Séquence n° 1 : PROMENADES POÉTIQUES : Poésie et modernité dans Alcools, de Guillaume APOLLINAIRE.
Objet d’étude : La poésie du XIXème siècle au XXIème siècle. Le 1er mvt débute avec un paradox puisqu’il y a « à la fin au début » ce qui crée le CHOC.
Explication linéaire n° 1 : Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918), Alcools (1913), « Zone », 1912 Ensuite Apo exprime son rejet, son dégout du monde ancien une 1 er fois avec « tu es las » qui est plutôt
Zone soutenu (lyrisme) puis une 2ème fois avec « tu en as assez » qui est plutôt familier (modernité + lyrisme).
A la fin du 1er V il y a une diérèse en 3 syllabes pour avoir un alexandrin : an / ci / en.
Au 2ème V il y a une opposition entre campagne et ville avec « Bergère et « ponts » et une métaphore avec
À la fin tu es las de ce monde ancien des moutons puiqu’il y a « bêle » qui sont en fait des « ponts ».
Il y a une apparition de la modernité avec « tour Eiffel » (1889).
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin De nouveau, au V 3, Apo écrit « l’antiquité grecque et romaine » qui est encore un rappelle du monde
ancien. Il y a donc dans ces 3 V une opposition entre le temps passé sur le 1 er et le 3ème V et le temps
Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine moderne sur le 2ème V. Le poète veut la modernité en usant du lyrisme appartenenant au monde ancien. Il
utilise la surprise et le choc du lecteur.
Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes
Le 2nd mvt démare aussi avec un paradoxe avec « automobiles » et « anciennes » qui opposent l’ancien au
nouveau.
La religion seule est restée toute neuve la religion Au V 5 et 6 Apo insiste sur la simplicité et la nouveauté de la religion avec « neuve » et « simple », il y a une
alitération en [e] et « ô » qui crée le lyrisme. Il utilise le p.c « est restée » qui marque la persistance dans le
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation1 présent.
Seul en Europe tu n’es pas antique ô Christianisme Ensuite il compare la religion aux hangars de Port Aviation avec l’outil de comparaison « comme » pour
créer la surprise et faire un rappel du monde moderne.
L’Européen le plus moderne c’est vous Pape Pie X2 Les V 7 et 8 ont une construction en parallèle et dans ces V Apo dit deux fois la même chose avec « n’es pas
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient antique » et « le plus moderne » le 1er étant négatif et le 2nd positif.
Dans le V 9 il y a une personnification avec « fenêtres » qui « observent »
D’entrer dans une église et de t’y confesser ce matin Au V 9 et 10 le poète utilise tu quand il dit « toi » « te » et « t’y » pour parler de lui-même. De plus il y a le
champ lexical de la faute, comme si la religion ne laissait pas Apo libre. On lit « honte » « retient » et
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut « confesser ».
Il y a donc dans ces 7 V un mélange entre ancien et nouveau, le poète montre qu’il y a contamination
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux ancien/nouveau et qu’ilavec
Le 3ème mvt commence resteune
attaché à l’ancien« mais
énumération il aspire à »plus
les prospectus decatalogues
« les liberté. » « les affiches » puis une
personnification de « les affiches » qui « chantent ». La poésie est comme la pub, c’est une réclame. Il y a du
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d’aventures policières lyrisme avec « tu » et « chantent ».
Dans les 4 V du mvt il y a de la prosaique, des mots avec une connotation plutôt péjorative qui exprime le
Portraits des grands hommes et mille titres divers quotidien, ce qui se passe tous les jours et qui appartient à l’utilitaire comme « prospectus » « catalogues »
« affiches » « livraisons » « 25 centimes » et « aventures policières ».
Le poète utilise un language parlé avec « voilà » « et pour » « il y a » deux fois.
J’ai vu ce matin une jolie rue dont j’ai oublié le nom
Ensuite Apo fait des hyperboles « pleines » « grands » « mille »et « divers » qui montre son enthousiasme
pour le monde moderne ou il puise son inspiration (thèmes et mots). Il libère la poésie des traditions avec de
Neuve et propre du soleil elle était le clairon nouveau moyens d’expression.
Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes3
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent Le 4ème mvt débute avec le récit d’une anecdote d’Apo au passé composé « j’ai vu » et « j’ai oublié » dans
laquelle il utilise un vocabulaire méjoratif « jolie » pour la rue. Dans le V 2 il continue avec les adjectifs
Le matin par trois fois la sirène y gémit « neuve » et « propre ». Puis avec « soleil » qui est le complément du nom « la rue » il fait une métaphore
« du soleil elle était le clairon » un peu énigmatique pour l’esthétique de la surprise.
Au V 17 il y a une énumération et du pluriel « les directeurs » « les ouvriers » et « les belles sténo-
Une cloche rageuse y aboie vers midi
dactylographes » qui montrent la foule de la rue. Puis au V 18 et 19 il y a de nouveau du prosaisme « lundi
matin » « samedi soir » « quatre fois par jour » « matin » et « trois fois » et un rythme puisque les mots sont
Les inscriptions des enseignes et des murailles courts et il y a des césures. Au V 19 et 20 on retrouve des personnifications avec « la sirène » qui « gémit »
comme si le tableau fait par Apo s’animait et avec « une cloche » qui « aboie », apo fait du Bestiaire une
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent référence. Puis au V 22 l’outil de comparaison « à la façon » permet de comparer « les plaques les avis » a
« des perroquets » ce qui fait appel à l’ouie. Dans le V 23 Apo dit « j’aime » ce qui permet de créer de
J’aime la grâce de cette rue industrielle l’intimité et du lyrisme. Et ensuite il y a une antithèse puisque «la grâce » est associée à « industrielle » ce
qui fait la surprise. Dans les 2 derniers V Apo déclare son amour à la ville, la modernité il en fait l’éloge. Il y a
Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l’avenue des Ternes dans tout le dernier mvt des assonances en [i] [a] et [ai] qui crée un tableau sonore pour montrer le tumulte
de la ville et il y a grâce aux comparaisons et aux descriptions un tableau visuel pour montrer l’effervescence
de la ville. La rue devient la « Muse » du poète (choc + surprise + modernité)
+ Absence de ponctuation + Des blancs + Vers éparpillés = MODERNITE
INTRODUCTION :
Présentation de l’auteur : C’est poète représentatif du courant de
l’Esprit Nouveau du début du XXème siècle, il puise son inspiration
dans la modernité, c’est un défenseur de la poésie et de la peinture
moderne qui supprime la ponctuation. Il est un poète lyrique, un
amoureux mélancolique hanté par la fuite du temps.
Présentation de l’œuvre : 1er recueil de poème sans ordre
chronologique d’Apo écrit entre 1898 et 1913. Il reprend les thèmes
traditionnels de la poésie lyrique : souffrance amoureuse, fuite du
temps et des thèmes moderne
Présentation de l’extrait : 1er poème du recueil, c’est un manifeste de
la modernité écrit en 1912, c’est le dernier écrit. Il a un rôle de
manifeste où le poème exprime sa conception de la poésie. Pas de
ponctuation et strophe inégale 155 vers libres (zônes=ceinture ;
périphérie).
Lecture
Problématique : Comment le poète exprime-t-il son désir
d’avènement de la modernité dans ce poème ?
CONCLUSION :
Zone est un poéme moderne à la fois par sa forme et par son
inspiration, la ville est sa Muse, il en fait l’éloge. Il adopte une
esthétique de la surprise, il rejette tout ce qui est ancien