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TS3 Correction DS6 : La convergence et la subduction lithosphérique 23/01/07

Partie 1 : restitution de connaissances

Après avoir expliqué quel est l’élément moteur de la subduction d’une lithosphère océanique au sein du
manteau, vous présenterez les arguments géologiques et géophysiques qui ont permis aux scientifiques
de démontrer la présence d’une lithosphère océanique froide rigide et cassante en profondeur au sein
de l’asthénosphère.

Cet exposé sera illustré d’un schéma bilan qui intégrera l’ensemble des arguments présentés.

La lithosphère océanique (LO) est formée au niveau des dorsales océaniques. La LO va subir une phase
d’expansion et si les conditions le permettent une phase de subduction où elle va disparaître en profondeur.
Quel est le moteur qui provoque, amorce cette phase de subduction et quels sont les arguments qui permettent
(faute de voir cette subduction) aux scientifiques de prouver qu’il y a bien une subduction et selon quelles
modalités ? (1 point)

Le moteur de la subduction de la LO (2pts)

• Définition de la LO = CO + manteau lithosphérique


• Limite thermique entre la LO et le manteau asthénosphérique (MA), l’isotherme 1300°C. Différence au
niveau des comportements, rigide pour le manteau lithosphérique et ductile pour le manteau
asthénosphérique.
• En s'éloignant de la dorsale océanique, la lithosphère se refroidit, l'isotherme 1300°C s'abaisse. Comme
la limite entre lithosphère et asthénosphère est uniquement physique (comportement différent lié à la
température), le manteau lithosphérique s'épaissit au dépend de l'asthénosphère. Cet apport important
de matériaux froid de densité 3.3 conduit à une densité moyenne (globale) de la lithosphère
(CO+manteau lithosphérique) qui augmente et passe de 3.1 au niveau de la dorsale à une densité de 3.25
pour une lithosphère de 40 Ma. Vers 30 à 50 Ma la lithosphère plus dense que l'asthénosphère peut en
théorie plonger par subduction. Cependant l’asthénosphère bien que moins dense est solide et résiste
fortement à l'enfoncement de la lithosphère. Ceci retarde la subduction de plusieurs millions d'années.
L'age de la lithosphère océanique en surface n'excède cependant jamais 180 Ma.

Remarque ; L’épaisseur et la densité de la CO en surface avant de plonger ne varie pas.


La LO peut donc à partir d’un certain age disparaître en profondeur. Quelles sont les preuves de sa
présence en profondeur ?

La répartition des séismes : (2pts)

• Disposition des séismes par rapport à la fosse, Plus on s’éloigne de la fosse plus les séismes sont
profonds. Si on construit ce graphique (voir TP3) on remarque que les séismes s’alignement sur un plan
de 100 Km d’épaisseur qui s’arrête vers 700 Km de profondeur. Ce plan est nommé le plan de bénioff.
• Comment expliquer la présence de séismes au delà de 100 Km alors que l’on doit se trouver dans
l’asthénosphère ductile ? cette observation conduit les scientifiques à admettre la présence d’une
masse froide, cassante qui plonge suivant le plan de bénioff jusqu'à 700 Km de profondeur.
• Pour les scientifiques ces données confirment l’idée qu’il existe vraiment une subduction et que ce
matériel froid de 100 Km d’épaisseur qui plonge est la LO.
Les isothermes et les flux thermiques (2pts)

• Au niveau d’une zone de subduction on remarque que les isothermes (courbe qui rejoint les points de
même température) plonge en profondeur.
• On observe aussi dans ces mêmes régions un flux thermique anormalement faible, on parle de flux
thermique négatif. (Flux = qtité de chaleur quittant la terre par unité de temps et de surface)
• Le flux négatif, comme la plongée des isothermes confirment pour les scientifiques la réalité de la
subduction. Une lithosphère océanique froide, dense et rigide plonge dans le manteau
asthénosphérique plus chaud et plus ductile. L'enfoncement rapide (quelques cm/an) ne permet pas
aux roches de la lithosphère de se rééquilibrer thermiquement au contact de l'asthénosphère. Les
roches rigides, cassantes de la lithosphère subissent des déformations avec rupture à l'origine des
séismes. Vers 700 Km de profondeur, la lithosphère devient plus ductile (augmentation de la
température) d'où l'absence de séisme.
• La mise en relation des informations apportées par les séismes et des isothermes permet de confirmer
la véracité du modèle de la subduction.

Les roches métamorphiques de HP, BT° (2pts)

• Certaines conditions permettent d’observer des roches issues de la transformation des gabbros ou
basaltes de la CO. Il s’agit des métagabbros à glaucophane, des éclogites.
• Ces roches métamorphiques présentent des associations minéralogiques témoins de conditions de
pression et température. Les minéraux comme le glaucophane, la jadéite et le grenat n’apparaissent que
pour de haute pression, basse température.
• Ces conditions de HP/BT° sont particulières et ne peuvent apparaître que si on plonge un matériel froid
en profondeur.
• La présence de ces roches issues de la transformation de la CO est une preuve supplémentaire de la
réalité de la subduction de la LO.

Conclusion : Le modèle de la subduction d’une lithosphère océanique (1.5pts)


Flux thermique positif

Dorsale Flux thermique négatif

Manteau lithosphérique

Séismes, plan de Bénioff

Métagabbro à glaucophane, éclogites Asthénosphère 3.25


Métamorphisme de HP/BT

Plongée de l’isotherme 1300°C

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