qui est immortel dans ta vie. Non, la
mort n’existe pas, mais il faut qu’il y ait la vie. Il faut que tu mettes la Vie
dans ta vie. La vie est ce qui est universel, la mort est ce qui est séparé. Si tu
es séparé, c’est que quelque part, tu es mort. Si tu es avec l’Universel, c’est
que tu entres dans la Vie.»
Olivier Manitara remercia les Esséniens présents de leur écoute et de
leur ouverture face à cet enseignement qui bouleversait quelque peu les idées
préconçues et les concepts faux du monde des hommes, souvent bien ancrés
même dans les disciples des Écoles des Mystères*.
Le Maître avait la mission d’éveiller les consciences et de désillusionner
les hommes, et c’était ce qu’il avait fait ce jour-là en faisant comprendre à
ses élèves qu’ils vivaient dans le monde de la mort, avec un corps de la mort,
et que pour entrer dans le monde de la Vie, ils devaient se créer un corps
d’immortalité par des œuvres qui glorifient la vie.
[1] - «Jésus leur dit donc: ‘‘Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que Je Suis
et que je ne fais rien de moi-même, mais je dis ce que le Père m’a enseigné.’’» (Jean 8:28)

[2] - Livre d’Énoch, chapitre VII, 1-2, Éditions Robert Laffont, Paris, 1976.

[3] - «Voici le nom de leurs chefs : Samyaza, leur chef, Urakabarameel, Akibeel, Tamiel, Ramuel,
Danel, Azkeel, Sarakmyal, Asael, Armers, Batraal, Anane, Zavebe, Samsaveel, Ertael, Turel,
Yomyael, Arazeal. Tels furent les chefs des ces deux cents anges ; et le reste étaient tous avec eux. Et
ils se choisirent chacun une femme, et ils s’en approchèrent, et ils cohabitèrent avec elles ; et ils leur
enseignèrent la sorcellerie, les enchantements, et les propriétés des racines et des arbres. Et ces
femmes conçurent et elles enfantèrent des géants. (Livre d’Énoch, chapitre VII, 9-11, Éditions Robert
Laffont, Paris, 1976.)

[4] - Livre d’Énoch, chapitre XV, 8, Éditions Robert Laffont, Paris, 1976.

[5] - Livre d’Énoch, chapitre XV, 9, Éditions Robert Laffont, Paris, 1976.

[6] - Mithra est un dieu d’origine indo-iranienne. Le culte de Mithra, ou mithraïsme, est un culte à
mystères de type initiatique qui est apparu au IIe siècle avant J.-C.

[7] - «Si vous respirez, cela signifie que le Divin vit en vous, si vous avez des yeux, c’est que la
lumière vous éclaire et vous offre la capacité d’identifier les êtres et les mondes. Cherchez la vie là où
elle est, constituez-vous des corps qui vous permettent d’être en harmonie avec chaque aspect de la vie
et de vous positionner dans chaque monde d’une façon juste. Prenez position et agissez avec
conscience.

Il n’y a pas d’autre monde divin pour vous que celui que vous atteindrez par votre activité et la
réalisation de ce que vous voulez faire de votre vie. Élevez chaque manifestation de la vie jusqu’à la
perfection de l’intelligence et de l’esprit et vous atteindrez l’immortalité. Demeurez dans l’abstraction
des philosophes et des mystiques et vous vivrez dans des mondes bien souvent illusoires.» (Extrait du
Psaume 131 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta dignité, paru
aux éditions Essénia.)

[8] - Le Dharma est l’ensemble des enseignements transmis par le Bouddha. Le Dharma bouddhique
est symbolisé par une roue, dharmacakra, la roue de la loi qui apparaît dans le monde lorsqu’un
Bouddha la met en branle.

[9] - Extrait du Psaume 132 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.
L’arbre de la Tradition

L e matin même, les prêtres* avaient allumé dans le temple* le


feu de l’Archange Michaël, qui illuminait maintenant les terres
esséniennes de sa présence magique. Olivier Manitara prit place devant le
drapeau essénien et salua l’assemblée, qui n’était pas des curieux ou des
sceptiques, mais ses plus fidèles élèves, ses amis venus fêter avec lui le Père
du feu.
L’atmosphère était décontractée, et le Maître sentit qu’il pouvait
poursuivre ses enseignements ésotériques de la veille.
«Dans la Tradition essénienne, l’arbre est un grand symbole de la vie.
De tout temps, les Maîtres ont honoré et adoré l’arbre, car ils reconnaissent
qu’un Dieu vit dans l’arbre.
L’arbre est un symbole parfait de la vie. Ses racines correspondent au
monde des hommes. Comme une racine, l’homme cherche à faire son
chemin: il ne sait pas où il va, et il ne sait pas qu’il est dans une voie sans
issue. La vie est dure pour une racine; il faut sans arrêt avancer, trouver des
espaces, trouver à manger.
La destinée d’une racine est de faire vivre un monde supérieur.
Toutefois, la racine l’ignore, car elle ne sait pas qu’il existe un monde
supérieur. La racine pense qu’elle vit pour elle et qu’elle est toute seule.
Elle ne peut pas concevoir le ciel bleu, elle ne sait pas d’où vient cette pluie
merveilleuse qui tombe et la nourrit comme une bénédiction… Elle
participe à tout un monde dont elle ignore totalement l’existence.
Ce monde des racines est ce que les Esséniens appellent «le monde du
recyclage», et c’est là que vivent les hommes.
Au-dessus de ce monde des racines, il y a le monde du tronc. Tu entres
dans ce monde du tronc quand tu poses ton corps sur la Mère-Terre avec
confiance et que tu t’endors. Jadis, cela était tout à fait naturel, mais de nos
jours, ce n’est plus si naturel pour l’homme que de s’endormir dans les bras
de la Mère.
Dans un lointain passé, le monde des racines était très faible et le
monde du tronc très fort. Les hommes étaient dans un état permanent de
méditation et dès qu’ils fermaient les yeux, ils entraient en contact avec
d’autres mondes. Les hommes vivaient dans le tronc et pas dans les racines.
Tout doucement, cela s’est perdu, et cet état de méditation est devenu
très rare. Les hommes se sont mis à le chercher. Si l’on compare les anciens
textes de l’humanité - les purâna, les veda, les livres de l’Égypte ou de
Sumer, les écrits de Platon… - à la littérature et à la philosophie modernes,
qui ne veulent plus rien dire, on peut sentir cette dégénérescence. Il n’y a
plus de grandeur ni de noblesse dans la littérature et la philosophie
d’aujourd’hui. On est descendus du tronc dans les racines.
On a perdu cet état de grâce de la méditation et du contact avec une
intelligence supérieure. Et demain, on perdra le sommeil. Le sommeil
naturel deviendra un état rare tellement les hommes seront fébriles. On
n’aura plus cette connaissance des mondes où la nuit, pendant le sommeil,
on peut entrer en communication avec les Dieux, les génies et les esprits de
la nature.
Autrefois, l’arbre nous parlait; la bougie, les statues, l’eau, tout nous
parlait. On dormait et on avait des révélations. La personne que l’on avait
rencontrée dans la réalité diurne, on la rencontrait dans un autre monde
pendant le sommeil, et c’était un animal. On rencontrait une tortue, un
éléphant, un serpent, une abeille, un être qui se cache ou un être noble, et on
comprenait ce qu’était cet être dans un autre monde. On ne vivait pas que
dans les racines.
Le jour, les êtres se rencontrent, se saluent, se disent quelques mots puis
continuent leur chemin, comme des racines qui s’entrecroisent, en ignorant
ce qui vit au-dessus de cette racine rencontrée. Cela, tu ne peux le savoir
que la nuit car alors tu entres dans d’autres mondes.
Vivre dans les deux mondes
Les choses ne se font jamais dans le monde visible. Les choses se font
toujours la nuit, quand tu dors, car alors tu entres dans l’universel. Tu peux
nager, voler, faire plein d’expériences, comprendre des choses incroyables,
rencontrer des mondes… Tout ce qui arrive sur la terre est d’abord écrit
dans un autre monde. Alors, si tu es conscient que tu vis dans deux mondes,
tu peux récupérer ton pouvoir créateur.
Souvent, dans ta vie quotidienne, tu accomplis des actes parce que tu
les as déjà faits de l’autre côté, dans ce monde de la nuit. Si tu es conscient
de ce fait et que tu commences à travailler dans ce monde nocturne, là où
tout s’écrit, là où tout se fait avant d’être fait, peut-être pourras-tu nettoyer
et purifier ce monde que l’on appelle la Lune et rendre ainsi tes pensées de
plus en plus claires.
Tu verras des choses, tu sentiras ton âme, tu seras en harmonie, tu
comprendras des lois. De plus en plus, tu seras clair parce que tu t’éveilleras
dans cet autre monde. Et quand cet autre monde sera parfaitement nettoyé,
le vrai Soleil pourra se manifester. Alors, tu commenceras à voir la vérité, à
la discerner.
Nous sommes des créateurs par nos pensées, nos sentiments, notre
volonté, nos actes. Sans arrêt nous créons et nous mettons des êtres au
monde, qui ne sont pas toujours des êtres de paix, de bonheur, de sérénité.
Et nous nous retrouvons dévorés nous-mêmes par tous les êtres que nous
avons mis au monde et qui n’étaient pas forcément clairs et associés avec la
Lumière.
Quand nous mettons au monde des monstres, des êtres mal formés, mal
pensés, ces êtres viennent vers nous et nous disent: «Pourquoi m’as-tu créé
ainsi, toi, mon créateur ? Pourquoi m’as-tu mis dans une telle misère ?
Maintenant, je t’en veux et je suis contre toi.» Alors arrivent les problèmes,
les dettes. Aujourd’hui, nous sommes à la fin d’un cycle, et tous ces
monstres qu’on a mis au monde sont en train de hurler sur l’humanité et
veulent nous dévorer.
«Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.» (Matthieu
5:48) Jésus a donné là les grands secrets de la vie. Si tu mets une pensée ou
une parole au monde, tu devras aller jusqu’au bout de ta pensée, de ta
parole. Tu te réincarneras et tu te retrouveras toujours dans les mêmes
situations jusqu’à ce que cette pensée ou cette parole soit accomplie à la
perfection et libérée[1].
La vie au-dessus du tronc
Au-dessus du tronc de l’arbre, il y a de nouveau des racines, mais ce ne
sont pas les mêmes: elles ne sont plus dans la dureté mais dans l’immensité.
En bas, c’est la voie sans issue, en haut, les étoiles et l’immensité. Les
branches sont les racines du ciel. L’arbre commence à entrer dans la
grandeur, dans l’épanouissement, il commence à voir qu’il y a des mondes
d’éternité.
Sur la branche, il y a le fruit, et dans le fruit, le pépin, qui tombera et
engendrera un arbre, qui engendrera un arbre…
Le monde des racines est le monde du recyclage, où tout disparaîtra et
où il ne restera rien. Le monde du tronc est le monde de la mort, que l’on
nomme aussi «l’astral». C’est un lieu intermédiaire où tu dois passer sans
t’arrêter. Si tu t’y arrêtes, c’est fini. D’ailleurs, si l’on regarde les arbres, ils
ne s’arrêtent pas dans le tronc, ce n’est qu’un lien entre les racines et les
branches, entre le bas et le haut. Le monde des branches est le monde de
l’éternité. Ce n’est pas vraiment l’éternité divine, mais c’est quand même
une éternité. Au bout des branches, parmi le feuillage, il y a les fruits de
l’arbre. D’un côté, il y a l’éternité du bien, et de l’autre, l’éternité du mal;
c’est la semence.
Dans tout fruit, il y a la semence, le nouvel arbre: la semence fait de
nouveau des racines au service des branches, c’est-à-dire du fruit, donc de
la semence. Mais de la semence de qui ? Qui es-tu, toi, dans cet arbre ? Où
es-tu ? Au service de qui ? Es-tu éveillé et conscient ? Connais-tu les
mondes ? Dans quel monde t’inscris-tu ?
Ne crois pas qu’il te suffise de dire: «Dieu me bénit.» Dieu bénit l’arbre
tout entier: il bénit les racines, il bénit le tronc, il bénit les branches, il bénit
le fruit. Dieu te bénit, bien sûr. Il te bénit en tant que racine, et il te bénira
quand tu seras recyclé. Ce sont des lois; Dieu bénit les lois. Les racines
seront recyclées, le tronc sera recyclé, les branches seront recyclées. Seul le
fruit connaîtra l’éternité.
Dans la nature et en l’homme, il y a des cellules mortelles et d’autres
immortelles. L’immortalité existe même dans le monde des hommes. Il y a
des cellules qui ne meurent jamais, qui restent toujours intactes et qui se
transmettent. De même, le pommier et l’image du pommier demeurent.
Cela confirme l’existence de ces trois mondes: le recyclage, la mort et
l’éternité.
Toi, tu es dans les racines, t’efforçant toute la journée d’améliorer ta
vie, d’avancer, de réussir dans ce monde du recyclage… Mais au-dessus, il
y a une vie. Et encore au-dessus, il y a une autre vie. Cependant, pour
arriver à la vie supérieure, celle du monde des branches, il faut être
conscient en bas, dans le monde des racines.
Il y a deux mondes dans l’homme: le monde du jour et le monde de la
nuit. Et si tu entres dans une École des Mystères, il en existe un troisième:
tu commences à t’approcher du monde divin.
Il y a un monde d’une intelligence sombre et un monde d’une
intelligence lumineuse. «Et voilà que je vis le jardin d’Éden. Et voilà qu’au
milieu du jardin, il y avait l’arbre de la vie, l’arbre de la connaissance du
bien et du mal. Quiconque mange ses fruits vit ou meurt[2].» Le savoir te
tue ou te rend vivant…
Le monde du recyclage
Dans le monde du recyclage, l’homme se dit: «Je suis vivant dans mon
corps, et je vis pour mon corps. Je dois faire ma place dans le monde.» Rien
n’a de valeur pour l’homme qui vit dans ce monde. La terre n’est rien, il
s’en moque. Les arbres sont du bois de chauffage. L’animal est bon dans
son assiette. Sa vie, c’est métro-boulot-dodo, c’est la rentabilité,
l’économie. Cet homme est complètement inconscient de ce qui existe au-
dessus de lui.
C’est ce que nous appelons, dans la Tradition essénienne, le côté
satanique - il n’y a rien de négatif dans ce terme, qui signifie simplement
«les lois de la matière», le recyclage. Satan*, ce sont les racines, les
matérialistes.
On engendre actuellement des tonnes déchets dont on ne sait plus quoi
faire parce que ce côté satanique a pris une place prépondérante dans le
monde. On produit des déchets nucléaires pour des millions d’années, on
crée des produits qui ne pourront jamais être recyclés…
Ce sont les hommes qui mettent ce monde en place, qui lui donnent un
corps et le font vivre sur la terre, et on ne peut plus le recycler. Tout ce qui
ne peut être recyclé appartient au côté satanique pur, parce qu’un monde
apparaît qui n’est pas naturel et qu’on ne peut plus enlever.
La nature, elle, ne produit pas de déchets car le côté satanique y est mis
à sa place. Tu manges la tomate, tu la redonnes à la terre. Et ce que tu as
redonné à la terre forme l’humus qui redonne des tomates encore plus
riches. Dans la nature, tout est en harmonie, et le mal n’existe pas.
Le monde de la mort
Le monde de la mort, c’est ce que notre tradition a appelé «Lucifer».
Lucifer, c’est le tronc, ce sont les concepts faux. Lucifer va dire, par
exemple, que la terre est notre Mère, qu’il faut absolument être écologique
et en prendre soin. On va faire des stations d’épuration, taxer les citoyens
pour l’écologie, et dire qu’il faut réduire les douches et recycler. Mais on ne
va jamais respecter l’eau, on ne va pas appeler la Divinité, Dieu dans l’eau.
On va dépolluer ce qui est pollué. On va polluer… et dépolluer.
Lucifer, c’est aussi la religion. Lucifer aime que les hommes prient,
qu’ils fassent des actes de générosité, de charité. La charité est son
invention: plus il y en a, plus on entretient la pauvreté et plus elle grandit
dans le monde. Les hommes doivent être placés dans la dignité et dans le
travail, et non pas entretenus par charité car plus tu entretiens une chose,
plus elle prospère.
Lucifer a créé ce concept de charité, et ainsi les hommes sont persuadés
d’être dans le vrai. Ils sont persuadés qu’ils font des œuvres humanitaires,
sans se rendre compte qu’en réalité ils sont en train de tout détruire. Jésus a
dit: «Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous; mais moi,
vous ne m’aurez pas toujours.» (Jean 12:8), c’est-à-dire : concentrez-vous
sur la richesse et pas sur la pauvreté.
Se concentrer sur la richesse, c’est donner la force à la richesse et alors
la pauvreté se trouve comblée. S’occuper sans arrêt de la pauvreté, c’est
tout amener vers le bas et rendre tout le monde pauvre. Tel est le monde de
Lucifer*, le monde de la mort.
Lucifer, l’archange rebelle, était la lumière. Il a apporté la lumière, le
savoir, la beauté, la religion, la philosophie, la poésie, la musique; il a
enseigné tout cela. Les lucifériens ne veulent pas vivre uniquement pour des
choses matérielles, mais aussi pour des idéaux: la justice, la bonté, la
religion... Lucifer, ce sont les idéalistes, les humanistes, les spiritualistes,
les religieux, les philosophes.
Si l’on veut mettre des noms connus dans chacun de ces mondes, on
aura par exemple un Adolph Hitler ou un Staline du côté satanique, et un
Gandhi, un Einstein ou encore le pape Benoît XVI du côté luciférien, dans
le monde des concepts faux. Ces derniers ont été des êtres de bien dans le
monde des hommes, mais ils ne peuvent passer dans les mondes de
l’éternité car ils y sont inexistants.
Le monde de l’éternité
Il existe un autre monde, une autre catégorie d’êtres que l’on a appelés
«les disciples». Tu entres dans cette terre des disciples lorsque tu rencontres
un Maître. Un Maître est un être qui incarne les égrégores, les génies et les
esprits. C’est un être qui t’ouvre le chemin du ciel. Au-dessus de la sphère
des disciples, c’est la sphère des Maîtres.
Dans le monde des hommes, il existe différents maîtres. Il y a des
maîtres chez les matérialistes, des maîtres chez les idéalistes, et des Maîtres
dans la Tradition essénienne, qui ouvrent le chemin d’Énoch, le chemin de
la Lumière et des mondes supérieurs.
Le Maître Jésus a dit: «Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie
éternelle.» (Jean 6:54) Cette parole signifie que tu dois te faire un corps
avec la parole et l’enseignement du Maître. Boire le sang et manger le
corps, c’est lorsque tu es dans le ventre de ta mère et que tu manges son
corps et bois son sang pour te créer un corps. Ce qu’a voulu dire Jésus, c’est
qu’il fallait te faire un corps.
Lorsque le Maître parle, sa parole équilibre ta pensée. Lorsque le
Maître chante, il équilibre tes sentiments, lorsqu’il danse, qu’il te montre
des mouvements, il équilibre ta volonté. Et tu te crées un corps.
Dans le monde des racines, tu te crées un corps de recyclage; il n’y aura
rien après la mort. Dans le monde du tronc, tu te crées un corps de
spiritualité. Après la mort, tu seras dans la Lumière, mais ce sera toujours la
mort. Puis, tu reviendras et tu auras tout perdu parce qu’ils t’auront tout
volé. Dans le monde des branches, tu te fais un corps d’un monde supérieur.
Un disciple est un homme qui entre dans la discipline. Cet homme sait
qu’il y a des règles et des lois. Il sait qu’il y a des racines, un tronc, des
branches et des fruits. Il étudie les lois de tous les mondes.
Michaël enseigna ceci au sujet de l’étude: «L’homme doit étudier mais
pas pour se parer d’un savoir sans consistance. Il faut étudier pour
s’individualiser dans la Lumière, pour se faire un corps qui permet de vivre
de nouveau à l’unisson cosmique, avec les autres, avec tous les mondes.
L’étude doit conduire à la sagesse.
Il est important de ne pas se disperser, de ne pas faire trente-six choses
en même temps mais de rester concentré sur une œuvre jusqu’à la conduire
à la perfection. Alors, les fruits peuvent être récoltés et la vie être belle,
utile, prospère, riche, vraie.
Il est important de se constituer une individualité solide, posée et stable
dans le monde, capable de parler, d’agir en Lumière pour glorifier ce qui est
universel.
Il ne faut pas parler pour parler mais agir pour réaliser des œuvres qui
feront apparaître concrètement une autre intelligence, une autre façon de
faire, de vivre, d’être.
Que les hommes entrent dans l’étude, non pas comme une activité de
plus mais comme la vertu essentielle qui leur permettra de trouver
l’intelligence et la force pour prendre leur vie en main.
Être fort, c’est savoir se concentrer sur un point important et ne pas le
lâcher jusqu’à ce qu’il soit conduit à l’aboutissement parfait.
Tu vivras avec la perfection[3].»
Voici comment pense le disciple qui s’est éduqué par l’étude des lois de
la vie: «Je suis posé sur les pierres, et les pierres sont en moi comme mes
os, comme une stabilité. Je suis posé sur les plantes, et les plantes sont en
moi comme une aspiration vers la beauté. Je suis posé sur les animaux, et
les animaux sont en moi comme des sens, des sentiments, des émotions, des
forces autour de moi.
Je suis un homme. Il y a en moi le corps, la volonté, les sentiments, la
pensée: minéraux, végétaux, animaux, hommes. La terre sous mes pieds,
c’est la terre de ma volonté. Ma volonté, c’est la terre sublimée. Mes
sentiments, c’est la terre qui aime, qui sent. Ma pensée, c’est la terre qui
pense. Je suis la terre qui pense. Je suis la terre qui aime. Je suis la terre qui
veut. Je suis la volonté de la terre.»
La terre n’est pas quelque chose d’abstrait, ce n’est pas une mère
abstraite. C’est l’essence même du corps de la volonté, des sentiments et de
la pensée. Cette terre des disciples est une terre d’actes à travers le corps,
une terre de rites à travers la volonté, une terre de dévotion à travers le cœur
et une terre d’étude à travers la tête.
Le disciple sait qu’au-dessus de cette terre, il y a une cause. Il sait qu’à
toute chose, il y a une cause, un principe, une semence. Il y a la mauvaise
semence, celle de l’ivraie, qui va conduire la pensée, les sentiments, la
volonté et les actes à détruire la terre ou à amener des faux concepts, à
enfermer les êtres dans la mort, et il y a la semence qui amène la vie et qui
libère les êtres.
Le projet de la Nation Essénienne* est de créer pour les Esséniens un
corps d’immortalité dans cette terre des disciples, dans ce monde de
l’éternité.
Maîtriser les mondes
Dans le monde de l’homme, il y a donc ces trois catégories d’êtres: les
satanistes, les lucifériens et les disciples. Tous ces trois êtres ont les bras
levés car ils vénèrent le ciel, mais ce ne sont pas les mêmes cieux qu’ils
vénèrent.
Par exemple, le sataniste va dire: «Je veux une maison comme ça, je
veux une femme comme ça, je veux une voiture comme ça, je veux tel
métier et pour les avoir, il faut que j’honore les dieux, c’est-à-dire les lois
qui gouvernent ce monde. Si je les honore, et si je maîtrise les lois de la
matière, j’aurai tout cela et je serai heureux sur la terre, j’aurai la vie que je
veux avoir.»
Est-ce que c’est juste de vouloir tout cela ? Oui, c’est légitime, tout
homme a le droit d’être heureux sur la terre et d’avoir une vie comme il la
rêve. Simplement, il faut savoir qu’à la fin de la vie tu perdras tout cela. Ce
sera recyclé et tu ne garderas absolument rien. Mais ce n’est pas négatif.
D’ailleurs, tous les hommes doivent passer par cette phase du matérialisme.
Dans la vie, tu dois maîtriser le monde satanique, tu dois avoir des racines.
Le luciférien, lui, va dire: «Moi, je veux bien une maison, mais il faut
qu’elle soit écologique. Il faut respecter l’environnement pour respecter la
planète. Il faut qu’il y ait des parcs, il faut payer plus d’impôts pour
protéger l’environnement…» Malheureusement, ce spiritualiste ne sait pas
où vont les impôts. Il ne sait pas où va le tronc ni les branches. Il rêve, car il
ne connaît pas les lois.
De son côté, le disciple dira: «Je veux une maison, mais il faut que ce
soit dans un Village Essénien. Il faut que ce soit fraternel, que l’on partage
les mêmes idées, que l’on soit sur un chemin.»
L’idéal, dans la vie, c’est d’avoir les trois: la belle maison avec la
famille idéale, la voiture idéale, la vie idéale, et tout cela écologique et
fraternel. Ce n’est qu’une fois que tu es posé dans le monde des hommes
que tu peux aspirer à t’élever vers des sphères supérieures.
Le but de l’Initiation est de maîtriser ces mondes. Pour cela, tu dois
avoir des racines, c’est-à-dire une vie stable. À partir de la trentaine, ta vie
doit être posée et tu dois vivre de tes racines. C’est ce que nous dit
l’Archange Michaël:

«Avant de vouloir manger le fruit, vous devez pénétrer et approfondir le


monde des racines afin de comprendre l’origine de la vie, son
commencement. Ensuite, vous devez être initiés dans les mystères du tronc,
puis dans ceux des branches, des bourgeons, des feuilles, des fleurs et
finalement des fruits.
Le fruit est l’aboutissement, mais vous devez être conscients
qu’auparavant il y a tout un chemin, toute une sagesse. Mais les hommes se
moquent de cette sagesse; ils veulent uniquement manger le fruit et rêver
leur vie comme bon leur semble, se bâtir une destinée qui n’a rien à voir
avec la réalité et qui est déracinée de l’ordre céleste et de l’harmonie des
mondes. Il n’y a dans une telle attitude aucun respect, aucune sagesse,
aucune filiation divine. Alors le fruit n’a pas le même goût, la même vertu
car s’il est mangé par la mort, il aura le goût de la mort mais s’il est mangé
par la vie, non seulement il engendrera la vie, mais il nourrira l’éternel,
l’immortel, les mondes subtils jusqu’au monde divin[4].»
Comme le mentionne l’Archange, tu dois avoir un tronc, ce qui signifie
avoir un idéal, aller vers le haut, étudier et comprendre les lois. Tu ne
pourras pas diriger ta vie matérielle si tu ne connais pas les lois, car il y a
des choses qu’il ne faut pas faire dans la vie. Si tu veux avoir l’amour, le
fruit de l’amour, tu dois connaître les lois de l’amour et tu dois les réaliser
dans des actes. Si tu violes les lois de l’amour dans des actes, c’est fini: tu
ne pourras pas avoir l’amour. Tu dois connaître les mondes.
Enfin, tu dois t’élever jusqu’aux branches et être un vrai disciple. Un
disciple est un être qui pose les mondes et qui sait qu’au-dessus il y a une
terre. C’est un être qui connaît les secrets du ciel et qui sait ce qu’il doit
faire apparaître sur la terre.»
Un prêtre alla éteindre la flamme qui brûlait au centre de l’autel, et les
Esséniens quittèrent la salle de conférence en direction du temple pour
recevoir un nouveau message de l’Archange.
[1] - Pour connaître une méthode de libération, consulter Le livre secret des Mages esséniens, paru
aux Éditions Essénia.

[2] - «Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. Et
Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement: Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de
l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu
deviendras passible de mort.» (Genèse 2:15-17)

[3] - Extrait du Psaume 146 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[4] - Extrait du Psaume 150 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.
La frontière de l’épée

O livier Manitara avait posé toutes les bases de ce nouvel


enseignement, que ses élèves tentaient déjà de méditer et
d’approfondir, mais il lui restait encore bien des mystères à dévoiler quant à
cette épée et cette balance de Michaël…
«L’Archange Michaël, c’est le feu pur, le feu de l’homme qui a
maîtrisé, qui connaît les lois, les lois de la pensée, des sentiments, de la
volonté, des actes, les lois des mondes invisibles… Michaël, c’est le
disciple, l’homme qui a étudié, qui sait qu’il y a des choses qu’il ne doit pas
faire entrer en lui et qui sait préserver le feu.
Michaël a souvent été représenté par les artistes comme un homme en
armure, qui terrasse un être avec des cornes, mi-homme, mi-animal. L’être
que terrasse Michaël représente l’homme qui ne connaît pas les lois, qui est
inconscient. C’est celui qui fait venir en lui le feu des passions dévorantes,
le feu de la guerre, de la colère, parce qu’il ne connaît pas les lois, qu’il ne
maîtrise pas les mondes. Alors, il perd le contrôle, et il est dévoré. C’est là
une clé de cette représentation symbolique.
De nombreuses clés qui ont été données dans ces symboles et ces
écritures, mais on ne les a pas forcément déchiffrés. Dans l’imagerie
commune, Michaël est vu comme le grand Archange qui terrasse les
démons, mais cela ne veut rien dire. Avec cette clé, on s’approche de
l’homme. On voit que ce sont des secrets profonds, des secrets de
l’alchimie, des secrets de la vie, de notre vie quotidienne, très proches de
nous: il y a un œil qui éveille le feu ténébreux et un œil pur qui éveille le
beau feu.
On représente aussi l’Archange avec une balance et une épée, qui sont
devenus les symboles de la justice. La balance de Michaël se situe entre le
monde du recyclage et le monde de la mort, c’est-à-dire entre Satan et
Lucifer, entre ce que les hommes appellent le mal (le monde satanique) et
ce qu’ils appellent le bien (le monde luciférien). Mais bien ou mal, dans le
monde des hommes, c’est pareil: le bien engendre le mal, le mal engendre
le bien...
La balance de Michaël équilibre les mondes du recyclage et de la mort.
Aujourd’hui, l’humanité est en train de basculer dans le côté satanique,
c’est-à-dire le matérialisme pur et dur, et c’est un déséquilibre.
Poser des écritures
Le projet de la Nation Essénienne est d’équilibrer le monde des
hommes, d’équilibrer cette balance entre le monde du recyclage et le monde
de la mort. Il est impératif d’affaiblir le côté satanique actuellement trop
puissant, et pour cela, nous voulons revivifier le Christianisme, le
Bouddhisme et toutes les religions. Nous voulons donner de la force à la
Constitution des droits de l’Homme[1]. Nous savons que cela fait partie du
monde sombre, que c’est une illusion, mais nous avons besoin de cette
illusion dans le monde des hommes. Nous avons besoin de droits de
l’Homme puissants.
Pour cela, nous n’agirons ni dans les racines ni dans le tronc mais
directement dans les fruits, dans les mondes supérieurs, à travers les
égrégores, les génies et les esprits, au-delà de la nuit. Tout ce que tu écris
dans ces mondes supérieurs se réalise dans le concret, dans les mondes en
dessous; c’est une science sacrée.
Cette science permet aux Esséniens de travailler au niveau des
égrégores, c’est-à-dire de redéfinir tout ce qui existe et que l’usurpateur a
investi de concepts faux. Qu’est-ce que la vache, par exemple ? De la
viande et du lait, ou la manifestation d’un Dieu ? Est-ce une possession de
l’homme ou fait-elle partie d’un règne sacré de la Mère ?
Parce que la Nation Essénienne s’est créé un corps pour le faire, elle
peut investir consciemment l’égrégore de la vache et écrire, dans les
mondes au-dessus, ce qu’est la vache pour les Esséniens. Il en est de même
pour tout ce qui porte le sceau de l’usurpateur. À partir du moment où nous
l’avons écrit dans ces mondes, c’est écrit dans le monde entier et l’humanité
ne peut plus l’ignorer. Il existe une science réelle qui est prête à rétablir
l’équilibre de la balance.
Équilibrer les mondes
Le mal est comme la laideur: on ne peut pas l’empêcher. Simplement, la
laideur doit être mise à sa place et la beauté doit être mise à sa place; la
laideur dans le petit, cachée, et la beauté dans le grand, offerte aux Dieux
pour qu’un ciel soit au-dessus de nos têtes. Le fumier, la décomposition
sous nos pieds; les tomates, la splendeur dans nos assiettes.
Chaque monde doit être à sa place, comme l’a dit l’Archange Michaël:
«Le monde des hommes est incroyablement perturbé, il est dans la grande
confusion parce que vous vivez dans le mélange des mondes. Il n’y a pas de
clarté, de savoir véritable, de discernement, vous mélangez tout. Vous ne
faites pas régner l’ordre et l’harmonie, vous ne placez pas chaque monde,
chaque élément à sa juste place. Ainsi, vous devenez vous-mêmes
inconsistants.
Arrêtez de tout mélanger mais placez l’intelligence au-dessus de tout et
ne vivez plus comme vous vivez aujourd’hui: sans intelligence et dans la
confusion. Seule l’intelligence sait rétablir l’ordre. Si rien n’est à sa place,
tout est voué à l’échec. Sortez de cette malédiction en devenant de
véritables étudiants de la sagesse et en cultivant dans vos œuvres le pain de
la vie[2].»
L’Archange Michaël, s’il te frappe avec son épée, tu vois clair; il sépare
les mondes: le bien et le mal. Alors, tu es clair dans tous les mondes, et tu
vois tout. Tu as le discernement parfait et tu vois qu’en réalité il n’y a pas
de mal et il n’y a personne à frapper. Il y a juste à mettre les choses à leur
place.
Dans l’histoire de la Création, l’Archange Michaël prend son épée et la
brandit en disant au monde des anges malades: «Vous ne toucherez pas à la
Mère et à sa Création.» Et personne ne peut y toucher, en réalité, car ce que
nous voyons dans les mondes de la mort et du recyclage, ce ne sont pas les
végétaux ou les minéraux tels qu’ils sont dans la Terre de Lumière, ce n’est
qu’une projection.
Ainsi, le monde du recyclage comme le monde de la mort appartiennent
à ce que l’on appelle «le côté sombre» ou «la fraternité noire», qui a son
propre dieu, l’usurpateur. Tu dois être conscient que l’usurpateur, le roi du
monde, celui qui contrôle, celui qui se tient sur l’épée de Michaël, celui qui
a recréé un monde et qui n’a pas été maudit par le Père, celui-là se tient
derrière, jamais devant.
L’ennemi vient toujours par derrière, jamais par devant. Derrière, ce
n’est pas éclairé. Jésus dit: «Passe derrière moi, Satan» (Matthieu 16:23), il
ne dit pas: «Passe devant moi.» Devant, c’est la Lumière ; derrière, ce sont
les déchets, le recyclage et la mort.
Ce que veut l’usurpateur, c’est qu’il n’y ait pas d’êtres humains sur la
terre, mais que les hommes demeurent des animaux. Il veut que l’on soit
des animaux, des végétaux ou des minéraux, mais jamais des hommes
droits, des êtres dignes et nobles qui prennent soin du Père et de la Mère,
qui se dressent pour protéger les plus faibles, les règnes inférieurs. Alors, il
s’est placé sur l’épée de Michaël, il s’est mis sur le miroir pour nous
empêcher de nous regarder. Et il a gardé son image sur l’épée, alors
l’homme regarde n’importe quoi.
L’illusion du serpent
Les pierres sont la dernière manifestation de la chute, la condensation.
S’il n’y a pas les pierres, nous tombons dans le néant. À l’intérieur de ce
monde des pierres, enfermé, il y a le potentiel du mal, l’enfer. Ça ne veut
pas dire que le mal est là - car il n’existe pas dans le monde du Père -, mais
il est là en potentiel.
En créant un monde en dehors du Père, les anges, les archanges et les
dieux déchus ont fait sortir du minéral le mal comme la matière première de
la Création. Ils ont fait sortir ce serpent et l’ont fait apparaître comme le
fondement même de la vie de leur royaume: la pourriture, la décomposition.
Le fondement de tout est la pourriture et la décomposition, et de la
décomposition revient la vie, en un cycle infini, qui est comme une prison,
un enfermement, un enfer.
Cet être du mal, ce serpent veut vivre en tant que mal, et pour vivre en
tant que mal, il est caché dans les pierres, c’est-à-dire dans tout ce qui
apparaît, dans toutes les formes. Ce serpent se dresse devant toi et tu le
regardes dans les yeux, mais lui, il ne te regarde pas dans les yeux, il
regarde à travers toi. Et derrière toi, il fait apparaître un monde - la maison
de tes rêves, la famille de tes rêves… - et il t’illusionne.
Que veulent les hommes ? Vivre, exister. On ferait n’importe quoi pour
se sentir vivant. Ce que veulent les hommes, c’est se sentir vivants, grands
et puissants, pas dans le monde du Père, mais dans le monde de la mort.
Alors, quand le serpent se dresse devant toi, tu dis: «Comme je serais
heureux, grand, puissant si j’avais cela…» Ça y est, il te tient. Il est rentré
dans tes yeux et il a fait apparaitre un monde derrière. Et tu te retrouves
entre deux serpents.
La clé des mondes, c’est le symbole des deux serpents qui se regardent.
Le monde des hommes est enfermé entre ces deux serpents, et le but de
l’usurpateur est de te garder prisonnier dans ce monde. Ce monde t’attrape
derrière et tu ne le vois pas parce qu’il est derrière. Et ce que tu vois devant
est une illusion, un mensonge.
Cet être te dit: «Il y a des Dieux, c’est l’église catholique, c’est le
Christ...» et il place cela devant toi. Ensuite, il te dit: «Il y a des lois, des
archanges. Il y a des anges, les soixante-douze anges de la Kabbale. Appelle
ces anges et fais des prières.» Alors, tu fais des prières, et il est derrière;
jamais devant, toujours derrière. Puis, il te dit: «L’homme, c’est cela», et
toi, tu répètes: «L’homme, c’est cela», et il est derrière. Et il te dit: «Les
animaux, c’est cela», et tu répètes: «Les animaux, c’est cela», et il est
derrière.
Quoi que tu regardes dans ta vie, il y a un séducteur qui apparaît devant
toi et qui te fait croire à un monde, et derrière, ce sont des concepts. Tu
crois que tu comprends, mais il est déjà derrière. Et si tu n’as jamais vu ce
qu’il y a derrière, tu ne peux pas atteindre la vérité.
À chaque fois qu’un être se présente devant toi, il y a sa correspondance
derrière toi. Soit cet être qui se présente devant toi te conduira en esclavage,
soit il te conduira vers la Lumière. Seuls les Anges conduisent vers la
Lumière, les autres conduisent vers l’esclavage.
La lignée des Enfants de la Lumière
Le premier qui a révélé l’existence de Michaël est Énoch, il y a de cela
des milliers d’années. Il est le premier homme à avoir prononcé le nom
«Michaël», celui qui est comme Dieu. La représentation de l’Archange
Michaël telle que nous la connaissons aujourd’hui est une représentation
qui a voyagé à travers les civilisations.
Dans la civilisation égyptienne, l’Archange Michaël est assis sur le
trône. Il est Pharaon, le Fils du Soleil, celui qui connaît les secrets de la vie,
qui tient le bâton de Seth et la croix ansée. La croix ansée, c’est Énoch, la
Vie. De cette croix ansée, on a fait la balance, et de ce bâton de Seth, on a
fait l’épée. Devant Pharaon se tient le serpent, qu’il terrasse.
Cet Archange Michaël n’est pas le grand Archange Michaël qui s’est
opposé aux dieux, aux archanges et aux anges déchus, c’est le fils de
Michaël, celui qui, dans le monde des hommes, a incarné la Tradition de
l’Archange Michaël. Il faut comprendre que, dans le monde des hommes, il
y a eu des hommes qui ont été des fils des anges rebelles, et des hommes
qui, comme Michaël, sont restés des serviteurs du Père, de la Mère et de la
Tradition.
Dans les légendes sur Adam et Ève, Adam a copulé avec un être non
humain et il a enfanté Abel, et Ève a copulé avec un être non humain et elle
a enfanté Caïn. Adam et Ève se sont par la suite réconciliés et ont enfanté
Seth, qui est le fils de l’homme. Les enfants de Caïn, ce sont les satanistes,
les matérialistes, et les enfants d’Abel, ce sont les lucifériens, les religieux,
les humanistes. Quant aux fils de Seth, ils ont engendré Énoch. De la lignée
d’Énoch sont venus les Esséniens et les Enfants de la Lumière*.
Ces anciennes légendes, que l’on ne comprend pas forcément, racontent
en réalité l’histoire de l’humanité cachée. Ainsi, dans cette lignée des fils de
Seth, il y a eu de grands Pharaons.
L’Égypte est le dernier pays qui fut dirigé par des Fils de la Lumière. À
cette époque bénie, tout était constitué uniquement dans un seul but:
contenir le serpent tentateur, le maîtriser et l’empêcher d’entrer dans les
dirigeants et dans les hommes.
Malheureusement, il est venu un jour où le serpent a réussi à entrer dans
Pharaon. Il y a alors eu une scission et ce fut l’exode. Moïse n’a pas accepté
d’obéir à ce serpent, alors il a quitté l’Égypte, amenant avec lui la sagesse et
la science des Enfants de la Lumière: l’Alliance.
Ce fut le commencement de la chute de cette sagesse des Pharaons et de
l’effondrement de l’Égypte. Et il est facile de constater que le monde entier
s’est effondré de plus en plus jusqu’à aujourd’hui. De nos jours, ce serpent
est partout.
Est-il possible de détruire ce serpent ? Quand le Père a dit: «Tu ne
tueras point», c’est qu’aucun être ne doit être détruit. Tout est parfait, cet
être est à sa place. S’il n’était pas là, il n’y aurait plus rien, car c’est lui qui
a créé le monde. À chaque fois qu’un homme se réincarne sur la terre, il
naît par la Mère, mais dès qu’il arrive dans un corps et dans une famille,
aussitôt ce serpent apparaît, entre en lui et commence à le former.
Alors, l’homme se crée une vie, un corps, un ciel, des espoirs. Et au
moment de rencontrer l’Ange, c’est-à-dire l’épée de Michaël, au moment de
la récolte, du jugement, au moment de la mort, il se rend compte qu’il n’y a
rien dans sa vie. Et il voit le voleur qui est là. Ce dernier lui a tout pris et il
n’a plus rien, parce qu’il n’a jamais regardé avec ses vrais yeux, avec les
yeux de son âme éternelle qui vit dans le monde des Archanges.
Avec du temps et du recul, tu verras que tes yeux ne sont pas que des
yeux, que tes oreilles ne sont pas que des oreilles, et que ceux qui t’ont fait
croire que tes yeux et tes oreilles n’étaient rien étaient des êtres qui
voulaient t’enfermer. Ceux qui t’ont fait croire que tes yeux n’étaient pas
créateurs, que tes paroles n’étaient pas créatrices ne voulaient que
t’enfermer. L’Archange Michaël, lui, peut te libérer. Il peut triompher de ces
mondes. Lui seul le peut.
Tu n’obtiendras jamais ce que tu souhaites dans cette vie. Ce que tu
gagneras, c’est soit, au pire, d’être recyclé, soit, au mieux, d’aller dans un
monde faux. Alors, quelle est l’épreuve ?
«Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que
quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle.» (Jean 3:16)
Ce Fils de Dieu, cet Envoyé du Père, ce Maître, il se place dans le ciel de la
terre des disciples, il regarde le serpent dans les yeux, et derrière, il met
l’épée de Michaël, l’épée qui terrasse le dragon dans l’homme et derrière
l’homme. Puis, il regarde sur l’épée une plaque d’argent qui est un miroir:
c’est le dialogue avec l’Ange.
Si l’homme a un lien avec l’Ange, il enlève l’usurpateur qui s’est placé
sur l’épée et il le remplace par le pentagramme de la Lumière. Et plus bas
sur l’épée, il met les quatre Sceaux* divins: le Travail, la Santé, la Famille
et l’Argent. Étant en relation avec un Ange derrière, il entre dans la vérité
qui est dans le monde pur de la Mère.
Le secret de l’homme, c’est le pentagramme. Le Maitre et son Œil,
l’homme, l’animal, le végétal et le minéral, ce sont les cinq branches du
pentagramme: les quatre Sceaux et l’Œil du Maître qui se pose sur les
Sceaux. Quand tu regardes avec l’Œil du Maître, tu vois les deux mondes
apparaître: le monde des voleurs et le monde de la grandeur.
Or, l’usurpateur, celui qui a volé tous ces mondes, a pris l’épée de
Michaël et il l’a tournée vers le ciel. Le pentagramme s’est inversé, et
l’usurpateur a créé son corps avec le pentagramme inversé, c’est-à-dire
qu’il a conduit l’homme comme un serviteur des mondes de la mort et de
l’usurpation. Il a cultivé l’homme, il l’a asservi, il en a fait un objet de
consommation pour nourrir son monde à lui, qui, sans l’homme, n’existe
pas. Il s’est servi de l’homme car celui-ci était un créateur, un intermédiaire
entre les deux mondes.
Le vrai Maître
Quand tu parles, tu crées des mondes, quand tu penses, tu crées des
mondes. Toutefois, si tu ne sais pas qui pense et qui parle à travers toi, tu
crées des mondes que tu ne maîtrises pas. Nous sommes les propres artisans
de notre malheur. C’est l’homme qui a engendré ce désordre dans le monde
des hommes, parce que l’homme n’a pas été cultivé, n’a pas eu les bons
Maîtres, parce qu’il s’est détourné de la Tradition des Maîtres de la
Lumière.
Un homme qui a ce savoir et qui le porte tout autour de lui commence à
être aimé des mondes de la Lumière, et il se met à voir ce qui est caché: le
vrai visage des pierres, qui sont des êtres intelligents, porteurs de sagesse,
qui sont notre mémoire; le vrai visage des plantes, qui sont des mondes
intenses de vie, pas dans les mondes de la mort, mais dans les mondes
autour; le vrai visage des animaux, qui sont une perfection et qui ont
tellement de choses à nous apprendre. Il voit le monde des Maîtres et des
disciples, qui est la seule dignité sur la terre, et le monde des Anges, qui
sont la Bonté, la Vérité, l’Honnêteté, la Pureté…
Un Maître, ce n’est pas un Maître, c’est un serviteur. Jésus l’a dit: «Le
plus grand parmi vous sera votre serviteur.» (Matthieu 23:11) Ce n’était pas
les anges malades ni les faux dieux qui parlaient en lui, c’était la pureté qui
délivre. C’était un pain vivant, les paroles de Dieu.
On reconnaît un vrai Roi à ce qu’il nous rend royaux. Tout le monde est
royal quand il y a un vrai Roi, et tout le monde est esclave quand il y a un
usurpateur. On sait qu’on a un vrai Maître quand on commence à se libérer.
Quand on est tous enchaînés, c’est qu’il n’y a pas de Maître, car un Maître
est un libérateur parce qu’il maîtrise. Un Maître te conduira dans la
maîtrise, un faux maître te conduira dans l’esclavage. Un vrai Maître ne te
conduit pas vers l’esclavage, mais vers l’autonomie et la maîtrise puisqu’un
fruit ne donne que ce qu’il a.
Se regarder dans le miroir
Si l’homme rencontre un vrai Maître, il peut être un disciple, c’est-à-
dire un être qui commence à étudier les lois, à entrer dans l’étude, la
dévotion, les rites et les œuvres, qui commence à poser des actes et à se
faire un corps pour aller vers des mondes supérieurs. Si l’homme suit un
Maître et est un vrai disciple, il pourra passer cette frontière de l’épée de
Michaël.
Tout ce qui se tient à gauche de l’épée de Michaël appartient au monde
sombre, au monde des hommes. Si le côté sombre se tient ainsi entre les
disciples de la Lumière et le monde divin de la Mère, c’est parce
qu’aujourd’hui le mal est vraiment puissant sur la terre et que l’usurpateur
s’est emparé de tout.
Le mal est chez ces êtres menteurs et hypocrites qui ont fermé toutes les
portes et qui veulent conduire tous les êtres en esclavage parce qu’ils savent
que la porte de l’éternité leur est fermée. Ils ont voulu devenir les dieux du
monde des hommes en coupant aux hommes l’accès au monde divin. Ils ont
conduit tous ces mondes vers la profanation. Ils n’ont eu aucun respect pour
les Dieux, les Archanges et les Anges. Ils n’ont eu aucun respect pour le
Père, ils ont foulé aux pieds sa Parole et ils ont tué tous ses Envoyés.
L’Archange Michaël te montre son épée et dit: «Regarde-toi toi-même
dans le miroir de la lame. Prends conscience de qui tu es.» Les êtres qui
sont sur cette épée, les êtres de la fraternité noire, savent exactement qui ils
sont. Et quand tu les regardes, tu dois traverser.
Dans les Mystères esséniens, à la fin de la Formation des Six Lunes[3],
tu reçois une plaque d’argent, la plaque d’Ouriel, qui est aussi l’épée de
Michaël: ton miroir. Quand tu la regardes, c’est toi que tu vois. Si tu vois un
monde sombre, c’est que tu appartiens à ce monde par tous les actes de ta
vie. Si tu vois un Ange et que celui-ci te parle, tu as passé l’épreuve et tu
appartiens à la Lumière. Alors, l’Ange vient vers toi.
Au sujet des Anges, Michaël a dit: «Si vous vous associez avec un
Ange pour éclairer votre ciel et stabiliser votre vie matérielle, vous devez
devenir dans votre vie un serviteur et un instrument du messager.
Si un Ange vous enseigne, vous devez l’honorer non pas dans la bêtise
aveugle, mais dans l’intelligence éclairante.
Un Ange parle d’intelligence et sa parole est comme le soleil, elle
éclaire tous les mondes et restaure l’harmonie. […]
L’Ange est la perfection dans ta vie car il te montre une vertu avec
laquelle tu dois vivre. La vertu te montre ce que tu peux faire et ce que tu ne
peux pas faire. Ta destinée s’écrit en fonction de ce que tu fais.
C’est par l’acte que tu t’associes à des mondes car aucun homme ne
peut vivre seul sur la terre et dans aucun monde. L’homme est destiné à
vivre en s’associant. Tu dois savoir avec qui tu t’associes et quelle
orientation tu prends dans la vie.
Est-ce que c’est toi qui décides ? Tu dois le savoir et être capable, avec
l’aide de ton Ange et de la Tradition, de prendre ta vie en main en éveillant
la clarté, le discernement et en te formant un corps des paroles de
l’Enseignement[4].»
Il te faut maintenant nettoyer cette épée pour pouvoir repasser de l’autre
côté après ta mort. Ton corps de la gloire, ton corps d’immortalité, tu le
construiras par l’étude, la dévotion, l’accomplissement des rites et par des
œuvres posées sur la terre et reliées à un monde supérieur.»
Les Esséniens étaient tout simplement sans voix. Le Maître les avait
habitués à recevoir des enseignements déstabilisants, mais ceux-ci l’étaient
particulièrement par la façon dont ils détruisaient tous les concepts faux
pour les remplacer par une vision lucide et claire du monde.

[1] - La Constitution des droits de l’Homme est un texte qui a été adopté en France en 1793.

[2] - Extrait du Psaume 144 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[3] - À ce sujet, consulter Le livre secret des Mages esséniens, paru aux éditions Essénia.

[4] - Extrait du Psaume 136 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.
Chaque Essénien porte un Ange, c’est-à-dire une vertu, lorsqu’il s’engage dans la Ronde des
Archanges.
La résurrection de la grande
Tradition

O livier Manitara avait changé de pays mais n’avait pas perdu le


fil de ses enseignements sur la grande initiation de Michaël,
qu’il présenta à une nouvelle assemblée.
«La trinité a été honorée partout, car c’est le soleil, c’est-à-dire la
lumière, la chaleur et la vie; la pensée, les sentiments et la volonté. Cette
trinité peut être représentée par trois mondes: le recyclage, la mort et
l’éternité.
En fait, d’un autre point de vue, il y a deux mondes: le monde de
l’homme et le monde divin. Bien entendu, dans le monde l’homme on
retrouve le monde divin, parce que Dieu est la vie et tant qu’il y a la vie, il y
a le monde divin, mais on peut tout de même dire que ces deux mondes sont
séparés.
Dans les représentations artistiques de l’Archange Michaël, on a
souvent deux hommes: Michaël, droit, digne, beau, vêtu d’une armure et
armé d’une épée, et en dessous de lui, un homme-animal qui a des cornes,
parfois des sabots et une queue. Cet être a souvent la tête vers le bas,
regardant vers le ciel, avec l’Archange au-dessus de lui qui l’empêche
d’aller vers le haut, le maintenant par l’ordre, par l’épée, par la droiture. Ce
sont les deux mondes.
L’Archange Michaël, c’est le feu. Il existe deux sortes de feu: un feu
noble, qui ennoblit, et un feu de l’enfer, qui pourrit les choses. Il y a un feu
des passions dévorantes, un feu de la guerre, de la querelle, du mensonge,
un feu qui nous conduit en enfer, qui nous consume de l’intérieur; c’est le
monde des hommes.
Et il y a un feu de l’amour, de la sagesse, de la clarté, de la beauté, de la
noblesse: le monde divin. Tu ne dois pas mélanger les mondes. Tu ne dois
pas donner du feu divin au feu des passions, cela te conduira vers
l’enfermement.
Les deux mondes de l’homme
Le monde des hommes est divisé en deux mondes: le monde du
recyclage et le monde de la mort. Les hommes appellent le monde de la
mort l’invisible, et le monde du recyclage le visible.
Le monde de la mort, c’est le mensonge, un monde de concepts faux.
On ne verra jamais un mensonge dans le monde visible, car tout est vrai
dans ce monde: la flamme est vraie, la bougie est vraie, toi, tu es vrai, tes
yeux sont vrais, tous les êtres sont vrais, même les menteurs: ce sont
vraiment des menteurs.
Où est-ce que les choses sont fausses ? Toujours dans le monde
invisible, le monde de la mort. Le monde invisible est le monde des
pensées, des sentiments, de la volonté, de tout ce qui est caché. Tu peux
cacher tes vraies pensées: tu deviens un être faux.
Au-dessus, de ces mondes, il n’y a rien, c’est le néant. Le néant est le
dieu du monde des hommes.
Les trois mondes divins
Le monde divin est divisé en trois mondes: un monde invisible, un
monde qui n’est pas forcément la mort mais la vie, et un monde d’éternité.
Le Père, le Fils*, c’est-à-dire l’Alliance, et la Mère.
Le Père, du côté du monde des hommes, c’est le néant. De l’autre, c’est
la plénitude, l’éternité, le sacré.
Le Fils, c’est l’Alliance, la Tradition des Maîtres, ce qui apporte, à
travers ce monde intermédiaire, les paroles de vérité. Le Fils est ce qui
éclaire, ce qui montre, ce qui révèle. Le Maître Jésus dit: «Moi et le Père
nous sommes un.» (Jean 10:30) Ce sont des paroles de vérité. L’homme les
accepte: il entre dans la vie éternelle, l’éternité; il ne les accepte pas: il
demeure dans les mondes de la mort et du recyclage.
Les Maîtres se tiennent à la frontière du monde de l’éternité. Le corps
des Maîtres est le lien, la nourriture qui permet aux hommes de s’approcher
de l’éternité, de la vie éternelle. «Qui mange ma chair et boit mon sang a la
vie éternelle.» (Jean 6:54)
Ces trois mondes sont le corps, l’âme et l’esprit.
La première alliance est celle du Père, celle où on ne peut pas entrer,
celle qui est un mystère.
La deuxième alliance est celle de la ménora*. Cette alliance du monde
intermédiaire, le Fils, c’est cette ménora qui est le corps même, le côté
terrestre, le côté des pierres.
L’Alliance, ce sont les sept règnes, les sept jours de la Création, la
totalité des mondes: les minéraux, les végétaux, les animaux et les hommes
(les mondes visibles), les Maîtres (qui sont au centre), les Anges, les
Archanges et les Dieux (les mondes invisibles). Tous ces mondes sont posés
sur la Mère, qui est le drapeau de la Nation Essénienne, c’est-à-dire les
quatre éléments, les quatre lettres de l’AMIN, les quatre Archanges, la
ronde de l’année.
Si tu vois tous ces secrets et que tu t’inclines devant eux, tu peux entrer
dans une structure et commencer à comprendre comment le monde est
construit, comment toi tu es construis. Sur cette ménora, il y a la flamme
des pierres, qui est la Mère, il y a la flamme des Dieux, qui est le Père, et il
y a la flamme des Maîtres et des hommes au centre, qui est le Fils. Et cette
ménora représente la totalité de ce qui doit être au-dessus de la tête de
l’homme, car nous devrions tous porter ces mondes dans la dignité.
Les secrets des chevaliers de la Table ronde
Jadis vécut un grand roi, qui connaissait les secrets de la chevalerie, de
la vie sur terre: le roi Arthur avec ses chevaliers de la Table ronde. Cette
Table ronde, c’est la base de tout. C’est la terre, la Mère, les quatre
éléments, dans chacun desquels il y a trois éléments.
Arthur a placé douze chevaliers autour de la Table ronde, c’est-à-dire la
totalité du ciel, du zodiaque, de toutes les influences de la terre. Et il a dit:
«Nous célèbrerons cette Table ronde, nous aurons des épées, nous serons
des chevaliers et nous protègerons la terre.»
Ce que savait le roi Arthur mais qu’il n’a pas dit, c’est qu’au-dessus de
cette Table ronde, il y avait sept flammes. Ce savoir était caché parce que
l’homme digne doit protéger les pierres, les plantes, les animaux, les
hommes, les Anges, les Archange et les Dieux. Il doit les protéger et les
faire vivre dans la vérité.
Au-dessus de ces sept flammes, il y a trois flammes, inaccessibles et
grandes: la Mère, tout ce que l’on peut voir, le Père, tout ce que l’on ne peut
pas voir et qu’on ne verra jamais, et le Fils, l’Alliance, qui nous montre ce
qui est.
Les secrets des chevaliers de la Table ronde ont été cachés. On n’a
montré que la Table ronde et les chevaliers, on n’a pas montré les sept
flammes de la ménora et les trois flammes qui étaient au-dessus.
C’est la même science que l’arbre séphirotique de la Kabbale: trois
séphires[1] en haut - Kether, Binah et Hochmah -, avec la séphire cachée
encore plus haut, la porte - Aïn Soph Aour, le Triangle du Père éternel-,
puis les sept en dessous, la perfection des mondes -Daath, Gebourah,
Hesed, Tipheret, Hod, Netzach et Iesod -, et en dessous, Malkout, c’est-à-
dire le cercle avec les éléments qui posent tout.
Dans ces secrets est cachée toute la structure de la Lumière: trois
séphires en haut, devant lesquelles tu dois t’incliner, sept au milieu, puis
douze (ou quatre) en bas. Si on additionne, le résultat est vingt-deux, tels les
vingt-deux commandements de l’Archange Gabriel[2], les vingt-deux
lettres de l’alphabet hébraïque, du Verbe des origines, les vingt-deux Dieux
qui ont créé le monde…
Le ciel au-dessus de ta tête doit être vivant, c’est ce que te dit la flamme
du Père dans la ménora. Ensuite, la terre sous tes pieds doit être vivante,
c’est ce que te dit la flamme de la Mère. Et toi, tu dois être l’intermédiaire
entre les deux, portant les sept flammes en toi. Si tu as laissé l’usurpateur, le
néant mettre la flamme du concept faux sur l’animal, sur l’arbre, sur la
pierre, «tu es poussière et tu retourneras à la poussière» (Genèse 3:19).
Si tu dis des paroles sombres à un homme, au bout d’un moment, celui-
ci croira ces paroles et elles le conduiront vers la mort; tu lui auras volé son
âme. Par contre, si tu lui dis des paroles qui élèvent l’âme, alors, il ira vers
la vie. C’est l’Alliance de Lumière*.
Traverser le voile de la mort
La mort a mis un voile sur tout et l’homme n’arrive pas à dépasser ce
voile. L’homme voit une bougie mais il ne peut pas la voir réellement, car
entre lui et la bougie, il y a un monde invisible. L’homme voit un animal
mais il ne peut pas le voir réellement, car il ne voit que le côté visible, le
côté mortel.
Les seuls qui peuvent aider les hommes à dépasser ce voile, ce sont les
Maîtres, comme Bouddha, Jésus ou Mani, qui se sont fait un corps de la
Tradition. Ceux-ci disent à l’homme: «L’animal, c’est ceci. L’arbre, c’est
cela...» Ils donnent une âme aux choses, ils montrent le côté immortel.
Il y a deux catégories d’êtres: d’un côté, il y a les profanateurs, les
menteurs, les usurpateurs. Ce sont des voleurs, ils te prennent tout ce que tu
as et ne te donnent rien en échange; ils volent la Lumière, et après, tu es un
sans-âme.
D’un autre côté, on retrouve les Maîtres de la Lumière. Ces êtres
proposent des concepts qui libèrent. Ils donnent une âme aux choses: une
âme à la parole, une âme aux yeux… Les voleurs de Lumière ont volé les
yeux, la parole… Les hommes n’ont plus de parole, plus d’yeux pour
regarder la beauté.
Si tu veux aller vers le monde divin, tu dois traverser ce voile de la
mort, des apparences, de ce qui nous sépare les uns des autres. Mourir, c’est
ne plus pouvoir se parler, se regarder, se prendre dans les bras, être
ensemble. On peut très bien ne plus se parler, ne plus se regarder, ne plus
être ensemble en étant toujours vivant parce que la mort n’existe pas; c’est
un concept, une hypnose. La mort, c’est d’être en dehors du monde divin,
en dehors de l’éternité.
Il y a deux mondes pour les hommes, mais ceux-ci se sont fait voler le
monde invisible. Aujourd’hui, ce monde, ce sont des égrégores, des génies
et des esprits, et pas des esprits du bien mais des apparences de bons esprits.
Et plus bas, dans le monde visible, on retrouve les éléments, ce qui
traduit l’invisible. L’homme est devenu mauvais parce qu’il détruit les
éléments, il profane la terre, l’eau, l’air et le feu. Il n’y a plus d’éternité
dans l’eau, dans la terre, dans les tomates, dans les pierres, dans les
maisons, dans les familles, dans les yeux… L’éternité, on ne sait plus ce que
cela veut dire.
« Dieu », ça ne veut plus rien dire, ce n’est même plus vivant. Avant, tu
disais: «Dieu», et tout le monde s’inclinait, car Dieu doit être respecté.
L’Archange Michaël, quand on dit qu’il terrasse le dragon, c’est qu’il
terrasse le monde de l’homme. Tu ne dois pas t’approcher de Michaël si tu
veux vivre dans ces mondes faux. Tu ne dois t’approcher de lui que si tu
veux vivre dans ces mondes vrais. Et tu dois t’incliner.
Si tu veux entrer dans le monde divin, il faut qu’au-dessus du monde
des hommes, de ton intelligence, de ta connaissance des mondes invisibles,
il y ait un monde plus haut, un monde sacré devant lequel tu t’inclines. Tu
n’as aucune chance d’entrer dans le monde divin si tu ne sais pas t’incliner,
reconnaître une intelligence plus grande, omniprésente, et la voir par toi-
même. Michaël tranche ces deux mondes.
L’enseignement du Bouddha
Bouddha a été élevé selon une méthode dont se servirent aussi les
Esséniens et les rosicruciens, c’est-à-dire qu’on prenait des enfants et qu’on
les isolait. On les mettait dans un monde complètement aseptisé pour qu’ils
n’aient pas de contact avec le mal, avec la mort.
Le Bouddha avait été mis dans un tel monde, et le jour où il a eu un
contact avec les manifestations du mal, il s’est dit: «Mais qu’est-ce que
c’est ?» Quand il a vu le mal pour la première fois, cela s’est imprimé en
lui. Il a été choqué et il s’est dit: «C’est horrible ! Il faut faire quelque chose
!» Il ne l’a pas accepté.
Si tu veux t’approcher de l’Archange Michaël, tu ne dois pas accepter
l’inacceptable parce que si tu l’acceptes, cela signifie que tu as abdiqué. Si
tu as abdiqué, c’est fini. Il faut être vraiment fort pour s’approcher de
Michaël. Il faut être vraiment préparé parce que Michaël n’est pas gentil,
n’est pas bon, il est juste. Michaël va d’abord protéger le monde divin, il ne
va pas protéger les hommes: on est de la poussière, du recyclage.
Ceux qui nous disent que l’on n’est pas de la poussière alors que l’on
fait des œuvres de poussière nous mentent. Ils disent cela pour nous
rassurer, pour qu’on s’endorme et qu’on ne voie pas le monde tel qu’il est,
pour qu’on dise: «Le bien gagne toujours. Il y a un monde au-dessus qui
nous protège.» C’est un mensonge. S’il y avait vraiment un monde qui nous
protège, on ne vivrait pas ainsi.
Donc, le Bouddha a été choqué, imprimé. Et il s’est mis dans la
méditation. Il a été jusqu’au bout de ce qu’il croyait être vrai. C’est ainsi
qu’il est devenu un éveillé, c’est-à-dire un Maître, quelqu’un qui a traversé
le monde intermédiaire et qui a atteint le monde de l’éternité.
Alors, Bouddha a dit: «Dans le monde invisible, il n’y a rien.» Il n’a
pas honoré Shiva, Brahman ou Vishnou, tous les dieux qui étaient dans ce
monde, il a plutôt dit aux hommes: «Tous vos dieux sont des faux dieux. Ce
sont des égrégores, des êtres invisibles. C’est vous qui les engendrez par
vos peurs, vos espoirs. Et comme vous êtes des êtres créateurs, ils
apparaissent.»
Il y a des hommes qui voient ces dieux. Cela est normal, puisque ce
sont les hommes qui les font vivre. Mais, en réalité, cela est une roue sans
fin, que Bouddha a appelée «le karma», la destinée. Si tu es en harmonie
avec ces dieux, ils t’apporteront le bonheur, la richesse sur la terre. Si tu es
en disharmonie, tu seras un pauvre. Ce sont des faux dieux.
Bouddha a dit: «Si vous allez jusqu’au plus haut, vous verrez le rien.»
Bouddha n’a pas continué plus haut que le monde du rien, de la mort, mais
il y a un monde supérieur au rien, et c’est le Père.
Le Maître Jésus a dit: «Nul n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est
tourné vers le sein du Père, lui, l’a fait connaître.» (Jean 1:18) Jésus, qui
était un Envoyé, un Fils de Dieu, était entré dans ce rien et il y a amené le
Tout, la plénitude, la perfection. Aucun homme ne peut aller vers le monde
divin s’il n’y a pas une alliance, un Maître et une tradition. La Tradition,
c’est la transmission du corps du monde divin sur la terre.
Une fois qu’il fut un éveillé, le premier acte du Bouddha fut de révéler
les quatre nobles vérités[3]: les quatre Archanges. Ensuite, il a fait tourner
dans l’autre sens la roue du Dharma, la roue de la Mère, c’est-à-dire qu’il a
ouvert la Ronde des Archanges. Bien sûr, il n’appelait pas cela ainsi, mais
c’était la même chose. Ce Dharma, cette Ronde des Archanges était le corps
du Bouddha, son enseignement.
Après, il a parlé des huit vérités du sentier octuple: la ménora, c’est-à-
dire le corps, et les sept flammes dans le corps. Bouddha a ouvert le sentier
octuple et après, il a dit: «Prosternez-vous devant Dieu», c’est-à-dire la
trinité. Cette trinité, il l’a appelée: le Bouddha, le Dharma et la Shanga.
La Shanga, ça voulait dire la communauté de tous les disciples, la
Nation Essénienne; le Dharma, c’était la parole, l’Enseignement; et le
Bouddha, c’était le Maître, celui qui amenait la parole. Le Maître révélait
les vérités et il faisait tourner la roue dans l’autre sens: il amenait un corps
sur la terre de la Tradition de la Lumière des mondes supérieurs.
Les hommes entraient dans ce corps, mangeaient ce corps et entraient
dans la Ronde des Archanges: le Dharma. Ensuite, ils entraient dans les
quatre nobles vérités, le sentier octuple, et ils s’inclinaient en demandant
protection sur le corps du Maître, sur sa parole, sur l’Alliance.
«Qui me voit, voit le Père» (Jean 14:9) C’est la parole du Père, le Fils,
l’Alliance qui délivre de l’illusion les pierres, les plantes, les animaux, les
hommes, et qui montre ce que sont les Anges, les Archanges et les Dieux.
Et autour du Maître se trouve la communauté, c’est-à-dire le corps qui
s’enracine.
Ceci était un résumé du Bouddhisme, qui est un mystère incroyable.
La prophétie bouddhiste au sujet des
Esséniens
Un mystère encore plus incroyable du Bouddhisme est une prophétie
faite par le Bouddha: «J’apporte la roue du Dharma et je la fais tourner.
Toutefois, cette roue perdra de la force, elle ralentira tous les cinq cents ans.
J’ai amené une grande force sur la terre, sur la Mère, j’ai posé un symbole,
une écriture puissante dans le monde visible et pendant cinq cents ans, les
hommes pourront y entrer. Cependant, au bout de cinq fois cinq cents ans,
la roue s’arrêtera de tourner et le dharma sera mort.»
«Mais alors, qu’est-ce qui arrivera, Maître ?» lui a-t’on demandé.
«Dans deux mille cinq cents ans, beaucoup de bodhisattvas viendront et ils
feront tourner de nouveau la roue du Dharma.» Le terme sanskrit
bodhisattva signifie «celui dont l’aspiration est d’atteindre l’éveil», c’est-à-
dire un Essénien. Le Bouddha est né cinq cents ans avant Jésus-Christ…
Bouddha disait en fait à ses disciples: «Dans deux mille cinq cents ans,
arrêtez d’être Bouddhistes, cela ne servira plus à rien. Tout sera mort, tout
sera faux, tout sera attrapé, volé, usurpé. L’enseignement sera le néant; il ne
conduira plus vers un monde supérieur. Cela ne fonctionnera plus car pour
que cela soit animé, il faut un Maître vivant.»
Padmasambhava, le grand Maître tibétain, avait dit: «Quand les oiseaux
de fer voleront, le Dharma ira en Occident.» Quand les oiseaux de fer, c’est-
à-dire les avions, ont commencé à voler, le Maître Peter Deunov* s’est
incarné, amenant sur la terre une nouvelle manifestation du monde divin
dont les Esséniens contemporains sont les héritiers directs.
Par cet enseignement, un vrai chemin s’ouvre vers Dieu. Si tu veux
réellement aller vers Dieu, pas dans des rêves ou des croyances, tu dois
étudier. Seule l’étude te conduira vers la Lumière. Elle te libèrera de la peur,
de l’ignorance, des concepts faux, de toutes les croyances, et elle
rapprochera les êtres les uns des autres.
La vie passe très vite. Quand tu es un enfant, tu as l’éternité devant toi
et tu vis dans l’éternité, dans un autre monde. Plus le temps avance, plus il
semble raccourcir. À la fin de ta vie, tu regardes derrière toi et tu te dis:
«Mais qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? Elle a passé si vite !»
Nous, les hommes, nous n’avons pas beaucoup de temps. Celui-ci est
précieux, il ne faut pas le perdre. Il te faut mettre toutes les chances de ton
côté, tout organiser, créer toute une ronde, mettre tout un monde autour de
toi pour l’essentiel, pour faire vivre en toi quelque chose d’immortel.
Cet enseignement est la voie de l’immortalité. Tu a le choix de
l’accepter ou non, mais tel est le chemin. Il faut maintenant que ce chemin
soit ouvert, car le monde entier a besoin que des âmes redeviennent
immortelles.»
Le Maître avait fait ce qu’il disait important pour affaiblir le côté
satanique: il avait revivifié la tradition bouddhiste, honorant ce grand
Maître qu’était Bouddha et redonnant un souffle de vie à ses enseignements
millénaires qui font partie de la Tradition de la Lumière.

[1] - Le mot «séphire» vient de l’hébreu sefira, sefirot au pluriel. Il désigne une puissance créatrice,
une force en action dans notre réalité.

[2] - À ce sujet, consulter le livre Les 22 arcanas, paru aux Éditions Essénia.

[3] - Les quatre nobles vérités sont les fondements du Bouddhisme à partir desquels le Bouddha a
atteint l’éveil. Ces quatre vérités expriment l’ensemble de la vérité universelle.
Sur la terre comme au ciel

A lors qu’il avait posé toutes les bases de cet enseignement de


Michaël, Olivier Manitara expliqua concrètement à ses élèves
que pour aller vers la Lumière ils devaient impérativement changer de
monde, et que cela ne pouvait se faire qu’en la présence d’un Maître, car les
Maîtres sont ceux qui sont dans les deux mondes: «sur la terre comme au
ciel…»
«Dans le monde des hommes, il y a deux mondes: la terre et le ciel. La
terre, c’est toi. Tu es de la terre qui bouge, de la terre qui marche, de la terre
qui mange… Tu veux: tu es la terre qui veut. Tu sens: tu es la terre qui sent.
Tu penses: tu es la terre qui pense, tu es une terre pensée.
La terre est enfermée dans la terre, et l’homme est la terre libérée de la
terre. C’est une élévation d’une grande beauté. Tu es le ciel de la terre,
l’avenir de la terre, la création de la terre. Tu es l’humanité tout entière;
chaque homme porte tous les hommes. Ce que je fais à la terre, je le fais à
moi-même puisque je suis le ciel de la terre.
Autour de l’homme, on retrouve des pensées, des sentiments, de la
volonté. Et au-dessus de ceux-ci, le ciel. Le ciel est le monde où va
l’homme quand il n’a plus de corps, quand il est mort. Dans ce monde de
l’au-delà, tu y vas aussi la nuit, car la nuit, tu n’as plus de corps.
La vérité est que ce monde dans lequel nous sommes durant la journée
est moins vivant que le monde de la mort. La vraie mort, c’est le monde de
la terre, et la vie, c’est le ciel. En ce moment même, nous sommes morts, et
quand on meurt, en réalité, on est plus vivant qu’avant de mourir. C’est
pour cette raison qu’on peut dire que la mort n’existe pas, et que la seule
certitude que l’on a, c’est la mort, puisqu’on sait qu’on est mort.
D’ailleurs, c’était écrit: «Celui qui goûtera ce fruit mourra[1].» Et le
fruit a été goûté, et nous sommes morts, même si nous disons que nous
sommes vivants. C’est pour cette raison que Jésus a dit: «Je suis venu afin
que vous ayez la vie» (Jean 10:10), c’est-à-dire ce que vous ne connaissez
pas, car ce que vous connaissez, c’est la mort.
Une maison dans le monde de la terre, c’est en fait une pensée qui a été
matérialisée, mais au prix de nombreux efforts. Tandis que dans le ciel,
quand tu penses, tu crées. Tu penses et instantanément, tu es dedans. Les
couleurs dans notre monde sont ternes, alors que dans l’au-delà, ce sont des
couleurs indescriptibles, comme on n’en verra jamais sur la terre.
La seule chose qui ressemble à ces couleurs dans notre monde, c’est
lorsque tu ouvres ton ordinateur. Les couleurs électroniques sont éclatantes,
car ils ont volé le feu du ciel, l’ont enfermé dans des boîtes et l’ont rendu
électronique. Et l’homme ne peut pas résister à ces couleurs fascinantes
parce qu’il connaît tout ça: ce sont les couleurs d’un autre monde où la vie
est intense.
La méthode du bracelet
Le ciel, les Esséniens l’appellent Ouriel, et la terre, Gabriel. C’est une
base de l’Enseignement. Pour entrer dans le monde de la Lumière, dans la
Terre de Lumière d’Ouriel, nous avons utilisé, entre autres, la méthode de la
Pâque et de la résurrection, que l’on nomme aussi la méthode du bracelet.
Alors que plusieurs amis vivaient dans le Village Essénien de Terranova, en
France, un petit groupe avait pour habitude d’escalader certaines montagnes
des Pyrénées, comme le Soularac, le Tabor ou la Font Blanca, afin d’y prier,
méditer et chanter. Dans ces montagnes vivaient des êtres de la Lumière qui
les voyaient monter. Ceux-ci se disaient que ce petit groupe d’amis
représentait la tradition cathare revenant comme des oiseaux.
Ces êtres de la montagne vivaient avec le monde de la Pâque: ils
avaient besoin de forces qui existent dans la Pâque, dans le printemps, dans
le renouveau. Ils étaient les gardiens des secrets de la résurrection et ils
nous ont enseigné comment célébrer la nouvelle Pâque.
Pour vivre avec un monde supérieur, on nous a demandé d’entrer dans
la résurrection, dans une nouvelle vie. La méthode donnée par les êtres de la
Pâque consistait à prendre un défaut et à le nommer dans le secret. Puis, par
un rituel magique, à s’engager à s’en libérer en l’espace d’une année en
travaillant sur soi.
Les détails précis de ce rituel ne peuvent être dévoilés sans
l’accompagnement d’un prêtre essénien, car il est dangereux: si l’on
échoue, le défaut revient sept fois plus fort. Cela peut carrément détruire la
vie.
Ce qui est intéressant, c’est que les Esséniens qui ont fait cette
expérience du bracelet ont clairement vu les forces sombres qui étaient
autour d’eux, autour de tous les hommes. En faisant cette méthode, ils ont
vu qu’ils étaient réellement envoûtés par un être, l’être de leur défaut. Cet
être était vraiment vivant et il se nourrissait d’eux. Par exemple, si ton
défaut est la colère, si tu es un être colérique, la colère vit réellement dans
tes pensées, dans tes sentiments. Tu es habité, possédé. Et si tu regardes
dans le ciel, il y a la colère.
La colère est un être universel, qui habite dans tous les coléreux, et cet
être colérique veut gagner des parts de marché. Il est donc comme une
maladie contagieuse. Il veut conquérir des êtres parce qu’il veut vivre, et
que s’il n’y a pas d’êtres colériques sur la terre, il ne vit pas dans le ciel.
Les êtres qui ont fait la méthode du bracelet ont compris ces secrets. Ils
étaient dans une discipline et ils devaient arracher l’être de leur défaut.
Parfois, certains croyaient qu’ils y étaient arrivés, mais l’être revenait de
l’autre côté. Certains croyaient qu’ils avaient décortiqué tous les mondes,
qu’ils avaient compris comment il rentrait à l’intérieur d’eux, puis ils
s’apercevaient qu’ils développaient alors un autre défaut. Et ils se rendaient
compte que le défaut initial rentrait de nouveau à l’intérieur d’eux, caché
dans l’autre défaut. Ils croyaient qu’ils avaient réussi et ils se faisaient
piéger.
La peau de bête
Par cette discipline, nous nous sommes aperçu qu’il y avait autour de
l’homme une peau de bête*, une peau de bêtise, une enveloppe d’obscurité,
un monde qui nous isole. Les hommes disent «amour» et «paix» dans le
monde de la terre, mais dans le ciel, c’est «haine» et «guerre» qui
apparaissent.
Voici un exemple. Michael Jackson, qui est un homme vrai, un être
exceptionnel, voit ce qui se passe en Éthiopie. Il voit des enfants qui sont en
train de mourir de faim. Michael Jackson se dit: «Moi, je vais me bouger, et
il enregistre la chanson We Are the World. Des dizaines d’artistes y
participent et font des dons. Et ils disent: «générosité», «amour»…
Et les êtres de l’usurpateur se disent: «Laissons grandir tout ça.» Ils
attendent que la générositéet l’amourviennent dans le monde de la mort,
puis ils mettent leur semence dedans. Ils ne font pas cela le jour, mais la
nuit, dans le caché, là où tu ne vois rien, là où tu ne t’y attends pas.
Il y a le bien, et ils mettent leur semence à côté, de façon à ce que
quand la fleur pousse, l’autre côté, le mal, apparaît et l’éteint. Les hommes
finissent déçus et désespérés. C’est une science, c’est un art. Dans cette
histoire de We Are the World, tout l’argent récolté a été donné à des chefs
de guerre éthiopiens qui ont acheté des armes. Tous ces dons faits au nom
de la générosité et de l’amour servirent encore les mêmes mondes, ceux de
la haine et de la guerre.
Ces êtres sont puissants et ils savent ce qu’ils veulent. Ils sont purs et ils
sont vrais donc ils sont puissants. Toute personne qui est pure et vraie est
puissante. Les spiritualistes, eux, sont toujours en train de douter. Est-ce que
j’ai bien fait de choisir le chemin de l’amour ? Est-ce que je suis certain de
vouloir aller vers la Lumière ? Est-ce que la Lumière est vraiment bonne ?
Les autres, ils connaissent la Lumière et ils ont fait leur choix: ils ne veulent
pas obéir, ils ne veulent pas s’incliner devant un monde supérieur, ils
veulent être le monde supérieur, ils veulent être des rois et des puissants, ils
veulent diriger leur vie.
Cela nous montre que tu peux avoir toutes les pensées positives que tu
veux, les êtres dans le ciel ont décidé et ils ont écrit pour toi, alors, tu feras
ce qu’ils te disent. Quand les choses sont écrites dans la Terre d’Ouriel*,
elles s’écrivent aussi en bas[2].
Nous faisons le jour, en bas, ce que l’on nous dit de faire en haut, la
nuit. C’est une circulation d’énergie: ce que tu fais le jour influence sur la
nuit et ce que tu fais la nuit influence sur le jour. «Ce qui est en bas est
comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en
bas[3].» Il n’en reste pas moins que c’est la vie la nuit qui importe le plus,
c’est-à-dire dans le monde de la mort.
La mort n’existe pas, et quand tu meurs, tu rencontres ce qui était dans
ton ciel. Par exemple, si tu as bu toute ta vie, tu ne vas pas vraiment monter
dans les mondes plus hauts. Tu vas rester dans le ciel et essayer d’influencer
des êtres sur la terre pour qu’ils continuent à boire, pour qu’à travers eux tu
aies des vapeurs d’alcool.
C’est pour cette raison que les Esséniens appellent l’Archange Gabriel.
Gabriel est le seul, par le baptême de l’eau*, qui peut te laver de tout cela et
te permettre de te reconnecter avec un monde supérieur.
Une fois que tu as pris conscience que c’est le monde de la mort, le
monde invisible qui gouverne tout, tu dois changer de monde. Tu dois
reconnaître qu’il y a un principe supérieur divin. Tu dois commencer à
travailler sur toi et à te faire un corps pour entrer dans la vérité.
L’Archange Michaël a transmit aux Esséniens un message dans lequel il
leur explique comment le disciple peut se construire un corps
d’immortalité:
«Un disciple, un étudiant ne doit pas se contenter des apparences, des
paroles vides. Il doit réellement apprendre à vérifier, à peser, à mesurer, à
compter afin de voir si ce qui est dit est fondé sur une sagesse universelle,
grande, si l’âme a une parole, s’il y a une intelligence derrière cette parole
ou s’il est juste en face d’un perroquet.
Aujourd’hui, les hommes sont loin de cette discipline, de cette
éducation, de cette rigueur dans l’étude et dans la vie. À longueur de
journée, ils répètent tout ce qu’ils entendent, comme si ce qu’ils avaient
entendu venait d’eux-mêmes, comme si c’était quelque chose qui
appartenait à leur conscience, à leur vécu. Mais en vérité, ils n’ont pas de
corps et ils ne donnent pas de corps, il n’y a pas de consistance, pas de
contenu, pas de sens. Alors tout est perdu, car rien n’est posé, rien n’est
vrai, construit, vérifié, vécu.
Les hommes ne font que parler en demeurant dans la non-existence,
dans le non-corps. Dans de telles conditions, il est absolument impossible
de recevoir en soi la semence des mondes supérieurs, divins, éternels car
cette semence ne peut pas venir dans un monde où il n’y a pas de
consistance.
Le monde supérieur ne vient que dans un calice pur qui a été préparé
pour l’accueillir, pour le contenir, pour le mettre au monde. Lorsque le
monde supérieur vient il peut alors éclairer, redresser la situation et détrôner
l’usurpateur qui n’est pas digne d’être assis sur le trône de la royauté.
Il est fondamental que l’homme apprenne à discerner ce qui est
véritablement vécu, véritablement conscient, véritablement intelligent et ce
qui n’est qu’une apparence d’intelligence.
Il ne suffit pas de répéter sans cesse des paroles de sagesse, des
enseignements divins pour se justifier, pour apparaître comme un sage ou
comme un être de bien. Non, il faut réellement se faire un corps avec la
sagesse et les enseignements divins et les conduire dans la transmission,
c’est-à-dire dans la vie, car il n’y a que la vie qui se transmet et non pas les
paroles mortes et les croyances fausses. […]
Vous devez étudier certains textes sacrés et les rendre vivants dans
votre vie en vous formant un corps. Le reste ne doit que vous entourer sans
atteindre le centre de votre être.
Il ne faut pas alourdir sa vie en affirmant des choses que l’on ne porte
pas en soi. Vous devez parler uniquement de ce que votre conscience vous a
révélé comme étant vrai et juste, comme nécessaire à votre vie et voulant
vous conduire vers une Intelligence supérieure[4].»
L’œuvre des Maîtres
Quand tu reconnais qu’il existe une intelligence supérieure, un principe
supérieur divin, tu vois un secret. Ce secret, c’est qu’en réalité la vie, ce
sont les Maîtres. Dans l’histoire de l’humanité, ce sont les Maîtres qui ont
façonné les hommes, les cultures, les civilisations. Ce sont les Maîtres qui
disent ce que sont les choses, qui les nomment, car ils sont dans les deux
mondes: «sur la terre comme au ciel.»
Quand Énoch est apparu sur la terre, à une époque précédant celle des
Atlantes, les hommes étaient animistes. Aujourd’hui, on ne peut même pas
concevoir comment les hommes étaient en ces temps-là. Énoch a été le
premier homme à pouvoir nommer les choses. Il avait cette capacité de
l’intellect de nommer.
Il a commencé à donner des noms aux choses et à les décrire. Il est l’un
des premiers créateurs de ce ciel au-dessus de l’humanité. Il a ouvert le
chemin vers un monde supérieur, vers le Père, parce que les hommes
vivaient complètement avec la Mère à cette époque.
En Amazonie, on retrouve encore des exemples de vie en harmonie
avec la Mère. Les Indiens de certaines tribus animistes vivent avec les
génies, ils parlent avec les plantes, ils vivent avec la Mère. Toutefois, le ciel
des mondes supérieurs leur est fermé.
Énoch était un animiste, mais parce qu’il s’est formé un corps, il a eu la
capacité d’ouvrir le ciel des mondes supérieurs. À partir du moment où les
forces sombres, c’est-à-dire les forces de la mort, de la matière, ont vu
qu’Énoch avait ouvert un ciel, ils ont voulu ce ciel et ont créé eux-mêmes
leurs propres pharaon: César, Hitler, Staline…
Quand tu as changé de monde, tu comprends qu’il y a un Maître, qui est
un intermédiaire avec un monde supérieur, et qu’au-dessus de lui, il y a un
Ange. Tu comprends que tu ne peux pas avoir un contact avec un Ange, car
aucun Ange ne va descendre dans le monde de la mort, parce qu’il
deviendrait instantanément un ange déchu.
C’est le Maître qui a le contact avec l’Ange, c’est lui qui dit «Ange».
Comme il est porteur de la Tradition, qu’il est un être vrai, sa pensée n’est
plus une pensée, c’est un égrégore en soi. La Tradition s’incarne à travers
les Maîtres et les Maîtres redonnent la vie à la Tradition; ce sont les
mystères des Maîtres.
Les Maîtres guérissent les esprits et les génies, c’est-à-dire qu’ils
ouvrent le ciel. Les hommes ne peuvent pas aller vers le ciel, ils ont besoin
d’un intermédiaire. C’est pourquoi Jésus a dit: «Je suis le Chemin, la Vérité
et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi.» (Jean 14:6)
Tu ne pourras jamais aller vers les mondes supérieurs si tu n’as pas un
corps. Dans l’Antiquité, les hommes étaient des sages. Ils disaient: «Il nous
faut un roi, Pharaon, et nous devons le mettre sur le trône au milieu de
nous.» Pharaon est l’intermédiaire entre les mondes.
Pharaon, c’était Michaël incarné. L’épée et la balance, la croix de la vie,
c’était Pharaon. Cette incarnation de Michaël empêchait la peau de bête, les
mauvais feux d’entrer dans le monde, comme l’a dit l’Archange dans l’un
de ses messages: «Si l’homme n’est pas initié dans les Mystères du feu, il
ne peut pas rencontrer l’Archange Michaël. L’homme ne peut rencontrer
Michaël qu’après avoir arraché la peau de bête, autrement il sera
inévitablement consumé et détruit[5].»
Pharaon était le gardien de l’ordre, de l’équilibre, de l’harmonie, de la
paix, de la vie sur terre. Il était le garant que chaque être allait avoir un
chemin vers le Père, car il amenait l’âme dans les pierres, dans les plantes…
Le Maître te parle, mais tu ne peux pas entendre toute sa parole. Tu
n’en captes que cinquante pour cent parce qu’il faut que sa parole traverse
les strates de ton être subtil, de tes compréhensions et de tes corps. Tu ne
peux pas porter une chose si tu n’as pas de récipient. D’où la nécessité de te
faire un corps.
Ensuite, tu dois aller la nuit rechercher les autres cinquante pour cent
qui manquent. Si tu y vas la nuit, quand tu reviens dans ton corps, ça
devient de plus en plus clair. Tu commences à penser par toi-même, parce
que tu vas dans le monde de la mort, que tu dégages cette peau de bête et
que tu commences à te faire un corps.
L’œuvre des forces sombres
Faire croire à l’homme qu’il n’a rien à faire dans la vie et qu’il n’a pas à
préparer sa mort est criminel, c’est un crime contre l’humanité. Quand tu
traverseras de l’autre côté au moment de la mort, tu n’auras rien. L’intérêt
des mondes sombres est que les hommes soient asservis.
Adolf Hitler, qui était un disciple de la fraternité noire, a dit dans un
sommet de chefs d’état: «L’homme nouveau vit au milieu de nous ! Il est
là!» L’homme nouveau, c’était son maître, parce que le nouveau est
toujours dans le ciel avant d’arriver sur la terre.
Hitler travaillait pour un monde: l’homme nouveau, un monde
technologique. Il a dit: «Je vais vous dire un secret. J’ai vu l’homme
nouveau. Il est intrépide et cruel. J’ai eu peur devant lui.» Pour qu’Adolf
Hitler ait peur, cet être devait être terrifiant de cruauté.
Il faut être conscient que ces forces sombres existent et qu’elles sont
organisées, instituées. Ces êtres de l’usurpateur se sont emparés de ce
monde de la chute et ils veulent vivre dans la puissance en asservissant les
faibles, en dominant la Mère, en imposant leur volonté et leurs concepts, en
nourrissant leurs dieux, les anges déchus, qui sont le bien commun, le
progrès, le bonheur... Mais le bonheur de quoi ? Le bonheur des hommes, le
bonheur du monde de la mort. Et ils organisent la vie dans le monde de la
mort.
L’Archange Michaël a transmis un message aux Esséniens dans lequel
il parle de la chute de l’homme et de ce serpent qui est son maître:
«À travers la chute de l’humanité, une partie de la hiérarchie supérieure
à l’homme s’est séparée du monde du Père et a créé un univers à l’identique
mais avec une autre orientation. Ce monde a été peuplé et animé par ces
êtres que la Tradition appelle «les égrégores», «les géants». Durant des
milliers d’années, ces êtres ont gouverné l’humanité et ont éduqué l’homme
dans le but qu’il devienne le seul créateur des mondes. Maintenant, ils sont
parvenus à leur but puisque l’homme est réellement devenu le seul créateur
du monde.
Dans la tête des hommes, il n’existe plus de monde ou d’intelligence
supérieurs. Certains disent qu’ils y croient, mais c’est devenu bien souvent
une superstition qui n’a presque plus aucun pouvoir dans la marche de
l’humanité.
L’homme est enfermé en lui-même et dans sa création. C’est pourquoi
j’appelle le ciel des hommes, leur monde supérieur «le royaume des
entités». Ces entités sont la partie supérieure de l’homme, c’est-à-dire tout
ce que les hommes pensent, veulent, désirent, souhaitent au quotidien. Tout
cela existe dans un monde invisible qui est presque physique et qui se
trouve entre le monde éthérique et la sphère aurique de l’homme. Ainsi, les
hommes ne vivent déjà plus sous la domination des égrégores car c’est
réellement avec ces entités qu’ils partagent désormais leur destinée et
écrivent leur avenir. Elles sont leurs mentors, leurs guides, leurs anges, leurs
génies et leurs dieux. Le réel problème est que ces entités ne sont que le
reflet du monde des hommes, rien de plus.
Les hommes sont en train de fermer toutes les portes de communication
avec un monde invisible réellement supérieur. C’est le commencement de
l’enfer intégral: l’enfermement.
Bientôt, l’homme n’aura plus de ciel; il n’aura plus qu’une vision
idéaliste, mystique, idyllique, philosophique, pragmatique de ce que peut
devenir l’homme sur la terre. Il est en train de s’isoler définitivement, non
seulement de la Mère et de ses règnes, mais également de son Père, de son
âme et des règnes supérieurs.
Avant, les hommes étaient au moins dirigés par des égrégores, des
géants… Aujourd’hui, ils sont directement gouvernés par le plus vil, par ce
serpent du néant qui les regarde dans les yeux pour leur faire miroiter un
monde meilleur qui s’incarne à travers sa présence et sa royauté. Ce serpent
se présente comme l’entité de l’homme parfait, son futur. Cette entité existe
déjà dans l’invisibilité de l’homme. Elle porte plusieurs noms en fonction
des hommes auxquels elle s’adresse. Certains vont l’appeler «le moi
supérieur», «l’individualité», «la technologie», «le progrès», «Jésus» ou
tout ce que l’homme peut imaginer comme modèle de perfection. Mais bien
souvent, cela est une illusion.
Cette sagesse sacrée doit être de nouveau cultivée par les Esséniens
dans l’enceinte de leurs temples, de leurs loges et au sein de leurs
formations. Ce savoir doit être préservé pour qu’un ciel ouvert puisse être
maintenu pour l’avenir de l’humanité et de la terre[6].»
Séparer les mondes
Le but des Esséniens est de séparer les mondes, car lorsque l’on meurt,
le grand problème est que le bien et le mal sont mélangés, on ne peut plus
rien séparer. Dans le monde de l’au-delà, il n’y a pas d’espaces délimités,
pas de frontières réelles, tout est dans tout. Par exemple, il y a l’Archange
Michaël dans les mondes supérieurs et il y a son ombre. Cette ombre s’est
détachée de Michaël et elle vit une vie indépendante. Et quand les hommes
appellent Michaël, bien souvent, c’est l’ombre qui vient.
Donc, si tu veux aller vers la Lumière, tu dois changer de monde. Tu
dois d’abord monter vers le monde des Anges: c’est la Ronde des
Archanges. Quand tu y entres, tu as une alliance avec un Ange, grâce au
Maître. Après, tu dois faire apparaitre l’Ange dans le ciel. Mais ce n’est pas
réellement l’Ange qui descend, c’est un égrégore. Cet égrégore est une
intelligence commune d’un peuple qui crée le ciel, que l’on peut nommer
«Ange».
Si, grâce à l’Enseignement, tu développes la compréhension et la vision
réelles de tous ces mondes, tu auras un corps. Le corps est la merveille. Là
où tu croyais qu’il n’y avait rien, il y avait tout, là où tu croyais qu’il y avait
tout, l’esprit, il n’y avait rien. Dans l’esprit, il y a tout ce que tu y amènes,
mais si tu n’amènes rien, il n’y a rien; Bouddha l’a dit, les Pharaons l’ont
dit. Toute la merveille de l’Égypte a été de poser des œuvres sur la terre,
pour créer l’au-delà.
«Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut» vient avant «ce qui est
en haut est comme ce qui est en bas.» De la façon dont est fait un récipient,
de cette façon tu recevras l’eau; l’eau prendra la forme du récipient que tu
lui apportes. Le monde divin prendra la forme du récipient que tu lui as
donné. Si tu n’as pas de corps pour aller vers le monde divin, tu ne pourras
pas y aller. Seul un Dieu peut s’approcher de Dieu, si tu n’es pas un Dieu, tu
ne pourras pas entrer dans le monde des Dieux.
La grande catastrophe aujourd’hui est que les êtres déchus sont en train
de créer la technologie. Or, la technologie détruit la terre et même le ciel.
Leur but est d’arriver à vivre sans le ciel, dans un monde où il n’y aura que
des machines, où l’âme aura été totalement enfermée et emprisonnée. C’est
une volonté de nous robotiser et de nous rendre immortels par la
technologie, mais sans âme.
Tout cela est une science. La seule alternative est de changer de monde.
Le seul chemin est de te faire un corps de Lumière, un corps d’immortalité.
L’importance de l’étude
Le trésor, la merveille, c’est le corps. Le corps est un outil, un
instrument, mais ce n’est pas le but, c’est uniquement la base, ce qui permet
de monter dans tous ces mondes au-dessus. Et si on ne s’en sert pas comme
d’un instrument, il n’y a plus rien, et le corps lui-même devient rien parce
qu’alors il n’y a plus de mondes au-dessus pour l’élever.
La plante pousse dans la terre, mais elle n’est pas individualisée; c’est
la terre qui pousse. La plante est un organe* de la terre et elle pousse parce
qu’elle cherche à rejoindre le soleil. Si le tournesol prend l’image du soleil,
c’est qu’il veut lui ressembler: tout cela est un seul et même monde. La
plante, puis l’animal, puis l’homme: c’est à chaque fois une sublimation
pour aller de plus en plus vers le fin, le délicat, le subtil, vers un monde de
plus en plus harmonieux, pur, grand.
Nous, les hommes, nous bloquons cette fluidité des mondes et nous
enfermons tout, refusant notre rôle de conduire tout cela vers une beauté
encore plus grande, vers une musique, une poésie, une splendeur. Nous
avons tout amené vers l’esclavage et la laideur. Nous avons divisé ce qui ne
faisait qu’un et nous ne voyons plus ces mondes qui pourtant font partie de
nous.
Le seul moyen que nous avons de retrouver cette dignité, cette
splendeur, la seule façon de vivre dans l’immortalité, avec intelligence et
sagesse, et ce jusque dans notre vie, c’est d’étudier l’Enseignement et de
créer un corps à ce savoir, comme nous l’a dit l’Archange Michaël:
«Tu dois penser en lois et pour cela tu dois étudier l’Enseignement et le
rendre vivant dans ta pensée afin qu’il illumine toutes les composantes de
ton être et de ta vie. Tous les mondes sont régis par des lois qui sont toutes
en accord avec la grande intelligence universelle du Père.
Si tu ne conduis pas ta pensée vers l’union avec l’intelligence qui
gouverne les lois universelles de la vie, tu ne pourras pas penser d’une
façon juste; ta pensée ne sera pas dans la grande harmonie des mondes.
Ensuite, tes sentiments doivent être équilibrés par la pensée qui a été
illuminée dans l’intelligence. Enfin, tu dois rendre vivante, forte et
ordonnée ta volonté afin de pouvoir conduire ta pensée jusqu’à la
réalisation consciente, intelligente et sage d’une vie à l’unisson universel et
d’une œuvre parfaite. Cette œuvre doit être accomplie pour le Bien
commun, en accord avec la grande harmonie qui baigne les mondes. Ainsi,
tout est conduit vers la bénédiction.
Si l’homme fait n’importe quoi, s’il est un faux savant, un mystique, un
spiritualiste, un idéaliste abstrait, s’il pense une chose et agit à l’opposé,
c’est le règne de la confusion, de la bêtise… Tout est perdu en lui et autour
de lui.
Le secret de la réussite dans tous les mondes, c’est de savoir mettre
chaque chose à sa juste place. Pour connaître et maîtriser ce secret, il faut
entrer dans la grande étude et travailler sur soi afin de rétablir l’harmonie
céleste[7].»
Que ce savoir soit un savoir que tu vérifies par toi-même, car alors tu
deviens fort de ce que tu sais parce que tu le connais. Ce savoir devient
vivant et peut se transmettre dans la clarté, la conscience et la force.
Les Esséniens doivent aller vers l’étude comme une dévotion, une
prière, un acte de générosité. Tu ne dois pas étudier pour ta personne
mortelle, mais parce qu’étudier est un acte sacré, un acte qui libère les êtres.
Ne crois pas que quand tu as une compréhension, tu es isolé dans ton
monde. Au contraire, tu apportes la Lumière à tous les êtres. La Lumière,
c’est le savoir, la connaissance, la clarté.
L’Archange Michaël est ce que les hommes appellent la mort. La mort,
c’est là où il n’y a plus de mensonges et où l’on sépare le bon grain de
l’ivraie; c’est quand il ne reste que ce qui est éternel et pur. Ou alors, il ne
reste rien, mais s’il ne reste rien, c’est qu’il n’y avait rien.»
Le Maître avait révélé de grands secrets, qui allaient devoir être
médités, étudiés, lus et relus par tous les êtres qui aspirent à se construire un
corps de sagesse. C’est pourquoi les Hiérogrammates s’affairaient déjà à
retranscrire toutes ses paroles, pour que l’Enseignement soit disponible à
tous les chercheurs de vérité.

[1] - «Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n’en mangerez pas, vous
n’y toucherez pas, sous peine de mort.» (Genèse 3:3)

[2] - À ce sujet, consulter le livre Solve & Coagula, paru aux Éditions Essénia.

[3] - Extrait de la Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste : « Il est vrai, sans mensonge, certain, et
très véritable que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut comme ce qui
est en bas : pour l’accomplissement des merveilles de la chose unique. »

[4] - Extrait du Psaume 140 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[5] - Extrait du Psaume 147 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[6] - Extrait du Psaume 138 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.

[7] - Extrait du Psaume 144 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.
Nettoyer l’épée de Michaël

L a célébration de l’Archange Michaël, qui s’était tenue dans


trois pays différents, touchait à sa fin. L’Archange était
descendu dans le temple et avait transmis de nombreux messages, qui
feraient l’objet d’un nouveau tome de l’Évangile Essénien*.
Olivier Manitara se présenta devant ses élèves et conclut cet
enseignement sur l’épée et la balance de Michaël d’une façon magistrale,
par une conférence dans laquelle il résumait brièvement l’essentiel de son
propos puis proposait aux Esséniens de placer une nouvelle balance dans le
monde des hommes.
«La plus grande image du monde divin qui a existé sur la terre est cette
image de Pharaon, qui est en réalité l’image de Michaël. Michaël qui
terrasse le dragon, c’est Pharaon sur son trône. Cette image est un talisman
dans laquelle tout est important: l’œil, la couronne, le bâton qui a donné
l’épée de Michaël, et la croix ansée qui a donné la balance, l’équilibre des
mondes.
Devant Pharaon se dresse le serpent (le feu universel), la vipère (la vie
du Père): le feu et la vie, la vie indifférenciée, la vie en toute chose, mais
aussi la vie manifestée, l’agent magique, le lien entre les choses, l’alliance,
le courant qui unit, qui organise, le serviteur de l’Intelligence des mondes,
ce qui unit tes cellules, qui fait que tout est ordonné.
Le serpent est le créateur des origines, la vie. Cependant, il est aussi la
chute. La vie est là, tu en fais ce que tu veux. Tu peux même la conduire
vers la mort, mais tu ne peux pas la tuer. Elle est toujours vivante; rien ne
meurt.
La mort est une conséquence de la séparation originelle, de la chute.
C’est une vue de l’esprit devenu malade. La mort est toujours une
séparation, une dissolution, une dislocation, alors que la vie est toujours une
intégration, une association, une plénitude. Ainsi, le serpent est devenu
négatif par la chute; il est devenu quelque chose qui sépare, qui divise.
Le dernier endroit où les Mystères ont été célébrés, c’est en Égypte, et
depuis Pharaon, tout s’est effondré. À Rome comme en Grèce, il n’y avait
plus le monde divin, le serpent n’était plus en face; il était derrière et à
l’intérieur. En Égypte, il ne pouvait pas entrer parce que tout - la
construction des cités, l’agencement des territoires et des routes, les
bâtiments, les colonnes, les écritures- était fait pour que ce serpent ne puisse
pas atteindre Pharaon. Tous les êtres qui entouraient Pharaon faisaient en
sorte que le serpent ne puisse pas l’atteindre.

Les hommes étaient formés dès leur naissance à dépister, à regarder. Par
exemple, quand Pharaon dormait, des êtres sensibles veillaient autour de lui
et regardaient où allait son âme et ce qu’elle rencontrait. Il était protégé le
jour et la nuit. C’était vraiment une civilisation magique qui vivait dans les
deux mondes.
L’Égypte est la mère de toutes les civilisations parce que l’Égypte était
divine. Tous les symboles et les attributs étaient divins. Après sa chute, des
êtres ont continué à utiliser ces symboles et attributs divins - comme la
couronne et le sceptre -, mais ils étaient des usurpateurs. Ils ne conduisaient
pas le peuple vers le royaume de la Lumière, ils l’asservissaient à des forces
sombres pour avoir le pouvoir. Et au lieu de faire naître la Lumière, ils
faisaient apparaître le serpent à l’intérieur d’eux et lui offraient des
sacrifices pour apaiser et nourrir ce ciel et ces forces.
Le corps de Pharaon
Les anciens Égyptiens prenaient soin de Pharaon au-delà de tout.
Quand tu voulais t’approcher de Dieu - car ils savaient qui était Dieu à cette
époque-là: Pharaon, car il était Fils de Dieu -, tu devais passer par le temple
du silence, juste à côté du Sphinx. Dans ce temple, il y avait des colonnes,
qui étaient des divinités.
Les hommes et les femmes qui devaient s’approcher de Pharaon
s’approchaient d’abord de ces colonnes. L’apprentissage pouvait durer des
années, jusqu’à ce que les colonnes leur révèlent les secrets de la vie.
Durant cette initiation, on ne te disait rien. C’est toi qui devais former tes
sens et tes organes. Puis, quand tu te sentais prêt à te présenter devant
Pharaon, tu passais sous le Sphinx, où, si tu avais réussi toutes les épreuves,
tu recevais le Nom de la Mère*.
Tu devais ensuite t’approcher de Pharaon, en te tenant incliné, et
répondre à la question: «Quelle est la faiblesse de Pharaon ?» La clé à cette
énigme était que tu devais trouver la faiblesse de Pharaon que tu pouvais
combler pour lui permettre d’être dans la force.
Ainsi, grâce à cette initiation, Pharaon était entouré d’êtres qui lui
avaient donné leur vie et qui devenaient un corps collectif: le corps de
Pharaon, le corps de la Lumière, le corps de l’onction, de la royauté qui
amène tous les êtres dans le bonheur et qui maintient l’ordre.
À partir du moment où le serpent est entré à l’intérieur de Pharaon,
toute l’institution, toute l’Égypte ont commencé à s’effondrer. Moïse s’est
levé et a dit: «Tu n’es plus le Fils de Dieu.» Il le lui a démontré, et Pharaon
a vu que c’était vrai, que ce n’était plus lui qui gouvernait réellement, mais
le serpent.
Toutefois, Pharaon ne voulait pas retourner vers le Père car il savait
qu’il perdrait ses pouvoirs. Or, il voulait vivre et régner sur la terre, et
même dans l’existence après la mort. Il a alors permis à Moïse de partir,
avec tous les Dieux d’Égypte et tous les objets de culte.
L’histoire a déformé la vérité. Pourquoi aurait-on permis à des esclaves
de prendre tous les Dieux ? Et pourquoi des esclaves auraient-ils emmené
les Dieux d’Égypte s’ils les considéraient comme des idoles malsaines ? En
réalité, c’étaient leurs Dieux, et il s’agissait d’Égyptiens et non d’esclaves.
Ils sont donc partis, mais ils n’ont jamais réussi à empêcher ce serpent
d’entrer. C’en était fini, à plus ou moins long terme, du grand royaume
d’Égypte.
Par la suite, les Esséniens ont possédé ce savoir, grâce auquel ils ont
réussi à faire naître des Prophètes et des grands Maîtres comme Jésus. Mais
le serpent était toujours tout puissant. Jésus a dit: «Mon royaume n’est pas
de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient
combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est
pas d’ici.» (Jean 18:36) Jésus disait en fait: «Je n’ai pas mes sujets autour
de moi. Je n’ai pas d’institution, je n’ai pas de corps pour manifester ma
divinité.» Et en effet, ceux qui l’entouraient n’ont pas combattu pour lui. Ils
ne lui ont pas donné la force.
Plus tard, les Bogomiles et les Cathares ont essayé de préserver les
Mystères, de les cacher, d’amener l’Archange Michaël de nouveau dans la
gloire, c’est-à-dire Dieu, Pharaon.
Au Moyen-âge, on savait que le mal existait et on avait encore cette
conscience de Michaël, c’est-à-dire cette dualité. Pendant longtemps, on a
su confiner le mal, mais aujourd’hui, il est devenu d’une puissance
colossale. Ce n’est même plus un serpent, c’est une mère: il est partout,
enveloppant, il est plein d’attention pour l’homme. Il comble tous ses
besoins, il le protège, il lui amène une vie matérielle sans soucis et sans
problèmes. Il voit à ce que tout soit parfait pour l’homme; il l’a
complètement enveloppé.
Dans le secret, il a fermé tous les chemins pour sortir de la prison: une
vie uniquement dans la mort, dans l’enfermement. Ce serpent est devenu la
base de l’existence. C’est lui qui contient tout.
Les deux chutes
La première chute est celle des Dieux, des Archanges, des Anges, des
hommes, des animaux, des végétaux et des minéraux. Les minéraux sont
ceux qui ont arrêté la chute; ils sont le contre-esprit. L’esprit est universel,
éternel, large, dilaté, alors que le minéral est condensé. Il est l’opposé de
l’esprit, l’autre pôle. On ne peut descendre plus bas ou alors c’est la
destruction intégrale.
Les minéraux ont donné une stabilité pour que l’on puisse remonter.
Parce qu’ils sont l’opposé de l’esprit, on pourrait les appeler «le mal» mais
tout cela n’est qu’une vue de l’esprit: il n’y a pas de mal, il y a réellement
une perfection et une divinité qui se sont manifestées et qui sont pure.
Ce qui était fondamental pour les hommes au début de la Création,
c’était l’esprit, le monde divin. Ils ne vivaient pas pour leur corps mais pour
l’esprit. La mort n’existait donc pas parce qu’il n’y avait pas de séparation.
La deuxième chute est celle des anges rebelles qui se sont emparés de
l’homme, c’est-à-dire de l’esprit de l’homme, de son âme, de sa destinée.
Ils ne lui ont laissé que le corps. C’est surtout la destinée de l’homme qui
les intéressait, car lorsque tu contrôles la destinée, tu contrôles tout le reste.
Aujourd’hui, qui est dieu: l’esprit ou le corps ? C’est le corps. Sans lui,
on n’est rien. Toute notre vie est organisée pour lui, on fait tout pour lui. Or,
notre corps est mortel et on le perdra assurément. C’est donc une bêtise
colossale que de diviniser le corps. C’est ce que saint Jean* appelle «la
bête», la bêtise.
Aucun animal n’est bête, mais l’homme l’est: il abandonne tout pour
vivre dans le corps, même en sachant qu’il va le perdre. Sa volonté, ses
sens, ses pensées, tout est orienté vers le corps. Il devient même inconscient
du monde des pensées, et tout est en train de se matérialiser.
L’asservissement de l’homme
Les êtres déchus ont créé deux mondes: un monde invisible, le ciel, et
un monde visible, la terre, et ils ont fait arrêter ce ciel à l’homme.
Aujourd’hui, on ne peut concevoir notre vie dans l’au-delà sans notre corps.
C’est un envoûtement, un ensorcellement, c’est une façon de regarder.
La mort commence par «toi» et «moi»: deux mots et c’est la mort, la
séparation. Moi et l’arbre, moi et la flamme… la mort est là. C’est le côté
luciférien. La mort est dans ton regard, dans tes sens, dans tes yeux.
Tu commences à penser par rapport à tes sens, et ceux-ci orientent ta
volonté. Tu te réfugies alors dans ton corps parce que tu ne sais plus. Alors,
la peur arrive parce que le corps, c’est la peur. Aujourd’hui, la peur est
omniprésente. Il suffit qu’on parle de sécurité et tout le monde est prêt à
faire n’importe quoi, à tout abdiquer, tout céder.
L’homme est un être digne, un être qui dit oui ou non, qui se dresse
contre l’injustice et la barbarie, mais de nos jours, tout est mélangé. On ne
sait même plus où, comment et contre quoi se dresser. L’homme est devenu
un paillasson, un être jetable. On a fait un produit de l’homme qui, à force
d’être un consommateur, est devenu un « consommé ». Aujourd’hui,
l’homme doit être rentable.
Derrière cela se cachent des forces puissantes, des intelligences
supérieures en action. C’est réellement une intelligence supérieure non
humaine qui gouverne l’homme, et celui-ci ne s’en est même pas aperçu.
Sous prétexte de liberté, il s’est laissé asservir par un maître qu’il ne voit
pas, qui le conduit là où il ne veut pas aller et qui lui ferme toutes les portes,
toutes les possibilités d’évolution, non seulement pour lui-même mais
également pour tous les règnes inférieurs, qui dépendent de lui.
Le premier monde qui a été créé par l’usurpateur est le monde des
matérialistes, de ceux qui veulent se poser et vivre sur la terre. Ce sont les
racines de l’arbre, le recyclage, le côté satanique.
Le deuxième monde est celui des spiritualistes, des idéalistes, des
humanistes. Ces êtres ne veulent pas vivre que pour le matériel: ils veulent
une vie supérieure, des principes, des lois, de la justice. Ils cherchent à
trouver un équilibre. C’est le tronc de l’arbre, la mort et les concepts faux,
le côté luciférien.
Le côté satanique veut tout prendre parce qu’il n’a rien. Le côté
luciférien est beaucoup plus intéressant: les droits de l’homme, des
principes, une morale… On a donc considéré ce côté de la balance comme
le bien et l’autre côté comme le mal. Toutefois, ce ne sont que des concepts
dans le monde des hommes; Satan n’est pas le mal et Lucifer n’est pas le
bien. Lucifer est en fait la mort parce qu’il veut prendre la Lumière pour
construire son monde.
Et, en fait, la vraie balance ne se situe pas à cet endroit. Le mal est le
monde des hommes, le monde de la mort, et le bien est le monde divin, la
pure Création de la Mère, l’universel. C’est universel, mais c’est quand
même une individualité, car tu passeras par l’épée pour traverser dans ce
monde. Et tu dois connaître tous ces mondes et être toi-même le créateur de
ta vie.
Le chemin du retour
Si tu veux un jour entrer dans la terre des disciples, tu dois d’abord
avoir posé toute ta vie. Si tu n’as pas posé ta vie matérielle dans la trentaine,
toujours elle te rattrapera et te déstabilisera, et tu seras sans cesse attaqué
par des mondes. Tu dois maîtriser le côté de la matière, le côté satanique.
Tu dois mettre de l’ordre, identifier ce dont tu as besoin et qui fait partie du
recyclage, et t’en servir en sachant que cela est appelé à disparaître.
Tu dois faire en sorte que ton corps soit bien, tu dois l’honorer, et tu
dois le maîtriser. Les besoins de ton corps doivent être satisfaits, ta famille
doit être protégée. Il faut trouver un équilibre: tu ne dois pas vivre
uniquement pour le bien de ton corps, mais tu dois en prendre soin. Si tu
n’as pas posé ta vie, si tu n’as pas des racines solides, toujours tu seras
touché par le vent.
Si le monde sataniste est en correspondance avec le règne minéral, le
monde luciférien, lui, s’apparente au règne végétal. L’idéaliste ne va pas se
contenter d’être une pierre et d’avoir une vie figée, contrairement au
matérialiste qui préfère que rien ne bouge et que tout soit dans la maîtrise et
la sécurité. Comme la plante, le luciférien veut grandir, il veut aller vers un
monde de beauté et embellir le monde.
Après que ta vie est posée, tu dois être un idéaliste. C’est impossible
d’entrer sans la terre des disciples si on n’est pas un idéaliste. Tu dois avoir
de belles idées, un cœur noble... Tu dois commencer à voir que les pensées
et les sentiments sont vivants. Mais tu dois être conscient de l’échec des
religions, de l’humanitaire et de tous ces mondes. Si tu ne vois pas cet
échec, tu seras faible; tu croiras à la spiritualité, tu croiras qu’un Dieu va
venir te sauver, ce qui est faux. Tu dois être lucide et voir clairement ce
monde luciférien pour ce qu’il est.
Pour devenir un disciple, tu dois passer dans le troisième monde, celui
qui est en correspondance avec le règne animal, et accepter d’être terrassé
par l’Archange Michaël et de passer par l’épée. Tu dois être toi-même le
créateur de ta vie et connaître tous ces mondes.
Cela fait très longtemps que ce passage n’avait pas été ouvert entre le
monde des hommes et le monde divin, mais aujourd’hui, il est ouvert, et la
porte, c’est la Ronde des Archanges. Le chemin qui t’est proposé est celui
d’une longue Tradition: Omraam Mikhaël Aïvanhov*, Rudolf Steiner, Peter
Deunov, les Cathares, les Bogomiles, Christian Rose-Croix*, Jésus, saint
Jean, Hermès, Pharaon, Énoch…
Les sept marches de l’Initiation
Tu peux passer toute ta vie en étant simplement dans la Ronde des
Archanges et en essayant de poser ta vie, de travailler sur toi. Toutefois, si
tu veux aller plus loin, tu peux t’engager sur le chemin des Formations
Esséniennes* pour gravir une à une les marches de l’Initiation qui mènent
vers les mondes divins.
L’initiation essénienne comporte sept marches. La première marche
consiste à entrer dans la Ronde des Archanges et à porter un Ange à travers
une vertu, ce qui veut dire que tu reconnais qu’il y a une Intelligence
supérieure et que tu acceptes l’idée de sortir du monde de la mort. Tu te
tiens sur cette première marche de l’Initiation quand tu arrêtes de tout
donner pour le corps mortel et que tu commences à te construire un autre
corps d’étude, de dévotion, de rites et d’œuvres, quand tu acceptes de
travailler sur toi et de participer à une œuvre plus grande.
Si tu veux arriver à la deuxième marche de l’Initiation, il faut d’abord
que tu aies tes quatre corps* et que tu naisses à la Mère. Si tu reçois le Nom
de la Mère, c’est ton passage pour les mondes invisibles. Cela signifie que
tu existes dans ces mondes en tant qu’Enfant de la Lumière. Tu n’es plus
simplement né du monde de la poussière, mais tu es né de la Mère, c’est-à-
dire du monde pur. Ton corps de destinée s’ouvre de nouveau et tu connais
ta vraie destinée.
Quand tu es né de la Mère, on va te proposer de faire tes cinq sens,
c’est-à-dire d’entrer dans le corps de Pharaon, le corps du Maître. Dans la
Formation des Cinq Sens, tu dois nettoyer tout tes sens pour commencer à
percevoir un monde que tu ne perçois pas pour l’instant.
Après avoir réactivé tes quatre corps et purifié tes cinq sens, tu peux
entreprendre la Formation des Six Lunes. Au bout de ces six mois de
préparation, tu dois essayer de voir avec l’Œil du Maître, avec la vision que
le Maître t’apporte. Si tu y arrives, cela veut dire que tu as libéré ton œil. Et
l’œil, c’est le contact avec un Ange. L’Ange va te demander de poser une
œuvre, c’est-à-dire de te faire un corps. Tu dois réaliser une œuvre sur la
terre, faire apparaître la Lumière, montrer que tu peux t’individualiser et
agir. À partir de ce moment, tu es réellement un Essénien parce que tu as
une Alliance avec un Ange.
Une fois que tu as fait cette magie qui dure six lunes, on t’enseigne des
techniques qui te permettent de faire une séparation afin que les génies et
les égrégores des mondes de l’homme ne puissent plus venir vers toi. Tu
commences alors à avoir la maîtrise de ces mondes.
Après, tu passes la troisième marche de l’Initiation et tu maîtrises le
serpent tentateur. Puis, tu passes la quatrième marche et tu entres dans ce
que l’on appelle le service des cultes des quatre éléments.
Ce savoir vient d’une grande tradition éternelle, et il ouvre toutes les
religions et toutes les traditions. C’est le savoir qui a guidé Jésus. C’est le
savoir des Pharaons, le savoir qu’a apporté notre père Énoch, qui est
aujourd’hui remis dans la Lumière.
La nouvelle balance de l’Archange
Michaël
La balance entre le bien et le mal, entre le monde de Lucifer et celui de
Satan, doit continuer à exister, mais une nouvelle balance doit aussi
s’installer. Pour cela, la Nation Essénienne a posé dans le ciel des écritures
qui disent le point de vue des Esséniens. Pour cesser de vivre avec les
écritures des satanistes et des lucifériens et pour commencer à vivre avec
nos propres écritures, nous écrivons ce qu’est la tortue, ce qu’est l’arbre, ce
qu’est la pierre, ce qu’est l’homme… selon les Esséniens
Toutefois, il ne faut pas qu’écrire notre vision du monde, il faut aussi
poser des œuvres sur la terre. Il faut réaliser non pas de petites œuvres
individuelles, mais de grandes œuvres universelles. Les Esséniens sont une
organisation qui doit amener un contre-pouvoir mondial, un équilibre de
l’Archange Michaël au niveau des écritures dans le monde des hommes.
L’équilibre, c’est la deuxième marche. Monter sur la deuxième marche,
c’est voir que sur l’épée de Michaël se tient la fraternité de l’usurpateur;
c’est se rendre compte qu’il est le maître du monde et qu’il a peur de perdre
son pouvoir car il n’est qu’un mensonge. Et pourtant, il est d’une puissance
colossale parce que tout lui appartient dans ces mondes du recyclage et de
la mort.
L’homme véritable est l’homme dans la Lumière. Ce sont les quatre
Sceaux divins posés avec l’Œil du Maître, qui est l’Alliance avec le monde
divin, à travers un corps parfaitement constitué qui est capable de faire
vivre la Lumière sur la terre.
Le problème vient du fait que l’usurpateur a investi l’épée et qu’il a
inversé le pentagramme, tournant la force contre le ciel en dirigeant toute la
puissance dans le corps physique, la mort. Cet être se place devant toi,
regarde à travers tes yeux et fait apparaître derrière toi, sur cette épée
argentée, ce par quoi il te tient: la maison de tes rêves, le mari ou la femme
de tes rêves, la voiture de tes rêves, la vie de tes rêves... Et toi, tu ne vois
pas que c’est un serpent qui se cache derrière.
Le soleil qu’il te montre n’est pas le vrai Soleil, celui qui éclaire de
l’intérieur et qui amène la sagesse, mais le faux soleil, celui qui n’éclaire
que les apparences et que la mort. Et le serpent te fait croire que la mort,
c’est la vie, alors que la vie est à l’intérieur et que pour la trouver, tu dois
passer de l’autre côté de l’épée.
Lors de l’initiation de la deuxième marche, c’est à travers une plaque
d’argent que ton Ange va te parler. En réalité, cette plaque d’argent, c’est la
lune, c’est ce que tu as à l’intérieur de toi. Si tu veux te libérer de ce
serpent, tu dois arriver à voir dans les ténèbres ce qui dirige ta vie. Tu dois
apprendre à regarder tes imperfections en face, dans la lumière, et trouver la
force de cheminer vers la vraie Lumière.
L’Archange Michaël nous a parlé de cette vision que tu dois
développer, la vision de la chouette:
«Dans certains aspects et circonstances de ta vie, apprends à devenir
semblable à la chouette, développe ta capacité à percevoir dans la
profondeur des ténèbres. Entre consciemment dans le monde où règnent
l’obscurité et l’imperfection, non pas pour y demeurer mais pour y
découvrir un monde bien réel auquel tu n’appartiens pas mais qui peut
t’influencer et qui, dans l’idéal, ne doit pas diriger ta vie ni la limiter.
Avec un grand calme, apprends à regarder ce qui est imparfait en toi.
Ne le condamne pas, ne le méprise pas, ne te culpabilise pas car aucun
homme ne peut venir sur la terre sans porter en lui une dose d’imperfection.
L’imperfection est la condition de l’incarnation terrestre et c’est le lot
de chaque femme et homme en ce monde. Néanmoins, cela ne veut pas dire
que tu ne peux pas donner en toi une place de plus en plus grande à la
Lumière, au monde divin. Bien au contraire, c’est le but de l’homme et
c’est en percevant l’imperfection dans ce qu’elle est réellement que tu
pourras trouver la force de cultiver en toi la véritable Lumière[1].»
C’est cette vision que tu dois développer, car tu dois enlever
l’usurpateur et mettre le pentagramme de la Lumière derrière toi, sur l’épée
de Michaël, pour que ton Ange te parle. Il ne va pas te parler d’une vie dans
la matière mais d’une œuvre pour un monde au-delà de tout, grand et vaste,
beau est sublime. Et quand l’usurpateur voit que c’est un Ange qui est
derrière toi, il sait qu’il ne peut plus t’attraper.
Ce sont là de grands secrets qui te sont révélés. Tu dois te mettre sur
cette épée et tu dois la nettoyer pour qu’elle soit pure. Ainsi, tu verras
vraiment les choses telles qu’elles sont et non pas telles que l’usurpateur te
fait croire qu’elles sont.

L’Archange Michaël, dans sa grande sagesse, a dit: «Élevez votre


conscience et votre sensibilité dans les mondes supérieurs et apprenez à
regarder les évènements avec l’intelligence. Ce n’est pas parce que vous
voyez une réalité dans le monde visible qu’elle représente réellement ce
qu’elle veut vous faire croire. Vous devez apprendre à discerner au-delà des
apparences et des illusions pour voir la vérité cachée derrière les
évènements et tirer toutes les conclusions de ce que vous voyez et
comprenez.
Vous devez agir dans la clarté, dans la beauté, dans la vérité et poser des
œuvres qui font vivre la sagesse et la Lumière dans vos vies. Vous devez
réellement entrer sur un chemin de création et poser les œuvres car le temps
avance et la terre a besoin d’une nouvelle semence.
Les Esséniens doivent ensemencer la terre de leur sagesse pour que
l’avenir de l’humanité soit possible et que la terre continue à vivre. Si les
Esséniens ne le font pas, la terre va vers une mort certaine, inévitable.
Alors, soyez conscients qu’il est fondamental de laisser sur la terre des
semences vivantes, grandes qui portent en elles le royaume de la vie. Car la
vie est toujours plus forte que la mort.
Vous ne devez pas être des passifs, des inconscients, des êtres qui sont
posés ici et qui ne font rien de leur vie. Vous devez réellement laisser sur la
terre des œuvres qui lui permettront de continuer à entretenir un lien avec
un monde divin[2].»
Que l’homme se pose et s’établisse sur la terre, cela est juste et bien. Il
est digne de vivre pour sa famille, pour son pays. Toutefois, ce n’est pas
suffisant, il faut y mettre une dimension supérieure, quelque chose
d’invisible, de grand. Ne vis pas uniquement pour ton corps. Tu dois avoir
une terre en dessous de toi mais aussi un ciel au-dessus de ta tête.
Le travail que tu fais, fais-le bien et trouve ta place dans la
communauté. Il n’y a pas de mauvaise place, il y a ta place, et c’est la
bonne place. Sois digne et heureux dans ce que tu fais. Vis avec ton âme, et
fais en sorte que ton activité ne soit pas séparée de l’activité de ton âme et
de ton idéal supérieur.
Le travail doit être sacré, car le travail est une prière. Tu dois travailler
en accord avec ton âme. Si tu fais cela, tu seras uni avec une intelligence
supérieure, l’intelligence supérieure du Bien commun. Ne vis pas
uniquement pour ce qui s’arrête à la mort, alors que la vraie vie est
beaucoup plus grande et vaste.
Dans le futur, des êtres viendront qui comprendront ce que nous, nous
ne comprenons pas, car bien souvent on fait des actes et on ne les comprend
qu’après. Si la Nation Essénienne amène quelque chose de pur et de grand,
ce sera une grande bénédiction, surtout pour les générations futures. Les
générations futures, c’est nous. Penser aux générations futures, c’est penser
à nous-mêmes. C’est nous-mêmes qui écrivons notre futur et notre avenir.
Il faut réellement que toutes ces choses arrivent, que les hommes aient
une autre vision du travail et de l’activité sur la terre. Qu’il y ait une
noblesse, une valorisation, qu’on ne vive pas que comme des corps mais
comme des âmes et des intelligences. Et qu’on soit en association avec des
Anges.
Alors, on s’incline devant le Bien commun, devant ce qui est juste, vrai,
noble. Et il est noble que chacun soit à sa place. Il doit y avoir une place
pour chacun, et tous les êtres doivent être accueillis dans le Bien commun,
sans jugement, car le Père est dans tout ce qui est vivant.
Il faut que cet état de conscience prenne un corps, que les Archanges
prennent un corps, que cette intelligence supérieure prenne un corps. Il faut
que les hommes soient en contact avec cette beauté et cette splendeur qui
sont un Bien commun. Et si cela doit passer par les Esséniens, que cela soit.
C’est d’ailleurs traditionnel: depuis l’aube de l’humanité, ce sont les
Esséniens qui ont apporté ce savoir, qui est pour le Bien commun, et qui
doit continuer à exister sur la terre car c’est une grandeur, une merveille.
C’est dans cet état d’esprit qu’il faut entrer dans la Ronde des
Archanges et tenir la corde*. Ne pense pas toujours simplement à la petite
vie de la mort, mais invite la grandeur dans ta vie. Et, pas à pas, le chemin
se fera.
Ce n’est pas un chemin facile parce que le monde entier est en train de
plonger dans le matérialisme. Tout est en train de se figer, de se glacer,
d’entrer dans le non-mouvement et la non-vie. Ce matérialisme, c’est
l’incarnation de la mort, de ce qui ne bouge plus, de ce qui ne peut plus
changer ni évoluer. C’est pourquoi il faut réellement cet équilibre que la
Ronde des Archanges peut amener.
Étudie l’Enseignement, sois dans la dévotion, accomplis les rites et
réalise des œuvres pour la victoire des mondes supérieurs. Alors, tu seras le
fils de tes œuvres. Deviens ce que tu es et tu seras ce que tu as fait.»
Le Maître avait posé un nouvel enseignement de Michaël sur la terre
des hommes, pour que ceux-ci s’éveillent et ne subissent plus le monde des
illusions. Même les Esséniens ne comprenaient pas l’ampleur de cette
œuvre, qui ne servait pas qu’à entraîner des hommes sur le chemin de la
sagesse, mais aussi à libérer tous les règnes de la Mère, jusqu’aux pierres, et
à les faire remonter vers le Père, vers l’immortalité.
Olivier Manitara ne demandait en retour de ceux qui se disaient ses
élèves qu’ils étudient, qu’ils soient dans la dévotion, qu’ils pratiquent les
rites esséniens et qu’ils fassent des œuvres. Tels sont la voie des disciples,
le chemin du retour.

[1] - Extrait du Psaume 26 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 5, Le chemin des
Maîtres, paru aux éditions Essénia.
[2] - Extrait du Psaume 143 de l’Archange Michaël, Évangile Essénien, tome 21, Homme, retrouve ta
dignité, paru aux éditions Essénia.
Note de l’éditeur

Ce livre est issu d’une série d’enseignements transmis par Olivier


Manitara dans le cadre de la Ronde des Archanges*, lors de conférences
mais aussi à travers des rituels, des prières, des méditations, un vécu, des
ambiances, une communion d’âme.
Olivier Manitara est un pédagogue qui se sert entre autres de la magie*
et de la télépathie pour enseigner. Il ne parle pas qu’avec sa voix mais aussi
avec son âme et il n’est pas facile de faire passer par l’écrit ce qui est une
évidence en sa présence ou ce qui demande une attention au subtil.
Néanmoins, le travail a été accompli par l’Ordre des Hiérogrammates*,
et ce avec amour et dans l’esprit de service impersonnel. «Hiérogrammate»
vient des mots grecs hieros et grammatikê qui signifient respectivement
«sacré» et «art de lire et d’écrire». L’Ordre des Hiérogrammates regroupe
tous ceux qui travaillent à la préparation des livres et autres documents
esséniens.
Le savoir n’a pas de prix et c’est pour les chercheurs, pour les
amoureux de la connaissance que cette sagesse vivante a été mise sur papier
et transmise.
On peut avoir accès à des rituels, des initiations, un savoir plus pratique
et approfondi concernant cet enseignement dans les Loges Esséniennes*.
On peut aussi se procurer des enregistrements audio et vidéo des
conférences où Olivier Manitara a donné ces enseignements (voir en fin
d’ouvrage).

* - Tous les termes suivis d’un astérisque sont expliqués dans le glossaire essénien sur le site
des Éditions Essénia à [Link], sous l’onglet « Glossaire ». Pour des
renseignements sur la Ronde des Archanges, pour connaître les dates des prochaines célébrations,
consulter le site [Link], sous l’onglet « Ronde des Archanges »

* - Pour des renseignements sur les Loges Esséniennes, voir: « Pour en savoir plus », ou visiter
le site [Link], sous l’onglet « Loges Esséniennes ».
Pour en savoir plus…

Ces enseignements peuvent être rendus vivants par la pratique. Ce livre


est jumelé à un livre, appelé cahier de loge, dans lequel tu retrouveras une
cérémonie que tu pourras faire soit chez toi dans ta sacristie, qui est une
loge individuelle, soit dans une Loge Essénienne de ta région. Il contient
également des mouvements sacrés, des exercices et un chant qui te
permettront d’incarner jusque dans ton corps la sagesse qui t’a été
transmise.

L’école de la force de Michaël


La cérémonie de la « Force de Michaël » te permettra d’affirmer ton
intention de te dégager de la peau de bête, l’enveloppe d’obscurité qui
t’asservit, pour accéder au culte de la Lumière sage. En posant les écritures
de cette cérémonie, tu pourras entreprendre un chemin pour sortir de
l’ombre et aller vers la Lumière.
Cette cérémonie est une magie qui te permet d’œuvrer pour les mondes
supérieurs. Par ton étude, ta discipline et ta détermination, tu te poses sur le
chemin de Lumière afin de vivre ce que tu sais être vrai. Par ton
engagement et ton travail, tu peux décupler ta force intérieure et devenir un
créateur réel d’un monde supérieur.
Cette cérémonie t’offre l’opportunité de laisser penser en toi
l’intelligence de Michaël, le monde des Dieux et du Père.

112 pages - Réservé aux membres des cours par correspondance

Deviens un étudiant de la sagesse universelle !

Cet ouvrage est issu du programme complet d’enseignements par


correspondance de la Sagesse essénienne.
Reçois tous les mois chez toi des ouvrages pratiques, des méthodes
magiques, des outils privilégiés pour te guider sur le chemin de l’étude de la
sagesse.
Tu peux te procurer ce livre via les cours par correspondance:

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Les Loges Esséniennes accueillent une fraternité d’êtres qui ont le


même idéal, un groupe d’individus libres, unis par la même vision, un
cercle d’amis qui pratiquent les mêmes rites sacrés, créant ainsi un égrégore
qui renforce la Tradition essénienne et amène des forces positives et
bénéfiques dans la destinée de tous ceux qui étudient sa sagesse.
En participant aux rites esséniens, dans une loge individuelle ou
collective, tu poses des écritures magiques en toi et autour de toi.
Le souhait des Esséniens est que ceux qui étudient ces enseignements
ne se limitent pas à en retirer une nourriture pour leur intellect, mais qu’ils
les accueillent dans la dévotion et pratiquent les rites qui mènent à la
création du corps d’immortalité en l’homme, faisant ainsi de leur vie tout
entière une œuvre pour la Lumière.
Pour de plus amples informations sur les loges, visite le site:

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Onglet: Loges Esséniennes

Sur ce site, tu pourras trouver la loge qui se trouve le plus près de chez
toi.

Viens participer aux célébrations de la Ronde des


Archanges !

L’enseignement présenté dans ce livre a été donné pour la première fois


lors d’une des quatre grandes célébrations* esséniennes, qui ont lieu aux
solstices et aux équinoxes.
Découvre ces grands rassemblements intenses et magiques au cours
desquels cette sagesse vivante prend toute sa dimension à travers des
conférences, des rituels, des chants et danses sacrés, des moments de
partage et de convivialité.
Pour recevoir le programme complet des prochaines rencontres, visite
le site:

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Onglet: Ronde des Archanges
À la Boutique Essénienne...

Conférences d’Olivier Manitara d’où sont tirés les enseignements de ce


livre:

- Les mondes spirituels et leur influence sur l’homme (20100916, dvd)


- Cheminer en Essénien (20100916, audio)
- L’épée et la balance de l’Archange Michaël (20100917, dvd)
- L’Archange Michaël et la structure des mondes (20100918, dvd)
- La résurrection de la grande Tradition (20100922, dvd)
- La carte des mondes pour aller vers le Divin (20100923, dvd)
- Les influences cachées des mondes de l’au-delà (20100924, dvd)
- La grande initiation de l’Archange Michaël (20100925, dvd)
- L’épée et la balance de l’Archange Michaël, Vol. 2 (20101001, audio)

Aussi disponiblesaux éditions Essénia :

- Le livre Solve & Coagula, Olivier Manitara, éd. Essénia, 2011


- Le livre Les 22 Arcanas, Olivier Manitara, éd. Essénia, 2011
- Le livre secret des Mages esséniens, Olivier Manitara, éd. Essénia,
2011
- L’Évangile Essénien, tome 21: Homme, retrouve ta dignité, Olivier
Manitara, éd. Essénia, 2011
Les conférences, les livres d’Olivier Manitara et les dessins méditatifs
esséniens sont disponibles sur le site :

[Link]
Onglet : Boutique Essénienne

Les dernières parutions des Éditions Essénia


Collection Pratique & Culture Esséniennes

- Solve & Coagula, les secrets de la pierre philosophale


- Solve & Coagula (réservé aux membres)
- Les 22 Arcanas
- Les 22 Arcanas, enseignement pratique (réservé aux membres)
- Dialogue théurgique avec la Mère
- Honorer la Mère (réservé aux membres)
- Le livre secret des Mages esséniens, comment vivre avec un Ange
- Le Nouveau-né de la Mère (réservé aux membres)
- Les Mystères de l’Esprit, un enseignement de l’Archange Michaël
- La porte des Mystères (réservé aux membres)
- Le sens du toucher, que la magie donne puissance à ta vie
- Le sens du toucher, enseignement pratique (réservé aux membres)
Collection Évangile Essénien

- Tome 1 - Trouve ton propre chemin - Psaumes de l’Archange Michaël


- 1-22
- Tome 2 - Le secret des trois mondes - Psaumes de l’Archange Gabriel
- 1-24
- Tome 3 - Respire avec les Anges - Psaumes de l’Archange Raphaël -
1-23
- Tome 4 - Vous êtes l’espoir d’un monde - Psaumes de l’Archange
Ouriel - 1-24
- Tome 17 - L’heure du choix - Psaumes de l’Archange Michaël - 105-
130
- Tome 18 - Quel chercheur de Lumière es-tu ? - Psaumes de
l’Archange Gabriel - 111-137
- Tome 19 - Le secret de la pensée angélique - Psaumes de l’Archange
Raphaël - 102-127
- Tome 20 - Aux portes de la Terre promise - Psaumes de l’Archange
Ouriel - 104-129
- Tome 21 - Homme, retrouve ta dignité - Psaumes de l’Archange
Michaël - 131-164
- Tome 22 - Garder sa mémoire après la mort - Psaumes de l’Archange
Gabriel - 138-163
- Tome 23 - La pensée créatrice - Psaumes de l’Archange Raphaël -
128-153
Vous trouverez la liste complète des ouvrages d’Olivier Manitara sur le
site :
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Onglet : Boutique Essénienne
Remerciements à ceux qui ont participé à
l’élaboration de ce livre.

Directrice de publication
Nicole Dubé

Rédacteurs
Annie Lavigne et Olivier Manitara

Assistante à la création
Denise Lavigne

Créateur des dessins méditatifs


Olivier Rocher

Directeur artistique
Florent Cecchella

Archiviste
Mireille Marty

Œuvre originale
Olivier Manitara
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