Module de : La didactique
des langues
Encadré par: Professeur Adil EL Madhi
Présenté par: Imane EL Adraoui
I- Didactique et pédagogie:
1- Notion de la didactique:
La didactique renvoie au champ conceptuel d’une discipline
précise.
C’est la relation entre l’enseignant et le savoir enseigné, elle
englobe toutes les méthodes et les approches
d’enseignement.
• Les trois phases de la didactique:
1- Planifier: c’est la compétence de l’enseignent et
l’administration. Au niveau de la planification, il faut respecter
la cohérence et la progression.
2- Piloter: C’est le rôle de l’enseignant.
3- Evaluer: Elle concerne l’enseignant et l’administration.
2- Notion de la pédagogie:
Elle est transversale, elle n’est pas propre à une
discipline précise. La pédagogie concerne la gestion et la
conduite de la classe ainsi que la relation entre
enseignant et apprenant.
II- Le triangle didactique
1- Enseignant/Apprenant : Relation pédagogique
Les éléments qui relèvent de la pédagogie sont : La gestion de la classe, l’instauration du
respect, la maitrise des théories d’apprentissage, la maitrise de l’évolution cognitive,
psychomoteur de l’apprenant.
2- Enseignant/Savoir : Relation didactique
La façon d’articuler le savoir. Passer du savoir-savant au savoir-enseigné.
Savoir-savant : Avoir un roman
Savoir à enseigner : Parler de la notion de la culpabilité.
Savoir-enseigné : Les extraits que je vais choisir et sur lesquels je vais travailler.
Différence entre apprenant/élève/étudiant
L’élève et l’étudiant sont inscrits
administrativement.
L’apprenant est une notion pédagogique.
Interaction et interactivité :
L’interaction est un échange entre
les personnes, tandis que
l’interactivité est un échange entre
apprenants et médias.
III- FLE/FLM/FLS/FOS/FS
FLE : L’enseignement du Français aux non-natives. Pour faciliter l’intégration sociale
dans le pays d’accueil.
FLM : L’enseignement du Français aux natives. Dans ce cas-là l’enseignement de la
langue et de la culture se fait d’une manière implicite et non explicite.
FLS : Français langue seconde. Un Français enseigné aux personnes dont le français
n’est pas une langue maternelle, mais qui vivent dans des pays francophones. C’est
un français contextualisé. Dans le FLS la culture est bannie.
FOS: Le Français sur objectif spécifique, par exemple:
Enseigner comment rédiger un rapport de stage/ comment
prendre la parole en public/ comment parler aux
médecins….etc.
FS : Français de spécialité, c’est le Français des domaines :
Français juridique, Français didactique, Français littéraire…etc.
Pourquoi la culture est indispensable dans
l’enseignement d’une langue étrangère ?
Chaque langue est porteuse d’une culture. Par exemple,
dans le domaine de la gastronomie, on ne peut pas
enseigner le Français sans enseigner les vins, car le vin fait
partie de la culture française.
IV- Méthodes et approches en FLE :
Méthode : La façon d’enseigner, ça désigne aussi les manuels.
Méthodologie : C’est la mise en œuvre d’une méthode.
Approches : Elles sont fondées sur des théoriquement sur
plusieurs théories.
Perspective : Elément de l’approche.
1- La méthode traditionnelle/grammaire
traduction/méthode indirecte :
Aucun fondement théorique
L’apprenant est passif
L’enseignant est la source du savoir
Le savoir se base sur des textes authentiques
Pas d’évaluation
La priorité est donné à l’écrit
2- La méthode directe:
Méthode utilisée vers le 19ème siècle
Absence de traduction
L’utilisation de la langue orale
La grammaire est enseignée d’une manière inductive
L’écrit est relégué au deuxième plan
Elle est basée sur des exercices de conversation
L’apprenant est parfois passif parfois actif
Absence de l’évaluation
3-Méthode audio-orale :
Elle est basé sur la linguistique structurale
L’erreur n’est pas permise
L’enseignant est un locuteur natif
Elle est limitée
Pas d’écrit
Elle est basé sur la théorie behavioriste
L’enseignant détient le savoir
Il fait recours aux exercices structuraux
Pas de recours à la langue maternelle
Elle est basé sur la psychologie
comportementale
4-La méthode SGAV ‘’Structuro- globale audio-visuelle’’ :
Elle se base sur la communication
orale
L’écriture n’est considérée que
comme un dérivé de l’oral
Le non-verbal est important dans
cette méthode
L’apprenant est actif puisqu’il doit
continuellement écouter, répéter,
comprendre, mémoriser et parler
librement
On fait recours à des situations
fabriquées par l’enseignant
L’écrit oralisé
Elle est basée sur la théorie du
behaviorisme
Elle se base sur la mémorisation
V- L’approche par compétence
-Qu’est-ce qu’une compétence ?
La compétence est une notion abstraite.
Savoir se comporter devant une situation problème. C’est la mobilisation des
savoirs, des savoir-faire, des savoir-apprendre, savoir-être pour résoudre ses
problèmes.
La compétence est transversale, car elle touche tous les domaines.
La performance est la mise en pratique de la compétence.
VI- L’approche communicative:
Changement du paradigme de l’enseignement/apprentissage. Cela
veut dire que l’objet de l’approche communicative est la construction
d’une compétence de la communication.
Les théories linguistiques qui ont influencé l’approche
communicative :
1. L’énonciation ‘’Benveniste’’
2. La pragmatique ‘’Ducrot’’
3. La sociolinguistique
L’approche communicative est basée sur plusieurs
théories linguistiques, telles que : L’énonciation, la
pragmatique, la sociolinguistique. Cette approche est
une actualisation de l’approche par compétence, elle
est propre à l’enseignement/apprentissage des
langues.
La compétence de la communication se
compose de quatre éléments:
1- Compétence pragmatique :
- Communicative : Demander une information, parler de soi, se situer dans le temps/ dans
l’espace.
- Discursive : La cohésion et la cohérence du discours.
2- Compétence linguistique : Lexique, syntaxe, orthographe, phonétique, phonologie…etc.
3- Compétence sociolinguistique : La dimension culturelle : le registre de langues, les
expressions idiomatiques, l’usage du ‘’je’’ et du ‘’vous’’ de politesse.
4- Compétence stratégique : La façon de lire un texte, chacun va le lire à sa propre façon.
VII- Les théories d’apprentissage:
1. Le modèle transmissif :
Définition
Ce courant a pour origine le modèle de communication de Shannon Weaver
‘’1949’’ Transmission télégraphique. Appelé également la conception de la tête
vide de l’apprenant. Ce modèle part de ces deux hypothèses :
1. La neutralité conceptuelle de l’apprenant.
2. La non-déformation du savoir transmis.
• Répartition des rôles
Apprenant
Il doit être attentif
Ecouter et écrire
Pas de travail de
recherche
Enseignant
Présenter clairement
le savoir
Le programme est abordé
séquentiellement
Choisir les bons exemples
ainsi qu’une explication
appropriée
• La notion de l’erreur:
Ce modèle n’intègre pas la notion de l’erreur.
Les erreurs sont évitées par l’enseignant.
• Les limites de ce modèle:
• Cette méthode exige que les apprenants soient attentifs.
• Les apprenants ne décodent pas de la même façon le message de
l’enseignant.
• Les apprenants ont des acquis que l’enseignant ne prend pas en compte.
• Les apports de ce modèle:
Courant efficace pour enseigner un grand nombre.
Gagner du temps à court terme.
Structuration du message donné par l’enseignant.
2- Le modèle behavioriste:
Le modèle béhavioriste est issu de la tradition philosophique empiriste. Ce modèle part de
l’hypothèse :
- Il n’y a pas d’idée innée naturelle.
Nous pouvons qualifier ce courant comme une rencontre ou une combinaison de deux disciplines :
1. La physiologie animale grâce aux travaux du russe Pavlov.
2. La psychologie expérimentale grâce aux travaux de l’américain Skinner.
Le modèle béhavioriste revient à s’appuyer sur les comportements observables de l’apprenant.
Pour provoquer un apprentissage, on modifie le comportement de l’apprenant, par un
renforcement des réponses positives.
Répartition des rôles
Apprenant Résoudre une suite
d’exercices guidés par
l’enseignant
Enseignant
Construire et organiser les
objectifs de l’apprentissage
Hiérarchiser les exercices
par complexité croissante
Aider les apprenants à
résoudre les exercices en
contournant les difficultés
La notion de l’erreur:
L’erreur dans ce modèle est liée à
une absence de renforcement.
Les limites de ce modèle:
-Les apprenants ne donnent pas du sens aux
connaissances.
-Pas de vision globale des connaissances à acquérir.
-Problème d’intégration des différents objectifs
intermédiaires.
Les apports de ce modèle:
-Apporte une approche intéressante pour explorer les conditions
automatiques
- Etudier les individus privés du langage : Les nourrissants.
3- Le modèle constructiviste:
Piaget est le représentant de ce courant. Le modèle constructiviste est l’apprentissage dans
l’interaction entre le sujet et son environnement.
Sujet-Objet
Le modèle constructiviste étudie le mode de construction des connaissances chez l’individu.
Selon la théorie de Piaget, le sujet apprend en s’adaptant à un milieu. ‘’C’est en agissant sur le
monde qu’il apprend’’.
Pour Piaget, l’enfant est un individu ayant son propre rythme d’évolution. L’apprentissage se fait par
l’action.
• Les trois stades principaux:
Stade de l’intelligence sensori-motrice (0-2 ans) : construction de l’objet
permanent et de l’espace proche
Stade des opérations concrètes (2-11 ans) : construction des notions de
quantité, de fonction symbolique, du langage, de la conservation, de la
réversibilité, de l’inclusion, de la classification…
Stade des opérations formelles : passage à la pensée conceptuelle et
socialisée, raisonnement hypothético-déductif
Répartition des rôles
Apprenant Construire des structures à
partir de l’activité déployée sur
l’environnement
Enseignant L’enrichissement des
situations à soumettre à
l’activité du sujet
Mécanisme de l’apprentissage
Les apports de ce modèle
Rapport de l’individu à l’environnement
Typologie des apprentissages possible en
fonction des stades.
Les limites de ce modèle
Pas de prise en compte des aspects sociaux de
l’apprentissage : rôle de l’enseignant, rôle des
pairs
4- Le modèle socioconstructiviste:
Ce modèle se base sur la théorie de Vygotski, qui souligne l’importance
des agents culturels ainsi que le rôle des interactions dans et pour
l’environnement.
La zone proximale du développement est la notion clé de la théorie de
Vygotski, représente l’écart existant entre :
Le niveau réel de l’enfant : Ce qu’il est capable de produire seul.
Le niveau potentiel de l’enfant : Ce qu’il est capable de réaliser avec
l’aide d’un adulte.
Répartition des rôles
Apprenant
Résoudre un problème
Le savoir est construit par l’apprenant
Enseignant Organiser un milieu favorable
pour l’apprentissage
VIII- CECRL: Le cadre européen commun de
référence pour les langues
Le CERCRL est mis en place par le Conseil de l’Europe en 2001, il permet
de décrire et d’évaluer les compétences linguistiques des apprenants dans
une langue étrangère. Cette échelle de compétence langagière prend en
compte les divers savoir-faire linguistiques, en production et en
réception, et est divisée en six niveaux : trois niveaux généraux (A, B et
C), eux-mêmes divisés en deux niveaux (A1, A2 ; B1, B2 ; C1, C2).
IX- La perspective actionnelle:
la perspective actionnelle considère avant tout l’usager et l’apprenant
d’une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches
(qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un
environnement donné, à l’intérieur d’un domaine d’action particulier.
La perspective actionnelle se base, comme son nom l’indique, sur
l’action.
La perspective actionnelle reflète le passage du paradigme de la
communication au paradigme de l’action. On ne communique plus
seulement pour parler avec l’autre mais pour agir avec l’autre.
La perspective actionnelle, un des piliers novateurs du CECRL, reprenant
les concepts de l’approche communicative et de l’approche par tâches, y
ajoute l’idée d’actions à accomplir dans les multiples contacts auxquels
un apprenant va être confronté dans sa vie sociale.
Qu’est-ce qu’une tâche? Qu’est-ce qu’une
action?
Une tâche ne peut exister que s’il y a action : « Il y a tâche dans la
mesure où l’action est le fait d’un (ou de plusieurs) sujet(s) qui y
mobilise(nt) stratégiquement les compétences dont il(s) dispose(nt)
en vue de parvenir à un résultat déterminé. » (CECRL, p. 15)
Tâche et action ne sont donc pas équivalentes mais complémentaires.
Une tâche est orientée vers une production ou un résultat : «La tâche est
un ensemble d’actions finalisées dans un certain domaine avec un but
défini et un produit particulier. » (CECRL, p.121)
X- L’évaluation:
L’évaluation est situer un acte par rapport à un
référent.
Les types de l’évaluation:
Bon courage pour
les étudiants du s6
‘’ Département de
langue et littérature
française’’
Ensemble vers la
réussite
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