ALOUI Meriem
ALOUI Meriem
THEME
ENP 2016
ﻣﻠﺧﺹ: U
ﺇﻥ ﺍﻟﻬﺩﻑ ﻣﻥ ﻫﺩﺍ ﺍﻟﻌﻣﻝ ﻫﻭ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺟﺩﺭﺍﻥ ﺍﻻﺳﺗﻧﺎﺩ ﻣﻥ ﺍﻟﺧﺭﺳﺎﻧﺔ ﺍﻟﻣﺳﻠﺣﺔ ﻭﻫﻲ ﻓﻲ ﻁﻭﺭ ﺍﻹﻧﺟﺎﺯ ﺑﺎﻟﺟﺯﺍﺋﺭ ﺍﻟﻌﺎﺻﻣﺔ ﺍﻟﻣﺻﻧﻔﺔ ﻛﻣﻧﻁﻘﺔ
ﺫﺍﺕ ﻧﺷﺎﻁ ﺯﻟﺯﺍﻟﻲ ﻗﻭﻱ.
ﻗﺩ ﺗﻡ ﺗﺻﻣﻳﻡ ﻭﻓﻕ ﻟﻘﻭﺍﻧﻳﻥ ﻭﻣﻌﺎﻳﻳﺭ ﺍﻟﺑﻧﺎء ﺍﻟﺳﺭﻳﺔ ﺍﻟﻣﻔﻌﻭﻝ ﺑﻬﺎ ﻓﻲ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭ).(CBA93,BAEL91
ﻛﻠﻣﺎﺕ ﺍﻟﻣﻔﺎﺗﻳﺢ
ﺟﺩﺭﺍﻥ ﺍﻹﺳﺗﻧﺎﺩ ،ﺧﺭﺳﺎﻧﺔ ﻣﺳﻠﺣﺔ ،ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﻟﺳﻛﻭﻧﻳﺔ.
Remerciements
Meriem
Table des matières
Résume
Remerciement
Table des matières
Liste des figures
Introduction générale
Introduction …………………………………………..……………………………………………………….……………………………….………7
Bibliographie …………………………………………………………………………………………………………27
Chapitre 3 : applicationnumérique
Figure 3.1. Description du mur…………………………………………………………………………………………………19
Figure 3.2.Ferraillage du mur ……….…………………………………………………………………………………………24
INTRODUCTION GENERALE
Introduction
Le rôle des ouvrages de soutènement est de retenir les massifs de terre. Ils sont conçus pour
créer une dénivelée entre les terres situées à l'amont de l'ouvrage, c’est-à-dire soutenues
par celui-ci, et les terres situées à l'aval. Cette dénivelée peut être réalisée en procédant à la
mise en place de remblais derrière l'ouvrage ou par extraction des terres devant celui-ci. En
pratique, il est assez fréquent que l'on ait à procéder à la fois à un apport de remblai derrière
l'ouvrage et à une extraction de terre devant celui-ci. Il existe de nombreux types d'ouvrages
de soutènement, qui ont été conçus pour répondre aux situations les plus diverses.
7
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1
1.1. Introduction
II existe de nombreux types d'ouvrages de soutènement, conçus pour répondre aux
situations les plus diverses, et qui peuvent être classés dans deux grandes familles, à savoir :
- les murs poids,
- et les murs en béton armé
Ces ouvrages se différencient les uns des autres essentiellement par :
- leur morphologie (ouvrages massifs, ouvrages en béton armé,...)
- leur mode de fonctionnement et les méthodes de dimensionnement dont ils
relèvent
- les matériaux qui les constituent (maçonnerie, béton armé ou non, aciers
ordinaires ou aciers pour précontrainte, ...)
- leur mode d'exécution, qui peut être très différent suivant le type d'ouvrage
concerné
- leur domaine d'emploi privilégié, qui dépend naturellement de nombreux
facteurs (ouvrage en remblai ou en déblai, conditions particulières de site :
terrestre, urbain, aquatique, montagneux, instable, ..., conditions particulières de
sol, d'environnement,...).
8
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1
Les murs de soutènement de type « poids » peuvent être réalisés en place, auquel cas ils
sont généralement rigides et constitués de maçonnerie de pierres jointoyées ou de béton
non armé, voire éventuellement de béton cyclopéen (blocs de pierre ou moellons noyés
dans du béton). Ces types de murs, relativement étanches, sont en principe pourvus d'un
dispositif de drainage lorsqu'ils ne sont pas destinés à maintenir le niveau d'eau dans les
terres soutenues (cas quasi général).
Les murs poids peuvent être aussi constitués d'un assemblage de pierres sèches, de gabions
(gabions de treillage métallique ou même synthétique) ou d'éléments préfabriqués, en
béton armé ou non (blocs, caissons ou «boîtes» remplis de terre, poutres, ...), auquel cas ils
sont souvent moins rigides, voire relativement souples pour certains d'entre eux.
La maçonnerie est un assemblage de blocs rigides (pierres, moellons, briques.. .), parfois
sans liaison (mur en maçonnerie de pierres sèches), mais souvent reliés par des joints de
mortier en plus ou moins bon état de conservation (mur en maçonnerie jointoyée) . C'est un
matériau composite qui a une bonne résistance à la compression mais une faible résistance
à la traction. En outre, les appareillages en maçonnerie ont une assez bonne capacité à se
déformer sans rompre
Les murs poids représentent un type de soutènement parmi les plus courants, les plus
classiques et les plus anciens. La fonction de soutènement est assurée par le poids propre du
mur qui équilibre la poussée des terres du massif soutenu, en imposant de fortes contraintes
au massif d'assise de fondation.
En éléments préfabriqués (caissons, cellules fleuries,…), les ouvrages cellulaires sont très
variés et le type le plus ancien est le mur caisson en éléments préfabriqués. Dans les travaux
9
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1
maritimes, par exemple, on utilise pour la construction des quais de grands batardeaux
cellulaires en palplanches métalliques ou de grands caissons en béton armé. Dans un
ouvrage cellulaire, la cellule est remplie de sol et l’ensemble forme un ouvrage qui peut être,
dans certains cas, très souple.
1. Domaine d'emploi
Les murs poids sont généralement employés comme ouvrage en déblai sur un site terrestre
hors nappe.
2. Difficulté de réalisation
Les murs poids sont facilement réalisables, et présentent unebonne intégration dans le site.
3. Nature du sol
Ces murs peuvent être réalisés sur des sols moyens à bons.
La semelle peut être pourvue d'une bêche pour améliorer la stabilité de l'ouvrage au
glissement. C'est le cas notamment lorsque la bonne résistance du sol de fondation et/ou
des problèmes d'emprise permettent ou imposent une semelle de largeur plus faible.
Le mur en béton armé qui, doté d’une base élargie et encastrée à la partie supérieure du sol
de fondation, fonctionne en faisant participer à l’action de soutènement une partie du poids
10
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1
du remblai. Un mur cantilever peut d’ailleurs être considéré comme un ouvrage poids si l’on
y inclut le poids du remblai compris entre le mur et la verticale I passant par l’extrémité
arrière de la semelle.
Les murs cantilevers en béton armé sont également des ouvrages rigides. La figure 1.4
représente la morphologie d’un mur de soutènement en béton armé.
Figure 1.4. Morphologie d’un mur en béton armé encastré sur semelle
1. Domaine d'emploi
Les murs en béton armé sont très probablement les types d'ouvrages de soutènement les
plus couramment employés.
Ils sont bien adaptés pour la réalisation d'ouvrages en remblai comme en déblai, en site
terrestre hors d'eau. L'exécution d'ouvrages en déblai peut nécessiter toutefois des emprises
importantes ou la réalisation d'ouvrages de soutènement provisoires.
2. Difficulté de réalisation
Les murs de soutènement en béton armé sont les plus couramment employés et réalisés par
un grand nombre d'entreprises de bâtiments et de travaux publiques.
3. Nature du sol
Ces murs peuvent être réalisés sur un sol moyen à bon, susceptible de faibles tassements (quelques
centimètres au plus).
11
Généralités sur les murs de soutènement Chapitre 1
12
PRINCIPE DE CALCUL DES MURS EN BETON
ARME
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2
2.1. Introduction
Dans la conception des murs de soutènement en béton armé, la terre est retenue par un
voile vertical dont l’équilibre est assuré par une semelle qui se prolonge sous le remblai (Fig
2.1). A
O B
Le calcul se fait pour une tranche comprise entre deux plans verticaux perpendiculaires au
mur et distants de 1 mètre.
La poussée des terres et celle due à la surcharge se calcule à l’aide des formules démontrées
dans les cours de mécanique des sols.
14
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2
Le moment par rapport au centre de gravité G de la semelle est égal, en valeur absolue, à :
M = Qr — Ps (*)
N Mϑ
σ= ±
A I
Où :
A = surface = ba
I = moment d’inertie=ba3/12
P P
v = a/2
N 6M
σ= ±
1000 a 1000 a2
2) Que la contrainte maximale sur le sol de fondation est admissible, c’est-à-dire que
l’on a :
N 6M
σ𝐴 = ±
1000a 2<Contrainte permise par la résistance du sol
1000a
15
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2
3) Que le mur ne peut pas glisser sur sa fondation, c’est-à-dire que l’on a :
Q
< 𝑓(f Coefficient de frottement béton sur terre)
P
Q(h − x)3
MX =
3 h2
Le diagramme des moments est représenté sur la figure 2.2b. Le moment maximal a pour
valeur :
Qℎ2
Mmax =
3
Connaissant le moment dans une section quelconque, les armatures sont déterminées par
les méthodes vues durant les cours de béton armé.
16
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Principe de calcul des murs en béton armeChapitre 2
Si nous exprimons les contraintes en MPa, les forces en Newtons, les moments en Newtons-
millimètres et les distances en millimètres, nous avons :
𝜎𝐴 + 𝜎𝐵
𝐹= × 1000𝑎
2
F passe par le centre de gravité du trapèze ABA'B', donc à une distance x du point A donnée
par :
σA + 2σB a
𝑥= ×
σA + σB 3
17
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
APPLICATION NUMERIQUE
Application numérique Chapitre 3
3.1. Données
Le mur de soutènement que nous allons étudier est représenté sur la figure 3.1. C’est un
mur en béton armé. Les données le concernant sont :
- Résistance admissible du sol de fondation : 0,20 MPa
- Poids spécifique des terres : ∆ = 16 000 N/m3
- Angle du talus naturel : φ = 35°
- Coefficient de frottement : 𝑓 = 0,35
- Surcharge éventuelle sur le remblai : q = 5kN
Avec :
ka = coefficient de pression
19
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3
π
ka = tan2 ( − φ/2)
4
180
ka = tan2 ( − 35/2) = 0.270
4
Ce qui donne :
0,270 𝑥 16 000 𝑥 32
Q= = 19 440 N
2
La force Q est appliquée h/3 = 3/3 =1 m au-dessus de A.
3) Charges verticales
Pour le calcul des charges verticales, nous négligeons le poids de la nervure de raidissement
et celui de la bêche.
Nous obtenons donc :
0.1+0.2
- Poids du rideau : Pr = x 2,80 x 25 000 = 10 500 N
2
Qh
MQ = = 19440 ∗ 1 = 19440kN
3
Q1 h
MQ1 = = 4050 ∗ 1.5 = 6075kN
2
a a − 0.2
MP = Pr ∗ 0.12 + Ps ∗ + Pt ∗ ( + 0.2) = 72325kN
2 2
20
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3
1.3
MP1 = P1 � + 0.4� = 6825kN
2
Remarque
La poussée des terres est une action permanente. Elle doit donc être affectée du coefficient
1.35, tandis que la surcharge sur le remblai est une action variable à laquelle doit être
appliquée le coefficient 1.50. Néanmoins ces coefficients ne sont pas à prendre en
considération lorsqu’ils agissent dans un sens favorable pour l’effet étudié.
Si :
Moment de renversement = Mr
Moment stabilisateur = M s
Ms M P 72325
= 1.35M = = 2.75 > 2 → Condition vérifiée
Mr Q 1.35∗19440
Calcul de s :
La résultante des forces verticales passe à 𝑥 du point A
MP 72325
𝑥= = = 0.84 m
P 86200
a
𝑠 = − 𝑥 = 0.85 − 0.84 = 0.01 m
2
Remarque :
Si le point de passage de la résultante P s’était trouvé à droite de G, cette résultante aurait
présenté un effet favorable pour le calcul de M.
Dans ce cas il n’y aurait pas eu lieu de considérer le coefficient 1,35.
Effort normal
N = 1.35 P=1,35 x 86 200 = 116370 N
Moment fléchissement
M g = 27408 Nm et a = 1,70 m
Sachant que :
N 6M
σA = +
1000a 1000a2
N 6M
σB = −
1000a 1000a2
21
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3
Soit :
σA = 0.124 MPa
σB = 0.011 MPa
Ms M +M 72325+6825
= 1.35MP +1.5M
P1
= = 2.23 > 2 → Condition vérifiée
Mr Q Q1 1.35∗19440+1.5∗6075
Calcul de 𝑥 :
La résultante des forces verticales passe à 𝑥 du point A
MP + MP1 72325 + 6825
𝑥= = = 0.85 m
P + P1 92700
a
𝑠 = − 𝑥 = 0.85 − 0.85 = 0 m
2
Effort normal
N = 1.35 P+1.5 𝑃1 =1,35 x 86 200 + 1,50 x 6 500 = 126 120 N
Moment fléchissement
M g = 1.35 x 19 440 + 1.50 x 6 075 = 35 356 Nm et a = 1,70 m
Sachant que :
N 6M
σA = +
1000a 1000a2
N 6M
σB = −
1000a 1000a2
Soit :
σA = 0.148 MPa
σB = 0.001MPa
5) Calcul du ferraillage
5.1) Rideau
Pour la détermination des armatures du rideau, nous étudierons la section d’encastrement
du rideau sur la semelle, c’est-à-dire la section située à 2,80 m au- dessous du sommet du
mur. Nous avons
22
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3
1
Q = 1/2k a Ah2 = ∗ 0.270 ∗ 2.82 = 16934 N
2
Q1 = ka hq = 0,270 x 5 000 x 2.8 = 3780 N
Qh Q1 h 2.8 2.8
M= + = 1.35 x 16934 ∗ + 1.5 x 3780 ∗ = 29275 Nm
3 2 3 2
Le calcul du ferraillage se fait conformément aux normes en vigueur en Algérie (BAEL91, CBA
93), soit :
M 29275
μ= = = 0.067 < 𝜇𝑙 = 0.187
bd²fbu 100 ∗ 17.5² ∗ 14.2
𝛼 = 1.25(1 − �1 − 2𝜇)
0.8 ∗ α ∗ d ∗ b ∗ fbu
𝐴𝑆 = = 4.98 cm2
fsu
5.2) Semelle
Pour le ferraillage de la semelle, étant donné que dans la section située au droit du rideau le
moment d’encastrement a également pour valeur M = 29 275 Nm, et que l’épaisseur de la
semelle est la même que celle du rideau, les armatures longitudinales seront les mêmes que
celles déterminées précédemment, c’est-à-dire, 4.98 cm2.
6) Ferraillage du mur
23
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Application numérique Chapitre 3
- La bêche qui, dans le cas envisagé, n’a pas à être étudiée sera armée de 2∅ 10 à
la partie supérieure et de 2 ∅ 10 à la partie inférieure. Les cadres en ∅ 6, seront
espacés de 25 cm.
24
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale Chapitre 4
Ce projet fût une expérience très enrichissante, puisqu’il m’a permis de mettre en
application directe plusieurs cours enseignés au Département du Génie Civil de l’Ecole
Nationale Polytechnique, dont notamment les cours de :
- béton armé.
- la mécanique des sols.
Après les Généralités sur les murs de soutènement et les hypothèses de calcul d’un
mur de soutènement en bêton armée , j’ai calculé le ferraillage du mur . Durant l’étude de
ce projet , l’utilisation, l’exploitation des normes en vigueur en Algérie (BAEL91, CBA 93) m’a
permis comprendre beaucoup de phénomènes.
J’ai énormément appris durant cette étude. C’est une expérience qui va me
permettre d’intégrer le monde professionnel avec beaucoup de confiance. Cet apprentissage
et cette confiance ne sont que le fruit des connaissances théoriques et pratiques acquises
durant mon cursus universitaire à l’Ecole Nationale Polytechnique.
26
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil
Bibliographie
Règlements
Règles de Calcul de Béton Armé Aux Etats Limites BAEL1991, BAEL2005
Règles de Conception et de Calcul des Structures en Béton Armé CBA 93
Livres
Cours de Mécanique des sols appliquée, M. BIETH Emmanuel ,STERA ,1998 ,51
Calcul des ouvrages en béton armé , M. Belazougui, MODULO, 1997, 158
Cours
Béton armé……………………………………………………R. BOUTEMEUR
Structures en béton ……………………………...……………N.BAOUCHE
Mécanique des sols………………………………………… S. BELKACEMI
27
Ecole Nationale Polytechnique Département de Génie Civil