0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
103 vues49 pages

I Evaluation Des Performances Du Cycle D'Une Machine Frigorifique Solaire A Ejecto-Compression Fonctionnent Au R141B

Transféré par

Moussa Macalou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
103 vues49 pages

I Evaluation Des Performances Du Cycle D'Une Machine Frigorifique Solaire A Ejecto-Compression Fonctionnent Au R141B

Transféré par

Moussa Macalou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫وزارة التعليم العالي و البحث العلمي‬

BADJI MOKHTAR ANNABA-UNIVERSITY ‫جامعت باجي‬


‫مختار عنابت‬
UNIVERSITE BADJI MOKHTAR ANNABA

Année : 2012

FACULTE DES SCIENCES DE L’INGENIEUR


DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE

MEMOIRE
PRESENTE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER

INTITULE
EVALUATION DES PERFORMANCES DU
CYCLE D’UNE MACHINE FRIGORIFIQUE
SOLAIRE A EJECTO-COMPRESSION
FONCTIONNENT AU R141b

DOMAINE : SCIENCES ET TECHNIQUE

FILIERE : MASTER

SPECIALITE : ENERGETIQUE ET ENVIRONEMENT

PRESENTE PAR : CHABBI ABDE ALLAH

DIRECTEUR DU MEMOIRE : Pr. BOUMARAF LATRA

DEVANT LE JURY
PRESIDENT : Pr. MZAD. HOCINE

EXAMINATEURS : Dr. AZZOUZ. SALAH EDDINE


Dr. DJEMILI. ABDEL OUAHEB
SOMMAIRE

Nomenclature :

INTRODUCTION GENERALE :
1

CHAPITRE I : PRODUCTION DU FROID A L’AIDE DES


MACHINES FRIGORIFIQUES TRITHERMES :

Introduction :
5

I.1 Etude fondamentale des machines thermiques polythermes :


5

I.1.1 Efficacité frigorifique d’une machine de Carnot :


5

I.1.2 Machine trithermes directes :


9

I.1.2.1 Efficacité frigorifique :


10

I.1.2.2 Rendement exergétique : 11

I.2 Types des machines frigorifiques trithermes:13


I.2.1 Machine frigorifique à couplage de machines classiques :
14

I.2.2 Machine frigorifique à moto-compresseur à piston libre :


16

I.2.3 Machine frigorifique à absorption :


17

I.2.4 Machine frigorifique à adsorption :


19

I.2.5 Machine frigorifique à éjecto-compression :


20

I.2.5.1 Description des éléments de la machine :


21

CHAPITRE II :MACHINE FRIGORIFIQUE SOLAIRE A


EJCETO --COMPRESSION :

II.1 Machine frigorifique solaire à éjcto-compression:26

II.2 La boucle solaire : 26

II.2.1 Les capteurs solaires :


27

II.2.2 Types de capteurs solaires :


28

II.2.3 Description du capteur solaire plan :


29
II.2.4 Principes de fonctionnement :
33

II.2.5 Avantages :
33

II.2.6 Inconvénients :
33

II.2.7Étude des performances thermiques d’un capteur solaire plan : 33

II.2.8 Rendement instantané du capteur (η) : 38

II.3 La boucle frigorifique :


39

II.3.1 Principe de fonctionnement de la machine frigorifique :


39

II.2.1 Performances de la boucle frigorifique :


40

CHAPITRE II CALCUL DES PERFORMANCES DE LA


MACHINE FRIGORIFQUE SOLAIRE A EJCETO-
COMPRESSION :

II.1 Évaluation des performances énergétique de la machine : 44

III.2 Discussion et résultats:


47
CONCLUSION :
55

Bibliographie :
57

INTRODUCTION
GÉNÉRALE
La grande majorité des machines de la production du froid sont actuellement les
machines à compression de vapeur. Elles ont fait l'objet, au cours des dernières
années de très nombreuses études du fait de leur impact sur l'environnement
(destruction de la couche d'ozone et effet de serre). Ces études ont porté sur la
recherche de nouveaux fluides frigorigènes "respectueux" de l'environnement et sur
l'adaptation des technologies d'échangeurs de chaleur à ces nouveaux fluides.
Parallèlement, les modélisations se sont développées afin de mieux concevoir les
machines, d'optimiser leur fonctionnement et de minimiser leur charge en fluide
frigorigène. Les études sur les fluides dits "naturels" sont nombreuses, en particulier
celles qui sont relatives à l'emploi des hydrocarbures, CO2 et l'ammoniac. Ils
commencent à être utilisés dans le domaine du froid mais nécessitent de nombreuses
améliorations pour être compétitifs vis-à-vis des réfrigérants HCFC ou HFC: au
niveau du développement du matériel lié à la production de froid mais aussi au
niveau des connaissances de leurs propriétés physiques.

Les systèmes tritherme ne connaissent pas le même développement que les machines
à [Link], ils suscitent ces dernières années l’intérêt de nombreux
chercheurs notamment du fait de leur grande souplesse d'emploi théorique en matière
de niveaux de température et de récupération énergétique. Le champ d'étude est
encore vaste. Il faut noter que ces machines semblent davantage adaptées aux
moyennes et aux grandes puissances.

Si pour les pays en développement le manque de technologie et de ressources


constitue le problème essentiel, pour les pays développés ce sont les rejets thermiques
de la chaîne de transformation de l’énergie fossile qui constituent un problème
important du point de vue écologique et économique. Ces rejets thermiques, qui
sortent des usines à des températures comprises entre 60 et 200°C, sont encore très
peu récupérés, alors qu’ils représentent un potentiel énergétique non négligeable
pouvant être récupéré, par exemple, pour produire du froid.

Les besoins en froid dans les domaines alimentaire et du conditionnement d’air d’une
part, la disponibilité des ressources thermiques soit d’origine solaire dans les pays en
développement, soit provenant des rejets thermiques à bas niveau de température
dans les pays industrialisés, d’autre part, incitent les thermodynamiciens à étudier les
systèmes de production frigorifique utilisant directement de l’énergie thermique. Le
moyen qui permet de réaliser cette opération réside dans l’emploi de machines
frigorifiques trithermes, appelées aussi machines thermodynamiques à trois sources de
température dans lesquelles la source chaude peut être alimentée par le soleil ou par
des rejets thermiques, le froid est produit à la source froide et la chaleur résiduelle
cédée au milieu ambiant constitue la troisième source.

Dans le présent travail, on étudie la production du froid par une machine frigorifique
tritherme, à éjecto-compression qui utilise l’énergie solaire gratuite comme source
chaude etun éjecteur à la place du [Link] fluide frigorigène considéré est le
dichlorofluoroethane (HCFC-141b) appelé couramment R141b.

Outre une introduction et une conclusion, le mémoire comprend trois grands


chapitres :

Dans le premier chapitre est présentée une description générale des cycles trithermes
du point de vue du premier et du second principede [Link] attention
particulière est portée à l’efficacité frigorifique et au rendement exergé[Link]
comprend aussi une présentation des différents types de machines frigorifique
trithermes.

Le second chapitre est consacré à une étude plus détaillée de la machine frigorifique
tritherme à éjecto-compression ainsi qu’à son couplage à un capteur solaire.

Dans le chapitre III, les performances énergétiques de la machine frigorifique


tritherme à éjecto-compression couplée à trois types de capteurs A, B et C ont été
étudiées. En particulier, l’influence des niveaux de températures des trois sources
thermiques a été examinée.
Dédicace
à la douceur de mes parents

REMERCIEMENTS
Mes remerciements vont tout particulièrement à mon encadreur
Mademoiselle L-BOUMARAF, professeure au département de
Génie mécanique de l'Université de Annaba.
Monsieur MZAD. HOCINE, professeur à l’Universitéde
Annaba.
Monsieur AZZOUZ. SALAH EDINE, Maître de conférencesà
l’Université d’Annaba.
Monsieur DJEMILI. ABDEL OUHEB. Maître de conférences à
l’Université d’Annaba.
D’avoir accepté d’être dans mon jury de soutenance.
Mes remerciements vont aussi à toute personne qui m’a aidé de
loin ou de prés, particulièrement àma famille et à mes amis.
Je désire à la fin exprimer mes reconnaissances les plus
particulières à tous les doctorants du laboratoire de recherche
L3RMI.
Nomenclature :

LETTRES LATINES :

A : Surface de captation [m2].

COP : Coefficient de performance de la boucle frigorifique.

COPg: Coefficient de performance global de la machine

COPgA : Coefficient de performance global utilisent le type de capteur A

COPgB :Coefficient de performance global utilisent le type de capteur B

COPgC : Coefficient de performance global utilisent le type de capteur C

COPf : Coefficient de performance frigorifique.


Ex : L’exergie.

FR : Est le facteur de conversion en chaleur du capteur.

f : Facteur tenant compte de l’effet du vent.

hw : Coefficient de transfert de chaleur par convection dû au vent [W/m2.K]

Ic : Le flux incident [W/m2].

L : l’épaisseur de l’isolant[m].

mg : Débit du fluide entrainonsm3 /s]

me : Débit du fluide entraîném3 /s]

N : Nombre de vitres.

Pc : Pression au condenseurPa]

PE : Pression de l’évaporateurPa]

Pg: Pression au générateurPa]

QA : Quantité de chaleur dégagée de réaction endothermique Kj/Kg]

Qc : Quantité de chaleurrelativecondenseur Kj/Kg]

Qᴇ : Quantité de chaleur relative l’évaporateur Kj/Kg]

Qg : Quantité de chaleur relative le bouilleur Kj/Kg]

QU : La puissance utile [W]

 : Puissance frigorifique produite au niveau de l’évaporateur [W].


Q E

 : Puissance thermique consommé au niveau du générateur[W].


Q g

r : le rapport de compression.

Ta : température ambiante [°C].

Tc : Température du condenseur °C]


Tᴇ : Température de l’évaporateur  °C]

Tg : Température du générateur (bouilleur) °C]

Ti : Température d’entrée du fluide caloporteur [°C].

Ub : Pertes par conduction [W/m2 .K].

Ue : Pertes par conduction [W/m2.K].

U : Coefficient de perte global [W/m2 .K] ou Facteur d’entrainement.

Ut : Pertes par rayonnement et convection [W/m2.K].

 : Puissance mécanique consommé la pompe de circulation[W].


WP

 h E : Variation de l’enthalpie du frigorigène aux bornes de l’évaporateur [W].

h g : Variation de l’enthalpie du frigorigène aux bornes du générateur [W].

Lettres grec :

 : Absorptivité de l’absorbeur (indépendante de la direction du rayonnement


incident).

 : constante de Boltzmann [W/m2.K4]

a : émissivité de l’absorbeur.

v : émissivité du verre.

 : Transmittance de la vitre (dépend de l’angle d’incidence du rayonnement).

f : Efficacité frigorifique.

fC : Efficacité frigorifique de la machine de Carnot.

mot : Rendement thermique du moteur.

EX :Rendement exergétique.

motC :Rendement moteur de ma machine de Carnot


coll : Rendement du collecteur solaire.

 : la conductivité thermique[W/m2.K].

 : Facteur de Carnot.

CHAPITRE I
Production du froid à l’aide
des machines frigorifiques
trithermes
Introduction :

Les machines trithermes font partie des machines thermodynamiques qui échangent
généralement avec le milieu extérieur de l’énergie thermique et de l’énergie mécanique. Dans
le cas particulier des machines trithermes les échanges sont seulement de nature thermique et
selon le sens de ces échanges entre les sources et la machine ainsi que leur utilisation, la
machine pourra être considérée comme productrice de chaleur ou productrice de froid. C’est
ce dernier cas que nous considérons ici en insistant sur un paramètre fondamental : le
rendement ou efficacité frigorifique.

I.1Etude fondamentale des machines thermiques polythermes :


I.1.1 Efficacité frigorifique d’une machine de Carnot :

Une machine thermique polytherme est une machine ou un ensemble de machines,


fonctionnant avec au moins trois sources de chaleur. La température de l’une de ces sources
sert de référence : celle-ci est généralement la température ambiante ou plus précisément
d’une source considérée pratiquement comme inépuisable,par exemple l’atmosphère, la mer,
ou une rivière voisine de l’installation.

On va distinguer dans ce mémoire les machines ou ensembles résultant de l’association de


machines dithemes (l’une motrice, l’autre génératrice) qui mettent en jeu explicitement de
l’énergie mécanique, des machines qui ne font intervenir que les échange thermiques.

Soit le schéma de la figure I.1 relatif à une machine à quatre sources S1, S2, S3 et S4 dont les
niveaux de température sont :

T1T2 ; T3T4

et où M et G sont le moteur et le générateur respectivement. Dans une telle machine,


utilisable comme machine frigorifique, de la chaleur Q1 est utilisée au niveau de la source S 1
pour produire du froid Q4 à la source S4en donnant de la chaleur Q2 et Q3 aux sources S2 et S3.
L’énergie mécanique W est transférée du moteur au générateur.
FigureI.1 Schéma de la production de froid par association de machines dithermes

Le paramètre utilisé pour mesurer la performance des transferts énergétiques d´un tel système
utilisé pour faire du froid est l´efficacité frigorifique ‘’εf’’ définie de la façon suivante :

quantité la chaleur soutirée à S4 Q4 I.1


εf= =
énergie totale fournie par S1 Q1

Dans le cas d´une association de deux machines dithermes, l´efficacité frigorifique est le
produit du rendement thermique du moteur, ɳmot, par le coefficient de performance
frigorifique du générateur, COP f :

-1
 Q2   Q3 
 f =  mot× COPf =  1- × -1 
 Q1   Q 4  I.2

Dans le cas d´un fonctionnement réversible (machine de Carnot), l´efficacité frigorifique εf


s´exprime simplement en fonction des températures des sources :

 Q4  T1- T 2 T4
 c=
f
 = ×
 Q 1 C T1 T3-T4
I.3
En pratique, deux des quatre sources sont communes. Il s´agit des sources T₂ et T₃ qui pour
les machines polythermes frigorifiques correspondent au milieu ambiant à la température T₂.
La température de la source froide est alors notée T₃ (Figure I.2), telle que :

T₁>T₂> T₃

Dans ce cas, l´efficacité de la machine frigorifique tritherme, fonctionnant réversiblement


est :

 Q3  T1  T 2 T3
fc     
 Q1 c T1 T 2  T3
I.4

Figure I.2 Schéma d’une machine trithermes, à source de température intermédiaire, S 2,


commune au moteur et au générateur.

L´application de la relationI.4 fait l´objet de la figure I.3, où est représentée la variation de

l´efficacité frigorifique εfC d´une machine tritherme réversible pour deux températures de
source froide, 0 et 10˚C, en fonction de la température de la source chaude (60˚C≤ T₁≤
100˚C) et pour quatre températures de la source intermédiaire, 25, 30, 35et 40˚C. On peut
noter la forte décroissance de εfC avec l´accroissement de la température de la source
intermédiaire, T₂, pour des températures deSources froide, T₃, et chaude, T₁, fixes.

Figure
I.3Efficacité frigorifique d´une machine frigorifique tritherme idéale en fonction des niveaux
de températures des sources.

D´autre part, nous pouvons constater aussi que pour une température de source intermédiaire
T₂ donnée, l´efficacité frigorifique de Carnot est d´autant plus grande que la différence de
température source intermédiaire – source froide est plus faible, et que la différence source
chaude – source intermédiaire est plus grande. Il peut être intéressant de savoir comment agir
sur la variation des sources chaude et froide pour avoir un accroissement donné de εfc. Pour
cela, on détermine la variation relative de εfc :

   dT 3     dT 2     dT1     dT 2   
      I.5
dfc   T 3   T 2   T1   T 2  
 T2 
fc  T 2  T3 T1  T 2 
 
 

Si T2= constante, la relation I.5 devient :


d  fc T2 T2
= dT 3 + dT 1 I.6
 fc T 3(T 2 - T 3) T 1(T 1 - T 2)

Donc, la variation relative de εfC à T₂ constante dépend fortement de la valeur des


coefficients T₂/T₃ (T₂ - T₃) et T₂/T₁ (T₁ - T₂). Nous avons déterminé leurs variations pour
des plages de valeurs des températures T₁ (50˚C ≤ T₁≤ 80˚C) et T₃ (-20˚C ≤ T₃≤ 10˚C) à
T₂=30˚C. La comparaison numérique entre ces deux coefficients T₂/T₃ (T₂ - T₃) est plus
élevée que celle du coefficient T₂/T₁ (T₁ - T₂). Ceci veut dire finalement que pour augmenter
les performances de la machine à température d’une source intermédiaire constante, il vaut
mieux augmenter la température de la source froide, que chercher à augmenter la température
de la source chaude.

FigureI.4 Variation des coefficients a = T₂/T₃ (T₂ - T₃) et b = T₂/T₁ (T₁ - T₂) en fonction deT₂ - T₃
ou de T₁ - T₂ à T₂ = constant

I.1.2 Machine trithermes directes :

Ce type de machines trithermes, échangeant de la chaleur avec trois sources thermiques, ne


résulte pas de l’association de machines dithermes ; l’énergie mécanique intermédiaire y est
absente. L’étude de ces systèmes n’a été abordée que dans les années 70 et de façon très
fragmentaire, à l’occasion de l’examen de cas bien particuliers, tels que les systèmes à énergie
totale et la réfrigération solaire. Les plus classiques de ces types de machines sont les
machines trithermes à absorption, à adsorptionou à éjecteur. Elles occupent une place
privilégiée au niveau des applications héliothermiques. Cependant, elles commencent à être
employées industriellement en utilisant comme source d’énergie primaire, soit des
combustibles fossiles, soit des rejets thermiques.

I.1.2.1 Efficacité frigorifique :

Soit une machine M échangeant de la chaleur avec trois sources S 1, S2et S3 de températures
T1T2T3(FigureI.5).

On sait par le premier principe que :

Q1  Q 2  Q 3  0 I.7

et par le deuxième principe, pour une machine réversible :

Q1 Q2 Q3
  0
T1 T 2 T3
I.8

Figure I.5schéma
d’une machine tritherme directe

Ainsi si l’on s’intéresse à la production de froid à la source S3, l’efficacité frigorifique idéale
est :

 Q3  T1  T 2 T3 I.9
fc     
 Q1 C T1 T 2  T3
On retrouve le même résultat que pour l’association de deux machines dithermes.

I.1.2.2 Rendement exergétique :

Le rendement exergétique est un critère de « qualité » jugeant de la façon dont sont exploitées
les sources thermodynamiques disponibles, tant par le cycle thermodynamique choisi, que par
la machine utilisée elle-même. Il complète un critère de « quantité » qui est, par exemple, le
rendement de Carnot, critère qui exprime la possibilité offerte par un ensemble donné de
sources thermiques de réaliser un objectif quantitatif déterminé.

Par définition l’exergie thermique est définie comme le travail maximal qu’il est possible
d’obtenir à partir d’une quantité de chaleur Q reçue de la source de chaleur, à l’aide d’une
machine thermique de Carnot réversible fonctionnant entre les températures T de la source et
T0 de l’atmosphère (TT0). Dans le cas où la température de la source thermique est
constante, l’exergie associée à la quantité de chaleur Q est :

 T0 
Ex, 0  Q  1    Q I.10
 T

Où  =1-T0/T est le facteur de Carnot. La figure I.6 représente la variation de ce facteur en


fonction de la température T de la source thermique et pour trois températures de
l’atmosphère (10,20 et 30°C). Nous pouvons constater, du point de vue de la production de
travail, qu’une quantité de chaleur Q présente un intérêt d’autant plus grand que la
température T à laquelle elle est disponible est plus élevée et que la température T 0 est plus
basse. Quand T=T0 ; alors  =0 et une quantité de chaleur Q ne présente plus aucun intérêt.
Figure I.6 variation du facteur de Carnot en fonction de la température de la source
thermique T et pour trois valeurs de la température de l’atmosphère T0

Dans le cas d’un système dont la température est inférieure à celle de l’environnement
(TT0), l’exergie est alors comme le « travail minimal » qu’il faut fournir à une machine
frigorifique de Carnot réversible pour soutirer une quantité de chaleur Q de la source à T et la
ramener à la température T0 de l’atmosphère. L’exergie associée à la quantité de chaleur Q est
fournie à la source par la machine. Elle est également donnée par la relation I.10. on peut
aussi noter que, quand TT0 l’extraction d’une quantité de chaleur Q, qui correspond à un
effet frigorifique intéressant, présente sur le plan exergétique l’intérêt de permettre de
produire un travail équivalant à EX avec une machine de Carnot fonctionnant entre T 0et T en
fournissant la quantité de chaleur Q à la source à température T.

Dans le cas d’un système tritherme de réfrigération ou de climatisation (Figure I.6), la source
intermédiaire est à la températureT0. L’exergie échangée au niveau de cette source est donc
nulle. Si le système fonctionne de façon réversible (qualité maximale) l’exergie fournie par la
source chaude doit correspondre strictement à l’exergie fournie à la source froide et le
rendement exergétique est égale à l’unité : ainsi, pour un tel système, le rendement
exergétique,ex, est définie par la relation :

exergie fournie à S3 Ex 3
ex   I.11
exergie reçu de S1 Ex 1

Si l’on prend comme température de référence, celle de la source intermédiaire T2=T0,


l’équation I.11 devient :

 T2  Q3
Q3  1  
ex   
T3 
 COPfC
 T 2  Q1  motC
Q1  1  
 T1 
I.12

D’où :

Q3 1 f
ex     I.13
Q1 motC  COPfC fC
Où motC et COP fCsont, respectivement, les rendements thermiques idéaux du moteur et du
générateur ;εf est l’efficacité frigorifique réelle de la machine frigorifique tritherme et ε fCest
l’efficacité frigorifique idéale dite de Carnot de la machine définie par la relation I.9.

Le rendement exergétique, ex, véritable rendement de qualité est toujours compris entre
lesvaleurs 0 et 1. Lorsqu’il tend vers l’unité, la machine s’approche de l’idéal
thermodynamique représenté par une machine totalement réversible.

I.2 Différents types des machines frigorifiques trithermes:

Il existe plusieurs types de machines frigorifiques, nous nous limiterons aux plus importantes
à nos yeux du coté efficacité, consommation, cout, et écologique. La figure I.7 représente les
différentes possibilités de la production de froid à l’aide de diverses machines, à partir de
l’une des sources thermiques primaires suivantes :

-combustibles fossiles ou nucléaires, énergie géothermiqueet énergie solaire.

-
Figure I.7 Schéma actuel de la production de froid à partir des sources d’énergie primaire

I.2.1 Machine frigorifique à couplage de machines classiques :

La figure I.8 montre le schéma de fonctionnement du système tritherme. Deux machines,


l'une motrice et l'autre génératrice fonctionnant chacune selon un cycle Rankine classique
sont couplées mécaniquement au niveau de la turbine ou d'un moteur de détente et du
compresseur pour constituer le système tritherme. Il existe aussi une variante où la turbine est
couplée à un générateur électrique, qui fournit l'énergie nécessaire à l'alimentation du moto-
compresseur. Dans certains systèmes, pour lesquels le fluide de la boucle motrice est le même
que celui de la boucle génératrice, le condenseur utilisé est le même pour les deux cycles. Ce
type de systèmes développé depuis trente ans, a été étudié surtout pendant les années 70, en
vue des applications solaires.

Figure 1.8 Schéma d'une machine Figure I.9 Performances d'une machine double
frigorifique solaire à double cycle de cycle de Rankine couplés en fonction de
Rankine couplés températures des sources
Un aspect important des études menées sur ce
système a été le choix du fluide de travail.
Normalement, les fluides de travail des cycles moteur et frigorifique ne sont pas les mêmes,
mais ils sont généralement tous les deux de nature organique. Les résultats expérimentaux
concernant les performances de cette machine sont très encourageants. Ainsi, par exemple, la
figure I.9 montre les performances d'un climatiseur d'air à double cycle de Rankine couplés,
développé par la société Gênerai Electric, pour l'utilisation de l'énergie solaire. Les fluides
utilisés sont le R11pour le moteur et le R22 pour le réfrigérateur. Sur cette figure, on note
également des valeurs d'efficacité frigorifique comprises entre 0,6 et 0,75 pour des
températures de la source chaude comprises entre 79 et 110oC, de 19 à 280C pour la source
intermédiaire et une température d’évaporation du R22 comprise entre 3 à 160°C. Ces
résultats conduisent à un rendement exergétique entre 8 et 15%.

Une autre façon de coupler les cycles de Rankine est montrée sur la figure I.10 (a). La
machine dont l'alimentation énergétique est de type solaire, utilise un moteur à cycle Rankine
de RUS pour produire de l'électricité, dont on peut se servir pour faire fonctionner un
réfrigérateur à R12.
FigureI.10 a) Machine thermodynamique électrogène solaire à cycle de Rankine de 1O kW, qui
alimente une machine frigorifique classique à compresseur b) Efficacité frigorifique de celte
machine en fonction de la température de la source chaude (celle des collecteurs solaires)

L'efficacité frigorifique obtenue en fonction de la température de la source chaude dans cet


ensemble varie entre 0,3 et 0,5 pour une température de source intermédiaire de 290°C et une
température à l'évaporateur de 70°C (figure I.11 b). Ces résultats conduisent à des rendements
exergétiques compris entre 6 et 8%. Malgré ces performances, il semble que le
développement, ainsi que la commercialisation de cette machine ont été arrêtés du fait de son
prix excessif et des problèmes liés aux instabilités du système, engendrées par les variations
de la source chaude.
I.2.2 Machine frigorifique à moto-compresseur à piston libre :

Cette machine est une version modifiée et très originale de la machine à cycles de Rankine
couplés, comme on peut le voir sur les figures I.11(a) et (b).

Dans les systèmes, les fonctions mécaniques de la machine (pompe, moteur et compresseur)
sont assurées par un ensemble de trois pistons libres, se déplaçant selon un mouvement
alternatif, dans une enceinte cylindrique hermétique. Cet ensemble se déplace grâce à
l’énergie mécanique donnée par la détente du fluide sur le piston moteur. Un seul fluide et un

seul condenseur sont utilisés dans le système. La même machine peut aussi fournir l’énergie
électrique requise par l’entrainement des auxiliaires : ventilateur, pompe de circulation par
exemple. L’installation est alors autonome.

Figure I.11 a) Schéma de fonctionnement d’une machine frigorifique à piston libre à double
effet. b) cycle thermodynamique pression-enthalpie.

Les résultats obtenus avec un prototype de ce type de machine mis au point par [Link]
font l’objet de la figure I.12. A sont point optimal de fonctionnement (T BS=70°C, TCS=25°C et
TES=10°C), l’efficacité frigorifique de cette machine utilisant le R114 est de 0.25, avec un
rendement exergétique de 10%. Tandis que l’utilisation du R12, pour le même point optimal
donne une efficacité frigorifique de 0.27, avec un rendement exergétique de presque 11%.

Parmi les avantages de ce système, on peut noter :


a) utilisation de tout type de fluides compressibles,
b) aptitude à fonctionner à des températures de source chaude très basse (à partir de
50°C),
c) souplesse de fonctionnement lorsque les températures des sources varient.

Figure I.12 Efficacité frigorifique et puissance frigorifique d’une machine frigorifique à


piston libre fonctionnant avec du R114 en fonction des températures des sources.

I.2.3 Machine frigorifique à absorption :

Pour réaliser son effet frigorifique, une machine á absorption utilise un mélange á deux
constituants : le solvant (S) ou absorbant et le fluide frigorigène (F). Ce mélange change de
concentration, voire d´état physique, entre une phase liquide et une phase vapeur, tout au long
du cycle thermodynamique. Ces transformations sont principalement réalisées par des apports
ou par des prélèvements de chaleur, assurés par chacune des trois sources thermiques
nécessaires á la machine.

Le schéma de la figure I.13 Montre le principe de fonctionnement d´une machine á


absorption. Un mélange de S et de F á haute pression dans le bouilleur est partiellement

distillé par l´apport de chaleur Qg de la source chaude. La phase vapeur, très riche en F, sort
du bouilleur pour aller au condenseur et un liquide (Lp) pauvre en F, est extrait du bouilleur.
La vapeur se condense dans le condenseur en abandonnant la chaleur Qc á la source
intermédiaire. Le condensat á haute pression se détend dans le détendeur D₂ et entre á basse

pression dans l´évaporateur où le fluide se vaporise totalement en absorbant la chaleur Qᴇ de


la source froide. Le liquide (Lp) pauvre en F se détend dans le détendeur D₁ jusqu´á la
pression de l´absorbeur, où il se mélange avec le fluide frigorigène. Ce mélange produit par

réaction exothermique la chaleur QA, qui est dégagée vers la source intermédiaire. Enfin, la
pompe remet sous haute pression le liquide (Lr) riche en F formé dans l´absorbeur et le
renvoie au bouilleur, en consommant la puissance mécanique (ou électrique) Wp.

Figure I.13 Schéma d'une machine tritherme à absorption : F - fluide frigorigène ; Lp – liquide
pauvre en fluide frigorigène ; Lr – liquide riche en fluide frigorigène.

L’efficacité frigorifique de cette machine définie par l’équation I.1, en négligeant la


consommation de puissance électrique Wp, dépend non seulement des températures des
sources, mais aussi du couple de fluides de travail utilisé. Actuellement les couples solvant-
réfrigérant sont des couples :

-liquide- liquide,

-solide-liquide.

Concernant les couples liquide-liquide, les couples H2O-NH3 el le couple LiBr-H2O sont les
plus utilisés tandis que pour les couples solide-liquide, les couples NaSCN-NH3, DTG-R22 et
CaCl2-NH3, ainsi que les mélanges ternaires CH3OH-LiBr-ZnBr2 (1 :1) (2 :1) sont
actuellement en cours d’étude.

I.2.4 Machine frigorifique à adsorption :


Contrairement au système à absorption basé sur l´équilibre entre une solution liquide et sa
vapeur, le système à adsorption utilise le principe de l´équilibre entre une phase vapeur et sa
phase adsorbée à la surface d´un solide finement divisé, un zéolithe par exemple. Le
processus d´adsorption (fixation à la surface du solide – adsorbant – d´une certaine quantité
de fluide initialement à l´état vapeur – adsorbat) étant exothermique et celui de désorption
étant endothermique les échanges de chaleur avec les sources thermiques conduisent, soit à
l’adsorption soit à la désorption d´une certaine quantité de fluide. La figure I.14 schématise
une installation correspondant à un réfrigérateur à adsorption qui fonctionne de façon
intermittente. Pendant la journée le rayonnement solaire ou une autre source de chaleur

Figure
I.14 Machine tritherme à adsorption par système à zéolithe, l´eau étant le fluide frigorigène

chauffe le réservoir sous vide contenant la zéolithe, jusqu´ à une température de 100 - 110˚C.
À environ 35 - 40˚C débute la séparation entre le solide et l´eau adsorbée et la pression du
système augmente. Lorsque la pression est égale à la pression de vapeur saturante du
condenseur, la vapeur d´eau se condense en cédant de la chaleur à la source intermédiaire et le
liquide est accumulé dans un réservoir. Pendant la nuit la zéolithe est refroidie jusqu´à la
température ambiante et peut à nouveau adsorber une certaine quantité d´eau sous faible
pression de vapeur. Le liquide en provenance du réservoir se vaporise dans l´évaporateur où
la température d´évaporation est de l´ordre de 3 à 4˚C. La vapeur produite est adsorbée par la
zéolithe, la chaleur d´adsorption étant évacuée vers l´atmosphère. A la fin du cycle nocturne,
la zéolithe a adsorbé toute la vapeur et le cycle peut recommencer.

Comme pour toutes les autres machines trithermes, l´efficacité frigorifique de cette machine
dépend non seulement des niveaux de températures des sources, mais aussi des couples
adsorbant – fluide frigorigène. Actuellement les couples les plus utilisés sont la zéolithe
13X/H₂O, le CA35/méthanol, ainsi que LiCI/CH₃NH₂. L´efficacité frigorifique obtenue
expérimentalement avec le couple zéolithe 13X/H₂O est comprise entre 0,24 et 0,38 pour les
températures suivantes : TB=97 à 137˚C ; Tc=31 à 42˚C et Tᴇ=0˚C. Ces valeurs donnent un
rendement exergétique interne compris entre 16 et 19,8%. L´efficacité frigorifique atteinte
avec le couple CA35/ méthanol a été de 0,335 pour les températures T B=85 à 95˚C ; Tc=30˚C
et Tᴇ=-3˚C. Le rendement exergétique interne correspondant est de 25%, valeur supérieur à
celle obtenue avec les zéolithes.

I.2.5 Machine frigorifique à éjecto-compression :

I.2.5.1 Description des éléments de la machine :

La machine frigorifique à éjecto-compresseur (voir la Figure I.15 qui est un schéma simplifier
de la machine frigorifique à éjecto-compression) comporte quatre éléments principaux qui
sont le générateur de vapeur (bouilleur), éjecteur, condenseur, et l’évaporateur). Une machine
à éjecto-compresseur en circuit fermé se compose de deux boucles : l'une motrice, l'autre
frigorifique. Précisons tout d'abord qu'une telle machine utilise un compresseur statique,
dénommé éjecteur, qui utilise comme énergie motrice de la vapeur du fluide primaire.
Figure I.15 Schéma simplifié d'une machine frigorifique tritherme à éjecto-compression

I.2.5.2 Description des éléments de la machine :

 Générateur de vapeur (bouilleur) :


La solution contenant le fluide primaire (ou moteur) reçoit la quantité de chaleur Qg cédée par
le bouilleur à une température Tg ce qui provoque la vaporisation du fluide. La boucle motrice
comprend la pompe qui comprime le liquide puisé du condenseur et assure la circulation du
débit moteur (mg) jusqu'au bouilleur.

 Condenseur :
II est analogue à celui des machines à compression de vapeur ; la chaleur soutirée au cours
d'un cycle frigorifique au milieu à refroidir est évacuée dans un condenseur par un agent de
refroidissement. Son rôle est de refroidir le mélange à sa sortie de l'éjecteur à une température
TC et une pression P C, d'évacuer la quantité de chaleur puisée au niveau de l'évaporateur dans
le milieu à refroidir. Donc, la condensation du frigorigène nécessite le rejet de la chaleur de
condensation QC à la température TC.

L'échange de chaleur s'effectue entre le fluide frigorigène et un fluide de refroidissement qui


peut être liquide (eau en général) ou gazeux (air). On notera que le phénomène de
condensation s'effectuant à température constante, seule la température du fluide de
refroidissement varie.

 Evaporateur :
L'évaporateur est un échangeur de chaleur dans lequel la transmission de chaleur s'effectue
du milieu à refroidir vers le fluide de refroidissement circulant dans le circuit frigorifique. Le
milieu à refroidir peut être soit un fluide gazeux, soit un fluide liquide. Le fluide de
refroidissement quant à lui est toujours un fluide liquide qui est un fluide frigorigène.

A la sortie du condenseur, le liquide subit une détente à travers le détendeur puis s'évapore en
prenant la chaleur QE au fluide ou à l'enceinte à refroidir. La température d'évaporation T E et
la pression la plus basse P E, sont fixées par la température de la source froide.

 Ejecteur :
L'éjecteur est l'élément essentiel du système tritherme à éjecto-compresseur voir Figure I.17.
Il est composé d'une tuyère motrice et d'une tuyère secondaire en trois parties, la partie
convergente, chambre de mélange, partie divergente du diffuseur. L'éjecteur est l'élément où
s'effectue le mélange des deux fluides (primaire et secondaire). C'est aussi un compresseur
statique qui sert à augmenter la pression, donc, c'est un élément moteur de la machine dans
laquelle le fluide moteur aspire le fluide de la boucle frigorifique. La partie active de l'éjecteur
consiste en un système de deux tuyères coaxiales liées par un collecteur d'aspiration.

Le fluide moteur (de débit mg) sous pression est admis à l'entrée de la tuyère primaire, arrivé
dans le collecteur, il entraîne le fluide secondaire (de débit me) issu de l'évaporateur. Les
deux courants fluides pénètrent ensuite dans la seconde tuyère où après mélange, ils sont
comprimés dans le diffuseur jusqu'à la pression du condenseur. Donc un éjecteur est un
dispositif élevant la vitesse d'un fluide dans une section étranglée pour y créer une dépression
et y attirer un autre fluide. La tuyère primaire réalise la conversion de l'enthalpie en énergie
cinétique. Dans le diffuseur l'énergie cinétique du mélange est convertie en énergie de
pression.

A l'entrée du diffuseur, une onde de choc peut naître provoquant, d'une part la diminution de
la vitesse du fluide qui passe brusquement d'une valeur supersonique à une valeur subsonique,
et d'autre part l'intensification brusque du processus de compression du fluide qui se produit
dans le divergent (le fluide est alors fortement comprimé par ce choc) jusqu'à la pression de
sortie de l'éjecteur, c'est-à-dire, jusqu'à celle du condenseur.

Un éjecteur a le grand avantage d'être d'un prix de revient sensiblement inférieur à celui d'une
pompe classique, de ne posséder aucune pièce en mouvement donc d'être d'un entretien quasi
nul, et de bien résister à la corrosion ou aux attaques de gaz agressifs.
Figure I.16Schéma d'un éjecto-compresseur composé de deux tuyères : une motrice ou
primaire et une secondaire.

La machine à éjecto-compresseur est l’objet de cette étude et de plus amples détails vont être
donnés au chapitre II.

CHAPITRE II
Machine frigorifique solaire
à éjecto-compression
Les machines frigorifiques trithermes permettent de produire du froid ou du conditionnement
d’air à partir d’une source d’énergie gratuite telle que l’énergie solaire, par l’intermédiaire de
capteur solaire photo-thermique ou photovoltaïque.

Le chapitreprésenté ci-après est relatif à l’étude d’une machine tritherme employant le


principe de l’éjecto-compression et une source d’énergie naturelle, le soleil. Il s’inscrit donc
dans le cadre de la recherche de systèmes améliorés pour la production du froid à partir
d’énergie thermique gratuite. On s’intéresse plus spécialement à l’influence des températures
des trois sources, et le type de capteur utilisé dans ce système.

II.1 Machinefrigorifique solaire à éjecto-compression

Une machine frigorifique solaire à éjecto-compression n'est d’autre que le couplage entre
deux boucles,l’une solaireet l’autre frigorifique(Figure II.1)qui représente un schéma
simplifiéde cette machine.

Le coefficient de performance globalCOPg du couplage de ces deux boucles est défini de la


façon suivante :

COPg  Coll  COP II.1


Figure II.1Machine frigorifique solaire à éjecto-compression

II.2La boucle solaire :

Elle est composée d’un capteur solaire thermique dans lequel circuleun fluide caloporteur, un
réservoir de stockage et un système de chauffage d'appoint pour les journées de manque ou
d'absence d’ensoleillement.

II.2.1 Les capteurs solaires :

Ce sont des échangeurs d’un type particulier qui permettent le captage d’une partie de
l’énergie solaire disponible, la transformer en chaleur et la transmettre à un fluide
caloporteur(eau, air,……etc.). Dans notre cas, on s’intéresseà un capteur à eau(Figure II.2).

Les capteurs solaires sont souvent montés dans une position fixe avec une orientation et une
inclinaison optimisées pour le lieu d’installation et la période de l’année projetée pour le
fonctionnement. Les applications pratiques de ces capteurs couvrent le chauffage domestique,
la production d’eau chaude sanitaire (ECS), le conditionnement d’air, le séchage, etc…

Figure II.2 Capteur solaire plan incliné


II.2.2 Les différents types de capteurs solaires

Il existe non seulement plusieurs manières différentes de fournir de l’énergie solaire, mais
également différentes méthodes pour capter l’énergie solaire provenant d’un rayonnement
incident.

Principalement il y a deux types de capteurs solaires :

a) Les capteurs solaires photovoltaïques :

Ils transforment l’énergie lumineuse en énergie électrique. L’effet photovoltaïque constitue la


conversion directe de l'énergie du rayonnement solaire en énergie électrique.

b) Les capteurs solaires thermiques :

Ils transforment l’énergie lumineuse en énergie thermique Un capteur solaire thermique est un
dispositif destiné à absorber le rayonnement solaire et à transmettre la chaleur ainsi produite à
un fluide caloporteur.

La chaleur produite par les capteurs peut ensuite être utilisée pour :

• Chauffer les locaux et fournir l’eau chaude sanitaire.

• Activer la croissance des végétaux.

• Sécher les grains et les fourrages

• Faire fonctionner des moteurs thermiques

• Alimenter des machines de réfrigération.

Il existe différents types de capteurs solaires thermiques :

§ Capteurs plans vitrés

§ Capteurs plans sans vitrage

§ Capteurs à plaque perforée sans vitrage

§ Capteurs solaires à concentration

§ Capteurs solaires à air


§ Capteurs solaires intégrés

§ Cuisinières solaires

§ Capteurs solaires à circulation de liquide

§ Systèmes à réflecteur parabolique

§ Systèmes à réflecteur cyclindro-parabolique

§ Systèmes de centrale à tour

§ Capteurs sous vide

II.2.3 Description du capteur solaire plan :

Un capteur plan se compose des éléments suivants : le vitrage, l’absorbeur, l’isolant, le fluide
caloporteur et le boîtier ou support.

 Le vitrage (couvercle) :

Le verre laisse passer 84 à 92% du rayonnement solaire (sous incidence normale) selon le
degré de pureté et l’utilité de recouvrir l’absorbeur par une couverture transparente est de
retenir les radiations infrarouges émises par l’absorbeur, tout en laissant passer le maximum
de rayonnement solaire. Le vitrage peut être simple ou double.

 L’absorbeur :

C’est une surface parcourue par un réseau de tubulures, revêtue d’une peinture
noire.L’absorbeur a pour rôle de transformer en chaleur le rayonnement qu’il reçoit et de
transmettre cette chaleur au fluide caloporteur. Cette surface noire doit avoir les
caractéristiques suivantes :

 Une bonne conductivité et diffusivité thermique.

 Un facteur d’absorption aussi voisin que possible de l’unité.

 Une bonne résistance chimique vis-à-vis du fluide qui labaigne

L’absorbeur peut être :

 en cuivre :qui est le meilleur car c’est un bon conducteur de la chaleur.


 en acier :qui aune plus faible conductivité thermique que le cuivre mais un coût
moins élevé.

 en aluminium :ilnécessite l’emploi d'un fluide caloporteur spécial pour des


problèmes de corrosion.

Afin de réduire les pertes du capteur et accroître son efficacité, il est préférable de recouvrir la
surface de l’absorbeur d’un revêtement sélectif qui a un facteur d’absorption le plus élevé et
un facteur d’émission le plus faible (Tableau II.1).

Couches sélectives Absorptivité Émissivité commentaire

Noire de Zinc 0.9 0.1 -

Oxyde de cuivre sur 0.93 0.11 -


aluminium

Noir de cuivre sur 0.85-0.94 0.08-0.12 -


cuivre

Noir de chrome sur 0.92-0.94 0.012-0.7 Sable à haute température


nickel

Noir de nickel sur 0.93 0.06 Influencé par l’humidité aux


nickel températures élevées

Tableau II.1 Propriétés de quelques couches sélectives

 L’isolant :

L’isolation joue un rôle très important dans les applications thermiques de l’énergie solaire
non seulement au niveau des absorbeurs, dont il faut limiter les pertes, mais aussi pour
calorifuger les tuyauteries chargées de véhiculer la chaleur.

Les isolants utilisés sont :


 les isolants minéraux :laine de verre, cendres de végétaux, le bois.
 les isolants organiques.
 la mousse de polyuréthanne.

 Le fluide caloporteur :

Le fluide caloporteur est le moyen de transfert de la chaleur collectée par l’absorbeur à un


fluide d’échange thermique appelé fluide de travail.

Les fluides caloporteurs souvent utilisés sont :

 l’air :gratuit mais possède une faible capacité calorifique comparativement à celle de
l’eau.
 l’eau : qui possède les avantages suivants :

Une grande chaleur massique

Une faible viscosité par rapport aux huiles par exemple

 Le boîtier :

Il contient les éléments cités précédemment et dont les parois sont tapissées d’une couche
isolante destinée à réduire les pertes de chaleur vers l’arrière et les côtes du capteur, celui-ci
doit être solide et résistant à la corrosion.

II.2.4 Principes de fonctionnement :

Un capteur solaire plan est essentiellement constitué d’une surface absorbante exposée au
rayonnement solaire, qui échange avec un fluide caloporteur, les calories produites par
absorption du rayonnement incident, et émet en s’échauffant un rayonnement thermique de
plus grande longueur d’onde (Loi de Stefan-Boltzmann).

Si cet absorbeur est en contact direct avec l’air environnant, en plus des pertes par
rayonnement, les pertes par convection peuvent être importantes. Il s’établit alors un équilibre
thermique entre l’absorbeur et le milieu ambiant. On capte ainsi peu d’énergie.

Pour réduire les pertes par la face arrière du capteur, l’absorbeur est placé à l’intérieur d’un
coffre dont les parois internes sont recouvertes d’un isolant thermique (laine de verre ou
mousse synthétique, par exemple).
L’isolation thermique de la face avant est réalisée en interposant entre l’absorbeur et l’air, un
matériau opaque au rayonnement thermique, mais transparent au rayonnement solaire.

Les verres et certains matériaux synthétiques sont transparents pour le rayonnement solaire, et
opaque pour le rayonnement infrarouge lointain. Ils sont donc utilisés en tant que couvertures
transparentes des capteurs solaires.

Dans un capteur équipé d’une couverture transparente, le rayonnement thermique émis par
l’absorbeur est absorbé par la couverture transparente qui s’échauffe et rayonne à son tour par
les deux faces. Une certaine quantité du rayonnement se disperse dans le milieu extérieur et
l’autre est réémise vers l’absorbeur qui est à l’origine de l’effet de serre.

Les couvertures ont également pour rôle de limiter les pertes par convection, étant donné que
les échanges thermiques entre deux plaques séparées par une lame d’air immobile, se font
essentiellement par conduction et qu’il est connu que l’air immobile est un bon isolant
thermique.

Cet effet d’isolation croît avec l’épaisseur de la lame d’air séparant les deux surfaces, tant que
le phénomène de transfert reste conductif (2 à 3 cm d’épaisseur). Au–delà, les effets de la
convection naturelle viennent contrarier l’effet recherché.

Une autre méthode pour réduire les pertes du capteur est la réalisation, sur la surface de
l’absorbeur, d’un revêtement sélectif, présentant un coefficient d’absorption le plus élevé
possible pour les longueurs d’onde du spectre solaire (inférieures à 2,5 mm) tout en ayant une
émissivité la plus faible possible dans le domaine de l’infrarouge correspondant au
rayonnement de l’absorbeur (longueurs d’onde supérieures à 2,5 mm).

De tels revêtements sélectifs sont réalisés par dépôt chimique ou par traitement
électrochimique de la surface absorbante

En général, ces capteurs sont vendus en bloc de 1m² ou 2m², et on assemble plusieurs de ces
capteurs pour obtenir les surfaces nécessaires.

II.2.5 Avantages

 Prix économique
 Fiabilité
 Longue durée de vie
 Efficacité énergétique
 Intégration aux toitures
II.2.6 Inconvénients
 Ne convient pas pour les hautes températures
 La température interne peut monter très haut lorsqu’il n’y a pas de circulation de
liquide.
II.2.7Étude des performances thermiques d’un capteur solaire plan :

Le rendement des capteurs est limité par des pertes thermiques dues à la réflexion, la
réémission de rayonnement, la convection et la conduction (Figure II.3).

Figure II.3 Mécanisme des pertes de chaleur

 Évaluation des pertes :

L’énergie thermique disponible à partir d’un capteur solaire est équivalente à l’énergie

incidente diminuée des pertes caractérisées par le coefficient de pertes vers l’avant Ut, vers

l’arrière Ub et vers les côtés latéraux Ue.

Ut : pertes par rayonnement et convection.

Ub : pertes par conduction.

Ue : pertes par conduction.

 Pertes vers l’avant :

Le coefficient des pertes vers l’avant (ou conductance thermique vers l’avant) U t peut être
calculé à partir d’une expression empirique proposée par KLEIN :
1
 
 

Ut  
N

1  
  TP,m  Ta  TP,m
2

 Ta2
  2N  f  1  0,133 a
 C  P,m a
e
 T  T  h w    a  0, 00591 N h w  
1
N
    v
 TP,m  N  f  
II.2

où :

Ut : conductance thermique vers l’avant. [W/m2.K]

 : constante de Boltzmann ;  = 5,6710-8[W/m2.K4]

N : nombre de vitres.

C : facteur tenant compte de l’influence de l’inclinaison du capteur

- Pour un angle d’inclinaison compris entre

C = 520 (1-0,000051 B2)  - 0° et 70° (0°  B < 70°)

- Pour 70°  B  90° on prend B = 70°

a : émissivité de l’absorbeur.

v : émissivité du verre.

hw : coefficient de transfert de chaleur par convection dû au vent [W/m2.K]

hw = 5,7 + 3,8 V ; V est la vitesse du vent [m/s]

f : facteur tenant compte de l’effet du vent

f = (1+0,089 hw – 0,1166 hwa) (1+0,07866 N)

Ta : température ambiante [°K]

TP,m : température moyenne de la plaque absorbante [°K]

e : coefficient donné par:


 100 
e  0,431  
 T 
 P,m 

 Les pertes vers l’arrière :

Si on désigne par Ub le coefficient des pertes vers l’arrière (ou conductance thermique vers
l’arrière) du capteur, on a :


Ub 
L II.3

etL sont respectivement la conductivité thermique et l’épaisseur de l’isolant.

 Les pertes vers les côtés latéraux du capteur :

Le coefficient des pertes latérales (ou conductance thermique vers les côtés latéraux) U e,
rapporté à la surface de captation A peut être estimé par la relation suivante :

  Ae 
Ue    II.4
L  A 

L' etAe sont respectivement l’épaisseur de l’isolant sur les côtés latéraux et l’aire latérale du
capteur.

U   U t  U b  Ue 

U sera donc la conductance thermique globale, somme des trois conductances Ut, Ub et Ue.

 Équation de base du bilan énergétique du capteur :

Pertes Pertes
optiques thermiques

Flux solaire Ic Puissances utile


fournie au fluide
Capteur caloporteur (QU)

Figure II.4 Le bilan énergétique du capteur


L’énergie utile (QU) est la différence entre le rayonnement solaire incident Ic et les pertes
thermiques. Le bilan énergétique du capteur peut s’écrire :

QU  FR A[() Ic  U (Ti  Ta )] II.6

où :

Ic : le flux incident [W/m2].

 : transmissivité de la vitre (dépend de l’angle d’incidence du rayonnement).

 : absorptivité de l’absorbeur (indépendante de la direction du rayonnement incident).

Ti : température d’entrée du fluide caloporteur [ K].

A : surface de captation [m2].

FR : est le facteur de conversion en chaleur du capteur, il peut être calculé à l’aide de la


relation suivante :

QU  Ti  Ta 
coll   FR (  )  FRU  
IC  A  IC 
I
I.7

avec:

 : débitmassique du fluide caloporteur [Kg/s].


m

CP : la capacitécalorifique spécifique du fluide caloporteur [J/Kg.K].

F’ : facteur d’efficacité du capteur donné par:

1
F  U
 1 1 
W  Rb   II.8
 U  D e   W  D e  F   D i HFI 
où :

W : l’entraxe [m].

Rb : résistance thermique de la soudure[m2K/W].

HFI :coefficient d’échange de chaleur par convection (fluide-tube)[W/m2K].

F : l’efficacité de l’ailette donnée par :

 W  De 
th  m
2 
F 
W  De
m II.9
2
avec :

Ug
m
 a e

e et  asont respectivement l’épaisseur et la conductivité de l’absorbeur (Figure II.5).



e

Di D
W
e

Figure II.5 Dimensions de la plaque et des tubes

II.2.8 Rendement thermique instantané du capteur(ηcoll)

Le rendement instantané du capteur est défini comme suit :

QU  Ti  Ta 
coll   FR (  )  FRU  
IC  A  IC  II.10

Le rendement optique FR() est généralement pris égal à 0.8 et Ti=T g+10°C

II.3La boucle frigorifique :


La boucle frigorifique est composée de la machine frigorifique à éjecto-compressionqu’on a
déjà introduiteau chapitre I

II.3.1 Principe de fonctionnement de la machine frigorifique :

Le but de ce paragraphe est de présenter le principe de fonctionnement de la machine


frigorifique tritherme à éjecto-compresseur.

La vapeur motrice (fluide primaire) provenant d'une buse d'alimentation pénètre dans la
tuyère de détente d'un éjecteur et aspire la vapeur en provenance de l'évaporateur (fluide
secondaire). La première partie de l'éjecteur étant de forme convergente, la vitesse de la
vapeur motrice s'accroît tandis que simultanément sa pression diminue.

Le fluide secondaire se trouve donc entraîné par le fluide primaire, le mélange pénétrant
ensuite dans la partie divergente de l'éjecteur ; là, la vitesse du mélange diminue tandis que la
pression augmente jusqu'à atteindre la pression de condensation. Dans cette installation, le
moto-compresseur est remplacé par l'éjecteur qui va réaliser le processus de compression en
utilisant l'énergie cinétique du fluide moteur pour aspirer, entraîner et comprimer le fluide
secondaire.

Le fonctionnement de toute l'installation commence par la partie liquide du fluide qui,


comprimé par une pompe, est envoyé au bouilleur où il prendra la chaleur pour être vaporisé.
Cette vapeur se détend à haute pression et température, dans la tuyère primaire, avant
d'aspirer et entraîner la vapeur issue de l'évaporateur.

Le mélange des fluides comprimés sera envoyé au condenseur, pour la liquéfaction, avec le
dégagement de chaleur pour former le cycle moteur. L'autre partie commence par la détente
dans le détendeur puis traverse l'évaporateur pour s'évaporer en créant l'effet frigorifique. Ce
fluide sera aspiré par le fluide primaire pour être entraîné vers le condenseur, pour clôturer le
cycle secondaire ou frigorifique. Donc les condensats qui se sont formés dans le condenseur
sont renvoyés pour partie au bouilleur de production de vapeur vive par l'intermédiaire d'une
pompe et pour partie vers l'évaporateur.

On remarque que dans ce système, la pompe est le seul appareil qui a des parties en
mouvement. Dans l'appareil à jet de vapeur (ou éjecteur de vapeur), il y a compression
mécanique et l'on peut donc classer ce type de machine dans la catégorie de celles
fonctionnant sur le principe du cycle frigorifique à compression ; mais comme l'énergie (que
l'on pourrait appeler par analogie d'entraînement) utilisée est la chaleur, le cycle idéal de
référence est un cycle double de Carnot.
Figure II.6Principe de fonctionnement de l’éjecteur

La figureII.6 simplifiée représente le principe de fonctionnement de l'éjecteur: la partie (mg)


du fluide en phase liquide issue du condenseur est comprimée par la pompe qui élève la
pression de P C à Pg. Puis, ce fluide prend de la chaleur au bouilleur, se vaporise.

Le mélange des deux fluides pénètre dans le condenseur à la pression P C. Le cycle primaire
du système (appelé cycle moteur ou cycle chaud) est ainsi terminé. L'autre partie (me) du
fluide, issue du condenseur, traverse le détendeur où sa pression diminue de PC à PE. Puis, le
liquide va s'évaporer dans l'évaporateur pour être ensuite aspiré par le jet primaire. Le
mélange comprimé retourne au condenseur. Le cycle secondaire (ou cycle froid) est bouclé.

II.3.1 Performances de laboucle frigorifique

Les performances de l’éjecteur sont définie par le facteur d’entrainement U et le rapport de


compression r donnés par :

e
m
U II.11
g
m

pc
r II.12
pE

Le coefficient de performance de la boucle frigorifique à éjecto-compression a pour


expression :

Q
COP  E
 W
Q 
g P

II.13

Où :

 : Puissance frigorifique produite au niveau de l’évaporateur


Q E

 :Puissance thermique consommé au niveau du générateur


Q g

 :Puissance mécanique consommé la pompe de circulation


WP

. .
En utilisent les débits primaire m g et secondaire m e du frigorigène le COP de la machine
sera donné par l’expression :

m e .h E h E
COP  U
 g .( h g  w P )
m h g  w P

II.13

Ou :

 h E : Variation de l’enthalpie du frigorigène aux bornes de l’évaporateur

h g : Variation de l’enthalpie du frigorigène aux bornes du générateur

w P : Travail massique de la pompe donné par :

pg  pc
wP  avec  l est la masse volumique du fluide frigorigène liquide à la
l

température du condenseur.
Des équations précédentes nous pouvons déduire l’équation qui calcule la surface du
capteur :

Q Qu
COPg  E
 II.14
 
Q g  WP I c  A

 et on supposant que l’efficacité du bouilleur est égale à 1 on a Q


 est négligé devant Q
W 
P g E

= Qu

Finalement on peut écrire que :


Q
COPg  E

Ic  A
II.15

Q
A E
II.16
I c  COPg

Vous aimerez peut-être aussi