I Evaluation Des Performances Du Cycle D'Une Machine Frigorifique Solaire A Ejecto-Compression Fonctionnent Au R141B
I Evaluation Des Performances Du Cycle D'Une Machine Frigorifique Solaire A Ejecto-Compression Fonctionnent Au R141B
Année : 2012
MEMOIRE
PRESENTE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER
INTITULE
EVALUATION DES PERFORMANCES DU
CYCLE D’UNE MACHINE FRIGORIFIQUE
SOLAIRE A EJECTO-COMPRESSION
FONCTIONNENT AU R141b
FILIERE : MASTER
DEVANT LE JURY
PRESIDENT : Pr. MZAD. HOCINE
Nomenclature :
INTRODUCTION GENERALE :
1
Introduction :
5
II.2.5 Avantages :
33
II.2.6 Inconvénients :
33
Bibliographie :
57
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
La grande majorité des machines de la production du froid sont actuellement les
machines à compression de vapeur. Elles ont fait l'objet, au cours des dernières
années de très nombreuses études du fait de leur impact sur l'environnement
(destruction de la couche d'ozone et effet de serre). Ces études ont porté sur la
recherche de nouveaux fluides frigorigènes "respectueux" de l'environnement et sur
l'adaptation des technologies d'échangeurs de chaleur à ces nouveaux fluides.
Parallèlement, les modélisations se sont développées afin de mieux concevoir les
machines, d'optimiser leur fonctionnement et de minimiser leur charge en fluide
frigorigène. Les études sur les fluides dits "naturels" sont nombreuses, en particulier
celles qui sont relatives à l'emploi des hydrocarbures, CO2 et l'ammoniac. Ils
commencent à être utilisés dans le domaine du froid mais nécessitent de nombreuses
améliorations pour être compétitifs vis-à-vis des réfrigérants HCFC ou HFC: au
niveau du développement du matériel lié à la production de froid mais aussi au
niveau des connaissances de leurs propriétés physiques.
Les systèmes tritherme ne connaissent pas le même développement que les machines
à [Link], ils suscitent ces dernières années l’intérêt de nombreux
chercheurs notamment du fait de leur grande souplesse d'emploi théorique en matière
de niveaux de température et de récupération énergétique. Le champ d'étude est
encore vaste. Il faut noter que ces machines semblent davantage adaptées aux
moyennes et aux grandes puissances.
Les besoins en froid dans les domaines alimentaire et du conditionnement d’air d’une
part, la disponibilité des ressources thermiques soit d’origine solaire dans les pays en
développement, soit provenant des rejets thermiques à bas niveau de température
dans les pays industrialisés, d’autre part, incitent les thermodynamiciens à étudier les
systèmes de production frigorifique utilisant directement de l’énergie thermique. Le
moyen qui permet de réaliser cette opération réside dans l’emploi de machines
frigorifiques trithermes, appelées aussi machines thermodynamiques à trois sources de
température dans lesquelles la source chaude peut être alimentée par le soleil ou par
des rejets thermiques, le froid est produit à la source froide et la chaleur résiduelle
cédée au milieu ambiant constitue la troisième source.
Dans le présent travail, on étudie la production du froid par une machine frigorifique
tritherme, à éjecto-compression qui utilise l’énergie solaire gratuite comme source
chaude etun éjecteur à la place du [Link] fluide frigorigène considéré est le
dichlorofluoroethane (HCFC-141b) appelé couramment R141b.
Dans le premier chapitre est présentée une description générale des cycles trithermes
du point de vue du premier et du second principede [Link] attention
particulière est portée à l’efficacité frigorifique et au rendement exergé[Link]
comprend aussi une présentation des différents types de machines frigorifique
trithermes.
Le second chapitre est consacré à une étude plus détaillée de la machine frigorifique
tritherme à éjecto-compression ainsi qu’à son couplage à un capteur solaire.
REMERCIEMENTS
Mes remerciements vont tout particulièrement à mon encadreur
Mademoiselle L-BOUMARAF, professeure au département de
Génie mécanique de l'Université de Annaba.
Monsieur MZAD. HOCINE, professeur à l’Universitéde
Annaba.
Monsieur AZZOUZ. SALAH EDINE, Maître de conférencesà
l’Université d’Annaba.
Monsieur DJEMILI. ABDEL OUHEB. Maître de conférences à
l’Université d’Annaba.
D’avoir accepté d’être dans mon jury de soutenance.
Mes remerciements vont aussi à toute personne qui m’a aidé de
loin ou de prés, particulièrement àma famille et à mes amis.
Je désire à la fin exprimer mes reconnaissances les plus
particulières à tous les doctorants du laboratoire de recherche
L3RMI.
Nomenclature :
LETTRES LATINES :
L : l’épaisseur de l’isolant[m].
N : Nombre de vitres.
Pc : Pression au condenseurPa]
PE : Pression de l’évaporateurPa]
r : le rapport de compression.
Lettres grec :
a : émissivité de l’absorbeur.
v : émissivité du verre.
f : Efficacité frigorifique.
: la conductivité thermique[W/m2.K].
: Facteur de Carnot.
CHAPITRE I
Production du froid à l’aide
des machines frigorifiques
trithermes
Introduction :
Les machines trithermes font partie des machines thermodynamiques qui échangent
généralement avec le milieu extérieur de l’énergie thermique et de l’énergie mécanique. Dans
le cas particulier des machines trithermes les échanges sont seulement de nature thermique et
selon le sens de ces échanges entre les sources et la machine ainsi que leur utilisation, la
machine pourra être considérée comme productrice de chaleur ou productrice de froid. C’est
ce dernier cas que nous considérons ici en insistant sur un paramètre fondamental : le
rendement ou efficacité frigorifique.
Soit le schéma de la figure I.1 relatif à une machine à quatre sources S1, S2, S3 et S4 dont les
niveaux de température sont :
T1T2 ; T3T4
Le paramètre utilisé pour mesurer la performance des transferts énergétiques d´un tel système
utilisé pour faire du froid est l´efficacité frigorifique ‘’εf’’ définie de la façon suivante :
Dans le cas d´une association de deux machines dithermes, l´efficacité frigorifique est le
produit du rendement thermique du moteur, ɳmot, par le coefficient de performance
frigorifique du générateur, COP f :
-1
Q2 Q3
f = mot× COPf = 1- × -1
Q1 Q 4 I.2
Q4 T1- T 2 T4
c=
f
= ×
Q 1 C T1 T3-T4
I.3
En pratique, deux des quatre sources sont communes. Il s´agit des sources T₂ et T₃ qui pour
les machines polythermes frigorifiques correspondent au milieu ambiant à la température T₂.
La température de la source froide est alors notée T₃ (Figure I.2), telle que :
T₁>T₂> T₃
Q3 T1 T 2 T3
fc
Q1 c T1 T 2 T3
I.4
l´efficacité frigorifique εfC d´une machine tritherme réversible pour deux températures de
source froide, 0 et 10˚C, en fonction de la température de la source chaude (60˚C≤ T₁≤
100˚C) et pour quatre températures de la source intermédiaire, 25, 30, 35et 40˚C. On peut
noter la forte décroissance de εfC avec l´accroissement de la température de la source
intermédiaire, T₂, pour des températures deSources froide, T₃, et chaude, T₁, fixes.
Figure
I.3Efficacité frigorifique d´une machine frigorifique tritherme idéale en fonction des niveaux
de températures des sources.
D´autre part, nous pouvons constater aussi que pour une température de source intermédiaire
T₂ donnée, l´efficacité frigorifique de Carnot est d´autant plus grande que la différence de
température source intermédiaire – source froide est plus faible, et que la différence source
chaude – source intermédiaire est plus grande. Il peut être intéressant de savoir comment agir
sur la variation des sources chaude et froide pour avoir un accroissement donné de εfc. Pour
cela, on détermine la variation relative de εfc :
dT 3 dT 2 dT1 dT 2
I.5
dfc T 3 T 2 T1 T 2
T2
fc T 2 T3 T1 T 2
FigureI.4 Variation des coefficients a = T₂/T₃ (T₂ - T₃) et b = T₂/T₁ (T₁ - T₂) en fonction deT₂ - T₃
ou de T₁ - T₂ à T₂ = constant
Soit une machine M échangeant de la chaleur avec trois sources S 1, S2et S3 de températures
T1T2T3(FigureI.5).
Q1 Q 2 Q 3 0 I.7
Q1 Q2 Q3
0
T1 T 2 T3
I.8
Figure I.5schéma
d’une machine tritherme directe
Ainsi si l’on s’intéresse à la production de froid à la source S3, l’efficacité frigorifique idéale
est :
Q3 T1 T 2 T3 I.9
fc
Q1 C T1 T 2 T3
On retrouve le même résultat que pour l’association de deux machines dithermes.
Le rendement exergétique est un critère de « qualité » jugeant de la façon dont sont exploitées
les sources thermodynamiques disponibles, tant par le cycle thermodynamique choisi, que par
la machine utilisée elle-même. Il complète un critère de « quantité » qui est, par exemple, le
rendement de Carnot, critère qui exprime la possibilité offerte par un ensemble donné de
sources thermiques de réaliser un objectif quantitatif déterminé.
Par définition l’exergie thermique est définie comme le travail maximal qu’il est possible
d’obtenir à partir d’une quantité de chaleur Q reçue de la source de chaleur, à l’aide d’une
machine thermique de Carnot réversible fonctionnant entre les températures T de la source et
T0 de l’atmosphère (TT0). Dans le cas où la température de la source thermique est
constante, l’exergie associée à la quantité de chaleur Q est :
T0
Ex, 0 Q 1 Q I.10
T
Dans le cas d’un système dont la température est inférieure à celle de l’environnement
(TT0), l’exergie est alors comme le « travail minimal » qu’il faut fournir à une machine
frigorifique de Carnot réversible pour soutirer une quantité de chaleur Q de la source à T et la
ramener à la température T0 de l’atmosphère. L’exergie associée à la quantité de chaleur Q est
fournie à la source par la machine. Elle est également donnée par la relation I.10. on peut
aussi noter que, quand TT0 l’extraction d’une quantité de chaleur Q, qui correspond à un
effet frigorifique intéressant, présente sur le plan exergétique l’intérêt de permettre de
produire un travail équivalant à EX avec une machine de Carnot fonctionnant entre T 0et T en
fournissant la quantité de chaleur Q à la source à température T.
Dans le cas d’un système tritherme de réfrigération ou de climatisation (Figure I.6), la source
intermédiaire est à la températureT0. L’exergie échangée au niveau de cette source est donc
nulle. Si le système fonctionne de façon réversible (qualité maximale) l’exergie fournie par la
source chaude doit correspondre strictement à l’exergie fournie à la source froide et le
rendement exergétique est égale à l’unité : ainsi, pour un tel système, le rendement
exergétique,ex, est définie par la relation :
exergie fournie à S3 Ex 3
ex I.11
exergie reçu de S1 Ex 1
T2 Q3
Q3 1
ex
T3
COPfC
T 2 Q1 motC
Q1 1
T1
I.12
D’où :
Q3 1 f
ex I.13
Q1 motC COPfC fC
Où motC et COP fCsont, respectivement, les rendements thermiques idéaux du moteur et du
générateur ;εf est l’efficacité frigorifique réelle de la machine frigorifique tritherme et ε fCest
l’efficacité frigorifique idéale dite de Carnot de la machine définie par la relation I.9.
Le rendement exergétique, ex, véritable rendement de qualité est toujours compris entre
lesvaleurs 0 et 1. Lorsqu’il tend vers l’unité, la machine s’approche de l’idéal
thermodynamique représenté par une machine totalement réversible.
Il existe plusieurs types de machines frigorifiques, nous nous limiterons aux plus importantes
à nos yeux du coté efficacité, consommation, cout, et écologique. La figure I.7 représente les
différentes possibilités de la production de froid à l’aide de diverses machines, à partir de
l’une des sources thermiques primaires suivantes :
-
Figure I.7 Schéma actuel de la production de froid à partir des sources d’énergie primaire
Figure 1.8 Schéma d'une machine Figure I.9 Performances d'une machine double
frigorifique solaire à double cycle de cycle de Rankine couplés en fonction de
Rankine couplés températures des sources
Un aspect important des études menées sur ce
système a été le choix du fluide de travail.
Normalement, les fluides de travail des cycles moteur et frigorifique ne sont pas les mêmes,
mais ils sont généralement tous les deux de nature organique. Les résultats expérimentaux
concernant les performances de cette machine sont très encourageants. Ainsi, par exemple, la
figure I.9 montre les performances d'un climatiseur d'air à double cycle de Rankine couplés,
développé par la société Gênerai Electric, pour l'utilisation de l'énergie solaire. Les fluides
utilisés sont le R11pour le moteur et le R22 pour le réfrigérateur. Sur cette figure, on note
également des valeurs d'efficacité frigorifique comprises entre 0,6 et 0,75 pour des
températures de la source chaude comprises entre 79 et 110oC, de 19 à 280C pour la source
intermédiaire et une température d’évaporation du R22 comprise entre 3 à 160°C. Ces
résultats conduisent à un rendement exergétique entre 8 et 15%.
Une autre façon de coupler les cycles de Rankine est montrée sur la figure I.10 (a). La
machine dont l'alimentation énergétique est de type solaire, utilise un moteur à cycle Rankine
de RUS pour produire de l'électricité, dont on peut se servir pour faire fonctionner un
réfrigérateur à R12.
FigureI.10 a) Machine thermodynamique électrogène solaire à cycle de Rankine de 1O kW, qui
alimente une machine frigorifique classique à compresseur b) Efficacité frigorifique de celte
machine en fonction de la température de la source chaude (celle des collecteurs solaires)
Cette machine est une version modifiée et très originale de la machine à cycles de Rankine
couplés, comme on peut le voir sur les figures I.11(a) et (b).
Dans les systèmes, les fonctions mécaniques de la machine (pompe, moteur et compresseur)
sont assurées par un ensemble de trois pistons libres, se déplaçant selon un mouvement
alternatif, dans une enceinte cylindrique hermétique. Cet ensemble se déplace grâce à
l’énergie mécanique donnée par la détente du fluide sur le piston moteur. Un seul fluide et un
seul condenseur sont utilisés dans le système. La même machine peut aussi fournir l’énergie
électrique requise par l’entrainement des auxiliaires : ventilateur, pompe de circulation par
exemple. L’installation est alors autonome.
Figure I.11 a) Schéma de fonctionnement d’une machine frigorifique à piston libre à double
effet. b) cycle thermodynamique pression-enthalpie.
Les résultats obtenus avec un prototype de ce type de machine mis au point par [Link]
font l’objet de la figure I.12. A sont point optimal de fonctionnement (T BS=70°C, TCS=25°C et
TES=10°C), l’efficacité frigorifique de cette machine utilisant le R114 est de 0.25, avec un
rendement exergétique de 10%. Tandis que l’utilisation du R12, pour le même point optimal
donne une efficacité frigorifique de 0.27, avec un rendement exergétique de presque 11%.
Pour réaliser son effet frigorifique, une machine á absorption utilise un mélange á deux
constituants : le solvant (S) ou absorbant et le fluide frigorigène (F). Ce mélange change de
concentration, voire d´état physique, entre une phase liquide et une phase vapeur, tout au long
du cycle thermodynamique. Ces transformations sont principalement réalisées par des apports
ou par des prélèvements de chaleur, assurés par chacune des trois sources thermiques
nécessaires á la machine.
distillé par l´apport de chaleur Qg de la source chaude. La phase vapeur, très riche en F, sort
du bouilleur pour aller au condenseur et un liquide (Lp) pauvre en F, est extrait du bouilleur.
La vapeur se condense dans le condenseur en abandonnant la chaleur Qc á la source
intermédiaire. Le condensat á haute pression se détend dans le détendeur D₂ et entre á basse
réaction exothermique la chaleur QA, qui est dégagée vers la source intermédiaire. Enfin, la
pompe remet sous haute pression le liquide (Lr) riche en F formé dans l´absorbeur et le
renvoie au bouilleur, en consommant la puissance mécanique (ou électrique) Wp.
Figure I.13 Schéma d'une machine tritherme à absorption : F - fluide frigorigène ; Lp – liquide
pauvre en fluide frigorigène ; Lr – liquide riche en fluide frigorigène.
-liquide- liquide,
-solide-liquide.
Concernant les couples liquide-liquide, les couples H2O-NH3 el le couple LiBr-H2O sont les
plus utilisés tandis que pour les couples solide-liquide, les couples NaSCN-NH3, DTG-R22 et
CaCl2-NH3, ainsi que les mélanges ternaires CH3OH-LiBr-ZnBr2 (1 :1) (2 :1) sont
actuellement en cours d’étude.
Figure
I.14 Machine tritherme à adsorption par système à zéolithe, l´eau étant le fluide frigorigène
chauffe le réservoir sous vide contenant la zéolithe, jusqu´ à une température de 100 - 110˚C.
À environ 35 - 40˚C débute la séparation entre le solide et l´eau adsorbée et la pression du
système augmente. Lorsque la pression est égale à la pression de vapeur saturante du
condenseur, la vapeur d´eau se condense en cédant de la chaleur à la source intermédiaire et le
liquide est accumulé dans un réservoir. Pendant la nuit la zéolithe est refroidie jusqu´à la
température ambiante et peut à nouveau adsorber une certaine quantité d´eau sous faible
pression de vapeur. Le liquide en provenance du réservoir se vaporise dans l´évaporateur où
la température d´évaporation est de l´ordre de 3 à 4˚C. La vapeur produite est adsorbée par la
zéolithe, la chaleur d´adsorption étant évacuée vers l´atmosphère. A la fin du cycle nocturne,
la zéolithe a adsorbé toute la vapeur et le cycle peut recommencer.
Comme pour toutes les autres machines trithermes, l´efficacité frigorifique de cette machine
dépend non seulement des niveaux de températures des sources, mais aussi des couples
adsorbant – fluide frigorigène. Actuellement les couples les plus utilisés sont la zéolithe
13X/H₂O, le CA35/méthanol, ainsi que LiCI/CH₃NH₂. L´efficacité frigorifique obtenue
expérimentalement avec le couple zéolithe 13X/H₂O est comprise entre 0,24 et 0,38 pour les
températures suivantes : TB=97 à 137˚C ; Tc=31 à 42˚C et Tᴇ=0˚C. Ces valeurs donnent un
rendement exergétique interne compris entre 16 et 19,8%. L´efficacité frigorifique atteinte
avec le couple CA35/ méthanol a été de 0,335 pour les températures T B=85 à 95˚C ; Tc=30˚C
et Tᴇ=-3˚C. Le rendement exergétique interne correspondant est de 25%, valeur supérieur à
celle obtenue avec les zéolithes.
La machine frigorifique à éjecto-compresseur (voir la Figure I.15 qui est un schéma simplifier
de la machine frigorifique à éjecto-compression) comporte quatre éléments principaux qui
sont le générateur de vapeur (bouilleur), éjecteur, condenseur, et l’évaporateur). Une machine
à éjecto-compresseur en circuit fermé se compose de deux boucles : l'une motrice, l'autre
frigorifique. Précisons tout d'abord qu'une telle machine utilise un compresseur statique,
dénommé éjecteur, qui utilise comme énergie motrice de la vapeur du fluide primaire.
Figure I.15 Schéma simplifié d'une machine frigorifique tritherme à éjecto-compression
Condenseur :
II est analogue à celui des machines à compression de vapeur ; la chaleur soutirée au cours
d'un cycle frigorifique au milieu à refroidir est évacuée dans un condenseur par un agent de
refroidissement. Son rôle est de refroidir le mélange à sa sortie de l'éjecteur à une température
TC et une pression P C, d'évacuer la quantité de chaleur puisée au niveau de l'évaporateur dans
le milieu à refroidir. Donc, la condensation du frigorigène nécessite le rejet de la chaleur de
condensation QC à la température TC.
Evaporateur :
L'évaporateur est un échangeur de chaleur dans lequel la transmission de chaleur s'effectue
du milieu à refroidir vers le fluide de refroidissement circulant dans le circuit frigorifique. Le
milieu à refroidir peut être soit un fluide gazeux, soit un fluide liquide. Le fluide de
refroidissement quant à lui est toujours un fluide liquide qui est un fluide frigorigène.
A la sortie du condenseur, le liquide subit une détente à travers le détendeur puis s'évapore en
prenant la chaleur QE au fluide ou à l'enceinte à refroidir. La température d'évaporation T E et
la pression la plus basse P E, sont fixées par la température de la source froide.
Ejecteur :
L'éjecteur est l'élément essentiel du système tritherme à éjecto-compresseur voir Figure I.17.
Il est composé d'une tuyère motrice et d'une tuyère secondaire en trois parties, la partie
convergente, chambre de mélange, partie divergente du diffuseur. L'éjecteur est l'élément où
s'effectue le mélange des deux fluides (primaire et secondaire). C'est aussi un compresseur
statique qui sert à augmenter la pression, donc, c'est un élément moteur de la machine dans
laquelle le fluide moteur aspire le fluide de la boucle frigorifique. La partie active de l'éjecteur
consiste en un système de deux tuyères coaxiales liées par un collecteur d'aspiration.
Le fluide moteur (de débit mg) sous pression est admis à l'entrée de la tuyère primaire, arrivé
dans le collecteur, il entraîne le fluide secondaire (de débit me) issu de l'évaporateur. Les
deux courants fluides pénètrent ensuite dans la seconde tuyère où après mélange, ils sont
comprimés dans le diffuseur jusqu'à la pression du condenseur. Donc un éjecteur est un
dispositif élevant la vitesse d'un fluide dans une section étranglée pour y créer une dépression
et y attirer un autre fluide. La tuyère primaire réalise la conversion de l'enthalpie en énergie
cinétique. Dans le diffuseur l'énergie cinétique du mélange est convertie en énergie de
pression.
A l'entrée du diffuseur, une onde de choc peut naître provoquant, d'une part la diminution de
la vitesse du fluide qui passe brusquement d'une valeur supersonique à une valeur subsonique,
et d'autre part l'intensification brusque du processus de compression du fluide qui se produit
dans le divergent (le fluide est alors fortement comprimé par ce choc) jusqu'à la pression de
sortie de l'éjecteur, c'est-à-dire, jusqu'à celle du condenseur.
Un éjecteur a le grand avantage d'être d'un prix de revient sensiblement inférieur à celui d'une
pompe classique, de ne posséder aucune pièce en mouvement donc d'être d'un entretien quasi
nul, et de bien résister à la corrosion ou aux attaques de gaz agressifs.
Figure I.16Schéma d'un éjecto-compresseur composé de deux tuyères : une motrice ou
primaire et une secondaire.
La machine à éjecto-compresseur est l’objet de cette étude et de plus amples détails vont être
donnés au chapitre II.
CHAPITRE II
Machine frigorifique solaire
à éjecto-compression
Les machines frigorifiques trithermes permettent de produire du froid ou du conditionnement
d’air à partir d’une source d’énergie gratuite telle que l’énergie solaire, par l’intermédiaire de
capteur solaire photo-thermique ou photovoltaïque.
Une machine frigorifique solaire à éjecto-compression n'est d’autre que le couplage entre
deux boucles,l’une solaireet l’autre frigorifique(Figure II.1)qui représente un schéma
simplifiéde cette machine.
Elle est composée d’un capteur solaire thermique dans lequel circuleun fluide caloporteur, un
réservoir de stockage et un système de chauffage d'appoint pour les journées de manque ou
d'absence d’ensoleillement.
Ce sont des échangeurs d’un type particulier qui permettent le captage d’une partie de
l’énergie solaire disponible, la transformer en chaleur et la transmettre à un fluide
caloporteur(eau, air,……etc.). Dans notre cas, on s’intéresseà un capteur à eau(Figure II.2).
Les capteurs solaires sont souvent montés dans une position fixe avec une orientation et une
inclinaison optimisées pour le lieu d’installation et la période de l’année projetée pour le
fonctionnement. Les applications pratiques de ces capteurs couvrent le chauffage domestique,
la production d’eau chaude sanitaire (ECS), le conditionnement d’air, le séchage, etc…
Il existe non seulement plusieurs manières différentes de fournir de l’énergie solaire, mais
également différentes méthodes pour capter l’énergie solaire provenant d’un rayonnement
incident.
Ils transforment l’énergie lumineuse en énergie thermique Un capteur solaire thermique est un
dispositif destiné à absorber le rayonnement solaire et à transmettre la chaleur ainsi produite à
un fluide caloporteur.
La chaleur produite par les capteurs peut ensuite être utilisée pour :
§ Cuisinières solaires
Un capteur plan se compose des éléments suivants : le vitrage, l’absorbeur, l’isolant, le fluide
caloporteur et le boîtier ou support.
Le vitrage (couvercle) :
Le verre laisse passer 84 à 92% du rayonnement solaire (sous incidence normale) selon le
degré de pureté et l’utilité de recouvrir l’absorbeur par une couverture transparente est de
retenir les radiations infrarouges émises par l’absorbeur, tout en laissant passer le maximum
de rayonnement solaire. Le vitrage peut être simple ou double.
L’absorbeur :
C’est une surface parcourue par un réseau de tubulures, revêtue d’une peinture
noire.L’absorbeur a pour rôle de transformer en chaleur le rayonnement qu’il reçoit et de
transmettre cette chaleur au fluide caloporteur. Cette surface noire doit avoir les
caractéristiques suivantes :
Afin de réduire les pertes du capteur et accroître son efficacité, il est préférable de recouvrir la
surface de l’absorbeur d’un revêtement sélectif qui a un facteur d’absorption le plus élevé et
un facteur d’émission le plus faible (Tableau II.1).
L’isolant :
L’isolation joue un rôle très important dans les applications thermiques de l’énergie solaire
non seulement au niveau des absorbeurs, dont il faut limiter les pertes, mais aussi pour
calorifuger les tuyauteries chargées de véhiculer la chaleur.
Le fluide caloporteur :
l’air :gratuit mais possède une faible capacité calorifique comparativement à celle de
l’eau.
l’eau : qui possède les avantages suivants :
Le boîtier :
Il contient les éléments cités précédemment et dont les parois sont tapissées d’une couche
isolante destinée à réduire les pertes de chaleur vers l’arrière et les côtes du capteur, celui-ci
doit être solide et résistant à la corrosion.
Un capteur solaire plan est essentiellement constitué d’une surface absorbante exposée au
rayonnement solaire, qui échange avec un fluide caloporteur, les calories produites par
absorption du rayonnement incident, et émet en s’échauffant un rayonnement thermique de
plus grande longueur d’onde (Loi de Stefan-Boltzmann).
Si cet absorbeur est en contact direct avec l’air environnant, en plus des pertes par
rayonnement, les pertes par convection peuvent être importantes. Il s’établit alors un équilibre
thermique entre l’absorbeur et le milieu ambiant. On capte ainsi peu d’énergie.
Pour réduire les pertes par la face arrière du capteur, l’absorbeur est placé à l’intérieur d’un
coffre dont les parois internes sont recouvertes d’un isolant thermique (laine de verre ou
mousse synthétique, par exemple).
L’isolation thermique de la face avant est réalisée en interposant entre l’absorbeur et l’air, un
matériau opaque au rayonnement thermique, mais transparent au rayonnement solaire.
Les verres et certains matériaux synthétiques sont transparents pour le rayonnement solaire, et
opaque pour le rayonnement infrarouge lointain. Ils sont donc utilisés en tant que couvertures
transparentes des capteurs solaires.
Dans un capteur équipé d’une couverture transparente, le rayonnement thermique émis par
l’absorbeur est absorbé par la couverture transparente qui s’échauffe et rayonne à son tour par
les deux faces. Une certaine quantité du rayonnement se disperse dans le milieu extérieur et
l’autre est réémise vers l’absorbeur qui est à l’origine de l’effet de serre.
Les couvertures ont également pour rôle de limiter les pertes par convection, étant donné que
les échanges thermiques entre deux plaques séparées par une lame d’air immobile, se font
essentiellement par conduction et qu’il est connu que l’air immobile est un bon isolant
thermique.
Cet effet d’isolation croît avec l’épaisseur de la lame d’air séparant les deux surfaces, tant que
le phénomène de transfert reste conductif (2 à 3 cm d’épaisseur). Au–delà, les effets de la
convection naturelle viennent contrarier l’effet recherché.
Une autre méthode pour réduire les pertes du capteur est la réalisation, sur la surface de
l’absorbeur, d’un revêtement sélectif, présentant un coefficient d’absorption le plus élevé
possible pour les longueurs d’onde du spectre solaire (inférieures à 2,5 mm) tout en ayant une
émissivité la plus faible possible dans le domaine de l’infrarouge correspondant au
rayonnement de l’absorbeur (longueurs d’onde supérieures à 2,5 mm).
De tels revêtements sélectifs sont réalisés par dépôt chimique ou par traitement
électrochimique de la surface absorbante
En général, ces capteurs sont vendus en bloc de 1m² ou 2m², et on assemble plusieurs de ces
capteurs pour obtenir les surfaces nécessaires.
II.2.5 Avantages
Prix économique
Fiabilité
Longue durée de vie
Efficacité énergétique
Intégration aux toitures
II.2.6 Inconvénients
Ne convient pas pour les hautes températures
La température interne peut monter très haut lorsqu’il n’y a pas de circulation de
liquide.
II.2.7Étude des performances thermiques d’un capteur solaire plan :
Le rendement des capteurs est limité par des pertes thermiques dues à la réflexion, la
réémission de rayonnement, la convection et la conduction (Figure II.3).
L’énergie thermique disponible à partir d’un capteur solaire est équivalente à l’énergie
incidente diminuée des pertes caractérisées par le coefficient de pertes vers l’avant Ut, vers
Le coefficient des pertes vers l’avant (ou conductance thermique vers l’avant) U t peut être
calculé à partir d’une expression empirique proposée par KLEIN :
1
Ut
N
1
TP,m Ta TP,m
2
Ta2
2N f 1 0,133 a
C P,m a
e
T T h w a 0, 00591 N h w
1
N
v
TP,m N f
II.2
où :
N : nombre de vitres.
a : émissivité de l’absorbeur.
v : émissivité du verre.
Si on désigne par Ub le coefficient des pertes vers l’arrière (ou conductance thermique vers
l’arrière) du capteur, on a :
Ub
L II.3
Le coefficient des pertes latérales (ou conductance thermique vers les côtés latéraux) U e,
rapporté à la surface de captation A peut être estimé par la relation suivante :
Ae
Ue II.4
L A
L' etAe sont respectivement l’épaisseur de l’isolant sur les côtés latéraux et l’aire latérale du
capteur.
U U t U b Ue
U sera donc la conductance thermique globale, somme des trois conductances Ut, Ub et Ue.
Pertes Pertes
optiques thermiques
où :
QU Ti Ta
coll FR ( ) FRU
IC A IC
I
I.7
avec:
1
F U
1 1
W Rb II.8
U D e W D e F D i HFI
où :
W : l’entraxe [m].
W De
th m
2
F
W De
m II.9
2
avec :
Ug
m
a e
Di D
W
e
QU Ti Ta
coll FR ( ) FRU
IC A IC II.10
Le rendement optique FR() est généralement pris égal à 0.8 et Ti=T g+10°C
La vapeur motrice (fluide primaire) provenant d'une buse d'alimentation pénètre dans la
tuyère de détente d'un éjecteur et aspire la vapeur en provenance de l'évaporateur (fluide
secondaire). La première partie de l'éjecteur étant de forme convergente, la vitesse de la
vapeur motrice s'accroît tandis que simultanément sa pression diminue.
Le fluide secondaire se trouve donc entraîné par le fluide primaire, le mélange pénétrant
ensuite dans la partie divergente de l'éjecteur ; là, la vitesse du mélange diminue tandis que la
pression augmente jusqu'à atteindre la pression de condensation. Dans cette installation, le
moto-compresseur est remplacé par l'éjecteur qui va réaliser le processus de compression en
utilisant l'énergie cinétique du fluide moteur pour aspirer, entraîner et comprimer le fluide
secondaire.
Le mélange des fluides comprimés sera envoyé au condenseur, pour la liquéfaction, avec le
dégagement de chaleur pour former le cycle moteur. L'autre partie commence par la détente
dans le détendeur puis traverse l'évaporateur pour s'évaporer en créant l'effet frigorifique. Ce
fluide sera aspiré par le fluide primaire pour être entraîné vers le condenseur, pour clôturer le
cycle secondaire ou frigorifique. Donc les condensats qui se sont formés dans le condenseur
sont renvoyés pour partie au bouilleur de production de vapeur vive par l'intermédiaire d'une
pompe et pour partie vers l'évaporateur.
On remarque que dans ce système, la pompe est le seul appareil qui a des parties en
mouvement. Dans l'appareil à jet de vapeur (ou éjecteur de vapeur), il y a compression
mécanique et l'on peut donc classer ce type de machine dans la catégorie de celles
fonctionnant sur le principe du cycle frigorifique à compression ; mais comme l'énergie (que
l'on pourrait appeler par analogie d'entraînement) utilisée est la chaleur, le cycle idéal de
référence est un cycle double de Carnot.
Figure II.6Principe de fonctionnement de l’éjecteur
Le mélange des deux fluides pénètre dans le condenseur à la pression P C. Le cycle primaire
du système (appelé cycle moteur ou cycle chaud) est ainsi terminé. L'autre partie (me) du
fluide, issue du condenseur, traverse le détendeur où sa pression diminue de PC à PE. Puis, le
liquide va s'évaporer dans l'évaporateur pour être ensuite aspiré par le jet primaire. Le
mélange comprimé retourne au condenseur. Le cycle secondaire (ou cycle froid) est bouclé.
e
m
U II.11
g
m
pc
r II.12
pE
II.13
Où :
. .
En utilisent les débits primaire m g et secondaire m e du frigorigène le COP de la machine
sera donné par l’expression :
m e .h E h E
COP U
g .( h g w P )
m h g w P
II.13
Ou :
pg pc
wP avec l est la masse volumique du fluide frigorigène liquide à la
l
température du condenseur.
Des équations précédentes nous pouvons déduire l’équation qui calcule la surface du
capteur :
Q Qu
COPg E
II.14
Q g WP I c A
= Qu
Q
COPg E
Ic A
II.15
Q
A E
II.16
I c COPg