Quadrature Polynomiale : Méthodes et Applications
Quadrature Polynomiale : Méthodes et Applications
Analyse numérique 2
Chapitre 2 :
Quadrature polynomiale
Cours 6-7-8-9
∫a
I= f(x) dx
2
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Calcul (numérique) de
séries de Fourier (ou autre
transformée)
T
∫
an = cos(2πnx)f(x) dx
0
3
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Calcul (numérique) de
séries de Fourier (ou autre
transformée)
T
∫
an = cos(2πnx)f(x) dx
0
3
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Calcul de volume
(méthodes des EF, GM 4)
4
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Calcul de volume
(méthodes des EF, GM 4)
Construction de schéma
pour les EDO
(cf. dernier chapitre) 4
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Plan :
I. Quadrature de Newton-Côtes
5
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Plan :
I. Quadrature de Newton-Côtes
a) Définition de la méthode
b) Analyse de convergence
∑
I= ωi f(xi) + Rn(f)
i=0
7
I. a) Définition de la méthode
1.1 Définition
Une formule de quadrature est définie par un ensemble
de n+1 points a ≤ x0 < . . . < xn ≤ b associé à n+1 poids ωi
n
∑
I= ωi f(xi) + Rn(f)
i=0
1.2 Définition
On dira qu’une formule de quadrature est exacte sur ℙk
ssi Rn(f) = 0 ∀ f ∈ ℙk.
7
I. a) Définition de la méthode
1.1 Définition
Une formule de quadrature est définie par un ensemble
de n+1 points a ≤ x0 < . . . < xn ≤ b associé à n+1 poids ωi
n
∑
I= ωi f(xi) + Rn(f)
i=0
1.2 Définition
On dira qu’une formule de quadrature est exacte sur ℙk
ssi Rn(f) = 0 ∀ f ∈ ℙk.
1.3 Proposition
i
La formule est exacte sur ℙk ssi Rn(x ) = 0 ∀ i ∈ {0,⋯,k}.
Méthodes de Newton-Côtes :
b-a
Considérons les points équirépartis xi= a + ih, h =
n
Une idée alors pour calculer I est de remplacer f par son
polynôme d’interpolation Pnf :
n
n
∑
Pnf(x) = f(xi)Li (x)
i=0
8
I. a) Définition de la méthode
Méthodes de Newton-Côtes :
b-a
Considérons les points équirépartis xi= a + ih, h =
n
Une idée alors pour calculer I est de remplacer f par son
polynôme d’interpolation Pnf :
n
n
∑
Pnf(x) = f(xi)Li (x)
i=0
∫a ∑
n
I= f(xi)Li (x) + Enf(x) dx où Enf = f(x) - Pnf(x)
i=0
n b
∫a
n
∑
= f(xi) Li (x) dx + Rnf
i=0
8
I. a) Définition de la méthode
Méthodes de Newton-Côtes :
b-a
Considérons les points équirépartis xi= a + ih, h =
n
Une idée alors pour calculer I est de remplacer f par son
polynôme d’interpolation Pnf :
n
n
∑
Pnf(x) = f(xi)Li (x)
i=0
∫a ∑
n
I= f(xi)Li (x) + Enf(x) dx où Enf = f(x) - Pnf(x)
i=0
n b n
∫a
n
+ Rnf = ∑ f(xi) ωi + Rnf
∑
= f(xi) Li (x) dx
i=0 i=0
8
I. a) Définition de la méthode
Méthodes de Newton-Côtes :
b-a
I=
2 ( f(a) + f(b)) + R1(f)
9
I. a) Définition de la méthode
Méthodes de Newton-Côtes :
b-a
I=
2 ( f(a) + f(b)) + R1(f)
6 ( )
b-a a+b
I= f(a) + 4f( ) + f(b) + R2(f)
2
9
I. b) Analyse de convergence
∫a
n
∑
I= f(xi)ωi + Rnf où ωi = Li (x) dx
i=0
10
I. b) Analyse de convergence
∫a
n
∑
I= f(xi)ωi + Rnf où ωi = Li (x) dx
i=0
1.5 Corollaire
11
I. b) Analyse de convergence
Méthodes de Newton-Côtes :
Par construction, ces formules sont convergentes sur ℙ.
En revanche, elles ne sont pas stables, et donc non
convergente !
12
Au programme (Chapitre 2)
Objectif :
∫a
I= f(x) dx
Plan :
I. Quadrature de Newton-Côtes
Idée :
À la différence des méthodes de N-C, nous allons
chercher les positions optimales des points de quadrature.
14
II. a) Choix optimal des points
Idée :
À la différence des méthodes de N-C, nous allons
chercher les positions optimales des points de quadrature.
2.1 Théorème
∫a
n
les points vérifient xj Πi=0(x-xi)dx =0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
b
∫a
les poids vérifient ωi = Lni(x)dx ∀i ∈ {0, ⋯, n}
14
II. a) Choix optimal des points
Idée :
À la différence des méthodes de N-C, nous allons
chercher les positions optimales des points de quadrature.
2.1 Théorème
∫a
n
les points vérifient xj Πi=0(x-xi)dx =0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
b
∫a
les poids vérifient ωi = Lni(x)dx ∀i ∈ {0, ⋯, n}
Idée :
À la différence des méthodes de N-C, nous allons
chercher les positions optimales des points de quadrature.
2.1 Théorème
∫a
n
les points vérifient xj Πi=0(x-xi)dx =0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
b
∫a
les poids vérifient ωi = Lni(x)dx ∀i ∈ {0, ⋯, n}
16
II. a) Choix optimal des points
On se demande maintenant s’il existe des points vérifiant
la relation précédente, et si oui, comment les déterminer.
∫−1
(x-x1)dx = 0 ⇔ x1 = 0
16
II. a) Choix optimal des points
On se demande maintenant s’il existe des points vérifiant
la relation précédente, et si oui, comment les déterminer.
∫−1
(x-x1)dx = 0 ⇔ x1 = 0
16
II. a) Choix optimal des points
On se demande maintenant s’il existe des points vérifiant
la relation précédente, et si oui, comment les déterminer.
∫−1
(x-x1)dx = 0 ⇔ x1 = 0
16
II. a) Choix optimal des points
On se demande maintenant s’il existe des points vérifiant
la relation précédente, et si oui, comment les déterminer.
b
∫a
Trouver les points xi t.q. xj Πni=0(x-xi)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
∫a
xj vn(x)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
17
II. a) Choix optimal des points
On se demande maintenant s’il existe des points vérifiant
la relation précédente, et si oui, comment les déterminer.
b
∫a
Trouver les points xi t.q. xj Πni=0(x-xi)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
∫a
xj vn(x)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
Remarque :
Dans l’exemple précédent, nous avons v0 = x.
17
II. a) Choix optimal des points
2.2 Proposition
∫a
xj vn(x)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
18
II. a) Choix optimal des points
2.2 Proposition
∫a
xj vn(x)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n}
2.3 Proposition
18
II. a) Choix optimal des points
Construction des vn :
Les (vn)n forment une base de ℙn+1 (en posant v−1 = 1).
2.4 Proposition
∫a
vj(x) vn(x)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n-1}
19
II. a) Choix optimal des points
Construction des vn :
Les (vn)n forment une base de ℙn+1 (en posant v−1 = 1).
2.4 Proposition
∫a
vj(x) vn(x)dx = 0 ∀j ∈ {0, ⋯, n-1}
2.5 Théorème
2.6 Théorème
20
II. a) Choix optimal des points
Construction des vn :
Pour construire la famille des (vn)n, on peut utiliser la
relation de récurrence :
vn+1(x) = (x+An) vn(x) − Bnvn−1(x)
v−1 = 1 v0 = x
21
II. a) Choix optimal des points
Construction des vn :
Pour construire la famille des (vn)n, on peut utiliser la
relation de récurrence :
vn+1(x) = (x+An) vn(x) − Bnvn−1(x)
1
v−1 = 1 v0 = x v1 = x2 −
3
⋯
21
II. a) Choix optimal des points
Construction des vn :
Pour construire la famille des (vn)n, on peut utiliser la
relation de récurrence :
vn+1(x) = (x+An) vn(x) − Bnvn−1(x)
1
v−1 = 1 v0 = x v1 = x2 −
3
3
v2 = x3 − x ⋯
5
21
II. b) Analyse de convergence
2.7 Théorème
22
II. b) Analyse de convergence
2.7 Théorème
2.8 Proposition
22
II. b) Analyse de convergence
Quelques remarques :
Le s métho de s de Gau ss so nt co nvergente s, à la
différence des méthodes de Newton-Côtes.
23
II. b) Analyse de convergence
Quelques remarques :
Le s métho de s de Gau ss so nt co nvergente s, à la
différence des méthodes de Newton-Côtes.
23
II. b) Analyse de convergence
Quelques remarques :
Le s métho de s de Gau ss so nt co nvergente s, à la
différence des méthodes de Newton-Côtes.
∫a
I= f(x) w(x) dx
∫a
I= f(x) dx
Plan :
I. Quadrature de Newton-Côtes
b N
b–a
f(x)dx = lim f(xn )
a N +
n=0
N
x0 = a xn xN = b
25
III. a) Construction des formules
Idée :
Revenons un peu en arrière en rappelant la construction
de l’intégrale de Riemann :
b N
b–a
f(x)dx = lim f(xn )
a N +
n=0
N
x0 = a xn xN = b
25
III. a) Construction des formules
Méthodes composites :
Considérons une méthode de quadrature « simple » :
1 n
∫-1
̂ dx̂ ≃ F(x̂ i) ωi
∑
F(x)
i=0
26
III. a) Construction des formules
Méthodes composites :
Considérons une méthode de quadrature « simple » :
1 n
∫-1
̂ dx̂ ≃ F(x̂ i) ωi
∑
F(x)
i=0
∫a ∑∫
I= f(x) dx = f(x) dx
j=0 xj
26
III. a) Construction des formules
Méthodes composites :
Considérons une méthode de quadrature « simple » :
1 n
∫-1
̂ dx̂ ≃ F(x̂ i) ωi
∑
F(x)
i=0
∫−1 ( 2 )
p−1 1
xj+1 − xj x̂ + 1
(xj+1 − xj) + xj dx̂
∑
= f
j=0
2
26
III. a) Construction des formules
Méthodes composites :
Considérons une méthode de quadrature « simple » :
1 n
∫-1
̂ dx̂ ≃ F(x̂ i) ωi
∑
F(x)
i=0
∫−1 ( 2 )
p−1 1
xj+1 − xj x̂ + 1
(xj+1 − xj) + xj dx̂
∑
= f
j=0
2
p−1 n
xj+1 − xj x̂ i + 1
où xi,j = (xj+1 − xj) + xj
∑∑
≃ ωi f(xi,j)
j=0 i=0
2 2
26
III. a) Construction des formules
Méthodes composites :
Considérons une méthode de quadrature « simple » :
1 n
∫-1
̂ dx̂ ≃ F(x̂ i) ωi
∑
F(x)
i=0
:=Ih
x̂ i + 1
où xi,j = (xj+1 − xj) + xj.
2
27
III. a) Construction des formules
Méthodes composites (cas où xi+1 − xi = h)
Formule du point milieu (n=0)
∑ ( )
p−1
xj + xj+1
Ih = h f
j=1
2
28
III. a) Construction des formules
Méthodes composites (cas où xi+1 − xi = h)
Formule du point milieu (n=0)
∑ ( )
p−1
xj + xj+1
Ih = h f
j=1
2
p−1
xj + xj+1)
( )
h
∑
Ih = f(xj) + 4f + f(xj+1)
6 j=1 2
28
III. b) Analyse de convergence
Pour simplifier, nous allons considérer dans la suite le
cas xi+1 − xi = h .
3.1 Définition
Une formule de quadrature composite est d’ordre m ssi
m
I − Ih = O(h )
29
III. b) Analyse de convergence
Pour simplifier, nous allons considérer dans la suite le
cas xi+1 − xi = h .
3.1 Définition
Une formule de quadrature composite est d’ordre m ssi
m
I − Ih = O(h )
3.2 Proposition
29
III. b) Analyse de convergence
Pour simplifier, nous allons considérer dans la suite le
cas xi+1 − xi = h .
3.1 Définition
Une formule de quadrature composite est d’ordre m ssi
m
I − Ih = O(h )
3.2 Proposition
30
III. b) Analyse de convergence
Pour simplifier, nous allons considérer dans la suite le
cas xi+1 − xi = h .
3.1 Définition
Une formule de quadrature composite est d’ordre m ssi
m
I − Ih = O(h )
3.2 Proposition
∑ ( )
p−1
xi + xi+1 2
Ih = h f
j=1
2
Exacte sur ℙ1
( )
p−1 1
h xi + xi+1)
∑
Ih = f(xi) + 4f + f(xi+1) 4
6 j=1 2
Exacte sur ℙ3
31
III. b) Analyse de convergence
Pour résumer :
Les méthodes composites sont stables et convergentes.
Elles sont donc toujours préférées aux méthodes simples.
32
III. b) Analyse de convergence
Pour résumer :
Les méthodes composites sont stables et convergentes.
Elles sont donc toujours préférées aux méthodes simples.
32
III. b) Analyse de convergence
Pour résumer :
Les méthodes composites sont stables et convergentes.
Elles sont donc toujours préférées aux méthodes simples.
∫−1
n
- On calcule les poids associés ωi = Li (x) dx ou en
résolvant le système linéaire :
n 1
∑ ∫−1
ωixki = xk dx, k ∈ {0, ⋯, m}
i=0
en cherchant m le plus grand possible. 32
III. b) Analyse de convergence
Pour résumer :
Les méthodes composites sont stables et convergentes.
Elles sont donc toujours préférées aux méthodes simples.
∫-1
̂ dx̂ ≃ F(x̂ i) ωi
∑
F(x)
i=0
∫a
I= f(x) dx
Plan :
I. Quadrature de Newton-Côtes
∫a
I= f(x) dx
∑ ∑
I= ωi f(xi) + ω′i f'(x'i) + Rn(f)
i=0 i=0
35
IV. a) Quadrature Hermite
∫a
I= f(x) dx
∑ ∑
I= ωi f(xi) + ω′i f'(x'i) + Rn(f)
i=0 i=0
35
IV. a) Quadrature Hermite
4.1 Définition
Une formule de quadrature d’Hermite est définie par :
n n
∑ ∑
I= ωi f(xi) + ω′i f'(x'i) + Rn(f)
i=0 i=0
4.2 Proposition
36
IV. a) Quadrature Hermite
4.1 Définition
Une formule de quadrature d’Hermite est définie par :
n n
∑ ∑
I= ωi f(xi) + ω′i f'(x'i) + Rn(f)
i=0 i=0
4.2 Proposition
∑ ∑
I= ωi f(xi) + ω′i f'(x'i) + Rn(f)
i=0 i=0
b p−1 n 2
h h
∫a ∑ ∑
f(x) dx ≃ ωi f(xi,j)+ ω′0f'(x'i,j)
j=0 i=0
2 4
37
IV. a) Quadrature Hermite
Un exemple de quadrature d’Hermite (n=0)
1
ω0 = 2 x0 = −
3+2 3
1
ω0 = − 2x0 x'0 = − x0
3
38
IV. a) Quadrature Hermite
Un exemple de quadrature d’Hermite (n=0)
1
ω0 = 2 x0 = −
3+2 3
1
ω0 = − 2x0 x'0 = − x0 1
3 4
38
IV. b) En dimension supérieure
b d
∫a ∫c
d I= f(x,y) dydx
a b
39
IV. b) En dimension supérieure
b d
∫a ∫c
d I= f(x,y) dydx
n d
∫c
a b
∑
≃ ωi f(xi,y) dy
i=0
39
IV. b) En dimension supérieure
b d
∫a ∫c
d I= f(x,y) dydx
n d
∫c
a b
∑
≃ ωi f(xi,y) dy
i=0
n n
∑ ∑
c ≃ ωi ω′j f(xi,y )
j
i=0 j=0
39
IV. b) En dimension supérieure
40
IV. b) En dimension supérieure
O n a p p l iq u e e n s u i te u n e
f o r m u le d e q u a d r at u r e
« s i m p le » s u r c h a q u e
triangle.
L a d i f f i c u lt é e s t a l o r s
d’établir une formule sur un
triangle de référence.
40
Plan détaillé du chapitre 2
Plan :
I. Quadrature de Newton-Côtes
a) Définition de la méthode
b) Analyse de convergence