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Chap 3 Marché

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Chapitre 3 : Quelles sont les principales défaillances du marché ?

1) Pourquoi le marché est-il défaillant en présence d’externalités ?

La première défaillance du marché provient des externalités, effets non intentionnels de


l'action d'un agent économique sur le bien-être d'un ou plusieurs autres agents
économiques sans qu'il y ait compensation financière. L'externalité est dite positive lorsque
l'effet produit est une amélioration du bien-être, et négative dans le sens contraire.
L'absence de compensation financière est la cause de cette défaillance car les agents
économiques ne sont pas incités à limiter ou accroitre leur activité en cas d'externalités,
c'est pourquoi le marché est défaillant. En effet, les externalités positives, bénéfiques à tous,
sont généralement sous-produites alors que c'est l'inverse pour les externalités négatives.

L'État peut remédier à cette défaillance en taxant les externalités négatives ou en


subventionnant les externalités positives. Ainsi, en France, les ménages sont incités à
abandonner leurs véhicules polluants et à les remplacer par des voitures électriques. L'État a
recours à des incitations pour encourager les externalités positives, c'est le rôle de la prime à
la conversion, ou à des sanctions, pour décourager les externalités négatives, c'est le rôle du
malus écologique. Les pouvoirs publics obligent ainsi les agents à tenir compte de l'impact de
leur comportement sur les autres en donnant une valeur monétaire à ces externalités. L'État
peut aussi encadrer les activités par des normes et des réglementations.

2) Pourquoi le marché est-il défaillant en présence de biens collectifs et communs ?

La deuxième défaillance du marché survient en présence des biens collectifs et des biens
communs. Ces biens sont non excluables : ils sont utilisés gratuitement sans qu'on ne puisse
exclure quiconque de leur accès.
Dans le cas des biens collectifs, qui sont également non rivaux, il est possible de consommer
le bien ou le service sans l'avoir payé (comportement de « passager clandestin »). Ceci
conduit à ce que les biens collectifs ne soient pas produits en quantité suffisante, alors
même qu'ils sont bénéfiques pour tous. L'État peut financer leur production, s'ils sont
considérés comme indispensables pour la population. Ils deviennent alors des biens publics
(comme l'éclairage public, la Défense nationale, la police).

Les biens communs sont non excluables, mais rivaux. Chacun a donc intérêt à se précipiter
pour les consommer même si ces comportements menacent, à terme, les ressources
disponibles. C'est d'ailleurs ce que l'on observe pour certaines ressources naturelles comme
le poisson pêché en haute mer. Pour éviter cette « tragédie des communs », l'État peut
réglementer, taxer, mais aussi mettre en place des droits de propriété. En effet, privatiser
une ressource c'est la rendre excluable. Mais c'est aussi garantir que l'agent, propriétaire,
veillera à sa préservation dans le sens de ses intérêts.

Pourquoi le marché est-il défaillant quand l'information est imparfaite ?

En présence d'asymétries d'information, c'est-à-dire lorsque dans une transaction, un agent


dispos d'informations que l'autre n'a pas, le marché est défaillant.

Ainsi, sur le marché des véhicules d’occasion, seuls les vendeurs connaissent la qualité
véritable de leur véhicule. Pour les acheteurs, les bons et mauvais véhicules sont difficiles à
distinguer avant l’achat. Cette asymétrie d’information pousse à demander un prix moyen
plus bas que les prix proposés, ce qui provoque une sélection adverse : le retrait des bonnes
voitures par les vendeurs. Seules les mauvaises voitures finissent par être proposées et la
méfiance des acheteurs s’accroit, jusqu’à ce que toute transaction sur le marché disparaisse.

Pour éviter cette défaillance de marché, l’État peut contrôler l’information mise à disposition
des consommateurs ou obliger les producteurs à révéler l’information. Ce sont notamment
les rôles des labels ou certifications (comme le contrôle technique pour les véhicules
d’occasion).
Dans le cas de l’aléa moral, la signature de contrat conduit à celui qui détient le plus
d‘information à modifier son comportement dans le sens de ses intérêts.
(Exemple : quand un assuré prend davantage des risques). Dans cette situation, l’autre
contractant peut renoncer à signer un contrat, ce qui empêche la réalisation d’un échange
mutuellement avantageux.

Pour lutter contre l’aléa moral, les assureurs mettent en place des incitations comme les
bonus-malus et les franchises des assurances automobiles, ou des systèmes de contrôle.
Quand ces dispositifs ne sont pas suffisants pour limiter l’aléa moral, les pouvoirs publics
peuvent choisir d’assurer eux- même les personnes, comme dans le cas de l’assurance
chômage.
Définitions :

Défaillances du marché : Situations dans lesquelles le marché n'est pas efficace.

Externalités : Effets produits par un agent économique lorsqu'il procure à autrui, par son
activité, sans compensation monétaire, un avantage gratuit (externalité positive) ou un
dommage (externalité négative).

Biens collectifs : Biens non excluables et non rivaux.

Biens communs : Biens non excluables et rivaux.

Asymétrie d'information : Information inégale entre les offreurs et les demandeurs, sur les
propriétés du produit échangé ou sur les comportements des autres.

Sélection adverse : Situation d'asymétrie d'information lorsque, sur un marché, les


acheteurs ne disposent pas de toute l'information sur la qualité des biens qu'ils désirent
acquérir, contrairement aux vendeurs.

Aléa moral : Situation dans laquelle, après la signature d'un contrat, une des parties modifie
son comportement au détriment de l'autre.

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