Rappels DE Thermodynamique
Thèmes abordés
Rappels DE Thermodynamique
Thèmes abordés
RAPPELS
DE
THERMODYNAMIQUE
PAR
AVANT-PROPOS ET NOTATIONS
4. THERMODYNAMIQUE MONODIMENSIONNELLE
8. MODELISATION DE LA COMBUSTION
ANNEXE :
1. BIBLIOGRAPHIE
AVANT-PROPOS
Le but de ce rappel n'est pas de rentrer dans le détail des lois de la thermodynamique, de la chimie
ou de la mécanique rappelées ici, mais de fournir les outils et principes de base des modèles qui
seront utilisés dans l’ensemble du cours.
Les démonstrations sont donc volontairement limitées : pour en avoir les détails, des renvois à des
documents de référence sont fournis.
NOTATIONS
Dans tout le cours, les notations suivantes seront adoptées pour les grandeurs thermodynamiques.
La plupart des unités sont des unités du système international (système SI). L'aéronautique se
distingue toutefois par l'emploi de certaines unités anglo-saxonnes, l'équivalence entre les unités SI
et les unités anglo-saxonnes les plus couramment utilisées étant fournie en annexe 1 du Mémento.
Le degré de précision associé à chacune de ces grandeurs thermodynamiques est récapitulé en
annexe 2 du Mémento.
Ps
Ps R Ts (1)
Bien que cette relation ne soit valable que pour les gaz parfaits, nous l’appliquerons tout au long de
ce cours au gaz réels tels que l’air.
Ps = 101325 Pa et : Ts = 273,15 K
Ps = 101325 Pa et : Ts = 288,15 K
On peut grâce à ce principe, définir une fonction d'état E, énergie totale, qui décrit le niveau
énergétique du système thermodynamique étudié. Ce premier principe ne s'applique qu'à un système
où la masse m est conservée.
expression dans laquelle dE est une différentielle totale exacte (dE en tant que fonction d’état ne
dépend pas du chemin suivi pour aller de l’état initial 1 à l’état final 2), alors que Q et ne le sont
pas en général.
Q12 et 12 étant l’ensemble des quantités de chaleur et de travail échangées entre le système et
l’extérieur pour passer de l’état 1 à l’état 2. Elles dépendent du chemin parcouru.
L'énergie totale E est la somme de l'énergie interne U des particules de gaz (agitation moléculaire) et
de l'énergie cinétique résultant du mouvement d'ensemble du système, soit :
1
E = U+ m V2 (3)
2
d’où : dE = d U + m V dV (4)
Q = 0 (4b)
Ps L dx = - Ps d Ps
(5)
2 Figure 1
=- 1
Ps d (6)
Pour une turbomachine, il faut considérer un flux d'air et donc intégrer le passage d'un débit (voir
figures 2 et 3). Le raisonnement doit donc se faire par étapes :
DIAGRAMME DE CLAPEYRON
Ps
B
Ps2 t
Ps2
Ps1
Ps1 2 Ps2
1 m A
m Ps1
m
t
b a
2 1
Figure 2 Figure 3
2 dPs
et pour une masse unité (m = 1 kg), on aura : t = 1
(8)
La notion de travail avec transvasement t est ce qui convient le mieux pour exprimer que le fluide
est transféré d'un lieu 1 à un lieu 2 avec un apport de travail.
La notion de travail reste liée soit au volume, soit à la masse, grandeurs toutes deux délicates à
manier en présence d'un flux d'air. En dérivant par rapport au temps, on obtient d'un coté de
l'équation une puissance, de l'autre coté un débit.
t 2 dPs
Wt
t
D
1
(9)
m
où Wt est la puissance avec transvasement et D .
t
Qv U
Cv (10)
Ts cste Ts cste
Qp
Cp (11)
Ts Ps cste
Cp Cv R (12)
Cp R R
et en posant : on obtient : Cp et : Cv (13)
Cv 1 1
On constate alors que la quantité de chaleur reçue Qp peut s'exprimer à partir d'une fonction d'état
que l’on appellera enthalpie massique statique H(Ts,). Nous ne nous intéresserons dans tout le
cours qu'à des enthalpies massiques. La fonction considérée sera donc définie par :
H (Ts, ) U ( Ps ) (15)
En prenant en compte la loi des gaz parfaits (1), la définition de U et la relation de Mayer, on a :
L’enthalpie massique H étant couramment utilisée dans les calculs de thermodynamique, l’annexe 5
du Mémento présente son évolution en fonction de la température statique Ts et de la viciation de
l’air , au travers de l’enthalpie massique réduite Hr, enthalpie rapportée à la constante des gaz
parfaits R.
V2
H (T, ) H (Ts, ) (17)
2
L’enthalpie massique totale H(T,) se calcule de la même manière que l’enthalpie massique
statique H(Ts,), la température de calcul étant alors la température totale T (voir annexe 5
du Mémento).
V22 V12
E 2 E1 U 2 U1 Q12 12
2 2
V2 V2
D U 2 2 U1 1 D Q D Q W et : WT W Ps 2 2 Ps1 1 D
2 2
V2
et en utilisant l’équation (17), on a : HT, U Ps
2
m
avec : . D Q Q = puissance de quantité de chaleur.
t
Appliquons maintenant cette relation aux turbomachines :
- pour les compresseurs et les turbines adiabatiques : Q = 0. Dés lors, l'équation (18) se
résume à :
D H T2 , 2 HT1 , 1 Wt
Autrement dit, dans un compresseur ou une turbine, il n'y a que des échanges de
travaux entre le fluide et le système extérieur et, dans une turbine, Wt est négatif.
- pour les échangeurs thermiques ou les chambres de combustion, il n'y a aucun travail
échangé et la variation d'enthalpie se résume à la variation de puissance de chaleur,
d’où :
D HT2 , 2 HT1 , 1 D Q
- pour les tuyères ou les manches d’entrée d’air où il n'y a ni échange de chaleur, ni
échange de travail, la variation d'enthalpie est nulle, d’où :
H T2 , 2 H T1 , 1
Ces énergies n’ont pas toutes la même qualité. L’énergie électrique est de meilleure qualité que
l’énergie thermique. On peut transformer entièrement une quantité d’énergie électrique en chaleur :
c’est le cas du chauffage électrique. On ne peut pas changer toute l’énergie thermique en énergie
électrique ; une partie de l’énergie repart en chaleur. Ces modalités de transformation des énergies
sont dictées par le second principe de la thermodynamique.
Au palmarès de la qualité, la première place revient à l’énergie gravitationnelle. Projetée dans une
turbine, l’eau d’un barrage transforme son énergie gravitationnelle en électricité. Plus tard, on en
fera du mouvement dans un moteur électrique, ou de la chaleur dans un radiateur. Tout au long de
ces transformations, l’énergie se dégrade, ou, en d’autres termes, son entropie augmente. " [3]
T
iso-Ps
Q Ts dS(Ts, ) Ts2
et donc :
Ts1
2 Q Q
S(Ts2 , 2 ) S(Ts1 , 1 )
1 Ts S
S1 S2
Q
Pour une transformation réversible, la valeur ne dépend que de l'état initial 1 et de l'état final 2.
Ts
dTs dPs
Comme à volume constant, l’équation Q = (Cp - R) . dTs s’écrit :
Ts Ps
2 Q 2 Cp dTs 2 dPs
1 Ts
1 Ts
R 1 Ps
2 Q 2 Cp dTs Ps
En intégrant, on obtient : 1 Ts
1 Ts
R Ln 2
Ps1
TsCp
Dans le cas d'un gaz parfait, cette fonction s'écrit : S(Ts, ) Ln R
Ps
(19)
Ts
dTs
R
Dans le cas d'un gaz réel, cette fonction s'écrit : S(Ts, ) Cp Ln ( Ps )
0 Ts
où est l’énergie dissipée par les irréversibilités : elle est toujours de signe positif.
Dans le cas des gaz et des fluides, est principalement liée aux pertes d'énergie générées par la
viscosité du gaz ou du fluide.
dH (Ts, ) dU d ( Ps ) Q d ( Ps )
dPs
Q ( Ps d) ( Ps d) ( dPs) Q
dPs
d’où : dH (Ts, ) [Ts dS(Ts, )] (23)
turbomachines pour lesquelles la notion de volume a un sens limité compte tenu des flux
d'air qui circulent,
L’application au cycle d’un moteur comprenant un compresseur (P0 à P3 d’où T0 à T3), une chambre
de combustion (T3 à T4) et une turbine (P4 à P5 d’où T4 à T5), est la suivante lorsque le cycle ne
comporte aucune perte (voir figure 5a) :
S3 = S0, P4 = P3 et S5 = S4
T
TChambre = T4 - T3
T4
T
T3 iso-P3
T5
C iso-P5
T0 iso-P0
S
S0 S4
Figure 5a
Lorsque le cycle comporte des pertes (voir figure 5b), il y a augmentation de l’entropie entre chaque
plan :
T4 P3’
iso-P3
T3’ P5’
T3
T5 T5’
iso-P5
T0 iso-P0
S
S3 S3' S4 S4' S 5'
Figure 5b
4 - THERMODYNAMIQUE MONODIMENSIONNELLE
Comme on l'a vu au paragraphe 2.4, il existe deux types de grandeurs :
- les grandeurs statiques (Ts, Ps) qui ne prennent en compte que l'énergie interne du fluide,
- les grandeurs totales ou d'arrêt ou d’impact ou isentropiques (T, P) qui intègrent l'énergie
cinétique en plus de l’énergie interne du fluide.
Le passage de l'une à l'autre se fait par une transformation isentropique puisqu'il n'y a ni échange de
travail, ni échange de chaleur.
C'est pourquoi les valeurs dites totales ou d’arrêt ou d’impact, sont également appelées grandeurs
isentropiques.
V2 Ts V2 T
H (T, ) H (Ts, )
2
0
(Cp dTs)
2
0
(Cp dT)
En résumé, dans une transformation où ni travail, ni chaleur ne sont échangés, alors la température
totale est conservée, puisque H(T,) ne dépend que de la température et de la viciation.
Cette fonction étant couramment utilisée dans les calculs de thermodynamique, l’annexe 5 du
Mémento présente l’évolution de cette fonction pour différentes valeurs de température et de
richesse.
V2 V2
H (T, ) H ( Ts, ) (Cp Ts) Cp T
2 2
V2
d’où la formulation de la température totale T définie par : T Ts
2 Cp
T
1
1 M 2
(27)
Ts 2
Cette fonction étant couramment utilisée dans les calculs de thermodynamique, l’annexe 8 du
Mémento présentent l’évolution de cette fonction pour différentes valeurs de Mach et de .
T dT Ts dTs
0
Cp
T
Ln( P R ) 0
Cp
Ts
Ln( PsR )
T dH ( T , )
P
10 Ts RT
Ps
P
10 ( T, ) ( Ts, ) (28)
Ps
T dH ( T , )
avec : (T , ) 0 RT
Il convient de noter que dans une transformation où ni travail, ni chaleur ne sont échangés, il n'y a
pas forcément conservation de la pression totale. En effet, comme nous l’avons vu au paragraphe 3,
le second principe de la thermodynamique introduit des pertes. La pression totale reste constante si
et seulement si le processus est isentropique. Ce sujet sera développé dans le paragraphe 5.
Les tables donnant les différentes valeurs de T, en fonction de la température et de la viciation
de l’air sont données dans l'annexe 6 du Mémento.
P T 1 1
= 1 + M2 (29)
Ps Ts
D A V Ps A M (30)
R Ts
D T
Or, en réécrivant le débit sous la forme , cette grandeur ne dépend que du Mach et de .
Ps A
Drs M
T
M
1
1 M 2
C’est le débit réduit statique : (31)
R Ts R 2
En étendant cette notion aux grandeurs totales et en supposant que reste sensiblement constant
entre Ts et T, nous arrivons à l'équation suivante :
1
D T Ps (Ts) T (T) 1 2( 1)
Dr M M 1 M ² (32)
PA P R Ts R 2
D T
La grandeur définie par est appelée débit réduit Dr et ne dépend aussi que du Mach et de .
PA
Ces deux fonctions étant couramment utilisées dans les calculs de thermodynamique, l’annexe 7 du
Mémento présente leur évolution pour différentes valeurs de Mach et de .
L’évolution du débit réduit Dr présentée dans cette annexe, fait ressortir deux propriétés qui seront
particulièrement utiles dans le calcul des cycles :
En utilisant les relations entre grandeurs totale et statique, et sachant que dS(T,) = dS(Ts,), on
arrive à la relation suivante :
dP
dH (T, ) [T dS(T, )] R T Q
P
dP Q 1 1
d'où la relation :
P R T R Ts T R Ts
dP Q ( 1)
que l'on peut transformer en : M2 (33)
P R T R T 2 R Ts
- l'apport de travail accroît la pression totale : c'est le rôle du compresseur comme on l'a
vu au paragraphe 3.3 (équation (25)). Dans le cas d'une turbine, la fourniture de travail se
traduit par une perte de pression totale,
- l'apport de chaleur Q se traduit par une baisse de la pression totale. C'est un phénomène
que nous verrons dans les chambres de combustion où l'allumage de la chambre se traduit
par une augmentation immédiate des pertes de charge,
D'une manière générale, les variations de pression totale se combinent. Il faut donc essayer de les
modéliser simplement pour faciliter le calcul.
Le point C est le point sur l'isobare finale Ps2 qui possède la même température Ts1 : il correspond à
un état final du système après échange de chaleur avec l'extérieur.
Si l’on considère le cycle ABCA parcouru par la machine réelle et si on lui applique le premier
principe, on aura :
B
- QAB
A
Ts dS AIRE ( aABb) ( sur la figure 6)
- BC = 0 (travail avec transvasement isobare),
C
- QBC
B
Ts dS AIRE ( bBCc) ( + QP sur la figure 6)
Ce travail est appelé travail polytropique p. C'est le travail reçu par la machine parfaite évoluant
entre A et B et recevant la quantité de chaleur représentée par l'aire (aABb) qui est la quantité de
chaleur équivalente aux pertes mises en jeu dans la transformation réelle. La figure 6 montre
clairement que ce travail polytropique est supérieur au travail isentropique correspondant à l’aire
(aA’Cc).
B
Si l'on considère maintenant le travail réel, on a :
C
Ts dS AIRE ( cCBb)
Dans le cas d'une compression, le travail polytropique est donc inférieur au travail réel.
Dans le cas d'une détente, le travail polytropique est donc supérieur au travail réel, contrairement au
cas de la compression. L'ensemble (, is, ) permet seul de réaliser un bilan énergétique correct.
- l'un qui compare le travail réel au travail isentropique que nous appellerons rendement
isentropique,
- l'autre qui compare le travail polytropique au travail réel et que nous appellerons
rendement polytropique.
Le rendement traduit une perte lors d'une transformation d'énergie et non lors des apports d'énergie.
Les transformations d'énergie se repèrent sur les grandeurs statiques qui sont les seules
significatives de l'état réel du gaz. En toute rigueur, il serait donc plus correct de travailler
systématiquement pour les calculs pression-température avec les valeurs statiques.
Cependant à l'intérieur d'une turbomachine, les échanges d'énergie (apports ou extractions de travail
ou de chaleur) font intervenir les enthalpies et les températures totales par l'intermédiaire du premier
principe.
Il faut donc avoir une idée de ce qui distingue les rendements dans les deux cas. En supposant le
rendement suffisamment constant dans la plage de température considérée et en adoptant les mêmes
formules de définition (remplacement des grandeurs statiques H(Ts,), Ts et Ps par les grandeurs
totales équivalentes), on arrive, en développant les diverses relations données ci-après dans les
paragraphes 5.3 et 5.4, à la relation suivante :
1
1 2 M 22
Cpol s Cpol log10 TT2 1 s Cpol log10
2
1 1
(34)
1 1 M 12
1
On constate qu'il n'y a égalité entre les deux rendements que si le deux Mach d’entrée et de sortie du
compresseur considéré sont strictement égaux.
En pratique, nous n'utiliserons que les rendements en valeur totale, seuls accessibles
rapidement dans les calculs de cycle, l’accès aux grandeurs statiques nécessitant la connaissance de
la géométrie de la turbomachine, ce qui nous le verrons n'est pas immédiat dans les calculs de cycle.
Rendement isentropique
Pour une compression, nous le définirons comme le rapport de l'énergie nécessaire à l'atteinte de la
pression par une transformation isentropique à l'énergie réellement utilisée, soit en gaz réels :
Pour une détente dans une turbine, compte tenu des résultats du paragraphe précédent, cette
comparaison doit se faire en sens inverse, d'où la définition en gaz réels :
Dans la pratique, les rendements isentropiques sont très utilisés en raison de la simplicité de leur
définition. Ils sont rapidement calculables puisqu'en première approximation, si l'on considère que
les Cp sont très faiblement variables (hypothèse gaz parfaits), on aura :
T T1 T2 T1
Cis 2is et : Tis (37) et (38)
T2 T1 T2is T1
Par contre, le rendement isentropique présente l'inconvénient de ne pas reposer sur un bilan
énergétique correct. En effet, si l'on prend le cas d'une compression :
AIRE(cCA' a )
s Cis is
AIRE(cCBb)
Rendement polytropique
Le rendement polytropique sera défini sur des transformations élémentaires ou globales comme
définies ci-après :
p
- pour une compression : s Cpol (39)
- pour une détente : s Tpol (40)
p
Le calcul de la relation (Ps-Ts) est plus délicat à traiter qu'avec le rendement isentropique. En effet :
ce qui nécessite comme on le verra plus loin des calculs complexes par intégration, plus difficiles
d’accès sur les calculateurs temps réel.
1
- pour une détente : 1 Cp dTs (44)
s Tpol
H(Ts 2is , 2 ) s Cis H(Ts 2 , 2 ) (1 s Cis ) H(Ts1 , 1 ) d'où Ts2is (45)
Compte tenu de la remarque faite au début du paragraphe 5.3 (comparaison entre les rendements en
valeur statique et totale), à savoir que seul le rendement en valeur totale sera considéré dans ce
cours, les deux équations précédentes s’écrivent alors sous la forme suivante :
Ts
Ps 2 2
dH(Ts, )
log10
s Cpol
Ps1 R Ts
Ts 1
d’où :
Ps 2
10
(Ts 2 , 2 ) (Ts1 , 1 ) s Cpol (49)
Ps1
De même, le rendement en valeur totale étant considéré, l’équation précédente s’écrit sous la forme
suivante :
P2
10
(T2 , 2 ) (T1 , 1 ) Cpol (50)
P1
1 1
H(Ts 2is , 2 ) H(Ts 2 , 2 ) 1 H(Ts1 , 1 ) d'où Ts2is (51)
s Tis s Tis
Le rendement en valeur totale étant considéré, l’équation précédente s’écrit sous la forme suivante :
1 1
H(T2is , 2 ) H(T2 , 2 ) 1 H(T1 , 1 ) d'où T2is (52)
Tis Tis
(Ts 2 , 2 ) (Ts 1 , 1 )
Ts 2
Ps 1 dH(Ts, ) Ps 2 s Tpol
log10 2 d’où : 10 (53)
Ps1 s Tpol Ts1 R Ts Ps1
(T2 , 2 ) (T1 , 1 )
P2 Tpol
10 (54)
P1
C 1
P C
T1 2 T1 C
P1 P2 T T1 C 1
Cis d’où : 1 Cis 2 (55)
T2 T1 P1 T1
C Cpol
P2 T2 ( C 1)
(56)
P1 T1
T 1
P T
T1 2 T1 T
1 P1 P2 1 T2 T1 T 1
d’où : 1 (57)
Tis T2 T1 P1 Tis T1
T
P2 T2 ( T 1)Tpol
(58)
P1 T1
Alors en reprenant les formules simplifiées (55) et (56), les rendements étant ici considérés en
valeur statique, on obtient pour une compression :
C 1
s Cpol
Ps 2 C Ts Ts
1 s Cis 1
Ps1 Ts 1 Ts 1
1 s Cpol Ts 2 Ts1
s Cis s Cpol 1
Ts
(59)
2 1
1 1 1 s Tpol Ts Ts
1 2 1
(60)
s Tis s Tpol 2 s Tpol Ts1
D ( V n ) dA n
d
V
d'où le flux de quantité de mouvement sortant de
:
V ( V n) dA
Figure 8
F dA
V ( V n) dA
d’où :
F dA
V ( V n) dA 0
D'où finalement en introduisant la fonction dynalpie Dyn, les forces de viscosité étant nulles:
Dyn dA F ( V ( V n)) dA (Ps n) ( V ( V n)) dA (61)
nous arrivons au principe suivant, fort utile pour calculer la poussée : le flux de dynalpie sortant par
une surface de contrôle fermée est nul.
Dyn A ( Ps V2 ) Ps A (1 M 2 ) ( D V ) ( Ps A ) (62)
- mélange de deux gaz non viciés dans le cas, par exemple, d’un prélèvement d’air réalisé
dans le compresseur haute pression (HP) et réintroduit dans le flux d’air secondaire (by-
pass),
- mélange de deux gaz, l'un vicié et l'autre non, en sortie de la chambre de combustion. Les
gaz viciés issus de la combustion se mélangent à l’air pur prélevé dans le compresseur et
réintroduit au niveau de la turbine après avoir refroidi les aubes de turbine.
Les calculs de mélange (gaz 1 et 2 donnant un nouveau gaz T) ne sont valables que lorsqu’ils
sont réalisés à iso-section (A) et à iso-débit (D), soit :
- iso-section : AT = A1 + A2
- iso-débit d‘air : DaT = Da1 + Da2
- iso-débit de carburant : DcT = Dc1 + Dc2
- iso-débit de gaz : DT = D1 + D2
7.1 Enthalpie totale d'un mélange gazeux : calcul de la température totale du mélange
Le mélange de deux gaz 1 et 2 donne un nouveau gaz T dont l'enthalpie totale est définie à partir de
l'application du premier principe de la thermodynamique :
avec :
(D1 H(T1 , 1 )) + (D 2 H(T2 , 2 ))
H(TT ) = (63)
DT
Cette équation permet le calcul de la température totale TT d'un mélange gazeux en gaz réels.
(D1 Cp1 T1 ) + (D 2 Cp 2 T2 )
TT = (64)
DT Cp T
On démontre qu'alors :
Nous verrons plus loin que cette équation permet le calcul des pressions statiques et totales du
mélange gazeux.
Ps1 = Ps 2 (66)
Nota : la valeur de la pression statique du mélange PsT peut être proche de la valeur de la pression
statique amont (Ps1 = Ps2) mais n’est généralement pas égale à cette valeur sauf cas très particulier.
Nous verrons que cette propriété est fondamentale pour expliquer les irréversibilités de combustion.
8 - MODELISATION DE LA COMBUSTION
La modélisation de la combustion résulte de l’analyse détaillée des équations chimiques et des
équilibres associés. Cette modélisation complexe sera détaillée dans le chapitre 8.
La modélisation simplifiée utilisée dans cette première partie du cours, est la suivante :
soit :
E F Comb HT2 , 2 - HT1 , 1 (67)
l’énergie fossile EF étant calculée à partir du Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI) du carburant,
exprimé en Joule par kilogramme (J/kg) et de la richesse injectée :
EF = PCI . (68)
. PCI0 = 43054 .103 J/kg pour du carburant de type kérosène (JP-8 ou TR0 ou JET A),
injecté à une température carburant de 15°C (288 K),
le PCI ne s’appliquant que lorsque la température du carburant injecté est différente de 288 K.
ANNEXE 1
BIBLIOGRAPHIE