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Fertilisation durable du maïs et sorgho au Burkina

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BURKINA FASO

Unité-Progrès-Justice
**********
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR QE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE ET DE L'INNOVATION (MESRSI)
*************************
UNIVERSITE POLYTECHNIQUE DE BOBO DIOULASSO (UPB)
*****************
INSTITUT DU DEVELOPPEMENT RURAL (lDR)

MEMOIRE DE FIN DE CYCLE


PRESENTE EN VUE DE L'OBTENTION DU
DIPLOME D'INGENIEUR DU DEVELOPPEMENT RURAL
OPTION: AGRONOMIE
Thème:
le
Options de fertilisation pour une production
durable du maïs et du sorgho dans la province
du Ziro / Burkina Faso

Présenté par: Pawindé Alain GUISSOU

*
Maître de stage: Dr. Hugues Roméo BAZIE
*
Directeur de mémoire: Mo Bèguè DAO

N° d'ordre Juillet 2016


Dédicace
Je dédie ce mémoire à:
Mon père Guissou Y. Michel
Ma défunte mère Guissou R. Céline
Mes frères et sœurs!
Remercienlents
Ce mémoire est le fruit de labeur de plusieurs personnes dont nous tenons à remercier
certaines. Ainsi nous disons merci:
• à toute la Direction de l'IDRlUPB et l'ensemble du corps professoral pour leur
disponibilité et la qualité de l'enseignement dispensé;
• au chef du Département Environnement et Forets (DEF) pour nous avoir accordé
le stage dans sa structure;
• à M. Bèguè DAO, Ingénieur Agronome, Enseignant à l'Université
Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) à l'Institut du Développement Rural (IDR), notre
Directeur de mémoire, pour avoir accepté de nous encadrer malgré ses multiples occupations;
• au Dr Hugues Roméo BAZIE, Agro-Eco-Physiologiste, enseignant-chercheur à
l'Université de Ouagal Pr Joseph Ki-Zerbo, notre maître de stage qui, non seulement nous a
accepté comme stagiaire malgré ses multiples occupations, mais aussi par sa rigueur dans le
travail, la qualité de son encadrement et ses encouragements qui nous ont permis d'élaborer ce
présent mémoire;
• au Dr Josias SANOU Agro -Eco-physiologiste, chargé de recherche à l'Institut
de l'Environnement et de la Recherche Aglicole (INERA), Coordonnateur national du
projet «Biodev» pour avoir mis à notre disposition le matériel technique et financier pour la
bonne conduite de notre stage;
• à Monsieur Palin BAZIE pour son soutien sur le ten-ain, et ses conseils,
• au personnel du Département de l'Environnement et de la Forêt pour leur conseil
et leur bonne collaboration au cours de notre stage;
• à tous les producteurs avec qui nous avons travaillé et ceux qui ont accepté nous
prêter leur champ pour les différentes expérimentations;
• à mon oncle Honoré K. Guissou, pour son soutien et ses conseils,
• à tonton Eric N. Guissou, pour son soutien et ses conseils;
• à nos frères, cousins, sœurs, amis et camarades de classe pour leur collaboration
et leur soutien;
• à tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont contribué à l'aboutissement de
cette œuvre.

11
Résunlé

Le maïs et le sorgho sont les principales céréales produites au Burkina Faso. Elles
constituent la base de l'alimentation des populations Cependant, leurs rendements connaissent
une baisse considérable ces dernières années. Les raisons de cette chute sont entre autres la
dégradation des sols, accompagnée des effets de variabilités climatiques et des pratiques
culturales inappropriées. Ainsi, pour parvenir à un usage équitable et raisonné des engrais, des
combinaisons d'engrais ont été testées sur quatre villages du Ziro. L'objectif global était de
rechercher comment maintenir une fertilité optimale des sols pour une production durable du
sorgho et du maïs. Le dispositif général utilisé est un bloc complet randomisé où chaque
producteur représente un bloc (répétition). A 5 répétitions, chacune avait douze (12) parcelles.
Les traitements étaient: Tl (céréale + NPK + Niébé + FO), T2 (céréale + NPK + Niébé), T3
(céréale + Niébé), T4 (céréale + N), T5 (céréale + P), T6 (céréale + K), T7 (céréale + (N + P)),
T8 (céréale + (N + K)), T9 (céréale + (P + K)), T10 (céréale + (N + P + K)), TIl (céréale +
NPK), T12 (céréale). Les résultats ont révélé une meilleure croissance du maïs à Dao
(164,89±3,47 cm) et celle du sorgho à Vrassan (223,14±2,54 cm). Au niveau des formules
d'engrais, la croissance en hauteur la plus élevée a été observée sur les plants de TIl
(182,08±5,51 cm), pour le maïs. Au niveau du sorgho, c'est, TIl (215,44±9,96 cm),

comparable statistiquement de T5, TIO, T7. Tl. Le village de Vrassan a enregistré les
rendements grains et pailles respectivement (578,48±115,46 kg ha-l, 2280,88±93,94 kg ha- 1)
les plus élevés en sorgho, Dao, a obtenu les rendements grains les plus élevés du maïs
(929,71±45,90 kg ha- 1), tandis que les rendements pailles les plus élevés sont obtenus à Kou.
Le traitement, Tl a amélioré significativement les rendements grains (1 092,41± 161,53 kg ha- 1)

et pailles (4411,19±372,90 kg ha- 1) du maïs. Les résultats de ce dernier sont similaires à ceux
des traitements T2, TI0, T7. Pour le sorgho les formules d'engrais n'ont pas eu d'effets
significatifs sur ses paramètres de rendement excepté le paramètre rendement paille ou Tl
enregistre le rendement le plus élevé (2277,61±207,44 kg ha- 1). Le niébé, associé au maïs donne
les rendements en fane et grain plus élevés. Les traitements T3 améliorent significativement les
rendements grain et fane du niébé. Les formules d'engrais n'ont pas eu un effet significatif sur
le taux d'humidité du sol. Les traitements T3 et T5 se sont révélés être les plus rentables
économiquement quel que soit la spéculation.

Les mots clés: Maïs, Sorgho, Rentabilité économique, Participatif, Durable.

111
Abstract
Com and sorghum are the main cereals produced in Burkina Faso. They form the basis
of people's diet. However, their yields experiencing a significant drop in recent years. The
reasons for this fall are among other soil degradation, together with the effects of climate
variability and inappropriate fmming practices. Thus, to achieve a fair and reasonable use of
fertilizers, fertilizer combinations were tested in four villages of the Ziro. The overall objective
was to investigate how to maintain optimum soil feIiility for sustainable production of sorghum
and maize. The general device used in this study was a randomized complete block where each
producer is a block (repeat). Each repetition had each twelve (12) plots. The treatments were:
TI (cereal + NPK + Cowpea + FO), T2 (cereal + NPK + cowpea), T3 (cereal + cowpea), T4
(cereal + N), T5 (grain + P), T6 (cereal + K), T7 (cereal + (N + P)), T8 (cereal + (N + K)), T9
(cereal + (P + K)), TIO (cereal + (N + P + K)), Til (cereal + NPK), TI2 (cereal). The results
revealed better growth corn Dao (164.89 ± 3.47 cm) and that of sorghum Vrassan (223.14 ±
2.54 cm). In telms of feIiilizer fOlmulas, the highest height growth was observed on the plants
of Til (182.08 ± 5.51 cm), for corn. At the sorghum is, Til (215.44 ± 9.96 cm), comparable
statistically T5, TIO, T7. Tl. The village of Vrassan recorded grain yields and straw
respectively (578.48 ± 115.46 kg ha-l, 2280.88 ± 93.94 kg ha-I) highest in sorghum, Dao,
received grain yields the higher corn (929.71 ± 45.90 kg ha-l), while the highest yields are
obtained at straws in Kou. The treatment, Tl significantly improved grain yield (1092.41 ±
161. 53 kg ha-I) and straw (4411.19 ± 372.90 kg ha-I) corn. The results thereof are similar to
those of the treatments T2, T10, T7. For sorghum feIiiIizer formulas had no significant effect
on its perfOlmance pm'ameters except the straw yield pararneter or TI record the highest yield
(2277.61 ± 207.44 kg ha-I). Cowpea with maize gives yields and higher grain fades. T3
treatments significantly improved grain yields and fades cowpea. The feIiilizer fOlmulas have
not had a significant effect on soil moisture. T3 and T5 treatments have proven to be the most
profitable economically whatever speculation.

Keywords: Com, Sorghum, economic profitability, Participatory, Sustainable.

IV
TABLE DES MATIERES

DEDICACE 1

RENIERCIEMENTS n

RESUN.Œ III

ABSTRACT IV

LISTE DES TABLEAUX VIII

LISTE DES FIGURES IX

LISTE DES ANNEXES X

SIGLES ET ABREVIATIONS XI

INTRODUCTION GENERALE 1

CHAPITRE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE 4

1.1 Définition des concepts 4


1.1.1 Notion de fertilité du sol.. 4
1. 1.2 Association 4
1.1.3 Facteur limitant 4
1.1.4 Approche paJ1icipative 5
1.2. Généralités sur le Maïs 5
1.2.1 Origine et botanique 5
1.2.2 La plante et son mode de vie 6
[Link] Morphologie générale du maïs 6
1.2.3 L'écologie du maïs 7
1.2.4 La culture du maïs ., '" 7
[Link] Préparation du sol 7
[Link] Semis 7
[Link] Feltilisation 7
[Link] Désherbage du maïs 8
[Link] Le maïs dans la rotation 9
1.2.5 Production et consommation de Maïs au Burkina Faso 9
1.2.6 Contraintes à la culture du maïs 9
[Link]. Variabilité climatique 9
[Link] Baisse de la fertilité des sols 10
1.2.7 Maladies 10

v
1.2.8 Insectes . 10
1.2.9 Mauvaises herbes 10

1.3 G'enera
, ("ltes sur 1e Sorg h 0 11
1.3.1 Origine Il
1.3.2 Taxonomie Il
1.3.3 Morphologie du sorgho Il
1.3.4 La biologie du sorgho 12
[Link] Germination et développement de la plantule 12
1.3.5 Ecologie du sorgho 12
1.3.6 La culture du sorgho 13
[Link] Semis 13
[Link] Démariage ré-semis et repiquage 14
[Link] Sm'e1o-binages 14
[Link] Feitilisation 14
1.3.7 Usage du sorgho 14
1.3.8 Imp0l1ance du sorgho au Burkina Faso 15
1.3.9 Les contraintes liées à la production du sorgho 15
[Link] Les mauvaises herbes 15
[Link] Contraintes pédoelimatiques 15
[Link] Contraintes socio-économiques 16
1.3.10 Maladies du sorgho 16
[Link] Insectes 16

1.4 Généralités sur le niébé 17


1.4.1 Zones de culture du niébé 17
1.4.2 Systèmes de culture intégrant le niébé 17
1.4.3 Facteurs influençant le rendement du niébé 17
1.4.4 Exigences de la culture du niébé 18
1.4.5 Contraintes à la culture du niébé 18
1.4.6 Les maladies et les insectes 18
1.4.7 Les mauvaises herbes 19

CHAPITRE 2: MATERIELS ET METHODES 20

2.1 Présentation de la zone d' étude 20

2.2 Le matériel 24
2.2.1 Le matériel végétal....... . 24
2.2.2 Les feitilisants .. 24
2.2.3 Autres matériels.............................. . 24

2.3 La Méthodologie 25
2.3.1 Le dispositif expérimental 27
2.3.2 Les différentes doses d'engrais appliqués 28
2.3.3 Suivi et collecte des données 29

VI
[Link] Conduite des essais 29
[Link] Collecte des données 30
[Link].1 Suivi de la phénologie des cultures 30
[Link].2 Estimation de l'humidité du sol 30
[Link].3 Les récoltes 30
2.3.3 .2.4 Rentabilité économique des fumures testées 31
[Link].5 La collecte des données socio-économiques 32
2.3.4 Traitement des données et analyse statistique 32

CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS 33

3.1 Résultats 33
3.1.1 Paramètres de croi ssance des différentes cultures 34
3.1.2 Paramètres de rendement 37
[Link] L'effet des différents traitements sur les composantes de rendement du maïs et du
sorgho 37
3.1.3 L'effet des différentes formules sur les composantes de rendement du niébé associé
au maïs et au sorgho 43
3.1.4 L'analyse des effets des différentes formules d'engrais sur l'humidité du sol. 44
3. 1.5 L'anal yse économique 45
3. 1.6 Les résul tats de l'anal yse socio-économi que 47

3.2 Discussion 50

CONCLUSION 54

BIBLIOGRAPHIES 56

ANNEXES 1

Vll
Liste des tableaux

Tableau 1: les caracteristiques des varietes de maïs, sorgho et niebe etudiees 24

Tableau 2: differents traitements appliques dans les essais de diagnostic 28

Tableau 3: les doses d'engrais preleves en kg ha- 1 pour le maïs et le sorgho 29

Tableau 4: les doses des differentes combinaisons en (g/50m 2) pour le maïs et le sorgho...... 29

Tableau 5: les caracteristiques chimiques des sols dans les quatre (4) sites 33

Tableau 6: les resultats de l'analyse de variance sur les parametres de croissance 35

Tableau 7 : moyenne des parametres de croissance des plantes du maïs et du sorgho en


fonction des villages 35

Tableau 8: les resultats de l'analyse de variance sur les parametres de productivite des sols en
fonction de la speculation, le village d'etude, la formule de fumure 38

Tableau 9:moyenne du nombre d'epis, du poids des epis, et de l'indice de recolte et du sorgho
.................................................................................................................................................. 41

Tableau 10: resultats d'analyse de variance sur les parametres de rendement du niebe 43

Tableau Il: comparaison des moyennes des rendements grain et fane du niebe en fonction de
la speculation 43

Tableau 13: resultat de l'analyse de variance du taux d'humidite des sols de chaque formule
en fonction des villages, la profondeur, les differents fertilisants 44

Tableau 14: comparaison des moyennes des taux d'humidite des sols en fonction des
profondeurs , ' 45

Tableau 15: effet des options de fertilisation sur la rentabilite economique pour du maïs ...... 46

Tableau 16: effet des options de fertilisation sur la rentabilite economique pour du sorgho .. 46

Tableau 17: les principales cultures et leur superficie, la quantite de production 47

Tableau 18: les prix du kg des plincipales cultures en fonction du lieu de vente 48

V111
Liste des figures

Figurel: localisation des sites pilotes du projet biodev dans la province du ziro 20

Figure 2: la pluviometrie moyenne annuelle du ziro de 2005-2014 22

Source: direction generale de la meteorologie 22

Figure 3: pluviosite mensuelle en (mm) et nombre de jours de pluies de cassou (a) et dao (b)
au cours de la saison pluvieuse de 2015 22

Figure 4: presentation de la repartition des champs sur les quatre sites: vrassan (a), cassou
(b), dao (c), kou (d) 26

Figure 5: dispositif experimental au niveau de chaque producteur 27

Figure 6: l'evolution de la croissance en hauteur du maïs (a) et du sorgho (b) en fonction du


temps 34

Figure 7: l'evolution des hauteurs moyennes des plantes du maïs (a) et du sorgho (b) 36

Figure 8: l'evolution des diametres au collet des plantes du maïs (a) et du sorgho (b) 37

Figure 9: les moyennes des rendements en grain des deux speculations en fonction des
villages 39

Figure 10: les moyennes des rendements en paille des deux speculations en fonction des
villages 40

Figure Il: graphe illustrant la difference des moyennes en rendement grain du maïs (a) et du
sorgho (b) 42

Figure 12: graphe illustrant la difference des moyennes en rendement paille du maïs (a) et du
sorgho (b) 42

IX
Liste des annexes

Annexe l: moyenne des parametres de croissance en fonction des plantes du maïs et du


sorgho en fonction des traitements 1

Annexe 2: moyenne des rendements en grain et en paille du sorgho et maïs 1

Annexe 3: comparaison des moyennes du taux d'humidite en fonction du village II

Annexe 4: questionnaire d'enquete II

x
Sigles et abréviations
ANOVA: Analysis of variance.
Biodev: bio-carbone et développement rural en Afrique de l'Ouest.
CIMMYT: Centre International pour l'amélioration du maïs et du blé.
CTA: Le Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale.
DAP: Le Di-Ammonium Phosphaté.
DGPER: Direction Générale de la Promotion de l'Economie Rurale.
FAO: Food and Agriculture Organisation.
FCFA: Francs des Colonies Françaises d'Afrique.
FO: Fumure organique.
GPS: Global Positioning System.
lITA: International Institute of Tropical Agliculture.
INERA: Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles.
INSD: Institut National de la Statistique et de la Démographie.
KCI: Chlorure de Potassium.
MAHRH: Ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques.
MECV: Ministère de l'environnement et de cadre de vie.
NPK: Azote, Phosphore et de Potassium.
PIB: Produit Intérieur Brut.
PNGT2 : Programme National de Gestion des TelToirs phase 2.
SOFITEX : Société des fibres textiles du Burkina Faso.
RCV: Ratio des Coût Variables.
UNPCB : Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina.
UPB : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso.
IDR: Institut du Développement Rural
DEF : Département de l'Environnement et de la Foret

Xl
Introduction générale
La baisse de la productivité des terres dans la plupart des pays de l'Afrique subsaharienne
est le résultat de la forte pression démographique sur les ressources naturelles. Cette démographie
croît plus vite que dans les autres régions du monde (FAO, 2000). Dans ces pays, les terres
agricoles s'appauvrissent plus vite en raison de leurs mauvaises exploitations (Steiner, 1996)
engendrant des peltes annuelles moyennes de la couche arable en N, P et K respectivement de 22
kg ha-l, 2,5 kg ha- 1 et 15 kg ha- 1 (Stoorvogel et al, 1993).
Au Burkina Faso, l'agriculture est la principale activité économique. C'est un secteur qui,
occupe 80% de la population active, représente plus du tiers du PIB et contribue pour près de 80%
dans les exportations totales du pays (Hema, 2003). Une grande diversité de cultures est pratiquée
et les céréales occupent une place de choix dont les principales sont le sorgho, le maïs et le mil.
Les céréales occupent plus de 80% des superficies agricoles et représentent plus de 60% de la base
alimentaire de la majorité des populations (DGPER, 2010).
Cependant, au Burkina Faso comme dans la plupart des pays de l' Mrique subsaharienne,
l'augmentation de la production agricole, résulte, surtout de l'augmentation des surfaces cultivées
plus que de l'intensification (utilisation de semences améliorées, d'engrais chimiques et
organiques, amélioration des pratiques culturales etc.). Ceci en plus de la fOlte croissance
démographique contribuent à augmenter la pression sur les forêts et les pâturages naturels. Cela
engendre des conséquences à moyen et long terme sur les écosystèmes tels que la diminution de
la reproduction, la baisse de la fertilité des sols, la pelte de la biodiversité ainsi que la diminution
du couvert végétal qui influe sur le climat (Maranz, 2009); (Gonzalez et al., 2012). En effet, Les
superficies emblavées pour les céréales sont passées de 2 519 800 ha en 1990 à 4 291 496 ha en
2010, soit une augmentation de 70% (MECV, 2010). De 1996 à 2005, les superficies emblavées
pour le coton, la principale culture de rente, ont augmenté de 210% soit une moyenne annuelle
d'environ 21 %. La quantité des engrais augmente d'année en année et les cultures de rente s'avèrent
être les plus grandes consommatrices d'engrais chimiques. Selon les données de la DGPER, de
1995 à 2005, l'utilisation de l'urée est passée de 13 044 867 Kg à 39 831 795 Kg soit une
augmentation de 205%, l'engrais NPK de 30 233 663 Kg à 114 080 800 Kg soit 277%, et le
Burkina-phosphate de 112 447 Kg à 18 648 776 Kg, soit 165%. Par contre, l'utilisation de la
fumure organique reste encore marginale. La pm1 de superficie recouvelte de fumure organique
en pourcentage de la superficie totale sur une moyenne de dix ans (1995 à 2004) pour différentes
espèces est: mil (31%), maïs (43%), riz (4%), sorgho (30%), coton (19%), arachide (5%) (MECV,
2010). En outre, malgré la disponibilité de semences améliorées pour les cultures principales, le
taux d'adoption des variétés améliorées au nIveau national reste très faible et est estimé à
seulement 8,4% (Compaoré et a/., 2008).
Il est vrai qu'il faut produire suffisamment pour une population sans cesse croissante, mais
cette production doit être durable. Alors, il faudra améliorer les pratiques agricoles et faire
abandonner la persistance de certaines pratiques telles que l'usage abusif ou non raisonné des
engrais chimiques et les pesticides, dont la seule finalité est l'augmentation des rendements sans
se soucier des effets néfastes sur l'environnement. Quoique importante pour une croissance
économique, ces pratiques n'intègrent pas toujours l'esprit de durabilité. Par conséquent,
l'amélioration de la fertilité des sols nécessite une analyse profonde du moment où une mauvaise
option de fertilisation des sols pourrait engendrer des conséquences négatives et aggraver le
processus de dégradation des sols.
Conscient de la situation qui prévaut, les organIsmes gouvernementaux et non
gouvernementaux, les institutions financières, œuvrant pour le développement du monde rural
s'évertuent depuis longtemps à travers des actions multiples et des technologies mises en œuvre
qui sont entre autres, l'encouragement des producteurs pour une diversification des productions
végétales; l'utilisation accrue des semences améliorées; la mécanisation de la production;
l'augmentation de la productivité des terres par l'utilisation de la fumure organique et l'usage
raisonné des engrais chimiques, afin de booster de façon durable la production céréalière. Mais,
force est de constater que ces actions et technologies ont connu moins d'engouement vis-à-vis du
public cible qu'est le monde rural. Cela pourrait se justifier par la non-participation de ces derniers
à la conception de certaines technologies: c'est le « développement clé en main» ou « parachuté»
(Gouba, 2009). Un nouveau concept, la recherche participative a de ce fait vu le jour et demeure
incontournable dans la recherche pour le développement de l'agriculture, et de l'agroforesterie en
Afrique. C'est dans cette optique que le projet bio-carbone et développement rural en Afrique de
l'Ouest en abrégé «Biodev» est né. En effet, ce projet vise à permettre aux communautés rurales
de l'Afrique de l'Ouest dont notamment ceux du Burkina Faso et de la SielTa-Léone de bénéficier
d'une gestion améliorée des ressources naturelles à partir desquelles elles peuvent tirer des
avantages tels que la production à moindre coût, une grande diversité biologique, une forte
productivité agricole et donc, des revenus agricoles décents qui puissent leur donner accès à
l'éducation, à l'alimentation, l'eau et l'énergie. C'est dans ce cadre que s'insère cette étude
intitulée " Option de feltilisation pour une production durable du maïs et du sorgho dans la
province du Ziro".

2
Cette étude avait pour objectif global de rechercher de façon participative comment,
maintenir une fertilité optimum des sols pour une production durable du maïs et du sorgho par
l'utilisation des fOlmules de fertilisation économique, acceptables socialement et soucieuse de
l'environnement dans les quatre villages de la province du Ziro: Cassou, Dao, Vrassan et Kou. Il
s'agissait spécifiquement de:
• Identifier le facteur limitant en termes d'éléments nutritifs pour la production du maïs et
du sorgho dans les quatre villages (Cassou, Vrassan, Kou et Dao);
• Comparer la croissance et le rendement des cultures en fonction des sites d'études et les
formules d'engrais proposées
• Trouver la formule d'engrais la plus efficiente du point de vue agronomIque,
environnemental, économique et social.
• Faire une analyse socio-économique en comparant les pratiques des agriculteurs avec les
approches de gestion intégrée des terres.
Pour cela, nous avons formulé les hypothèses de recherche suivantes:
1. Ils existent des éléments nutritifs non disponibles qui limitent la production du maïs
et du sorgho dans la zone d'étude.
2. Les différentes formules d'engrais proposées et les sites iniluencent chacun la
croissance et la production du maïs et du sorgho et permettent une bonne rétention de l'eau du sol.
3. Il existe une formule d'engrais palmi celles proposées, économiquement rentable,
et de coût abordable par les petits producteurs.
4. Il existe des contraintes auxquelles les paysans font face dans la production et la
gestion de la fertilité des sols.
Le présent mémoire comporte trois (03) chapitres. Le premier chapitre est consacré à la
synthèse bibliographique qui traite des généralités sur le maïs, le sorgho et fertilisation au Burkina
Faso. Le deuxième chapitre présente le matériel et méthodes utilisés dans la conduite de l'étude, le
troisième chapitre présente les résultats saillants et une discussion de ces résultats et se te1TI1ine
par une conclusion générale qui s'ouvre sur des perspectives et des recommandations.

3
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
1.1 Définition des concepts
1.1.1 Notion defertilité du sol
Les principaux facteurs qui déterminent la fertilité du sol sont: la matière organique du sol
(y compris la biomasse microbienne), la texture du sol, sa structure, sa profondeur, sa teneur en
éléments nutritifs, sa capacité de stockage (capacité d'adsorption), sa réaction et l'absence
d'éléments toxiques (aluminium libre, par exemple). Ainsi donc, la fertilité des sols est présentée
comme étant la résultante de trois composantes qui agissent en interaction. Il s'agit de la fertilité
chimique (pH, teneur en composés minéraux, en matière organique), la fertilité physique (texture
et structure du sol, granulométrie) et la fertilité biologique (Bachelier, 1973; Chaussod, 1996 et
Zombre, 2006).

1.1.2 Association
L'association culturale consiste à mettre sur la même parcelle deux ou plusieurs cultures
en croissance simultanée. Les avantages de l'association culturale sont multiples; elle permet
d'obtenir une multitude de produits agricoles en peu de temps et sur un même espace. Elle permet
également d'améliorer la disponibilité de l'azote (N) dans l'association des céréales avec les
légumineuses (niébé). Elle pelmet un gain de temps lors des opérations culturales et donc une
meilleure gestion de la main d'œuvre pendant la pleine saison agricole (Kaboré et al., 1995). Elles
offrent un moyen de diversification et de stabilisation des ressources alimentaires (Kranjac­
Berisavlejvic et al., 1998). Enfin, les cultures associées offrent une meilleure couverture de la
surface du sol, notamment lorsqu'elles mêlent une céréale comme le sorgho ou le maïs avec des
plantes rampantes comme le niébé.

1.1.3 Facteur limitant

Le facteur limitant est le facteur qui va conditionner la vitesse ou l'amplitude d'un


phénomène plurifactoriel à un moment précis. A ce moment-là, tous les autres facteurs permettant
la réduction de ce phénomène sont en excès par rapport au facteur limitant. Le concept de quantité
est très important, une modification des propriétés peut changer la nature du facteur limitant.

Cette notion serait apparue en XIx~me siècle dans le cadre des recherches agricoles mais est
utilisée dans de multiples domaines (en agriculture, en alimentation, en chimie en écologie etc.).

4
En agriculture, elle désigne les composantes du sol et a été formalisée en 1912 par la loi de Liebig
sur le minimum.

La loi du minimum ou loi des facteurs limitants, est l'un des principes les plus importants
de l'agronomie pratique. Sous sa forme théorique initiale, donnée par Liebig vers 1850 dans sa
théorie de l'alimentation minérale des plantes, elle énonce que « le rendement d'une culture est
limité par celui des éléments fertilisants qui le premier vient à manquer (soit N ou P, K, Mg etc.)
et qu'il convient de compenser le manque par un apport, sous forme d'engrais minéral, complétant
le ou les éléments en quantité suffisante».

1.1.4 Approche participative


Le principe de l'approche participative est basé sur le privilège qu'elle accorde aux
populations de s'impliquer à la définition des problèmes locaux, l'identification des solutions et
leur mise en œuvre, afin de contribuer à donner plus d'efficacité et de durabilité aux actions qui
en résultent. C'est dans ce sens que (Boukhari, 1995) affirme que « le principe fondamental de la
participation: c'est le partage de savoir et de pouvoir ». Pour lui « Dans une approche participative
la population n'est pas un gisement d'informations mais un partenaire avec qui il faut échanger et
partager l'information utile; la participation, c'est penser et faire avec et non pour, c'est la
responsabilisation, la concertation et la négociation ». Ce concept découle du constat des limites
et des échecs des stratégies de développement adoptées par des approches qui ne laissaient aucune
place à une participation des populations aux processus de prise de décisions. Au contraire, les
acteurs se sont positionnés comme étant en mesure de définir eux-mêmes les besoins des
populations et de décider des actions nécessaires pour les satisfaire. Pourtant, pour réussir quelque
chose il faut la confier à ceux qui ont intérêt à ce qu'elle réussisse.

1.2. Généralités sur le Maïs


1.2.1 Origine et botanique
Le Maïs est une plante tropicale herbacée. Son origine reste encore imprécise mais des
auteurs comme Rouanet., 1984 et Gay., 1984 attestent qu'il est originaire de l'Amérique centrale
plus précisément des hauts plateaux mexicains où de nombreux échantillons témoignent de sa
présence à plus de 5000 ans avant Jésus-Christ.

Le maïs (Zea mays) est la classe des monocotylédones, sous-classe des commélinidaes,
l'ordre des cypérales, de la famille des poacées (ou graminées) et la sous-famille des panicoïdées.

5
En Afrique subsaharienne, la culture du maïs est toujours extensive alors que dans les pays

industrialisés; c'est une culture intensive mécanisée et hautement productive.

1.2.2 La plante et son mode de vie


[Link] Morphologie générale du maïs

Le plant de Maïs se compose d'une tige unique, de gros diamètres, pleine, et formée de
plusieurs entrenœuds d'une vingtaine de centimètres chacun, séparés par des nœuds. TI a une taille
variable; pour les variétés couramment cultivées, la taille varie généralement de 1 à 3 m. Au niveau

de chaque nœud, de manière opposée, s'insèrent les feuilles à limbe allongé et aux nervures
parallèles. Selon les variétés, chaque plante porte entre 15 et 20 feuilles, de grandes tailles Gusqu'à

10cm de large et 1 mètre de long) (GNIS, 2007).


Sa pollinisation est dite croisée parce que les inflorescences femelles (épis) et les

inflorescences mâles (panicules) sont disposées à des endroits distincts sur la plante, c'est une
plante monoïque. Sur chaque pied on a souvent un seul épi. Les épis sont formés d'un nombre

variable de rangées de grains (de 12 à 16) autour de la rachi, qui fournissent entre 300 à 1000

grams.
La graine de maïs est formée d'un embryon, d'un tissu de réserve, l'albumen et d'une

enveloppe fine et translucide, le péricarpe. L'albumen est constitué essentiellement de grains

d'amidon; c'est l'amidon corné qui donne sa couleur aux grains de Maïs, généralement jaune, blanc,

rouge ou nOIr.

Le système racinaire du Maïs est composé d'un grand nombre de racines adventives situées

sur les nœuds à la base de la tige. Il est caractérisé par des racines traçantes (dites racines de

surface), qui prélèvent l'eau et les nutriments nécessaires à la plante dans les couches les plus
superficielles du sol. Ce type d'exploitation des ressources du sol fait que la plante est très
exigeante en azote et en eau, proportionnellement aux rendements élevés qu'elle permet; ce qui

pose de graves problèmes environnementaux dans les régions tempérées.

Le maïs a les fleurs mâles et femelles qui sont portées par la même plante mais placées à

des endroits différents: l'inflorescence femelle (l'épi) se développe latéralement à partir d'un
bourgeon axillaire, inséré à la base d'une feuille située au milieu de la plante. L'épi possède 12 à
20 rangées d'ovules surmontées de longs styles (les soies). L'inflorescence mâle (la panicule) est
constituée d'épillet composé de deux fleurs. Ramifiée, elle est située à l'extrémité de la tige

6
Le maïs est une plante allogame c'est-à-dire que la fécondation est majoritairement croisée
(dans 90% des cas) et a lieu entre deux plantes distinctes. Les fleurs femelles sont fécondées par
le pollen d'une autre plante, l'hybridation est naturelle chez le maïs (GNIS, 2007).

1.2.3 L'écologie du maïs


Le Maïs ainsi que d'autres graminées tropicales (comme la canne à sucre ou le sorgho), fait
pal1ie des plantes dites en C4. (GUY, 1984). Ce métabolisme particulier confère au maïs un
meilleur rendement pour la photosynthèse c'est-à-dire pour la conversion de l'énergie lumineuse
en matière organique que les céréales de nos latitudes qui sont des plantes en C3. La culture du
Maïs nécessite une température minimum de 10°C pour une germination active et au moins 18°C
pour sa floraison. Son rendement dépend de la satisfaction de ses besoins en eau en particulier
dans les deux (02) semaines précédant et suivant la floraison (période critique). C'est une culture
qui préfère les sols profonds et riches mais qui peut s'accommoder à de conditions plus difficiles
comme les sols sableux ou argileux voire calcaires, sous réserve d'assurer les apports d'eau et
d'éléments nutritifs nécessaires (GUY, 1984)

1.2.4 La culture du maïs


[Link] Préparation du sol
Le maïs est doté d'un puissant système racinaire. Il est donc très sensible à l'amélioration
des propriétés physiques du sol. Le labour permet une augmentation de rendement de l'ordre de 2
%. Pourtant en culture extensive, le labour n'est pas toujours pratiqué. Le semis est fait
directement. C'est en culture intensive que le labour est réalisé en tracti on animale ou motorisé.
Un travail superficiel est ensuite repris après le labour à l'aide d'un pulvériseur ou une herse.
[Link] Semis
Pour le semis, il est souvent effectué de façon manuelle au Burkina Faso ou fait à l'aide de
semoir motorisé dans les cultures intensives. La densité de semis varie selon la richesse du sol, la
fumure, la pluviométrie, la possibilité d'irrigation et la précocité. Les densités optimales sont
généralement comprises entre 40 et 60 000 pieds /ha. Le poids de semence est de l'ordre de 15 à
25 kg /ha. Les écartements sont de 80 cm entre les lignes et 40 à 50 cm sur les lignes. La profondeur
de semis varie de 2 à 6 cm selon la qualité du sol.
[Link] Fertilisation
La fe11ilisation du maïs dépend des variétés en général des exigences de la variété et des
conditions de la zone de culture. Cependant, il est à noter que le maïs est l'une des céréales les
plus exigeantes et répondant le mieux aux fumures et entretiens culturaux. L'apport de fertilisants

7
est utile pour obtenir de bons rendements et éviter d'épuiser le sol. Il est conseillé d'associer la
fumure organique à la fertilisation minérale (éléments minéraux N, P, K) nécessaire au
développement de la culture. Pendant la préparation du sol, apporter selon le niveau de fertilité du
champ 10 à 20 tonnes de fumier bien décomposé à enfouir au moment du labour. Dans les régions
où l'élevage est absent, enfouir les résidus de récolte ou les produits de lajachère car le maïs réagit
très bien à la fumure organique. On peut aussi apporter 100 kg à 250 kg/ha d'engrais N P K S Mg
15-15-15-6-1 (CTA, 2012)
La fe!iilisation peut aussi se faire par appOli de compost, de fumier de felme ou autres
déjections d'animaux au moment du labour, à raison de 20 à 50 tonnes (200 à 500 sacs de 100 kg)
par hectare tous les deux ans, soit un épandage de 2 à 5 sacs sur 100 m2. Coupler le sarclage 3 à 4
semaines après le semis avec l'engrais de couverture. La fumure de fond est appliquée au labour
par l'engrais complet 20.10.10 à la dose de 150 kg par ha, ou constituée de compost, de fientes de
poules ou autres déjections d'animaux à raison de 20 à 50 tonnes par hectare (200 à 500 sacs de
100 kg), soit un épandage de 2 à 5 sacs sur 100 m2. La deuxième fertilisation, encore appelée
fumure de couverture est appliquée à 6 semaines du labour (apporter de l'urée à raison de 100-150
kg/ha, soit 1 à 1,5 kg d'urée autour de chaque poquet) pour la première moitié. La deuxième
application de fumure de couverture intervient à l'apparition des fleurs mâles. Toujours tenir
compte de la rentabilité de l'exploitation, lors du choix des options pour la fe!iilisation et favoriser
autant que possible, la fumure organique. (CTA, 2012)
Au Burkina Faso les engrais utilisés généralement pour le maïs sont le NPKSB dosant 14­
23-14-6-1 et l'urée dosant 46% de N. Ainsi pour une culture extensive les doses utilisées sont
NPK 100 kg ha- ' et 100kg ha-! d'Urée, pour un rendement attendu de 2 à 3 t ha- l Pour une
production semi-intensive il est recommandé 200kg ha-! de NPK, 50kg ha-! de KZS0 4, 100kg ha-!
pour Urée 1 et 50kg ha-! pour Urée 2, avec un rendement escompté de 3,5 à 6 tlha. Enfin pour une
production intensive il faut 300kg ha-! de NPK, 50kg ha-! de K2S04. 100kg ha- ' d'Urée1 et 50kg
ha-! d'Urée (lNERA, 2000).
[Link] Désherbage du mai:<t
. Deux à trois sarclages sont nécessaires. Le 1cr intervient au démariage-épandage d'engrais
et la date des autres est fonction de l' enherbement.
Les désherbants chimiques peuvent être employés en pré-semis, au semis, en post semis,
pré levée et en post levée du maïs ou des mauvaises herbes. Le traitement peut être réalisé en plein
c'est-à-dire sur toute ou partie de la surface du sol ou en localisé sur les rangs et les entre lignes

8
non traitées seront nécessairement binées. II peut être également réalisé en traitement dirigé entre
les lignes de maïs.
[Link] Le mai:fî dans la rotation
Le maïs est une plante exigeante qui vient après une plante améliorante (légumineuse,
culture fertilisée). II peut également venir en tête de rotation.
Dans les pays cotonniers, le maïs vient souvent après le cotonnier pour profiter du reliquat
de fumure du coton. En culture extensive, le maïs est souvent cultivé en association avec le niébé,
l'arachide, le coton et le riz. La monoculture de maïs est possible bien qu'elle présente les risques
de dégradation du sol (tassement, érosion). En effet, la rotation permet un bon développement des
plantes et aide le sol à garder ses substances minérales et favorise le maintien de la fertilité.

1.2.5 Production et consommation de Maïs au Burkina Faso


Au Burkina Faso, le Maïs est une culture essentiellement pluviale (IDDI, 1987). La région
ouest du pays avec une superficie de près de 58000 km 2 soit 20% du tenitoire national est la zone
par excellence de production du maïs en raison des conditions climatiques qui lui sont favorables.
En vue d'une intensification de la culture du Maïs, des efforts sont entrepris ces dernières années
avec la vulgmisation de la petite inigation. Il y a aussi l'utilisation des cultivars qui ont
généralement un cycle cOUlt qui se rencontrent dans tout le pays (Sanou, 1996). En effet, grâce à
la recherche, les producteurs disposent des variétés à haut rendement atteignant 5 à 6 T/ha. La
production nationale de maïs a atteint 1133384 T en 2010 contre 606291 T en 2001 (FAO,2011).
Selon une étude réalisée par le (MAHRH, 2001) sur la consommation des céréales sèches en zone
urbaine, le Maïs est la plus appréciée en ville. II représente 54% de la consommation de céréales
dans les deux grandes villes: Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et un peu moins de (30%) dans les
autres villes.

1.2.6 Contraintes à la culture du maïs


[Link]. Variabilité climatique
Le Maïs en conditions tropicales est en grande partie cultivé en pluviale, même dans les
zones où la sécheresse est considérée comme étant la contrainte abiotique la plus importante
(Doztsi, 2002). Selon (Kambire et al., 2010) la période de sécheresse la plus cruciale du maïs est
de 5 jours avant la floraison femelle. Selon le (CIMMYT, 1991), durant cette période critique (20
jours avant la floraison et 10 jours après), la plante absorbe 45% des besoins en eau. Un stress
hydrique à cette période entraine des pertes de rendement qui peuvent atteindre 60%.

9
[Link] Baisse de la fertilité des sols
La baisse de la fertilité des sols se montre de plus en plus préoccupante par suite de la quasi­
disparition des jachères imputable à une pression démographique de plus en plus forte sur la terre
et SUliout de leur exploitation continue. Ce qui entraine une diminution de la teneur en matière
organique et minérale relativement dans ces sols. La teneur en matière organique des sols est
inférieure à 1% pour 55% des sols, de 1 à 2% pour 29% et supérieure à 2% pour seulement 16%
des sols (PNUD FAO, 2008). (Pieri, 1989) observe des taux de MO de l'ordre de 0,7% dans les
sols ferrugineux tropicaux sous culture et inférieures à 3% sous végétation.
Le faible taux de matière organique de ces sols ne permet pas de rentabiliser l'apport
d'engrais minéraux; ce qui constitue un facteur limitant pour la productivité de ces terres.

1.2. 7 Maladies
Les maladies causées par des champignons, des bactéries, des ViruS entrainent
d'importantes pertes de rendement au champ. Des rapports épidémiologiques (CIMMYT, 2000)
indiquent que les pelies de rendement peuvent atteindre 80% dans le cas du Mildiou. Au Burkina
Faso, la maladie de la striure du maïs provoquée par le Maize Streak Virus (MSV) est l'une des
principales causes des pertes de rendements du maïs (Sere, 1990; Traore, 1993). En 1983, les
pertes occasionnées par l'explosion de la maladie ont été estimées selon (Sere, 1990) à 30% de la
production dans la zone maïsicole du pays.
Cependant l'utilisation des variétés résistantes a permis de réduire l'incidence de la maladie
de 6% en 1983 et 3% en 1990 (Traore, 1997).

1.2. 8 Insectes
Les insectes par leurs attaques causent de multiples dégâts aux cultures au champ entrainant
des dégâts sur les tiges (borers), les racines, les feuilles (aphides, et criquets). C'est le cas aussi des
insectes vecteurs de maladie dont les travaux conduits par (Traore et al. 1996) au Burkina Faso
ont permis d'identifier l'espèce Cicadulina mbila Naudé (Homoptera Cicadellidae) comme
l'espèce la plus redoutable dans la transmission du MSV. A la post production, les dégâts sont
causés par les charançons, les grands capucins rendant parfois inutilisables les grains en entrepôt.

1.2.9 Mauvaises herbes


La compétition des mauvaises Herbes avec les cultures pour l'eau, les nutriments, la lumière
explique pourquoi leur incidence néfaste sur les rendements peut atteindre des niveaux très
importants (Doztsi, 2002). Selon (ITA 2001), dans les savanes nigérianes, les pertes de rendement
infligées par les mauvaises herbes atteignent 92% de la production. Le striga est une véritable peste

10
en Afrique subsaharienne. Chaque année, il cause un manque à gagner correspondant à 7 milliards
de dollar US à l'économie africaine (FAO, 2001).

1.3 Généralités sur le Sorgho


1.3.1 Origine
Le sorgho a une origine inceliaine, ainsi que la période de sa domestication. En effet, (De Wet et
al., 1970) ont étudié des documents archéologiques, mais n'ont trouvé que peu d'informations sur
le sorgho. Ils suggèrent alors que le sorgho a des origines diverses. Les études relatives à
l'introgression montrent que les sorghos cultivés sont probablement apparus à la faveur d'une
sélection disruptive (Dogget, 1988). Ils dériveraient de la sous espèce Arundinaeeum et la race
Vertieilliflorum

1.3.2 Taxonomie
Le sorgho (Sorghum hieolor L. Moench), est une herbacée annuelle de la famille des
poaceae (ex-Graminées), sous famille des Panicoïdeae, tribu des Andropogoneae et du genre
Sorghum (Dogget, 1988). C'est une espèce monoïque préférentiellement autogame.

1.3.3 Morphologie du sorgho


Le système racinaire du sorgho est développé, et avec de nombreux poils radiculaires

(presque deux fois plus que le maïs, par exemple). Au moment de la germination apparait la racine
primaire ou embryonnaire. Les racines secondaires se forment à partir du premier nœud; ce sont
ces racines qui en se développant constituent le système racinaire abondant de la plante (House,
1987).
Le chaume ou la tige est constitué de séries de nœuds alternant avec des entre-nœuds. La
tige est glabre et robuste, mesurant de 0,5 cm à 5 cm de diamètre près de la base, s'amenuisant vers
l'extrémité terminale et ayant une longueur de 0,5 m à 4 m.
Les feuilles sont distribuées de façon variable le long de la tige chez le sorgho. La longueur
des feuilles peut atteindre 1 m et plus, pour 10 à 15 cm de largeur. Leur nombre varie grandement
suivant les plants. Les feuilles naissent le long de la tige en alternant sur deux lignes et se
composent d'une gaine et d'un limbe. La nervure médiane est saillante, verdâtre ou blanchâtre,
aplatie ou légèrement concave sur la face supérieure et convexe sur la face inférieure (House,
1987).

Il
1.3.4 La biologie du sorgho
[Link] Germination et développement de la plantule
Lorsqu'une graine est enfouie dans un sol humide, elle s'imbibe d'eau et gonfle. La
germination se produit rapidement et dans les sols chauds, le coléoptile apparait le premier au­
dessus du sol au bout de trois à quatre jours (le temps est plus long, jusqu'à dix jours dans des sols
plus froids-13 -20 0 C). Les plantes du sorgho restent en phase végétative environ 30 à 40 jours,
durant lesquels toutes les feuilles sont formées. Après cette période, la croissance se fait par
élongation cellulaire (House, 1987).
~ Tallage du sorgho

La plante de sorgho n'a généralement qu'une seule tige. Certains sorghos tallent
abondamment en paIiiculier le sudallgrass et les sorghos fourragers. Les sorghos-grains ont une
capacité de tallage variable mais en général ils ne tallent que si l'humidité du sol est convenable.
Les talles prennent naissance à partir de bourgeons adventifs au nœud basal aussitôt après la sortie
des racines secondaires. L'inflorescence de la tige principale fleurit en même temps que celles des
talles, ou bien ces dernières fleurissent après (House, 1987).
L'inflorescence
L'inflorescence est une panicule qui peut être courte et compacte ou bien lâche et ouverte:
de 4 à plus de 25 cm de long sur 2 à plus de 20 cm de large. L'axe central de la panicule ou rachis
peut se trouver complètement masqué par la densité des branches secondaires et tertiaires de la
panicule ou être complètement exposé.
La ramification ultime des branches secondaires ou tertiaires, est un racème qui consiste
toujours en un ou plusieurs épillets. Un épillet est toujours sessile et l'autre pédicellé à l'exception
de l'épillet terminal qui est sessile et flanqué de deux épillets pédicellés. Chaque épillet est
constitué d'une paire de glumes et de glumelles. L'épillet a deux pistils et trois étamines.
Les fleurs de sorgho s'ouvrent pendant la nuit ou commencent le matin. Ceux au sommet
de la panicule s'ouvrent en premier et il prend approximativement 6 à 9 jours pour que la panicule
entière fleurisse. La graine de sorgho est un caryopse composé principalement d'enveloppe qui
constitue le péricarpe; d'un tissu de réserve ou albumen encore appelé endosperme; et d'un
embryon.). Le poids de 1000 grains se situe entre 60 à 85 grammes (House, 1987).
1.3.5 Ecologie du sorgho
~ Température

12
Le sorgho est cultivé dans les régions tempérées et sous les tropiques jusqu'à 2300 m
d'altitude. Il a une large tolérance des températures. Cependant, la température optimale est de 25­
31 0 C, mais des températures aussi faibles que 21 oC n'ont pas d'incidence grave sur la croissance
et le rendement. Mais si la température nocturne tombe en dessous de 12-IS o C au cours de la
période de floraison, cela peut entraîner la stérilité. (Ouédraogo, 2014)
Lumière
Le sorgho est photopériode: c'est une plante de jour court. A des latitudes élevées, certains
cultivars tropicaux ne fleurissent pas ou ne produisent pas de graines. Le sorgho est une plante en
C4, ce qui lui confère une meilleure efficience en conditions chaudes et sèches. Des variétés sont
sélectionnées en fonction de ces contraintes climatiques. (Ouédraogo, 2014)
'r Besoins en eau
Le sorgho est SUl10ut une plante des milieux tropicaux chauds et semi-arides qui sont trop
secs pour le maïs. n est particulièrement adapté à la sécheresse en raison d'un ensemble de
caractéristiques morphologiques et physiologiques, notamment son système racinaire étendu, et
son aptitude à interrompre sa croissance pendant les périodes de sécheresse et à la reprendre une
fois le stress disparu. Des précipitations de 500-800 mm bien réparties pendant la saison de
production conviennent généralement au sorgho. (Ouédraogo, 2014)
'r Exigences du sol
Le sorgho est bien adapté sur les vertisols lourds que l'on trouve couramment dans les
tropiques, mais les sols sableux légers lui conviennent tout autant. C'est toutefois sur les limons et
les limons sableux que sa culture réussit le mieux. La fourchette de pH du sol supportée par le
sorgho est de 5,0-8,5. Il est adapté aux sols pauvres et peut produire du grain sur des sols où
beaucoup d'autres cultures échoueraient (Ouédraogo, 2014).

1.3.6 La culture du sorgho


Plusieurs types de culture du sorgho existent en fonction de l'alimentation en eau: culture
de décrue, culture de bas-fond, culture pluviale. Le sorgho est produit soit en culture pure, soit en
association avec le maïs, l'arachide, le niébé. Il est souvent cultivé en rotation après le cotonnier
ou le maïs.
[Link] Semis
Le semis est fait soit directement sans labour (culture manuelle) soit après un labour
(culture mécanisée). La date de semis doit être précoce pour permettre une augmentation du cycle
végétatif, la date d'épiaison étant fixe.

13
La profondeur de semis est de 3 cm avec une dose de 4 à 5 graines par poquet. Les
écartements sont de 80 à 100 cm entre les lignes et 25 à 40 cm sur les lignes. La densité de semis
varie fortement selon la variété et l'intensité culturale
Les vaIiétés de bas-fond de 120 j ours seront semées le plus tôt possible, fin mai début juin.
A partir du 1er juillet, on évitera de semer du sorgho, sauf les variétés précoces de 90 jours que
l'on peut utiliser jusqu'au 15 juillet.
[Link] Démariage ré-semis et repiquage
Une bonne densité est un gage de réussite de la culture du sorgho. Le démariage du sorgho
est une opération cruciale à effectuer 15 jours à trois semaines après le semis. On gardera trois
pieds par poquet. Un ou des ré-semis précoces sont possibles. Le repiquage de sorgho est possible
et a de grandes chances de réussite, sauf en cas de sécheresse prolongée. Il faut donc attendre fin
juillet début août que la saison des pluies soit bien installée et repiquer après une grosse pluie
supérieure à 30 mm (Ouédraogo, 2014)
[Link] Sarclo-binages
Deux à trois sarclages sont nécessaires. Le premier intervient 8 à 10 jours après la levée.
Le second 3 semaines après le semis. Les sarclo-binages pelmettent une augmentation du stock
d'eau tout en détruisant les adventices.
[Link] Fertilisation
Les quantités d'éléments fertilisants exportés dépendent du niveau de production et des conditions
de culture. Au Burkina Faso, en tenant compte des exportations, plusieurs formules ont été
recommandées suivant différentes zones agro-climatiques. En générale, il est recommandé 100
[Link]- l de NPK au 15~me jour après semis et 50 [Link]-! d'urée au 45 ème jour après semis. Quant à la
fumure organique, la dose qui permet d'obtenir des rendements acceptables est de 5 [Link]- l de fumier
bien décomposé ou de compost tous les deux ans.
Cependant, la culture du sorgho est mise au second plan quant à la fertilisation.
Généralement, que ce soit l'engrais organique ou minéral, il est utilisé dans la plupart des cas pour
la fertilisation des champs de maïs, car le producteur suppose que le sorgho n'est pas exigent en
telme de fertilisants.

1.3.7 Usage du sorgho


La consommation totale de sorgho dans le monde correspond géographiquement d'assez
près à sa production, puisqu'il est pour l'essentiel consommé dans les pays où il est cultivé. Le
sorgho a deux usages distincts: l'alimentation humaine et l'alimentation animale. Au début des
années 60, une très grande partie de la production servait directement à l'alimentation humaine,

14
mais depuis cette proportion n'a cessé de baisser. En fait, la consommation de sorgho pour
l'alimentation animale a plus que doublée depuis le début des années 60, passant de 30 à 60%,
alors que le volume de l'utilisation totale pour l'alimentation humaine est resté inchangé ou a même
légèrement diminué (FAO, 1991). Si dans les principales régions productrices d'Afrique et d'Asie,
plus de 70% du sorgho sont consommés par l'Homme, en Amérique du Nord, Amérique centrale,
Amérique du Sud et Océanie par contre la plus grande partie de la production sert à l'alimentation
animale. La culture a également une vocation industrielle orientée sur la production de la pâte à
papier, la production du fuel.

1.3.8 Importance du sorgho au Burkina Faso


Le sorgho est la première céréale alimentaire au Burkina Faso. La production en grain est
estimée en moyenne à 1,2 million de tonnes, soit 47% de la production céréalière nationale. Le
rendement moyen est de l'ordre de 850 kg/ha (Barro-Kodombo, 2010). Le sorgho est inscrit comme
plante prioritaire dans les stratégies de recherche et de sécurité alimentaire.
Au Burkina Faso, le sorgho grain sert à la préparation de plusieurs mets locaux: tô (pâte
préparée à partir d'une bouillie), couscous, beignets locaux, galettes, bière locale (dola), sirop et
biscuits. Le grain est également consommé frais ou bouilli.
D'autres utilisations du sorgho au Burkina Faso sont:
- l'utilisation de la paille comme fOUlTage ;
- l'utilisation de la paille dans le compostage ~

- l'utilisation des tiges pour la confection de nattes;


- etc.

1.3.9 Les contraintes liées à la production du sorgho


[Link] Les mauvaises herbes
. Appelé sêgê en jula, zeeme ou waal/go en moore, le striga (Striga hermonthica) est de loin
la mauvaise herbe qui parasite le sorgho au Burkina Faso. Il est même un facteur limitant de la
production du sorgho dans certaines régions du pays. il est associé aux conditions de faible fertilité
des sols.
[Link] Contraintes péc/oc/imatiques
Les contraintes pédoclimatiques sont essentiellement la pauvreté des sols, la faible
pluviométrie et la mauvaise pluviosité, ainsi que les poches de sécheresses cycliques dues au
phénomène récurrent des changements climatiques. Les variétés locales de sorgho qui ont

15
essentiellement des cycles longs et ne tolérant pas la sécheresse n'arrivent plus à donner de bon
rendement.
[Link] Contraintes socio-économiques
Ces problèmes sont liés, d'une part, à l'étroitesse du marché des produits agricoles, à
l'enclavement des zones de production dans un pays lui-même enclavé. En plus de cela, il yale
coût élevé des intrants, au manque d'organisation de la commercialisation des produits vivliers, le
manque d'unités de transformation, à la faiblesse du système de vulgarisation, à l'insuffisance de
crédit agricole et des moyens de stockage, à la non existence d'un réseau bien organisé de
distribution de semences améliorées, et d'autre part à la faible productivité des variétés locales, au
problème récurrent de la divagation des animaux dont les conséquences sont les conflits
agriculteurs - éleveurs, etc.

1.3.10 Maladies du sorgho


Il s'agit surtout de l'anthracnose causée par Col/etotrichum graminicolum qui provoque
une poun'iture rouge. Le moyen de lutte constitué par résistance variétale.
En plus de l'anthracnose causée par Colletotrichum graminicolum, on observe
1'helminthosporiose (Helminthmporium tllrciclIm) qui provoque des taches bronzées à rougeâtres.
Le moyen de lutte est la résistance variétale.
Enfin nous avons les maladies des panicules dont les plus imp011antes sont: les charbons
causés par Sphacelotheca sp ; l'ergot causé par Sphacelia sorghi; les moisissures des grains
causées par FusariuTn sp et Curvularia sp. Les moyens de lutte sont la désinfection des semences
et la résistance variétale.
[Link] 1nsectes
Les plus importants insectes du sorgho sont:
La cécidomyie (Contarinia sorghicola) qui est l'ennemi le plus constant pour des dégâts les
plus imp011ants. Les borers ou foreurs de tiges; il s'agit de larves d'insectes Busseola fusca,
Eh/ana saccl1arilla, Chilo panel/us, etc.
Moyen de lutte: brûlis ou enfouissement des pailles attaquées.
Les insectes des panicules, surtout les panicules compactes. Il s'agit de pucerons et de
punaises.
La mouche des pousses (Atherigona soccata). L'Utilisation de variétés résistantes ou
tolérantes un moyen de lutte.

16
1.4 Généralités sur le niébé
1.4.1 Zones de culture du niébé
Le niébé (Vigna unguiculata (L.) Walp) est de la famille des Fabacées. sa morphologie
varie selon les variétés. On distingue généralement le type érigé; le type semi-érigé; le type
rampant et le type grimpant. Le pmi peut cependant varier au cours de la croissance et du
développement de la plante (Coulibaly, 1984). Selon (Dugje et al., 2009), le niébé peut être cultivé
en conditions pluviales, sous iITigation ou avec l'humidité résiduelle du sol le long des fleuves, ou
dans les plaines lacustres en saison sèche, pourvu que les minima et maxima de températures
(noctumes et diumes) soient dans une fourchette de 28 à 30° C pendant la campagne culturale. Le
niébé affiche une bonne perfOimance dans les zones agro-écologiques où la pluviométrie est de
500 à 1200 mm/an.
Cependant, grâce aux variétés précoces et extra précoces, il peut pousser dans le sahel où
la pluviométrie est inférieure à 500 mm/an. Il tolère la sècheresse et s'adapte bien aux sols
sablonneux et pauvres. Toutefois, les meilleurs rendements sont obtenus sur des sols bien drainés,
sableux-limoneux à limoneux-argileux, à pH 6 ou 7.
1.4.2 Systèmes de culture intégrant le niébé
Le niébé peut être semé en culture pure ou en association avec d'autres cultures (céréales
ou légumineuses). Dans ces associations de cultures, les paramètres tels que la densité de semis,
la date de semis, le nombre de cultures en association (2 à 3) varient d'une région à l'autre.
Ces paramètres tiennent compte de la fertilité des sols, de la disponibilité de semences et
des besoins alimentaires des ménages. Selon (César, 2004), le paysan connaît depuis longtemps
l'avantage des cultures associées graminées-légumineuses. TI ressort dans les travaux de (Coulibaly
et al. 2012) que sur la sole d'association maïs/légumineuse, la biomasse produite peut être
augmentée de plus 22% comparativement à la sole de culture pure de maïs.
1.4.3 Facteurs influençant le rendement du niébé
>- La date de semis
La plupart des variétés semi-érigées sont photosensibles. Un semis précoce empêche la
floraison, mais favorise une croissance végétative abondante et, par conséquent, le risque d'une
baisse du rendement en grain (Dugje et al., 2009).

17
1.4.4 Exigences de la culture du niébé
Le choix du site compte beaucoup pour la culture du niébé. Pour le niébé pluvial, il faut
opter pour un sol sableux-limoneux bien drainé. Le niébé ne tolère pas les sols trop humides ou
engorgées et ne doit pas être cultivé sur les sols mal drainés.
Egalement il est important de choisir des variétés adaptées à la zone agro-écologique en
tenant compte des conditions climatiques et des systèmes de cultures prédominants. Le choix de
la variété se fonde sur le cycle cultural, le potentiel de rendement, la tolérance à la sècheresse, la
réactivité à la longueur dujour et la résistance aux maladies et aux ravageurs.
L'établissement d'un champ de niébé, nécessite un semis tardif afin d'éviter que le niébé
n'arrive à maturité pendant les pluies. Il faut cependant éviter les plantations trop tardives afin de
se prémunir du risque d'un arrêt prématuré des pluies. Cela implique une bonne prévision du début
et de la durée de la saison pluvieuse et, de surcroît la connaissance du cycle de la variété mise en
culture.
Avant le semis, il est nécessaire de traiter les semences avec du Benomyl 50%, Carbenzine,
Captan ou Thirame à la dose de 3 g/kg (1 sachet) de semences, ou Apron Pus à raison de
10g/4-5 kg de semences (1 sachet) ou Apron Star 42 WS à la dose de 10 g/8 kg de semences /1
sachet. Ce traitement favorisera une bonne gelmination et protègera les plantules contre les
attaques d'insectes et de champignons dès la levée.

1.4.5 Contraintes à la culture du niébé


La culture du niébé est soumise à plusieurs contraintes au Burkina Faso comme dans la
plupart des pays sahéliens. Parmi ces contraintes, on peut citer l'archaïsme des moyens de
production et des techniques de culture qui sont généralement inadaptés aux conditions du climat,
la pauvreté des producteurs, ainsi que les maladies et les ravageurs qui occupent une grande place
dans ces contraintes.

1.4.6 Les maladies et les insectes


Le niébé est soumis à des attaques de champignons, de bactéries et de virus. Différentes
maladies touchent différentes parties de la plante à divers stades de sa croissance. Les plus
importantes et les plus courantes sont l'anthracnose, la pourriture de la tige (Sc!érotium), la
pou111ture des racines du collet, la fonte des semis, la cercosporiose, les taches foliaires (Septoria),
le flétrissement fusarien et les gales.
Les insectes nuisibles constituent des contraintes majeures à la production du niébé en

18
Afrique de l'Ouest. A chaque phase de sa croissance, le niébé est sévèrement attaqué par une
multitude d'insectes. Alors, l'emploi des variétés résistantes et d'insecticides appropriés s'avère
obligatoire.

1.4.7 Les mauvaises herbes


Les mauvaises herbes servent souvent d'abri pour les ravageurs, et sont en compétition avec
la culture pour les éléments nutritifs, la lumière et l'eau. Ainsi, leur mauvaise gestion peut réduire
considérablement les rendements en quantité et en qualité. Les deux types d'adventices du niébé
sont le Striga sup et le Alectra sp.

19
Chapitre 2: Matériels et Méthodes
2.1 Présentation de la zone d'étude
L'étude a été conduite sur les quatre sites pilotes du projet BIODEV dans la région du centre ouest
précisément dans la province du Ziro au Burkina Faso. Les villages concernés sont: Cassou, Kou,
Vrassan et Dao (figure]).

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Figure!: Localisation des sites pilotes du projet BIODEV dans la province du Ziro.

Source: (BIODEV, 2013)


Cassou est le chef-lieu de la Commune de Cassou, il est distant de 30 km de Sapouy, chef-
lieu de la province du Ziro dont relève administrativement la commune. Elle est située à ] ] 0 km
de Koudougou, Chef-lieu de la région. Sa position géographique entre les isohyètes 800 et 900
mm lui confère un avantage sur le plan agropastoral. Sa population est estimée selon le
Recensement Général de la Population et de l'Habitat (INSD, 2006) à 40 038 personnes dont
50,48% sont des femmes.

20
Le village Kou relève de la commune rurale de Bakata située dans la province du Ziro. Le
village est à 30 km du chef-lieu de la province Sapouy et à Il km du chef-lieu de la commune de
Bakata dont il relève. La population de la commune de Bakata était estimée à 1923 habitants
repartie dans 269 ménages; les femmes représentant 52,5% de la population (INSD, 2006).
Le village de Dao est un village de la Commune Rurale de Gao dans la province du Ziro.
La commune IUrale de GAO héberge une population de 1982 habitants répartis dans 258 ménages
avec les femmes représentant 53,8% de la population.
Le village de Vrassan est situé à mi-chemin entre Sapouy et Cassou, c'est-à-dire à 15 km
de chacune. A l'instar de Cassou, Vrassan relève de la commune rurale de Cassou. Vrassan a une
population de 1011 habitants, repartie dans 155 ménages. Les femmes représentent 50,7% de la
population totale (INSD, 2006).
Ces 4 villages pilotes du projet BIODEV sont tous riverains à la Forêt Protégée de Cassou.
CAf: Chantier d'Aménagement Forestier, le paysage est composé d'une végétation variant entre
des faciès de savanes boisée, arborée et arbustive. Les principales espèces d'arbres et d'arbustes
sont: Detarium micropum, Vitellaria paradoxa, Lannea microcaJpa, Acacia sp. Anongéisus
leiocaJpllS, Prosopice africana, Bombax costatum, Balanitès aegyptiaca. Le long des cours d'eau
est occupé par des formations ripicoles dominées par les essences telles que Khaya Senegalensis,
Daniellia oliveri et Mitragyna inermis. Sur les endroits non encore exploités, le tapis graminéen
est important et constitué d'espèces vivaces telles que Andropogon gayanus, andropogon
pseudapricus. On y rencontre également des espèces annuelles telles que Pennisetum
pedicellatum, Panicetum americamun, Loudetia togoensis etc. Cette végétation autrefois dense est
de plus en plus sous l'emprise humaine. En effet, les défriches pour l'agriculture, la coupe souvent
anarchique du bois de chauffe et les feux de brousse ont considérablement réduit le couvert végétal
au point d'être à l'origine des menaces de disparition de certaines espèces ligneuses comme Khaya
senegalensis, Bombax costatum, Lannea microcarpa, Parkia biglobosa, etc.

21
Le climat de la zone d'étude est du type sud soudanien ou soudanien caractérisé par
l'alternance de deux saisons: une saison sèche qui dure 6 mois et une saison pluvieuse qui s'étend
sur 6 mois. Deux types de vents soufflent dans la région: l'hannattan et la pseudo mousson.
Sur la période de 2005 à 2014, la province du Ziro a enregistrée une pluviométrie moyenne
de 900 mm. (figure 2).

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Année

Figure 2: La pluviométrie moyenne annuelle du Ziro de 2005-2014.


Source: Direction Générale de la Météorologie
Au cours de la saison pluvieuse de l'année 2015, les quatre sites Cassou, Dao, Kou et
Vrassan ont enregistré respectivement, 754,6mm, 747mm, 778mrn et 754,[Link] une moyenne
de 758,55mm contre 901,3mm en 2014. Donc une baisse de 142,75mm. La figure 3 présente les

pluviosités et les nombres de jours de pluie des villages de Cassou (a) et Dao (b). On remarque
que les pluies ont débuté au moi s de mai et le mois de septembre a enregistré la plus grande quantité
de pluies 250 mm à Dao et 217,7 à Cassou repartis respectivement sur 14 et 12 jours (figure 3)

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Figure 3: Pluviosité mensuelle en (mm) et nombre de jours de pluies de Cassou (a) et


Dao (b) au cours de la saison pLuvieuse de 2015

22
Source: Direction départementale de l'agriculture de Cassou
Les sols
On retrouve quatre types de sols dans la province du Ziro à savoir:
• Les lithosols sur cuirasse: il s'agit de sols superficiels, très peu épais avec un
recouvrement gravillonnaire et une faible capacité de rétention d'eau;

• Les sols ferrugineux tropicaux lessivés ou appauvris : sols profonds et qui se


caractérisent par une texture sableuse en surface et argilo-sableuse dès les 40 à 50 cm, une faible
capacité de rétention d'eau.
• Les sols peu évolués d'érosion gravillonnaire : se caractérisent par une épaisseur
restreinte avec une texture graveleuse à sableuse, une faible capacité de rétention en eau;

• Les vertisols à drainage externe possible: sols profonds à texture argilo-sableuse


à argileuse avec une bonne capacité de rétention en eau, avec un drainage externe lent (Bunasols,
1998).
L'agriculture dans les quatre (4) villages est de type extensif et marquée par la disparition
progressive de la jachère. On note une baisse et une irrégularité des précipitations au fil des ans.
Les principales espèces végétales cultivées dans les villages d'étude sont le sorgho, le mil, le maïs,
le riz, le sésame, le coton, l'arachide, le voandzou, la patate, l'aubergine, la pastèque, le niébé, le
fabirama, igname, le taro, le manioc.

23
2.2 Le matériel
2.2.1 Le matériel végétal
Le matériel végétal était composé: des variétés améliorées de maïs (massongo), de
sorgho (kapelga) et du niébé (Coomcalé). Ces variétés améliorées sont utilisées par les
producteurs des zones d'étude.
Les caractéristiques des variétés étudiées sont présentées dans le tableau 1 ci-dessous.
Tahleau 1: Les Caractéristiques des variétés de maïs, sorgho et niébé étudiées
spéculation Maïs (massongo) Sorgho (kapelga) Niébé (Coorncalé)
(Sanou, 2003) (Brocke et al., 2008) (Ouédraogo et al., 2009)

Durée du cyc1 e 100 jours 100 à 105jours 70 jours

Rendement escompté 5 à 6 tlha 1,5 à 1,6 tlha 800 kg à 1,5 t/ha

Zone (mm de pluie) >900mm 600-900 mm 400-800 mm

2.2.2 Les fertilisants


Au cours de l'expérimentation, les fel1ilisants minéraux et organiques qui ont été utilisés
pour constituer différentes fumures, Il s'agit de :
• Urée dosant 46% d'azote (N)
• Chlorure de potassium (KCl) dosant 60% de potassium (K20)
• Di-Ammonium Phosphaté (DAP) composé de 18% de N, 46% de P205
• Triple super phosphaté (TSP) dosant 45% de P205:
• Engrais complexe NPK de formule 14-23 -14
• Et du fumier de bovin bien composté produit directement par les producteurs.

2.2.3 Autres matériels


Le matériel utilisé au cours des activités de cette étude était composé de:

• un GPS pour la localisation des parcelles expérimentales dans les 4 villages;


• un pied à coulisse pour mesurer le diamètre des plants de sorgho et de maïs;
• une balance pour peser des quantités d'engrais à apporter par parcelle et pour le pesage
des échantillons de sol;

• un peson pour peser la paille, les grains, les épis des cultures;
• une tarière pour le prélèvement des échantillons de sol;

24
• une règle graduée pour la mesure de la hauteur des plants de sorgho et de maïs;
• une étuve pour le séchage des échantillons de sol prélevés.

2.3 La Méthodologie
La méthodologie est basée sur des tests de différentes formulations d'engrais en milieu
paysan afin de trouver la bonne formule qui permettra de gérer au mieux la fertilité des sols
dans les zones concernées. Pour cela, les essais ont été menés dans les champs de producteurs
dans les 4 villages.
Afin de faire le choix des différents champs sur lesquels seront menés les essais, une
rencontre a été initiée dans chaque village d'intervention du projet BIODEV pour connaitre les
pratiques culturales et ainsi choisir, présenter et discuter avec l'ensemble des producteurs
partenaires du protocole et des itinéraires techniques culturaux qui seront appliqués. Au cours
de cette rencontre, les modalités organisationnelles des expérimentations ont été définies, entre
l'équipe de recherche et les producteurs. Sur cette base, des producteurs volontaires ont été
identifiés pour la conduite des expérimentations. Par conséquent, dans chaque village considéré
comme un groupe, nous avons retenu cinq (5) producteurs par village. Le type de sol, la position
du terrain dans le paysage, l'accessibilité pour faciliter le suivi et la collecte des données et la
sécurité des cultures (protection contre les animaux) étaient les critères du choix. Ainsi, dans
les champs de ces producteurs, nous avons délimité (en présence de ceux-ci) les parcelles de
test et expliquer l'itinéraire technique à suivre. Par la suite, le nombre de champs par village a
été scindé en deux lots. Dans les champs du premier lot de producteurs a été affectée la culture
du maïs et le second lot la culture du sorgho.

25
Au niveau des champs de producteurs, une superficie de 850 m 2 a été délimitée par

producteur pour la conduite des essais. L'ensemble de ces parcelles a été suivi rigoureusement
du piquetage jusqu'à la récolte. Tous les champs ont été géo référenciés à l'aide d'un OPS, pour
avoir une vision d'ensemble de la répartition des champs et la distance d'un champ à l'autre
dans les zones d'étude (village). La figure ci-dessous donne la répartition des parcelles dans les
champs des producteurs par village.

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Figure 4: Présentation de la répartition des champs sur les quatre sites: Vrassan (a),
Cassou (b), Dao (c), Kou (d).

26
2.3.1 Le dispositif expérimental
Le dispositif général utilisé au cours de cette étude est un bloc complet randomisé où
chaque producteur représente un bloc (répétition) avec comme facteur étudié, les différentes
formules d'engrais testées et le village Chaque bloc était constitué de 12 parcelles élémentaires
couvrant une superficie totale de 850 m2 et les parcelles étaient espacées de 1 m entre elles.
Chaque parcelle élémentaire avait une superficie de 50 m 2 (Sm x 10m) (figure 5).

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Figure 5: Dispositif expérimental au niveau de chaque producteur.

Chaque parcelle élémentaire comptait 08 lignes espacées de 70 cm, et les céréales étaient sur
ces lignes espacées de 40 cm (entre les poquets). Chaque parcelle élémentaire constituait un
traitement. Ce qui a donné le nombre total de traitements à 12 correspondant au nombre de
parcelles élémentaires, Les 12 traitements ont été constitués à partir des engrais chimiques et
organiques et de l'association avec le niébé sur Ja base de l'apport de chaque engrais en des
éléments minéraux N, P, K Le niébé a été associé en tenant compte du fait qu'il est une
légumineuse capable de fixer l'azote atmosphérique et l'engrais complexe NPK

27
Les traitements constitués (combinaison des différents engrais) sont présenté dans le tableau
2.
Tahleau 2: D(fférents traitements appliqués dans les essais de diagnostic
Traitement Description
Tl CéréalelNiébé + NPK + Fumier Association maïs (ou sorgho), niébé plus
engrais complexe NPK plus fumier
T2 CéréalelNiébé + NPK Association maïs (ou sorgho), niébé plus
engrais complexe NPK
T3 CéréalelNiébé Association maïs (ou sorgho), niébé
T4 Céréale + N maïs (ou sorgho) plus l'azote seul
T5 Céréale + P maïs (ou sorgho) plus le phosphore seul
T6 Céréale + K maïs (ou sorgho) plus le potassium seul
T7 Céréale + N + P Parcelle sans app0l1 de potassium
T8 Céréale + N + K Parcelle sans app0l1 de phosphore
T9 Céréale + P + K Parcell e sans apport d'azote
TlO Céréal e + N + P + K Parcelle entièrement fertilisée
TIl Céréal e + NPK maïs (ou sorgho) plus engrais complexe
NPK
T12 Céréale Témoin absolu sans apport d'engrais

2.3.2 Les différentes doses d'engrais appliqués


Les doses d'engrais appliqués par parcelle et par type de traitement sont présentées dans
le tableau 3. Les différents traitements constitués ont été appliqués en fumure de fond 21 jours
après semis (JAS). A la phase végétative soit 45 JAS, les 12 parcelles élémentaires ont reçu de
l'urée (N 46%) à la dose de 100 kg ha-! (soit 500g/parcelles) pour le maïs et 50 kg ha-! (soit

250g/parcelle) pour le sorgho comme fumure d'entretien.

28
Les différents engrais ont été appliqués aux pieds des plants dans chaque poquet au niveau des
parcelles élémentaires.
Tableau 3: Les doses d'engraisprélevés en kg ha- 1 pour le maïs et le sorgho.
Maïs Sorgho
nutriments Source dose (kg ha- 1) dose (kg ha-1)
N Urée 100 50
P DAP/TSP 30 30
K KCI 60 60
NPK Engrais complexe 200 100
N+P+K Engrais constitué 39+28+55 19+5+25
Fumure organique Fumier de bovin 3000 3000

Tah/eau 4: Les doses Des Différentes com!Jinaisons en (g/SOm2) pour le maïs et le


sorgho.

Maïs Sorgho
nutriments dose (g/50m2) dose (g/50m 2)
N+P 500+150 250+150
N+K 500+300 250+300
P+K 300+150 150+300
N+P+K 195+140+275 95+25+125
Fumure organique 1500 1500

2.3.3 Suivi et collecte des données


[Link] Conduite des essais
Pour la préparation du sol, un labour à plat a été effectué en traction animale, sur tous
les champs et dans les quatre Villages.
Les semis ont été effectués du 1er au 5 Aout 2015 pour le maïs et le sorgho. En ce qui
conceme les deux spéculations, nous avons réalisé des semis en ligne et en poquets avec une
profondeur de semis d'environ 3cm, écartements de 70cm entre les lignes et de 40cm entre les
poquets. Dans chaque parcelle élémentaire on avait 8 lignes soit vingt-cinq (25) poquets par
ligne. Trois à quatre graines ont été semées par poquet. Lors du démariage, deux (02) plants de
maïs et trois (03) plants pour le sorgho ont été laissés par poquet, soit quatre cents (400) plants
et 600 plants par parcelle élémentaire respectivement pour le maïs et le sorgho.
Chaque parcelle a bénéficié de deux sarclages: le premier a été effectué 10 à 15 jours
après les semis et le second 20 à 30 jours après le semis ou 10 à 15 jours après le 1er sarclage.

29
Arrivée à maturité, la récolte a été faite par traitement (parcelle élémentaire) par parcelle et par
producteur dans chaque village.

[Link] Collecte des données


[Link].1 Suivi de la phénologie des cultures
Durant la phase végétative de culture, nous avons procédé au suivi de la croissance
(hauteur), du nombre de feuilles et le diamètre au collet des plants. Les observations et les
mesures ont été faites deux semaines après la première application de l'engrais et ainsi tous les
sept (07) jours pour chaque parcelle. Dans chaque parcelle (traitement), Quatre (4) plants ont
été choisis suivant les quatre points cardinaux. Les plants ont été choisis à la l'intérieur des
parcelles (deuxième ligne et 4~I1lÇ poquets) élémentaires pour éviter les effets de bordure. Les
feuilles qui ont été comptées sont celles qui sont épanouies c'est-à-dire complètement velte et
qui réalisent la photosynthèse.
[Link].2 Estimation de l'humidité du sol
Apres le semis et l'application des différents traitements, deux prélèvements de sol ont
été réalisés afm de déterminer l'humidité du sol et d'évaluer l'effet des différents traitements
sur lacapacité de rétention du sol. L'estimation de l'humidité a été faite dans 5 champs par
culture et par village. Le premier prélèvement a été fait 24h après une grande pluie et le second
après 05 jours sans pluie. Des échantillons ont été prélevés à la tarière puis pesés
immédiatement et après séchage à l'étuve à lOS 0 C pendant 48h afin de déterminer le taux
d'humidité. Les prélèvements ont été effectués en milieu de parcelle élémentaire sur deux
horizons à savoir l'horizon 0-10 cm et l'horizon 10-30 cm. La détermination du taux d'humidité
s'est effectuée par la formule ci-dessous.
massse d'eau(g)
Taux d'humidité (ultl) = X 100
masse du sol fraisg(g)

La masse de l'eau a été obtenue par le calcul suivant:


Masse d'eau (g) = masse du sol frais (g) - masse du sol après séchage (g)
. [Link].3 Les récoltes
Dans chaque parcelle élémentaire (traitement), la totalité des pieds a été récoltée. La
technique de récolte a consisté à détacher l'épi ou la panicule de la tige. Après la récolte, des
épis (maïs) et des panicules (sorgho), les tiges de chaque parcelle élémentaire ont été coupées.
Les tiges ont été attachées par des ficelles auxquelles ont été associées des étiquettes comportant
le numéro de la parcelle et les initiales du nom du producteur ainsi que la première lettre du

30
nom du village. Les tas ainsi obtenus ont été étalés dans des arbres pour certains des producteurs
et d'autre sur des hangars pour le séchage. Les tiges ont été séchées au soleil pendant 2
semaines. Les épis ont été mis dans des sacs avec les étiquettes comportant les mêmes
références et séchés au soleil. Après le séchage, les tiges ont été pesés, les épis ont été aussi
pesés, puis égrainés. Les grains obtenus ont été pesés.
Pour le niébé, le ramassage des gousses a été fait au fur et à mesure de la maturation.
Ainsi, à chaque passage, on comptait le nombre de poquets contenant toujours du niébé. A la
fin, les fanes de niébé sont coupées au niveau du collet séchées puis pesées. Le poids des grains
de chaque parcelle a été déterminé après battage et vannage des gousses préalablement séchées
et pesées.
Des observations notoires étaient faites si nécessaire (maladies, attaques de toutes sortes,
destruction de la parcelle.) avant de procéder à la récolte.
De façon spécifique, pour l'évaluation des rendements, les paramètres suivants pour
chaque parcelle ont été considérés: le poids des grains et la matière sèche aérienne (la paille ou
fanes).
Les rendement ont été évalués de la façon suivante:
Rendement (kg ha- 1) = (quantité (kg)*10000 m 2)/SOm 2
La biomasse aérienne sèche totale a été déterminée en additionnant le rendement grains
au rendement pailles pour les céréales ou fanes pour le niébé.
L'indice de récolte a été obtenu par le rapport entre le rendement grains et la production
en biomasse aérienne sèche totale:
Indice de Récolte (IR) = Rendement grains kg ha- l/Biomasse sèche totale kg ha- 1
[Link].4 Rentabilité économique desfumures testées
La rentabilité économique est évaluée pour déterminer la combinaison ou le type de
fOlmule économiquement efficace c'est-à-dire qui donne à la fois un rendement additionnel par
rapport au témoin et un accroissement de gain monétaire acceptables. Elle cOlTespond au
rapp0l1 entre la valeur de la production totale et le coût de la fertilisation (Aune et al., 2007).
Ce rapport s'obtient par la formule suivante:
RVC = Valeur de la production totale/Coût des fertilisants.
Ce ratio permet d'identifier la combinaison optimale sur le plan économique. Selon
Delville (1996), c'est le ratio le plus pertinent pour évaluer la rentabilité économique d'une
technologie.

31
Si RYC < 2, la technologie n'est pas économiquement rentable. Le producteur enregistre
une perte d'argent. Si RYC = 2, la technologie n'est pas rentable, mais il n'y a pas de perte
d'argent. Le gain de rendement permet de couvrir tout juste les dépenses effectuées pour l'achat
des fertilisants. Dans ce cas, la combinaison est sans intérêt économique. Si RVC > 2, la
combinaison est considérée comme économiquement rentable. Elle permet au producteur de
couvrir les dépenses et de dégager un bénéfice brut car les autres charges liées aux fertilisants
ne sont pas pris en compte.
[Link].5 La collecte des données socio-économiques
Une enquête a été menée auprès de vingt (20) agriculteurs dans chaque village, pour
pennettre de connaitre les pratiques culturales ainsi que la manière dont ces derniers gèrent la
fertilité des sols et les rendements obtenus. Le questionnaire est présenté en annexe S. Ces
résultats comparés au prix des engrais et de la vente des produits issus en rapport avec les
différentes fumures testées permettront d'estimer la rentabilité économique de chaque
traitement. Nous avions au total 80 producteurs à raison de 20 producteurs par village.
L'échantillon était constitué en majorité par des hommes 60%.

2.3.4 Traitement des données et analyse statistique


L'ensemble des données collectées ont été saisies à l'aide du logiciel Excel. Les données
de l'enquête ont été analysées avec le logiciel SPSS version 20. Les données sur la phénologie
et les paramètres agronomiques ont été soumises à une Analyse de Variance (ANOVA) avec le
logiciel XLSTAT version 7.5.2 au seuil de 5% en prenant en compte les différents facteurs
étudiés. Le test de Fisher a été utilisé pour la comparaison des moyennes lorsqu'il y avait des
différences significatives.

32
Chapitre 3 : Résultats Et Discussions
3.1 Résultats
Le tableau 4 présente les caractéristiques chimiques des sols des différents sites d'étude
avant la mise en place des essaies, Lorsqu'on considère les trois éléments N, P et K, leur teneur
décroit avec la profondeur. Par ailleurs l'azote (azote total) a les teneurs les plus faibles avec
un maximum de 0,09% rencontré à Cassou, La faible teneur est enregistrée à Kou (0,065%). Le
village de Dao a la teneur en phosphore assimilable (P) la plus élevée avec une valeur moyenne
de 10,79 ppm, Tandis que les faibles teneurs son observées à Kou avec une valeur moyenne de
8,53 ppm. Quant au potassium (K+), le village de Dao enregistre encore la teneur moyenne la
plus élevée, elle est de 0,24 cmol kg-l, la plus faible teneur se rencontre à Kou elle est de 0,065
cmol kg-l,

Tableau 5: Les caractéristiques chimiques des sols dans les quatre (4) sites
village Cassou Vrassan Kou Dao
Horizon (cm) 0-20 20-50 0-20 20-50 0-20 20-50 0-20 20-50
Potassium (K+) 0,14 0,12 0,17 0,15 0,06 0,07 0,25 0,22
Carbone total 1,22 1,20 1,05 1,08 0,98 0,78 1,20 l, Il
(%)
Capacité 6,54 5,98 8,23 8,22 7,78 8,21 7,13 7,10
d'échange (T)
MO Total (%) 2,10 2,07 l,8O 1,85 1,70 1,34 2,08 1,92
pH eau 6,14 5,94 6,28 6,29 6,36 6,30 6,28 6,25
Calcium 1,99 1,85 3,74 3,74 2,66 2,40 3,22 2,99
(Ca2++)
Taux de 61,00 60,94 61,30 60,25 55,87 53,50 63,50 60,50
saturation (T/S)
%
Sonune des 3,97 3,64 5,18 5,10 4,35 4,34 4,54 4,27
bases
Sodium (Na+) 0,04 0,04 0,03 0,03 0,13 0,16 0,06 0,05
Magnesium l,8O 1,64 1,24 1,18 l,50 1,72 1,02 1,01
(Mg++)
Phosphore total 663,76 639,29 1984,35 1943,65 831,14 806,21 857,55 933,40
(ppm)
Phosphore 8,62 8,54 9,24 9,47 8,66 8,39 Il,43 10,15
assimilable
(ppm) 1

Azote total (%) 0,09 0,09 0,08 0,08 0,07 0,06 0,09 0,08
C/N 13,82 14,03 13,82 13,56 13,44 13,43 13,73 14,12

33
3.1.1 Paramètres de croissance des différentes cultures
Les données sur les paramètres de croissance montrent une variation de la croissance en
hauteur des plants de maïs (a) de sorgho (b) dans le temps (Figure 6). L'analyse de ces courbes
de croissance au niveau des deux spéculations nous montre des allures générales croissantes
des courbes dans le temps. Cependant, au 45 ème JAS nous observons une croissance presque
identique de tous les plants des deux spéculations. Après cette date, on remarque une croissance
disparate des courbes selon les formules d'engrais. Dans la figure 6 (a), la courbe du traitement
TIl (maïs + NPK) se retrouve aux dessus de toutes les courbes, à l'opposé, les courbes des
traitements T3 (maïs + niébé) et T12 (maïs) sont en dessous de toutes les courbes. Dans la figure
6 (b), la courbe du traitement TIl (sorgho + NPK) se retrouve aux dessus des autres courbes
mais après le 66ème JAS c'est le traitement T7 (sorgho + (N + Pl) qui prend le dessus. En bas
de l'échelle, c'est la courbe du traitement T3 (sorgho + niébé) qui se retrouve en dessous des
autres courbes. Pour mieux discerner les différences à travers une analyse de variance nous
avons pris les données d'une seule date de mesure.

a b

250

200

i
r~
)100
'i/I

0 0
45 51 59 66 73 45 52 59 66 73
JAS JAS
___ T4
....... n ..... T2 -.-n ---T4 ...,.....TS ...... r6 .......n .....T2 ""-TI --;.:-TS ...... T6

-T7 -11 -T9 ........ no...... nl....-Tu -T7 -T8 -T9 ........ no ..... al ...... m

Figure 6: L'évolution de la croissance en hauteur du maïs (a) et du sorgho (h) en


fonction du temps.
JAS: jour après semis,TI: Maïs + NPK + Niébé + FO, T2: Maïs + NPK + Niébé, T3:
Maïs + Niébé, T4: Maïs + N, T5: Maïs + P, T6: Maïs + K, T7: Maïs + (N+P), T8: Maïs +
(N+K), T9: (P+K), TlO: Maïs + (N+P+K), TIl: Maïs + NPK, T12: Maïs (témoin).
Pour l'analyse des paramètres de croissance des cultures, nous nous sommes intéressés
aux données du 66ème JAS. L'analyse de variance réalisée sur ces données montre qu'il existe

34
pour chaque spéculation une différence très significative, entre les différents sites d'étude et les
différentes formules d'engrais appliquées. Par ailleurs, l'analyse n'a pas montré une interaction
significative entre les villages et les formules d'engrais sur les paramètres de croissance au
niveau du sorgho. Par contre pour le maïs, il existe une interaction significative entre les villages
et les formules d'engrais sur le paramètre hauteur des plants. Mais, quant aux autres paramètres
de croissance du maïs, cette interaction n'est pas significative (tableau 6).
Tableau 6: Les résultats de l'analyse de variance sur les paramètres de croissance
Paramètre de Village Formules d'engrais
Village*fommles
crOIssance d'engrais
Probabilité TS Probabilité TS Probabilité TS
HP <0,0001 *** <0,0001 *** 0,07 ns
Sorgho NF <0,0001 *** 0,096 ns 0,065 ns
DC <0,0001 *** <0,0001 *** 0,139 ns
HP <0,0001 *** <0,0001 *** 0,02 *
Maïs NF <0,0001 *** <0,0001 *** 0,13 ns
DC 0,07 ns <0,0001 *** 0,4 ns
HP= hauteur de la plante, NF= nombre de feuille, DC= diamètre au collet, ***,*:
significatif respectivement au seuil de 0,01,0,05; TS=test de signification, NS: non significatif
au seuil de 5%.
Les résultats du test de comparaIson des moyennes de différents paramètres de
croissance entre les sites d'étude selon la culture, sont présentés dans le tableau 7. Ces résultats
nous pelmettent de distinguer deux villages dont Dao et Cassou où la hauteur moyenne du maïs
est plus élevée avec respectivement 164,89±3,47 cm et 160,61±3,46 cm. Les plus faibles tailles
s'observent à Kou et à Vrassan. Quant au sorgho, c'est à Vrassan qu'on observe les hauteurs
les plus élevées, en moyenne 223, 14±2,52 cm qui diffèrent statiquement des autres villages.
Quant au paramètre nombre des feuilles, au niveau du maïs, c'est à Vrassan qu'on a
toujours un nombre de feuilles élevé avec une moyenne de 10 feuilles, tandis que Dao enregistre
le nombre de feuilles le plus faible soit 8 feuilles. Pour ce qui est du sorgho, c'est à Cassou
qu'on rencontre le nombre de feuilles le plus élevé avec en moyenne 7,75 feuilles, suivi de Dao
(3,85 feuilles).
Pour le diamètre au coIlet, au niveau du maïs, c'est à Dao où l'on enregistre les plants
avec des diamètres élevés par rapport aux autres viIlages tandis que la plus faible valeur est
notée à Kou. Pour le sorgho, c'est Vrassan suivi de Kou qui ont des plants à diamètres élevés.
Tableau 7: Moyenne des paramètres de croissance des plantes du mai:'î et du sorgho en
jonction des vil/ages.
Maïs Sorgho

35
village HP (cm) NF (nbr) DC (cm) HP (cm) F (nbr) DC (cm)
Cassou 160,61±3,46 8,78±0,12 J 3,65 0,2 196,O±2,36 4,IO±O,07 8,06±O, lib
a h h
6
Dao 164)i9±3,4 7 7,75±0,IO J3,97±0,2 191 ,26±2,41 b 3,8S±O,07" 7,SO±O,llc
d
3
Kou 145,57±3,33 8,39±O,IO 13,19±0,2 181,40±4,34 c 4,70±O,09 b 8, IS±O, IS"
b 3
Vrassa 147)0±3,55 9,84±O,10 13,43±O,2 223,14±2,S2" 4,7S±O,07 b 8,36±O,lS
b
n 3

HP = hauteur de la plante, NF = nombre de feuille, OC = diamètre au collet


Les moyennes affectées d'une même lettre dans une même colonne ne sont pas
significativement différentes au seuil de 5% par la méthode de Fisher.
Prenant en compte le facteur formules de fumure, pour le ma'ls, J'analyse a montré qu'il
y a une différence significative entre les fom1ules d'engrais. Ainsi, les traitements TIl (mals +

NPK), T2 (maïs + NPK + Niébé), Tl (ma'is + PK + 1 iébé + Fa) T7 (mals + (N + P)) et T10
(mals (N + P + K)) ont une croissance significativement plus impoliante que les autres
formules de fumure (Figure 7a).
Quant au sorgho, il y a une différence significative entre les traitements Ainsi, Til
(Sorgho + NPK), TS (Sorgho + P), Tl 0 (Sorgho + (N+P+K)), T7 (sorgho + (N + P)), Tl (Sorgho
+ Niébé + NPK + Fa) enregistrent les foItes croissances comparativement aux autres fumures

(Figure 7b).

200 a 250 b
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1
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:

Tl T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8 T9 TIOTll Tl2 Tl TI T3 T4 T5 T6 T7 T8 T9 TlOTlITl2


Formules d'engrais Formules d'engrais

..................... ......... . ... . .. . ......... .......... ......... ..........

Figure 7: L'évolution des hauteurs moyennes des plantes du maïs (a) et du sorgho (b)

Les histogrammes affectés d'une même lettre ne sont pas significativement différents au
seuil de 5% par la méthode de Fisher.

36
La comparaison des moyennes du paramètre nombre de feuilles pour le maïs nous
montre que c'est le traitement Tl 0 (maïs + (N + P + K» qui possède le nombre de feuilles le
plus élevé en moyenne 9,19 feuilles, il est suivi du traitement T7 (mais + (N+P» avec 9,14. A
ces deux traitements, s'ajoute le, Tl (mais + Niébé + NPK+ FO) TIl (maïs + NPK), T5 (maïs
+ P), T2 (mais + NPK + Niébé) Par contre le faible nombre de feuilles a été observé avec le
traitement Tl2 (7,91 feuilles) et celui-ci était significativement différent des autres traitements.
Pour le sorgho l'analyse de variance n'a pas montré de différence entre les traitements.
Ce qui veut dire que les fertilisants n'ont pas eu d'effet sur le nombre de feuilles du sorgho

(Tableau 6).
Pour le paramètre diamètre au collet concernant le maïs, ce sont les plants qui ont
bénéficié du traitement Tl (mais + NKP+ Niébé +FO), qui ont les diamètres moyens les plus

élevés. Les faibles diamètres ont été enregistrés au niveau des traitements T3 (Maïs + Niébé) et

T12 (Mais) (figure 8 b).


Comme pour le maiS, nous constatons que c'est dans le traitement Tl (sorgho + NPK

+ Niébé + FO) qu'on a les diamètres les plus élevés, suivi de TIl (sorgho + NPK), T2 (sorgho
+ Niébé +NPK), Tl 0 (sorgho + (N+P+K», T8 (sorgho + (N+K), T7 (sorgho + N + P» T5

(sorgho+ P) (figure 8 a).


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b
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Tl -;-2 ,, 14 1• '6 TI i0 T9 TilT 11 '12 Tl ~2 TJ T4 '5 Tf. T7 T~ 19 TlO T11 T12
Formutes d'engraIs formule d'engrah

Figure 8: L'évolution des diamètres au collet des plantes du sorgho (a) maïs (b) et du

Les graphes affectés d'une même lettre ne sont pas significativement différents au seuil

de 5% par la méthode de Fisher.

3.1.2 Paramètres de rendement


[Link] L'effet des différents traitements sur les composantes de rendement du maïs et
du sorgho
Les résultats de J'analyse de variance sur les paramètres de productivité sont présentés
dans le tableau 8. Ils montrent qu'il existe pour chaque spéculation une différence très

37
significative, entre les différents sites d'étude. Et que pour les fonnules de fumure, ceux-ci
n'ont pas eu un effet significatif sur les différents paramètres de rendements au niveau du
sorgho. Pour le maïs, honnis le paramètre indice de récolte; on a constaté une différence
significative sur tous les autres paramètres. On note cependant une absence d'interaction entre
les sites d'études et les fonnules de fumures pour les paramètres de rendements (tableau 8).
Tableau 8: Les résultats de l'analyse de variance sur les paramètres de productivité
des sols en fonction de la !Jpéculation, le village d'étude, la formule de fimture.
Paramètre de formule de Village *formule
Village
croissance fumure de fumure
Probabilité TS Probabilité TS Probabilité TS
NE <0,0001 *** 0,34 ns 1 ns
PE <0,0001 *** 0,40 ns 1 ns
Sorgho RG <0,0001 *** 0,26 ns 1 ns
RP <0,0001 *** 0,03 ns 1 ilS
IR <0,0001 *** 0,15 ns 1 ilS
NE <0,0001 *** 0,028 * 0,86 ilS
PE <0,0001 *** 0,025 * 0,99 ilS
Maïs
RG <0,0001 *** 0,024 * 1 ilS
RP <0,0001 *** <0,0001 *** 0,85 ilS
IR <0,0001 *** 0,13 ilS 0,81 ilS

NE: nombre d'épis, PE: poids des épis, RR: rendement en grain, RP: rendement en paille, IR:
indice de récolte, ***, **, *= significatif au seuil de 0,1; 1et 5% (Fisher)
Pour le maïs, le village de Dao, et Cassou sont statistiquement identiques et enregistrent
les rendements en grains les plus élevés, avec pour moyenne respectivement, 928,71±45,90 kg
ha- l et 916,65±47,37 kg ha- l . Cependant ils diffèrent significativement au seuil de 5% des deux
autres villages à savoir Vrassan et Kou qui se retrouvent avec les faibles rendements en grains.

38
Pour ce qui est du sorgho, nous avons le village de Vrassan qui enregistre le rendement

paille le plus élevé avec une moyenne de 2279,89±93,94 kg ha- 1 . TI diffère significativement au
seul! de 5% des trois autres villages à savoir Kou, Dao, Cassou. Ces derniers sont identiques

entre eux du point de vue statistique. Mais te plus faible rendement s'observe à Cassou avec
une moyenne de 1609,67±76, 16 kg ha- l Figure 10

4000 a
a
....cv 3500 a
.r:
~ 3000 b
a
~ 2500
b b
~ 2000 b
....

1 1 1 1
~ 1500
~ 1000

~ ~ ~
"0

~
~ 500
a::
o .. .. . ... ..... ... ..... . .......

Dao Cassou Kou Vrassan


Les sites d'étu des

~ maïs ~ sorgho

Les graphes affectés d'une même lettre ne sont pas significativement différents au seuil

de 5% par la méthode de Fisher.

Figure 10: Les moyennes des rendements en paille des deux spéculations en fonction des

villages.

Les différentes fonnules de fumures n'ont pas eu un effet significatif sur les paramètres

de rendement du sorgho honnis le rendement paille. (Tableau 8). Cependant, Les moyennes

des paramètres nombre d'épis, poids d'épis et indice de récolte, du sorgho sont présentées dans

le tableau 9, et celles des rendements grain et paille sont présentées respectivement dans les

figures 11 et 12. Après analyse de la figure 12, on constate que c'est le traitement Tl (Sorgho
+ NPK +Niébé + FO) qui enregistre le rendement paille le plus élevé (2277,61±207,44 kg ha­

1) Mais il ne diffère significativement que des traitements T10 (sorgho + (N + P + K)), T12
(sorgho) et T3 (Sorgho + Niébé) Ce dernier enregistre les plus faibles rendements
Par contre, au niveau du maïs, les fOlmules de fumure ont eu un effet significatif au seuil
de 5% sur le nombre d'épis, le poids des épis, le rendement grain et le rendement paille.
La fonnule Tl (Mals + NPK +Niébé + FO) enregistre le nombre d'épis le plus élevé avec une
moyenne de 33624,35±3752,51 épis, mais ce traitement ne diffère pas significativement des

40
Quant au sorgho, c'est Vrassan qui enregistre le rendement en grain le plus élevé avec
une moyenne de 578,47±115,46 kg ha- 1 et Kou se retrouve avec le rendement le plus faible.
(Figure 9).

1200
...
a a
.ê 1000
[Link]
~

III 800 a
.S b
...
111
[Link]
600 b
....t:

~ lm
41 400
E e

~
41
"C 200
~
t:
41
0:: .... ..... ........
0
Dao Cassou Kou Vrassan

Les sites d'études

;:~ maïs '/ sorgho

Les histogrammes affectés d'une même lettre ne sont pas significativement différents au
seuil de 5% par la méthode de Fisher.

Figure 9: Les moyennes des rendements en grain des deux spéculations en fonction des
villages.

Pour ce qui est de la comparaison du rendement paille du maïs, le village de Kou a le


rendement en paille le plus élevé avec une moyenne de 3448,48±218,51 kg ha- 1 Mais il ne
diffère pas significativement des villages de Dao et de Cassou (Figure 10).

39
traitements T4 (Maïs + N), T5 (Maïs + P), T7 (Ma'ls + (N+P)), TIO (Maïs + (N+P+K)) TIl
(Maïs + NPK), Tous ces traitements diffèrent significativement de T3 (Maïs + Niébé) et Tl2
(Maïs =Témoin) qui ont le nombre d'épis le plus faible (Tableau 9).
Le traitement Tl (Maïs + J'WK +Niébé + Fa) enregistre toujours le poids d'épis le plus
élevé avec un moyenne de 1862±240, 12 kglha, il est suivi des traitements T2, T4, T7, T 10, et
TIl. Tous ces traitements sont identiques du point de vue statistique. Ils diffèrent cependant
des traitements T3 et Tl2 qui ont les plus faibles poids d'épis (Tableau 9).
Quant au rendement grain, le traitement Tl (Maïs + NPK +Niébé + Fa) enregistre
toujours le rendement grain le plus élevé en moyenne I092,409±161,539 (kg/ha). Ce traitement
ne diffère pas significativement de T2, TlO, T7, TIl, T4. Ces traitements sont statistiquement
différents de Tl2 et T3 qui se retrouve avec les rendements les plus faibles.
Pour le rendement paille, Tl (Maïs + NPK +Niébé + Fa) a le rendement paille le plus
élevé (4411,1 93±372,896 (kg/ha)). Il est suivi de T2 mais ce dernier est comparable
statistiquement aux traitements TIl, T7, TlO, T4, T8 qui diffèrent statistiquement des
traitements T3, et T12 qui ont les rendements paille le moins élevé (tableau 9).
Tahleau 9:Moyenne du nombre d'épis, du poids des épis, et de l'indice de récolte et du
sorgho
MiJïs Sorgho
NE PE (kg ha- l ) IR NE PE (kg ha-!) IR
Tl 33624,35±3752,5l" 1862±240, 12 a 0,17±0,003 71203,32±4582,83 827,58± 105,24 O,17±O,002

T2 2941!l,95±2300,3l"bc 1561,47±224,58 ab 0,19±O,003 79445,35±5787,40 972,80±141,41 O,21±O,003

T3 21298,44±2022,89 d 988,31 ±189,83 c 0,24±O,004 58548,22±4725,46 609,22± 103,18 O,19±O,004

T4 2973!l,23±2952,89 ab 1381, 16±188,49'bc 0,19±0,002 71203,O3±5871,34 760,61 ± 104,29 O,16±O,003

T5 29609,65±3178,17 ab 1261.99± 165 ,77 bc ü,2ü±0,003 70270,79±4633,91 745,85±82,44 O,18±O,003

T6 25965A5±2082,32bcd Il 06,77±133,58 bc 0,18±0,002 70270,79±4633,91 702,93±113,03 O,lS±O,003

17 30385,05±2333,55 ab 1442,20±14945 abc 0,19±0,002 68932,41±5506,20 848,03±lll, II O,16±O,003

T8 26514,3±2240,13 bcd 1275.72±165,16 bc 0,18±O,002 68932,41±5506,20 696,08±83,95 O,16±O,003

T9 28187,l6±2765,l5 abc 1269,47±137,93 bc ü,2ü±O,ü02 76124,11±5543,71 807,94±96,02 O,17±O,003

Tl0 29782,69±2511.50 ab 1494,56±171,68 ab O,21±0,004 67798,29±5671, 19 706,60±96,02 O,17±O,003

Tll 30223,71±2157,86 ab 1416,35±137,64abc 0,18±0,002 77207,49±5936,65 861,63±106,66 O,18±O,003

Tl2 22652,1O±1994,5jCd 994,34±182,89 c 0,17±O,002 67785,26±6023,64 614,61±90,29 O,17±O,003

NE: nombre d'épis, PE: poids des épis, RR: rendement en grain, RP: rendement en
paille, IR: indi ce de récol te.
Les moyennes affectées d'une même lettre dans une même colonne ne sont pas
significativement différentes au seuil de 5% par la méthode de Fisher.

41
H08
db a b
T abc
h"(j dt;C;.1 ::th; abnJ
bd 1"0 bcd
T
cfi

LL0

T1 ;-2 T3 T.:l T5 7"6 Ti -~ T9 T10 :11 :12


Fonnules d'engrais Formules d'engrais

Figure 11: Graphe illustrant la différence des moyennes en rendement grain du maïs (a)
et du sorgho (b).

60)0
a J:J·)v
b
.b
:[ ~\;.l·,)U -;; 2=:;'Ot.l ~ Jb Jbc
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q f2 LI 1J TI Tl T8 ~9 n[j ~11 r l Tl ~l T3 TJ 15 T6 T8 Y9 T10 T11 112
Formules d'[Link]
"
FOrTTlutps d'encrais

Figure 12: Graphe illustrant la différence des moyennes en rendement paille du maïs (a)
et du sorgho (b)

42
3.1.3 L'effet des différentes formules sur les composantes de rendement
du Iliébé associé au maïs et au sorgho.
Les résultats de l'analyse de variance sur les composantes de rendement du niébé sont
présentés dans le tableau 10. L'analyse statistique, n'a pas mis en évidence un effet significatif
de l'interaction entre village * traitement, sur les composantes des rendements du niébé. Par
contre, ces derniers, hOlmis la composante Indice de récolte, varient en fonction de la
spéculation, de la formule d'engrais appliquée, du village. En effet la composante indice de
récolte ne varie pas quel que soit la variable sauf au niveau de la variable village où l'indice de
récolte connait une différence très significative au seuil de 5%.
Tahleau JO: Résultats d'analyse de variance sur les paramètres de rendement du niébé.
PG RG PF IR
Probubilité TS Probabilité TS Probabilité TS Probabilité TS
Village < 0,0001 *** < 0,0001 *** < 0,0001 *** < 0,0001 ***
Traitement < 0,0001 *** < 0,0001 *** < 0,0001 *** 0,863 ilS

Village*traitement 0,528 ns 0,325 ns 0,278 ilS 1,000 ilS

PG: poids des gousses, RG: rendement grain, RP: rendement paille, IR: indice de récolte
L'analyse de variance sur l'effet de l'association maïs/niébé et sorgho + niébé a montré
qu'il y a une différente significative entre les deux types d'associations sur le rendement du
niébé. En effet, les rendements grains et fane du niébé associé au maïs sont significativement
plus élevés que ceux en association avec le sorgho (tableau 11).
Tahleau JJ: comparaison des moyennes des rendements grain et fane du niébé en
fonction de la .\péculation

Maïs 923,442l±47,853 b 913,799±65,026 a


Sorgho 732,2716±41,300 a 647,3422±52,568 b

43
Le test de comparaison des moyennes des rendements grain et fane du niébé nous révèle
que dans toutes les deux associations, les traitements Tl (Maïs + NPK + Niébé + FO) de
l'association maïs + niébé et Tl (Sorgho + NPK + Niébé + FO) de l'association sorgho + niébé
enregistre les rendements grains et fanes les plus élevés. Ces traitements diffèrent
significativement de T3 (Maïs + Niébé), T3 (sorgho + Niébé) au seuil de 5% (tableau 12).
Tableau 12: Moyenne du rendement grain et fane du niébé associé au maïs et au sorgho en
fonction de la feltilisation

Maïs Sorgho
RG (Kgha- 1
) RF (Kg ha- I ) RG (Kg ha- I
) RF (Kgha- 1)
Tl II 07,481±88,739 a 1542,616±136,290a 904,261±79,286 a 1189,759±129,350"
T2 998.893±84,217 a
1446,39±151,556 a 750,363±68,090 a
1035,644± 120,272 ab
T3 663,952±57,555 b 940,3 19±92,780 b 542,191±47,775 b 738,903±65,108 b

Le test de comparaison des moyennes de rendements grain et fane du niébé associé au


sorgho, met en évidence l'effet des formules d'engrais sur les rendements grain et fane du niébé.
En effet, comme la précédente association, nous constatons au niveau des rendements grain
dont le traitement T3 (sorgho + NPK + Niébé + FO) et le traitement T2 (sorgho + NPK + Niébé)
qui diffère significativement au seuil de 5% du second groupe qu'est le traitement Tl (Niébé +
sorgho) qui se retrouve avec un rendement faible.

3.1.4 L'analyse des effets des différentes formules d'engrais sur


l'humidité du sol.
Les résultats de l'analyse de variance présentés dans tableau 13 nous montrent que quel
que soit l'état du sol, humide ou sec, le taux d'humidité diffère significativement en fonction
des villages et la profondeur. Cependant il n'existe pas de différence significative en fonction
des différentes formules d'engrais.
Tableau 13: Résultat de l'analyse de variance du taux d'humidité des sols de chaque
formule enfonction des villages, la profondeur, les d(fférents fertilisants.
Sol état sec Sol état humide
Variable Probabilité TS Probabilité TS
Village <0,0001 *** <0.0001 ***
Profondeur <0.0001 *** <0,0001 ***
Fonnu1es d'engrais 0,282 NS 0,386 NS
TS: test de signification, NS : non significatif

44
Le sol à l'état sec, a un taux d'humidité plus élevé en profondeur 10-30 cm, qui est
significativement différent au seuil de 5% du taux de la profondeur 0-10 cm. Par contre, pour
le sol à l'état humide, c'est l'effet inverse qui se produit: la profondeur 0-10 cm a le taux
d'humidité le plus élevé.et diffère statistiquement de la profondeur 10-30 cm (Tableau 14).
Tahleau 14: Comparaison des moyennes des taux d'humidité des sols en/onction des
profondeurs
Etat du sol hunùdité du sol à l'état sec hunùdité du Sol à l'état hunùde
Profondeur Taux humidité moyenne Taux hunùdité moyenne
O-IOcm 3,862± 1,6l" 6,793±2,39"
IO-30cm 5,069±2,06b 6,229±1,92 b

3.1.5 L'analyse économique


Les prix des fertilisants organiques comme minéraux sont fonction des régions et des
marchés. Ils tiennent compte en effet des coûts de distribution et des subventions car certains
engrais minéraux sont subventionnés. Nous avons considéré les prix locaux soit 20 FeFAkg­
1 1
I pour la fumure organique, 400 FCFAkg- pour le NPK et 370 [Link]- pour l'urée, 400

FCFAkg- 1pour le DAP, et 300 FCFAkg-1pour le KC!. Les prix des engrais minéraux sont les
prix réels du marché sans subvention.
Le prix du sorgho et le maïs sont variables au cours de l'année et suivant les localités.
(Selon les résultats de nos enquêtes). A l'instar des autres produits agricoles, il n'existe pas de
prix standard pour le sorgho et maïs au Burkina Faso. Nous considérons ici le prix d'achat aux
producteurs. Ces prix étaient; 137et 135 FCFAkg- 1 pour les grains respectivement du maïs et
du sorgho selon nos enquêtes réalisées dans la zone de l'étude. Pour le prix de la paille, selon
(Sanou, 2014) il est à 175 FCFAbotte- 1 de paille pour une botte pesant en moyenne 2,5 kg donc
il est à 70 FCFA kg- 1

45
L'analyse du tableau 15 indique que tous les ratios (RVC) sont supérieurs à 2 (RVC >

2) du maïs de 3,27 à 24,69, le rapport le plus élevé s'observe au niveau du traitement T5 (maïs
+ P) et le plus faible s'observe au niveau du traitement Tl (maïs + NPK + Niébé + FO) pour le
maïs. Pour le sorgho, les rapports vont de 2,26 à 16,18 et c'est le traitement Tl qui a le plus
petit rapp0l1 cependant le plus rapport se trouve avec le traitement T5 (tableau 16).
Tableau 15: Effet des options defertilisation sur la rentabilité économique pour du maïs
RP (Kg VP (FCF A RG VG (FCF A CE (FCF A
FE RVC
ha l ) ha-') (kg ha-!) ha-!) ha- l )
TI 4411,19 308783,52 1092,41 149660,10 140000 3,27
T2 3672,46 257071,94 1027,54 140773,17 80000 4,97
T3 1942,26 135958,44 754,01 103299,58 °
T4 3104,96 217347,14 804,52 110218,91 37000 8,85
T5 2786,67 195067,16 738,63 101192,99 12000 24,69
T6 2519,77 176383,74 631,54 86520,70 18000 14,61
T7 3519,71 246379,39 831,54 113921,62 49000 7,35
T8 3045,19 213163,43 734,81 100669,65 55000 5,71
T9 2881,07 201674,91 731,84 100262,41 30000 10,06
TIO 3462,51 242375,46 915,61 125438,57 40650 9,05
TI 1 3615,28 253069,81 810,18 110994,54 80000 4,55
TI2 2241,58 156910,68 506,05 69329,02 0
FE : formule d'engrais, RP : rendement Paille, RG : rendement grain, VP : valeur de la
paille, VG : valeur des grains, CE : coût des engrais, RVC : variable cast ratio
Tahleau 16: Effet des options de fertilisation sur la rentabilité économique pour du
sorgho
VG
RP(Kg VP(FCFA RG CE (FCFA
FE (PCFA ha- RVC
ha l ) ha- l ) (kg ha- I ) 1)
ha- l )
Tl 2277,61 159432,6 493,83 66667,57 100000 2,26
T2 2198,59 153901,4 623,74 84205,01 40000 5,95
T3 1448,64 101404,7 373,40 50408,49 0
T4 1983,02 138811,6 425,31 57416,65 18500 10,61
T5 1920,28 134419,4 442,78 59775,00 12000 16,18
T6 1884,49 131914 379,06 51172,78 18000 10,17
T7 2233,47 156343 502,47 67834,00 30500 7,35
T8 1868,46 130792,3 394,70 53284,57 36500 5,04
T9 2166,99 151689,1 480,48 64865,18 30000 7,22
TIO 1750,79 122555,1 433,17 58478,55 16530 10,95
Til 2138,13 149669,1 504,75 68141,34 40000 5,45
TI2 1630,54 114137,9 318,01 42931,03 0
FE : formule d'engrais, RP : rendement Paille, RG : rendement grain, VP : valeur de la
paille, VG : valeur des grains, CE : coût des engrai s, RVC : variable cast ratio

46
3.1.6 Les résultats de l'analyse socio-économique
A l'issue de l'enquête, il ressort que:
Chaque producteur prend en charge en moyenne douze (12) personnes alors qu'il y a en
moyenne cinq (5) actifs. Le nombre d'heures de travail dépend du nombre d'actifs et est en
moyenne 7h/jr, pour une superficie totale d'exploitation estimée en moyenne 6 ha. Les
spéculations rencontrées sont principalement par ordre d'importance les suivantes: 100% des
enquêtés produisent du sorgho, 95% le maïs, 92% pour le niébé, 90% le sésame, 56,3% pour
l'arachide, 31% pour le coton et enfin 6,4% produisent du riz. Les superficies emblavées, la
quantité de semences, le rendement à 1'hectare, le revenu annuel, la quantité de fumure
organique appliquée pour le maïs, le sorgho et le niébé sont présentés dans le tableau si dessous.
Tableau 17: Les principales cultures et leur superficie, la quantité de production
maïs sorgho niébé
Superficie (ha) 1,5 2 0,7
Quantité de semence ha,l 14 12 7
Quantité de fü (kg) 6785 443,5 0
RG (kgha'l) 1501,3 1066,87 269,11
Revenu moyen alUlUel 205678,1 144000,45 76246.94
(FCFA ha'l)
Revenu réinvesti dans la 17205,8824 37684,2105 0
production (fCF A ha,l )

Quant à la disponibilité des intrants dans les quatre localités, 73% des enquêtés trouvent
que les intrants sont rares et inaccessibles surtout les engrais. En effet, 66,3% affinnent que
c'est auprès de l'UNPCB qu'ils s'en procurent, 17,5% disent en avoir auprès des commerçants
en villes mais, ces demiers attestent que cet engrais n'est souvent pas de bonne qualité. Par
ailleurs, 6,3% disent en trouver chez les producteurs du coton. Au regard de tout cela, tous
affirment qu'ils rencontrent des problèmes dans l'acquisition des intrants SUltout les engrais.
Ces problèmes sont entre autres la qualité de ces intrants surtout. A cela s'ajoutent les prix trop
élevés, l'insuffisance, et l'arrivée tardive.
Bien que ces producteurs utilisent dans leur majorité les variétés améliorées (58%),
certains disent utiliser toujours les variétés locales (98,8%). Cependant, la plupart utilise à la
fois les deux. On a noté aussi que ce sont les variétés améliorées du maïs qui sont utilisées. Pour
le sorgho c'est toujours les variétés locales qui sont utilisées.
Quant à la fertilisation des champs, 93% appliquent, la fumure organique, mais la
majorité utilise du fumier non composté 87%. 75% des enquêtés utilisent les engrais minéraux
surtout le NPK et Urée, Ceux qui ne l'utilisent pas disent que les prix ne sont pas à leur portée.

47
Quant à la quantité, nous avons rencontré 77,5% qui consomment plus de 1OOkg /ha. La plupart
des enquêtés utilisent les engrais minéraux depuis plus de 30 ans. La dépense moyenne pour
les engrais minéraux est estimée à 102278,5714 FCFA ha-l, pour la fumure organique, elle est
estimée à 5307,812 FCFA ha- l
En plus des deux fOlmules de fumures à savoir celles organique et minérale, 92% disent
utiliser d'autres techniques pour feliiliser leur champ. Ces techniques sont entre autres le
paillage, les diguettes.
Pour ce qui est des pratiques culturales, 97,5% pratiquent le labour, mais la plupaIi le
pratique une seule fois. Mais il faut noter que ce labour est appliqué très souvent dans les
champs de maïs. Le sarclage ou désherbage est pratiqué par tous, mais la plupart le font deux
(2) fois 87,5%. Comme autres pratiques, on a le buttage et l'application des herbicides 98,8%.
Cependant ceux qui n'ont pas assez de main d' œuvre font recours à des groupes de travaux.
Le maïs produit est plus consommé que le sorgho. Ainsi la plupaIi de la production du
sorgho est destinée à la vente. En effet, 114 seulement de la production du maïs est vendu contre
314 pour le sorgho.

La vente des produits de récolte, se fait pour la plupart de façon individuelle, et se passe
le plus souvent à domicile, rarement au marché local et en ville. La pluPaIi des acheteurs sont
des paIiicuIiers. Le prix de vente varie en fonction de l'offre et de la demande. On remarque
également des différences de prix selon la localité et la période. Dans les quatre villages les prix
moyens du sorgho et du maïs à la période de l'enquête c'est-à-dire dans le mois de février sont
présentés dans le tableau 18.
Tableau 18: Les prix du kg des principales cultures en fonction du lieu de vente
Prix moyen Prix moyen du Prix moyen du
maïs/kg sorgho/kg niébé/kg
Marché local 135 130 270
Marché de 140 140 280
ville

Par ailleurs, la plupaIi des ventes à domicile se réfère au pnx du marché local.
Cependant, 77,5% des enquêtés disent n'avoir pas de problème à écouler leurs productions
même si ce n'est pas toujours au prix souhaité.
. Après la vente des produits l'argent obtenu est utilisé pour d'autres produits de
consommation, la santé, la scolarité, les activités socio culturelles. La plupart disent n'être pas
arrivés à réserver quelque chose pour la préparation de la saison à suivante.

48
Par contre 67,5% reconnaissent une augmentation de leurs rendements qui sont dûs à
52% à une augmentation de la superficie, et 48% à l'utilisation des engrais minéraux.
Pmmi les contraintes pouvant entraver une bonne production agricole, celles reconnues
par les producteurs enquêtés sont: 98,8% ont retenu la mauvaise qualité du sol, 98,5% pensent
que c'est la faible utilisation des engrais minéraux, 50% pensent que c'est le changement
climatique, 90% trouvent que c'est le manque de sensibilisation et enfin pour 95% c'est la faible
utilisation de la fumure organique.
Quant aux pratiques pelmettant de réhabiliter les sols dégradés, nous avions entre autres
la jachère 57%, la rotation culturale 88,8%, la culture associée 31%; l'apport des engrais
minéraux 63,8%, l'apport de la fumure organique 92,5%. Pour ce qui est des solutions pouvant
augmenter durablement la production agricole, 83,8 % des enquêtés sont pour les semences
améliorées, 96,3 pour une bonne gestion de la fertilité des sols, 91,3% pour une bonne pratique
agro-sylvo-pastoralisme; 82,5% qu'il faut prendre en compte les conseils et les suggestions des
expelis. Ainsi, tous reconnurent que le changement climatique influe négativement sur la
production agricole à travers la rareté des pluies, les vents violents, et la forte chaleur.

49
3.2 Discussion
Les résultats des analyses montrent qu'ils existent des différences de croissances entre
les villages au niveau des deux spéculations. En effet, les meilleures croissances en hauteur ont
été rencontrées à Dao et à Cassou pour le maïs et à Vrassan pour le sorgho. Cette différence
s'expliquerait par la mauvaise répartition spatiale de la pluviosité au cours de l'année. Elle
traduirait aussi la différence de fertilité des sols dans ces quatre villages.
L'analyse de L'évolution de la croissance en hauteur du maïs (a) et du sorgho (b) en
fonction du temps nous montre la particularité de chaque formule d'engrais quant à son effet
sur la croissance des deux spéculations. Ainsi certaines formules d'engrais permettraient une
meilleure croissance des plants contrairement à d'autres. Il existerait un facteur limitant dans
certaines formules qui rendrait l'alimentation de la plante incomplète. C'est-à-dire qu'il ya des
éléments nutritifs indispensables à la croissance des plantes. Et leur absence constitue une limite
au fonctionnement des plantes. A cet effet, les résultats de l'analyse de variance sur les mesures
faites le 66 èm c: JAS révèlent que le traitement TIl (Céréale + NPK) a permis d'améliorer
significativement la croissance en hauteur des plants du maïs et du sorgho. La formule du
traitement T Il comporte tous les éléments majeurs dont l'azote et le phosphore qui sont
reconnus par leur rôle prépondérant sur la croissance des plantes en général. Toutefois, d'autres
formules comme Tl et T2 pour le maïs, Tl, T5, T7, TlO, ont permis d'améliorer la croissance
des plants de façon comparable au traitement TIl. Dans toutes ces fOimules, nous avons la
présence des deux éléments N et P. La croissance des plants dépendrait des éléments 1\J et P.
Les travaux de nombreux auteurs ont démontré l'importance de ces éléments (N, P) dans la
croissance des cultures. PaImi ces auteurs, nous avons (Bationo et al, 1991) et (Bado et al.,
1997).
Les effets des sites d'étude et les différentes formules de fumure sur les paramètres de
rendements des deux spéculations ont été positifs, à l'exception du sorgho où les différentes
formules n'ont pas eu d'effet sur les paramètres tels que, le nombre d'épis, poids des épis et le
rendement grain. Cependant, il faut souligner que les conditions climatiques pendant la période
d'expérimentation n'ont pas été satisfaisantes. En effet, les différentes stations ont enregistré,
778 mm, 754 mm, 747 mm, respectivement à Kou; Cassou Vrassan et Dao Ces valeurs se
trouvent en dessous des valeurs exigées par les variétés utilisées. Ainsi Le sorgho a besoin d'une
pluviométrie annuelle comprise entre 600 et 900 mm, pour le maïs elle doit être supérieure à
900 mm. Cela est dû à une pluviosité non seulement mal repartie mais aussi insuffisante au

50
cours de la saison de l'expérimentation. Pourtant, les études de (Blein et al., 2008), ont montré
que les pertes des rendements agricoles liées à la mauvaise répartition spatio-temporelle de la
pluviosité peuvent atteindre 60%. Cela expliquerait le fait que les rendements soient inférieurs
à ceux escomptés.
Toutefois, les résultats de l'analyse ont montré un effet significatif des sites d'études sur
les rendements des deux spéculations. En effet, pour ce qui est du maïs, c'est à Dao et à Cassou
qu'on enregistre des rendements en grain les plus élevés respectivement 928,711±45,901 kg ha­
1 et 916,651±47,367 kg ha-l, ces résultats s'expliqueraient principalement par la mauvaise
pluviosité et la différence de fertilité native des sols des différents sites. Cependant le village
de Vrassan partage la même pluviosité du point de vue météorologique avec Cassou, mais il
enregistre le faible rendement grain en maïs. La différence de fertilité native des sols dans les
sites pourrait expliquer ces résultats.
Quant au rendement paille, c'est à Kou qu'on a la moyenne la plus élevée
(3448,48±218,51 kg ha- l ). Cela pourrait s'expliquer non seulement par une pluviosité mal
repal1ie entre les villages mais aussi par une fertilité native différente des sols des différents
villages. Sans réfuter cette dernière, la pluviosité serait la principale cause de ces résultats car
le village de Kou a enregistré le plus grand rendement en paille avec un faible rendement grain
en maïs. En effet les travaux de (Robelin, 1963) ont montré que la période de très grande
sensibilité du maïs commence 20 à 30 jours avant la tl orai son femelle et s'achève 10 à 15 jours
après. Un manque d'eau à ce stade entrai ne une baisse de rendement de plus de 60%. Au Togo,
(Poss et al. 1998) ont démontré que si les besoins en eau à la floraison du maïs sont satisfaits à
moins de 60%, les rendements deviennent très faibles, quelles que soient les conditions
hydriques sur le reste du cycle.
Pour le sorgho, le village de Vrassan a enregistré le rendement grains et pailles le plus
élevé avec une moyenne respectivement de 2279,88±93,93 kg/ha. Les sols de Vrassan
conviendraient pour la culture du sorgho. Car, du point de vue météorologique, le village de
Vrassan a la même pluviosité que village de Cassou. Pourtant, il existe une différence
significative des rendements grains et paille du sorgho entre ces deux villages La différence
serait donc au niveau de la fertilité des sols.
Quant aux formules d'engrais, bien qu'ayant eu un effet significatif sur certains
paramètres de croissance du sorgho, ils n'ont cependant pas eu un effet significatif sur les
paramètres de rendement du sorgho excepté le rendement paille. En effet, c'est le traitement Tl
(sorgho + niébé + NPK + FO) qui a permis d'améliorer significativement les rendements paille

51
du sorgho. Par contre les fOlmules de fumures ont impacté significativement sur tous les
paramètres de rendemènts grains et pailles, nombre d'épis et poids d'épis, du maïs. Ces effets
sur les paramètres de rendements confirment ceux exprimé sur les paramètres de croissances.
Ce qui traduit la sensibilité du maïs aux apports de nutriment. Ainsi, le traitement Tl (maïs +
NPK+ Niébé + FO), a permis d'améliorer significativement les rendements grains et paille du
maïs. En effet cette formule comporte tous les éléments minéraux majeurs N, P et K à des doses
plus élevés que dans les autres formules d'engrais. Cela traduit le fait que maïs répond à des
doses élevés de fertilisant. En plus la présence de la fumure organique permet d'améliorer les
propriétés physiques, chimiques, biologique du sol. Ces résultats sont conforment à ceux
trouvés par (Gnankambmy, 2007); (Somda, 2015) et (Traoré, 2012) qui ont aussi noté des
hausses significatives de rendements à la suite d'apports combinés de matière organique et
d'engrais minéraux en milieu paysan. Par contre le niébé associé au maïs n'a pas influencé les
rendements grain et paille. Car, le traitement T2 (mais + NPK+ Niébé) qui ne comporte pas la
fumure organique a des rendements grains et paille similaire statistiquement au traitement TIl
(maïs + NPK). Cela, serait dû au fait que le principal effet bénéfique rechercher chez le niébé
qui est la fixation de l'azote atmosphérique au sol, n'ait pas été au rendez-vous. En effet, l'azote
fixé par le niébé ne serait pas disponible immédiatement pour le maïs. Des auteurs comme
(Azontondé, 1993) au Bénin, (Traoré et al, 1999), (Segda et al., 2000) et (Coulibaly, 2012) au
Burkina Faso, sont parvenus à des résultats similaires. En effet, ils ont trouvé que l'association
maïs/niébé donne de faibles rendements chez le maïs pendant la première année de culture.
Les résultats, de l'analyse de variance ont révélé que le niébé associé au maïs a donné
de meilleurs rendements grain et fane par rapport à l'association avec le sorgho. Cela
s'expliquerait par le fait que la dose d'engrais NPK (200 kg ha-!) appliquée au niveau du maïs
soit plus élevée que celle appliquée au niveau du sorgho (l00 kg ha-!). Le niébé répondrait
favorablement donc aux fortes doses d'engrais. Ainsi, la fOlmule suivante (céréale + niébé +
NPK + FO), a donné les meilleurs rendements en grain et en fane.
L'analyse économique basée sur le RVC montre que les RVC de toutes les fOlmules sont
supérieures à 2; donc ils sont tous économiquement rentables (Aune et al., 2007), la fOlmule la
plus rentable est celle dont le RYC est le plus élevé. Ainsi, lorsque l'on ne tient pas compte du
coût des engrais et quelle que soit la situation du marché, la formule (céréale + Niébé) est la
plus rentable. En tenant compte du coût de l'engrais, la meilleure fOlmule (meilleur Rye 24,69
et 16,18 respectivement pour le maïs et le sorgho) est celle de T5 (céréale + P) où l'on apporte
le phosphore sous fOlme de DAP à 30kg ha-Jo Cependant, compte tenu du fait que nos résultats

52
on révélés que l'azote et le phosphore semble être les facteurs limi tant dans cette zone, l'apport
du phosphore seul ne permettrait une production durable. Ainsi, pour les mêmes raisons et en
tenant compte des paramètres soci oéconomiques, 1es traitements T6; T9; Tl 0; T5, ne pourraient
également pas être retenus. Par contre, le traitement T7 (céréale + N+P) serait retenus comme
étant la plus rentable économiquement et agronomiquement, En effet, cette traitement apporte
à la fois de l'azote à 18% et du phosphore à 46 % à partir du DAP. Cette fOlmule de fumure
pourrait être acceptable par les producteurs car elle suscite moins de dépenses et aurait moins
de risques de pollution pour l'environnement par son apport des éléments à des doses
raisonnables pour la plupart des sols burkinabés qui sont pauvre en azote, et en phosphore
assimilable. Par ailleurs, l'application du DAP par des producteurs au Niger a donné des

résultats encourageants (FAO, 2003).

53
Conclusion
Cette étude vise à contribuer à la gestion intégrée des sols pour une production durable
du maïs et du sorgho. A travers des essais soustractifs, et dans un esprit d'approche
participative, nous cherchons un type de fumures qui pourrait répondre à l'attente des
populations de cette zone d'étude et respectueux de l'environnement.
A l'issue de cette étude, nous sommes parvenus aux résultats suivants: le maïs et le
sorgho croissent différemment en fonction des villages et c'est à Dao et à Kou que le maïs a
une meilleure croissance plus élevée que les deux autres villages. Quant au sorgho, c'est le
village de Vrassan qui enregistre les meilleures croissances des plants.
Quant aux fOlmules d'engrais proposées nous nous sommes rendus compte que toutes
les fOlmules ont eu chacune un effet positif et significatif sur la croissance du maïs et du sorgho.
Sauf la fOlmule où on a associé le maïs et le niébé. La formule de T Il (céréale + NPK) a permis
d'obtenir des meilleures croissances en hauteur du sorgho et du maïs. On a remarqué que des
formules comme Tl et T2 pour le maïs, Tl, T5, T7, Tlû pour le sorgho sont comparables au
traitement TIl quant à l'amélioration de la croissance en hauteur des plants. On conclut donc
que l'azote et le phosphore seraient les éléments qui limitent la croissance voire la production
des cultures sur ces sites. Cela confiIme notre 1<:re hypothèse selon laquelle il existe des éléments
nutritifs non disponibles qui limitent la production.
Quant aux rendements grain et paille des deux spéculations, les sites d'études ont affecté
significativement les rendements pailles et grains des deux spéculations. Ainsi les rendements
paille et grain sont significativement plus élevés à Vrassan que dans les autres villages pour le
sorgho. Ce site conviendrait au mieux à la production du sorgho. Pour le maïs, c'est Dao qui
enregistre les rendements grain les plus élevés. Tandis que les meilleurs rendements paille sont
observés à Kou. Ces deux sites auraient un potentiel quant à la production du maïs.
Les fOlmules de fumures n'ont pas eu un effet significatif sur les paramètres de
rendements du sorgho excepté le paramètre rendement paille dont la plus forte valeur a été
enregistrée avec le traitement Tl (Sorgho + NPK + Niébé + FO). Par contre, un effet significatif
a été observé sur tous les paramètres de rendement du maïs. Ainsi le Tl (maïs + ]\JPK+ Niébé
+ fO), a permis non seulement d'améliorer les rendements paille, mais aussi en grains.
Cependant les formules d'engrais n'ont pas eu un effet significatif sur le taux d'humidité des
sols. Ces résultats confirment notre hypothèse 1 selon laquelle, Il existes des éléments nutritifs
non disponibles qui limitent la production du maïs et du sorgho dans la zone d'étude, et

54
partiellement l'hypothèse 2 qui supposait que les différentes formules d'engrais proposées et
les sites influencent chacun la croissance et la production du maïs et du sorgho et permettent
une bonne rétenti on de l'eau du sol.
Pour toutes les deux spéculations, la formule T7 (maïs ou Sorgho +N+P) est la fonnule
la plus rentable économiquement quand on considère les fonnules qui nécessitent des dépenses
en engrais. Ainsi le producteur qui souhaite produire le maïs ou du sorgho en culture pure il
gagnerait en appliquant seulement du DAP à 30 kg ha-! trois (3) semaines après le semis puis
de l'urée à 100 kg ha-! et 50 kg ha-! respectivement pour le maïs et le sorgho au 45 JAS. Au cas
où le producteur n'a pratiquement pas les moyens il optera pour la fOlmule du traitement T3
(céréale + niébé). Cela confirme notre hypothèse 3 selon laquelle il existe une formule d'engrais
paImi celles proposées, économiquement rentable, et de coût abordable PaI- les petits
producteurs.
L'association du maïs au niébé a permis au niébé d'avoir des meilleurs rendements en
grains et fanes comparativement à celle du sorgho avec le niébé. De plus, la fumure organo­
minérale T3 (céréale + NPK+ Niébé FO), a permis d'avoir de meilleurs rendements grains et
fanes chez le niébé. Mais l'effet du niébé sur les rendements des deux céréales n'a pas été
significatif.
Enfin, la feltilisation organo-minérale permet d'améliorer d'un point de vue
agronomique les rendements mais a une rentabilité économique faible. Egalement l'azote et le
phosphore sont les éléments pouvant limiter la production du maïs et du sorgho. Par ailleurs il
est nécessaire d'apporter ces éléments ensembles car il existerait un équilibre entre ces deux
éléments.
11 serait nécessaire d'étendre cette étude aux autres zones climatiques du Burkina Faso.
Nous suggérons de reprendre les essais en associant:
• les deux fOlmules (T7 + T3) avec apPOlt de fumure organique;
• la fOlmule de T5 + T3 avec appOlt de fumure organique.

55
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Annexes
Annexe 1: Moyenne des paramètres de croissance en fonction des plantes du maïs et du sorgho
en fonction des traitements.
Maïs Sorgho
FOlTI1ules HP (cm) NF (nhre) DC (cm) HP (cm) NF (nbre) DC (cm)
D'engrais

TI 170.925±5.646'l> 9,1 88±0, 174' 15,807±0,3(,)' 202.63±5,25 aJx 4,662±0,152 8,59±0,21 '
T2 172.350±5, 71 o,z, 8,825±0,207 aJx 15, 154±0.396<Ù' 201,91±4,87°C 4,279±O,107 8,31±0,24aJx

T3 126,075±5,8T1 8A25±0,170ed 1I,277±0,335f 178,66±5,61d 4,235±0,138 7,52±0,24'f

T4 166,1 88±4. 9781~ 8.7±0.231 ocd 14,735±0,409°C 192,29±6,59' 4,074±O,l15 7,64±0,24def

T5 14U63±5,86-l" 8.763±0,J69<lÙc 13,070±0,390d' 207,63±4,nab 4,206±0,118 8,00±0,22<lÙcd'

T6 152.625±5.190,d 8,6\3±O,196 ed \3,167±O.332 d 194,87±5,44°C 4,368±0,129 7,72±0,21 edef

TI 154.63KtS,709cd 9, 138rO.197,z, 13,747±O.407,d 203,15±4,99<lÙc 4,279±0,118 8,08±0,23 aJxd'

T8 150.0 13±4. 766" 8.6±O.196 cd 12,897±0,331 "' 194,21±5,64' 4,294±0,157 8,18±0,25 aJxd

T9 144.275",6,368 d' 8,3±O,l85 d, 12,206±O,41S"' 194,22±3,88e 4,338±0,149 7,88±0,21b"d'

TIO 158",S.589b,rl 8.613±0,207crl t4,360±O,371 1' 204.26±5,21<lÙc 4.309±0,117 8,29±0,20O!>

TIl 182.075±S,S05' 9,197±O,220,z, 15,OO3±0,397<Ù' 215 ,44±3 ,59' 4,324±0,110 8,40±0,22'b

Tl2 129,175±6.126,f 7,91300,186' 11,334±0,398f 191,74±4,17e 4,059±0,146 7,18±0,15 f

Annexe 2: Moyenne des rendements en grain et en paille du sorgho et maïs.


Maïs Sorgho
RG (kg ha-!) RP (kg ha-!) RG (kg ha'l) RP (kg ha-])

Tl
1092,41±161 ,54 a 4411,1 9±3 72, 'JOa 493,83±72,69 2277,61 ±207 ,44 a
T2
1027,54± 156,m ab 3672,4o±289/15 ab 394,70±60,77 21 98,59±249,52 ab
T3
754,01±155,65 bed 1942,26±2()9,76 g 480,48±72,O6 1498,59±175,28 d
T4
804,52±113,57 abed 31 04,96±254, 151>cde 433,17±76,7o 2233,47±179,70 abc
T5
738,63±102,28 bed 2786,67 ±297,27 c1ef 504,75±73,88 1868,46±149,88 abcd
T6
631 ,54±77 ,n ecl 2519,77±21 (),31J'fg 318,01±53,96 2166,99±182,68 abed
TI
831,54±95,60 abc 3519,71 ±274,36 bed 425,31±63,50 1983,02±243,74ab
T8 734,81±94,54 bcd 3045,19±260,57 efg 442,78±58,59 1920,28±152,43 abcd
T9
731,84±84,80 bed 2881,07±248,32 cdef 392,13±80,79 1940,95±193,37 ab
TI0
915,61± 11O,88 abe 3462,51±28U,78 bcd 623,74±IOO,91 1750,79±170,2ü bcd
TIl
810, 18±80,51 abcd 3615,28±212,U5 bc 386,27±78,69 2138, 13±171 ,24 abc
Tl2
5U6,05±86,0 1cl 2241,58±272,59 g 502,47±80,58 1630,54±160,89 cd
Annexe 3: comparaison des moyennes du taux d'humidité en fonction du village
Sol sec Sol humide

O-IOcm 10-30cm 0-10cm 10-30cm

Cassou 3,510±O,131 c 4,640±O, 161 il 6,106±O,212 c 6,074±O,199 b


Dao 3,230±O,128" 4,555±O,169 il 6,799±O,21 7 b 6,066±O,165 b
Kou 4,099±O,141 b 5,491±O,231 a 5,778±O,144c 5,773±O,156 b
Vrassan 4,608±O,156" 5,588±O,162" 8,487±O,206" 7,016±O,159 a

Annexe 4: Questionnaire d'enquête


..../... ./2015

Identi fi cati on de l'enquêteur


Nom: Prénom:
Identification de la zone d'enquête
1. Région " Centre Ouest
2. Province: Ziro
3. Département: ....

4. Village: ....
Identification de l' enquêtéee)
[Link]:
6. Prénom(s):
7. Genre: M F
8. Situation familiale: marié (e) [J divorcé(e) L-J Célibataire D Veuve L:=J
(veuf)
9. Niveau d'instruction: Non scolarisé o Primaire I~~ Secondaire D
Alphabétisé [:::::J Autre D
10. Nombre de personnes en charge:
Il. Nombre d'actif(s) agricole(s):
12. Nombre d'heure de travail:
Détermination du niveau d'organisation des producteurs
13. Comment êtes-vous organisé autour de la production du maïs, du sorgho et du niébé ?
Production familiale D Groupement Cl D
Union
Fédération ~

Il
14. Quel type d'exploitation pratiquez-vous?
Collectif I-~ Individuel Il_~

15. Quelle est la superficie totale (ha) de votre exploitation?


16. Quelle (s) spéculation(s) produisez-vous?
Mais 0 Mil 1 1 Sorgho 1 ! Niébé D
Autres (citer)
17. Quelle ~st la së3ficie produite (pour chaque spéculation citée au-dessus) ?
MaiS

Sorgho
Niébé
18. Comment appréciez-vous la disponibilité des intrants (semences/feliilisants) en fonction de
votre localité')
Disponible Rare
1--'
~ Très rare [ J

19. Comment obtenez-vous les intrants (semences/feliilisants) agricoles?


Commerçants en ville D Commerçants locaux LJ Union 1 !

Autres (citer) =:J


20. Rencontrez-vous des difficultés pour l'acquisition des intrants (semences/fertilisants)
agricoles?
Oui Non D
21. Quel est le problème majeur que vous rencontrez dans l'acquisition des intrants
(semences/feltilisants) agricoles?
Prix élevé des intrants L
Mauvaise qualité des intrants agricoles n
Quantité insuffisante des intrants agricoles sur le marché D
Arrivée tardive des intrants LJ
Autres (citer)
22. Quel type de semence utilisez-vous?
Locale I_-l Sélectionnée (améliorée) [-=:l
23. Quelle quantité de semence utilisez-vous à l'hectare?
Maïs: Kg/ha
Sorgho: Kg/ha
Niébé Kg/ha

111
24. Utilisez-vous régulièrement la fumure organique?
Oui
n
Non L::J Pourquoi?

25. Quel type de fumure organique utilisez-vous?

Compost LI fumier non composté 0


Autres à préciser
26. Comment obtenez-vous la fumure organique ')
Compostage l, l parcage d'animaux I~ Autres à préciser

27. Quelle quantité de fumure organique appliquez-vous par hectare dans votre champ de maïs
et du sorgho')

Maïs: ... ./ha


Sorgho: ./ha

Niébé ./ha
28. Combien dépensez-vous pour la fumure organique?

29. Utilisez-vous la fumure minérale?


Oui ~l lesquelles.

Non 1 J pourquOI:
30. Quelle quantité de fumure minérale (NPK) appliquez-vous par hectare dans votre champ du
sorgho et du maïs')

. Moins de 50 kg/ha 50 à 100 kg/ha

Plus de 100kg/ha
31. Depuis quand utilisez-vous la fumure minérale dans votre champ?

32. Combien dépensez-vous pour la fumure minérale?

33. Utilisez-vous d'autres techniques pour la fertilisation des champs?


Oui L~ les quelles
Non r-i
32. Quelles opérations culturales pratiquez-vous? Et combien de fois?
Labour D Nombre de fois [=
Sarclage ou désherbage [-=:=J Nombre de fois [-J
Autres à préciser

IV
33. Combien dépensez-vous pour chaque opération culturale?
Labour : FCFA, semiS :....FCFA, sarclage/désherbage :... FCFA, épandag
d'engrais : FCFA; récolte :.... FCFA
34. Combien dépensez-vous pour l'achat des semences?
Mais ;
Sorgho ;
Niébé ;
35. La main d'œuvre est-elle disponible dans votre localité?
Oui 0
Non Pourquoi')

36. Si la main d' œuvre n'est disponible, que faites-vous pour combler le vide?
Groupe de travail ' ] Location D Salmiale D
37. Quelle quantité de maïs, sorgho et Niébé obteniez-vous à J'hectare ')
Maïs: kg/ha ; Sorgho: kg/ha Niébé kg/ha

38. Quelle (s) utilisation (s) faites-vous de la récolte du maïs et du sorgho?


Stocker pour vendre i 1 Vente dès la récolte D
Autoconsommation LJ
Autres (à préciser)

39. Quelle est la proportion vendue?


La moitié D Plus de la moitié (3/4) C Moins de la moitié (1/4) n
(Utilisation de la méthode des cailloux)
40. Comment vendez-vous vos produits?
Collectif o Individuel UnioLI
Autres

41. Où vendez-vous votre production?

42. A qui les vendez-vous?


Pmticuliers D Collecteurs

v
43. A combien vous vendez le kilogramme de mais et du sorgho?
Mais: FCFA/kg au marché local Sorgho: .... FCFA /kg au marché local
Mais: FCFA/kg au marché de ville Sorgho: .... FCFA /kg au marché ville

44. Comment se fait la vente de vos produits?


Sur place (marché local) D Transporter sur le marché en ville 0
Vente groupée C
Autres (préci ser) Il

45. Comment sont fixés les prix?


En fonction de j'offre et de la demande
En foncti on du coût de 1a producti on [ ]

46. Est-ce que le prix du maïs et le sorgho varie selon les périodes?
Oui [1 comment? Non 0 pourquoi ?

47. AlTivez-vous à écouler toute votre récolte?


Oci 0 Noo ~

48. Si non, que faites-vous? :


Consommation L· Conditionner pour vendre ultérieurement D

49. En fin de campagne combien de franc obteniez-vous de la vente de votre production?


Mais : FCFA
Sorgho: FCFA

50. Que faites-vous du revenu obtenu de la vente ')


Achat d'autres produits de consommation o Dépenses liées à la santé de
la famille Q
Frais scolaires des enfants [1
Gestion des activités socioculturelles (funérailles, baptêmes, mariages etc.) 0
Frais d'intrant (engrais, pesticide) 1 J
Vi
Autres (citer) 1;

51. Combien de francs réinvestissez-vous dans la production (achat d'intrants, matériels etc.).
Maïs: FCFA Sorgho: FCFA

52. Pensez-vous que vos rendements connaissent-ils une augmentation durant les 10 années
passées?
Oui Cj
Non 1 ~

53. Si oui, quelles peuvent être les raisons selon vous?


Une augmentation de la superficie D
Application d'engrais (type d'engrais utilisé à préciser) D
Autres à préci sel'

54. Si non, pourquoi?

55. Contraintes biophysiques de la production agricole


a. Quelles sont d'après-vous les contraintes liées à une bonne production agricole dans votre
région?
- Mauvaise qualité du sol
D
- Faible utilisation d'engrais
[1
- Changement climatique D
- Manque de sensibilisation D
- Faible utilisation d'intrants organiques [1

b. Comment remédier à cela?


c. Comment définissez-vous un sol de mauvaise qualité
d. Comment réhabilitez-vous vos sols dégradés?
Jachère L_ Rotation culturale D Cultures associées D
Apport d'engrais minéraux ! 1 Apport de fumures organiques D
Autres (à préciser)
e. Quelles sont selon vous, les solutions pour augmenter durablement la production agricole?
Utiliser des semences améliorées =::J
VIl
Une bonne gestion de la fertilité des sols
Adopter des bonnes pratiques culturales
o
Prati quer l' agro-syl vo-pastorali sme D
Prendre en compte les suggestions et conseils des experts 0
Autres (à préciser)
f. Pensez-vous que le climat influe négativement votre production agricole?
- Si oui comment?
- Si non, expliquez.
56. pratiquez-vous la rotation culturale?
Oui lesquelles (les cultures qui se succèdent dans la parcelle et l'ordre
de passage)
Non
57. pratiquez-vous l'association culturale '1

Oui (les cultures en association)


Non
58. que faites-vous des résidus de culture?
59. comment faites-vous l'application de l'engrais?
Un seul app0l1
Fractionné

Vlll

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