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Maîtrise des Pertes d'Eau Potable

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Les études

de l'Agence de l'Eau
Adour-Garonne

CONNAISSANCE ET
MAÎTRISE DES PERTES
DANS LES RÉSEAUX
D’EAU POTABLE août 2005

Office
International
de l’Eau
L’Agence de l’Eau, établissement public du ministère de l’Ecologie et du
développement durable, participe au financement de travaux pour l’aména-
gement des ressources en eau et la réduction des pollutions.
Afin d’avoir une vision la plus précise possible des problèmes posés et des
solutions adaptées, l’Agence de l’Eau conduit ou s’associe à des programmes
d’études et de recherche.

C’est le cas pour ce guide mené sous la conduite d’un comité de pilotage
comprenant :
- Conseil Général de la Gironde : JM. Martin

- Communauté Urbaine de Bordeaux : L. Chappert et K. Mabillon

- CEMAGREF : B. Bremond et E. Renaud

- DDASS de la Gironde : C. Renault

- SMEGREG (1)
: B. de Grissac et F. Lapuyade

- OIEau (2)
: JL. Célerier

- Agence de l’Eau Adour-Garonne : D. Cuaz et F. Hertz

(1) Coordination du SMEGREG (Syndicat Mixte d'Etudes pour le Gestion de la Ressource en


Eau de la Gironde), établissement public de coopération entre la Communauté Urbaine de
Bordeaux et le Conseil Général de la Gironde pour le compte de la Commission Locale de
l'Eau du SAGE Nappes profondes de Gironde,
(2) Maîtrise d’œuvre du document par l'Office International de l'Eau.
Crédit photos : OIEau, SMEGREG et Agence de l'Eau Adour-Garonne.

A noter également que la lecture de ce guide peut être complétée par les
ouvrages suivants, disponibles sur demande auprès de l’OIEau :

Cahier technique n°2 "Recherche de fuites - Techniques et méthodes de détec-


tion en réseaux d'eau potable"

Cahier technique n°5 "Le comptage"

Cahier technique n°19 "L'alimentation en eau potable"


A méliorer les performances des réseaux
de distribution d’eau potable pour mieux A u-delà de la problématique spécifique
des «nappes profondes de Gironde» et à
valoriser la ressource en eau, c’est l’un des l’heure où les indices du réchauffement cli-
objectifs du schéma d’aménagement et de matique se multiplient, ce guide arrive à
gestion des eaux (SAGE) des nappes pro- point nommé pour compléter utilement les
fondes de Gironde. opérations prévues dans le cadre du plan
«rareté de l’eau».
Pour préserver les eaux souterraines pro-
fondes qui fournissent 99 % de l’eau potable Si globalement il n’y a pas de risque de pénu-
de la Gironde et qui sont localement trop sol- rie importante, il pourrait y avoir localement
licitées, le SAGE fait des économies d’eau et des déficits saisonniers si l’on n’adopte pas
de la maîtrise des consommations la premiè- des réflexes de lutte contre le gaspillage au
re de ses priorités. quotidien. Ces réflexes passent non seule-
ment par l’entretien des réseaux et la répara-
C’est dans ce cadre qu’il a fixé un objectif tion des fuites, mais aussi par les économies
précis de réduction des prélèvements dans les d’eau chez les particuliers.
nappes concernées et ce, en premier lieu, par
une amélioration des rendements des réseaux Cette nouvelle édition, entièrement revue, du
de distribution. précédent guide de 1992, pourra être une
base de réflexion pour promouvoir et soute-
En adoptant la démarche proposée dans ce nir une bonne gestion de l’eau potable à tra-
guide, le SAGE nappes profondes de Gironde vers le futur programme d’intervention de
propose de conjuguer gestion du patrimoine l’Agence de l’Eau.
des services d’eau potable et gestion de la res-
source en eau, patrimoine commun tant à
l'échelle locale que nationale. Vincent Frey
Directeur de l’Agence de l’Eau
Pierre Ducout Adour-Garonne
Député-Maire de Cestas
Co-président du Cercle Français de l’Eau

Président de la Commission Locale


de l’Eau du SAGE nappes profondes
de Gironde
Connaissance Knowing and
et maîtrise des pertes controling leakage
dans les réseaux d'eau potable in drinking water networks
La maîtrise de la ressource en eau est un enjeu Water resource control is a business of first
majeur, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. importance both at a qualitative and quanti-
La commune (ou le groupement de communes) tative level. The municipality (or the group of
est l’acteur central de l'alimentation en eau municipalities) is the central actor in drinking
potable. water supply.
L'objectif de ce guide est de présenter à la col- This guide aims to present to local authority
lectivité responsable du service d'alimentation in charge of drinking water supply division :
en eau potable : - the stakes linked to diagnosing,
- les enjeux liés à la réalisation d'un diagnostic, - the tools available to carry out a diagnosis.
- les outils à sa disposition pour la mise en
œuvre d'un diagnostic. In a first step, this guide recalls the objectives
En premier lieu, ce guide rappelle les objectifs of drinking water supply, the legislative and
de la distribution d'eau potable, son contexte statutory context, as well as the municipali-
législatif et réglementaire, ainsi que les respon- ties (or group of) moral, technical and finan-
sabilités morales, techniques et financières des cial responsibilities in this respect.
communes ou de leur groupement dans ce
domaine. The description of the water supply system is
to be found in chapter two, together with the
La description du système d'alimentation en eau network operator’s role and missions.
ainsi que le rôle et les missions de l'exploitant
du réseau sont précisés dans le deuxième cha- The third part of the guide presents the
pitre. methodology to be implemented to carry out
the essential step, i.e . the network diagnosis,
La troisième partie du guide décrit la méthodo- in the best way. It enables the drinking water
logie pour mettre en œuvre dans les meilleures network malfunctions to be pointed out, and
conditions l'étape essentielle que constitue un the actions and priority sectors to be identi-
diagnostic de réseau. Celui-ci permet de mettre fied in order to decrease water leaks.
en évidence les dysfonctionnements du réseau Carrying out a diagnosis requires a precise
d'eau potable et d'identifier les actions et sec- and detailed knowledge of the equipment
teurs prioritaires pour la diminution des pertes and its mode of operation.
d'eau. Un diagnostic n'est pas envisageable
sans une connaissance précise et détaillée du Finally, the last chapter defines the corrective
patrimoine "eau" et de son fonctionnement. actions to be undertaken to locate the leaks
Enfin, le dernier chapitre précise les actions cor- precisely, repair them and then control the
rectives à engager pour localiser précisément les network to keep the efficiency level thus
fuites, les réparer et assurer le suivi du réseau obtained. It also reminds that managing the
afin de conserver le niveau de performance water resource not only involves leakage pre-
ainsi atteint. Il est également rappelé que la ges- vention in public distribution networks but
tion de la ressource passe non seulement par la also requires the will to limit the users’
lutte contre le gaspillage dans les réseaux consumption: private consumers, professio-
publics de distribution d'eau potable mais aussi nals, heavy consumers, collective users and
par une politique volontariste de maîtrise des collectivities.
consommations chez les usagers : abonnés indi-
viduels, professionnels, gros consommateurs,
utilisateurs collectifs et collectivités.
Sommaire

Contexte et enjeux Le comptage de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 25


- Les appareils de comptage
Les objectifs de la distribution d’eau. . . . . . page 2 - Les contraintes techniques
La collectivité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 2 La connaissance du patrimoine . . . . . . . . . . page 26
- Les partenaires acteurs de l’eau - Les plans et le fonctionnement du réseau
- La politique de l’eau - La production et la consommation
- La préservation de la ressource - Les ratios et les indices
- La protection des captages d’eau potable
- La qualité de l’eau destinée à la La sectorisation du réseau. . . . . . . . . . . . . . . page 30
consommation humaine - La délimitation des secteurs
- La gestion des services d’eau - Les intervenants de la sectorisation
- L’information du public - Les points de mesure
- L'acquisition et l'interprétation des données
Notions de base et outils
L’alimentation en eau potable . . . . . . . . . . . page 10 Actions correctives et durabilité
L’exploitation des réseaux . . . . . . . . . . . . . . . page 12 Le réseau public . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 34
- Les tâches d'exploitation - Les fuites (pertes physiques)
- L'entretien des poteaux et bouches - La localisation des fuites
d'incendie - La réparation des fuites
- Les exigences pour les réseaux extérieurs - Le suivi du réseau
aux bâtiments
Les usagers du service de l’eau . . . . . . . . . . page 39
- La lutte contre le gaspillage
- Les abonnés individuels
Les indicateurs de performance . . . . . . . . . page 15 - Les professionnels et les entreprises
- Les différents indicateurs - Les collectivités
- Les établissements publics
- Pour aller plus loin
- La sensibilisation

Méthodologie et mise en œuvre


Annexes
Le diagnostic des réseaux . . . . . . . . . . . . . . . page 20
- Une démarche collective
Annexe 1 : Références juridiques . . . . . . . . . . page 44
- La démarche générale d'un diagnostic de
Annexe 2 : Tableau de bord d’exploitation . page 47
réseau
Annexe 3 : Eléments à prendre en compte pour
Les termes fondamentaux . . . . . . . . . . . . . . . page 21
l’élaboration d’un cahier des charges . page 52
- Le volume prélevé
- Le volume mis en distribution Annexe 4 : Glossaires techniques :
- Le volume consommé ou utilisé - matériel domestique destiné à
- Le rendement réduire les consommations d'eau . . . . page 57
- Les pertes d'eau - matériel de mesure et d'investigation
utilisé lors des diagnostics de réseau . page 67
1 Contexte
et enjeux

Les objectifs de la distribution La collectivité


d’eau En fonction des organisations territoriales, la
Ouvrir un robinet d’eau potable à domicile est collectivité maître d’ouvrage peut être :
aujourd’hui, en France, un geste simple et tout - une commune
naturel pour près de 100% de la population, - un établissement public de coopération inter-
aussi bien en zone rurale qu’en agglomération. communale (EPCI) : syndicat de communes,
La disponibilité de cet élément vital demande communauté de communes, communauté
la mise en œuvre de moyens techniques et d’agglomération,…
humains considérables. C’est le rôle des ser-
vices de distribution d’eau potable. La collectivité maître d’ouvrage coordonne :
En matière d’eau potable, la mission essentiel- - les acteurs de la gestion de l’eau,
le de la collectivité est de garantir une desserte - l’information du public,
satisfaisante de tous les usagers, avec les quatre - le prix de l’eau et la gestion financière,
objectifs suivants : - la gestion technique et la conservation du
• Qualité patrimoine,
La qualité de l’eau ne doit pas nuire à la santé - la préservation et la protection de la ressource,
du consommateur. Elle doit être conforme à la - la qualité de l’eau distribuée et son contrôle,
réglementation sanitaire. - les modes de gestion.
• Quantité
L’usager doit disposer d’une quantité d’eau suf- En cas de manquement à ses obligations, le
fisante pour couvrir ses besoins, dans un souci maire ou le président de l’EPCI peut donc voir
permanent de maîtrise de la consommation et sa responsabilité (civile ou pénale) engagée.
de lutte contre le gaspillage. La loi du 9 août 2004 relative à la politique de
• Continuité du service santé publique vient de créer un régime de
Le service de distribution doit être assuré 24 sanction administrative et de renforcer les
heures sur 24 avec le minimum d’interrup- sanctions pénales.
tions.
• Pression
La pression, ni trop forte, ni trop faible, doit
garantir un confort d’utilisation à l’usager.
L’atteinte de ces objectifs doit impérativement
respecter deux contraintes majeures :
- la préservation de la ressource,
- le coût raisonnable du service de distribution
tant pour l’usager que pour la collectivité.
Pour la gestion des services de distribution
d’eau potable, la collectivité maître d’ouvrage
est le personnage central. En ce sens, il lui
incombe des responsabilités morales, tech-
niques et financières.

2
La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique (codifiée dans le code de la santé
publique) Art. L1324-3 :
"Est puni d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende le fait d’offrir ou de vendre de l’eau au public
en vue de l’alimentation humaine sans s’être assuré que cette eau est propre à la consommation”

Cour de cassation 26/05/04 (Ville de Concarneau c/Sté Fauglas et autres) :


« ….que le service de distribution de l'eau est un service public industriel et commercial, alors même
qu'il est assuré par une collectivité territoriale, et que les liens existants entre un tel service et ses usa-
gers sont des liens de droit privé ; qu'il s'ensuit que la cour d'appel a retenu à bon droit qu'étaient
applicables à la ville de Concarneau les dispositions du code civil relatives à l'obligation faite au ven-
deur de délivrer une chose conforme à l'usage auquel elle est destinée »

Les acteurs de l'eau • Les DDASS


(direction départementale des affaires sanitaires et
■ L’Etat (niveau central) sociales)
- négocie les conventions internationales et les Les DDASS sont responsables de la surveillan-
directives européennes, ce de la qualité de l'eau destinée à l'alimenta-
- établit les textes législatifs nationaux, tion humaine, de la qualité des eaux de bai-
- administre les grands programmes d’études et gnade et des rejets.
de recherche. • Les DRIRE
■ Les services déconcentrés de l’Etat (direction régionale de l’industrie et de la
recherche)
• Le préfet du département
Les DRIRE sont responsables de l'inspection
Le préfet est localement le chef de l'ensemble
des installations classées et du contrôle des
des services déconcentrés de l'Etat.
rejets industriels.
Il anime et coordonne la politique de l'eau en
matière de police et de gestion des ressources • Les DDSV
en eau. (direction départementale des services vétéri-
naires)
• Les DIREN
Les DDSV sont responsables de l'inspection et
(direction régionale de l’environnement)
du contrôle des établissements agroalimentaires.
Les DIREN évaluent les besoins en eau. Elles
élaborent et assurent le suivi des documents de
• La MISE
planification.
(mission interservices de l'eau)
• Les DDE Placée sous l’autorité du préfet, elle coordonne
(direction départementale de l’équipement) les actions de police et de gestion des eaux au
Les DDE sont responsables de la police des niveau départemental.
eaux sur les cours d'eau domaniaux navi- Elle permet une approche globale des ques-
gables. Elles ont également une mission de tions relatives à l'eau par la coordination des
maîtrise d’œuvre dans certaines communes. différents services (DDAF, DDE, DDASS,
DIREN).
• DDAF
(direction départementale de l’agriculture et de la
■ Les agences de l’eau
forêt)
Les DDAF sont responsables de la police de la Créées par la loi du 16 décembre 1964, les
pêche, de la police des eaux sur les cours agences de l'eau sont des établissements
d'eau non domaniaux et les cours d'eaux publics administratifs dotés de la personnalité
domaniaux non navigables. Elles ont égale- civile et de l'autonomie financière.
ment des missions d’assistance conseil dans la Elles sont placées sous la double tutelle du
gestion des services publics d’eau potable et de ministère chargé de l'environnement et du
maîtrise d’œuvre. ministère de l'économie, des finances et de
l'industrie.

3
Leurs compétences s'exercent à l'échelle d'un Toutefois, dans nombre de leurs domaines
grand bassin ou d'un groupement de bassins d'intervention, les conseils régionaux peuvent
hydrographiques. mettre en œuvre une politique volontariste en
Il en existe six : Adour-Garonne, Artois- la matière. Dans le domaine de l'eau plus par-
Picardie, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse, Rhône- ticulièrement, la région peut intervenir en sub-
Mediterranée et Corse, Seine-Normandie. ventionnant des investissements d'intérêt régio-
nal pour :
Les six agences de l'eau en France - améliorer la ressource (barrages, grandes
adductions) ;
Artois-Picardie - protéger les zones sensibles (lacs, littoral,
grands aquifères).
Rhin-Meuse
Son intervention peut prendre des formes mul-
Seine-Normandie
tiples : animation de Commission Locale de
l’Eau (CLE), soutien financier et technique au
management environnemental dans les entre-
Loire-Bretagne prises, soutien financier aux actions d'écono-
mie d'eau des communes,…
Rhône-
Méditerranée-
■ Le département
Adour-Garonne Corse Depuis la décentralisation, les départements
ont conforté leur place dans le dispositif d'in-
vestissement en matière d'eau et d'assainisse-
ment : ils sont aujourd'hui un partenaire privi-
Le conseil d'administration de chaque agence légié des collectivités :
est composé de 8 représentants des collectivi- - aide au financement (dotation d’Etat et fonds
tés, de 8 représentants des usagers et de 8 propres),
représentants de l'Etat. - assistance technique dans des domaines
Les agences de l'eau ont un rôle financier et variables selon les départements.
technique basé sur le principe "pollueur-
payeur". Elles perçoivent des redevances et La politique de l'eau
attribuent des aides sous forme de prêt ou de En France, les grandes orientations de la ges-
subvention aux collectivités locales ainsi tion de l’eau sont définies par un ensemble de
qu'aux professionnels. documents législatifs : textes généraux (lois sur
l’eau de 1964, 1992), textes spécifiques (loi
■ La région Sapin, loi Barnier,…), textes d’application
Peu de compétences sont conférées expressé- (décrets, arrêtés, circulaires,…). Beaucoup de
ment à la région en matière d'environnement. ces textes sont intégrés dans les différents

Conseil général de l'Ariège :


intervention dans le domaine de la production et de la distribution d’eau potable
En matière d’eau potable, le département de l’Ariège s’est donné les moyens d’une approche cohé-
rente des investissements à soutenir financièrement, à exécuter, voire à gérer, en partenariat avec
les collectivités compétentes, à savoir :
- un schéma départemental d’AEP (alimentation en eau potable) qui est le document de référence
de l’ensemble des acteurs.
- au sein de la direction, des services techniques, le service des équipements collectifs, assure en
partenariat avec l’Agence de l’Eau, la programmation d’investissements, la protection des res-
sources en eaux souterraines et la réhabilitation d’ouvrages,
- un service technique d’entretien et d’exploitation des ouvrages de production et de distribution
d’eau potable : le SEDEA (120 personnes) intervient auprès des communes, soit sous la forme de
prestations, soit dans un cadre systématique contractualisé.

4
codes (code de la santé publique, code de qui fixe des objectifs d’utilisation, de protection
l’Environnement, code général des collectivités et de mise en valeur des ressources en eau. La
territoriales,…). liste des SAGE ainsi que leur état d’avancement
A l’échelle d’une collectivité, le maître d’ou- sont précisés sur le site www.gesteau.eaufrance.fr
vrage, responsable de la gestion de l’eau, doit
inscrire sa politique dans le cadre de cette La préservation de la ressource
législation.
Les installations, ouvrages, travaux et activités
■ Gestion globale et équilibrée en rapport avec le milieu aquatique sont sou-
mis à autorisation ou à déclaration suivant les
Sur chacun des 6 grands bassins versants du
risques de pollution qu'ils présentent et la gra-
territoire français, un schéma directeur d’amé-
vité de leurs effets sur la ressource en eau et les
nagement et de gestion des eaux (SDAGE) fixe
écosystèmes aquatiques.
les grandes orientations de la gestion des
milieux aquatiques et de leurs usages. "Est assimilé à l’usage domestique d’une famil-
Ces documents ne sont pas directement oppo- le (au sens du code de l’environnement) , tout
sables aux tiers. En revanche, les décisions prélèvement inférieur à 1000 m3/an. Tout autre
publiques prises dans le domaine de l’eau doi- prélèvement relève de procédures de déclara-
vent être compatibles avec les prescriptions du tion ou d’autorisation"
SDAGE. (Art. L 214-2 du code de l’environnement).
Depuis 2000, l’Union européenne s’est dotée
d’une politique commune de gestion de l’eau à La protection des captages d’eau
travers une directive-cadre sur l’eau. Les princi-
paux objectifs : utilisation durable de l’eau,
potable
prix raisonnable, gestion concertée et, au final, L'utilisation d'eau prélevée dans le milieu natu-
atteinte d’un « bon état » écologique des eaux rel en vue de la consommation humaine est
en 2015. soumise à autorisation … sauf pour l’usage per-
sonnel d’une famille.
■ Gestion locale (Art. R1321-6 du code de la santé publique)
A l’échelle d’un sous-bassin versant (unité Mise en place obligatoire de périmètres de pro-
hydrogéographique ou système aquifère), les tection sur tous les captages d’eau destinée à la
acteurs locaux peuvent élaborer un schéma consommation humaine.
d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) (Art. L1321-2 du code de la santé publique)

Le SAGE nappes profondes de Gironde

En Gironde, l’alimentation en eau Pour ce faire, avant toute mise en service de


potable est assurée à 99 % par des ressources de substitution, le SAGE fait des
prélèvements dans quatre nappes économies d’eau et de la maîtrise des
souterraines profondes dont le comporte- consommations les premières de ses priorités.
ment, suivi depuis de nombreuses années, Ainsi, pour un objectif de 30 millions de
révèle des surexploitations locales pour cer- mètres cube par an de réduction des prélève-
taines d’entre elles. Si ces nappes sont aussi ments, la moitié se fera par des économies
utilisées pour d’autres usages, l’alimentation d’eau, dont une grande partie par une amé-
en eau potable est de loin le principal usage. lioration des rendements des réseaux.
Approuvé par arrêté préfectoral en novembre En la matière, le SAGE impose notamment de
2003, le schéma d’alimentation et de gestion renseigner des indicateurs normalisés dans le
des eaux (SAGE) des nappes profondes de rapport annuel sur la qualité et le prix du ser-
Gironde impose un objectif de réduction des vice public de l’eau potable ainsi que des
prélèvements dans ces nappes. diagnostics de réseau suivis, le cas échéant,
de mesures correctives.
Pour en savoir plus www.smegreg.org

5
PÉRIMÈTRE
PÉRIMÈTRE DE PROTECTION ÉLOIGNÉE
réglementation des activités
DE PROTECTION RAPPROCHÉE possible
les activités susceptibles de provoquer une
pollution accidentelle sont interdites
ou réglementées

PÉRIMÈTRE DE
PROTECTION IMMÉDIATE
toute activité est interdite, sauf celle
relative à l’alimentation en eau
potable

La qualité de l'eau destinée à la " …le service public de distribution d’eau est
tenu de délivrer une eau conforme à l’usage
consommation humaine auquel elle est destinée… "
La réglementation sanitaire relative aux eaux Problème d’eau corrosive, cours de cassation
destinées à la consommation humaine est pré- 26/05/1994, (Ville de Concarneau c/ Sté
cisée dans le code de la santé publique (Art. Fauglas et autres) :
L1321-1 à L1321-10; Art. R1321-1 à R1321- « …eau distribuée avec une teneur en nitrates
66) presque toujours supérieure à 60 mg/l et tou-
" Toute personne qui offre au public de l’eau en jours supérieure à 50 mg/l… Condamnation de
vue de l’alimentation humaine, à titre onéreux la collectivité et de son fermier à paiement de
ou gratuit, sous quelque forme que ce soit, est dommages et intérêts aux usagers plaignants
tenue de s’assurer que cette eau est propre à la (Tribunal d'Instance de Romans du 14/03/1996
consommation. " usagers c/ Compagnie Générale des Eaux et
Au sens du code de la santé publique, sont Syndicat Intercommunal des Eaux de Rochefort
considérées comme " eaux destinées à la Samson - SIERS)
consommation humaine " toutes les eaux des-
tinées à la boisson, à la cuisson, à la prépara- ■ Limites de qualité
tion d'aliments ou à d'autres usages domes- Sur le réseau d’eau potable, le respect des
tiques, ainsi que les eaux utilisées dans les limites et références de qualité est apprécié aux
entreprises alimentaires. robinets des consommateurs.
Toutes ces eaux doivent remplir 3 conditions • Limites de qualité
cumulatives : (annexe 13-1 I - code de la santé publique) :
- elles ne doivent pas contenir un nombre ou - 2 paramètres microbiologiques : eschérichia-
une concentration de micro-organismes, de coli, entérocoques ;
parasites ou de toute autre substance consti- - 29 paramètres chimiques (arsenic, cuivre,
tuant un danger potentiel pour la santé des per- nitrates, pesticides, plomb,…).
sonnes ; • Références de qualité
- elles doivent être conformes aux limites de (annexe 13-1 II - code de la santé publique) :
qualité qui sont des valeurs obligatoires ; - 23 paramètres témoins du fonctionnement
- elles doivent satisfaire à des références de des installations de production et de distribu-
qualité, valeurs indicatives. tion d’eau (chlorures, sulfates, couleur, odeur ,
saveur, fer, manganèse, turbidité, dureté, tem-
pérature,…) ;
- 2 indicateurs de radioactivité.

6
■ Contrôle qualité
Contamination du réseau public d’eau
(Art. R1321-15 à R1321-25 du code de la santé potable par Eschérichia Coli à Walkerton
publique) en Ontario (Canada – mai 2000) :
• Contrôle réglementaire
7 morts et 2300 malades sur 4800 habi-
C'est la DDASS, qui est chargée, au titre de
tants. Le film des événements :
l'Etat, d'assurer la mission de contrôle légal de
- épandage de fumier,
la qualité de l’eau. Celui-ci prend la forme
- forte pluviométrie,
d’un programme d’analyses d’échantillons réa-
- contamination d’un puits,
lisées sur la ressource, l'eau sortie d'usine et
- désinfection inadaptée,
l'eau distribuée. Le nombre d’analyses dépend
- contamination du réseau de distribution
de la taille de la collectivité. Les analyses sont
d’eau potable.
réalisées par des laboratoires agréés.
Les responsabilités :
• Autocontrôle
- L’exploitant : autosurveillance négligée et
La personne publique ou privée responsable
falsifiée,
de la distribution d’eau (l’exploitant) est tenue
- Les élus : méconnaissance des pratiques
de surveiller en permanence la qualité des
et manque de suivi,
eaux destinées à la consommation humaine.
- L’autorité sanitaire : non détection des
Cette surveillance comprend notamment :
dysfonctionnements,
- l’examen régulier des installations,
- Le gouvernement de l’Ontario : réduc-
- un programme de tests ou d’analyses,
tion des moyens de contrôle et d’analyses
- la tenue d’un fichier sanitaire,
au service des municipalités.
- le signalement de tout incident,
- la mise à disposition des informations. Paramètres microbiologiques
=
• Combien d’analyses par an ? Risque sanitaire immédiat et grave
Deux exemples :
- Ville de Libourne (33) ■ Gestion directe
10 300 abonnés, 3 captages. Dans le cas de la gestion directe, la collectivi-
Le contrôle réglementaire représente 61 té est responsable directement de l’ensemble
analyses par an : 3,5 sur l’eau brute, 16 au du service, investissement et fonctionnement,
départ de la distribution et 42 sur le réseau. avec son propre personnel ou par des presta-
- Commune de Paillet (33) taires de service.
450 abonnés, 1 captage.
Le contrôle réglementaire représente 9,5 Collectivité territoriale
Commune
analyses par an : 0,5 sur la ressource (une Syndicat
tous les 2 ans), 2 au départ de la distribution
et 7 en distribution. Fonctionnement Investissement
Facture

La gestion des services d'eau


Usagers
Les services d’alimentation en eau potable sont
des services publics à caractère industriel et
commercial (SPIC). Ils doivent garantir la ■ Gestion déléguée
continuité du service et l’égalité de traitement
• Les conditions de la délégation
des usagers qui en majorité en assurent le
La délégation de service public implique un
financement. C’est la collectivité, commune ou
partenariat entre la collectivité et un partenaire
groupement de communes, qui est responsable
de droit privé.
de la gestion de ces services.
Le choix du délégataire nécessite une mise en
Le mode de gestion est choisi par l’assemblée
concurrence des entreprises selon une procé-
délibérante. En France, on distingue deux
dure définie par la loi Sapin (29/01/2003),
modes de gestion : la gestion directe et la ges-
aujourd’hui codifiée dans le code général des
tion déléguée.
collectivités territoriales (CGCT).

7
Répartition des modes de gestion en nombre - le budget de l’eau doit s’équilibrer en recettes
d’usagers (IFEN 2001) et en dépenses,
- les transferts entre le budget général et le bud-
get de l’eau sont interdits dans la grande majo-
rité des cas,
- le service est financé par l’usager.
■ Gestion patrimoniale
Gestion déléguée Gestion directe Le réseau d’alimentation en eau potable,
constitue un véritable patrimoine pour la col-
Les conditions de délégation se concrétisent lectivité. Elle est responsable de la gestion. En
par un contrat qui définit précisément les ce sens, elle doit :
limites de responsabilités des contractants. - veiller à l’état de ses infrastructures et les
La collectivité conserve dans tous les cas une entretenir,
obligation de contrôle du délégataire. - mettre en place une véritable politique de
Délégation du service ne veut pas dire déléga- renouvellement tant sur le plan financier que
tion des responsabilités. technique,
Quel que soit le mode de gestion, la collectivi- - contrôler les dépenses de renouvellement en
té reste garante de la qualité de l’eau distri- cas de gestion déléguée.
buée, de la gestion financière du service et de
la pérennité des installations constitutives du
réseau d’alimentation en eau potable. L’eau potable en France
- 850 000 km de canalisations
• L'affermage - 20 000 ouvrages de captage d’eau
C'est la forme de délégation la plus répandue - 40 000 réservoirs
actuellement. Les ouvrages sont financés par la Les équipements ont une durée de vie limitée
collectivité, qui en délègue l'exploitation à (environ 50 à 100 ans pour les canalisations).
l'entreprise privée. La rémunération de l'entre- Au rythme actuel de renouvellement, il
prise couvre les charges d'exploitation et une faudrait plus de 150 ans pour les remplacer.
partie des frais de renouvellement. Une partie
du produit des factures d'eau revient à la col-
lectivité pour couvrir ses charges, principale- ■ Règlement du service des eaux
ment d'investissement.
" …le service des eaux est donc tenu pour
contrat d'affermage facture responsable du bon fonctionnement du
Collectivité territoriale Distributeur
réseau public et doit s'acquitter des obli-
Usagers
Commune privé gations normales inscrites au contrat ou
Syndicat
consacrées par l'usage… »
Tribunal de Grande Instance de Mâcon,
Investissements Fonctionnement 25/02/1991, (Union fédérale des consom-
mateurs de Saône-et-Loire c/ Syndicat
Intercommunal des eaux de Mâcon et de
■ Gestion financière ses environs et Société des Eaux
Les SPIC (services publics industriels et com- Intercommunale, SDEI).
merciaux), exploités en régie, affermés ou délé-
gués, sont soumis aux règles de la comptabili-
té publique, et notamment à l’instruction Arrêté par la collectivité, le règlement de servi-
comptable M49 pour les services d’eau et d’as- ce définit les relations entre le service des eaux
sainissement. A ce titre : et l’usager. C’est un acte réglementaire assimi-
- le budget de l’eau doit être séparé du budget lable à un contrat de droit privé.
général, Il doit être notifié à chaque abonné et affiché
en mairie.

8
■ La facture d'eau l’année en cours et de l’année précédente,
recettes d’exploitation, état de la dette, travaux
Elle comporte trois termes :
réalisés et programmés,…
- la distribution d’eau (captage, potabilisation
Attention, ne pas confondre le rapport annuel
et distribution de l’eau potable),
du maire et le rapport du délégataire !
- la collecte et le traitement des eaux usées,
Rapport annuel du maire : (Art. L2224-5 du
- les redevances et taxes. En moyenne, pour un
CGCT.)
usager raccordé à l’égout, la part eau potable
Rapport du délégataire (RPQS) : rapport annuel
et la part assainissement sont équivalentes.
d’activité du délégataire en cas de gestion
déléguée -(Art. L1411-3 du CGCT)
L'information du public
■Commission consultative des services
Le maître d’ouvrage est tenu d’informer les usa- publics locaux (CCSPL)
gers du service public de distribution d’eau en
Une CCSPL est instituée dans les communes de
toutes circonstances.
plus de 10 000 habitants ou les EPCI de plus de
■ Qualité de l’eau 50 000 habitants pour les services publics
délégués ou gérés en régie (Art. L1413-1 du
Les maires sont tenus d’afficher en mairie les
CGCT).
résultats du contrôle sanitaire réglementaire
La commission examine les différents rapports
effectué par les DDASS.
d’activité ; elle est consultée sur tout projet de
(code de la santé publique Art. D 1321-103 à
délégation de service public ou de création
D 1321-105)
d’une régie.
Pour les non-conformités et les dérogations, la
Cette commission est composée du président
personne publique ou privée responsable de la
de la collectivité, de membres de l’assemblée
distribution d’eau doit informer les consomma-
délibérante et de représentants d’associations
teurs :
locales.
- information rapide et appropriée
- conseils nécessaires
- recommandations aux groupes de popula- Le SAGE nappes profondes
tions spécifiques de Gironde
(code de la santé publique Art. R1321-26 à La commission locale de l’eau a
R1321) défini des données et indicateurs
Par ailleurs, une note de synthèse de la qualité de performance des services
de l’eau établie par la DDASS doit être com- d’eau potable (cf. page 19).
muniquée aux usagers annuellement à l’occa- Le SAGE impose aux collectivités d’inté-
sion de la facturation. grer ces renseignements dans le rapport
(Arrêté du 10/07/96) annuel sur le prix et la qualité du service
■ Rapport annuel du maire (mesure 5-5).

Le maire est tenu de rédiger annuellement un


rapport sur le prix et la qualité du service d’eau
(RPQS). Ce document est présenté par le res-
ponsable ou le président de la collectivité à
son assemblée délibérante pour validation. Il
est ensuite mis à disposition du public. Il
contient, entre autres, les informations sui-
vantes :
- indicateurs techniques : points de prélève-
ment, population desservie, volumes produits
et distribués, qualité de l’eau,…
- indicateurs financiers : modalités de tarifica-
tion, éléments constitutifs du prix de l’eau,
deux factures d’eau calculées au 1er janvier de

9
2 Notions de base
et outils

L’alimentation en eau potable Pompage


Dans un système de distribution d'eau potable,
Depuis son captage dans le milieu naturel jus- l'eau peut être pompée à plusieurs occasions :
qu'au robinet du consommateur, l'eau nécessi- entre la ressource et le traitement, pour l'ache-
te de nombreuses infrastructures pour son miner vers un réservoir ou pour desservir direc-
transport : tement certains usagers.
- les ouvrages de captage,
- les ouvrages de traitement, Traitement
- les stations de pompage, La qualité de l'eau brute est variable suivant
- les réservoirs, son origine et suivant les saisons.
- les canalisations, Pour la rendre potable, elle subit un traitement
ainsi que des équipements de régulation, d'au- avant distribution.
tomatisme ou de surveillance. Il peut s'agir d'une usine complexe pour les
eaux de surface (dégrillage, oxydation, coagu-
Ressource lation-floculation, décantation, filtration…) ou
En France, l'eau à potabiliser, appelée eau de traitement plus simple (élimination de com-
brute, provient pour 60% des nappes souter- posés indésirables comme le fer ou le manga-
raines (forage, source, captage) et pour 40% nèse) pour les eaux souterraines.
des eaux de surface (rivières, lacs, retenues…). Dans tous les cas, une désinfection permet de
Dans tous les cas, il importe de protéger cette se prémunir contre le risque bactériologique.
ressource contre les pollutions accidentelles ou
les malveillances par la mise en place de péri- Stockage
mètres de protection. L'eau est stockée dans des réservoirs situés
après l'usine de traitement et généralement
après un pompage.

Stockage
Robinetterie

Pompage Branchement
Compteurs
Traitement
Canalisations

Ressource
Abonnés

10
Ils peuvent être sur tour (château d'eau), enter- Abonnés
rés ou semi-enterrés. Les abonnés représentent chacun des foyers et
Ils permettent : chacune des entreprises utilisant l'eau du
- de garantir la pression au robinet du consom- réseau.
mateur, Les droits et obligations des abonnés vis-à-vis
- d'adapter l'offre en eau à la demande des usa- du distributeur d'eau sont définis dans le règle-
gers, ment du service des eaux.
- de sécuriser l'approvisionnement en cas d'in-
cidents : pollution de la ressource, panne sur ■ Consommation
les pompages…
Une famille de 4 personnes consomme environ
Robinetterie 150 m3 d’eau par an :
Les réseaux d'eau potable comportent des - 67 m3 pour l’hygiène (douches, bains, lava-
accessoires qui facilitent la maintenance et bos),
l'entretien du réseau, régulent les paramètres - 30 m3 pour la chasse d’eau des toilettes,
de l'écoulement de l'eau (débit, hauteur, pres- - 18 m3 pour la lessive,
sion…), ou permettent de disposer de points de - 15 m3 pour la vaisselle,
puisage sur le réseau. - 9 m3 pour le jardin et la voiture,
On citera notamment : - 11 m3 pour la boisson et la cuisine.
- les vannes (coupure de l'eau),
- les ventouses (évacuation de l'air), ■ Impact sanitaire
- les vidanges, d'une coupure d'eau accidentelle
- les régulateurs de pression, de débit ou de La qualité de l'eau peut être influencée par des
niveau, défaillances ponctuelles des installations de
- les poteaux incendie, les bornes de puisage… production, de traitement ou de distribution.
En France à ce jour, l'impact sanitaire de tels
Canalisations
évènements, s'il était fortement suspecté,
La distribution de l'eau potable jusqu'au
n'avait pas été quantifié par l'intermédiaire
consommateur s'effectue par un réseau souter-
d'indicateurs de santé. Les données fournies
rain de canalisations.
par le réseau de pharmaciens sentinelles et le
On distingue les canalisations d'adduction
laboratoire d'études et d'analyses de la ville du
(destinées au transport des gros débits) et le
Havre ont permis de montrer que les ventes de
réseau de distribution (assurant la desserte vers
médicaments indiqués dans le traitement des
tous les utilisateurs).
gastro-entérites constituent un indicateur sani-
Les matériaux les plus couramment utilisés
taire sensible aux problèmes d'eau potable.
sont la fonte, le PVC, le polyéthylène, l'acier, le
Deux incidents ponctuels majeurs ayant
béton.
concerné des réseaux d'alimentation impor-
Les diamètres varient de 20 mm pour les bran-
tants (rupture de canalisation de 60 cm de dia-
chements jusqu'à plus de 2 mètres pour les
mètre et défaillance d'un poste de désinfection)
canalisations d'adduction des très grands
ont permis d'établir une corrélation entre ces
centres urbains.
évènements et l'augmentation importante de la
Un réseau bien entretenu est un réseau fiable.
vente de médicaments.
Branchement
Destiné au raccordement des consommateurs
sur le réseau de distribution, c'est la liaison
entre le réseau public et le domaine privé.
Le compteur est l'élément principal du bran-
chement. Il comptabilise l'eau fournie à l’usa-
ger et lui permet de surveiller sa consomma-
tion.
En général, le compteur marque la limite de
responsabilité entre la collectivité et l’abonné.

11
- pour améliorer les pratiques,
Réseau de distribution d'eau potable, - pour avoir une plus grande lisibilité sur le tra-
du Syndicat Intercommunal du Bourgeais vail accompli,
en Gironde (15 communes) - pour la mise au point d'outils de décision
(renouvellement) ou de suivi (indicateurs),
- Superficie : 9 000 ha - dans le cadre d'études statistiques,
- Abonnés : 5 400 - dans le cadre de la modélisation d'un réseau
- Volume facturé : 780 000 m3/an ou d'un service…,
- dans le cadre d’une démarche qualité.
En résumé, l'exploitant doit posséder une
298 km de vision dépassant le cadre strict de ses attribu-
40 tonnes de
canalisations
pièces en fonte 161 ventouses
tions. Il est aussi le garant de l'utilisation rai-
sonnée de la ressource en eau

Les tâches d'exploitation


165 vidanges Les interventions curatives
Elles représentent souvent une part prépondé-
2 réservoirs 781 robinets rante de l'activité de l'exploitant. Le nombre de
et 4 bâches vanne ces travaux peut traduire simultanément une
2 pompes vétusté prononcée des ouvrages mais aussi une
certaine carence de l'entretien préventif.
Organisées dans l’urgence, ces interventions
sont souvent à l'origine de dégradations de la
5400 compteurs 7000 bouches qualité du service tant en termes de qualité que
271 poteaux à clés
d'incendie de quantité.
L’entretien programmé
La valeur à l’état neuf de ce patrimoine
Il contribue à maintenir une certaine qualité de
peut être estimé à 30 millions d’euros, soit
service sans occasionner de gêne ou de
plus de 5500 euros par abonné.
désordres dans la desserte en eau. Ces travaux
font l'objet d'une planification et d'une prépa-
ration soignée permettant de mobiliser tous les
L’exploitation des réseaux moyens nécessaires et d'accomplir les diffé-
rentes tâches en toute sérénité.
Les tâches d'exploitation courante font partie
Parmi les principales tâches à réaliser dans le
intégrante de la mission du gestionnaire de
cadre de l’entretien programmé, on peut énu-
réseau et de la lutte contre le gaspillage. Elles
mérer les opérations suivantes :
doivent permettre de satisfaire les exigences
- contrôle et entretien des captages,
des usagers, aussi bien en termes de quantité
- suivi des installations de traitement,
que de qualité d'eau distribuée. Elles doivent
- suivi des stations de pompage,
également contribuer à la préservation durable
- nettoyage et désinfection des réservoirs,
de la qualité de l'eau. Les travaux d'exploita-
- suivi des rechlorations en réseau,
tion visent donc, à la fois à pérenniser la durée
- suivi des appareils de comptage,
de vie des ouvrages mais également à optimi-
- contrôle et remplacement des compteurs,
ser leur fonctionnement.
- contrôle et entretien des appareils de robinet-
Ils se déclinent le plus souvent sous la forme
terie et de fontainerie,
de procédures permettant de définir les
- surveillance de la qualité de l'eau,
moyens matériels à mobiliser, les périodes les
- réalisation de purges,
plus favorables ainsi que le temps nécessaire à
- recherche de fuites,
leur exécution. A l'issue de leur réalisation, il
- réparation de fuites,
est recommandé de rédiger des rapports d'in-
- suivi des travaux.
tervention permettant de répertorier toutes les
informations susceptibles d'être exploitées :

12
L’entretien des poteaux et bouches être utilisés.
d’incendie Le contrôle des réseaux de distribution doit
comprendre :
Il n’est pas à la charge du service des eaux. - l'identification des perturbations et des fuites,
C’est une charge du budget général des com- - les conditions fonctionnelles et d'hygiène
munes. Cependant, ces appareils doivent faire pour assurer la manœuvre correcte des appa-
l’objet de contrôles réguliers portant sur leur reils de robinetterie y compris les poteaux,
capacité hydraulique à fournir un débit et une bouches et autres équipements.
pression suffisante. En général, ces contrôles La fréquence ainsi que le type de contrôle et de
sont effectués par les sapeurs pompiers accom- surveillance dépendront pour beaucoup des
pagnés du service des eaux pour limiter les circonstances locales. Dans tous les cas, il faut
désordres que ces essais peuvent engendrer sur prendre en considération :
le réseau. - la fonction et l'importance des tuyaux et des
Au delà de la vérification réglementaire des autres composants,
poteaux et bouches d'incendie, tous les - les pertes totales d'eau,
hydrants au sol ou en élévation doivent faire - la qualité de l'eau, sa pression, son débit,
l'objet d'une surveillance. - les charges roulantes, les conditions de pose,
la qualité du sol, les forces extérieures,
Les exigences pour les réseaux extérieurs - le matériau constitutif des tuyaux, des joints
aux bâtiments et leurs composants et autres composants.
Norme NF EN 805 alimentation en eau
■ Entretien
■ Stagnation de l'eau Les programmes d'entretien courant ou pré-
ventif doivent être pris en considération pour
Les réseaux d'alimentation en eau potable doi- les composants tels que les pompes, les appa-
vent être conçus, réalisés et exploités de façon reils de robinetterie et l'équipement électrique.
à minimiser la stagnation de l'eau, qui pourrait Les prévisions pour l'entretien, le remplace-
entraîner une détérioration inacceptable de la ment et la rénovation future des réseaux enter-
qualité de l'eau. rés doivent être établies en accord avec les exi-
Les configurations suivantes conduisant à des gences européennes, nationales ou locales.
stagnations doivent être étudiées soigneuse-
ment : ■ Mise à jour de la documentation
- conduites d'adduction, principales ou secon-
Tous les relevés relatifs à l’implantation des
daires avec bouts morts
conduites, avec le détail des principaux com-
- raccordement aux poteaux et bouches
posants doivent être effectués et régulièrement
- tuyaux raccordés posés en attente
mis à jour.
- tronçons avec de faibles débits permanents
- augmentation de diamètres de tuyaux requise
La lutte contre le gaspillage
à des fins de lutte contre l'incendie ou pour
d'autres raisons à caractère non permanent.
■ Le suivi des appareils de comptage
Si nécessaire, des dispositifs de rinçage des
conduites doivent être prévus. C’est le contrôle des débits qui transite dans le
réseau.
■ Contrôle et surveillance Pour ce faire, il est indispensable d'instrumen-
Afin de minimiser l'interruption d'alimentation ter le réseau en plaçant des appareils de comp-
en eau et les effets néfastes à la santé publique tage aux endroits stratégiques :
et à l'environnement, les réseaux de distribu- - prélèvement dans le milieu naturel,
tion doivent être surveillés et contrôlés. - entrée et sortie des stations de production
La surveillance doit porter sur les mesures de - réservoirs,
débit et de pression, les niveaux de service et - secteurs du réseau de distribution.
autres informations sur l'exploitation. En fonc- Le suivi de ces instruments permet à l'exploi-
tion des conditions locales, des méthodes ou tant d’inventorier les différents volumes qui
des systèmes manuels ou automatisés peuvent transitent dans le système de distribution et

13
d'obtenir des valeurs de référence. Ces valeurs, • Les vannes de régulation
calées, vont ensuite lui permettre de détecter Elles permettent de contrôler les paramètres de
des anomalies sur le réseau. la distribution d’eau sur le réseau : débit, pres-
Le suivi peut s’effectuer par des relevés régu- sion, et niveau des réservoirs.
liers des compteurs ou à l’aide d’un dispositif Ces vannes nécessitent un contrôle annuel et
de lecture à distance. L’exploitant pourra donc un entretien.
détecter les anomalies de consommation d’eau
et organiser des interventions rapides sur les ■ La réalisation de purges
zones défaillantes. La stagnation de l’eau dans les conduites est un
L’exploitant devra régulièrement vérifier, si facteur important de dégradation de la qualité
besoin par étalonnage, les dispositifs de comp- de l’eau, surtout dans les grands réseaux
tage et les renouveler le cas échéant. ruraux. Les purges consistent à ouvrir périodi-
Dans le cadre de l'installation de gros comp- quement des robinets vannes installés sur les
teurs, aussi bien en sortie d'usine de produc- réseaux afin d'éliminer les eaux stagnantes,
tion, qu'à l'entrée de secteurs de réseau, il faut notamment sur les antennes isolées. Les purges
prévoir une longueur droite placée en amont peuvent se réaliser manuellement ou au moyen
ou en aval du compteur et autorisant l'installa- d'électrovannes programmées de manière
tion d'un appareil de mesure (débitmètre à cyclique. Le contrôle de certains paramètres
ultrasons, débitmètre à insertion). Il sera dès indicateurs (turbidité, chlore résiduel,…) peut
lors facile de procéder à l'étalonnage du comp- permettre à l'exploitant de juger de l'efficacité
teur sans avoir à le démonter. de ses manœuvres.
Afin de maîtriser les volumes d’eau utilisés
■ Le contrôle et l’entretien des appareils de
pour ces opérations, il est important d’équiper
robinetterie et de fontainerie les purges de dispositifs de comptage ou d’esti-
Etant donné le très grand nombre d'appareils mer les volumes utilisés.
installés sur les réseaux, il est opportun de pro- ■ La réparation des fuites
grammer leurs contrôles. Une vanne de vidan-
ge, un poteau d'incendie en situation de débit Cela suppose d'avoir localisé précisément la
permanent peuvent sérieusement affecter le fuite et la position de la conduite, d'où l'im-
rendement d'un réseau. portance d'avoir des plans à jour.
Au-delà des pertes dues à des actes irrespon- Les exploitants consacrent beaucoup de temps
sables, ces dispositifs peuvent au fil du temps à cette activité car les réseaux présentent un
présenter des signes d'obsolescence se tradui- nombre important de fuites. Il s'agit d'opéra-
sant à terme par des fuites plus ou moins tions délicates car réalisées dans des condi-
importantes. tions difficiles (terrains gorgés d'eau, proximité
des réseaux électriques, de gaz…) et, par voie
• Les appareils de fontainerie de conséquence, assez fréquemment à l'origi-
(bouches de lavage ou d’arrosage, poteaux et ne de dégradations de la qualité de l'eau.
bouches d’incendie, bornes de puisage) Ces opérations doivent être menées avec la
Disposés sur l'espace public, ces dispositifs plus grande rigueur et le plus grand soin :
sont très accessibles et peuvent être utilisés à - les phases de coupure d’eau peuvent provo-
d'autres fins que celles pour lesquelles ils ont quer des pollutions par le phénomène de
été installés. Tous ces postes devraient pouvoir retour d'eau,
être équipés de comptage afin de permettre à - les opérations sont réalisées selon des procé-
l'exploitant de mieux connaître les volumes dures bien établies et accompagnées à chaque
d'eau prélevés. fois d'une désinfection.
■ Le contrôle des travaux
• Les ventouses
Elles servent à évacuer l’air présent dans le (pose de conduites, réalisation de branche-
réseau. Elles doivent être vérifiées régulière- ments)
ment pour contrôler leur bon fonctionnement Les "travaux neufs" ne sont pas de la responsa-
et éviter des pertes d'eau en cas de défaillance bilité directe de l’exploitant. Il doit cependant
du flotteur. veiller à la réalisation des travaux dans les

14
règles de l’art : garantie de l’étanchéité et de la Les indicateurs de performance sont de nature
pérennité des assemblages réalisés et respect à faciliter la maîtrise des services d’eau par les
des règles sanitaires. collectivités locales, mais, aussi pertinents
Les matériaux en contact avec l'eau potable ne soient-ils, ces quelques chiffres ne peuvent pas
doivent pas être susceptibles d'être à l'origine suffire à traduire la qualité du service.
d'une quelconque dégradation de la qualité de Pour atteindre ces objectifs, il est indispensable
l'eau. de retenir des indicateurs simples, pertinents,
Les matériaux en contact avec l'eau potable représentatifs et reconnus par l’ensemble des
doivent posséder une attestation de conformité acteurs : collectivités, exploitants, usagers, ser-
sanitaire délivrée par un laboratoire agréé par vices de l’Etat.…
le ministère de la santé. L’intérêt essentiel de ces outils réside dans le
(Code de la santé publique, Art. R 1321-48) suivi de leur évolution. Il faut donc veiller à ne
Attention pas modifier trop souvent les indicateurs choisis.
Les autres tâches d’exploitation, en particulier Les indicateurs peuvent être un outil intéressant
le suivi de la qualité de l’eau, ne doivent pas de gestion à condition de les utiliser avec pru-
être négligées ! (cf. manuel d’exploitation en dence :
annexe). - dans le cadre d’une politique contractuelle
- en supprimant tous les ajustements ou les cor-
Les indicateurs de performance rections sur les valeurs calculées.

Les indicateurs de performance sont des outils Les différents indicateurs


destinés à mieux rendre compte de la qualité
Ces indicateurs couvrent l’ensemble des
du service rendu.
domaines liés à la gestion durable des services
L’utilisation de ces données chiffrées peut
d’eau : techniques, économiques et relationnels.
répondre à plusieurs objectifs :
- aider la collectivité à suivre l’évolution du ser- ■ Les indicateurs de base
vice et à contrôler sa gestion,
Le suivi d’un service d’eau nécessite, a minima,
- évaluer la qualité des prestations à travers des
la connaissance d’un certain nombre de don-
indicateurs communs,
nées relatives au système d’alimentation. Sans
- faciliter les négociations lors de l’attribution
être exhaustif, on peut considérer que les
des contrats de délégation,
valeurs suivantes constituent une base de don-
- informer les usagers à travers des indicateurs
nées indispensables.
synthétiques.

Données Commentaires

Le branchement est matérialisé par la canalisation


Nombre de branchements
reliant le réseau public aux installations privées.
Peut différer du nombre de branchements en cas
Nombre d’abonnés
d’immeubles collectifs bénéficiant d’abonnements individuels.
Nombre d’habitants Différencier permanents et saisonniers.
Longueur de la totalité des conduites à l’exception des
Longueur du réseau (km) branchements. Il serait intéressant de distinguer les différents
matériaux ainsi que les périodes de pose.
La réhabilitation est prise en compte si elle prolonge la durée
Longueur de réseau renouvelé
de vie de façon à peu près équivalente.
Volume prélevé Volume d’eau prélevé dans le milieu naturel.
Volume d’eau potable issu des ouvrages de production
Volume produit de la collectivité.

15
Données Commentaires
Volume importé Volume d’eau potable provenant d’un service extérieur.
Volume exporté Volume d’eau potable livré à un service extérieur.
Volume introduit dans le réseau =
Volume mis en distribution volume produit + volume importé – volume exporté.
Volume consommé comptabilisé Volume résultant des relevés des compteurs abonnés.
Il s’agit des analyses réglementaires réalisées par la DDASS
Nombre total d’analyses On distinguera les analyses bactériologiques
des analyses physico-chimiques.
Nombre d’arrêts d’eau Les coupures d’eau pour un seul abonné sont exclues.
Nombre de réparations effectuées en un an sur le réseau
Nombre de réparations et les accessoires (vannes, ventouses,…).
Nombre de réclamations écrites formulées par les abonnés,
Nombre de réclamations écrites tous thèmes confondus.
Le prix de l’eau est calculé sur la base d’une consommation
Prix de l’eau moyenne annuelle de 120 m3. On identifiera la part des taxes
et redevances.
Dette contractée par la collectivité pour financer
Encours de la dette les installations de distribution d’eau.
Epargne brute annuelle Recettes réelles - dépenses réelles - remboursement de la dette.

Quelques pièges à éviter


1- Les périodes de relèves des différents 2- Pour l’enregistrement des volumes, il faut
volumes doivent correspondre entre elles. Si ce disposer d'un système de comptage fiable,
n’est pas le cas, des ajustements sont indispen- c’est-à- dire bien dimensionné, bien installé et
sables et constituent des sources d’erreurs..… entretenu.
Ces données peuvent permettre de calculer quelques indicateurs clés :

Indicateurs Mode de calcul


Qualité de l’eau distribuée (%) Nombre d’analyses DDASS conformes divisé par le nombre
total d’analyses DDASS.
Continuité de la fourniture d’eau Nombre d’arrêts d’eau programmés ou non programmés
(nombre/1000 abonnés) divisé par le nombre d’abonnés et multiplié par 1000.
Indice linéaire de pertes et d’eau Volume mis en distribution moins le volume consommé
consommée non comptée (m3/j/km) comptabilisé, divisé par la longueur du réseau et par 365.
Rendement primaire du réseau Volume consommé comptabilisé divisé par le volume
(en %) mis en distribution.
Indice linéaire de réparations Nombre de réparations effectuées divisé
(nombre/km/an) par la longueur du réseau en km.
Taux moyen de renouvellement Moyenne sur 5 ans du ratio : longueur de canalisations
du réseau (%) renouvelées par la longueur du réseau.
Durée d’extension de la dette Encours total de la dette divisé par l’épargne brute annuelle.
(année)

16
Indicateurs Mode de calcul
Prix du service TTC au m3 Prix du service toutes taxes et redevances comprises
pour 120m3 (€/m3) ramené au m3 pour une consommation de 120 m3.
Taux de réclamations écrites Nombre total de réclamations écrites divisé par
(nombre pour 1000 abonnés) le nombre d’abonnés et multiplié par 1000.

■ Les autres indicateurs


Pour améliorer la lisibilité du service, il est possible de définir un certain nombre d’autres indicateurs,
par exemple :

Indicateurs Mode de calcul

Conformité réglementaire Nombre d’analyses microbiologiques conformes réalisées


bactériologique de l’eau (%) par la DDASS /Nombre total d’analyses microbiologiques
réalisées par la DDASS en cours d’année.
Conformité réglementaire Nombre d’analyses physico-chimiques conformes réalisées
physico-chimique de l’eau (%) par la DDASS /Nombre total d’analyses physico-chimiques
réalisées par la DDASS en cours d’année.
Interruptions programmées Nombre d’arrêts d’eau programmés divisé par le nombre
de la fourniture d’eau d’abonnés et multiplié par 1000.
(nombre/1000 abonnés)
Interruptions non programmées Nombre d’arrêts d’eau non programmés divisé
de la fourniture d’eau par le nombre d’abonnés et multiplié par 1000.
(nombre/1000 abonnés)
Protection de la ressource (%) Indice d’avancement de la procédure de protection
des ressources (0% : aucune action ; 20% : lancement d’une
étude ; 40% : périmètre défini ; 60% : arrêté préfectoral signé
80% : mise en œuvre ; 100% : suivi périodique).

Connaissance des installations Indice de connaissance du patrimoine (0% : absence de plan ;


(en %) 20% : plan complet mais informations incomplètes sur les
tronçons et les ouvrages ; 40% : plan complet mais informations
incomplètes sur les ouvrages ; 60% : informations descriptives
complètes avec localisation des interventions ; 80% : idem
et existence d’un plan pluriannuel de renouvellement ; 100% :
idem avec mise en œuvre du plan de renouvellement).
Taux de renouvellement Nombre de compteurs renouvelés dans l’année
des compteurs divisé par le nombre de compteurs.
Rendement net (%) Volume consommé comptabilisé
+ volume consommé estimé (usagers sans compteurs, eau utilisée
par le service,…) divisé par le volume mis en distribution.
Prix du service HT au m3 Prix du service hors taxes et redevances liées à ce service ramené
pour 120 m3 (€/m3) au m3 pour une consommation de 120 m3.
Prix des taxes et redevances Prix des taxes et redevances (VNF, taxe consommation, TVA,
au m3 pour 120 m3 (€/m3) redevance prélèvement) ramené au m3 pour une consommation
de 120 m3.

17
Indicateurs Mode de calcul
Taux d’impayés (%) Au 31 décembre de l’année n : montant des impayés de l’année
n-1 divisé par le montant total des factures émises à l’année n-1.
Epargne nette de la collectivité Moyenne sur les trois dernières années du rapport :
(€/m3) épargne nette/ (volume comptabilisé + volume exporté).
Abandon de créances (€/m3/an) Somme annuelle des abandons de créance et des montants
versés à un fonds de solidarité, divisée par le volume consommé
comptabilisé.

Pour aller encore plus loin… • DDAF


Proposition de 20 indicateurs.
Depuis quelques années, la mise en place des
Synthèse de l’expérience acquise réalisée en
indicateurs de performance et de qualité du
collaboration avec l’ENGREF
service font l’objet de nombreuses démarches
• Association Française de Normalisation
et expériences. L'Agence de l'Eau Adour-
Elaboration de 4 normes «Lignes directrices
Garonne, avec l'aide de l'Afnor, a élaboré une
pour les activités de service dans l’alimentation
synthèse de tous ces indicateurs, qui sont
en eau et dans l’assainissement »
actuellement en phase de test. Le but est de
NF P 15-900-1 à 4 (1 : service à l’usager ; 4 :
vérifier leur pertinence, leur fiabilité et leur
service de l’eau).
facilité de mise en œuvre (20 collectivités
• Syndicat Professionnel des distributeurs
locales en test). Ces différentes expérimenta-
d’eau
tions constituent une base intéressante pour les
Etablissement d’une grille de 17 indicateurs de
collectivités ou les exploitants qui souhaitent
performance (eau et assainissement)
développer ce type d’approche.
• Institut de la Gestion Déléguée
• Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et
Proposition d’un ensemble d’indicateurs eau :
Forêts
8 obligatoires et 5 optionnels.
Document de référence : « Introduire la mesu-
re de la performance dans la régulation des ser-
vices d’eau et d’assainissement en France » -
http://www.engref.fr/
• Fédération Nationale des Collectivités
Concédantes et en Régies
Choix de 21 indicateurs « eau » et de 7 indica-
teurs de synthèse
Expérimentation auprès d’une vingtaine de col-
lectivités volontaires, création d’un site
http://www.servicedeau.fr/

18
Le SAGE nappes profondes de Gironde

La démarche entreprise dans le cadre du - Pourcentage de fuites,


SAGE nappes profondes de Gironde est un - Indice linéaire de pertes en distribution,
exemple d’utilisation d’indicateurs détaillés - Indice linéaire de fuites,
et ciblés vers la lutte contre le gaspillage. - Indice de fuites par branchement,
Dans le cadre des objectifs de maîtrise de la - Indice linéaire de consommation nette,
consommation, le SAGE a défini une liste de - Indice linéaire de réparations,
données et d’indicateurs de performance des - Indice de consommation par abonné,
services d’eau potable. - Indice de consommation par habitant,
Les 26 données concernent les différents - Indice de pertes par abonné.
volumes produits, distribués et consommés Les données et les indicateurs font l’objet
sur le réseau d’eau potable. d’une définition précise que l’on peut se pro-
Les indicateurs, au nombre de 15, traduisent curer sur le site Internet du SMEGREG
les rendements de réseau ainsi que les pour- (http://www.smegreg.org/)
centages et indices de pertes : La commission locale de l’eau, chargée du
- Rendement primaire, suivi du SAGE, exploite ces données et les
- Rendement consommateurs, synthétise sous forme de tableaux de bord
- Rendement net du service, afin d’orienter les actions de diagnostic, de
- Rendement hydraulique, recherche de fuites ou de réhabilitation de
- Pourcentage de pertes en distribution, réseaux.
- Pourcentage de non-consommation,
Exemple d’indicateurs
sur le périmètre du SAGE
nappes profondes de Gironde
indice pertes (m3/j/km)

Indice de perte (m3/j/km) en fonction


du nombre d’abonnés par km
4 zones :
- blanc : plus mauvais que la moyenne
- orange : moins bon que la moyenne
- jaune : dans la moyenne
- vert : meilleur que la moyenne
nombre abonnés / km

19
3 Méthodologie
et mise en œuvre

Le diagnostic des réseaux ■ Le pilote de l'étude

- élabore un cahier des charges précis et adap-


Les responsabilités morales, techniques et té au contexte local,
financières des collectivités en matière d’eau - assiste le maître d’ouvrage pour consulter et
potable nécessitent une gestion rigoureuse des choisir le bureau d’études,
services. Une connaissance détaillée du patri- - assure le dialogue entre les différents interve-
moine et de son fonctionnement sont les élé- nants,
ments indispensables pour mener à bien cette - suit le déroulement de l’étude et contrôle la
mission. qualité de la prestation ainsi que sa conformité
C’est l’objectif du diagnostic d’un réseau. au cahier des charges,
- donne son avis sur les choix techniques et les
Cette partie du guide est destinée à fournir une actions à entreprendre,
méthodologie pour mettre en œuvre dans les - assiste la collectivité pour le suivi et la mise à
meilleures conditions cette étape essentielle. jour du diagnostic.

Une démarche collective à mener ■ L’exploitant du réseau


en partenariat avec tous les acteurs - fournit les renseignements et les données
techniques nécessaires à l’élaboration du
Pour répondre pleinement aux objectifs, une cahier des charges,
étude diagnostique de réseau doit associer les - collabore avec le bureau d’études pour la réa-
différents acteurs dans son élaboration, sa réa- lisation de la prestation (données techniques,
lisation et son suivi, en particulier lors de la visites, campagne de mesures,…),
phase préliminaire d’élaboration du cahier des - donne un avis sur les choix techniques,
charges. - fournit les éléments techniques nécessaires au
■ La collectivité suivi et à la mise à jour du diagnostic.

- décide du lancement de l’étude, ■ Le bureau d’études


- choisit le pilote de l’étude, - prend en compte le contexte local pour
- participe à l’élaboration du cahier des char- apporter une réflexion pertinente aux préoccu-
ges et le valide, pations de ses interlocuteurs,
- précise les orientations en matière de déve- - mobilise les compétences et les moyens
loppement local, nécessaires à la réalisation de la prestation,
- participe activement aux réunions, - fournit un dossier technique détaillé assorti
- décide des actions à mettre en œuvre suite d’éléments de synthèse et de chiffres clés pour
aux conclusions de l’étude, faciliter la compréhension,
- décide du suivi et de la mise à jour du dia- - joue un rôle de conseil et d’expert auprès de
gnostic. la collectivité.

20
Le bureau d’études choisi par la collectivité
devra être indépendant du pilote de l’étude, de Le SAGE nappes profondes
l’exploitant du réseau et non impliqué dans la de Gironde
maîtrise d’œuvre des travaux. Ceci afin de Les économies d’eau et la maîtri-
garantir la pertinence de son jugement et de se de la consommation font par-
ses conclusions tant techniques que finan- tie des orientations prioritaires
cières. du SAGE, en particulier la réduction des
pertes sur les réseaux de distribution col-
■ Les partenaires institutionnels, techniques lectifs.
et financiers A ce titre, la mesure 5-7 prévoit la pro-
grammation d’études diagnostiques
(agences de l’eau, conseils généraux, adminis- détaillées. Une liste de collectivités priori-
trations,…) taires doit être établie. Il s’agit principale-
- rappellent le contexte général et le cadre ment des réseaux alimentés par une res-
réglementaire, source déficitaire ou implantée dans une
- donnent leurs avis sur le cahier des charges, zone à risque.
- participent au suivi de l’étude et donnent Les résultats des diagnostics seront intégrés
leurs avis sur les décisions finales. aux tableaux de bord de suivi du SAGE, et
déclencheront de la part des gestionnaires
La démarche générale de diagnostic de réseau des interventions adaptées aux
d’un réseau résultats des études : recherche de fuites,
entretien ciblé, réparation ou remplace-
La réalisation d’un diagnostic de réseau néces- ment des réseaux,….
site la mise en place d’une démarche progres-
sive et organisée.
Ce diagnostic de réseau peut s’inscrire dans un
contexte plus global d’étude du système d’ali- Les termes fondamentaux
mentation en eau potable incluant, par
exemple, la modélisation, le schéma directeur Nous rappelons ici les termes usuels qui per-
ou l’amélioration de la gestion des installa- mettent d’évaluer l’importance des pertes
tions. d’eau sur un réseau.
Quel que soit le contexte, la réalisation du dia-
gnostic comprend un certain nombre d’étapes Le volume prélevé
incontournables indiquées dans le synoptique C'est le volume prélevé dans le milieu naturel.
ci-après :
Plans et Production et Le volume mis en distribution
fonctionnement consommation
Il s’agit du volume introduit dans le réseau de
distribution d’eau potable.
La connaissance du patrimoine
Il résulte de la somme algébrique des volumes
produits, importés et exportés :
La sectorisation du réseau
option option Volume mis en distribution =
La modélisation volume produit + importé - exporté.
La recherche des fuites
Analyse de la - volume produit : volume issu des ouvrages de
La prélocalisation
situation future
production d’eau potable de la collectivité,
La localisation et - volume importé (ou acheté en gros) : volume
la réparation des fuites
d’eau potable provenant d’un service extérieur,
Le suivi du réseau - volume exporté (ou vendu en gros) : volume
d’eau potable livré à un autre service extérieur.
Programme d’actions

21
Le rendement
Le rendement est un indicateur qui permet
d’apprécier la qualité d’un réseau. Il représen-
te le rapport entre la quantité d’eau utilisée et
la quantité d’eau introduite dans le réseau. Il
est exprimé en pourcentage.
Il existe de nombreuses définitions du rende-
ment qui dépendent des volumes pris en
compte pour son calcul.
Nous nous limiterons ici à l’expression du ren-
dement primaire et du rendement net.
Pour un service de distribution, l’essentiel est
de définir précisément les termes utilisés et
d’en suivre l’évolution d’une année sur l’autre.
Pour plus de détails sur ces différents éléments
reportez-vous aux indicateurs de performance
(page 15).
■ Rendement primaire
C’est le rendement le plus simple à calculer, il
ne tient pas compte des volumes utilisés non
Volume distribué = V1+V2+V4-V3
comptabilisés.
Rendement primaire =
Le volume consommé ou utilisé Volume consommé comptabilisé
x 100
Volume consommé mis en distribution
C’est la somme de tous les volumes utilisés sur
le réseau de distribution. On distingue en
général les volumes consommés comptabilisés ■ Rendement net
et les volumes non comptabilisés pour lesquels Ce rendement, parfois appelé rendement tech-
une estimation est réalisée : nique, traduit bien la notion d’efficience du
réseau, puisqu’il compare la totalité de l’eau
■ Volume consommé comptabilisé utilisée avec celle introduite dans le réseau.
Ce volume résulte de la lecture des appareils Pour le calcul du volume consommé, il faut
de comptage installés sur les branchements des additionner le volume consommé comptabilisé
usagers : et le volume consommé non compté.
- abonnés domestiques :
Rendement net =
la relève des compteurs est réalisée en général
une ou deux fois par an, Volume consommé
x 100
- gros consommateurs (industriels, agriculteurs, Volume mis en distribution
services municipaux,…) : la relève est effec-
tuée plusieurs fois par an. ■ Calcul et interprétation du rendement
Ils nécessitent quelques précautions :
■ Volume consommé non compté
• Période
Ces volumes sont en général estimés :
Tous les volumes utiles à l'établissement du
- usages collectifs publics : arrosage, nettoyage
rendement doivent couvrir une même période
des rues, services techniques, bâtiments com-
de référence correspondant à la durée entre
munaux,…
deux relèves de consommation des usagers (en
- besoins du service des eaux : purge sur les
général 1 an). Si la relève des compteurs est
réseaux, nettoyage des réservoirs, lutte contre
étalée sur plus d’un mois, la date de référence
le gel,…
est fixée au milieu de la période de relève.
- défense incendie : incendie et essai des
poteaux ou bouches d’incendie.

22
• Gros consommateurs - pour un réseau donné, l’évolution du rende-
La prise en compte des gros consommateurs ment est plus significative que sa valeur brute
peut gonfler artificiellement la valeur du rende- calculée.
ment (Cf. exemple ci-après). Dans ce cas, il est
souhaitable de calculer deux valeurs, avec et Rendement primaire
sans les gros consommateurs. Année 2000 2001 2002 2003 2004
Réseau 1 79 80 81 80 80
• Estimation Réseau 2 87 85 85 82 80
Il est parfois difficile d’estimer certains volumes
Réseau 1 : le rendement ne diminue pas d'une
non comptabilisés (protection incendie, lavage
valeur significative.
des rues, arrosage, purges,…) ce qui peut faus-
Réseau 2 : le rendement diminue, le réseau se
ser notablement le calcul du rendement net.
dégrade.
On s’efforcera donc d’équiper tous les usages
de l’eau de dispositifs de comptage ou de pro-
cédures simples permettant d’estimer les Les pertes d’eau
volumes. Les pertes d’eau correspondent à la différence
entre le volume mis en distribution et le volu-
me utilisé sur le réseau :
Exemple d’un réseau urbain comportant
en amont un industriel important.
Pertes d’eau =
Réseau urbain
10 000 m3 par mois
volume mis en distribution – volume consommé
Captage 20 km de réseau

La notion de pertes d’eau varie selon les


Entreprise valeurs prises en compte dans l’estimation des
8 000 m3
par mois volumes utilisés : volumes consommés comp-
tabilisés ou volumes consommés non comptés.
Attention à l’interprétation des chiffres….
Deux situations peuvent se présenter : ■ Principales composantes de ces pertes
1 – L’entreprise est ouverte • Les défauts de comptage
volume total produit : 25 000 m3 par mois Ce sont les erreurs entre le volume relevé et le
volume consommé comptabilisé : volume qui a réellement transité par l’appareil
8000 m3 + 10000 m3=18000 m3 par mois de comptage. On distingue :
18000 - le dérive des compteurs : on observe en géné-
R= x 100 = 72% ral un sous-comptage des compteurs avec le
25000
2 – En août, l’entreprise est fermée temps,
volume total produit : - les compteurs bloqués ou faussés,
25000 – 8000 = 17000 m3 - les appareils sur-dimensionnés ou mal instal-
volume consommé comptabilisé : lés : dans ces circonstances, l’insensibilité aux
10000 m3 petits débits peut entraîner une sous-estimation
10000 des volumes consommés, surtout sur les « gros
R= x 100 = 58% compteurs »,
17000
Le rendement primaire du réseau n’est pas - les erreurs de lecture.
le meilleur indicateur de l’état du réseau.
• Les gaspillages
Il s’agit de volumes perdus suite à un dysfonc-
A partir de ces constats, on peut faire deux tionnement du service ou à une erreur d’ex-
remarques concernant le rendement : ploitation :
- pour un même réseau, le calcul du ou des - débordements de réservoirs,
rendements doit s’effectuer de façon identique - vidanges pas ou mal fermées,
d’une année sur l’autre, en particulier en ce qui - chasses d’égouts déficientes.
concerne les estimations,

23
• Les volumes détournés • L’indice linéaire de perte net
Il s’agit de volumes d’eau utilisés à partir de
ILP net =
branchements inconnus du service des eaux : volume annuel mis en distribution – volume annuel comsommé m3
/jour/km
- oubli ou erreur du service des eaux, linéaire de réseau x 365
- branchements illicites,
- piquages avant compteur. Le linéaire de réseau ne comprend pas la lon-
gueur des branchements.
• Les consommations sans comptage Cet indice traduit bien la notion d’efficience du
- défense incendie, réseau, puisqu’il compare la totalité de l’eau
- bouches d’arrosage et de lavage, utilisée avec celle introduite dans le réseau.
- sanitaires et fontaines publics,
- bornes de puisage. Valeurs de référence de l’ILP primaire
Les consommations sans comptage doivent (calculé hors branchements)
être estimées au mieux afin d’être intégrées
Indice de perte Rural Intermédiaire Urbain
dans les volumes utilisés. Les oublis ou les
(m /j/km)
3
<25 abonnés/km <50 abonnés/km ≥50 abonnés/km
erreurs d’estimation font partie des pertes
Bon < 1,5 <3 <7
d’eau. L’installation de dispositifs de comptage
Acceptable 1,5 à 2,5 3à5 7 à 10
sur tous les postes utilisateurs d’eau permet,
Médiocre 2,5 à 4 5à8 10 à 15
bien sûr, de réduire l’impact de ce type d’usa-
Mauvais >4 >8 > 15
ge.
• Les besoins du service des eaux
- purges de réseau, Remarque :
- nettoyage des réservoirs et des canalisations, L’indice linéaire de pertes devient indice linéai-
- lutte contre le gel (écoulement permanent re de fuites si l’on ne considère que les fuites et
volontaire). le gaspillage. On obtient une bonne indication
Ces volumes sont également considérés de cet indice par la mesure du débit minimum
comme des consommations sans comptage. nocturne, en général entre 2h et 4h, déduction
L’exploitant devra mettre en place des tech- faite des consommations nocturnes perma-
niques de comptage (mesure, jaugeage, esti- nentes.
mation,..) afin d’appréhender au plus juste ces
Exemple d’un réseau urbain comportant
volumes.
en amont un industriel important.
• Les fuites (suite de l’exemple de la page 23)
Il s’agit des pertes physiques qui proviennent 1 – L’entreprise est ouverte
d’une mauvaise étanchéité des canalisations et volume produit 25000 m3 par mois
des accessoires. volume consommé comptabilisé :
8000 m3 + 10 000 m3=18000 m3 par mois
■ L’indice linéaire de pertes ( 25.000 - 18.000 ) / 30 jours
ILP =
Le rendement n’est pas un indicateur toujours 20 km
pertinent pour apprécier l’état d’un réseau. 233m3 / jour
ILP = = 11,7 m3/j/km
Pour ce faire, on utilise de préférence l’indice 20 km
linéaire de pertes d'eau (ILP) exprimé en mètre 2 – En août, l’entreprise est fermée
cube par jour et par kilomètre de canalisation. volume produit :
Ce paramètre permet de comparer des réseaux 25000 – 8000 = 17000 m3
différents par leur longueur et leur configura- volume consommé comptabilisé :10000 m3
tion. ( 17000 - 10000 ) / 30 jours
• L’indice linéaire de perte primaire ILP =
20 km
On ne tient pas compte des volumes utilisés 233m / jour
3

non comptabilisés. ILP = = 11,7 m3/j/km


20 km
Contrairement au rendement, l’indice
ILP primaire = linéaire de pertes ne varie pas, il représente
volume annuel mis en distribution – volume annuel comptabilisé m3/jour/km
bien l’état réel du réseau.
linéaire de réseau x 365

24
Le comptage de l’eau Les contraintes techniques

Les termes décrits dans le chapitre précédent Un compteur ou un débitmètre doit :


sont les données minimales pour apprécier les - indiquer avec précision le volume d’eau qui
performances du réseau de distribution et son le traverse (erreur de mesure minimum),
évolution. - être fiable dans le temps avec un entretien
Le calcul des différents indices nécessite une restreint,
connaissance la plus exacte possible des - créer le moins possible de perte de pression,
volumes mis en jeu dans le réseau : c’est le rôle - résister aux pressions du réseau,
des appareils de comptage. - être facile à relever.

Les appareils de comptage ■ Le choix et le dimensionnement


Pour choisir un appareil, il faut tenir compte :
■ Les “petits” compteurs - de la nature et de la qualité de l’eau,
(Diamètre de canalisation 15 à 50 mm) - des conditions de pression,
Ils sont utilisés pour enregistrer la consomma- - des conditions d’installation (accès, position-
tion des abonnés domestiques. nement, encombrement, accessoires,…),
Il exite différentes technologies : les compteurs - des conditions de lecture (directe, à distan-
volumétriques et les compteurs de vitesse à tur- ce,…),
bine (jet unique ou jet multiple). - de la précision souhaitée,
- et surtout des débits d’utilisation (permanent,
■ Les “gros” compteurs minimum, maximum, exceptionnel).
(Diamètre de canalisation 50 à 800 mm) Le diamètre de l’appareil de comptage est très
Ils sont installés sur les points de prélèvement, souvent inférieur à celui de la canalisation sur
en sortie de station de pompage, sur la distri- laquelle il est installé.
bution des réservoirs, sur le réseau de distribu-
tion ou encore sur les branchements des gros
consommateurs.
On distingue différentes technologies : volu-
métrique, vitesse jet multiple et vitesse jet
unique.

■ Les débitmètres électromagnétiques


(Diamètre de canalisation 50 à 5000 mm)
Leur domaine d’utilisation est le même que
celui des “gros” compteurs. Ils sont de plus en
plus utilisés par les gestionnaires de réseau en Le SAGE nappes profondes
remplacement des compteurs traditionnels de Gironde
pour les diamètres importants. Afin de maîtriser les usages et les
économies d’eau, la mesure 5-4
■ Les débitmètres à insertion du SAGE impose le comptage
(Diamètre de canalisation 50 à 8000 mm). obligatoire :
« Le comptage de tous les volumes préle-
■ Les débitmètres à ultrasons vés ayant fait l’objet d’une déclaration ou
(Diamètre de canalisation 50 à 8000 mm) d’une autorisation est obligatoire.
Ils peuvent être installés sans interruption du Pour les réseaux de distribution collectifs,
débit. Ils sont donc souvent utilisés dans le cadre tous les volumes prélevés, distribués et
de mesures ponctuelles (campagne de mesures, livrés feront l’objet d’un comptage systé-
validation d’appareils en place ,..). matique dans un délai de 2 ans après
Pour garantir la fiabilité des grandeurs mesurées, approbation du SAGE. Tous les points de
ces appareils de comptage doivent être choisis, livraison seront équipés de compteurs »
installés et contrôlés avec rigueur.

25
■ Les conditions de pose - pour les débitmètres électromagnétiques, un
Il est impératif de respecter les conditions étalonnage tous les 3 à 5 ans.
d’installation préconisées par les fabricants. L’exploitant d’un réseau d’eau constate, après
Il faut être particulièrement vigilant sur les calcul, un rendement net de son réseau de
points suivants : 82%.
- position de l’appareil (horizontale, verticale, Mais, il s’avère, après vérification par étalon-
toutes positions), nage que le compteur de l’unique captage sur-
- perturbation de la mesure (longueur droite compte de 19% !
amont ou aval, stabilisateur d’écoulement, En réalité, le rendement n’est que de 70%…
présence d’air),
- protection de l’appareil (filtre),
- exploitation (vannes de garde amont, La connaissance du patrimoine
aval, accessibilité, regard, démontage,…).
Cette phase préliminaire de recueil des don-
■ La relève nées est essentielle pour l’étude diagnostique,
La relève des index peut s’effectuer manuelle- et plus généralement pour la gestion du réseau.
ment (fiches papier ou terminal de relève) ou à Pour recueillir les informations nécessaires, il
distance (communication par radio, réseau convient de se rapprocher de l’ensemble des
téléphonique ou GSM). Pour la surveillance intervenants : collectivité, pilote de l’étude,
ponctuelle, par exemple pendant une cam- maître d’œuvre des travaux, entreprises, admi-
pagne de mesure, on utilise des enregistreurs nistrations (DDAF, DDE, DDASS) et bien sûr
de données (loggers) qui permettent de mémo- l’exploitant dont la collaboration est indispen-
riser sur plusieurs jours le débit traversant l’ap- sable.
pareil.
Nous présentons ici l’ensemble des tâches qui
■ La gestion des appareils de comptage peuvent être réalisées dans cette phase de dia-
Les caractéristiques métrologiques des appa- gnostic. En fonction des situations rencontrées,
reils de comptage ne sont malheureusement certaines pourront être occultées ou traitées de
pas stables dans le temps. Un contrôle et un façon plus succincte.

Les plans et le fonctionnement


du réseau
■ Les plans du réseau
C’est l’outil de base pour l’exploitation et la
connaissance d’un réseau.
- Le plan d’ensemble permet d’avoir une vue
générale du réseau et de repérer les ouvrages
importants et les principales canalisations
(avec leurs diamètres). On utilise fréquemment
les fonds de plan IGN, (échelle 1/25 000 ou
renouvellement régulier des appareils est donc 1/10 000).
indispensable pour éviter les dérives, en géné- - Les plans détaillés ou plans de masse, en
ral des sous-comptages (surtout pour les comp- général sur fond de plan cadastral, indiquent la
teurs) : nature, le diamètre des canalisations, et repè-
- pour les petits compteurs, un renouvellement rent les principaux accessoires du réseau :
tous les 12 à 15 ans, voire moins selon les vannes, ventouses, vidanges, branchements,…
caractériques de l'eau, (échelle 1/2 000 ou 1/2 500).
- pour les gros compteurs une vérification et/ou - Les plans de récolement restituent sur plan le
un renouvellement tous les 3 à 7 ans, relevé précis des travaux réalisés. Fournis après
chaque tranche de travaux, ils servent de base

26
à la mise à jour des plans du réseau. ■ Les ouvrages
- Les carnets de vannage où les accessoires
Chaque ouvrage spécifique du réseau doit faire
hydrauliques et les branchements du réseau
l’objet d’un dossier technique comprenant les
sont repérés par rapport à des points fixes (tri-
photos de l’ouvrage, les plans d’exécution, le
angulation).
schéma de principe du fonctionnement
Aujourd’hui, les plans papier sont de plus en
hydraulique et de l’emplacement des acces-
plus remplacés par l’informatique avec les sys-
soires, les fiches techniques des appareillages
tèmes d’information géographiques (SIG). Ces
et les notices techniques.
outils permettent d’améliorer le stockage et la
gestion de ces plans. Les bases de données • Pour les ouvrages de stockage
associées peuvent être utilisées pour récolter L'emplacement, le type, la contenance, les
des renseignements supplémentaires utiles caractéristiques géométriques, les cotes altimé-
dans la gestion du patrimoine : âge (même triques, le mode d'alimentation et de vidange,
approximatif) des conduites, archivage des les équipements hydrauliques (robinet à flot-
interventions, abonnés sensibles,… teur, vannes de régulation).
Une fois réalisés, les plans seront utilisés dans • Pour les stations de production, de reprise ou
chacune des étapes du diagnostic. Ils consti- de surpression
tueront un outil indispensable pour l’exploita- L'emplacement, le type, les caractéristiques
tion du réseau. des appareillages et des pompes (l'établisse-
Il convient donc d’attacher une attention parti- ment de courbes réelles de pompage pourra
culière à leur actualisation lors de la modifica- être réalisé pour les stations importantes).
tions du réseau ou des branchements.
• Pour les équipements hydrauliques du réseau
(vannes, régulateurs de pression et de débits,
Exemple de schéma fonctionnel d'un réservoir compteurs généraux,…) :
L'emplacement, le type, les caractéristiques, le
mode ou la courbe de fonctionnement.
La visite des ouvrages est l’occasion de noter
les dysfonctionnements et de dresser un bilan
de leur état (génie civil et équipements) ainsi
qu’un premier inventaire des travaux de réfec-
tion à prévoir.
■ Le fonctionnement du réseau
Le recueil des données physiques du réseau, tel
qu'il est décrit ci-dessus, doit être complété par
des données représentatives du fonctionne-
ment du réseau.
En particulier :
- la définition des différents étages de pression
et notamment la position des vannes fermées,

27
- les consignes d'asservissement des appareils ■ L’analyse des volumes mis en distribution
de régulation,
- les plages horaires de fonctionnement des Cette analyse se fera à partir des relevés pério-
pompes, diques et des enregistrements effectués par
- le marnage des réservoirs. l’exploitant sur les comptages des unités de
Sur beaucoup de réseaux, en particulier en production et des interconnexions (achats ou
milieu rural, ces données peuvent évoluer en ventes d’eau). La période couverte par ces
fonction de certains paramètres : qualité de investigations est variable selon l’importance
l'eau d'un point de production, période de du réseau, en général entre 5 et 10 ans.
sécheresse, saison estivale, interconnexion Ces données vont permettre de connaître l’évo-
avec un réseau voisin, … lution des volumes mis en distribution, les
Dans chaque cas, il convient de connaître avec variations saisonnières et les périodes de
précision le mode de fonctionnement utilisé. pointes de consommation (mois de pointe, jour
de pointe).
La production et la consommation Exemple de variation saisonnière
de la production en zone touristique
■ La ressource
Il s’agit de recenser l’ensemble des ressources
disponibles (captages, forages, eau de surface,
interconnexions,…) avec leurs caractéristiques.
- capacité de production journalière (estima-
tion du débit d’étiage à partir des relevés exis-
tants ou d’essais de débit),
- qualité de l’eau : évolution, adaptation du
traitement, périmètres de protection réglemen-
taires,
- vulnérabilité : risque de pollution et solutions
alternatives.
La validité des données de comptage sera soi-
■ La qualité de l’eau gneusement vérifiée, en particulier le type
d’appareil, le dimensionnement, les conditions
A partir des analyses réalisées par la DDASS, on de pose, l’âge,… Une vérification périodique
pourra étudier l’évolution de la qualité de l’eau est fortement recommandée : contrôle par
(eau brute, eau traitée et eau distribuée), en par- empotage dans une bâche ou un réservoir, éta-
ticulier sur certains paramètres sensibles : lonnage sur site avec un compteur étalon,
microbiologie, agressivité, fer, manganèse, contrôle sur banc d’essai,…
nitrates,…
" La potabilité de l'eau doit être garantie jus- ■ Les abonnés
qu'aux robinets des usagers ".
Il s’agit d’étudier la structure des usagers du
La personne publique ou privée responsable de
service :
la distribution d'eau tient à la disposition du
- répartition géographique des abonnés par
préfet les résultats de la surveillance de la qua-
commune ou par quartier (un découpage plus
lité des eaux ainsi que toute information en
fin sera en général nécessaire s’il est prévu une
relation avec cette qualité. Elle porte à la
modélisation du réseau),
connaissance du préfet tout incident pouvant
- localisation et caractéristiques des gros
avoir des conséquences pour la santé publique.
consommateurs et des consommateurs saison-
Chaque année, pour les unités de distribution
niers (industrie, agriculteurs, hôtellerie, cam-
de plus de 3500 habitants, la personne
ping, usages publics, …) ; en fonction du
publique ou privée responsable de la distribu-
contexte local, on considère comme «gros
tion d'eau adresse au préfet un bilan de fonc-
consommateurs », un usager qui utilise plus de
tionnement du système de distribution (sur-
1000 à 2000 m3 par an.
veillance et travaux) et indique le plan de sur-
Cet inventaire sera l’occasion de repérer tous les
veillance défini pour l'année suivante.
usagers dépourvus de dispositif de comptage.
(code de la santé publique Art. R1321-25)

28
■ L’analyse des volumes consommés
comptabilisés Comment valider les données
de comptage ?
L’évolution annuelle des volumes consommés
Etude d’un parc de compteurs domestiques
sera étudiée sur la base des relèves effectuées
(diamètre inférieur à 40 mm)
par l’exploitant, en apportant les corrections
éventuelles liées à la modification des durées - Etablir la liste complète des compteurs en
et des périodes de relève. Ces investigations précisant l’âge, la marque, le type, le
porteront en général sur les 5 ou 10 dernières calibre et la consommation annuelle,
années, selon le contexte local. - Analyse du parc compteurs sur les critères
L’évolution de la consommation sera, en pre- précédents,
mière analyse, comparée avec celle des - Etalonnage d’un échantillon statistique,
volumes mis en distribution. - Analyse des résultats et correction éven-
tuelle des données du comptage,
Consommation annuelle par abonné ( en m3) - Indiquer des critères de choix sur le type
et le calibre des compteurs,
- Définir une politique de renouvellement
des compteurs.
Etude des gros compteurs et des débitmètres
- Etablir la liste complète des appareils :
âge, type, calibre consommation annuelle,
■ La validation des données du comptage conditions d’installation, étalonnage,
L’objectif de l’étude des données du comptage - Remplacement des compteurs les plus
est double : anciens avec vérification du dimensionne-
- estimer les erreurs réalisées sur les volumes ment et des conditions d’installation,
consommés, - Etalonnage des compteurs les plus récents
- aider à la gestion du parc de compteurs. et des débitmètres,
De façon pratique, on distinguera les petits - Analyse des résultats et correction éven-
compteurs (abonnés domestiques) et les gros tuelle des données du comptage,
compteurs ou débitmètres qui équipent en - Définir une politique de renouvellement
général les gros consommateurs. des gros compteurs et des débitmètres.

■ Les volumes consommés non comptés


- lavage des rues ou des marchés : fréquence,
Les consommations dépourvues de dispositifs matériel utilisé, pression du réseau,…
de comptage (usages collectifs publics, service - arrosage des espaces verts, terrains de sport :
des eaux, défense incendie) seront estimées par méthode employée, fréquence,…
référence à des ratios ou des mesures réalisées - nettoyage des réservoirs : fréquence, matériel
sur site. Bien entendu, on préconisera des sys- utilisé, procédure,…
tèmes de comptage sur tous les points équi- - purges : nombre, fréquence, durée,..
pables. - défense incendie : fréquence du contrôle,
Attention : Les ratios ou les valeurs moyennes protocole.
sont d’un emploi délicat et souvent source Cette étape du diagnostic pourra être l’occa-
d’erreurs. sion de quelques recommandations destinées
Les mesures ou les estimations réalisées sur le à limiter ces postes de consommation.
terrain valent toujours mieux que les valeurs
générales de la littérature. Les volumes utilisés Quelques valeurs indicatives
dépendent, en effet, beaucoup du contexte
local. Par exemple : Ecole : 15 à 20 l/élève/jour (sur 365 jours)
- les urinoirs publics : type d’appareil (écoule- Lycée : 20 à 55 l/personne/jour d’ouverture
ment continu, chasse intermittente), fréquenta- Restauration : 7 à 9 l/repas
tion,… Maison de retraite : 250 l/résident/jour
- bâtiments communaux : type, équipements, Piscine : 10 à 30 l/visiteur
personnel,…

29
■ Les ratios et les indices importance primordiale. L’exactitude des plans
du réseau et la connaissance de son fonction-
Les données collectées lors des phases d’analy-
nement (schéma fonctionnel des ouvrages,
se de la production et de la consommation,
vannes d’isolement,…) sont les éléments clés
permettent de dresser les premiers bilans et
pour réaliser dans de bonnes conditions la sec-
d’estimer les différents indicateurs descriptifs
torisation du réseau.
du réseau, ainsi que leur évolution :
• Bilan besoins-ressources La délimitation des secteurs
Pour l’estimation des besoins futurs (échéance
5 à 15 ans), on prendra en compte des hypo- La subdivision du réseau en zones distinctes ne
thèses réalistes basées sur l’évolution de la répond pas à une méthodologie précise et doit
démographie et de l’activité économique, mais être réalisée au cas par cas en fonction du
aussi sur les économies d’eau potentiellement contexte local.
réalisables sur le territoire. On peut cependant donner quelques consignes
• Ratios de fonctionnement du réseau
générales :
On s’attachera particulièrement à l’évolution - On cherchera à définir des secteurs hydrauli-
de ces ratios : rendement et indices de pertes. quement séparés les uns des autres et les plus
homogènes possible vis-à-vis des critères sui-
vants : urbanisation, usages de l’eau, type de
La sectorisation du réseau réseau,…
Le principe - Les volumes mis en distribution dans chaque
secteur sont calculés à partir d’un ou plusieurs
La sectorisation d’un réseau consiste à le points de mesure. On s’efforcera de limiter le
décomposer en plusieurs zones distinctes sur nombre de points d’acquisition de données à
lesquelles les volumes mis en distribution sont 3 ou 4 par zone et on mettra en place des dis-
mesurés. positifs de validation pour les points clés
Dans le cadre d’un diagnostic, les débits sont (double comptage, étalonnage,...).
analysés de façon temporaire sur quelques - Le réseau d’alimentation en eau potable évo-
jours ou quelques semaines. Pour le suivi du lue dans le temps. La sectorisation devra donc
réseau, l’analyse est permanente et s’inscrit être modifiable pour tenir compte des nou-
dans les tâches d’exploitation : suivi quotidien, velles configurations : extension de l’urbanisa-
étude des évolutions, calcul des indices. tion, interconnexion, nouvelle ressource.
La phase précédente du diagnostic revêt ici une

Attention à
l’étanchéité des
vannes :
Il est impératif de
vérifier la fermeture
et l’étanchéité des
vannes qui isolent
les secteurs les uns
des autres ;
en cas d’incertitude,
ne pas hésiter à
changer les robinets
vannes.

30
Les intervenants de la sectorisation
En général on trouve ce type de répartition :
- la délimitation des secteurs est une prestation
qui incombe au bureau d’études,
- la mise en place des dispositifs de comptage
est réalisée par un prestataire, après consulta-
tion,
- la campagne de mesure initiale est réalisée
par le bureau d’études,
- le suivi permanent des comptages est une
mission de l’exploitant.
La concertation entre tous les intervenants est,
bien sûr, toujours indispensable.

Le SAGE nappes profondes de Gironde


Un réseau de distribution peut être des possibilités de comptage et des conclu-
divisé en plusieurs niveaux de sec- sions déduites de l’analyse du 1er niveau de
torisation en fonction de sa taille. sectorisation.
En fonction de l’équipement (permanent ou
1er échelon (impératif) : suivi
ponctuel) des points de mesure, l’exploitant
annuel des volumes mis en distribution et
pourra suivre :
des incidents sur réseau, les indicateurs tech-
- les volumes journaliers mis en distribution,
niques sont calculés à ce niveau.
- les volumes nocturnes sur une plage horaire,
Pour les réseaux moyens et les syndicats
- les débits minima,
intercommunaux, ce 1er niveau de sectorisa-
- les indices linéaires de pertes.
tion est usuellement organisé sur la base des
zones d’influences des différentes ressources 3e échelon (cité pour mémoire) : aide à la
et des étages de pression. pré-localisation des fuites par manœuvre des
- les secteurs sont isolés de façon permanen- vannes et observation de la variation du
te (sauf situation exceptionnelle), débit.
- les points de mesure sont situés générale- Ce 3e niveau de sectorisation d’aide à la pré-
ment sur les principaux ouvrages, localisation de fuites par manœuvre de
- le suivi des points de mesure permet le cal- vannes, autrefois fréquent (compteurs en by-
cul des indicateurs techniques (rendement et pass de vanne en regard) apparaît aujour-
indices de pertes) sur chaque secteur. d’hui moins nécessaire du fait du développe-
ment des pré-localisateurs acoustiques de
2e échelon (préconisé) : quantification des
fuites.
résultats d’une campagne de recherche de
fuites, suivi permanent des volumes mis en Pour plus de précisions sur cette approche
distribution et débits nocturnes (s'ils sont consulter le guide technique sur la sectorisa-
pertinents) à l’aide de la télégestion, mise en tion des réseaux d’eau potable publié par la
évidence de l’apparition de nouvelles fuites. commission locale de l’eau du SAGE nappes
Ce 2e niveau de sectorisation sera appliqué profondes de Gironde et consultable sur le
sur tout ou partie du réseau en fonction des site du SMEGREG :
possibilités hydrauliques d’isoler un secteur, http://www.smegreg.org/

31
Les points de mesure Les mesures de pression permettent toujours
d’améliorer la connaissance du réseau.
La sectorisation d’un réseau d’eau potable est
basée sur la mesure des volumes mis en distri- L’acquisition et l’interprétation des
bution sur chacune des zones définies. On uti- données
lise essentiellement des mesures de débit et des
mesures de niveau. Les conditions d’acquisition et de suivi des
■ Les mesures de débit mesures dépendent de l’importance du réseau,
du type de sectorisation et des équipements
Elles seront implantées sur tous les points d’en- utilisés :
trée ou de sortie de débit de chaque secteur :
production, traitement, remplissage ou distri- ■ Le suivi annuel
bution de réservoirs, achat ou vente d’eau aux La relève annuelle des différents systèmes de
collectivités voisines, interconnexion avec comptage permet d’obtenir les volumes mis en
d’autres secteurs. distribution sur chaque secteur. La connaissan-
Les mesures de débit sont réalisées avec des ce des volumes consommés permet ainsi de
compteurs, des débitmètres électromagné- calculer par zone les indicateurs annuels de
tiques ou encore des débitmètres à insertion et rendements et d’indices de pertes. Cette
ultrasons. approche nécessite que chaque abonné soit
Un soin particulier doit être apporté à la vali- rattaché à un secteur et que les tournées de
dation des points de mesure : relève soient réalisées en conséquence.
- pour les appareils existants : contrôle du type, Par rapport aux indicateurs calculés pour l’en-
du calibre, des conditions d’installation et véri- semble du réseau, on pourra faire ressortir les
fication par étalonnage (empotage, appareil disparités entre secteurs et identifier les plus
étalon, banc d’essai,…), fragiles sur lesquels porteront en priorité les
- pour les nouveaux points de mesure choix efforts d’amélioration.
judicieux de l’appareil (type, dimensionne-
ment) et qualité de l’installation (longueurs ■ Le suivi ponctuel
droites, filtre, regards,…). Il s’inscrit généralement dans le cadre d’une
Dans certains cas, les points de mesure de campagne de mesure intégrée au diagnostic
débit pourront être recoupés avec le débit de initial du réseau.
refoulement des stations de pompage. Pour ce Sur chaque secteur, on mesurera les volumes
faire, il est nécessaire de valider les courbes mis en distribution et en particulier le débit
caractéristiques des pompes. minimum nocturne. Cette valeur, déduction
faite des consommations nocturnes connues
■ Les mesures de niveau (industriels, gros consommateurs, artisans,…),
peut être assimilée aux fuites et permet de cal-
Ces mesures permettent d’observer la variation
culer l’indice linéaire de fuites par secteur. La
du volume des réservoirs, et donc de complé-
comparaison des valeurs orientera les priorités
ter les données sur les débits. Elles sont géné-
dans la recherche précise des fuites.
ralement mises en place sur tous les réservoirs
La mesure du débit nocturne de chaque zone
et les bâches de stockage. On utilise des
est réalisée à partir d’enregistrements en conti-
sondes à ultrasons ou des capteurs de pression.
nu et simultané des débits entrants et sortants
Ce type de mesure nécessite de connaître avec
ainsi que des niveaux des réservoirs. La durée
précision les dimensions des cuves et en parti-
minimale des mesures est d’une nuit. Il est
culier la variation du volume en fonction du
cependant préférable de travailler sur plusieurs
niveau.
journées de mesures pour s’affranchir de cer-
■ Les mesures de pression taines erreurs. Pour l’enregistrement des don-
nées, on utilise des enregistreurs autonomes
Lorsque le diagnostic intègre la modélisation
(loggers) qui, après programmation, sont
du réseau, des mesures de pression sont asso-
connectés sur site au dispositif de mesure
ciées aux mesures de débit et de niveau pour le
(compteur, débitmètre, capteur de niveau).
calage du modèle mathématique.

32
Exemple d’enregistrement débit pression

Sur ce secteur, le débit minimum nocturne


mesuré est de 4 m3/h soit pour un réseau de 10
km, un indice linéaire de fuites de :
ILP = 4*24/10 = 9,6 m3/jour/km

■ Le suivi permanent
Il fait partie intégrante de la gestion du réseau
de distribution et permet en particulier de sur-
veiller l’apparition de toutes nouvelles anoma-
lies.
On enregistre en continu les débits des appa-
reils de comptage et les niveaux des réservoirs.
Pour ce faire, on utilise des enregistreurs de
données équipés de modems qui peuvent com-
muniquer avec un poste central via le réseau
téléphonique, la radio ou le GSM. Les données
récoltées sont traitées sur micro-ordinateur ou
intégrées au système central de télégestion si la
collectivité en est équipée. On peut ainsi suivre
quotidiennement, par secteur :
- l’évolution des volumes journaliers,
- le marnage des réservoirs,
- les débits de pointe,
- l’évolution des débits minima et des indices
de fuites.
Rappelons que les données du suivi permanent
d’un réseau sont la propriété de la collectivité.

33
4 Actions correctives
et durabilité

Le réseau public Parmi les principales causes de fuites, on


retiendra :
- les conditions de pose : choix des matériaux,
Les étapes précédentes du diagnostic permet-
techniques de raccordement, soin apporté à la
tent de mettre en évidence les dysfonctionne-
réalisation des travaux,
ments du réseau, et, en particulier d’identifier
- la nature du terrain : remblai, acidité et stabi-
les secteurs prioritaires pour la diminution des
lité des sols,
pertes d’eau. Il s’agit, maintenant, de localiser
- la qualité de l’eau : agressivité naturelle,
précisément les fuites, de les réparer et d’assu-
- les conditions hydrauliques : pression exces-
rer le suivi du réseau pour conserver les acquis
sive, variation de pression, coup de bélier, air
du diagnostic.
dans les conduites,
- l’âge des conduites,
Les fuites (pertes physiques) - l’environnement du réseau : circulation auto-
Les fuites proviennent essentiellement d’une mobile, chantiers, courants vagabonds,…
mauvaise étanchéité des canalisations et de - la densité des accessoires de robinetterie, de
leurs accessoires. Les facteurs de risques sont fontainerie et de branchements,
multiples. - les variations de température : gel, dégel.

11- Branchement
1- Piqûre sur tuyau d'exhaure 6- Vidange réservoir 12- Rupture conduite
2- Presse étoupe de pompe 7- Etanchéité de réservoir 13- Presse étoupe de vanne
3- Accessoire de robinetterie 8- Chasse égout 14- Appareil de fontainerie
4- Trop plein de réservoir 9- Vidange fuyarde 15- Fuite sur joint
5- Robinet flotteur 10- Ventouse 16- Purge fuyarde

34
Attention aux branchements ! via un camion de quantification équipé d’ap-
La grande majorité des fuites provient des bran- pareils de mesures : débitmètre et manomètre
chements, depuis le dispositif de prise en char- enregistreurs. Le débit consommé dans la
ge jusqu’au compteur de l’usager. maille est analysé avec précision (5 mesures
par seconde) et sa valeur minimum représente
La localisation des fuites le "débit de perte" de la maille : fuite, consom-
mation permanente, usage public, …
Pour localiser précisément les fuites, on utilise Cette méthode s’utilise de jour, sans interrup-
différentes méthodes mises en oeuvre, en géné- tion de la distribution.
ral, par étapes successives. A partir d’un sec-
teur jugé douteux (cf. étape précédente du dia- • Les enregistreurs de bruits
gnostic), on essaye d’identifier le tronçon Cette technique met en œuvre des capteurs de
fuyard (prélocalisation) puis on détermine la bruit autonomes et sensibles qui enregistrent et
position précise de la fuite (localisation). analysent le niveau sonore de la conduite. On
peut ainsi repérer le bruit généré par une fuite
Les outils et les méthodes mis en œuvre sur le sur le réseau.
terrain sont basés soit sur la quantification, soit Ces capteurs sont programmés et installés sur
sur des approches acoustiques. le réseau pendant la journée. Ils sont placés sur
L’eau sous pression qui s’échappe par une les points d'accès du réseau (poteaux d'incen-
défectuosité de la conduite génère des vibra- die, robinets de branchement, bouches à clé)...
tions acoustiques. Ces bruits, dont la fréquence et espacés de 50 à 200 mètres. Ils enregistrent
varie de quelques hertz à quelques kilohertz automatiquement le niveau de bruit minimum
selon les caractéristiques de la fuite et de la de la conduite. Ces appareils "travaillent" géné-
canalisation, se propagent à grande vitesse à la ralement la nuit qui est la période idéale pour
fois sur la conduite (sur de longues distances) déceler les bruits de fuites (pression maximum,
et dans le sol (sur des distances de quelques bruits parasites minimum).
mètres le long du tracé de la conduite). Il s’agit Après quelques heures ou une nuit de mesure,
donc d’écouter, d’enregistrer et d’analyser ces
bruits.
■ La prélocalisation des fuites
• Les mesures de nuit
On mesure de nuit, entre 1h et 4h, les volumes
enregistrés sur un compteur de zone après fer-
metures successives et à intervalles réguliers
(15 à 30 minutes) des vannes de sectionnement
du secteur analysé. En isolant ainsi chaque
ramification du réseau, on quantifie les fuites
par tronçons mettant en évidence les parties du
réseau les plus affectées.
Cette méthode utilisable de nuit, est particuliè-
rement appropriée aux réseaux de type rural à
Appareil Niveau Lieu
structure ramifiée.
10 540 Mairie
• Le camion de quantification 20 90 PI 123
Cette méthode mise en œuvre par des sociétés 30 35 Maison de retraite
spécialisées, consiste à mesurer en continu les 40 9 Boucherie
débits de consommation à l'intérieur d'une 50 185 Gendarmerie
maille. Après avoir isolé du réseau quelques 60 3 Résidence Plein Ciel
centaines de mètres de conduites et vérifié
l’étanchéité des vannes, on réalimente le quar- L’analyse des enregistreurs permet de soup-
tier par des tuyaux souples à partir d’un hydrant çonner une fuite ou un bruit permanent
extérieur à la maille. L’alimentation s’effectue entre les capteurs 10 et 50.

35
les données sont interprétées directement sur La plupart des appareils comporte différents
place ou à l’aide d’un logiciel associé aux cap- capteurs adaptés aux points d’écoute :
teurs et permettent de soupçonner la présence - écoute directe sur les carrés de vannes ou les
de fuites entre les deux enregistreurs. branchements,
Le déplacement des enregistreurs de bruit sur - écoute sur surfaces planes (chaussée, trottoirs,
une zone permet d'affiner la prélocalisation. dalle béton,…),
Les évolutions sont nombreuses sur ce type de - écoute sur surfaces irrégulières (graviers,
matériel : transmission des données par voie cailloux,…),
radio ou GSM, mémorisation du bruit, multi- - écoute sur sol mou (pelouse, terre,…).
corrélation,….
La méthode d'utilisation de ce type d'appareil
■ La localisation précise des fuites consiste à écouter et analyser les bruits captés
• Les amplificateurs mécaniques par contact direct sur le réseau (carrés de robi-
De conception rudimentaire, ces appareils, net d'arrêt, compteurs, vannes,…). Dès l'amor-
aux performances limitées, requièrent une ce d'un bruit de fuites, il faudra rechercher le
oreille exercée. Les détecteurs mécaniques bruit maximal entre deux points d'accès au
sont généralement utilisés pour des écoutes réseau puis finaliser la recherche par des
directes sur le réseau où l'atténuation du bruit écoutes au sol.
est beaucoup moins rapide qu'au sol.
• La corrélation acoustique
L'amplification de type mécanique offre l'avan-
La corrélation acoustique est apparue en
tage de ne pas déformer ou modifier les bruits.
France au début des années 1980. Depuis, les
C'est aussi une entrave aux performances de
performances des corrélateurs n’ont cessé de
l'appareil qui restent assez modestes.
s’améliorer : transmission radio, puissance de
• Les amplificateurs électroniques calcul, sensibilité, ergonomie, encombrement,
Ces détecteurs, beaucoup prix, multicorrélation...
plus sensibles que les ampli- Elle est basée sur trois propriétés fondamen-
ficateurs mécaniques sont tales du "bruit de fuite" :
composés de trois éléments - il est aléatoire, son évolution dans le temps ne
principaux : un capteur répond à aucune règle,
(microphone), un récepteur - sa propagation dans la conduite se fait à vites-
(traitement du signal) et un se égale de part et d'autre de la fuite,
signal de sortie. - il est permanent dans le temps, contrairement
Le capteur "microphone" transforme les vibra- à la plupart des autres bruits parasites.
tions mécaniques en courants électriques de La méthode consiste à capter en 2 points diffé-
faible intensité. Ces signaux sont amplifiés et rents et accessibles de la conduite, le bruit
traités électroniquement par le boîtier récep- émis par la fuite et à trouver une ressemblance
teur. Deux sorties (galvanomètre ou barre entre les signaux reçus.
graphe et casque) permettent à l'opérateur Le résultat du traitement, réalisé par le corréla-
d'apprécier le bruit de fuite. teur ou un ordinateur, donne simultanément la
détection de la fuite (ressemblance des

36
signaux) et sa localisation (repérage du décala- Le suivi du réseau
ge qui a permis de retrouver cette ressemblan-
ce). La réalisation, dans de bonnes conditions, des
• Le gaz traceur étapes précédentes du diagnostic doit condui-
Ce procédé permet de localiser les fuites sur un re à réduire les pertes d’eau et donc à ramener
réseau d’eau sous pression grâce à l’utilisation les indicateurs (rendement, indice de perte,…)
d’un gaz traceur. à un bon niveau.
Le gaz employé est un mélange d’azote (90%) Il s’agit désormais de conserver ces acquis et
et d’hydrogène ou d’hélium (10%) conditionné de surveiller l’évolution du réseau de façon à
en bouteille pressurisée. Ce gaz est incolore, prévenir rapidement tout dérapage en matière
inodore et ne présente aucun danger pour la de consommation d’eau.
consommation humaine. Le gaz, qui s’échappe Le suivi du réseau est donc l’étape indispen-
par l’orifice de la fuite, est ensuite détecté à la sable pour assurer une gestion pérenne du sys-
surface du sol. tème d’alimentation en eau potable.
La mise en œuvre, plus délicate, de ce procé- L’implication de la collectivité et de l’exploi-
dé demande un opérateur expérimenté. tant est primordiale.

• La détection des canalisations : Pour assurer cette tâche, les outils et les
un outil complémentaire à la recherche de fuites moyens sont variés et vont dépendre, en parti-
La localisation des fuites nécessite une culier, des méthodes mises en place pour réali-
connaissance précise de l’emplacement des ser le diagnostic.
conduites. Les plans ne sont pas toujours pré- En cas de gestion déléguée, les modalités de
cis. Les méthodes de détection des canalisa- suivi du réseau et de restitution des données
tions deviennent alors des outils précieux pour doivent être précisées dans le contrat de délé-
déterminer le tracé exact des conduites enter- gation.
rées.
On distingue : ■ L’exploitation courante
- la détection électromagnétique (conduites • La mise à jour des données
métalliques) : détection du signal électroma- Toutes les données descriptives du réseau et de
gnétique créé autour de la conduite par le pas- son fonctionnement doivent être scrupuleuse-
sage d’un courant électrique, ment actualisées lors de modifications ou d’in-
- la détection électromagnétique d’une sonde terventions sur les conduites ou les branche-
introduite dans la canalisation, ments.
- les méthodes acoustiques : détection d’une Selon l’organisation du service des eaux, des
onde sonore transmise à la canalisation par un procédures adéquates seront mises en place de
vibreur. façon à garantir la transcription précise des
La réparation des fuites modifications réalisées sur le terrain.

Après la localisation précise de la fuite, le ser- • La surveillance


vice procède à sa réparation. et la maintenance des comptages
Il s’agit d’une opération délicate, réalisée en L’objectif est de réaliser un suivi permanent des
général dans des conditions difficiles ; elle points de comptage installés dans la phase de
demande le respect de certains principes : sectorisation du diagnostic.
- sécurité des intervenants et du public (pié- En fonction des moyens mis en place et de la
tons, automobilistes), configuration du réseau, les secteurs surveillés
- maintien de la qualité sanitaire de l’eau seront d’importance variable (cf. page 31 "les
potable, intervenants de la sectorisation").
- pérennité de la réparation. De façon pratique, on utilise des systèmes
Les réparations des fuites doivent être réalisées d’acquisition et de transmission de données
immédiatement après leur localisation, si pos- des points de comptage vers les postes de trai-
sible dans l’année qui suit, de façon à pouvoir tement des données (micro-ordinateur, poste
mesurer l’efficacité de ces réparations. central, téléphone portable,…).

37
Par ailleurs, les appareils de comptage seront réseau (fuites, réparations, incidents,…). Ces
régulièrement vérifiés afin de garantir la validi- données permettent de repérer les conduites
té de la mesure. ou les secteurs les plus fragiles et servent d’ou-
til d’aide à la décision dans le cadre des poli-
• Le calcul et le suivi des indicateurs tiques de renouvellement des réseaux.
Les données rapatriées au service des eaux per- L’utilisation d’un système d’information géo-
mettent de calculer et de suivre régulièrement graphique (SIG) facilite cette démarche.
différents indicateurs susceptibles d’indiquer • Le renouvellement
l’apparition de nouvelles anomalies : volumes et la réhabilitation des installations
journaliers, débit de pointe, débit minima, La mise en place d’une politique de gestion
indice de pertes,…. patrimoniale des installations est de la respon-
■ Les actions ponctuelles sabilité de la collectivité (cf. instruction comp-
table M49). Elle garantit la conservation du
• La réalisation de campagnes patrimoine et limite ainsi les risques de
de mesure ponctuelles défaillances et les pertes d’eau qui y sont liées.
Le suivi des comptages et l’analyse des indices Dans ce cadre, on veillera aussi à conduire une
de perte peuvent conduire l’exploitant du politique de renouvellement des appareils de
réseau à réaliser des campagnes d’investiga- comptage.
tions temporaires sur un secteur donné. Pour les conduites, les techniques actuelles de
nettoyage et de réhabilitation peuvent, dans
Pour ce faire, on utilise les moyens habituels certains cas, être une bonne alternative au
des campagnes de mesure : appareils de comp- renouvellement pur et simple.
tage (éventuellement provisoires), enregistreurs Dans tous les cas, la collectivité sera très vigi-
de données, … lante sur la réalisation des travaux : les imper-
Certains gestionnaires de réseau emploient des fections d’aujourd’hui sont les défaillances de
enregistreurs de bruit en nombre important (30 demain.
à 50 capteurs au minimum) pour surveiller une
zone jugée fragile de façon ponctuelle, voire • Le suivi du délégataire
de façon permanente. En cas de gestion déléguée, le contrat de délé-
gation doit prévoir précisément les charges
• La modulation de pression incombant respectivement au délégataire et à
L’objectif de cette approche est de diminuer la la collectivité. Il doit garantir à la collectivité
pression nocturne du réseau afin de réduire les un accès total aux informations utiles et per-
contraintes dans les conduites. On limite ainsi mettre l’utilisation et le suivi de la sectorisation
le débit des fuites existantes, de même que l’on pendant et après le contrat (systèmes d’acquisi-
réduit le risque d’apparition de nouvelles tion et de transmission de données, télégestion,
fuites. SIG,…).
Cette méthode n’est pas une alternative à la
recherche et à la réparation des fuites, mais un Le SAGE nappes profondes
outil complémentaire pour maîtriser les pertes de Gironde
d’eau et prolonger la vie du réseau. Dans le cadre du suivi des
En pratique, on utilise une vanne de régulation études diagnostiques, le SAGE
de pression aval équipée d’un dispositif autori- prévoit des travaux de réhabilita-
sant le changement de consigne de pression : tion des réseaux.
pression haute en période de fortes consom- Mesure 5-8 "Trois ans après les conclu-
mations et pression basse, la nuit, lors des sions d’une étude diagnostique, le réseau
faibles consommations. doit être réhabilité dans ses parties les plus
■ La gestion à moyen et long terme dégradées".
• L’archivage des défaillances
L’exploitant doit organiser le recueil et l’archi-
vage de toutes les interventions réalisées sur le

38
Les usagers du service de l’eau - le contrôle régulier de la consommation noc-
turne à l’aide du compteur d’eau permet de
La lutte contre le gaspillage dans les réseaux de vérifier l’absence de fuites,
distribution d’eau potable, doit s’accompagner - la vérification et la réparation des équipe-
d’une politique volontariste de diminution de ments, tel que les robinets et les chasses d’eau,
la consommation chez les usagers : abonnés - la limitation de la pression au départ de l’ins-
individuels, professionnels, gros consomma- tallation réduit les contraintes sur les équipe-
teurs, utilisateurs collectifs et collectivités (cf. ments. Elle évite ainsi l’apparition de fuites pré-
http://www.jeconomiseleau.org). maturées tout en augmentant la durée de vie
des équipements.
- le contrôle périodique des groupes de sécuri-
té sur les cumulus et les chaudières.

■ Installer des équipements économes en eau


L’objectif est de diminuer la quantité d’eau
consommée pour un même confort d’utilisa-
tion :
- toilettes : réservoir à double commande (3l/6l)
ou adaptation du système existant avec diffé-
rents accessoires (double chasse, réduction du
volume, réglage du flotteur),
- éviers et lavabos : mousseurs hydros éco-
nomes (30% à 70% de réduction de débit sans
perte de confort), mitigeurs thermostatiques,
- douches : pomme de douche à débit réduit,
- électroménager : appareils à faible consom-
mation d’eau.

■ Limiter l’utilisation de l’eau potable


Quelques petits changements dans les pra-
tiques et les comportements peuvent générer
des économies importantes :
- dans la maison : éviter de laisser couler l’eau
inutilement (vaisselle, lavage des mains ou des
Les abonnés individuels dents), préférer la douche au bain, ne faire
fonctionner le lave-vaisselle que lorsqu’il est
Une famille de 4 personnes consomme environ plein,…
150 m3 par an (cf. page 11). Dans la maison, - au jardin : améliorer la pratique de l’arrosage
les possibilités de réduction de la consomma- (adapter l’arrosage aux besoins des plantes,
tion d’eau sont nombreuses. Plusieurs types installer des systèmes d’irrigation "gouttes à
d’actions sont possibles. gouttes", réduire le nombre de tontes,…), utili-
ser l’eau de pluie (installer des récupérateurs
■ Réparer les fuites d’eau de pluie),
Depuis le compteur d’eau, en limite de pro- - pour la voiture, la terrasse,… : utiliser un seau
priété, les risques de fuites sont nombreux dans et une éponge ou s’équiper d’un nettoyeur
une installation intérieure : un robinet qui haute pression, récupérer l’eau de pluie.
goutte, une chasse d’eau défectueuse, un tuyau
enterré qui fuit….
Quelques gestes simples permettent de réduire
ces risques :

39
culiers : surveillance de la consommation, ins-
Les professionnels et les entreprises tallation d’équipements hydro économes, utili-
sation de l’eau de pluie pour l’arrosage.
Les usages de l’eau sont très différents d’un
secteur d’activité à l’autre. Pour réduire les • Usage industriel de l’eau
consommations d’eau, il faut s’adapter à la Les solutions, adaptées au cas par cas, sont
spécificité de l’entreprise. généralement basées sur le recyclage de l’eau
dans le process ou l’installation d’équipements
• Usage «domestique» de l’eau hydro économes.
Il s’agit des activités de type hôtel, restauration, Dans le milieu industriel, la réduction de la
tertiaire, commerce,…. Les solutions sont iden- consommation d’eau s’accompagne souvent
tiques à celles proposées dans le cas des parti- d’une meilleure maîtrise des rejets d’eaux
usées tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

Exemple de scénario :

En 2004, le prix de l'eau en Gironde était de 4 €/m3 en moyenne (assainissement, redevances et


taxes comprises).
Deux familles de 4 personnes :
L’une ayant plutôt un comportement passif, sans matériel particulier, c'est la famille GASPI.
L’autre fait attention, sans se priver, à sa consommation d’eau et s’est équipée de matériel permet-
tant de réaliser des économies d’eau : c’est la famille ECO.

Famille GASPI Famille ECO

WC Réservoir de 10 L Réservoir 3/6 L deux boutons


4 fois/pers/jour 58 m3 soit 232 € 22 m3soit 88 €

Lave-linge Modèle ancien 120 l Modèle récent économique


4 lavages / semaine par lavage 12 m3 soit 48 €
25 m3 soit 100 €

Baignoire, douche Douche : 160 L par jour Douche : 110 l par jour
et lavabo Bain : 150 l par semaine Bain : 150 l par semaine
Lavabo : 40 l par jour Lavabo : 30 l par jour
81 m3 soit 324 € 59 m3 soit 236 €

Cuisine 100 l / jour Mousseurs et lave-vaisselle


et lave-vaisselle 36 m3 soit 144 € économique : 70 l / jour
25 m3 soit 100 €

Jardin 100 m2 de pelouse Récupérateur eau de pluie


Arrosage à l'eau potable 0€
10 m3 soit 40 €

Fuites Fuite non réparée Pas de fuite (suivi du compteur


10 m3 soit 40 € et réparation des fuites) : 0 €

TOTAL 220 m3 par an 118 m3 par an


soit 880 € soit 472 €

40
Cependant, il faut un apport quotidien de 3 à 5
Un guide méthodologique m3 supplémentaires afin de compenser l’éva-
pour les hôteliers et les restaurateurs poration, les pertes lors des changements de
Cet ouvrage fournit aux professionnels des bains etc. Pour cela Prodec Métal a mis en
recommandations et des conseils pratiques place un système de récupération des eaux
pour réussir une démarche environnementa- pluviales puisqu’elle bénéficie de 5 000 m2 de
le dans leurs établissements. En plus de toiture. (Une toiture de 150 m2 permet de récu-
l’eau, ce guide aborde tous les autres pérer 120m3/an pour une pluviométrie de 800
domaines de l’environnement (déchets, air, mm/an.)
énergie, bruit,…). Ce document a été élabo- Depuis avril 2002, l'usine fonctionne ainsi en
ré en région Aquitaine par la Fédération circuit fermé.
Régionale de l’Industrie Hôtelière, l’ADEME, • Bilan
le Conseil Régional, et le Conseil L’entreprise ne consomme plus désormais que
Economique et Social. 2 000 m3/an uniquement pour des usages
(http://www.ademe.fr/aquitaine/) domestiques (sanitaires, cantine, etc.). Elle a
donc réalisé une économie de 18 000 m3/an
Un exemple à suivre : depuis 2002 avec la mise en place du circuit
la Société Prodec Métal à Canéjan (33) fermé et la récupération d'eau de pluie. Elle a
ainsi diminué ses charges de 27 000 euros/an
Prodec Métal est une entreprise de 60 pour son approvisionnement en eau. A noter
employés spécialisée dans le traitement de sur- également des conditions de travail améliorées
face. Elle réalise du nickelage, chromage, et une optimisation des tâches du fait du
dépôt de métaux précieux (or, argent, etc.) moindre besoin de régénération des résines.
pour l’industrie aéronautique et l’orfèvrerie.
Alors que l'entreprise avait déjà procédé à une • Coûts d’investissement
rationalisation des process (réduction de ses Le coût d’investissement de ce projet était de
rejets), son activité s'est accrue en 2000 avec la 700 000 € TTC. Le délai de retour sur investis-
fabrication des pièces de 1, 2 et 5 centimes sement est estimé entre 12 et 15 ans hors sub-
d’euros. ventions. Cette action a été financée par
En 2001, sa consommation annuelle d'eau l'Agence de l'Eau Adour-Garonne et a reçu un
atteignait 20 000 m3. "Alcyon" (prix décerné par l'Agence de l'Eau)
S'inquiétant de l'évolution des contraintes en 2002.
réglementaires en matière de rejet d'effluents,
l'entreprise a identifié le problème que lui Les collectivités
posera à l'horizon 2010 le traitement de ses Les collectivités sont souvent des gros consom-
rejets. Elle a donc recherché une solution lui mateurs. Comme les autres, elles peuvent
permettant de respecter, dans les meilleures réduire leur consommation et leurs dépenses.
conditions techniques et financières ces futures Dans ce domaine, elles doivent montrer
contraintes. l’exemple et inciter les autres usagers à intégrer
• Contenu du projet une démarche d’économie de l’eau.
Après étude des solutions avec des prestataires Les postes d’utilisation d’eau sont nombreux et
extérieurs, Prodec Métal a retenu la solution les sources d’économie importantes :
d'un fonctionnement en circuit fermé. Cette - établissements scolaires : écoles, collèges,
solution vise à produire un volume minimal lycées, cités universitaires,
d'effluents concentrés dont le traitement est - bâtiments collectifs : crèches, hôpitaux, mai-
externalisé. sons de retraite, logements collectifs, bâtiments
Ainsi, l'eau de régénération des résines échan- administratifs, marchés municipaux,
geuses d'ions est concentrée par évaporation - équipements sportifs ou de loisirs : stades,
sous vide avec comme double intérêt : gymnases, piscines, camping,
- un effluent plus concentré d'un facteur 10 ; - espaces verts.
- la récupération de 90 % de cette eau de rin-
çage qui peut être réinjectée dans le cycle.

41
L'exemple de la Ville de Mérignac • Les perspectives
De nouvelles actions sont prévues avec l’instal-
Avec 63 300 habitants, Mérignac est la deuxiè-
lation d’autres matériels économiseurs d’eau.
me ville la plus peuplée de Gironde .
Pour ces équipements, le budget alloué sera de
En 2002, alors que sa consommation approchait
20 000 euros. L'action de suivi des consomma-
les 225 000 m3/an, elle a recherché et mis en
tions sera poursuivie. De nouvelles optimisations
œuvre des solutions pour maîtriser ses dépenses
seront mises en œuvre pour l'arrosage.
et préserver ses ressources.
Animé par un agent technique, le projet a débu- Les établissements publics
té par un état des lieux (compteurs et consom-
mation) : Quel que soit le type d’établissement concer-
- service des espaces verts : 50% des compteurs, né, un certain nombre de points clés sont à
- service des sports : 20% des compteurs, prendre en compte.
- service technique (bâtiments communaux : - réaliser un état des lieux : inventaire des
mairie, écoles, crèches) : 30% des compteurs. réseaux et des postes utilisateurs d’eau,
- installer systématiquement des dispositifs de
• Actions menées en 2003 et 2004 comptage,
- relève mensuelle systématique de tous les - suivre les consommations (relevés mensuels,
compteurs pour détecter les fuites et les réparer, nocturnes, systèmes d’alerte,…),
- télésurveillance de certains compteurs pour - détecter et réparer des fuites,
détecter des consommations anormales (lorsque les - entretenir les équipements et en particulier la
bâtiments sont vides) et des fuites imperceptibles, robinetterie,
- installation d’équipements hydro-économes - installer des dispositifs hydro économes limi-
dans tous les bâtiments neufs ou réhabilités, tant les débits : réducteurs de pression, mous-
- optimisation de l'arrosage des espaces verts par seurs, robinets temporisés pour les lavabos ou
l'adaptation aux besoins (programmateurs cou- urinoirs, chasses d’eau (petit volume, double
plés à des pluviomètres), vitesse, éco-plaquettes,…), douchettes écono-
- création d'espaces verts ne nécessitant pas miques,
d'arrosage. - choisir des matériels économes : appareils
ménagers (lave-linge, lave vaisselle), climati-
• Bilan technique et financier seurs à condensateurs d’air (éliminer les clima-
Par rapport à la consommation de la ville en tisations à eau perdue),
2002, le suivi des compteurs et la réparation sys- - recycler l’eau,
tématique des fuites ont permis d'économiser - rationaliser la pratique de l’arrosage : aména-
7 900 m3 en 2003, puis 15 800 m3 en 2004. gement et espèces adaptés aux conditions cli-
L’installation de matériels hydroéconomes a per- matiques, méthodes efficaces et limitées d’ar-
mis d'économiser près de 7 000 m3 en 2004. rosage (cf. guide des bonnes pratiques en arro-
Pour l'arrosage des espaces verts et des terrains sage http://www.jeconomiseleau.org).
de sport, le gain est plus difficile à quantifier du - collecter et utiliser l’eau de pluie : arrosage,
fait de la forte variabilité de la demande en fonc- nettoyage.
tion des conditions climatiques. En première
analyse, on peut toutefois estimer l'économie L'exemple du village universitaire
pour 2003 et 2004 à près de 7 000 m3. de Talence
La ville de Mérignac a ainsi fait baisser sa En partenariat avec le CROUS de Bordeaux et la
consommation de près de 30 000 m3 par an, la société Eco-Techniques, Ecocampus a mené une
ramenant à 195 000 m3, ce qui représente une étude d’économies d’eau sur le village universi-
économie de 14%. taire de Talence.
Pour l'équipement des bâtiments, 14 828 € ont L’objectif principal est d’évaluer, après expéri-
été dépensés. Ces équipements ont généré une mentation, l’efficacité des dispositifs économes
économie d'eau de 15 800 m3 ce qui correspond en eau en logement universitaire et d’un faire un
à une réduction du montant cumulé des factures bilan financier.
d'eau annuelle de 32 976 €. Le retour sur inves- En pratique, deux secteurs sont comparés :
tissement est donc inférieur à 6 mois. - une zone équipée de systèmes hydro éco-
nomes (238 chambres),

42
- une zone non équipée (332 chambres). La sensibilisation
Le programme de l’étude est le suivant : étude
préliminaire, mise en place des comptages, audit La promotion des démarches économes chez
des installations et pose des équipements éco- les particuliers, les industriels ou les agricul-
nomes, réalisation des campagnes de mesures, teurs doit s’accompagner de politiques volon-
dépouillement et analyses, bilan. taristes de la part des collectivités et plus géné-
• Bilan technique ralement des pouvoirs publics.
Cette étude a permis de constater qu’une écono- Les autorités locales devront montrer l’exemple
mie d’eau de 35% dont 45% pour l’eau chaude en s’investissant activement dans des
sanitaire (ECS) a été réalisée sur la zone équipée. démarches économes, en particulier dans la
Aucune plainte d’étudiant sur la modification gestion des installations collectives (mairies,
des conditions de confort n’a été signalée. hôpitaux, HLM, établissements scolaires,…).
Cependant, certaines précautions sont à prendre Par ailleurs, elles devront initier des campagnes
sur l’analyse des résultats (dysfonctionnement de d’information et de sensibilisation du public et
la chaudière sur la zone non équipée et sur des acteurs professionnels.
occupation de certaines chambres). Pour ce faire, toutes les méthodes sont envisa-
• Bilan financier geables à condition de les adapter au contexte
Le temps de retour de l’investissement est de local : dépliant grand public, campagne d’affi-
l’ordre de 6 mois sur le secteur de l’étude. chage, intervention dans les établissements
Extrapolé à l’ensemble des villages du CROUS scolaires, colloques, réunions publiques, sensi-
Aquitaine, l’économie d’eau peut être estimée à bilisation des milieux professionnels, opéra-
30% (dont environ 40% d’ECS), soit près de tions pilotes, ….
150 000 € par an. Tous les acteurs institutionnels devront être
Cette action a été financée par l’Agence de l'Eau associés à ces démarches : chambre de com-
Adour Garonne. merce et d’industrie, chambre des métiers,
chambre d’agriculture, syndicats profession-
Les lycées bretons nels, associations de consommateurs,….
Le Conseil Général de Bretagne et l’Agence de
l’Eau Loire-Bretagne ont lancé, il y a quelques
Le SAGE nappes profondes
années, une opération de maîtrise des consom-
de Gironde
mations d’eau "domestique". L'opération de maî-
trise de la consommation engagée dans les 277 Dans le cadre des économies d’eau
lycées publics et privés bretons s’inscrit dans et de la maîtrise de la consomma-
cette démarche. tion, des mesures sont préconisées pour la
Elle devrait permettre de réaliser une économie gestion des installations collectives (mesure 5-
d'eau potable d'environ 20 %. 9), les économies d’eau dans les logements
Tous les types d'enseignement sont impliqués collectifs (mesure 5-10), la maîtrise de l’eau
(général, technologique, professionnel, agricole par les professionnels (mesure 5-13). Sont
et maritime) dans cette action. Elle concerne au également prévues des actions d’information
total 144 000 lycéens. de sensibilisation et de communication.
Elle se déroule en trois phases : diagnostic du Mesure 5-11 : « l’information, la sensibilisa-
réseau d'eau potable de l'établissement, subven- tion, la pédagogie constituent les fondements
tion des travaux visant à réaliser des économies d’une politique de gestion de l’eau.
durables (mise en place de boutons poussoir sur La CLE organise et coordonne cette commu-
les WC, lavabos et douches, compteurs division- nication et propose auprès des maîtres d’ou-
naires, réducteurs de pression...) et campagne de vrage potentiels et des partenaires financiers
sensibilisation pour inciter les lycéens à déve- un plan d’action qui touchera l’usager. Un
lopper des réflexes "économies d'eau". plan d’action sera établi dans un délai de un
200 000 m3 d'eau peuvent être économisés par an, afin que les premières campagnes de
l'ensemble des lycéens bretons sur une année. communication soient opérationnelles un an
Cela représente une économie proche de après l’approbation du SAGE sur l’ensemble
500 000 €. du département ».

43
ANNEXE 1

Références
juridiques

1 - Directives européennes - Information des consommateurs


(nouvelle partie réglementaire - Livre III -
• Directive sur la qualité des eaux destinées à titre III - chapitre 1er - section 4 - articles
la consommation humaine D 1321-103 à D 1321-105)
(1998/83/CE du 3/11/1998) - transposée - Sanctions pénales
en droit français (nouvelle partie législative - Livre III - titre
• Directive établissant un cadre pour une poli- II - chapitre IV - section 2 - article L1324-
tique communautaire dans le domaine de 1 à L1324-5)
l’eau (2000/60/CE) - transposée en droit
• Code général des collectivités territoriales
français
- Police - Dispositions générales
• Directive sur les instruments de mesure
(partie législative - Livre II - titre 1er -
(2004/22/CE) - non transposée en droit
chapitre 1er - article L2211-1)
français
- Police municipale
(partie législative - Livre II - titre 1er -
2 - Réglementation française chapitre 1er - articles L2212-1 à L2212-9)
- Services publics industriels et
Codes commerciaux - Dispositions générales
(partie législative - Livre II - titre II - cha-
• Code de l’environnement pitre IV - section 1 - articles L2224-1 à
- Eaux et milieux aquatiques L2224-6 )
(Livre II - titre 1er - article L 210-1 et - Services publics locaux : délégation de
suivants) services, gestion directe, participation des
habitants et des usagers à la vie des ser-
• Code de la santé publique vices publics
- Sécurité sanitaire des eaux et des (partie législative - Livre IV - titre 1er -
aliments (nouvelle partie législative Livre chapitre IV - section 1 - articles L1411-1
III - titre II - article L1321-1 et suivants) à L1414-6 )
- Eaux destinées à la consommation - Rapport annuel sur le prix et la qualité
humaine à l'exclusion des eaux minérales du service public de l’eau potable
naturelles (nouvelle partie réglementaire - (partie réglementaire - Livre II - titre II -
Livre III - titre III - chapitre 1er - section 1 - chapitre IV - section 1 - articles D2224-1
articles R 1321-1 à D 1321-68) à D2224-5 )

44
• Code de l’urbanisme Décrets
Participations à la réalisation d'équipe-
ments publics exigibles à l'occasion de la • Décret 76-130 du 29 janvier 1976
délivrance d'autorisations de construire réglementant la catégorie d’instruments
ou d'utiliser le sol (P.V.R) de mesure : compteurs d’eau froide
(partie législative - Livre III - titre III - • Décret 93-742 du 29 mars 1993 relatif aux
chapitre II - articles L332-6 à L332-14) procédures d’autorisation et de
(partie législative - Livre III - titre III - déclaration
chapitre II - articles L332-6 à L332-14) • Décret 93-743 du 29 mars 1993 modifié
relatif à la nomenclature des opérations
Lois soumises à autorisation ou déclaration
• Décret 1220-2001 du 20 décembre 2001
• Loi du 16 décembre 1964 relative au régime relatif aux eaux destinées à la
et à la répartition des eaux et à la lutte consommation humaine : codifié dans
contre leur pollution : codifiée en partie le code de la santé publique
dans le code de l’environnement • Décret 2003-408 du 28 avril 2003 relatif à
• Loi sur l’eau du 03 janvier 1992 : codifiée l’individualisation des contrats de
dans le code de l’environnement et le fourniture d’eau
code de la santé publique • Décret 2005-236 du 14 mars 2005 relatif au
• Loi 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la rapport annuel du délégataire de service
prévention de la corruption et à la trans- public local et modifiant le code général
parence de la vie économique et des pro- des collectivités territoriales
cédures publiques (loi Sapin) : codifiée
dans le code général des collectivités ter- Arrêtés
ritoriales
• Loi 95-127 du 8 février 1995 relative aux • Arrêté du 10 juillet 1996 relatif aux factures
marchés publics et délégations de service de distribution de l’eau et de collecte
public (loi Mazeaud) : codifiée dans le et de traitement des eaux usées
code général des collectivités territoriales • Arrêté du 29 mai 1997 modifié relatif aux
• Loi 95-101 du 02 février 1995 relative au matériaux et objets utilisés dans les
renforcement de la protection de l’envi- installations fixes de production, de
ronnement (loi Barnier) : codifiée dans le traitement et de distribution d’eau
code de l’environnement destinées à la consommation humaine.
• Loi 2000-1208 du 13 décembre 2000 relati- • Arrêté du 11 septembre 2003 fixant les
ve à la solidarité et au renouvellement prescriptions générales applicables au
urbain (loi SRU) sondage, forage, création de puits ou
• Loi 2003-590 du 02 juillet 2003 urbanisme d’ouvrages souterrains soumis à déclara-
et habitat : codifiée dans le code de tion en application des articles L214-1 à
l’urbanisme L214-6 du code de l’environnement.
• Loi 2004-338 du 21 avril 2004 portant • Arrêtés du 11 septembre 2003 fixant les
transposition de la directive 2000/60/CE prescriptions générales applicables aux
établissant un cadre pour une politique prélèvements soumis à déclaration ou
communautaire dans le domaine de l’eau à autorisation en application des
• Loi 2004-806 du 09 août 2004 relative à la articles L214-1 à L214-6 du code de
politique de santé publique : codifiée dans l’environnement
le code de la santé publique • Arrêté du 25 novembre 2003 relatif aux
modalités de demande de dérogation
aux limites de qualités des eaux
destinées à la consommation humaine
(article R 1321-31 à R 1321-36 du
code de la santé publique)

45
Circulaires • Circulaire DGS/SD7A 2003-524/DE/19-03
du 7 novembre 2003 relative aux mesures
• Circulaire DGS/VS4/98-115 du 19 février à mettre en œuvre en matière de protec-
1998 relative à l’information sur la qualité tion des systèmes d’alimentation en eau
des eaux d’alimentation à joindre à la destinée à la consommation humaine, y
facture d’eau compris les eaux conditionnées, dans le
• Circulaire DGS/VS 99-217 du 12 avril 1999 cadre de l’application du plan Vigipirate
modifiée par la circulaire DGS/VS4 2000- • Circulaire UHC/DU3/5 2004-5 du 05 février
232 du 27 avril 2000 relative aux maté- 2004 relative aux modalités de mise en
riaux utilisés dans les installations fixes de œuvre de la participation pour voiries et
distribution d’eaux destinées à la consom- réseaux
mation humaine • Circulaire UHC/QC4 relative à l’individuali-
• Circulaire DGS/VS4 99-305 du 26 mai 1999 sation des contrats de fourniture d’eau
relative aux accessoires placés au contact • Circulaires NOR/INT/B des 30 septembre
de l’eau destinée à la consommation 1991, 7 mai 1993 et 18 mars 1994
humaine relatives à la mise en place de l’instruction
• Circulaires DGS/SD7A 633 du 30 décembre comptable M49 dans les services publics à
2003 relative à l’application des articles caractère industriel ou commercial
R 1321-1 et suivants du code de la santé
publique concernant les eaux destinées à
la consommation humaine, à l’exclusion
des eaux minérales naturelles

46
ANNEXE 2

Tableau de bord
d’exploitation

Tâches Périodicité Validation


d’exploitation Observations

Les captages font l'objet de visites


périodiques et de travaux de main-
tenance destinés essentiellement à
la préservation de la ressource.

chaque semaine
Contrôle • grillage du périmètre de protec- • prélèvements d'eau pour
et entretien tion immédiat analyses bactériologiques
• volume d'eau prélevé
des captages
• état des ouvertures (portes, • contrôles sur site de certains
capots, grilles…) paramètres indicateurs
Cf. étude interagences n°32
• équipements de désinfection
“Contrôle et entretien
des captages • rédaction de rapports
chaque année d'intervention
d’eaux souterraines
• nettoyage des chambres de
http://
décantation • suivi du carnet sanitaire
www.lesagencesdeleau.fr/
• curage des trop-pleins

Chaque visite doit être l’occasion


de vérifier le respect des prescrip-
tions figurant dans l’arrêté de défi-
nition des périmètres de protection
du captage.

47
Tâches Périodicité
Validation
d’exploitation Observations

La fréquence des visites et la durée des


interventions sur les sites de produc-
tion vont dépendre essentiellement de
• tests physico-chimiques
Suivi la taille de l'unité et de la complexité
des procédés de traitement.
des installations Station de déferrisation ou de neutrali-
• rapport d'intervention

de traitement sation : une visite hebdomadaire.


Poste de désinfection : vérifier le régla-
ge des pompes doseuses et nettoyer
une fois par mois.

Suivi
Mêmes remarques que pour les sta-
des stations tions de production.
de pompage
Il y a obligation réglementaire de net- • rédaction d'un rapport
toyer les réservoirs et bâches de stoc- d'intervention
Nettoyage kage d'eau potable au moins une fois • contrôles de qualité de l'eau
et désinfection par an. • examen des désordres
éventuels (structure, béton,
des réservoirs La périodicité des nettoyages peut être
échelles, passerelle)
réduite sur décision préfectorale.
Manœuvrer les vannes au moins 2 fois • prélèvements pour analyses
par an. bactériologiques

La re chloration peut s'avérer nécessai-


re lorsque les réseaux sont très étendus.
Dans tous les cas, elle ne permet que • Contrôle du chlore résiduel
Rechloration de maintenir un résiduel de chlore
acceptable (respect du plan VIGIPIRA- • Rapport d'intervention
en réseau TE).
Une visite hebdomadaire des postes de
chloration ou de dioxyde peut être per-
tinente.

Cela dépend des temps de déplace-


ment nécessaires, et de l'existence ou
• Archivage des données
non de système de télégestion.
Cependant, on peut considérer comme
Suivi • Analyses des données sous
raisonnables les périodes de relevés
des appareils suivants :
forme d'histogrammes, de
courbes et d'outils statistiques
de comptage Relevé Journalier
• Usine de production
• Détection d'anomalies
• Sortie de réservoirs
• Secteurs

48
Tâches Périodicité
Validation
d’exploitation Observations

Relevé hebdomadaire • Archivage des données


• Captages
Relevé mensuel
Suivi • Analyses des données sous
• Gros consommateurs forme d'histogrammes, de
des appareils • Postes publics (borne de puisage, courbes et d'outils statistiques
de comptage borne fontaine…)
Relevé semestriel ou annuel • Détection d'anomalies
• Petits consommateurs

Il n'y a pour l'instant pas d'obligation


formelle de vérifier systématiquement
les appareils de comptage.
Cependant, dans un cadre purement
contractuel, et à la demande d'un usa-
ger, l'exploitant peut procéder au
Contrôle contrôle du compteur d'un abonné.
• Etablissement d'un procès-
verbal d'étalonnage
et remplacement Les gros compteurs installés sur les
des appareils de réseaux doivent faire l'objet d'un
• Etude du parc compteur
contrôle régulier (1 à 3 ans, sur site si
comptage l'on a prévu un espace suffisant pour
installer un débitmètre).
L’âge maximum recommandé d’un
compteur est d'une quinzaine d'an-
nées, mais la qualité de l’eau peut
réduire considérablement cette durée.

Robinets vannes de réseau


• rapport d'intervention
Contrôle de l'organe de manœuvre :
1 fois/an
Bornes de puisage
Relevé des compteurs et contrôle de
l'étanchéité : 1 fois/semestre • rapport d'intervention
Contrôle Contrôle du bon fonctionnement
mécanique : 1 fois/an
et entretien des
appareils Ventouses
Contrôle de l'étanchéité et du fonc-
de robinetterie tionnement de l'orifice de dégazage :
• rapport d'intervention

et de fontainerie 1 fois/ an

Appareils de régulation
(débit, pression, niveau)
Contrôle des consignes de régulation :
1 à 2 fois/an • rapport d'intervention
Démontage et entretien complet des
appareils : 1fois/tous les 3 ans

49
Tâches Périodicité
Validation
d’exploitation Observations

Les modalités du contrôle de la quali-


té de l'eau sont définies en fonction
des traitements de potabilisation, de la
taille des réseaux, des secteurs présen-
tant des risques particuliers, de la natu- • analyses bactériologiques
re de l'eau, des interactions chimiques et physico-chimiques
Surveillance avec certains matériaux, de l'évolution
saisonnière de la consommation. • mesures d'indicateurs sur site
de la qualité
Dans le cadre de la surveillance de la
de l'eau qualité de l'eau, on peut distinguer • rapport d'intervention
deux démarches :
• les contrôles règlementaires réalisés
par la DDASS.
• les contrôles volontaires réalisés
dans le cadre de l'autocontrôle

• rédaction d'une procédure


La périodicité des purges est dans un
• rapport d'intervention
premier temps liée à l'apparition de
• prélèvements pour analyses
phénomènes de dégradation, ensuite
Réalisation ce sont les programmes et les résultats
bactériologiques
• contrôle sur site de la
de purges des analyses qui vont permettre de
qualité de l'eau
mieux définir la planification des
• estimation du volume utilisé
purges.

Le contrôle journalier des volumes


d'eau transitant dans les réseaux
délivre des indications précieuses
contribuant efficacement à la lutte
contre les pertes d'eau. Ce sont en
effet les anomalies constatées lors de • contrôle des compteurs
l'analyse de certains paramètres du
réseau (variation de débit, de pression, • calcul des rendements, des
des volumes…), qui vont conditionner indices linéaires de pertes,
Recherche des volumes d'eau non
la mise en place d'actions visant à
de fuites localiser plus précisément les fuites. facturés
Pour les réseaux de taille conséquen-
te, il peut être rentable de mobiliser en • campagne de mesures
permanence des moyens spécifiques.
Pour être efficace, la recherche de • bilan sur les fuites traitées
fuites nécessite un suivi permanent
des indicateurs du réseau (débit mini-
mum nocturne, volumes produits,
indices de perte,…).

50
Tâches Périodicité
Validation
d’exploitation Observations

• délai d’intervention

C'est une opération représentant une • rapport d'intervention


Réparation part importante dans l'activité de l'ex-
• contrôle sur site de la qualité
des fuites ploitant.
de l'eau

• analyses d'échantillons

La pose des conduites n'est pas à pro-


prement parler une fonction d'exploi-
tation. Cependant, aussi bien dans le
cadre d'extensions que lors du renou-
vellement des réseaux, l'exploitant • procès-verbal d'essai
peut intervenir lors des phases de de pression
conception et à la réception. Il doit
Suivi • procès-verbal de désinfection
vérifier que le concepteur a bien pris
des travaux en considération dans la définition du • résultat des analyses
projet, les contraintes liées à l'exploi- • documents de recolement
tation des ouvrages. Il doit également
s'assurer que les équipements dont il
aura la charge, ont été livrés dans les
meilleures conditions d'asepsie.

51
ANNEXE 3

Eléments à prendre en
compte pour l’élaboration
d’un cahier des charges

Le rôle des différents acteurs - propose à la collectivité des critères d’ana-


lyses des offres.
Le rôle et l’implication des différents acteurs
sont précisés dans le document (cf. pages 2 et L’exploitant du réseau
3). Pour l’élaboration du cahier des charges, on - fournit les éléments de connaissance en sa
peut insister sur les points suivants : possession, nécessaires à l’élaboration du
cahier des charges,
La collectivité - répond aux sollicitations de la collectivité et
- définit précisément le contexte et les objectifs du pilote de l’étude pour la définition des
de l’étude avec le pilote de l’étude, objectifs et la rédaction du cahier des charges.
- fournit les éléments de connaissance du
réseau en sa possession, Les partenaires institutionnels, techniques et
- confie au pilote de l’étude la réalisation d’in- financiers
vestigations préliminaires à la consultation (si - précisent à la collectivité le contexte général
besoin), et réglementaire,
- participe à l’élaboration du cahier des charges - donnent leur avis sur la définition des objec-
(prestations techniques et critères d’analyse des tifs et sur le cahier des charges.
offres) et le valide,
- s’assure de la participation de l’exploitant du Les objectifs de l’étude
réseau.
Le diagnostic d’un réseau permet de parfaire la
Le pilote de l’étude connaissance du patrimoine, d’identifier les
- assiste la collectivité pour définir les objectifs dysfonctionnements et de proposer des actions
de l’étude, correctives et durables.
- identifie et réalise les investigations prélimi- Au-delà de ces objectifs généraux, la prise en
naires indispensables au lancement de la compte du contexte local doit permettre à la
consultation, collectivité, assistée du pilote de l’étude, de
- élabore un cahier des charges adapté au préciser les objectifs prioritaires de l’étude.
contexte local et aux objectifs, Le diagnostic pourra également s’inscrire dans
- prend en compte les observations des diffé- un contexte plus global d’analyse du système
rents acteurs dans la rédaction du cahier des d’alimentation en eau potable, comprenant par
charges, exemple :

52
- la restructuration du réseau, Le contenu de l’étude
- la mise en place d’un système d’information
géographique, En fonction des objectifs définis par la collecti-
- la modélisation du réseau, vité, le cahier des charges précise, phase par
- les économies d’eau, phase, les prestations techniques demandées
- la sécurisation de l’alimentation : l’inter- au bureau d’études.
connexion, Sur les aspects diagnostiqués, on se reportera
- l’amélioration de la qualité de l’eau, aux chapitres 3 et 4 du guide, avec en particu-
- le bilan besoins-ressources, lier les points suivants :
- l’élaboration d’un programme de renouvelle-
ment,
Phase A : connaissance du patrimoine
- l’évolution du prix de l’eau,
- les plans du réseau : mise à jour, vérification,
- l’aide à la gestion du service,
type de plans, support, niveau de détail,
- le suivi du délégataire.
- l’état des ouvrages : plan, schéma de fonc-
tionnement, caractéristiques techniques, équi-
Les prestations à la charge pements, préconisation,
de la collectivité - le fonctionnement du réseau : pression, asser-
vissement, inventaires des incidents et des
Pour permettre le bon déroulement de la interventions,
consultation et de l’étude, la collectivité doit - l’analyse de la ressource : quantité, qualité,
s’engager à fournir, avec le cahier des charges, protection, vulnérabilité, traitement,
l’ensemble des documents, renseignements et - l’analyse des volumes mis en distribution :
hypothèses permettant la compréhension suffi- évolution, périodes de pointe, validation des
sante du système d’alimentation en eau données de comptage,
potable. - les abonnés : évolution, particuliers, gros
Parmi ces documents, on peut citer : consommateurs, usagers saisonniers,
- les plans existants, - l’analyse des volumes consommés comptabi-
- une bibliographie des études et rapports exis- lisés : évolution, période de relève,
tants, - la validation des données du comptage :
- une note descriptive avec un schéma de fonc- compteurs domestiques, gros compteurs et
tionnement permettant de décrire de façon débitmètres,
satisfaisante le réseau : points de prélèvement, - les volumes consommés non comptés : usages
traitement, stockage, pompage, longueur collectifs publics, service des eaux, défense
approximative du réseau, nombre de branche- incendie,
ments,... - les ratios de fonctionnement des réseaux :
- les données détaillées sur la consommation rendements et indices linéaires de perte
avec un historique minimum de 5 ans, - l’estimation des besoins futurs : économies
- les rapports annuels « prix et qualité du servi- d’eau, évolution des besoins, perspectives de
ce public de l’eau et de l’assainissement » et les développement, bilan besoins-ressources.
rapports annuels de contrôle de la délégation
(selon le cas). Phase B : sectorisation
Si des éléments, indispensables à la constitu- - la délimitation des secteurs : identification des
tion du cahier des charges ou au bon déroule- zones, nombre et type de mesure, méthodolo-
ment de la consultation, sont inexistants, la col- gie d’acquisition et de traitement des données,
lectivité pourra confier au pilote de l’étude une - les points de mesure : identification, type
mission préliminaire pour rassembler ces don- d’équipements à installer, matériel utilisé, éta-
nées. lonnage, contrôle,
La collectivité mettra à disposition du pilote et - la campagne de mesure : période choisie,
du chargé d’études les agents du service des durée,
eaux nécessaires aux manipulations sur le - l’interprétation des mesures : débit minimum,
réseau (fermeture de vannes,...). indices linéaires.

53
Phase C : actions correctives La décomposition des prix
- la recherche des fuites : méthodologie, (cf. tableau p.56)
moyens,
- le suivi du réseau : méthodologie, consignes Pour chaque étape de l’étude, le chargé
d’exploitation, d’études décomposera le prix de la prestation
- les usages de l’eau : économies d’eau chez les en précisant :
usagers, les professionnels, les collectivités, les - le nombre de jours par type de personnel :
établissements publics. expert, ingénieur sénior, ingénieur, technicien,
dessinateur, secrétaire,...
En fonction des objectifs de l’étude, d’autres - les déplacements : transport et hébergement,
chapitres viendront compléter la liste des pres- - les achats divers : acquisition ou location de
tations demandées au bureau d’études. matériel, analyses,
- la sous-traitance : prestations réalisées en sous
Sur chacun des points indiqués, le chargé traitance.
d’études devra préciser la méthodologie, les
moyens humains et matériels mis en œuvre Le chargé d’études indiquera, pour chaque
pour la réalisation et les délais proposés. phase, le nombre et le coût des réunions.

Le bureau d’études identifiera le chef de projet


Les critères d’évaluation
et le nom des différents intervenants sur chacu-
ne des phases. Les curriculum vitae des princi- des offres
paux prestataires (chef de projet, expert, ingé-
nieur senior,…) seront fournis. Le cahier des charges précisera les critères
d’évaluation des offres, leurs importances rela-
tives (en pourcentage) ainsi que leurs modalités
Le suivi de l’étude d’appréciation.
Le pilote de l’étude est chargé du suivi de la
On pourra retenir les critères suivants :
prestation du bureau d’études.
- les références du bureau d’études : pas de
Le cahier des charges précisera la composition
référence, quelques références, nombreuses
du comité de suivi ( collectivité, pilote, exploi-
références,
tant, partenaires institutionnels, financeurs,…),
- les compétences du personnel : formation,
la fréquence et l’organisation des réunions. On
références pour le même type d’études,
précisera, en particulier, l’obligation faite au
- la méthodologie : appréciation de la démarche
chargé d’études de transmettre aux participants
proposée pour chacune des phases,
les documents nécessaires à la préparation des
- les moyens mis en œuvre : adéquation entre
réunions.
les moyens annoncés (temps de travail,
Le rendu de l’étude sera également indiqué.
réunions, délais,..) et la prestation proposée,
- le prix : appréciation du prix à prestation
identique.

54
Exemple de tableau comparatif des offres :

Critères d’évaluation Note attribuée Pondération

0 1 2 3 Total 100%

REFERENCES DU BUREAU D’ETUDES %


exemple : Pas Moins 10 20
Références pour des diagnostics de de 5 références références
de réseaux de taille similaire référence références au moins et plus

COMPETENCE DU PERSONNEL %
exemple : Pas 1à5 5
Chef de projet de 1 référence références références
réseaux de taille similaire référence et plus %

METHODOLOGIE %

exemple : Très
Appréciation pour chaque phase de l’étude Insatisfaisant Moyen Satisfaisant satisfaisant %

MOYENS MIS EN ŒUVRE %

exemple : Très
Evaluation des temps de travail Insatisfaisant Moyen Satisfaisant satisfaisant %

PRIX %

(prestations ramenées à l’identique): - 40% - 20%


exemple : >= <Ecart< <Ecart < Ecart <
Ecart par rapport à l’offre la moins disante 40 % + 20% + 10% + 10% %

55
Prestations Total Nombre Expert Ingénieur Ingénieur TechnicienDessinateur Secrétaire Apprenti Stagiaire Total Déplacemts Achats Sous-
personnel total de senior achats location traitance
jours €/jour €/jour €/jour €/jour €/jour €/jour €/jour €/jour

Phase A sous total € €

Plans du réseau € 16,5j 0,5j 1j 5j 10j €


Etat des ouvrages € 14,5 0,5j 2j 10 j 2j €
Fonctionnement du réseau € 10j 1j 2j 7j €
….
Phase B sous total €

Phase C sous total €

56
….
Exemple de décomposition des prix :

Récapitulatif
Phase A €
Phase B €
Phase C €
…..
Total général €

Options
Réunion supplémentaire €
Mesures de débit €

ANNEXE 4

Glossaire technique
Matériel domestique destiné
à réduire les consommations d'eau

Compteurs divisionnaires
Liste des équipements
hydro économes
- Compteurs individuels
- Réducteurs de pression
- Robinets mitigeurs
• Mécaniques
• Thermostatiques
- Robinets temporisés
• Robinet temporisé à bouton poussoir
• Robinet temporisé électronique Principe de fonctionnement :
Un capteur de débit en contact avec le fluide est
- Mousseurs-aérateurs limiteurs de débit entraîné en rotation lorsqu'il y a écoulement à
• Non régulés l'intérieur de la bâche du compteur. Le capteur de
• Auto régulés débit est relié à un totalisateur qui enregistre les
- Douchettes volumes d'eau passant dans le compteur.
• Réduction de section
• Mélange air eau Descriptif technique :
- Réservoirs WC Les compteurs divisionnaires sont des appareils
• Chasses interrompables de petit calibre (Ø15mm), de type volumétrique à
• Chasses à double commande piston rotatif, ou de type vitesse à turbine. La clas-
• Systèmes réducteurs de volume se métrologique C est à privilégier, afin de dispo-
• Chasse à contre-pression d'air ser d'un seuil de sensibilité très bas (débit de
• Accélérateurs de débit démarrage) et d'une grande précision (limitation
- Electroménager de l'incertitude de comptage).
- Machines à laver
Règles de bonnes pratiques :
- Chauffe-eau à accumulation
Dans la mesure du possible, ces compteurs
- Climatiseurs à air sont installés à l'extérieur des logements, dans
- Récupérateurs d'eau de pluie les parties communes accessibles aux usagers
ainsi qu'aux services.

57
Les systèmes de télé-relève ou de radio-relève l'étanchéité à débit nul. Le réglage de l'appareil
sont de plus en plus associés aux compteurs s'effectue au moyen du manomètre disposé à
divisionnaires et permettent en temps réel de l'aval.
connaître l'évolution des consommations et
d'identifier le cas échéant, une fuite sur l'instal- Règles de bonnes pratiques :
lation. Certains équipements directement asso- La pose d'un réducteur est en général préfé-
ciés au compteur ou placés en périphérie rable en amont de l'installation car elle garan-
immédiate détectent la présence de très faibles tit en permanence une sécurité et un confort
débits et déclenchent un signal. par une pression quasi identique sur les circuits
d'eau froide et d'eau chaude.
Economie d'eau :
Les compteurs divisionnaires, quelles que Economie d'eau :
soient leurs caractéristiques métrologiques, ne Les réducteurs ne sont pas considérés comme
sont pas des dispositifs permettant de réaliser des dispositifs économiseurs d'eau, mais plutôt
des économies d'eau. Cependant, leur proxi- comme des appareils contribuant à limiter les
mité des lieux d'habitation permet aux usagers débits disponibles au droit des points de puisa-
de surveiller leur consommation et de détecter ge ainsi que le risque de fuite ultérieur.
la présence de fuites éventuelles. La réduction de consommation estimée peut
Certains distributeurs considèrent que l'indivi- être significative si l'on considère que la réduc-
dualisation des contrats de fourniture d'eau tion de pression se traduit par une chute de
peut aboutir à des réductions de la consomma- l'énergie de vitesse, directement proportionnel-
tion de l'ordre de 5%. le au débit.

Coût moyen Coût moyen


50 € 40 €

Réducteur de pression individuel Robinet mitigeur mécanique

Principe de fonctionnement :
Principe de fonctionnement : Les mélangeurs sont équipés de deux têtes de
Les réducteurs de pression permettent de robinet permettant d'effectuer simultanément
consommer une part de l'énergie de pression le réglage de débit et de température. Le fonc-
disponible dans les circuits d'eau en créant une tionnement optimal de ces appareils passe par
perte de charge singulière. Les valeurs de pres- un équilibrage précis des pressions dans les cir-
sion de consigne sont essentiellement destinées cuits d'eau froide et chaude.
à limiter les contraintes mécaniques dans les Par opposition au mélangeur, le mitigeur méca-
tuyauteries, mais contribuent également à nique permet de réduire les temps d'utilisation
réduire le débit sur les postes utilisateurs d'eau. de l'eau. Lors d'un puisage rapproché, la tem-
pérature de confort s'obtient rapidement.
Descriptif technique :
Le réducteur est équipé d'un ressort contri- Descriptif technique :
buant à son ouverture, d'une membrane sur Ces robinets sont équipés d'une cartouche
laquelle s'applique la poussée hydraulique contenant deux disques en céramique. Percés
favorisant sa fermeture et d'un clapet assurant et mobiles, ces disques permettent selon la

58
position du levier un écoulement plus ou Descriptif technique :
moins important à une température variant du Ces appareils sont constitués d'un bilame ou
chaud au froid. Il existe des robinets mitigeurs d'une cartouche à cire dilatable. Sur certains
à butée ou à "point dur" qui permettent de limi- modèles, des systèmes permettant de limiter la
ter l'ouverture de l'appareil et donc de limiter température à 38°C ont été intégrés afin d'évi-
le débit d'utilisation. Sur certains modèles spé- ter les risques de brûlures. Comme pour les
cifiques, le levier cède sa place à un interrup- mitigeurs mécaniques, certains thermostatiques
teur à infrarouge qui déclenche et stoppe sont équipés d'une commande économique
l'écoulement à une température et un débit permettant de limiter le débit.
déterminé par l'utilisateur.
Règles de bonnes pratiques :
Règles de bonnes pratiques : Le mitigeur thermostatique doit de préférence
Il existe plusieurs modèles de mitigeurs qui se être alimenté à partir d'un système de produc-
différencient par la forme de leur bec essentiel- tion d'eau chaude à accumulation. En effet,
lement. Sa longueur varie en fonction de l'en- cette association permet d'obtenir quasi instan-
droit où il sera installé ; en cas de fuite, il faut tanément une eau à la température de confort
procéder au changement de la cartouche. et in fine de réduire les temps de réglage syno-
nymes de pertes d'eau.
Economie d'eau :
Il n’est pas considéré comme économiseur d'eau Economie d'eau :
dans la mesure où il dépend des comportements Ces systèmes contribuent plus directement à
des usagers. Cependant, son installation doit nor- économiser l'eau dans la mesure où ils sont
malement amener l'utilisateur à réduire les temps conçus pour atteindre rapidement les condi-
de fonctionnement de l'appareil. tions de confort souhaitées sans passer par les
Réduction de consommation estimée : environ phases de réglages.
3m3/personne/an par rapport à un robinet Réduction de consommation estimée : environ
mélangeur. 1m3/personne/an par rapport à l'utilisation d'un
mitigeur mécanique.
Coût moyen
90 € Coût moyen
150 €
Robinet thermostatique
Robinet temporisé à bouton
poussoir

Principe de fonctionnement :
Le mitigeur thermostatique dispose de deux
commandes séparées : l'une pour le débit et
l'autre pour la température. Il autorise le régla-
ge automatique de la température d'eau miti- Principe de fonctionnement :
gée au moyen d'une molette graduée en °C. L'ouverture du robinet s'effectue en pressant
Une fois la valeur de consigne établie, le ther- sur le bouton. La durée du cycle de fonction-
mostat assure un maintien permanent de la nement se situe entre 15 et 20 secondes. Grâce
température quelles que soient les variations de à la temporisation mécanique intégrée dans le
pression ou de température sur les différents robinet, la fermeture est automatique.
circuits d'alimentation.

59
Descriptif technique : Descriptif technique :
Sur la plupart des robinets temporisés, il est Une cellule infrarouge diffusant un rayon invi-
possible d'ajuster le débit au besoin des utilisa- sible permet de détecter la présence des mains.
teurs. De même, ces robinets sont munis de En cas d'obturation du système de détection,
systèmes permettant d'interrompre l'écoule- l'écoulement de l'eau est stoppé au delà d'une
ment de l'eau en cas de blocage volontaire du minute. Certains robinets sont munis d'une
bouton poussoir. bague de réglage permettant de mitiger l'eau
La commande peut être adaptée à chaque type chaude et froide.
d'utilisateur et aux conditions d'utilisation
(commande au genou, au pied…). Règles de bonnes pratiques :
Ces dispositifs sont essentiellement utilisés sur
Règles de bonnes pratiques : les installations à usages collectifs. Ils ne néces-
Ces dispositifs sont essentiellement utilisés sur sitent pas d'entretien particulier, néanmoins il
les installations à usages collectifs. Ils ne néces- est indispensable de procéder au nettoyage
sitent pas d'entretien particulier. Les fournisseurs régulier de la cellule infrarouge.
proposent des kits de réparation (cartouche +
bouton) sans avoir à remplacer le corps du robi- Economie d'eau
net. Le temps de fonctionnement de ces appareils
est de fait réduit, sur les postes utilisateurs
Economie d'eau d'eau situés en collectif, ils contribuent large-
Le temps de fonctionnement de ces appareils ment à la chasse au gaspillage de l'eau.
est de fait réduit, sur les postes utilisateurs Certains utilisateurs publics annoncent des
d'eau situés en collectif. Ils contribuent large- économies allant de 60 à 70% par rapport à
ment à la chasse au gaspillage de l'eau. des systèmes traditionnels.
Certains utilisateurs publics annoncent des
économies allant de 60 à 70% par rapport à Coût moyen
des systèmes traditionnels. 400 €

Coût moyen
80 €
Aérateurs avec ou sans limiteur
de débit
Robinet temporisé électronique

Principe de fonctionnement :
L'aérateur standard permet d'obtenir un jet
Principe de fonctionnement : d'eau régulier et influe directement sur les
Ces robinets temporisés sont capables de caractéristiques acoustiques du robinet. Ce dis-
détecter la présence d'un utilisateur potentiel positif donne à l'eau un aspect moussant qui
grâce à un capteur électronique. En parallèle, procure une sensation de bien être.
le volume de détection est calculé afin de pré- L'aérateur limiteur de débit est aussi appelé
venir toute mise en marche intempestive. La mousseur économique. Ce dispositif contient
mise en marche du robinet est électronique et un limiteur ou un régulateur de débit. Le régu-
la durée du cycle de fonctionnement est assu- lateur permet de maintenir une certaine valeur
rée par une temporisation mécanique. de débit, quelles que soient les variations de

60
pression. Le limiteur dispose d'une section de Descriptif technique :
passage figée qui affecte le confort d'utilisation. Ces douchettes doivent permettent dans tous
les cas de réduire le débit d'alimentation sans
Descriptif technique : pour autant nuire au confort de lavage. Le
Ces équipements se présentent sous la forme risque de création d'aérosols en sortie de dou-
de cartouches comportant des tamis en matière chette peut être un facteur limitant. Les limi-
plastique ou métalliques. Les multiples alvéoles teurs de débit peuvent être installés soit en
de ces tamis vont permettre de réduire la sec- amont du flexible, soit placés à l'intérieur de la
tion de passage du fluide et de procurer un douchette.
apport d'air se transformant en mousse au
contact de l'eau. Règles de bonnes pratiques :
Ces dispositifs nécessitent d'être nettoyés régu-
Règles de bonnes pratiques : lièrement afin de retirer le tartre qui se dépose.
Ces dispositifs nécessitent d'être nettoyés régu- Lorsque l'on décide d'installer ce type de dou-
lièrement afin de retirer le tartre qui se dépose. chette, prévoir dans le même temps le rempla-
De même, il peut être judicieux de les plonger cement du flexible existant par un flexible
périodiquement dans une solution désinfectan- mécaniquement plus résistant.
te afin d'éradiquer toute forme de développe-
ment bactérien. Economie d'eau :
Ces dispositifs sont conçus pour réduire les
Economie d'eau : volumes consommés sans modification du
Ces dispositifs (aérateur limiteur de débit) per- comportement de l'usager.
mettent de réduire de manière significative la La plupart des fabricants estiment à 50% les
consommation d'eau parce qu'ils ont été économies réalisées grâce à ce dispositif.
conçus pour atteindre cet objectif.
Réduction de consommation estimée : 12 m3/an Coût moyen
pour une famille de 4 personnes. 25 €

Coût moyen
10 €
Réservoir WC :
chasse interrompable
Douchette hydro économe

Principe de fonctionnement :
Principe de fonctionnement : Le réservoir de faible capacité (environ 6 litres)
La douchette avec régulateur de débit intégré est équipé d'un mécanisme interrompable.
est équipé d'un pommeau de douche à l'inté- Deux modes de fonctionnement possible :
rieur duquel se trouve un limiteur ou un régu- - déclenchement de la chasse à la première
lateur de débit à section fixe ou variable. pression sur le bouton poussoir, et arrêt lors de
Dans la douchette à mélange air/eau se trouve la seconde.
une buse d'injection permettant d'augmenter la - quantité d'eau libérée dépendant de la durée
vitesse de l'eau et, en parallèle, d'aspirer de de pression exercée sur le bouton poussoir ou
l'air par effet venturi. la tirette de fonctionnement de la chasse.

61
Descriptif technique : Ces dispositifs sont intégrés d'origine, ou peu-
Le système consiste à lester la bonde assurant vent être installés a posteriori sur la plupart des
l'étanchéité du réservoir. Le poids de l'en- réservoirs de chasse.
semble entraîne une descente rapide du clapet
de fermeture avant la vidange complète du Règles de bonnes pratiques :
réservoir. Ces appareils peuvent être sensibles à l'entar-
Ces dispositifs sont intégrés d'origine, ou peu- trage, ce qui peut être nuisible au bon fonc-
vent être installés a posteriori sur la plupart des tionnement du mécanisme, et, à terme, générer
réservoirs de chasse. des fuites sur la chasse d'eau. Il convient donc
de surveiller régulièrement son installation.
Règles de bonnes pratiques : Les boutons poussoirs qui commandent le
Ces appareils peuvent être sensibles à l'entar- déclenchement de la chasse sont souvent phy-
trage, ce qui peut être nuisible au bon fonc- siquement très proches, ce qui peut nuire à
tionnement du mécanisme, et, à terme, générer l'utilisation rationnelle de cet équipement.
des fuites sur la chasse d'eau. Il convient donc
de surveiller régulièrement son installation. Economie d'eau :
- elles dépendent du comportement des utilisa-
Economie d'eau : teurs,
- elles dépendent du comportement des utilisa- - réduction de consommation estimée : 50%.
teurs,
- réduction de consommation estimée : 50%. Coût moyen :
120 €
Coût moyen :
40 €
Réservoir WC :
réduction de volume
Réservoir WC :
chasse à double commande

Principe de fonctionnement :
Des dispositifs permettant de réduire le volume
Principe de fonctionnement : d'eau affecté aux chasses sont placés à l'inté-
Ces appareils sont munis de deux boutons rieur sans altérer l'efficacité du système notam-
poussoirs permettant d'enclencher indifférem- ment en maintenant toute la hauteur d'eau dis-
ment une vidange partielle ou totale de l'eau ponible dans le réservoir et sans perturber le
contenue dans le réservoir. Le volume mini- mouvement du flotteur.
mum chassé est en règle générale de 3 litres.
Descriptif technique :
Descriptif technique : Ces dispositifs se présentent sous la forme de
Ces dispositifs fonctionnent de manière plaquettes de rétention ou de sacs plastiques de
cyclique et indépendamment de l'action de capacité variant de 1,5 l à 2,5 l.
l'utilisateur. Des réglages peuvent permettre de
s'adapter à la capacité de la cuvette, ceci Règles de bonnes pratiques :
garantissant une réelle économie d'eau. N'utiliser que des dispositifs conçus à cet effet,
c'est-à-dire limiter le volume sans modifier la

62
pression dans le réservoir. La mise en place Règles de bonnes pratiques :
d'objets tels que brique de construction est à Ces cuvettes peuvent fonctionner avec des
déconseiller car au contact de l'eau, elle va se réservoirs d'un volume supérieur. Par contre le
désagréger et la présence de grains va créer des système peut-être inopérant en cas d'utilisation
fuites. De même, la torsion du bras de levier du de cuvettes traditionnelles avec un réservoir de
flotteur vers le bas du réservoir est à décon- 4 litres.
seiller car cela diminue la hauteur d'eau dispo-
nible. Economie d'eau :
- elles sont indépendantes du comportement
Economie d'eau : des usagers,
- elles sont indépendantes du comportement - réduction de consommation estimée : 67%
des utilisateurs, par rapport à des cuvettes de 10 litres.
- réduction de consommation estimée : 50%.
Coût moyen
Coût moyen : 1000 € comprenant un accélérateur de débit,
25 € un bâti- support et une cuvette.

Réservoir WC : Réservoir WC
accélérateur de débit à contre pression d'air

Principe de fonctionnement :
Lorsque l'accélérateur de débit est plein et
qu'une quantité d'eau supplémentaire arrive
dans le réservoir, l'augmentation de hauteur
d'eau déclenche l'écoulement à travers un Principe de fonctionnement :
siphon produisant un effet venturi. La vitesse Ce système est constitué d'un réservoir de chas-
d'écoulement contribue en parallèle à doper se d'eau se présentant sous la forme d'un bal-
l'énergie mécanique nécessaire au nettoyage lon hydropneumatique. L'eau envoyée dans la
de la cuvette. Ce système demeure performant cuvette dispose d'une énergie disponible qui
avec des cuvettes conçues spécialement pour augmente beaucoup son pouvoir nettoyant. Un
atteindre ces effets. levier placé en partie basse du réservoir suffit
pour déclencher la sortie de l'eau poussée par
Descriptif technique : l'air comprimé.
Les réservoirs équipant ces systèmes ont des
capacités réduites à 4 litres avec des doubles Descriptif technique :
commandes qui permettent de libérer des En fonction des modèles, la contenance des
volumes d'eau de 4 à 2,5 litres. Ces dispositifs réservoirs varie de 5 à 8 litres. Le cycle de net-
sont des concepts à part entière. Il convient toyage dépend de la durée de la poussée que
donc de respecter strictement les règles d'ins- l'on exerce sur le levier.
tallation des fabricants. La vidange totale du réservoir n'est pas systé-
matiquement nécessaire.

63
Règles de bonnes pratiques : Grâce à la grande variété de programmes de
Ces appareils peuvent s'entartrer dans le temps, lavage dont sont équipées les machines à laver,
il est donc nécessaire de les nettoyer périodi- il devient possible d'économiser de l'eau.
quement. Le niveau acoustique généré lors du Les pratiques des usagers conditionnent forte-
déclenchement de la chasse est relativement ment les réductions de consommation d'eau. A
élevé, dès lors, ce système paraît inapproprié titre d'exemple, certains lave-vaisselle propo-
dans les lieux d'habitation collectifs. sent un programme "lavage simple" qui évite le
recours au cycle de prélavage ; cela suppose de
Economie d'eau : sélectionner la vaisselle selon le degré de sale-
- sont dépendantes du comportement des usa- té. De même, lors du séchage, préférer les
gers, appareils à condensation naturelle plutôt que
- réduction de consommation estimée : jusqu'à les condensateurs à rideaux d'eau froide, plus
50% d'eau économisée par chasse. consommateurs d'eau.

Coût moyen : Economie d'eau


220 € Une machine à laver nouvelle génération, utili-
se souvent moins de 50 litres d'eau pour effec-
tuer un cycle de lavage, alors que certains
Machines à laver modèles en utilisent 80.
(lave-linge, lave-vaisselle) Des économies d'eau peuvent être réalisées si
l'on utilise toutes les potentialités des appareils
et si l'on améliore nos pratiques.

Coût moyen
500 €

Chauffe-eau à accumulation

Descriptif technique :
Les lave-linge nouvelle génération consom-
ment en général moins d'électricité et globale-
ment moins d'eau. La quantité d'eau est adap-
tée en permanence au fur et à mesure du
déroulement du programme. Par exemple, cer-
taines machines l'adaptent à la charge du linge
pendant le lavage.
Lors des phases de brassage du linge les
volumes d'eau sont optimisés afin d'améliorer
les conditions de lavage. Principe de fonctionnement
Dans les lave-vaisselle, le recyclage de l'eau est L'eau est chauffée à partir de sources d'énergie
continu jusqu'à la fin du programme. diverses (électricité, gaz, fioul) et stockée dans
un ballon d'accumulation. Cette technique per-
Règles de bonnes pratiques : met d'obtenir rapidement une eau à une tem-
L'Union européenne a mis en place un label pérature de confort sur les différents points de
écologique (attribué à l'issu de démarches puisage que comporte un lieu d'habitation.
volontaristes des fabricants) qui fixe parmi les
critères essentiels d'attribution de cet ECOLA- Descriptif technique :
BEL, la réduction de la consommation d'eau. Les ballons à accumulation sont équipés soit
d'une résistance électrique immergée ou non,

64
soit d'un circuit d'eau secondaire relié à une Principe de fonctionnement :
chaudière appelé également échangeur. Comme dans un réfrigérateur, un climatiseur
Dans un ballon, une certaine quantité d'eau est puise de la chaleur dans un lieu clos dont il
maintenue à température. abaisse la température et rejette cette chaleur à
De façon générale, le ballon à accumulation l'extérieur.
présente l'avantage de délivrer de l'eau chaude
beaucoup plus rapidement qu'un appareil ins- Descriptif technique :
tantané. De plus, on peut disposer d'eau chau- Le climatiseur est une machine frigorifique
de même à faible débit. constituée d'un circuit fermé et étanche dans
lequel circule un fluide frigorigène à l'état
Règles de bonnes pratiques : liquide ou gazeux selon les organes qu'il tra-
Lors de l'installation d'un accumulateur, il est verse. Parmi les organes constituant un système
recommandé de réduire autant qu'il est pos- de climatisation on peut citer.
sible la distance comprise entre la source de - l'échangeur évaporateur où le refroidissement
production et les points de puisage. lié à l'évaporation du fluide frigorigène est
Assurer l'isolation du ballon et des tuyaux. transmis à l'air,
Régler la température au point de production à - le compresseur comprimant le fluide gazeux,
60°. Vérifier le bon fonctionnement du groupe en augmentant sa pression et sa température,
de sécurité (présence de fuite éventuelle). - un échangeur condenseur où le gaz en se
En fonction de la qualité de l'eau, procéder condensant cède sa chaleur,
périodiquement à un détartrage du ballon. - un détenteur pour réduire la pression du flui-
de avant son évaporation dans l'échangeur,
Economie d'eau La pompe à chaleur peut également jouer le
La production d'eau chaude à accumulation rôle d'une machine frigorifique dans la mesure
n'est pas à proprement parler un dispositif conçu où elle est équipée d'un dispositif permettant
pour réduire les consommations d'eau. d'inverser la circulation du fluide frigorigène.
Néanmoins si on le compare à un système de
production instantanée, dans le cadre d'une Règles de bonnes pratiques :
habitation individuelle, où la consommation Les climatiseurs à refroidissement à air doivent
d'eau chaude est ponctuelle, le choix de ce dis- être privilégiés ainsi que les pompes à chaleur
positif peut s'avérer plus pertinent. Dans l'habi- réversibles. Pour les planchers chauffants rafraî-
tat collectif, les systèmes de production instanta- chissants, associés à des pompes à chaleur, la
nés sont considérés comme non restrictifs (à température du circuit doit pouvoir être régulée
contrario des ballons qui permettent de disposer en permanence en fonction de celle du lieu
d'une réserve d'eau chaude limitée) et condui- d'habitation afin d'éviter la condensation de
sent à des usages abusifs de l'eau chaude. l'air ambiant.

Coût moyen Economie d'eau


400 € (équipement compris) L'économie réalisée va dépendre essentielle-
ment du système de climatisation que l'on va
choisir. Si l'on s'oriente vers une machine à
Climatiseur refroidissement à air, l'économie par rapport à
un système à eau perdue est de 100%.

Coût moyen
1000 €

65
Récupérateur d'eau de pluie être associés à la cuve de stockage tels que
pompe de reprise, filtres, siphons….

Règles de bonnes pratiques :


Il est recommandé d'utiliser ces systèmes dans
le cadre strict des usages d'eau liés à l'arrosage
ou au nettoyage. Dans le cadre de l'utilisation
de circuits d'eau de pluie sous pression, veiller
à supprimer toute interconnexion avec les
réseaux d'eau potable ou préconiser la mise en
place de dispositifs de protection empêchant
les retours d'eau éventuels.

Economie d'eau
L'eau de pluie est une ressource naturelle dis-
ponible qu'il suffit de collecter sans avoir
Principe de fonctionnement : recours à un appareillage sophistiqué.
Le système consiste simplement à collecter les Cependant l'économie d'eau pouvant être réa-
eaux de pluie depuis les descentes des gout- lisée au moyen de cette technique reste modes-
tières et à les stocker dans des cuves correcte- te puisqu'elle ne concerne en principe que des
ment dimensionnées afin de couvrir unique- usages ponctuels (lavage, nettoyage, arrosage).
ment des usages non sanitaires. Les pourcentages d'économies avancés sont de
l'ordre de 5 à 10%.
Descriptif technique :
Les cuves de stockage sont fabriquées en poly- Coût moyen
éthylène ou en béton. Elles sont installées soit à Cuve en polyéthylène de 300 litres : 150 €,
la surface du sol soit enterrées. Un dispositif 800 litres : 300 €, 4500 litres : 2200 €
collecteur d'eau est installé sur la descente de Dispositif récupérateur à installer sur la des-
gouttière et permet de transférer tout ou partie cente de gouttière : 50 €
de l'eau circulant dans le tuyau de gouttière.
Des équipements complémentaires peuvent

66
Glossaire technique
matériel de mesure et d'investigation
utilisé lors de diagnostics de réseau

• Compteurs :
• Vitesse à turbine à jet unique
• Vitesse à turbine à jets multiples
• Vitesse à hélice axiale
• Vitesse à hélice verticale
• Volumétrique à piston rotatif
• Combiné

• Débitmètres :
• Electromagnétique en ligne
• Electromagnétique à insertion
• Différence de temps de transit (ultrasons)

• Sondes de niveau :
• A ultrasons
• Piézométrique

• Enregistreurs de données
• Enregistreurs de bruit
• Appareils de localisation de fuites
• Détecteurs acoustiques (mécaniques et électroniques)
• Corrélateurs acoustiques
• Détection par gaz traceur

• Détection de canalisations
• Détecteur de conduites métalliques
• Détecteurs de conduites non métalliques
• Radar géologique

• Liste des fournisseurs

Avertissement : ce glossaire, réalisé en août 2005, présente une liste non exhaustive
de matériels utilisés dans le cadre des diagnostics de réseau.

67
Compteur de vitesse
à turbine à jet unique

Les produits :
Nom commercial Contact
FLOSTARM ACTARIS
S2000 ELSTER
MICRO-PRECIS FARNIER
AQUILA SAPPEL
METJET SENSUS METERING SYSTEM

Champs d'utilisation :
• Comptage de l'eau sur les réseaux de distribution
• Utilisé comme compteur de zone ou de secteur

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Position horizontale à respecter
• Filtre à l'amont
• Longueur droite ou stabilisateur à prévoir à l'amont pour certains modèles

Performances
• Plage de mesure très étendue du 15 au 100 mm
• Débit de démarrage faible
• Classe C

Prix HT
• Exemple Ø 50 mm : de 500 à 600 €

69
Compteur de vitesse
à turbine à jets multiples

Les produits
Nom commercial Contact
KMM ELSTER
Corona C SAPPEL
410 SENSUS METERING SYSTEM
Calypso WATEAU
MNK ZENNER

Champs d'utilisation
• Comptage de l'eau sur les réseaux de distribution
• Utilisé comme compteur de branchement ou divisionnaire

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Position horizontale à respecter
• Filtre à l'amont, quelquefois intégré dans la tubulure amont
• Pas de longueur droite ni de stabilisateur

Performances - caractéristiques dimensionnelles


• Du 15 au 50 mm
• Bonnes performances d'ensemble
• Classe B ou C

Prix HT
• Exemple Ø 50 mm : de 500 à 600 €

70
Compteur de vitesse
à hélice axiale

Les produits
Nom commercial Contact
WOLTEX ACTARIS
HELIX 4000 WP ELSTER
WESANP FROID SAPPEL
WP - DYNAMIC SENSUS METERING SYSTEM
GMWFT WATEAU
WPH WOLTMAN ZENNER

Champs d'utilisation
• Comptage de l'eau sur les réseaux de distribution
• Utilisé comme compteur de zone ou de secteur
• Placé en sortie de station ou de réservoir

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Position horizontale à respecter
• Filtre à l'amont
• Longueur droite à respecter à l'amont et quelquefois à l'aval
• Stabilisateur d'écoulement à placer à l'amont et quelquefois à l'aval

Performances - caractéristiques dimensionnelles


• Du 50 au 500 mm
• Performances métrologiques adaptées aux gros débits
• Classe B

Prix HT
• Exemple Ø 50 mm : de 400 à 600 €

71
Compteur de vitesse
à hélice verticale

Les produits
Nom commercial Contact
WOLTMAG M ACTARIS
WESANS FROID SAPPEL
WS - DYNAMIC SENSUS METERING SYSTEM
WOLTMANN ALTO WATEAU
WS WOLTMAN ZENNER

Champs d'utilisation
• Comptage de l'eau sur les réseaux de distribution
• Utilisé comme compteur de zone ou de secteur
• Placé en sortie de station ou de réservoir

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Position horizontale à respecter
• Filtre à l'amont
• Pas de longueur droite à respecter ni de stabilisateur à installer
• Stabilisateur d'écoulement à placer à l'amont et quelquefois à l'aval

Performances
Caractéristiques métrologiques et dimensionnelles
• Du 50 au 200 mm
• Classe B
• Seuil de démarrage faible
• Dynamique de mesure étendue

Prix HT
• Exemple Ø 50 mm : de 350 à 550 €

72
Compteur volumétrique
à piston rotatif

Les produits
Nom commercial Contact
AQUADIS - DAUPHIN ACTARIS
KENT PSM – KENT MSM – V200 ELSTER
ALTAIR SAPPEL
610 - 510 SENSUS METERING SYSTEM
MARLY WATEAU
RTK ZENNER

Champs d'utilisation
• Comptage de l'eau sur les réseaux de distribution
• Comptage divisionnaire
• Asservissement à une pompe doseuse

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Conserve ses qualités métrologiques quelle que soit sa position en fonctionnement
• Filtre à l'amont
• Pas de longueur droite à respecter ni de stabilisateur à installer

Performances
Caractéristiques métrologiques et dimensionnelles
• Du 15 au 65 mm
• Classe C
• Seuil de démarrage très faible
• Précis à faible débit

Prix HT
• Exemple Ø 65 mm : 650 €

73
Compteur combiné

Les produits
Nom commercial Contact
ISOFLO ACTARIS
KENT 3000 V– ELSTER
MEITWIN SENSUS METERING SYSTEM
WPV-N ZENNER

Champs d'utilisation
• Comptage de l'eau sur les réseaux de distribution
• Peut être utilisé comme compteur de zone ou de secteur
• Peut être placé sur des gros branchements (ERP, industriels...)

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Position horizontale recommandée
• Filtre à l'amont
• Longueur droite ou stabilisateur d'écoulement à prévoir en amont

Performances
Caractéristiques métrologiques et dimensionnelles
• Du 50-15 au 150-30
• Les deux compteurs associés appartiennent généralement à la classe B pour le gros compteur
et C pour le petit
• Dynamique de mesure très étendue

Prix HT
• Exemple Ø 50 mm :
de 950 à 1100 €

74
Débitmètre
électromagnétique en ligne

Les produits
Nom commercial Contact
MAGMASTER LOFLO ABB
OPTIMAG ACTARIS
PROMAG ENDRESS+HAUSER
OPTIFLUX KROHNE
AQUAFLUX - ECOFLUX ZENNER

Champs d'utilisation
• Mesure de débit sur les réseaux de distribution
• Peut être utilisé comme compteur de zone ou de secteur
• Asservissement à une pompe doseuse, à un organe de régulation…

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Prévoir des sections droites en amont et en aval du débitmètre
• Prévoir des stabilisateurs d'écoulement à l'amont et à l'aval
• Prévoir un siphon sur une partie de conduite en écoulement libre

Performances
Caractéristiques métrologiques et dimensionnelles
• Du 10 au 3000 mm
• Bonne précision de mesure (1% d'incertitude)
• Dynamique de mesure très étendue
• Mesure indépendante des caractéristiques physiques du fluide

Prix HT
• Ø 100mm : 950 €
• Ø 300mm : 1700 €

75
Débitmètre
électromagnétique à insertion

Les produits

Nom commercial Contact


HYDRINS HYDREKA
PRIMEPROBE PRIMAYER
AQUAPROBE TECHNOLOG

Champs d'utilisation
• Mesure de débit sur les réseaux de distribution dans le cadre d'un diagnostic
• Permet le contrôle d'un débitmètre installé à poste fixe ou l'étalonnage sur site d'un compteur…

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Installation sur une partie droite (faible encombrement)
• Mesure sur conduite en charge sans présence d'air
• Connaissance des caractéristiques dimensionnelles des conduites
• Réalisation d'une prise en charge sur la conduite

Performances
Caractéristiques métrologiques et dimensionnelles
• Du 100 au 8000 mm
• Bonne précision de mesure (1% d'incertitude)
• Mesure à très faible vitesse
• Mesure indépendante des caractéristiques
physiques du fluide

Prix HT
• De 3 500 à 4 500 €

76
Débitmètre
à différence de temps de transit

Les produits
Nom commercial Contact
CHRONOFLO HYDREKA
ALTOSONIC KROHNE
ULTRASONS SIEMENS - MILLTRONICS
DIGISONIC - MINISONIC ULTRAFLUX
VEGAFLUX VEGA
UFM - UFS ZENNER

Champs d'utilisation
• Mesure de débit sur les réseaux de distribution dans le cadre d'un diagnostic
• Permet le contrôle d'un débitmètre installé à poste fixe.

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Installation sur une partie droite
• Mesure sur conduite en charge
• Connaissance des caractéristiques dimensionnelles des conduites

Performances
Caractéristiques métrologiques et dimensionnelles
• Du 25 au 3000 mm en ligne à poste fixe
• Du 13 au 5000 mm pour les modèles portables
• Bonne précision de mesure (1% d'incertitude)
• Mesure à très faible vitesse
• Mesure indépendante des caractéristiques physiques du fluide

Prix HT
• De 7000 à 8000 €

77
Sondes de niveau
à ultrasons

Les produits
Contact
DRUCK SIEMENS MILLTRONIC-
ENDRESS+HAUSER PARATRONIC
HITEC SOFREL
HYDREKA VEGA
KHRONE

Principe
• Le niveau du réservoir est calculé à partir de la mesure du temps de parcours de l’onde
ultrasonore réfléchie sur la surface de l’eau

Champs d'utilisation
• Détection des niveaux d'eau dans les réservoirs
• Permet de suivre les variations de niveau dans les réservoirs et de rapatrier ces données vers
des enregistreurs

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Fixation de la sonde au dessus du plan d’eau en respectant une distance entre le capteur et la
surface de l’eau de 30 à 60 cm
• Gamme de mesure de 0 à 50 m
• Bonne précision de mesure (1% d'incertitude)

Prix HT
• De 700 à 1 000 €

78
Sondes de niveau
piézométrique

Les produits
Contact
DRUCK SIEMENS MILLTRONIC-
ENDRESS+HAUSER PARATRONIC
HITEC SOFREL
HYDREKA VEGA
KHRONE

Principe
• Détection des variations du niveau d'eau dans les réservoirs
• Capteur de pression : membrane élastique se déformant sous l'effet de la pression
• Transformation de cette déformation en grandeur électrique
• Mesure d'une pression relative, la pression étant l'image du niveau d'eau dans le réservoir

Champs d'utilisation
• Détection des niveaux d'eau dans les réservoirs
• Permet de suivre les variations de niveau dans les réservoirs et de rapatrier ces données
vers des enregistreurs

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Fixation par bride à la partie inférieure du réservoir
• Fixée à la partie supérieure de l'ouvrage
• Gamme de mesure de 0 à 25 bars (0 à 250 m)
• Bonne précision de mesure (de 0,5 à 1% d'incertitude)

Prix HT
• De 250 à 500 €

79
Enregistreur de données

Les produits
Nom commercial Contact
PIC10 HITEC
MULTILOG HYDREKA
MODULE MSR HYDR'O
PRIMELOG PRIMAYER
CURSA SAPPEL
CDL SENSUS METERING SYSTEM
METROLOG TECHNOLOG

Champs d'utilisation
• Enregistrement de données (volume, débit, pression) sur les réseaux de distribution dans
le cadre d'un diagnostic
• Outil de sectorisation, de calibrage et de surveillance des réseaux

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Installation sur un compteur équipé d'une tête émettrice, sur un débitmètre ou sur une prise
en charge pour l’acquisition des pressions
• Paramétrage de l'appareil (durée de l'enregistrement, poids d'impulsion…)
• Possibilité de rapatriement des données via le réseau RTC (réseau téléphonique commuté),
le réseau radio et le réseau GSM.

Prix HT
• De 600 à 1500 €
(non compris le logiciel d'exploitation)

80
Enregistreur de bruit

Les produits
Nom commercial Contact
SURVEILLANCE PAR GSM AQUAMAT
PERMALOG HYDREKA
PHOCUS PRIMAYER
A-Z RADIO RADIODETECTION
SEBALOG SebaRESEAUX
SEPEM SEWERIN
ORTOMAT WAGAMET AG

Principe
• Détection d'un niveau acoustique minimum permanent assimilable à la présence d'une fuite
• Relève des enregistreurs de bruit à l’aide d’une unité mobile ou d’un PC

Champs d'utilisation
• Surveillance acoustique des réseaux de manière permanente
• Contrôle ponctuel d'un secteur de réseau
• Prélocalisation des fuites

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Installation sur les carrés de manœuvre des robinets vannes, de préférence dans les bouches
à clé
• Paramétrage de l'appareil (durée de l'enregistrement, niveau de détection acoustique…)

Prix HT
• De 600 à 900 € l’unité
(vendu par lot de 5 à 15)
• 1800 à 4000 € pour le module de relève

81
Détecteur acoustique
des fuites

Les produits
Nom commercial Contact
AQUASCOPE AQUAMAT
XLT 20 FISCHER
DF JUNIOR HYDREKA
OMIKRON PRIMAYER
AQUA M100 RADIODETECTION
HL4000 SebaRESEAUX
AQUAPHONE SEWERIN

Principe
• Recherche d'un signal acoustique généré par la présence d'une fuite
• Ecoutes successives sur la conduite fuyarde, mémorisation des bruits perçus sur les différents
points d'écoute
• Localisation du signal acoustique le plus élevé

Champs d'utilisation
• Recherche des fuites sur les réseaux d'eau de façon systématique dans les zones à forte densité
de branchements
• Localisation d'une fuite sur un secteur réduit où une opération de prélocalisation a été effectuée
• Confirmation de la présence d'une fuite localisée à l'aide d'un corrélateur

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Auscultation soit en contact direct avec
la conduite ou sur le sol situé au dessus
de la conduite
• Travail de recherche effectué dans des
zones ou des périodes où les bruits
environnants sont faibles

Prix HT
• Amplificateur mécanique : 300 à 600 €
• Amplificateur électronique : 1700 à 3600 €
• Appareil polyvalent (recherche de fuites
et détection de conduites) : 3000 à 5800 €

82
Corrélateur acoustique

Les produits
Nom commercial Contact
AQUASCAN AQUAMAT
MICROCORR - SOUNDSENS HYDREKA
EUREKA PRIMAYER
LOKAL RADIODETECTION
CORRELUX SebaRESEAUX
SECORR SEWERIN
LOG3000 WAGAMET AG

Principe
• Capture de signaux acoustiques émis par une fuite et se propageant à vitesse égale
sur la conduite
• Identification d'une ressemblance entre deux signaux
• Calcul du décalage temporel entre les deux signaux
• Détermination de la distance entre la fuite et les capteurs

Champs d'utilisation
• Recherche des fuites sur les réseaux d'eau de manière systématique
• Peut-être utilisé comme outil de surveillance permanente sur des tronçons à risques

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Mise en place de capteurs sur la conduite, soit en contact physique avec la paroi externe de
la conduite, soit directement avec le fluide à l'intérieur de la conduite
• Travail de recherche pouvant être réalisé quelles que soient les conditions environnementales
(présences de bruits)
• Technique pouvant être utilisée quel que soit le matériau, néanmoins efficacité réduite sur les
conduites en plastique

Prix HT
• De 9000 à 19 000 €

83
Détection de fuite
par gaz traceur

Les produits
Nom commercial Contact
DETECTION HE TRAÇAGE A L'HELIUM CFG GROUPE BRGM
METHODE Hydrogène Azotée IMSC3
MGD RADIODETECTION
VARIOTEC SEWERIN

Principe
• Injection d'un gaz traceur dans la conduite vide ou en charge
• Remontée du gaz au droit de la fuite
• Identification à la surface du sol de la présence du gaz traceur grâce à une cellule de détection
• Localisation de la fuite dans la zone où se situe le gaz

Champs d'utilisation
• Recherche des fuites sur les réseaux d'eau
• Utilisation de cette technique lorsque les techniques traditionnelles sont inefficaces
• Dans le cadre de la détection de fuites sur des réseaux ruraux en matière plastique et
dépourvus de points d'accès

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Aménagement d'un point d'injection du gaz sur la conduite
• Connaissance du sens d'écoulement de l'eau dans le cadre d'une application de cette
technique sur des réseaux maillés

Prix HT
• De 3600 à 5000 €
(hors prix du gaz)

84
Détecteur
de conduites métalliques

Les produits
Nom commercial Contact
TW6 FISHER
C.SCOPE PRIMAYER
RD 4000 RADIODETECTION
FM9800XT SebaRESEAUX
FERROPHON SEWERIN

Principe
• Création d'un champ magnétique autour de la conduite à l'aide d'un générateur
• Localisation à la surface du sol du champ magnétique circulant autour de la conduite à l’aide
d’un récepteur
• Détection de la conduite à l'axe du champ magnétique

Champs d'utilisation
• Détection des conduites dans le cadre d'un récolement de réseaux
• Détection des conduites dans le cadre d'investigation du sous-sol avant travaux de terrassement
• Suivi d'une tête de forage dirigé

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Connaissance d'un point du réseau à localiser
• Connaissance de la nature des canalisations
• Accès physique au réseau (bouche à clé, branchement…)

Prix HT
• Environ 2100 à 4500 €
(récepteur + générateur)

85
Détecteur de conduites
non métalliques

Les produits
Nom commercial Contact
RD 500 - FLEXITRACE RADIODETECTION
PWG RADIODETECTION
PWG2000 SebaRESEAUX
COMBIPHON SEWERIN

Principe
1ère solution : • Création de vibrations acoustiques sur la conduite à l'aide d'un générateur
• Recherche à l'aide d'un appareil de détection acoustique et dans la zone
environnant la conduite, du signal le plus élevé
2e solution : • Introduction dans la conduite d'une sonde émettrice ou d'un jonc en fibre
muni de fils métalliques et permettant de créer un champ magnétique
• Localisation à la surface du sol du champ magnétique à l'aide d'un
récepteur électromagnétique

Champs d'utilisation
• Détection des conduites dans le cadre d'un récolement de réseaux
• Détection des conduites dans le cadre d'investigations du sous-sol avant travaux de
terrassement
• Repérage d'un branchement en PVC ou en polyéthylène

Conditions d'installation
ou d'utilisation
• Accès physique à la conduite à détecter
(branchement, chambre de vannes…)

Prix HT
• La solution 1 : 2 400 €
• La solution 2 : voir détecteur de
conduites métalliques (rajouter 1 500 €
pour le prix d’une sonde et du tube
d’insertion)

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Radar géologique

Les produits
Nom commercial Contact
RAMAC GPR ABEM FRANCE
RADAR TWD AQUAMAT

Principe
• Moyen d'investigation géophysique du sous-sol
• Emetteur générant une onde électromagnétique réfléchie par l'interface des couches de terrain
ou par la présence de réseaux enterrés
• Réflexions captées donnant une image virtuelle visualisée sur un écran de contrôle

Champs d'utilisation
• Prospection du sous-sol
• Détection des conduites dans le cadre d'un récolement de réseaux
• Détection des conduites dans le cadre d'investigations du sous-sol avant travaux de
terrassement

Conditions d'installation ou d'utilisation


• Moyens d'investigation réservés à des spécialistes
• Efficace dans les sols homogènes

Prix HT
• Aux environs de 15 000 €

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Liste des fournisseurs

ABB FARNIER
Rue de l'équerre 12, avenue Descartes
95310 Saint-Ouen L'Aumône - France 92350 LE PLESSIS ROBINSON - France
Tél : 0 810 020 000 Tél : +33 1 46 01 59 70
Fax : 0 810 100 000 Fax : +33 1 46 01 59 79
www.abb.fr www.compteurs-farnier.com

ABEM France HYDR’O


ZI du Hindre 3, square Rodin
35310 Bréal sous Montfort - France 37000 TOURS - France
Tél : + 33 2 85 16 54 Tel : + 33 2 47 39 21 89
Fax : + 33 2 99 85 16 55 Fax : + 33 2 47 37 44 98
www.abem-france .com
HYDREKA SAS
ACTARIS METERING SYSTEMS 34 route de Saint Romain
125 Rue de Paris 69450 Saint Cyr Au Mont d'Or - France
91349 Massy Cedex - France Tel : + 33 4 72 53 11 53
Tel : +33 (0)1 69 93 24 00 Fax : + 33 4 78 83 44 37
Fax : +33 (0)1 69 20 60 92 www.hydreka.com
www.actaris.com
HITEC SARL
AQUAMAT 61, rue Jean Jaurès
T.D. Williamson France S.A. 91160 CHAMPLAN - France
Rue de l'Atome 11 Tél : + 33 1.69.74.10.90
BP 81 - Zone Industrielle Fax : + 33 1.69.74.10.99
67802 Bischheim Cedex - France www.hitec.fr
Tél : + 33 3 88 19 72 38
Fax : + 33 3 88 19 72 19 IMSC3 Technologique
www.tdwilliamson.com av Frèrejean
38780 PONT EVEQUE - France
DRUCK SA Tél : + 33 4 74 16 16 80
19 rue Maurice Pellerin Fax : + 33 4 74 16 16 84
92600 Asnières - France
Tel: +33 1 41 32 34 64 KROHNE S.A.S
Fax: +33 1 47 93 00 48 Les Ors
BP 98
ELSTER-INSTROMETt GmbH 26103 ROMANS Cedex - France
Steinern Straße 19 – 21 Tél : + 33 4 75 05 44 00
D-55252 Mainz-Kastel Fax : +33 4 75 05 00 48
Tel : +49 61 34 / 605-371
Fax : +49 61 34 / 605-223 PARATRONIC
www.elster.com www.paratronic.fr

ENDRESS+HAUSER S.A. PRIMAYER


3, Rue du Rhin (Z.I.) 1, rue Louis Juttet
B.P. 150 69410 CHAMPAGNE AU MONT D’OR - France
68331 Huningue Cedex - France Tel : + 33 4 72 19 10 62
Tel : +33 3 89 69 67 68 Fax : + 33 4 72 17 70 54
Fax : +33 3 89 69 48 02 www.primayer.co.uk/index_fr.htm
www.endress.com

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Liste des fournisseurs

RADIODETECTION TECHNOLOG
13, Grand’Rue - Zone Artisanale Paris Nord II, 13 rue de la Perdrix
76220 NEUF MARCHE - France BP40073 Tremblay en France
Tel : + 33 2 32 89 93 60 95913 Roissy CDG Cedex - France
Fax : + 33 2 35 90 95 58 Tel : + 33 1 49 89 02 30
www.radiodetection .fr Fax : +33 1 49 89 02 40
www.technolog .com
SAPPEL
67, rue du Rhône BP 10160 ULTRAFLUX
68304 Saint-Louis Cedex - France Le Technoparc
Tél : +33 (0)3 89 69 54 00 17, rue Charles Edouard Jeanneret
Fax : +33 (0)3 89 69 72 20 78306 POISSY Cedex - France
www.sappel.com Tel : +33 1 39.79.26.40
Fax : +33 1 39.79.91.22
SebaRESEAUX SAS
Parc d'Affaires de Saint Quentin Fallavier VEGA Technique SAS
BP 7416 15, Rue du Ried - BP 18
17 Rue de Madrid - Bâtiment B 67150 NORDHOUSE - France
38074 Saint Quentin Fallavier Cedex - France Tél : + 33 3.88.59.01.50
Tél : + 33 4 74 99 07 70 Fax : + 33 3.88.59.01.51
Fax : + 33 4 74 99 00 37 www.vega.fr
www.sebareseaux.fr
WAGAMET AG
SENSUS METERING SYSTEMS Staffelnhofstr. 18
58 rue Etienne Dolet 6015 Reussbühl
92245 Malakoff Cedex - France Tel : +41 (0)41 260 60 88
Tel : + 33 1 55 58 40 65 Fax : +41 (0)41 260 60 44
Fax : + 33 1 42 53 35 16 www.wagamet.ch
www.sensus.com
WATEAU
SEWERIN Sarl 12/14 Avenue industrielle
17, rue Ampère 59520 Marquette - France
BP 211 Tel : + 33 3 20 42 25 42
67727 HOERDT CEDEX - France Fax : + 33 3 20 42 25 41
Tél : + 33 3 88 68 15 15 www.wateau.com
Fax : + 33 3 88 68 11 77
www.sewerin.com ZENNER SARL
1, rue de l’Europe
SIEMENS 57350 SPICHEREN - France
9, rue du Docteur Finot Tel : +33 3 87 29 35 80
93200 SAINT-DENIS - France Fax : +33 3 87 29 35 89
Tel : +33 1 49 22 31 00 www.zenner.de
www.siemens.com

SOFREL (Liste non exhaustive).


2 r Plessis
35770 VERN SUR SEICHE - France
Tel : + 33 2 99 04 89 99
Fax : + 33 2 99 04 89 98
www.sofrel.com

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Les études
de l'Agence de l'Eau
Adour-Garonne
Les études
de l'Agence de l'Eau
Adour-Garonne
La maîtrise de la ressource en eau est un enjeu

majeur, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

La commune (ou le groupement de communes)

est l’acteur central de l'alimentation en eau

potable.
Agence de l’Eau Adour-Garonne
90 rue du Férétra
L'objectif de ce guide est de présenter à la col- 31078 Toulouse Cedex 4
Tél. : 05 61 36 37 38
Fax : 05 61 36 37 28
lectivité responsable du service d'alimentation http : //www.eau-adour-garonne.fr

en eau potable : Délégation de Bordeaux


Quartier du Lac
Rue du professeur André-Lavignolle
- les enjeux liés à la réalisation d'un diagnostic, 33300 Bordeaux
Tél. : 05 56 11 19 99
Fax : 05 56 11 19 98
- les outils à sa disposition pour la mise en Départements : 16-17-33-47-79-86

Délégation de Brive
œuvre d'un diagnostic, 3 boulevard Lachaud
19100 Brive
Tél. : 05 55 17 75 55
- les actions de maintien des acquis. Fax : 05 55 17 75 74
Départements : 15-19-24-63-87

Il est également rappelé que la gestion de la res- Délégation de Pau


7 passage de l’Europe
source passe non seulement par la lutte contre 64000 Pau
Tél. : 05 59 80 77 90
Fax : 05 59 80 77 99
le gaspillage dans les réseaux publics de distri- Départements : 40-64-65

Délégation de Rodez
bution d'eau potable mais aussi par une poli- rue de Bruxelles - Bouran
12035 Rodez Cedex 9
Tél. : 05 65 75 56 00
tique volontariste de maîtrise des consomma- Fax : 05 65 75 56 09
Départements : 12-30-46-48

tions chez les usagers : abonnés individuels, Délégation de Toulouse


46 av. du général Decroute
Basso Cambo
professionnels, gros consommateurs, utilisateurs 31100 Toulouse
Tél. : 05 61 43 26 80
© Agence de l’Eau Adour-Garonne. Janvier 2006. 6000 exemplaires.

Fax : 05 61 43 26 99
collectifs et collectivités. Départements : 09-11-31-32-34-81-82

Etablissement public du ministère de l'Ecologie


et du développement durable

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