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Contrôle Non Destructif en Structures Navales

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SOCIETE FRANCAISE D'ENERGIE NUCLEAIR E

Section Technique :
"Sciences et technologies des matériaux, contrôle non destructif "
En lien avec la COFREN D
energ (CONFEDERATION FRANCAISE POUR LES ESSAIS NON DESTRUCTIF S

CONFERENC E

Contrôles et examens non destructifs :


Les développements récents et leurs application s

Paris, le 18 novembre 2004

RECUEIL DES COMMUNICATIONS


SOMMAIR E

n Contrôle non destructif en service des structures navales :


Présentation de quelques applications
P. Récolin (CESMAN - DCN Propulsion) 1

n Simulation des END : De la compréhension physique à la qualification des procédé s


O. Bremnes, B . Chassignole, A . Schumm (EDF R&D) ,
P. Calmon, S . Mahaut, T. Sollier (CEA) 7

n Nouveaux développements pour le contrôle ultrasonore des soudures en acier


inoxydable austénitiqu e
B. Chassignole, L . Doudet, O . Dupond, T. Fouquet, B. Richard (EDF R&D) 13
n Qualification de la technique d'examen des cuves de REP : utilisation d'un outi l
de simulation pour le positionnement des indication s
F. Lasserre, T . Pasquier (FRAMATOME ANP/Intercontrôle) ,
G. Haïat, P . Calmon, S . Leberre (CEA), M . Lutsen (EDF CEIDRE) 25
n Evaluation des performances de méthodes innovantes pour le suivi non destructif
du vieillissement des matériaux de centrale nucléaire : bilan et perspectives d u
projet européen GRETE (2000-2003 )
M . Delnondedieu (EDF R&D) et co-auteurs européens 49
n La robotisation des examens non destructifs sur le circuit primaire des centrales REP
R. Lévy (ARE VAtlntercontrôle) 63
n La Caméra Photothermique comme alternative au ressuage
M . Piriou, B . Glass, J .-M. Chanussot, (FRAMATOME ANP )
L . Legrandjacques (FRAMATOME ANP/Intercontrôle) 75
n Contrôle de géométries complexes à l'aide de Traducteurs Conformables Adaptatifs
Ph . Benoist, O . Casula (CEA), G . Cattiaux (IRSN), G . Fleury (Imasonic) 79
n Avancées récentes et tendances en CND de la Tomographie Industriell e
Ch. Thiery (CEA DIF et COFREND) 83
n Méthodologie d'évaluation non destructive de l'état d'altération des structure s
en béton armé
D . Breysse (Université Bordeaux), O . Abraham (LCPC) 99
'àd . .`. tt + +i>

é
Contrôle non destructif en service des structures navales :
Présentation de quelques applications

Patrick RECOLI N
CESMAN – DCN Propulsion

La place des Essais Non Destructifs dans la vie des structures navale s

Lors de la conception d'une structure, le constructeur s'efforce de lister toutes les contrainte s
que va avoir à supporter sa réalisation, en fonction des environnements et des fonctionnalité s
que lui a défini son client . Pour un navire militaire, nous trouvons par exemple, le type de me r
pratiqué, le choc militaire envisagé . . .
En fonction de cette étude, un dimensionnement de la structure est fait et sa fabrication es t
ensuite lancée . Elle se fait avec des méthodes qualifiées, au sein d'un système assuranc e
qualité.
Néanmoins, la probabilité d'apparition de défauts en fabrication ne peut jamais être nulle et
les contrôles non destructifs trouvent ici leur premier rôle : assurer au constructeur que le s
discontinuités présentes dans la structure fabriquée reste dans les tolérances qu'il a défini .
Une fois la structure mise en service, nous entrons dans le cycle du suivi en service . Le
premier rôle des essais non destructifs au cours de la vie du bateau est d'abord de s'assurer d e
la validité des hypothèses de conception, c'est-à-dire que les discontinuités acceptées en fi n
de fabrication n'évoluent pas. Ensuite, les examens non destructifs doivent permettre de fair e
face à l'imprévu. Ceci est d'autant plus vrai sur nos structures navales, qui ont une durée d e
vie longue (de l'ordre de 30 ans) . Les missions peuvent donc évoluer, les menaces militaires
être différentes, des modifications importantes peuvent être faites et des mécanismes d e
dégradation inconnus ou négligés au moment de la conception peuvent se révéler important s
au travers du retour d'expérience, tant interne qu'externe . Le rôle des contrôles va alors être
dans ce cas de vérifier que les discontinuités présentes dans la structure lui permette d e
conserver son intégrité tout en assurant ses fonctionnalités .

Le principe des essais non destructifs

La démarche présidant à la mise en oeuvre d'un moyen d'essais non destructifs est toujours l a
même : elle consiste à rechercher quelle grandeur physique propre à la structure et à so n
matériau va être modifiée par la présence d `un défaut . Ces grandeurs peuvent être très
diverses :
la dimension : c'est par exemple le cas pour une corrosion galvanique sur un acie r
faiblement allié qui va conduire à une perte d'épaisseu r
la conductivité ou la perméabilité : utilisée par les méthodes magnétiques ou électro -
magnétique s
l' impédance acoustique, utilisée en échographie ultrasonor e
la résonance, utilisée par des méthodes vibratoires pour des collages par exempl e
la densité utilisée en radiographi e

Une fois la grandeur choisie, il faut alors trouver une méthode de mesure apte à la mettre e n
évidence . Le travail du contrôleur est donc de rechercher l'empreinte du défaut dans l a
structure . Le fait de passer de cette empreinte à une réalité physique du défaut, appelé

1
interprétation, est retrouvé dans toutes les techniques et est certainement la partie la plu s
délicate du métier.

C'est la diversité de ces empreintes et des techniques de détection utilisables que nous nou s
efforcerons d'illustrer au travers de quelques exemples .

Examen de santé de tuyauteries : contrôle visue l

L'examen non destructif le plus répandu est sans conteste l'examen visuel . Ce contrôle est
souvent considéré comme simple (voire simpliste) et ne nécessitant pas de formatio n
particulière. En fait, il n'en est rien : le détecteur utilisé qui est ici notre oeil est effectivement
très perfectionné mais il peut également être facilement abusé tant en détection qu'e n
caractérisation . L'influence de l'éclairage, de l'orientation . . . est prépondérante pour
l'interprétation .
L'image ci-dessous a été relevée lors d'un examen visuel de tuyauteries en acier faiblemen t
allié : elle peut être interprétée suivant notre vision de l'image comme un dépôt d'oxydes su r
la surface ou comme des cratères de corrosion suivant que nous voyons les parties sombre s
comme des creux ou des bosses .

Le domaine de l'examen visuel touche de plus souvent un domaine très vaste : nos contrôleur s
sont amenés aussi bien à examiner des joints en caoutchouc de sectionnement de coque qu e
des internes de générateur de vapeur . Les opérateurs doivent donc posséder une grand e
culture technique sur le domaine investigué . De plus, l'image ne suffit pas, elle doit êtr e
obtenue avec des moyens dont les performances de détection et caractérisation ont été
démontrées .

Contrôle de collages acier/CVR : thermographie infraroug e

Sur certaines frégates de la Marine Nationale, la coqu e


est en acier et les superstructures sont en matériau x
composite verre/résine . La liaison entre ces deux parties
est assurée au niveau supérieur de la coque par un
bandeau de CVR collé sur la structure métallique .
Compte-tenu des forts problèmes de corrosion e n
milieu marin en cas d'endommagement de cett e
jonction, il est demandé un suivi non destructif e n
service.
Une telle dégradation se traduirait par une pert e
d'adhérence au niveau de la liaison acier/CVR .

2
Une pièce de qualification présentant des défaut s
artificiels de type manque de colle a été réalisée .
Cette pièce est chauffée à l'aide d'une couvertur e
chauffante, puis son refroidissement est filmé
avec une caméra infrarouge . Comme le montre le
thermogramme ci-contre, la partie métallique de
l'assemblage se refroidit très vite (fort e
conduction thermique de l'acier) alors que l a
partie organique refroidit plus lentement . Les
manques d'adhérence agissent alors comme de s
pièges à chaleur et sont aisément détectés sur
l'image .

Cette méthode globale a été validée par le client et peut aujourd'hui être utilisée lors de s
opérations d'entretien.

Contrôle de collages métalliques/composites : impédance acoustiqu e

Certains bâtiments de surface tirent des missiles à partir de leur pont . Pour protéger la structur e
de la forte chaleur engendrée lors du lancement, ces ponts sont partiellement couverts d'un
carrelage en matériau ablatif La problématique est là aussi de s'assurer de la bonne adhérenc e
des carreaux afin d'éviter des infiltrations d'eau de mer . Les plaques ablatives sont constituées
d'une pâte organique contenant des fibres de carbone . C'est une structure très absorbante pour
les ultrasons et de plus très hétérogène.

La méthode de mesure choisie dans ce cas est


celle de l'impédance acoustique : chaque tuile est
excitée à l'aide d'un capteur vibrant dans une
plage fréquentielle (30 à 50 kHz) . La réponse e n
vibration de la tuile est enregistrée par le mêm e
capteur et la résultante est présentée dans le plan ..:. .. . .:. .. :. . .
C
•" ; . . .s . . : i
d'impédance . On constate que lorsque l'adhérenc e
est bonne, la tuile vibre peu alors que lorsqu'ell e
est défectueuse, la tuile résonne . Zone collée Zone décollée

Le système de mesure est un système autonome portable développé pour l'industri e


aéronautique . Il permet un examen rapide et simple, sans besoin d'un milieu de couplage . Cett e
technique s'est également avérée efficace pour plusieurs autres applications (dont le collag e
aciér/CVR) .

Contrôle de soudures bout-â-bout : ACFM

Les coques de certains bâtiments sont réalisés avec deux types d'acier : un acier de coqu e
standard et un acier de blindage naval . L'hétérogénéité de l'assemblage et l'agressivité du milie u
marin font qu'il est demandé un suivi en service de ces joints . Les défauts recherchés sont de
type fissurations débouchantes parallèles au joint . La difficulté de mise en oeuvre réside dans l e
fait que ces joint sont peints et que leur décapage n'est pas envisageable dans le cadre de s
opérations d'entretien qui ne se font pas en cale sèche .
La technique utilisée dans ce cas est une méthode électromagnétique développée dans l'industri e
offshore : l'Alternative Current Field Measurement (ACFM) .

3
Le principe de la méthode est le suivant :
une sonde crée un champ électromagnétiqu e
alternatif dans l'espace . Ce champ induit de s
courants dans le matériau qui vont être
perturbés par la présence d'une fissure . Ces
perturbations vont à leur tour créer de s
champs magnétiques qui vont être récupéré s
par la même sonde à l'aide de deux capteur s
effet Hall perpendiculaires . L'exploitatio n
sur un diagramme type Lissajous des deu x
composantes du champ permet moyennan t
un algorithme d'assurer la détection et l e
dimensionnement de cette fissure, qu i
apparaît sous la forme caractéristique d'u n
« papillon » sur l'écran de contrôle.

La méthode est rapide de mise en oeuvre et surtout, sans atteindre la sensibilité d'une méthod e
surfacique classique telle que le ressuage (limite de détection estimée à une entaille de 10x 1
mm2), elle permet de travailler sur une surface peinte et de dimensionner le défaut en profondeur .
La méthode est aujourd'hui qualifiée et est utilisée pour plusieurs applications en remplacemen t
d'un examen surfacique classique sur des surfaces non décapées .

Examen global de capacités : émission acoustiqu e

L'ensemble des capacités principales des chaufferies nucléaires embarquées sur les bâtiments à
propulsion nucléaire subit régulièrement des épreuves hydrauliques de résistance, d'abord a u
neuvage en fin de fabrication, puis lors des visites d'entretien .
Il a semblé intéressant dès les années 1970 d'utiliser la technique de l'émission acoustique afi n
de profiter de ses épreuves de résistance pour assurer le suivi de l'essai et détecter d'éventuel s
défauts évolutifs .
L'émission acoustique est une technique passive, qui consiste à écouter une structure soumise à
une contrainte . Si des défauts se propagent lors de l'essai, ils vont modifier brusquement l e
champ de contraintes et libérer de l'énergie qui va se propager dans le matériau sous la form e
d'une onde élastique . Cette onde va pouvoir être détectée par des capteurs ultrasonores de typ e
piézo-électrique (50 à 500 kHz), qui vont finalement la restituer à un système d'acquisition et d e
traitement sous la forme d'une salve .

La localisation surfacique des zone d'émission est assurée par des techniques classiques d e
triangulation . La diversité des maillages possible permet d'assurer le suivi de géométries trè s
diverses .

A titre d'exemple, le schéma ci-contr e


illustre le suivi du circuit primair e
principal d'une chaufferie embarquée à
boucles : le pressuriseur et le s
générateurs de vapeur sont maillés e n
multitriplet, les boucles sont maillée s
en linéaires, les soudures mixtes sont
maillées en maille quinconce, la virol e

4
de cuve est maillée en multitriplet vi a
des guides d'ondes soudés sur la virol e
dès la fabrication et remontant au
niveau de la bride .
Depuis 30 ans, aucun défaut évolutif n'a été détecté lors des épreuves de deuxième barrière . Par
contre, des défauts non vus par d'autres techniques ont pu être détectés sur des capacité s
annexes . Le retour d'expérience est donc globalement positif.
Des efforts importants ont porté ces dernières années sur le tri des sources émissives et sur l a
définition de bonnes pratiques auxquelles peut se référer l'ensemble de la profession .

Contrôle de tuyauteries en alliage cuivreux : courants de Foucaul t


F,

Suite à une avarie, il est apparu nécessaire d e


rechercher sur certaines portions du circuit eau
de mer de sous-marins, des fissurations d e
corrosions sous contraintes . Ces tuyauteries en
alliage cuivreux sont recouvertes en servic e
d'une peinture bitumineuse . Le décapage par
sablage crée une surface matée, rendan t
totalement inefficace un ressuage. La solutio n
trouvée est ici de faire un examen par courant s
de Foucault.
Une sonde est balayée sur la surface à contrôler . Elle crée par un bobinage un champ
électromagnétique qui va à son tour engendrer des courants induits dans la matière . En présenc e
d'une discontinuité, ces courants vont être perturbés et modifier en retour le champ
électromagnétique et donc l'équilibre de la bobine .
La sonde utilisée dans ce cas est une sonde différentielle à 50 kHz . La technique est utilisé e
aujourd'hui pour suivre la totalité des circuits concernés lors des visites . Des études sont en cour s
afin de faciliter l'examen en utilisant des sondes multi-capteurs .

Contrôle de soudures de couples de coque : méthode TOF D

Lors des opérations de visites de la coque des sous-marins, un examen systématiques de s


soudures de couple est fait . Ces soudures sont des soudures d'angle à pénétration partielle et l a
technique habituellement utilisée en service est la magnétoscopie . L'inspection de ces élément s
est très coûteuse en temps, car l'accès aux couples internes nécessitent un démontage et un
décapage important et oblige de plus souvent à un travail en milieu confiné (ballasts), ce qui pos e
des problèmes HSCT. L'idée est donc de réaliser cette inspection à partir de la face externe de l a
coque résistante . La solution trouvée est une technique ultrasonore de type Time Of Fligh t
Diffraction (TOFD) .
Cette technique échographique présente l a
particularité d'utiliser deux capteurs distincts pou r
l'émission et la réception, placés de part et d'autr e
du joint à inspecter . Cette configuration permet ,
pour une position du couple de sondes, d e
récupérer des informations géométriques (écho d e
surface et de fond ) et des informations sur les
défauts . En particulier, s'ils sont plans, il est
possible de détecter des échos de tête et de pied e t
donc de dimensionner le défaut dans l'épaisseur .

5
Moyennant un codage du déplacement et une numérisation du signal, il est possible d ' obtenir de s
imageries assimilables à des sections dans le joint contrôlé, des Dscans .
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Fond
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Avant fissuratio n Anrès ficsuratin n

Dans notre cas, les défauts recherchés sont du type 1 . Les imageries associées sur une pièc e
représentative fissurée en fatigue montrent clairement l'apparition de la fissure .
La qualification de la méthode a permis de garantir au client la détection d'une fissure de hauteu r
2 mm dans des conditions chantiers . Ceci est évidemment bien moins performant en terme d e
détection qu'un examen magnétoscopique, et a nécessité de démontrer au client l'innocuité d'u n
tel défaut pour la structure .
Cette méthode est aujourd'hui utilisée industriellement pour le suivi des couples lors des visite s
de sous-marins de nouvelle génération et elle a permis de réaliser un gain économique trè s
important.

Conclusion s

Les quelques exemples évoqués montrent la très grande diversité des moyens mis en oeuvre dan s
le domaine des essais non destructifs, au confluent de la science des matériaux et de la physiqu e
des ondes .
C'est un domaine qui reste en évolution permanente pour répondre à de nouveaux besoins . Ceux-
ci peuvent être des exigences de réduction de coûts, l'apparition de nouvelles technique s
d'assemblages (collages, soudage friction . . .) ou des évolutions réglementaires (qualification des
procédés) . Ces évolutions ne peuvent être faites par le contrôleur seul et nécessite un e
collaboration étroite avec le concepteur et l'utilisateur qui doivent donc être sensibilisés à c e
domaine particulier.
Enfin, les examens non destructifs font partie intégrante de la vie des structures navales, de leu r
conception à leur démantèlement . Ils garantissent au constructeur la qualité du produit livré, pui s
ils contribuent à assurer à l'utilisateur la disponibilité d'une structure . Ils permettent également
au constructeur et à l'exploitant de bénéficier du retour d'expérience permanent indispensable à
l'évolution des performances de leurs produits tant techniquement qu'économiquement .

6
Simulation des END : De la compréhension physique à la qualification des
procédés.

0 . Bremnes, B. Chassignole, A. Schumm (EDF R&D) ,


P. Calmon, S . Mahaut, T .Sollier (CEA)

1 . Introductio n
Aujourd'hui, de véritables outils de simulation sont mis à la disposition des industriels .
S'agit-il d'un effet de mode lié au succès des techniques de la réalité virtuelle ? L a
modélisation est-elle en train de devenir une composante du métier de contrôleur ?
Fondamentalement deux effets se conjuguent : le premier effet, c'est la formidabl e
augmentation des puissances de calcul disponibles pour des micro-ordinateurs . Le second
effet, c'est les progrès considérables réalisés par les modélisateurs, qui s'efforcent de mettr e
au point des modèles simplifiés, capables d'associer des géométries réalistes (CAO), de s
matériaux représentatifs à des interfaces informatiques conviviales, rendant ainsi la
simulation compatible avec les impératifs industriels (rapidité, facilité d'exécution ,
représentativité de la configuration )
Aujourd'hui, on peut distinguer plusieurs types de motivations pour les industriels :
Historiquement, les premières applications industrielles de la modélisation ont été guidées pa r
le souci de comprendre et d'interpréter correctement les résultats expérimentaux . Ce besoin
est renforcé par la volonté de caractériser les défauts, ou encore d'interpréter les données dan s
des géométries complexes ou dans des matériaux difficiles . Amélioration des résultats,
confiance accrue dans les contrôles sont alors les premiers objectifs de cette modélisation . A
terme, cette simulation, associée à différentes méthodes de traitement de l'information, doit
déboucher sur des possibilités d'inversion, c'est à dire une possibilité d'automatisation d e
l'analyse qui viendra conforter le point de vue de l'expert .
Autre utilisation possible de la simulation : dans le cadre de la qualification des méthode s
réduire le nombre de maquettes, souvent très onéreuses, nécessaires à la mise au point ou à l a
qualification d'une méthode avec une réduction des coûts correspondante : L'arrêté
d'exploitation du 10 novembre 1999, relatif à la surveillance de l'exploitation du circui t
primaire principal et des circuits secondaires principaux des réacteurs nucléaires à eau sous
pression, stipule que les END employés en exploitation doivent faire l'objet d'un e
qualification préalable .
Un des principaux volets d'un dossier de qualification est la fiche de démonstration d e
performances, qui établit pour une application, la performance de l'examen en terme d e
détection et/ou de caractérisation de défauts en regard des exigences de l'exploitant, ainsi qu e
son domaine de validité .
Dans cette présentation, des exemples d'utilisation de la simulation sont présentés e n
radiographie, ultrasons et courants de Foucault .

2 . Les Ultrasons
A première vue, le problème tel qu'il se pose pour le modeliseur en ultrasons sembl e
complexe : Il doit simuler la génération du signal d'entrée, qui est propagé d'abord dans u n
milieu couplant et puis à travers de l'interface d'entrée, impliquant d'une part un formidable
problème géométrique et d'autre part le transfert du milieu acoustique vers le milieu
7
élastodynamique, avec la possibilité de propagation d'ondes transverses . La propagation dan s
la pièce est rendue encore plus difficile par les caractéristiques du matériau, souven t
anisotrope, rajoutant des effets de bruit et d ' atténuation au signal . Le signal ainsi perturb é
interagit avec le défaut, peut être également avec la géométrie interne, avant d'êtr e
retropropagé vers le capteur, ou il est transformé en un signal électrique lors de la réception .

Evidemment, toute simplification est la bienvenue, et il n'est pas surprenant de voir que le s
premiers modèles numériques de simulation ultrasonore adoptaient une approche simplifiée à
l'extrême . Dans un article publié en 1985, Ogilvy [1] proposait un modèle de calcul pour u
n
tracer de rayon à travers d'une soudure austénitique . Dans ce type de modèle, on représent e
l'onde ultrasonore par des rayons, pour lesquels la loi de Descartes est appliquée à chaqu e
changement de domaine . Cette approche fait intervenir une première abstraction, celle d e
l'onde ultrasonore par une onde plane . Une deuxième abstraction concernait la soudure elle -
même, qui était représentée de façon idéalisée . L'article présentait un schéma de calcul pou r
la résolution de l'équation de Christoffel, qui a incité de nombreuses équipes dans le monde à
implémenter son modèle, dont celle d'EDF, qui a développé le code Promanis [2] .
Un modèle aussi simple est déjà capable de mettre en évidence un certain nombre d e
phénomènes : Dans la figure 1, on voit bien que la présence du revêtement change le s
caractéristiques focales de la sonde ultrasonore . Un code rayon donne une réponse partielle e t
qualitative au problème de propagation quant au matériau, mais également quant à l a
géométrie . Ce deuxième effet est bien illustré dans la figure 2, où on cherche à calcule r
l'impact d'une singularité géométrique sur le faisceau . Le transducteur ayant été conçu pou r
la partie cylindrique de la tuyauterie, sa focalisation change quand il s'approche de la zon e
conique . Le résultat de calcul, obtenu avec un code rayon développé en 1998, permet d e
montrer la séparation du faisceau lors du passage à travers de la singularité, et le s
caractéristiques modifiées du faisceau dans la zone conique .

Fig. 1 : Calcul Promanis de la propagation ultrasonore à travers d'un revêtement austénitique ( à


gauche) et en absence de revêtement (à droite) .

L'obtention de résultats quantitatifs nécessite le passage à des méthodes prenant en compt e


les phénomènes de façon plus complète . Il faut rappeler cependant que les applications CN D
sont telles que l'on doit en général modéliser des configurations impliquant des propagation s
sur des distances de plusieurs centaines de millimètres, soit, ramenées en unité physiqu e
qu'est la longueur d'onde, plusieurs centaines de longueurs d'onde . Dans ces conditions les
méthodes semi-analytiques qui n'impliquent pas un maillage du volume traversé par l'ond e
prennent tout leur intérêt . Ces méthodes permettent en effet d'accéder moyennant certaine s
approximations à des prédictions quantitatives tout en gardant des performances numérique s

8
compatibles avec une utilisation intensive des codes . Ainsi dans le logiciel CIVA [3] ,
développé au CEA, ont été implémentés des outils de simulation basés sur de telles méthode s
et qui permettent de calculer le champ ultrasonore transmis dans la pièce, de modélise r
l'interaction de ce champ avec un défaut et ainsi de prédire l'échographie obtenue à l'issu e
d'un contrôle ou bien encore de remonter à des caractéristiques du défaut (so n
positionnement) via des algorithmes d'inversion . La propagation de l'onde est modélisée à
partir d'une méthode des pinceaux qui s'appuie sur une approximation de phase stationnair e
pour les trajets ultrasonores . L'interaction avec les défauts utilise des théories approchée s
classiques telles la théorie de Kirchhoff, ou bien encore la théorie géométrique de l a
diffraction .

Figure 2 : Calcul CIVA du champ ultrasonore se propageant à travers une soudure décrite pa
r
un ensemble de zones homogènes et anisotrope s

Figure 3 : Simulation CIVA du contrôle ultrasonore d'un piquage


; a) configuration simulée ;
b) signal ultrasonore calculé en la position du capteur montrée en a) ; c)Bscan obtenu e n
simulant le déplacement du capteur en rotation autour du congé .

Les figures 2 et 3 présentent deux exemples de résultats de simulation obtenus à partir de cett e
approche . Sur la figure 2, il s'agit d'une application au contrôle des soudures
. La figure
montre une cartographie du champ ultrasonore transmis par un transducteur et traversant un e
soudure . La soudure est ici modélisée par un ensemble de domaines anisotropes homogènes
.
La figure 3 illustre une simulation du contrôle d'un piquage . En 3 a) on peut y voir l a
configuration simulée : un traducteur au contact se déplace en rotation autour du piquage

9
décrit par CAO et contenant un défaut plan . En 3b et 3c sont reportés les résultats de l a
simulation sous la forme du signal reçu en une position du capteur, et d'une vue Bscan .
Parmi les axes de recherche prometteurs dans ce domaine de la modélisation ultrasonor e
mentionnons le développement d'un modèle hybride réalisé dans le cadre d'une collaboratio n
entre EdF et CEA et couplant le modèle semi-analytique pour la propagation de CIVA a u
code aux éléments finis Athéna [4] . L'objectif est ici de prédire la réponse de défauts d e
géométrie compliquée pour lesquels les mécanismes de diffraction ne peuvent être modélisé s
correctement par des théories approchées standard . Le modèle semi-analytique est utilisé pou r
calculer la propagation de l'onde sur de longues distances et nourrir les éléments finis mis e n
oeuvre sur un volume limité entourant le défaut . Un tel modèle permet ainsi de combiner le s
avantages des deux approches numérique, et semi-analytique .

3. La radiographi e
La simulation d'une exposition gammagraphique nécessite la modélisation de la propagatio n
du rayonnement gamma depuis une source à travers d'une pièce, et la comptabilisation de l a
dose reçue par le détecteur . Comme les épaisseurs à traverser sont importantes, la simulatio n
ne peut pas se contenter d'une prise en compte de l'atténuation du rayonnement direct, décrit e
par une simple loi exponentielle : Il est impératif de traiter également le rayonnement diffusé ,
qui pour les épaisseurs rencontrées dans le CND nucléaire n'est jamais négligeable et pour
certains cas même prépondérant .
L'approche classique pour le calcul du rayonnement diffusé est la méthode Monte-Carlo, qu i
traite la propagation de chaque particule à travers de la pièce, en prenant en compte les lo i
probabilistes des différents types d'interaction possible . Un photon peut ainsi être absorbé par
l'effet photoélectrique, ou subir des choques élastiques ou inélastiques . Comme cette méthode
est très coûteuse en terme de temps de calcul, elle est couramment couplée à une méthod e
d'atténuation en ligne droite pour le calcul du rayonnement direct .
Une autre difficulté de la modélisation radiographique est liée à l'utilisation des film s
argentiques avec écrans renforçateurs . La prise en compte de cette empilement d'élément s
nécessite en toute rigueur en code Monte-Carlo dédié, avec traitement des électrons généré s
dans la cassette de film. Le code MODERATO est un exemple d'un code qui prend e n
compte toute la chaîne radiographique .
i t

IDAAWI03 120 140 1A 103 IDp ID ®PoWIW,IDIa1A .

te de visibilité IW Non visibl e

IdO

IID

A 40 ® W IW IA . IA IW ED A 40 W W IW IID lap IW IW ZA

- -I 1

Figure 4 : Trajets de photons (MC) Figure 5 : Calculs de visibilité

10
L'objectif ultime est la calcul de la visibilité d'un défaut, comme indiqué dans la figure 4 . La
modélisation radiographique peut ainsi apporter une aide à la qualification des méthodes ,
mais aussi à l'optimisation des conditions opératoire .

4. Les courants de Foucaul t


La modélisation des contrôles non-destructif par courants de Foucault est aujourd'hui faite pa r
deux approches différentes . Les modèles éléments finis sont pratiquement tous dérivés de s
codes généralistes en électromagnétisme, adaptés à des besoins en CND . Ces modèle s
permettent aujourd'hui de prendre en compte une large gamme de configurations trè s
complexes, mais nécessite de la part de l'utilisateur un investissement fort pou r
l'apprentissage des codes . On s'attend néanmoins à ce que les codes deviennent plu s
accessibles dans un avenir proche .
Une autre voie, plus ciblée, est poursuivie par les méthodes semi-analytiques ., qui permettent
de prendre en compte directement les paramètres métier . La formulation semi-analytique, telle
qu'elle est implémentée dans le code CIVA [3], implique une simplification au niveau de la
géométrie de la pièce, qui est soit plane, soit cylindrique . Cependant, cette simplificatio n
s'avère rarement comme vraie contrainte, car les pièces n'appartenant pas à ces deu x
catégories de géométries peuvent souvent être assimilées à des géométries planes .

IZI= .021 2 97 .4 deg) X=0 .0027 Y=-0 .021 0

-10 o

1 --1 4 1

-5
I

Figure 6 :
-
-5 5
33
'b b„ , .Cr, laxiale

Comme le code est dédié aux CND, il permet directement la prise en comptes des sondes le s
plus courantes (double ou simple fonction, absolu, différentiel, fonctions séparées) . C'est un e
différence notable par rapport aux codes généralistes, qui en générale ne disposent pas d e
bibliothèque de sonde . Un code dédié intègre également les méthodes d'exploitation d u
métier, comme la combinaison de fréquences multiples . La méthode semi-analytique perme t
des calculs très rapides par rapport aux approches éléments finis .

11
5. Conclusion s
La modélisation qualitative aide à la compréhension des phénomènes physiques, permettan t
de dégrossir les problèmes, mais aussi pour les besoin de formations . L'emploi de l a
modélisation pour la démonstration de performance, par contre, nécessite des modèle s
quantitatifs. On constate aujourd'hui que la modélisation quantitative est bien établie pour l a
méthode des ultrasons, et commence à le devenir pour les autres techniques .
Parallèle au développement des modèles, on constate que les modèles sont aussi devenus plu s
accessibles, d'une part à cause des progrès fait dans les interfaces homme-machine, e t
d'autres part à cause d'une intégration des post-traitement, facilitant l'exploitation de s
résultats des simulations .

Référence s

[1J "Computerized ultrasonic ray tracing in austenitic steel" . NDT


A . Ogilvy :
International, Vol. 18, No. 2, pp . 67-77, April 1985 .
[2] A . Lebrun, J.L. Lesne, B. Nouailhas, F. Pons, J. C. Vérité, « Développer de nouveaux
outils de contrôle », Epure, Octobre 1987
[3] Pour des références bibliographiques voir le site http ://[Link] .fr/
[4] N. Gengembre, A. Lhémery, R. Omote, T. Fouquet and A. Schumm, "A semi-
analytical-FEM hybrid model for simulating UT configurations involving complicate d
interactions of waves with defects", Rev . Prog. QNDE, Vol. 23 , 2004, pp . 74-80 .

12
Nouveaux développements pour le contrôle ultrasonore des soudures e n
acier inoxydable austénitiqu e
B . Chassignole, L . Doudet, O. Dupond, EDF R&D ,
Département MMC, Les Renardières, 77818 Moret sur Loin g
T. Fouquet, EDF R&D, Département SINETICS, 92141 Clamart
B . Richard, EDF R&D, Département OPP, 78401 Chatou

1 Context e
EDF R&D mène des études en CND pour mieux comprendre l'influence des paramètre s
d'influence sur la "contrôlabilité" des composants critiques pour la sûreté nucléaire et pour l a
disponibilité du Parc EDF .
La R&D intervient en appui technique à l'exploitant du Parc (DPN), à deux niveaux :
- en accompagnant la démarche de qualification des procédés d'END/CND ;
- en anticipant la réponse aux besoins d'EDF non satisfaits à ce jour par le marché industriel .
Dans le domaine des ultrasons, un des principaux axes de recherche concerne l'étude de s
soudures en acier inoxydable austénitique du circuit primaire qui présentent des particularité s
structurales rendant difficile leur examen . Ces particularités sont :
• une diffusion importante des ultrasons par les grains entraînant une atténuation et un
bruit de structure élevés ;
• une anisotropie marquée des propriétés d'élasticité qui, couplée à l'hétérogénéité d e
l'orientation des grains, peut entraîner des phénomènes de déviation, de division et d e
distorsion du faisceau.

Depuis plusieurs années, des actions sont menées à EDF R&D pour améliorer l a
compréhension des phénomènes perturbant la propagation ultrasonore et évaluer l a
contrôlabilité des soudures. Ces travaux s'appuient d'une part sur des analyses expérimentale s
sur des maquettes représentatives et d'autre part sur les développements de code de simulatio n
prenant en compte les caractéristiques des matériaux [1] [2] .
Nous présentons dans ce document une synthèse de ces travaux en développant notammen t
les points suivants :
• une description des phénomènes de propagation ;
• les travaux de caractérisation de la structure des soudures ;
• un exemple d'étude couplant analyses expérimentales et en simulation pour un e
soudure bout à bout réalisée à l'électrode enrobée .

2 Présentation du problèm e

Comme nous l'avons évoqué, la complexité structurale des soudures en acier inoxydabl e
austénitique perturbe la propagation des ondes ultrasonores . Les déviations du faisceau son t
liées au fait que dans ces matériaux anisotropes les vitesses des ondes varient sensiblement e n
fonction de la direction de propagation, ce qui n'est cas pas le cas pour un acier isotrope . Des
exemples de variations de vitesses quasi-longitudinales et quasi-transversales à polarisatio n
verticales sont données en Figure 1-a . La Figure 1-b montre quant à elle la déviation d'u n
faisceau d'ondes quasi-transversales : le traducteur utilisé est prévu pour générer des ondes à
45° dans un acier isotrope (flèche noire) mais la structure de la soudure engendre finalemen t
une propagation verticale de l'énergie . Il est à noter que les ondes quasi-transversales à

13
polarisation verticales sont les plus perturbées par l'anisotropie des soudures car ces onde s
présentent les plus fortes variations de vitesses (Figure 1-a) .
620 0

5700 —

5200 —

F4700 —
—Onde longitudinale
°,;,,' 4200 — - - - - Onde transversal e

3700 -- -

3200 —

2700 —

2200
10 20 30 40 50 60 70 80 90
Angle de propagation (° )

a) b)
Figure 1 Propagation des ultrasons dans les soudures austénitiques anisotropes— a )
Variations des vitesses des ondes quasi-longitudinales et quasi-transversales à polarisatio n
verticale - b ) Déviation du faisceau d'un traducteur à ondes transversales à 45 °

Les ondes peuvent être également fortement atténuées par diffusion au niveau des joints de s
grains colonnaires qui ont une taille proche de la longueur d'onde ultrasonore courammen t
utilisée pour contrôler ces aciers (de l'ordre du millimètre). Une des conséquences est un
signal de forte amplitude rétro-diffusé vers le traducteur (bruit de structure) .
Dans cette exposé, nous évoquerons principalement les phénomènes de déviation du faisceau
et les échos parasites pouvant en résulter . Les aspects atténuation et bruit de structure, très
complexes pour ce type de matériau, sont en cours de développement (paragraphe 5) .
Par ailleurs, chaque soudure présente une structure spécifique et donc également de s
phénomènes de propagation différents . Pour illustrer ceci, nous prenons comme exemple deu x
soudures réalisées avec des procédés différents engendrant deux types de structure opposés .
Le premier exemple (Figure 2-a) correspond à un joint soudé manuellement à l'électrod e
enrobée . Le volume important du joint et un balayage forcé de l'électrode pour obtenir de s
passes plates et allongées font apparaître sur la macrographie (attaque à l'eau régale) un e
structure homogène avec une anisotropie très marquée . Une analyse ultrasonore en
transmission en ondes longitudinales à 0° (l'émetteur et le récepteur sont placés sur deu x
faces opposées de la pièce) fait apparaître une déviation importante du faisceau dans deu x
directions mais pas de division (Figure 2-b) .
La seconde structure (Figure 3-a) correspond à un joint soudé par procédé automatique fil -
flux, procédé plus énergétique que l'électrode enrobée . Les passes sont alors plus marquées e t
la structure plus hétérogène . L'analyse en transmission révèle cette fois-ci des divisions d u
faisceau (apparition de plusieurs pics) et des déviations uniquement dans le pla n
perpendiculaire à la direction de soudage (Figure 3-b) .

14
4 émetteu r

a) b)
Figure 2 : Moule de soudage réalisé à l'électrode enrobée – a) macrographie dans une coup e
transversale à la direction de soudage - b) Visualisation de type C tiré d'une analyse e n
transmission en onde LO

a) b)
Figure 3 : Moule de soudage réalisé par procédé fil-flux – a) macrographie dans une coup
e
transversale à la direction de soudage - b) Visualisation de type C tirée d'une analyse e n
transmission en onde L O

3 Caractérisation des soudures austénitique s


Les codes de simulation numérique permettent de visualiser les phénomènes acoustiques . A
ce titre, ce sont des outils pertinents d'aide à la compréhension des phénomènes d ' interaction
faisceau/structure . Les études en simulation nécessitent de fournir comme donnée d'entré
e
une description de soudure d'une part compatible avec les codes et d'autre part suffisammen t
réaliste, des descriptions trop simplifiées pouvant conduire à des résultats erronés .
EDF R&D mène depuis quelques années une réflexion sur les descriptions de soudure . Le s
démarches utilisées et les résultats sont présentés ici .
Pour illustrer la démarche, nous proposons le cas d'une soudure bout à bout avec chanfrein e n
V, en acier 316L et réalisée par procédé manuel à l'électrode enrobée sur une épaisseu
d'environ 40 mm . Une macrographie de cette soudure dans une coupe transversale à l r
a
direction de soudage est visible sur la Figure 4-a . On distingue notamment les grain s
colonnaires dont l ' orientation évolue selon la zone . Ce cas est donc parfaitement représentati
f
d'une structure à la fois anisotrope et hétérogène .

15
a

Métel do bas e

Mdtal de bas e

a) b)
Figure 4 : Soudure bout à bout avec chanfrein en V — a) macrographie dans une coup e
transversale à la direction de soudage - b) Description en 7 domaines anisotropes homogène s
pour la simulation

La démarche proposée est de simplifier la structure en faisant l'hypothèse qu'elle es t


constituée d'un nombre fini de domaines homogènes et anisotropes (Figure 4-b) . La
propagation d'une onde élastodynamique dans un milieu anisotrope homogène est
parfaitement déterminée et est définie par l'équation (1) où û représente les déplacements de s
particules.

= .
i ). 8 u,
P mou` 2 c kl (1)
k i v"~k

Cette propagation dépend donc du tenseur d'élasticité Cÿkl du matériau. Pour chaque domaine
anisotrope homogène, il faut donc caractériser l'orientation des axes de symétrie du matéria u
et les valeurs des constantes d'élasticité associées . Ces données sont obtenues à partir d'un e
caractérisation métallurgique ou ultrasonore du matériau .

Détermination des axes de symétrie

Les axes de symétrie peuvent être mis en évidence sur les figures de pôle obtenues pa r
analyse en diffraction des rayons X ou en EBSD (Electron BackScattering Diffraction) sur de s
échantillons de petites dimensions prélevés dans des zones supposées homogènes . Sur la
Figure 5 sont représentées deux figures de pôle pour les directions cristallographiques <100>
et pour des soudures en acier 316L réalisées à l'électrode enrobée, la première en position à
plat et la seconde en position verticale montante . Ces figures sont caractéristiques d'u n
matériau orthotrope avec une forte texture selon un axe <100>. Ce résultat est conforme au
fait que les grains colonnaires d'austénite croissent selon un axe cristallographique <100>.
En outre, il est intéressant de constater que les figures de pôle diffèrent en fonction de l a
position de soudage . Pour la position verticale montante, on observe en particulier que le s
grains sont inclinés de 20° par rapport à la verticale et vers la direction de soudage (Figure 5 -
b) . Conformément à l'équation de propagation, ce cas devra en toute rigueur être traité par u n
modèle 3D, contrairement à la position à plat qui engendre des désorientations des grain s
uniquement dans le plan d'incidence des ondes (Figure 5-a) et peut donc être rapportée à u n
cas 2D.

16
a) b)
Figure 5 : Figures de pôle <100> pour des soudures en acier 316L réalisées par soudage
manuel à l'électrode enrobée – a) soudage à plat – b) soudage en position verticale montant e

Deux options sont alors possibles pour obtenir une cartographie des orientations des grains .
Comme nous avons vu que l'axe d'élongation des grains est lié à leur orientatio n
cristallographique, la première méthode consiste à appliquer un traitement d'analyses d'imag e
sur la macrographie de la Figure 4-a .
L'analyse destructive n'étant malheureusement pas toujours possible, un modèle, appel é
MINA, a été développé par l'IUT d'Aix en Provence pour utiliser les informations contenue s
dans le cahier de soudage .

Modèle MINA [3]

Ce modèle, développé en collaboration avec l'IUT d'Aix en Provence, est pour l'instant
appliqué au soudage multi-passes à l'électrode enrobée en position à plat . L'utilisateur doit
renseigner les données d'entrée suivantes : la géométrie du chanfrein, le diamètre de s
électrodes et l'ordre d'enchaînement des passes pour chaque couche, ainsi que cin q
paramètres physiques directement liés au procédé qui sont les refusions latérale R L (1/L) et
verticale Rv (d/D) de la passe, les rotations OB et 0c des passes sur les bords et au centre et
enfin un nombre n reflétant les phénomènes de croissance par épitaxie et croissance sélective .
Ces paramètres sont schématisés sur la Figure 6-a . Le modèle donne alors en sortie un e
cartographie avec des valeurs d'orientation dans des carrés de 2 mm de côté (Figure 6-b) .

17
///////////I1 A \\
//% ///////1%// \\\
/// // // // // /i // // // // / I \
1 \ \ \\
/%
///////1\\ \
//////
/ / / / / 1 \ \ \\
/%%\//11\\ \
///// //Il
\\ \\
//1\ \
/ \\

a) b)
Figure 6 : Modèle MINA – a) paramètres physiques à renseigner – b) cartographie de
l'orientation des grains

Une très bonne concordance a été obtenue entre les valeurs d'orientations déterminées pa r
MINA et celles mesurées d'après les macrographies . Pour la soudure précédente, une erreu r
moyenne de 13° a ainsi été trouvée, les zones les plus entachées d'erreur (30°) étant proche s
des chanfreins .
Une validation du modèle à partir d'analyses ultrasonores est en cours [3] . Un exempl e
d'application sera présenté au paragraphe 4 .1 .

Détermination des constantes d'élasticit é

Les valeurs des constantes d'élasticité peuvent être évaluées à partir d'analyses de diffraction s
des rayons X ou d'analyses ultrasonores . Des travaux avec la méthode ultrasonore ,
développée au GEMPPM de l'INSA de Lyon, ont permis initialement de déterminer avec un e
très bonne précision les constantes d'élasticité dans des alliages d'aluminium . Le princip e
consiste à mesurer des vitesses ultrasonores à différentes incidences à travers des plaque s
minces homogènes . Cette méthode a donc été appliquée aux soudures austénitiques, le s
valeurs obtenues pour l'un des échantillons sont indiquées dans le Tableau 1.
Il est à noter que la dernière version de l'outil permet de déterminer en plus des constante s
d'élasticité, les orientations des axes de symétrie du matériau .
Tableau 1 : Valeurs des constantes d'élasticité (GPa) déterminées par optimisation à partir d e
mesures de vitesses ultrasonore s
C11 C22 C33 C23 C13 C 12 C44 C55 C6 6
227 244 218 146 140 109 1 07 119 80

4 De la compréhension à l'application industriell e


Nous évoquons dans ce paragraphe l'examen ultrasonore de la soudure bout à bout présenté e
en Figure 4 . Les travaux menés sur cette application avaient trois objectifs :
- Valider les modèles de description ;
- Comprendre à partir de la simulation les perturbations observée s
expérimentalement ;
- Proposer une méthode de contrôle pour la détection et la caractérisation de
défauts plans débouchant en paroi interne, situés en bord de cordon et aux
abords de la soudure .

18
4.1 Validation des modèles de description : détection d'un défaut volumique au centre de
la soudure

La configuration de contrôle (Figure 7-a) consiste à balayer la surface externe de la pièc e


(après arasage) avec un traducteur au contact en onde LO pour détecter un défaut cylindriqu e
de diamètre 2 mm implanté au centre de la soudure à une profondeur de 32,5 mm .
Cet exemple illustre bien la complexité du contrôle d'une soudure anisotrope et hétérogène .
En effet, expérimentalement, le fait marquant est la présence de deux échos de réflexion sur l e
trou (Figure 7-b), alors que dans le cas du contrôle d'un matériau isotrope, un seul écho à
l'aplomb du défaut aurait été attendu . La discontinuité au niveau des échos de fond est due à
la présence du délardage et du cordon de soudure .
Nous cherchons alors à étudier ce cas en modélisation pour trouver une explication à l a
présence de ces deux échos . Nous présentons brièvement dans le paragraphe suivant le s
spécificités du code ATHENA 2D.
Ce code, développé par EDF R&D/SINETICS, résout les équations de 1'élastodynamiqu e
exprimées avec les contraintes et les vitesses de déplacement par une méthode d'élément s
finis. Il permet de décrire la propagation des ultrasons dans des milieux complexe s
anisotropes et hétérogènes et de prendre en compte des interactions du faisceau avec de s
défauts de géométries complexes. Les maillages de la pièce et du défaut sont séparés grâce à
la méthode des domaines fictifs développée par l'INRIA [4] . Enfin, les traducteurs modélisé s
peuvent être au contact de la pièce ou en immersion .
Les résultats de simulation pour ce cas de contrôle en onde LO sont présentés en Figure 8 . Les
Figure 8-a à Figure 8-c correspondent à des calculs obtenus avec la description en 7 domaine s
anisotropes homogènes tirés de la macrographie . L'origine des deux échos est alors expliqué e
puisqu'on constate que deux positions différentes du traducteur engendrent une réflexio n
spéculaire du faisceau sur le défaut (Figure 8-a et Figure 8-b) . En outre, la visualisation d e
type B de la Figure 8-c est tout à fait similaire au résultat expérimental de la Figure 7-b .
En Figure 8-d, on présente la visualisation de type B du calcul effectué à partir de l a
description fournie par le modèle MINA . Ce résultat valide la pertinence du modèle MINA
puisqu'on retrouve à nouveau en simulation la présence des deux échos mis en évidenc e
expérimentalement .

s
-A Echos dûs au défaut
AWVAnII >- T

Défau t
BIT a)
Diam. 1 .5 mm
Echos de fon d
b)
Figure 7 : Détection d'un défaut volumique au centre de la soudure– a) configuration d e
contrôle– b) Visualisation de type B expérimentale

19
0.000 0-000
0 .005~, .} { 0 .005 -

0.010 - 0_010 -

0•015 -
E
k 0020 -

0.025 -

0.03 0

0.035 -

0.02 0.03 0 .00 0 .01 0 .02 0 .03 0.04 0.05 0 .0 a


Y axis (m) Y axis (m)

c) d)
Figure 8 : Simulation du contrôle de la soudure en onde LO– a) simulation du faisceau pour
l'écho de défaut n°1 – b) simulation du faisceau pour l'écho de défaut n°2- c) Visualisation d e
type B pour une description en 7 domaines tirée d'une macrographie - d) Visualisation de typ e
B pour une description fournie par MINA

4.2 Application industrielle : détection de défauts plans débouchant s

L'objectif pour cette application est de proposer une méthode de contrôle pour la détection e t
la caractérisation de défauts plans débouchant en paroi interne en bord de cordon et aux
abords de la soudure présentée au paragraphe précédent . La configuration de contrôle es t
indiquée sur la Figure 9 . En plus des problèmes liés à la soudure, viennent s'ajouter les effet s
géométriques, en particulier l'écho renvoyé par le cordon de pénétration de la soudure . Les
défauts examinés sont des entailles de hauteur variant entre 3 et 14 mm . On constate que selo n
le sens de contrôle, la détection du défaut nécessite peu de traversée de soudure (sens Dl) o u
une traversée de soudure plus conséquente (sens D2) .

frr

bearaprapagibon
beara gnpagatiun
D2
D1

marts. dncüh weldbead

Figure 9 : Configuration de contrôle du joint soudé

Dans la phase expérimentale de l'étude, nous avons été amenés à proposer une approch e
multi-capteurs [2] . Nous avons choisi des traducteurs de fréquence 2 MHz avec différente s
configurations : ondes transversales et longitudinales, angles de propagation de 45 et 60° .
La détection de l'entaille repose sur les rapports des amplitudes de l'écho renvoyé par la bas e
du défaut (écho de coin) et de l'écho réfléchi par le cordon . La Figure 10 représent e
l'évolution de l'amplitude de l'écho de coin en fonction de la hauteur de l'entaille pour le

20
sens de contrôle Dl . On constate que les ondes transversales donnent des résultats trè s
satisfaisants en détection puisque pour toutes les entailles l'amplitude de l'écho de coin es t
supérieure de 15 dB à celle de l'écho de cordon . Pour le sens D2, il a été observé que ce
rapport d'amplitude chutait sensiblement (moins de 6 dB) et était du même ordre que pour le s
ondes longitudinales .
En ce qui concerne la caractérisation des entailles, deux approches ont été proposées :
- l'analyse d'un écho de transformation de mode qui apparaît lors de l'examen
avec le traducteur en ondes L60 . Cet écho, dénommé LLT, correspond à un e
réflexion de l'onde longitudinale sur le défaut qui donne par conversion d e
mode sur la paroi interne une onde transversale, cette dernière étant renvoyé e
vers le traducteur . Sur la Figure 10, on constate que l'amplitude de cet éch o
augmente sensiblement en fonction de la hauteur de l'entaille ;
l'analyse de l'écho de diffraction renvoyé par le sommet de l'entaille . Cette
approche a été possible pour les entailles de hauteur supérieure à 5 mm .
Cependant pour cette hauteur de défaut le signal de diffraction est confondue
avec le signal de l'écho de coin (Figure 11-a) . La séparation des deux signaux
a nécessité l'utilisation d'un outil de traitement du signal, développé par le
EDF R&D/OPP et basé sur le principe de la déconvolution du signal avec a
priori [5]. Le pouvoir séparateur de ce traitement est bien illustré sur la Figur e
11-b.

S0

15
mode converti on echo MO °
corner echo SW45 °
sa

é
1 '5 comerecho SW60 °
10 -

S' mmerecho LWY,O° , -- .r —

É e
10 12 14 Is

-10

Notoller IIeIQIt(mm )

Figure 10 : Evolution de l'amplitude de l'écho de coin et de l'écho de transformation en


fonction de la hauteur de l'entaille (sens de contrôle Dl )

I`b-ael of iltometI

a) b)
Figure 11 : Dimensionnement d'une entaille de 5 mm par analyse ultrasonore et application
d'un traitement de déconvolution avec a priori — a) signal brut — b) signal après application du
traitement de déconvolution avec a priori

Par ailleurs, la simulation a permis d'expliquer le comportement des différentes ondes à


travers la soudure, notamment le fait que l'utilisation des ondes transversales soit limitée à de s
faibles traversées de soudure . Ainsi sur la Figure 12, relative à la détection d'une entaill e
localisée en bout de délardage, on constate que les ondes longitudinales à 60° sont déviées par

21
la structure mais les perturbations n'empêchent pas le faisceau d'interagir avec le défaut . Par
contre, les ondes transversales sont très nettement déviées et divisées, ce qui rend impossibl e
toute détection de l'entaille .
0 .040-
0322
0.035 0 044 5
0 04 ,,,.
—~. .~ É , 002 6 3
0.03 0
.0455
0 0304

3234 o 0324
0 03 1002 5 0 0203

t...1 0 .02 0170 59 0 .02 0 01124 3


0 .0203
0 .014 6 N
0.01 8 0 0102
4 ,30i 0 0 11 7 ~ 0:01 c 0122
x .~
a [ be e .000 5 0051
1 ▪ 063 9 0 .0041
0.00 «o .. 0 .04 0.06 ~y.38 0 .10 0 .1 f 02 0
t 00 0
0.003 1
Obd 0 .01 0 503 00i 000 000 007 008
0 .0000
K (tn) On)

a) b)
Figure 12 : Détection d'une entaille en bord de délardage après traversée de soudure – a )
ondes longitudinales – b) ondes transversale s

5 Conclusion et perspective s

Cette synthèse montre tout d'abord que chaque soudure en acier inoxydable austénitique es t
un cas particulier pour l'examen ultrasonore . Les travaux menés ont permis de mieux
appréhender les perturbations de la propagation ultrasonore dans les soudures et d'ains i
proposer des solutions techniques . On a notamment mis en évidence la nécessité de réalise r
des analyses couplées entre expérience et simulation, cette dernière étant très utile pour le s
études paramétriques et pour la compréhension des phénomènes . Pour approcher au mieux en
simulation les résultats expérimentaux, des modèles réalistes de description des soudures on t
été développés .
Toutefois, des actions complémentaires sont nécessaires pour la prise en compte des point s
suivants :
• L'analyse de soudures réalisées avec des procédés différents (procédé TI G
notamment) ;
• La poursuite des développements en simulation pour obtenir des résultats de plus e n
plus réalistes et étudier des cas de plus en plus complexes . Les travaux seront e n
particulier axés sur :
3 Une évaluation de l'atténuation et du bruit de structure dans les soudures dan s
l'objectif de prendre en compte ces paramètres dans les codes . La complexité
du problème est lié à l'anisotropie de la soudure qui entraîne, contrairement
aux matériaux isotropes, des variations de l'atténuation et du bruit en fonctio n
de l'orientation des grains . Ce travail fait l'objet d'une collaboration avec le
GEMPPM de 1'INSA de Lyon et l'IUT d'Aix en Provence ;
3 L'étude couplée en 3D des paramètres matériau, géométrie et défaut . Dans ce
but, des actions sont menées pour le couplage du code Champ-sons qui gèrerai t
la propagation des ultrasons dans une pièce aux matériaux complexes et au x
géométries internes et externes irrégulières et du code Athena qui modéliserai t
l'interaction entre le faisceau et un défaut complexe (orientation 3 D
quelconque, ramifications, faïençage) .

22
6 Référence s

[1 ] Chassignole B ., Villard D., Schumm A ., Fouquet T., "Use of modelling for the ultrasoni c
non destructive testing of austenitic stainless steel welds", 3rd ICNDE, Seville, Spain ,
2001 .
[2] Dupond O ., Villard D., Mayos M ., "Towards an improvement of ultrasonic examinatio n
of austenitic stainless steel welds", 3rd ICNDE, Seville, Spain, 2001 .
[3 ] Apfel A ., Moysan J ., Corneloup G ., Chassignole B ., "Simulations of the influence of the
grain orientations on ultrasounds", 16`h WCNDT, Montreal, Canada, 2004 .
[4] Becache E ., Joly P ., Tsogka C ., "Fictitious domains, mixed finite elements and perfectly
matched layers for 2D elastic wave propagation", J. of Comp . Acous. , 2001 9(3) 1175 -
1203 .
[5] Chatellier L., D'Urso G., Gautier S., Villard D., "Application of deconvolution for
ultrasonic examinations of austenitic welds", 3rd ICNDE, Seville, Spain, 2001 .

.23
24
Qualification de la technique d'examen des cuves de REP : utilisation d'un
outil de simulation pour le positionnement des indications.

Helped positioning by using a simulation tool for qualification of PW R


vessel examination technique .

Frédéric LASSERRE and Thierry PASQUIE R


FRAMATOME-ANP / INTERCONTROLE 94583 RUNGIS FRANC E
Guillaume HAIAT, Pierre CALMON and Stéphane LEBERR E
LSUT/LIST Bat 611 CEA SACLAY 91191 GIF sur YVETTE Cedex
Mickaël LUTSEN
EDF/CEIDRE 2, Rue AMPERE 93206 St DENIS Cedex

Résumé:
Dans le cadre de la campagne de qualification des techniques d'END entamée en Franc e
depuis deux ans, INTERCONTROLE (filiale d' AREVA/FRAMATOME-ANP) a développ é
un outil de calcul avancé, en collaboration avec le CEA (Commissariat à l'Energi e
Atomique) . En effet, l'intégrité structurelle des composants nucléaires suscitant des exigence s
sévères en termes de résultats de qualification, il devient nécessaire de disposer de technique s
performantes pour déterminer la position et les dimensions des défauts, particulièrement dan s
le cas des parties revêtues de la zone de coeur des cuves de réacteur et dans les tubulures de
cuve.
Lorsque le composant est revêtu, la nature anisotrope du matériau de revêtement et l a
géométrie irrégulière de la surface à travers laquelle le traducteur insonifie le matéria u
provoquent des anomalies du champ acoustique ( par exemple, distorsions de faisceau ,
défocalisation . . .), variant avec la position de balayage du traducteur. La localisation précis e
du défaut et son dimensionnement sont, de ce fait, rendus beaucoup plus difficiles .
La méthode inverse basée sur la simulation et son application industrielle mises en oeuvre
pour résoudre ce problème sont présentées ici .
Une simulation de la propagation des ultrasons dans ce matériau de géométrie et structur e
complexes sert à la détermination d'un ensemble de positions probables du défaut à l'origin e
de l'écho ultrasonore mesuré . La position la plus probable est ensuite déterminée en
minimisant une fonction de coût de la similitude entre les images ultrasonores simulées e t
celles mesurées.
Cet outil de simulation a été intégré dans le logiciel d'analyse CIVAMIS (objet de
nombreuses présentations) puis validé à la suite d'essais de qualification sur maquettes .
Abstract
In the framework of the qualification process for NDE techniques started in France two year s
ago, INTERCONTROLE (an AREVAIFRAMATOME-ANP subsidiary) has developed a
specific advanced computing tool in collaboration with the CEA (French Atomic Energ y
Commission) .
The structural integrity of nuclear components means strong requirements in terms o f
qualification issues, involving improved positioning and sizing techniques, especially fo r
cladded zones in the core region of the vessel and in the nozzles .
When the component is cladded, the irregular geometry of the surface through which th e
transducer radiates and the anisotropic nature of the cladding material lead to aberrations of

25
the radiated field (e.g., beam distortions, splitting and defocusing, these varying with th e
transducer scanning position) . As a consequence, accurate defect location and sizing ma y
become much more difficult.
The model-based inverse method and its industrial application, which have bee n
implemented to solve this issue, are presented in the present paper .
Time-dependent simulation of ultrasonic propagation in this material of complex geometr y
and structure is used in order to determine a set of probable positions for the defect at th e
origin of the measured ultrasonic echo-structure . The most probable positions are then
computed by minimizing a spatial cost-function of likeness between the simulated an d
measured ultrasonic images . Final repositioning is determined in a second step through a n
adapted procedure of analysis .
The simulation tool and the different facilities of analysis needed to complete thi s
procedure have been integrated into the data analysis software CIVAMIS (already presente d
worldwide) and then validated through qualification mock-up trials .
Introductio n
INTERCONTROLE have been performing the examination of all PWR vessels in Franc e
from the inside, using UT techniques since 1975 .
The in-service inspection machine (MIS) features several tools equipped with focuse d
transducers ; each tool is dedicated to one specific area of the vessel .
In the core region, the very first millimeters from the cladding-base metal interface has t o
be inspected with accuracy because of the under-cladding cracks type defects (perpendicula r
to the inner surface) likely to be found .
The technique used up to now was qualified according to the RSE-M code in 1998 . It is
based on a set of 63° L-waves transducers specifically designed for the detection of defect ti p
diffraction echoes in the 25 first millimeters in through-wall thickness .
The analysis methods for defect characterization are based on a global integration o f
various cladding induced phenomena .
The technique, the procedure and the analysis methods were qualified for a given limite d
volume .
The new qualification in process in France, requires that INTERCONTROLE fin d
solutions for increasing the accuracy of the analysis, in a larger qualification volume tha n
before, while remaining close compliance with the RSE-M code .
A new computer assisted analysis tool for the characterization, the sizing and th e
positioning of defects is part of the improvements currently in progress or already completed .
This tool is the result of a thesis commissioned to the CEA (Atomic Energy
Commission) 1 ° 2, now implemented in the CIVAMIS software 3 (developed on a CIVA base d
system4).
The updated version of CIVAMIS including this characterization tool and the RSE- M
qualification of the new analysis method (with validation on mock-ups) is now qualified .
Despite of a larger qualification volume, the results obtained (mentioned in the presen t
paper) fulfill the customer's requirements thanks to the amount of data, of information and of
knowledge, available today .
The ability to simulate the cladding in terms of propagation allows us to integrate it in th e
analysis procedure, in terms of anisotropic structure and surface induced effects .
Effect of the claddin g
This section deals with the two main parameters of the cladding which affect bea m
propagation : an even surface and anisotropic structure .

26
Surface irregularities
Due to the welding process of the industrial problem in hand, the shape of the surface may b e
defined as an irregular profile in a plane, which is almost invariant in the perpendicula r
direction ("2 .5" D definition). We are primarily interested in the effect of surface irregularitie s
on the echo-response measured in the configuration where the plane of incidence an d
scanning is the same as the plane in which the irregular profile is defined .
Two measured B-scans (time history versus transducer scanning, the instantaneou s
amplitude being coded in a color scale) are shown in fig . 1 . They are obtained respectively o n
a planar mock-up made of homogeneous isotropic steel and on a mock-up made of the sam e
material where the surface has been machined following an actual measured profile from a
real cladded component . The two mock-ups contain a side drilled hole at the same depth . The
comparison of the two B-scan images illustrates the main effects due to an irregular surfac e
which can be observed on the echo structure .
In addition to the main echo arising from the defect and involving a pure longitudinal /
longitudinal (LL) path, supplementary echoes due to the surface irregularities, to L and T
combinations, and to beam splitting, can be detected where the surface is not even.
They can be predicted, limiting the occurrence of confusion, but have to be taken int o
account.
The method of analysis was focused on the interpretation of perturbating echoes due t o
beam splitting, because a wrong positioning of the echo in the B-scan may occur and will
result in loss of accuracy when positioning the defect .

(a) (b) 1 .2 m m
m

30 m m

Defect Defect

To

0 Scanning position (mm) 90 0 Scanning position (mm) 9 0


Fig. 1 . Actual measurements of echoes generated by a defect in the component . (a) with a flat
interface, (b) with a complex interface . Profiles are shown on top of each B-scan view .

The anisotropic structure of the claddin g


The austenitic cladding has an orthorhombic crystal symmetry whose characteristic s
(stiffness constants) have been determined experimentally . Effects due to the contrast between

27
the elastic properties of austenitic and ferritic steels can also be evaluated by computation s
(see Fig. 2) in the same way as the effects due to the irregular surface .
The main effects induced by the presence of the anisotropic layer are : a shift of the beam
along the scanning axis and a time shift due to the difference of group velocities in the tw o
different materials . These two effects increase the error in defect positions .
Only LL wave paths are considered in the present tool ; the identification of possible T
combination paths is supposed to be done by the operators previously.
Moreover, in the case of a cladded component of planar interface, shear waves generate d
in the ferritic steel are of lower amplitude than those which would be radiated in the absenc e
of cladding, leading to a lower amplitude of echoes involving transverse wave paths .
The helped-positionning too l
The difficulties encountered in positioning a defect in a cladded part result from th e
combination of effects due to both surface and structure as described in the previous section.
The simulation tools implemented on site through CIVAMIS can handle both propertie s
simultaneously, making it possible to accurately predict their effects on final diagnosis .

----------------------------------------- -

(b)
y
X
Z '

Fig. 2. Transmitted UT field in (a) an homogeneous component and in (b) a "bi layered "
component.

28
The theoretical model-based method used is an inverse method .
The running of the method is based on the exploitation of :
> the RF acquisition data from the L63° transducers, an d
â the surface profile recorded by the LO° transducer .
Firstly a calibration is needed to determine the relation between the experimental and
simulation time origins . The results of this calibration for each transducer are input data fo r
the following operations .
The system then has to compute an ultrasonic simulated beam crossing the "bi-layered "
medium pre-defined (the real component) . To identify all the points at the same time of fligh t
as the experimental echo, the operator chooses the expected defect signature . Fig. 3 shows
how the coordinates of the maximum amplitude of the segmented echoes are extracted . The
output is a set of several positions (X, Z), shown on Fig . 4 by black dots, each of whic h
signifies that the maximum amplitude has exceeded the pre-defined amplitude threshold . The
system then computes the resulting B-scans (interaction of each target with the previous field ,
see an example in fig . 5) .

0
(a) (b)
Scanning positio n
(c)

Fig. 3 . Experimental B-scan (a) ; resulting segmented B-scan (b) ; identification of the
relevant points associated to each segment.

29
Fig. 4 . Map of the maximum amplitude of point-like scattered echo-responses for X i
scanning position. The black dots indicate the possible defect positions associated with th e
same time of flight (for an over blown representation, surface irregularities are drawn in a n
extended scale) .

Scanning Position (mm)


Fig. 4. Simulated B-scan . The white stars indicate the determined UF s, the black stars th e
experimental UI's

30
Each simulated B-scan is then compared with the experimental one (fig . 6) using a cost-
function in the (X,T) domain .
To do so, the method relies on the determination of a distance between simulated an d
measured Ultrasonic Indications ("UI's") . As several UI's may be extracted from one B-scan ,
a cost-function is defined to account for the various distances between simulated an d
experimental UI's . A final coefficient named "confidence rate" is determined .
For more details, see 2 .
During this analysis, the following approximation is performed : in the plane containing
the perturbed profile due to the machined cladding, the irregularities are fully integrated (thi s
plan concerns the direction of detection of circumferential planar defect) ; in the plane
perpendicular to the previous one, the profile is expected to be regular enough to consider tha t
each position of detection is in a stable environment .
CIVAMIS implementatio n

Introduction
The previous tool has been integrated in the software in order to be validated, qualified an d
implemented on site .
The validation has been completed firstly by comparison of results obtained on mock-up s
with "as built" localization of defects to be characterized and, secondly by testing the softwar e
functions.
The 9 .0 upgraded version is used at the moment in the framework of the qualification .

Fig . 5 . Panel of calibration set-up .

31
Characteristics of the MMI
This tool (named "PMUD" for "Positioning Module for Undercladding crack type Defects" )
has been added in the "Inner surface" and the "Undercladding crack" modules . Specific input
configurations of analysis have been created to manage the different links to and from the P C
based support of the PMUD . These links are operated through new MMI's (Man-Machin e
Interfaces).
Fig . 5 shows the set-up and operating panel which make up the "calibration operation" o f
the PMUD in the case of the "low gain (fine detections) positive scanning" channel . The
following item, functions and views are available for the operator to determine the value o f
the "AOrigin" parameter he looks for .
The calibration screen is also constituted by added views (B, C, A scans) which represen t
the acquisition data of the calibration block to be used for this direction of propagation (sid e
drilled holes perpendicular to the incidence plane) . This panel is divided in three parts : th e
so-called "PART 1" concerns the set-up of the acquisition parameters of interest, th e
"PART 2" shows the main characteristics of the calibration targets (to be used in th e
determination of the "AOrigin" parameter) which are selected in the "PART 3", where th e
operator has the possibility to add, modify, cancel one or more selected objects and then ask s
for the calibration .

CONFIGURATIONS { SEGMENTATION CALAGE MC DELI SATICIN " PALE( It QUITTER


?

Ser

Si Tea (Epaisseer et MnMi condo Coo±seeec ii


f Hal re£ Tela Incrément 1 sur

Lign e

Incr

Val Y

Platine s

Supprimer le segment Modifier le segment Afficher tous les points

MPVD opprimer les incrSmuent! Enregistrer Imprimer SYNTHESE Enregistrer Imprime r

Fig. 6 . Panel of operating tasks set-up .

32
The "AOrigin" parameter is computed from a set of measurements on selected calibratio n
targets ; the average value finally computed will be used later in the characterization process .
Once the "DOrigin" parameter is known, characterization ("operating tasks") can be mad e
with the help of a dedicated MMI which example is shown in fig . 6.
The "PART 1" zone is constituted of raw and segmented "B, C and D scans" of th e
indications to be characterized.
All the necessary information can automatically be integrated in the "PART 2" panel an d
visualized by the operator, who then has the same possibilities as in the calibration operation s
: to add, modify, cancel one or more selected segments of interest .
The first task is the "X" (scanning direction) and "Z" (depth) repositioning of the possibl e
positions of the defect in the vessel reference, for each echo which can potentially b e
associated to the defect . As introduced previously, the main features of the experimenta l
cladding are taken into account .
The results are associated to a "confidence rate" value (see fig . 7) .

Incrément 1 sur 2

—°

Platines
VPM .plat =
Traducteurs
VPM_L63 .XM L
!1 '
Mét. Iso — temps —
Seui l
calculer les point
Caractérisation l i

Nb PF : 2 Nb PS : 2

oۉifier seg r ;len Afficher tous les points Dimensionne


r j
MPVD oser=ar€ r rs3 tes ir eréarrerril Enregistrer Imprimer SYNTHESE Enregistrer j Imprime r

Fig . 7 . (X,Z) positioning and related confidence rates .

Operation of result s
For any experimental indication to characterize in terms of positioning and sizing, a set o f
(X,Z) results are available at the end of the calculations, together with their confidence rat
values . This information is operated following a procedure which involves all the results for e
a
given channel and on hypothesis of expected behavior in relation to the opposite direction o f
propagation . The following hypotheses also enable the analysts to discriminate any defect ti
p
echo.
The first hypothesis is named "zone of recovering" .
Let us assume that 3 echoes (or segment after 3D signal processing) are supposed to b e
associated to the indication by the operator . For each echo, one curve of depth versu
s
scanning of the computed possible points is plotted on one scale .

33
If the 3 associated curves intersect and if the lowest values of the confidence rate of th e
curves are very close to the zone of recovering, the probability that the 3 segments ar e
representative of the same reflecting point (the defect), is then very high . This probability gets
lower and lower as the previous requirements are not fulfilled .
The research of these zones of recovering leads the analyst to the most probable defect
position for a given channel .
The second hypothesis is based on the fact that positioning, confidence rates and
recovering zones must be coherent when the right position of the defect is obtained (since th e
main effects of cladding are fully considered in opposite directions of propagation) .
Identification of these zones of recovering then leads the analyst to the most probable fina l
defect position for the 2 opposite scanning channels .

30

♦.,♦♦
28 ♦ —♦ . ♦—♦—♦

26 -♦ ♦
A
24 ♦ ♦ ®~
22
20
18
♦ ~
16
14
12 #~
10
425 426 427 428 429 43 0 431 432 433
Scannin g

Fig . 8-a. Depth versus scanning curves . No recovering zone .

35 -
33 -
31 -
0
29
27 -
w 25
23 -
21 -
19 -
17 -
15
425 426 427 428 429 430 431 432 43 3
Scannin g

Fig. 8-b . Depth versus scanning curves . Relevant zone of recovering .

When the most probable position is found, through-wall sizing is automatically performe d
and the results reported .

34
This method of analysis has allowed us to fulfill the customer's requirements in terms o f
characterization of undercladding defects in the framework of the qualification .
Fig . 8 shows an example of lack of zone of recovering (case "a") and of well defined zone
of recovering (case "b") .
Qualification results

Mock-ups
Five (5) qualification blocks have been used to verify the performances of our UT techniqu e
including the "PMUD" tool .
The ferritic uncladded block of calibration has allowed us to determine the "AOrigin "
parameters for each examination channel on 2 millimeters side drilled holes .
Through-wall thickness positioning of internal and external EDM notches was the n
performed in the whole covered area ([7 — 25 mm] depth range), using mock-ups wit h
different surface finishes : machined and as-clad profiles .
EDM notches are used to justify the performances of the system for subcladding cracks .
Other tests are also performed on realistic hydrogen cracking type flaws and welding defects
(in order to justify the performances regarding false-calls) .
The accuracy requirement in through wall thickness sizing is demonstrated on "equivalent
defects" which are made of bottom edges on external EDM notches associated with top edge s
on internal notches (involving a specific integration, see later) .
Experimental set-up
Qualification of the on-site implementation with the third generation MIS (In Servic e
Inspection Machine) is currently under progress . The results presented here have been
obtained on the mockups here-above using LO° and L63° focused transducers mounted on 2
complementary specific tools of the current MIS .
Longitudinal waves and pulse-echo technique are used .
Ultrasounds are generated, acquired and stored by a SaphirPL' equipment .
The CIVACUVE software allows the detection analysis of the whole component and th e
characterization is done (as mentioned previously) by the CIVAMIS software .
Results
The technique implemented during the RSE-M qualification enables us to fulfill the
specification requirements for the first phase in all the configurations of examination, in ter m
of :
â Detection capabilities,

â Coverage of the examination zone,

â Management of false calls ,

â Repeatability and reproducibility .

In term of sizing and localization accuracy, the results obtained on all the EDM notches, fo r
each type of required surface profile, on cladded blocks and in all the four (4) directions o f
propagation, comply with the ranges of value required by the technical specification s
(summarized in table 1), together with the cladding thickness measured with the LO °
transducer.

35
The results are established for any surface profile within the qualification volume define d
by the specifications and without abnormal profile behavior along the welding directio n
between the areas of upper and lower tip diffraction echoes .
In the procedure, these restrictions, which are linked to an essential parameter, ar e
associated to a verification process .
They take into account the incidence of all the influent parameters and their variatio n
ranges on the performances of interest .

SIZING LOCALIZATIO N
DIRECTION OF THROUGH -
CLADDIN G
PROPAGATION WALL LENGTH DEPTH X Y
THICKNESS
THICKNESS
(mm) (mm) (mm) (mm) (mm )
mm
L63°
Parallel to th e
vessel axis ±2 <±5 %k\\
N\
\ —±2 — ± 2Ô — ± 20
(circumferential
\\\\\\\\\\\\\
\
defects)
L63° \\\\
Perpendicular
to the vessel axis <±2 <±5 N O>
\\\\
k\\\\\\\\\ ±2 < ± 20 < +_ 20
(longitudina l
defects)

Perpendicular1\
to the surface
~~
\ ~\ <±1 \\\\\\\\\\\\\\\ XAN.
Table 1 . Accuracy of positioning and sizing (synthesis of the final performances) ,
complying with customer's requirements .

In addition, we have to emphasize that performances very close to those mentioned abov e
have also been demonstrated in terms of location accuracy in the neighborhood of a repair .

Conclusion
Five (5) testing blocks have been used to justify the performances of our UT techniqu e
including the "PMUD" tool .
The ferritic uncladded block of calibration has allowed us to determine the "AOrigin "
parameters for each examination channel on 2 millimeters side drilled holes .
This operation is included in the procedure of examination, together with all the operatin g
set-up to be done concerning the "PMUD" tool . One of these is the extraction of local profile s
at different points of the surface .
The procedure which enables this will be used during the final implementation phase o f
the qualification process .
Each performance of Table 1 includes the contributions of all the technique an d
environment parameters. These contributions are integrated considering statistic combination s
(for localization and sizing type magnitudes), "sums" combinations or "worse case "
combinations.
The "PMUD", which leads to an accurate knowledge of the positioning in the vesse l
referential along the scanning direction, by taking the real surface into account, enables us t o

36
take advantage of this information for the through-wall thickness measurements by all th e
transducers .
In the end, the implementation of this industrial inversion method allow s
INTERCONTROLE to meet all the requirements of the customer .

Référence s

1 Haïat G, Calmon P, and Lasserre F, "Simulation helped positioning of defects detected i n

cladded component", 5 th World Congress on Ultrasonics WCU 2003, Paris, FRANCE ,

September 7-10, 2003 .


2
Haïat G, Calmon P, and Lasserre F, "Application of Ultrasonic modeling to the positionin g

of defects in cladded component", Review of Progress in Quantitative NDE 23, edited by D. O.

Thompson and D . E. Chimenti (AIP Conference Proceedings 700, Melville, 2004), pp . 103 -

109 .

3 Lasserre F, Hernandez L, Paradis L, "UT digitized data processing for in service inspectio n

of pressurized water reactor vessels", Nuclear Engineering and Design 180, 37-45, 1998 .

Ph. Benoist, R . Besnard, G . Bayon, and J. L. Boutaine, "CIVA workstation for NDE :

mixing of NDE techniques and modeling," in Review of Progress in Quantitative NDE, edited

by D. O . Thompson and D . E. Chimenti (Plenum, NY, 1995), Vol . 14, pp . 2353-2356 .

37
QUALIFICATION DE LA TECHNIQU E
D'EXAMEN DES CUVES :
MISE EN OEUVRE D'UN OUTIL D'AIDE
POSITIONNEMENT PAR SIMULATION

F . LASSERRE ; T . PASQUIER - FRAMATOME-ANP /INTERCONTROLE ,


P . CALMON ; G . HAIAT; S . LEBERRE – CEA/LSUT/LIST,
M . LUTSEN – EDF/CEIDRE

Journée Technique SFENIST2 : « La robotisation des contrôles non destructifs dans l e


circuit primaire des centrales REP »
Paris, 18 novembre 2004

INTERCONTROL E

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

LA

> INTRODUCTIO N

> CONTEXTE

> EFFET DU REVETEMEN T

> OUTIL D'AIDE AU POSITIONNEMENT

> MISE EN OEUVRE DANS CIVAMI S

> DEMARCHE DE QUALIFICATIO N

> CONCLUSIO N

38 JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE


CONTEXTE - 1

L'OUTIL « VPM » ES T
UTILISE DEPUIS 1998
POUR L'EXAMEN DE LA
ZONE DE COEU R
([7 - 25 mm] )

Traducteurs focalisés en OL à 63° et 0°. Techniqu e pa r


immersion .
JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2— PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

CONTEXTE - 2

3 2002 : DE NOUVELLES QUALIFICATIONS SONT


DECLENCHEES PAR ED F
3 ELLES S'APPUIENT SUR LE CODE RSE-M ET DE S
SPECIFICATIONS TECHNIQUE S
3UNE AMELIORATION DE PERFORMANCES EST REQUIS E

MISE EN OEUVRE D'UN OUTIL D'AIDE A


L'ANALYSE INTEGRE DANS CIVAMI S

QUALIFICATION EN COUR S

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE 39


EFFET DU REVETEMENT IRREGULARITES DE SURFAC E

ETAT DE SURFACE REGULIER ETAT DE SURFACE NO N


REGULIE R

DEDOUBLEMENT DE FAISCEAU, DEFOCALISATION ,


MODIFICATION DE L'ANGLE DE REFRACTIO N

JOURNEE TECHNIQUE SFEN ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

EFFET DU REVETEMENT ANISOTROPIE

Couche anisotrop e NDECALAGE EN BALAYAGE ,


•DECALAGE DU POIN T
FOCAL

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE


L'OUTIL D'AIDE AU POSITIONNEMENT - 1

3DES 2003 : MISE EN OEUVRE INDUSTRIELLE DES


RESULTATS DE TRAVAUX DE THESE (G. HA AT *) D U
CEA .
3 INTEGRATION DE :
- la surface réelle de la zone examinée ,
- l'anisotropie de revêtement (constantes élastiques )

3 HYPOTHESES ET APPROXIMATIONS :
- régularité de la surface suivant la direction de dépôt d u
revêtement,
- orientation constante à 0°des dendrites suivant l a
profondeur (perpendiculairement à la surface) .

* : Hâiat G, Calmon P and Lasserre F, « Application of ultrasonic modeling to the positioning of defects detecte d
in cladded components », Review of Progress in Quantitative NDE, Melville, 2004

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

L'OUTIL D'AIDE AU POSITIONNEMENT - 2

Segmentation

Indicatio n Faiscea u
UT V calculé à
(Xi,ti) Xi m m

Comparais
V
«N » « N » position s
B-scans possibles d u
simulés défaut
rnuIation d'éch

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE 41


MISE EN ŒUVRE D E IV
interfaces Homme-Machine Module d e
Positionnement g VPM DSR » (« MPVD » )

OPERATION D'ETALONNAG E

Paramètre s Platine [Link]

d'acquisition Bloc [Link]

Traducteur VPM_LB3XM L
pré-définis
>

Caractéristique s
des réflecteur s
d'étalonnag e

Gestion des Ajouter un défaut Modifier un défa Supprimer le dé

réflecteurs Etalonne r

'Framatcme ANP JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

1 IS
Interfaces Homme-Machine du Module de
Positionnement g VPM » ( MPVD ~~) (suite)

OPERATION D'ETALONNAG E

Destinée à la mesure de l'écart « DO » entre l'origine de s


temps de simulation et l'origine des temps expérimentale .
Utilisation de réflecteurs de type génératrices situés à de s
profondeurs variables dans un bloc isotrope .

42 JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E


MISE EN ŒUVRE DE CIVAMIS :
Interfaces Homme-Machine du Module de
Positionnement g VPM – DSR » (a MPVD ») (suite)

EXPLOITATION DES DONNEE S

Représentation s
B, C et D, brute s
et segmentées

Caractéristiques
et taux d e
confiance des
points possibles
pour l e
ositionnement
du défau t

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

ISE EN ŒUVRE DE CIVAMIS


Tâches de l'analyste

DONNEES D'ENTRE E
DISPONIBLE S

â « N » points (X,Z) possibles pour la position finale d u


défaut associés à :
nchaque voie UT ,
nchaque écho ou groupe d'échos expérimentaux .

â Intégration des principaux effets du revêtement .

â « N » niveaux de confiance (représentatifs de la distanc e


entre échos simulés et expérimentaux) .

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE 43


MISE DIVANS
Tâches de l'analyste (suite)

EXPLOITATION DES RESULTATS - CHOIX DES ECHO S


EXPERIMENTAU X

POUR LES CONFIGURATIONS SIMPLES : TAUX D E


CONFIANCE MINIMUM .

HYPOTHESE DE DEPART : UN OU PLUSIEURS ECHO S


PEUVENT ETRE ASSOCIES AU MEME REFLECTEUR .

v
LES COURBES «Z» = f (X) DES POINTS POSSIBLES
POUR UN (OU PLUSIEURS) ECHO(S), SE CROISENT :
PROBABILITE ELEVEE POUR QUE CET ECHO (O U
GROUPE) SOIT DU AU DEFAUT .

® . . .I : . - JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

I
EXPLOITATION (suite)

EXEMPLE
Voie balayage —
BSCAN expérimental

Balayage (X)
POSITION DU DEFAUT

Framatome ANP
44 JOURNEE TECHNIQUE SEEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE
MISE EN ŒUVRE DE CIVAMIS
EXPLOITATION DES DONNEES (suite)

RESULTATS — POSITIONNEMEN T

La position (X,Z) validée pour le défaut est celle du point


possible pour lequel :

> le calcul a été effectué à partir du bon écho (ou groupe


d'échos) ,
> le taux de confiance est minimum ,
> la position est cohérente avec les résultats dans l a
direction de propagation opposée (lorsque cette dernière es t
exploitée).

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ -

DEMARCHE DE QUALIFICATION
Introductio n

3 CODE RSE-M / SPECIFICATIONS TECHNIQUE S


3 QUALIFICATION DE LA TECHNIQUE ET DE LA MISE E N
OEUVRE (MEO)
3 QUALIFICATIONS GENERALE ET SPECIFIQU E
3 JUSTIFICATION DES PERFORMANCES DE L A
TECHNIQUE EN CONSIDERANT DES MATERIAUX REVETU S
3 OUTIL « MPVD » (SIMULATION ET ESSAIS )
3 PERFORMANCES A VERIFIER LORS DE LA DERNIERE
PHASE DE LA DEMARCHE (MEO )

JOURNEE TECHNIQUE SFEN I ST2 – PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE 45


DEMARCHE DE QUALIFICATIO N
Maquette s

3 JUSTIFICATION TECHNIQU E

3 VALIDATION DE PERFORMANCE S

q Etats de surface régulier et non régulie r


q Réparations
q Entailles ; fond et sommet dans la plage [ 7 – 25 mm ]
q Défauts type DSR (fissures réalistes obtenues pa r
chargement hydrogène )

JOURNEE TECHNIQUE SFEN I ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

DEMARCHE DE QUALIFICATION
Justification des Performances

3 PERFORMANCES EN DETECTIO N

3 ZONE A EXAMINE R

3 GESTION DES ARTEFACT S

3 REPETABILITE ET REPRODUCTIBILIT E

46 JOURNEE TECHNIQUE SFEN I ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE


DEMARCHE DE QUALIFICATIO N
Justification des Performances (suite)

INCERTITUDES DE MESURE GLOBALES :


POSITION – DIMENSIONS DU DEFAUT – EPAISSEUR D U
REVETEMEN T

DIMENSIONS POSITIO N

Direction de Epaisseu r
propagation Hauteur Longueur du Profondeur
X (mm) Y (mm)
(mm) (mm) revêtement (mm)
(mm)

OL 63 °
llà ~axedela <±2 <±5 <±2 <+20 ±2 0
cuve
sX
(Clrconférentiel) STM',

OL 63°
1 à l'axe dela
<± ans
— 2 <±
— 5
cuve <± 2 — ±20 ±20
objla —
'Longitudinal)

OL 0 °
1 à la surface Sans San s + Sans Sans San s
objet objet' — objet objet objet

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROL E

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ -

C L SION

3 Les performances justifiées sont en accord avec les exigences

des spécifications techniques

3 Le profil de la surface associé au volume de la qualification est

un paramètre essentiel .

3 Les performances doivent maintenant être vérifiées par l a

résultats des essais de qualification de la mise en oeuvre .

EN COURS

JOURNEE TECHNIQUE SFEN / ST2 — PARIS, 18 novembre 2004 INTERCONTROLE 47


48
Evaluation des performances de méthodes innovantes pour le suivi non
destructif du vieillissement des matériaux de centrale nucléaire : bilan et
perspectives du projet Européen GRETE (2000-2003 )

M. Delnondedieu l , H . Hegeman 2, P. Kauppinen 3, J. Bros 4, L. Bogede Andersen 4, G.


Dobmann5 , B . Acosta, A . Rogerson, F .J . Perosanz8, P.A. Hahn 9, F . Gillemot 10, T.
Komber 11 , M. Niffenegger 12, M. Brumovskÿl3, R. Oettel l4, R. Zimmer 1 5

1) EDF R&D, Moret-Sur-Loing6) EC-JRC/IE, Petten 11) University of Hannover


2) NRG, Petten 7) SERCO, Warrington 12) PSI, Villigen
3) VTT, Espoo 8) CIEMAT, Madrid 13) NRI, Rez
4) Tecnatom, Madrid 9) ARCS, Seibersdorf 14) Siempelkamp, Dresde n
5) FhG/IZFP, Saarbrücken 10) AEKI, Budapest 15) Framatome-ANP, Erlangen

La gestion de la durée de vie des centrales nucléaires nécessite une connaissance fine d e
l'état réel des propriétés des principaux composants . Le développement de technique s
innovantes pour le suivi non destructif du vieillissement peut apporter des réponses à c e
besoin . Ces techniques ont pour objectifs de caractériser les évolutions des matériaux e t
permettre ainsi d'apporter des informations pour la prise de décisions concernant l e
remplacement des composants et plus généralement pour la planification des actions d e
maintenance .

Le projet européen GRETE, co-ordonné par EDF R&D, soutenu par la Commissio n
Européenne dans le cadre du 5 — PCRD, a débuté en 2000 et s'est achevé en 2003 . Il avait
pour objectif d'évaluer les performances de méthodes non destructives du vieillissement a u
travers d'essais inter-laboratoires . Ces méthodes se distinguent du contrôle non destructi f
par leur sensibilité aux évolutions microstructurales avant l'apparition et la propagation d e
défauts macroscopiques .

Dans le cadre de ce projet, deux mécanismes de vieillissement ont été choisis pour illustre r
l'utilisation potentielle des méthodes non destructives de suivi . Le premier mécanisme es t
l'endommagement par irradiation des neutrons des aciers ferritiques des cuves de centrale s
nucléaires et le second est la fatigue des aciers inoxydables austénitiques du circuit
primaire .

L'évaluation des différentes techniques utilisées (mesure du bruit Barkhausen, mesures


magnétiques multi-fréquences multi-paramètres, mesures ultrasonores, mesures du pouvoi r
thermoélectrique, indentation par bille instrumentée . . .) a été effectuée par chaque
laboratoire en comparant les signaux non destructifs mesurés aux propriétés de s
échantillons caractérisés par ailleurs de manière destructive . Les résultats ont ét é
rassemblés et interprétés en terme de sensibilité à la détection de l'endommagement . A l a
suite de ces mesures, des recommandations ont été émises pour l'utilisation industrielle de s
méthodes de suivi du vieillissement.

49
50
B11an e~ p~rspectiv~ s

du projet EUro~éen GRETE (2000 .2003


Évaluation desp erformances deméthode s
innovantes pour le suivinondestructifd u
vieillissement desmatériauxdecentral e
nucléaire

M. Delnondedieu (EDF R&D MMC )

RD

ontexte et object i
roule ent du proje t
Analyses et rec ommandati o
conclusion / Perspectives

51
Journée technique SFEN 18/11/04
Contextedu projet
RO D
Gestion de la durée de vie des installations nucléaire s
> Nécessité d'avoir un estimateur des propriétés résiduelles de s
matériaux des composants critique s

Développement de méthodes non destructives sensibles

aux évolutions microstructurales des matériau x

Méthodes  CN D

> Caractérisation avant l'apparition de fissures

Pas de normes applicables pour ce type de méthodes

Journée technique SFEN 18/11/0 4

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

Préparation projetGRETE
ROD

Réseau européen AMES (Ageing Material


European Strategy )
>AMES NDT (Ageing Material Evaluation & Studie s
by Non-Destructive Techniques, 1998)
>État de l'art des techniques non destructives de suivi d u
vieillissement
>Proposition de définition d'échantillons de référenc e
>Démonstration des performances de certaines
techniques
Proposition du projet GRETE : 56rne PCRD
52
Journée technique SFEN 18/11/0 4
Objectifs du projet GRETE ,
RO D

Èvaluation des performance s


>Lien signal mesuré / évolution de la microstructur e
Comparaison des méthode s
> Comparaison inter-laboratoire (Round robin test )
>Échantillons de référenc e

I ndustrialisation des méthode s


> Étude de l ' applicabilité au domaine nucléair
e

Journée technique SFEN 18/11/04

Mécanismes de vieillissement
M En dommagement par irradiation aux neutrons RO D
de l'acier de cuv e
>Eprouvettes du programme de surveillanc
R4silience e
tc.fit4lcm)
Avin9 ifradialhxl

Aérés if(acfiation

Temperature ("c)

Fatigue des aciers austénitiques du circui


primaire t
>Caractérisation des zones écrouies

53
Journée technique SFEN 18/11104
Les partenaires du projet
RO D

Ell M . Delnondedieu, J.F. Coste (EDF, Moret sur Loing)


> Sous contractant L. Pasco (GEMPPM, INSA de Lyon)
Ell H. Hegeman (NRG, Petten)
P. Kauppinen, M . Pitkanen (VTT, Espoo )
J. Bros, (TECNATOM, Madrid)
G . Dobmann (IZFP, Saarbrucken )
▪ B . Acosta (JRC, Petten)
A . Rogerson (SERCO )
F .J. Perosanz (CIEMAT, Madrid)
P .A . Hahn (ARCS, Seiberdorf)
F . Guillemot (KFKI, Budapest)
▪ T. Komber (Uni. Hannover)
BE M. Niffenegger (PSI, Villigen )
▪ M. Brumovsky (NRI, Rez)
R. Oettel (Siempelkamp, Dresden)
R. Zimmer (Framatome ANP, Erlangen)
Journée technique SFEN 18/11/0 4
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ -

Orqanisation travai l
2001 2002 2003 2004 ID
SIOINID JIF~M~A~M~JIJIAISIO~N~D J~F NIA IM 1J jJ IA 16 IO 'NID ~D J .IFIMIAIMIJIJ1AISIOIN I D
EC project CRETE

2 Neutron irradiation damag e


3 WP1 - Preparation of specimens
9 WP4 - Preparation o f NDE testing
13 IWP5-Eva uation of NDE techniques
18 Thermal fati tue damage
19 [Link] nunn .nnnnnunnnnnunnuun . . VM2 - Preparation of specimen s
25 WeMEMMMETTITITMMMITMMIT' VvP3 - Materials characterisatio n
29 VOP6 - Evaluation of technique s
32 eenTiEnTEfmmEmmrg; Exploitation of results
33 WP7 - Analysis of results
36 wrEmmmri!p WP8-Recommendations

Irradiation de WP l
l'acier de cuve WP5
WP4 I 1
1 1
1 - - WP7 WP 8
1 1
Fatigue olygo- 1 WP3 1
cyclique acier WP2 1 1
Austenitique 1 1
WP6

Préparation des Mesures non Analyse des résultat s et


échantillons de destructives recommandation s
54
référence
tique SFEN 18/11/04
Echantillons de référence s
® Irradiation de l'acier de cuve R D
> Programmes de surveillance ou irradiations expérimentale s
> 4 Nuances d'acier ferritiqu e
> Fluence 0 à 9,5 1019 nfcm-2 (E> 1 MeV)
> Éprouvettes recuite s
> 65 1/2 éprouvettes Charpy préparée s

Fatigue oligo cyclique des aciers austénitique s


>3 nuances d'acier austénitique (AISI 304L, 321, 347)
> Déformation imposée ± 0,4% à 20°C et 300° C
> 94 éprouvettes

18/11/0 4

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

Lestechniquesnondestructives utilisée s
RS D
Pour la fatigue oligo-cylique
Technique s Acronym Partner Physical basi s
Eddy current impedance with Gian t GMR FhG-IZFP , Electromagnetic
Magnetic Resistance sensor PSI propertie s
Magnetic Barkhausen nois e MBN EDF, AEKI
Multi parameters multi frequencies 3MA FhG-IZFP
magnetic measurement s
Harmonic Analysis of electromagneti c HAS Uni -
measurements Hannover
Permeability measuring with Ferromaster Ferromaster PSI
Magneto static measuremen t MSM SPG Magneti c
propertie s
Remanence field measuring with Fluxgate Fluxgate PSI

Ultrasonic Leaky Raleigh Wave technique ULRW VTT Ultrasonic

Ultrasonic Scattering or Backscattering USS VTT, ARCS 55


Journée technique SFEN 18/11/04
Les techniques destructives utilisées ,
R D
Pour l'irradiation des neutrons
Techniques Acronym Partner Physical basi s

ThermoPower Measurements, TEP, EDF, JRC Thermoelectri c


measurement of the Seebeck STEAM voltag e
coefficien t

Multi parameters multi frequencies 3MA FhG-IZFP Electromagneti c


magnetic measurements propertie s

Magnetic Barkhausen noise MBN CIEMAT,AE


KI

Harmonic Analysis of HAS Uni -


electromagnetic measurements Hannover

Automated Ball Indenter ABIT NRI Mechanica l


properties

Journée technique SFEN 18/11104

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

Or ani tion des mesure s


RO D
® Mesures sur éprouvettes irradiés acier de cuve
>Tous les échantillons rassemblés à PETTE N
• Préparation des échantillon s
> Une semaine de mesure pour chaque partenair e
• Mesures en aveugle sauf pour une série d'éprouvett e

56
Journée technique SFEN 18/11/0 4
Organisation des mesure s
REA D

Mesures sur éprouvettes de fatigu e


• Tous les échantillons circulent d'un partenaire à l'autr e
• Deux semaines de mesure pour chaque partenaire
• Mesures en aveugle sauf pour une série d'éprouvett e

Journée technique SFEN 18/11/0 4

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ -

Expi it tion des résultat s


ROD
Analyse des résultat s
> A partir de la caractérisation des éprouvettes de fatigu e
(metallographie, MET, MEB) et des paramètres de fatigu e
(nombre de cycles)
> A partir des caractéristiques des échantillons irradié s
(fluence, propriétés mécaniques . . . )
Comparaison sinal mesuré l propriétés
Classement des différentes méthodes
>Méthodolog yiePartner
commune
Acron
5
4

a b c e g h
Group
Score Analysis results Quality Handling Adapt- Costs 57
of results ability
Journée technique SFEN 18111/04
ri n ci x rés ts: t~
B r` ltat R£ D

â Pouvoir ThermoElectrique : relation signal mesuré / Température d e


transition
â ABIT : résultats incomplets

r` lt ts r t
> Ensemble des méthodes basées sur les mesure s
électromagnétiques perturbées par les contraintes résiduelles de s
éprouvettes
â Essentiellement des mesures de surfac e
â Pour les mesures de bruit Barkhausen une exploitation délicate a u
cas par cas

r° lt tss ` r r I
Journée technique SFEN 18/11/0 4

RO D
160 0

1400

1200

100 0

I
U ♦ GRETE I
_ __ D ®GRETE 2
w 800 oGRETE 3
F-
a
a xGRETE 4

___ ._ o GRETE 5
60 0

40 0
0

_ â
200
o

ATcv °C 150 200 250 30 0


0 50 100

58
Journée technique SFEN 18111/0 4
Principaux résultats: Fatigu e
RO D
Bon résultats
> Une partie des méthodes basées sur les mesure s
électromagnétiques donne de bonnes corrélations Signaux mesurés /
Taux de martensit e

MI Des résultats contrasté s


> Pour les mesures de bruit Barkhausen : des différences entre le s
analyses des partenaire s
>Capacité des mesures de BB à déterminer les contraintes résiduelle s
> Mesure ultrasonore : détection précoce des microfissure s

Liens Endommagement I Création de martensite


délicats

Journée technique SFEN 18/11/0 4

Exe plederésultats
RO D
0, 7
® acier 304L CLI laminé (R = -1 ,
[0 .6] T = 20°C)
0, 6 ® acier 321 (R = -1, T = 20°C)
F atig u_ e
A acie r 32 1 (R = -1, T = 300°C)
0,5 [ti.Q]— ®$] X acier
er 321 (R = 0, T = 20°C)
E i
0, 4

2 0, 3

0, 2
."[0 .6] [0 .8 ]
0,1 Nâti_g_ue _
[O,f] ® [0 .8] _

o
[OE0 .0 ] 5 (DN) 6
0 1 2 3 4 7
Taux de phases de type ferritique (%)

Explication qualitative des résultats par l'analyse 59


Journée technique SFEN 18/11/0 4
Comparaison desperformances® Fatigue
RO D

Qualité des résultat s


>Qualité partagée par toutes les méthode s
Mise en oeuvre
>Globalement aisée s
Applicabilité industriell e
>Des techniques prêtes pour des mesures sur site s
(HAS, 3MA)
>Des techniques nécessitant des développements
(Bruit barkhausen)
>Des techniques limitées au laboratoire (fluxgate ,
SQUID)

Journée technique SFEN 18/11/0 4

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

, Comparaison des performances: Irradiati


RO D

Mllll Qualité des résultat s


>Mesures de bruit Barkhausen > PT E
Mise en oeuvre
>Bonne adaptation des méthodes aux conditions d e
mesures
Applicabilité industriell e
>Les techniques les plus avancées pou r
l'industrialisation => résultats bruités par le s
contraintes résiduelle s
>Des développements encore nécessaire s
60
Journée technique SFEN 18/11/04
Recommandations :Fatigue.
ROD

Développement des mesures in sit u


>Suivi en fonctionnemen t
Mesures durant des essais de fatigue thermomécanique
â Contraintes complexe s
Mesures sur maquette s
>Représentativité des mesure s
® Développement de méthodes non sensibles aux phases
ferromagnétique s
Combinaison de méthodes
>Par ex. Mesure susceptibilité magnétique l Bruit Barkhause n

Journée technique SFEN 18/11/0 4

eco andatins:Irradiation
ROD

▪ Mesures éprouvettes non cassée s


>Pb contraintes résiduelle s
• Essais de mesures périodiques sur la mêm e
éprouvette
>Pb hétérogénéités matériaux

61
Journée technique SFEN 18/11/0 4
Conclusions Pers iv
RO D
Etablissement l'état de l'art pour certaines méthode s

Un premier pas vers l'établissement d'une norme pou r


exprimer les performances des méthodes de suivi d u
vieillissemen t
>Mise au point d'échantillons de référence
>Méthodologie

Pas de réseau européen pour l'instan t

Développement des méthodes avant le lancement d '


nouveau projet

Journée technique SFEN 18/11/0 4

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -

62
LA ROBOTISATION DES EXAMENS NON DESTRUCTIFS
SUR LE CIRCUIT PRIMAIRE DES CENTRALES REP

Une compilation Areva, rédigée par Robert LEVY (AREVA/INTERCONTROLE )

INTRODUCTION

Mise en oeuvre dans certains cas dès le premier contrôle effectué, la robotisation des examen s
non destructifs sur le circuit primaire des centrales REP répond à plusieurs objectifs :
• Mettre l'opérateur à distance d'un environnement noci f
• Permettre la mise en oeuvre simultanée de plusieurs outils de contrôl e
• Accéder à des zones inaccessibles manuellement
• Garantir une couverture, une fiabilité et une reproductibilité des examens au cours d e
la vie du composant .
Si l'on tient compte également de la nature des examens effectués, qui font tous interveni r
des méthodes physiques caractérisées par des performances chiffrables, la robotisation doi t
en plus remplir des critères de performances mécaniques compatibles avec ces méthodes .

CONTEXTE DU CIRCUIT PRIMAIRE

Le circuit primaire des centrales REP comporte deux types de composants principaux qui
sont la cuve du réacteur et les générateurs de vapeur ; pour les relier et assurer la circulation
du fluide caloporteur, il faut évidemment des tuyauteries, des pompes et un pressuriseur . Ce
circuit résumé ainsi n'en comporte pas moins des zones dont l'accès s'avère difficile voir e
parfois impossible à envisager sans intervention lourde, (l'intérieur d'une tuyauterie pa r
exemple !). Plus généralement, les composants, tous métalliques, peuvent être approchés san s
précaution particulière uniquement avant la mise en service du réacteur.
Les exigences de sûreté relatives à la surveillance de l'intégrité de la totalité de ce circuit on t
favorisé le développement et la qualification d'examens non destructifs destinés à fournir l a
preuve d'un fonctionnement sans incident entre deux arrêts du réacteur .

Nous nous intéresserons essentiellement à la robotisation des examens non destructifs d e


deux composants, la cuve et le générateur de vapeur, ainsi qu'aux tuyauteries les reliant .

ROBOTISATION DES EXAMENS DE CUVE

LA MIS
La première inspection avant mise en service d'une cuve de réacteur en France a eu lieu e n
1975 . Le souci d'inclure les résultats de cette inspection dans l'historique du composant et
d'en faire des données de référence rendait nécessaire d'effectuer l'examen des différente s
parties de la cuve dans les conditions qui seraient reproduites par la suite, une fois le réacteu r
mis en service, tout au long de sa vie.
La Machine d'Inspection en Service, mieux connue par son acronyme (la MIS), a donc ét é
conçue dans ce but .
Le nombre important de contraintes qui découlent du terme « référence » justifie le choix fai t
d'une structure particulièrement rigide, capable d'assurer le déplacement et la mise en plac e
d'outils de contrôle avec une précision élevée, (Figl) .
Le concept du tripode avec un mât central télescopique, (Fig .2), est encore aujourd'hui celu i
qui est retenu pour la troisième génération de machines ; ce concept a d'ailleurs été
« adopté » par d'autres prestataires en Europe .

63
La MIS 3ème génération dont la première inspection est prévue en mai 2005, intègre près d e
trente ans de retour d'expérience accumulés .
Conçues dès l'origine pour « embarquer » tous les outils du contrôle, les MIS de première e t
deuxième générations devaient quand même être sorties de la cuve : l'outil spécial d'exame n
gammagraphique des tubulures était installé à la place de l'outil d'examen par ultrasons . De
plus, un examen spécifique de la zone de coeur a rendu nécessaire l'installation d'une platine
spécifique en 1999 .
La MIS 3G, dont la qualification selon le code en vigueur (RSEM) sera prononcée par un e
commission spéciale, comporte donc des outils d'un concept nouveau qui ne nécessitent plu s
aucune sortie machine : des chariots indépendants sont implantés sur les machines et le s
substitutions sont opérées par commande à distance .
Pour rendre possible une réduction de 40% du temps d'occupation de la cuve, la vitesse d e
balayage des traducteurs ultrasonores peut atteindre 300 mm/s et l'électronique perme t
d'effectuer simultanément plusieurs tirs US en parallèle .
La précision de tous les axes de rotation a été particulièrement soignée : les codeurs optique s
fournissent le 1/1006me de degré et la prise en compte de toutes les sources d'incertitud e
conduit à justifier une incertitude de 0,02° en répétabilité de rotation du plateau qui porte tou s
les outils . L'incertitude de dimensionnement en balayage est estimée à 1 mm .
En plus de la réduction de la durée des examens, la MIS 3G est conçue pour garantir un e
réduction des coûts d'exploitation, résultat de la simplification de l'assemblage et d e
l'amélioration de la sécurité .

TWS
La présence au sein d'AREVA de trois unités régionales (France, Allemagne et Etats-Unis )
concernées par des examens de cuves de réacteurs REP a évidemment fait surgir l'intérêt d e
mettre à disposition de ces trois unités un même outil adapté aux spécificités des troi s
régions . Le projet Trans World Service (TWS) a donc réuni des compétences des trois pays .
Les besoins locaux ont très vite conduit Framatome-ANP Inc . (USA) à effectuer des
inspections avec le nouveau robot .
Ce robot est constitué d'un bras à six degrés de liberté ; une 7ème articulation permet d e
basculer le bras de part et d'autre de la base . Des butées viennent prendre appui sur la paro i
des viroles sans masquer les zones de soudures à examiner .
L'acquisition des données et la commande du robot sont effectuées depuis une caravane qu i
peut se situer à 1000 m du robot ; la transmission est assurée par fibres optiques .
Pour accélérer les examens, il est possible d'installer deux robots dans une même cuve e t
conduire ainsi des examens en deux zones complètement distinctes, (Fig . 4) .
La contrôlabilité de l'outil dans l'eau, à savoir l'écart par rapport au trajet demandé, n'est qu e
de 1,9 mm . La vitesse de balayage circulaire sur virole est de 300 mm/s maximum et 25 4
mm/s en moyenne ; à ces vitesses, la distance entre deux points d'acquisition est de 2,5 m m

ARTUR
Robot destiné à la réparation et aux examens non destructifs de tuyauteries, ARTUR est
constitué d'un bras articulé , installé sur un petit chariot moteur,(Fig .5a). Il peut être introduit
dans la tuyauterie primaire par la volute de pompe primaire ou directement par la cuve vidé e
de ses internes inférieurs . Une fois en place, le robot est bridé dans la tuyauterie et l'o n
procède à un recalage des référentiels à l'aide d'outils de métrologie . Un porte-outils installé
sur le chariot permet un premier changement d'outils et la réalisation de la succession de s
opérations d'arasage du cordon de soudure avant examen non destructif Un deuxièm e
changement d'outils permet ensuite d'effectuer un contrôle non destructif par ressuage :
dégraissage, nettoyage, rinçage et séchage de la zone à examiner (Fig .5b) ; puis pulvérisatio n

64
du pénétrant, élimination de l'excès de pénétrant, rinçage, séchage au chiffon, pulvérisatio n
du révélateur et transmission de l'image par la caméra, pour l'interprétation de l'examen par
ressuage. Après remise en propreté de la zone examinée, ARTUR est débridé et sorti de l a
tuyauterie.

SUSI
Acronyme de SUbmarine System for Inspection, SUSI est en fait un petit sous-marin équip é
d'une caméra et d'un système d'éclairage puissant, (Fig .6) . La vitesse de déplacement libre
du système est de 0,5 m/s . Pour résister au niveau de radiations existant dans le circuit
primaire, le robot est équipé d'une caméra tube ; le champ objet est simplement fixé par l a
distance de l'objectif à la paroi examinée ; l'éclairage est optimisé par le réglage d e
l'orientation des « spots ». Un capteur de pression contrôle la profondeur à laquelle descen d
le système (50 mètres maxi) . En plus de l'examen visuel des pénétrations de fond de cuve ,
SUSI s'est vu confier le contrôle des vis de cloisonnement des internes inférieurs . Pour cela ,
il est nécessaire d'ajouter à l'avant du robot un porte outil spécial équipé d'un traducteu r
ultrasonore spécifique . Seul un positionnement parfait du traducteur sur la tête de la vi s
permet l'examen ; c'est ce qui est obtenu avec SUSI .
Mis en oeuvre sur le site de Brokdorf (Allemagne) en 2003, le système a pu être installé en 3 0
minutes et une cadence d'examen de 10 à 15 vis par heure a été enregistrée .

ROBOTISATION DES EXAMENS DE GENERATEURS DE VAPEU R

RITMIC
La toute première inspection des tubes des générateurs de vapeur s'est déroulée ave c
l'intervention d'un opérateur qui avait pour tâche de déplacer un flexible de guidage d u
capteur d'examen, de tube en tube.
Aujourd'hui, le porteur RITMIC (Robot d'Inspection des Tubes et de Maintenance IC)
intègre toutes les améliorations destinées à réduire les interventions humaines et à accélére r
la cadence des examens de tubes par la méthode des courants de Foucault .
Equipé d'une couronne circulaire sur laquelle se déplace un porte-outil, Ritmic perme t
d'atteindre 12 tubes à partir d'une seule position . Il est déjà dimensionné et équipé pou r
présenter deux sondes simultanément à l'entrée de deux tubes distincts, (Fig .7).

LE TIREUR-POUSSEU R
Comme son nom l'indique, le tireur-pousseur est un robot simple conçu pour propulser le s
sondes d'examen par courants de Foucault dans les tubes de générateurs de vapeur et le s
ramener en arrière.
Sa version actuelle est compatible avec tous les types de sondes que le vieillissement de s
tubes a rendues nécessaires : sonde axiale, sonde tournantes pour les zones de transition d e
dudgeonnage ou de plaques entretoises, sondes tournantes souples pour les parties cintrées .
L'obtention des différentes cinématiques est possible par un changement d'outil sur l e
chariot, (Fig .8).
La concentration de toutes les fonctions, remplies précédemment par trois système s
différents, en un seul robot permet une amélioration de la sécurité, une diminution des temp s
d'intervention et donc une diminution des doses intégrées par les opérateurs, (Fig .9).

CONCLUSION
La robotisation des examens non destructifs sur le circuit primaire des centrales REP
correspond à des nécessités impérieuses .

65
La décroissance des doses totales d'intervention pour les examens de générateurs de vapeur
est éloquente . Même s'il convient de prendre en compte dans les facteurs de cett e
décroissance l'amélioration des techniques de décontamination mises en oeuvre par
l'exploitant et les récents examens effectués sur des générateurs de vapeur de remplacemen t
(neufs et non contaminés), il est indiscutable que la robotisation conserve un rôle déterminan t
pour la protection des intervenants .
Les exigences de productivité nécessaires pour réduire la durée des arrêts de tranche pour
rechargement n'auraient pas pu être satisfaites sans la robotisation qui rend possible l a
simultanéité d'examens différents en des zones différentes d'un même composant .
La précision du positionnement et du dimensionnement des anomalies révélées par le s
méthodes d'examen non destructif atteint actuellement des valeurs impressionnantes due s
certes aux performances intrinsèques de ces méthodes mais aussi aux performances de s
robots qui en assurent la mise en oeuvre .

REMERCIEMENTS

A MM . Guenter RABE (intelligeNDT, Allemagne) et Bill GLASS (AREVA, USA) .

66
Figure 1 : La Machine d'Inspection en service : vue sur le polyoutillag e

Figure 2 : La MIS en place sur une cuve REP

67
1
r
O'Q

O
Ci)

ci)

E
Figure 6 : Le robot SUSI dans sa version pour examen télévisuel

71
N
N
Cumul dosimétrique tous travaux IC F

1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

Figure 9 : Décroissance des doses intégrées par les opérateurs au cours des missions pour l e
contrôle des tubes de générateurs de vapeur

74
La Caméra Photothermique comme alternative au ressuag e
Marc Piriou, Framatome-ANP SAS SF E
Bill Glass, Framatome-ANP Inc .
Jean Michel Chanussot, Framatome-ANP SAS SF C
Laurent Legrandjacques, Framatome-ANP/ Intercontrôl e

Résumé

La Caméra Photothermique, développée par le département des Examens Non Destructifs du Centr e
Technique de Framatome-ANP, est un équipement destiné à remplacer le ressuage, source de
dosimétrie pour les opérateurs, de pollution pour l'environnement et de complexité pou r
l'industrialisation.

Il a été démontré que la Caméra Photothermique peut être utilisée en complément ou e n


remplacement des techniques classiques de contrôle de surface (ressuage, magnétoscopie, courant s
de Foucault) pour:
• détecter sans aucun contact, sur des pièces métalliques non préparées (oxydées, usinées ,
soudées), des défauts sous ligaments ou débouchants, de quelques microns d'ouverture ,
• fonctionner sur des surfaces aux géométries variées, sur des pièces chaudes, sur des
matériaux isolants (diélectriques), sans être affectée par les propriétés magnétiques de l a
pièce à examiner, avec une productivité d'inspection de 1,5 m 2/heure .
Cette méthode a permis, entre autres, de contrôler in situ les soudures «tube/plaque» d'un échangeu r
intermédiaire du réacteur rapide Phénix, de prouver qu'elle est une solution alternative au ressuage
pour le contrôle des soudures de l'enceinte à vide d'ITER, de détecter des fissures dans les soudure s
(ex : J-weld d'adaptateurs de couvercles) et de révéler la fissuration amorcée par faïençag e
thermique.
Les particularités de cette méthode innovante sont :
• de fonctionner à distance de la pièce à contrôler, de 100 mm jusqu'à 2 mètres, afin de
réduire la dosimétrie à l'installation,
• d'être totalement télécommandée à la distance de 15 mètres, pour limiter la dosimétri e
des opérateurs au cours des contrôles ,
• d'être une méthode «propre» puisqu'elle ne génère aucun déchet .
Ces particularités en font une méthode alternative au ressuage, afin de garantir la protection de s
opérateurs et de l'environnement .

75
76
La photothermie est une technique non destructive sans contact basée sur la mesure de l'émissio n
infrarouge issue de l'excitation thermique transitoire de la structure inspectée .

La combinaison d'un détecteur infrarouge et d' un laser servant de source d'excitation


constitue la base d'une caméra photothermique . La surface à inspecter est chauffé e
localement au moyen d'un rayon laser focalisé. L'émission infrarouge (IR) de la surface à
proximité du point de chauffage est mesurée par un détecteur infrarouge . Un balayage de s
flux d'excitation / détection sur la pièce à inspecter rend possible le contrôle de portion s
de surface sans déplacement de la caméra elle-même .

Excitation
Détectio n

Caméra IÎ
. aroug e

Fibre
optique Fissure
barrièrethermique)
4 déplacent'
Part under
inspection
rn

Onde thermique N°
1
Minimum
-3 .137
Maximum
-1 .048
Moyenne
-2 .423
Loud-type
0.310
Langueur
226

Ligne laser Signal pour unpixel


-- - en! m-- [Link] IPxT
EXCITATION .1250— . . . .
-1411 ' ` ` ` `----`

-, .725 : ._. . _
3'. -1 .882— ._ .
-2039
} •.___ ___1___ .

:
i____
: :
-
:___ . _

-21%----} . ... ...

.352— ___ . ._ .
-2.509---- :
dépla 1h11? -2.66 6
- -- -

2.980 ._ _

-3137 I Î 1 f IÎ l I l
815 838 860 882 905 928 950 972 995 1018 104 0

Signal bipolaire d 'unefissure


C-scan — image thermique
Ligne de pixel s (fissure de largeur 30µm)
DETECTION

Principe d 'une caméra photothermique

77
La création d'un flux transversal de chaleur dans le matériau permet la détection d e
défauts par l'effet de barrière thermique induit par ces défauts : Quand le système
d'excitation / détection (E/D) approche d'un défaut débouchant ou sous-jacent, le signa l
IR augmente car la diffusion de la chaleur ne s'effectue plus dans la direction du défaut .
Lorsque le système E/D passe au-dessus du défaut, le signal détecté diminue puisque l e
défaut empêche la chaleur générée par le laser de se diffuser dans la zone de détection .
Une mesure continue du signal IR pendant le balayage et la reconstruction d e
l'information dans une représentation 2-D permet d'afficher une image complète de l a
surface à examiner sur laquelle apparaît le défaut .

Il a été démontré que la caméra photothermique est un équipement pouvant être utilisé e n
complément ou en remplacement des techniques classiques de contrôle de surfac e
(ressuage, magnétoscopie, courants de Foucault) .

La présentation de la caméra photothermique sous forme de planches « power point » sui t


le plan suivant :
• Les origines du développement ,
• Le principe de fonctionnement,
• L'équipement prototype ,
• Les performances générales,
• Ses avantages ,
• Quelques applications sont mentionnées ,
o Contrôle sur site de soudures tube/plaque,
o Contrôle de soudures d ' adaptateurs de couvercle REP ,
o Contrôle du faïençage thermique ,
• En final est présenté l'équipement industriel .

78
Contrôle de géométries complexes à l'aide de Traducteur s
Conformables Adaptatifs

Philippe Benoist (CEA), Olivier Casula (CEA), Gérard Cattiaux (IRSN), Gérard Fleury (Imasonic )

Résumé
Les traducteurs ultrasonores sont largement utilisés pour réaliser des contrôles au contact des circuit s
primaires et secondaires des réacteurs nucléaires . Ces capteurs transmettent l'onde ultrasonore au
matériau via un sabot et un produit de couplage . La transmission de l'énergie dans la pièce es t
maximale lorsque le sabot épouse parfaitement la forme du composant à inspecter . Mais, lors de
l'examen de différents composants nucléaires de géométries complexes (coude, piquages, vague d e
meulages, soudures, . . .), les sabots ne sont plus adaptés qu'à certaines positions de contrôle . Le champ
transmis dans la pièce est alors plus ou moins dégradé en fonction de la forme de la surface d u
composant et le contrôle peut être perturbé .
Le traducteur conformable est un capteur multi-éléments dont la face avant est souple ou articulée, lu i
permettant de s'adapter à différentes géométries . De plus, il est instrumenté au moyen d'u n
profilomètre qui mesure en permanence la géométrie rencontrée . Ces informations géométriques son t
alors transmises au système de pilotage de la chaîne ultrasonore qui calcule les lois de retard adaptée s
à la déformation du traducteur . L' ensemble du système (traducteur multi-éléments, instrumentation ,
algorithme adaptatif, acquisition des données) fonctionne en temps réel ; et assure la focalisation d u
faisceau ultrasonore quelle que soit la géométrie du composant .
Avec ce type de traducteur, on peut donc améliorer la détection et le dimensionnement des défauts e t
s'affranchir de certaines difficultés d'inspection liées à la géométrie du composant inspecté .
Les premières réalisations de cette famille de traducteurs sont présentées, et leurs performances
illustrées .

Introductio n
Le contrôle au moyen de transducteurs ultrasonores conventionnels est souvent rendu délicat à caus e
des variations de surface ou encore d'un accès limité des pièces de géométries complexes . La
géométrie figée de ces capteurs ne peut pas être adaptée à toutes les zones inspectées sans entraîne r
des variations de sensibilité liées au mauvais contact entre le traducteur et la pièce . Il peut en résulter
une imprécision de localisation de défaut due à une désorientation du faisceau ou à une couverture
partielle de la zone à inspecter (fig. 1). L'amélioration de la caractérisation des défauts nécessite
l'optimisation du contact entre la surface émettrice du traducteur et la pièce contrôlée ainsi que l a
maîtrise des paramètres du faisceau transmis [1] .

Surface Plan e surface irrégulière


(couplage optimisé) (hauteur de couplant variable)

faisceau optimisé Champ fortement perturbé


figure 1 : Contrôle d'une pièce complexe à l'aide d `un capteur monolithique

79
Le concept de traducteur multi-éléments à surface émettrice déformable capable de s'adapter à l a
géométrie réelle de la pièce a été validé et les capacités de ce traducteur ont été démontrées pour
plusieurs configurations de contrôle [1] .

Principe du TCI
Le Traducteur Contact Intelligent (TCI) est constitué d'éléments ultrasonores rigides, assemblés pou r
former une structure articulée encaissant de faibles rayons de courbure locaux (fig . 2) . Dans ce
dispositif est intégré un système mécanique assurant le plaquage des éléments au profil variable de l a
pièce ainsi qu'une instrumentation mesurant la déformation de la surface émettrice . Ces coordonnée s
sont ensuite traitées, en temps réel, par un algorithme calculant la loi de retards adaptée au profi l
rencontré par le traducteur . Ces deux étapes assurent la focalisation d'un faisceau ultrasonore ayant de s
caractéristiques maîtrisées (orientation et profondeur de focalisation) .

interface plane : Loi de retards adaptée


Loi de retard s
1temps
temps
Focalisation à 45°

Profil

Figure 2 : Principe du traducteur Contact Intelligent

Un prototype, composé de 24 éléments piézoélectriques, a été réalisé . Ce dispositif est fixé à


l'extrémité d'un bras solidaire de platines de translation motorisées . L'ensemble est piloté par l e
système d'acquisition ultrasonore temps réel «MultiX », de la société M2M, qui gère le s
déplacements du capteur, l'excitation électrique des éléments tenant compte des lois de retard s
calculées pour chaque position du TCI lors de son balayage et l'acquisition des signaux relevés par le s
24 éléments . Le principe de ce dispositif a été validé et démontre son aptitude à préserver le s
caractéristiques d'un faisceau focalisé (amplitude et angle de réfraction) sous des profils plan e t
complexes [2] .

Figure 3 : Traducteur flexible instrumenté connecté au système d'acquisition Multi X

On présente un résultat de détection d'entailles usinées dans un bloc d'acier contenant des surface s
plane et irrégulière .
80
Résultats
On présente, sur la figure 4, la configuration de contrôle où la pièce est composée d'une partie plane e t
d'une partie complexe . Deux entailles débouchantes inclinées ont été usinées .
La détection est réalisée suivant deux modes : le mode « statique » où une loi de retard est calculé e
pour focaliser les ondes longitudinales à 45° . Cette loi de retard est ensuite appliquée au traducteur su r
le balayage de l'acquisition et ce quelle que soit la déformation du capteur . Le résultat présenté sur la
figure 4-a montre que la loi est adaptée à la détection de l'entaille située sous la partie plane alors qu e
l'entaille située sous la surface irrégulière n'est pas détectée .
La seconde détection est réalisée en mode « dynamique » : la loi de retards est calculée, en temps réel ,
à partir de la déformation du traducteur . A chaque position du traducteur, une nouvelle loi est
appliquée au capteur pour focaliser des ondes longitudinales à 45° . La figure 4-b présente le résultat de
la détection menée avec ce mode . Les extrémités des deux entailles sont détectées par diffraction ave c
la même sensibilité.

0
_ ..___ rCI14II'll` !Ì}11~YIE`11111~~--_._
20 °

Y
40

10

Figure 4 : détection d'entailles inclinées en mode statique (a) et en mode dynamique (b )

Ce résultat démontre que si la loi de retard n'est pas adaptée à la déformation du traducteur i .e. à la
pièce, le faisceau n'est pas focalisé et aucune détection est possible . La flexibilité du traducteur n'est
donc pas suffisante pour compenser les effets de surface . La détection des deux entailles situées sou s
des surfaces différentes est réalisable à l'aide de l'instrumentation complète .
Ce capteur composé d'éléments linéaires a permis de valider le principe du TCI dans le cas de pièce de
géométries 2D (pièces d'extrusion plane ou cylindrique) mais le domaine d'utilisation de ce capteu r
est limité dans le cas de contrôle de pièces de géométrie 3D .

Traducteur Conformable
On présente, sur la figure 5, trois géométries typiques du parc nucléaire . Pour contrôler de telle s
pièces, le concept du TCI a été étendu pour que le module flexible puisse se déformer suivant le pla n
d'incidence et dans le plan hors axe . Le module acoustique est maintenant composé d'une matric e
d'éléments piézoélectriques indépendants noyés dans une résine souple [2] . Cet ensemble est tenu pa r
l'intermédiaire d'un système mécanique . La figure 6 présente un prototype de capteur conformable

81
couplé au système d'acquisition MultiX (dont le fonctionnement a aussi été étendu aux configuration s
3D) et un exemple de contrôle de l'intrados d'un coude mené à l'aide du même capteur .

Figure 5 : Géométries typiques du parc nucléair e

Ce prototype est capable de se déformer pour épouser des pièces dont le rayon de courbure es t
supérieur à 50mm . Le traducteur, composé de 60 éléments, fonctionne à 3MH z

Figure 6 : Configuration de contrôle de l'intrados d'un coud e

Conclusio n
Un nouveau concept de traducteur à surface active flexible, ayant la capacité de s'adapter au profi l
irrégulier d'une pièce, a été mis au point . Ce dispositif couplé à un logiciel, temps réel, est capabl e
d'appliquer la loi de retards adaptée au profil pour focaliser une onde dans le matériau ayant le s
caractéristiques souhaitées . Ce concept a été validé en étudiant la focalisation des ondes longitudinal e
et transversale orientées à 45° dans des pièces d'acier et en comparant les résultats expérimentaux ave c
ceux simulés à l'aide du logiciel "champ-sons" . De plus, nous avons montré l'apport de cette techniqu e
pour repositionner des défauts sous des interfaces irrégulières par rapport aux techniques classique s
utilisant des traducteurs sabots . Nous avons ainsi mis en évidence les performances de ce système e t
les nettes améliorations apportées en terme de caractérisation de défauts .

Référence s
[1] S. Chatillon, G. Cattiaux, M. Serre and O . Roy, 'Ultrasonic nondestructive testing of pieces of
complex geometry with a flexible phased array transducer', Proc . of UI99'/WCU 99'.
[2] O . Casula, C. Poidevin, G. Cattiaux, G. Fleury : "a flexible phased array transducer for contac t
examination of components with complex geometry , 16`h WCNDT Aug-30 Sept-3 2004 .

82
Avancées récentes et tendances en CND de la Tomographie Industrielle

Christian Thiery *, Porte parole du Groupe « tomographie industrielle » de la COFREND .


CEA DIF , DCRE/SCSE/LTS BP n° 12 — 91680 Bruyères le Châte l

La tomographie est une technique de contrôle non destructif relativement récente bien qu e
reposant sur des principes connus dès le milieu du 20 e1ne siècle. Développée à l'origine pour l e
domaine médical, pour mettre en évidence les structures internes du corps humain ,
(«Tomographie » est un terme qui signifie « image de la coupe »), cette méthode qui a pris so n
essor dans le domaine industriel vers les années 1980, fournit de façon non destructive l'imag e
d'une tranche de la pièce examinée .
Lors de l'acquisition, un générateur de rayons X émet un flux de rayonnement collimaté à
l'aide de fenêtres de plomb . Les pinceaux de rayons X ainsi formés, traversent l'objet selo n
différentes incidences, et des détecteurs placés dans l'axe du faisceau mesurent le nombre d e
photons transmis . Ces mesures sont ensuite converties de manière à former un ensemble d e
projections . Après des étapes de rétroprojection et de filtrage, l'image du plan de coupe de l'objet es t
visualisée sur un écran (voir encadré).
L'exploitation de l'image permet de réaliser différents types de contrôles .
Le premier grand domaine d'application dans le domaine industriel a consisté à rechercher e t
quantifier les défauts de la matière : défauts de fonderie, de soudage, de fabrication de matériau x
composites .
Le deuxième pôle d'intérêt réside en la mesure de densité, moyennant des calibration s
préliminaires, et s'applique entre autre, aux matériaux frittés .
Le dernier domaine s'attache à la mesure dimensionnelle. Une coupe tomographique donn e
accès à toute la géométrie interne des pièces, et cela autorise la mesure de toutes les dimensions .

Bénéficiant à la fois des progrès réalisés dans le domaine des détecteurs, des traitements e t
des logiciels, cette technique a connu ces dernières années, des développements majeurs dan s
plusieurs directions telles que :
La microtomographie :
Les microtomographes sont de plus en plus répandus . On trouve aujourd'hui plusieurs type s
d'installations qui vont des petites machines intégrées, jusqu'à l'ESRF qui fournit des images à trè s
haute résolution, très utiles pour la recherche dans les matériaux .
La très haute énergie
Les tomographes avec accélérateur linéaire, (jusqu'à 12 MeV pour certaines machines) . Ils
ne sont pas encore très répandus car leur coût d'acquisition est encore trop fort et seul u n
regroupement d'industriels autour d'une structure commune, permettrait d'en assurer l'exploitation .
La tomographie numérique et le 3D :
Les tomographes avec détecteur plan qui permettent en une seule acquisition et u n
algorithme spécifique de contrôler tout le volume de l'objet .
Le reverse engineering :
Le traitement des données a permis de développer un nouvel outil qui permet de reconstruir e
toutes les surfaces des pièces, et de les comparer au profil théorique . Il devient ainsi possible d e
connaître rapidement, la géométrie des pièces en trois dimensions .
Ce présent dossier qui émane du groupe « tomographie industrielle » de la COFREND réunissan t
chercheurs universitaires et acteurs industriels de la tomographie en France, présente donc e n
quelques articles ciblés, les applications et les résultats de ces développements au service d e
l' Industrie.

83
84
_________________________________________________________________________
------------------------------
é11oration des technologies
Et des fabrications

-------------------------------------------------- -

étecters à Détecteurs i
Conversion indirecte Conversion directe
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98
JournéeCND SFEN 18Novembre200 4

METHODOLOGIE D'EVALUTATION NON DESTRUCTIVE DE L'ETAT


D'ALTERATION DES STRUCTURES EN BETON ARME

BREYSSE Denys ' , ABRAHAM Odile2


C .D.G.A., Université Bordeaux 1, France, denys .breysse@[Link]
2 L.C.P.C., Bouguenais, France, odile .abraham@lcpc .fr

Introduction

Des experts et praticiens de l'évaluation non destructive ont décidé de contribuer, sous le s
auspices de l'AFGC (Association Française de Génie Civil) et de la COFREN D
(Confédération française des essais non destructifs), à l'écriture d'un ouvrage expliquant que l
peut être l'intérêt de l'évaluation non destructive (END) pour l'évaluation des ouvrages e n
béton armé, comment les méthodes peuvent être employées et leurs résultats exploités .

Le constat de départ est le suivant :


le vieillissement du patrimoine bâti, dont l'état peut être déficient ou mal connu, e t
pour lequel les prescriptions en termes de sécurité, ou les besoins de décision s
économiques rationnelles vont croissant ,
un ensemble de techniques qui peuvent être utilisées (et vendues), susceptibles d e
fournir des éléments utiles au diagnostic structurel ,
une déception courante de la part des gestionnaires qui, dans de nombreux cas, ne son t
pas en mesure d'exploiter ou de valoriser les résultats des campagnes d'END qu'il s
ont financées .

Le but du Groupe de Travail (GT) a été de rédiger un Etat de l'Art des besoins et de s
pratiques et des recommandations pour l'utilisation de l'END (quand ? où ? comment ? pou r
quoi ?. ..) pour mieux répondre aux vraies demandes des gestionnaires d'ouvrages .

1. Méthode de travail et objectifs.

Le travail du GT a démarré en septembre 2000 . Nous allons décrire la méthodologie suivie ,


les questions que nous nous sommes efforcés de traiter et le contenu de l'ouvrage qui ser a
prochainement publié .
Les recommandations sont conçues comme un appui technique aux différents professionnel s
intervenant dans le champ de l'évaluation structurelle :
les gestionnaires et les maîtres d'ouvrages, dont les besoins sont opérationnels et qu i
ne sont que rarement des experts en génie civil ,
les praticiens de l'END, dont les résultats des campagnes d'investigation ne sont pa s
toujours utiles aux ingénieurs qui doivent fonder un diagnostic de l'ouvrage ,
les experts du diagnostic qui doivent manipuler des données de diverses provenance s
et en déduire des conclusions synthétiques .

Le GT a fonctionné sur la base d'une participation équilibrée de professionnels issus de ce s


différents métiers (maîtres d'ouvrages, gestionnaires, sociétés spécialisées dans l'END ,
experts en structures, chercheurs . . .) . Chaque réunion (16 à ce jour) a été plénière, chaque
sujet étant traité collectivement . Les échanges réguliers ont été facilités par la mise en plac e
d'un site Internet, ouvert aux membres du GT et à des personnes ayant souhaité être

99
JournéeCND SFEN 18 Novembre 200 4

informées de l'avancement de nos travaux . Chaque chapitre de l'ouvrage est donc le fruit d'u n
réel travail collectif, sous la responsabilité d'un coordinateur, et avec la participation active de
plusieurs autres membres du GT . Nous devons souligner que l'investissement des membres a
été particulièrement fort, et qu'il a été totalement bénévole .

Nous avons choisi de travailler particulièrement sur l'évaluation de l'état des ouvrage s
REELS, c'est-à-dire d'ouvrages en vraie grandeur, dans un environnement réel (d e
chargement, de conditions atmosphériques et de contexte d'exploitation) . Nous avons excl u
de notre champ les travaux de laboratoire, sur matériaux modèles ou en conditions
contrôlées . Le gestionnaire souhaite que son ouvrage satisfasse un certain nombre de
fonctions dans ce contexte et les techniques END doivent, dans ce cadre contraignant, êtr e
aptes à fournir des résultats utiles . Pour des raisons évidentes, nous avons choisi d'illustrer l e
discours par de nombreux exemples réels représentatifs.

Nous avons décidé de traiter des questions importantes telles que :


le manque d'informations sur l'ouvrage (histoire, plans, conditions d'utilisation . . .) et
son effet sur les décisions,
la variation non maîtrisée des conditions environnementales (température ,
ensoleillement, humidité . . .) et son effet sur les mesures ,
la sensibilité et la reproductibilité des mesures ,
l'adéquation entre : (a) les mesures faites et les propriétés ou objets que l'on souhait e
détecter ou caractériser ; (b) le lien entre cette propriété ou objet et les fonctions que
l'ouvrage doit remplir .

L'ouvrage est divisé en trois parties . La première partie replace l'END dans le cadre généra l
de la maintenance et de l'évaluation, recense les questions pratiques auxquelles et montr e
comment elle le fait dans la pratique, de façon plus ou moins satisfaisante .

La deuxième partie, après une revue générale des principes physiques de base des techniques ,
est consacrée à la présentation détaillée de 6 familles de techniques . Pour chaque famille, de s
cas réels sont commentés, et permettent de préciser l'efficacité, le champ d'utilisation et le s
limites .

La troisième partie adopte une vision plus synthétique . Un tableau défaut/méthode est propos é
et l'apport de la combinaison de plusieurs méthodes est mis en lumière sur plusieur s
exemples . Enfin, on montre comment les résultats d'END peuvent être employés dans u n
objectif de réévaluation de l'ouvrage ou dans le cadre d'une stratégie de gestion patrimoniale .

2. Les essais non destructifs dans le cadre de la maintenance et de l'évaluatio n

Le premier chapitre commence avec deux chapitres introductifs qui définissent le vocabulair e
courant de l'IMR (inspection — maintenance — réparation) : mesures, suivi, diagnostic,
évaluation . . . Les différentes étapes permettant d'aboutir à un pronostic sont décrites et l a
contribution de l'END est mise en relief .

Les méthodes d'END sont complémentaires des autres approches . Une fois que l'on a décidé
de les employer, la question est celle de leur pertinence : quelle relation peut-on établir entr e
les paramètres mesurés (en général physiques) et le diagnostic ou la prévision ?

100
JournéeCND SFEN 18Novembre2004

Les fonctions sont-elles satisfaites ? F4 critères d'état-limite

Stratégie de recueil de Méthodes de mis e


données en oeuvr e

AUSCULTATION
observation de ♦ l
l'ouvrage et de des propriétés des matériaux et de l a
l'environnement, géométrie cachée
------------- -
étude d'archives sur site : essais au laboratoire, sur de la réponse structurelle
destructifs ou semi- prélévement s
destructifs
( complémentarité des méthodes )

RESULTAT S
Intégratio n Estimation des propriétés des
des données matériaux et de la géométri e
cachée, de la santé de l'ouvrage, d e
la réponse structurelle

J
EVALUATION
CALCULS

Estimation des Modèles numérique s


fonction s
Fonctions à satisfair e
Etats limites
DIAGNOSTI C PRONOSTIC

Figure 1 . Articulation des différentes étape s

Les questions posées par le gestionnaire sont souvent posées de façon très générale comme :
«pendant combien de temps puis je utiliser ce pont sans limiter le trafic ? »
« quelle partie de l'ouvrage doit-être réparée en priorité ? »
« quel est mon niveau de sécurité si je ne fais rien ? »

Nous recensons les différents objets et propriétés que l'END permet d'analyser :
- en termes de propriétés mécaniques : résistance, fissuration (de différente forme et intensité ,
causée par des mécanismes divers), homogénéité . . .
- en termes d'évaluation géométrique : limites de couches et interfaces, épaisseurs, vides ,
défauts, inclusions, armatures . . .
- en termes d'étanchéité (pour les ponts, les réservoirs, les conduites . . .) : nature et intensité
des fuites, chemins suivis par les fluides . . .
- en termes de durée de vie, puisque la préoccupation des gestionnaires peut le plus souvent s e
ramener à une question de durée d'aptitude au service . Dans ce cas, le recours à l a
modélisation est nécessaire pour évaluer l'évolution future des propriétés et les méthodes

10 1
JournéeCND SFEN 18 Novembre200 4

END ont pour objectif d'estimer les paramètres requis par les modèles (par exemple un e
épaisseur d'enrobage ou un coefficient de diffusion .. .).

3 . Physique et technique s

La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée aux techniques les plus courammen t
employées en END en génie civil . Il commence par un exposé synthétique des principe s
physiques de base . L'objectif est de fournir à l'utilisateur les éléments qui permettent un choi x
mieux adapté des techniques face un problème précis . Par exemple, si un vide est recherché ,
l'attention est attirée sur la taille et la profondeur des vides, mais aussi sur les longueur s
d'ondes utilisées (pour les techniques de propagation) . Tant qu'il est possible, les principe s
communs à plusieurs méthodes sont décrits de façon transversale, comme sur la figure 2 qu i
illustre les longueurs d'onde employées dans le béton et l'acier, indépendamment du typ e
d'onde.

Frequency (Hz) – electromagnetic waves

1020
Y
1019
Frequency (Hz) – mechanical wave s
10 1E x
10 17
10 16 U .V.

10 19 Visibl e
10 1 4
13 — 109
10 IR
12 — 10 $
10 10 -4
10-4
1o11 10 7 ..
10 3 10 3
l O lo ultrasonic — 10 6
Micro-waves — .. 10 2
10 9 radar — 105
10 t . 10 1
seismic
10 $ — 104
1
1o 7 Radio 103 10
10
106 electric — 102
waves
105 — 10

104 — 1

10 3
10 2
Wavelen g th in Wavelength in stee l
10
concrete (m) (m)

Figure 2: longueurs d'onde fréquemment employées en génie civil .

Suit un chapitre consacré aux questions de validation . On y aborde par exemple le passage du
laboratoire à l'ouvrage en situation, et les difficultés inhérentes à ce passage : temp s
d'intervention limité, difficulté d'accès, contexte imparfaitement maîtrisé, interprétation de s
mesures . . . Ce chapitre nous est apparu essentiel dans la mesure où quasiment aucun e
méthode n'est normalisée pour des emplois en génie civil . Il convient donc que chacun,
gestionnaire, praticien, expert, soit conscient de ces difficultés et de leurs conséquence s
pratiques en termes de diagnostic . Enfin, la question de la qualification du personnel est
abordée.

Les techniques d'END sont ensuite regroupées en six familles : ondes mécaniques (o u
acoustiques), ondes électromagnétiques, méthodes électriques, thermographie, méthode s

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JournéeCND SFEN 18Novembre2004

nucléaires, et méthodes optiques . La structure de la rédaction est la même dans chaqu e


chapitre. Les champs d'utilisation sont décrits, et les grandeurs mesurées sont reliées au x
paramètres déduits . Les difficultés les plus courantes sont détaillées, ainsi que les facteurs d e
biais . Pour chaque méthode, plusieurs exemples pratiques sont décrits et illustrent ces diver s
points.

Pour chaque technique faisant l'objet d'emploi in situ, une fiche synthétique (figure 3) est
rédigée. Chaque fiche a le même format et se termine avec un ensemble de « notes », établie s
sur la base d'un consensus du groupe, et qualifiant la convivialité d'emploi de la technique ,
son adéquation pour le diagnostic, sa disponibilité et son efficacité .
Fiche 'Thermographie infrarouge Travaux préliminaires et complémentaires à l a Personnel et compétences requis,qualification s
mesur e Un ingénieu r et un technicien sur site et un ingénieu
r
Description de la technique Es.>én,e Inspection visuelle préalable pour d'éventuel s pour l'interpeétation des données .
problèmes d'émissivité et nettoyage si nécessaire
• Principe physique de la mesur e (feuilles, lichens, débris etc)
Elle permet, a partir de m es de rayons ment ,,,ay„u Positionnement des surfaces auscultées .
proportionnelle s ala température de surface d'un orwmssaa tvsa Temps d 'exécution des mesures, éléments de coût s
milieu, de réaliser une carte de 1a températur e tine . Format des résultats Le coût sera fonction des dimensions de la surface à
apparente de la surface étudiée . Les variations Anomalies thermiques : Cartographie ou inventaire de s ausculter et de la distance scène thermique -capteu
r
spatiales de la température pourrontéve mesurée s e écarts de température de surface (avec image s (donc du nombr e d'images thermiques), éventuellemen t
soit a la faveur d'une activité thermique sous - `. <maa thermiques) du support de déplacement du capteur (camion ,
jacrnte, soit ala faveur de variations spatiales des - - _ hélicoptèr
e etc) .
propriétés thermiques des matériaux soumis a des cynomys Y
sollicitations naturelles ou non de la temipéreuve . Le Cam4sa Mode d'expression recommandé des résultats (éMments d'un 'rarpmx-type')
champ de température en surface peut traduire ) e --
présence d'une anomalie sub-surfacique dans l e e~ .uo~~<m<aa
m etérisu
Expression des besoins par le client Précision estimée des résultats
Composition du rayonnement reçu parut caméra Les données peuvent être données sous trois fonnes : - -
• Corrélations utilfséea entre la grandeur mesurée e t
la grandeur déduite soit directement pendant les mesures avec La précision sera établie à partir des caractéristique s
Si la surface du matériau est sollicitée positionnement in situ, des capteurs (norme AFNOR A 09-421) et de s
thermiquemem de façon active par we source ~w~..•.~-,- t-- >.wm ,-- -soit une liste exhaustive des anomalies thermiques conditions climatiques .
artificielle ou simplement soumise eux échanges . avec leur positionnement
entre I objet et son environnement microclimatigm - -soit un report détaillé sur un plan fourni .
(cycles quotidiens ou saisonniers), la chaleur tan ~~• Les conditions thermiques (climatiques) devront êtr
e
introduite va se diffuser par conduction dans le "r,̀ ` , précisées Maîtrise des facteurs susceptibles de perturber le s
matériau La présence d une discontinuité telle q mesure s
délaminage, une anté ou we fissure va mo-oduv
srsta.. thermique qui "freine le passage d 7ç, R Retirer les débris, les sources de chaleur (véhicule s
f Justifications du protocole de mesure etc .) .
la chale t va se traduuc par I apparition d une '
e.
,.n -`*
zone plus chaude en surface A 1 inverse dans le cas ~~ 6 Données thermsq ues (imz ges therms ues,
q condition s
d'une perte de chaleur (refroidissement), l a ,~ y cbmatiques )
signature sera une liche froide _.. ,-, _ ._ .. --

• Equipement employé Image rhenrdque tial d'avancement de lee eeehnolovie .~


- Un dispositif de mesure sur site (radiomètre ,
améras infrarouges ) avec un dispositi f
d'enregistrement et des marqueurs themdques . __ référence s
- Un lo8iciel Pennettant, au minimum de réaliser les•"-*••"—' - ' normes 7 [x] application industrielle [z] Normes app -4211-1 98 AFNOR
ores thermiques, de restituer les images themüques, ~ , ;~^,-_ : -._'. A 09-0u1ir es
et, si possible, incluant des traitements d'amélioration modes opératoires publiés 7 [j utilisation sur sites tests [x] Normes vocabulaires AFNOR
du signal et de calcul entre images s„~ - A 09 400-198 7
- Un logiciel permettant de réaliser les corrections
_ modes opératoires non publiés 7 [x] utilisation en laboratoire [x] Nonne ASTM D 4788-88 "Standar d
géométriques, les mosafqucs d'images et des
traitements de qualité de. l'image . Test Metltad for Detecting
Delamination in Bridge Deck s
_ Exemple de camera infrarouge Usinflnfrared Thermography" .
Mode d'application de lahedrnique -
Qualité de la technique (A> B> C) -
Types de problèmes traités, domaines d'emploi Conditions et limites d'application, domaine s
suets d'emploi de sol
Détection de cavités, délaminage , décollement, fissures. Existence de sollicitations thermiques (naturelles ou Convivialité d'utilisation Répétabilité Pertinence
artificielles) . lady4cation Dis Po nibilit é
Procedure d'étalonnage et de recalage Mesures difCciles par temps de pluie, de givre, de Expérimentation interprétation mesure/objet)
Pas d'étalonnage pour du qualitatif réflexion solaire divette sur le support et en cas d'angl e
d'incidence de la caméra trop faible .

A B C B B

Figure 3 : exemple de fiche technique de synthèse : thermographie infraroug e

4 . Des mesures aux résultat s

La dernière partie de l'ouvrage synthétise les connaissances sur la possibilité (et le s


difficultés) d'établir une évaluation de l'ouvrage à partir des données fournies par l a
campagne END . Sans rentrer dans le détail des chapitres, on y aborde successivement :
- le passage de la mesure à l'évaluation : problèmes d'échantillonnage et d e
représentativité, influence des bruits de mesure, résolution de problèmes inverses ,
- les aptitudes des différentes techniques aux différents types d'investigation . Des tableaux
sont proposées qui établissent quels types de propriétés/défauts peuvent être détectés —
localisés — quantifiés par chaque technique . Le degré de pertinence des techniques es t
commenté à la lumière des besoins exprimés,

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JournéeCND SFEN 18 Novembre200 4

- la complémentarité des méthodes END, illustrée sur trois exemples (détection e t


localisation des armatures, gaines de précontrainte et développement de la corrosion) ,
- la contribution des essais de laboratoire et des études sur prototypes, et celle des essai s
semi-destructifs ,
- le couplage avec le suivi et la surveillance des ouvrages ,
- la réévaluation, y compris au moyen de modèles numériques sophistiqués,
- la possibilité, encore une fois illustrée par des exemples, d'utiliser l'ensemble de ce s
résultats dans une stratégie efficace de gestion de patrimoine .

Conclusions et perspective s

Après trois ans de travail, le GT AFGC-COFREND a rédigé un document qui présente l'état
de l'art de l'évaluation non destructive des ouvrages en béton armé . Une originalité majeure ,
relativement aux textes déjà publiés à l'étranger est la présentation de la problématique ancrée
de façon permanente dans la réalité des problèmes de terrain . On pense ainsi que le s
gestionnaires d'ouvrages aussi bien que les praticiens de l'END ou les ingénieurs de structur e
trouveront réponse à nombre de leurs interrogations .

Ce document est un premier pas pour une meilleure intégration de l'END dans l'analyse de s
ouvrages au fil de leur vie . Il répond au besoin croissant, sous l'effet de contrainte s
économiques de plus en plus sévères, de rendre plus lisibles les stratégies de gestion d u
patrimoine bâti . Cette contribution s'inscrit dans une démarche plus générale, celle de l a
rationalisation, de l'amélioration, voire de l'optimisation des stratégies de gestion .

Face à des besoins exprimés fréquemment par les gestionnaires mais auxquels il est difficil e
de répondre efficacement, les auteurs de cet article et l'ensemble des membres qui se sont
impliqués dans ce travail espèrent que la communauté (scientifique, technique e t
administrative) saura se mobiliser pour que soient validées des approches et développés de s
outils (recommandations, logiciels . . .) répondant à des préoccupations essentielles, tant d u
point de vue économique et que de celui du développement durable .

Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier sincèrement l'ensemble des experts qui ont contribué par leurs idée s
et leur travail régulier à l'avancement du Groupe de Travail . Que C . Abdunur, E . Antezak, J .P.
Balayssac, S . Bonnet, F . Buyle-Bodin, J .M. Caussignac, B . Chau, J .L. Chazelas, B . Collin, C .
Constantopoulos, P . Cote, D . Defer, X . Derobert, B . Fargeot, D . François, J .L. Garciaz, V . Garnier, B .
Godart, C . Hugot, J .F. Lataste, D . Leroy, D . Marlot, C . Oglaza, G . Olivier, O . Paris, R . Poquet, V .
Robert, P . Roenelle, C . Sirieix, F . Taillade et quelques autres dont la liste serait trop longue mais qu i
nous ont aidé soient donc ici remerciés .

Références

Nous avons choisi de ne faire état d'aucune référence scientifique dans ce texte .
L'ensemble des informations scientifiques et techniques est, bien entendu, disponible dans l e
document issu du travail du GT .

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