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ALOUI Meriem

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Mémoire de Master en Génie Civil

THEME

Calcul d’un mur de soutènement en béton armé


sous l’action statique

Proposé et dirigé par: Réalisé par :


me
M N. BAOUCHE Mlle ALOUI Mériem

Soutenu publiquement le 16 octobre 2016 devant le jury:

Président: Mme R. Mitiche Kettab Professeur ENP


Rapporteur: Mme N. Baouche MAA ENP
Examinateurs: Mme D. Cherid MAA ENP
Mr S. Lakehal MAA ENP

ENP 2016
‫ﻣﻠﺧﺹ‪:‬‬ ‫‪U‬‬

‫ﺇﻥ ﺍﻟﻬﺩﻑ ﻣﻥ ﻫﺩﺍ ﺍﻟﻌﻣﻝ ﻫﻭ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺟﺩﺭﺍﻥ ﺍﻻﺳﺗﻧﺎﺩ ﻣﻥ ﺍﻟﺧﺭﺳﺎﻧﺔ ﺍﻟﻣﺳﻠﺣﺔ ﻭﻫﻲ ﻓﻲ ﻁﻭﺭ ﺍﻹﻧﺟﺎﺯ ﺑﺎﻟﺟﺯﺍﺋﺭ ﺍﻟﻌﺎﺻﻣﺔ ﺍﻟﻣﺻﻧﻔﺔ ﻛﻣﻧﻁﻘﺔ‬
‫ﺫﺍﺕ ﻧﺷﺎﻁ ﺯﻟﺯﺍﻟﻲ ﻗﻭﻱ‪.‬‬
‫ﻗﺩ ﺗﻡ ﺗﺻﻣﻳﻡ ﻭﻓﻕ ﻟﻘﻭﺍﻧﻳﻥ ﻭﻣﻌﺎﻳﻳﺭ ﺍﻟﺑﻧﺎء ﺍﻟﺳﺭﻳﺔ ﺍﻟﻣﻔﻌﻭﻝ ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭ)‪.(CBA93,BAEL91‬‬

‫ﻛﻠﻣﺎﺕ ﺍﻟﻣﻔﺎﺗﻳﺢ‬
‫ﺟﺩﺭﺍﻥ ﺍﻹﺳﺗﻧﺎﺩ‪ ،‬ﺧﺭﺳﺎﻧﺔ ﻣﺳﻠﺣﺔ‪ ،‬ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﻟﺳﻛﻭﻧﻳﺔ‪.‬‬
Remerciements

Au terme de ce modeste travail, je tiens à exprimer ma profonde et mes vifs


remerciements, d’abord à ALLAH pour m’avoir donné la force et la patience pour
mener à terme ce travail, et ensuite aux personnes suivantes :

Mon grande père et Mes parents, pour leurs encouragements et leur


soutien durant toutes nos études.

Ma promotrice, Mme BAOUCHE, pour sa disponibilité et pour l’aide précieuse qu’elle


m’a offert afin de mener à bien cette modeste étude.

Mr SAHRAOUI ,pour avoir accepté de contribuer à la concrétisation de ce projet.

A tous les enseignants du département du génie civil.

Aux membres du jury, pour avoir accepté d’examiner ce travail.

Meriem
Table des matières

Table des matières

Résume
Remerciement
Table des matières
Liste des figures

Introduction générale
Introduction …………………………………………..……………………………………………………….……………………………….………7

Chapitre 1 : Généralité sur les murs de soutènement


1.1 Introduction …………………………………………………………………………………….……………………………….………8
1.2 Mur Poids ………………………………………………………….…………………………………………………………..…………8
1.3 Mur en Béton Armé …………………………….…………………………………………………………………………………10
1.4 Le choix des murs de soutènement…………………………………………………………………………..…………….…11

Chapitre 2 : Principe de Calcul d’un mur de soutènement en bêton armée


2.1 Introduction ……………………………………………………………………………………………………..…….…14
2.2 Calcul de stabilité du mur …………………………………………………………………………………….………14
2.3 Calcul du rideau…………………………………………………………………………………………...………………16
2.4 Calcul du la semelle ……………..……………………………………………………………………………..….…16

Chapitre 3 : application numérique


3.1 Données……………………………………………………………..………………………………………………………19
3.2 Calcul de mur ……………………………………………………………………………………………………………..19

Chapitre 4 : Conclusion générale


Conclusion générale …………………………………………………………………………………………………………26

Bibliographie …………………………………………………………………………………………………………27

Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil


Liste des figures

Liste des figures

Chapitre 1 : Introduction générale


Figure 1.1. Mur poids en béton ……………………………………………………………………….…………………………8
Figure 1.2. Mur poids constitué d’éléments préfabriqués .…………………………………………………………8
Figure 1.3. Morphologie d’un mur en maçonnerie……………………………………………………………………10
Figure 1.4. Morphologie d’un mur en béton armé encastré sur semelle .…………………………………11

Chapitre 2 : Principe de Calcul d’un mur de soutènement en bêton armée


Figure 2.1. Mur de soutènement en béton armé ………………………………………………………………….…14
Figure 2.2. Détermination de la poussée Q …….……………………………….…………………………………….…14
Figure 2.3.Forces agissantes sur un mur ……………………………….……………………………………….…………16

Chapitre 3 : applicationnumérique
Figure 3.1. Description du mur…………………………………………………………………………………………………19
Figure 3.2.Ferraillage du mur ……….…………………………………………………………………………………………24

Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil


INTRODUCTION GENERALE
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1

INTRODUCTION GENERALE

Introduction
Le rôle des ouvrages de soutènement est de retenir les massifs de terre. Ils sont conçus pour
créer une dénivelée entre les terres situées à l'amont de l'ouvrage, c’est-à-dire soutenues
par celui-ci, et les terres situées à l'aval. Cette dénivelée peut être réalisée en procédant à la
mise en place de remblais derrière l'ouvrage ou par extraction des terres devant celui-ci. En
pratique, il est assez fréquent que l'on ait à procéder à la fois à un apport de remblai derrière
l'ouvrage et à une extraction de terre devant celui-ci. Il existe de nombreux types d'ouvrages
de soutènement, qui ont été conçus pour répondre aux situations les plus diverses.

7
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1

I. Généralités sur les murs de soutènement

1.1. Introduction
II existe de nombreux types d'ouvrages de soutènement, conçus pour répondre aux
situations les plus diverses, et qui peuvent être classés dans deux grandes familles, à savoir :
- les murs poids,
- et les murs en béton armé
Ces ouvrages se différencient les uns des autres essentiellement par :
- leur morphologie (ouvrages massifs, ouvrages en béton armé,...)
- leur mode de fonctionnement et les méthodes de dimensionnement dont ils
relèvent
- les matériaux qui les constituent (maçonnerie, béton armé ou non, aciers
ordinaires ou aciers pour précontrainte, ...)
- leur mode d'exécution, qui peut être très différent suivant le type d'ouvrage
concerné
- leur domaine d'emploi privilégié, qui dépend naturellement de nombreux
facteurs (ouvrage en remblai ou en déblai, conditions particulières de site :
terrestre, urbain, aquatique, montagneux, instable, ..., conditions particulières de
sol, d'environnement,...).

1.2. Murs poids


Ces murs peuvent être réalisés, soit :
- en béton,
- en pierre sèches ou maçonnerie,
- en éléments préfabriqués (caissons, cellules fleuries,…)
- etc.

Figure 1.1. Mur poids en béton

8
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1

Figure 1.2. Mur poids constitué d’éléments préfabriqués

Les murs de soutènement de type « poids » peuvent être réalisés en place, auquel cas ils
sont généralement rigides et constitués de maçonnerie de pierres jointoyées ou de béton
non armé, voire éventuellement de béton cyclopéen (blocs de pierre ou moellons noyés
dans du béton). Ces types de murs, relativement étanches, sont en principe pourvus d'un
dispositif de drainage lorsqu'ils ne sont pas destinés à maintenir le niveau d'eau dans les
terres soutenues (cas quasi général).

Les murs poids peuvent être aussi constitués d'un assemblage de pierres sèches, de gabions
(gabions de treillage métallique ou même synthétique) ou d'éléments préfabriqués, en
béton armé ou non (blocs, caissons ou «boîtes» remplis de terre, poutres, ...), auquel cas ils
sont souvent moins rigides, voire relativement souples pour certains d'entre eux.

La maçonnerie est un assemblage de blocs rigides (pierres, moellons, briques.. .), parfois
sans liaison (mur en maçonnerie de pierres sèches), mais souvent reliés par des joints de
mortier en plus ou moins bon état de conservation (mur en maçonnerie jointoyée) . C'est un
matériau composite qui a une bonne résistance à la compression mais une faible résistance
à la traction. En outre, les appareillages en maçonnerie ont une assez bonne capacité à se
déformer sans rompre

Les murs poids représentent un type de soutènement parmi les plus courants, les plus
classiques et les plus anciens. La fonction de soutènement est assurée par le poids propre du
mur qui équilibre la poussée des terres du massif soutenu, en imposant de fortes contraintes
au massif d'assise de fondation.

En éléments préfabriqués (caissons, cellules fleuries,…), les ouvrages cellulaires sont très
variés et le type le plus ancien est le mur caisson en éléments préfabriqués. Dans les travaux

9
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1

maritimes, par exemple, on utilise pour la construction des quais de grands batardeaux
cellulaires en palplanches métalliques ou de grands caissons en béton armé. Dans un
ouvrage cellulaire, la cellule est remplie de sol et l’ensemble forme un ouvrage qui peut être,
dans certains cas, très souple.

Figure 1.3. Morphologie d’un mur en maçonnerie

1. Domaine d'emploi
Les murs poids sont généralement employés comme ouvrage en déblai sur un site terrestre
hors nappe.

2. Difficulté de réalisation
Les murs poids sont facilement réalisables, et présentent unebonne intégration dans le site.

3. Nature du sol
Ces murs peuvent être réalisés sur des sols moyens à bons.

1.3 Murs en béton armé


Les murs de soutènement en béton armé, également appelés murs cantilever, sont très
couramment employés. Ils sont constitués d'un voile en béton armé encastré sur une
semelle de fondation, en béton armé également et généralement horizontale. Celle-ci
comprend le patin, situé à l'avant du voile, et le talon, situé à l’arrière.

La semelle peut être pourvue d'une bêche pour améliorer la stabilité de l'ouvrage au
glissement. C'est le cas notamment lorsque la bonne résistance du sol de fondation et/ou
des problèmes d'emprise permettent ou imposent une semelle de largeur plus faible.

Le mur en béton armé qui, doté d’une base élargie et encastrée à la partie supérieure du sol
de fondation, fonctionne en faisant participer à l’action de soutènement une partie du poids

10
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1

du remblai. Un mur cantilever peut d’ailleurs être considéré comme un ouvrage poids si l’on
y inclut le poids du remblai compris entre le mur et la verticale I passant par l’extrémité
arrière de la semelle.

Les murs cantilevers en béton armé sont également des ouvrages rigides. La figure 1.4
représente la morphologie d’un mur de soutènement en béton armé.

Figure 1.4. Morphologie d’un mur en béton armé encastré sur semelle

1. Domaine d'emploi
Les murs en béton armé sont très probablement les types d'ouvrages de soutènement les
plus couramment employés.
Ils sont bien adaptés pour la réalisation d'ouvrages en remblai comme en déblai, en site
terrestre hors d'eau. L'exécution d'ouvrages en déblai peut nécessiter toutefois des emprises
importantes ou la réalisation d'ouvrages de soutènement provisoires.

2. Difficulté de réalisation
Les murs de soutènement en béton armé sont les plus couramment employés et réalisés par
un grand nombre d'entreprises de bâtiments et de travaux publiques.

3. Nature du sol
Ces murs peuvent être réalisés sur un sol moyen à bon, susceptible de faibles tassements (quelques
centimètres au plus).

1.3. Choix d’un mur de soutènement


Le choix d’un ouvrage de soutènement dépend de plusieurs paramètres dont les plus
importants sont :
- l’implantation (en remblai, en déblai),
- le site (aquatique ou terrestre), urbanisé ou non, relief,

11
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1

- la nature du sol de fondation (caractéristiques mécaniques, hydrologie),


- les contraintes d’intégration dans l’environnement (nuisance, traitement
architectural),
- le coût global,
- le mode de réalisation (entreprise locale, nationale, étrangère)
- les matériaux (disponibilité, prix, emplacement…)

12
PRINCIPE DE CALCUL DES MURS EN BETON
ARME
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2

ll. PRINCIPE DE CALCUL DES MURS EN BETON ARME

2.1. Introduction
Dans la conception des murs de soutènement en béton armé, la terre est retenue par un
voile vertical dont l’équilibre est assuré par une semelle qui se prolonge sous le remblai (Fig
2.1). A

O B

Figure 2.1. Mur de soutènement en béton armé

La part la plus sollicitée de l’ouvrage se situe à l’encastrement du voile dans la semelle, il se


développe là des moments fléchissant importants.

Le calcul se fait pour une tranche comprise entre deux plans verticaux perpendiculaires au
mur et distants de 1 mètre.

2.2. Calcul de la stabilité du mur


Pour calculer la stabilité d’un mur de soutènement en béton armé, on procède comme ce
qui suit :
a) Calcul des forces agissantes
On commence par déterminer les forces agissantes, c’est-à-dire la poussée des terres et
celle due à la surcharge sur le remblai, les charges verticales (poids du mur, du remblai et
des surcharges) et les réactions du sol.

b) Calcul des poussées


U

La poussée des terres et celle due à la surcharge se calcule à l’aide des formules démontrées
dans les cours de mécanique des sols.

Soit Q la résultante de ces poussées et r la distance de cette résultante à la partie inférieure


de la semelle (Fig. 2.2).

Figure 2.2. Détermination de la poussée Q

14
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2

c) Calcul des charges verticales


Le calcul se fait en déterminant pour un mètre de longueur du mur :
- le poids du rideau,
- le poids de la semelle,
- le poids du remblai supporté par la semelle,
- le poids des surcharges sur le remblai.

Soit P la résultante des charges verticales et s la distance de P au milieu G de la semelle.

d) Calcul de la réaction du sol


U

Le moment par rapport au centre de gravité G de la semelle est égal, en valeur absolue, à :
M = Qr — Ps (*)

(*) Si P était à gauche de G, alors M = Qr + Ps

Les contraintes en A et B sont données par la formule générale :

N Mϑ
σ= ±
A I
Où :
A = surface = ba
I = moment d’inertie=ba3/12
P P

v = a/2

En prenant pour unités le Newton et le millimètre, nous aurons :

N 6M
σ= ±
1000 a 1000 a2

Dans cette formule, σ est exprimée en MPa, N en Newtons, M en Newtons- millimètres et a


en millimètres.

e) Vérification de la stabilité du mur


U

On vérifiera alors successivement :

1) Que le mur ne peut pas se renverser autour de l’arête A.


En prenant les moments par rapport à A, nous obtenons :
- Moment de renversement : Mr = Qr
a a
- Moment stabilisateur : M s = P ( + s) ou bien M s = P( - s) si P à gauche de G .
2 2
R R R R

Nous devons avoir :


Ms
>2
Mr

2) Que la contrainte maximale sur le sol de fondation est admissible, c’est-à-dire que
l’on a :
N 6M
σ𝐴 = ±
1000a 2<Contrainte permise par la résistance du sol
1000a

15
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2

3) Que le mur ne peut pas glisser sur sa fondation, c’est-à-dire que l’on a :
Q
< 𝑓(f Coefficient de frottement béton sur terre)
P

2.3. Calcul du rideau


Le rideau est considéré comme une console encastrée sur la semelle et soumise à une
charge triangulaire (Fig. 2.2a).

Le moment en un point quelconque est donné par :

Q(h − x)3
MX =
3 h2

Le diagramme des moments est représenté sur la figure 2.2b. Le moment maximal a pour
valeur :
Qℎ2
Mmax =
3

Connaissant le moment dans une section quelconque, les armatures sont déterminées par
les méthodes vues durant les cours de béton armé.

2.4. Calcul de la semelle


La semelle est soumise, pour une tranche de 1 m, à :
- son poids propre, aux poids du rideau, du remblai, des surcharges éventuelles sur
le remblai. Soit P la résultante de ces forces (Fig. 2.3).

Figure 2.3. Forces agissantes sur un mur

16
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2

- Aux réactions du sol. Soit F leur résultante appliquée à x de A.

Si nous exprimons les contraintes en MPa, les forces en Newtons, les moments en Newtons-
millimètres et les distances en millimètres, nous avons :

𝜎𝐴 + 𝜎𝐵
𝐹= × 1000𝑎
2

F passe par le centre de gravité du trapèze ABA'B', donc à une distance x du point A donnée
par :

σA + 2σB a
𝑥= ×
σA + σB 3

Le moment en A à pour valeur :


a
MA = Fx − P( + 𝑠)
2

En remplacent F et x par leur valeurs respectives, il vient :


a2 𝑎
MA = 1000 (σA + 2σB ) − 𝑃( + 𝑠)
6 2

17
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
APPLICATION NUMERIQUE
Application numérique Chapitre 3

lll. APPLICATION NUMERIQUE

3.1. Données
Le mur de soutènement que nous allons étudier est représenté sur la figure 3.1. C’est un
mur en béton armé. Les données le concernant sont :
- Résistance admissible du sol de fondation : 0,20 MPa
- Poids spécifique des terres : ∆ = 16 000 N/m3
- Angle du talus naturel : φ = 35°
- Coefficient de frottement : 𝑓 = 0,35
- Surcharge éventuelle sur le remblai : q = 5kN

Les matériaux constituant le mur ont les caractéristiques suivantes :


- Béton : f c25 = 25 MPa σ ���b =14,2 MPa f t28 = 2,10 MPa
- Armatures : Aciers Fe E 400, y s = 1,15.
- La fissuration est considérée comme étant préjudiciable.

Figure 3.1. Description du mur

3.2. Calcul du mur


Le mur est calculé aux états limites ultimes

3.2.1. Etats limites ultimes


Le calcul se fait pour une tranche de 1 mètre. Les forces agissant sur cette tranche sont :

1) Poussée des terres


Le calcul de la force de poussée se fait par application de la méthode de Coulomb. Soit :
𝑄 = 1/2ka Ah2

Avec :
ka = coefficient de pression

19
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3

π
ka = tan2 ( − φ/2)
4
180
ka = tan2 ( − 35/2) = 0.270
4

Ce qui donne :

0,270 𝑥 16 000 𝑥 32
Q= = 19 440 N
2
La force Q est appliquée h/3 = 3/3 =1 m au-dessus de A.

2) Poussée due à la surcharge


Q1 = ka hq = 0,270 x 5 000 x 3 = 4 050N

Cette force est appliquée à h/2= 1.5 m au-dessus de A.

3) Charges verticales
Pour le calcul des charges verticales, nous négligeons le poids de la nervure de raidissement
et celui de la bêche.
Nous obtenons donc :
0.1+0.2
- Poids du rideau : Pr = x 2,80 x 25 000 = 10 500 N
2

- Poids de la semelle : Ps = 1,70 x 0,20 x 25 000 = 8500 N

- Poids des terres sur la semelle : Pt =2,80 x 1,50 x 16 000 = 67 200 N

- Surcharge sur le remblai : P1 = 1,30 x 5 000 = 6 500 N

La charge verticale totale est donc :


P = Pr + Ps + Pt + P1 = 𝟗𝟐𝟕𝟎𝟎 𝐍

4) Moments des différentes forces par rapport àA

Qh
MQ = = 19440 ∗ 1 = 19440kN
3

Q1 h
MQ1 = = 4050 ∗ 1.5 = 6075kN
2

a a − 0.2
MP = Pr ∗ 0.12 + Ps ∗ + Pt ∗ ( + 0.2) = 72325kN
2 2

(0.12 représente la distance du centre de gravité du trapèze, constitué par le rideau, au


point A).

20
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3

1.3
MP1 = P1 � + 0.4� = 6825kN
2

Remarque
La poussée des terres est une action permanente. Elle doit donc être affectée du coefficient
1.35, tandis que la surcharge sur le remblai est une action variable à laquelle doit être
appliquée le coefficient 1.50. Néanmoins ces coefficients ne sont pas à prendre en
considération lorsqu’ils agissent dans un sens favorable pour l’effet étudié.

Si :
Moment de renversement = Mr
Moment stabilisateur = M s

a) Nous avons lorsque la surcharge n’existe pas sur le remblai

Ms M P 72325
= 1.35M = = 2.75 > 2 → Condition vérifiée
Mr Q 1.35∗19440

Forces horizontales 1.35Q 1.35∗19440


= = = 0.30 < 𝑓 = 0.35→ Vérifiée
Forces verticales P 86200

Calcul de s :
La résultante des forces verticales passe à 𝑥 du point A
MP 72325
𝑥= = = 0.84 m
P 86200
a
𝑠 = − 𝑥 = 0.85 − 0.84 = 0.01 m
2

Cette résultante P passe donc à 0.01m du milieu G de la semelle. D’où :


M g = 1,35 x Q xh/3 + 1,35 x Px S = 1,35 x 19 440 x 1 + 1,35 x 86200 x 0.01 =27408 Nm

Remarque :
Si le point de passage de la résultante P s’était trouvé à droite de G, cette résultante aurait
présenté un effet favorable pour le calcul de M.
Dans ce cas il n’y aurait pas eu lieu de considérer le coefficient 1,35.

Effort normal
N = 1.35 P=1,35 x 86 200 = 116370 N

Moment fléchissement
M g = 27408 Nm et a = 1,70 m

Sachant que :
N 6M
σA = +
1000a 1000a2

N 6M
σB = −
1000a 1000a2

21
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3

Soit :
σA = 0.124 MPa
σB = 0.011 MPa

b) Nous avons lorsque la surcharge existe sur le remblai :

Ms M +M 72325+6825
= 1.35MP +1.5M
P1
= = 2.23 > 2 → Condition vérifiée
Mr Q Q1 1.35∗19440+1.5∗6075

Forces horizontales 1.35Q+1.5Q1 1.35∗19440+1.5∗4050


= = = 0.35 < 𝑓 = 0.35 → Vérifiée
Forces verticales P+P1 92700

Calcul de 𝑥 :
La résultante des forces verticales passe à 𝑥 du point A
MP + MP1 72325 + 6825
𝑥= = = 0.85 m
P + P1 92700
a
𝑠 = − 𝑥 = 0.85 − 0.85 = 0 m
2

Cette résultante passe donc par le centre de gravité de la semelle. D’où :


M g = 1.35MQ + 1.5MQ1 = 1,35x 19 440 + 1,50 x 6 075 = 35 356 Nm

(Pour la résultante des forces verticales le bras de levier est nul).

Effort normal
N = 1.35 P+1.5 𝑃1 =1,35 x 86 200 + 1,50 x 6 500 = 126 120 N

Moment fléchissement
M g = 1.35 x 19 440 + 1.50 x 6 075 = 35 356 Nm et a = 1,70 m

Sachant que :
N 6M
σA = +
1000a 1000a2
N 6M
σB = −
1000a 1000a2

Soit :
σA = 0.148 MPa
σB = 0.001MPa

5) Calcul du ferraillage

5.1) Rideau
Pour la détermination des armatures du rideau, nous étudierons la section d’encastrement
du rideau sur la semelle, c’est-à-dire la section située à 2,80 m au- dessous du sommet du
mur. Nous avons

22
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3

1
Q = 1/2k a Ah2 = ∗ 0.270 ∗ 2.82 = 16934 N
2
Q1 = ka hq = 0,270 x 5 000 x 2.8 = 3780 N
Qh Q1 h 2.8 2.8
M= + = 1.35 x 16934 ∗ + 1.5 x 3780 ∗ = 29275 Nm
3 2 3 2

Le calcul du ferraillage se fait conformément aux normes en vigueur en Algérie (BAEL91, CBA
93), soit :

M 29275
μ= = = 0.067 < 𝜇𝑙 = 0.187
bd²fbu 100 ∗ 17.5² ∗ 14.2

𝛼 = 1.25(1 − �1 − 2𝜇)

0.8 ∗ α ∗ d ∗ b ∗ fbu
𝐴𝑆 = = 4.98 cm2
fsu

Effort tranchant maximal :


Vu max= 1,35 x 16 934 + 1,50 + 3 780 = 28 531
Vu max
τu = = 0.16 MPa < 0.05fc28 = 1.25MPa
b×d

Il n’est donc pas nécessaire de prévoir d’armatures transversales.

5.2) Semelle
Pour le ferraillage de la semelle, étant donné que dans la section située au droit du rideau le
moment d’encastrement a également pour valeur M = 29 275 Nm, et que l’épaisseur de la
semelle est la même que celle du rideau, les armatures longitudinales seront les mêmes que
celles déterminées précédemment, c’est-à-dire, 4.98 cm2.

6) Ferraillage du mur

6.1) Choix des sections et dispositions constructives


Compte tenu des résultats précédents, les armatures du mur de soutènement seront
réparties comme ce qui suit :
- Pour le rideau, 1 ∅ 10 tous les 14 cm = 5,61 cm2. Une armature sur deux sera
arrêtée à mi-hauteur du mur. Les armatures de répartition seront constituées par
3 ∅ 8 par mètre sur la moitié inférieure du rideau et 3 ∅ 6 sur la moitié supé-
rieure.

- Pour la semelle, 1∅ 10 tous les 14 cm = 5,61 cm2 ; les armatures de répartition


seront constituées par 3 ∅ 8 par mètre.

23
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3

- La bêche qui, dans le cas envisagé, n’a pas à être étudiée sera armée de 2∅ 10 à
la partie supérieure et de 2 ∅ 10 à la partie inférieure. Les cadres en ∅ 6, seront
espacés de 25 cm.

- La nervure de raidissement, qui ne se calcule pas, sera armée de 4 ∅ 6 et de


cadres en ∅ 6, espacés de 25 çm.

6.2) Ancrage des barres


La longueur de la partie ancrée, mesurée hors crochets, est égale à 16 ∅pour les aciers de
nuance Fe E 400, soit dans le cas envisagé, avec ∅ = 10 mm = 1 cm, une longueur d’ancrage
de 16 cm.

6.3) Schéma du ferraillage


Le schéma du ferraillage est représenté sur la figure 3.2.

Figure3.2. Ferraillage du mur

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CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale Chapitre 4

lV. CONCLUSION GENERALE

Ce projet fût une expérience très enrichissante, puisqu’il m’a permis de mettre en
application directe plusieurs cours enseignés au Département du Génie Civil de l’Ecole
Nationale Polytechnique, dont notamment les cours de :
- béton armé.
- la mécanique des sols.

La recherche bibliographique effectuée tout au long de ce travail m’a apportée un nouvel


enseignement très profitable et fructueux

Après les Généralités sur les murs de soutènement et les hypothèses de calcul d’un
mur de soutènement en bêton armée , j’ai calculé le ferraillage du mur . Durant l’étude de
ce projet , l’utilisation, l’exploitation des normes en vigueur en Algérie (BAEL91, CBA 93) m’a
permis comprendre beaucoup de phénomènes.

J’ai énormément appris durant cette étude. C’est une expérience qui va me
permettre d’intégrer le monde professionnel avec beaucoup de confiance. Cet apprentissage
et cette confiance ne sont que le fruit des connaissances théoriques et pratiques acquises
durant mon cursus universitaire à l’Ecole Nationale Polytechnique.

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Bibliographie

Règlements
Règles de Calcul de Béton Armé Aux Etats Limites BAEL1991, BAEL2005
Règles de Conception et de Calcul des Structures en Béton Armé CBA 93

Livres
Cours de Mécanique des sols appliquée, M. BIETH Emmanuel ,STERA ,1998 ,51
Calcul des ouvrages en béton armé , M. Belazougui, MODULO, 1997, 158

Cours
Béton armé……………………………………………………R. BOUTEMEUR
Structures en béton ……………………………...……………N.BAOUCHE
Mécanique des sols………………………………………… S. BELKACEMI

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