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4 Giardiose

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Giardiose

1. Définition :
Giardia intestinalis (synonymes : G. lamblia, G. duodenalis) est le protozoaire cosmopolite le plus commun
au cours des infections intestinales humaines. Cet organisme unicellulaire flagellé, qui infecte l'intestin grêle
de l'homme et de nombreux mammifères, est extrêmement répandu dans le monde et est responsable d’une
importante morbidité. Giardia intestinalis infecte approximativement 2% des adultes et entre 6 à 8% des
enfants dans les pays développés. C’est la cause la plus fréquente de diarrhée non bactérienne en Amérique du
Nord. La manipulation des couches culottes et une mauvaise hygiène des mains dans les crèches peuvent être
un mode de dissémination de la maladie dans une communauté de jeunes enfants.
2. Agent pathogène :
Giardia intestinalis est un protozoaire flagellé qui colonise l’intestin (duodénum). Le parasite se présente sous
deux formes : la forme végétative, ou trophozoïte, qui est responsable de la maladie, et la forme kystique qui
est responsable de la survie dans le milieu extérieur et la contamination.
Les Giardia ont été initialement séparés en espèces selon leur hôte d'origine, mais le peu de différences
morphologiques a limité leur classification en trois espèces principales :
● G. intestinalis (homme et mammifères) ● G. agilis (amphibiens) ● G. muris (rongeurs)
2.1. Forme végétative :
Les trophozoïtes mesurent de 10 à 20 µm de long, sont aplatis avec une extrémité antérieure large, et sont
mobiles. La face dorsale est convexe, la face ventrale est concave.
Les trophozoïtes possèdent deux noyaux morphologiquement identiques. Les deux noyaux sont situés de part
et d'autre de la ligne médiane, dans la partie antérieure du parasite. Quatre paires de flagelles sont réparties sur
chaque face et assurent la mobilité.
2.2. Forme kystique :
Le kyste, de 8 à 10 µm de diamètre, est ovale avec des noyaux dans la partie antérieure et constitue la forme
de résistance. C’est la forme la plus souvent rencontrée à l'examen microscopique des selles.
La paroi épaisse (0,3 à 0,5 µm) donne un aspect de double membrane. L’enkystement se fait après la
réplication du parasite, le kyste contient donc 4 noyaux. Cet enkystement se fait dans le jéjunum,
probablement sous l'action des sucs biliaires. Le processus se déroule en deux phases et est complet en 16
heures.
3. Cycle :
L'homme se contamine essentiellement par ingestion de kystes à partir de l'eau de boisson, moins souvent par
les aliments souillés, ou par contact féco-oral direct ou manuporté. Les kystes se transforment en trophozoïtes
dans le duodénum sous l'action des sucs digestifs et du pH. Ils se multiplient par scissiparité puis redonnent
des kystes avant d’être éliminés dans les selles.

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L’irrigation par aspersion des cultures végétales par des eaux usées est une source de contamination des
cultures. Dans les pays en voie de développement, il existe un lien important entre la contamination des
enfants par Giardia et la présence intra-domiciliaire d'animaux domestiques. Ce lien peut traduire soit un
passage de l'animal à l'homme, soit être le témoin du faible niveau d'hygiène.
4. Physiopathologie :
Les trophozoïtes se multiplient rapidement, sont mobiles grâce à leurs flagelles et se fixent sur les entérocytes
des microvillosités du duodénum et du jéjunum. Cette fixation s'accompagne d'altération des entérocytes,
d'atrophie villositaire et d’une destruction de la bordure en brosse. Les Giardia sécrèteraient également des
enzymes protéolytiques.
5. Clinique :
La symptomatologie est très variée, entre le portage asymptomatique fréquent et les formes graves rares.
Les manifestations les plus fréquentes débutent 1 à 3 semaines après la contamination et sont marquées par
une diarrhée modérée, des douleurs abdominales hautes, épigastriques, des nausées et une anorexie. Une perte
de poids, une distension abdominale, des selles malodorantes et décolorées sont observées.
6. Diagnostic biologique :
Le diagnostic biologique repose sur des examens parasitologiques des selles répétés. On met fréquemment en
évidence les kystes, plus rarement les trophozoïtes en cas de diarrhée à transit rapide.
Dans certains cas, l'aspiration de liquide duodénal permet de faire le diagnostic. La recherche d'antigènes
spécifiques dans les selles par différentes méthodes immunologiques est très performante, mais peu de
laboratoires la pratiquent en routine.
La culture et les tests de sensibilité aux médicaments sont réservés à quelques laboratoires spécialisés.
La sérologie est sans intérêt, les parasites restant intra-luminaux. L’hémogramme est normal.
La giardiose présente cliniquement des points communs avec les infections par d’autres parasites
(Cryptosporidium, Cyclospora) dont la différence sera faite par l’examen parasitologique des selles.
7. Prévention :
La prévention repose essentiellement sur l’hygiène individuelle et collective. En revanche, l’eau de boisson
non contrôlée peut être une source d’infection dans toutes les zones géographiques. Des sorbets ou crèmes
glacées préparées avec une eau contaminée ont été, dans certains pays, à l’origine d’épidémies.

Flagellés intestinaux non pathogènes


1. Chilomastix mesnili

1.1. Morphologie :
• Le trophozoïte ou forme végétative se présente comme une cellule piriforme de 10 à 15 µm, il a une
extrémité postérieure pointue, et une extrémité antérieure large présentant une ouverture faisant office de

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bouche. Le cytostome, dans lequel bat un flagelle ; il a également trois flagelles libres antérieurs, très mobile,
on le retrouve dans les selles diarrhéiques.
• Le Kyste également piriforme, est très caractéristique ; il a une base large et une extrémité antérieure étroite
logeant le noyau unique et les débris flagellaire. Il mesure 7 à 8 µm.
1.2. Cycle évolutif :
Il est simple et direct ; les kystes mûrs sont ingérés avec l'eau, les aliments ou les mains sales. Ils sont
désenkystés par l'action des sucs digestifs et les trophozoïtes qui se nourrissent par phagocytose et se
multiplient par scissiparité sont libérés dans la lumière colique.
1.3. Localisation et hôtes :
Géographiquement cosmopolite, ce parasite vit dans le colon, le caecum et parfois l'intestin grêle de l'homme
(3 à 10% de porteurs), du porc et du singe.
1.4. Pouvoir pathogène :
Il est souvent associé à des troubles diarrhéiques faisant penser à un pouvoir pathogène propre mais qui reste
limité. En cas de parasitisme intense, il provoque une irritation colique.
1.5. Diagnostic :
Repose sur la mise en évidence des trophozoïtes et/ou des kystes dans les selles du malade.
2. Embadomonas intestinalis :
Synonyme : Retortamonas intestinales.
2.1. Localisation : Cosmopolite, il parasite le colon de l'homme et du singe.
2.2. Morphologie : Le trophozoite, de ce petit flagellé dissymétrique mesure de 5 à 10 µm / 3 µm; il est très
mobile. Il possède un noyau antérieur, un cytostome et 2 flagelles dont l'un part en avant et 11autre en arrière.
Il n'a pas de membrane ondulante. Le kyste mesure 3 à 5µm ; il est ovale à piriforme et possède une paroi
épaisse et 1 seul noyau.
Le pouvoir pathogène de ce parasite est nul, et sa transmission est assurée par les kystes. Son diagnostic
repose sur la mise en évidence des trophozoïtes et / ou des kystes dans les selles.
3. Enteromonas hominis :
C'est un flagellé assez rare ; les trophozolte de forme arrondie mesure 5 à 10 µm. Il est très mobile et possède
un noyau ·et 4 flagelles dont 3 dirigés vers l'avant et 1 vers l'arrière. Il n’a pas de membrane ondulante visible.
Les kystes signalés seulement par certains auteurs, sont décrits comme des formations ovalaires de 6 à 8 µm
avec 2 à 4 noyaux.
Localisation : Il vit dans le colon et le caecum de l'homme, du singe, du porc, du lapin, des rongeurs...
Son pouvoir pathogène est nul.
4. Genre Trichomonas
Trois espèces sont parasites de l’homme : T. hominis, T.tenax et T.vaginalis. Elles n’ont pas de formes
kystiques connues et leur transmission est assurée directement par les trophozoïtes.
Trichomonas hominis : Synonyme : T.intestinalis,

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4.1. Morphologie : C'est une cellule ovale qui mesure environ 8 à 15 µm de long sur 4 à 6 µm de large. Elle
possède un noyau en position antérieure, une fonte cytosomal qui assure la fonction de pinocytose, 5 flagelles
dont 4 antérieurs et 1 postérieur qui longe le corps cellulaire pour former la membrane ondulante et se
prolonger en flagelle libre.
L'axostyle est un axe rigide qui traverse le cytoplasme d'avant en arrière dépassant la partie postérieure du
corps cellulaire et se terminant en pointe arrière.
4.2. Localisation et hôte : Parasite cosmopolite qui vit dans le colon et le caecum de l'homme du singe, du
chien et des rongeurs.
4.3. Pouvoir pathogène : Ce flagellé peut provoquer une diarrhée par irritation) en surface, de la muqueuse
colique, s’il est en grand nombre.
4.4. Transmission : Elle se fait de manière rapide et directe car les trophozoïtes sont fragiles.

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Autres protozooses intestinales
En dehors de l'amoebose et de la giardiose, quatre autres protozooses intestinales ont une grande importance,
que ce soit par leur fréquence, leur implication dans des épidémies d'origine alimentaire ou hydrique, ou leur
caractère opportuniste chez les malades immunodéprimés : la cryptosporidiose, l'isosporose, la cyclosporose
et les microsporidioses. Plusieurs de ces parasitoses sont de connaissance récente chez l'homme, soit parce
qu'elles ont révélées par leur gravité ou leur fréquence avec l'épidémie du SIDA, soit parce que leur
identification nécessite des techniques spécifiques qui ne sont pas pratiquées en routine au laboratoire.
1. Cryptosporidiose
1.1. Morphologie et biologie :
C’est une infection causée par un protozoaire, une coccidie, du genre Cryptosporidium. Il existe plusieurs
espèces dont les principales sont Cryptosporidium hominis, infectant uniquement l’homme et
Cryptosporidium parvum parasite de l’homme et de plusieurs espèces de mammifères (bovins, ovins).
Cryptosporidium est un parasite de l’épithélium intestinal du grêle dont le cycle comporte une multiplication
asexuée (schizogonie) et une multiplication sexuée (gamogonie) conduisant à la formation d’oocystes
éliminés avec les selles.
1.2. Mode de contamination et épidémiologie :
La cryptosporidiose est une parasitose cosmopolite, observée sous forme sporadique ou épidémique
(réservoir d'eau de consommation, piscines, contact inter-humain, crèche, animaux infectés, ..) .Les taux
varient entre 0,6 % et 2% dans les pays industrialisés et entre 4% et 32% dans les pays en développement.
Des taux plus élevés sont observés chez les sujets atteints du sida, en l'absence de thérapies antirétrovirales.
La contamination s’effectue par ingestion d’oocystes. Les oocystes étant directement infectants dès leur
émission et très résistants dans l’environnement, la contamination peut être directe entre un hôte infecté et
un hôte sain ou indirecte par ingestion d’eau ou d’aliments souillés par des oocystes. Il s’agit d’une
parasitose cosmopolite, pouvant être responsable d’épidémies.
1.3. Physiopathologie et manifestations cliniques :
La multiplication des parasites dans les entérocytes entraîne des perturbations hydroéléctrolytiques et une
malabsorption. Chez un sujet immunocompétent, la cryptosporidiose est responsable d’une diarrhée
muqueuse, selles liquides et non sanglantes. Cette diarrhée s’associe à des douleurs abdominales des nausées,
une fièvre modérée (38-38.5°C inconstante). Ces symptômes sont spontanément résolutifs en une dizaine de
jours sans traitement.
Chez les enfants et les personnes âgées, on peut observer des formes diarrhéiques plus prolongées.
Chez les patients immunodéprimés, la cryptosporidiose est responsable d’une diarrhée prolongée devenant
chronique et s’associant à une forte malabsorption. Elle peut être directement ou indirectement responsable de
décès.
Les principaux sujets touchés sont les patients infectés par le V.I.H. dont le taux de CD4 est < 100/mm 3.

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Une atteinte des voies biliaires est fréquente chez les patients immunodéprimés du fait d’une colonisation de
l’épithélium des voies biliaires.
Des formes extra-intestinales (pulmonaires) sont exceptionnelles.
1.4. Diagnostic biologique :
Le principal moyen de diagnostic de la cryptosporidiose est la recherche d’oocystes dans les selles. Il est
recommandé d’effectuer une technique de concentration puis une technique de coloration des oocystes. La
coloration de Ziehl-Nielsen conduit à une coloration des oocystes en rose fuschia, bien visible après contre
coloration en vert ou en bleu. Les oocystes ont une forme arrondie avec une paroi épaisse et un contenu
granuleux ; leur taille est de 5 à 8 microns suivant les espèces.
Des oocystes peuvent être retrouvés dans le liquide jéjunal ou la bile et très exceptionnellement dans le
liquide de lavage broncho-alvéolaire.
Les cryptosporidies peuvent également être mises en évidence par examen histopathologique de biopsies
intestinales après coloration à l’hématoxyline. Cet examen permet de voir les parasites en cours de
multiplication dans les entérocytes. Le parasitisme conduit à une altération du pôle apical des entérocytes
avec disparition de la bordure en brosse.
A l’heure actuelle, aucune technique sérologique fiable n’est disponible.
1.5. Prévention :
Aucun traitement n’est totalement efficace que ce soit chez les patients immunocompétents ou
immunodéprimés.
La prévention individuelle consiste à réduire le risque de contamination par des oocystes, en respectant des
règles d’hygiène alimentaire et en évitant l’ingestion d’eau ou d’aliments pouvant être souillés par des
matières fécales.
Il n’existe aucun vaccin animal ou humain pour la cryptosporidiose.
2. Microsporidioses

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