Remise à niveau en Histoire scolaire
Remise à niveau en Histoire scolaire
20 HEURES
OBJECTIF GENERAL:
Maitriser les contenus historiques des différents manuels en usage à l’école primaire
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
PLAN
I. LA NOTION DU TEMPS
I. LA NOTION DU TEMPS
PLAN
A. La notion du temps
1. Définition du temps
2. Quelques conceptions du temps
B. La préhistoire et l’histoire
1. Définition de la préhistoire
2. Définition de l’histoire
3. Méthodes d’écriture de l’histoire
4. Les grandes périodes de l’histoire
A. LE TEMPS
Dans toutes les sociétés humaines, le temps est une notion importante dans la vie matérielle et
culturelle. Cependant, cette notion est perçue différemment selon que la société est
traditionnelle ou moderne. Quelle définition donner alors au temps ?
1. Définition du temps
Selon le Petit Larousse, le temps est une « notion fondamentale conçue comme un
milieuinfini dans lequel se succèdent les événements et considéré souvent comme une force
agissant sur le monde, les êtres ».
A l’école primaire, le temps est défini comme la durée qui sépare deux actions. Cette
définition simplifiée montre que le temps est une quantité mesurable, ce qui permet d’élaborer
les calendriers. Autrement dit, le temps est constitué de secondes, minutes, heures, jours,
semaines, mois, années…
En fonction des sociétés humaines, de l’âge des Hommes ou selon les circonstances, il existe
diverses conceptions du temps. Pour l’astronomie, le temps sidéral est déterminé par la
position des astres. Par exemple le jour dure 24 heures correspondant à un tour complet de la
Terre sur elle-même. De même, le temps universel (T.U) ou heure G.M.T (Greenwich
Meridian Time) est un temps conventionnel utilisé pour harmoniser l’heure à la surface de la
Terre.
1. Définition de la préhistoire
La préhistoire est la période très ancienne qui a précédé l’histoire. On ne la connaît que grâce
aux dessins rupestres, aux objets anciens. Il n’y avait pas l’écriture d’où la difficulté d’avoir
des renseignements très précis de cette période.
2. Définition de l’histoire
L’histoire peut être définie de plusieurs manières. Deux axes se dégagent en général.
L’histoire est la suite, la succession de faits dont les plus marquants constituent les
évènements. Autrement dit, l’histoire est la marche irréversible du temps, ce qui s’est passé
autrefois.
Elle est aussi la science qui cherche à reconstituer les faits et évènements passés en les
mettant les uns en rapport avec les autres par des liens d’antériorité, de postériorité et surtout
de causalité. L’histoire est donc un récit explicatif du passé.C’est pourquoi elle étudie
particulièrement les civilisations. La civilisation se définit comme un ensemble de caractères
propres à la vie culturelle et matérielle d’une société humaine donnée.
L’histoire est une science qui a ses méthodes propres pour retracer le passé humain dans la
véracité en décelant les erreurs ou mensonges. Elle s’écrit à partir de sources ou témoignages
critiques. Ce sont : les sources écrites, la tradition orale, les sources muettes.
La tradition orale
L’historien belge Jean Vancina définit la tradition orale comme « tout témoignage transmis de
bouche à oreille par un peuple sur son histoire ». Suivant une méthodologie rigoureuse, les
témoignages oraux ont permis d’écrire l’histoire des peuples qui ignoraient l’écriture. Malgré
les difficultés liées à la chronologie (science des dates) et aux déformations diverses, l’histoire
des peuples africains a pu être reconstituée grâce à la tradition orale.
NB : A ces sources traditionnelles s’ajoutent nos jours les sources audio-visuelles qui
renseignent sur les évènements passés et qui sont de plus en plus utilisées.
L’Antiquité
De l’an 1000 avant JC au Ve siècle après JC, c’est la période antique en Europe. Vers l’an
1000 apparaît l’écriture pratiquée par les brillantes civilisations gréco-romaines. L’Antiquité
s’achève en 476 après JC avec la destruction de Rome, capitale de l’empire romain d’occident
par les peuples qualifiés de barbares par les Romains.
En Afrique, l’Antiquité est plus ancienne qu’en Europe. En effet, 3000 ans avant JC, la
civilisation de l’Egypte Antique pratiquait l’écriture hiéroglyphique. Cette brillante
civilisation s’achève au VIIe siècle après JC avec l’apparition de l’Islam.
Le Moyen-âge
A partir de 476 après JC, c’est le déclin de l’Europe pendant dix siècles. Cette période appelée
Moyen-âge est médiocre dans l’histoire européenne dans l’ensemble. Vers la fin de cette
période, quelques progrès réalisés permettent à l’Europe d’entrer dans une nouvelle ère avec
la découverte de l’Amérique en 1492.
Sur le continent africain par contre, le Moyen-âge correspond au Haut-Age avec la fondation
et l’expansion des grands empires. Les empires négro-africains du Ghana (IXe siècle au XIe
siècle après JC), du Mali (XIIe siècle au XVe siècle) et du Songhaï (XVIe siècle) marquent
l’apogée des civilisations de l’Afrique au Sud du Sahara. En 1591, les Marocains dotés de
mousquets (fusils à pierres) détruisent l’empire Songhaï. Dès lors l’Afrique tombe dans un
grand déclin qui se poursuit encore de nos jours.
L’Epoque Contemporaine
L’époque contemporaine ou époque actuelle commence après 1789 et se poursuit encore de
nos jours. En Europe, la modernisation aboutit à une révolution industrielle au XIXesiècle.
C’est une ère caractérisée par la rapidité des progrès scientifiques et des inventions techniques
entraînant de profonds changements dans la vie des Hommes.
Application
Par la recherche documentaire, décrivez la vie matérielle et culturelle des trois grands empires
africains à savoir l’empire du Ghana ; l’empire du Mali et l’empire Songhaï.
PLAN
II. L’ECLAIRAGE
1. Le feu
2. Les progrès de l’éclairage
Le progrès est une amélioration par rapport à un stade ou à une performance antérieure. Le
progrès est donc une évolution positive c'est-à-dire un changement qualitatif par rapport à la
situation antérieure. Par exemple, un élève ayant obtenu des notes croissantes du début à la fin
de l’année a fait des progrès tout au long de cette année. Pour les sociétés humaines,
l’évolution est ponctuée de progrès toutes les fois qu’elles enregistrent des changements
qualitatifs.
1. Le feu
Pour les Asiatiques, le feu est un morceau du soleil, une divinité à laquelle l’Homme doit
adoration. Le dragon est pour ces peuples un animal imaginaire crachant du feu.
Grâce à la lumière du feu, l’Homme peut éclairer les grottes dans lesquelles il habite. Il
éloigne certains animaux sauvages et peut se déplacer la nuit grâce aux torches de paille.
Le feu est aussi une source d’énergie qui permet à l’Homme de cuire des aliments qu’il
mangeait crus. Grâce au feu, il lutte contre le froid. Enfin, avec le feu, l’Homme fond des
roches pour obtenir des métaux. La découverte du feu a donc une grande importance dans
l’amélioration des conditions de vie de l’Homme.
L’éclairage traditionnel
Au début du XXe siècle, la lampe rustique à pétrole vient compléter la gamme de l’éclairage
traditionnel. Elle fonctionne selon le même principe de la mèche trempée dans un
combustible. Cependant, la lampe rustique à pétrole est plus perfectionnée car elle est en
métal et est munie d’un verre qui protège la flamme contre le vent, d’où l’appellation lampe
tempête. Cette lampe est mobile, maniable et esthétique ; c’est un grand progrès dans
l’évolution de l’éclairage.
- L’éclairage à la cire
A l’ère chrétienne, les progrès de l’éclairage se poursuivent avec la découverte de la cire
comme combustible. L’acide stéarique contenu dans la cire est un combustible provenant des
graisses animales. La cire permet de fabriquer les bougies, les cierges et chandelles utilisées
pour éclairer les églises.
L’éclairage moderne
- L’ampoule ronde
A la fin du XIXe siècle, un inventeur américain, Thomas Edison (1847-1931), met au point
l’ampoule à filament incandescent communément appelée ampoule ronde. C’est une
révolution dans l’évolution de l’éclairage car l’électricité remplace les lampes à mèche. Le
progrès est important car l’éclairage est plus confortable et présente moins de risques pour la
santé de l’Homme.
- L’ampoule à néon
De nos jours, l’ampoule à filament incandescent est progressivement remplacée par l’ampoule
à néon (gaz rare de l’atmosphère). Cette ampoule fonctionne à l’électricité mais éclaire mieux
en consommant moins d’énergie que l’ampoule ronde.
N.B : De nos jours, ce sont les ampoules LED à diodes qui tendent à remplacer les ampoules
à néon du fait de leur faible consommation d’énergie électrique.
1. Définition de l’arme
L’arme est un outil conçu pour se défendre ou attaquer. L’arme peut être un objet, un piège,
un appareil ou un engin.
Dans les sociétés modernes, l’arme joue un rôle important dans le maintien de l’ordre. C’est
surtout un puissant moyen de dissuasion qui permet de vivre en société sans que la raison du
plus fort ne triomphe. Par exemple, les forces de l’ordre telle que la police assurent la sécurité
de tous les citoyens grâce à l’arme.
- Les armes lourdes sont des pièces d’artilleries qui lancent des projectiles
explosifs. Il s’agit essentiellement des canons tractés par un véhicule à moteur
ou par des personnes.
- Les missiles qui sont des armes intercontinentalespouvant atteindre une cible à
des milliers de kilomètres.
- Les armes chimiques et bactériologiques qui sont respectivement des gaz nocifs
et des germes de maladies mortelles. Ces armes sont considérées comme des
armes non-conventionnelles c'est-à-dire interdites d’utilisation.
Le déplacement à pied
Dès que l’Homme fait ses premiers pas, il est apte à se déplacer à pied. Ce moyen de
déplacement est cependant pénible surtout quand les distances sont grandes. Il est davantage
épuisant lorsque l’on doit porter des charges. En effet, l’Homme porte ses charges sur la tête,
les épaules ou le dos. Ces moyens de portage ralentissent la marche et réduisent la quantité
des charges à transporter. L’Homme se fait alors aider par l’animal.
Le transport fluvial
Par pirogues, canoës, barques, l’Homme traverse les rivières. Mais ces moyens de transport
restent rudimentaires.
Au XIXe siècle, la révolution industrielle en Europe touche le domaine des transports. Les
moyens de transports se multiplient, se diversifient et se perfectionnent à un rythme accéléré.
- Le transport aérien
L’hélicoptère, l’avion et la fusée spatiale sont des moyens de transport ultramodernes qui
mettent en exergue les progrès réalisés dans ce domaine. L’avion en particulier a raccourci les
distances terrestres grâce à sa vitesse exceptionnelle. Malgré le coût élevé des moyens de
transport aérien, ceux-ci jouent un grand rôle dans les échanges contemporains.
Par définition, la découverte porte sur une réalité qui existe déjà et qui était ignorée tandis que
l’invention est la mise au point, la création de ce qui n’existe pas encore.
- L’imprimerie
Vers 1450, Johannes Gensfleisch dit Gutenberg ((1397-1468) invente la typographie ou
caractères mobiles d’imprimerie. C’est une révolution en Europe car les manuscrits (copies à
main) sont remplacés par l’imprimerie. Les livres sont reproduits sur le papier (introduit en
Europe par les Arabes au XIIIe siècle) de manière mécanique et en grande quantité. Avec
l’imprimerie, l’écriture prend un essor en Europe et contribue à la diffusion des idées.
La boussole inventée par les Italiens ne fait que placer l’aiguille aimantée dans une boîte. Un
pivot fixe permet à l’aiguille de tourner pour indiquer le Nord. Plus pratique à utiliser, la
boussole européenne devient un instrument indispensable pour la navigation maritime.
- Le gouvernail
Le gouvernail est un dispositif dont sont dotés les navires en vue de les diriger aisément. Le
gouvernail facilite la navigation car les navires à voiles peuvent aller plus vite et résister aux
mers agitées grâce à leur grande dirigeabilité.
- La poudre à canon
C’est au XIIIe siècle que les chinois inventent la poudre à canon. Les siècles suivants, cette
invention gagne l’Afrique du Nord et l’Europe par le biais des commerçants arabes.
En Europe, la poudre à canon permet de doter les expéditions maritimes de canons afin
qu’elles se défendent en cas d’agression. Avec ces armes, les navigateurs européens se lancent
à la découverte de terres nouvelles.
En 1487, Barthélemy Diaz atteignit le Cap de Bonne Espérance. Entre 1497 et 1498, Vasco de
Gama longe les côtes atlantiques puis remonte l’Océan Indien pour parvenir à l’Asie. Le long
des côtes découvertes, les Portugais établissent des comptoirs commerciaux qui permettent le
ravitaillement des navires.
- La découverte de l’Amérique
Depuis le XIIe siècle, l’idée d’une terre sphérique inspira plusieurs aventuriers. Christophe
Colomb (1450-1506) tente d’atteindre l’Inde en passant par l’ouest, c'est-à-dire en traversant
l’Océan Atlantique. En 1492, il atteignit l’Amérique qu’il considéra comme une partie de
l’Asie. Amerigo Vespucci (1454-1512) démontra qu’il s’agit d’un continent nouveau ; son
nom lui fut donné dès 1507.
Dès lors, des expéditions partent pour faire le tour du monde, convaincues à présent que la
Terre est bien ronde. En 1522, l’expédition de Magellan (1430-1521) part de l’Europe,
découvre le détroit qui porte son nom, débouche sur l’Océan Pacifique. Magellan est tué en
Les découvertes et inventions du Moyen-âge étaient orientées vers les voyages en vue de
parfaire la géographie du monde. Au XIXe siècle, l’esprit scientifique domine avec un accent
particulier pour les réalisations techniques.
Au XIXe siècle, un esprit nouveau anime les inventeurs. Il s’agit de rechercher les lois qui
expliquent les phénomènes et d’essayer de les mettre au service de l’Humanité. La science est
éclatée en plusieurs domaines avec une spécialisation des chercheurs.
En physique, la découverte des lois de l’électromagnétisme a permis de mettre au point la
radio. La théorie de la relativité est précisée par Albert Einstein ; elle sert de base à la
physique moderne.
En biologie, Louis Pasteur découvre les microbes. Cette découverte est suivie de la fabrication
des moyens de lutte contre les microbes.
PLAN
II. LE VILLAGE
III. LA VILLE
1. Les villes commerciales
2. Les villes administratives
Les Hommes libres sont des citoyens à part entière de la communauté. Mais selon
l’appartenance socioprofessionnelle de leurs ancêtres, ils jouent un rôle plus ou moins
important dans la société. Chez les Mossi par exemple, la hiérarchie sociale fait passer les
princes avant les cultivateurs et les artisans.
Quant aux captifs, ils sont intégrés dans les familles de leurs maîtres, tout en restant des
citoyens de seconde zone, c'est-à-dire à l’écart des prises de décisions. Les captifs pratiquent
aussi le mariage endogamique (entre membres du même groupe) car ils ne peuvent se mêler
aux Hommes libres.
Après le Mogho Naaba viennent ses ministres qui l’aident à gouverner l’Etat. Les ministres
(Naba) forment une aristocratie (classe des nobles, de privilégiés) qui dirige l’armée, perçoit
des impôts, fait le commerce… Les Naaba sont entourés d’une cour nombreuse dans laquelle
les princes détiennent de grands privilèges.
L’égalité sociale développe la solidarité dans la communauté. L’ethnie qui est la base de
l’organisation égalitaire est préservée par les mariages endogamiques. Dans certains cas, la
filiation est matrilinéaire c'est-à-dire que les enfants prennent le nom de leur mère et héritent
de leurs oncles maternels.
Les sociétés sans Etat sont appelées démocraties villageoises par certains auteurs à cause de la
grande liberté qui y règne. L’autorité est fondée sur l’aînesse à condition que son exercice soit
profitable à la communauté
II. LE VILLAGE
Le village a une identité propre liée à son habitat, à ses activités de production et à la
succession des générations. Les activités principales du village sont l’agriculture et l’élevage.
L’espace géographique est partagé entre les habitations (groupées ou dispersées) et les
champs. Selon les cas, la pêche, la cueillette et l’artisanat accompagnent les pratiques de
l’agriculture et de l’élevage.
Les Mossi, les Senoufo, les Turka, les Gouins et les Gourmantché, soit environ 50 % de la
population rurale, vivent dans des cases circulaires, avec un toit conique. Chez les Bobo,
Dagari ou Lobi, la maison est rectangulaire.
Le département est formé de plusieurs villages. Le Burkina compte 354 départements et 351
communes. La province est formée de plusieurs départements. Il y a 45 provinces au Burkina
Faso. La région regroupe une ou plusieurs provinces. On dénombre présentement 13 régions
au Burkina Faso.
III. LA VILLE
La ville se définit comme une agglomération relativement plus importante et dont les
habitants ont des activités professionnelles diversifiées. Selon les activités on distingue deux
types de villes :
3. Application
Par la méthode d’enquête et la recherche documentaire, étudiez les thèmes suivants :
3.1. L’organisation politique et sociale d’un village traditionnel de votre choix.
3.2. L’organisation administrative du village au Burkina selon la législation en
vigueur.
3.3. Les efforts de l’Etat burkinabé dans la fixation des jeunes dans leur village.
3.4. Les conséquences de l’exode rural pour le village.
1. Définition du royaume
Le royaume est une entité politique dirigée par un roi. Il est fondé par un chef local qui
parvient à imposer son autorité sur l’ensemble. Le royaume est formé par plusieurs villes et
villages reconnaissant l’autorité d’un même roi. Son étendue géographique est faible, il est
constitué généralement d’un peuple parlant la même langue. Exemples : le royaume mossi de
Ouagadougou, le royaume gourmantché du Gulmou, le royaume dioula de Kong…
De nos jours, certains Etats modernes ont conservé la royauté c'est-à-dire le système de la
monarchie même si le pouvoir du roi est réglementé par la constitution. Citons par exemples
l’Angleterre, le royaume de Belgique et le royaume du Danemark en Europe contemporaine.
2. Définition de l’empire
Par définition, l’empire est un vaste ensemble géographique et politique soumis à l’autorité
d’unempereur. L’empire se compose de plusieurs royaumes dont les rois reconnaissent la
suprématie de l’empereur. Selon l’organisation de l’empire, les royaumes vassaux constituent
les provinces de l’empire. Ils sont administrés par des gouverneurs désignés par l’empereur,
ou conservent leurs rois locaux qui payent régulièrement un tribut (un impôt) à l’empereur,
signe de leur allégeance à son autorité.
Dans l’organisation politique, les dénominations Républiques, Etat et Nation sont employées
pour désigner le pays. Ces trois appellations synonymes dans le langage courant ont
cependant des différences.
1. Définition de l’Etat
Selon le Petit Larousse, l’Etat est une « entité politique constituée d’un territoire délimité par
des frontières, une population et d’un pouvoir institutionnalisé ».
L’Etat est donc une réalité géographique (un territoire) et politique (un pouvoir
institutionnalisé) avec sa population propre. Le continent africain par exemple est composé
d’environ une cinquantaine d’Etats, tandis que l’Amérique du Nord de deux grands Etats…
2. Définition de la république
La république est une forme d’organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir
l’exercent en vertu d’un mandat conféré par le corps social.
La république est un type de gouvernement dans lequel les dirigeants sont élus par les
populations. Ils ne sont plus dirigeants du peuple de manière héréditaire comme la monarchie.
Les élections se font à une périodicité et selon des règles fixées par chaque peuple à travers la
constitution qui est considérée comme la loi fondamentale.
La nation est par définition une grande communauté humaine, le plus souvent installée sur un
même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus
ou moins forte.
3. Définition de la nation
La nation a une connotation plus sentimentale que l’Etat. En effet, la nation fait appel au
sentiment d’appartenance à une communauté soudée par l’histoire et la culture. L’exagération
du sentiment national peut toutefois être source de conflits avec les autres communautés.
Pour assurer le bien-être de leurs populations, les Etats entretiennent des relations entre eux.
On parle de relations internationales lorsque les relations sont structurées ; elles donnent
naissance à des institutions internationales de plus ou moins grande envergure. Aux côtés de
l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui est la plus grande organisation à l’échelle
mondiale, existent des organisations à vocation continentale, régionale ou sous-régionale.
3. La CEDEAO
La CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), ECOWAS en
Anglais, a été créée le 08 Mai 1975 avec Lagos (Nigeria) comme siège. Elle compte seize
(16) membres : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée
Bissau, Guinée Conakry, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Léone et
Togo.
Le principal objectif de la CEDEAO est l’intégration économique, sociale et politique de
l’Afrique de l’Ouest. Elle recherche la coopération régionale, l’union douanière, la libre
circulation des personnes et des biens, l’harmonisation des politiques économiques dans cet
espace communautaire.
4. L’UEMOA
L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) est créée en Août 1994 avec
Ouagadougou comme siège. Cette organisation, comme son nom l’indique regroupe huit (08)
Etats ayant le franc CFA en commun : le Bénin, le Burkina Faso,la Côte d’Ivoire, la Guinée
Bissau,le Mali, le Niger,le Sénégal etle Togo.
L’UEMOA a pour objectif principal l’intégration économique des Etats membres en vue de
constituer un grand marché commun de façon progressive.
NB : En plus de ces deux organisations, il en existe d’autres dont le Burkina Faso est
membre : le CILSS, l’Autorité du Liptako Gourma, la CENSAD, etc.
PLAN
I. L’EXPLORATION DE L’AFRIQUE
1. L’exploration de l’Afrique Occidentale
2. L’exploration de l’Afrique Centrale et Australe
I. L’EXPLORATION DE L’AFRIQUE
En 1795, la Gambie est explorée par l’Ecossais Mungo Park. Cette mission réussie, l’Ecossais
se tourne vers le plus grand fleuve de l’Afrique de l’Ouest : le Niger.
- Le fleuve Niger
L’exploration du fleuve Niger fut commandée par « l’Association pour la découverte de
l’intérieur de l’Afrique », association de géographes créée à Londres en 1788.
L’association finance la mission de Mungo Park qui découvre que le fleuve Niger coule vers
l’Est et non vers l’Ouest comme l’affirment les géographes du XVIe siècle. En 1806, Mungo
Park meurt noyé dans les rapides de la région de Boussa sur le fleuve Niger.
En 1830, l’Anglais Lander achève la mission de Mungo Park en dressant une carte du fleuve
Niger, de sa source à l’embouchure. Cette carte sera très utile pour l’exploration des régions
situées à l’intérieur de la boucle que décrit le fleuve Niger en Afrique de l’Ouest.
L’exploration du Sahara
Le Sahara n’est pas un cours d’eau mais un vaste désert dont l’exploration fut possible grâce
aux routes commerciales empruntées par les caravaniers.
De Tombouctou, Barth poursuit sa mission vers le lac Tchad en passant par le nord du
Burkina Faso actuel. De retour en Europe, il fournit une importante documentation
ethnographique sur les peuples africains, particulièrement ceux des bords du lac Tchad.
Dr Heinrich Barth : médecin allemand, en route pour le lac Tchad, il est le premier
européen à fouler le sol burkinabè à Dori en juillet 1853.
Dr Adolf Krause (1850-1938) : scientifique allemand, il partit d’Accra en mai
1886 pour arriver à Ouagadougou le 24 septembre 1886 ; c’est le premier européen à
pénétrer la capitale du Mogho.
Louis Gustave Binger (1856-1936) : officier français parti de Bamako en juin 1887, il
séjourne à Bobo-Dioulasso en avril 1888 avant d’atteindre Ouagadougou où il est reçu par
Naba Sanem qui lui interdit toutefois de poursuivre vers le nord. Binger laissa une
importante documentation sur les peuples du Burkina précolonial.
Kurt Von François (1852-1931) : officier allemand qui part du Togo, traverse le pays
bissa et se trouve aux portes de Ouagadougou dont l’entrée lui est interdite par Naba
Sanem en 1888.
Dr François Crozat (1858-1892) : médecin français parti de Sikasso en août 1890, il suit
l’itinéraire de Binger afin de signer un traité de protectorat avec le Mogho Naba. Il est reçu
par le Naba le 21 septembre mais n’obtient pas le traité objet de sa mission.
Parfait-Louis Monteil (1855-1925) : officier français, fort des rapports de ses
prédécesseurs, il part de Sikasso pour Ouagadougou via Bobo-Dioulasso. 28 avril 1891, le
Naba Wobgo lui intime l’ordre de quitter son territoire.
George Eykem Fergusson : métis afro-britannique réussit à signer en juillet 1894, un
traité d’amitié et de libre commerce avec le Mogho Naba Wobgo.
En 1864, deux Anglais : Richard Burton et John Speke sont envoyés à la recherche des
sources du Nil par la Royal Geographic Society. Ils remontent le fleuve jusqu’au lac Victoria
qu’ils considèrent comme la source du Nil.
Reparti en Afrique centrale, avec un autre Anglais nommé James Grant, John Speke
approfondit la recherche des sources du Nil. Descendant le Nil vers son embouchure, les deux
Anglais rencontrèrent un autre couple d’explorateurs anglais, Samuel Baker et sa femme, qui
remontaient le Nil depuis l’Egypte. Le Nil est aussi cartographié.
L’exploration du Zambèze
Entre 1846 et 1856, le pasteur et médecin anglais David Livingston est envoyé par la
« London Missionary Society ». Il explore tout le fleuve et son bassin avant de pousser ses
recherches vers la région des grands lacs. Le Docteur Livingston est l’un des plus grands
explorateurs de l’Afrique Australe et Centrale. Il étudie scientifiquement les cultures
africaines, dénonce l’esclavage, toujours pratiqué par les Arabes malgré son abolition.
Le croyant mort, le directeur d’un journal dépêche un jeune reporter nommé Stanley à la
recherche de ce grand scientifique dont on n’avait plus de nouvelles.
Stanley retrouve Livingston près du lac Tanganyika en 1868. Peu après, « ce grand ami de
l’Afrique » meurt, épuisé par les longues années de voyage à travers ce continent.
L’exploration du Congo
Depuis le XVIe siècle, l’embouchure du fleuve Congo est connue par les navigateurs
portugais. Mais les nombreux rapides ne permettaient pas de remonter le fleuve vers ses
sources. En 1874, Savorgnan de Brazza, un officier français reconnaît l’Ogoué, un fleuve de
la région. Au même moment, Stanley est envoyé à nouveau en Afrique orientale. Après trois
années d’exploration, Stanley parvient à l’Océan Atlantique et démontre que le Congo se jette
dans cet océan.
Ayant pris connaissance de cette découverte, Savorgnan de Brazza repart en Afrique centrale
où il signe un traité d’amitié avec le roi des Batéké, Makoko. Stanley proteste car il est le
premier à avoir exploré la région. Une crise naît entre les Nations européennes en concurrence
pour le partage de cette région. Ce sont ces rivalités qui conduisent à la conférence de Berlin
(Novembre 1884 à 1885) dont les conclusions fixent les règles du partage de l’Afrique.
Samory Touré
Samory Touré est un chef malinké né vers 1830. Sa résistance à la pénétration française en
Afrique de l’Ouest est la plus héroïque des résistances actives dans cette région.
Entre 1870 et 1880, Samory crée un vaste empire musulman, le Ouassoulou avec
Bissandougou comme capitale. Dès 1881, Samory se heurte aux Français à Kita. Après ce
premier affrontement, Samory usa de la diplomatie et de la guerre pour résister aux Français.
En 1886, l’Almamy Samory Touré signe le traité de Bissandougou avec les Français qui
délimite l’empire du chef africain. Comme gage du respect de ce traité, l’un des fils de
Samory, Karamoko Touré est gardé en otage par les Français.
En 1891, les Français décidèrent de conquérir l’empire qu’ils avaient reconnu à Samory en
1886 afin de devancer les Anglais. Les commandants français Archinard, Humbert, Combes
et Monteil luttèrent sept années durant contre les sofas (soldats) de Samory. Poursuivi partout
où il s’installait, Samory pratiquait la tactique militaire de la terre brûlée consistant à détruire
totalement les villages traversés.
Avec la complicité des Anglais, les Français capturent l’Almany Samory Touré le 28
septembre 1898 dans son camp de Guélémou. Vieux et fatigué, Samory est déporté au Gabon
où il meurt le 2 juin 1900 sur l’île de l’Ogoué.
A Abomey, la France envoie le colonel Dodds pour mettre fin à l’esclavage et aux sacrifices
humains pratiqués par le roi Béhanzin. De 1889 à 1894, Béhanzin résista farouchement aux
troupes françaises avec son armée constituée d’amazones (femmes combattantes) courageuses
et intrépides. Trahi par l’un de ses frères, le roi Béhanzin est capturé par les Français en
1894 ; il est déporté à Alger où il meurt en 1906.
Une révision de l’organisation des territoires français d’Outre-Mer commença par le passage
de la loi cadre du 23 juillet 1956.Cette loi fut suivie par des mesures organisationnelles
approuvées par le parlement français en1957 et qui assuraient un large degré d’autonomie à
chaque territoire. Le territoire devint ainsi une république autonome au sein de la
communauté française le 11 décembre 1958 : la République de la Haute- Volta. Elle accède
finalement à l’indépendance le 5 aout 1960. Le premier président, Maurice Yaméogo, était à
la tête de la section locale du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).
PLAN
Le Burkina Faso (ex Haute-Volta) a connu une vie politique très mouvementée. En effet,
après la première République conduite par Maurice Yaméogo qui a duré cinq années, ce fut
une période d’instabilité politique avec deux Républiques éphémères. C’est en 1984 que la
Haute-Volta devint Burkina Faso.
Les bouleversements apportés par le CNR améliorent l’image du pays mais créent des
mécontentements divers. La situation s’aggrave avec la mésentente à la tête de l’Etat qui
aboutit à la fusillade du 15 octobre 1987 au cours de laquelle le Président du CNR, Thomas
Sankara est tué. Un nouveau régime d’exception, le Front Populaire est installé.
En décembre 1991, Blaise Compaoré est élu Président du Faso pour un mandat de sept (07)
ans renouvelable une fois. L’Assemblée des Députés du Peuple (ADP), actuelle Assemblée
Nationale, est formée en mai 1992 par 107 députés élus pour un mandat de cinq (05) ans
renouvelables.
Il s’agit ici de découvrir et pouvoir exploiter le manuel scolaire et les autres matériaux en
usage à l’école primaire.
- LE MANUEL SCOLAIRE
Pour l’enseignement de l’histoire au Burkina Faso, l’école dispose d’un certain nombre de
documents conçus et produits par le ministère de l’Education. Il existe pour chaque classe, du
CE1 au CM2, un livre de l’élève et un guide du maître. Si pour l’élève le manuel constitue un
soutien aux leçons reçues, le guide oriente le maître dans sa préparation et son contenu a un
rapport direct avec celui du livre de l’élève.
Chaque type de manuel est organisé et présenté de sorte à faciliter l’exploitation par
l’utilisateur concerné.
Organisation du manuel
Classes Manuel Titre
Nombre de parties Contenu (indicatif)
re
-02 grandes parties -1 partie : La notion de
Livre de Histoire cours -10 chapitres temps
l’élève élémentaire 1 -39 leçons -2de partie : La notion
-09 séances de révision d’évolution et de progrès
CE1
-39 leçons décrites conformément au livre de l’élève
Guide du Histoire CE1, -02 fiches présentées (leçon 12 et leçon 25) comme
maître Guide du maître exemples
-les corrigées des 09 séances de révision
-la notion d’évolution et de
-3 parties progrès
Livre de Histoire CE2, -06 chapitres -l’organisation de nos
l’élève Livre de l’élève - 35 leçons grands parents
-06 séances de révisions -la colonisation française
CE2
du Burkina Faso
Histoire, cours -35 leçons décrites
Guide du élémentaire 2ème -06 fiches méthodologiques présentées
maître année (Guide du -les corrigées des questions des6 séances de révision
maître) indiquées par le livre de l’élève
-la notion d’histoire
-la période précoloniale
-07 chapitres
Livre de -La Haute Volta colonie
Histoire C.M.1 -26 leçons
l’élève française
-07 séances de révisions
-la décolonisation et ses
CM1
conséquences
-26 leçons décrites
Cours Moyen 1re
Guide du -corrigées de 07 séances de révisions
année, Histoire,
maître -02 fiches méthodologiques (leçons 19 et 21)
Guide du maître
présentées en exemples
-la préhistoire et le début
de la période historique en
Afrique
-installation des peuples
-08 chapitres,
Livre de Histoire CM2, actuels du Burkina Faso
-29 leçons
l’élève livre de l’élève -la conquête coloniale
-8 séances de révisions
CM2 -les deux guerres
mondiales
-la décolonisation
-les progrès des sciences…
Cours Moyen 2ème - 29 leçons décrites
Guide du
année, Histoire, - corrigées de 8 séances de révisions
maître
Guide du maître - une fiche méthodologique présentée en exemple
10-Quelle est la plus grande organisation qui regroupe tous les pays indépendants du monde ?
13-Donnez les noms de quelques rois africains qui ont résisté à la pénétration coloniale.
1-Selon le Petit Larousse, le temps est une « notion fondamentale conçue comme un milieu
infini dans lequel se succèdent les événements et considéré souvent comme une force agissant
sur le monde, les êtres ».
2-La préhistoire est la période très ancienne qui a précédé l’histoire. On ne la connaît que
grâce aux dessins rupestres, aux objets anciens. Il n’y avait pas l’écriture d’où la difficulté
d’avoir des renseignements très précis de cette période.
3- L’histoire est la suite, la succession de faits dont les plus marquants constituent les
évènements. Autrement dit, l’histoire est la marche irréversible du temps, ce qui s’est passé
autrefois.
4-Les grandes périodes de l’histoire sont : l’Antiquité, le Moyen-âge, les temps modernes et
l’époque contemporaine.
-Le progrès est une amélioration par rapport à un stade ou à une performance antérieure. Le
progrès est donc une évolution positive c’est-à-dire un changement qualitatif par rapport à la
situation antérieure.
7- Une arme est un outil conçu pour se défendre ou attaquer.
8-Le village est une petite agglomération c'est-à-dire un regroupement de populations rurales
tandis que la ville se définit comme une agglomération relativement plus importante et dont
les habitants ont des activités professionnelles diversifiées.
9-Le royaume est une entité politique dirigée par un roi. Il est fondé par un cheflocal qui
parvient à imposer son autorité sur l’ensemble tandis que l’empire est un vaste ensemble
géographique et politique soumis à l’autorité d’unempereur. L’empire se compose de
plusieurs royaumes dont les rois reconnaissent la suprématie de l’empereur.
10-L’ONU est la plus grande organisation qui regroupe tous les pays indépendants du monde.
13-Les noms de quelques rois africains qui ont résisté à la pénétration coloniale : Ahmadou,
Babemba, Prempeh, Béhanzin, Boukary Koutou…
16- Sangoulé Lamizana est le nom du président qui succéda à Maurice Yaméogo.
18-Le 4 Août 1984, la Haute-Volta changea d’appellation pour devenir Burkina Faso.
19-Deux manuels scolaires d’histoire : Histoire CE1, guide du Maître et Histoire CM2, livre
de l’élève.
20-En plus des manuels, le maître peut utiliser les cartes, les dessins, les images (de sites, de
personnalités d’objets anciens…)
BIBLIOGRAPHIE
6) Encyclopédie Wikipedia