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Rabelais A.L Chapitre 29

Analyse linéaire de knock

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OBJET D’ETUDE : LA LITTERATURE D’IDEES

ŒUVRE INTEGRALE : GARGANTUA DE RABELAIS (1534)

Extrait 2 : Etude du chapitre 29 « la teneur de la lettre que Grandgousier écrivit à Gargantua »

Faire l’introduction, replacer le chapitre dans l’ensemble de l’œuvre puis présenter le chapitre.
Annoncer la problématique et les mouvements.

Les mouvements

- Ligne 1 à 11 : sorte d’introduction et raison de la lettre


- Ligne 12 à 29 : l’attaque et l’attitude de Picrochole et Grangousier
- Ligne 30 à 40 : injonction paternelle

Problématique possible :

- En quoi cette lettre montre-t-elle la naissance d’un prince humaniste ?


- En quoi cette lettre fait-elle le portrait d’un roi humaniste ?

1er mouvement :

Le père s’adresse au fils : la première phrase est comme une excuse, il s’en veut de le déranger. Le
substantif « ferveur » souligne la fierté du père face aux études du fils, « ton repos philosophique »
peut paraître sarcastique comme si la situation du fils est aux antipodes de ses propres soucis. La
première phrase est très longue, pour faire durer le suspens : le père cherche à retarder sa révélation
et demande. Grandgousier est agressé « troubler le calme de ma vieillesse » par ses comparses
d’antan « amis et anciens alliés », agression qui pour lui n’a pas lieu d’être. L’opposition par « mais »
souligne l’inquiétude du père (« fatale destinée ») et la nécessité pour le fils de venir au secours de
son royaume, celui dont il deviendra roi par héritage (« par droit naturel »). Très clairement, il
annonce à son fils qu’il lui faudra quitter son costume d’étudiant insouciant à celui de prince, futur
roi du royaume, ce qui crée des obligations envers ses futurs sujets.

Vient ensuite une réflexion humaniste sur le fait de prendre les armes au moment opportun et non
entre guillemets pour le plaisir (la force pure ne sert à rien, la réflexion seule est tout aussi inutile). Il
espère que son fils maniera les deux intelligemment, c’est bien l’objet de ses études. Il va lui falloir
passer de la théorie à la pratique. La répétition de « réflexion, réfléchir » insiste sur la qualité de
stratège d’un futur roi.

Deuxième mouvement :

Au paragraphe suivant, Grandgousier revient sur ce qu’il a fait pour éviter la guerre (il se place en
souverain diplomate, humaniste) : il a cherché à « apaiser », à défendre son territoire, contrairement
au roi ennemi qui a provoqué, envahi sans raison. Les termes s’opposent (« apaiser, défendre,
conserver » contre « provoquer, assaillir, conquérir », et donne une image très négative du roi
agresseur. Le portrait négatif de Picrochole (« entré avec hostilité, colère tyrannique, … ») se dessine
dans les actions positives de Grandgousier pour éviter la guerre. Cette opposition comparative se
poursuit dans le paragraphe suivant : d’un côté la sagesse (le verbe « modérer », l’adverbe «
aimablement ») de l’autre le besoin de se battre sans raison (« colère tyrannique »), le refus de
parlementer ou d’expliquer les raisons de l’invasion (« défiance délibérée, …).

La conclusion à laquelle il en arrive est que ce roi n’a pas une once de bon sens et se laisse dominer
par un orgueil démesuré. Il est donc hors protection divine, donc insensé. Il est une épreuve
envoyée par Dieu à Grandgousier, vu qu’il ne lui trouve pas d’humanité, il est forcément l’incarnation
d’une force divine (« il me l’a envoyé »). C’est donc une épreuve pour sa confirmer sa foi en dieu que
doit subir Grangousier.

3e mouvement

On constate dans les apostrophes faites au fils, le balancement entre amour paternel et l’appel au
prince : on passe ainsi de « mon fils bien aimé » à « très cher fils », la seconde étant beaucoup plus
solennelle. Il lui ordonne par l’utilisation de l’impératif « retourne » et les adverbes de temps « le
plus tôt possible, rapidement » de venir sauver son royaume manu militari. Vu que l’attitude
diplomate du père a échoué, étant donné qu’il n’a plus non plus la force de diriger son armée, il faut
que Gargantua remplisse ce rôle de monarque guerrier, et non son rôle de fils devant défendre son
père. Dans ce moment compliqué, ce n’est pas à sa piété filiale (amour naturel du fils envers le père)
qu’il en appelle mais à son devoir de futur roi (contraignant ainsi son fils à entrer dans l’âge adulte
brutalement).

Gargantua change alors de statut, il s’inscrit dans une lignée et se doit d’agir pour protéger ses
terres. Mais il l’interpelle par l’hypocoristique « mon fils bien aimé », il recrée le lien même s’il ne
veut pas l’alarmer, il lui faut faire vite, la situation est quasi hors de contrôle. Grangousier ne doute
pas de la victoire avec l’utilisation du futur (« sera accomplie, sauverons ») ; il a une confiance
absolue en son fils. Il lui donne encore des conseils (« avec le moins de sang possible ») et s’associe à
la stratégie par le pronom personnel « nous ». Il insiste sur la nécessité de gagner sans humilier
l’autre (« le laisser repartir, joyeux »). L’adjectif « joyeux » interpelle le lecteur d’autant qu’il est
apposé à « ennemi : cette joie du perdant qui s’en retourne, vivant, sans guerre de revanche, est la
marque de souverain humaniste, qui ne fait la guerre que contraint et forcé. Il y a un décalage
saisissant entre la gravité de la situation et le côté bon enfant, le ton très paternel de la lettre. La
lettre se termine comme si la situation était sous contrôle : salue telle ou telle connaissance, place toi
sous la protection de Dieu… La signature, « ton père », remet un peu de tendresse entre le père et le
fils tandis que l’utilisation de son nom remet de la solennité.

N’oubliez pas de rédiger la conclusion.

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