Rapport de mini projet
LICENCE D’EXCELLENCE : Finance appliquée
La dette souveraine et la croissance
économique au Maroc
Sous le Thème :
Réaliser par : Encadre par :
Amine Damiri Mr. EL KHIDER ABDELKADER
Mehdi Saidi
Aziz Manssouri
Ouissal Elhadraoui
DEDICACES
Mes chers parents qui ont toujours été pour moi une source
de
Motivation et d’inspiration.
A
MES PARENTS.
A
Mes amis et tous ceux qui m’ont aidé.
Je dédie ce modeste travail.
1
REMERCIEMENTS
Je tiens à adresser ma profonde gratitude à tous ceux qui ont contribué
de près ou de loin à la réalisation de la présente recherche par leur
intérêt, leur collaboration et leur disponibilité qu’ils ont montré à son
égard.
Mes remerciements vont particulièrement à
M. ABDELKADER ELKHIDER
Coordinateur de la licence du parcourt de licence en finance appliquer
Tous les responsables et cadres de la faculte cady ayyad
Pour leur disponibilité, les discussions et les débats ainsi que les
informations fournies.
2
Liste des Figures
Figure 1 : Evolution du taux de la Dette extérieure en %RNB
Figure 2 : Evolution du taux des exportations en %PIB
Figure 3 : Evolution du taux de l’épargne national brut en %PIB
Figure 4 : Evolution du taux d’inflation au Maroc
Liste des Tableaux
Tableau 1 : Etude des stationnarités
Tableau 2 : Nombre de retards optimaux
Tableau 3 : Estimation du modèle VAR
Tableau 4 : Décomposition de la variance
3
1. Introduction générale :
4
La question de la dette souveraine et son impact sur la croissance économique est au cœur des
préoccupations des décideurs politiques et des économistes à travers le monde. Le Maroc, en
tant que pays en développement, n’échappe pas à cette réalité complexe et
multidimensionnelle. La dette souveraine, définie comme l’ensemble des emprunts contractés
par l’État pour financer ses dépenses, joue un rôle crucial dans le financement des projets de
développement et des infrastructures. Toutefois, son accumulation excessive peut engendrer
des risques significatifs pour la stabilité économique et financière du pays.
Ce mini projet vise à explorer la relation entre la dette souveraine et la croissance économique
au Maroc, en examinant les différentes dynamiques et mécanismes par lesquels la dette
publique influence le développement économique. Nous analyserons dans un premier temps
l’évolution historique de la dette marocaine, en mettant en lumière les périodes de forte
accumulation et les stratégies adoptées par le gouvernement pour gérer cette dette. Ensuite,
nous nous pencherons sur les théories économiques et les études empiriques relatives à
l’impact de la dette souveraine sur la croissance économique, en prenant en compte les
spécificités du contexte marocain.
L'objectif principal de cette étude est de fournir une compréhension approfondie des effets de
la dette publique sur la croissance économique du Maroc. Nous chercherons à déterminer
dans quelle mesure la dette souveraine peut être un moteur de croissance lorsqu'elle est bien
gérée, ou au contraire, un frein au développement économique en cas de mauvaise gestion.
Cette analyse permettra d’identifier les politiques économiques les plus efficaces pour
optimiser l’utilisation de la dette publique tout en assurant une croissance économique
soutenue et durable.
En définitive, ce mini projet apportera des éclairages pertinents sur la gestion de la dette
souveraine au Maroc et proposera des recommandations pour renforcer la résilience
économique du pays face aux défis de l’endettement.
5
[Link] de littérature
théorique
6
2.1 Théorie classique :
La théorie classique de la dette publique, issue de la pensée économique des XVIIIe et XIXe
siècles, considère la dette publique comme un moyen de financement temporaire pour pallier
les déficits budgétaires. Selon cette perspective, l'emprunt public permet au gouvernement de
couvrir les dépenses courantes sans augmenter immédiatement les impôts. Les classiques, tels
qu'Adam Smith et David Ricardo, étaient cependant sceptiques quant à l'augmentation
excessive de la dette publique, craignant qu'elle ne conduise à des effets négatifs sur
l'économie à long terme, notamment en augmentant les taux d'intérêt et en crow ding-out
(éviction) de l'investissement privé.
2.2 Théorie de cycle de la dette :
La théorie du cycle de la dette, développée par des économistes tels que Carmen Reinhart et
Kenneth Rogoff, postule que les pays traversent des cycles de dette caractérisés par des
phases d'accumulation et de réduction de la dette. Durant les phases d'accumulation, les pays
contractent des emprunts pour financer leur développement et les déficits budgétaires, souvent
en réponse à des chocs économiques ou à des besoins d'investissement massif. Cette théorie
suggère que la soutenabilité de la dette dépend de la capacité du pays à gérer ses finances
publiques et à générer une croissance économique suffisante pour rembourser la dette.
2.3 Théorie keynésienne
La théorie keynésienne, inspirée par les travaux de John Maynard Keynes, voit la dette
publique comme un outil de politique économique pour stabiliser l'économie et promouvoir la
croissance. Selon cette théorie, en période de récession, le gouvernement peut utiliser
l'emprunt public pour financer des dépenses publiques qui stimuleront la demande agrégée et
l'activité économique. Keynes argue que tant que le taux de croissance de l'économie dépasse
le taux d'intérêt de la dette, l'emprunt peut être soutenable et bénéfique.
7
2.4 Théorie de surendettement
La théorie de surendettement met en garde contre les dangers d'une accumulation excessive de
dette. Selon cette théorie, un niveau élevé de dette publique peut conduire à un fardeau
financier insoutenable, où les paiements des intérêts et du principal absorbent une grande
partie des ressources publiques, limitant ainsi les capacités de dépenses productives du
gouvernement. Les théoriciens du surendettement, tels que Michael Kumhof et Romain
Rancière, mettent en évidence les risques de crises de la dette et les besoins de restructuration
de la dette pour rétablir la viabilité financière.
2.5 Le fardeau primaire de la dette :
Le fardeau primaire de la dette fait référence aux paiements de service de la dette, hors
intérêts, que le gouvernement doit effectuer. Il s'agit de la part du budget qui est consacrée au
remboursement du principal de la dette. Un fardeau primaire élevé peut limiter la capacité
d'un gouvernement à financer d'autres dépenses essentielles, telles que les investissements en
infrastructure, la santé et l'éducation.
2.6 Le fardeau virtuel de la dette :
Le fardeau virtuel de la dette inclut les paiements d'intérêts en plus du principal. Ce concept
met en avant l'impact complet de la dette sur les finances publiques, soulignant comment les
coûts de la dette peuvent réduire la marge de manœuvre budgétaire. Un fardeau virtuel élevé
peut contraindre les politiques publiques et nécessiter des ajustements fiscaux importants pour
maintenir la soutenabilité de la dette.
2.7 Définition de la dette souveraine :
La dette souveraine désigne l'ensemble des emprunts contractés par l'État, qu'ils soient
internes (émis sur le marché domestique) ou externes (contractés auprès d'entités étrangères).
Elle inclut à la fois la dette à court terme, utilisée pour couvrir des besoins de liquidités
immédiats, et la dette à long terme, destinée à financer des projets d'investissement à grande
échelle.
2.8 Fonction de la dette souveraine :
La dette souveraine a plusieurs fonctions économiques. Elle permet au gouvernement de lisser
les dépenses publiques en période de déficit budgétaire, de financer des projets
d'investissement crucial pour le développement économique, et de stabiliser l'économie en
période de choc économique. Au Maroc, la dette publique a été utilisée pour financer des
infrastructures majeures, des programmes sociaux et des initiatives visant à stimuler la
croissance économique. Toutefois, une gestion prudente est nécessaire pour éviter les risques
associés au surendettement et garantir la soutenabilité de la dette à long terme.
8
3 . Modèle économétrique :
spécifications, choix des
variables donnée et
description des variables
mobilisées.
9
3.1 Présentations des variables :
Pour mener une analyse approfondie de l'impact du financement extérieur sur la
croissance économique au Maroc, il est essentiel de choisir les variables appropriées.
Dans cette étude, les données utilisées proviennent de sources telles que la Banque
mondiale, le Ministère de l'économie et des finances, l'Office des Changes et le Haut-
Commissariat au Plan (HCP). La période d'analyse s'étend sur 19 ans, de 1998 à 2017.
Les variables retenues pour cette étude sont les suivantes :
TCE : Taux de croissance économique
PDET : Total de dette extérieure publique (% RNB)
PEXP : Exportations (% PIB)
TINF : Taux d’inflation
EB : Epargne national Brut (%PIB)
L’équation du modèle prendra la forme suivante :
TCE=α + β 1 PDET + β 2 TINF+ β3 PEXP+ β 4 EB+¿
3.2 Evolution des variables
Figure 1 : Evolution du taux de la Dette extérieure en %RNB
10
Figure 2 : Evolution du taux des exportations en %PIB
Figure 3 : Evolution du taux de l’épargne national brut en %PIB
11
Figure 4 : Evolution du taux d’inflation au Maroc
3.3 Etude de stationnarité :
Sans constante ni
Avec constante et tendance Avec constante
tendance
0.0000<0.05 0.0000<0.05 Processus
TCE stationnaire
la tendance est significative la constante est significative
t-statistic -11.61896 -10.95896 -1.940211
0.4914>0.05
0.1084>0.05 0.2328>0.05
PDET Processus
la tendance n’est pas significative la constante n’est pas significative
non stationnaire
t-statistic -3.145097 -2.133898 -0.506906
0.2235>0.05 0.5053>0.05 Processus
TINF Non stationnaire
la tendance n’est pas significative la constante n’est pas significative
t-statistic -2.748122 -1.537537 -2.072500
0.7977>0.05
0.0421<0.05 0.6431>0.05
PEXP Processus
la tendance est significative la constante n’est pas significative Non stationnaire
t-statistic -3.587077 -1.253379 0.410392
0.7333>0.05
0.3661>0.05 0.2431>0.05
EB Processus
la tendance n’est pas significative la constante n’est pas significative
Non stationnaire
t-statistic -2.417460 -2.106608 0.178072
Tableau 1 : Etude des stationnarités
Après avoir effectué plusieurs tests ADF, nous observons que le taux de croissance
économique présente un processus stationnaire. Cependant, pour les dettes, les
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exportations et le taux d’inflation et l’épargne brut nous constatons que la tendance et
la constante ne sont pas significatives, ce qui indique que ces variables ne sont pas
stationnaires. Par conséquent, il est nécessaire de les différencier et de tester leur
stationnarité en utilisant la différence première.
Sans constante ni Avec constante et
Avec constante
tendance tendance
PDET 0.0000 0.0000 0.0000 I(1)
t-statistic -6.404957 -6.339668 -6.447944
TINF 0.0000 0.0000 0.0000 I(1)
t-statistic -6.010241 -6.228742 -6.252075
PEXP 0.0000 0.0000 0.0000 I(1)
t-statistic -7.588112 -7.663554 -7.575217
EB 0.0000 0.0000 0.0000 I(1)
t-statistic -9.108194 -9.167092 -9.291084
On constate donc que les variables sont stationnaires en niveau 1 sauf pour le taux de
croissance économique qui est d’ordre 0. Le modèle VAR s’avère adéquat dans ce cas.
3.4 Nombre de retards optimaux :
13
Lag LogL LR FPE AIC SC HQ
0 -533.5750 NA 52086.17 25.05000 25.25479 25.12552
1 -436.1944 167.5851* 1813.907* 21.68346* 22.91220* 22.13658*
2 -414.8791 31.72507 2260.991 21.85484 24.10754 22.68557
3 -392.7387 27.80422 2939.618 21.98785 25.26450 23.19618
4 -363.7227 29.69084 3188.008 21.80105 26.10166 23.38698
Tableau 2 : Nombre de retards optimaux
Nous retenons le processus VAR (1)
3.5 Estimation du modèle VAR :
EPARGNE_BRU
PIB__ DEX__ TAUX_INF EXP__ T___PIB_
PIB__(-1) -0.502079 0.004659 0.031664 -0.121560 -0.020289
(0.15763) (0.04956) (0.09907) (0.09798) (0.10464)
[-3.18523] [ 0.09399] [ 0.31960] [-1.24067] [-0.19390]
PIB__(-2) 0.139510 -0.140751 0.128493 -0.065223 0.103948
(0.16560) (0.05207) (0.10408) (0.10294) (0.10993)
[ 0.84244] [-2.70303] [ 1.23451] [-0.63362] [ 0.94558]
DEX__(-1) -1.028446 0.885105 -0.064671 -0.478264 0.117454
(0.48766) (0.15334) (0.30650) (0.30312) (0.32372)
[-2.10896] [ 5.77230] [-0.21100] [-1.57780] [ 0.36283]
DEX__(-2) 1.046585 -0.241172 -0.196518 0.140089 0.075131
(0.45193) (0.14210) (0.28405) (0.28092) (0.30000)
[ 2.31580] [-1.69715] [-0.69185] [ 0.49869] [ 0.25044]
TAUX_INF(-1) 0.133423 0.208197 0.409481 -0.333265 -0.233351
(0.24986) (0.07856) (0.15704) (0.15531) (0.16586)
[ 0.53400] [ 2.65004] [ 2.60750] [-2.14583] [-1.40691]
TAUX_INF(-2) 0.264153 -0.095951 0.272039 0.180237 -0.072555
(0.28465) (0.08950) (0.17891) (0.17694) (0.18896)
[ 0.92799] [-1.07203] [ 1.52056] [ 1.01866] [-0.38397]
EXP__(-1) 0.320490 -0.010364 0.020108 0.604227 0.085808
(0.28080) (0.08829) (0.17649) (0.17454) (0.18640)
[ 1.14135] [-0.11738] [ 0.11394] [ 3.46180] [ 0.46034]
14
EXP__(-2) -0.290135 -0.117855 -0.228502 0.000335 -0.074166
(0.26122) (0.08214) (0.16418) (0.16237) (0.17340)
[-1.11070] [-1.43488] [-1.39178] [ 0.00206] [-0.42771]
EPARGNE_BRUT___PIB_(-
1) -0.285873 0.062955 0.043438 0.239693 0.551348
(0.25726) (0.08089) (0.16169) (0.15991) (0.17078)
[-1.11121] [ 0.77825] [ 0.26864] [ 1.49891] [ 3.22847]
EPARGNE_BRUT___PIB_(-
2) 0.401258 0.020170 -0.028863 -0.025742 0.102446
(0.25017) (0.07866) (0.15723) (0.15550) (0.16607)
[ 1.60397] [ 0.25641] [-0.18357] [-0.16554] [ 0.61690]
C -0.258382 3.633591 7.202467 8.677508 8.851327
(6.06677) (1.90761) (3.81306) (3.77103) (4.02727)
[-0.04259] [ 1.90479] [ 1.88889] [ 2.30110] [ 2.19785]
R-squared 0.449017 0.866957 0.749106 0.884934 0.791372
F-statistic 2.770792 22.15571 10.15152 26.14829 12.89696
Tableau 3 : Estimation du modèle VAR
Bien que les résultats de notre modélisation aient révélé des relations significatives
entre les variables étudiées, une équation de croissance économique (TCE) en fonction
d'autres variables afin de mettre en évidence l'impact de la dette extérieure (PDET).
Voici le résultat de l’équation obtenu :
PIB__ = - 0.502079029744*PIB__(-1) + 0.139510163287*PIB__(-2) - 1.02844619362*DEX__(-1) +
1.04658458486*DEX__(-2) + 0.133423384567*TAUX_INF(-1) + 0.264152833716*TAUX_INF(-2) +
0.320489746387*EXP__(-1) - 0.290134800415*EXP__(-2) - 0.285872553084*EPARGNE_BRUT___PIB_(-1) +
0.401258288667*EPARGNE_BRUT___PIB_(-2) - 0.25838188164
En ce qui concerne la validité et la robustesse du modèle VAR (1) que nous avons
utilisé, nous avons obtenu un coefficient de détermination 𝐑2= 0,87, ce qui indique que
la variable PDET explique 87% de la variation de la croissance économique. Avant
d'interpréter les résultats obtenus à partir de notre modèle VAR (1), il est nécessaire de
tester sa robustesse économétrique. Pour cela, nous allons procéder à une série de tests,
dont le premier est le test de normalité, qui nous permettra d'évaluer la validité et la
distribution des données dans le modèle.
15
3.6 Vérification des hypothèses du modèle :
3.6.1 Test de normalité :
On observe que la probabilité est supérieure à 5% donc on accepte l’hypothèse nulle
où les erreurs suivent une loi normale
3.6.2 Test d’autocorrélation
Breusch-Godfrey Serial Correlation LM Test:
Null hypothesis: No serial correlation at up to 1 lag
F-statistic 11.66194 Prob. F(1,41) 0.0014
Obs*R-squared 10.40811 Prob. Chi-Square(1) 0.0013
Les résultats du test de statistique de Fisher indiquent que la probabilité est
inférieure à 5%, ce qui nous amène à rejeter l'hypothèse H0 selon laquelle les
erreurs présentent une autocorrélation. Par conséquent, des corrections sont
nécessaires pour résoudre ce problème. Nous avons ajouté une variable
indépendante à l'équation et les résultats ont été modifiés comme suit.
Breusch-Godfrey Serial Correlation LM Test:
Null hypothesis: No serial correlation at up to 1 lag
F-statistic 0.032202 Prob. F(1,39) 0.8585
16
Obs*R-squared 0.037950 Prob. Chi-Square(1) 0.8455
Maintenant, nous constatons que les probabilités sont supérieures à 5%, ce qui
signifie qu'il n'y a plus de problèmes de corrélation
3.6.3 Test d’Hétéroscédasticité :
Heteroskedasticity Test: Breusch-Pagan-Godfrey
Null hypothesis: Homoskedasticity
F-statistic 0.564160 Prob. F(5,40) 0.7268
Obs*R-squared 3.030228 Prob. Chi-Square(5) 0.6953
Scaled explained SS 3.632162 Prob. Chi-Square(5) 0.6035
Les résultats des tests révèlent que les probabilités sont supérieures à 5%, ce qui
nous amène à accepter l'hypothèse nulle d'homoscédasticité. En conclusion, les
tests effectués ont démontré que les erreurs suivent une distribution normale, qu'il y
avait une autocorrélation initiale, mais que nous avons réussi à corriger ce
problème. De plus, il n'y a plus d'hétéroscédasticité dans les résultats obtenus.
3.7 Interprétation des résultats :
3.7.1 Fonctions de réponse :
17
Concernant la réponse de la dette extérieure, il se révèle que cette dernière a un effet
positif sur le taux de croissance économique sur le long terme. Quant au taux
d’inflation, le Maroc opte pour la politique de stabilisation des prix la contribution
n’est pas significative. Les exportations varient dans un sens à peu près constant donc
une contribution faible à la croissance économique. Finalement l’épargne national brut
avait un effet négatif pendant les premières années avant de s’atténuer en moyen et
long terme.
3.7.2 Décomposition de la variance
Variance
Decomposition
of PIB__:
EPARGNE_BRUT___P
Period S.E. PIB__ DEX__ TAUX_INF EXP__ IB_
1 3.343159 100.0000 0.000000 0.000000 0.000000 0.000000
2 4.000168 88.16165 8.031511 0.496552 1.237956 2.072333
3 4.367209 84.57537 8.401525 0.417818 1.376332 5.228955
4 4.450469 82.71490 8.142092 1.479883 1.976857 5.686272
5 4.489257 82.01598 8.204019 1.454475 1.949621 6.375901
6 4.497979 81.78445 8.175349 1.745199 1.943665 6.351333
7 4.507504 81.61973 8.218018 1.746586 1.981449 6.434215
8 4.509921 81.53249 8.213916 1.813453 2.012510 6.427632
9 4.512782 81.46244 8.222301 1.825937 2.061417 6.427905
10 4.514810 81.39648 8.223161 1.860108 2.097444 6.422807
Tableau 4 : Décomposition de la variance
18
Selon les résultats obtenus, la dette extérieure publique contribue en moyenne à
hauteur de 8% à la variation de la croissance économique entre la deuxième et la
dixième année, ce qui suggère que le financement externe public n'a pas un rôle
majeur en tant que déterminant de la variation du PIB au Maroc mais un effet positif
sur le long terme. Pour ce qui est de la variable inflation, sa contribution moyenne à la
variance du PIB ne dépasse pas 1,86%, ce qui indique que le Maroc adopte une
politique orientée vers la stabilisation des prix. Les exportations et l’épargne national
brut quant à eux ne dépassent pas respectivement les 2% et 6%. Enfin, il est observé
que la variance du PIB a un impact significatif sur lui-même, avec une moyenne de
82% au cours de cette période. En conclusion, d'après l'analyse de la décomposition de
la variance, on peut affirmer que la dette extérieure publique ne joue pas un rôle
déterminant dans la croissance économique au Maroc.
19
4. Conclusion :
Les modèles VAR se révèlent extrêmement utiles pour analyser l'impact des chocs
macroéconomiques et les canaux de transmission associés, ce qui explique
pourquoi de nombreux travaux empiriques ont recours à ces modèles pour étudier
l'effet des politiques économiques. Dans notre étude, nous avons mis en évidence
un fait très important : l'existence d'une relation de causalité entre la croissance
économique et la dette extérieure publique. Cette découverte a été confirmée grâce
à l'analyse des fonctions de réponse impulsionnelle et la décomposition de la
variance.
Les résultats de notre modèle économétrique démontrent que la dette extérieure
publique marocaine a un impact positif sur la croissance du PIB, ce qui est en
accord avec la réalité économique. Ces résultats confirment la théorie de Pattillo,
selon laquelle une dette maintenue dans des limites raisonnables peut favoriser la
croissance économique d'un pays. En d'autres termes, la rationalisation de la
gestion de la dette extérieure a permis au Maroc de tirer davantage d'avantages de
celle-ci.
Cette relation positive et l'impact significatif de la dette extérieure sur la croissance
économique reflètent la politique de gestion active de la dette extérieure adoptée
par le Maroc depuis 1996. Cette politique vise à atténuer les risques et à réduire le
poids et le coût de l'endettement, ce qui a eu des effets bénéfiques sur la croissance
économique du pays.
Donc, nos résultats soutiennent l'idée que la dette extérieure publique peut jouer un
rôle favorable dans la croissance économique, à condition d'être gérée de manière
prudente et responsable.
20
Table des matières :
1 Introduction générale :.................................................... 4
2 Revue de littérature théorique....................................... 6
2.1 Théorie classique :..............................................................................................7
2.2 Théorie de cycle de la dette :........................................................................7
2.3 Théorie keynésienne...........................................................................................7
2.4 Théorie de surendettement.............................................................................8
2.5 Le fardeau primaire de la dette :................................................................8
2.6 Le fardeau virtuel de la dette :.....................................................................8
2.7 Définition de la dette souveraine :.............................................................8
2.8 Fonction de la dette souvraine :..................................................................8
3 Modèle économétrique : spécifications, choix des
variables donnée et description des variables
mobilisées.................................................................................. 9
3.1 Présentations des variables :.......................................................................10
3.2 Evolution des variables...................................................................................10
3.3 Etude de stationnarité :.................................................................................12
3.4 Nombre de retards optimaux :....................................................................14
3.5 Estimation du modèle VAR :.........................................................................14
3.6 Vérification des hypothèses du modèle :...............................................16
3.6.1 Test de normalité :.......................................................................................16
3.6.2 Test d’autocorrélation...................................................................................16
3.6.3 Test d’Hétéroscédasticité :........................................................................17
3.7 Interprétation des résultats :......................................................................17
3.7.1 Fonctions de réponse :................................................................................17
3.7.2 Décomposition de la variance.....................................................................18
4 Conclusion :........................................................................ 20
21
22