Ecole polytechnique privée d’Agadir
MODULE :
MATERIAUX DE CONSTRUCTION
COURS 2 :
LA CHAUX
Préparé et présenté par :
Mohamed TATANE
Docteur et Ingénieur en Génie
Civil
1
PLAN DU COURS :
1-Historique ;
2- Définition ;
3- Les types de chaux ;
2-La fabrication ;
3-Propriétés ;
4- Utilisations.
Menaret Hassan à Rabat
Porte Chellah à Rabat Moque Al Kotoubia à Marrakech
Mosque Al Aksa en Palestine
Autres monuments
➢ La chaux est a l’un des premiers liants depuis des millénaires. Les chinois, les
égyptiens, les mayas ont construit des édifices durables avec des mortiers à base de
chaux.
➢Les Romains sont arrivés à confectionner un véritable liant hydraulique à
durcissement lent en mélangeant de la chaux grasse à des cendres volcaniques
d'origine récente, riches en silice et en alumine, qu'ils trouvaient au pied de Vésuve à
Pouzzoles (Pozzuoli à côté de Naples; d’où le terme Pouzzolane).
➢On avait observé au 17e et au 18e siècles, sans pouvoir l'expliquer,
que certaines chaux dites "maigres" obtenues à partir de calcaires impurs,
résistaient mieux que les chaux grasses provenant de calcaires trop purs (et
qu'elles pouvaient même légèrement durcir sous l'eau).
➢Louis Vicat, grâce à des recherches commencées en 1812, montra que pour
obtenir des chaux hydrauliques, il fallait que la matière première utilisée contienne
une certaine proportion d'argile.
➢ La chaux est une matière sèche alcaline ou fortement basique, facilement poudreuse et hydrophile,
de couleur blanche, obtenue par calcination du calcaire.
➢ Elle a été fabriquée autrefois artisanalement dans un four à chaux, puis industriellement dans
divers fours modernes.
➢ Elle est utilisée depuis l'Antiquité, notamment dans la construction et pour les assises et fondations
des voies et bâtiments.
➢ La chaux, matériau à propriétés réfractaires, est à la base de la chimie de l'élément calcium et
intervient comme intermédiaire dans la métallurgie de nombreux métaux non ferreux.
Selon la teneur en argile que peut contenir les pierre calcaires, la chaux peut être de plusieurs
types:
1. chaux aérienne : Pour ce type le phénomène de cristallisation s'opère en présence d'air.
Les chaux aériennes se répartissent en :
◦ chaux grasses, obtenues à partir de calcaires très purs ou contenant de 0,1 à 1 % d'argile,
◦ chaux maigres, obtenues à partir de calcaires contenant de 2 à 8 % d'argile ;
2. chaux hydrauliques : le phénomène de cristallisation s'opère aussi en milieu aqueux,
obtenues à partir de calcaires contenant plus de 8 % d'argile.
4- LA FABRICATION
4.1 Extraction de la matière première
➢ La chaux hydraulique est fabriquée principalement par les roches calcaires.
➢ Ces matériaux sont extraits de carrières qui peuvent être à ciel ouvert ou souterraines.
➢ L’opération d’extraction du calcaire se fait de la façon suivante :
❑ Après abattage à l’explosif, les roches dures sont reprises par des chargeurs puis transportées vers
des ateliers de concassage et de criblage. Cette dernière opération a pour objectif d’acquérir des
calibres de pierre qui sont compatibles avec le type de four utilisé.
❑ Généralement , Les fours verticaux requièrent une fourchette de calibre de 20 à 140 mm, contre
5 à 40 mm pour les fours rotatifs.
Une carrière de calcaire ou pierre à
chaux
4-FABRICATION
4.2 Cuisson
4.2.1 Four droit ou vertical
Après avoir préparé les pierres calcaires en calibres définies, il s’en suit l’opération de cuisson.
Celle-ci s'effectue en général dans des fours verticaux ,dans lesquels un mélange intime de pierre
et de charbon est introduit à la partie supérieure par couches alternées.
On distingue, en effet, les fours droits anciens, utilisant des combustibles solides (coke
métallurgique, charbons,…). Ils consomment environ 150 kg de charbon par tonne de chaux
et ont une production assez faible : quelques tonnes à quelques dizaines de tonnes par
jour. Elle est comprise entre 1/4 et 1/3 de son volume intérieur.
Les fours droits modernes, quant à eux, utilisent des combustibles tel que le
fuel, et d’autres combustibles d’origines végétales (pépins de raisin…), le gaz. Leur
capacité de production, nettement plus importante, est de 150 à 500 T / jour.
Four droit ancien Four droit moderne
4-FABRICATION
4.2 Cuisson
4.2.1 Four rotatif
Les fours rotatifs ou horizontaux possède les caractéristiques de ceux utilisés dans l’industrie
cimentière. Pour fabriquer de la chaux, il cuit le matériau entre 1000°C et 1300°C, suivant le type
de chaux produite.
Ce type de four consomme plus de combustible que les fours droits. En contrepartie, la production
peut atteindre 1000 T/j.
L’autre avantage de ce four est qu’il est plus souple ( calibrage de pierre plus petit, démarrage
rapide). Ce pendant, sa forte consommation en combustible fait que les industriels préfèrent
aujourd’hui le four droit.
4-FABRICATION
4.2 Cuisson
4.2.1 Etapes de cuisson en four
1- La pierre descend lentement, en traversant d’abord
une zone de préchauffage, Cette opération
importante permet l’évaporation de l’eau libre
contenue dans la pierre et évite l’éclatement des
blocs.
2- Puis la pierre traverse une seconde zone où elle
subit la calcination. C’est une décarbonatation qui
a pour effet d’entraîner la perte de ‘’CO2’’ à partir
de 900 °C.
Cette deuxième étape se traduit par les réactions
suivantes :
➢ Pour la chaux aérienne :
➢Pour la chaux hydraulique :
4-FABRICATION
4.2 Cuisson
4.2.1 Etapes de cuisson en four
3- La chaux vive ainsi produite continue sa descente vers une troisième zone de
refroidissement, avant d’être extraite.
L’arrivée d’air frais au bas du four provoque un courant d’air qui parcourt le four en
sens inverse et intervient dans les différentes étapes de la fabrication de la chaux :
refroidissement, combustion ..
Pierres sortantes du four
4-FABRICATION
4.3 L’extinction
C’est l’opération qui permet le passage de la chaux vive à la chaux éteinte.
En effet, la chaux vive obtenue à la sortie du four n’est pas utilisable directement pour
confectionner un mortier. C’est une matière extrêmement avide d’eau, et à son contact
l’hydratation entraîne une augmentation de volume et un fort dégagement de chaleur.
Industriellement, à la sortie du four, la chaux vive est concassée puis tamisée ; elle a alors l’aspect
d’une poudre blanche. On ajoute la quantité d’eau juste nécessaire à l’extinction, puis un second
tamisage est réalisé avant de conditionner la chaux éteinte en sacs prêts à être commercialisés.
L’extinction peut être modélisée par ces deux équations chimiques :
➢ Pour la chaux aérienne :
➢ Pour la chaux hydraulique :
La teneur en eau fixée ‘n’ varie, entre 1 et 3.
4-FABRICATION
4.3 L’extinction
L’extinction est obtenue par adjonction d’eau et peut s’effectuer selon diverses méthodes :
1- La méthode traditionnelle par immersion comporte le trempage de blocs dans
l’eau, puis l’égouttage et enfin le stockage pour laisser se poursuivre l’extinction.
Cette opération est exothermique (15500 cal/mol.g; T= 150 °c). L’incorporation de la
chaux doit se faire avec précaution, car la réaction peut entraîner des projections et des
bouillonnements.
2-Par aspersion : La chaux est étalée en couches de 15 à 20 cm. On l’arrose légèrement
puis on la retourne et on l’arrose à nouveau de manière à ce que toute la masse soit
humectée.
La quantité d’eau employée se détermine expérimentalement (15 à 20% du poids de chaux).
On relève ensuite la chaux en tas et on la laisse ainsi jusqu’à l’extinction complète (env. 2
semaines);
Ces deux procédés fournissent de la chaux en poudre.
4-FABRICATION
4.3 L’extinction
3- L’extinction par fusion, dite extinction ordinaire, consiste à mettre la quantité d’eau utile,
pour obtenir une bouillie épaisse (chaux en pâte). Cette méthode implique une bonne maîtrise
de la quantité d’eau car il faut éviter de brûler (formation de grumeaux) ou de noyer (mauvaise
consistance) la chaux.
Pour s’assurer du bon degré d’extinction de la chaux, il suffit d’enfoncer un bâton dans le
bassin :
•Si la chaux qui s’y attache est gluante, l’opération est bonne,
•Si elle ne s’y attache pas, si elle coule, la chaux est noyée,
•Si une espèce de fumée ou de poudre tient au bâton, la chaux a probablement été brûlée.
4-FABRICATION
4.4 Schéma récapitulatif
4-FABRICATION
4.4: Prise et durcissement
➢ La prise de la chaux dite « aérienne » s'effectue par carbonatation, c’est-à-dire en absorbant le
dioxyde de carbone (CO2) présent dans l'atmosphère : d'où son nom de « chaux aérienne » :
4-FABRICATION
4.4: Prise et durcissement
➢ Pour la chaux hydraulique , C’est au contact de l’eau (40 - 50%) que les silicates
et aluminates calciques forment des hydrates insolubles dans l’eau (prise hydraulique : 20 à
80%).
Par la suite, au contact de l’air humide, la chaux et les hydrates ainsi formés vont se carbonater
(avec le CO2 de l’air) pour redonner le carbonate de calcium et la silice d’origine (prise aérienne
: 70 à 80 %). Cette réaction prend plusieurs mois: c’est la partie aérienne de la prise. Le
caractère hydraulique des chaux se traduit également par leur prise ou leur
durcissement plus ou moins rapide sous l’eau (Tp = 150 mn).
Lire et commenter le schéma suivant :
5.1: Pour la chaux aérienne
•Le refus au tamis de 800 est nul et le refus au tamis de 80 doit être inférieure à 10%.
•La finesse globale doit se situer dans l’intervalle de 8.000 à 20.000 cm2/g.
•La masse volumique apparente varie de 500 à 700 kg/m3 et la masse volumique
absolue varie de 2200 à 2500 kg/m3.
•La chaux vive est très avide d’eau, elle s’éteint en s’hydratant avec un fort dégagement
de chaleur (absorbe pour 1kg de chaux, 3 litres d’eau). Cette propriété est utilisée pour
assécher et traiter les sols très imprégnés d’eau.
•La chaux aérienne présente un indice de clarté proche de 100 (indice qui varie de 0
à 100). Ce qui permet de révéler la coloration de l’agrégat.
•La chaux aérienne résiste bien au feu. Sa résistance réfractaire varie entre 1800 à 2000 °C.
•La chaux aérienne prend lentement. Le temps de début de prise est de 600 minutes (10
heures).
5.1: Pour la chaux aérienne
La solubilité est faible (1 à 1,5 g/l), ce qui permet de fabriquer des laits de chaux.
L’eau de gâchage pour l’obtention d’une pâte de chaux est de 8 à 15%.
La chaux grasse est fortement basique, ce qui permet de neutraliser les acides du
sol ou les eaux usées (produit bactéricide).
La chaux grasse constitue un bon isolant à la fois phonique et thermique.
La chaux aérienne fait l’objet d’une normalisation. La norme française
ancienne NFP 15 510 désignait la chaux aérienne éteinte pour le bâtiment par
CAEB. Une nouvelle désignation apparaît CL (calcique Lime, NFP 15 311).
5.2: Pour la chaux hydraulique
On peut classer les chaux, comme l’avait proposé Vicat grâce à un indice d’hydraulicité ‘i’
qui est donné par le rapport des éléments les plus acides aux éléments les plus
basiques :
Suivant les valeurs de i, les chaux sont plus ou moins hydrauliques
Type de chaux % d’argile ‘i’ Durée de prise sous
l’eau
faiblement hydraulique 5-8 0,10 à 0,16 15 à 30 jours
moyennement hydraulique 8-15 0,16 à 0,30 10 à 15 jours
hydraulique 15-20 0,30 à 0,40 2 à 4 jours
éminemment hydraulique 20-30 0,40 à 0,50 inférieure à 2 jours
5.2: Pour la chaux hydraulique
Symbole et Valeurs minimales
classe de garanties des
Dénomination et Composition résistance résistances
à la compression ( en
bars)
7 j. 28 j.
CHAUX HYDRAULIQUE NATURELLES
(X.H.N.) XHN 100 50 100
(ancienne appellation)
Obtenue par cuisson de calcaires marneux dont la
pulvérisation résulte au moins partiellement,d’extraction XHN 60 30 60
(pulvérisation spontanée en présence d’eau).
(Nouvelle appellation) : Natural Hydraulic Lime (NHL) XHN 30 10 30
CHAUX HYDRAULIQUE ARTIFICIELLES (X.H.A.)
Au moins 40 % de clinker, le surplus étant composé d’inertes. XHA 100 50 100
Incorporation d’un “entraîneur d’air” pour améliorer la plasticité.
Ciment de Maçonnerie (C.M.)
XHA 60 30 60
5.2 Pour la chaux hydraulique
5.2.1 Chaux hydraulique naturelles (X.H.N.)
➢ Appartient à l'une des classes de résistance : 30, 60 et 100. Ces classes correspondent à des
résistances à la compression minimales à 28 jours et en bars.; ex. : une chaux hydraulique
naturelle offrant une résistance à la compression minimale à 28 jours de 60 bars est désignée
sous le symbole de XHN 60.
➢ La masse volumique apparente du produit est comprise pour les XHN 30 entre 600 et 750
kg/m3 et pour les XHN 60 et 100 entre 650 et 900 kg/m3,
➢ La masse volumique absolue varie de 2600 à 2900 kg/m3 .
➢ La chaux hydraulique en poudre est jaune clair avec des nuances grisâtres. Elle est plus claire
que les ciments. Le temps de stockage est de 6 mois.
➢ Sa granulométrie doit être telle que le refus au tamis d'ouverture de mailles 200 µm< 10%.
5.2 Pour la chaux hydraulique
5.2.1 Chaux hydraulique naturelles (X.H.N.)
➢ La surface spécifique Blaine varie entre 3000 à 8000 cm2/g.
N.B : La finesse des grains de liant d’origine minérale est définie par la surface spécifique
Blaine . Celle-ci représente la surface développée totale de tous les grains contenus dans un
gramme de liant en poudre , elle est exprimée en cm²/g .
Cette surface est d’autant plus grande que les grains sont de faible dimension . La réactivité
sera alors plus grande.
Tableau comparatif des valeurs des surfaces spécifiques blaine de différents liants
Type de chaux Surface spécifique blaine cm2/g
Chaux vive en poudre 3.000 à 10.000
Chaux aérienne en poudre 8.000 à 20.000
Chaux hydraulique naturelle 3.000 à 8.000
Ciment 2.700 à 5.000
5.2: Pour la chaux hydraulique
5.2.1 Chaux hydraulique naturelles (X.H.N.)
➢ L'expansion à chaud, aux aiguilles de Lechâtelier, après 3heures et à froid après 5 jours,
doit être inférieure à 3 mm.
➢ N.B:
L’essai d’expansion a pour but la détermination du gonflement d’une pâte pure en milieu
humide lorsque celle-ci renferme des constituants expansifs.
Ces mesures d’expansion sont réalisées grâce à des aiguilles de Le Chatelier normalisées .
La liant à étudier est gâché à consistance normale puis introduit à l’intérieur de petits moules
qui sont conservés 24h dans l’eau à 20°C.
L’essai consiste à mesurer l’augmentation de l’écartement(en mm) des deux aiguille entre le
temps final et initial de l’opération .
La mesure finale est effectuée après 5 jours à froids , ou après 3 heures d’ébullition à chaud .
5.2 Pour la chaux hydraulique
5.2.1 Chaux hydraulique artificielles (X.H.A.)
➢ Elles sont également classées selon leur résistance minimale à 28 jours, exprimée en bars. En
revanche, la classe 30 n'existe pas pour les XHA.
➢ Le début de prise ne doit pas avoir lieu avant 150 minutes et l'expansion aux aiguilles de
Lechâtelier, à chaud après 3 heures doit être inférieure à 3 mm.
Classes Résistances minimale à la
compression en bars
7 jours 28 jours
30 10 30
60 30 60 XHN
XHA
100 50 100
Lire le tableau comparatif suivant et déduire le domaine
d’utilisation de chaque liant : chaux aérienne, chaux
hydraulique et ciment artificiel :
6.1: Chaux aérienne
Les chaux aériennes trouvent leurs applications les plus anciennes dans le bâtiment dans
la préparation de mortiers et de badigeons.
Enduits :
Ont principalement deux fonctions: protection et esthétique:
•Les mortiers de chaux présentent une grande élasticité, ce qui permet d’éviter les fissures
de retrait et faïençage.
•Les mortiers de chaux, une fois durcis, ont la propriété d’être imperméable à l’eau tout
en étant perméable à l’air. On dit que le mur respire.
6.1: Chaux aérienne
•Le durcissement des enduits à base de chaux est lent; par conséquent, il est déconseillé de
les utiliser à l’extérieur par période hivernale. Aussi, il faut protéger l’enduits frais contre le soleil
et les vents violents.
6.1: Chaux aérienne
•L’association de la chaux aérienne et du ciment constitue un liant privilégié pour les enduits
(mortier bâtard).
•Le mortier à la chaux respecte la couleur du sable. Il permet de retrouver l’aspect d’origine
des constructions anciennes et des monuments historiques.
•La couleur finale de l’enduit réalisé avec de la chaux dépend essentiellement du sable
utilisé. On peut, quand il y’a du besoin y ajouter des oxydes métalliques en poudre pour
accentuer la coloration en s’assurant de le doser parfaitement et de bien le mélanger.
•Le temps de séchage à observer entre chaque couche peut varier entre un à plusieurs jours
selon les conditions climatiques et de mise en œuvre.
•La couche de finition peut être talochée, jetée à la truelle, projetée à la machine... Mais en
général, il est recommandé de la gratter ou de la brosser, quelques heures à quelques jours
après application.
6.1: Chaux aérienne
Mortiers de pose et de jointement :
La force de liaison d’un mortier de pose est plus importante que sa
résistance à la compression.
Les mortiers de chaux qui développent cette adhérence grâce à leur
plasticité, sont ainsi bien adaptées à cet emploi. Ils sont de surcroît
peu perméables à l’eau et peu fissurables. Ils ne
provoquent pas d’efflorescences.
Les mortiers de chaux constituent de très bons mortiers de
jointement de maçonneries en pierres tendres, en béton
cellulaire ou en briques. Ils sont également très utilisés dans les
travaux de bâtiments anciens.
Badigeons :
Sont obtenus en mettant la chaux éteinte en suspension dans
l’eau à raison de 40 litres d’eau par sac de 25 kg. Ils sont réalisés à
deux ou trois couches.
6.1: Chaux aérienne
Les badigeons sont réalisés sur des supports enduits, lissés, frottés ou décoratifs, pour
donner un aspect uniforme aux couleurs et aux matériaux.
Il peuvent avoir un effet curatif de bouchage sur des enduits microfissurés ou faïencés, et
rattraper des défauts d’aspect.
Matériaux de construction :
La chaux intervient aussi dans la fabrication de matériaux de construction :
•Les briques silico calcaires, sont fabriquées avec un mélange intime de chaux et de sable
siliceux, compacté et étuvé. Ce matériau est très utilisé en Allemagne et en Russie.
•Les Bétons cellulaires, matériaux légers et isolants. Sont fabriqués à base de sable
siliceux et de chaux dans lequel on provoque la formation de bulles de gaz, souvent par action
de la chaux sur l’aluminium en poudre.
6.2: Chaux hydraulique
La XHN est utilisée dans la restauration des constructions anciennes et monuments historiques
( mosquées, palais, remparts). Ces ouvrages ont souvent été faits en utilisant de la chaux, et ce
liant convient bien puisqu’il redonne à ces constructions leur aspect d’origine.
Badigeons :
les XHN conviennent bien pour la confection de badigeons qui peuvent être colorés
dans la masse. Les chaux sont suffisamment fines et riches en hydroxyde de calcium
pour rester en suspension aqueuse et donner un lait de chaux utilisable au moyen d'un
pinceau ou d'un pulvérisateur. Leur blancheur est tout à fait satisfaisante pour cet usage.
Enduits :
Les nombreuses qualités de la chaux, notamment plasticité et adhérence pour les XHN,
rendent son emploi très intéressant et très efficace dans la réalisation des enduits
extérieurs et intérieurs. On l'utilise seule ou mélangée au ciment Portland - souvent
blanc -, au ciment prompt ou à la CAEB. Les enduits bâtards (chaux + ciment),
tout en étant imperméables à l'eau sont perméables à l'air, ce qui évite les
murs humides.
6.2: Chaux hydraulique
Mortiers de pose et de jointement :
La chaux hydraulique constitue un matériau de choix pour la préparation des mortiers de
pose et de liaison, principalement en élévation – mortiers de chaux pure et bâtard.
Le remplissage des joints se fait parfaitement grâce à l'onctuosité du liant. Les risques de
fissuration sont minimes à condition que l'épaisseur du mortier des joints réalisés soit d'au
moins 10 à 15 mm.
Bétons de remplissage :
Les chaux hydrauliques ne sont pas utilisables pour la réalisation de bétons
destinés à supporter des charges importantes, mais elles peuvent être utilisées
comme bétons de remplissage destinés par exemple à niveler le fond d'un fouille de fondation
ou à constituer le support d'un carrelage, à la réalisation de murs de clôture ou encore des
habitations de un ou deux étages.
6.2: Chaux hydraulique
STABILISATION DES SOLS ROUTIER :
Sur chantier, il est intéressant du point technique qu’économique, de réaliser un
équilibre entre les terres de déblai et les terres de remblai.
Cependant, cela n’est toujours possible, soit parce que l’on se trouve face à un excédent
de terre, soit parce que la terre excavée ne peut être réutilisée pour des raisons
techniques (nature, teneur en eau) ou environnementales (contamination).
Que faire alors de ces montagnes de terres de déblai ?
Il existe une alternative à la mise en décharge des terres de déblai ne pouvant être
utilisées dans leur état naturel en raison de caractéristiques techniques insuffisantes pour
l’application envisagée(sols trop humides , trop plastiques).
Cette alternative consiste à réutiliser le sol après l’avoir mélangé avec un agent de
traitement qui est la chaux pour améliorer lesdites caractéristiques et obtenir ainsi un
matériau de construction de qualité.
On réalisera un traitement d’amélioration ou de stabilisation par ajout d’une dose
importante de chaux.
6.2: Chaux hydraulique
L’apport de chaux dans le remblai améliore :
Le comportement à court terme lors de son utilisation par sa réaction avec l’eau
excédentaire qu’elle absorbe par son pouvoir floculant sur les argiles.
Le comportement à long terme, en développant la réaction de prise avec les minerais
présents.
Epandage de la chaux Malaxage
La truelle.
Le pochon.
La
taloche.