Chap1 AC
Chap1 AC
Chapitre 1
Fonctions holomorphes
L’espace Euclidien R2 est muni de sa norme euclidienne, et C désigne le corps des nombres complexes.
Nous notons L (R2 ; C) le R-espace vectoriel normé des applications linéaires de R2 dans C.
Pour tout z0 ∈ C et r > 0, on appelle disque (ou boule) ouvert(e) de centre z0 et de rayon r, le sous-
ensemble D(z0 , r) de C défini par
D(z0 , r) = {z ∈ C; |z − z0 | < r} .
Un voisinage de z0 est tout sous-ensemble de C contenant un disque ouvert centré en z0 .
D ÉFINITION 1.1. Soient V un voisinage d’un point z0 de C et une application f : V \ {z0 } → C. On dit
que f admet une limite en z0 si il existe un nombre complexe ` tel que pour tout réel ε > 0, il existe un réel
δ > 0 tel que si z ∈ V et 0 < |z − z0 | < δ alors | f (z) − `| < ε.
On note lim f (z) = `.
z→z0
D ÉFINITION 1.2. Soit Ω un ouvert de C et une application f : Ω → C. On dit que f est continue en z0 ∈ Ω
si lim f (z) = f (z0 ). On dit que f est continue sur Ω, si elle est continue en tout point de Ω.
z→z0
E XEMPLE 1.3. (1) La fonction constante dans C est continue en tout point.
(2) Montrer que la fonction z → |z| est continue dans C
(3) Montrer que pour tout entier naturel n, la fonction z 7→ zn est continue sur C.
(4) Montrer que pour tout entier naturel n la fonction z 7→ zn est continu sur C.
T HÉORÈME 1.4. Une fonction f : Ω → C est continue en a ∈ Ω si et seulement si pour toute suite (zn )n∈N
de points de Ω qui converge vers a, la suite ( f (zn ))n∈N converge vers f (a).
D ÉMONSTRATION . Supposons f continue en a. Soit ε > 0. Il existe δ > 0 tel que |z − a| < δ implique
| f (z) − f (a)| < ε. Or (zn )n∈N tend vers a. Donc il existe N ∈ N tel que si n > N alors |zn − a| < δ. Mais
alors | f (zn ) − f (a)| < ε. Donc la suite ( f (zn ))n∈N a pour limite f (a). Pour montrer la réciproque, nous allons
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prouver la contraposée : en supposant que f n’est pas continue en a il s’agit de trouver une suite (zn )n∈N qui
converge vers a et telle que lim f (zn ) 6= f (a). Dire que f n’est pas continue en a se traduit par
n→+∞
En prenant par exemple δ = 21n avec n ∈ N, la relation ci-dessus implique alors qu’il existe zn ∈ Ω ∩ D(a, 21n )
tel que | f (zn ) − f (a)| ≥ ε. On construit ainsi une suite (zn )n∈N qui vérifie
1
|zn − a| < (1)
2n
et
| f (zn ) − f (a)| ≥ ε (2)
pour tout n ∈ N. Il vient alors de (1) que (zn )n∈N tend vers a alors que ( f (zn ))n∈N ne tend pas vers f (a) comme
le montre (2) 2
T HÉORÈME 1.5. (1) Soient f et g deux fonctions définies sur Ω à valeurs complexes et continues en
z0 ∈ Ω. Les fonctions f , | f | , f + g et f g sont continues en z0 . Si en plus f (z0 ) 6= 0, il existe alors un
voisinage V de z0 dans Ω tel que f (z) 6= 0 pour tout z ∈ V , et 1f qui est définie sur V est continue en
z0 .
(2) Si f : Ω → C est continue en z0 ∈ Ω, Ω0 est un ouvert de C contenant f (Ω) et g : Ω0 → C est continue
en f (z0 ), alors g ◦ f est continue en z0 .
D ÉMONSTRATION . Ces énoncés découlent directement du théorème sur la limite d’une somme, d’un
produit et du quotient des suites convergences. Pour la composition, considérons une suite (zn )n∈N de points
de Ω qui converge vers z0 . La fonction f étant continue en z0 .
E XEMPLE 1.6. Montrons que les fonctions z 7→ Re(z) et z 7→ Im(z) sont continues en tout point de C.
Résulte de Re(z) = 12 (z + z) et Im(z) = 2i1 (z − z)
De la continuité des applications z 7→ zn pour tout entier naturel n, on déduit que les fonctions polynô-
miales sont continue sur C et que les fonctions rationnelles sont continue sur leurs domaines de définition.
T HÉORÈME 1.7. Si f : Ω → C est continue en z0 , alors elle est bornée au voisinage de ce point. c’est-à-
dire qu’il existe un réel r > 0, une constante M > 0 tel que D(z0 , r) ⊂ Ω et pour tout z ∈ D(z0 , r) nous ayons
| f (z)| ≤ M.
T HÉORÈME 1.8. Une fonction continue sur un ensemble compact y est uniformément continue.
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T HÉORÈME 1.9. L’image d’un ensemble compact par une fonction continue est un ensemble compact.
T HÉORÈME 1.10. L’image d’un domaine (ouvert connexe) par une fonction continue est un ensemble
connexe.
Soient D un domaine et z1 ∈ D un quelconque de ses points. L’ensemble O1 des point de D qui peuvent
être joints à z1 par une courbe continue est ouvert. L’ensemble O2 des point de D qui ne peuvent pas être joints
à z1 par une courbe continue est aussi ouvert. Comme O1 n’est pas vide, O2 doit l’être. 2
La démonstration précédente montre en fait que deux points quelconques z1 et z2 d’un domaine D peuvent
être joints par une courbe linéaire par morceaux, c’est-à-dire par une courbe continue γ : [0, 1] → E telle qu’il
existe n ≥ 0 et 0 = t0 < t1 < t2 < . . . < tn+1 = 1 tels que la restriction γk = [tk ,tk+1 ] de γ au sous-intervalle
[tk ,tk+1 ] est linéaire γk (t) = ak t + bk .
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2. Fonctions Holomorphes
L’ensemble des fonctions holomorphes sur Ω est noté Hol(Ω). On dit qu’une fonction complexe f est
entière, si elle est holomorphe sur C.
P ROPOSITION 1.13. Soit f (z) = ∑n≥0 an zn une série entière de rayon de convergence ρ. La fonction f est
holomorphe à l’intérieur du disque de convergence D(0, ρ) et f 0 (z) = ∑n≥1 nan zn−1 .
D ÉMONSTRATION . Soit ρ0 le rayon de convergence de ∑n≥1 nan zn−1 . En posant αn = |an |, on sait donc
que, pour r < ρ0 , la série ∑n≥1 nαn rn−1 converge et donc que ∑n≥1 αn rn ≤ r ∑n≥1 nαn rn−1 < ∞ donc r ≤ ρ (on
a montré r < ρ0 ⇒ r ≤ ρ).
n−1
Inversement, soit r < ρ et soit r0 tel que r < r0 < ρ. Alors nαn rn−1 = rn0 αn (r0 )n rr0 . A cause de l’inéga-
n n−1 n
r n−1
lité r < r, la suite αn (r ) est majorée, disons par M, de sorte que nαn r
0 0 = r0 M r0 . La série de terme
r n−1 n−1
général n r0 est convergente, donc nαn r est le terme général d’une série convergente et donc r ≤ ρ0
(on a montré r < ρ ⇒ r ≤ ρ0 ). Donc la série entière ∑n≥1 nan zn−1 a pour rayon de convergence ρ.
Il reste à vérifier que sa somme est f 0 . On fixe |z| < ρ. Il existe |z| < r < ρ. Soit |h| ≤ r − |z|
f (z + h) − f (z)
− ∑ nan zn−1 = ∑ un (z, h)
h n≥1 n≥1
avec
un (z, h) = an (z + h)n−1 + z(z + h)n−2 + . . . + zn−1 − nzn−1 .
Nous avons
|un (z, h)| ≤ αn rn−1 + rrn−2 + . . . + rn−1 + nrn−1 = 2nαn rn−1 .
r < ρ ⇒ ∑ nαn rn−1 converge et on a donc
ε
∀ε > 0, ∃N ∈ N tel que ∑ nαn rn−1 < 2
n>N
La somme finie ∑n≤N un (z, h) est un polynôme en h, nul pour h = 0. Il existe donc un réel positif η tel que
|h| < η ⇒ ∑n≤N un (z, h) < 2ε . Finalement, si |h| < inf(r − |z|, η),
f (z + h) − f (z)
− ∑ nan zn−1 ≤ ∑ un (z, h) + ∑ nαn rn−1 < ε.
h n≥1 n≤N n>N
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P ROPOSITION 1.15. La fonction exponentielle est indéfiniment dérivable sur C et admet pour dérivée ez
en tout point z ∈ C.
D ÉMONSTRATION . f (w) = ew+w2 · e−w a pour dérivée ew+w2 · e−w − ew+w2 · e−w = 0 ;donc est égale à la
constante f (0) = ew2 . Par suite ew+w2 · e−w = ew2 .On en déduit immédiatement les trois premiers points.
D’autre part, les nombres complexes
n k n k
z z
∑ k! ∑ k!
et
k=0 k=0
étant conjugués, on obtient exp(z) = exp(z) par passage à la limite. D’où :
|exp(z)|2 = exp(z).exp(z) = exp(z + z) = exp(2Re(z)).
2
D ÉMONSTRATION . Le fait que l’exponentielle réalise un homomorphisme des groupes en question ré-
sulte des propriétés de exponentielle, et la continuité de celle des déries entières dans leur disque de conver-
gence. Montrons la surjectivité.
Soit tout d’abord ζ ∈ C \ R− . L’application f : [0, 1] → C, t 7→ 1 − t + tζ est de classe C ∞ , et ne s’annule pas.
Définissons Z t 0
f (u)
g : [0, 1] → C, t 7→ du, h : [0, 1] → C,t 7→ f (t)e−g(t) .
0 f (u)
Les applications g et h sont de classe C 1 et vérifient :
f 0 (t) 0
g0 (t) = , h (t) = 0.
f (t)
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D ÉMONSTRATION . Le cas de l’addition résulte facilement du résultat concernant l’addition des limites.
Pour le produit, on écrit
On divise par (z − a) et on passe à la limite quand z tend vers a ce qui donne le résultat grâce aux propriétés
des limites de produit et de sommes. De plus on sait que g(z) tend vers g(a) par la continuité de g.
Pour l’inverse, on écrit
1 1 1 f (z) − f (a) 1 1
( − ) =−
f (z) f (a) z − a z−a f (z) f (a)
qui a un sens pour |z − a| assez petit. Quand z tend vers a, f (z) tend vers f (a), car f est continue. On obtient
alors la formule désirée. 2
1er cas : f 0 (a) 6= 0, on a f (z) − f (a) 6= 0 dans un voisinage de a. C’est-à-dire qu’il existe α > 0 tel que
f (z) 6= f (a) pour tout z ∈ Ω vérifiant 0 < |z − a| < α. On peut écrire alors
g( f (z)) − g( f (a)) g( f (z)) − g( f (a)) f (z) − f (a)
lim = lim ·
z→a z−a z→a f (z) − f (a) z−a
g( f (z)) − g( f (a)) f (z) − f (a)
= lim · lim .
z→a f (z) − f (a) z→a z−a
g(z)−g( f (a))
Le premier est la composée des fonctions z 7→ f (z) et z 7→ z− f (a) . Comme f est continue, f (z) tend vers
f (a). Comme g est dérivable en f (a), on a
g(z) − g( f (a))
lim = g0 ( f (a)).
z→ f (a) z − f (a)
En composant, on trouve
g( f (z)) − g( f (a))
lim = g0 ( f (a)).
z→a f (z) − f (a)
D’où la formule de la proposition.
2ième cas f 0 (a) = 0. Il faut montrer que
g( f (z)) − g( f (a))
lim = 0.
z→a z−a
Soit ε > 0.
il existe δg > 0 tel que
|g(z) − g( f (a))| < (1 + g0 ( f (a)) ) |z − f (a)|
D ÉFINITION 1.20. On dit que f d’un ouvert U de R2 dans R2 est différentiable en (x0 , y0 ) ∈ U s’il existe
a, b ∈ C tels que
f (x0 + h, y0 + k) = f (x0 , y0 ) + ah + bk + k(h, k)k ε(h, k),
P ROPOSITION 1.21. Soit f une fonction définie au voisinage de z0 = x0 + iy0 . Les conditions suivantes
sont équivalentes :
(1) f est dérivable en z0 .
(2) f est différentiable en (x0 , y0 ), et on a :
∂f ∂f
(x0 , y0 ) + i (x0 , y0 ) = 0.
∂x ∂y
(3) f est différentiable en (x0 , y0 ) et d(x0 ,y0 ) f ∈ Cdz.
P REUVE DE LA PROPOSITION 1.21. (1) ⇒ (2) Supposons (1) vérifié. En prenant ζ = h + ik, avec h, k ∈
R, dans (1), il est clair que l’on obtient (2) avec a = f 0 (z0 ), b = −i f 0 (z0 ). D’où (2).
(2) ⇒ (3) Si (2) est vrai, pour h, k ∈ R, on a :
d(x0 ,y0 ) f (h, k) = ah + bk = a(h + ik).
Ainsi, d(x0 ,y0 ) f = adz.
(3) ⇒ (1) Soit a ∈ C tel que d(x0 ,y0 ) f = adz. Pour h, k ∈ R, on a donc, en posant ζ = h + ik :
f (z0 + ζ) = f (z0 ) + aζ + k(h, k)k ε(h, k),
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et ε(h, k) tend vers 0 si k(h, k)k tend vers 0. On en déduit immédiatement que f est dérivable en z0 , et que
f 0 (z0 ) = a. 2
R EMARQUE 1.22. Si f est différentiable sur l’ouvert Ω de C, alors dire que f ∈ Hol(Ω) équivaut a :
∂f ∂f
+i = 0. (3)
∂x ∂y
Si en plus f (x, y) = P(x, y) + iQ(x, y) pour tout x + iy ∈ Ω, où P et Q sont à valeurs réelles alors il est immédiat
que (3) s’écrit encore :
∂P ∂Q ∂P ∂Q
= et =− . (4)
∂x ∂y ∂y ∂x
Les conditions (3) ou bien (4) sont appelées les conditions de Cauchy-Riemann.
R EMARQUE 1.23. Les fonctions z 7→ z, z 7→ Re(z), z 7→ Im(z), z 7→ |z|2 nous fournissent des exemples de
fonctions indéfiniment dérivables vues comme fonctions de R2 dans R2 , et non dérivables au sens complexe.
P ROPOSITION 1.24. Soient Ω un ouvert connexe de C et f ∈ Hol(Ω). Si f 0 est identiquement nulle sur
Ω, alors f est constante.
P ROPOSITION 1.25. Soient Ω un ouvert connexe de C et f ∈ Hol(Ω). Les conditions suivantes sont
équivalentes :
(1) f est constante sur Ω.
(2) Re( f ) est constante sur Ω.
(3) Im( f ) est constante sur Ω.
(4) | f | est constante sur Ω.
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(5) f ∈ Hol(Ω).
D ÉMONSTRATION . Les équivalences (1) ⇔ (2) ⇔ (3) sont claires d’après la définition de la dérivée et la
proposition précédente, et la condition (1) implique (4) et (5). Si (5) est vrai, on a 2Re( f ) = f + f ∈ Hol(Ω).
Comme Re( f ) est de partie imaginaire nulle, Re( f ) est constante d’après ce qui précède.
Supposons (4) réalisé. Il existe c ∈ R tel que f f = | f |2 = c. Si c = 0, le résultat est clair. Sinon, on a
f (z) 6= 0 pour tout z ∈ Ω, et f = cf ∈ Hol(Ω). On est ramené au cas précédent. 2
Deux déterminations continues de l’argument sur un ouvert connexe diffèrent d’un multiple entier de 2π
Toute détermination continue du logarithme sur un ouvert Ω ⊂ C∗ est de la forme `(z) = log(|z|) + iθ(z),
où θ est une détermination continue de l’argument sur Ω.
5.2. Détermination de zα , α ∈ C.
Si α ∈ Z, zα est la puissance α-ième de z ; si ` est une détermination continue du logarithme sur Ω, alors
gα : z 7→ eα`(z) en est une de zα sur Ω.
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D ÉFINITION 1.31 (Primitive d’une fonction complexe). Soient Ω un ouvert de C et f une fonction sur Ω.
On appelle primitive de f sur Ω toute fonction F ∈ Hol(Ω) telle que F 0 = f .
P ROPOSITION 1.34. Pour |z| < 1, la détermination principale du logarithme de (1 + z) possède le deve-
loppement en série entière
∞
(−1)n−1 n
Log(1 + z) = ∑ z .
n=1 n
1
D ÉMONSTRATION . Par intégration terme à terme du developpment en série de la dérivée 1+z de Log(1 +
z), compte tenu de Log1 = 0. 2
6. Exercices
z n
E XERCICE 1. (1) Soit z ∈ C. Justifier que la série entière ∑ n! est convergente.
(2) Déterminer le rayon de convergence des séries entières
n!
∑ nn zn , ∑ n!zn , ∑ an z1+2+...+n
2 2
(2) Justifier à l’aide de Cauchy-Riemann que Logz est holomorphe, et calculer sa dérivée.
E XERCICE 3. Soient U un ouvert connexe de C et f , g des fonctions holomorphes sur U telles que
f (z) + g(z) ∈ R pour tout z ∈ U. Prouver qu’il existe c ∈ R tel que f (z) = c + g(z) pour tout z ∈ U.
E XERCICE 4. Soit U ⊂ C un ouvert connexe non vide, f holomorphe sur U, P = Re( f ), et Q = Im( f ).
On suppose qu’il existe (a, b, c) ∈ R3 \ {(0, 0, 0)} tel que
aP(z) + bQ(z) + c = 0 ∀z ∈ U
Que peut-on dire de f ?
sin x
E XERCICE 5. Soit U = {x + iy; −π < x < π, y ∈ R} Si x + iy ∈ U, on pose : P(x, y) = cos x+chy Prouver
qu’il existe une et une seule application f ∈ Hol(U) vérifiant f (0) = 0 et P = Re f .
E XERCICE 6 (le laplacien dans le plan ; coordonnées cartésiennes et polaires). (1) Vérifier que, pour
2 2
toute fonction F de classe C et à valeurs complexes dans un ouvert U de R , on a
∂ ∂ ∂ ∂ 1
◦ [F] = ◦ [F] = ∆[F]
∂z ∂z ∂z ∂z 4
∂2 ∂2
où ∆ := ∂x2
+ ∂y2 désigne l’opérateur de Laplace (ou laplacien) en dimension 2.
(2) Soit U un ouvert de R2 \ {(0, 0)} et Ω son image réciproque par l’application
]0, +∞[×R 3 (r, θ) 7→ (r cos θ, r sin θ) ∈ R2 \ {(0, 0)}
Vérifier que si F est une fonction de classe C 2 dans U, à valeurs dans C, on a, pour (r, θ) ∈ Ω,
1 ∂ ∂ 1 ∂2
∆(x,y) [F](r cos θ, r sin θ) = r + 2 2 [G](r, θ)
r ∂r ∂r r ∂θ
si G(rθ) := f (r cos θ, r sin θ). Déterminer toutes les fonctions F de classe C 2 dans R2 \ {(0, 0)},
p
radiales (F(x, y) ne dépend que de x2 + y2 ), et solutions de ∆[F] ≡ 0 dans R2 \ {(0, 0)}.
(3) Soit U un ouvert de C∗ et f une fonction de classe C 2 de U dans C, on note toujours Ω cette fois
l’image réciproque de U par l’application ]0, +∞[×R 3 (r, θ) 7→ reiθ ∈ C∗ . Vérifier que, si f est une
fonction de classe C 2 dans U, à valeurs dans C, on a, pour tout (r, θ) dans Ω,
∂ iθ 1 −iθ ∂ i −iθ ∂
[ f ](re ) = e − e [g](r, θ)
∂z 2 ∂r r ∂θ
∂ iθ 1 iθ ∂ i iθ ∂
[ f ](re ) = e − e [g](r, θ)
∂z 2 ∂r r ∂θ
Vérifier que, si θ0 ∈ R, la fonction
fθ0 : z = (x + iy) 7→ log |z| + i arg]θ0 ,θ0 +2π[ (z)
∂
est une fonction de classe C 2 dans Uθ0 := C \ teiθ0 ,t ≥ 0 , telle que ∂z [ f θ0 ] ≡ 0 dans Uθ0 .