Exercices de Mathématiques Avancées
Exercices de Mathématiques Avancées
Courbes planes
ρ(θ) = sin(2θ)
sin(θ)
ρ(θ) =
θ
θ−1
ρ(θ) =
θ+1
ρ(θ) = cos(θ) − cos(2θ)
cos(θ)
ρ(θ) =
1 + sin(θ)
1
Exercice 7. Soit C un cercle du plan de centre (1, 0) et de rayon a. Déter-
miner et tracer le lieu des projetés orthogonaux de O sur les tangentes de
C.
Exercice 8. Déterminer et tracer les courbes dont la tangente en tout point
π −−→
M fait un angle de avec OM .
4
Exercice 9. Grâce aux coordonnées polaires, tracer la courbe définie impli-
citement par la relation 2xy(x2 + y 2 ) = x2 − y 2 .
Exercice 10. Tracer la courbe d’équation polaire :
r = 1 + cos θ.
Exercice 12. Soit f : [0, 1] → [0, 1]2 de classe C 1 , montrer que f ne peut
être bijective.
Exercice 13. Soit γ : [0, 1] → C continue, et z ∈ C quelconque. Montrer :
2
Exercice 19. Soit M (s) un arc C 2 birégulier paramétré par une abscisse cur-
viligne. Soit R le repère de Frénet (M (0), ~t(0), ~n(0)). On note (X(s), Y (s))
les coordonnées dans ce repère d’un point M (s) de la courbe.
1. Montrer que si R0 est le rayon de courbure en M (0) alors R0 =
X 2 (s)
lim .
s→0 2Y (s)
Exercice 20. Un cercle de rayon R roule sans glisser sur l’axe Ox dans le
sens des x croissants. Soit C la courbe décrite par le point M lié à la cir-
conférence qui, dans la position initiale, coïncide avec l’origine O (cycloïde).
Soit M(θ) la position du point M quand le cercle a tourné d’un angle θ à
partir de la position initiale et Ω(θ) le point de contact correspondant entre
la circonférence et l’axe Ox.
— Déterminer l’abscisse de Ω(θ) et les coordonnées x(θ) et y(θ) du point
M(θ). Montrer que la courbe C est périodique et représenter graphi-
quement la première période.
−−→
— Déterminer, en fonction de θ, le vecteur tangent dOM/dθ, le vecteur
→
−
tangent unitaire T , et l’élément de longueur ds.
→
−
— Déterminer le vecteur normal unitaire N et le rayon de courbure ρ
au point paramétré par θ. Montrer que le centre de courbure est situé
sur la droite définie par M(θ) et Ω(θ), et préciser sa position sur cette
droite.
— (facultatif) L’angle de rotation est défini en fonction du temps par la
fonction θ(t). Calculer le vecteur vitesse →
−v du point M à l’instant t.
→
− →
−
Montrer que v s’exprime en fonction de ΩM, dθ/dt et T , et donner
−−→
un vecteur →−
ω orthogonal au plan du mouvement tel que → −v =→ −ω ∧ ΩM.
Obtenir géométriquement à un instant donné quelconque le vecteur
vitesse d’un point P quelconque de la circonférence.
3
et l’instant t0 , et on en donnera les solutions. Donner l’expression de
la distance d parcourue par l’oiseau entre les instants 0 et t0 .
Appliquer numériquement les résultats précédents aux deux cas défi-
nis par A(0, 0, a), B(b, 0, 0), →
−
v = (0, v, 0) avec :
— Envol à partir du repos : a=15m, b=10m, v=5m/s, u=300m/s
— Passage en plein vol : a=20m, b=0, v=90km/h, u=300m/s
Exercice 24. Sur l’écran d’un oscilloscope on observe la courbe dont les
équations paramétriques sont les suivantes :
x(t) = a sin ωt
y(t) = a sin(ωt − ϕ)
4
— Tracer la courbe et discuter de sa forme et du sens de parcours sur
celle-ci en fonction du paramètre ϕ ∈ [0, 2π] (considérer les valeurs
multiples de π/2 et les régions qu’elles délimitent).
— La courbe étant supposée donnée, en déduire géométriquement la va-
leur de ϕ.
t2 + 1 2t
x= , y= .
t3 − 1 t3 − 1
Étudier ses branches infinies. Trouver ses points d’inflexion et montrer qu’ils
sont alignés. Tracer l’arc.
5
Exercice 30. Épicycloïdes, hypocycloïdes -
Soit R > 0 un réel, et CR le cercle de centre O et de rayon R dans le plan.
1. On considère le cercle γ de rayon 1 tangent extérieurement à CR en
A = (R, 0) ; on fait rouler γ le long de CR sans glisser. Trouver des
équations paramétriques de l’ensemble ΓR des points occupés par A.
Dans quels cas cet ensemble est-il un arc ? Sinon quel est-il ?
2. On suppose à présent que R > 1 et que γ est tangent intérieurement
à CR ; mêmes questions sur l’ensemble Γ0R ainsi construit.
3. Tracer ΓR et Γ0R pour R = 6 et R = 8/3.
Exercice 31. Montrer que les deux droites de l’espace d’équations paramé-
triques x = 2 + 2t, y = 2 + 4t, z = 2 − 4t et x = 4 + t, y = 6 + 2t, z = −2 − 2t
sont identiques.
est plane.
x = cos t, y = sin t, z = t.
Tracer ses projections orthogonales sur les trois plans xOy, yOz, xOz. Mon-
trer que la projection de cette courbe sur le plan xOy parallèlement à la
direction d’une de ses tangentes est une cycloïde.
t3 t2 t
x= , y= , z= .
t2 + 1 t2 + 1 t2 +1
Exercice 35. On considère l’arc de l’espace défini en coordonnées paramé-
triques par
M (t) : x = t3 , y = t2 , z = t.
Déterminer l’intersection µ(t) de sa tangente en M (t) avec le plan osculateur
en O = M (0), et montrer que la tangente à l’arc t 7→ µ(t) n’est autre que
l’intersection des plans osculateurs en O et en M (t).
6
1. Montrer qu’elle est tracée sur une sphère de centre O, et qu’elle est sy-
métrique par rapport à O. Montrer qu’elle possède deux points limites
que l’on précisera.
2. Calculer sa tangente en tout point. Montrer qu’elle fait un angle
constant avec les méridiens de la sphère, angle que l’on déterminera
en fonction de k.
3. Tracer les projections de la courbe sur les trois plans xOy, yOz et
xOz. Quelle est l’allure de cette courbe dans l’espace ?
Exercice 38. Étudier en fonction des paramètres a, b > 0 les courbes d’équa-
tion ρ = a/(1 + b cos θ) (en particulier branches infinies, position par rapport
aux asymptotes). Montrer que ce sont des coniques, et en déterminer les
foyers.
7
rosace à quatre branches ρ = a sin 2θ
ρ = sin θ + cos 2θ
ρ = 1 + 2 cos 3θ
2
1
courbe du diable ρ2 = 49 + cos 2θ
spirale d’Archimède ρ = aθ
ρ = θ + 1/θ (asymptote ?)
cochléoïde ρ = a sinθ θ
a
courbe du spiral ρ = 1+eθ/5
1−2 cos θ
ρ = 1+sin θ (parabole asymptote)
a
épi ρ = sin(5θ/3)
Exercice 40. Une spirale logarithmique est une courbe d’équation en coor-
données polaires ρ = aekθ . Montrer qu’elle coupe ses rayons vecteurs suivant
un angle constant, qu’on déterminera en fonction de k.
θ = t − 2 sin t, ρ = tan t
8
Exercice 44 (Rebroussements). Étudier les points stationnaires des courbes
paramétrées suivantes :
cos2 t
1. x = sin t, y = 2−cos t . (Bicorne)
2. x = (1 + cos2 t) sin t, y = sin2 t cos t.
3. x = (1 + cos t) sin 2t, y = cos 2t.
4. x = 2t3 + 3t2 , y = 3t2 + 6t.
5. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1.
9
Exercice 48 (Construction). Construire la courbe d’équations paramétriques :
t t2
x = t2 −1 , y = t−1 .
Déterminer les coordonnées du point double et vérifier que les tangentes en
ce
10
cos 2θ
2. ρ = θ
cos
sin θ
3. ρ=
2 cos θ − 1
1
4. ρ=
cos θ + sin 2θ
1
5. ρ = cos θ + θ
cos
cos 2θ
6. ρ=
2 cos θ − 1
θ
7. ρ = cos
3
8. ρ = 1 + sin 3θ
1
9. ρ= √
θ
10. ρ = ln θ
11. ρ = sinθ θ
Exercice 56 (Sous-tangente, sous-normale). Soit C une courbe du plan. A
un point M un point de C, on associe les points H, T et N selon le dessin :
11
Déterminer les courbes vérifiant la condition suivante :
1. OT = cste.
2. ON = cste.
Exercice 58 (Milieu fixe). Soit D une droite du plan et C une courbe pa-
ramétrée. Pour M ∈ C on note T et N les points d’intersection de D avec la
tangente et la normale à C en M . Déterminer C telle que le milieu de [T, N ]
reste fixe.
0
On paramètrera C par t = xy 0
Exercice 61 (Ensi Physique P 94). Trouver les arcs biréguliers du plan dont
le cercle osculateur est en tout point tangent à une droite fixe.
12
1. Montrer que si l’on impose la position de M0 et la tangente en ce
point, le problème admet une solution unique.
2. Dans le cas général, démontrer que les courbes solutions se déduisent
d’une courbe particulière en appliquant un déplacement du plan ar-
bitraire.
1
3. Étudier les équations : c = cste, c = s (spirale logarithmique).
Exercice 65 (Équations intrinsèques). Chercher les courbes planes vérifiant
l’équation intrinsèque :
1. R = s.
2. Rs = 1.
3. R2 = 2as, a > 0 donné.
4. R = 1 + s2 .
5. R2 + s2 = a2 .
Exercice 66 (I reste sur un cercle). Trouver les courbes planes C telles que
le centre de courbure reste sur un cercle C(O, r) fixe. (On prendra ϕ comme
paramètre)
Exercice 67 (M − s/2M 0 reste sur Ox). Soit C une courbe plane et s une
abscisse curviligne sur C. A chaque point M ∈ C d’abscisse curviligne s, on
associe le point N = M − 2s T~ . Trouver C telle que N reste sur Ox.
Exercice 68 (M C = kM N ). Trouver les courbes Γ du plan ayant la pro-
priété suivante : Soit M ∈ Γ, C le centre de courbure de Γ en M et N le
projeté de O sur la normale à Γ en M . Alors M~C = k M~N où k est un réel
fixé.
Étudier les cas particuliers : k = 1, k = 32 , k = 2, k = 13 et k = −1.
Exercice 69 (Branches infinies). Déterminer les branches infinies pour les
courbes paramétrées suivantes :
t
1. x = 4t5 − 4t3 + t, y = 4
3t + 1
2. x = 2 cos2 t + ln | sin t|, y = sin 2t
r
t2 − 2
3. x = , y = tx
t4 − 1
t3 − t
4. x = , y = tx
2t − 1
1 1 1 1
5. x = + ,y= +
t t+1 t (t + 1)2
t
6. x = sin , y = tan t
2
1 1 1 1
7. x = + ,y= −
t t+1 t t+1
13
3t
8. x = , y = tx
1 + t3
tet et
9. x = ,y=
t+1 t+1
10. x = 2t + 3t , y = 3t2 + 6t
3 2
11. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1
t t2
12. x = 2 ,y=
t −1 t−1
Exercice 70 (Rebroussements). 1. x = 2t3 + 3t2 , y = 3t2 + 6t
2. x = t3 − 3t, y = t3 − t2 − t + 1
cos2 t
3. x = sin t, y =
2 − cos t
4. x = (1 + cos t) sin t, y = sin2 t cos t
2
14
Exercice 77 (Cercle osculateur à une parabole). Soit P une parabole, M ∈
P et C le cercle osculateur à P en M . Montrer que, sauf cas particulier,
C recoupe P en un deuxième point P . Déterminer l’enveloppe des droites
(M P ).
15
1. x = t − ch t sh t, y = 2 ch t
2. ρ = th 2θ .
Exercice 92 (Points sur une hyperbole (Ensi P 91)). Soit la courbe Γ définie
par : xy = a2 , (a > 0). Pour chaque point M on définit le point Ω par :
~ = M~N , où N est le point où Γ recoupe sa normale en M . Montrer que
2ΩM
Ω est le centre de courbure de Γ en M .
16
1. Donner le DL à l’ordre 2 de Ms pour s → s0 dans le repère de Frenet
en Ms0 .
2. On suppose c(s0 ) 6= 0. Montrer que pour h assez petit, les points
Ms0 −h , Ms0 , Ms0 +h ne sont pas alignés.
3. Soit Γh le cercle circonscrit à ces trois points, et Rh son rayon. Cher-
cher limh→0 Rh .
Exercice 94( (Propriétés de la cycloïde). Soit C la courbe d’équations para-
x = a(t − sin t)
métriques pour t ∈ ]0, 2π[ (arche de cycloïde). On note
y = a(1 − cos t)
S le point de paramètre π, et D la tangente à C en S.
Soit M ∈ C \ {S}, I le point d’intersection de la normale à C en M et de Ox,
et J le point d’intersection de la tangente en M avec D.
1. Faire un dessin.
2. Montrer que I et J ont même abscisse.
3. On prend S comme origine des abscisses curvilignes. Trouver une
relation entre s et M~ J.
Exercice 95 (Normales à une cardioïde). On considère la courbe C d’équa-
tion polaire ρ = 1 + cos θ (cardioïde).
1. Dessiner C.
2. Une droite D passant par O coupe C en deux points M1 et M2 . Soient
∆1 , ∆2 les normales à C en ces points et P le point d’intersection de
∆1 et ∆2 . Quelle est la courbe décrite par P lorsque D tourne autour
de O ?
Exercice 96 (Calcul de courbure par TFI). Déterminer le rayon de courbure
de la courbe C d’équation : 2x2 + y 2 = 1 aux points intersection de C et des
axes Ox et Oy.
Exercice 97 (Calcul de courbure par TFI). Soit C la courbe d’équation
cartésienne x4 + y 4 + x3 + y 3 = 2. En utilisant le théorème des fonctions
implicites, calculer la courbure de C en A = (−1, 1).
Exercice 98 (Calcul de courbure (Chimie P’ 90)). Déterminer l’ensemble
des centres de courbure en O aux courbes intégrales de l’équation différen-
tielle (1 − x2 )y 00 − xy 0 − 2y = 1 telles que y(0) = 0.
Exercice 99 (Courbe parallèle à une parabole). Soit C : t 7→ Mt une courbe
plane paramétrée sans point stationnaire. Les courbes parallèles à C sont les
courbes de la forme : t 7→ Mt + λN~ , ou N
~ est le vecteur normal en Mt et λ
est constant.
1. Montrer que le parallélisme est une relation d’équivalence entre arcs
sans points stationnaires.
17
2. Construire les parallèles à la parabole d’équation y = x2 pour λ = ±2.
Exercice 100 (Points équidistants sur la tangente). Soit C une courbe pa-
ramétrée, (M, ~t, ~n) le repère de Frenet en un point M de C. Soit a > 0 fixé
et P1 = M + a~t, P2 = M − a~t. On note C1 et C2 les courbes décrites par P1
et P2 quand M décrit C et c1 , c2 les courbures correspondantes. Soit C le
centre de courbure à C en M .
2
Montrer que c1 + c2 = CP 1
et que les trois normales sont concourantes.
Exercice 101 (Paraboles de cercle osculateur donné). Soit C le cercle d’équa-
tion x2 + y 2 − 2Rx = 0 et ∆ une droite variable passant par O.
1. Chercher l’équation de la parabole P d’axe parallèle à ∆, passant par
O, dont C est le cercle osculateur en O.
2. Quelle est l’enveloppe des paraboles précédentes ?
Exercice 102 (Développante). 1. Construire la courbe C d’équations
paramétriques : x = 3t − t3 , y = 3t2 .
2. Chercher les équations paramétriques des développantes de C.
3. Tracer la développante qui rencontre C à l’origine.
Exercice 103 (Développante). Déterminer la développante de la chainette
C d’équation y = a ch(x/a) qui rencontre C pour x = 0. (Tractrice) Dessiner
les deux courbes.
Exercice 104 (Ensi P 90). On considère la courbe C définie par : x(t) =
t4 t3 t2
1+t2
, y(t) = 1+t 2 , z(t) = 1+t2 .
A quelle condition M1 , M2 , M3 , M4 quatre points de C de paramètres respec-
tifs t1 , t2 , t3 , t4 sont-ils coplanaires ?
Exercice 105 (Courbure de M cste ⇒ courbure de I cste). Soit C une
courbe de l’espace, et Γ la courbe décrite par le centre de courbure, I, en un
point M de C. On suppose que la courbure de C est constante et sa torsion
non nulle.
1. Montrer que la courbure de Γ est aussi constante.
2. Chercher la torsion de Γ en I en fonction de la courbure et la torsion
de C en M .
Exercice 106 (Éléments de courbure de T ). Soit s 7→ Ms une courbe de
l’espace de classe C 3 paramétrée par une abscisse curviligne, et P le point
~ = dM ~
tel que OP ds . Chercher les éléments de courbure de la trajectoire de P .
18
Exercice 108 (Équations intrinsèques en dimension 3). Trouver les courbes
1
de l’espace vérifiant les équations intrinsèques : c = τ = s√ 2
.
t Ω
O I x
Déterminer une paramétrisation de la courbe décrite par le point
M (on prendra t pour paramètre).
x = R(t − sin t)
(b) Etudier et construire l’arc paramétré : où R
y = R(1 − cos t)
est un réel strictement positif donné.
3. (**) Une
courbe de Lissajous. Etudier et construire l’arc paramé-
x = sin(2t)
tré :
y = sin(3t)
4. (**) La lemniscate
( de Bernoulli. Etudier et construire l’arc pa-
t
x = 1+t4
ramétré : t3
y = 1+t 4
19
x = R(ln | tan 2t | + cos t)
(b) Etudier et construire l’arc paramétré :
y = R sin t
où R est un réel strictement positif donné.
Exercice 112. La courbe orthoptique d’une courbe (C) est le lieu des points
du plan d’où l’on peut mener (au moins) deux tangentes à (C), orthogonales.
Déterminer l’orthoptique de (C) dans chacun des cas suivants :
x = a cos3 t
1. (C) est un astroïde de paramétrisation , a > 0 donné.
y = a sin3 t
x = t2 − 2t
2. (C) est l’arc paramétré : .
y = 2t3 − 3t2
x2 y2
3. (C) est l’ellipse d’équation a2
+ b2
= 1, (a, b) ∈]0, +∞[2 .
Exercice 113.
Trouver les droites à la fois tangentes et normales à l’arc
x = 3t2
paramétré :
y = 4t3
Exercice 114. Dans chacun des cas suivants, trouver une paramétrisation
rationnelle de la courbe proposée puis construire
1) x(y 2 − x2 ) = 2y 2 − x2 2) x3 − y 3 + xy − 2x + 2y + 3 = 0
20
Exercice 115. Trouver une équation cartésienne des supports des arcs sui-
vants :
x = t2
1.
y = −t2
x = t2
2.
y = t3
(
t
x = 1+t 4
3. t3
y = 1+t 4
21
4. Γ est la cardioïde d’équation polaire r = a(1 + cos θ) ( a > 0 donné).
Exercice 125. Soit (Γ) la courbe d’équation y = ln(cos x), pour − π2 <
x < π2 . Calculer l’abscisse curviligne s quand O est l’origine des abscisses
curvilignes et l’orientation est celle des x croissants. Trouver une relation
entre R et s. Tracer (Γ) et sa développée.
Exercice 128.
1. Donner une paramétrisation (x(t), y(t)) de la courbe d’équation
p
y = −x2 − 3x + 4
est le graphe d’une fonction f que l’on précisera, ainsi que son domaine
de définition.
22
Exercice 129. Étudier et tracer les courbes paramétrées suivantes :
x(t) = cos3 t
1. (L’astroïde)
y(t) = sin3 t
x(t) = t − th t
2.
y(t) = ch1 t
x(t) = t − sin t
3. (La cycloïde)
y(t) = 1 − cos t
Exercice 130. Soit C la courbe plane paramétrée par
x(t) = t ln t
(t ∈]0; +∞[)
y(t) = lnt t
23
4. Tracer la courbe.
24
Correction 46. 1.
2.
0 0 √
y 2t(t2 −t−1) 1± 5
3. x0 = (t−1)2
⇒t= 2 .
3
4. det(M 0 , M 00 ) = 2 sin 4t + 3 sin 2t ⇒ t = kπ.
Correction 47. 1.
m0 (t) −2(t−1)(t2 +t+1)(t3 −3t−1)
2. m(t) = t(2t3 +1)(t3 +2+3t)
.
Correction 52. 1.
2. Repère (0, ~uθ , ~vθ ) avec θ constant ⇒ point de concours : X = cos θ,
Y = sin θ.
Correction 53. Coordonnées polaires : ρ = a2 4 cos θ − cos1 θ avec A =
(a, 0).
Correction 54.
θ2 + (2k + 1)πθ + 1 = 0.
25
Correction 55. 1.
2.
π
aire de la boucle : 2 −
2
3.
√
asymptotes : y = ±x 3 − 1
la courbe traverse ses asymptotes au point de concours
4.
26
√ 4
asymptotes : x ± y 3 =
3
5.
6.
√
asymptotes : 3x ± y 3 = −1
7.
8.
27
9.
10.
11.
28
0 0
Correction 58. D = Ox ⇒ xT = x− xy0y , xN = x+ yy 1
x0 ⇒ 2x+y t − t = a
(cste).
On dérive : 2x0 + y 0 t − 1t + y 1 + t12 = 0 ⇒ y 0 t + 1t + y 1 + t12 = 0.
⇒ y = λt , x = b + 2tλ2 (Parabole)
0 0
Correction 59. D = Ox ⇒ xT = x − xy0y , xN = x + yy 1
x0 ⇒ y t + t = a
(cste).
at 0 0 √ t 1
y = 1+t 2 et x = ty ⇒ x = a ln + 1+t 2 + b.
1+t2
Correction 60. La tangente ne doit pas être parallèle à Oy, donc on peut
paramétrer C sous la forme : y = f (x), ce qui donne l’équation :
p
|x + yy 0 | = |y| 1 + y 02 ⇔ 2xyy 0 = y 2 − x2 .
√
(équation homogène) on obtient : y = ± λx − x2 . Les courbes cherchées
sont des arcs de cercles centrés sur Ox passant par O.
Correction 61. On suppose que la droite est Ox et on paramètre la courbe
cherchée, C, par une abscisse curviligne s. Soient M = (x, y) ∈ C, I =
(x−R dy dx
ds , y +R ds ) le centre de courbure en M où R est le rayon de courbure.
On veut |R| = y + R dx
ds = |y + R cos ϕ| d’où :
dR dy dϕ dR dR
± = − R sin ϕ + cos ϕ = cos ϕ.
ds ds ds ds ds
Ceci implique dRds = 0 donc R est constant (cercle) ou ϕ ≡ 0 mod π (droite
horizontale). Le deuxième cas est exclu (courbe birégulière) donc il reste le
cas d’un cercle qui convient s’il est tangent à Ox.
ϕ ϕ ϕ
Correction 62. y+2R cos ϕ = ±2R ⇒ 2 dR dR
dϕ sin 2 +R cos 2 = 0 ou 2 dϕ cos 2 −
R sin ϕ2 = 0.
cas 1 : R = sinKϕ/2 , x = 2K ln tan ϕ4 − 4K cos ϕ2 + L, y = 4K sin ϕ2 .
cas 2 : R = K
cos ϕ/2 , x = −2K ln tan ϕ+π
4 + 4K sin ϕ2 + L, y = −4K cos ϕ2 .
29
s a sin 2ϕ aϕ
Correction 67. y = 2 sin ϕ ⇒ s = a sin ϕ ⇒ x = 4 + 2 + b, y =
a sin2 ϕ
2 . (cycloïde)
2.
3.
30
asymptotes : y = ±x
x − y ∼ 1/(4x) ⇒ aire infinie
√ √
y 0 = 0 ⇔ t = 0, ( 6 ± 2)/2
4.
x 3
asymptote : y = 2 − 16 (traversée)
5.
asymptote : y = x
6.
inflexions : tan 2t = 0, ±3
31
7.
hyperbole : (y + 2)2 − x2 = 4
8.
asymptote : x + y = −1
équation cartésienne : x3 + y 3 = 3xy
9.
asymptote : x + y = e−1
branche parabolique horizontale
32
10.
asymptote : y = 2x + 32
point double : t2 + t = 1, x = y = −1 les tangentes sont orthogonales
33
Correction 70. 1.
2
inflexion : cos t = 3
4.
34
rebroussement : cos2 t = 31 .
5.
Correction 75. 1. F . (
p
x= u2 + u12
2. M = (t2 /2p, t), M 0 = (t02 /2p, t0 ) ⇒ tt0 = −p2 ⇒ 4
p
y= 2 u − u1
t
avec u = p . (Parabole passant par F )
(
x = 3p
4 u2 + u12
3. 3
y = − p4 u − u1 .
35
( p(cos θ−sin θ)
p x= 2+e(cos θ−sin θ)
Correction 78. équation polaire : ρ = 1+e cos θ ⇒ p(cos θ+sin θ)
y= 2+e(cos θ−sin θ)
conique d’excentricité √e .
2
Correction 90. Soit (ai ) une subdivision de [a, b] et P la ligne brisée pas-
sant par les points (ai , f (ai )). On montre ci-dessous que pour toute courbe
rectifiable L située au dessus de P et ayant même extrémités, on a long(L) >
long(P ) (résultat intuitivement évident : planter des clous aux points (ai , f (ai ))
et attacher un élastique en (a, f (a)) et (b, f (b)), passant au dessus de ces
36
clous). Cela étant montré, l’inégalité demandée en résulte en faisant tendre
le pas de la subdivision vers zéro.
Démonstration du thm de l’élastique : par récurrence sur le nombre n de
segments de P . Pour n = 1 c’est un fait connu. n − 1 ⇒ n : si L passe par
(a1 , f (a1 )) alors l’hypothèse de récurrence s’applique. Sinon, notons D la
demi-droite issue de (a0 , f (a0 )) et passant par (a1 , f (a1 )). Par concavité, P
est en dessous de D. L contient un point d’abscisse a1 strictement au dessus
de D, et aboutit en (b, f (b)) en dessous de D, donc il existe un point (u, v)
sur L ∩ D avec u > a1 . En remplaçant l’arc (a0 , f (a0 )) – (u, v) de L par le
segment correspondant on obtient une ligne L0 plus courte que L, encore au
dessus de P , et qui relève du premier cas.
2 4
Correction 91. 1. x = −4t3 , y = 3+6t2−3t .
2. x = 6 cos t − 3 cos 2t, y = 6 sin t + 3 sin 2t.
3. x = t + sin t, y = −1 + cos t, It = Mt−π + (π, −2).
4. x = a(cos3 t + 3 cos t sin2 t), y = a(sin3 t + 3 sin t cos2 t). x ± y =
a(cos t ± sin t)3 ⇒ similitude de centre O, rapport 2, angle π4 .
4 4
5. xI = 3x2x+1
3 , yI = x 2x+3 .
2
a2
6. x = a − ba cos3 t, y = b − b sin3 t.
7. ρ = eθ−π/2 .
2θ sin θ(1−cos θ)
8. x = 2+cos θ−cos
3 , y= 3 , cardioïde homothétique.
Correction 92. Calcul.
Correction 95. 1.
2. Cercle de centre ( 12 , 0) et de rayon 21 .
√
Correction 96. R = 12 aux sommets principaux (0, ±1) et R = 2 aux
√
sommets secondaires (±1/ 2, 0).
156
Correction 97. − 125√ .
2
0.
37
2. O.
Correction 102. 1.
4t3 +a(1−t2 ) t4 −3t2 +2at
2. x = 1+t2
, y= 1+t2
.
t π
Correction 103. x = a ln tan 2 + 4 , y = a cos t.
38
Pour θ ∈ [0, π], on a clairement r(π − θ) = r(θ). Par suite,
1 1
p p =p p
1 + sin(2θ) + 1 − sin(2θ) 1 + cos( 2 − 2θ) + 1 − cos( π2 − 2θ)
π
1 1
=p q =√ π
√
2 π 2 π
2 cos ( 4 − θ) + 2 sin ( 4 − θ) 2 cos( 4 − θ) + 2 sin( π4 − θ)
1 1
= = .
2 cos( π4 π
− ( 4 − θ)) 2 cos θ
−1 1
−1
39
Correction 110. (les grands classiques)
1. L’astroïde.
(a) Domaine d’étude.
• Pour tout réel t, M (t) existe.
• Pour tout réel t, M (t+2π) = M (t). Par suite, la courbe complète
est obtenue quand t décrit un segment de longueur
2π comme par exemple [−π, π].
• Pour tout réel t,
cos3 (−t) cos3 t
M (−t) = = = s(Ox) (M (t)).
sin3 (−t) − sin3 t
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ [0, π], puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe (Ox).
• Pour tout réel t,
cos3 (t + π) − cos3 t
M (t + π) = = = sO (M (t)).
sin3 (t + π) − sin3 t
cos3 (π − t) − cos3 t
M (π − t) = = = s(Oy) (M (t)).
sin3 (π − t) sin3 t
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ 0, π2 , puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe (Oy), puis
par réflexion d’axe (Ox).
• Pour tout réel t,
π
!
π cos3 2 −t sin3 t
M −t = = = sy=x (M (t)).
2 sin3 π
−t cos3 t
2
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ 0, π4 , puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe la droite
d’équation y = x, puis d’axe (Oy) et enfin d’axe (Ox).
40
Variations conjointes de xet y. La fonction t 7→ x(t) est stric-
tement décroissante sur 0, π4 et la fonction t 7→ y(t) est stricte-
ment croissante sur 0, π4 . Etude des points singuliers. Pour
t ∈ R,
−−→
dM −3a cos2 t sin t − cos t
(t) = = 3a cos t sin t .
dt 3a sin2 t cos t sin t
− cos t
Pour tout réel t, le vecteur est unitaire et n’est donc
sin t
pas nul. Par suite,
−−→
dM →
− π
(t) = 0 ⇔ 3a cos t sin t = 0 ⇔ cos t = 0 ou sin t = 0 ⇔ t ∈ Z.
dt 2
Les points singuliers sont donc les M kπ 2 , k ∈ Z. Pour t ∈ / π2 Z,
M (t) estun point régulier
et la tangente en M (t) est dirigée par le
− cos t
vecteur . Etudions alors le point singulier M (0). Pour
sin t
π π
t ∈ − 2 , 2 \ {0},
y(t)−y(0)
et donc, limt→0 x(t)−x(0) = 0. (Si on connaît déjà les équivalents,
sin3 t t3
c’est plus court : ∼
(cos t−1)(cos2 t+cos t+1) x→0 − t2 ×3
= − 2t
3 → 0).
2
La courbe admet en M (0) une tangente dirigée par le vecteur
(1, 0). Par
symétrie,
la courbe admet également une tangente en
π π
M − 2 , M 2 et M (π), dirigée respectivement par (0, 1), (0, 1)
et (1, 0). Toujours par symétrie, ces quatre points sont des points
de rebroussement de première espèce. Il en résulte aussi que
pour tout réel t, la tangente en M (t) est dirigée par le vecteur (− cos t, sin t).
On en déduit la courbe.
41
a
B(t) b
M(t)
−a
b
A(t) a
b
−a
(b) Soit t ∈ 0, π2 . On a vu que la tangente (Tt ) en M (t) est dirigée
par le vecteur (− cos t, sin t). Une équation cartésienne de Tt est
donc : − sin t(x − a cos3 t) − cos t(y − a sin3 t) = 0, ou encore
2. La cycloïde.
(a) La condition de roulement sans glissement se traduit par OI = M I
42
courbe complète est obtenue par translations de vecteurs k → −
u, k ∈
Z.
• Pour tout réel t, M (−t) = (−x(t), y(t)) = s(Oy) (M (t)). On trace
la courbe quand t décrit [0, π], puis on complète
par réflexion d’axe (Oy) puis par translations.
Etude des points singuliers. Pour t ∈ [0, π], x0 (t) = R(1 −
2 t 0 t t
cos t) = 2R sin 2 et y (t) = R sin t = 2R sin 2 cos 2 . Le
si t ∈]0, π].
point M (t) est régulier si et seulement Dans cecas,
2R sin2 (t/2)
la tangente en M (t) est dirigée par ou
2R sin(t/2) cos(t/2)
sin(t/2)
encore par . Etudions également le point singulier
cos(t/2)
M (0). Pour t ∈]0, π],
2R M
b
πR 2πR
43
centre O.
• Pour tout réel t,
sin(2π − 2t) − sin(2t)
M (π − t) = = = s(Oy) (M (t)).
sin(3π − 3t) sin(3t)
On étudie et on construit la courbe pour t ∈ 0, π2 , puis on obtient
la courbe complète par réflexion d’axe (Oy) puis
par symétrie centrale de centre O.
• On note aussi que M (t + π) = s(Ox) (M (t)), mais cette constatation
ne permet pas de réduire davantage le domaine
d’étude.
Variations conjointes de x et y. Pour t ∈ 0, π2 , x0 (t) = 2 cos(2t)
et y 0 (t) = 3 cos(3t). On en déduit immédiatement le tableau suivant :
π π π
t 0 6 4 2
x′ (t) + 0 −
√
1
3
x 2
0 0
1 √
2
y 2
0 −1
y ′(t) + 0 −
44
t = π/6
b
1 b b
b b
t = π/4
t=0 t = π/3
b b b
−1 1
b
−1 b
t = π/2
π π
M (t1 ) = M (t2 ) ⇒ x(t1 ) = x(t2 ) ⇔ t2 ∈ t1 + πZ ou t2 ∈ − t1 + πZ ⇒ t2 ∈ − t1 + πZ
2 2
π π
⇒ t2 = − t1 − π ⇒ t2 = − − t1 .
2 2
π
Réciproquement, si t2 = − 2 − t1 , alors x(t1 ) = x(t2 ) et donc,
π π
M (t1 ) = M (t2 ) ⇔ y − − t1 = y(t1 ) ⇔ sin 3 − − t1 = sin(3t1 )
2 2
3π 3π 3π
⇔ 3t1 ∈ − − 3t1 + 2πZ ou 3t1 ∈ π + + 3t1 + 2πZ ⇔ 6t1 ∈ − + 2πZ
2 2 2
π π π
⇔ t1 ∈ − + Z ⇔ t1 =
4 3 12
√
Le point M 12 π
= 12 , 22 est le point multiple d’abscisse et d’or-
donnée strictement positives.
45
4. La lemniscate de Bernoulli Domaine d’étude.
• Pour tout réel t, M (t) existe.
• Pour tout réel t, M (−t) = sO (M (t)). On étudie et construit la
courbe quand t décrit R+ et on obtient la courbe
complète par symétrie centrale de centre O.
• Pour t > 0,
!
1 1
1 t t3 t3 t
M = 1 , 1 = , = sy=x (M (t)).
t 1+ t4
1+ t4
1 + t4 1 + t4
1
t 0 √
4
3
1
x′ (t) + 0 -
√
( 4 3)3
4
x
1
0 2
1
2
y
0
′
y (t) 0 +
La tangente en M (0) est dirigée par le vecteur (1, 0). Par symétrie, la
tangente en « M (+∞) » est dirigée par le vecteur (0, 1).
46
1
−1 1
−1
5. Les tractrices
x = f (t) + R cos t
(a) Cherchons les arcs solutions sous la forme
y = R sin t
où f est une foncton dérivable sur un certain intervalle I (de sorte
f (t)
que le point M (t) est sur le cercle C(t) de centre et de
0
rayon R). La trajectoire cherchée est orthogonale à chaque cercle
C(t) si et seulement si la tangente à cette trajectoire en M (t) est
orthogonale à la tangente au cercle C(t) en M (t) ou encore « si et
seulement si » les vecteurs (f 0 (t) − R sin t, R cos t) et (− sin t, cos t)
sont orthogonaux. Cette dernière condition s’écrit −f 0 (t) sin t +
R
R(sin2 t + cos2 t) = 0 ou encore f 0 (t) = sin t ou enfin, f (t) =
t
R ln tan 2 + C. Les arcs solutions sont les arcs de la forme t 7→
R ln tan 2t + cos t + C
, où C ∈ R.
R sin t
47
R ln tan 2t + cos t
Les courbes solutions se déduisent de la courbe t 7→
R sin t
→
−
par translations de vecteurs colinéaires à i . On peut montrer que
la courbe obtenue est la trajectoire de la roue arrière d’une voiture
quand celle-ci se gare en marche avant, la roue avant étant quant
à elle collée au trottoir.
(b) Domaine d’étude. La fonction t 7→ M (t) est 2π-périodique et
on l’étudie donc sur [−π, π]. Pour t ∈ [−π, π], M (t) existe si et
seulement si t ∈] − π, π[\{0}. Pour t ∈] − π, π[\{0}, M (−t) =
s(Ox) (M (t)) puis
π t
! !
R ln tan 2 − 2 + cos(π − t) R − ln tan 2t − cos t
M (π−t) = = = sOy (M
R sin(π − t) R sin(t)
On étudie et on construit la courbe quand t décrit 0, π2 , et on
obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Oy) puis par ré-
flexion
πd’axe
(Ox). Dérivée. Etude des points singuliers. Pour
t ∈ 0, 2 ,
−−→ 1
! 2
!
dM R sin t − sin t R cos
sin t
t
cos t cos t
(t) = = =R .
dt R cos t R cos t sin t sin t
−→ →
−
cos2 t
Par suite, dM π
dt (t) = 0 ⇔ sin t = 0 ⇔ t = 2 . Le point M π2 est
un point singulier. Quand t tend vers π2 , y(t) − y π2 = R(sin t −
2
1) = −R 1 − cos π2 − t ∼ − R2 π2 − t . D’autre part, posons
h = π2 − t ou encore t = π2 − h. Quand t tend vers π2 ,
0 cos2 t sin2 h 2 π 2 π 2
x (t) = R =R ∼ Rh = R t − +o t − ,
sin t cos h 2 2
π R π 3 π 3 R π 3
x(t) − x( ) = t− +o t− ∼ t− .
2 3 2 2 3 2
Comme d’autre part, y(t) − y π2 = −R(1 − sin t) = −R(1 −
2
cos h) ∼ − R2 h2 = − R2 t − π2 , on en déduit que
π
π 2
y(t) − y 2 − R2 t − 2 3
π ∼ =− ,
x(t) − x 2
R
t− π 3 2 t − π2
3 2
48
y(t) − y( π2 )
et donc limπ = +∞. Par symétrie d’axe (Oy), la tan-
t→ 2 x(t) − x( π2 )
t< π2
→
−
gente en M π2 est dirigée par j et M π2 est un point de re-
broussement de première
espèce. Sinon, x0 et y 0 sont strictement
π
positives sur 0, 2 . On en déduit que x et y sont strictement
croissantes sur cet intervalle. Quand t tend vers 0 par valeurs su-
périeures, x(t) tend vers −∞ et y(t) tend vers 0. On en déduit
que la droite d’équation x = 0 est asymptote à la courbe. D’autre
part, x croit de −∞ à 0 pendant que y croit de 0 à 1. Courbe.
−R
t3 3 2 1
x0 (t) = x(t)(3 ln |t| − 2 ln |t + 1| − ln |t − 1|)0 = 2
( − − )
(t + 1) (t − 1) t t+1 t−1
t3 3(t2 − 1) − 2(t2 − t) − (t2 + t) t2 (t − 3)
= 2
= ,
(t + 1) (t − 1) t(t + 1)(t − 1) (t + 1)3 (t − 1)2
et
49
Etude quand t tend vers ±∞. Quand t tend vers ±∞, M (t) tend
vers le point (1, 1). On prolonge la courbe en posant M (∞) = 1, 1).
On a alors
t2 t3 t2 (t + 1) − 2t3 t2
y(t)−2x(t) = −2 = = − .
t2 − 1 (t + 1)2 (t − 1) (t + 1)2 (t − 1) (t + 1)2
t −∞ −1 0 1 3 +∞
x′ (t) + − 0 − − 0 +
+∞ +∞ +∞ 1
x 0
27
1 −∞ 32
+∞ 0 +∞
9
y 8
1 −∞ −∞ 1
′
y (t) + + 0 − −
On peut noter que la tangente en M (3) est dirigée par le vecteur ~j.
Voir graphique page suivante.
50
t = 1+
3
2
t = −1−
1
t = ±∞
t=0
−1 1 2 3 4 5 6 7 8
−1 t = −1+
t = 1−
4
3
2
1
−1 1 2 3 4 5 6 7 8 9
−1
−2
−3
−4
−5
51
3.
−1 1
−1
−2
−3
2t
x= 1+t2
4. t+2
y= 1−t2
52
3
−1 1
−1
−2
−3
53
5.
−1 1
−1
(
t3
x= t2 −9
6. t(t−2)
y= t−3
−1
−1
(
t3
x= 1+3t
7. 3t2
y= 1+3t
54
1
−1 1
−1
x = t2 + t3
8.
y = t2 + t3 − 2t4 − 2t5
55
1
−1 1
−1
56
Correction 112. 1. On a vu dans l’exercice ??, que la tangente (Tt )
en M (t) est toujours dirigée par le vecteur ~u(t) = (− cos t, sin t). Une
équation de la tangente en M (t) est donc sin t(x − a cos3 t) + cos t(y −
a sin3 t) = 0 ou encore
π
(Tt )⊥(Tu ) ⇔ ~u(t)|~u(u) = 0 ⇔ cos t cos u+sin t sin u = 0 ⇔ cos(t−u) = 0 ⇔ u ∈ t+ +πZ.
2
Il est alors clair que l’orthoptique est l’ensemble des points d’intersec-
tion des tangente (Tt ) et (Tt+ π2 ) quand t décrit R.
x sin t + y cos t = a sin t cos t
M (x, y) (Tt ) ∩ (Tt+ π2 ) ⇔
x cos t − y sin t = −a sin t cos t
a sin t cos t cos t sin t a sin t cos t
⇔x=− et y = −
−a sin t cos t − sin t cos t −a sin t cos t
⇔ x = a sin t cos t(− cos t + sin t) et y = a sin t cos t(cos t + sin t)
a sin t cos t(− cos t + sin t)
L’orthoptique cherchée est la courbe t 7→ .
a sin t cos t(cos t + sin t)
−a a
−a
57
M (θ + 2π) = [r(θ + 2π), θ + 2π] = [r(θ), θ + 2π] = [r(θ), θ] = M (θ).
On obtient donc la courbe complète quand θ décrit un intervalle de
longueur 2π comme [−π, π]. • θ ∈ D ⇔ −θ ∈ D et pour θ ∈ D,
M (−θ) = [r(−θ), −θ] = [r(θ), −θ] = s(Ox) (M (θ)).
On étudie et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
[0, π] puis on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Ox).
• θ ∈ D ⇔ π − θ ∈ D et pour θ ∈ D,
M (π − θ) = [r(π − θ), π − θ] = [r(θ), π − θ] = s(Oy) (M (θ)).
On πétudie
et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
0, 2 puis on obtient la courbe
complète par réflexion d’axe (Oy)
puis d’axe (Ox). Pour θ ∈ 0, π2 , θ ∈ D ⇔ cos (2θ) > 0 ⇔ θ ∈ 0, π4 .
On étudie donc la courbe sur 0, π4 . Variations π et signe de r. La
fonction
r
est strictement décroissante sur 0, 4 , strictement
positive
sur 0, π4 et s’annule en π
4 . Etude en π
4 . M π
4 = O et donc la
tangente en M 4 est la droite passant par O et d’angle polaire π4
π
−1 1
−1
58
2θ
2. Soit C la courbe d’équation polaire r = sin 3 . Domaine d’étude.
• Pour θ ∈ R,
M (θ + 6π) = [r(θ + 6π), θ + 6π] = [r(θ), θ + 6π] = [r(θ), θ] = M (θ).
On obtient donc la courbe complète quand θ décrit un intervalle de
longueur 6π comme [−3π, 3π]. • Pour θ ∈ [−3π, 3π],
M (−θ) = [r(−θ), −θ] = [−r(θ), −θ] = [r(θ), π − θ] = s(Oy) (M (θ)).
On étudie et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
[0, 3π] puis on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Oy).
• Pour θ ∈ [0, 3π], M (3π−θ) = [r(3π − θ), 3π − θ] = [−r(θ), 3π − θ] =
[r(θ), −θ] = s(Ox) (M (θ)). On étudie et on construit la portion de
courbe correspondant à θ ∈ 0, 3π 2 puis on obtient la courbe com-
plète par réflexion d’axe (Ox) puis d’axe (Oy).
3π 3π
• Pour θ ∈ 0, 3π 3π
2 , M 2 − θ = r 2 − θ , 2 − θ = r(θ), 2 − θ =
3π
59
1
−1 1
tra é sur 0, 3π2
−1
−1 1
−1
ourbe omplète
60
5
tra é quand
4 a = 2, b = 0, 01
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1
−2
−3
−4
−5
61
2
1 2 3
−1
−2
5. Soit C la courbe d’équation polaire r = tan 2θ
3 . Domaine d’étude.
Notons D le domaine de définition de la fonction r : θ 7→ tan 2θ 3 .
• θ ∈ D ⇔ θ + 6π ∈ D et M (θ + 6π) = M (θ). On obtient donc la
courbe complète quand θ décrit un intervalle de longueur 6π comme
[−3π, 3π]. • θ ∈ D ⇔ −θ ∈ D et M (−θ) = s(Oy) (M (θ)). On étudie
et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈ [0, 3π] puis
on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Oy). • θ ∈ D ⇔
3π − θ ∈ D et M (3π − θ) = s(Ox) (M (θ)). On étudie et on construit
la portion de courbe correspondant à θ ∈ 0, 3π 2 puis on obtient la
courbe complète par réflexion d’axe (Ox) puis par réflexion d’axe
(Oy). • θ ∈ D ⇔ 3π 2 − θ ∈ D et
M 3π 3π π
2 − θ = −r(θ), 2 − θ = r(θ), 2 − θ = sy=x (M (θ)).
On 3π
étudie
et on construit la portion de courbe correspondant à θ ∈
0, 4 puis on obtient la courbe complète par réflexions successives
d’axe la droite
d’équation
y = x, puis d’axe (Ox) et enfin d’axe (Oy).
3π
• Pour θ ∈ 0, 43π , r(θ) existe si et seulement si θ 6= 3π4 . On étudie
donc sur θ ∈ 0, 4 .
3π et signe de r. La fonction
Variations 3πr est strictement croissante
sur 0, 4 , strictement positive sur 0, 4 et s’annule en 0.
• La tangente en M (0) = O est la droite passant par O et d’angle
polaire 0 c’est-à-dire l’axe (Ox). • Etude quand θ tend vers 3π 4 .
Quand θ tend vers 3π 4 par valeurs inférieures, r(θ) tend vers +∞. la
3π
courbe admet donc une direction asymptotique d’angle polaire 4 ou
encore d’équation y = −x. Recherchons une éventuelle
droite asymp-
3π
tote. Pour cela, étudions lim r(θ) sin θ − . Posons h = 3π
4 −θ
θ→ 3π
4
4
θ< 3π
4
62
3π
ou encore θ = 4− h.
3π π
r(θ) sin θ − = tan
4 2 − 2h3 sin(−h) = − cotan h sin h =
− cos h → −1.
Ainsi, C admet une droite asymptote (D) quand θ tend vers 3π4 . De
plus,
−−→ −
M (x, y) ∈ (D) ⇔ OM .→v 3π = −1 ⇔ − √12 x − √12 y = −1 ⇔ y =
4 √
−x + 2.
−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1
−2
−3
−4
θ −π − 5π
6
− 2π
3
− π6 2π
3
π
2 cos θ + 1 − − 0 + + 0 −
2 sin θ + 1 + 0 − − 0 + +
signe de r − + 0 − + 0 −
Variations de r.La fonction r est dérivable sur [−π, π] \ − 5π π
6 ,−6 et
pour θ ∈ [−π, π] \ − 5π π
6 ,−6
63
−2 sin θ(2 sin θ+1)−2 cos θ(2 cos θ+1)
r0 (θ) = (2 sin θ+1) 2 = −4−2 cos θ−2 sin θ
(2 sin θ+1)2
=
√
−4−2 2 cos(θ− π4 )
(2 sin θ+1)2
< 0.
5π π
π r est strictement décroissante sur 5π
La fonction −π, − 5π
6 , sur − 6 , − 6
et sur − 6 , π . Etude quand θ tend vers − 6 . lim r(θ) = −∞ et
θ→− 5π
6
x<− 5π
6
lim r(θ) = +∞. Donc la courbe C admet une direction asymptotique
θ→− 5π
6
x>− 5π
6
d’angle polaire − 5π
6 ou encore d’équation y =
√1 x.
3
Etudions maintenant
5π
l’existence d’une éventuelle droite asymptote et pour cela étudions limθ→− 5π r(θ) sin θ + 6 .
6
5π
On pose h = θ + ou encore θ =
6 − 5π
+ h de sorte que θ tend vers
6 si − 5π
6
et seulement si h tend vers 0. Quand h tend vers 0
√ √
5π 2 cos − 5π
6 + h + 1 (1 − 3 cos h) + sin h 1− 3 1
r(θ) sin θ + = 5π sin h = √ sin h ∼ √ ×h=1− √
6 2 sin − 6 + h + 1 − 3 sin h + (1 − cos h) − 3h
Par suite, C admet une droite asymptote (D1 ) quand θ tend vers − 5π 6 . De
plus
−−→ − √
M (x, y) ∈ (D1 ) ⇔ OM .→
v − 5π = 1 − √13 ⇔ 12 x − 23 y = 1 − √13 ⇔ y =
6
√1 x + 2
− √2
3 3 3
Tableau de variation de r.
θ −π − 5π
6
− 2π
3
− π6 2π
3
π
′
r (θ) − − −
−1 +∞ +∞
r 0 0
−∞ −∞ −1
64
2
Recherche des points multiples. Soit (θ1 , θ2 ) ∈ [−π, π] \ − 5π
6 ,−6
π
/ ± 2π
tel que θ1 < θ2 . On suppose de plus que θ1 ∈ 3 / ± 2π
et θ1 ∈ 3 de sorte
que M (θ1 ) 6= O et M (θ2 ) 6= O.
−2 cos(θ) + 1 2 cos(θ) + 1 1
=− ⇔ −4 cos(θ) sin(θ) + 1 = 4 cos(θ) sin(θ) − 1 ⇔ sin(2θ) =
−2 sin(θ) + 1 2 sin(θ) + 1 2
π 5π π 5π
⇔ 2θ ∈ + 2πZ ou 2θ ∈ + 2πZ ⇔ θ ∈ + πZ ou θ ∈ + πZ
6 6 12 12
11π 7π
⇔θ∈ − ,− .
12 12
11π
π
Ainsi, les points doubles
distincts de l’origine sont
M − 12 = M 12 et
7π 5π 2π 2π
M − 12 = M 12 . Sinon, M − 3 = M 3 = O.
−6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6
−1
−2
−3
−4
65
et on obtient la courbe complète par réflexion d’axe (Ox). Variations
et signe de r. La fonction r est strictement décroissante sur [0, π],
strictement positive sur ]0, π] et s’annule en π. Etude pour θ = π.
La tangente en M (π) = O est la droite passant par O d’angle polaire
π c’est-à-dire l’axe (Ox). Par symétrie par rapport à (Ox), le point
M (π) est un point de rebroussement de première espèce.
a 2a
−a
−−→
dM →
− →
− θ θ →− θ → −
= −a sin θ u θ + a(1 + cos θ) v θ = 2a cos − sin u θ + cos vθ
dθ 2 2 2
θ θ π → − θ π → − θ →−
= 2a cos cos + u θ + sin + v θ = 2a cos u 3θ + π .
2 2 2 2 2 2 2 2
−→
dM θ θ
Longueur ` de la cardioïde. On a dθ = 2a cos 2 = 2a cos 2
(pour θ ∈ [−π, π]) et donc
R π −→ Rπ π
` = −π dM dθ dθ = 2a −π cos(θ/2) dθ = 4a [sin(θ/2)]−π = 8a.
La cardioïde d’équation polaire r = a(1 + cos θ), a > 0, a pour longueur 8a.
66
ds ds/dθ
R(θ) = dα = dα/dθ = 43 a cos θ
2 .
Ensuite, →
−n (θ) = rπ/2 (→
−
τ (θ)) = −→−
u 3θ/2 et donc, en notant Ω(θ) le
centre de courbure au point M (θ),
a 2a
−a
67
M ∈ C ⇔ x2 (x2 + y 2 ) − (y − x)2 = 0 ⇔ r2 cos2 θ × r2 − (r sin θ − r cos θ)2 = 0
2 2 2 2 2 sin θ − cos θ 2
⇔ r [r cos θ − (sin θ − cos θ) ] = 0 ⇔ r = 0 ou r = (cos θ = 0 ne fournit p
cos θ
⇔ r = 0 ou r = tan θ − 1 ou r = 1 − tan θ.
Construction de C.
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
68
√
On en déduit ds
dθ = a 2eθ et →
−
τ (θ) = →
−
u θ+ π4 . On peut alors prendre α(θ) =
θ + π4 et donc dα
dθ = 1. Par suite
ds/dθ
√
a 2eθ
√
R(θ) = dα/dθ = 1 = a 2eθ .
−
D’autre part, →
−
n (θ) = →
−
τ θ + π2 = →
u θ+ 3π = √1 (−→
2
−
uθ +→
−
v θ ) et donc
4
√
Ω(θ) = M (θ) + R(θ)→
−
n (θ) = O + aeθ →
−
u θ + a 2eθ . √12 (−→
−
uθ +→
−
v θ) =
θ →
−
O + ae v = r π (M (θ)).
θ O, 2
M(θ)
b
Ω(θ) b
L = 6a.
69
−→ R(1 − cos t) sin(t/2)
dM t
2. dt = = 2R sin 2 sin t cos t et donc
R sin t cos(t/2)
−→
dM
dt = 2R sin 2t puis
R 2π −→
dM
R 2π t
t
2π
L= 0 dt dt = 2R 0 sin 2 dt = 4R − cos 2 0
= 8R.
L = 8R.
(
x=t
3. Une représentation paramétrique de Γ est t2 , 0 6 t 6 a et
y = 2p
donc
Z Z s Z
ap a a/p p
t2
L= (x0 (t))2 + (y 0 (t))2 dt = 1 + 2 dt = p u2 + 1 du
0 0 p 0
! s
h p ia/p Z u2 a/p
a2
Z a/p
u2 + 1 − 1
=p u u2 + 1 − du √ =a 1+ −p √ du
0 0 u2 + 1 p2 0 u2 + 1
s
a2 a
= a 1 + 2 − L + p argsh ,
p p
et donc
q
1 a2 a
L= 2 a 1+ p2
+ p argsh p .
L = 8a.
Correction 123. On obtient la courbe complète quand t décrit ]−π, 0[∪]0, π[.
Puisque M (−t) = s(Ox) (M (t)) et M (π − t) = s(Oy) (M (t)), on se contente
π
d’étudier et de construire la courbe quand t ∈ 0, 2 puis on obtient la
courbe
πcomplète
par réflexions successives d’axe (Oy) puis d’axe (Ox). Pour
t ∈ 0, 2 ,
70
cos2 t
−→ R(− sin t + sin1 t ) cos t
dM
dt = =R sin t = R cos t
sin t =
R cos t cos t sin t
cos t
R cotan t .
sin t
π
cos t
Puisque R cotan t > 0 pour t ∈ 0, 2 et puisque le vecteur est
sin t
unitaire, on a
cos t
ds
dt = R cotan t puis →
−
τ (t) = .
sin t
− sin t
On a donc →
−
n (t) = et d’autre part, on peut prendre α(t) = t.
cos t
En notant ρ(t) le rayon de courbure au point M (t),
ds ds/dt
ρ(t) = dα = dα/dt = R cotan t,
puis
R cos t + ln tan 2t − sin t
Ω(t) = M (t) + ρ(t)→
−
n (t) = + R cotan t
R sin t cos t
R ln tan 2t
= R .
sin t
R ln tan 2t
La développée cherchée est l’arc t 7→ R , t ∈] − π, 0[∪]0, π[ (en
sin t
complétant par symétrie). Quand t décrit ]0, π[, on effectue alors le change-
ment de paramètres t 7→ R ln tan 2t = u qui est un C 1 -difféomorphisme de
]0, π[ sur R. On obtient x = u puis
R R t 1 eu/R +e−u/R u
y = 2 tan t = 2 tan 2 + tan t = R 2 = R ch R .
2 2
1+tan2 2t
Le
support de la développée sur ]0, π[ est aussi le support de l’arc u →
7
u
u , u ∈ R ou encore la chaînette d’équation cartésienne y =
R ch R
x
R ch R .
71
Ω(θ)
b
x
R
h
Rc
y=
R
M(θ) b
−R
Quand t décrit [0, 2π], on obtient une arche de cycloïde complète. Les autres
→
−
arches s’en déduisent par translations de vecteurs 2kπR i . Pour t ∈ [0, 2π]
!
−→ R(1 − cos t) sin 2t
dM
dt = = 2R sin 2t .
R sin t cos t 2
t
Le point M (t) est régulier pour t ∈]0, 2π[ et pour t ∈]0, 2π[, 2R sin > 0.
! 2
sin 2t
Puisque le vecteur est unitaire, on a
cos 2t
72
t
! π t
!
sin cos −
et →
−
ds t 2 2 2
dt = 2R sin 2 τ (t) = = .
cos 2t sin π
2 − t
2
t !
− cos
On en déduit que →
− 2
n (t) = et d’autre part, on peut prendre
t
sin 2
π
α(t) = 2 − 2t . En notant ρ(t) le rayon de courbure au point M (t),
ds ds/dt 2R sin( 2t ) t
ρ(t) = dα = dα/dt = − 12
= −4R sin 2 ,
et donc
t
!
R(t − sin t) t − cos R(t − sin t) + 2R s
Ω(t) = M (t) + ρ(t)→
− 2
n (t) = − 4R sin =
R(1 − cos t) 2 sin t R(1 − cos t) − 2R(1 −
2
R(t + sin t)
= .
−R(1 − cos t)
R(t + sin t)
La développée cherchée est l’arc t 7→ . Poursuivons.
−R(1 − cos t)
R(t + π − sin t) R(t − sin t) πR →
−
Ω(t + π) = = + u (M (t)) où u = (πR, −2R).
= t−
→
−R(1 + cos t) R(1 − cos t) −2R
M(t)
b
−
→
u M(t + π) b
Ω(t + π)
t
C est le support de la courbe paramétrée t 7→ M (t) = . M (t) est
t3
−→ 1
birégulier si et seulement si t/neq0. Pour t ∈ R, dM
dt = . Par suite
3t2
73
√ 1
ds
= 1+ 9t4 et →
−
τ (t) = √ 1 .
dt 1+9t4 3t2
−3t2
Donc, d’une part →
−
n (t) = √ 1
1+9t4
et d’autre part, puisque les co-
1
ordonnées de →−
τ (t) sont positives, on peut prendre α(t) = arccos √1+9t1
4
.
Par suite, pour t 6= 0
dα
dt = − − 12 36t3 (1 + 9t4 )−3/2 × q 1
1
= 6t
1+9t4
1−
1+9t4
puis
et donc
t 9t5
!
t −3t2 −
Ω(t) = M (t) + R(t)→
− 1+9t4 2 2
n (t) = + = .
t3 6t 1 5t3
+ 1
2 6t
74
8
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5
−6
−7
−8
t
Correction 124. C est le support de l’arc paramétré t 7→ , t > 0.
ln t
q !
q
−→ 1 1/ 1 + t12 √
1+t2
√ t
dM
= = 1+ 1 q = 1+t2 .
dt 1/t t2 t √ 1
1/ t 1 + t12 1+t2
75
√
ds 1+t2 √ 1
Donc, dt = t et on peut prendre α(t) = arcsin 1+t2
puis
dα t 1
dt = − (t2 +1)3/2
q
1
= − t21+1 ,
1−
1+t2
et finalement
ds/dt
R(t) = dα/dt = − 1t (t2 + 1)3/2 .
Pour t > 0, posons f (t) = |R(t)| = 1t (t2 + 1)3/2 . f est dérivable sur ]0, +∞[
et pour t > 0,
√ √
t2 +1 t2 +1
f 0 (t) = − t12 (t2 +1)3/2 +3(t2 +1)1/2 = t2
(−(t2 +1)+3t2 ) = t2
(2t2 −1).
√ 3/2 √
3 3
f admet un minimum en t = √1 égal à 2 1
+1 =
2 2 2 .
√
3 3 √1
Le rayon de courbure minimum est 2 et est le rayon de courbure en M 2
, − π2 < t < π2 .
t
Correction 125. C est le support de l’arc paramétré t 7→ .
ln(cos t)
−→ 1 cos t
dM 1
dt = = cos t .
− sin t/ cos t − sin t
1 cos t ds
Puisque > 0 et que
cos t est unitaire, on a successivement dt =
− sin t
1 →
− cos t →
− sin t
cos t , τ (t) = , n (t) = , α(t) = −t puis
− sin t cos t
ds/dt
R(t) = dα/dt = − ds 1
dt = − cos t .
Enfin,
→
− t 1 sin t
Ω(t) = M (t) + R(t) n (t) = − cos t =
ln(cos t) cos t
t − tan t
.
ln(cos t) − 1
76
1
−5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5
−1
−2
−3
−4
−5
−6
−7
Correction
126. Soit λ ∈ R. Cλ est le support de l’arc paramétré t 7→
t
. C0 est l’axe (Ox) et donc C0 n’est pas défini, puis C−λ est la
λte−t
symétrique de Cλ par rapport à l’axe (Ox) et donc C−λ est le symétrique de
Cλ par rapport à l’axe (Ox). Dans ce qui suit, on suppose λ > 0.
−→ 1
dM
dt = λ(1 − t)e−t
.
ds
p →
− 1 1
Par suite dt = 1 + λ (1 − t) e , τ (t) = √ 2
2 2 −2t ,
1+λ (1−t)2 e−2t λ(1 − t)e−t
→
− 1 −λ(1 − t)e−t 1
n (t) = √ 2 et on peut prendre α(t) = arccos √ 2
1+λ (1−t)2 e−2t 1 1+λ (1−t)2 e−2t
→
−
(car τ (t) a une abscisse strictement positive). Ensuite,
dα λ2 ((2t−2)−2(t−1)2 )e−2t 1
dt = 2(1+λ2 (1−t)2 e−2t )3/2
q
1
1−
1+λ2 (1−t)2 e−2t
λ2 )3/2 et donc
−λ
Cλ = Ω(0) = M (0) + R(0)→
−
n (0) = O − 2λ 1 1
(1 + λ2 )3/2 √1+λ2
=
1
(1 + λ2 )/2
.
−(1 + λ2 )/(2λ)
77
(1 + λ2 )/2
L’ensemble des Cλ , λ ∈ R∗ , est le support de l’arc λ 7→ ,
−(1 + λ2 )/(2λ)
λ ∈ R∗ .
2
C3
1
C1
b
−7 −6 −5 −4 −3 −2 −1 1 2 3 4 5 6 7
C1
−1 b
b
C3
−2
−3
−4
−5
−6
−7
Correction 127.
1. Pour f (x) = sin2 x + cos x, le domaine de définition de f est R, et
f est de classe C ∞ . On remarque que f est 2π-périodique et paire, il
suffit donc de faire l’étude de f sur l’intervalle [0; π].
— Variations de f
Pour x ∈ [0; π], f 0 (x) = 2 sin x cos x − sin x = sin x(2 cos x − 1) et
donc f 0 (x) = 0 si et seulement si x ∈ {0; π3 ; π}. Comme sin x > 0 si
78
x ∈]0; π[, pour étudier le signe de f 0 (x), il suffit d’étudier le signe
de (2 cos x − 1), et on obtient
π
x 0 3 π
0
f (x) 0 + 0 − 0
5
4
f % &
1 −1
— Tangentes horizontales
Le graphe de f possède une tangente horizontale là où f 0 s’annule,
c’est-à-dire aux points de coordonnées (0, 1), ( π3 , 54 ) et (π, −1). En
particulier, la tangente au point d’abscisse 0 est horizontale et a
pour équation y = 1. Pour déterminer la position de la courbe par
rapport à sa tangente en ce point, on étudie le signe de f (x) − 1
pour x proche de 0 :
f (x) − 1 = sin2 x − 1 + cos x = − cos2 x + cos x = cos x(1 − cos x)
Cette expression est positive au voisinage de 0 (et même > 0 pour
x 6= 0 proche de 0). La courbe est donc au-dessus de sa tangente.
— Points particuliers
Le graphe de f coupe l’axe des abscisses entre 0 et π en un unique
point x0 , qu’on détermine en résolvant
f (x) = 0 ⇐⇒ 1−cos2 x+cos x = 0 ⇐⇒ X 2 −X−1 = 0 (X = cos x)
ce qui donne
√
deux solutions pour X,√
mais une seule dans [−1; 1] :
1− 5 1− 5
X = 2 et donc x0 = arccos( 2 ).
Le graphe de f est obtenu sur [−π; π] par symétrie par rapport à l’axe
des ordonnées, puis sur R par 2π-périodicité.
y
π
0 π x0 x
3
x
y = sin2 x + cos x
79
2. Pour f (x) = x + ln(1 + ex ), le domaine de définition de f est R et f
est de classe C ∞ .
— Variations de f
ex
Comme f 0 (x) = 1 + 1+e 0
x , pour tout x, f (x) > 1. En particulier
f (x) ln(1 + ex )
=1+ −−−−→ 1
x x x→−∞
80
De plus, f (x) − ln 2 + 32 x = 81 x2 + o(x2 ) = 81 x2 (1 + o(1)) où o(1)
est un terme qui tend vers 0 quand x → 0. Ainsi (1 + o(1))a le
même signe que 1 pour x proche de 0, et f (x) − ln 2 + 32 x est
positif au voisinage de 0 : la courbe reste localement au-dessus de
sa tangente.
y y = x + ln(x + ex )
y = 2x
y = ln 2 + 32 x
ln 2
0 1 x
y=x
Correction 128.
1. Pour transformer une équation cartésienne y = f (x) en paramétrisa-
tion, il suffit de poser x = t et y = f (t), en faisant
√ décrire au paramètre
t le domaine de définition de f . Ici, f (x) = −x2 − 3x + 4 est bien
définie pour les x ∈ R tels que −x2 − 3x + 4 > 0 i.e. x ∈ [−4; −1]. On
obtient donc la paramétrisation suivante :
x(t) = √
t
(t ∈ [−4; 1])
y(t) = −t2 − 3t + 4
ce qui signifie
x ∈ [−4;
√ 1]
(x, y) ∈ C ⇐⇒
y = −x2 − 3x + 4
x(t) = √
t
⇐⇒ ∃ t ∈ [−4; 1] |
y(t) = −t2 − 3t + 4
81
√ y
y= −x2 − 3x + 4
−4 1 x
0 3 x
(3, −1)
82
et la courbe est donc le graphe de la fonction
f : [−2; −1] → R
x 7→ (x − 1)2
y
y = (x − 1)2
−2 −1 1 x
Correction 129.
1. Les expressions x(t) = cos3 t et y(t) = sin3 t sont bien définies pour
tout t ∈ R.
— Réduction de l’intervalle d’étude
Les fonctions x et y étant 2π-périodiques, il suffit de restreindre
l’étude à un intervalle de longueur 2π pour obtenir l’intégralité du
support de la courbe.
83
π
t 0 2
x0 (t) 0 − 0
1
x &
0
1
y %
0
y 0 (t) 0 + 0
Cela signifie que lorsque t varie de 0 à π2 la courbe va vers la
gauche (car x(t) décroît) en montant (car y(t) croît) du point
(1, 0) à (0, 1).
— Points particuliers
√
3 3 1
— M ( π6 ) = 8 , 8 = (0.64 . .√. , 0.125) ; la tangente est dirigée
par x0 ( π6 ), y 0 ( π6 ) = − 98 , 3 8 3 = (−1.125, 0.64 . . .).
√ √
— M ( π4 ) = 42 , 42 = (0.35 . . . , 0.35 . . .) ; la tangente est dirigée
√ √
par x0 ( π4 ), y 0 ( π4 ) = − 3 4 2 , 3 4 2 = (−1.06 . . . , 1.06 . . .).
√
— M ( π3 ) = 18 , 3 8 3 = (0.125, 0.64 . . .) ; la tangente est dirigée
√
par x0 ( π3 ), y 0 ( π3 ) = − 3 8 3 , 98 = (−0.64 . . . , 1.125).
— Étude des points singuliers
Le point M (t) est singulier si x0 (t) = y 0 (t) = 0, ce qui est le
cas dans le domaine d’étude [0; π2 ] uniquement pour t = 0 et t =
π
2 . Pour déterminer la tangente au point M (0) (de coordonnées
cartésiennes (1, 0)), on étudie la limite en 0 de
84
y
M ( π2 )
M ( π3 )
M ( π4 )
M ( π6 )
0 M (0) x
t 0 +∞
x0 (t) 0 +
+∞
x %
0
1
y &
0
y 0 (t) 0 −
85
Cela signifie que le courbe va vers la droite et vers le bas lorsque
t va de 0 à +∞.
— Étude des points singuliers
y(t) − y(0) 1 − ch t
Le seul point singulier est M (0), or = et
x(t) − x(0) t ch t − sht
M (0)
0 1 x
86
t 0 π
x0 (t) 0 + 2
π
x %
0
2
y %
0
y 0 (t) 0 + 0
La courbe va vers la droite en montant lorsque t varie de 0 à π2 .
— Étude des points singuliers
Le point M (0), qui est l’origine, est singulier. Pour étudier l’exis-
tence d’une tangente en ce point, on considère
y(t) − y(0) 1 − cos t t2 /2
= ∼ 3
x(t) − x(0) t − sin t 0 t /6
y(t)−y(0)
et donc x(t)−x(0) −−−→ +∞. Par conséquent, la courbe possède
t→0+
une tangente de pente verticale au point M (0).
M (−π) y M (π)
M (0) M (2π) x
Correction 130.
1. Soit t > 0 :
x( 1t ) = 1
t ln( 1t ) = −y(t)
y( 1t ) = t ln( 1t ) = −x(t)
et par conséquent, le point M ( 1t ) est le symétrique de M (t) par rap-
port à la droite d’équation y = −x. On restreint l’étude à l’intervalle ]0; 1] ,
puis on obtiendra l’intégralité de la courbe par symétrie par rapport
à la seconde bissectrice.
2. Les fonctions x et y sont de classe C 1 sur ]0; 1].
— Tableau de variations conjointes
Pour t ∈]0; 1] :
x(t) = t ln t y(t) = lnt t
x0 (t) = 1 + ln t y 0 (t) = 1−ln
t2
t
87
1
puisque e < 1 < e. On obtient donc le tableau suivant :
t 0 1/e 1
x0 (t) −∞ − 0 + 1
0 0
x & %
−1/e
0
%
−e
y %
−∞
0
y (t) +∞ + 2e2 + 1
0
1 x
M (1/e)
88
paramètres t1 , t2 ∈ D tels que t1 6= t2 et M = M (t1 ) = M (t2 ), i.e.
1 1
t21 −t1 = t22 −t2 2
t1 − t1 = t22 − t2
⇐⇒
2t1 = 2t2 t1 (t22 − 1) − t2 (t21 − 1) = 0
t1 −1 t2 −1
(t1 − t2 )(t1 + t2 − 1) = 0
⇐⇒
(t2 − t1 )(t1 t2 + 1) = 0
t1 + t2 = 1
Comme on cherche t1 6= t2 , le système obtenu est équivalent à ,
t1 t2 = −1
autrement dit à un système du type somme-produit : cela signifie que t1 √et
t2 doivent être les deux racines (distinctes) de X 2 − X − 1, c’est-à-dire 1±2 5
(qui sont bien dans D). On a donc un seul point double, c’est
√ ! √ !
1+ 5 1− 5
M =M
2 2
En remplaçant, on obtient
√ ! 0 √ !
~ (t1 ) = x0 (t1 ) 5√ ~ x (t2 ) − √5
V = et V (t2 ) = =
y 0 (t1 ) −5− 5
2
y 0 (t2 ) −5+ 5
2
orthogonaux.
89
y
M
1
0 1 x
2(t2 +2)−2t(2t−1) −2(t2 −t−2)
y 0 (t) = (t2 +2)2
= (t2 +2)2
2t2 − 3t − 2 = 0
Ainsi M (t) est singulier si et seulement si . Ce système
t2 − t − 2 = 0
admet une unique solution t = 2, correspondant au point M (2) de coordon-
nées (1, 12 ).
Le vecteur dérivé est nul au point M (2) ; pour obtenir l’allure de la courbe
au voisinage de ce point, il faut donc effectuer un développement limité à
un ordre assez grand pour trouver deux termes non constants non nuls. Ici
l’ordre 3 suffira, on pose t = 2 + h pour simplifier (ainsi “t proche de 2”
devient “h proche de 0”) :
4(2 + h) − 3 5 + 4h 1 1
x(2 + h) = 2
= 2
= 1 − h2 · 4h+h2
(2 + h) + 1 5 + 4h + h 5 1+ 5
1 4h + h2 4h + h2
= 1 − h2 · 1 − +o
5 5 5
1 4
= 1 − h2 · 1 − h + o(h)
5 5
1 2 4 3
= 1 − h + h + o(h3 )
5 25
90
2(2 + h) − 1 3 + 2h 1 1 1
y(2 + h) = 2
= 2
= − h2 · 4h+h2
(2 + h) + 2 6 + 4h + h 2 12 1+ 6
1 1 4h + h2 4h + h2
= − h2 · 1 − +o
2 12 6 6
1 1 2
= − h2 · 1 − h + o(h)
2 12 3
1 1 2 1 3
= − h + h + o(h3 )
2 12 18
On a donc le développement limité vectoriel suivant :
1 4
1 −5 2
M (2 + h) = 1 + 1 · h + 25 1 · h3 + o(h3 )
2 − 12 18
On
vérifie
que le terme constant du développement
0 limité correspond bien à
x(2) x (2)
et que le terme linéaire, qui vaut · h, est nul. Les coefficients
y(2) y 0 (2)
de h2 et h3 sont des vecteurs non nuls, M (2) est donc un point de rebrous-
sement de première espèce (p = 2, q = 3). La tangente est dirigée par le
premier vecteur non nul, coefficient de hk (avec k> 1), donc ici le coefficient
− 51
de h2 ; ainsi la tangente en M (2) est dirigée par 1
− 12
.
M (2)
1
2
0 1 x
4 t 3
Correction 133. Les expressions x(t) = t + t et y(t) = 3 +2+ t+1 sont
bien définies pour t ∈ D = R \ {−1; 0}.
1. Les fonctions x et y sont de classe C 1 sur D. Soit t ∈ D :
x(t) = t + 4t y(t) = 3t + 2 + t+1 3
91
t −∞ −4 −2 −1 0 2 +∞
x0 (t) + + 0 − − − 0 +
−4 +∞ +∞
% &
x −5 −5 & %
% &
−∞ −∞ 4
− 31 +∞ +∞
& &
y % − 53 5 %
& &
11
−∞ −∞ 3
y 0 (t) + 0 − − − − 0 +
2. Le tableau de variations conjointes indique :
— t = −4 : tangente horizontale, au point de coordonnées (−5, − 31 ) ;
— t = −2 : tangente verticale, au point de coordonnées (−4, − 53 ) ;
— t = −1 : une asymptote verticale, d’équation x = −5 ;
— t = 0 : une asymptote horizontale, d’équation y = 5 ;
— t = 2 : il y a un point singulier en (4, 11
3 ) (voir après).
Il reste à étudier le comportement quand t → ±∞ :
y(t) t3 + 16t2 + 6t 1
= 3 2
−−−−→
x(t) 3(t + t + 4t + 4) t→±∞ 3
donne
1 1
4 −
M (t) = 11 + 21 · (t − 2)2 + −14 · (t − 2)3 + o((t − 2)3 )
3 9 27
92
forme paramétrée) de la tangente TM (2) s’obtient en tronquant le dé-
veloppement limité :
1
x x 4
∈ TM (2) ⇐⇒ ∃λ ∈ R, = 11 + 21 · λ
y y 3 9
x = −5
y = 13 x + 2
M (2)
y=5
1
0 1 x
M (−4) M (−2)
93
au point M (0). Finalement, pour tout t, la tangente au point M (t)
est dirigée par le vecteur
~ 6
V =
12t
1
5. On sait déjà que T (t) et T (− 4t ) sont perpendiculaires. Il reste à voir
1
si T (t) coupe bien C au point M (− 4t ):
1 1 3 1 2
M − ∈ T (t) ⇐⇒ 4 − = 2t · 3 − − 2t3
4t 4t 4t
⇐⇒ 32t6 − 6t2 − 1 = 0
3 1
⇐⇒ X = t2 et X 3 − X− =0
16 32
3 1
L’étude des variations du polynôme X 3 − 16 X − 32 montre qu’il admet
1
− 4 comme racine (double), il se factorise donc sous la forme X 3 −
3 1 1 2 1 1
16 X − 32 = (X + 4 ) (X − 2 ) et sa seule racine positive est 2 :
1 2 1 1
M − ∈ T (t) ⇐⇒ X = t et X ∈ − ;
4t 4 2
√
1 2
⇐⇒ t2 = ⇐⇒ t = ±
2 2
√ √
6. Ainsi T ( 22 ) et T (− 2
2 ) sont les seules droites à la fois tangentes et
orthogonales à C :
94
— La droite √ √
2 √ 2
T( ) : y = 2x −
2 2
√ √
est tangente au point M ( 22 ) et orthogonale au point M (−1/(4 2
2 )).
— La droite √ √
2 √ 2
T (− ) : y = − 2x +
2 2
√ √
2 2
est tangente au point M (− 2 ) et orthogonale au point M (1/(4 2 )).
y y
√
2
M (+ 2 )
1 1
√
1 √ M (1/(4 2
2 ))
0 M (−1/(4 22 )) x 0 1 x
√
2
M (− 2 )
Correction 135.
1
1. L’expression r(θ) = √ est bien définie sur D =]0, π4 [ (il faut
tan(2θ)
tan(2θ) bien défini et strictement positif).
— Passages par l’origine
Puisque r ne s’annule pas, la courbe ne passe pas par l’origine.
Mais elle admet l’origine pour point limite : r(θ) −−−−→ 0+ .
θ→ π4 −
— Variations et signe de la fonction r
La fonction r est strictement décroissante, et strictement positive,
sur ]0; π4 [ :
π
θ 0 4
+∞
r &
0
Cela signifie que la courbe tourne (dans le sens trigonométrique)
en se rapprochant de l’origine.
— Tangente à l’origine
Le point M ( π4 ) est à l’origine : la tangente en ce point est donc
dirigée par ~u π4 , c’est la première bissectrice.
95
— Étude des branches infinies
Lorsque θ tend vers 0, r(θ) tend vers +∞ : il y a donc une
branche infinie. Pour étudier sa nature, passons en coordonnées
cartésiennes :
cos θ
x(θ) = p −−−−→ +∞
tan(2θ) θ→0+
sin θ θ
y(θ) = p ∼ √
+
tan(2θ) 0 2θ
1 2 3 4 x
-1
2
2. L’expression r(θ) = sin θ π π
cos θ est bien définie sur D =] − 2 , 2 [.
— Réduction du domaine d’étude
Comme r est paire, il suffit en fait de faire l’étude pour les θ > 0,
donc sur [0; π2 [, puis de compléter par réflexion d’axe (Ox), en effet
M (−θ) = s(Ox) (M (θ)).
On se restreint donc dans la suite à θ ∈ [0, π2 [, puis on obtient la
courbe complète par réflexion d’axe (Ox).
— Passages par l’origine
La courbe passe par l’origine si r s’annule : pour θ ∈ [0, π2 [,
r(θ) = 0 ⇐⇒ θ = 0
96
— Tangente à l’origine
La courbe passe par l’origine en θ = 0. Par conséquent, la tangente
en O = M (0) est la droite passant par O et d’angle polaire 0,
c’est-à-dire l’axe (Ox).
— Étude des branches infinies
Lorsque θ tend vers π2 , r(θ) tend vers +∞ : il y a donc une
branche infinie. Pour étudier sa nature, passons en coordonnées
cartésiennes :
sin3 θ
y(θ) = −−−−→ +∞
cos θ θ→ π2 −
3 x=1
θ=0
1 x
-1
-2
-3
p
3. L’expression Sr(θ) = cos(2θ) est bien définie si cos(2θ) est positif,
i.e. sur D = k∈Z [− π4 + kπ; π4 + kπ].
97
— Réduction du domaine d’étude
La fonction r est π-périodique : on l’étudie sur un intervalle de
longueur π, par exemple [− π2 ; π2 ] ∩ D = [− π4 ; π4 ], puis on complète
par rotation d’angle π. De plus r est paire : θ ∈ D ⇔ −θ ∈ D, et
pour θ ∈ D on a
98
y
π θ=0
θ= 4 x
1
99
La formule donnant P (θ) pour θ 6= π est en fait encore valable en θ = π
puisqu’on retrouve dans ce cas P (π) = O. En coordonnées cartésiennes, on
a donc
∀θ ∈]0; 2π[, P (θ) = (sin2 θ, − sin θ cos θ)
Remarquons que
2 1 − cos(2θ) 1
(sin θ, − sin θ cos θ) = , − sin(2θ)
2 2
1 1
= ,0 − cos(2θ), sin(2θ)
2 2
Lorsque θ décrit ]0; 2π[, 2θ décrit ]0; 4π[ et cos(2θ), sin(2θ) décrit (deux
fois, sauf en (1, 0) où l’on ne passe qu’une fois) le cercle unité. Par conséquent
{P (θ) | θ ∈]0; 2π[} est le cercle de centre ( 21 , 0) et de rayon 21 .
3
M2 (θ)
2
M1 (θ)
-2 -1 1 2 3 4 x
P (θ)
-1
C1
-2
C2
-3
100