Décret N° 2002/840/PM Du 26 Mars 2002 Fixant Les Modalités D'application de La Loi N°001 Du 16 Avril 2001 Portant Code Minier
Décret N° 2002/840/PM Du 26 Mars 2002 Fixant Les Modalités D'application de La Loi N°001 Du 16 Avril 2001 Portant Code Minier
Vu la Constitution ;
Vu le décret n°92/089 du 4 mai 1992 précisant les attributions du Premier Ministre, modifié et
complété par le décret n° 95/145 du 4 août 1995 ;
Vu le décret n°96/227 du 1er octobre 1996 portant organisation du Ministère des Mines, de
l’Eau et de l’Energie ;
DECRETE :
TITRE I
ARTICLE 1er – Le présent décret fixe les modalités d’application de la loi n°001 du 16 avril
2001 portant code minier.
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ARTICLE 2 – Au sens du présent décret, les définitions suivantes sont admises :
« Eau de source » : eau ou pas minéralisée, gazeuse ou non, sans qu’il soit fait état de ses
qualités thérapeutiques ;
« Eau minérale » : eau d’origine naturelle contenant en solution soit des sels minéraux, soit
des gaz ou les deux à la fois, et ayant des propriétés thérapeutiques ;
TITRE II
CHAPITRE I
ARTICLE 3 –
(1) Tout demandeur d’un titre minier, d’une autorisation ou d’un permis, est tenu d’avoir
une adresse ou une représentation en République du Cameroun. Cette adresse ou
cette représentation doit être communiquée au Ministre chargé des mines.
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(2) La notification des actes administratifs, administratifs, instructions et documents est
faite exclusivement à cette adresse ou à cette représentation.
ARTICLE 4 –
(1) Toute demande et autre document produits soit par un requérant, soit par un titulaire
sont rédigés en français ou en anglais. Ils sont datés, signés et timbrés au tarif en
vigueur.
(2) Lorsque la loi requiert qu’une demande soit introduite en plusieurs exemplaires, les
documents joints sont fournis en autant d’exemplaires.
(3) Un mandataire qui introduit une demande au nom d’un requérant, d’un permis ou
d’une autorisation, fait justifier de son identité, de sa qualité, de son adresse et de
son pouvoir.
CHAPITRE II
DES DEMANDES
ARTICLE 5 –
(1) Toute demande d’attribution d’un titre minier, d’une autorisation, d’un permis ou
d’approbation d’une transaction est adressée au Ministre chargé des mines en triple
exemplaire dont l’original timbré au tarif en vigueur. A cette demande sont joints les
documents suivants :
ARTICLE 6 – Tout titulaire d’un titre minier, d’une autorisation, ou d’un permis doit informer
dans un délai n’excédant pas trente (30) jours le Ministre chargé des mines de toute
modification se rapportant à ses statuts, à la structure du capital social ou aux personnes
visées à l’article 5 (1) ci-dessus. En outre, il doit adresser annuellement au Ministre chargé
des mines un rapport de ses activités ainsi que le bilan financier.
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ARTICLE 7 –
(1) Toute personne physique qui sollicite soit l’attribution d’un titre minier, d’une
autorisation ou d’un permis en application des dispositions de la loi, soit l’approbation
d’une transaction conformément aux dispositions de l’article 20 de la loi, doit fournir
les renseignements sur son identité.
(2) Lorsque les renseignements visés dans l’alinéa (1) ci-dessus ont été fournis lors
d’une précédente demande, ils ne sont plus exigés pour le même titre, la même
autorisation, le même permis à moins que ces renseignements aient été modifiés
auquel cas ils doivent être actualisés.
ARTICLE 9 –
(1) Toute transaction sur un droit relatif à un titre minier ne peut prendre effet qu’après
approbation par le Ministre chargé des mines, et enregistrement de l’acte auprès du
Conservateur.
(3) Le Ministre chargé des mines dispose de quarante cinq (45) jours à compter de la
date de dépôt pour notifier son approbation au requérant. Le silence de
l’Administration après ce délai vaut approbation.
CHAPITRE III
DE LA DETERMINATION DU PERIMETRE
ARTICLE 10 – Dans le cadre du présent décret, la surface terrestre est divisées en section
quadrillées :
- par le méridien de Greenwich et par les méridiens qui sont à une distance de ce
méridien d’une (1) minute, ou d’un multiple, d’une (1) minute, de longitude ; et
- par l’équateur et par les parallèles qui sont à une distance de l’équateur d’une (1)
minute, ou d’un multiple d’une (1) minute, de latitude
ARTICLE 11 –
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b) chaque borne porte une plaque ou une étiquette en métal, d’au moins 10
centimètres carrés indiquant le numéro de la borne, le nom du titulaire et le
numéro du permis ou de l’autorisation selon le cas ;
c) les bornes sont numérotées de telle sorte que la borne numéro 1 est située au
coin extrême sud-ouest ; les autres seront numérotées dans le sens des aiguilles
d’une montre à partir de la borne numéro 1.
(2) Lorsque le périmètre d’une autorisation d’exploitation artisanale est borné au delà de
100 mètres par 100 mètres, le Délégué Départemental des Mines ramène la
dimension au maximum autorisé.
(3) Lors de l’enregistrement d’un permis, le Conservateur lui attribue un numéro comme
prévu à l’article 13 du présent décret.
(4) Le titulaire d’un permis porte le numéro d’enregistrement sur la borne numéro 1 dans
les trente (30) jours suivants l’enregistrement.
(5) Lorsque l’établissement d’une borne à un coin d’un permis est rendu impossible à
cause des difficultés liées au terrain, à la présence d’eau ou alors constitue un risque
d’endommagement à une terre cultivée ou d’atteinte au droit d’usage d’un terrain
privé, le coin concerné peut – être indiqué en plantant aussi près que possible un
poteau témoin le long du périmètre et en plaçant sur chaque poteau une plaque en
métal indiquant le numéro de la borne, le nom du titulaire et le numéro du permis
ainsi que la direction et la distance par rapport au coin.
(7) Les bornes sont maintenues en parfait état, dégagées de la végétation, elles doivent
par ailleurs porter à tout moment la plaque ou étiquette en métal prévue au (b) de
l’alinéa (1) ci-dessus.
ARTICLE 12 –
(1) Tout demandeur d’un permis de recherche ou d’exploitation doit procéder à levé du
périmètre sollicité.
(2) Le Ministre chargé des mines peut, à tout moment, commettre une personne, en
vertu de la loi, afin de lever le périmètre du permis de recherche ou d’exploitation
selon les modalités fixées par le présent article.
- est effectué par un géomètre agréé ou sous la conduite d’un géomètre agréé ;
- est à la charge du demandeur ;
- inclut une annexe décrivant le périmètre sur fond topographique en latitude et en
longitude, ainsi que la surface en km².
(4) Pour les autorisations d’exploitation artisanale, le bornage est réalisé selon les
procédures de bornage coutumier.
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(6) Si une seule partie du terrain est disponible, le Conservateur prépare une annexe
décrivant le périmètre disponible au permis en remplacement de celle soumise avec
le levé et adresse une copie de l’annexe révisée au demandeur pour approbation. Il
fait publier une copie de l’annexe révisée au Journal Officiel après approbation du
demandeur.
(7) Lorsque le demandeur ne dépose pas de levé ou que le levé révèle qu’aucun terrain
n’est disponible, la demande est rejetée.
(8) Lorsqu’un litige porte sur l’emplacement du périmètre d’un titre minier, le
Conservateur organise le levé du périmètre litigieux, les frais étant supportés par la
partie réclamant un emplacement du périmètre différent de celui du levé et sans
préjudice des poursuites judiciaires.
CHAPITRE IV
ARTICLE 13 –
(1) Tout acte relatif à un titre minier doit être consigné dans un registre dénommé
« registre des titre miniers ».
(2) Ce registre est côté et paraphé par le Directeur chargé des mines.
(3) Il mentionne toutes les demandes de titres miniers enregistrées, toutes les décisions
subséquentes d’attribution, de renouvellement, de renonciation, de retrait et
d’expiration et tous autres renseignements jugés nécessaires par le Conservateur.
ARTICLE 15 –
(1) Le Conservateur des titres miniers est un responsable de la Direction des Mines et
de la Géologie.
(2) Les fonctions, devoirs et pouvoirs du Conservateur sont définis par le présent décret.
ARTICLE 16 –
(1) Les documents adressés au Ministre chargé des mines sont déposés auprès du
Conservateur dans les formes définies par le présent décret. Ils sont accompagnés,
le cas échéant, des récépissés attestant le versement des droits prévus.
(2) Lorsque le Conservateur constate qu’un document déposé pour enregistrement n’est
pas régulier, il le rejette sauf si l’erreur ou le défaut peut être corrigé dans l’immédiat.
En cas de rejet, il enregistre l’heure et la date de dépôt ainsi que les motifs de rejet
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dans le registre avec l’indication « Provisoire » à côté de l’entrée et adresse
immédiatement une mise en demeure par écrit à l’initiateur du document l’invitant à
le régulariser dans un délai de cinq (5) jours à compter de la date de rejet.
(3) Lorsque la régularisation est faite, le document est réputé enregistré à l’heure et à la
date de dépôt initial et le mot « Provisoire » est rayé du registre.
A défaut de régularisation dans les délais précisant l’alinéa (2) ci-dessus, le Conservateur
doit porter en marge l’indication « Annulée ».
ARTICLE 17 –
(3) La décision du Directeur est susceptible de recours auprès du Ministre chargé des
mines.
ARTICLE 18 –
(1) Lorsque le Conservateur est informé de la cession des droits sur un titre minier, il
doit, moyennant la preuve du paiement des droits prévus par le présent décret,
inscrire dans le registre le nom de l’acquéreur comme titulaire.
CHAPITRE V
ARTICLE 19 –
(2) La demande de renouvellement d’un titre minier doit être faite quatre vingt dix (90)
jours et un an avant sa date d’expiration respectivement pour un permis de recherche
et un permis d’exploitation sous peine de perdre le droit au renouvellement.
(3) Le Conservateur doit, dans un délai de quinze (15) jours après l’enregistrement de la
demande d’attribution ou de renouvellement du titre minier, maintenir une copie de la
demande constamment affichée à la Direction chargé des mines pendant le
traitement du dossier.
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(4) Dès réception de la demande d’attribution ou de renouvellement d’un titre minier, le
Directeur chargé des mines peut organiser, aux frais du demandeur, toute enquête
nécessaire au traitement du dossier.
ARTICLE 20 – Lorsque deux ou plusieurs demandes sont introduites pour l’attribution d’un
titre sur tout ou partie d’un même terrain, le demandeur qui dépose le premier sa demande
auprès du Conservateur aura droit à la priorité sur tout autre demandeur de voir sa demande
traitée et répondue.
ARTICLE 21 –
a) le terrain objet de la demande est disponible pour l’attribution d’un titre minier ;
b) la demande est rédigée sur le modèle de fiche prévu à cet effet ;
c) la demande est déposée en triple exemplaire dont l’original est timbré au tarif
en vigueur et signée par le demandeur ou son représentant dûment mandaté ;
d) les pièces requises aux termes du présent décret y sont annexées ;
e) les droits prévus et, le cas échéant, les pénalités de retard sont acquittés ;
f) la mise en place de la caution prévue aux termes du présent décret est
effective.
(2) Lorsque, après un examen sommaire, le Conservateur constate que ces éléments
ne sont pas réunis, il doit, sous réserve de l’article 16 ci-dessus, procéder de la
manière suivante :
(3) Lorsque, après un examen sommaire, le Conservateur constate que tous les
éléments sont réunis, il doit :
a) immédiatement
- enregistrer la demande ;
- porter le numéro d’enregistrement sur la fiche de la demande ;
- porter sur la fiche la date et l’heure où la demande a été enregistrée ;
- signer la fiche ;
- remettre un exemplaire de la demande au demandeur ou à son représentant
dûment mandaté.
b) dans les deux (2) jours, transmettre le dossier au responsable désigné pour son
traitement.
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ARTICLE 22 –
(1) Les demandes d’attribution d’un permis de connaissance ou d’un titre minier sont
traitées dans les délais suivants :
(2) Si la demande d’attribution d’un titre minier n’est pas traitée dans les délais fixés à
l’alinéa (1) ci-dessus, le titre est réputé accordé, sauf si Administration des mines a
avisée le demandeur par écrit motivé de la prorogation de la durée d’examen de la
demande qui ne peut être supérieure à la durée initiale.
(3) Lorsqu’une demande de renouvellement d’un titre minier n’est pas traitée avant sa
date d’expiration, ce titre minier continue d’être en vigueur sur le terrain pour lequel le
renouvellement est sollicité jusqu’à la notification du renouvellement du titre ou de
son refus.
ARTICLE 23 –
(1) Toute attribution d’un permis de recherche ou d’exploitation est assujettie à la mise
en place d’une caution dont le montant est fixé par le présent décret.
(2) Tout requérant d’un permis de recherche ou d’exploitation à qui une caution est
demandée en vertu du présent décret doit, dans un délai de trente (30) jours suivant
la décision d’attribution, déposer auprès du Conservateur un certificat de
cautionnement garantissant l’exécution de ses obligations.
(3) Le cautionnement est effectué par garantie bancaire, par lettre de garantie d’une
compagnie d’assurance, par dépôt d’espèce auprès d’un établissement bancaire
local ou par toute autre forme reconnue par la législation camerounaise en la matière.
c- fait publier l’acte d’attribution ou de renouvellement dans le Journal Officiel pour les
permis de recherche et d’exploitation.
ARTICLE 26 –
(1) Dans l’intérêt de l’Etat, le Ministre chargé des mines peut exclure tout terrain ou
toute(s) substance(s) minérale(s) des recherches de l’exploitation industrielle ou
artisanale.
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(2) La décision d’exclusion est publiée au Journal Officiel. Elle détermine le terrain, la ou
les substance(s) minérale (s) concernée (s) et le motif d’exclusion.
(3) L’exclusion ne peut porter sur un terrain objet d’un titre minier qu’après l’extinction de
celui-ci.
(4) Le retrait de la décision d’exclusion se fait dans les mêmes formes que la décision
d’exclusion.
(5) Les demandes de titre minier sur un terrain exclu enregistrées avant la publication de
la décision sont conservées en instance. Elles sont traitées en priorité si la décision
d’exclusion vient à prendre fin.
CHAPITRE VI
ARTICLE 27 –
(1) Toute transaction sur un droit relatif à ce titre minier ne peut prendre effet qu’après
approbation par le Ministre chargé des mines.
(2) La demande d’approbation de la transaction est écrite. Elle est adressée au Ministre
chargé des mines selon les modalités prévue de l’article 5 du présent décret. Elle est
déposée auprès du Conservateur.
ARTICLE 28 –
(1) Les titres miniers du même type peuvent consolidés en un ou plusieurs titres miniers
de ce type.
a- être présentée en triple exemplaire dont l’original est timbré au tarif en vigueur sur
un formulaire fourni par l’Administration chargée des mines. A ce formulaire sont
joints un plan indiquant les coins des limites consolidées en latitude et en
longitude et un plan sommaire montrant les limites du périmètre consolidé et tous
autres repères naturels qui permettent de localiser le périmètre consolidé ;
a- la durée non expirée, si les durées des titres existants au moment de l’attribution du
titre sont les mêmes ;
b- la plus courte des durées non expirées si les durées non expirées au moment de
l’attribution du titre consolidé ne sont pas les mêmes.
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ARTICLE 31 –
(1) Les dispositions de la loi applicables aux titres miniers du type détenus avant leur
consolidation s’appliquent également aux titres miniers consolidés de même type.
(2) Tout droit sur les titres miniers entrant dans la consolidation est transféré sur le titre
consolidé ;
(3) Si un titre minier existant est consolidé, son titulaire demeure tenu des obligations
antérieures à la consolidation, notamment et le cas échéant, celles :
- de payer tous loyers, droits, redevances, pénalités ou autres sommes d’argent
exigibles ;
- de supporter toute obligation requise pour tout acte accompli ou faute commise.
CHAPITRE VII
ARTICLE 32 –
(1) Le titulaire d’un titre minier qui désire y renoncer en tout ou partie informe le Ministre
chargé des mines à travers le Conservateur par une note motivée avec accusé de
réception le cas échéant, assortie des documents permettant d’établir que le titulaire
a rempli les obligations liées au titre minier et a réhabilité le site.
(2) Si la renonciation ne porte que sur une partie du titre minier, la note est
accompagnée :
a- dans le cas d’un permis de recherche, d’un plan décrivant le contour du périmètre
conservé ;
b- dans le cas de tout autre titre minier, d’un relevé du terrain conservé, effectué
suivant les modalités prévues par le présent décret ;
ARTICLE 33 – Le Conservateur doit, dans un délai de quinze (15) jours suivant le dépôt du
dossier de renonciation, s’assurer de la régularité. Ensuite, il doit :
(1) En cas de renonciation totale, le Conservateur délivre une main levée de caution, le
cas échéant, à l’ancien titulaire du titre minier, déduction faite des sommes dues, s’il y
a lieu notamment :
- tous droits, redevances, indemnités, pénalités, loyers, ou toutes sommes d’argent
exigibles à la date de la renonciation ;
- toutes dépenses engagées par l’Administration chargé des mines en lieu et place
du titulaire en exécution de ses obligations.
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(2) La renonciation totale ou partielle entraîne la perte totale ou partielle des droits
conférés par le titre minier à compter de la date d’enregistrement. Cependant, le
titulaire du titre minier objet de la renonciation demeure tenu de tout engagement en
résultant.
ARTICLE 35 –
(1) Tout titre minier peut être retiré par l’autorité qui l’a délivré en cas de violation d’une
disposition de la loi ou en cas de manquement par le titulaire de ses obligations.
(2) Avant toute décision de retrait, l’Administration chargée des mines met en demeure le
titulaire de remédier au manquement signalé dans un délai de soixante (60) jours
francs compté à partir de la date de notification de la mise en demeure.
(3) Si le titre minier objet d’une convention minière est retiré définitivement, la convention
y afférente devient caduque.
ARTICLE 36 –
(3) L’expiration du délai de validité entraine la perte des droits confère par le titre à minier
compter de la date d’expiration. Cependant, le titulaire du titre minier caduc demeure
tenu de tout engagement en résultant.
TITRE III
CHAPITRE I
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Section I
ARTICLE 37 –
(1) La demande d’octroi d’une carte individuelle de prospecteur est adressée au Délégué
départemental des mines territorialement compétent en trois exemplaires sont
l’original est timbré au tarif en vigueur. Elle est formulée sur une fiche dont le modèle
est fourni par l’Administration chargée des mines.
(4) Les documents à joindre à la demande de renouvellement sont uniquement ceux qui
auront été modifié depuis la demande initiale ainsi que le récépissé attestant du
versement du droit requis et un compte des activités pendant la phase antérieure.
ARTICLE 38 –
(1) La carte individuelle de prospecteur est délivrée par le Délégué départemental des
mines territorialement compétent et est valable pour une période de douze (12) mois
renouvelable. Son titulaire ne peut accorder, ni céder, ni transférer un droit lié à cette
carte et nul ne peut y être associé comme copropriétaire.
(2) La détention d’une carte individuelle de prospecteur ne confère pas à son titulaire un
droit exclusif sur le département considéré.
ARTICLE 39 –
(1) Le titulaire de la carte individuelle de prospecteur jouit d’une libre disposition des
échantillons issus de son activité. Il peut effectuer des transactions auprès des
personnes physiques ou morales agréées, sans toutefois que son activité ne
dégénère en exploitation artisanale.
(2) Le titulaire d’une carte individuelle de prospecteur ne peut prospecter sur un terrain
situé dans le périmètre d’un permis de recherche, d’exploitation ou d’une autorisation
d’exploitation artisanale en cours de validité.
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Section II
ARTICLE 41 –
(1) L’autorisation d’exploitation artisanale est délivrée par le Délégué provincial des
mines territorialement compétent après vérification des coordonnées du périmètre
concerné auprès du Conservateur. Le Délégué provincial chargé des mines dispose
de quinze (15) jours à compter de la date de réception du dossier pour réagir. Passé
ce délai, l’autorisation d’exploitation artisanale est réputée acquise et le demandeur
peut démarrer ses travaux.
(2) L’autorisation d’exploitation artisanale est valable pour une période de deux (2) ans à
partir de la date d’enregistrement de ladite autorisation dans le registre des titres
miniers. Elle est renouvelable. Ce renouvellement est conditionné par la production
d’un rapport annuel d’activités et par le respect scrupuleux des dispositions du cahier
des charges prévu au (f) de l’article 40 ci-dessus.
ARTICLE 42 –
(1) Le site d’exploitation artisanale doit avoir la forme d’un quadrilatère dont chaque côté
n’excède pas cent (100) mètres de longueur.
(2) La profondeur maximum de l’exploitation est de trente (30) mètre. Elle doit se
conformer à la conduite raisonnable des exploitations minières de ce type et est
soumise à l’application des règles de sécurité appropriées aux terrains concernés.
ARTICLE 43 –
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(2) Le titulaire d’une autorisation d’exploitation artisanale soumet au Délégué provincial
des mines concerné, un rapport annuel décrivant ses activités, notamment la
production en tonnes, en kilogrammes ou en carats des minéraux, une indication sur
leur valeur marchande et le nombre de personnes employées.
ARTICLE 44 –
(1) Lorsqu’une autorisation d’exploitation artisanale empiète en tout ou partie sur l’étendu
d’une autre autorisation d’exploitation artisanale, le périmètre existant antérieurement
prévaut.
(2) Si le désaccord persiste, le Délégué provincial des mines ordonne une étude
conformément aux dispositions de l’article 12 (8) et (9) ci-dessus.
(3) Lorsqu’un permis de recherche ou un permis d’exploitation est attribué d’un périmètre
renfermant une autorisation d’exploitation artisanale, la zone de l’autorisation
d’exploitation artisanale ne fait pas du permis octroyé. Les titulaires de tels permis
doivent respecter le périmètre ainsi que les droits du titulaire de l’autorisation
d’exploitation artisanale.
Section III
ARTICLE 45 –
(2) La demande d’autorisation d’ouverture du bureau visé à l’alinéa (1) ci-dessus est
formulée en triple exemplaire sur une fiche dont le modèle fourni par l’Administration
chargée des mines. Elle précise les noms, prénoms, domicile du postulant et la
nature des substances concernées. A cette demande sont joints :
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les statuts et tous les actes établissant son existence légale ;
un rapport de visite des installations de la personne morale établi par un agent
de l’Administration chargée des mines commissionné à cet effet ;
un titre de patente ;
une attestation de versement des droits fixes d’un montant de cinquante mille
(50 000) francs auprès de l’Agent intermédiaire du Ministère chargé des mines.
ARTICLE 46 –
(2) Le Ministre chargé des mines dispose d’un délai de trente (30) jours à compter de la
date de réception du dossier pour se prononcer. Passé un délai de soixante (60)
jours francs à compter de la date du dépôt du dossier auprès du Délégué
départemental, le silence de l’Administration des mines vaut acceptation de la
demande et le postulant est en droit de commencer ses activités.
ARTICLE 47 –
ARTICLE 48 – Il est ouvert à la Direction chargé des mines, un registre sur lequel seront
répertoriées les références des autorisations d’ouverture de bureaux de commercialisation
des substances minérales, l’identité des titulaires et leurs circonscriptions administratives.
ARTICLE 49 –
(2) Elle est présentée en triple exemplaire dont l’original est timbré au tarif en vigueur et
comprend en outre :
(3) Le Ministre chargé des mines peut ordonner toute enquête nécessaire. Les frais
inhérents à une telle enquête sont à la charge di Commissionnaire.
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ARTICLE 50 – Le Commissionnaire est tenu de produire un rapport d’activités par trimestre
au Délégué départemental chargé des mines territorialement compétent avec copie au
Ministre chargé des mines.
ARTICLE 51 –
(3) Lorsqu’il s’agit de l’or, toutes les transactions en vue de l’exportation, à l’exclusion de
celles effectuées sur le site d’exploitation artisanale, se font à partir de l’or fusionné.
Ces opérations de fusion se déroulent au laboratoire visé à l’alinéa (1) ci-dessus,
dans l’une de ses structures annexes ou dans toute autre unité agréée par le Ministre
chargé des mines. Les frais afférents à la fusion sont à la charge du détenteur de la
substance
(4) Les frais d’expertise et la fusion prévus aux alinéas (2) et (3) ci-dessus sont payables
auprès de l’Agent intermédiaire des recettes du Ministère chargé des mines ou
auprès du laboratoire agréé selon le cas.
ARTICLE 53 –
(1) La Direction chargée des mines peut acheter les substances minérales auprès des
personnes physiques ou morales agréées par le Ministre chargé des mines.
(2) Il est ouvert dans cette Direction un registre coté et paraphé par le Ministre chargé
des mines pour les opérations de stockage des substances minérales acquises.
(3) Les substances acquises conformément aux dispositions de l’alinéa (1) ci-dessus
sont la propriété de l’Etat. Elles peuvent être vendues suivant des modalités fixées
par arrêté conjoint des Ministres chargés des finances et des mines.
ARTICLE 54 –
(1) Toute personne physique ou morale peut-être agréée à ouvrir une unité de fusion des
métaux et/ou de taille de pierres précieuses fines ou ornementales.
(2) L’agrément est accordé par arrêté du Ministre chargé des mines pour une période de
quatre (4) ans renouvelable sur présentation d’un dossier comportant les pièces
suivantes :
- une demande en trois (3) exemplaires dont l’original est timbré au tarif en
vigueur ;
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- un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois pour les
personnes physiques ou un exemplaire des statuts pour les personnes
morales ;
- un timbre fiscal de cent mille (100 000) francs à apposer sur l’autorisation ;
ARTICLE 56 – Sans préjudice des sanctions civiles et/ou pénales prévues par la législation
en vigueur, le Ministre chargé des mines peut procéder, suite à une mise en demeure restée
sans effet :
- d’inactivité constatée pendant une période de six mois non justifiée par un
mémoire en réponse dans les trente jours qui suivent la mise en demeure ;
CHAPITRE II
Section I
Du permis de reconnaissance
ARTICLE 57 –
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(2) En plus des renseignements requis à l’article 5 du présent décret, la demande de
permis de reconnaissance est accompagnée :
ARTICLE 59 –
(1) Toute réalisation des travaux de reconnaissance sur le terrain conformément aux
dispositions de l’article 12 de la loi, fait l’objet d’une demande d’autorisation auprès
du Ministre chargé des mines. Cette demande indique notamment les références
scientifiques de l’organisme, la nature des travaux et l’identité du responsable des
travaux sur le terrain.
Section II
Du permis de recherche
ARTICLE 60 –
(1) La demande d’un permis de recherche est adressée au Ministre chargé des mines
suivant le modèle de fiche fourni par l’Administration chargé des mines.
Elle est déposée auprès du Conservateur contre récépissé en triple exemplaire dont
l’original est timbré au tarif en vigueur.
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(2) La demande d’un permis de recherche est accompagnée des pièces suivantes :
ARTICLE 61 – Le titulaire d’un permis de recherche est tenu d’exécuter l’ensemble des
travaux prévus au programme soumis et approuvé ou des travaux prévus dans un
programme modifié et approuvé par le Ministre chargé des mines, sauf dérogation
éventuellement accordée lors des évaluations annuelles.
ARTICLE 62 –
(1) Les dépenses minimums devant être effectuées chaque année sont celles qui sont
indiquées dans le programme des travaux approuvé pour cette année. Elles ne
devront en aucun cas être inférieures à l’équivalent de cent mille (100 000) francs
CFA par km² et par an.
(2) Pour les travaux prévus à l’alinéa (1) ci-dessus, les dépenses acceptables sont celles
qui sont directement liées à l’acquisition et à l’interprétation des données de
recherche de la zone du permis de recherche, incluant celles liées aux travaux de
laboratoire et aux études de faisabilité.
(3) Sans préjudice des dispositions de l’alinéa (2) ci-dessus, les dépenses non
acceptables pour les besoins de cet article sont :
ARTICLE 63 –
A ce titre, il lui fait parvenir aux périodes et échéances suivantes les rapports ci-
dessous énumérés :
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b- pour les mêmes échéances, un rapport résumant toutes les dépenses
acceptables supportées aux termes de l’alinéa 2 de l’article 62 ci-dessus
pour ou en relation avec le permis de recherche depuis la remise du
précédent rapport ;
- (a) ou (b) de l’alinéa 1 doivent être remis dans les trente (30) jours comptés à
partir de la fin de la période couverte par le rapport ;
- (c) ou (d) de la fin de l’alinéa 1 doivent être remis dans les soixante (60) jours
comptés à partir de la fin de la période couverte par le rapport.
ARTICLE 64 –
(1) Toute demande de changement d’un programme préalablement approuvé doit être
fondée sur au moins l’un des éléments suivants :
(2) Toute demande de changement d’un programme préalablement approuvé doit être
accompagnée du programme révisé.
21
Section III
Du permis d’exploitation
ARTICLE 65 –
(1) Toute demande de permis d’exploitation doit être formulée sur un modèle de fiche
fourni par l’Administration chargé des mines. Cette fiche, en triple exemplaire dont un
original timbré au tarif en vigueur, fait ressortir notamment une description des
sommets du périmètre d’exploitation en latitude et en longitude, un plan sommaire
matérialisant les limites du périmètre et tous autres repères naturels permettant de le
localiser.
(2) La demande d’attribution d’un permis d’exploitation est adressée et déposée auprès
du Ministre chargé des mines avant la date d’expiration du permis de recherche dont
il est issu.
Elle indique
22
i- des projections financières claires et complètes pour la période d’exploitation ;
j- les conclusions et recommandations quant à la faisabilité économique et le
calendrier arrêté pour la mise en vente de la production commerciale en tenant
compte des points a,c,et i ci-dessus ;
k- les propositions du demandeur sur le recrutement et la formation des
camerounais ;
l- un projet de convention minière ;
m- toutes autres informations que la partie faisant ladite étude de faisabilité
estimerait nécessaire à s’engager à prêter des fonds nécessaires à
l’exploitation du gisement notamment :
- un plan de développement et d’exploitation du gisement ;
- un programme de protection et de gestion de l’environnement comprenant
entre un schéma de réhabilitation des sites exploités ;
- le récépissé de versement du droit fixe.
(3) Toute demande de permis d’exploitation présentée par une personne non titulaire
d’un titre minier doit, en plus des éléments spécifiés dans l’alinéa 2 ci-dessus,
comprendre les éléments justifiant ses raisons et ses aptitudes techniques et
financières à entreprendre les opérations d’exploitation.
ARTICLE 66 – Au cas où une demande est formulée pour le renouvellement d’un permis
d’exploitation, le demandeur est tenu de fournir tout nouveau renseignement se rattachant
aux conditions prévues à l’article 65 ci-dessus.
ARTICLE 68 –
(3) Le Ministre chargé des mines peut, après examen de la demande soit :
23
TITRE IV
CHAPITRE I
DES GENERALITES
ARTICLE 70 – Les gîtes géothermiques, les eaux de source, les eaux minérales et
thermominérales font partir du domaine public de l’Etat. En ce qui concerne les eaux de
source, les eaux minérales et thérmominérales. Elles doivent obligatoirement provenir d’un
captage direct effectué soit sur une source naturelle, soit sur un ouvrage artificiel sous forme
de puits ou de forage.
ARTICLE 71 –
(1) Les activités de reconnaissance et de recherche des gîtes géothermiques, des eaux
de source, des eaux minérales et thermominérales sont ouvertes à toute personne
physique ou morale conformément aux dispositions du chapitre deuxième du titre III
du présent décret.
(2) Les activités d’exploitation des gîtes géothermiques, les eaux de source, des eaux
minérales et thermominérales sont ouvertes à toute personne physique ou morale de
droit camerounais, titulaire d’un permis d’exploitation délivré dans les conditions
prévues par le présent décret.
(3) Les activités d’embouteillage des eaux de source, ces eaux minérales et
thermominérales sont ouvertes à toute personne physique ou morale de droit
camerounais titulaire d’une autorité d’embouteillage délivré conformément aux
dispositions du présent décret.
CHAPITRE II
Section I
ARTICLE 72 – Les permis d’exploitation des gîtes géothermiques, des sources, des eaux
minérales et thermominérales sont de droit lorsque les travaux de recherche ont démontré
l’existence d’une nappe exploitable à l’intérieur du périmètre sollicité.
Le captage projeté par l’exploitant doit offrir les garanties d’hygiène nécessaires. Un
périmètre de protection est par ailleurs défini autour du point de captage.
24
ARTICLE 73 –
(1) Les périmètres de protection du captage et de la nappe sont délimités dans chaque
cas par étude de conjointe des Administrations chargées des mines et de l’hygiène
publique ou des personnes physiques ou morales agréées à cet effet par le Ministre
chargé des mines.
(2) Le titulaire dispose des droits exclusifs sur le terrain objet du permis d’exploitation. Il
doit s’assurer, de concert avec les riverains, du respect et de la protection du
périmètre de la nappe.
ARTICLE 75 –
(1) Les demandes de permis sont adressées au Ministre chargé des mines. Le directeur
chargé des mines s’assure qu’elles sont régulières en la forme, les fait modifier ou
compléter, en tant que de besoin, et ordonne toute enquête nécessaire.
(2) Le permis est accordé par arrêté du Ministre chargé des mines, notifié au demandeur
et publié au Journal Officiel en français et en anglais.
(3) Le rejet motivé de la demande d’un permis d’exploitation des gîtes géothermiques,
des eaux de source, des eaux minérales et thermominérales est notifié au
demandeur.
Section II
Du permis d’exploitation des gîtes géothermiques, des eaux de source, des eaux
minérales et thermominérales
ARTICLE 78 – Tout postulant a un permis d’exploitation d’une eau de source, d’une eau
minérale, thermominérale ou d’un gîte géothermique doit adresser au Ministre chargé des
mines une demande en triple exemplaire, dont l’original est timbré au tarif en vigueur, faisant
connaître :
25
A cette demande, sont jointes les pièces ci-après :
ARTICLE 79 – Si le requérant souhaite faire subir à une eau de source ou à une eau
minérale quelque traitement que ce soit, le dossier de demande prévu dans les formes
indiquées à l’article 78 ci-dessus comprendra en outre une note précisant :
- le (s) traitement (s) que le demandeur désire faire subir à l’eau et éventuellement au
gaz avant la livraison au public ;
- les caractéristiques physiques, chimiques et bactériologiques de l’eau résultant de ce
(s) traitement (s).
- le cas échéant, la copie de tout acte établissant les possibilités dont dispose le
demandeur pour assurer la protection sanitaire des sources et des installations
prévues.
26
ARTICLE 81 –
(1) Le dossier de demande de permis d’exploitation d’une eau de source, d’une eau
minérale, thermominérale ou d’un géothermique est déposé complet auprès du
Délégué départemental des mines territorialement compétant qui s’assure que la
demande est régulière en la forme et la transmet à son Délégué provincial. Ce
dossier doit être transmis au Ministre chargé des mines dans un délai de quinze
jours.
(2) Passé le délai de soixante jours, le silence de l’Administration chargée des Mines
vaut approbation. Le permis est réputé acquis et le requérant peut démarrer ses
activités.
CHAPITRE III
DE L’EMBOUTEILLAGE
Section I
De l’autorisation d’embouteillage
ARTICLE 82 – la mise en bouteille d’une eau de source ou d’un eau minérale destinée au
public est soumise à l’obtention préalable d’une autorisation délivrée par le Ministre chargé
des mines.
Seules peuvent être embouteillées comme eau de source ou eau minérale, les eaux dont
l’exploitation est faite dans les conditions fixées à l’article 73 ci-dessus.
ARTICLE 84 – Les frais inhérents aux contrôles et aux analyses prévues à l’article 83 ci-
dessus sont à la charge de l’exploitant.
27
Section II
a) l’unité d’embouteillage doit être construite en matériaux définitifs, les sols revêtus
d’un matériau imperméable et agencé de manière à permettre un écoulement facile
et rapide des eaux. Elle doit être isolée aussi bien des locaux destinés à la réception
et/ou à la fabrication des bouteilles qu’à ceux destinés au stockage et à l’expédition ;
e) avant le remplissage, les récipients doivent être lavés et désinfectés même si leur
fabrication garantit leur propreté et leur stérilité. Ensuite ils doivent être rincés avec à
embouteiller ;
f) les produits utilisés pour le lavage et la désinfection ainsi que les modes de
stérilisation des récipients doivent être autorisés par le Ministre chargé des mines
après avis du Ministre chargé de l’hygiène publique. Les bouteilles doivent être
mirées avant et après remplissage. L’obturation des bouteilles doit présenter toute
garantie d’étanchéité et de salubrité ;
ARTICLE 87 –
(1) Un règlement intérieur approuvé par les Administrations chargées des mines et de
l’hygiène publique précise les conditions d’hygiène et de salubrité à observer dans
les locaux de l’exploitation ainsi que les équipements mis à cet effet à la disposition
du personnel.
(2) Ce règlement intérieur doit être affiché de manière apparente dans toutes les
sections de l’unité d’embouteillage.
TITRE V
28
CHAPITRE I
- carrière artisanale, toute exploitation des substances de carrière par des méthodes et
procédés manuels et peu mécanisés et ne faisant pas appel à l’usage des explosifs.
ARTICLE 89 –
(1) La recherche des gîtes des substances de carrière est soumise à l’obtention d’un
permis de reconnaissance délivré par le Ministre chargé des mines.
(2) L’accès à une ancienne carrière pour étude et/ou évaluation des réserves fait l’objet
d’une déclaration.
(3) Le récépissé de déclaration est délivré par le Délégué provincial chargé des mines
territorialement compétent. Ce dernier dispose d’un délai de quinze (15) jours à
compter de la date de dépôt de la demande auprès du Délégué départemental
chargé des mines territorialement compétent pour délivrer le récépissé qui vaut droit
d’accès à l’ancienne carrière. Passé ce délai, le silence de l’Administration vaut
acceptation et le récépissé est réputé acquis.
(4) Toute décision de refus d’octroi de récépissé doit être motivée et notifiée au
demandeur.
ARTICLE 90 –
(2) L’exploitation de toute carrière permanente est subordonnée à l’obtention d’un permis
d’exploitation délivré par arrêté du Ministre chargé des mines.
ARTICLE 91 –
(1) La demande d’une autorisation ou d’un permis substances carrière est formulée sur
une fiche dont le modèle est fourni par l’Administration chargé des mines.
La demande est déposée en triple exemplaire dont l’original est timbré au tarif en
vigueur auprès du Délégué départemental chargé des mines territorialement
compétent.
29
Cette demande fait connaître :
a) d’une carte en trois exemplaires à l’échelle de 1/50 000e situant les limites
de la zone d’exploitation ;
b) d’un plan en trois exemplaires à l’échelle 1/500e précisant les périmètres
nécessaires aux prélèvements et aux activités annexes ;
c) d’une étude d’impact et d’un plan de protection et de gestion de
l’environnement réalisés conformément aux dispositions du présent
décret ;
d) du titre de propriété ou d’un contrat de bail couvrant la durée de
l’autorisation ou du permis et établis conformément à la législation en
vigueur ;
e) des récépissés de versement des droits exigés ;
f) d’un cahier des charges signé par le requérant, les Délégués provinciaux
chargé des mines et des domaines ;
g) d’un carnet de lettres de voiture conformément au modèle fourni par
l’Administration compétente ;
h) en outre sera exigée pour le permis d’exploitation, une étude technico-
économique indiquant les caractéristiques géotechniques du gisement, le
mode et le rythme d’exploitation envisagée ainsi que les comptes
d’exploitation prévisionnels ou la valeur marchande du matériau extrait.
(4) Le silence gardé par l’Administration au delà de soixante (60) jours à compter de la
date de dépôt du dossier, vaut autorisation ou permis.
30
ARTICLE 92 –
(1) Le bénéficiaire d’une autorisation ou d’un permis d’exploitation de carrière est tenu
de respecter :
ARTICLE 94 – A la fermeture d’une carrière, les produits restant en stock sur le carreau de
la carrière appartiennent au propriétaire du terrain sous réserve du paiement de la taxe à
l’extraction. Si le propriétaire du terrain est l’Etat, il est exempté du paiement de la taxe à
l’extraction et les produits concernés sont gérés par le Ministre chargé des mines.
31
CHAPITRE II
ARTICLE 95 –
(1) L’exploitation artisanale des substances de carrière est libre sous réserve des
dispositions suivantes :
(2) Les frais relatifs à la définition des zones d’exploitations artisanales par le Délégué
départemental chargé des mines ainsi que tous les autres frais inhérents au suivi et
au contrôle de cette activité sont à la charge de l’autorité communale.
ARTICLE 96 – Lorsque le Délégué départemental chargé des mines constate qu’une zone
d’exploitation artisanale ou à usage domestique présente un danger, il peut procéder à la
fermeture de la zone.
ARTICLE 97 –
(1) L’exploitation des carrières à usage domestique est soumise à déclaration auprès du
Délégué départemental chargé des mines territorialement compétent. La déclaration
indique le lieu d’extraction, les quantités à prélever et leur utilisation. Elle est
accompagnée d’une copie de la carte nationale d’identité du demandeur.
TITRE VI
32
CHAPITRE I
DES GENERALITES
ARTICLE 100 – Les produits finis issus des transformations physico-chimiques des
substances minérales, les métaux précieux ouvrés, les pierres précieuses taillés ou
définitivement montées sur bijoux ou objets d’art ainsi que les matériaux ayant subi une
transformation en objets d’art ou d’ornement sont régis par des textes particuliers.
CHAPITRE II
ARTICLE 102 –
(2) La demande de l’autorisation est déposée auprès du Ministre chargé des mines.
33
ARTICLE 103 – L’autorisation est établie en trois exemplaires destinés respectivement au
requérant, à la douane et aux archives.
ARTICLE 104 – L’Etat peut, en tant que ce besoin, limiter ou interdire l’exportation d’une ou
de plusieurs substances minérales issues de son sol ou de son sous-sol, tout en veillant à la
sauvegarde des intérêts des opérateurs miniers.
- le certificat d’origine ;
- le certificat d’authenticité ;
ARTICLE 106 – L’autorisation du Ministre chargé des mines relative aux opérations de
transit des ressources minérales est subordonnée à la production des pièces ci-après, en
plus des pièces visées à l’article 105 ci-dessus :
ARTICLE 108 –
TITRE VII
ARTICLE 109 – Des mesures de sécurité doivent être prises dans toute exploitation,
notamment en ce qui concerne :
34
ARTICLE 110 –
(1) Les dispositions du code du travail en ce qui concerne les mesures générales
d’hygiène et de sécurité dans les établissements de toute nature sont applicables aux
activités minières, aux carrières et à leurs installations annexes.
(2) Les réglementations particulières relatives aux substances explosives, aux appareils
à pression de gaz et à pression de vapeur d’eau, aux établissements classés
dangereux, insalubres et incommodes, aux, établissements dont le personnel est
exposé à la silicose, sont applicables aux activités minières, aux carrières et à leurs
installations annexes.
ARTICLE 111 – Lorsque pour une cause quelconque, la sécurité des personnes et des
biens peut-être compromise, l’exploitant doit en informer le Délégué départemental
territorialement compétent qui informe sa hiérarchie en vue de prendre des mesures propres
à faire cesser le danger. Ces mesures sont notifiées à l’exploitant. En cas de refus de sa part
de se conformer aux mesures prescrites dans les délais impartis, il y est pourvu d’office à
ses frais par les soins de l’Administration.
ARTICLE 112 – L’exploitation de toute substance minérale peut être interdite par le Ministre
chargé des mines dans les zones interdites et/ou reconnues dangereuses.
ARTICLE 113 –
(1) A la fin de l’exploitation ou de chaque tranche dans le cas d’une exploitation par
tranches, le titulaire d’une autorisation ou d’un permis d’exploitation de carrière doit
exécuter les travaux assurant la protection des intérêts telle que prescrite dans le
cahier des charges notamment la remise en état des sites et des lieux affectés par
les travaux et par les installations de toute nature réalisées en vue de l’exploitation.
(2) A défaut d’exécution des travaux visés à l’alinéa 1 ci-dessus, les opérations
prescrites sont effectuées d’office aux frais du titulaire de l’autorisation ou du permis
par les soins de l’Administration.
ARTICLE 114 –
(1) Le Ministre chargé des mines peut ordonner la fermeture d’une exploitation dont l’état
de délabrement menace la sécurité des hommes qui y travaillent ainsi que celle des
tiers, de leurs biens et de l’environnement.
ARTICLE 115 – Sous réserve de la législation sociale relative aux déclarations d’accidents
de travail, les accidents survenus au cours d’une reconnaissance, d’une recherche ou d’une
exploitation doivent faire l’objet d’un rapport écrit, adressé au Ministre chargé des mines, à
l’inspection du travail territorialement compétente et aux autorités administratives locales.
ARTICLE 116 –
- prendre toute mesure conservatoire pour assurer la sécurité des employés sur le site ;
- saisir immédiatement l’autorité administrative la plus proche du lieu de l’accident ainsi
que le Délégué départemental chargé des mines territorialement compétent. Ce
denier prescrit des mesures adéquates pour faire cesser le danger et informe la
hiérarchie par écrit dans les vingt quatre heures.
35
(2) Lorsque l’exploitant ne peut saisir en temps utile les autorités visées à l’alinéa (1) ci-
dessus, il agit sous sa responsabilité.
ARTICLE 117 –
(1) Après un accident grave, l’exploitant doit arrêter les travaux et laisser les lieux en état
lorsque la reprise des travaux peut compromettre la sécurité des personnes, des
biens, la protection de l’environnement et des installations minières ou de la carrière.
(2) dans ce cas, les travaux ne peuvent reprendre et l’état des lieux modifié qu’après
enquête et sur autorisation du Ministre chargé des mines.
TITRE VIII
DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT
CHAPITRE I
ARTICLE 119 – Les détenteurs des titres miniers, des autorisations, et des permis
d’exploitation des carrières sont tenus de prendre des mesures nécessaires pour protéger,
l’environnement, en utilisant les meilleures techniques et méthodes connues. Entre autres,
les titulaires des titres miniers doivent :
ARTICLE 120 –
36
(2) Pendant la période d’exploitation, le plan de gestion devra décrire la gestion des
impacts dus aux aspects sols et géotechniques, hydrogéologiques et eaux de
surface, qualité de l’air et impacts météorologiques, utilisation des terres et
infrastructures, effets socio-économiques, santé de la communauté et bruit, écologie,
patrimoine culturel et paysage.
ARTICLE 121 – Lorsque la vie de la carrière tire à sa fin, l’exploitant établit un plan de
fermeture et transmet au Ministre chargé des mines.
ARTICLE 123 – Les opérations minières artisanales doivent se conformer aux dispositions
de l’article 119 ci-dessus, mais sont exclues des prescriptions des chapitres deuxième,
troisième, et quatrième du présent titre. Toutefois, un cahier des charges définissant les
actions préventives à mener pour assurer la protection de l’environnement devra être mis en
pièce dans chaque zone couverte par une ou plusieurs autorisations d’exploitation minière
artisanale. Ce cahier des charges devra être rédigé conjointement par l’Administration
chargé de l’environnement.
CHAPITRE II
ARTICLE 124 –
(1) Tout demandeur de permis d’exploitation minière ou de carrière est tenu de présenter
une étude d’impact environnemental comme prévu par la loi et les articles 65 et 91 du
présent décret. Cette étude sera réalisée en conformité avec la loi n° 96/12 du 5 août
1996 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement et ses décrets
d’application ainsi que toute autre norme agréée d’accord parties.
(2) Les formes et le contenu de cette étude sont fixés conjointement par le Ministère
chargé des mines et le Ministre chargé de l’environnement.
37
- une analyse des interactions évidentes et probables entre le projet et
l’environnement ;
CHAPITRE III
ARTICLE 126 – Un plan de gestion de l’environnement sera rédigé afin de définir comment
seront gérés les impacts identifiés dans l’étude préparée conformément au chapitre
deuxième ci-dessus. Ce plan sera soumis pour approbation à l’Administration chargée de
l’environnement, en concertation avec l’Administration chargé des mines. Une fois approuvé,
ce plan deviendra un critère d’attribution du permis d’exploitation.
Les activités de gestion de l’environnement décrites dans ce plan devront en générale suivre
les principes de la meilleure technologie prouvée et disponible et n’entraînant pas de coût
excessif
ARTICLE 128 – Pendant la phase de l’exploitation, le plan de gestion décrit la gestion des
impacts dus entres autres, aux aspects suivants :
38
Utilisation des terres et Déplacement des utilisateurs du sol ;
infrastructures
Blocage ou détournement des
infrastructures existantes ;
Intensification du trafic routier avec des
risques élevés des impacts induits tels que
bruits, poussière ou accidents.
ARTICLE 129 –
(2) Ce plan devra inclure un programme d’entretien des zones fermés jusqu’au moment
où un certificat de fermeture est délivré.
39
CHAPITRE IV
ARTICLE 130 –
ARTICLE 131 –
Le budget prévisionnel de la réhabilitation pourra être réévalué avec une fréquence qui
ne doit pas excéder cinq (5) ans. Cette réévaluation peut aboutir à une réduction des
fonds en cas de réhabilitation définitive intervenue sur une partie du gisement, après
acceptation de ces travaux de réhabilitation par les Administrations chargées des
mines et de l’environnement.
ARTICLE 132 – Les règles de gestion du compte de réhabilitation devront être établies dans
la convention minière ou dans le cahier des charges, notamment en ce qui concerne la
libération des fonds avant le terme du permis d’exploitation ou de l’autorisation concernés, la
disposition des fonds et la propriété du compte en cas de liquidation de la société
exploitante.
TITRE IX
40
CHAPITRE I
ARTICLE 134 –
(6) Dans le cas d’un permis d’exploitation, cette caution est fixée dans la convention
minière et sa valeur ne saurait dépasser un montant égal à deux et demi pour cent
(2.5%) de l’investissement total requis avant la première production commerciale.
Cette caution pourra toutefois être diminuée d’un montant égal à la somme déposée
dans un compte de remise en état des sites tel que visé à l’article 131 ci-dessus.
(7) Cette caution, dont la forme est définie à l’article 23 ci-dessus doit permettre de
couvrir les paiements dus en vertu du code minier.
ARTICLE 135 – Les droits fixes, les redevances superficiaires, les taxes à l’extraction des
carrières et la taxe ad valorem sont fixés et recouvrés comme indiqué au présent titre. Ces
droits, redevances et taxes ne dispensent pas les titulaires des titres miniers, d’autorisation
et permis d’exploitation d’être soumis aux impôts taxes et droits divers frappant toute activité
industrielle ou commerciale.
ARTICLE 136 – Les droits, redevances, taxes à l’extraction et taxe ad valorem sont
recouvrés par le Trésor public sur état de liquidation dressé sur la base des déclarations de
l’exploitant. Ils sont payables en un seul versement contre remise d’une quittance délivrée
par le Trésor public.
ARTICLE 137 –
Les recettes recouvrées aux titres de la taxe ad valorem et de la taxe à l’extraction pour
toute activité d’exploitation des substances minérales sont reparties et affectées ainsi
qu’il suit :
41
CHAPITRE II
ARTICLE 138 – Conformément aux dispositions de la loi n° 001 du 16 avril 2001 portant
code minier, toute demande relative à l’attribution, au renouvellement ou au transfert d’une
autorisation, d’un permis, d’un titre minier ou de carrière relatif à la recherche ou à
l’exploitation des substances minières ou de carrière est soumise au paiement d’un droit fixe
dont les taux sont fixés comme suit :
Permis de reconnaissance
Permis de recherche
42
Permis d’exploitation
En ce qui concerne les gîtes géothermiques, les eaux de source, les eaux minérales et
thermominérales, les montants des droits fixes sont les suivants :
Reconnaissance
Recherche
Exploitation
Permis de recherche :
43
En ce qui concerne les gîtes géothermiques, les eaux de source, les eaux minérales et
thermominérales, les montants des redevances superficiaires sont les suivantes :
ARTICLE 140 –
(1) Les titulaires des autorisations d’exploitation artisanales et de carrière, des permis de
reconnaissance et d’exploitation des carrières, des permis de reconnaissance, de
recherche et d’exploitation doivent s’acquitter des redevances superficiaires auprès
du trésor public dans un délai de soixante (60) jours francs à compter de la date de
réception de l’état de liquidation établi par les services compétents.
(2) En cas de non paiement dans les délais prescrits, la redevance est majorée de dix
pour cent (10%) par jour. Passé un délai de soixante (60) jours et après une mise en
demeure restée sans effet, il peut être procédé au retrait des titres miniers sans
préjudice des poursuites judiciaire qui pourraient être engagées pour la récupération
des redevances impayées.
CHAPITRE III
ARTICLE 141 –
ARTICLE 142 – La taxe à l’extraction des substances de carrière est fonction du volume des
matériaux extraits et est fixée ainsi qu’il suit :
Matériaux meubles : (argiles, galets, latérites, pouzzolanes, sables, etc.) : 150 F/m3
ARTICLE 143 – Avant le dixième(10ème) jour de chaque mois, le titulaire d’une autorisation
ou d’un permis d’exploitation de carrière est tenu d’adresser au Délégué départemental des
mines territorialement compétent une déclaration des volumes des matériaux extraits le mois
précédent. Ces déclarations doivent être conformes aux données d’exploitation contenues
dans les registres de production tenus au niveau du site.
ARTICLE 144 –
(1) Les substances minières extraits du sol ou du sous-sol national à l’occasion des
travaux d’exploitation ou de recherche sont soumises à une taxe proportionnelle à la
valeur des produits extraits, dite taxe ad valorem. Les substances soumises à la taxe
ad valorem sont les produits extraits à l’etat marchand ayant subi ou non des
traitements n’entraînant aucune modification essentielle de leur composition
chimique.
44
(2) La taxe ad valorem est calculée sur la base de la valeur taxable des produits sur le
carreau de la mine, prêts à l’expédition, à partir des renseignements, contrats et
pièces justificatives que chaque redevable se doit de fournir à l’Administration
compétente pour les besoins de sa détermination.
ARTICLE 145 –
(1) Avant la sortie du stock et pour chaque expédition de lots de produits marchands,
l’exploitant de substances minérales adresse une déclaration aux services
compétents chargé des mines.
(3) Après accord entre l’exploitant et l’acheteur sur les teneurs des produits marchands,
ce dernier adresse un relevé de factures définitives aux autorités compétentes pour
liquidation des dix pour cent qui pourraient être dus. Les exploitants sont tenus
d’adresser aux autorités compétentes toutes justifications qui pourraient leur être
demandées.
ARTICLE 146 –
En cas de non paiement dans les délais prévus, la taxe ad valorem est majorée de dix
pour cent (10%). Passé un délai de soixante (60) jours après une mise en demeure
restée sans effet, il peut être procédé au retrait du titre minier sans préjudice des
poursuites judiciaires qui pourraient être engagées pour la récupération des
impayées.
Dans le cas où aucune déclaration n’aura été fournie ou si les justifications demandées
ne sont pas fournies dans un délai de trente (30) jours, les services compétents
pourront procéder à une taxation d’office ou à une rectification d’office. Dans ce cas,
l’exploitant est pénalisé d’une majoration de vingt cinq pour cent (25%).
Toute déclaration inexacte, dans le cas de mauvaise foi reconnue entraînera l’application
d’une majoration de droits égale au quadruple des droits compromis sans préjudice
des poursuites judiciaires.
ARTICLE 147 – Les agents commissionnés de la Direction chargée des mines, les officiers
de police judiciaire, les agents des douanes et tout agent de l’Administration désignés à cet
effet pourront opérer aux fins d’analyse et de contrôle, tout prélèvement d’échantillons de
produits extrait soit sur le carreau de la mine, soit à l’occasion d’un chargement ou d’un
déchargement en cours de transport.
45
TITRE X
CHAPITRE I
DES GENERALITES
ARTICLE 148 –
ARTICLE 149 – Dans l’exercice de leurs attributions énumérées à l’article 148 ci-dessus, les
ingénieurs et agents habilités doivent se conformer aux règles et procédures en vigueur
durant leur séjour sur les sites des travaux, sans que cette obligation puisse constituer une
entrave à leur mission.
CHAPITRE II
ARTICLE 150 –
(1) Tout titulaire doit tenir à jour chaque permis de recherche et/ou permis d’exploitation :
- un plan des travaux à l’échelle appropriée et, s’il y a lieu, un plan de surface
superposable au plan des travaux ;
46
- un registre d’avancement des travaux où seront mentionnés mensuellement tous
les faits importants ;
- un registre de contrôle journalier du personnel employé ;
- un registre d’extraction de stockage, de vente et d’expédition.
(2) Pour les titulaires d’autorisations et permis d’exploitation de carrière, seuls les trois
premiers documents prévus à l’alinéa 1 ci-dessus sont exigés.
(3) Les modèles des registres prévus aux trois derniers documents prévus à l’alinéa 1 ci-
dessus sont fournis par l’administration chargé des mines.
ARTICLE 151 –
ARTICLE 152 – Le titulaire met à jour et conserve toutes les données relatives au périmètre
contractuel. Ces données sont conservées au Cameroun et contiennent toutes informations
relatives :
47
ARTICLE 153 –
- les cartes géologiques et leurs interprétations peuvent être utilisées par l’Etat à tout
moment en vue de la mise à jour de la carte géologique nationale ;
- les informations statistiques annuelles peuvent être publiées par l’Etat, à condition de
ne pas divulguer les données issues des activités minières d’un titulaire ;
- l’Etat peut utiliser les documents visés à l’article 153 ci-dessus aux fins d’usage
exclusivement interne dès leur obtention sans aucune restriction.
coextensif avec la durée de la convention minière concernée, sauf accord mutuel entre le
Ministre chargé des mines et le titulaire.
ARTICLE 157 – Les agents chargés du contrôle technique visitent les carrières au cours de
leurs missions et vérifient la tenue des registres et des lettres de voiture. Ils dressent des
procès – verbaux de ces visites et donnent, le cas échéant, des instructions écrites aux
exploitants pour la conduite des travaux au point de vue de l’hygiène, de la sécurité ou de la
salubrité.
ARTICLE 158 – L’agent chargé du suivi et du contrôle qui reconnaît une cause de péril
imminent en visitant une exploitation minière ou de carrière, doit faire d’urgence, sous sa
responsabilité, des réquisitions aux responsables techniques de l’exploitation considérée
pour qu’il soit pourvu selon les dispositions qu’il juge convenables.
Dans ce cas, il rend compte de son action dans les quarante huit (48) heures qui suivent au
Préfet territorialement compétent et au Ministre chargé des mines.
ARTICLE 159 – Tout exploitant de substances de carrière est tenu d’envoyer au Ministre
chargé des mines, avant le 31 mars de chaque année, les renseignements suivants :
48
- les noms et raison sociale de l’exploitant ;
- la nature et la quantité des matériaux extraits. Cette quantité doit être conforme aux
statistiques annuelles des registres de production et des lettres de voiture ;
ARTICLE 160 –
(1) Le contrôle de la qualité de l’eau est assuré en cours d’exploitation une fois par
trimestre sous l’autorité du Ministre chargé des mines, à travers le laboratoire du
Ministère chargé des mines ou tout autre laboratoire agréé à cet effet par le Ministre
chargé des mines.
(2) Toutefois dans le cadre de autosurveillance l’exploitation, l’exploitant est tenu de faire
parvenir mensuellement à la Direction chargée des mines les résultats d’analyses
physico-chimiques et bactériologiques des eaux.
(3) En cas de besoin, le service chargé du contrôle peut prescrire à l’exploitant des
analyses supplémentaires.
TITRE XI
DES SANCTIONS
ARTICLE 161 – Sur rapport circonstancié du Délégué départemental chargé des mines
territorialement compétent adressé à son Délégué provincial, l’autorisation d’exploiter peut-
être retirée par l’autorité qui l’a délivrée pour l’un des motifs suivants :
lorsque l’une des conditions prévues par le présent décret n’est plus remplie et que
l’exploitant ne respecte pas dans le mois qui suit les prescriptions données par le
Délégué provincial chargé des mines ;
lorsqu’il y a cessation d’exploitation pour une durée de plus de douze (12) mois ou
lorsqu’il n’y pas eu démarrage des activités dans un délai de douze (12) mois à
compter de la date de notification de l’acte d’attribution et après une mise en
demeure restée sans suite, sauf cas de force majeure appréciée par l’Administration
chargée des mines ;
en cas de violation des usages professionnels constatée par les agents chargés du suivi
et du contrôle technique.
ARTICLE 162 – Toute infraction au présent décret est sanctionnée conformément aux
dispositions de la loi.
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TITRE XII
ARTICLE 163 –
(2) Les titulaires des titres miniers autres que ceux visés à l’alinéa 1 ci-dessus attribués
avant l’entrée en vigueur du présent décret sont tenus de s’y conformer dans un délai
de deux (2) ans à compter de la date de promulgation de la loi. Passé ce délai, les
titres non mis en conformité sont retirés de plein droit.
ARTICLE 164 – Les demandes d’autorisations d’exploitation des carrières en cours sont
instruites jusqu’à leur terme conformément aux dispositions antérieures et doivent aboutir
dans un délai de trois (3) mois après l’entrée en vigueur du présent décret. Passé ce délai,
elles seront instruites suivant les dispositions du présent décret.
ARTICLE 165 – Les modalités d’application des dispositions du présent décret seront, en
tant que de besoin, fixées par arrêtés du Ministre chargé des mines.
ARTICLE 166 – Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires, notamment
celles des décrets n°64/DF/163 du 26 mai 1964 fixant les conditions d’application de la loi
64/LF du 6 avril 1964 susvisées, n°74/372 du 19 avril 1974 fixant les conditions d’application
de la loi n° 73/16 du 7 décembre 1973 portant régime des eaux de source et des eaux
minérales, n°74/411 du 24 avril 1974 réglementant l’exploitation artisanale de l’or, n° 90/1477
du 9 novembre 1990 portant réglementation de l’exploitation des carrières, n°90/1478 du 9
novembre 1990 modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°81/277 du 17
juillet 1981 fixant les modalités d’acquisition de la taxe à l’extraction des produits de carrière
et n°96/337/PM du 30 ai 1996 réglementant l’exploitation artisanale et semi industrielle, la
collecte et la commercialisation des substances précieuses.
ARTICLE 167 – Les Ministres chargés des mines, de l’économie et des finances, de
l’environnement et des forêts, de l’urbanisme et de l’habitat sont chargés, chacun en ce qui
le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera enregistré, publié suivant la procédure
d’urgence puis inséré au Journal Officiel en français et en anglais./-
LE PREMIER MINISTRE,
CHEF DU GOUVERNEMENT,
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