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Exercices de Mathématiques Avancées

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ESTACA Mathématiques pour la physique

Courbes planes

Exercice 1. Tracer les courbes paramétrées suivantes

x(t) = cos2 (t) y(t) = cos3 (t) sin(t)


t t3
x(t) = y(t) =
1 + t4 1 + t4
2 1
x(t) = t2 + y(t) = t +
t t
1−t 2 1 − t2
x(t) = y(t) = t
1 + t2 1 + t2
1
x(t) = tan(t) + sin(t) y(t) =
cos(t)
x(t) = sin(2t) y(t) = sin(3t)
Exercice 2. On fait rouler sans glissement un cercle de rayon 1 sur l’axe
(Ox). Déterminer et tracer la courbe décrite par un point du cercle.
Exercice 3. Tracer la courbe d’équation x3 + y 3 = 3xy en la coupant par
les droites y = tx où t ∈ R.
Exercice 4. Tracer la courbe paramétrée définie par :
Z t Z t
x(t) = cos(2u) sin(u)du, y(t) = sin(2u) cos(u)du.
0 0
Exercice 5. Tracer la courbe paramétrée définie par :
1 + 2t
x(t) = t2 + 2t, y(t) = .
t2
Exercice 6. Tracer les courbes en polaires suivantes

ρ(θ) = sin(2θ)
sin(θ)
ρ(θ) =
θ
θ−1
ρ(θ) =
θ+1
ρ(θ) = cos(θ) − cos(2θ)
cos(θ)
ρ(θ) =
1 + sin(θ)

1
Exercice 7. Soit C un cercle du plan de centre (1, 0) et de rayon a. Déter-
miner et tracer le lieu des projetés orthogonaux de O sur les tangentes de
C.
Exercice 8. Déterminer et tracer les courbes dont la tangente en tout point
π −−→
M fait un angle de avec OM .
4
Exercice 9. Grâce aux coordonnées polaires, tracer la courbe définie impli-
citement par la relation 2xy(x2 + y 2 ) = x2 − y 2 .
Exercice 10. Tracer la courbe d’équation polaire :

r = 1 + cos θ.

Exercice 11. Tracer les courbes d’équations polaires :


tan θ 1
r= ; r2 = .
cos θ sin(2θ)

Exercice 12. Soit f : [0, 1] → [0, 1]2 de classe C 1 , montrer que f ne peut
être bijective.
Exercice 13. Soit γ : [0, 1] → C continue, et z ∈ C quelconque. Montrer :

∀ε > 0, ∃γ 0 ∈ C([0, 1], C) tel que :


1 : ∀t ∈ [0, 1], γ(t) − γ 0 (t) < ε,
2 : ∀t ∈ [0, 1], γ(t) 6= z.
√ x
Exercice 14. Déterminer la longueur de la courbe y = x(1 − ) pour
3
0 6 x 6 3.
Exercice 15. Déterminer une abscisse curviligne, la longueur et la dévelop-
pée de l’astroïde.
θ
Exercice 16. Calculer le rayon de courbure de ρ(θ) = cos( ) en fonction
3
de ρ.
Exercice 17. Soit P la parabole y 2 = x. Déterminer une équation paramé-
trée et une équation cartésienne de Γ la développée de P. Tracer Γ.
p
Exercice 18. Soit Γ la courbe ρ(θ) = sin(2θ).
1. Tracer cette courbe.
2. Calculer le rayon de courbure.
3. Soient I le centre de courbure en M et H le projeté orthogonal de I
−−→
sur (OM ). Déterminer M H.
4. En déduire une construction géométrique de la développée de Γ.

2
Exercice 19. Soit M (s) un arc C 2 birégulier paramétré par une abscisse cur-
viligne. Soit R le repère de Frénet (M (0), ~t(0), ~n(0)). On note (X(s), Y (s))
les coordonnées dans ce repère d’un point M (s) de la courbe.
1. Montrer que si R0 est le rayon de courbure en M (0) alors R0 =
X 2 (s)
lim .
s→0 2Y (s)

2. En déduire le rayon de courbure au point θ = 0 de la courbe ρ(θ) =


1 + 2 cos( 2θ ).

Exercice 20. Un cercle de rayon R roule sans glisser sur l’axe Ox dans le
sens des x croissants. Soit C la courbe décrite par le point M lié à la cir-
conférence qui, dans la position initiale, coïncide avec l’origine O (cycloïde).
Soit M(θ) la position du point M quand le cercle a tourné d’un angle θ à
partir de la position initiale et Ω(θ) le point de contact correspondant entre
la circonférence et l’axe Ox.
— Déterminer l’abscisse de Ω(θ) et les coordonnées x(θ) et y(θ) du point
M(θ). Montrer que la courbe C est périodique et représenter graphi-
quement la première période.
−−→
— Déterminer, en fonction de θ, le vecteur tangent dOM/dθ, le vecteur


tangent unitaire T , et l’élément de longueur ds.


— Déterminer le vecteur normal unitaire N et le rayon de courbure ρ
au point paramétré par θ. Montrer que le centre de courbure est situé
sur la droite définie par M(θ) et Ω(θ), et préciser sa position sur cette
droite.
— (facultatif) L’angle de rotation est défini en fonction du temps par la
fonction θ(t). Calculer le vecteur vitesse →
−v du point M à l’instant t.

− →

Montrer que v s’exprime en fonction de ΩM, dθ/dt et T , et donner
−−→
un vecteur →−
ω orthogonal au plan du mouvement tel que → −v =→ −ω ∧ ΩM.
Obtenir géométriquement à un instant donné quelconque le vecteur
vitesse d’un point P quelconque de la circonférence.

Exercice 21. Un segment AB de longueur l se déplace dans le plan de façon


que le point A reste constamment sur l’axe Ox et le point B sur l’axe Oy,
l’angle θ = (Ox,~ AB)
~ variant de 0 à 2π. Soit M le point de AB tel que
te
AM=αl, α = C , 0 6 α 6 1. Calculer les coordonnées de M en fonction de
θ et déterminer la courbe qu’il décrit.
— A l’instant zéro un oiseau s’envole d’un point A d’un mouvement rec-
tiligne uniforme de vitesse →−v . Au même instant un chasseur situé au
point B tire un coup de fusil en vue d’abattre l’oiseau. La vitesse de la
balle de fusil est en valeur absolue égale à u. On suppose évidemment
que l’on a u > k→ −v k. Déterminer la direction dans laquelle le chasseur
doit tirer pour abattre l’oiseau et l’instant t0 de l’impact : on écrira
deux équations déterminant la vitesse vectorielle →−u de la balle de fusil

3
et l’instant t0 , et on en donnera les solutions. Donner l’expression de
la distance d parcourue par l’oiseau entre les instants 0 et t0 .
Appliquer numériquement les résultats précédents aux deux cas défi-
nis par A(0, 0, a), B(b, 0, 0), →

v = (0, v, 0) avec :
— Envol à partir du repos : a=15m, b=10m, v=5m/s, u=300m/s
— Passage en plein vol : a=20m, b=0, v=90km/h, u=300m/s

Exercice 22. Soit P la parabole d’équation y 2 = 2px, p > 0.


— Montrer que la tangente à P au point M0 = (x0 , y0 ) a pour équation
yy0 = p(x + x0 ).
— Un rayon lumineux, porté par la droite d’équation y = y0 et se pro-
pageant en sens inverse de l’axe des x, se réfléchit au point M0 sur
la tangente à P selon la loi de Descartes. Déterminer l’équation du
rayon réfléchi.
— Vérifier que les rayons réfléchis correspondant aux diverses valeurs de
y0 passent tous par un même point F situé sur l’axe des x (foyer de la
parabole).
Citer des applications pratiques de cette propriété.

Exercice 23. On dispose d’un oscilloscope à deux voies. On applique sur la


voie X une tension sinusoïdale de pulsation ω, et sur la voie Y une tension de
même amplitude et de pulsation 2ω. En plaçant l’oscilloscope en mode X–Y
et pour un choix approprié du gain de chaque voie, on observe sur l’écran une
courbe paramétrée définie en coordonnées cartésiennes par les équations :

x(t) = a sin ωt
y(t) = a sin 2ωt

— Déterminer la période du mouvement T.


— Donner le tableau des variations de x(t) et y(t) sur l’intervalle [0,T],
et en déduire l’allure de la courbe.
— Déterminer les coordonnées des points de la courbe d’abscisse ou d’or-
donnée maximum.
— Déterminer les symétries de la courbe et donner les transformations
correspondantes du paramètre t.

Exercice 24. Sur l’écran d’un oscilloscope on observe la courbe dont les
équations paramétriques sont les suivantes :

x(t) = a sin ωt
y(t) = a sin(ωt − ϕ)

— Exprimer puis factoriser la somme et la différence x + y et x − y.


— Soient X et Y les coordonnées par rapport aux axes déduits des axes
Ox et Oy par une rotation de π/4. Donner les équations paramétriques
de la courbe dans ce système de coordonnées.

4
— Tracer la courbe et discuter de sa forme et du sens de parcours sur
celle-ci en fonction du paramètre ϕ ∈ [0, 2π] (considérer les valeurs
multiples de π/2 et les régions qu’elles délimitent).
— La courbe étant supposée donnée, en déduire géométriquement la va-
leur de ϕ.

Exercice 25. Dans le plan euclidien R2 , donner des équations paramétriques


pour une droite ; un cercle ; une ellipse ; une hyperbole ; une parabole.

Exercice 26. Pour chacune des courbes suivantes, déterminer la tangente


en tout point, les points d’inflexion et de rebroussement, les branches infinies,
les points doubles ; construire et tracer la courbe.
1. x = sin 4t, y = cos 3t ;
2. x = t − sin t, y = 1 − cos t ;
3
3. x = cos t, y = sin3 t ;
sin2 t
4. x = cos t, y = ;
2 + sin t
t3 1+t
5. x = 2
, y= ;
1−t (1 − t)2
6. x = cos3 t + sin t, y = sin3 t + cos t ;
7. x = 3 cos t − 2 sin3 t, y = cos 4t.

Exercice 27. On considère l’ensemble Γ des points du plan


(x, y) qui vérifient 0 < x < 2 et x = 2 sin(y/x).
Montrer
que c’est un arc dont on trouvera une représentation
paramétrique. Construire Γ.

Exercice 28. On considère l’arc paramétré du plan défini par

t2 + 1 2t
x= , y= .
t3 − 1 t3 − 1

Étudier ses branches infinies. Trouver ses points d’inflexion et montrer qu’ils
sont alignés. Tracer l’arc.

Exercice 29. Soit l’arc paramétré défini par


t − sin t 1 − cos t
x= , y= .
t2 t2
Montrer qu’il peut être prolongé continûment pour tout t ∈ R et qu’il pos-
sède un axe de symétrie. Montrer qu’il possède une infinité de points de
rebroussement situés sur un même cercle, et que les tangentes en ces points
sont concourantes. Tracer l’arc.

5
Exercice 30. Épicycloïdes, hypocycloïdes -
Soit R > 0 un réel, et CR le cercle de centre O et de rayon R dans le plan.
1. On considère le cercle γ de rayon 1 tangent extérieurement à CR en
A = (R, 0) ; on fait rouler γ le long de CR sans glisser. Trouver des
équations paramétriques de l’ensemble ΓR des points occupés par A.
Dans quels cas cet ensemble est-il un arc ? Sinon quel est-il ?
2. On suppose à présent que R > 1 et que γ est tangent intérieurement
à CR ; mêmes questions sur l’ensemble Γ0R ainsi construit.
3. Tracer ΓR et Γ0R pour R = 6 et R = 8/3.

Exercice 31. Montrer que les deux droites de l’espace d’équations paramé-
triques x = 2 + 2t, y = 2 + 4t, z = 2 − 4t et x = 4 + t, y = 6 + 2t, z = −2 − 2t
sont identiques.

Exercice 32. Montrer que la courbe de l’espace d’équations paramétriques



x = 4 2 cos t, y = t + 2 sin t, z = −2 cos t

est plane.

Exercice 33. Hélice -


Étudier la courbe paramétrée de l’espace définie par

x = cos t, y = sin t, z = t.

Tracer ses projections orthogonales sur les trois plans xOy, yOz, xOz. Mon-
trer que la projection de cette courbe sur le plan xOy parallèlement à la
direction d’une de ses tangentes est une cycloïde.

Exercice 34. Trouver en tout point l’équation du plan osculateur à la courbe

t3 t2 t
x= , y= , z= .
t2 + 1 t2 + 1 t2 +1
Exercice 35. On considère l’arc de l’espace défini en coordonnées paramé-
triques par
M (t) : x = t3 , y = t2 , z = t.
Déterminer l’intersection µ(t) de sa tangente en M (t) avec le plan osculateur
en O = M (0), et montrer que la tangente à l’arc t 7→ µ(t) n’est autre que
l’intersection des plans osculateurs en O et en M (t).

Exercice 36. Loxodromie de sphère -


On considère la courbe paramétrique de l’espace définie par

x = cos(k log sin t) sin t, y = sin(k log sin t) sin t, z = cos t,

pour 0 < t < π, où k > 0 est un réel fixé.

6
1. Montrer qu’elle est tracée sur une sphère de centre O, et qu’elle est sy-
métrique par rapport à O. Montrer qu’elle possède deux points limites
que l’on précisera.
2. Calculer sa tangente en tout point. Montrer qu’elle fait un angle
constant avec les méridiens de la sphère, angle que l’on déterminera
en fonction de k.
3. Tracer les projections de la courbe sur les trois plans xOy, yOz et
xOz. Quelle est l’allure de cette courbe dans l’espace ?

Exercice 37. 1. Montrer qu’un cercle C de diamètre a et passant par


le pôle O peut être représenté en coordonnées polaires par l’équation
ρ = a cos(θ − θ0 ). On considère un réel b > 0 et la conchoïde de C de
valeur b, c’est-à-dire la courbe Γ définie comme suit : à tout point P de
C, on associe le point M situé sur la demi-droite OP , du côté opposé
à O par rapport à P et tel que P M = b ; Γ est le lieu des points M .
Donner une équation polaire de Γ. Construire Γ en distinguant quatre
cas : a > b, a = b, a < b < 2a et b > 2a. Déterminer en particulier les
points d’inflexion dans chaque cas.
2. En s’inspirant de la question précédente, tracer les conchoïdes d’une
droite ρ = a/ cos(θ − θ0 ).

Exercice 38. Étudier en fonction des paramètres a, b > 0 les courbes d’équa-
tion ρ = a/(1 + b cos θ) (en particulier branches infinies, position par rapport
aux asymptotes). Montrer que ce sont des coniques, et en déterminer les
foyers.

Exercice 39. Étudier et tracer les courbes définies en coordonnées


polaires ci-après ; s’il y a des branches infinies, les
préciser, et préciser la position de la courbe par rapport
aux éventuelles asymptotes ; trouver aussi les points doubles :

7
rosace à quatre branches ρ = a sin 2θ

ρ = sin θ + cos 2θ

strophoïde droite ρ = a cos 2θ


cos θ

ρ = 1 + 2 cos 3θ
2

scarabée ρ = 5 cos 2θ − 3 cos θ

1
courbe du diable ρ2 = 49 + cos 2θ

spirale d’Archimède ρ = aθ

ρ = θ + 1/θ (asymptote ?)

spirale parabolique θ = (ρ − 1)2

cochléoïde ρ = a sinθ θ

a
courbe du spiral ρ = 1+eθ/5

1−2 cos θ
ρ = 1+sin θ (parabole asymptote)

a
épi ρ = sin(5θ/3)

Exercice 40. Une spirale logarithmique est une courbe d’équation en coor-
données polaires ρ = aekθ . Montrer qu’elle coupe ses rayons vecteurs suivant
un angle constant, qu’on déterminera en fonction de k.

Exercice 41. Montrer que la courbe définie par


θ
ρ = 1 + tan
2
admet une asymptote ; préciser la position de la courbe par rapport à elle.

Exercice 42. Étudier la courbe définie par

θ = t − 2 sin t, ρ = tan t

Trouver asymptotes et points doubles.

Exercice 43. Construire la courbe ayant pour équation implicite (x2 +y 2 )2 −


ax(x2 + 2y 2 ) = 0, (a > 0).

8
Exercice 44 (Rebroussements). Étudier les points stationnaires des courbes
paramétrées suivantes :
cos2 t
1. x = sin t, y = 2−cos t . (Bicorne)
2. x = (1 + cos2 t) sin t, y = sin2 t cos t.
3. x = (1 + cos t) sin 2t, y = cos 2t.
4. x = 2t3 + 3t2 , y = 3t2 + 6t.
5. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1.

Exercice 45 (Branches infinies). Étudier les branches infinies des courbes


paramétrées suivantes :
1. x = t5 − t3 + 4t , y = 3t
3t2 +1
.
2. x = 2 cos2 t + ln | sin t|, y = sin 2t.
q
2
3. x = tt4 −2 −1
, y = tx. L’aire comprise entre la courbe et ses asymp-
totes est-elle finie ?
t3 −t
4. x = 2t−1 , y = tx.
1 1 1 1
5. x = t + t+1 , y= t + (t+1)2
.
1 1 1 1
6. x = t + t+1 , y= t − t+1 .
3t
7. x = 1+t3
, y = tx.
tet et
8. x = t+1 , y= t+1 .
9. x = 2t3 + 3t2 , y = 3t2 + 6t.
10. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1.
t t2
11. x = t2 −1
, y= t−1 .

Exercice 46 (Inflexions). Déterminer les points d’inflexion des courbes pa-


ramétrées suivantes :
cos2 t
1. x = sin t, y = 2−cos t . (Bicorne)
2. x = sin 2t , y = tan t.
et
3. x = t , y = tet .
4. x = sin t cos 2t, y = cos t sin 2t.

Exercice 47 (Matexo). Soit C la courbe d’équations paramétriques : x(t) =


t2 +1
t3 −1
, y(t) = t32t−1 .
1. Montrer que les points de paramètres t, u, v (distincts) sont alignés si
et seulement si tuv = t + u + v + 1.
2. Prouver que C admet exactement trois points d’inflexion et qu’ils sont
alignés.

9
Exercice 48 (Construction). Construire la courbe d’équations paramétriques :
t t2
x = t2 −1 , y = t−1 .
Déterminer les coordonnées du point double et vérifier que les tangentes en
ce

Exercice 49 (Construction). Dessiner la courbe d’équation cartésienne :


x3 + y 3 = 3xy (folium de Descartes) On prendra t = xy comme paramètre.

Exercice 50 (Construction). Construire les courbes d’équation polaire :


cos(θ/2)
1. ρ = 1+sin θ .
cos 2θ
2. ρ = cos θ . (Strophoïde, calculer l’aire limitée par la boucle)
sin θ
3. ρ = 2 cos θ−1 . Vérifier que la courbe traverse ses asymptotes au point
double.
1
4. ρ = cos θ+sin 2θ .
5. ρ = cos θ + cos1 θ .
cos 2θ
6. ρ = 2 cos θ−1 .
7. ρ = cos 3θ .
8. ρ = 1 + sin 3θ.
9. ρ = √1 .
θ
10. ρ = ln θ.

Exercice 51 (Strophoïde). Soit Γ un cercle de centre O et de rayon 1, A ∈ Γ,


et D le diamètre de Γ perpendiculaire à (OA).
Pour M ∈ Γ \ {A}, on construit le point N intersection de D et (AM ), puis
~ = M~N .
le point P tel que AP

Exercice 52 (Cochléoïde). 1. Tracer la courbe C d’équation polaire ρ =


sin θ
θ (cochléoïde)
2. Une droite passant par O coupe C en un certain nombre de points.
Montrer que les tangentes à C en ces points sont concourantes.

Exercice 53 (Chimie P 91). Soient O et A deux points distincts dans


~ AM
un plan P. Déterminer le lieu des points M ∈ P tels que (OA, ~ ) ≡
~ OM
3(OA, ~ )(mod π).

Exercice 54 (Ensi Chimie P’ 93). Déterminer les points doubles de la courbe


d’équation polaire ρ = θ2θ−1 .

Exercice 55 (Courbes en polaires). Construire les courbes en polaires sui-


vantes :
cos θ/2
1. ρ =
1 + sin θ

10
cos 2θ
2. ρ = θ
cos
sin θ
3. ρ=
2 cos θ − 1
1
4. ρ=
cos θ + sin 2θ
1
5. ρ = cos θ + θ
cos
cos 2θ
6. ρ=
2 cos θ − 1
θ
7. ρ = cos
3
8. ρ = 1 + sin 3θ
1
9. ρ= √
θ
10. ρ = ln θ
11. ρ = sinθ θ
Exercice 56 (Sous-tangente, sous-normale). Soit C une courbe du plan. A
un point M un point de C, on associe les points H, T et N selon le dessin :

Déterminer les courbes d’équation y = f (x) vérifiant la condition suivante :


1. HT = cste.
2. HN = cste.
3. M N = cste.
4. M T = cste.
5. AN = M N où A est le point de coordonnées (0, a).
Exercice 57 (Sous-tangente, sous-normale). Soit C une courbe du plan. A
un point M un point de C, on associe les points T et N selon le dessin :

11
Déterminer les courbes vérifiant la condition suivante :
1. OT = cste.
2. ON = cste.

Exercice 58 (Milieu fixe). Soit D une droite du plan et C une courbe pa-
ramétrée. Pour M ∈ C on note T et N les points d’intersection de D avec la
tangente et la normale à C en M . Déterminer C telle que le milieu de [T, N ]
reste fixe.
 
0
On paramètrera C par t = xy 0

Exercice 59 (Distance T N constante). Soit D une droite du plan et C une


courbe paramétrée. Pour M ∈ C on note T et N les points d’intersection
de D avec la tangente et la normale à C en M . Déterminer C telle que la
distance T N reste constante. 
 0
On paramètrera C par t = xy 0

Exercice 60 (Ensi Chimie P’ 93).

Trouver les courbes C telles que M N = ON .

Exercice 61 (Ensi Physique P 94). Trouver les arcs biréguliers du plan dont
le cercle osculateur est en tout point tangent à une droite fixe.

Exercice 62 (L’homothétique du cercle osculateur reste tangent à Ox).


Déterminer les courbes planes telles que l’image du cercle osculateur en un
point M par l’homothétie de centre M et de rapport 2 reste tangente à Ox.
On prendra ϕ comme paramètre et on cherchera une équation différentielle
sur le rayon de courbure R.

Exercice 63 (Ensi P 91). On se place dans un plan affine euclidien rapporté


à un repère orthonormé. Donner l’ensemble des trajectoires orthogonales de
la famille des cercles de rayon constant a (a > 0) centrés sur Ox.

Exercice 64 (Équations intrinsèques). Soit f : R → R une fonction conti-


nue. On étudie les courbes planes paramétrées par une abscisse curviligne,
s, telles que la courbure au point Ms soit c = f (s).

12
1. Montrer que si l’on impose la position de M0 et la tangente en ce
point, le problème admet une solution unique.
2. Dans le cas général, démontrer que les courbes solutions se déduisent
d’une courbe particulière en appliquant un déplacement du plan ar-
bitraire.
1
3. Étudier les équations : c = cste, c = s (spirale logarithmique).
Exercice 65 (Équations intrinsèques). Chercher les courbes planes vérifiant
l’équation intrinsèque :
1. R = s.
2. Rs = 1.
3. R2 = 2as, a > 0 donné.
4. R = 1 + s2 .
5. R2 + s2 = a2 .
Exercice 66 (I reste sur un cercle). Trouver les courbes planes C telles que
le centre de courbure reste sur un cercle C(O, r) fixe. (On prendra ϕ comme
paramètre)
Exercice 67 (M − s/2M 0 reste sur Ox). Soit C une courbe plane et s une
abscisse curviligne sur C. A chaque point M ∈ C d’abscisse curviligne s, on
associe le point N = M − 2s T~ . Trouver C telle que N reste sur Ox.
Exercice 68 (M C = kM N ). Trouver les courbes Γ du plan ayant la pro-
priété suivante : Soit M ∈ Γ, C le centre de courbure de Γ en M et N le
projeté de O sur la normale à Γ en M . Alors M~C = k M~N où k est un réel
fixé.
Étudier les cas particuliers : k = 1, k = 32 , k = 2, k = 13 et k = −1.
Exercice 69 (Branches infinies). Déterminer les branches infinies pour les
courbes paramétrées suivantes :
t
1. x = 4t5 − 4t3 + t, y = 4
3t + 1
2. x = 2 cos2 t + ln | sin t|, y = sin 2t
r
t2 − 2
3. x = , y = tx
t4 − 1
t3 − t
4. x = , y = tx
2t − 1
1 1 1 1
5. x = + ,y= +
t t+1 t (t + 1)2
t
6. x = sin , y = tan t
2
1 1 1 1
7. x = + ,y= −
t t+1 t t+1

13
3t
8. x = , y = tx
1 + t3
tet et
9. x = ,y=
t+1 t+1
10. x = 2t + 3t , y = 3t2 + 6t
3 2

11. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1
t t2
12. x = 2 ,y=
t −1 t−1
Exercice 70 (Rebroussements). 1. x = 2t3 + 3t2 , y = 3t2 + 6t
2. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1
cos2 t
3. x = sin t, y =
2 − cos t
4. x = (1 + cos t) sin t, y = sin2 t cos t
2

5. x = (1 + cos t) sin 2t, y = cos 2t


Exercice 71 (Esem 91). Soit C le cercle : x2 + y 2 = 1. Soit M un point de C
d’angle polaire θ et Dθ la droite passant par M d’angle polaire 2θ. Trouver
l’enveloppe des droites Dθ .
Exercice 72 (Ensi Physique 93). Soit C un cercle de centre O et de rayon
R, et S un point du plan différent de O. Donner l’enveloppe des normales
en M à (SM ) lorsque M décrit C.
Exercice 73 (Cordes sur une parabole). Soit P la parabole d’équation y 2 =
2px. Chercher l’enveloppe des cordes [A, B] de P de hauteur h > 0 donnée.
Exercice 74 (Cordes sur une parabole). Soit P la parabole d’équation y 2 =
2px. Pour A, B ∈ P distincts, on note C le point d’intersection des tangentes
en A et B. Trouver l’enveloppe des droites (AB) lorsque l’aire du triangle
ABC reste constante.
Exercice 75 (Cordes sur une parabole). Soient M , M 0 deux points d’une
parabole P tels que (M M 0 ) passe par le foyer F . Quels sont :
1. L’enveloppe des droites (M M 0 ) ?
2. Le lieu des milieux des segments [M, M 0 ] ?
3. L’enveloppe des médiatrices de [M, M 0 ] ?
Exercice 76 (Rayons réfléchis sur une parabole). Soit P la parabole d’équa-
tion y 2 = 2px.
1. Un rayon incident arrive suivant une parallèle à Ox et se réfléchit à
“l’intérieur” de P avec le même angle. Trouver l’enveloppe des rayons
réfléchis.
2. Même question, mais le rayon incident est parallèle à Oy.

14
Exercice 77 (Cercle osculateur à une parabole). Soit P une parabole, M ∈
P et C le cercle osculateur à P en M . Montrer que, sauf cas particulier,
C recoupe P en un deuxième point P . Déterminer l’enveloppe des droites
(M P ).

Exercice 78 (Cordes d’une hyperbole). Soit H une hyperbole de foyer F .


Trouver l’enveloppe des cordes [P, Q] de H vues depuis F sous un angle droit.

Exercice 79 (Cardioïde). Pour θ ∈ R, on note Aθ = (cos θ, sin θ). Chercher


l’enveloppe des droites Dθ = (Aθ A2θ ).

Exercice 80 (Cycloïde). Chercher l’enveloppe d’un diamètre ∆ d’un cercle


C roulant sans glisser sur une droite D. Comparer le point caractéristique à
la projection orthogonale du point de contact I sur ∆.

Exercice 81 (Hypocycloïde). Soit C un cercle passant par O centré sur


Ox. Pour M ∈ C, on note DM la droite symétrique de (OM ) par rapport
à l’horizontale passant par M . Déterminer l’enveloppe des droites DM et la
construire.

Exercice 82 (Cordes de ρ = a/ cos(3θ)). Tracer la courbe d’équation polaire


ρ = cosa3θ , a > 0. Chercher l’enveloppe des cordes vues de O sous un angle
droit.

Exercice 83 (Perpendiculaire à OM sur une ellipse). Soit E une ellipse de


centre O, de paramètres a et b. Pour M ∈ E, soit D la perpendiculaire en
M à (OM ).
1. Donner les équations paramétriques de l’enveloppe des droites D.
2. Tracer les enveloppes sur ordinateur pour différentes valeurs de a/b.
3. Étudier les points stationnaires de l’enveloppe quand il y en a.

Exercice 84 (AM ⊥ D). Soit D une droite du plan et A un point non


élément de D. Soit M un point variable sur D. Trouver l’enveloppe de la
normale en M à (AM ).

Exercice 85 (Concavité). Soient u, v, w de classe C 2 , Dt la droite d’équa-


tion : u(t)x + v(t)y + w(t) = 0, et Γ l’enveloppe des droites Dt .
u v w
u v
On note : δ = 0 0 , ∆ = u0 v 0 w0 , et on suppose pour tout t :
u v
u00 v 00 w00
δ∆w(t) 6= 0.
Montrer que Γ tourne sa concavité vers O si et seulement si pour tout t :
δ∆w(t) > 0.
_
Exercice 86 (Calcul de longueur). Déterminer la longueur d’un arc M0 Mt
_
ou M0 Mθ pour les courbes :

15
1. x = t − ch t sh t, y = 2 ch t
2. ρ = th 2θ .

Exercice 87 (Calcul de longueur). Soit la courbe paramétrée par : x =


_
2t3 + 3t2 , y = 3t2 + 6t. Calculer la longueur de l’arc AO où A est le point
de rebroussement.

Exercice 88 (Calcul de longueur). Calculer la longueur totale des courbes


suivantes :
1. x = (1 + cos2 t) sin t, y = sin2 t cos t.
2. ρ = sin2 2θ .

Exercice 89 (TPE MP 2003). Nature, construction et longueur de la courbe


√ √
d’équation x + y = 1.

Exercice 90 (Comparaison de longueurs (ENS MP 2002)). Soit f : [a, b] →


R continue concave, C 1 par morceaux, L1 la courbe paramétrée x 7→ (x, f (x))
et L2 un chemin continu C 1 par morceaux joignant les extrémités de L1 et
situé au-dessus de L1 . Montrer que la longueur de L2 est supérieure ou égale
à celle de L1 .

Exercice 91 (Centre de courbure). Déterminer les coordonnées du centre


de courbure au point M pour les courbes suivantes :
1. x = 3t − t3 , y = 3t2 .
2. x = 2 cos t + cos 2t, y = 2 sin t − sin 2t.
3. x = t − sin t, y = 1 − cos t. (Cycloïde, indiquer une relation géo-
métrique simple entre la courbe décrite par M et celle décrite par
I)
4. x = a cos3 t, y = a sin3 t. (Astroïde) Construire le courbe C et sa
développée, puis prouver par le calcul qu’elles sont semblables.
5. Hyperbole d’équation xy = 1.
x2 y2
6. Ellipse d’équation a2
+ b2
= 1.
7. ρ = eθ . (Spirale logarithmique)
8. ρ = 1 + cos θ. (Cardioïde)

Exercice 92 (Points sur une hyperbole (Ensi P 91)). Soit la courbe Γ définie
par : xy = a2 , (a > 0). Pour chaque point M on définit le point Ω par :
~ = M~N , où N est le point où Γ recoupe sa normale en M . Montrer que
2ΩM
Ω est le centre de courbure de Γ en M .

Exercice 93 (Cercle circonscrit à trois points). Soit C une courbe plane


paramétrée par une abscisse curviligne s. Soit s0 fixé.

16
1. Donner le DL à l’ordre 2 de Ms pour s → s0 dans le repère de Frenet
en Ms0 .
2. On suppose c(s0 ) 6= 0. Montrer que pour h assez petit, les points
Ms0 −h , Ms0 , Ms0 +h ne sont pas alignés.
3. Soit Γh le cercle circonscrit à ces trois points, et Rh son rayon. Cher-
cher limh→0 Rh .
Exercice 94( (Propriétés de la cycloïde). Soit C la courbe d’équations para-
x = a(t − sin t)
métriques pour t ∈ ]0, 2π[ (arche de cycloïde). On note
y = a(1 − cos t)
S le point de paramètre π, et D la tangente à C en S.
Soit M ∈ C \ {S}, I le point d’intersection de la normale à C en M et de Ox,
et J le point d’intersection de la tangente en M avec D.
1. Faire un dessin.
2. Montrer que I et J ont même abscisse.
3. On prend S comme origine des abscisses curvilignes. Trouver une
relation entre s et M~ J.
Exercice 95 (Normales à une cardioïde). On considère la courbe C d’équa-
tion polaire ρ = 1 + cos θ (cardioïde).
1. Dessiner C.
2. Une droite D passant par O coupe C en deux points M1 et M2 . Soient
∆1 , ∆2 les normales à C en ces points et P le point d’intersection de
∆1 et ∆2 . Quelle est la courbe décrite par P lorsque D tourne autour
de O ?
Exercice 96 (Calcul de courbure par TFI). Déterminer le rayon de courbure
de la courbe C d’équation : 2x2 + y 2 = 1 aux points intersection de C et des
axes Ox et Oy.
Exercice 97 (Calcul de courbure par TFI). Soit C la courbe d’équation
cartésienne x4 + y 4 + x3 + y 3 = 2. En utilisant le théorème des fonctions
implicites, calculer la courbure de C en A = (−1, 1).
Exercice 98 (Calcul de courbure (Chimie P’ 90)). Déterminer l’ensemble
des centres de courbure en O aux courbes intégrales de l’équation différen-
tielle (1 − x2 )y 00 − xy 0 − 2y = 1 telles que y(0) = 0.
Exercice 99 (Courbe parallèle à une parabole). Soit C : t 7→ Mt une courbe
plane paramétrée sans point stationnaire. Les courbes parallèles à C sont les
courbes de la forme : t 7→ Mt + λN~ , ou N
~ est le vecteur normal en Mt et λ
est constant.
1. Montrer que le parallélisme est une relation d’équivalence entre arcs
sans points stationnaires.

17
2. Construire les parallèles à la parabole d’équation y = x2 pour λ = ±2.
Exercice 100 (Points équidistants sur la tangente). Soit C une courbe pa-
ramétrée, (M, ~t, ~n) le repère de Frenet en un point M de C. Soit a > 0 fixé
et P1 = M + a~t, P2 = M − a~t. On note C1 et C2 les courbes décrites par P1
et P2 quand M décrit C et c1 , c2 les courbures correspondantes. Soit C le
centre de courbure à C en M .
2
Montrer que c1 + c2 = CP 1
et que les trois normales sont concourantes.
Exercice 101 (Paraboles de cercle osculateur donné). Soit C le cercle d’équa-
tion x2 + y 2 − 2Rx = 0 et ∆ une droite variable passant par O.
1. Chercher l’équation de la parabole P d’axe parallèle à ∆, passant par
O, dont C est le cercle osculateur en O.
2. Quelle est l’enveloppe des paraboles précédentes ?
Exercice 102 (Développante). 1. Construire la courbe C d’équations
paramétriques : x = 3t − t3 , y = 3t2 .
2. Chercher les équations paramétriques des développantes de C.
3. Tracer la développante qui rencontre C à l’origine.
Exercice 103 (Développante). Déterminer la développante de la chainette
C d’équation y = a ch(x/a) qui rencontre C pour x = 0. (Tractrice) Dessiner
les deux courbes.
Exercice 104 (Ensi P 90). On considère la courbe C définie par : x(t) =
t4 t3 t2
1+t2
, y(t) = 1+t 2 , z(t) = 1+t2 .
A quelle condition M1 , M2 , M3 , M4 quatre points de C de paramètres respec-
tifs t1 , t2 , t3 , t4 sont-ils coplanaires ?
Exercice 105 (Courbure de M cste ⇒ courbure de I cste). Soit C une
courbe de l’espace, et Γ la courbe décrite par le centre de courbure, I, en un
point M de C. On suppose que la courbure de C est constante et sa torsion
non nulle.
1. Montrer que la courbure de Γ est aussi constante.
2. Chercher la torsion de Γ en I en fonction de la courbure et la torsion
de C en M .
Exercice 106 (Éléments de courbure de T ). Soit s 7→ Ms une courbe de
l’espace de classe C 3 paramétrée par une abscisse curviligne, et P le point
~ = dM ~
tel que OP ds . Chercher les éléments de courbure de la trajectoire de P .

Exercice 107 (Enveloppe de normales). Soit s 7→ Ms une courbe de l’espace


de classe C 3 paramétrée par une abscisse curviligne. Pour tout s on choisit
une normale à la courbe en Ms : ∆s . A quelle condition les droites ∆s
admettent-elles une enveloppe ?

18
Exercice 108 (Équations intrinsèques en dimension 3). Trouver les courbes
1
de l’espace vérifiant les équations intrinsèques : c = τ = s√ 2
.

Exercice 109 (***). Construire l’ensemble des points M de coordonnées


polaires (r, θ) ∈ R2 vérifiant
1√
r = √ (commencer par étudier toutes les symétries de
1+sin(2θ)+ 1−sin(2θ)
l’ensemble considéré).
Exercice 110 (Quelques grands classiques). 1. (**) L’astroïde.
(a) a est un réel strictement positif
 donné. Etudier et construire la
x = a cos3 t
courbe de paramétrisation : .
y = a sin3 t
(b) Pour t ∈]0, π2 [, on note A(t) et B(t) les points d’intersection de
la tangente au point courant M (t) avec respectivement (Ox) et
(Oy). Calculer la longueur A(t)B(t).
2. (**) La cycloïde.
(a) Un cercle (C), de rayon R > 0, roule sans glisser sur l’axe (Ox).
On note I le point de contact entre (C) et (Ox) et on note Ω le
centre de (C) (Ω et I sont mobiles). M est un point donné de (C)
−−
\→ − →
(M est mobile, mais solidaire de (C)). On pose t = ((ΩM , ΩI).
y M

t Ω

O I x
Déterminer une paramétrisation de la courbe décrite par le point
M (on prendra t pour paramètre).

x = R(t − sin t)
(b) Etudier et construire l’arc paramétré : où R
y = R(1 − cos t)
est un réel strictement positif donné.
3. (**) Une
 courbe de Lissajous. Etudier et construire l’arc paramé-
x = sin(2t)
tré :
y = sin(3t)
4. (**) La lemniscate
( de Bernoulli. Etudier et construire l’arc pa-
t
x = 1+t4
ramétré : t3
y = 1+t 4

5. (***) Les tractrices.


(a) Trouver les trajectoires orthogonales à la famille des cercles de
rayon R (R > 0 donné) et centrés sur (Ox).

19

x = R(ln | tan 2t | + cos t)
(b) Etudier et construire l’arc paramétré :
y = R sin t
où R est un réel strictement positif donné.

Exercice 111. Construire les courbes de paramétrisations :


( 3
x = (t+1)t2 (t−1)
1. 2
y = t2t−1

x = (t + 2)e1/t
2.
y = (t − 2)e1/t

x = (t − 1) ln(|t|)
3.
y = (t + 1) ln(|t|)
 2t
x = 1+t 2
4. t+2
y = 1−t 2
(
t
x = t2 −1
5. t+2
y = (t−1) 2
( 3
x = t2t−9
6.
y = t(t−2)
t−3
(
t3
x = 1+3t
7. 3t2
y = 1+3t

x = t2 + t3
8.
y = t2 + t3 − 2t4 − 2t5

Exercice 112. La courbe orthoptique d’une courbe (C) est le lieu des points
du plan d’où l’on peut mener (au moins) deux tangentes à (C), orthogonales.
Déterminer l’orthoptique de (C) dans chacun des cas suivants :

x = a cos3 t
1. (C) est un astroïde de paramétrisation , a > 0 donné.
y = a sin3 t

x = t2 − 2t
2. (C) est l’arc paramétré : .
y = 2t3 − 3t2
x2 y2
3. (C) est l’ellipse d’équation a2
+ b2
= 1, (a, b) ∈]0, +∞[2 .

Exercice 113.
 Trouver les droites à la fois tangentes et normales à l’arc
x = 3t2
paramétré :
y = 4t3
Exercice 114. Dans chacun des cas suivants, trouver une paramétrisation
rationnelle de la courbe proposée puis construire

1) x(y 2 − x2 ) = 2y 2 − x2 2) x3 − y 3 + xy − 2x + 2y + 3 = 0

20
Exercice 115. Trouver une équation cartésienne des supports des arcs sui-
vants :

x = t2
1.
y = −t2

x = t2
2.
y = t3
(
t
x = 1+t 4
3. t3
y = 1+t 4

Exercice 116. Soit T l’intersection de (Ox) et de la tangente en M et H


le projeté orthogonal de M sur (Ox). Trouver les courbes telles que
1. M T = a (a > 0 donné)
2. HT = a (sans rapport avec 1))
Exercice 117. Construire les courbes suivantes :
p
1. r = cos(2θ),

2. r = sin 2θ
3 ,
3. r = aebθ , (a, b) ∈]0, +∞[2 ,
4. r = 2 cos(2θ) + 1,

5. r = tan 2θ3 .
2 cos θ+1
Exercice 118. Etude complète de la courbe d’équation polaire r = 2 sin θ+1 .

Exercice 119 (La cardioïde). Soit la courbe d’équation polaire r = a(1 +


cos θ), a > 0.
1. Construire la courbe.
2. Longueur et développée.
Exercice 120. Construire la courbe d’équation cartésienne x2 (x2 + y 2 ) −
(y − x)2 = 0 après être passé en polaires .
Exercice 121. Développée de la spirale logarithmique d’équation polaire
r = aeθ (a > 0).
Exercice 122. Longueur L de (Γ) dans chacun des cas suivants :

x = a cos3 t
1. Γ est l’astroïde de représentation paramétrique (a > 0
y = a sin3 t
donné).

x = R(t − sin t)
2. Γ est l’arche de cycloïde de représentation paramétrique ,
y = R(1 − cos t)
0 6 t 6 2π.
3. Γ est l’arc de parabole d’équation cartésienne x2 = 2py, 0 6 x 6 a
(p > 0 et a > 0 donnés).

21
4. Γ est la cardioïde d’équation polaire r = a(1 + cos θ) ( a > 0 donné).

Exercice 123. Déterminer et construire la développée


 
x = R cos t + ln tan 2t
1.
y = R sin t

x = R(t − sin t)
2. .
y = R(1 − cos t)
3. y = x3

Exercice 124. Trouver le point de la courbe d’équation y = ln x en lequel


la valeur absolue du rayon de courbure est minimum.

Exercice 125. Soit (Γ) la courbe d’équation y = ln(cos x), pour − π2 <
x < π2 . Calculer l’abscisse curviligne s quand O est l’origine des abscisses
curvilignes et l’orientation est celle des x croissants. Trouver une relation
entre R et s. Tracer (Γ) et sa développée.

Exercice 126. Pour λ ∈ R, on note (Γλ ) la courbe d’équation y = λxe−x .


Quel est le lieu des centres de courbure Cλ en O à (Γλ ) quand λ décrit R.

Exercice 127. Représenter les courbes d’équation cartésienne y = f (x),


donner l’équation de leur tangente au point d’abscisse x = 0 et la position
de la courbe par rapport à cette tangente, pour :
1. f (x) = sin2 x + cos x
2. f (x) = x + ln(1 + ex )

Exercice 128.
1. Donner une paramétrisation (x(t), y(t)) de la courbe d’équation
p
y = −x2 − 3x + 4

en précisant le domaine de variation du paramètre t.


2. Montrer que le support de la courbe paramétrée par

x(t) = cos t + 3
(t ∈ R)
y(t) = sin t

ne peut pas être décrit par une équation de la forme y = f (x).


3. Montrer que le support de la courbe paramétrée par

x(t) = cos2 t − 2
(t ∈ R)
y(t) = sin4 t + 4 sin2 t + 4

est le graphe d’une fonction f que l’on précisera, ainsi que son domaine
de définition.

22
Exercice 129. Étudier et tracer les courbes paramétrées suivantes :

x(t) = cos3 t
1. (L’astroïde)
y(t) = sin3 t

x(t) = t − th t
2.
y(t) = ch1 t

x(t) = t − sin t
3. (La cycloïde)
y(t) = 1 − cos t
Exercice 130. Soit C la courbe plane paramétrée par

x(t) = t ln t
(t ∈]0; +∞[)
y(t) = lnt t

1. Comparer les points de paramètres t et 1/t, en déduire un domaine


d’étude de C.
2. Représenter C.
Exercice 131. Montrer que la courbe paramétrée
 1
 x(t) = t2 −t
 t
y(t) = t2 −1

possède un point double et que les tangentes en ce point sont perpendicu-


laires.
Exercice 132. Montrer que la courbe paramétrée
 4t−3
 x(t) = t2 +1
 2t−1
y(t) = t2 +2

admet un unique point singulier, et tracer l’allure de la courbe au voisinage


de ce point.
Indications 132. Un point M (t) est singulier si x0 (t) = 0 et y 0 (t) = 0.
Exercice 133. On considère la courbe paramétrée définie par
 4
 x(t) = t + t
 t 3
y(t) = 3 +2+ t+1

1. Dresser le tableau de variations conjointes de x et y.


2. Calculer les tangentes horizontales, verticales et les asymptotes.
3. Trouver le point singulier de la courbe, étudier son type et écrire
l’équation de la tangente à la courbe en ces points.

23
4. Tracer la courbe.

Exercice 134. Trouver les droites à la fois tangentes et orthogonales à la


courbe 
x(t) = 3t2
y(t) = 4t3

Exercice 135. Étudier les courbes d’équations polaires suivantes :


1
1. r(θ) = p pour θ ∈]0, π4 [
tan(2θ)
sin2 θ
2. r(θ) = pour θ ∈] − π2 , π2 [ (La cissoïde droite)
cos θ
p
3. r(θ) = cos(2θ) (La lemniscate de Bernoulli)

Exercice 136. On considère les courbes C1 et C2 (des limaçons de Pascal)


respectivement données en polaires par

r1 (θ) = 1 + cos θ r2 (θ) = 3 + cos θ

Pour i = 1, 2, on note Ni (θ) la droite orthogonale au point Mi (θ) ∈ Ci .


Vérifier que pour tout θ 6≡ 0 [2π], les droites N1 (θ) et N2 (θ) sont sécantes,
en un point P (θ). Déterminer le lieu du point P quand θ varie.

Indications 136. Utiliser le repère de Frenet (~uθ , ~vθ ).

24
Correction 46. 1.
2.
 0 0 √
y 2t(t2 −t−1) 1± 5
3. x0 = (t−1)2
⇒t= 2 .
3
4. det(M 0 , M 00 ) = 2 sin 4t + 3 sin 2t ⇒ t = kπ.

Correction 47. 1.
m0 (t) −2(t−1)(t2 +t+1)(t3 −3t−1)
2. m(t) = t(2t3 +1)(t3 +2+3t)
.

Correction 52. 1.
2. Repère (0, ~uθ , ~vθ ) avec θ constant ⇒ point de concours : X = cos θ,
Y = sin θ.
 
Correction 53. Coordonnées polaires : ρ = a2 4 cos θ − cos1 θ avec A =
(a, 0).

Correction 54.

La courbe est( symétrique par rapport


( à Oy. M (ρ, θ) = M1 (ρ1 , θ1 ) si et
θ1 ≡ θ [2π] θ1 ≡ θ + π [2π]
seulement si ou
ρ1 = ρ ρ1 = −ρ.
Dans le premier cas, ρ = ρ1 ⇔ θθ1 = −1 pour θ 6= θ1 ce qui donne l’équation
en θ :
θ2 + 2kπθ + 1 = 0
avec k ∈ Z. Cette équation à k fixé non nul admet deux racines, ce qui donne
deux familles de points doubles. De même, le second cas ammène deux autres
familles définies par l’équation :

θ2 + (2k + 1)πθ + 1 = 0.

25
Correction 55. 1.

2.

π
aire de la boucle : 2 −
2
3.


asymptotes : y = ±x 3 − 1
la courbe traverse ses asymptotes au point de concours
4.

26
√ 4
asymptotes : x ± y 3 =
3
5.

6.


asymptotes : 3x ± y 3 = −1
7.

8.

27
9.

10.

11.

Correction 56. 1. y = aebx .



2. y = ± ax + b.
3. (a − x)2 + y 2 = b2 .

4. x = a ln tan 2t + cos t + b, y = a sin t.
x2
5. y 2 = 2 + a2 ln |x| + b.
1
Correction 57. 1. ρ = aθ+b .
2. ρ = aθ + b. (Spirale d’Archimède)

28
0 0 
Correction 58. D = Ox ⇒ xT = x− xy0y , xN = x+ yy 1
x0 ⇒ 2x+y t − t = a
(cste).    
On dérive : 2x0 + y 0 t − 1t + y 1 + t12 = 0 ⇒ y 0 t + 1t + y 1 + t12 = 0.
⇒ y = λt , x = b + 2tλ2 (Parabole)
0 0 
Correction 59. D = Ox ⇒ xT = x − xy0y , xN = x + yy 1
x0 ⇒ y t + t = a
(cste).  
at 0 0 √ t 1
y = 1+t 2 et x = ty ⇒ x = a ln + 1+t 2 + b.
1+t2

Correction 60. La tangente ne doit pas être parallèle à Oy, donc on peut
paramétrer C sous la forme : y = f (x), ce qui donne l’équation :
p
|x + yy 0 | = |y| 1 + y 02 ⇔ 2xyy 0 = y 2 − x2 .

(équation homogène) on obtient : y = ± λx − x2 . Les courbes cherchées
sont des arcs de cercles centrés sur Ox passant par O.
Correction 61. On suppose que la droite est Ox et on paramètre la courbe
cherchée, C, par une abscisse curviligne s. Soient M = (x, y) ∈ C, I =
(x−R dy dx
ds , y +R ds ) le centre de courbure en M où R est le rayon de courbure.
On veut |R| = y + R dx
ds = |y + R cos ϕ| d’où :

dR dy dϕ dR dR
± = − R sin ϕ + cos ϕ = cos ϕ.
ds ds ds ds ds
Ceci implique dRds = 0 donc R est constant (cercle) ou ϕ ≡ 0 mod π (droite
horizontale). Le deuxième cas est exclu (courbe birégulière) donc il reste le
cas d’un cercle qui convient s’il est tangent à Ox.
ϕ ϕ ϕ
Correction 62. y+2R cos ϕ = ±2R ⇒ 2 dR dR
dϕ sin 2 +R cos 2 = 0 ou 2 dϕ cos 2 −
R sin ϕ2 = 0.
cas 1 : R = sinKϕ/2 , x = 2K ln tan ϕ4 − 4K cos ϕ2 + L, y = 4K sin ϕ2 .
cas 2 : R = K
cos ϕ/2 , x = −2K ln tan ϕ+π
4 + 4K sin ϕ2 + L, y = −4K cos ϕ2 .

Correction 63. M + a~t ∈ Ox (tractrices) x = a cos ϕ + a ln | tan ϕ/2| + b,


y = a sin ϕ.
Rs Rs
Correction 65. 1. x = cos ln |t| dt, y = sin ln |t| dt, ρ = ± √12 eθ+π/4 .
Rs 2 Rs 2
2. x = 0 cos u2 du, y = 0 sin u2 du (Clothoïde ou spirale de Cornu)
3. x = a(ϕ sin ϕ + cos ϕ), y = a(−ϕ cos ϕ + sin ϕ).
 
4. x = ln tan ϕ2 + π4 , y = cos1 ϕ = ch x.
5. x = a4 (sin 2ϕ + 2ϕ), y= a
4 cos 2ϕ (cycloïde).
~ ~
Correction 66. Développante de cercle : ddsI = dR dR
ds N ⇒ dϕ = r.
⇒ x = x0 + r(cos ϕ − 1 + ϕ sin ϕ), y = y0 + r(sin ϕ − ϕ cos ϕ).

29
s a sin 2ϕ aϕ
Correction 67. y = 2 sin ϕ ⇒ s = a sin ϕ ⇒ x = 4 + 2 + b, y =
a sin2 ϕ
2 . (cycloïde)

Correction 68. Soit θ l’angle polaire de OM ~ : M~C = ds ~n et M~N = ds ~n.


dϕ dθ
ds ds θ 1
dθ = k dϕ ⇒ ϕ = k + b ⇒ V = aθ + b avec a = k − 1.
ρ −1/a si a 6= 0 ou ρ = λeµθ si a = 0.
ρ0 = tan(aθ + b) ⇒ ρ = λ cos(aθ + b)
k = 1 ⇒ Spirale logarithmique.
k = 23 ⇒ Parabole de foyer O.
k = 2 ⇒ Cardioïde.
k = 31 ⇒ Hyperbole de centre O.
k = −1⇒ Lemniscate de Bernouilli.
Correction 69. 1.

2.

3.

30
asymptotes : y = ±x
x − y ∼ 1/(4x) ⇒ aire infinie
√ √
y 0 = 0 ⇔ t = 0, ( 6 ± 2)/2
4.

x 3
asymptote : y = 2 − 16 (traversée)
5.

asymptote : y = x
6.

inflexions : tan 2t = 0, ±3

31
7.

hyperbole : (y + 2)2 − x2 = 4
8.

asymptote : x + y = −1
équation cartésienne : x3 + y 3 = 3xy
9.

asymptote : x + y = e−1
branche parabolique horizontale

32
10.

branche parabolique horizontale


rebroussement pour t = 1
11.

branche parabolique de coefficient 1


12.

asymptote : y = 2x + 32
point double : t2 + t = 1, x = y = −1 les tangentes sont orthogonales

33
Correction 70. 1.

branche parabolique horizontale


2.

branche parabolique de coefficient 1


3.

2
inflexion : cos t = 3
4.

34
rebroussement : cos2 t = 31 .
5.

3 cos θ−cos 3θ 3 sin θ−sin 3θ


Correction 71. x = 4 , y= 4 .

Correction 72. M = (Rcos θ, Rsin θ), S = (a, 0) :


(R2 −a2 )sin θ
On obtient les équations paramétriques : x = R(Rcos θ−a)
R−acos θ , y = R−acos θ .
Pour R 6= a, il s’agit de la conique de centre O et d’équation cartésienne :
2
x2
R2
+ R2y−a2 = 1.
(
2px = t2 + ht + h2 /2
Correction 73. yA = t ⇒ ⇒ parabole y 2 +
y = t + h/2
h2 /4 = 2px.
  3
Correction 74. yA = t, yB = u ⇒ C : 2p , 2 ; aire = |u−t|
ut t+u
8p .
enveloppe : M = mil(A, B), parabole y 2 + a2 /4 = 2px.

Correction 75. 1. F . (
p 
x= u2 + u12
2. M = (t2 /2p, t), M 0 = (t02 /2p, t0 ) ⇒ tt0 = −p2 ⇒ 4
p 
y= 2 u − u1
t
avec u = p . (Parabole passant par F )
( 
x = 3p
4 u2 + u12
3. 3
y = − p4 u − u1 .

Correction 76. 1. Foyer.


 2   2 
t t(3p2 −t2 )
2. Point d’impact : 2p , t Point caractéristique : 3t
2p , 2p 2 .

Correction 77. M = (t2 /2p, t) ⇒ I = (3t2 /2p + p, −t3 /p2 ). Soit P =


(u2 /2p, u) :
IP = IM ⇔((u − t)3 (u + 3t) = 0 ⇒ u = −3t.
x = −3t2 /2p
Enveloppe : (Parabole)
y = 3t.

35
( p(cos θ−sin θ)
p x= 2+e(cos θ−sin θ)
Correction 78. équation polaire : ρ = 1+e cos θ ⇒ p(cos θ+sin θ)
y= 2+e(cos θ−sin θ)
conique d’excentricité √e .
2

Correction 79. 3x = cos 2θ + 2 cos θ, 3y = sin 2θ + 2 sin θ : cardioïde à


rebroussement en (−1/3, 0).

Correction 80. D = Ox, rayon = 1 : x = θ − cos θ sin θ, y = sin2 θ. pt


caractéristique = projeté de I.
   
a(1 + cos t) 2a cos t(1 + cos t)
Correction 81. M = ⇒P = . Hypo-
a sin t 2a sin t(1 − cos t)
cycloïde à trois rebroussements.

Correction 82. x = a cos 4θ, y = a sin 4θ.


cos t 2 sin t 2
Correction 83. 1. x = a (a + (a2 − b2 ) sin2 t), y = b (b − (a2 −
b2 ) cos2 t).
2.
a2 −2b2
3. Point stationnaire ssi a2 > 2b2 , obtenu pour sin2 t = 3(a2 −b2 )
. Re-
broussement de 1ère espèce.
(
x = 2t
Correction 84. D = Ox, A = (0, a),M = (t, 0) ⇒ (Parabole)
y = t2 /a.

Correction 86. 1. sh2 t.


2. θ − th 2θ .
√ √
Correction 87. 2 − 2 + 3 ln(1 + 2).
√ √ √
Correction 88. 1. 4 2 + 4 arccos √13 − π = 4 2 + 4 arctan 2 − π.
2. 4.
√ √ √
Correction 89. x+ y = 1 ⇒ 2 xy = 1−x−y ⇒ (x−y)2 = 2(x+y)−1.
La courbe est un arc de parabole d’axe la première bissectrice et tangent aux
axes en (1, 0) et en (0, 1).
Longueur : x − y = sh t, 2(x + y) = ch2 t ⇒ x = 12 ch2 t + 14 sh t, y =
1 2 1
p 2
2 ch t − 4 sh t, x02 + y 02 = ch√2t .
R argsh 1 √
2
L = t=− argsh 1 ch√2tdt = ln(1+√
2
2)
+ 1.

Correction 90. Soit (ai ) une subdivision de [a, b] et P la ligne brisée pas-
sant par les points (ai , f (ai )). On montre ci-dessous que pour toute courbe
rectifiable L située au dessus de P et ayant même extrémités, on a long(L) >
long(P ) (résultat intuitivement évident : planter des clous aux points (ai , f (ai ))
et attacher un élastique en (a, f (a)) et (b, f (b)), passant au dessus de ces

36
clous). Cela étant montré, l’inégalité demandée en résulte en faisant tendre
le pas de la subdivision vers zéro.
Démonstration du thm de l’élastique : par récurrence sur le nombre n de
segments de P . Pour n = 1 c’est un fait connu. n − 1 ⇒ n : si L passe par
(a1 , f (a1 )) alors l’hypothèse de récurrence s’applique. Sinon, notons D la
demi-droite issue de (a0 , f (a0 )) et passant par (a1 , f (a1 )). Par concavité, P
est en dessous de D. L contient un point d’abscisse a1 strictement au dessus
de D, et aboutit en (b, f (b)) en dessous de D, donc il existe un point (u, v)
sur L ∩ D avec u > a1 . En remplaçant l’arc (a0 , f (a0 )) – (u, v) de L par le
segment correspondant on obtient une ligne L0 plus courte que L, encore au
dessus de P , et qui relève du premier cas.
2 4
Correction 91. 1. x = −4t3 , y = 3+6t2−3t .
2. x = 6 cos t − 3 cos 2t, y = 6 sin t + 3 sin 2t.
3. x = t + sin t, y = −1 + cos t, It = Mt−π + (π, −2).
4. x = a(cos3 t + 3 cos t sin2 t), y = a(sin3 t + 3 sin t cos2 t). x ± y =
a(cos t ± sin t)3 ⇒ similitude de centre O, rapport 2, angle π4 .
4 4
5. xI = 3x2x+1
3 , yI = x 2x+3 .
 2
  
a2
6. x = a − ba cos3 t, y = b − b sin3 t.
7. ρ = eθ−π/2 .
2θ sin θ(1−cos θ)
8. x = 2+cos θ−cos
3 , y= 3 , cardioïde homothétique.
Correction 92. Calcul.
Correction 95. 1.
2. Cercle de centre ( 12 , 0) et de rayon 21 .

Correction 96. R = 12 aux sommets principaux (0, ±1) et R = 2 aux

sommets secondaires (±1/ 2, 0).
156
Correction 97. − 125√ .
2

Correction 98. y 0 (0) = λ ⇒ I = (−λ − λ3 , 1 + λ2 ).


 
1 ac0
Correction 100. ci = √1+a 2 c2 2
1+a c 2 ± c où c est la courbure en M et
dc
c0 = ds .
Dans le repère de Frenet, les normales ont pour équations : X = 0, ±X =
acY − a, donc se coupent en C.
Correction 101. 1. Soit θ l’angle polaire de D. Dans le repère (O, ~uθ , ~vθ ),
P a pour équation : Y = aX 2 + bX.
On veut que P soit tangente à Oy, soit b = − tan θ et que le rayon de
1
courbure soit R, soit a = 2R cos3 θ.
2
Équation dans 0xy : x sin θ−2xy cos θ sin θ+y 2 cos2 θ−2Rx cos2 θ =
2

0.

37
2. O.

Correction 102. 1.
4t3 +a(1−t2 ) t4 −3t2 +2at
2. x = 1+t2
, y= 1+t2
.
t π

Correction 103. x = a ln tan 2 + 4 , y = a cos t.

Correction 104. M1 , M2 , M3 , M4 sont coplanaires si et seulement s’il existe


a, b, c, d ∈ R avec (a, b, c) 6= (0, 0, 0) tels que le plan P d’équation ax + by +
cz − d = 0 passe par ces points, ce qui équivaut à : t1 , t2 , t3 , t4 sont les racines
(distinctes) du polynôme at4 + bt3 + ct2 − d. Un tel polynôme existe si et
seulement si t1 t2 t3 + t1 t2 t4 + t1 t3 t4 + t2 t3 t4 = 0 soit : t11 + t12 + t13 + t14 = 0
si aucun des ti n’est nul.
dI~ ~ ⇒ T~1 = B,
~ ds1 ~ 1 = −N
~,
Correction 105. 1. ds = − τc B ds = − τc , N
c1 = c.
2
2. τ1 = − cτ .
q
τ2 cτ 0 −τ c0
Correction 106. c1 = 1 + c2
, τ1 = c(c2 +τ 2 )
.

Correction 107. Pt caractéristique : P = M + a(s)N ~ + b(s)B ~ : CNS ⇔


(
1
a= c
ab0 −a0 b
Rmq : le point caractéristique se projette sur
a2 +b2
= arctan(b/a)0 = τ.
I.

Correction 108. B ~ = T~ + 2~k ⇒ s2 d2 T2~ + s dT~ + T~ = −~k.


ds ds
on pose s = eu : OM~ = eu cos uA ~ + eu sin uB ~ − eu~k où (A, ~ ~k) est ortho-
~ B,
~ = kBk
gonale et kAk ~ = k~kk.
(spirale logarithmique relevée sur un cône)

Correction 109. Notons E l’ensemble cherché.


Tout
p pour tout réel θ, 1 + sin(2θ) > 0, 1 − sin(2θ) > 0 puis
d’abord, p
1 + sin(2θ)+ 1 − sin(2θ) > 0, car sin(2θ) ne peut valoir simultanément 1
et −1. La fonction r 7→ r(θ) est donc définie sur R, clairement 2π-périodique.
Ainsi,

M (θ + 2π) = [r(θ + 2π), θ + 2π] = [r(θ), θ + 2π] = M (θ).


On obtient donc l’ensemble complet quand θ décrit un intervalle de longueur
2π comme [−π, π] par exemple.
La fonction r 7→ r(θ) est plus paire. Par suite,

M (−θ) = [r(−θ), −θ] = [r(θ), −θ] = s(Ox) (M (θ)).


On construit l’ensemble des points correspondant à θ ∈ [0, π] et on obtient
l’ensemble complet par symétrie orthogonale d’axe (Ox).

38
Pour θ ∈ [0, π], on a clairement r(π − θ) = r(θ). Par suite,

M (π − θ) = [r(π − θ), π − θ] = [r(θ), π − θ] = s(Oy) (M (θ)).


On construit l’ensemble des points correspondant à θ ∈ [0, π2 ] et on obtient
l’ensemble complet par symétrie orthogonale d’axe (Oy) puis par symétrie
orthogonale d’axe (Ox).
Pour θ ∈ [0, π2 ], on a clairement r( π2 − θ) = r(θ). Par suite, en notant (∆) la
droite d’équation y = x,
π π π π
M( − θ) = [r( − θ), − θ] = [r(θ), − θ] = s(∆) (M (θ)).
2 2 2 2
On construit l’ensemble des points correspondant à θ ∈ [0, π4 ] et on obtient
l’ensemble complet par symétrie orthogonale d’axe (∆) puis par symétrie
orthogonale d’axe (Oy) et enfin par symétrie orthogonale d’axe (Ox).
Maintenant, pour θ ∈ [0, π4 ],

1 1
p p =p p
1 + sin(2θ) + 1 − sin(2θ) 1 + cos( 2 − 2θ) + 1 − cos( π2 − 2θ)
π

1 1
=p q =√ π

2 π 2 π
2 cos ( 4 − θ) + 2 sin ( 4 − θ) 2 cos( 4 − θ) + 2 sin( π4 − θ)
1 1
= = .
2 cos( π4 π
− ( 4 − θ)) 2 cos θ

En notant x et y les coordonnées d’un point M , on a alors


1 1 1
M ∈E ⇔r= ⇔ r cos(θ) = ⇔ x = .
2 cos θ 2 2
D’où le graphique :

−1 1

−1

39
Correction 110. (les grands classiques)
1. L’astroïde.
(a) Domaine d’étude.
• Pour tout réel t, M (t) existe.
• Pour tout réel t, M (t+2π) = M (t). Par suite, la courbe complète
est obtenue quand t décrit un segment de longueur
2π comme par exemple [−π, π].
• Pour tout réel t,
   
cos3 (−t) cos3 t
M (−t) = = = s(Ox) (M (t)).
sin3 (−t) − sin3 t
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ [0, π], puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe (Ox).
• Pour tout réel t,

   
cos3 (t + π) − cos3 t
M (t + π) = = = sO (M (t)).
sin3 (t + π) − sin3 t

La portion de courbe obtenue quand t décrit [−π, 0] est donc aussi


la symétrique par rapport à O de la portion de
courbe obtenue quand t décrit [0, π]. Néanmoins, cette constata-
tion ne permet pas de réduire davantage le domaine
d’éude.
• Pour tout réel t,

   
cos3 (π − t) − cos3 t
M (π − t) = = = s(Oy) (M (t)).
sin3 (π − t) sin3 t
 
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ 0, π2 , puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe (Oy), puis
par réflexion d’axe (Ox).
• Pour tout réel t,

π
 !  
π  cos3 2 −t sin3 t
M −t =  = = sy=x (M (t)).
2 sin3 π
−t cos3 t
2
 
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ 0, π4 , puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe la droite
d’équation y = x, puis d’axe (Oy) et enfin d’axe (Ox).

40
Variations conjointes de xet y. La fonction t 7→ x(t) est stric-
tement décroissante sur 0, π4 et la fonction t 7→ y(t) est stricte-
ment croissante sur 0, π4 . Etude des points singuliers. Pour
t ∈ R,

−−→    
dM −3a cos2 t sin t − cos t
(t) = = 3a cos t sin t .
dt 3a sin2 t cos t sin t
 
− cos t
Pour tout réel t, le vecteur est unitaire et n’est donc
sin t
pas nul. Par suite,

−−→
dM →
− π
(t) = 0 ⇔ 3a cos t sin t = 0 ⇔ cos t = 0 ou sin t = 0 ⇔ t ∈ Z.
dt 2

Les points singuliers sont donc les M kπ 2 , k ∈ Z. Pour t ∈ / π2 Z,
M (t) estun point régulier
 et la tangente en M (t) est dirigée par le
− cos t
vecteur . Etudions alors le point singulier M (0). Pour
sin t
 π π
t ∈ − 2 , 2 \ {0},

y(t) − y(0) a sin3 t sin3 t


= =
x(t) − x(0) a cos3 t − a (cos t − 1)(cos2 t + cos t + 1)
8 sin3 2t cos3 2t −4 sin 2t cos3 2t
= = ,
−2 sin2 2t (cos2 t + cos t + 1) cos2 t + cos t + 1

y(t)−y(0)
et donc, limt→0 x(t)−x(0) = 0. (Si on connaît déjà les équivalents,
sin3 t t3
c’est plus court : ∼
(cos t−1)(cos2 t+cos t+1) x→0 − t2 ×3
= − 2t
3 → 0).
2
La courbe admet en M (0) une tangente dirigée par le vecteur
(1, 0). Par
 symétrie,
 la courbe admet également une tangente en
π π
M − 2 , M 2 et M (π), dirigée respectivement par (0, 1), (0, 1)
et (1, 0). Toujours par symétrie, ces quatre points sont des points
de rebroussement de première espèce. Il en résulte aussi que

pour tout réel t, la tangente en M (t) est dirigée par le vecteur (− cos t, sin t).

On en déduit la courbe.

41
a

B(t) b

M(t)
−a
b
A(t) a
b

−a
 
(b) Soit t ∈ 0, π2 . On a vu que la tangente (Tt ) en M (t) est dirigée
par le vecteur (− cos t, sin t). Une équation cartésienne de Tt est
donc : − sin t(x − a cos3 t) − cos t(y − a sin3 t) = 0, ou encore

x sin t + y cos t = a sin t cos t (Tt ).


On en déduit immédiatement que A(t) a pour coordonnées (a cos t, 0)
et que B(t) a pour coordonnées(0, b sin t) puis que
∀t ∈]0, π2 [, A(t)B(t) = a.

2. La cycloïde.
(a) La condition de roulement sans glissement se traduit par OI = M I

ou encore xΩ = Rt. On en déduit que


π

xM = xΩ + x−−→ = Rt + R cos 2π − − t = Rt − R sin t =
ΩM 2
R(t − sin t)
et

yM = yΩ + y−−→ = R + R sin 2π − π − t = R − R cos t =
ΩM 2
R(1 − cos t).
(b) Domaine d’étude.
• Pour tout réel t, M (t) existe.
• Pour tout réel t, M (t + 2π) = M (t) + → −u où →−u (2πR, 0). Par
suite, on trace la courbe quand t décrit [0, 2π] et la

42
courbe complète est obtenue par translations de vecteurs k → −
u, k ∈
Z.
• Pour tout réel t, M (−t) = (−x(t), y(t)) = s(Oy) (M (t)). On trace
la courbe quand t décrit [0, π], puis on complète
par réflexion d’axe (Oy) puis par translations.
Etude des points singuliers. Pour t ∈ [0, π], x0 (t)  = R(1  −
2 t 0 t t
cos t) = 2R sin 2 et y (t) = R sin t = 2R sin 2 cos 2 . Le
 si t ∈]0, π].
point M (t) est régulier si et seulement Dans cecas,
2R sin2 (t/2)
la tangente en M (t) est dirigée par ou
2R sin(t/2) cos(t/2)
 
sin(t/2)
encore par . Etudions également le point singulier
cos(t/2)
M (0). Pour t ∈]0, π],

y(t) − y(0) R(1 − cos t) t2 /2 3


= ∼ 3 = .
x(t) − x(0) R(t − sin t) t→0 t /6 t
y(t) − y(0)
Ainsi, lim = +∞ et la tangente en M (0) est dirigée
t→0 x(t) − x(0)
t>0
par (0, 1). Ainsi,
 dans tousles cas, la tangente en M (t) est dirigée
sin(t/2)
par le vecteur . Par symétrie, M (0) est un point de
cos(t/2)
rebroussement de première espèce. Sinon, x et y sont des fonctions
croissantes sur [0, π].

2R M
b

πR 2πR

3. une courbe de Lissajous Domaine d’étude.


• Pour tout réel t, M (t) existe.
• Pour tout réel t, M (t+2π) = M (t) et la courbe complète est obtenue
quand t décrit [−π, π].
• Pour tout réel t,
   
sin(−2t) − sin(2t)
M (−t) = = = sO (M (t)).
sin(−3t) − sin(3t)
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ [0, π], puis on obtient la
courbe complète par symétrie centrale de

43
centre O.
• Pour tout réel t,

   
sin(2π − 2t) − sin(2t)
M (π − t) = = = s(Oy) (M (t)).
sin(3π − 3t) sin(3t)
 
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ 0, π2 , puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe (Oy) puis
par symétrie centrale de centre O.
• On note aussi que M (t + π) = s(Ox) (M (t)), mais cette constatation
ne permet pas de réduire davantage le domaine
d’étude.
 
Variations conjointes de x et y. Pour t ∈ 0, π2 , x0 (t) = 2 cos(2t)
et y 0 (t) = 3 cos(3t). On en déduit immédiatement le tableau suivant :

π π π
t 0 6 4 2

x′ (t) + 0 −

1
3
x 2
0 0
1 √
2
y 2
0 −1
y ′(t) + 0 −

puis on en déduit la courbe.

44
t = π/6
b
1 b b

b b
t = π/4

t=0 t = π/3
b b b

−1 1

b
−1 b

t = π/2

Points multiples. D’abord, tout point de l’arc est multiple, puisque


la courbe est parcourue une infinité de fois. Il y a essentiellement deux
« vrais points » multiples à déterminer, les autres s’en déduisent par
symétrie. L’un des deux est le point de (Ox) π d’abscisse strictement

positive obtenu pour un certain réel t de 0, 2 . Soit t ∈ 0, π2 .
π π
y(t) = 0 ⇔ sin(3t) = 0 ⇔ 3t ∈ πZ ⇔ t ∈ Z⇔t= .
3 3
Le point de la courbe qui est sur(Ox) et
 qui a une abscisse strictement
 √  
positive est le point M π3 = 23 , 0 . Sinon, on cherche t1 ∈ 0, π3
 
et t2 ∈ − 2π π
3 , − 2 tels que M (t1 ) = M (t2 ).

π π
M (t1 ) = M (t2 ) ⇒ x(t1 ) = x(t2 ) ⇔ t2 ∈ t1 + πZ ou t2 ∈ − t1 + πZ ⇒ t2 ∈ − t1 + πZ
2 2
π π
⇒ t2 = − t1 − π ⇒ t2 = − − t1 .
2 2
π
Réciproquement, si t2 = − 2 − t1 , alors x(t1 ) = x(t2 ) et donc,
 π    π 
M (t1 ) = M (t2 ) ⇔ y − − t1 = y(t1 ) ⇔ sin 3 − − t1 = sin(3t1 )
2 2
3π 3π 3π
⇔ 3t1 ∈ − − 3t1 + 2πZ ou 3t1 ∈ π + + 3t1 + 2πZ ⇔ 6t1 ∈ − + 2πZ
2 2 2
π π π
⇔ t1 ∈ − + Z ⇔ t1 =
4 3 12
  √ 
Le point M 12 π
= 12 , 22 est le point multiple d’abscisse et d’or-
donnée strictement positives.

45
4. La lemniscate de Bernoulli Domaine d’étude.
• Pour tout réel t, M (t) existe.
• Pour tout réel t, M (−t) = sO (M (t)). On étudie et construit la
courbe quand t décrit R+ et on obtient la courbe
complète par symétrie centrale de centre O.
• Pour t > 0,

  !  
1 1
1 t t3 t3 t
M = 1 , 1 = , = sy=x (M (t)).
t 1+ t4
1+ t4
1 + t4 1 + t4

On étudie et construit la courbe quand t décrit [0, 1] et on obtient la


courbe complète par réflexion d’axe la droite
d’équation y = x puis par symétrie centrale de centre O. Variations
conjointes de x et y. Les fonctions x et y sont dérivables sur [0, 1]
et pour t ∈ [0, 1],

(1 + t4 ) − t(4t3 ) 1 − 3t4 3t2 (1 + t4 ) − t3 (4t3 ) t2 (3 − t4 )


x0 (t) = = et y 0
(t) = = .
(1 + t4 )2 (1 + t4 )2 (1 + t4 )2 (1 + t4 )2

On en déduit immédiatement le tableau :

1
t 0 √
4
3
1

x′ (t) + 0 -

( 4 3)3
4
x
1
0 2

1
2
y
0

y (t) 0 +

La tangente en M (0) est dirigée par le vecteur (1, 0). Par symétrie, la
tangente en « M (+∞) » est dirigée par le vecteur (0, 1).

46
1

−1 1

−1
5. Les tractrices

x = f (t) + R cos t
(a) Cherchons les arcs solutions sous la forme
y = R sin t
où f est une foncton dérivable sur un certain intervalle  I (de  sorte
f (t)
que le point M (t) est sur le cercle C(t) de centre et de
0
rayon R). La trajectoire cherchée est orthogonale à chaque cercle
C(t) si et seulement si la tangente à cette trajectoire en M (t) est
orthogonale à la tangente au cercle C(t) en M (t) ou encore « si et
seulement si » les vecteurs (f 0 (t) − R sin t, R cos t) et (− sin t, cos t)
sont orthogonaux. Cette dernière condition s’écrit −f 0 (t) sin t +
R
R(sin2 t + cos2 t) = 0 ou encore f 0 (t) = sin t ou enfin, f (t) =
t
R ln tan 2 + C. Les arcs solutions sont les arcs de la forme t 7→
  
R ln tan 2t + cos t + C
, où C ∈ R.
R sin t

47
  
R ln tan 2t + cos t
Les courbes solutions se déduisent de la courbe t 7→
R sin t


par translations de vecteurs colinéaires à i . On peut montrer que
la courbe obtenue est la trajectoire de la roue arrière d’une voiture
quand celle-ci se gare en marche avant, la roue avant étant quant
à elle collée au trottoir.
(b) Domaine d’étude. La fonction t 7→ M (t) est 2π-périodique et
on l’étudie donc sur [−π, π]. Pour t ∈ [−π, π], M (t) existe si et
seulement si t ∈] − π, π[\{0}. Pour t ∈] − π, π[\{0}, M (−t) =
s(Ox) (M (t)) puis

π t
  !  !
R ln tan 2 − 2 + cos(π − t) R − ln tan 2t − cos t
M (π−t) = = = sOy (M
R sin(π − t) R sin(t)
 
On étudie et on construit la courbe quand t décrit 0, π2 , et on
obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Oy) puis par ré-
flexion
 πd’axe
 (Ox). Dérivée. Etude des points singuliers. Pour
t ∈ 0, 2 ,

−−→ 1
 ! 2
!  
dM R sin t − sin t R cos
sin t
t
cos t cos t
(t) = = =R .
dt R cos t R cos t sin t sin t

−→ →
− 
cos2 t
Par suite, dM π
dt (t) = 0 ⇔ sin t = 0 ⇔ t = 2 . Le point  M π2 est
un point singulier. Quand t tend vers π2 , y(t) − y π2 = R(sin t −
 2
1) = −R 1 − cos π2 − t ∼ − R2 π2 − t . D’autre part, posons
h = π2 − t ou encore t = π2 − h. Quand t tend vers π2 ,

  
0 cos2 t sin2 h 2 π 2 π 2
x (t) = R =R ∼ Rh = R t − +o t − ,
sin t cos h 2 2

et donc par intégration,

 
π R π 3 π 3 R π 3
x(t) − x( ) = t− +o t− ∼ t− .
2 3 2 2 3 2

Comme d’autre part, y(t) − y π2 = −R(1 − sin t) = −R(1 −
2
cos h) ∼ − R2 h2 = − R2 t − π2 , on en déduit que

π
 
π 2
y(t) − y 2 − R2 t − 2 3
π ∼  =− ,
x(t) − x 2
R
t− π 3 2 t − π2
3 2

48
y(t) − y( π2 )
et donc limπ = +∞. Par symétrie d’axe (Oy), la tan-
t→ 2 x(t) − x( π2 )
t< π2
 →
− 
gente en M π2 est dirigée par j et M π2 est un point de re-
broussement de  première
 espèce. Sinon, x0 et y 0 sont strictement
π
positives sur 0, 2 . On en déduit que x et y sont strictement
croissantes sur cet intervalle. Quand t tend vers 0 par valeurs su-
périeures, x(t) tend vers −∞ et y(t) tend vers 0. On en déduit
que la droite d’équation x = 0 est asymptote à la courbe. D’autre
part, x croit de −∞ à 0 pendant que y croit de 0 à 1. Courbe.

−R

Correction 111. 1. Domaine d’étude. M (t) existe si et seulement si


t∈/ {−1, 1}. Sinon, il n’y a pas de symétrie particulière (la fonction y
est effectivement paire, mais x n’est ni paire ni impaire).
Dérivée. Pour t ∈] − 1, 1[\{0},

t3 3 2 1
x0 (t) = x(t)(3 ln |t| − 2 ln |t + 1| − ln |t − 1|)0 = 2
( − − )
(t + 1) (t − 1) t t+1 t−1
t3 3(t2 − 1) − 2(t2 − t) − (t2 + t) t2 (t − 3)
= 2
= ,
(t + 1) (t − 1) t(t + 1)(t − 1) (t + 1)3 (t − 1)2

et

2t(t2 − 1) − 2t(t2 ) −2t


y 0 (t) = 2 2
= 2 ,
(t − 1) (t − 1)2
ce qui reste vrai par continuité de x et y en 0.
−→
Etude des points singuliers. Pour t ∈] − 1, 1[, dM ~
dt (t) = 0 ⇔ t = 0.
M (0) = (0, 0) est l’unique point singulier. Pour t ∈] − 1, 1[\{0},

y(t) − y(0) t2 (t + 1)2 (t − 1) t+1


= 2 3
= .
x(t) − x(0) t −1 t t
y(t)−y(0)
Par suite, x(t)−x(0) tend vers +∞ quand t tend vers 0 par valeurs
supérieures et vers −∞ quand t tend vers 0 par valeurs inférieures.
La tangente en M (0) est dirigée par ~j et d’autre part, M (0) est un
point de rebroussement de première espèce.

49
Etude quand t tend vers ±∞. Quand t tend vers ±∞, M (t) tend
vers le point (1, 1). On prolonge la courbe en posant M (∞) = 1, 1).
On a alors

y(t) − y(∞) t2 t3 −1 1 (t + 1)2 (t − 1) t+1 1


=( 2 −1)( 2
−1) = 2 2
= 2
∼−
x(t) − x(∞) t −1 (t + 1) (t − 1) t − 1 −t + t + 1 −t + t + 1 t

Cette expression tend donc vers 0 quand t tend vers ±∞ et la tangente


en M (∞) est dirigée par ~i.
Etude quand t tend vers 1. Quand t tend vers 1, x(t) ∼ 14(t − 1)
1
et y(t) ∼ 2(t−1) . Donc, x et y tendent vers l’inifini et il y a branche
y(t)
infinie. De plus, x(t) ∼ 2. Puis,

t2 t3 t2 (t + 1) − 2t3 t2
y(t)−2x(t) = −2 = = − .
t2 − 1 (t + 1)2 (t − 1) (t + 1)2 (t − 1) (t + 1)2

Cette dernière expression tend vers − 41 et la droite (∆) d’équation


y = 2x − 14 est asymptote à la courbe.
Etude quand t tend vers -1. Quand t tend vers 1, x(t) ∼ 12(t + 1)2
−1
et y(t) ∼ 2(t+1) . Donc, x et y tendent vers l’inifini et il y a branche
y(t) y(t)
infinie. De plus, x(t) ∼ −(t + 1). Par suite, x(t) tend vers 0 quand t
tend vers −1. La courbe admet une barnche parabolique de direction
(Ox).
Variations conjointes de x et y. On rappelle que pour t ∈ R \
t2 (t−3) −2t
{−1, 1}, x0 (t) = (t+1) 0
3 (t−1)2 et y (t) = (t2 −1)2 . On en déduit le tableau
suivant :

t −∞ −1 0 1 3 +∞
x′ (t) + − 0 − − 0 +
+∞ +∞ +∞ 1
x 0
27
1 −∞ 32
+∞ 0 +∞
9
y 8
1 −∞ −∞ 1

y (t) + + 0 − −

On peut noter que la tangente en M (3) est dirigée par le vecteur ~j.
Voir graphique page suivante.

50
t = 1+
3

2
t = −1−
1
t = ±∞
t=0
−1 1 2 3 4 5 6 7 8
−1 t = −1+

t = 1−

Dans la suite de cet exercice, je ne détaillerai que très peu ou pas du


tout l’étude de la courbe.
2.

4
3
2
1

−1 1 2 3 4 5 6 7 8 9
−1
−2
−3
−4
−5

51
3.

−1 1
−1

−2

−3
 2t
x= 1+t2
4. t+2
y= 1−t2

52
3

−1 1
−1

−2

−3

53
5.

−1 1
−1
(
t3
x= t2 −9
6. t(t−2)
y= t−3

−1
−1

(
t3
x= 1+3t
7. 3t2
y= 1+3t

54
1

−1 1
−1


x = t2 + t3
8.
y = t2 + t3 − 2t4 − 2t5

55
1

−1 1
−1

56
Correction 112. 1. On a vu dans l’exercice ??, que la tangente (Tt )
en M (t) est toujours dirigée par le vecteur ~u(t) = (− cos t, sin t). Une
équation de la tangente en M (t) est donc sin t(x − a cos3 t) + cos t(y −
a sin3 t) = 0 ou encore

x sin t + y cos t = a sin t cos t (Tt ).


Soit (t, u) ∈ [−π, π]2 .

π
(Tt )⊥(Tu ) ⇔ ~u(t)|~u(u) = 0 ⇔ cos t cos u+sin t sin u = 0 ⇔ cos(t−u) = 0 ⇔ u ∈ t+ +πZ.
2
Il est alors clair que l’orthoptique est l’ensemble des points d’intersec-
tion des tangente (Tt ) et (Tt+ π2 ) quand t décrit R.


x sin t + y cos t = a sin t cos t
M (x, y) (Tt ) ∩ (Tt+ π2 ) ⇔
x cos t − y sin t = −a sin t cos t
a sin t cos t cos t sin t a sin t cos t
⇔x=− et y = −
−a sin t cos t − sin t cos t −a sin t cos t
⇔ x = a sin t cos t(− cos t + sin t) et y = a sin t cos t(cos t + sin t)
 
a sin t cos t(− cos t + sin t)
L’orthoptique cherchée est la courbe t 7→ .
a sin t cos t(cos t + sin t)

−a a

−a

Correction 117. 1. (Lemniscate


p de Bernoulli.) Soit C la courbe
d’équation polaire r = cos(2θ). Domaine d’étude.
p Notons D le
domaine de définition de la fonction r : θ 7→ cos(2θ). • θ ∈ D ⇔
θ + 2π ∈ D et pour θ ∈ D,

57
M (θ + 2π) = [r(θ + 2π), θ + 2π] = [r(θ), θ + 2π] = [r(θ), θ] = M (θ).
On obtient donc la courbe complète quand θ décrit un intervalle de
longueur 2π comme [−π, π]. • θ ∈ D ⇔ −θ ∈ D et pour θ ∈ D,
M (−θ) = [r(−θ), −θ] = [r(θ), −θ] = s(Ox) (M (θ)).
On étudie et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
[0, π] puis on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Ox).
• θ ∈ D ⇔ π − θ ∈ D et pour θ ∈ D,
M (π − θ) = [r(π − θ), π − θ] = [r(θ), π − θ] = s(Oy) (M (θ)).

On πétudie
 et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
0, 2 puis on obtient la courbe
  complète par réflexion d’axe (Oy) 
puis d’axe (Ox). Pour θ ∈ 0, π2 , θ ∈ D ⇔ cos (2θ) > 0 ⇔ θ ∈ 0, π4 .
On étudie donc la courbe sur 0, π4 . Variations  π  et signe de r. La
fonction
 r
 est strictement décroissante sur 0, 4 , strictement
 positive
sur 0, π4 et s’annule  en π
4 . Etude en π
4 . M π
4 = O et donc la
tangente en M 4 est la droite passant par O et d’angle polaire π4
π

ou encore la droite d’équation y = x.


Etude en 0. M(0) est le point de coordonnées cartésiennes (1, 0).
Pour θ ∈ − π4 , π4 ,
−→ sin(2θ) →
− p →
− −→ →
− →

dM √ dM
dθ (θ) = − u θ + cos(2θ) v θ et donc dθ (0) = v 0 = j .
cos(2θ)

M (0) est le point de coordonnées cartésiennes (1, 0) et la tangente en




M (0) est dirigée par j

−1 1

−1

58


2. Soit C la courbe d’équation polaire r = sin 3 . Domaine d’étude.
• Pour θ ∈ R,
M (θ + 6π) = [r(θ + 6π), θ + 6π] = [r(θ), θ + 6π] = [r(θ), θ] = M (θ).
On obtient donc la courbe complète quand θ décrit un intervalle de
longueur 6π comme [−3π, 3π]. • Pour θ ∈ [−3π, 3π],
M (−θ) = [r(−θ), −θ] = [−r(θ), −θ] = [r(θ), π − θ] = s(Oy) (M (θ)).
On étudie et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
[0, 3π] puis on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Oy).
• Pour θ ∈ [0, 3π], M (3π−θ) = [r(3π − θ), 3π − θ] = [−r(θ), 3π − θ] =
[r(θ), −θ] = s(Ox) (M (θ)). On étudie et on construit la portion de
 
courbe correspondant à θ ∈ 0, 3π 2 puis on obtient la courbe com-
plète par réflexion d’axe (Ox) puis d’axe (Oy).
    3π  3π   
• Pour θ ∈ 0, 3π 3π
2 , M 2 − θ = r 2 − θ , 2 − θ = r(θ), 2 − θ =

sy=−x (M (θ)). On étudie


 et on construit la portion de courbe corres-

pondant à θ ∈ 0, 4 puis on obtient la courbe complète par réflexions
successives d’axes la droite d’équation y = −x, puis d’axe (Ox) et en-
fin d’axe (Oy).
• Remarque. La fonction r admet 3π pour plus petite période stric-
tement positive. Pourtant, on n’obtient pas la courbe complète quand
θ décrit [0, 3π] car 3π ne fournit pas un nombre entier de tours. Plus
précisément,
M (θ + 3π) = [r(θ + 3π), θ + 3π] = [r(θ), θ + π] = sO (M (θ)).
Variations
 3π  et signe de r. La fonction r est strictement positive sur
0,
 3π4  et s’annule en 0. La fonction r est strictement croissante sur
0, 4 . • M (0) est le point O. La tangente en M (0) est la droite
passant par O d’angle polaire 0 c’est-à-dire l’axe (Ox).

59
1

−1 1

 
tra é sur 0, 3π2
−1

−1 1

−1
ourbe omplète

3. Soit C la courbe d’équation polaire r = aebθ . L’étude est très brève.


La fonction r : θ 7→ aebθ est strictement positive et strictement crois-
sante sur R. Tout en tournant, on ne cesse de s’écarter de l’origine : la
courbe est une spirale.

60
5
tra é quand

4 a = 2, b = 0, 01

−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1

−2

−3

−4

−5

4. Soit C la courbe d’équation polaire r = 2 cos(θ) + 1.


Domaine d’étude. • Pour θ ∈ R, M (θ + 2π) = M (θ). On obtient
donc la courbe complète quand θ décrit un intervalle de longueur 2π
comme [−π, π]. • Pour θ ∈ [−π, π], M (−θ) = s(Ox) (M (θ)). On étudie
et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈ [0, π] puis
on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Ox). Variations
et signe de r. La fonction r est strictement  2π décroissante sur [0, π].
La fonction
  r est strictement positive sur 0, 3 , strictement négative
sur 2π 3 , 0 et s’annule en 2π
3 Donc
.  2πla fonction θ 7→ OM (θ) = |r(θ)|
est
 2π strictement
 décroissante
 sur 0, 3 et strictement croissante
 sur
2π 2π
3 , π . • M 3 est le point O. La tangente en M 3 est la droite
passant par O d’angle polaire 2π c’est-à-dire la droite d’équation y =
√ 3
− 3x. • Par symétrie par rapport à (Ox), les tangentes en M (0) et
M (π) sont parrallèles à (Oy).

61
2

1 2 3

−1

−2

5. Soit C la courbe d’équation polaire r = tan 2θ
3 . Domaine d’étude. 
Notons D le domaine de définition de la fonction r : θ 7→ tan 2θ 3 .
• θ ∈ D ⇔ θ + 6π ∈ D et M (θ + 6π) = M (θ). On obtient donc la
courbe complète quand θ décrit un intervalle de longueur 6π comme
[−3π, 3π]. • θ ∈ D ⇔ −θ ∈ D et M (−θ) = s(Oy) (M (θ)). On étudie
et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈ [0, 3π] puis
on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Oy). • θ ∈ D ⇔
3π − θ ∈ D et M (3π − θ) = s(Ox) (M (θ)). On étudie et on construit
 
la portion de courbe correspondant à θ ∈ 0, 3π 2 puis on obtient la
courbe complète par réflexion d’axe (Ox) puis par réflexion d’axe
(Oy). • θ ∈ D ⇔ 3π 2 − θ ∈ D et
    
M 3π 3π π
2 − θ = −r(θ), 2 − θ = r(θ), 2 − θ = sy=x (M (θ)).

On 3π
étudie
 et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
0, 4 puis on obtient la courbe complète par réflexions successives
d’axe la droite
 d’équation
 y = x, puis d’axe (Ox) et enfin d’axe (Oy).

• Pour θ ∈ 0,  43π , r(θ) existe si et seulement si θ 6= 3π4 . On étudie
donc sur θ ∈ 0, 4 .
 3π  et signe de r. La fonction
Variations  3πr est strictement croissante
sur 0, 4 , strictement positive sur 0, 4 et s’annule en 0.
• La tangente en M (0) = O est la droite passant par O et d’angle
polaire 0 c’est-à-dire l’axe (Ox). • Etude quand θ tend vers 3π 4 .
Quand θ tend vers 3π 4 par valeurs inférieures, r(θ) tend vers +∞. la

courbe admet donc une direction asymptotique d’angle polaire 4 ou
encore d’équation y = −x. Recherchons une éventuelle
 droite asymp-

tote. Pour cela, étudions lim r(θ) sin θ − . Posons h = 3π
4 −θ
θ→ 3π
4
4
θ< 3π
4

62

ou encore θ = 4− h.
3π π

r(θ) sin θ − = tan
4 2 − 2h3 sin(−h) = − cotan h sin h =
− cos h → −1.
Ainsi, C admet une droite asymptote (D) quand θ tend vers 3π4 . De
plus,
−−→ −
M (x, y) ∈ (D) ⇔ OM .→v 3π = −1 ⇔ − √12 x − √12 y = −1 ⇔ y =
4 √
−x + 2.

−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1

−2

−3

−4

Correction 118. Domaine d’étude. Notons D le domaine de définition


de la fonction r : θ 7→ 22 cos θ+1
sin θ+1 . ∀θ ∈ R, θ ∈ D ⇔ θ + 2π ∈ D et
M (θ + 2π) = M (θ). On obtient donc la courbe complète quand θ décrit
un intervalle
 de longueur 2π comme [−π, π]. Pour θ ∈ [−π, π], 2sin θ + 1 =
0 ⇔ θ ∈ − 5π 6 , − π
6 . On étudie donc la courbe sur [−π, π] \ − 5π π
6 ,−6 .
Signe de r.

θ −π − 5π
6
− 2π
3
− π6 2π
3
π
2 cos θ + 1 − − 0 + + 0 −
2 sin θ + 1 + 0 − − 0 + +
signe de r − + 0 − + 0 −

Variations de r.La fonction r est dérivable sur [−π, π] \ − 5π π
6 ,−6 et
pour θ ∈ [−π, π] \ − 5π π
6 ,−6

63
−2 sin θ(2 sin θ+1)−2 cos θ(2 cos θ+1)
r0 (θ) = (2 sin θ+1) 2 = −4−2 cos θ−2 sin θ
(2 sin θ+1)2
=

−4−2 2 cos(θ− π4 )
(2 sin θ+1)2
< 0.
   5π π 
 π r est strictement décroissante sur 5π
La fonction −π, − 5π
6 , sur − 6 , − 6
et sur − 6 , π . Etude quand θ tend vers − 6 . lim r(θ) = −∞ et
θ→− 5π
6
x<− 5π
6
lim r(θ) = +∞. Donc la courbe C admet une direction asymptotique
θ→− 5π
6
x>− 5π
6
d’angle polaire − 5π
6 ou encore d’équation y =
√1 x.
3
Etudions maintenant


l’existence d’une éventuelle droite asymptote et pour cela étudions limθ→− 5π r(θ) sin θ + 6 .
6

On pose h = θ + ou encore θ =
6 − 5π
+ h de sorte que θ tend vers
6 si − 5π
6
et seulement si h tend vers 0. Quand h tend vers 0
   √ √
5π 2 cos − 5π
6 + h + 1 (1 − 3 cos h) + sin h 1− 3 1
r(θ) sin θ + = 5π sin h = √ sin h ∼ √ ×h=1− √
6 2 sin − 6 + h + 1 − 3 sin h + (1 − cos h) − 3h
Par suite, C admet une droite asymptote (D1 ) quand θ tend vers − 5π 6 . De
plus
−−→ − √
M (x, y) ∈ (D1 ) ⇔ OM .→
v − 5π = 1 − √13 ⇔ 12 x − 23 y = 1 − √13 ⇔ y =
6
√1 x + 2
− √2
3 3 3

Etude quand θ tend vers − π6 . limπ r(θ) = −∞ et limπ r(θ) = +∞.


θ→− 6 θ→− 6
x<− π6 x>− π6
Donc la courbe C admet une direction asymptotique d’angle polaire − π6 ou
encore d’équation y = − √13 x. On pose ensuite h = θ + π6 . Quand h tend vers
0
  √ √
π  2 cos − π6 + h + 1 (1 + 3 cos h) + sin h 1+ 3 1
r(θ) sin θ + = π
 sin h = √ sin h ∼ √ ×h=1+ √ .
6 2 sin − 6 + h + 1 3 sin h + (1 − cos h) 3h 3
Par suite, C admet une droite asymptote (D2 ) quand θ tend vers − π6 . De
plus
−−→ − √
M (x, y) ∈ (D2 ) ⇔ OM .→
v − π6 = 1 + √13 ⇔ 12 x + 23 y = 1 + √13 ⇔ y =
− √13 x + 2
3 + √2
3

Tableau de variation de r.

θ −π − 5π
6
− 2π
3
− π6 2π
3
π

r (θ) − − −
−1 +∞ +∞
r 0 0
−∞ −∞ −1

64
 2
Recherche des points multiples. Soit (θ1 , θ2 ) ∈ [−π, π] \ − 5π
6 ,−6
π

/ ± 2π
tel que θ1 < θ2 . On suppose de plus que θ1 ∈ 3 / ± 2π
et θ1 ∈ 3 de sorte
que M (θ1 ) 6= O et M (θ2 ) 6= O.

M (θ1 ) = M (θ2 ) ⇔ (∃k ∈ Z/ θ2 = θ1 + 2kπ et r(θ2 ) = r(θ1 )) ou (∃k ∈ Z/ θ2 = θ1 + π + 2kπ et r(θ2 ) =


⇔ θ1 ∈ [−π, 0], θ2 = θ1 + π et r(θ2 ) = −r(θ1 )
−2 cos(θ1 ) + 1 2 cos(θ1 ) + 1
⇔ θ1 ∈ [−π, 0], θ2 = θ1 + π et =− .
−2 sin(θ1 ) + 1 2 sin(θ1 ) + 1

Maintenant, pour θ ∈ [−π, 0] \ − 5π 2π π
6 ,− 3 ,−6

−2 cos(θ) + 1 2 cos(θ) + 1 1
=− ⇔ −4 cos(θ) sin(θ) + 1 = 4 cos(θ) sin(θ) − 1 ⇔ sin(2θ) =
−2 sin(θ) + 1 2 sin(θ) + 1 2
π 5π π 5π
⇔ 2θ ∈ + 2πZ ou 2θ ∈ + 2πZ ⇔ θ ∈ + πZ ou θ ∈ + πZ
6  6 12 12
11π 7π
⇔θ∈ − ,− .
12 12
11π
 π

Ainsi, les points doubles
 distincts de l’origine sont
 M − 12 = M 12 et
7π 5π 2π 2π
M − 12 = M 12 . Sinon, M − 3 = M 3 = O.

−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1

−2

−3

−4

Correction 119. 1. Domaine d’étude. La fonction r est 2π-périodique


et paire. Donc on étudie et on construit la courbe quand θ décrit [0, π]

65
et on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Ox). Variations
et signe de r. La fonction r est strictement décroissante sur [0, π],
strictement positive sur ]0, π] et s’annule en π. Etude pour θ = π.
La tangente en M (π) = O est la droite passant par O d’angle polaire
π c’est-à-dire l’axe (Ox). Par symétrie par rapport à (Ox), le point
M (π) est un point de rebroussement de première espèce.

a 2a

−a

2. Soient θ ∈ [−π, π] puis M = O + a(1 + cos θ)→



u θ le point de C de
paramètre θ.

−−→       
dM →
− →
− θ θ →− θ → −
= −a sin θ u θ + a(1 + cos θ) v θ = 2a cos − sin u θ + cos vθ
dθ 2 2 2
        
θ θ π → − θ π → − θ →−
= 2a cos cos + u θ + sin + v θ = 2a cos u 3θ + π .
2 2 2 2 2 2 2 2

−→  
dM θ θ
Longueur ` de la cardioïde. On a dθ = 2a cos 2 = 2a cos 2
(pour θ ∈ [−π, π]) et donc
R π −→ Rπ π
` = −π dM dθ dθ = 2a −π cos(θ/2) dθ = 4a [sin(θ/2)]−π = 8a.

La cardioïde d’équation polaire r = a(1 + cos θ), a > 0, a pour longueur 8a.

Développée. Le point M (θ) est régulier si et seulement si θ 6= ±π.


Dans ce cas,
−→ 
ds
dθ = dM
dθ = 2a cos 2θ et aussi →−τ (θ) = →
−u 3θ + π
2 2
→
− − 
En notant α(θ) une mesure de l’angle i , →
τ (θ) , on peut prendre

α(θ) = 2 + π2 . En notant R(θ) le rayon de courbure au point M (θ),

66
ds ds/dθ 
R(θ) = dα = dα/dθ = 43 a cos θ
2 .

Ensuite, →
−n (θ) = rπ/2 (→

τ (θ)) = −→−
u 3θ/2 et donc, en notant Ω(θ) le
centre de courbure au point M (θ),

Ω(θ) = M (θ) + R(θ)→



n (θ)
 

− 4 θ → −
= O + a(1 + cos θ) u θ − a cos u 3θ/2
3 2
        

− − 4
→ θ 3θ →
− θ 3θ
= O + a(1 + cos θ) cos(θ) i + sin(θ) j − a cos cos i + cos sin
3 2 2 2 2
  
2 →
− 2
= O + a cos(θ) + cos2 (θ) − (cos(θ) + cos(2θ)) i + sin(θ) + sin(θ) cos(θ) − (sin(θ
3 3
    
2 1 1 →
− 1 1 →

=O+a + cos(θ) − cos2 (θ) i + sin(θ) − sin(θ) cos(θ) j
3 3 3 3 3
2a →
− a
=O+ i + (1 − cos θ)→−uθ
3 3
Notons Γ la développée cherchée. On a Γ = t ◦ h(C1 ) où t est la trans-


lation de vecteur 2a
3 i , h est l’homothétie de centre O et de rapport
1
3 et C1 la courbe d’équation polaire r = a(1 − cos θ). Maintenant, en
notant r la fonction θ 7→ a(1+cos θ) et r1 la fonction θ 7→ a(1−cos θ),
[r1 (θ + π), θ + π)] = [a(1 + cos θ), θ + π] = sO ([r(θ), θ)]).
La courbe C1 est donc la symétrique par rapport à O de la courbe C.
En résumé, la développée de C est l’image de C par la transformation
t ◦ h ◦ sO : c’est encore une cardioïde.

a 2a

−a

Correction 120. Soient (R, θ) ∈ R2 puis M le point du plan dont un couple


de coordonnées polaires est [r, θ].

67
M ∈ C ⇔ x2 (x2 + y 2 ) − (y − x)2 = 0 ⇔ r2 cos2 θ × r2 − (r sin θ − r cos θ)2 = 0
 
2 2 2 2 2 sin θ − cos θ 2
⇔ r [r cos θ − (sin θ − cos θ) ] = 0 ⇔ r = 0 ou r = (cos θ = 0 ne fournit p
cos θ
⇔ r = 0 ou r = tan θ − 1 ou r = 1 − tan θ.

C est donc la réunion de la courbe (C1 ) d’équation polaire r = tan θ − 1, (C2 )


d’équation polaire r = 1 − tan θ et {O}. On note que le point O appartient
à (C1 ) car θ = π4 fournit r = 0. Donc C = C1 ∪ C2 ∪ {O} = C1 ∪ C2 . Ensuite,
on notant r1 et r2 respectivement la fonction θ 7→ tan θ − 1 et r2 = −r1 ,

M [θ + π, r2 (θ + π)] = M [θ + π, r2 (θ)] = M [θ + π, −r1 (θ)] = M [θ, r1 (θ)],

et comme θ + π décrit R si et seulement si θ décrit R, les courbes C1 et C2


sont une seule et même courbe.

C est la courbe d’équation polaire r = tan θ − 1.

Construction de C.

−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1

−2

−3

−4

Correction 121. Développée. M (θ) = O + aeθ →



u θ puis
−→ √ → →  √ −
dM
dθ = aeθ (→

uθ +→

v θ ) = a 2eθ cos π
4

u θ + sin π
4

v θ = a 2eθ →
u θ+ π4 .

68

On en déduit ds
dθ = a 2eθ et →

τ (θ) = →

u θ+ π4 . On peut alors prendre α(θ) =
θ + π4 et donc dα
dθ = 1. Par suite

ds/dθ

a 2eθ

R(θ) = dα/dθ = 1 = a 2eθ .
 −
D’autre part, →

n (θ) = →

τ θ + π2 = →
u θ+ 3π = √1 (−→
2

uθ +→

v θ ) et donc
4


Ω(θ) = M (θ) + R(θ)→

n (θ) = O + aeθ →

u θ + a 2eθ . √12 (−→

uθ +→

v θ) =
θ →

O + ae v = r π (M (θ)).
θ O, 2

La développée de la spirale logarithmique d’équation polaire r = aeθ est


l’image de cette spirale par le quart de tour direct de centre O.

M(θ)
b

Ω(θ) b

Correction 122. 1. L’astroïde complète est obtenue quand t décrit  [−π, π] 


Rπ − →
dM
−→
dM −3a sin t cos2 t
et pour des raisons de symétrie, L = 4 0 2 dt dt. Or dt = =
3a cos t sin2 t
 
− cos t −→
3a sin t cos t et donc dM dt = 3a| sin t cos t| = 3a 2 | sin(2t)|
sin t
puis
R π/2 − → R π/2 h iπ/2
dM cos(2t)
L=4 0 dt dt = 6a 0 sin(2t) dt = 6a − 2 = 6a.
0

L = 6a.

69
   
−→ R(1 − cos t)  sin(t/2)
dM t
2. dt = = 2R sin 2 sin t cos t et donc
R sin t cos(t/2)
−→ 
dM
dt = 2R sin 2t puis

R 2π −→
dM
R 2π t
  t
2π
L= 0 dt dt = 2R 0 sin 2 dt = 4R − cos 2 0
= 8R.

L = 8R.
(
x=t
3. Une représentation paramétrique de Γ est t2 , 0 6 t 6 a et
y = 2p
donc

Z Z s Z
ap a a/p p
t2
L= (x0 (t))2 + (y 0 (t))2 dt = 1 + 2 dt = p u2 + 1 du
0 0 p 0
! s
h p ia/p Z u2 a/p
a2
Z a/p
u2 + 1 − 1
=p u u2 + 1 − du √ =a 1+ −p √ du
0 0 u2 + 1 p2 0 u2 + 1
s  
a2 a
= a 1 + 2 − L + p argsh ,
p p

et donc
 q  
1 a2 a
L= 2 a 1+ p2
+ p argsh p .

4. La cardioïde complète est obtenue quand θ décrit [−π, π].


−→
dM
dθ = a ((− sin θ)→

u θ + (1 + cos θ)→
−v θ) =
   
2a cos 2θ − sin 2θ → −
u θ + cos 2θ →−vθ .
− − −→
Comme le vecteur − sin 2θ →
u θ + cos 2θ →
v θ est unitaire, dM
dθ =

2a cos 2θ puis
Rπ  Rπ   π
L = −π 2a cos 2θ dt = 4a 0 cos 2θ dt = 8a sin 2θ 0 = 8a.

L = 8a.

Correction 123. On obtient la courbe complète quand t décrit ]−π, 0[∪]0, π[.
Puisque M (−t) = s(Ox) (M (t)) et M (π − t) = s(Oy)  (M  (t)), on se contente
π
d’étudier et de construire la courbe quand t ∈ 0, 2 puis on obtient la
courbe
 πcomplète
 par réflexions successives d’axe (Oy) puis d’axe (Ox). Pour
t ∈ 0, 2 ,

70
   cos2 t   
−→ R(− sin t + sin1 t ) cos t
dM
dt = =R sin t = R cos t
sin t =
R cos t cos t sin t
 
cos t
R cotan t .
sin t
 
 π
 cos t
Puisque R cotan t > 0 pour t ∈ 0, 2 et puisque le vecteur est
sin t
unitaire, on a
 
cos t
ds
dt = R cotan t puis →

τ (t) = .
sin t

− sin t
On a donc →

n (t) = et d’autre part, on peut prendre α(t) = t.
cos t
En notant ρ(t) le rayon de courbure au point M (t),

ds ds/dt
ρ(t) = dα = dα/dt = R cotan t,

puis

    
R cos t + ln tan 2t − sin t
Ω(t) = M (t) + ρ(t)→

n (t) = + R cotan t
R sin t cos t
 
R ln tan 2t
= R .
sin t
 
R ln tan 2t
La développée cherchée est l’arc t 7→ R , t ∈] − π, 0[∪]0, π[ (en
sin t
complétant par symétrie). Quand t décrit ]0, π[, on effectue alors le change-
ment de paramètres t 7→ R ln tan 2t = u qui est un C 1 -difféomorphisme de
]0, π[ sur R. On obtient x = u puis
  
R R t 1 eu/R +e−u/R u
y = 2 tan t = 2 tan 2 + tan t = R 2 = R ch R .
2 2
1+tan2 2t

Le
 support de la développée sur ]0, π[ est aussi le support de l’arc u →
7
u 
u , u ∈ R ou encore la chaînette d’équation cartésienne y =
R ch R
x

R ch R .

71
Ω(θ)


b

x
R
h
Rc
y=
R

M(θ) b

−R

Quand t décrit [0, 2π], on obtient une arche de cycloïde complète. Les autres


arches s’en déduisent par translations de vecteurs 2kπR i . Pour t ∈ [0, 2π]
   !
−→ R(1 − cos t)  sin 2t
dM
dt = = 2R sin 2t  .
R sin t cos t 2

t

Le point M (t) est régulier pour t ∈]0, 2π[ et pour t ∈]0, 2π[, 2R sin > 0.
 ! 2
sin 2t
Puisque le vecteur  est unitaire, on a
cos 2t

72
t
 ! π t
 !
 sin cos −
et →

ds t 2 2 2
dt = 2R sin 2 τ (t) =  =  .
cos 2t sin π
2 − t
2

t !
− cos
On en déduit que →
− 2
n (t) =  et d’autre part, on peut prendre
t
sin 2
π
α(t) = 2 − 2t . En notant ρ(t) le rayon de courbure au point M (t),

ds ds/dt 2R sin( 2t ) t

ρ(t) = dα = dα/dt = − 12
= −4R sin 2 ,

et donc

    t
 ! 
R(t − sin t) t − cos R(t − sin t) + 2R s
Ω(t) = M (t) + ρ(t)→
− 2
n (t) = − 4R sin  =
R(1 − cos t) 2 sin t R(1 − cos t) − 2R(1 −
2
 
R(t + sin t)
= .
−R(1 − cos t)
 
R(t + sin t)
La développée cherchée est l’arc t 7→ . Poursuivons.
−R(1 − cos t)
     
R(t + π − sin t) R(t − sin t) πR →

Ω(t + π) = = + u (M (t)) où u = (πR, −2R).
= t−

−R(1 + cos t) R(1 − cos t) −2R

Ainsi, le centre de courbure au point M (t + π) est le translaté du point M (t)


dans la translation de vecteur (πR, −2R) et donc la développée de la cycloïde
est la translatée de la cycloïde par la translation de vecteur (πR, −2R). En
particulier, c’est encore une cycloïde.

M(t)
b



u M(t + π) b

Ω(t + π)

 
t
C est le support de la courbe paramétrée t 7→ M (t) = . M (t) est
t3
 
−→ 1
birégulier si et seulement si t/neq0. Pour t ∈ R, dM
dt = . Par suite
3t2

73
 
√ 1
ds
= 1+ 9t4 et →

τ (t) = √ 1 .
dt 1+9t4 3t2
 
−3t2
Donc, d’une part →

n (t) = √ 1
1+9t4
et d’autre part, puisque les co-
1
 
ordonnées de →−
τ (t) sont positives, on peut prendre α(t) = arccos √1+9t1
4
.
Par suite, pour t 6= 0


dt = − − 12 36t3 (1 + 9t4 )−3/2 × q 1
1
= 6t
1+9t4
1−
1+9t4

puis

ds/dt (1+9t4 )3/2


R(t) = dα/dt = 6t ,

et donc
    t 9t5
!
t −3t2 −
Ω(t) = M (t) + R(t)→
− 1+9t4 2 2
n (t) = + = .
t3 6t 1 5t3
+ 1
2 6t

74
8

−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1

−2

−3

−4

−5

−6

−7

−8
 
t
Correction 124. C est le support de l’arc paramétré t 7→ , t > 0.
ln t
 q  !
  q
−→ 1 1/ 1 + t12 √
1+t2
√ t
dM
= = 1+ 1  q  = 1+t2 .
dt 1/t t2 t √ 1
1/ t 1 + t12 1+t2

75
√  
ds 1+t2 √ 1
Donc, dt = t et on peut prendre α(t) = arcsin 1+t2
puis

dα t 1
dt = − (t2 +1)3/2
q
1
= − t21+1 ,
1−
1+t2

et finalement
ds/dt
R(t) = dα/dt = − 1t (t2 + 1)3/2 .

Pour t > 0, posons f (t) = |R(t)| = 1t (t2 + 1)3/2 . f est dérivable sur ]0, +∞[
et pour t > 0,
√ √
t2 +1 t2 +1
f 0 (t) = − t12 (t2 +1)3/2 +3(t2 +1)1/2 = t2
(−(t2 +1)+3t2 ) = t2
(2t2 −1).
√ 3/2 √
3 3
f admet un minimum en t = √1 égal à 2 1
+1 =
2 2 2 .

√  
3 3 √1
Le rayon de courbure minimum est 2 et est le rayon de courbure en M 2
, − π2 < t < π2 .

 
t
Correction 125. C est le support de l’arc paramétré t 7→ .
ln(cos t)
   
−→ 1 cos t
dM 1
dt = = cos t .
− sin t/ cos t − sin t
 
1 cos t ds
Puisque > 0 et que
cos t est unitaire, on a successivement dt =
− sin t
   
1 →
− cos t →
− sin t
cos t , τ (t) = , n (t) = , α(t) = −t puis
− sin t cos t

ds/dt
R(t) = dα/dt = − ds 1
dt = − cos t .

Ensuite, si s est l’abscisse curviligne d’origine 0 orientée dans le sens des t


croissants,
Rt 0
Rt 1 t π

s(t) = 0 s (u) du = 0 cos u du = ln tan 2 + 4 .

Enfin,
   

− t 1 sin t
Ω(t) = M (t) + R(t) n (t) = − cos t =
ln(cos t) cos t
 
t − tan t
.
ln(cos t) − 1

76
1

−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1

−2

−3

−4

−5

−6

−7

Correction
  126. Soit λ ∈ R. Cλ est le support de l’arc paramétré t 7→
t
. C0 est l’axe (Ox) et donc C0 n’est pas défini, puis C−λ est la
λte−t
symétrique de Cλ par rapport à l’axe (Ox) et donc C−λ est le symétrique de
Cλ par rapport à l’axe (Ox). Dans ce qui suit, on suppose λ > 0.
 
−→ 1
dM
dt = λ(1 − t)e−t
.
 
ds
p →
− 1 1
Par suite dt = 1 + λ (1 − t) e , τ (t) = √ 2
2 2 −2t ,
1+λ (1−t)2 e−2t λ(1 − t)e−t
   

− 1 −λ(1 − t)e−t 1
n (t) = √ 2 et on peut prendre α(t) = arccos √ 2
1+λ (1−t)2 e−2t 1 1+λ (1−t)2 e−2t


(car τ (t) a une abscisse strictement positive). Ensuite,
dα λ2 ((2t−2)−2(t−1)2 )e−2t 1
dt = 2(1+λ2 (1−t)2 e−2t )3/2
q
1
1−
1+λ2 (1−t)2 e−2t

dα −4λ2 q 1 −2λ ds/dt 1


et donc dt (0) = 2(1+λ2 )3/2 1− 1
= 1+λ2
puis R(0) = dα/dt (0) = − 2λ (1 +
1+λ2

λ2 )3/2 et donc
 
−λ
Cλ = Ω(0) = M (0) + R(0)→

n (0) = O − 2λ 1 1
(1 + λ2 )3/2 √1+λ2
=
1
 
(1 + λ2 )/2
.
−(1 + λ2 )/(2λ)

77
 
(1 + λ2 )/2
L’ensemble des Cλ , λ ∈ R∗ , est le support de l’arc λ 7→ ,
−(1 + λ2 )/(2λ)
λ ∈ R∗ .

2
C3
1
C1
b

−7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
C1
−1 b

b
C3
−2

−3

−4

−5

−6

−7

Correction 127.
1. Pour f (x) = sin2 x + cos x, le domaine de définition de f est R, et
f est de classe C ∞ . On remarque que f est 2π-périodique et paire, il
suffit donc de faire l’étude de f sur l’intervalle [0; π].
— Variations de f
Pour x ∈ [0; π], f 0 (x) = 2 sin x cos x − sin x = sin x(2 cos x − 1) et
donc f 0 (x) = 0 si et seulement si x ∈ {0; π3 ; π}. Comme sin x > 0 si

78
x ∈]0; π[, pour étudier le signe de f 0 (x), il suffit d’étudier le signe
de (2 cos x − 1), et on obtient
π
x 0 3 π
0
f (x) 0 + 0 − 0
5
4
f % &
1 −1
— Tangentes horizontales
Le graphe de f possède une tangente horizontale là où f 0 s’annule,
c’est-à-dire aux points de coordonnées (0, 1), ( π3 , 54 ) et (π, −1). En
particulier, la tangente au point d’abscisse 0 est horizontale et a
pour équation y = 1. Pour déterminer la position de la courbe par
rapport à sa tangente en ce point, on étudie le signe de f (x) − 1
pour x proche de 0 :
f (x) − 1 = sin2 x − 1 + cos x = − cos2 x + cos x = cos x(1 − cos x)
Cette expression est positive au voisinage de 0 (et même > 0 pour
x 6= 0 proche de 0). La courbe est donc au-dessus de sa tangente.
— Points particuliers
Le graphe de f coupe l’axe des abscisses entre 0 et π en un unique
point x0 , qu’on détermine en résolvant
f (x) = 0 ⇐⇒ 1−cos2 x+cos x = 0 ⇐⇒ X 2 −X−1 = 0 (X = cos x)
ce qui donne

deux solutions pour X,√
mais une seule dans [−1; 1] :
1− 5 1− 5
X = 2 et donc x0 = arccos( 2 ).
Le graphe de f est obtenu sur [−π; π] par symétrie par rapport à l’axe
des ordonnées, puis sur R par 2π-périodicité.
y

π
0 π x0 x
3

x
y = sin2 x + cos x

79
2. Pour f (x) = x + ln(1 + ex ), le domaine de définition de f est R et f
est de classe C ∞ .
— Variations de f
ex
Comme f 0 (x) = 1 + 1+e 0
x , pour tout x, f (x) > 1. En particulier

f est strictement croissante sur R.


— Allure du graphe en +∞
On a f (x) −−−−→ +∞ et
x→+∞

f (x) ln ex (e−x + 1) x + ln(e−x + 1)
=1+ =1+ −−−−→ 2
x x x x→+∞

puis f (x) − 2x = ln(e−x + 1) −−−−→ 0+ . Ainsi le graphe de f a


x→+∞
en +∞ une asymptote, d’équation y = 2x, et reste au-dessus de
cette asymptote.
— Allure du graphe en −∞
On a f (x) −−−−→ −∞ et
x→−∞

f (x) ln(1 + ex )
=1+ −−−−→ 1
x x x→−∞

puis f (x) − x = ln(1 + ex ) −−−−→ 0+ . Ainsi le graphe de f a en


x→−∞
−∞ une asymptote, d’équation y = x, et reste au-dessus de cette
asymptote.
— Tangente au point d’abscisse 0
L’équation de la tangente au graphe de f au point d’abscisse x0 ,
et la position du graphe par rapport à cette tangente, peuvent
être obtenues simultanément à partir du développement limité de
f en x0 . Pour l’équation de la tangente, un développement limité
à l’ordre 1 suffit, mais pour avoir la position il faut pousser le
développement limité à l’ordre 2 (ou à l’ordre 3 si le terme d’ordre
2 est nul, ou plus encore...) :
 
x 1 2 2
f (x) = x + ln(1 + e ) = x + ln 1 + 1 + x + x + o(x )
2
 
1 1
= x + ln 2 + ln 1 + x + x2 + o(x2 )
2 4
   
1 1 2 1 1 1 2 2
= x + ln 2 + x+ x − x+ x + o(x2 )
2 4 2 2 4
3 1
= ln 2 + x + x2 + o(x2 )
2 8
L’équation de la tangente au point d’abscisse 0 (donnée par le DL
à l’ordre 1) est donc
3
y = ln 2 + x
2

80

De plus, f (x) − ln 2 + 32 x = 81 x2 + o(x2 ) = 81 x2 (1 + o(1)) où o(1)
est un terme qui tend vers 0 quand x → 0. Ainsi (1 + o(1))a le
même signe que 1 pour x proche de 0, et f (x) − ln 2 + 32 x est
positif au voisinage de 0 : la courbe reste localement au-dessus de
sa tangente.

y y = x + ln(x + ex )
y = 2x

y = ln 2 + 32 x

ln 2

0 1 x

y=x

Correction 128.
1. Pour transformer une équation cartésienne y = f (x) en paramétrisa-
tion, il suffit de poser x = t et y = f (t), en faisant
√ décrire au paramètre
t le domaine de définition de f . Ici, f (x) = −x2 − 3x + 4 est bien
définie pour les x ∈ R tels que −x2 − 3x + 4 > 0 i.e. x ∈ [−4; −1]. On
obtient donc la paramétrisation suivante :

x(t) = √
t
(t ∈ [−4; 1])
y(t) = −t2 − 3t + 4

ce qui signifie

x ∈ [−4;
√ 1]
(x, y) ∈ C ⇐⇒
y = −x2 − 3x + 4

x(t) = √
t
⇐⇒ ∃ t ∈ [−4; 1] |
y(t) = −t2 − 3t + 4

où C est la courbe étudiée.

81
√ y
y= −x2 − 3x + 4

−4 1 x

2. S’il est toujours possible de représenter le graphe d’une fonction comme


une courbe paramétrée, la réciproque n’est pas vraie. Ici, la courbe
considérée est le cercle de rayon 1 centré au point (3, 0). Ce n’est donc
pas un graphe de fonction, puisque plusieurs points de la courbe ont
la même abscisse : connaître x ne donne pas y ! Par exemple, pour
t = ± π2 , on obtient les deux points de la courbe (3, −1) et (3, +1).
y
(3, +1)
(cos t + 3, sin t)

0 3 x

(3, −1)

3. On constate, en utilisant la formule sin2 t = 1 − cos2 t = −1 − x(t),


que
y(t) = sin4 t + 4 sin2 t + 4 = (−1 − x(t))2 + 4(−1 − x(t)) + 4
= x(t)2 − 2x(t) + 1 = (x(t) − 1)2
Ainsi les points (x, y) de la courbe vérifient l’équation y = (x − 1)2 .
De plus, lorsque le paramètre t décrit R, x(t) = cos2 t − 2 décrit
l’intervalle [−2; −1]. Finalement,

x(t) = cos2 t − 2
(x, y) ∈ C ⇐⇒ ∃ t ∈ R |
y(t) = sin4 t + 4 sin2 t + 4

x ∈ [−2; −1]
⇐⇒
y = (x − 1)2

82
et la courbe est donc le graphe de la fonction
f : [−2; −1] → R
x 7→ (x − 1)2

y
y = (x − 1)2

−2 −1 1 x

Correction 129.
1. Les expressions x(t) = cos3 t et y(t) = sin3 t sont bien définies pour
tout t ∈ R.
— Réduction de l’intervalle d’étude
Les fonctions x et y étant 2π-périodiques, il suffit de restreindre
l’étude à un intervalle de longueur 2π pour obtenir l’intégralité du
support de la courbe.

La fonction x est paire, la fonction y est impaire : on fait donc


l’étude sur [0; π], puis la courbe complète sera obtenue par symé-
trie par rapport à l’axe (Ox).

On constate que x(π − t) = −x(t) et que y(π − t) = y(t), par


conséquent les points M ( π2 − t) et M ( π2 + t) sont symétriques par
rapport à l’axe (Oy) : on restreint donc l’étude à [0; π2 ], puis on
complète par symétrie par rapport à (Oy).
Finalement, on fait l’étude sur [0; π2 ] puis on complète en utili-
sant successivement les symétries par rapport à (Oy) et (Ox).
— Tableau de variations conjointes
Les fonctions x et y sont de classe C 1 . Soit t ∈ [0; π2 ] :

x(t) = cos3 t y(t) = sin3 t


x0 (t) = −3 sin t cos2 t y 0 (t) = 3 cos t sin2 t
x0 (t) < 0 ⇐⇒ t ∈]0; π2 [ y 0 (t) > 0 ⇐⇒ t ∈]0; π2 [
x0 (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ {0; π2 } y 0 (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ {0; π2 }

83
π
t 0 2
x0 (t) 0 − 0
1
x &
0
1
y %
0
y 0 (t) 0 + 0
Cela signifie que lorsque t varie de 0 à π2 la courbe va vers la
gauche (car x(t) décroît) en montant (car y(t) croît) du point
(1, 0) à (0, 1).
— Points particuliers

3 3 1

— M ( π6 ) = 8 , 8 = (0.64 . .√. , 0.125) ; la tangente est dirigée
par x0 ( π6 ), y 0 ( π6 ) = − 98 , 3 8 3 = (−1.125, 0.64 . . .).
√ √ 
— M ( π4 ) = 42 , 42 = (0.35 . . . , 0.35 . . .) ; la tangente est dirigée
 √ √ 
par x0 ( π4 ), y 0 ( π4 ) = − 3 4 2 , 3 4 2 = (−1.06 . . . , 1.06 . . .).
√ 
— M ( π3 ) = 18 , 3 8 3 = (0.125, 0.64 . . .) ; la tangente est dirigée
 √ 
par x0 ( π3 ), y 0 ( π3 ) = − 3 8 3 , 98 = (−0.64 . . . , 1.125).
— Étude des points singuliers
Le point M (t) est singulier si x0 (t) = y 0 (t) = 0, ce qui est le
cas dans le domaine d’étude [0; π2 ] uniquement pour t = 0 et t =
π
2 . Pour déterminer la tangente au point M (0) (de coordonnées
cartésiennes (1, 0)), on étudie la limite en 0 de

y(t) − y(0) sin3 t


=
x(t) − x(0) cos3 t − 1
t2 2
Or sin3 t ∼ t3 et cos3 t − 1 = (1 − 2 + o(t2 ))3 − 1 ∼ −3 t2 , donc le
0 0
quotient est équivalent à − 23 t et tend vers 0 en 0. Ainsi, C admet au
point M (0) une tangente, de pente nulle c’est-à-dire horizontale.

84
y

M ( π2 )

M ( π3 )

M ( π4 )

M ( π6 )

0 M (0) x

2. Les expressions x(t) = t − th t et y(t) = ch1 t sont bien définies pour


tout t ∈ R.
— Réduction du domaine d’étude
Comme x est impaire et y paire, on restreint l’étude à R+ puis
on complète par symétrie par rapport à l’axe (Oy).
— Tableau de variations conjointes
Les fonctions x et y sont de classe C 1 . Pour t ∈ R+ :

x(t) = t − th t y(t) = ch1 t


x0 (t) = th2 t sh t
y 0 (t) = − ch 2
t
x0 (t) > 0 ⇐⇒ t > 0 0
y (t) < 0 ⇐⇒ t > 0
x0 (t) = 0 ⇐⇒ t = 0 y 0 (t) = 0 ⇐⇒ t = 0

t 0 +∞
x0 (t) 0 +
+∞
x %
0
1
y &
0
y 0 (t) 0 −

85
Cela signifie que le courbe va vers la droite et vers le bas lorsque
t va de 0 à +∞.
— Étude des points singuliers
y(t) − y(0) 1 − ch t
Le seul point singulier est M (0), or = et
x(t) − x(0) t ch t − sht

1 − ch t −t2 /2 + o(t2 ) −t2 /2


= ∼
t ch t − sht t(1 + t2 /2 + o(t2 )) − (t + t3 /6 + o(t3 )) 0 t3 /3
y(t)−y(0)
et par conséquent x(t)−x(0) −−−→ −∞. Ainsi C possède une tan-
t→0+
gente verticale au point M (0) de coordonnées cartésiennes (0, 1).
— Étude des branches infinies
Comme x(t) −−−−→ +∞ et y(t) −−−−→ 0, l’axe des abscisses est
t→+∞ t→+∞
asymptote à C.
y

M (0)

0 1 x

3. Les expressions x(t) = t − sin t et y(t) = 1 − cos t sont bien définies


pour t ∈ R.
— Réduction du domaine d’étude
On remarque que x(t + 2π) = 2π + x(t) et y(t + 2π) = y(t) : le
point M (t+2π) se déduit de M (t) par translation de vecteur 2π ·~i.
Il suffit donc d’étudier la courbe sur l’intervalle [−π; π].
La fonction x étant impaire et y paire, on restreint l’étude à [0; π]
puis on complète par symétrie par rapport à l’axe (Oy).
Finalement, on fait l’étude sur [0; π] puis on complète en utili-
sant successivement la symétrie par rapport à (Oy), puis des trans-
lations successives de vecteur 2π · ~i.
— Tableau de variations conjointes
Les fonctions x et y sont de classe C 1 . Soit t ∈ [0; π] :

x(t) = t − sin t y(t) = 1 − cos t


x0 (t) = 1 − cos t y 0 (t) = sin t
x0 (t) > 0 ⇐⇒ t > 0 y 0 (t) > 0 ⇐⇒ 0 < t < π
x0 (t) = 0 ⇐⇒ t = 0 y 0 (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ {0; π}

86
t 0 π
x0 (t) 0 + 2
π
x %
0
2
y %
0
y 0 (t) 0 + 0
La courbe va vers la droite en montant lorsque t varie de 0 à π2 .
— Étude des points singuliers
Le point M (0), qui est l’origine, est singulier. Pour étudier l’exis-
tence d’une tangente en ce point, on considère
y(t) − y(0) 1 − cos t t2 /2
= ∼ 3
x(t) − x(0) t − sin t 0 t /6
y(t)−y(0)
et donc x(t)−x(0) −−−→ +∞. Par conséquent, la courbe possède
t→0+
une tangente de pente verticale au point M (0).

M (−π) y M (π)

M (0) M (2π) x

Correction 130.
1. Soit t > 0 : 
 x( 1t ) = 1
t ln( 1t ) = −y(t)

y( 1t ) = t ln( 1t ) = −x(t)
et par conséquent, le point M ( 1t ) est le symétrique de M (t) par rap-
port à la droite d’équation y = −x. On restreint l’étude à l’intervalle ]0; 1] ,
puis on obtiendra l’intégralité de la courbe par symétrie par rapport
à la seconde bissectrice.
2. Les fonctions x et y sont de classe C 1 sur ]0; 1].
— Tableau de variations conjointes
Pour t ∈]0; 1] :
x(t) = t ln t y(t) = lnt t
x0 (t) = 1 + ln t y 0 (t) = 1−ln
t2
t

x0 (t) > 0 ⇐⇒ t > 1/e y 0 (t) > 0


x0 (t) = 0 ⇐⇒ t = 1/e y 0 (t) 6= 0

87
1
puisque e < 1 < e. On obtient donc le tableau suivant :

t 0 1/e 1
x0 (t) −∞ − 0 + 1
0 0
x & %
−1/e
0
%
−e
y %
−∞
0
y (t) +∞ + 2e2 + 1

Il n’y a pas de point singulier.


— Étude des branches infinies
Comme x(t) −−−→ 0 et y(t) −−−→ −∞, l’axe des ordonnées est
t→0+ t→0+
asymptote à C.

0
1 x

M (1/e)

Correction 131. Les expressions x(t) = t21−t et y(t) = t2 −1


t
sont bien
1
définies, et de classe C en dehors de t = 0 et t = ±1. Le domaine de
définition est donc

D = ] − ∞; −1[ ∪ ] − 1; 0[ ∪ ]0; 1[ ∪ ]1; +∞[


La courbe possède un point double si elle se recoupe : on cherche donc deux

88
paramètres t1 , t2 ∈ D tels que t1 6= t2 et M = M (t1 ) = M (t2 ), i.e.
 1 1

 t21 −t1 = t22 −t2  2
t1 − t1 = t22 − t2
⇐⇒

 2t1 = 2t2 t1 (t22 − 1) − t2 (t21 − 1) = 0
t1 −1 t2 −1

(t1 − t2 )(t1 + t2 − 1) = 0
⇐⇒
(t2 − t1 )(t1 t2 + 1) = 0

t1 + t2 = 1
Comme on cherche t1 6= t2 , le système obtenu est équivalent à ,
t1 t2 = −1
autrement dit à un système du type somme-produit : cela signifie que t1 √et
t2 doivent être les deux racines (distinctes) de X 2 − X − 1, c’est-à-dire 1±2 5
(qui sont bien dans D). On a donc un seul point double, c’est
√ ! √ !
1+ 5 1− 5
M =M
2 2

de coordonnées cartésiennes (1, 1). Pour déterminer les tangentes en ce point,


on calcule le vecteur dérivé :
 0 1−2t

 x (t) = (t2 −t)2
~ (t) =
V

 y 0 (t) = −1−t2
(t2 −1)2

En remplaçant, on obtient
  √ !  0  √ !
~ (t1 ) = x0 (t1 ) 5√ ~ x (t2 ) − √5
V = et V (t2 ) = =
y 0 (t1 ) −5− 5
2
y 0 (t2 ) −5+ 5
2

Les deux tangentes à la courbe au point de coordonnées (1, 1) sont donc


dirigées respectivement par les vecteurs V ~ (t1 ) et V
~ (t2 ), dont on vérifie en
~ ~
faisant le produit scalaire V1 · V2 = x (t1 )x (t2 ) + y 0 (t1 )y 0 (t2 ) = 0 qu’ils sont
0 0

orthogonaux.

89
y

M
1

0 1 x

Correction 132. Les fonctions x et y sont de classe C 1 sur R. Un point


M (t) de la courbe est singulier si x0 (t) = y 0 (t) = 0, or
 4(t2 +1)−2t(4t−3) 2 −3t−2)
 0
 x (t) = (t2 +1)2
= −2(2t
(t2 +1)2


 2(t2 +2)−2t(2t−1) −2(t2 −t−2)
y 0 (t) = (t2 +2)2
= (t2 +2)2

2t2 − 3t − 2 = 0
Ainsi M (t) est singulier si et seulement si . Ce système
t2 − t − 2 = 0
admet une unique solution t = 2, correspondant au point M (2) de coordon-
nées (1, 12 ).
Le vecteur dérivé est nul au point M (2) ; pour obtenir l’allure de la courbe
au voisinage de ce point, il faut donc effectuer un développement limité à
un ordre assez grand pour trouver deux termes non constants non nuls. Ici
l’ordre 3 suffira, on pose t = 2 + h pour simplifier (ainsi “t proche de 2”
devient “h proche de 0”) :
4(2 + h) − 3 5 + 4h 1 1
x(2 + h) = 2
= 2
= 1 − h2 · 4h+h2
(2 + h) + 1 5 + 4h + h 5 1+ 5
    
1 4h + h2 4h + h2
= 1 − h2 · 1 − +o
5 5 5
 
1 4
= 1 − h2 · 1 − h + o(h)
5 5
1 2 4 3
= 1 − h + h + o(h3 )
5 25

90
2(2 + h) − 1 3 + 2h 1 1 1
y(2 + h) = 2
= 2
= − h2 · 4h+h2
(2 + h) + 2 6 + 4h + h 2 12 1+ 6
    
1 1 4h + h2 4h + h2
= − h2 · 1 − +o
2 12 6 6
 
1 1 2
= − h2 · 1 − h + o(h)
2 12 3
1 1 2 1 3
= − h + h + o(h3 )
2 12 18
On a donc le développement limité vectoriel suivant :
   1 4
1 −5 2
M (2 + h) = 1 + 1 · h + 25 1 · h3 + o(h3 )
2 − 12 18

On
 vérifie
 que le terme constant du développement
 0  limité correspond bien à
x(2) x (2)
et que le terme linéaire, qui vaut · h, est nul. Les coefficients
y(2) y 0 (2)
de h2 et h3 sont des vecteurs non nuls, M (2) est donc un point de rebrous-
sement de première espèce (p = 2, q = 3). La tangente est dirigée par le
premier vecteur non nul, coefficient de hk (avec k> 1), donc ici le coefficient
− 51
de h2 ; ainsi la tangente en M (2) est dirigée par 1
− 12
.

M (2)
1
2

0 1 x

4 t 3
Correction 133. Les expressions x(t) = t + t et y(t) = 3 +2+ t+1 sont
bien définies pour t ∈ D = R \ {−1; 0}.
1. Les fonctions x et y sont de classe C 1 sur D. Soit t ∈ D :
x(t) = t + 4t y(t) = 3t + 2 + t+1 3

x0 (t) = 1 − t42 y 0 (t) = 31 − (t+1)


3
2

 t>2
x0 (t) > 0 ⇐⇒ |t| > 2 y 0 (t) > 0 ⇐⇒ |t + 1| > 3 ⇐⇒ ou

t < −4
x0 (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ {−2; 2} y 0 (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ {−4; 2}

91
t −∞ −4 −2 −1 0 2 +∞
x0 (t) + + 0 − − − 0 +
−4 +∞ +∞
% &
x −5 −5 & %
% &
−∞ −∞ 4
− 31 +∞ +∞
& &
y % − 53 5 %
& &
11
−∞ −∞ 3
y 0 (t) + 0 − − − − 0 +
2. Le tableau de variations conjointes indique :
— t = −4 : tangente horizontale, au point de coordonnées (−5, − 31 ) ;
— t = −2 : tangente verticale, au point de coordonnées (−4, − 53 ) ;
— t = −1 : une asymptote verticale, d’équation x = −5 ;
— t = 0 : une asymptote horizontale, d’équation y = 5 ;
— t = 2 : il y a un point singulier en (4, 11
3 ) (voir après).
Il reste à étudier le comportement quand t → ±∞ :

y(t) t3 + 16t2 + 6t 1
= 3 2
−−−−→
x(t) 3(t + t + 4t + 4) t→±∞ 3

puis y(t) − 13 x(t) −−−−→ 2. La courbe a donc pour asymptote, quand


t→±∞
t → −∞ et quand t → +∞, la même droite d’équation y = 13 x + 2.
3. On constate sur le tableau de variation qu’il n’y a qu’un seul point
singulier, correspondant au paramètre t = 2. Pour connaître l’allure
de la courbe au voisinage du point M (2), on fait un développement
limité de x et y au voisinage de t = 2. Comme ici x et y sont de classe
C ∞ et d’expressions assez simples, on peut directement appliquer la
formule de Taylor-Young :

x(t) = x(2) + x0 (2) · (t − 2) + 12 x00 (2) · (t − 2)2 + 16 x000 (2) · (t − 2)3 + o((t − 2)3 )
y(t) = y(2) + y 0 (2) · (t − 2) + 12 y 00 (2) · (t − 2)2 + 61 y 000 (2) · (t − 2)3 + o((t − 2)3 )

On sait déjà que x(2) = 4, y(2) = 11 0 0


3 et x (2) = y (2) = 0. De plus
x00 (t) = t83 , x000 (t) = −24
t4
6
et y 00 (t) = (t+1) 000 −18
3 , y (t) = (t+1)4 , ce qui

donne
  1  1
4 −
M (t) = 11 + 21 · (t − 2)2 + −14 · (t − 2)3 + o((t − 2)3 )
3 9 27

C’est un point de rebroussement de première espèce. L’équation (sous

92
forme paramétrée) de la tangente TM (2) s’obtient en tronquant le dé-
veloppement limité :
      1
x x 4
∈ TM (2) ⇐⇒ ∃λ ∈ R, = 11 + 21 · λ
y y 3 9

En éliminant le paramètre λ, on récupère une équation cartésienne


11 1 2 25
TM (2) : y = + · 2(x − 4) = x +
3 9 9 9

x = −5

y = 13 x + 2
M (2)
y=5

1
0 1 x
M (−4) M (−2)

Correction 134. 1. Commençons par trouver le vecteur tangent à la


courbe au point M (t). Les fonctions x et y sont de classe C 1 sur R,
et x0 (t) = 6t, y 0 (t) = 12t2 . Si t 6= 0, levecteur
 tangent à la courbe au
6
point M (t) est donc le vecteur dérivé . Si t = 0, le vecteur dérivé
12t
est nul
 00et ilfautdériver
 encore une fois pour obtenir un vecteur non
x (0) 6
nul = , qui est donc un vecteur directeur de la tangente
y 00 (0) 0

93
au point M (0). Finalement, pour tout t, la tangente au point M (t)
est dirigée par le vecteur
 
~ 6
V =
12t

2. — Une droite D est tangente à C s’il existe t ∈ R tel que M (t) ∈ D


~ (t) soit un vecteur directeur de D.
et V
— Une droite D est orthogonale à C s’il existe t0 ∈ R tel que M (t0 ) ∈
D et V~ (t0 ) soit un vecteur orthogonal à la droite D.
3. On cherche donc à quelle condition V ~ (t) et V
~ (t0 ) sont orthogonaux :

~ (t0 ) = 0 ⇐⇒ 36 + 144tt0 = 0 ⇐⇒ tt0 = − 1


~ (t) · V
V
4
ce qui exclut le paramètre t = 0.
4. Soit donc t 6= 0, et T (t) la tangente à C en M (t) :
  
 x x = 3t2 + 6λ
~
T (t) = M (t)+λV (t) | λ ∈ R = | ∃λ ∈ R,
y y = 4t3 + 12λt

En éliminant λ, on trouve que T (t) a pour équation cartésienne

y = 4t3 + 2t(x − 3t2 ) = 2tx − 2t3

1
5. On sait déjà que T (t) et T (− 4t ) sont perpendiculaires. Il reste à voir
1
si T (t) coupe bien C au point M (− 4t ):
     
1 1 3 1 2
M − ∈ T (t) ⇐⇒ 4 − = 2t · 3 − − 2t3
4t 4t 4t
⇐⇒ 32t6 − 6t2 − 1 = 0
3 1
⇐⇒ X = t2 et X 3 − X− =0
16 32
3 1
L’étude des variations du polynôme X 3 − 16 X − 32 montre qu’il admet
1
− 4 comme racine (double), il se factorise donc sous la forme X 3 −
3 1 1 2 1 1
16 X − 32 = (X + 4 ) (X − 2 ) et sa seule racine positive est 2 :
   
1 2 1 1
M − ∈ T (t) ⇐⇒ X = t et X ∈ − ;
4t 4 2

1 2
⇐⇒ t2 = ⇐⇒ t = ±
2 2
√ √
6. Ainsi T ( 22 ) et T (− 2
2 ) sont les seules droites à la fois tangentes et
orthogonales à C :

94
— La droite √ √
2 √ 2
T( ) : y = 2x −
2 2
√ √
est tangente au point M ( 22 ) et orthogonale au point M (−1/(4 2
2 )).
— La droite √ √
2 √ 2
T (− ) : y = − 2x +
2 2
√ √
2 2
est tangente au point M (− 2 ) et orthogonale au point M (1/(4 2 )).

y y


2
M (+ 2 )
1 1

1 √ M (1/(4 2
2 ))
0 M (−1/(4 22 )) x 0 1 x

2
M (− 2 )

Correction 135.
1
1. L’expression r(θ) = √ est bien définie sur D =]0, π4 [ (il faut
tan(2θ)
tan(2θ) bien défini et strictement positif).
— Passages par l’origine
Puisque r ne s’annule pas, la courbe ne passe pas par l’origine.
Mais elle admet l’origine pour point limite : r(θ) −−−−→ 0+ .
θ→ π4 −
— Variations et signe de la fonction r
La fonction r est strictement décroissante, et strictement positive,
sur ]0; π4 [ :
π
θ 0 4
+∞
r &
0
Cela signifie que la courbe tourne (dans le sens trigonométrique)
en se rapprochant de l’origine.
— Tangente à l’origine
Le point M ( π4 ) est à l’origine : la tangente en ce point est donc
dirigée par ~u π4 , c’est la première bissectrice.

95
— Étude des branches infinies
Lorsque θ tend vers 0, r(θ) tend vers +∞ : il y a donc une
branche infinie. Pour étudier sa nature, passons en coordonnées
cartésiennes :
cos θ
x(θ) = p −−−−→ +∞
tan(2θ) θ→0+
sin θ θ
y(θ) = p ∼ √
+
tan(2θ) 0 2θ

Ainsi x(θ) −−−−→ +∞, y(θ) −−−−→ 0 : la droite d’équation y = 0


θ→0+ θ→0+
est asymptote horizontale.
y
1
π
θ= 4

1 2 3 4 x

-1

2
2. L’expression r(θ) = sin θ π π
cos θ est bien définie sur D =] − 2 , 2 [.
— Réduction du domaine d’étude
Comme r est paire, il suffit en fait de faire l’étude pour les θ > 0,
donc sur [0; π2 [, puis de compléter par réflexion d’axe (Ox), en effet
M (−θ) = s(Ox) (M (θ)).
On se restreint donc dans la suite à θ ∈ [0, π2 [, puis on obtient la
courbe complète par réflexion d’axe (Ox).
— Passages par l’origine
La courbe passe par l’origine si r s’annule : pour θ ∈ [0, π2 [,

r(θ) = 0 ⇐⇒ θ = 0

— Variations et signe de la fonction r


π
 rπest
La fonction  strictement croissante sur ]0, 2 [, strictement po-
sitive sur 0, 2 et s’annule en 0 :
π
θ 0 2
+∞
r %
0

Ainsi la courbe tourne en s’éloignant de l’origine.

96
— Tangente à l’origine
La courbe passe par l’origine en θ = 0. Par conséquent, la tangente
en O = M (0) est la droite passant par O et d’angle polaire 0,
c’est-à-dire l’axe (Ox).
— Étude des branches infinies
Lorsque θ tend vers π2 , r(θ) tend vers +∞ : il y a donc une
branche infinie. Pour étudier sa nature, passons en coordonnées
cartésiennes :

x(θ) = sin2 θ −−−−→ 1


θ→ π2 −

sin3 θ
y(θ) = −−−−→ +∞
cos θ θ→ π2 −

Ainsi la droite d’équation x = 1 est asymptote verticale.


y

3 x=1

θ=0
1 x

-1

-2

-3

p
3. L’expression Sr(θ) = cos(2θ) est bien définie si cos(2θ) est positif,
i.e. sur D = k∈Z [− π4 + kπ; π4 + kπ].

97
— Réduction du domaine d’étude
La fonction r est π-périodique : on l’étudie sur un intervalle de
longueur π, par exemple [− π2 ; π2 ] ∩ D = [− π4 ; π4 ], puis on complète
par rotation d’angle π. De plus r est paire : θ ∈ D ⇔ −θ ∈ D, et
pour θ ∈ D on a

M (−θ) = [r(−θ) : −θ] = [r(θ) : −θ] = s(Ox) (M (θ))

Finalement, on étudie et on construit la portion de courbe corres-


pondant à θ ∈ [0, π4 ], puis on obtient la courbe complète d’abord
par réflexion d’axe (Ox), puis par rotation d’angle π (symétrie
centrale par rapport à l’origine).
— Passages par l’origine
La courbe passe par l’origine si r s’annule : pour θ ∈ [0, π4 ],
π
r(θ) = 0 ⇐⇒ θ =
4
— Variations et signe de la fonction r
La fonction r est strictement décroissante sur [0, π4 ], strictement
positive sur 0, π4 et s’annule en π4 :
π
θ 0 4
1
r &
0

Ainsi la courbe tourne en se rapprochant de l’origine.


— Tangentes
La courbe
 passe par l’origine en θ = π4 , et donc la tangente en
M π4 est la droite passant par O et d’angle polaire π4 c’est-à-dire
la première bissectrice.
En θ = 0, r(0) = 1 (et r0 (0) = 0) et la tangente est dirigée par le
vecteur −→
M
(0) = r0 (0)~u0 + r(0)~v0 = ~v0 = ~j
θ
et la tangente à la courbe au point M (0) de coordonnées carté-
siennes (1, 0) est donc verticale.

98
y

π θ=0
θ= 4 x
1

Correction 136. Les deux équations sont 2π-périodiques en θ, soit donc


θ ∈ [0; 2π[, cherchons pour chaque courbe le vecteur tangent au point Mi (θ).
Déjà, C2 ne passe pas par le pôle mais C1 oui, pour θ = π : elle a donc en
M1 (π) une tangente horizontale (dirigée par le vecteur ~uπ ) et N1 (π) est l’axe
(Oy). Dans tous les autres cas, la tangente à Ci au point Mi (θ) est dirigée
par le vecteur
−−−→
OMi
(θ) = r0 (θ)~uθ + r(θ)~vθ = − sin θ ~uθ + (ai + cos θ)~vθ
θ
où a1 = 1, a2 = 3. Le vecteur directeur de Ni (θ) est donc
n~i (θ) := (ai + cos θ)~uθ + sin θ ~vθ
−−→ −−−−−→
et M ∈ Ni (θ) ⇐⇒ ∃t ∈ R | OM = OMi (θ) + t · n~i (θ). Finalement,

∀θ 6= π, Ni (θ) = (1 + t)(ai + cos θ)~uθ + t sin θ ~vθ | t ∈ R
et le résultat s’étend au cas θ = π pour i = 2.
— Si θ = π, N1 (π) = (Oy) et N2 (π) = {2(1 + t)~uπ | t ∈ R} = (Ox), ces
deux droites s’intersectent en O.
— Si θ 6= π, N1 (θ) et N2 (θ) sont sécantes si et seulement si les vecteurs
n~1 (θ) et n~2 (θ) ne sont pas colinéaires, c’est-à-dire si et seulement
1 + cos θ 3 + cos θ
si 6= 0 i.e. sin θ 6= 0. Ainsi, pour θ 6= 0, les
sin θ sin θ
droites N1 (θ) et N2 (θ) sont sécantes en un point P (θ), que l’on peut
déterminer :
(1 + t1 )(1 + cos θ)~uθ + t1 sin θ ~vθ = (1 + t2 )(3 + cos θ)~uθ + t2 sin θ ~vθ
(
(1 + t1 )(1 + cos θ) = (1 + t2 )(3 + cos θ)
⇐⇒
t1 sin θ = t2 sin θ
(
t1 = −1
⇐⇒
t1 = t2
−−−−→
puisqu’ici sin θ 6= 0. On obtient alors OP (θ) = − sin θ ~vθ .

99
La formule donnant P (θ) pour θ 6= π est en fait encore valable en θ = π
puisqu’on retrouve dans ce cas P (π) = O. En coordonnées cartésiennes, on
a donc
∀θ ∈]0; 2π[, P (θ) = (sin2 θ, − sin θ cos θ)
Remarquons que
 
2 1 − cos(2θ) 1
(sin θ, − sin θ cos θ) = , − sin(2θ)
2 2
 
1 1 
= ,0 − cos(2θ), sin(2θ)
2 2

Lorsque θ décrit ]0; 2π[, 2θ décrit ]0; 4π[ et cos(2θ), sin(2θ) décrit (deux
fois, sauf en (1, 0) où l’on ne passe qu’une fois) le cercle unité. Par conséquent
{P (θ) | θ ∈]0; 2π[} est le cercle de centre ( 21 , 0) et de rayon 21 .

3
M2 (θ)

2
M1 (θ)

-2 -1 1 2 3 4 x

P (θ)
-1
C1

-2
C2

-3

100

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