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Distribution


Une distribution est la remise de produits de base aux bénéficiaires prévus,
de manière équitable et selon des rations, des critères de sélection et des
priorités spécifiés. La distribution est le processus au cours duquel le
contrôle du produit de base passe de l'organisation qui détient le stock au
bénéficiaire prévu.

Adapté de UNHCR, Commodity Distribution

L'objectif de chaque distribution est d'atténuer les conséquences d'une catastrophe


sur les personnes après ou pendant une crise en leur fournissant les moyens de
préserver leur santé et d'assurer leur bien-être, leur sécurité et leur dignité.

La distribution physique est la dernière étape d'un produit avant d'atteindre


l'utilisateur final, mais le processus dépend entièrement des activités précédentes. Il
peut s'agir de décider de ce qu'il faut acquérir et en quelle quantité, du transport, du
stockage et même de l'emballage. Il est essentiel de connaître le plus de détails
possible sur le fonctionnement d'une distribution donnée afin d'anticiper les
contraintes et les difficultés éventuelles ainsi que de mettre en place des mesures
correctives pour les atténuer.

Aux fins du présent guide, le terme « distribution » N'inclut PAS le processus


d'approvisionnement en produits de base ni le processus de transport, de stockage et
de manutention, bien que ceux-ci soient souvent liés d'une manière ou d'une autre au
processus de distribution. Ce guide fait référence à la distribution physique des
produits de base au point de remise final.

Termes courants en matière de distribution

Abréviation d'articles non alimentaires : tout article non alimentaire, outil, ustensile ou autre qui contribue à la santé
ANA
physique et/ou psychologique des populations.

Abréviation de personnes ayant des besoins spécifiques : les personnes susceptibles d'avoir des besoins particuliers sont
PSN notamment les personnes âgées, les jeunes enfants, les personnes à mobilité réduite ou les mères allaitantes, entre autres,
qui pourraient avoir besoin d'une autre assistance spéciale ou être exposés à des risques.

Ensemble d'articles utilisés dans un but particulier ou pour une activité particulière, généralement emballés et/ou distribués
Kit
ensemble.
Produit de
Terme appliqué aux produits alimentaires et articles non alimentaires donnés dans le cadre d'une distribution de masse.
base

HF Abréviation de « chef de famille », défini comme un membre du ménage qui le représente.

Unité sociale composée de personnes ayant des relations génétiques ou sociales entre elles, vivant sous l'autorité d'un chef
Ménage
ou d'un dirigeant sous le même toit, mangeant ensemble et partageant une base de ressources commune.

PLA Abréviation de « point de livraison avancé ».

IDP Abréviation de population déplacée à l'intérieur de son propre pays.

Principes

Bien que chaque distribution doive varier en fonction du contexte et des spécificités
locales, certains principes s'appliquent à toutes les distributions.

Toute distribution doit être juste, équitable, régulière et répondre aux principes
de redevabilité et de transparence. Les bénéficiaires doivent connaître les rations
auxquelles ils ont droit, la méthode de distribution et le calendrier de distribution.
Plus le système est transparent, moins il y a de possibilités d'abus conduisant à
des pratiques de distribution inéquitables. Les personnes chargées de la
distribution ont un devoir de redevabilité envers les bénéficiaires et les
donateurs.
Toutes les distributions impliquent une coordination, une logistique, un suivi et
l'établissement de rapports, réalisés par une série d'acteurs dont le
gouvernement, les organismes des Nations Unies, les ONG, les partenaires locaux
et les bénéficiaires. Une bonne gestion exige donc une répartition appropriée des
responsabilités entre les différents acteurs, l'autorité et le processus de décision
devant être clairement définis.
Une seule autorité de contrôle doit être responsable des questions stratégiques et
déterminer les priorités générales. Les mécanismes d'échange d'informations et
de coordination entre tous les acteurs doivent être bien planifiés. Des comités de
coordination composés de tous les principaux acteurs sont nécessaires tant au
niveau national pour la politique et la planification, que dans les zones
d'intervention majeures pour les décisions opérationnelles.
Il existe des éléments communs dans la mise en œuvre, qui comprennent
l'estimation du nombre de bénéficiaires, la sélection du type de bénéficiaires, le
type de documents des bénéficiaires, la détermination de l'organisation physique
de la distribution de denrées alimentaires ainsi que le suivi.
Les informations sur la population bénéficiaire sont essentielles pour la
conception d'un système de distribution. Aucune distribution ne peut commencer
sans une estimation de la taille de la population. La taille de la population
influence également le choix du destinataire et l'organisation physique de la
distribution, comme le nombre de points de distribution. La connaissance du
contexte sociopolitique est cruciale pour décider de qui gère la distribution ou de
qui doit être le destinataire de l'aide, et si l'enregistrement par les bénéficiaires
est approprié.
La participation des bénéficiaires doit être encouragée, ce qui peut prendre des
formes très diverses selon que la communauté gère l'ensemble du programme ou
certaines parties de celui-ci. Des comités sont souvent recommandés pour fournir
un forum de discussion ou d'information sur la distribution.
Les questions d'accès et de protection doivent être prises en considération à
chaque étape du processus de distribution, de la conception de l'intervention à la
remise effective aux bénéficiaires, des ressources et des moyens devant être
affectés à ces questions. Elles doivent faire partie de l'évaluation et des rapports.

Principes fondamentaux de la
distribution

Modalités de distribution
Lors de l'assistance à une population touchée par une catastrophe, la livraison de
biens matériels n'est pas la seule réponse possible. En fonction des besoins,
différentes modalités de transfert peuvent être utilisées :

En nature - Les bénéficiaires reçoivent les biens directement sous la forme de


produits finis tels que des kits et des rations.

Espèces/bons - Les bénéficiaires reçoivent une unité de valeur convertible qui peut
être utilisée pour acquérir les biens nécessaires.

Les interventions sous forme d'espèces/bons doivent tenir compte de critères propres
qui ne font pas l'objet du présent guide. Des informations sur les transferts monétaires
(CVA) peuvent être trouvées via le réseau Cash Learning Partnership (CaLP).

Méthodes de distribution
D'une manière générale, il existe trois méthodes différentes pour gérer la distribution,
et si chacune d'entre elles partage le même but ultime, elles ont des approches, des
modalités et des objectifs différents. Ce guide peut être utilisé par tous les acteurs
possibles participant à une distribution, mais il est supposé que la distribution sera
gérée par un organisme ou l'un de ses partenaires.

Distribution gérée par le gouvernement

Le gouvernement peut, à différents niveaux, être le destinataire et le distributeur des


biens, en utilisant ou en coordonnant les systèmes de distribution publics. Pour les
organismes responsables de la distribution, « il s'agit de recourir au maximum aux
organisations et aux structures existantes dans les localités touchées, en les adaptant
et en les redéployant si nécessaire » (PAM, 1991). L'intervention du gouvernement
implique fréquemment des mécanismes visant à assurer la stabilisation des prix, tels
que la vente de denrées alimentaires par des systèmes de distribution publics ou la
vente subventionnée d'ANA par des magasins à prix équitable. La vente de produits de
base peut être préférentielle ou faire l'objet d'une distribution gratuite à grande
échelle, généralement en faveur de groupes vulnérables sélectionnés via les écoles,
l'aide sociale, les dispensaires ou d'autres mécanismes de coordination courants.

L'étendue de la participation du gouvernement aux opérations de secours varie


considérablement d'une situation d'urgence à l'autre. Alors que dans certains pays,
l'intervention d'urgence peut être entièrement entre les mains du gouvernement,
d'autres gouvernements dont les capacités sont moindres peuvent moins y participer,
voire pas du tout.

Distribution gérée par la communauté

Diverses méthodes de distribution ont été qualifiées de « distribution gérée par la


communauté ». Dans certains cas de distribution gérée par la communauté, tous les
aspects du processus de distribution sont gérés par la communauté, alors que dans
d'autres, la communauté ne gère qu'une partie du programme.

Dans les programmes entièrement gérés par la communauté, les chefs


traditionnels enregistrent les bénéficiaires et distribuent les articles aux familles
en fonction de leur perception des besoins.
Dans les programmes partiellement gérés par la communauté, les représentants
de la communauté gèrent un aspect du programme ou participent à travers des
comités. Par exemple, un organisme peut enregistrer les bénéficiaires et assurer
le suivi, tandis que la communauté distribue. Ou alors ce sont les représentants
de la communauté qui enregistrent les bénéficiaires et c'est un organisme d'aide
qui distribue. Dans les deux cas, les comités peuvent participer à la planification
et au suivi de la distribution.
Distribution gérée par un organisme

Un processus de distribution géré par un organisme implique la distribution de produits


de base directement aux familles ou aux personnes par un organisme ou une
organisation partenaire de confiance. La distribution gérée par un organisme nécessite
l'enregistrement des familles bénéficiaires, parfois limité à des listes de bénéficiaires,
mais souvent lié à la délivrance de cartes de ration. Un membre de la famille peut être
amené à présenter une carte de ration, une pièce d'identité ou toute autre forme
d'information biométrique pour retirer l'article distribué. L'article est généralement
mesuré, pesé ou compté par le personnel de l'organisme afin de correspondre au plan
de droits et de distribution.

De nombreuses variantes des systèmes de distribution gérés par un organisme sont


possibles. Si aucun enregistrement n'est possible, il faudra peut-être faire un
compromis entre ce qui est idéal et ce qui est possible.

Types de distribution
Le contexte de chaque distribution éclaire les décisions sur les types de distribution
qui permettent le mieux d'atteindre les objectifs souhaités. Les facteurs contextuels
comprennent les facteurs géographiques et culturels, le type d'urgence, les
vulnérabilités présentes dans la population et la nature des articles distribués.

Les installations de distribution mobiles sont généralement montées à partir de véhicules


afin d'apporter une aide dans des endroits multiples ou des zones sans emplacement
Distribution mobile permanent.

Exemple : espaces ouverts délimités par des cordes, camions.


Par installation

Sites de distribution permanents ou semi-permanents sur lesquels l'infrastructure de base


est disponible pour les distributions.
Distribution fixe

Exemples : unités administratives de soutien (MSU), centres communautaires.

La même population reçoit plusieurs fois par le même ensemble de produits de base dans
Distribution une période bien définie.
récurrente
Exemple : distribution de denrées alimentaires.
Par type de
produit de base
Un groupe de personnes ou un site reçoit une fois un type spécifique de fournitures dans le
cadre de la distribution.
Distribution unique

Exemples : ANA, vaccination.

Dans certains lieux géographiques, toutes les populations d'un groupe spécifique reçoivent
Distribution des fournitures.
Par population
générale
Exemple : tous les enfants en âge scolaire reçoivent des fournitures scolaires.
Les bénéficiaires sont
sélectionnés selon
des critères
spécifiques,
généralement basés
sur la vulnérabilité et
Distribution les besoins.
conditionnelle
Exemples : les
familles de trois
enfants ou plus
reçoivent une
moustiquaire
supplémentaire.

Systèmes de distribution
Les systèmes de distribution peuvent être classés en fonction des personnes
auxquelles les produits de base sont remis. Il existe trois grandes catégories de
systèmes de distribution.

Dirigeants communautaires

Les produits de base sont donnés en gros au représentant d'un groupe de bénéficiaires qui les
Description du système
répartit ensuite entre les membres du groupe.

Premiers jours d'une situation d'urgence.


Type de situation dans laquelle Afflux massif de réfugiés.
ces systèmes ont été utilisés Pas d'enregistrement formel.
Populations importantes.

- Le personnel nécessaire est limité.

- Structures d'encadrement communautaire déjà en place. Les bénéficiaires eux-mêmes peuvent


intervenir pour surveiller le processus de distribution.

Avantages - Peut être utilisé dans les premières phases d'un vaste afflux, lorsque l'espace disponible pour la
distribution est limité.

- Peut être mis en œuvre sans enregistrement ni carte de ration.

- La distribution est relativement rapide à mettre en place.


- Il est facile pour les dirigeants communautaires et/ou les « plus puissants » d'abuser de leur
position et de discriminer des parties de la population.

- Il peut y avoir de nombreux niveaux de redistribution, des dirigeants à de nombreuses couches


de « sous-dirigeants », avant que l'aide n'atteigne chaque ménage.

- La distribution peut ne pas être égale. Sur la base des normes propres aux communautés,
certains groupes ou personnes (non exposés à des risques) peuvent recevoir plus que d'autres.
Inconvénients
- Il peut être difficile pour les personnes les plus exposées à des risques de recevoir des portions
appropriées.

- Manque de contrôle sur les chiffres des bénéficiaires.

- Difficulté du suivi de la distribution.

- Si les femmes ne sont pas correctement représentées dans l'encadrement, elles peuvent
rencontrer des difficultés d'accès.

- Bonne compréhension de la dynamique sociale et culturelle.

- Vérifications ponctuelles et suivi pour assurer que la distribution est équitable.


Conditions préalables au succès
- Système d'information solide.

- Mécanisme de dépôt de plaintes efficace.

Groupe de chefs de famille

Tous les produits de base destinés au groupe de familles sont remis à un représentant du groupe.
Description du système Les produits de base sont ensuite immédiatement redistribués à chaque chef de famille par les
représentants.

Lorsque les personnes sont sédentaires.


Lorsque l'enregistrement est fait et que des cartes de ration sont disponibles.
Type de situation dans laquelle
Groupes homogènes.
ces systèmes ont été utilisés
Peut être utilisé dans des camps comprenant des populations nombreuses ou peu
nombreuses.

- Favorise l'interaction sociale au sein de la communauté des réfugiés et améliore l'adaptation


sociale à la nouvelle situation et au nouvel environnement.

- Influence sur la sélection des dirigeants ou introduction de nouvelles structures d'encadrement


communautaire, garantie de la représentation des femmes, etc.

- Partage la responsabilité de la distribution avec les bénéficiaires.


Avantages
- Les bénéficiaires eux-mêmes interviennent pour surveiller le processus de distribution.

- Nécessite un petit nombre d'agents de distribution.

- Mise en œuvre rapide.

- Les problèmes de sécurité liés au maintien de l'ordre sont limités par la présence des
représentants des groupes familiaux.
- Nécessite un enregistrement et une administration importante pour organiser les groupes
familiaux.

- Une vaste campagne d'information est nécessaire.

- Convient le mieux à un groupe homogène de bénéficiaires.


Inconvénients
- Nécessite des chiffres de population fiables et vérifiés.

- Des abus de la part des représentants des groupes familiaux peuvent se produire.

- Le suivi de la redistribution finale au sein des groupes est nécessaire lorsque celle-ci a lieu en
dehors du site de distribution de l'organisme.

- Les chefs de groupe doivent être choisis par la communauté.

- Vérifications ponctuelles et suivi pour assurer que la distribution est équitable.


Conditions préalables au succès
- Système d'information solide.

- Mécanisme(s) de dépôt de plaintes efficace(s).

Chef de chaque famille

Description du système Les produits de base sont remis directement à chaque chef de famille.

Population sédentaire.
Type de situation dans laquelle ces
Population enregistrée.
systèmes ont été utilisés
Bénéficiaires vivant dans des camps, des colonies ou intégrés dans la population locale.

- Garde le contrôle de l'ensemble du processus de livraison jusqu'au niveau de la famille. Cela


peut être crucial dans les situations où les structures communautaires sont inadéquates.

- Permet de cibler les groupes exposés à des risques.

Avantages - Transparence.

- Les produits de base parviennent directement aux bénéficiaires.

- Il est facile de vérifier que les ménages dirigés par des femmes et les familles vulnérables
bénéficient d'un accès approprié.

- Besoin de beaucoup de personnel.

- Nécessite une grande quantité d'infrastructures.

- Nécessite un enregistrement et une administration importante.

- Décharge les bénéficiaires eux-mêmes de la majeure partie de la responsabilité de la


Inconvénients distribution.

- Il peut être difficile pour les bénéficiaires eux-mêmes d'intervenir pour surveiller le processus
de distribution.

- Non applicable dans les premières phases d'une situation d'urgence.

- La distribution pourrait s'avérer difficile à surveiller.

- Cartes d'inscription et de droits.


Conditions préalables au succès
- Mécanisme(s) de dépôt de plaintes efficace(s).

Adapté de UNHCR Commodity Distribution Guide


Les organismes distributeurs doivent toujours veiller à ce que les personnes qui ne
disposent pas des structures familiales traditionnelles (telles que les mineurs non
accompagnés, les personnes âgées sans soutien ou les personnes handicapées)
reçoivent également une assistance, et doivent mettre en place un système de
distribution qui puisse en tenir compte. Il peut s'agir de regrouper les personnes
vulnérables dans des « ménages » en vue de la réception de l'aide.

Planification de la distribution

Ce guide n'a pas pour but d'aborder le ciblage ou les décisions concernant ce qui doit
être distribué à qui et d'autres questions clés ; des équipes techniques spécialisées
dans la sécurité alimentaire, l'eau, l'assainissement et l'hygiène (WASH), l'éducation,
les abris ou d'autres secteurs devraient apporter une meilleure contribution pour ces
besoins. Cependant, en raison des multiples activités nécessaires pour distribuer les
produits de base en temps voulu, il est recommandé d'associer le personnel chargé de
la logistique au processus de planification et de prise de décision. Cela permet de
s'assurer que ce qui est décidé est réalisable et que le plan décidé a du sens par
rapport aux autres plans logistiques.

La distribution doit avoir lieu une fois que des preuves claires attestent du plan de
distribution. Malheureusement, il n'est parfois pas possible d'attendre que des
évaluations complètes soient effectuées, comme dans la première phase d'une
situation d'urgence. Dans ces contextes, les distributions peuvent commencer sans
bonne planification afin de sauver des vies et/ou d'alléger les souffrances, mais il est
vivement conseillé de procéder à une certaine forme de vérification pour s'assurer que
les bénéficiaires déterminés ont un besoin légitime. Une évaluation en bonne et due
forme doit toujours être réalisée dès que possible, mais les distributions peuvent
éventuellement commencer sans évaluation si les planificateurs modifient
progressivement leur contenu et leur systématisation pour s'aligner sur les nouvelles
preuves et informations contextuelles.

Chiffres
Il est fondamental de savoir combien de personnes sont touchées par une catastrophe
pour planifier une distribution, mais il n'est pas toujours facile d'établir un chiffre fiable
des personnes dans le besoin : de larges divergences peuvent apparaître entre les
chiffres donnés par les autorités, les organismes des Nations Unies ou les
représentants de la population, et ces chiffres peuvent subir de profondes
modifications au fil du temps. Lors d'une catastrophe naturelle majeure, le nombre de
bénéficiaires définis peut changer d'heure en heure ; et avec le temps, les chiffres
issus de l'enregistrement initial deviennent peu fiables en raison des naissances, des
décès et des mouvements de population. Les incertitudes quant aux chiffres sont une
constante, mais il est essentiel que tous les partenaires et acteurs clés comprennent
que le nombre exact de personnes ayant besoin d'aide ne sera pas toujours connu. Au
fur et à mesure que le programme se développera et que davantage d'informations
seront disponibles, les hypothèses changeront et les distributions correspondront plus
étroitement aux besoins vérifiés.

Une certaine forme d'enregistrement est nécessaire pour toutes les distributions, mais
le type d'enregistrement peut varier de la simple estimation du nombre total de
bénéficiaires à la collecte d'informations détaillées sur chaque famille et/ou personne.
La méthode d'enregistrement utilisée est étroitement liée au système de distribution
adopté, et les communautés elles-mêmes ou des organismes externes peuvent
enregistrer les bénéficiaires potentiels d'un programme. Dans la plupart des
programmes, la liste initiale des bénéficiaires est élaborée avec l'aide des dirigeants
communautaires ou par des fonctionnaires du gouvernement. L'enregistrement est un
exercice continu, qui nécessite une vérification régulière par le contrôle des données
d'enregistrement, ainsi que des comparaisons avec d'autres estimations de la
population.

Plan de distribution
Un plan de distribution doit tenir compte des intérêts des bénéficiaires, des contraintes
de sécurité et de logistique, de la forme et de la fréquence des distributions prévues,
du nombre de personnes qui recevront les distributions et des ressources disponibles.

Si cela est sûr, possible d'un point de vue logistique et approprié pour la population, la
distribution de tous les articles en une seule fois ou au cours d'une seule journée limite
les coûts et le travail pour l'organisme distributeur. Des distributions uniques
constituent également une solution plus pratique pour les bénéficiaires qui doivent
parcourir de longues distances afin d'atteindre les sites de distribution.

Dans d'autres contextes, une approche par étapes peut être plus appropriée, la
distribution se faisant sur plusieurs jours, ou même différentes distributions séparées
par plusieurs jours. Une livraison par étapes peut être due à :

Un espace de distribution consacré à d'autres activités.


Des retards ou des insuffisances dans l'approvisionnement des articles distribués.
Des fêtes nationales ou religieuses.
L'insécurité.
Des accords préalables avec les populations bénéficiaires.

Une approche par étapes peut toujours répondre aux besoins les plus urgents d'une
population, et l'accent peut être mis sur les groupes prioritaires exposés à des risques
importants. Une deuxième série de distribution peut alors suivre en conséquence,
voire davantage.

Un calendrier de distribution doit être conçu avec soin. Il doit comprendre un


programme clair des heures de travail et établir un objectif de distribution réaliste. Le
calendrier doit être communiqué aux référents pour la logistique en vue de
l'entreposage et du transport, afin d'assurer que les produits de base peuvent être
préparés et livrés comme prévu.

Une bonne façon de planifier le mouvement d'approvisionnement d'une distribution


est de reporter le temps nécessaire à la préparation sur la base d'un jour de
distribution prévu.

Combien de jours pour la préparation et la Quel est le temps de transport entre Combien de temps faut-il pour se
livraison des fournitures sur le site de l'entrepôt principal et le site de procurer l'article ? Est-il disponible sur
distribution ? terrain ? le marché ?

Si une distribution est prévue le jour J, la logistique doit déclencher la réception :

​D – (2 jours) – (5 jours) – (15 jours) = 22 jours à l'avance

Le pragmatisme est essentiel, mais des problèmes peuvent survenir lorsque les
principes techniques initiaux sont oubliés.
Principaux types de produits de base
en nature

En raison des différents traitements et soins requis, il est courant de parler de deux
catégories principales de produits de base distribués.

Denrées alimentaires - Produits périssables destinés à la consommation


humaine : le plus souvent de la nourriture.
Articles non alimentaires (ANA) - Articles dont la population concernée a
besoin pour maintenir sa santé et son bien-être.

Denrées alimentaires
Les produits de base alimentaires font partie des produits les plus couramment
distribués dans des contextes d'urgence. Non seulement les denrées alimentaires sont
universellement nécessaires, mais leur consommation est constante et cyclique. Les
organismes responsables de la distribution de denrées alimentaires doivent élaborer
un plan de distribution fondé sur les types et les quantités de nourriture à distribuer.

Réemballage

Les denrées alimentaires sont souvent manutentionnées dans des unités


volumineuses, sous la forme de grands sacs de céréales pesant jusqu'à
50 kilogrammes, d'huile contenue dans des bidons en plastique ou en métal, ou
parfois de compléments alimentaires dans des contenants plus petits. Les denrées
alimentaires peuvent également être distribuées fraîches, comme des légumes
entiers, en fonction des exigences du programme.

En raison de la nature surdimensionnée de certaines unités de manutention des


denrées alimentaires, l'emballage est souvent fractionné et les denrées alimentaires
triées manuellement et distribuées en portions plus petites. Les céréales des grands
sacs peuvent être pesées ou mesurées proportionnellement et réemballées dans des
sacs plus petits correspondant aux objectifs du programme, tandis que l'huile peut
être remise directement dans les bidons ou éventuellement distribuée en plus petites
quantités. Théorie du réemballage :

Personne ne recevra un volume ou un poids excessif.


Les rations alimentaires seront distribuées de manière égale parmi les
populations bénéficiaires.
Les conditions de stockage limitées au domicile/sur le lieu de résidence des
bénéficiaires peuvent empêcher le stockage de grands volumes de marchandises
périssables.

Le réemballage de produits alimentaires nécessite :

La planification préalable de la taille du nouveau colis pour répondre aux


exigences du programme.
La recherche et la détermination de contenants et de matériaux appropriés pour
le réemballage.
Une stratégie pour le réemballage des articles avant qu'ils ne parviennent au
bénéficiaire.

Les articles réemballés doivent être placés dans de nouveaux contenants qui sont
hygiéniques, suffisamment robustes pour résister au transport, exempts de trous et/ou
empêchant tout déversement, et fabriqués dans des matériaux de qualité alimentaire.
Il n'est pas nécessaire d'étiqueter spécifiquement les articles réemballés, mais des
contenants clairement marqués peuvent faciliter la distribution. Les étiquettes doivent
être clairement lisibles et rédigées au moins dans la langue de la population
bénéficiaire.

En raison de la taille de la plupart des unités de manutention des denrées


alimentaires, il est en général plus facile d'apporter directement les grands
contenants/sacs de céréales ou bidons d'huile sur un site de distribution et de
procéder au réemballage juste avant la distribution. Pour empêcher que la distribution
ne soit ralentie, les personnes chargées du réemballage des denrées alimentaires
doivent :

Savoir exactement quelles sont les exigences en matière d'emballage.


Disposer de tous les outils nécessaires pour effectuer le travail (balances, gants
pour la manipulation hygiénique des denrées alimentaires, matériaux
d'emballage).
Être en nombre suffisant pour éviter les retards dans la livraison des denrées
alimentaires réemballées.

En fonction du contexte, certains organismes peuvent souhaiter réemballer les rations


avant de les transporter vers les sites de distribution, ce qui peut fonctionner pour les
petites distributions ou les distributions planifiées longtemps à l'avance. Les
organismes peuvent également souhaiter établir des exigences de réemballage
directement dans les contrats avec leurs fournisseurs afin que les articles arrivent déjà
avec l'emballage approprié sur le site de distribution.

Produits alimentaires à demande dépendante

Les produits alimentaires distribués sont souvent à demande dépendante, ce qui


signifie qu'ils sont associés à d'autres types de produits alimentaires afin de répondre
à l'ensemble des besoins nutritionnels de la population bénéficiaire. Si les produits
doivent être distribués ensemble de manière complémentaire, un retard dans la
disponibilité ou le réemballage correct d'un produit peut entraîner un retard dans
l'ensemble du processus. Les planificateurs de la distribution doivent tenir compte de
tous les produits alimentaires dont la demande est dépendante, en s'assurant que tous
les produits seront prêts au moment et à l'endroit de la distribution dans les quantités
requises par le programme.

Si un ou plusieurs produits ne sont pas prêts ou ne sont pas disponibles à un moment


donné, soit la distribution entière doit être reportée, soit les produits retardés doivent
être retirés de la distribution entière pour être distribués ultérieurement. Les retards
ou omissions doivent être évités si possible. La mise en place d'une distribution
secondaire double les exigences logistiques, tandis que le report de la distribution
peut avoir une incidence directe sur la santé de la population et/ou provoquer de
graves incidents de sécurité. Si des produits manquent ou sont retardés à un moment
ou à un autre, il faut en informer rapidement et régulièrement la communauté par tous
les moyens disponibles afin d'éviter toute confusion ou colère le jour de la distribution.

Toutes les décisions relatives à la taille des portions doivent être éclairées par l'expert
sectoriel de chaque organisme. Il n'appartient pas à l'équipe chargée de la logistique
de déterminer les portions que les membres d'une communauté bénéficiaire
recevront. Voici un guide général sur les tailles de ration recommandées par différents
organismes :

Grammes de produit de base/personne/jour UNICEF MSF PAM HCR Oxfam CICR

Céréales 350-400 400 400 (450) 400 (450) 350-400 433

Légumineuses 50 60 20 60 50-100 133

Huile 20-40 25 25 25 20-40 50

Aliments composés 100 30

Sucre 15 20 15
Grammes de produit de base/personne/jour UNICEF MSF PAM HCR Oxfam CICR

Sel 5 5 5

kcal 1 600-1 970 2 260 1 930 (2 100) 1 930 (2 100) 1 510-2 360 2 450

Articles non alimentaires


Les articles non alimentaires (ANA) occupent un large sous-ensemble des biens de
secours d'urgence et comprennent tout bien essentiel pour protéger les bénéficiaires
des conditions climatiques, préserver leur santé, leur intimité et leur dignité. Les
articles non alimentaires sont étroitement liés à tous les secteurs : les secteurs des
denrées alimentaires, des abris, de l'eau et de l'hygiène, de la santé et même de
l'éducation peuvent être soutenus par des ANA.

Il est impossible de dresser une liste exhaustive des ANA, car leur nature dépend du
contexte, des saisons, du type de besoins, de la culture de la population concernée et
d'autres facteurs. Une liste caractéristique d'ANA pourrait comprendre les éléments
suivants :

Abris prêts à l'emploi (tentes)


Abri
Matériel pour construire un abri (par exemple bâche en plastique, corde)
Matériel pour réhabiliter les abris existants (par exemple scie, clous, marteau)
Kit de nettoyage (matériel pour nettoyer les abris existants)

Moustiquaires
Linge de lit et couverture
Équipement de literie
Tapis ou matelas
Lits

Poêle de cuisine
Bidon pour transporter/stocker l'eau
Casseroles
Ustensiles de cuisine
Assiettes et couverts
Verres et tasses
Bassine en plastique

Savon et shampoing
Brosse à dents et dentifrice
Serviette de toilette
Savon pour la lessive
Rasoir et crème à raser
Matériel d'hygiène
Peigne, brosse
Serviettes hygiéniques et couches pour bébés
Papier hygiénique
Récipient de nettoyage anal (dans les pays où le papier hygiénique n'est pas utilisé)
Toilettes pour enfants
Gants
Bonnets
Vêtements Écharpes
Chaussures
Manteaux

Poêle de chauffage
Équipement de chauffage et d'éclairage Combustible
Lampe à huile

Adapté de Pocket guide NFI Distribution, MSF

Le processus global de distribution des ANA varie considérablement en fonction du


besoin, du contexte et du type d'ANA. Tout comme pour la distribution de denrées
alimentaires :

Les ANA peuvent être distribués par paire ou par groupe d'articles dont la
demande est dépendante, et il faut tout faire pour assurer que les groupes d'ANA
sont distribués en même temps.
Les ANA doivent être d'une taille et en quantité raisonnables pour que les
bénéficiaires puissent les manipuler et les transporter en toute sécurité.
Les ANA doivent être culturellement acceptables et ne doivent en aucun cas
augmenter les risques en matière de protection pour les destinataires.

Certains articles non alimentaires, comme les bâches en plastique, peuvent être livrés
dans des emballages trop grands. Si les ANA sont réemballés ou fractionnés en unités
plus petites, les organismes distributeurs doivent s'organiser en conséquence. En
raison du processus de réemballage des ANA, qui demande un certain travail, et de la
nature durable des ANA, la plupart des organismes peuvent souhaiter réemballer les
ANA avant de les transporter vers les sites de distribution. Les ANA sont généralement
distribués selon les lignes du programme, ce qui signifie que les tailles spécifiques sont
connues longtemps à l'avance. Les organismes peuvent souhaiter procéder à un
réemballage à grande échelle en une seule fois et conserver des unités plus petites en
stock pour faciliter la planification future.

Kits

Les organismes peuvent souhaiter combiner plusieurs ANA différents en un colis


consolidé ou un ensemble de colis pour permettre une distribution facile et rapide de
plusieurs articles couvrant une variété de besoins des bénéficiaires selon des lignes
prédéterminées, par un processus connu sous le nom de « mise en kit ». Pour faciliter
les activités de prévision et de remise finale (entre autres dans le processus de chaîne
d'approvisionnement), les articles qui font l'objet d'une distribution de masse se
présentent en général sous la forme de kits, par exemple :
Kit d'abris pour 100 familles (matériel permettant de construire 100 abris pour
100 familles)
Kit de cuisine (ustensiles de cuisine pour une famille)
Kit d'hygiène (produits d'hygiène pour une famille pendant un mois)

En fonction du calendrier, du type d'urgence ou des capacités logistiques sur le terrain,


les kits peuvent être constitués selon deux stratégies différentes :

Kits
constitués Description Avantages Inconvénients
comme…

- Kits d'intervention rapide : - Pas toujours adaptés aux


coutumes locales. Les personnes
Prêts à l'emploi, aucune
Soigneusement conçus et préparés à l'avance, les peuvent se retrouver avec du
composition nécessaire
kits standard sont généralement élaborés sur la matériel qu'elles ne savent pas
Prépositionnés (au
base de l'expérience passée. Une certaine utiliser, il n'y a donc aucune raison
Kits niveau local, régional ou
quantité de ces kits est parfois disponible dans les de distribuer ces articles.
standard international)
grands stocks d'urgence prépositionnés et,
- Certains articles peuvent s'avérer
occasionnellement, d'importants fournisseurs - Garantie de qualité : les
culturellement inappropriés.
internationaux d'ANA vendent des kits articles ont été soumis à une
préfabriqués. procédure stricte comprenant - Certains articles ne sont pas
une étude de marché, un appel essentiels, alors les personnes les
d'offres. vendront sur le marché local.

- Hautement personnalisables
- Processus chronophage :
en matière d'articles inclus,
recherche de fournisseurs pour les
d'emballage et d'étiquetage.
divers articles (étude de marché,
Fabrication locale : les organismes doivent
- Plus économiques : coûts de appel d'offres), composition des kits.
Kits repérer les fournisseurs locaux appropriés,
transport limités ou nuls.
composés composer et emballer les kits selon les besoins. - Aucune garantie de qualité.
localement Le principal avantage est que ces kits peuvent - Adaptés aux coutumes
mieux répondre aux besoins de la population en - Aucune garantie
locales.
tenant compte des exigences actuelles et des d'approvisionnement rapide en cas
habitudes culturelles. - Les bénéficiaires sont plus d'urgence.
susceptibles d'être habitués aux
- Il n'est souvent pas possible de
produits de la composante de
trouver tous les articles localement.
base.

Adapté de Pocket guide NFI Distribution, MSF

Parfois, certaines circonstances font qu'il est nécessaire de distribuer des articles en
plus des kits. Cela peut être fait :

Pour répondre à un besoin urgent avant que les kits ne soient disponibles (par
exemple couvertures dans un pays froid).
Pour répondre à un besoin spécifique (par exemple moustiquaires pendant une
épidémie de malaria, savon pendant une épidémie de choléra).
Pour répondre aux besoins de groupes vulnérables (personnes handicapées,
personnes âgées).
Pour compléter la distribution d'un kit standard.
Les kits et les ANA sont souvent liés à la stratégie centrale de prépositionnement
d'urgence utilisée par les organismes d'aide. Les kits et les ANA plus petits peuvent
être élaborés en conjonction avec un plan d'approvisionnement. Dans l'idéal, les
fournisseurs seront en mesure de mettre en kit les articles avant même qu'ils
n'arrivent à l'entrepôt ou sur le site de distribution d'une organisation, mais l'opération
peut être réalisée en tout ou partie avant l'arrivée, ce qui facilite le processus global
de chaîne d'approvisionnement.

Si les fournisseurs ne veulent ou ne peuvent pas répondre aux exigences de la mise en


kit, celle-ci devra être exécutée dans les locaux de l'organisation ou de ses
partenaires. Le fait qu'une organisation réalise sa propre mise en kit peut prendre
beaucoup de temps et exiger une attention particulière aux détails. La mise en kit doit
être formalisée bien avant la distribution, mais pas assez pour que les articles
contenus dans le kit puissent se périmer. Les organisations doivent également prendre
en considération leurs propres capacités de stockage : seront-elles en mesure de
stocker en toute sécurité des kits correspondant aux besoins de distribution ? À quel
moment stockent-elles trop de kits ?

Tout kit ou article réemballé doit être transporté et emballé dans un suremballage
durable capable de résister non seulement au déplacement dans un entrepôt ou au
transport vers un site de distribution, mais aussi au transport de retour au domicile du
destinataire, et même éventuellement de durer des semaines ou plus à l'intérieur du
lieu de résidence du bénéficiaire. Le suremballage doit pouvoir résister aux déchirures,
voire aux dégâts causés par l'eau. Les solutions peuvent consister à emballer les kits
dans :

Des boîtes en carton durables.


Des sacs en plastique ou en jute tissé.
D'autres articles durables distribués. Exemple : les articles peuvent être emballés
dans des seaux standard de type « Oxfam » qui ne sont pas seulement des boîtes
de transport durables, mais font aussi partie du kit lui-même.

Avant la distribution

Dans les jours précédant la distribution, les organisations d'exécution doivent réfléchir
à la manière dont elles vont mettre en place et gérer la distribution de façon efficace,
efficiente, sûre et respectueuse des besoins des bénéficiaires.

Approche
Les décisions prises relatives à l'approche de distribution doivent prendre en
considération les informations fournies par les évaluations sur les besoins et la taille
de la population bénéficiaire, notamment les types de bénéficiaires à satisfaire, le
nombre de bénéficiaires à satisfaire, les structures de coordination et d'encadrement
communautaire existantes, le niveau d'alphabétisation de la population ainsi que les
situations de sécurité et d'accès dans la zone.

Deux questions se posent lorsqu'il s'agit de décider du système à mettre en œuvre :

Quelle part de responsabilité est-il approprié/efficace/pertinent d'accorder aux


bénéficiaires eux-mêmes ?
Quel type de ressources (c'est-à-dire temps, espace, personnel, ressources
financières) sont disponibles pour mettre en place et faire fonctionner le
système ?

L'accès est un autre aspect essentiel à prendre en compte lors du choix de l'approche
et de la mise en place d'un système de distribution fiable.

L'accès comprend toute une série d'aspects, notamment la manière dont les
personnes sont informées de la distribution, comment elles se rendront sur le site de
distribution, comment elles transporteront l'aide jusqu'à leur domicile, si elles se
sentiront en sécurité pour se rendre et se déplacer sur le site, et si elles savent
comment utiliser l'aide fournie. La diffusion des informations est un élément primordial
pour garantir l'accès. Les bénéficiaires doivent être informés en permanence et
directement, et pas seulement par l'intermédiaire des dirigeants communautaires, sur
le processus de distribution et leurs droits en qualité de destinataires de l'aide
humanitaire.
Les sites doivent également être établis de manière à limiter le nombre de personnes
participant à une distribution à un moment donné, car cela peut constituer un élément
critique pour le maintien de l'ordre et la garantie d'un accès équitable à l'aide
humanitaire. Une façon d'éviter les grandes foules consiste à convoquer différentes
communautés à des jours différents, une autre façon étant de créer plusieurs points de
distribution à gérer simultanément. La décision d'une organisation sur la manière
d'organiser une distribution doit être fondée sur une variété de facteurs, comme
détaillé ci-dessous :

Peu de points de distribution Nombreux points de distribution

Moins de problèmes de maintien de l'ordre.


Besoin de moins de personnel.
Accès plus facile pour les femmes.
Moins d'infrastructures, de sites, de structures
Trajets plus courts pour rentrer au domicile.
Avantages de distribution, de routes.
Les bénéficiaires peuvent voir le déroulement de la
Moins de transport nécessaire pour la
distribution.
distribution.
Dispositions spéciales plus faciles.

Trajets plus longs vers les foyers.


Problèmes potentiels dus à la foule.
Il faut davantage de personnel et de transport.
Difficile pour les bénéficiaires de voir la
Inconvénients Il faut davantage de structures, de routes, de points
distribution.
d'accès, de sites dégagés pour la distribution.
Accès difficile pour les groupes les plus
fragiles.

Source : HCR

Emplacement

Toute une série de facteurs détermine l'emplacement et le nombre de centres de


distribution. Il s'agit notamment du nombre de réfugiés et de leur nombre sur chaque
site, de leur emplacement et de la distance entre chaque site, ainsi que de la
disponibilité et de la localisation de ressources telles que les sites de stockage.

En règle générale, il est préférable que les points de distribution soient aussi proches
que possible des bénéficiaires. Pour les populations dispersées, les bénéficiaires ne
devraient pas avoir à parcourir plus de cinq kilomètres à la fois, mais le terrain, les
conditions et l'insécurité peuvent exiger que les points de distribution soient établis à
moins de 5 km. S'il n'est pas possible de situer le centre à distance de marche, des
dispositions doivent être prises pour transporter les réfugiés vers et depuis le centre.
Lors de la sélection des points de distribution, les facteurs affectant l'accès physique
des personnes vulnérables doivent être pris en considération, comme la sécurité
physique des femmes qui peuvent être menacées, si les bénéficiaires doivent passer
près d'un camp militaire/de police, la capacité des personnes handicapées à parcourir
de longues distances, l'impossibilité de se déplacer dans l'obscurité. Les tensions
locales entre les groupes ethniques ou religieux doivent également être prises en
compte lors de la détermination des groupes qui recevront l'aide aux différents
endroits.

L'emplacement sélectionné doit remplir certaines conditions pour faciliter la mise en


place correcte de la distribution. Les sites de distribution :

Doivent être accessibles aux camions ou autres véhicules utilisés pour le


transport des articles distribués.
Ne doivent pas être trop exposés au vent ou au soleil.
Doivent autant que possible être à l'abri des insectes et autres vecteurs de
maladies.
Ne doivent pas être exposés au risque d'inondation.
Doivent être faciles à sécuriser et à évacuer en cas de besoin.
Doivent être signalés clairement dans la langue appropriée.
Doivent être exempts de détritus ou d'autres éléments nuisibles.

Dans l'idéal, les points de distribution devraient être situés loin des zones très
fréquentées telles que les marchés ou les hôpitaux, dans des endroits fermés comme
les cours d'école, qui permettent à l'équipe de distribution de contrôler les entrées et
les sorties ainsi que d'éviter une trop forte affluence. Les équipes de distribution
peuvent également créer leurs propres sites fermés à l'aide de piquets et de cordes ou
d'autres matériaux locaux. Dans ce cas, les organismes d'aide peuvent être amenés à
investir dans du personnel supplémentaire chargé du contrôle des foules pour assurer
l'ordre sur le site. Les points de distribution ne doivent jamais se trouver à proximité
de casernes ou d'installations militaires, ni dans des endroits qui obligent les
bénéficiaires à se rendre dans des zones fortement militarisées ou à les traverser.

Organisation des sites de distribution

Les sites de distribution doivent être conçus de sorte que les distributions et la collecte
des produits de base puissent être effectuées en toute sécurité, efficacement et de
manière ordonnée. Le HCR recommande au moins un site de distribution pour
20 000 personnes et deux agents de distribution pour 1 000 bénéficiaires, sans
compter les surveillants ou le personnel de sécurité.

En général, les sites de distribution doivent être :

Suffisamment sécurisés pour que les articles ne soient pas volés ou détournés.
Proches de points d'eau et comprendre des latrines séparées pour les hommes et
les femmes.
Suffisamment grands pour permettre le stockage des produits de base sur place
et pour abriter la file d'attente en cas de retard ou de pluie.
Proches des installations de repos destinées aux agents de distribution.
Aménagés près de végétaux ou d'arbres qui dispensent de l'ombre et servent de
brise-vent.
Munis de chaises ou de bancs pour les personnes qui ne peuvent pas faire la
queue debout.
Sûrs pour les femmes et les enfants.

Aménagement du site

Les éléments de l'aménagement d'un site de distribution dépendent de facteurs tels


que le terrain disponible, les prévisions météorologiques pour le jour de la distribution,
le système de distribution, la taille de la population concernée, les structures
permanentes disponibles. Chaque site de distribution doit posséder :

Des points d'entrée et de sortie distincts.


Une zone d'attente (un endroit dans lequel les personnes peuvent attendre avant
d'être appelées pour la distribution).
Une entrée et une zone d'attente séparées pour les personnes vulnérables et
ayant des besoins spécifiques, assurant une présence protectrice pour aider à les
identifier et les orienter.
Une zone d'enregistrement.
Une zone de remise dans laquelle les personnes reçoivent les articles.
Une zone de stockage des produits de base et de l'équipement (bâtiments
permanents, tente, camion ou espace ouvert clairement signalé).
Des installations pour le personnel : latrines et source d'eau, mais aussi zone de
repos pour une pause de dix minutes à l'écart de la foule et à l'abri du soleil ou du
froid.
Des installations pour la population : latrines, eau, espace de repos couvert.
Un bureau des plaintes, si c'est la méthode choisie pour traiter les plaintes.
Voici quelques-unes des principales caractéristiques :

Espace de distribution clairement délimité.


Files différentes pour les hommes et les femmes si nécessaire et lorsque cela est
culturellement approprié.
Structure simple qui facilite la circulation des bénéficiaires à travers le point de
distribution : organisez progressivement les personnes en files simples.
L'étape d'enregistrement peut être utilisée pour organiser les bénéficiaires en
fonction des types d'approvisionnement (par exemple en regroupant les
différentes tailles de famille).
Circulation des bénéficiaires à sens unique : évitez les flux de personnes qui se
chevauchent ou le déplacement de personnes à l'encontre du flux naturel de la
distribution.
Espace dégagé entre l'endroit où les personnes attendent et les piles de produits
de base à distribuer.
La zone d'attente et d'enregistrement doit être à la fois ombragée et dotée
d'équipements sanitaires au cas où les bénéficiaires devraient attendre pendant
de longues périodes. Dans l'idéal, il devrait y avoir suffisamment de latrines pour
toute la foule, mais cela n'est pas pratique au vu du grand nombre de personnes
rassemblées sur le site. Une distribution rapide permet de compenser le manque
d'ombre ou d'installations et d'éviter que les bénéficiaires n'aient à attendre trop
longtemps.
Il est important de prévoir une source d'eau, surtout par temps chaud.

Une aménagement général pourrait ressembler à ceci :


1. Installations 7. Points d'entrée

2. Zone d'attente pour les bénéficiaires 8. Points de sortie

3. Zone d'enregistrement 9. File pour les hommes

4. Bureau de protection des personnes ayant des


10. File pour les femmes
besoins spécifiques (PSN)

5. Zone de distribution des articles non


11. File pour les PSN
alimentaires

6. Bureau des plaintes

Personnes ayant des besoins spécifiques (PSN)

Un effort supplémentaire doit être fait pour assurer que la distribution est accessible à
tous les bénéficiaires et que tout besoin spécial potentiel est satisfait. Les bénéficiaires
ayant des besoins particuliers peuvent être des personnes âgées, de jeunes enfants,
des personnes à mobilité réduite ou des mères allaitantes, entre autres, qui pourraient
avoir besoin d'une autre assistance spéciale ou être exposés à des risques.

Certaines mesures peuvent être mises en œuvre pour garantir qu'un soutien spécial
est fourni sans marginaliser ou déstabiliser les bénéficiaires :

Supprimer les barrières physiques.


Préparer des files d'attente rapides et des zones d'attente spécifiques.
Former le personnel et lui donner les moyens d'aider les PSN.
Faciliter le transport des articles lourds ou encombrants du site de distribution
vers le domicile des personnes à l'aide de brouettes, de charrettes tirées par des
ânes ou de groupes de soutien communautaire.

Zone de distribution comprenant des chariots de traction pour aider les PSN à
atteindre leur lieu de résidence :

Équipes de distribution

La taille d'une équipe de distribution doit être liée à la taille de la distribution. En


général, plus la distribution est importante, plus l'équipe est grande. Au minimum, les
équipes de distribution doivent comprendre les membres suivants :

Un chef d'équipe qui sera le référent principal pour les communications avec les
dirigeants communautaires et les bénéficiaires.
Un référent pour la logistique afin de s'occuper du déchargement, du comptage
des articles, du stockage temporaire et de la constitution des kits.
Un référent pour la sécurité chargé de surveiller la situation en matière de
sécurité et de prendre des décisions, en consultation avec l'équipe si possible, sur
l'évacuation du personnel et/ou l'abandon des fournitures.
Un référent pour les plaintes afin de traiter les problèmes sur place dès qu'ils se
présentent.
Un référent pour la protection, si possible, afin d'aider à repérer les cas de
personnes vulnérables, faciliter leur déplacement à travers le point de distribution
et orienter ces personnes vers des services supplémentaires si nécessaire.

Le reste de l'équipe est généralement composé de personnes recrutées localement qui


peuvent remplir les rôles suivants :
Traducteurs.
Contrôleurs de foule.
Enquêteurs pour aider à l'enregistrement.
Démonstrateurs (si nécessaire, pour montrer l'utilisation d'un produit de base
particulier).
Déchargeurs/emballeurs de kits.
Sécurité, selon les besoins.

Tout le personnel de distribution doit être visible à la fois par les autres membres du
personnel et par les bénéficiaires en portant des casquettes, des gilets ou tout autre
équipement de visibilité, et disposer de tout le matériel nécessaire pour accomplir son
travail.

Les équipes doivent être composées de personnes des deux sexes et être formées et
sensibilisées au contexte politique, ainsi qu'informées des codes de conduite et
mesures de protection en vigueur et engagées à les respecter.

La remise de denrées alimentaires ou de produits de base est un moment très


sensible, surtout si elle n'est pas bien gérée. Le personnel doit bien connaître
l'organisation générale de la distribution et comprendre son rôle, être en mesure de
répondre aux questions ou de réorienter les personnes, et avoir reçu des instructions
pour savoir que faire en cas de problèmes de fonctionnement ou d'incidents majeurs.
Le personnel travaillant en première ligne ou traitant directement avec les
bénéficiaires doit recevoir une formation spécifique.

Prépositionnement des fournitures

Une quantité suffisante de produits de base pour la distribution devrait dans l'idéal
être prépositionnée dans l'enceinte de distribution la veille de la distribution. Les
quantités prépositionnées sont basées sur des calculs préalables en fonction du
nombre de bénéficiaires à satisfaire et de la ration convenue. Jusqu'à 5 pour cent de
produits de base supplémentaires doivent être prépositionnés pour tenir compte des
dommages, des erreurs de comptage ou de bénéficiaires supplémentaires.

Communication avec les bénéficiaires et les communautés


d'accueil

Fournir à la population bénéficiaire prévue des informations complètes avant la


distribution est la clé d'une distribution réussie et sans problème.

L'organisation distributrice est responsable d'indiquer dûment au destinataire sur


quelle base, quand, où et comment les articles seront distribués, ainsi que les critères
déterminant qui recevra les articles. Le raisonnement employé sera différent dans les
premières phases d'une urgence à déclenchement rapide et dans une crise prolongée.
La clé pour tout organisme est de trouver la meilleure approche pour atteindre la
population touchée en s'assurant que chaque personne vulnérable dispose
d'informations aussi précises que possible sur la distribution.

Les annonces de prédistribution doivent :

Parvenir à tous les différents groupes de la population en utilisant de multiples


canaux de communication.
Intégrer particulièrement les femmes et les comités de distribution (s'ils sont déjà
en place) afin d'éviter que l'information ne passe uniquement par les dirigeants
communautaires, qui peuvent avoir leur propre calendrier politique.
Recourir à différents moyens et méthodes tels que des réunions avec des groupes
de bénéficiaires (y compris ceux qui sont exposés à des risques), des affiches et
des messages en images, des panneaux d'information, la radio, le mégaphone et
autres.
Utiliser la langue locale et atteindre également les personnes non alphabétisées.
Leur permettre de pleinement comprendre les messages et de donner une
rétroaction.

Lors d'une campagne d'information, il est nécessaire d'indiquer clairement :

Que la distribution est gratuite.


Comment les réfugiés peuvent signaler tout abus de la part du personnel qui gère
les distributions.
Qui recevra les produits de base à distribuer, et les critères de sélection (le cas
échéant).
Les articles que les réfugiés ont le droit de recevoir (qualité et quantité).
Quand les distributions auront lieu (date et heure).
L'emplacement des centres de distribution et les zones (populations) couvertes
par chacun.
Comment les distributions seront organisées et comment ceux qui en sont les
destinataires doivent se comporter.
La finalité et l'utilisation des articles distribués (pour éviter une mauvaise
utilisation ou des effets indésirables).
Quand les distributions futures sont prévues et leur fréquence, afin que les
réfugiés puissent se préparer à l'avance.

La veille de la distribution
Avant le lancement de la distribution, l'équipe doit s'assurer que l'ensemble des
structures, produits de base et équipements sont en place et que les procédures
opérationnelles sont claires ; cela peut contribuer à accélérer le processus de
distribution et à réduire les risques de désordre ou de problèmes sur le site.

Le chef d'équipe doit veiller à ce que toutes les personnes participant à la distribution
connaissent leur rôle, ce que l'on attend d'elles, et à ce qu'elles connaissent
suffisamment l'activité de distribution même. Des instructions à l'intention de l'équipe
centrale sont obligatoires, et des consignes détaillées doivent être données au
personnel spécifique, tel que les personnes chargées du maintien de l'ordre, du
mécanisme de dépôt de plaintes ou l'équipe d'enregistrement.

Le groupe des abris a élaboré une liste de vérification qui peut servir de guide :
Liste de vérification pour la veille de la distribution

◊ Le chef d'équipe doit informer l'équipe centrale de distribution des points suivants :

Nombre et type d'articles à distribuer par ménage.


Rôle spécifique de chaque membre de l'équipe pendant la distribution.
Processus de distribution (visite du site).
Heures de début et de fin de chaque journée, ainsi que pauses (notamment déjeuner), comme convenu au
préalable.
Mécanisme de dépôt de plaintes.
Comment les questions ou les préoccupations doivent être soulevées tout au long de la journée.
Moyens d'obtenir une rétroaction sur le processus ; par exemple réunions en soirée pour discuter de la façon
dont la distribution se déroule, d'éventuels problèmes et lacunes, etc.

◊ Assurez-vous que les organisateurs possèdent les listes d'inscription nécessaires pour le premier jour de la
distribution.

◊ Veillez à ce que tous les membres de l'équipe disposent d'un équipement de communication opérationnel (radio VHF,
téléphones mobiles, etc.), et à ce que tous les membres de l'équipe sachent comment se joindre mutuellement.

◊ Assurez-vous que tout le personnel local nécessaire, y compris la main-d'œuvre journalière, a été identifié et connaît
les responsabilités et les heures de début/fin de chaque journée.

◊ Confirmez que les bénéficiaires ont été avertis de la distribution, conformément au plan.

◊ Si possible, prépositionnez toutes les fournitures dans les bonnes quantités sur le site de distribution (ou à
proximité) ; l'organisation de distribution devra peut-être engager des agents de sécurité pour surveiller les articles
pendant la nuit.

◊ Préparez les éléments suivants pour la distribution (selon les besoins) :

Eau potable pour l'équipe de distribution


Trousse de premiers secours
Tampon encreur
Cutters/couteaux (pour le stock)
Mégaphone (si nécessaire)
Stylos
Ruban de masquage/corde supplémentaire
Drapeau ou matériel de visibilité, si disponible
Gilets ou brassards pour les travailleurs occasionnels
Formulaires d'inscription vierges, le cas échéant
Perforeuse
Table et chaises pour le personnel et les personnes vulnérables

◊ Le cas échéant, assurez-vous que les véhicules ont le plein de carburant et se trouvent en bon état de marche.

◊ Le cas échéant, assurez-vous que l'équipement susmentionné a été chargé dans les véhicules.

Adapté du groupe des abris, Directives pour la distribution des kits abris/ANA

Jour de la distribution

Une fois que tous les membres de l'équipe de distribution sont prêts le jour de la
distribution, que toutes les questions ou préoccupations éventuelles du personnel ont
été traitées, que les produits de base sont en place et que les bénéficiaires ont été
rassemblés dans la zone d'attente, la distribution peut commencer.
Enregistrement/vérification

La première étape de la distribution est l'enregistrement et le contrôle des


bénéficiaires. L'enregistrement est l'étape à laquelle les bénéficiaires prévus sont
confirmés comme admissibles. C'est aussi le moment où l'équipe de distribution peut
s'assurer que la distribution est consignée et que les ressources distribuées ont un
bénéficiaire identifiable au bout de la chaîne.

Il existe trois systèmes d'enregistrement différents :

Listes de distribution manuelles


Cartes de distribution
Contrôle biométrique/numérique

Afin d'éviter les doublons et les omissions, il est préférable que l'enregistrement et la
vérification aient lieu en même temps, en assurant une séparation adéquate des
tâches entre les différentes parties. Les programmes disposant d'un personnel limité
combinent souvent le processus de collecte, de traitement et de vérification des
données d'enregistrement au sein d'une seule équipe. Pour limiter la manipulation des
données et la fraude, il est toutefois important de séparer ces tâches.

Le personnel responsable de l'enregistrement/la vérification doit assurer les étapes


suivantes :

Former le personnel participant au processus d'enregistrement, définir la


composition de l'équipe et la répartition des tâches, prendre en considération les
difficultés éventuelles entre les collecteurs d'informations et les répondants
(telles que barrières linguistiques et normes de genre).
Définir les rôles et les tâches (collecte des données, nettoyage des données,
traitement et sauvegarde des données) dans des procédures opérationnelles
standard (POS).
Former les équipes à tous les éléments du processus d'enregistrement des
participants : principes de protection des données, consentement éclairé et
flux de travail.
Expliquer les objectifs de l'enregistrement et mettre en évidence les risques
liés à la sécurité des données ainsi que les stratégies d'atténuation.
Présenter les procédures opérationnelles standard et les protocoles en
vigueur.
Réaliser un contrôle des compétences après la formation et remédier aux
éventuelles lacunes en matière de connaissances.
Assurer le suivi du processus d'enregistrement, mettre à disposition un
encadrement et fournir une rétroaction. Au début du processus d'enregistrement,
les équipes doivent régulièrement vérifier la qualité des données collectées (à
savoir champs vides, utilisation différente) afin de repérer d'éventuelles lacunes.

Listes de distribution manuelles

Essentiellement utilisées pour des distributions de petite ou moyenne ampleur dans le


cadre d'interventions ponctuelles destinées à répondre à un besoin spécifique. Cette
méthode consiste à collecter et à enregistrer les informations sur les bénéficiaires
manuellement sur papier en utilisant un formulaire standard pour saisir les données de
base. Ce processus simplifié facilite la mise en œuvre et le flux des distributions ad
hoc/initiales, cependant, toutes les informations recueillies doivent être nettoyées et
traitées manuellement à un stade ultérieur ; comme l'enregistrement manuel est sujet
à l'erreur humaine, le processus de suivi/d'établissement de rapports peut devenir
lourd.

Une liste de distribution manuelle ne contiendra probablement que les noms des
bénéficiaires et quelques informations sur les ménages, mais aucun moyen quantitatif
d'assurer le suivi des personnes. Dans l'idéal, les bénéficiaires devraient présenter une
pièce d'identité correspondant à la liste, mais ce n'est pas toujours possible, surtout
dans les premières phases d'une situation d'urgence. La méthode de la liste manuelle
utilise aussi fréquemment les empreintes digitales ou une signature comme source de
vérification, ce qui ne peut pas être vérifié en temps réel et ne peut en grande partie
être employé que pour résoudre des allégations de fraude ou d'abus après coup.

Cartes de distribution

Les cartes de distribution sont couramment utilisées dans les camps ou dans les
situations où les distributions cycliques sont communes. Les cartes de distribution sont
également pratiques lorsque la liste des bénéficiaires est cohérente. Cette méthode
repose sur la création et la distribution de cartes fabriquées en plastique ou dans un
autre matériau durable. Pour faciliter la distribution, les organisations qui en sont
responsables identifient intentionnellement les personnes ou les familles qui reçoivent
fréquemment des articles distribués par un processus d'enregistrement formel, et
fournissent à chaque personne ou famille une carte de distribution. Les cartes de
distribution peuvent comporter un numéro de série ou un code d'identification qui
renvoie à des ménages spécifiques et contiennent toutes les informations recueillies
lors de l'enregistrement. Les numéros de série ou les codes d'identification et les
informations correspondantes sur les bénéficiaires sont conservés dans un système
distinct, généralement une base de données électronique dans laquelle les numéros
peuvent être recherchés rapidement. Des listes sur papier peuvent être utilisées dans
certaines situations où une base de données informatique n'est pas accessible, mais il
est important que les listes sur papier contiennent des numéros d'identification ou de
série et que les données saisies au point de distribution soient réintroduites
ultérieurement dans une base de données.

Bien qu'un système de cartes nécessite un certain investissement dans les bases de
données ainsi que du temps pour recueillir les informations, préparer, émettre et
distribuer les cartes, cette méthode facilite grandement le processus
d'enregistrement, surtout si la carte peut être lue par un lecteur de code-barres ou une
machine similaire. Les cartes devraient dans l'idéal être accompagnées au moment de
la distribution d'une autre source de vérification permettant de s'assurer de l'identité
du bénéficiaire.

Contrôle biométrique/numérique

L'enregistrement biométrique fait référence au processus de suivi des destinataires de


la distribution à l'aide des caractéristiques biométriques uniques des personnes. Les
caractéristiques biométriques peuvent comprendre les empreintes digitales, les
caractéristiques oculaires ou faciales, le tout étant automatiquement saisi par un
logiciel de reconnaissance et relié à la personne au moyen d'une base de données des
bénéficiaires sur serveur. Une base de données biométriques peut même être utilisée
en différents points géographiques si le bénéficiaire est migrant ou mobile. Bien que
de nombreux systèmes de suivi biométrique soient encore en développement en
raison des niveaux élevés de sophistication et de gestion des données requis, le
recours à cette technologie est en augmentation. Un système biométrique réduit non
seulement les erreurs de saisie et les doublons, mais facilite également la mise à jour,
la sauvegarde, l'établissement de rapports, les contrôles de suivi et d'audit.

Chaque fois que des données biométriques sont utilisées pour le suivi des
bénéficiaires, les organisations doivent tenir compte des implications sociales et
politiques du suivi biométrique et placer les préoccupations de protection au plus haut
niveau. Les informations permettant de suivre une personne à travers plusieurs lieux
et dans le temps peuvent aussi être employées pour cibler des personnes vulnérables
et peuvent faire l'objet d'un examen approfondi par les forces de l'ordre, les armées et
même des acteurs non étatiques. Avant de mettre en œuvre un processus
d'enregistrement biométrique, les organismes doivent consulter les professionnels de
la protection pour connaître leurs préoccupations, et les organes gouvernementaux
locaux pour connaître les lois régissant la collecte des données biométriques.

Sécurité

Les mesures de sécurité employées dans une distribution doivent être définies en
fonction des risques encourus. Ces risques peuvent aller du vol à petite échelle aux
attaques coordonnées à grande échelle, et la même activité dans des endroits
différents présentera un facteur de risque différent.

Les sites de distribution peuvent rapidement devenir des lieux chaotiques, bondés et
potentiellement dangereux pour le personnel de terrain comme pour les bénéficiaires,
en particulier lorsque les temps d'attente sont longs ou en cas d'insuffisance des
produits de base. La sécurité des distributions relève généralement de la
responsabilité des autorités gouvernementales. Cependant, dans certaines situations
de conflit, les forces de l'ordre locales ne peuvent pas être considérées comme
neutres, et d'autres mécanismes de maintien de l'ordre peuvent être nécessaires. Une
fois que des troubles graves ont éclaté, les acteurs humanitaires chargés de la
distribution ne peuvent pas faire grand-chose d'autre que d'assurer la sécurité du
personnel de distribution, en général par l'évacuation.

Les équipes de distribution peuvent souvent éviter ces situations en sélectionnant et


en planifiant correctement les sites, en respectant les procédures opérationnelles et
en plaçant un nombre suffisant de personnes formées au maintien de l'ordre à des
endroits stratégiques du site pour faciliter la circulation, en réduisant autant que
possible les longues périodes d'attente et en traitant la fraude ou les cas de tricherie
de manière rapide et transparente.

Lors d'un plan de distribution, les équipes chargées du programme, de la logistique et


de la sécurité doivent travailler ensemble pour définir ces règles.

Le premier niveau d'une mesure d'atténuation à des fins de sécurité est la


participation de la communauté : il est essentiel que les dirigeants locaux
soutiennent la diffusion des règles et des critères de distribution. Les équipes
spéciales qui communiquent avec les communautés jouent aussi un rôle crucial
en informant les personnes sur les activités et les critères d'obtention de l'aide.
La présence des forces de sécurité doit respecter une approche stricte et
progressive de l'usage de la force lors du maintien de l'ordre. La force ne doit être
utilisée qu'en cas d'absolue nécessité et en fonction du niveau de menace.
Préparez un plan d'urgence et une stratégie d'évacuation.
L'information est capitale : une bonne visibilité et un engagement constant de la
communauté aident à garder les personnes sous contrôle, notamment en cas de
pénurie, de modification du panier alimentaire ou des systèmes de distribution.
Tenez compte des besoins minimaux de confort des personnes : eau, ombre,
accès à des installations sanitaires.
Désignez une personne responsable des décisions relatives à la sécurité sur
place. Veillez à ce que tous les autres membres du personnel sachent de quelle
personne il s'agit. Cette personne doit être facilement visible.
Fournissez au personnel des moyens de communication tels que des radios, des
sifflets, ou définissez une autre méthode pour signaler une urgence.

Mécanisme de dépôt de plaintes/rétroaction

Il est important de prendre en considération les préoccupations et les plaintes des


bénéficiaires tout en orientant les personnes qui rencontrent des problèmes
spécifiques pour accéder aux services de distribution. Un système de dépôt de
plaintes ou de rétroaction doit être mis en place, garantissant que les plaintes sont
enregistrées, documentées et traitées en conséquence. Un service d'assistance doit
être visible et accessible sans obstacle, mais aussi se trouver à l'écart de la zone
d'attente pour assurer la discrétion et un soutien personnalisé. Il est conseillé de
désigner un représentant du comité de distribution au sein du service d'assistance.
Tous les membres du service d'assistance doivent être en mesure de converser dans
la langue de la population destinataire, et dans l'idéal être issus de la communauté
locale.

Il est important de faire la différence entre les plaintes et les questions. Tout au long
d'une distribution, le personnel sera très probablement abordé par les bénéficiaires,
les autorités ou d'autres personnes pour des questions telles que :

Le manque de connaissance des procédures et des lieux de distribution.


Des cartes de ration perdues, manquantes ou incorrectes.
Des articles défectueux ou des denrées alimentaires de mauvaise qualité.
De fausses déclarations afin de recevoir davantage d'articles ou de denrées
alimentaires.

Il est fortement recommandé d'informer le personnel le plus proche de la foule sur la


manière de traiter les questions et d'orienter les personnes vers le service d'assistance
si nécessaire. Une réponse efficace aux questions et aux plaintes aura une incidence
directe sur le nombre de problèmes de sécurité susceptibles de se poser à l'avenir.
Clôture/après la distribution

Les organisations distributrices sont également responsables de la fermeture et du


nettoyage appropriés d'un site de distribution. En général, il s'agit de débarrasser le
site de tous les déchets, de résoudre tous les problèmes en suspens, de rémunérer les
travailleurs occasionnels ainsi que de mettre en place un plan pour rendre compte des
résultats de la distribution et en assurer le suivi.

Rapprochement

Après la distribution, les équipes chargées de l'entrepôt et de la distribution doivent


procéder au rapprochement et s'accorder sur le nombre correct d'articles expédiés et
distribués, en repérant des problèmes tels qu'une distribution excessive et des erreurs
sur les lettres de transport, des problèmes d'enregistrement et des vols ou d'autres
anomalies. Plus le délai entre l'activité et le rapprochement est court, plus il sera
facile de trouver des erreurs. L'équipe de distribution doit soumettre un rapport
d'activité qui nécessite l'utilisation des données de l'entrepôt, et le rapprochement est
une partie obligatoire du processus.

Tous les chiffres ci-dessous doivent rendre compte :

Des quantités expédiées à partir du point d'origine et reçues au point de


distribution.
De la quantité distribuée.
Du solde restant après la distribution/présenté comme un retour de distribution.
Du solde enregistré au point d'origine après la réception des retours.
De toute perte enregistrée.

Établissement de rapports

Après une distribution, il est essentiel que l'organisation distributrice rende compte, en
interne et en externe, de l'intervention et de ses résultats, permettant ainsi à toutes
les parties prenantes d'en connaître les résultats, y compris les insuffisances ou les
lacunes par rapport au nombre de personnes à satisfaire. En général, chaque rapport
doit comprendre des informations sur les produits de base qui ont été distribués, en
quelles quantités, à quelles populations, dans quelles zones et pendant quelle période.
Si tous les besoins de la communauté n'ont pas été satisfaits pendant l'activité, il est
suggéré que l'organisation distributrice indique le pourcentage des besoins totaux
satisfaits. Tout problème survenu lors de la distribution doit être noté, en particulier s'il
peut avoir une incidence sur la capacité des partenaires à intervenir dans la zone à
l'avenir. Des photos avec légendes doivent être jointes au rapport, si possible.

Afin de consolider les différents rapports, une bonne pratique consiste à convenir d'un
même modèle et à l'utiliser à chaque fois. Le groupe des abris en a conçu un qui
contient les informations suivantes, sur la base des modèles du HCR :

Article Description

Organisation
Indiquez le nom de l'organisation qui a organisé la distribution.
distributrice

Indiquez le nom du site de distribution (par exemple nom d'une école) et son emplacement (gouvernorat,
Site(s) et emplacement
district, village/quartier).

Date(s) de la
Indiquez les dates exactes de la distribution, inclusivement (par exemple du 4 au 7 janvier 2017).
distribution

Nombre de
Indiquez le nombre total de bénéficiaires de l'intervention, ventilés par sexe et par âge.
bénéficiaires

Précisez ce que chaque ménage était censé recevoir, y compris si des colis différents ont été livrés à des
Rations familles de taille différente (par exemple trois couvertures/famille de six personnes, un pain de
savon/personne).

Comptage du stock Indiquez le nombre d'articles livrés au début de la distribution, classés par article (par exemple
initial 1 000 couvertures, 1 000 matelas, etc.).

Indiquez le nombre total d'articles distribués, classés par article (par exemple 850 couvertures, 850 matelas,
Stock distribué
etc.).

Comptage du stock Indiquez le nombre d'articles restants, le cas échéant, classés par article (par exemple 150 couvertures,
restant 150 matelas, etc.). Dans l'idéal, ce nombre sera égal au comptage du stock initial moins le stock distribué.

Donnez une estimation des besoins couverts. Si le stock n'a pas été suffisant, ce nombre sera inférieur à
Pourcentage des
100 pour cent. De même, s'il y a de nouveaux arrivants, l'équipe peut mentionner que les besoins définis dans
besoins couverts
l'évaluation ont été couverts, mais que de nouveaux besoins sont apparus.

Approche de
Détaillez comment la distribution a été mise en place et gérée.
distribution

Problèmes rencontrés Dressez la liste de tous les problèmes rencontrés lors de la distribution tels que fraude, problèmes d'accès,
lors de la distribution allégations d'exclusion, etc.

Énumérez toutes les actions que l'organisation prévoit de mener par la suite, par exemple suivi post-
Plan de suivi
distribution (PDM) ou distribution de suivi pour tenir compte des nouveaux arrivants.

Évaluation

Après la clôture complète d'une distribution, les organisations distributrices peuvent


souhaiter commencer à réfléchir à la réalisation d'un exercice de suivi post-distribution
afin d'évaluer l'efficacité, la pertinence et la portée de l'intervention, ainsi que la
satisfaction générale relative à l'assistance fournie. Dans l'idéal, les PDM devraient
évaluer une seule réponse environ un mois après l'intervention. Cela laisse aux
bénéficiaires le temps d'utiliser les articles fournis et de donner une rétroaction utile
sur la qualité, et tient compte de la possibilité que les destinataires de l'aide aient
déménagé.

En parallèle, les organismes peuvent souhaiter réaliser une étude de marché


collectant régulièrement le prix des produits de base sur les marchés locaux. Le
marché a tendance à être faussé dans les contextes d'urgence ou de conflit, et il peut
y avoir de grandes fluctuations de prix provoquées par le calendrier des distributions,
ce qui rend très difficile l'interprétation des données quantitatives. Les études de
marché peuvent révéler les incidences des distributions sur les vendeurs locaux,
montrer si des articles sont revendus, ou même si des articles moins chers ou plus
appropriés sont disponibles localement pour l'approvisionnement ou l'acquisition à
l'aide de bons d'achat.

Participation de la communauté à la
distribution

Acteurs clés
Il est important de connaître les rôles et responsabilités des principaux acteurs
participant aux différentes étapes des distributions de produits de base. Dans la
plupart des cas, les acteurs clés sont les suivants :

Personnes concernées : personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays,


rapatriés, communautés d'accueil ou autres destinataires potentiels de l'aide.
Organisme distributeur : organisme, ONG ou tout autre type de partenaire
effectuant la distribution.
Organisation donatrice ou contributrice : organisme contribuant à la distribution
par des stocks, des fonds ou tout autre type de soutien.
Autorités gouvernementales : autorités locales ou nationales couvrant la zone
d'intervention.
Groupe : organe de coordination qui peut aider à l'organisation de l'intervention.

Les rôles et responsabilités de chacun de ces acteurs clés peuvent comprendre :


Acteur Rôles et responsabilités

Assistance à la planification de la distribution.


Aide au repérage des personnes exposées à des risques.
Mise en place de comités avec une représentation adéquate des femmes.
Partage d'informations sur les préoccupations spécifiques des différents groupes.
Personnes concernées Diffusion d'informations sur les produits de base ainsi que sur le processus et le système de
distribution.
Maintien de l'ordre sur le site de distribution et autres travaux occasionnels pour les
activités liées à la distribution.
Assistance en faveur des membres vulnérables de la population déplacée.

Mise en place du site de distribution et des processus liés à la distribution.


Diffusion d'informations aux populations concernées.
Gestion et distribution équitable des produits de base de secours en utilisant le système de
Organisme de distribution distribution approprié.
Participation, inclusion, sécurité et redevabilité dans le processus de distribution.
Suivi sur place des processus de distribution.
Rapports sur la qualité, la quantité et l'impact des distributions de produits de base.

Déplacement de stocks sur le terrain pour la distribution (le cas échéant).


Mise à disposition de fonds ou d'autres types de soutien pour l'intervention.
Organisation donatrice ou Conseils sur des questions techniques, le cas échéant, par exemple orientations en matière
contributrice de protection.
Suivi du programme de distribution et établissement de rapports pour les donateurs et les
gouvernements, le cas échéant.

Sécurité et création d'espaces sûrs pour la distribution.


Création de listes initiales de bénéficiaires en consultation avec les communautés (le cas
échéant).
Autorités gouvernementales
Accès libre et sûr du personnel de secours aux bénéficiaires et des bénéficiaires à l'aide.
Consultations sur la mise en place, l'approche et le processus de distribution.
Autorisations pertinentes.

Coordination de la distribution et soutien en vue de capacités supplémentaires si


nécessaire.
Promotion de l'accès.
Groupes
Réception et examen des rapports de distribution.
Gestion de l'information
Création d'espaces de coordination intersectorielle.

Adapté du groupe des abris

Comités de distribution

Pour assurer l'intégration de la population concernée au processus et garantir que sa


participation est efficace et effective, une bonne pratique s'est avérée être la création
de comités de distribution. Les comités de distribution ont tendance à mieux
fonctionner dans des environnements stables, ils doivent dans l'idéal refléter la
proportion d'hommes et de femmes dans la population, et tous les groupes de
population doivent être représentés. Les comités peuvent se réunir avant et après les
distributions, toutes les questions liées à la distribution doivent être discutées
librement au sein du comité et portées à l'attention de l'organisme concerné. Ces
comités servent de lien entre l'organisme chargé de la distribution et la population
concernée, en contribuant à :

Contenir des attentes irréalistes.


Garantir une compréhension globale des procédures et des restrictions.
S'assurer de la réception de la rétroaction de la communauté ou de la population
du camp sur toutes les questions liées à la distribution.

Aspects relatifs à la protection


L'intégration de la protection signifie que les organisations distributrices, les
partenaires, les tiers employés et toutes les autres entités associées à la distribution
mènent leurs activités de manière à préserver les personnes de la violence, de la
contrainte, de la privation et de la discrimination.

L'organisation distributrice doit faire tout son possible pour intégrer la protection dans
chaque partie du processus de distribution, en incluant les quatre éléments clés de
l'intégration de la protection, qui comprennent :

1. Éviter de causer du tort et accorder la priorité à la sécurité et à la dignité.


2. Garantir un accès significatif.
3. Travailler conformément au principe de redevabilité.
4. Promouvoir la participation et l'autonomisation.

Une approche fondée sur la protection doit être incluse dans la planification de la
logistique de la distribution afin de promouvoir et de souligner l'importance de
l'impartialité et de la non-discrimination pour assurer une distribution réussie et fiable.
Tous les membres de l'équipe ont un rôle à jouer pour garantir la sécurité, la dignité et
l'intégrité des personnes lors de la distribution de l'aide. La coordination, l'équité et la
planification sont cruciales pour répondre à leurs besoins spécifiques et valeurs
culturelles, au contexte physique et à la nécessité de préserver l'environnement.

La liste suivante doit être considérée comme un résumé :

Les heures de distribution sont sûres pour que les bénéficiaires puissent se rendre
au point de distribution et rentrer chez eux sans s'exposer à d'autres préjudices.
L'emplacement physique de la distribution est facilement accessible en toute
sécurité et est en particulier protégé contre le risque ou la menace de violence
sexiste et d'attaques de groupes armés.
Les distributions de produits de base sont conçues de manière à respecter et à
intégrer les pratiques culturelles et religieuses.
La méthode de distribution des produits de base est conçue pour préserver la
sécurité et la dignité.
Options de livraison à domicile de matériaux d'abri/d'articles non alimentaires
pour les personnes vulnérables (par exemple personnes handicapées qui ne
peuvent pas accéder au point de distribution, personnes âgées, ménages dirigés
par des enfants, etc.) ou systèmes par lesquels des représentants peuvent
collecter les colis d'aide en leur nom.
Les produits de base sont emballés de manière à éviter toute blessure ou charge
pour les bénéficiaires. Les articles distribués ne doivent pas être de trop grande
taille ou d'un poids excessif, et doivent être faciles à manipuler pour des
personnes âgées ou handicapées.
La fourniture d'articles non alimentaires supplémentaires essentiels à l'hygiène
personnelle, à la dignité et au bien-être, y compris les protections hygiéniques
destinées aux femmes et aux filles, est conforme aux traditions culturelles et
religieuses.
Les mécanismes de dépôt de plaintes et le suivi de celles-ci font partie intégrante
des plans de distribution.

Outils et ressources pour la


distribution

Sites et ressources
Projet Sphère, manuel (2018)
Universal Logistics Standards (ULS) Handbook
UNHCR Commodity Distribution Guide
The Cash Learning Partnership
Projet PARCEL
Association de logistique humanitaire
Normes humanitaires fondamentales

OVERSEAS DEVELOPMENT INSTITUTE, General Food Distribution in Emergencies


CONSEIL NORVÉGIEN POUR LES RÉFUGIÉS, Toolkit de gestion de camp.
Distribution de denrées alimentaires et d'articles non alimentaires
MÉDECINS SANS FRONTIÈRES, Pocket Guide NFI Distribution
OXFAM NFI Distribution
IASC Gender and NFI in Emergencies
WFP Emergency Field Operations Pocketbook
UNHCR Guidelines for Reducing Protection Risks in in-kind Distributions

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