Unité 1 : les fonctions de nutrition et
éducation nutritionnelle
L’éducation nutritionnelle
Introduction :
L’alimentation est l’ensemble des produits consommés par
l'organisme pour répondre à ses besoins nutritionnels, et lui
permettant de continuer à vivre. Quelles sont les
composants de l’alimentation ? Quel est son rôle ? Quelles
sont les répercussions de la carence alimentaire sur la santé
humaine ? Quelles sont les conditions pour une nutrition
équilibrée ?
I- Quels sont les constituants des Aliments األغذية:
1- Mise en évidence de quelques constituants des
aliments :
a- Expériences :
Aliments Expériences Résultats Conclusions
Pain – Ajout de quelques Couleur violette Présence
banane gouttes de l’eau d’amidon
iodée
Œuf - Ajout de quelques Couleur jaune Présence de
fromage gouttes d’acide protides
nitrique
Huile – Frotter sur une Apparition d’une Présence de
beurre feuille blanche tache translucide lipides
Filtrat du Ajout de quelques Apparition d’un Présence de
pain gouttes d’oxalate précipité blanc sels de
d’ammonium qui ne noircit pas calcium
à la lumière
Filtrat du Ajout de quelques Apparition d’un Présence de
lait gouttes e nitrate précipité blanc sels de
d’argent qui noircit à la chlorure
lumière
Pain Chauffage Vapeur blanche Présence
d’eau
b- Conclusion
Les aliments sont constitués de :
- Eau
- Sels minéraux (calcium, sodium, potassium…)
- Matières organiques (glucides, protides, lipides et
vitamines…)
Remarque : les liquides utilisés pour la mise en évidence des
constituants des aliments sont appelés des indicateurs. Ce
sont des produits chimiques qui interagissent avec un
aliment donné pour produire un résultat spécifique
(couleurs ; précipités…).
2- La composition des aliments pour 100 g de partie
comestible :
- A l’exception de l’eau, les aliments sont d’origine animale
ou végétale
- Il y a des aliments composés (mélange de plusieurs
substances appelées aliments simples)
- Il y a des aliments simples (constituants alimentaires
composés d’une seule et même catégorie de molécules) :
+ aliments simples minéraux (eau et sels minéraux)
+ aliments simples organiques (glucides ; protides,
lipides et vitamines).
- On générale il y a des aliments riches en protides (viande,
poisson…) et des aliments riches en lipides (huiles,
margarine…) et des aliments riches en glucides (miel,
dattes, pain…) et des aliments riches en vitamines et sels
minéraux (légumes et fruit)
II- Quels sont les rôles des aliments consommés
1- Utilité des aliments
a. Études des documents :
Doc 1 p 26 : Les données du tableau montrent que les
organes du corps sont constitués des mêmes substances
nutritives consommées dans les aliments (eau, sels
minéraux, lipides, glucides, protides…). Donc ils jouent un
rôle constructeur.
Doc 2 p 26 : Le jeûne prolongé aboutit à la diminution du
poids des organes avec différents pourcentages (la rate 70%,
le cœur 3% …)
Doc 3 p 26 : Le tableau montre que les aliments ont un
apport énergétique différent. Donc ils assurent
l’approvisionnement du corps en énergie nécessaire pour son
activité.
Doc 5 p 26 : On constate que les besoins nutritifs du bébé
évoluent avec son âge et accompagnent sa croissance. En
effet, la croissance du corps se fait aux dépens des aliments
consommés
Doc 6 p 26 : Les sels minéraux et les vitamines jouent un rôle
important dans le fonctionnement des organes et dans leur
protection.
b. Conclusion
On déduit que les aliments consommés par l’Homme
jouent les rôles suivants :
Rôle d’apport énergétique
Rôle bâtisseur ou de construction.
Rôle fonctionnel ou de protection
2- Les groupes d’aliments
La connaissance des constituants des aliments a
permis de les classer en six groupes. La connaissance des
rôles des aliments a permis de les classer en trois grands
groupes :
- La classification des aliments en six groupes est
basée sur les catégories d'aliments simples qui en
constituent le plus grand pourcentage. Ainsi, chaque groupe
est particulièrement riche en une catégorie donnée
d'aliments comme l'indique le tableau suivant :
- Groupe des aliments énergétiques
- Groupe des aliments constructeurs ou bâtisseurs
- Groupe des aliments protecteurs ou fonctionnels
III- Déséquilibre alimentaire :
La carence alimentaire est le manque ou l’absence d’un
aliment nécessaire au fonctionnement de l’organisme dans
l’alimentation (glucides, lipides ou protides).
1- Les carences alimentaires :
Maladie Symptômes Causes Prévention
et
traitement
Kwashiorkor - Gonflement Carence en Fournir des
du ventre protéine aliments
- lésions riches en
cutanées protides
-œdèmes (viande,
-tissu fève…)
musculaire
faible
Le marasme - Carence en Fournir des
amaigrissement aliment aliments
nutritionnel
fort ou extrême énergétiques riches en
et protéique glucides,
lipides et
protides
2- Les carences en vitamines et en sels minéraux :
Maladie Symptômes Causes Protection et
traitement
Scorbut - Inflammation de Carence en Fournir une
la gencive. vitamine C alimentation
- saignement riche en
buccale. vitamine C
- chut des dents (citron ;
poivron…
Rachitisme -déformation du Carence en Fournir une
squelette, surtout calcium et/ou alimentation
les jambes vitamine C riche en calcium
arquées soi en () (lait ; sardine…)
ou )(. et en vitamine D
- Gonflement du (lait complet,
ventre et de la foie…)
crane.
Goitre -Gonflement de la Carence en Iode Fournir une
glande thyroïde alimentation
- riche en iode
(sel ; fruit de
mer…)
Béribéri - insuffisance Carence en Fournir une
cardiaque vitamine B1 alimentation
- des troubles riche en
neurologiques. vitamine B1 (…)
-Fatigue
3- Conclusion :
La sécurité du corps implique la présence de tous les
aliments simples. Ainsi l’absence de l’un d’entre eux peut
provoquer de graves maladies.
IV- Ration alimentaire:
1- La ration alimentaire et ses conditions d’équilibre ?
Un adolescent a consommé les aliments figurants dans
le doc x p y. ces derniers contiennent les éléments
nutritifs simples qui apparaissent dans la même figure.
Sachant que :
- Les éléments nutritifs conseillé par jour pour
l’adolescent sont :
Glucides 330g – 410g
Lipides 80g – 100g
Protides 90g- 110g
- les élément libèrent
1g de glucides fournit 17 kj
1g de protides fournit 17 kj
- 1g de lipides fournit 38 kj
- 1 Kcal = 4.18 Kj
a. Calcule de la valeur énergétique des aliments et
calcule de l’énergie nécessaire :
Quantité d’énergie Quantité d’énergie fournie
nécessaire pour l’adolescent par les aliments
Pourcentage d’apport Pourcentage d’apport
énergétique que doivent énergétique fournie par les
fournir les aliments aliments
b. Comparaison :
D’après les résultats du tableau ci-dessus on constate que :
- la quantité d’énergie fournit par les aliments est inférieure
à celle demandée par l’adolescent (10352kj < 11410 kj). Cela
signifie que ces aliments ne suffisent pas pour répondre aux
besoins énergétiques quotidien de l'adolescent. Donc cette
ration alimentaire est non équilibrée quantitativement.
- les proportions d’apport énergétique fournit par les
aliments sont décalées par rapport aux normes. Donc cette
ration alimentaire est non équilibrée qualitativement.
c. Conclusion :
La ration alimentaire est l’ensemble des aliments
consommés en une journée par un individu pour couvrir ses
besoins en matière et en énergie. La ration alimentaire doit
être :
- Equilibrée quantitativement
- Equilibrée qualitativement
- Diversifiée
- Respecte les conditions suivantes :
2- Quels sont les facteurs qui influence la ration
alimentaire ?
- La ration alimentaire est variables selon plusieurs
facteurs : Age, sexe, nature des activités physiques, climat,
phases de croissance du nourrisson et de l'enfant.
- L'état physiologique joue un rôle important dans la
variation de la ration, de sorte que les femmes enceintes et
les femmes allaitantes ont besoin de plus de nourriture que
les femmes normales.
- Le bébé et l'enfant ont des besoins alimentaires particuliers
(ration de croissance), augmentant avec l'âge mais inférieurs
à ceux des adultes.
La digestion et l’absorption
Introduction :
Chaque jour l’homme consomme différents aliments
d’origine animale ou végétale pour couvrir ses besoins
nécessaires pour faire ses activités, grandir et protéger sa
santé. Ces aliments passent par son tube digestif et subissent
plusieurs transformations qui s’appelle la digestion pour être
absorbée et utilisée par les différents organes du corps.
Le système digestif est constitué d’un tube digestif (bouche,
œsophage, estomac, intestins, anus) et de glandes annexes
(foie et pancréas).
Quelles sont les transformations que subissent les aliments ?
quel est le devenir des produits de la digestion ? et comment
protéger notre système digestif ?
I- Transformation des aliments dans le tube digestif :
1- Au niveau de la bouche :
a- Analyse des documents :
Doc 1 et 2 p 12 : Les aliments solides qui pénètrent la
boche sont mâchés par les dents quelques instants. C’est la
mastication. Puis ils se mélangent à la salive. Au cours de la
déglutition le bol alimentaire formé passe dans l’œsophage
qui l’amène vers l’estomac.
Doc 3 p 12 : Après la mastication et le mélange du bol
alimentaire avec la salive, de nouveaux aliments de gout
sucré apparaissent : c’est le maltose et le glucose.
b- Conclusion :
Au niveau de la bouche les aliments subissent :
- Une digestion mécanique au cours de laquelle les aliments
sont mâchés par les dents et brassés et malaxés par la
langue.
- Une digestion chimique au cours de laquelle une partie de
l’amidon est transformée en glucose et maltose par la salive.
2- Au niveau de l’estomac :
a. Analyse des documents
Doc 1 et 2 p 14 : La paroi de l’estomac se contracte et
permet de remuer le contenu alimentaire. Il provoque des
ondes de contraction qui contribuent à broyer et à pulvériser
les aliments.
Doc 4 b p 14 : La forme des spaghettis a changé ce qui
montre qu’il a subis une digestion dans l’estomac.
Doc 5 p 15 : Le tableau montre que l’estomac sécrète un
liquide digestif organique appelé le suc gastrique et montre
l’apparition de molécules polypeptidiques résultant de la
digestion chimique des protides.
b. Conclusion :
Au niveau de l’estomac les aliments subissent :
- Une digestion mécanique par les ondulations de la paroi de
l'estomac.
- Une digestion chimique durant laquelle une partie des
protéines est transformé en polypeptides, tandis que le reste
d’aliments ne change pas.
3- Au niveau de l’intestin :
a. Analyse des documents
Doc 3 p 14 : Les contraction de la paroi de l'intestin
grêle donnent des mouvements périodiques qui permettent
de pousser et à mélanger le chyme intestinal.
Doc 4 c p 14 : Après avoir séjourné dans l'intestin grêle,
les spaghettis se sont transformés en un mélange digestible
appelé le chyme intestinal.
Doc 6 p 15 : Le tableau montre qu’au niveau de
l'intestin grêle de nouvelles substances alimentaires
apparaissent (glucides simples, acides aminés, acides gras,
glycérols, sels minéraux, vitamines et eau) et de nouveaux
sucs aussi (suc intestinal et suc pancréatique).
b. Conclusion :
Au niveau de l’intestin grêle la digestion conduit à la
transformation des nutriments complexes en nutriments
simples : eau, sels minéraux, vitamines (substances simples
non soumises à la digestion chimique), glucides simples,
acides aminés, acides gras et glycérol.
II- Nature des transformations des aliments :
1- Digestion de l’amidon :
a- Expérience : s doc 5 p 8
b- Résultats : s doc 5 p 8
c- Conclusion :
L'amidon est digéré et transformé en maltose et en
glucose par l'amylase salivaire présente dans la salive d'eau,
de sels minéraux, de mucine et d’amylase).
2- Notion de simplification moléculaire :
a- Expérience :
b- Résultats :
c- Conclusion :
La membrane permet le passage de petites molécules
telles que le glucose, tandis que les grandes molécules
complexes telles que l'amidon ne sont autorisées à passer
qu’après simplification en glucose. C'est la simplification
moléculaire
3- Définition de l’enzyme :
L'enzyme est une substance chimique organique
produite en petites quantités qui stimule et accélère les
réactions chimiques afin de convertir des aliments complexes
en substances simples sans entrer dans les produits de cette
réaction à une température de 37 ° C. Par exemple :
Amidon + amylase maltose + glucose + amylase
III- Des aliments aux nutriments :
1- Digestion des protéines et des lipides :
a- Les protéines :
Les protéines sont de grosses molécules linéaires composées
de plusieurs unités alimentaires liées entre elles, appelées
acides aminés.
La simplification moléculaire des protéines se fait en
deux étapes :
Elle commence au niveau de l’estomac sous l’effet du
protéase 1 ou pepsine contenue dans le suc gastrique. Cette
étape nécessite HCL. Elle s’achève dans l'intestin grêle sous
l’effet du protéase 2 ou peptidase contenue dans le suc
pancréatique et le suc intestinal.
Protéase 1 Protéase 2
Pepsine Peptidase
Protéines Polypeptides Acides Aminés
Estomac Intestin
grêle
b- Les lipides
Les lipides sont de grosses molécules constituées d’une
combinaison d’une molécule de glycérol et de molécules
d’acides gras (1, 2 ou 3 acides gras).
La simplification moléculaire des lipides s’effectue dans
l'intestin grêle sous l’effet de la bile et du lipase pancréatique
pour finalement obtenir le glycérol et les acides gras.
Grosses La bile Lipase
Gouttelettes Lipides Acides Gras + Glycérol
lipidiques Intestin Intestin
grêle grêle
Remarque :
La bile est produite par le foie est stockée dans la vésicule
biliaire . Il contribue à la digestion des lipides en
transformant les grosses gouttelettes de graisse en petites
molécules lipidiques capable de subir l'effet da la lipase.
2- Les produits de la digestion :
Tout au long du tube digestif, les aliments subissent l’effet
des enzymes digestives contenues dans les sucs digestifs (la
simplification moléculaire) pour aboutir aux nutriments (eau,
sels minéraux, vitamines (substances simples non soumises à
la digestion chimique), glucides simples, acides aminés,
acides gras et glycérol) (Sdoc 4 p 20).
IV- Devenir des produits de la digestion :
1- Digestion des protéines et des lipides :
a- Analyse des documents :
Doc 1 p 20 : (Sdoc excercice 2 p 16)
Pour suivre le devenir des protéines, des lipides, et des
glucides d’un repas, on mesure leur quantité relative durant
leur transit dans le tube digestif.
1- Décrire les variations de la quantité relative des
différents types d’aliments dans le tube digestif ?
En passant de la bouche à l’estomac, la quantité relative des
différents types d’aliments reste constante.
Au début de l’intestin, il y a diminution de la quantité des
glucides de 15% et de la quantité des lipides de 30% et de la
quantité des protéines de 20%
Dans l’intestin grêle, les quantités relatives des différents
types d’aliments diminuent à moins de 20% pour chaque
aliment.
Interpritation :
Les aliments qui disparaissent dans le tube digestif passent
dans le sang qui irrigue l’intestin grêle. C’est l’absorption
intistinale
Doc 2 p 20 :
L’intestin est lié a un réseau de vaisceaux sanguin
(transportant le sang) et une réseau de vaisceaux lymphatique
(transportant la lymphe).
Grâce à l’absorption intestinale, les sucres simples, les acides
aminés contenus dans les nutriments passent dans les
vaisseaux sanguins irrigant l’intestin grêle et les acides gras et
glycérol passent dans les vaisseaux lymphatiques.
Les vitamines, les sels minéraux et l’eau peuvent rejoindre les
deux types de vaisseaux lymphatiques et sanguins.
b- Conclusion :
Les nutriments sont absorbés au niveau de l’intestin grêle, il
passe dans le sang et la lymphe.
1- Déterminer dans un tableau les nutriments qui passent dans les vaisseaux lymphatiques et ceux qui
passent dans les vaisseaux sanguins ?
Les vaisseaux Les nutriments
Les vaisseaux sanguins Les sucres simples, les acides aminés, Les
vitamines, les sels minéraux et l’eau
Les vaisseaux lymphatiques Les acides gras et glycérol, Les vitamines, les
sels minéraux et l’eau
Le tableau suivant
1- Les caractéristiques de la surface d’absorption :
a- Analyse des documents page 21 :
L’intestin grêle de l’Homme est de 7 à 8 mètres de longueur.
Sa surface externe est d’environ d’un demi mètre. Tandis
que sa surface interne est d’environ 300m2. Sa paroi interne
forme de très nombreux replis qui triple cette surface
interne. Les replis sont recouverts d’un très grand nombre
de villosités (40 villosités par mm2, chaque villosité mesure
0.8 mm de hauteur). Chaque villosité intestinale comporte
de nombreuses cellules. Chaque cellule comporte elle-
même de nombreuses microvillosités (Sdoc 12 p 16).
b- Conclusion :
Après la simplification, les aliments se transforment en
nutriments puis passent vers le sang et la lymphe. C’est
l’absorption.
La paroi interne de l’intestin grêle est composé de replis, de
villosités et de microvillosités, ce qui offre une grande
surface d’absorption. Cette dernière est caractérisée par :
- Une très grande surface
- Riche en vaisseaux sanguins et lymphatique.
- Une paroi très fine qui sépare la cavité intestinale et le
milieu intérieur.
V- Hygiène du système digestif :
1- Quelques dangers qui menacent le système digestif :
Dangers Causes
La carie Elle est généralement due à la prise
dentaire d’aliments sucrés qui sont transformés
par des bactéries en acides qui détruisent
les dents.
La Elle se manifeste par un retard ou une
constipation difficulté à évacuer les selles. Elle est
causée par de mauvaises habitudes
alimentaires, le stress, l’inactivité
physique, l’anxièté….
La diarrhée C’est un problème fréquent qui se
caractérise par des selles de consistance
liquide, et nombreuse qu’à l’habitude. Ce
n’est pas une maladie mais un
symptôme. Sa cause la plus fréquente est
l’indigestion d’eau ou d’aliments
contaminés.
2- Prévention le système digestif
Pour protéger le système digestif il faut :
- Se brosser les dents régulièrement.
- Ne pas manger de sucres entre les repas.
- Eviter de casser ou déchirer les objets durs avec les
dents.
- Vérifier la validité des aliments.
- Bien Laver et bien cuire les aliments.
- Se laver les mains et le corps.
- Eviter les eaux polluées.
- Boire assez d’eau.
- Manger des aliments contenants les fibres
alimentaires.
-
La respiration
Introduction
La respiration est un processus physiologique permettant
d’approvisionner l’organisme en dioxygène et de libérer du
dioxyde de carbone. Elle se manifeste par les mouvements
d’inspiration et d’expiration. Comment s’effectuent les
échanges gazeux respiratoires au niveau des poumons et des
tissus de l’organisme ? Quel est le devenir du dioxygène dans
le corps ? quelle est l’origine du dioxyde de carbone rejeté ?
Quelles sont les propriétés qui font des poumons des organes
adaptés aux échanges gazeux respiratoire ? et comment
protéger notre système respiratoire vis-à-vis des dangers qui
le menacent ?
L’appareil respiratoire est constitué de : (Sdoc 1 p 40)
I- Les échanges gazeux respiratoires au niveau des
poumons :
1- Caractéristiques de la surface d’échanges niveau des
poumons
a- Expériences et résultats (Sdoc 2 p 40):
L’observation d’une coupe dans un poumon de mouton
montre qu’il est constitué d’un tissu mou spongieux de
couleur rose. Lorsqu’on compresse ce tissu, on peut voir
sortir de minuscules gouttes de sang. Si ce tissu est
compressé dans l’eau, des bulles d’air s’en échappent. Donc
le poumon comporte des éléments contenant de l’air et il est
richement vascularisé.
b- Etude des documents
Doc 1 et 2 p 42 : L’air inspiré pénètre par le nez (ou la
bouche), descend dans la trachée, puis pénètre dans chaque
poumon par une bronche pour arriver en fin aux alvéoles
pulmonaires qui forment des sacs alvéolaires. Ils sont
séparés aux capillaires sanguins par une paroi mince. L’air
expiré parcourt ces voies en sens inverse (Sdoc 3 p 40).
Doc 4 et 5 et 6 p 42 et 43 : Le poumon est un organe
de grande surface où le nombre total d'alvéoles pulmonaires
est compris entre 600 et 700 millions alvéole, sa superficie
totale est de 220 m2 . La zone de contact entre l'air alvéolaire
et le sang capillaire est estimée à 27 m2, de sorte que
l'épaisseur de la paroi séparant l'air et le sang au niveau des
alvéoles est inférieur à 1µm. Le volume de sang qui traverse
les poumons est estimé à environ 8000 litres de sang par jour
(S doc 4 p 40).
Le sang rentre aux poumons par l’artère pulmonaire
qui se ramifie en artérioles qui se terminent par un réseau de
capillaire sanguines entourant les alvéoles. A partir de ces
capillaire le sang prend le sens contraire pour sortir à travers
les veinules et quitte les poumons par les veines pulmonaires
(S doc 5 p 42).
2- Mécanisme des échanges de gaz respiratoires au
niveau des alvéoles :
a- Etude des documents :
Doc 7et 8 p 43 : Le document montre que la quantité
de dioxygène dans l’air inspiré est supérieur à celle dans l’air
expiré (21l > 16l), et la quantité de dioxyde de carbone dans
l’air inspiré est inférieur à celle dans l’air expiré (0.03l < 4.5l).
Le document montre aussi que la quantité de dioxygène dans
le sang entrant aux poumons est inférieur à celle dans le
sang sortant des poumon (15l > 20l), et la quantité de
dioxyde de carbone dans le sang entrant aux poumons est
supérieur à celle dans le sang sortant des poumon (53l > 49l)
séparées aux capillaires sanguins par une paroi mince (ex 1 p
42).
Les échanges gazeux respiratoires dépendent du principe de
diffusion suivant :
Le gaz se déplace à travers une paroi perméable du
milieu de forte pression vers le milieu à faible pression.
Cette propagation se maintient jusqu’à ce que les
deux milieux soient de même pression (pression égale) en
kilo-pascale. C’est la pression exercée par les molécules d’un
gaz sur la paroi de l’alvéole.
b- Conclusion
Les échanges gazeux respiratoires au niveau des
alvéoles sont dus à la différence de pression de O2 et CO2 ce
qui permet aux poumons de s’enrichir en O2 et de se
débraser de CO2. Le renouvellement continu de l’air
alvéolaire (inspiration et expiration) assure la continuité des
échanges et ainsi la continuité de la respiration.
II- Mécanisme des échanges de gaz respiratoires au niveau
des organes :
1- Mise en évidence des échanges au niveau des organes :
a- Expérience : (doc 2 p 44)
b- Résultats : (doc 2 p 44) S doc 9 p 44
c- Déduction :
L’organe consomme l’O2 et rejette le CO2 t donc il
respire.
d- Étude des documents :
Doc 3 p 44 : Le tableau montre que la quantité d’O2
dans le sang entrant aux organes et supérieur à celle dans le
sang sortant des organes et la quantité de CO2 dans le sang
entrant aux organes et inférieur à celle dans le sang sortant
des organes. Ce qui montre que les organes consomment O2
et rejette CO2. Ainsi les organes respirent (Sdoc 10 p 44).
2- Mécanisme des échanges au niveau des organes :
a- Etude des documents :
Doc 4p 45 : Le document montre que :
La PO2 dans le sang entrant à l’organe est supérieure
à la PO2 dans les tissus et dans le sang sortant de l’organe.
La PCO2 dans le sang entrant à l’organe est inférieure
à la PCO2 dans les tissus et dans le sang sortant de l’organe.
Cette déférence de pression permet le passage de O2
du sang aux tissus et le passage de CO2 des tissus au sang.
Doc 5 p 45 : Le document montre que :
Les cellules obtiennent l’O2 les nutriments à partir du
milieu intérieur (sang et lymphe). La réaction chimique entre
les nutriments et le dioxygène libère l’énergie (oxydation de
nutriments) une partie de cette énergie est utilisé
directement par les cellules pour leur fonctionnement,
l’autre partie est transformée en chaleur. Cette réaction
libère aussi du CO2 et d’autres déchets qui rejoignent le sang.
C’est la respiration cellulaire (S ex 2 p 44 er Sdoc 11 p 46).
b- Conclusion :
Les cellules s’approvisionnent en O2 et en nutriments et
réalise la respiration cellulaire pour avoir de l’énergie
nécessaire pour son activité en libérant l’eau et les déchets
selon la réaction suivante :
Nutriment + O2 énergie + H2O + CO2 + Déchets
La respiration cellulaire
III- Hygiène de l’appareil respiratoire :
1- Les dangers qui menacent l’appareil respiratoire :
La tuberculose : Maladie infectieuse dont l’agent pathogène
est le bacile de koch. Il touche principalement le poumon.
Parmi ses symptômes il y a la toux, l’expectoration et la
fièvre, la fatigue, la faiblesse…
La cigarette :il contient des substances dangereuses comme
la nicotine, le godron, des irritants bronchiques ; le
monoxyde de carbone… par ses nombreux méfaits, la
cigarette nuit gravement au fonctionnement de l’appareil
respiratoire, provocant le cancer des poumons et de la
gorge…
La pollution : il favorise les infections et le cancer de
l’appareil respiratoire grâce au substances toxiques et
dangereuses contenues dans l’aire comme le dioxyde de
soufre, le benzène, le monoxyde de carbone, les particules
solides…
2- Prévention de l’appareil respiratoire :
Pour protéger notre appareil respiratoire il faut :
• Vaccination contre la tuberculose.
• Nettoyage et aération des maisons.
• Eviter la cigarette.
• Diagnostic précoce des maladies.
• Pratique du sport en plein air.
• Contribuer à la réduction de la pollution.
IV- Conclusion
La circulation sanguine
Introduction
Le sang s’enrichit en nutriments au niveau de l’intestin grêle
et se charge en dioxygène et se débarrasse du dioxyde de
carbone au niveau des alvéoles pulmonaires. En passant sur
les tissus le sang leur fournit le dioxygène et les nutriments
et les débarrasse du dioxyde de carbone et les déchets. Mais
le sang n’est pas en contact avec les cellules ce qui nécessite
la présence de lymphe pour pouvoir compléter la fonction du
sang.
• Quels sont les composants du sang ?
• Comment le sang transporte-t-il les nutriments et les
gazes respiratoires dans le corps
• Comment la circulation du sang est assurée à l’intérieurs
de l’appareil respiratoire.
I- Le sang et l’appareil circulatoire :
1- Les composantes du sang
a- Séparation des constituants du sang par
sédimentation (S doc 2 p 48) :
b- Observation microscopique d’un frottis sanguin (S
doc 1 p 48) :
c- Etudes des résultats de l’analyse chimique du
sang (S doc 2 p 48) :
d- Déduction :
Le sang est constitué de :
- Les globules rouges : ce sont des cellules anucléées
rouge, leur cytoplasme est rempli d’un pigment appelé
l’hémoglobine. Leur nombre est d’environ cinq million cellule
par mm3 de sang.
- Les globules blancs : ce sont des cellules nucléées
dépourvues de pigments dont le nombre est compris est
quatre et dix mille cellules par mm3 de sang.
- Les plaquettes sanguines : ce sont des cellules
anucléées toujours rassemblées entres elles. Elles ont un rôle
essentiel dans la coagulation. Leur nombre est d’envirent 300
mille cellules par mm3 de sang.
- Le plasma : c’est un liquide transparent constitué de
90% d’eau, de constituants organiques (glucides, lipides,
protéine…), de constituants minéraux (sodium, potassium…),
de gazes (O2 et CO2) et de déchets (urée, créatinine…).
2- Les composantes et les caractéristiques de l’appareil
circulatoire :
a- Etude des documents :
b- Conclusion (doc 5 et 6 p 55) :
L’appareil respiratoire est constitué de :
- Les Artères : ce sont des vaisseaux sanguins qui
transportent le sang riche en O2 du cœur vers les organes
(sauf dans le cas du poumon ou ils transportent un sang riche
en CO2). Ils ont une paroi épaisse et élastique. Ils se ramifient
en artérioles.
- Les veines : ce sont des vaisseaux sanguins qui
transportent le sang riche en CO2 des organes vers le cœur
(sauf dans le cas du poumon ou ils transportent un sang riche
en O2). Ils ont une paroi mince et flasque. Ils se ramifient en
veinules.
- Les capillaires sanguins : ce sont de petits vaisseaux
sanguins qui assurent au niveau des organes la connexion
entre le système artériel et le système veineux.
- Le cœur.
II- Transport des gazes respiratoires et des nutriments :
1- Transport des gazes respiratoires :
a- Expériences (doc 1 p 56) : (S doc 3 p 50) :
On ajoute de l’oxalate d’ammonium à un échantillon de
sang pour le rendre in coagulable.
Traversé par un courant d’air enrichi en CO2. Le sang
prend une couleur rouge sombre. (1)
Traversé par un courant d’air enrichi en O2. Le sang
redevient rouge vif. (1)
b- Conclusion :
Le sang est un intermédiaire entre le poumon et les
organes. Il transporte l’O2 et le CO2.
-Transport de O2:
Au niveau des alvéoles pulmonaire riches en O2 ce
dernier se combine avec l’hémoglobine (98%) pour former un
complexe rouge vif appelé l’oxyhémoglobine.
Hb + O2 HbO2
Au niveau des organe l’oxyhémoglobine libère l’O2, et
l’hémoglobine récupère sa couleur rouge sombre.
HbO2 Hb + O2
Le reste de O2 (2%) est transporté dissous dans le
plasma.
-Transport de CO2 :
Le dioxyde de carbone est transporté sous trois
formes :
- 7 à 10% sous forme de CO2 dissous dans le plasma.
- 60 à 70% sous forme de bicarbonate HCO3-.
- 20 à 30% sous forme liée à l’hémoglobine, la
carbhémoglobine (HB CO2) qui se forme au niveau des
organe : Hb + CO2 HbCO2 et se dissocie au niveau des
alvéoles : HbCO2 Hb + CO2
Remarque : parfois l’hémoglobine transporte le monoxyde
de carbone (CO). Un complexe stable difficile a dissocié se
forme et qui peut provoquer l’asphyxie.
2- Transport des nutriments :
Le sang transporte les nutriments dissous dans le
plasma.
3- Les échanges dans le milieu interne (S doc 5 p 50) :
Le sang s’enrichi en O2 au niveau des alvéoles
pulmonaire, ainsi se forme l’oxyhémoglobine de couleur
rouge vif (HBO2). Le sang s’enrichi aussi en nutriments au
niveau de l’intestin grêle. L’O2 et les nutriments passent aux
cellules à travers la lymphe interstitielle. Les cellules
consomment L’O2 et les nutriments (la respiration cellulaire)
et produisent l’énergie nécessaire à leur activité avec
libération d’eau, des déchets et de CO2 qui se transporte par
le sang vers les alvéoles.
III- L’activité cardiaque et la circulation sanguines :
1- Les constituants du cœur (Sdoc 6 et 7 p 52), (doc 4 p
58) :
Le cœur est constitué de :
- Deux oreillettes droite et gauche.
- Deux ventricules droit et gauche.
- L’artère Aorte.
- Des Artères pulmonaires.
- Les veines caves supérieur et inférieur.
- Les veines pulmonaires.
- Les Valvules Auriculo-ventriculaires.
- Les valvules sigmoïdes.
2- Le sens de la circulation du sang :
- Doc 1 p 58 : lorsqu’on on met un garrot (lien de
caoutchouc) au niveau du bras. On observe les veines
de l’avant-bras se gonflent et deviennent bien visibles.
- Doc 2 p 58 : Lorsqu’on injecte de l’eau par une veine
cave on constate que l’eau sort de l’artère pulmonaire.
Lorsqu’on injecte de l’eau par l’artère pulmonaire on
constate que l’eau ne sort pas des veines caves.
Ces résultats nous poussent à supposer qu’il y a des
éléments qui laissent passer le sang dans un seul sens.
Ce sont les valvules (S doc 4 p 54).
3- Le cœur : moteur de la circulation sanguines :
(S doc 10 p 54).
- Dans l’étape A les oreillettes sont contractées (leur
volume est petit et leurs muscles sont de grand épaisseur) le
sang est chassé dans les ventricules.
- Dans l’étape B les ventricules sont contractées (leur
volume est petit et leurs muscles sont de grand épaisseur) le
sang est chassé dans les artères.
La révolution cardiaque ou le cycle cardiaque comporte
les étapes suivantes (S doc 11p 56) (doc 6 p 59) :
- La Diastole général
- Le Systole Auriculaire
- Le Systole Ventriculaire
Le sang circule au niveau du cœur dans un seule sens :
des veines aux oreillettes puis les ventricules ensuite
les artères grâce à la présence des valvules auriculo-
ventriculaire (entre les oreillettes et les ventricules) et
les valvules sigmoïdes (dans les artères) qui jouent le
rôle de clapet anti -retour du sang.
- Doc 7 p 59 (Sdoc 5 p 56)
Le cœur est donc une pompe qui met en mouvement le
sang à l’intérieur du système circulatoire, il pompe le
sang à travers :
+ La Petite circulation (pulmonaire) : qui commence par le
ventricule droit qui pousse le sang riche en CO2 vers le
poumon à travers l’artère pulmonaire. Au niveau des
alvéoles, le sang se charge en O2 et se débarrasse de CO2
puis il revient vers l’oreillette gauche à travers les veines
pulmonaires.
+ La grande circulation (Générale) : qui commence par le
ventricule gauche qui propulse le sang riche en O2 vers les
organes à travers l’artère aorte. Au niveau des tissus, le
sang se charge en CO2 et se débarrasse de O2 puis il
revient vers l’oreillette droite à travers les veines caves
inférieur et supérieur.
IV- Conclusion générale : Doc p 61
L’excrétion Urinaire
Introduction :
L’utilisation des nutriments, au cours de l’activité cellulaire,
qui permet la production de l’énergie. Libère dans la lymphe
interstitielle, puis dans le sang, des déchets gazeux (CO2), qui
sera rejeté par la fonction de respiration et des déchets
chimiques qui sont pour la plupart des produit toxiques et
qui doivent être éliminé. D’autre part une partie d’eau et des
sels minéraux est utilisé dans l’activité cellulaire, mais tous
excès devraient être éliminé par l’urine.
- Quelle est la composition de l’urine et son origine ?
- Où et comment se forment l’urine ?
I- Quelle est la composition de l’urine et son origine ?
L'urine est un liquide biologique jaunâtre produit par notre
organisme. Elle constitue la plus grande part des déchets
liquides de l'activité chimique de nos cellules.
1- Les constituant de l’urine :
a- Expériences et résultats :
Expériences Résultats Déductions
Urine + Chauffage Vapeur blanche (gouttelettes Présence d’eau
d’eau)
Nitrate d’argent Précipité blanc de qui noircit Présence de
à la lumière chlorure
Urine + Oxalate Précipité blanc de qui ne Présence de sels
d’ammonium noircit pas à la lumière de calcium
Urine + Liqueur de Couleur bleu Absence de
Fehling + Chauffage glucose
Urine + Gouttes de Formation des cristaux Présence d’acide
vinaigre et on plonge autour du fil urique
un fil fin dans l’urine
Urine + Potasse + Dégagement d’un gaz qui Présence
Chauffage colore les feuilles du d’ammoniac
tournesol en bleu.
Solution de Xanthydrol Formation d’anneau Présence de
caractéristique l’urée
b- Etude des documents
Doc 2 p 66 (Sdoc 2 p 58) : les résultats d’analyse de
l’urine d’un individu sain montrent que l’urine contient des
nutriments et des déchets azotés (urée, acide urique,
créatinine…).
Doc 3 p 66 (Sdoc 3 p 58) : l’analyse biologique permet
de déceler quelques constituants anormaux de l’urine
comme le glucose et l’albumine. On trempe une bandelette
spécifique dans un échantillon d’urine. On compare la
couleur apparait avec des couleurs de référence.
c- Conclusion :
L’urine constituée d’eau, de sels minéraux (calcium,
potassium, sodium…) et de déchets azotés (acide urique,
urée, créatinine, ammoniaque…). Dans des cas de maladies il
peut contenir le glucose ou l’albumine…
2- L’origine de l’urine :
a- Les constituants de l’appareil urinaire :
Le système excréteur comprend deux reins reliés chacun
par un canal appelé uretère. Les deux uretères sont
connectés à un sac urinaire : la vessie. Cette dernière rejette
son contenu à l’extérieur par un canal : l’urètre, qui se
termine par l’orifice urinaire...
Le sang entre aux reins par les deux artères rénales et les
quitte par les deux veines rénales. (Sdoc 5 p 60)
b- Remarque :
La consommation d’une grande quantité d'eau se traduit
par la production d’une grande quantité d'urine, ce qui
indique une relation entre le sang et l'urine.
c- Comparaison entre la composition du plasma et celle
de l’urine (Sdoc 8 p 62) :
Substances Plasma (g/l) Urine (g/l)
Protides et lipides 80 0
Glucose 0,8 0
Eau 910 950
Ions 8 10
Urée 0,3 20
Acide urique 0,03 0,5
Créatinine 0,01 0,8
Acide hippurique 0 0,5
Ammoniac 0 0,7
Le plasma contient des composantes qui n’existent
pas dans l’urine, cependant l’urine contient des composantes
qui n’existent pas dans Le plasma ; et enfin il y a des
substances communes entre le plasma et l’urine.
• Le glucose, les protides et les lipides, présents dans le
sang sont absents de l’urine :
L’appareil urinaire joue le rôle d’une barrière vis-à-vis de
ces substances ;
• Les sels minéraux, l’urée, l’acide urique, présents à la
fois dans l’urine et le sang se trouvent à des
concentrations plus élevées dans l’urine : l’appareil
urinaire joue le rôle de filtre sélectif vis-à-vis de ces
substances ;
• L’acide hippurique et l’ammoniaque sont présents dans
l’urine et absents dans sang, ce qui montre que l’appareil
urinaire élabore certaines substances : il joue donc un
rôle sécréteur
d- Conclusion :
On déduit que l’origine de l’urine est L’épuration du
sang au niveau des reins.
II- Rôle des reins dans la production des urines :
1- Structure des reins (Sdoc 6 p 60 et 7 p 62) :
a- La structure :
Le rein est constitué de trois zones principales :
- une zone corticale qui contient les capsules des tubes
urinifère et une partie des tubes contournés.
- une zone médullaire qui contient la partie inferieur des
tubes contournés et les tubes collecteurs.
- un bassinet qui collecte l’urine provenant des tubes
collecteurs et qui se prolonge à l’extérieur du rein par
l’uretère.
Le rein est un organite richement vascularisé.
b- Données numériques :
- Le volume de sang qui traverse les reins est d’environ
1600l par jour : ainsi la totalité des cinq litres de sang
de l’organisme passe 300 fois par jour dans les reins.
- Chaque rein contient environ 1 million de néphrons.
- La longueur totale des tubules urinaires est évaluée à
environ 115km.
- La surface d’échange au niveau du rein est d’environ
10 m2.
- La capsule est séparé des capillaires de la glomérule
par un paroi microscopique.
2- Les étapes de formation de l’urine (S doc 6 p 60) :
a- Comparaison de l’urine des différentes zones du rein :
Substances Sang Zone Zonz Bassinet Déducti
En g/l corticale médullaire ons
Urine primitive Urine
définitive
Globules 5.106mm3 0 0 0
rouges
Protides 80 0 0 0
Lipides 6 0 0 0
Glucose 1.2 1.2 0 0
Chlorures 6.9 6.9 10 10
Urée 0.3 0.3 15 – 20 15 – 20
Acide 0,03 0,03 0.2 0.5
urique
Ammoni 0 0 0.2 0.5
aque
Quantité totale dans 170 L 1.5 L
24h
b- Conclusion :
Le néphron est l’unité structurelle et fonctionnelle des reins
L’urine se forme au niveau du néphron en trois étapes (S doc
10 p 64) :
- La filtration glomérulaire : les petites molécules du sang
passent du glomérule vers la capsule pour former l’urine
primitive.
- La réabsorption tubulaire : Au niveau des tubes
urinaires, les molécules utiles comme le glucose subissent
une réabsorption totale. La réabsorption de l’eau est des sels
minéraux se fait avec une ampleur variable dans le sens de
maintenir le volume du sang et les concentrations des ions
minéraux dans des limites de normalité. Les substances
toxiques ne sont pas réabsorbées.
- La sécrétion tubulaire : certaines substances toxiques
sont sécrétées par les cellules des tubes urinaires comme
l’ammoniaque et l’acide hippurique (à partir des substances
toxiques du sang). L’urine définitive est le résultat de ces
trois étapes.
3- conclusion:
Les reins assurent deux fonctions essentielles :
- Ils éliminent les déchets résultant de l’activité des
cellules de l’organisme ; ils contribuent à maintenir
constants le volume et la composition du milieu
intérieur (sang et lymphe)
- Ils jouent ainsi un rôle important dans la régulation
de l’équilibre hydrominéral de l’organisme.
Le fonctionnement des reins peut être menacé par
plusieurs dangers à savoir l’insuffisance rénale.
Ainsi le bon fonctionnement du corps nécessite le la
sécurité de toutes les fonctions de nutrition (digestion,
respiration, circulation et excrétion urinaire).
دروس
الدورة الثانية
الدورة الثانية
Deuxième Unité : les fonctions de relation
et l’immunologie
Partie I : les fonctions de relation
Le système nerveux
Introduction
Le système nerveux est un système biologique animal
responsable de la coordination des actions avec
l’environnement extérieur et de la communication rapide
entre les différentes parties du corps.
Il gère les informations sensorielles, coordonne les
mouvements et régule le fonctionnement des autres organes.
L’hygiènes et la prévention de ce système est donc capitale car
toute défaillance peut causer de graves problèmes au niveau
de l’organisme.
Le système nerveux est constitué de :
Système nerveux
Système nerveux Système nerveux
Périphérique Central
Nerfs Nerfs Moelle Encéphale
rachidiens crâniens Épinière
Tronc Cervelet Cerveau
I- Comment le corps reçoit les informations de l’extérieur ?
1- Les sens et les organes sensoriels
La sensibilité consciente est une activité qui permet à
l’homme de reconnaître et recevoir plusieurs sens de
l’extérieur (sons-lumières-odeurs…) et d’autres à
l’intérieurs (douleur…) selon la spécialisation de chaque
sens.
Le sens L’organe de sens Le stimulus
La vue L’œil La lumière
L’ouïe L’oreille Le son
Le gout La lange La saveur
L’odorat Le nez L’Odeur
La sensibilité Pression,
La peau
tactile (générale) température…
2- Comment les organes sensoriels reçoivent les
informations du milieu extérieur ?
a- Expérience : on dépose la main dans de l’eau
chaude.
b- Résultat : on retire la main rapidement pour éviter
la brulure.
c- Interrogation : comment on ressent la chaleur ?
d- Hypothèses :
- les nerfs de la peau sont responsables de la
réception des informations du milieu extérieur.
- les récepteurs sensoriels de la peau sont
responsables de la réception des informations du milieu
extérieur.
- les vaisseaux sanguins de la peau sont responsables
de la réception des informations du milieu extérieur.
e- Vérification des hypothèses :
Pour Vérifier les hypothèses on va réaliser une
observation microscopique de la peau.
S Doc 9 p 74 : la peau est constituée de trois couches :
l’épiderme, le derme et l’hypoderme. La peau contient des
fibres nerveuses qui se terminent par des récepteurs
sensoriels sensibles à la température, la pression et la
douleur. Parmi ces récepteurs il y a les corpuscules de
Messner et ceux de Pacini.
f- Conclusion :
Les récepteurs sensoriels qui se trouvent dans la peau
(et les autres organes sensoriels) sont responsables de la
réception des informations du milieux extérieur. Donc ils
contribuent à la sensibilité consciente.
3- Transmission des messages nerveux :
Le nerf sensitif est composé de plusieurs fibres nerveuses
sensitives responsables de la conduction du message
nerveux sensitif (influx nerveux) qui nait au niveau des
récepteurs.
Les récepteurs sensoriels sont liés à des fibres nerveuses
sensitives qui se réunissent en faisceaux entourés par un
tissu conjonctif pour former le nerf qui contient aussi des
vaisseaux sanguins (doc 6 p 72).
Doc 1 p 82 : les corpuscules de Messner répondent à une
pression légère. Ils permettent de sentir une caresse ou le
contact des vêtements sur la peau. Alors que les corpuscules
de Pacini répondent à une pression intense. Ils avertissent
que nous recevons un coup ou une forte pression.
Doc 3 p 83 : L’excitation des organes sensoriels par des
stimulus externes, conduit à la naissance d’un influx nerveux
sensitif (messages nerveux sensitif) qui sera transporté par
les fibres nerveuses sensitives constituant le nerf sensitif vers
l’encéphale où il sera analysé pour déterminer la nature du
sens.
II- Rôle du cerveau dans la sensibilité consciente :
1- La structure de l’encéphale :
L’encéphale est constitué du cerveau, du cervelet et du tronc
cérébral qui se prolonge dans la colonne vertébrale par la
moelle épinière. Le cerveau est constitué de deux
hémisphères séparés par une scissure. Sa partie superficielle
est appelée cortex cérébral. La surface de ce cortex présente
des replis sinueux appelés circonvolutions. Le cerveau
contient le sillon de Rolando (S doc 10 p 74 et S doc 11 p 76).
2- Quel est le centre responsable de la sensibilité
consciente :
a- Etudes des documents :
Doc 1 p 84 : la technique de mesure du débit sanguin dans le
cortex cérébral montre qu’il y a des zones qui deviennent
actives (colorées) lors de la réalisation de chaque sensibilité
consciente.
Doc 2 p 84 :
La destruction d’une partie du cerveau par un tumeur, ou par
un accident vasculaire cérébral, provoque selon la
localisation de la lésion des troubles de la perception ou des
troubles de la motricité plus au moins importants. Voici deux
exemples.
(a) la destruction de cette zone sur l’hémisphère gauche
supprime totalement la sensibilité tactile de la main droite.
Si la lésion se situe sur l’hémisphère droit, il y a perte de la
sensibilité tactile de la main gauche.
(b) - la destruction de cette zone sur les deux hémisphères
entraine la cécité complète (perte de vision).
- Une lésion partielle entraine l’impossibilité de voir dans une
certaine région du champ visuel.
Doc 3 a p 85 : le document montre la localisation des
principaux aires sensorielles au niveau du cortex cérébral (S
doc 13 p 78) :
• L’aire visuelle dans le lobe occipital
• L’aire de la sensibilité tactile derrière le sillon de Rolando
dans le lobe pariétal.
• L’aire auditive sous l’aire de la sensibilité tactile dans le
lobe temporal.
• L’aire olfactive dans le lobe frontal
• L’aire gustative dans le lobe temporale sous l’aire
auditive.
b- Conclusion :
Les aires sensitives du cortex cérébral jouent le rôle
du centre nerveux de la sensibilité consciente.
En générale la sensibilité consciente nécessite l’intervention
des éléments suivants :
• Récepteur sensoriel : Capte un paramètre donné de
l’environnement et élabore des messages nerveux
sensitifs (l’influx nerveux sensitif).
• Fibres nerveuses sensitives : Conduction des messages
nerveux sensitifs.
• Cerveau : Reçoit et interprète les messages nerveux
sensitifs.
Dans les organes Les nerfs sensitifs Les aires sensorielles
sensoriels La Moelle épinière
(S doc 12 p 76)
III- La motricité volontaire :
1- Le centre moteur :
a- Observations et expériences
- Les nouveau-nés qui naissent sans cerveau sont
incapable de faire aucune activité volontaire.
- (Doc 1 p 86) La technique de mesure du débit
sanguin dans le cortex cérébral a montré que la zone existant
devant le sillon de Rolando devient active (colorée) lors de la
réalisation d’un mouvement volontaire (parler, bouger la
main…).
- (Doc 2 p 86) Les expériences montrent que les
stimulations électriques du cortex droit déclenchent des
mouvements dans la région gauche du corps et
inversement.
- (Doc 3 p 87)L’observation microscopique du tissus
nerveux au niveau du cortex cérébral devant le sillon de
Rolando a montré que ce tissu est constitué de deux parties,
la substance grise et la substance blanche. Il contient des
cellules spécialisées appelées neurones. Chaque neurone
comporte un corps cellulaire contenant un noyau et deux
types de prolongements, les dendrites et l’axone. Ce dernier
se termine par une arborisation terminale. Les dendrites
reçoivent les messages nerveux des autres neurones ;
l’axone renvoie les messages nerveux vers d’autres
neurone, ou vers des fibres musculaires (cellules
musculaires). Les corps cellulaires sont situés dans la
substance grise, les axones constituent la substance blanche
et les fibres nerveux dans les nerfs (S doc 20 p 86).
b- Conclusion :
On déduit que le cerveau est l’origine de l’activité motrice. Et
précisément la zone du cortex cérébral devant le sillon de
Rolando qui s’appelle l’aire motrice S doc 16 p 80).
2- Les autres organes nécessaires à la motricité
volontaire :
a- Observations et expériences :
- Une lésion dorsale de la moelle épinière provoque la
paralysie des membres inférieurs.
- La section du nerf rachidien droit (qui lie la moelle
épinière aux muscles des membres inférieurs) entraine une
paralysie du membre inférieur droit.
- Une déchirure du muscle entraine l’incapacité
d'effectuer aucun mouvement lié au membre dont le muscle
est blessé.
b- Conclusion :
L’exécution d’un mouvement volontaire nécessite la
présence de la moelle épinière, les fibres motrices, les
muscles ainsi que l’aire motrice.
3- Trajet de l’influx nerveux lors de la motricité
volontaire :
Pour effectuer un mouvement volontaire, le centre
nerveux moteur (l’aire motrice) émet des signaux
électriques appelés flux nerveux centrifuge moteur qui
est transmis par le conducteur nerveux moteur (les fibres
motrices et la moelle épinière) à l'effecteur moteur
(muscles) qui se contracte et se dilate pour effectuer le
mouvement (S doc 15 p 80).
L’aire motrice Les fibres motrices Le muscle
La Moelle épinière
IV- La motricité involontaire exemple du réflexe :
Lorsqu’on touche un objet chaud, on fait un mouvement
rapide hors de notre volonté pour éviter la brulure.
Quels sont les éléments intervenant pendant cette
activité nerveuse ? et quel est le rôle de chacun d’eux ?
1- Définition du réflexe
a- Observations :
Lorsqu’on frappe une personne par un marteau en
bois au niveau de sa rotule, on constate que son pied bouge
en avant même s’il essaye d’éviter ce mouvement.
Conclusion :
On déduit que le réflexe est un mouvement involontaire
qu’on ne peut pas contrôler volontairement et qui survient
comme réponse à un stimulus particulier.
2- Mise en évidence des organes qui interviennent dans
un réflexe :
a- Expériences et résultat :
On enfonce une aiguille dans la dépression qui marque
la limite entre le crâne et la colonne vertébrale. On tourne
l’aiguille à gauche et à droite pour détruire le cerveau. On
obtient une grenouille spinale. Cette grenouille qui a perdu
sa sensibilité consciente et ses mouvement volontaire va
subir les expériences suivante (Sdoc 18 p 82 et 84) :
b- Conclusion :
Le réflexe nécessite la présence des éléments suivant : un
récepteur sensoriel (la peau, l’œil…), un conducteur sensitif
et moteur (le nerf rachidien) et un centre nerveux (la moelle
épinière).
V- L’Arc réflexe :
1- Structure de la moelle épinière :
La moelle épinière est constituée de (S doc 19 p 89) :
- Substance grise : il se situe au centre et il contient les
corps cellulaires des neurones.
- Substance blanche : il entoure la matière grise et il
contient les dendrites et les axones qui constituent des
fibres nerveuses qui se prolongent dans les nerfs.
2- Trajet de l’influx nerveux lors d’un réflexe, notion de
l’arc réflexe :
a- Expériences et résultats :
En 1822 Bell et Magendi ont réalisé sur des petits chiens dont
l’âge ne dépasse pas les six semaines les expériences
suivantes pour déterminé le trajet de l’influx nerveux lors
d’un réflexe (S doc 21 p 88) :
b- Conclusion :
Un réflexe nécessite l’intervention des éléments suivants :
- Récepteur sensoriel : Sensible au stimulus, il élabore
des messages nerveux sensitifs (l’influx nerveux
sensitif).
- Conducteur sensitif (Fibres nerveuses sensitives et la
racine postérieure) : Acheminent les messages nerveux
sensitifs vers la moelle épinière.
- Centre réflexe (Moelle épinière) : Reçois les messages
nerveux sensitifs et renvoie les messages nerveux
moteurs.
- Conducteur moteur (la racine antérieure et les Fibres
nerveuses motrices) : Conduisent les messages
nerveux moteurs vers les muscles.
- Organes effecteurs (Les Muscles) : Leur contraction
génère les mouvements.
Le trajet parcouru par l'influx nerveux lors d'un mouvement
réflexe s’appelle : L'arc réflexe (S doc 22 p 90).
La moelle épinière
Dans les organes Les nerfs sensitifs
sensoriels La racine dorsale
Les fibres motrices
Le muscle La racine ventrale
VI- L’hygiène du système nerveux
1- Des dangers perturbant le fonctionnement du système
nerveux
Parmi les menaces qui peuvent nuire à l'intégrité du
système nerveux il y a :
• Les attaques sensorielles (son fort et lumière fort ...)
• Les germes (germes de méningite ...)
• Les drogues (héroïne, cocaïne, Comprimés
hallucinogènes.)
• La fumer (cigarettes, chicha ...).
• Le manque de sommeil
• Le stress.
• Le manque de vitamines et de minéraux.
2- Hygiène du système nerveux
Pour assurer la bonne santé et le bon fonctionnement du
système nerveux, il faut :
• Eviter les attaques sensorielles.
• Eviter les drogues, les boissons alcooliques, les
tabacs.
• Un temps de repos et de sommeil suffisant
• Eviter de surmener le cerveau
• Un apport suffisant de nutriments.
Le système musculaire
Introduction
Le système musculaire est le système biologique composé de
l’ensemble des muscles. Il forme avec le squelette et une
partie du système nerveux, l’appareil locomoteur. Ce dernier
permet à l’organisme d’effectuer des mouvements volontaire
et involontaire.
Quel est le rôle du muscle squelettique dans le mouvement ?
quelles sont les caractéristiques du muscle squelettique ?
Quelle est la structure du muscle squelettique ? et quels sont
les besoins de l’activité musculaire ?
I- Rôle et propriétés du muscle squelettique :
1- Rôle du muscle dans le mouvement :
Les muscles squelettiques sont reliés aux os par les tendons.
À la suite d’une excitation par l’influx nerveux moteur
(conduit par les fibres nerveuses motrices) le muscle se
contracte et se relâche pour assurer les différents
mouvements. Ainsi il joue le rôle de l’organe effecteur. Au
cours de la plupart des mouvements les muscles
antagonistes s’opposent. Ainsi lors d’un mouvement de
flexion le biceps se contracte et le triceps se relâche et le
contraire lors d’un mouvement d’extension (S doc 1 p 92).
2- Propriétés du muscle squelettique :
Le muscle squelettique est caractérisé par trois propriétés
- Excitabilité االهتياجية: le muscle réagit à un stimulus
mécanique, électrique, chimique ou à l’influx nerveux
moteur.
- Contractilité القلوصية: Lorsqu’il est excité le muscle se
contracte et devient court, rigide et plus épais.
- Elasticité المرونة: C’est la faculté de s’étirer et de reprendre
sa longueur initiale lorsque la traction cesse. Mais sans que
la force dépasser une limite qui peut endommager le muscle
(manip p 94).
I- Structure du muscle squelettique et besoins de l’activité
musculaire :
1- Structure du muscle squelettique
L’organisme contient deux types de muscles :
- muscles blancs lisses (surtout dans les viscères ...)
- muscles rouges striés divisées en deux types :
+ muscle cardiaque (cœur…).
+ muscles squelettiques liés aux os par les tendons.
Les muscles squelettiques représentent environ 40%
du poids corporel. Il y a environ 600 muscle
squelettique différents. La forme de ces muscles varie
en fonction de leur position et leur rôle (fusiforme,
plat…).)
Un muscle comprend des milliers de cellules
cylindriques très allongées (1 à 40 cm de longueur en
moyen) et possédant chacune plusieurs noyaux, des
bandes claires et des bandes sombres. Les cellules
musculaires sont appelées fibres musculaires. En coupe
longitudinale, la cellule présente une striation très
caractéristique qui est à l’origine du nom muscle strié.
La coupe transversale du muscle montre qu’il est
constitué de plusieurs faisceaux de fibres musculaires
constituées elles-mêmes de myofibrilles (fibres
d’actine et de myosine) responsables de la contraction
(S doc 2 p 92). Ainsi la fibre musculaire est l’unité
structurale et fonctionnelle du muscle.
Le muscle contient aussi des vaisseaux sanguins et des
fibre nerveuses qui se ramifient au niveau du muscle
pour innerver toutes les fibres musculaires. Cette
innervation se fait au niveau des jonction
neuromusculaires appelées plaques motrices (synapse)
(S doc 3 p 94).
2- Besoins de l’activité musculaire :
Doc 1 et 2 p 104 : Les documents montrent que :
L’approvisionnement des fibres musculaires en gaz
respiratoires et en nutriments est assuré par la circulation
sanguine.
En cas d’activité le muscle consomme plus de O2, plus de
glucose et produit plus de CO2 qu’en cas de repos.
Doc 3 p 105 : Pour réaliser son activité le muscle a besoin
de l’énergie. Cette énergie nécessaire pour la contraction
musculaire provient de l’oxydation des nutriments comme
le glycose par l’O2 pour fournir l’énergie, l’eau et CO2 (la
respiration cellulaire).
II- Hygiène du système musculaire :
1- Des dangers qui peuvent affecter le système
musculaire :
L’activité musculaire peut être accompagné d’accident
qui perturbent le bon fonctionnement du muscle. Parmi ces
accidents on peut citer :
- La crampe : c’est une contraction involontaire ; très
intense. Elle est associée à une douleur. Elle est due à
l’incapacité du sang à pénétrer dans le muscle.
- l’élongation : C’est un dépassement de la limité de
l’élasticité des fibres. Il provient d’un étirement inhabituel.
- La déchirure : c’est la rupture d’un grand nombre de
fibres musculaire accompagnée d’une hémorragie interne. Il
provient d’une activité très forcée.
- les entorse, les luxations, les courbatures…
- le dopage : c’est l’utilisation de certains produits pour
améliorer la capacité des muscles. Il a de nombreux effets
secondaires négatifs : des accident cardiaque, fragilisation
des tendons…
2- Hygiène du système musculaire :
Pour garder la sécurité du système musculaire il faut :
- S’échauffer avant toute activité sportive.
- pratiquer des exercices de force progressive
- éviter le dopage
- pendre une alimentation équilibrée.
- Mettre de la glace ou le bandage après la blessure.
- Se reposer après toute blessure.
- Visiter le médecin en cas de nécessité
L’immunité naturelle et L’immunité spécifique
Introduction :
L’homme vit dans un environnement peuplé par différents
types de micro-organismes dont certains sont inoffensifs et
d’autres sont pathogènes. Mais l’atteinte de maladies
microbiens est rare et limitée dans le temps grâce à la
présence d’un système immunitaire chargé de la défense du
corps contre tout élément qui lui est étranger.
- Quelles sont les différents types de micro-organismes ? et
d’où vient leur danger ?
- comment l’organisme réagit-il contre les micro-organismes
pathogènes ? et comment peut-on renforcer le système
immunitaire ?
I- Les Microbes :
1- Milieu de vie des microbes :
Les microbes se trouvent dans l’air, l’eau
(étang), le sol, les aliments (yaourt),
l’organisme (intestin) et généralement dans
tous les milieux sauf s’ils sont stérilisés.
2- Quels sont les différents types de microbes
Les microbes (micro-organismes) sont des êtres
vivants que ne peut observer qu’avec le
microscope. On en distingue quatre principales
catégories :
• Les bactéries (S doc 3 p 102) : qui se
multiplient par division.
• Les champignons (mycètes) (S doc 4 p 102) :
qui se multiplient soit par sporulation ou par
bourgeonnement.
• Les protozoaires (S doc 2 p 102) : qui se
multiplient par division.
• Les virus (S doc 5 p 102) : qui se multiplient en
parasitant d’autres cellules vivantes. (S doc 6
p 104).
Les microbes sont soit pathogènes : capable de
provoquer des maladies qui peuvent êtres graves
ou inoffensifs : qui peuvent être utilisés dans
plusieurs domaines :
• L’industrie alimentaire : certains microbes
sont utilisés dans la préparation de plusieurs
produit alimentaires (le bacille lactique pour le
yaourt, la levure pour le pain…)
• L’industrie pharmaceutique : certains
microbes sont utilisés dans la préparation de
certains médicaments (le pénicillium pour la
pénicilline…)
• L’agriculture : certains microbes comme le
rhizobium contribuent dans la fertilisation du sol
en l’enrichissant par les nitrates…
• L’environnement : certains microbes sont
utilisés pour la purification des eaux usées…
II- Propriétés des microbes pathogènes
1- La multiplication rapide
a-Chez les bactéries :
(S doc 2 p 106) Dans des conditions favorables
(nutriments et température) et renouvelable, une
bactérie se divise en deux toutes les vingt
minutes.
(S doc 3 p 106) On constate que le nombre de
bactéries a augmenté dans 5 heures à environ 100
millions puis à 1800 millions après 10 heures puis on
constate une diminution.
b- Chez les bactéries (S exercice 3 p 110) :
Les virus se multiplient dans des cellules vivantes
appelées cellules hôtes et de nouveaux virus se libèrent
soit par bourgeonnement ou par explosion de la
cellules hôte. Ainsi d’autres cellule seront infectées
2- Sécrétion des toxines (S exercice 2 p 108) :
Le bacille tétanique sécrète dans le sang une
substance responsable des symptômes de la maladie
(tétanos), c’est la toxine السمين.
3- Formation de la capsule (S exercice 4 p 110) :
Les pneumocoques pathogènes (qui cause la
pneumonie) possèdent une capsule عليبة. Tandis que les
pneumocoques inoffensifs ne possèdent pas de
capsule.
4- Changement d’identité :
Le virus de la grippe est caractérisé par la capacité de
changer de forme chaque année ce qui entraine une
difficulté de le reconnaitre et le contrôler.
5- Conclusion :
Les propriétés responsables du pouvoir pathogène
des microbes sont :
• La multiplication rapide
• La sécrétion des toxines
• Présence d’une capsule
• Changement de forme
III- L’immunité naturelle
1- Les barrières naturelles :
Les barrières naturelles sont divisées en :
• Barrières mécaniques : peau, muqueuses, cils…
• Barrières chimiques : larmes, sueur, salive, sucs
digestifs, secrétions génitales, mucus…
• Barrières écologiques : Ensemble de microbes
présents dans le tube digestif (bactéries, levures…)
(S doc 7 p 112)
2-Quelle est la réaction du corps face a un
dépassement des barrières naturelles
Après le franchissement des barrières naturels les
microbes secrètent des substances qui entrainent
l’apparition d’une réaction immunitaire qui se
manifestent par :
- La Réaction inflammatoire ( االستجابة االلتهابيةS doc 1 p
112) qui est une réponse localisée et immédiate
que déclenche l’organisme à la suite de l’entrée
d’éléments étrangers. Elle se caractérise par les
symptômes suivants :
▪ Douleurs آالم:Dues à l’excitation des terminaisons
nerveuses de la peau par les toxines microbiennes
ou par des substances secrétées par le corps.
▪ Augmentation de la température ارتفاع درجةالحرارة:
pour essayer de détruire les microbes localement.
▪ Rougeur احمرارdue à la dilatation des capillaires
sanguine et une augmentation du flux sanguin
vers elles.
▪ Œdème (gonflement) انتفاخcausée par le plasma
sortant des capillaires à travers sa paroi vers le
site de la blessure et la sortie des cellules
phagocytaires (Diapédèse).
Remarque :
La diapédèse االنسالل: C’est la sortie des certains
globules blancs (les phagocytes) a travers la paroi
des capillaires sanguins vers le site de
l’inflammation.
- La phagocytose ( البلعمةS doc 1 et 2 p 116) : c’est un
phénomène principal de la réponse immunitaire,
qui permet l’absorption et la digestion des
éléments étrangers à l’organisme par des globules
blancs (Polynucléaires ou granulocytes,
macrophage…) nommés : les phagocytes. La
phagocytose se déroule en quatre étapes :
1. L’adhésion (fixation) تثبيت: c’est le
rapprochement et la fixation d’un microbe par
la membrane plasmique.
2. Ingestion ابتالع: le phagocyte émet des
pseudopodes qui entourent le microbe et
forment une vésicule autour de lui appelée
phagosome فجوة بلعمية.
3. Digestion هضم: Les lysosomes, fusionnent avec
le phagosome et déversent leur contenu
enzymatique. Ainsi ces enzymes digèrent et
dégradent le microbe.
4. Rejet des débris (déchets) طرح الحطام: les
débris du microbe sont rejetés en dehors du
phagocyte dans le plasma.
Les débris des microbes et les phagocytes morts
dans le plasma constituent le pus القيح.
La phagocytose est caractérisée par les propriétés
suivantes :
- Immédiate car elle est mise en œuvre rapidement et
directement après l’intrusion des microbes par des
phagocytes existant en permanence dans le sang et la
lymphe et au niveau de certains organes (ganglions,
rate, foie…)
- Non spécifique car il est destiné contre tous les types
de microbes et sans distinction.
- Naturel car il est présent chez l'homme dès la
naissance (inné).
Parfois l’immunité naturelle n’arrive pas à éliminer les
microbes (microbes résistants) ce qui nécessite
l’intervention d'un autre type d’immunité. Alors Quelle
est cette immunité ?
IV- L’immunité spécifique :
1- L’immunité spécifique à médiation humorale :
a-Analyse des documents :
Le document montre que :
- quelques jours après la
contamination par un antigène
(bactéries pathogènes) le
nombre de lymphocytes B
(globules blancs) augmente
pour atteindre plus de 15000
lymphocytes puis il diminue.
- Quelques jours après la
contamination les anticorps
apparaissent et leur quantité augmente pour atteindre plus
de 15000 UA
Remarque :
- Antigène مولد مضاد: toute substance étrangère à
l'organisme capable de déclencher une réponse
immunitaire visant à l'éliminer,
- Anticorps مضاد أجسام: est une molécule glycoprotéique
existant dans le sérum, il a une forme de Y, il se relie à
l’antigène qui a provoqué son apparition par des sites
de reconnaissance spécifiques pour le neutraliser
(complexe anticorps-antigène). (Doc 2 a et b p 120)
- doc 1 p 120 :
Expérience 1 : l’injection de bacilles diphtériques à une
souris entraine sa mort à cause de la diphtérie car elle
est non immunisée غير ممنعcontre le bacille
diphtérique.
Expérience 2 : l’injection de bacilles diphtériques et de
sérum (Plasma – le fibrinogène) d’un animal guéri de la
diphtérie à une souris entraîne sa survie, car le sérum
contient des anticorps qui protègent la souris des
bacilles diphtériques.
Expérience 3 : l’injection de bacilles diphtériques et de
sérum (Plasma – le fibrinogène) d’un animal qui n’ayant
jamais eu la diphtérie à une souris entraîne sa mort, car le
sérum ne contient pas d’anticorps qui peuvent protéger la
souris des bacilles diphtériques.
Expérience 4 : l’injection de bacilles tétaniques et de
sérum (Plasma – le fibrinogène) d’un animal guéri de la
diphtérie à une souris entraîne sa mort, car le sérum
contient des anticorps antidiphtériques et non pas des
anticorps antitétaniques.
- après fixation de l’antigène sur les récepteurs du
lymphocyte B (reconnaissance), celui-ci se multiplie
puis se transforme en plasmocytes qui sécrètent des
anticorps spécifiques dans le plasma.
- Doc 2c p 120 (S exercice 3 p 120) :
- une semaine après le premier contact avec l’antigène
des anticorps apparaissent (réponse primaire) et leur
taux augmente pour atteindre son maximum (faible
taux) à la 2ème semaine puis il commence à baisser.
- Après un deuxième contact avec le même antigène,
les anticorps apparaissent (réponse secondaire)
directement au même jour et atteignent un taux très
élevé (contrairement à la réponse primaire).
- La réponse secondaire était plus rapide et plus
efficace que la réponse primaire car l’organisme se
rappelle du premier contact avec l’antigène.
b- Conclusion :
Lorsque les microbes résistent et dépassent l’immunité
naturelle (barrières naturelles, réponse inflammatoire
et phagocytose), l’organisme réagit par une immunité
spécifique à médiation humorale qui se manifeste par
la production d’anticorps spécifiques par les
plasmocytes résultants de la transformation des
lymphocytes B (LB).
Le système immunitaire présente une mémoire ذاكرةqui
lui permet une réaction rapide سريعةet efficace فعالةlors
d’un deuxième contact avec le même antigène.
2- L’immunité spécifique à médiation humorale :
a- Analyse des documents :
- doc 3a p 121 :
-Après injection de bacilles de Koch à une souris
guérie de la tuberculose, on constate que la
souris survit. Donc elle est immunisée contre la
tuberculose.
- Après L’injection de bacilles de Koch et le sérum
d’une souris guérie de la tuberculose à une souris,
on constate que la souris meurt. Elle meurt car le
sérum ne contient pas d’anticorps capables de
neutraliser le BK, donc il ne s’agit pas d’une
immunité spécifique à médiation humorale.
- Après L’injection des bacilles de Koch et les
lymphocytes T d’une souris guérie de la
tuberculose à une souris, on constate que la
souris survit. Elle survit car les lymphocytes T
détruisent le BK, donc il s’agit d’une immunité à
médiation cellulaire.
- Après L’injection des bacilles de Koch et les
lymphocytes T d’une souris guérie de la grippe à
une souris, on constate que la souris meurt, car
les Lymphocyte T sont destinés contre la grippe et
non pas contre le BK. Donc L’immunité à
médiation cellulaire est spécifique.
b- Déduction
Parfois, la réponse immunitaire est réalisée par
des lymphocytes T (LT). Il s'agit donc d'une réponse
immunitaire spécifique à médiation cellulaire.
3- Conclusion :
La réponse immunitaire acquise(adaptative) se fait
par de voies :
- immunité spécifique à médiation humorale qui se
manifeste par la production d’anticorps spécifiques.
- immunité spécifique à médiation cellulaire qui se
manifeste par la production de lymphocyte Tc (tueurs
ou cytotoxiques) spécifiques.
L’immunité humorale et l’immunité spécifique sont
acquises et spécifiques.
L’immunité spécifique acquise est caractérisé par la
présence d’une mémoire qui permet une rapidité et
une efficacité de la réponse immunitaire.
V- L’origine des cellules immunitaires :et la coopération
cellulaire :
1- Les organes lymphoïdes et l’origine des cellules
immunitaires (doc 1 a et b p 122) :
La destruction de la Moelle osseuse النخاع العظمي
(soit par irradiation ou à cause d’une maladie) entraîne
une diminution du nombre de cellules sanguines, ce qui
montre que la moelle osseuse est responsable de la
production des lymphocytes B, T, des phagocytes est
des autres cellules sanguines à partir de cellules
souches خاليا أصلية أم.
Les lymphocytes B achèvent leur maturation
(Acquisition de la compétence immunitaire)
directement dans la moelle osseuse alors que les
lymphocytes T l’achèvent dans le thymus الغدة السعترية
(S doc 2 p 122). On dit que la moelle osseuse et le
thymus sont deux organes lymphoïdes principaux car
sans eux il n’y aura pas de cellules immunitaires.
Après la maturation, les lymphocytes B et T
migrent vers d’autres organes lymphoïdes
(l’amygdales, la rate, les ganglions lymphatiques et les
plaques de Peyer...). Ce sont les sites de rassemblent
des cellules immunitaires (S doc 3 p 124).
La plupart des lymphocytes présents dans le sang
et la circulation lymphatique sont de type T.
2- La coopération cellulaire ( التعاون الخلويdoc 2 et 3 p 123) :
La production d’une réponse immunitaire acquise
nécessite une coopération entre les phagocytes, les
lymphocyte B et les lymphocytes T.
Au cours d'une réponse immunitaire spécifique
l'antigène subi une phagocytose par des cellules
phagocytaires (macrophage par exemple) par la suite il est
présenté au lymphocyte T auxiliaire ou T4 . Les lymphocytes T
auxiliaire se multiplient et secrètent des substances
activatrices. C'est substance agissent sur les lymphocytes B
et les lymphocytes T qui se multiplient et se transforment
respectivement en plasmocytes produisant des anticorps
(immunité spécifique à médiation humorale) et on
lymphocytes Tc tueurs (immunité spécifique à médiation
cellulaire). Cette interaction entre les cellules du système
immunitaire constitue le phénomène de la coopération
cellulaire.
3- Conclusion :
Les réponses immunitaires utilisées pour éliminer un
antigène sont : (S doc 43 p 124).
VI- Renforcement du système immunitaire
1- Les mesures de prévention
On peut éviter le danger des microbes pathogènes
par les mesures préventives suivantes :
- L’asepsie االنقاء: ensemble des moyens visant à
empêcher la contamination des tissus par des microbes
(le lavage des mains et des vêtements, la stérilisation
des instruments, fermeture des entrées…) (S doc 1 p
126)
- L’antisepsie التطهير: la destruction des microbes en
utilisant des antiseptiques (produits chimiques
désinfectants) comme la bétadine, l’alcool à 70°, l’eau
oxygénée, l’eau de javel…(S doc 2 p 126).
- La vaccination التلقيح: La vaccination vise à pousser
l’organisme à produire une immunité spécifique
(anticorps ou lymphocytes Tc tueurs) en quantité
suffisante pour éliminer un antigène en précaution
d'une éventuelle infection par le même antigène.
(S doc 1 et 2 p 128).
Cette vaccination peut se faire par des greffes de:
+ Injection d’anatoxine ( ذوفانtoxine atténuée),
comme le cas de la vaccination antitétanique.
+ Injection de microbes Atténués, comme le cas de la
vaccination contre le bacille de koch provoquant la
tuberculose.
+ Injection de microbes Atténués similaires à la
bactérie en question, comme le cas de la vaccination
contre la variole.
Il existe de nouvelles techniques de fabrication des
vaccins.
2- Les mesures curatives (traitement) :
On peut traiter une infection microbienne par :
+ La sérothérapie االستمصال: c’est l’injection d’un
sérum contenant une grande quantité d’anticorps
spécifique destinés contre un antigène donné (S doc 3
et 4 p 128).
+ Les antibiotiques : ce sont des produits chimiques
naturels qui empêchent la multiplication des bactéries
et les détruisent, dont certains sont extraits de
champignons microscopiques, comme la pénicilline
extraite du champignon penicillium.
+ Les sulfamides : ce sont des produits chimiques
synthétisé à la base du soufre, qui empêchent la
multiplication des bactéries et les détruisent.
3- Comparaison entre le vaccin et le sérum :
Caractéristiques Vaccin اللقاح Sérum المصل
Utilisation Préventive Curative
Durée de l’effet Longue (années) Courte (semaine)
Acquisition de Lente et tardive Transférée,
l’immunité Immédiate
Corps Actif Passif
Nature de l’effet Spécifique Spécifique
4- L’Antibiogramme :
L’Antibiogramme est une technique de laboratoire
visant à tester la sensibilité d'une bactérie vis-à-vis d'un
ou plusieurs antibiotiques.
Pour le préparer on suit la méthode suivante :
Sur une gélose qui aura été préalablement
ensemencée avec la bactérie à étudier, un support
(disque de papier buvard) contenant les antibiotiques (à
différentes concentrations) à tester sera déposé par-
dessus. La lecture du résultat se fait après une
incubation de 18 à 24 heures dans une température de
37°C. Les antibiotiques se diffusent de manières
circulaires de chaque disque : Ainsi l’antibiotique le plus
efficace est celui qui laisse autour du disque une grande
auréole (zone d’inhibition) (S doc 7 p 130).
dysfonctionnement et problèmes liés au système
immunitaire
Introduction :
Le système immunitaire nous protège des risques
infectieux et pourtant, Dans certains cas, il peut se
perturber (allergies)ou être en déficience (SIDA).
D’autres problèmes immunologiques liés aux groupes
sanguins et à la transfusion sanguine peuvent se poser.
Quelles sont les causes de ces perturbations et ces
problèmes ?
I- Les allergies األرجيات:
En générale le système immunitaire est inoffensif vis-à-
vis des éléments étrangers non pathogènes. Certaines
personnes présentent une hypersensibilité ainsi leur
corps développe une réponse immunitaire
anormalement exagérée contre ces éléments non
pathogènes. C'est l’allergie
1- Causes et symptômes de l’allergie :
Les éléments responsables de l’apparition de
l'allergie sont appelés allergènes مؤرجات.ils sont divers
comme: le pollen, la poussière, les acariens, les poils et
les plumes d'animaux, certains aliments, certains
médicaments et vaccins, venin d'insecte, odeurs… (S
doc 5 p 130)
Ces allergènes entrainent l’apparition de plusieurs
symptômes :
Pour identifier l’allergène responsable d’une allergie
donnée, le médecin spécialiste (allergologue) réalise une
analyse appelée le test cutané االختبار الجلدي. Il consiste à
faire pénétrer une faible quantité de divers d’allergènes
sous la peau. L’apparition d’une inflammation locale
dans la zone d’injection de l’allergène indique qu’il est
responsable de l’allergie, alors qu’aucune réaction
n’apparait avec les autres allergènes (S doc 6 p 130).
2- Mécanisme de la réponse allergique :
a-Observations
- Les analyses sanguines montrent que chez les
personnes allergiques on trouve une quantité
importante d’anticorps de type IgE (immunoglobuline)
- le document 3b p 133 montre un mastocyte
خلية بدينةobservé au microscope électronique, ce sont
des globules blancs, présentes dans plusieurs tissus,
renfermant des vésicules riche en histamine الهيستامين.
La sécrétion de l’histamine dans le milieu intérieur
déclenche les symptômes de l’allergie.
- Doc 4 p 133 (S doc 8 p 132) :
Lors du premier contact avec l’allergène
(antigène), une réaction immunitaire spécifique à
médiation humorale aboutit à la production d’un type
d’anticorps appelé IgE. Ces anticorps participent à
l’élimination de l’antigène et au même temps se fixent
sur la membrane des mastocytes, aucun symptôme
n’apparait. C’est la phase de sensibilisation.
Lors du deuxième contact avec le même
allergène, celui-ci se fixe sur les anticorps déjà fixés sur
les mastocytes. Ce qui entraine la libération du contenu
des nombreuses granulation présentes dans le
cytoplasme des mastocytes, en particulier l’histamine,
ce qui déclenche les symptômes de l’allergie. C’est la
phase de la crise allergique.
Une autre fois les IgE se fixent sur d’autres
mastocytes ainsi de suite…
b- Conclusion :
La réaction allergique se fait par l’intervention
des mastocytes et des anticorps IgE.
c- Remarque :
Le traitement de l’allergie se fait par :
• Administration des antihistaminiques pour
diminuer les symptômes.
• La désensibilisation : c'est le seul traitement
qui permet de guérir l'allergie. Il consiste a
injecter des doses croissantes d’allergènes
pendant une long durée (qui peut atteindre 5
ans ..)
• Utilisation de l’adrénaline (épinéphrine) en cas
de choc anaphylactique.
II- L’immunodéficience acquise SIDA :
1- Définition :
SIDA : Syndrome d’Immunodéficience Acquise,
maladie dangereuse du système immunitaire qui se
caractérisant par une réduction progressive du système
de défense immunitaire, notamment d’un certain type
de globules blancs (les lymphocytes T4). Cette
diminution des défenses entraîne un risque élevé de
survenue d’infections et de cancers. La maladie est
quasiment toujours mortelle. Elle est provoquée par le
virus de l’immunodéficience humaine (VIH), qui attaque
les lymphocytes T4 qui ont un rôle primordial dans
l(immunité spécifique acquise. Le virus du VIH a été isolé
en 1983 par le français Luc Montagnier.
2- Symptômes et évolution de l’infection (S doc 1 p
134 et 2 et 3 p 136):
L’évolution de l’infection passe par trois phases :
• 1re phase - primo-infection : Dans cette phase
environ le tiers des personnes touchées présentent des
symptômes semblables à ceux de la grippe : fièvre,
maux de tête, maux de gorge, rougeurs sur la peau,
fatigue, douleurs musculaires, etc. Ces symptômes
disparaissent mêmes sans traitement. Cette phase dure
quelques semaines.
le nombre de virus présents dans l'organisme augmente
fortement juste après la contamination, puis diminue
rapidement grâce au déclanchement d’une réponse
immunitaire contre le virus.
2e phase – infection asymptomatique : le patient ne
présente aucun symptôme de la maladie. Le virus peut
vivre dans l’organisme pendant de nombreuses années
sans provoquer de symptômes. Les lymphocytes T4 sont
toutefois progressivement détruits par le VIH. À ce
stade, l'individu possède des anticorps dirigés contre le
virus : il est dit séropositive إيجابي المصل. (Présence
d'anticorps anti VIH dans le sang).
• 3e phase – Phase du SIDA ou à infections
symptomatiques. On peut la diviser en deux étapes ;
- Etape de la déficience partielle : caractérisé par
une forte défaillance de l’immunité, Si elle n’est
toujours pas traitée, le malade ressent un ou des
symptômes liés à l’infection au VIH (fatigue, diarrhée,
gonflement des ganglions, perte de poids, sueurs
nocturnes, fièvre, etc.).
- Etape de la déficience totale : caractérisée par
l’absence total de l’immunité acquise ainsi l’apparition
des maladies opportunistes (car elles ne surviennent
jamais chez une personne dont l’immunité est normale).
Le cumul de multiples infections opportunistes explique
la survenue du décès.
3- La situation épidémiologique dans le monde et au
Maroc :
La propagation du sida a connu une grande évolution
dans le monde et aussi Maroc, de sorte
Au niveau mondial (selon l’ONUSIDA) :
• En 2018, environ 37,9 millions de personnes
vivaient avec le VIH.
• Environ 79 % de toutes les personnes vivant avec le
VIH connaissaient leur statut VIH.
• 1.7 millions [1.4 millions–2.3 millions] de personnes
sont devenues nouvellement infectées par le VIH
(en 2018).
• Environ 8,1 millions de personnes ne savaient pas
qu’ils vivaient avec le VIH.
• Environ 62% de toutes les personnes vivant avec le
VIH avaient accès au traitement.
• En 2018, environ 770 000 de personnes sont
décédées de maladies liées au sida dans le monde.
• Au niveau du Maroc :
• En 2018, environ 20000 de personnes vivaient avec
le VIH.
• Environ 70 % de toutes les personnes vivant avec le
VIH connaissaient leur statut VIH.
• Environ 6000 personnes ne savaient pas qu’ils
vivaient avec le VIH.
• Environ 12100 des personnes vivant avec le VIH
avaient accès au traitement.
4- Mode de transmission et prévention (S doc 4 p
138) :
a- Mode de transmission :
Après contamination, le virus se trouve dans les
liquides sexuels, dans le sang et dans le lait donc il peut
se transmettre d’une personne a une autre par :
• Les rapports sexuels non protégés (sans
utilisation de préservatifs).
• De la mère au fœtus (au cours de la grossesse
par le placenta).
• De la mère au fœtus par l’allaitement.
• Transfusion par un sang contaminé.
• Utilisation des seringues et ou des objets
tranchants contaminés.
b- Mode de prévention :
Les mesures préventives qui peuvent nous
protéger du VIH sont :
• Compréhension des modes de transmission du
virus.
• Utilisation des préservatifs.
• Utilisation des seringues stériles ou à usage
unique.
• Stérilisation du matériel tranchant.
• Eviter l’allaitement en cas d’atteinte au virus.
• Fidélité conjugale.
• Vérification de la sécurité du sang avant la
transfusion.
III- Protection de l’appareil génital :
Il y a plusieurs infections sexuellement transmissibles
(IST) qui peuvent menacer l’appareil génital ainsi que
des maladies sexuellement transmissibles (MST) qui
peuvent menacer d’autre appareil comme (S Doc 5 p
138) :
Les mesures préventives qui peuvent protéger
l’appareil génital sont :
• Eviter les rapports sexuels non protégés.
• Utilisation des préservatifs.
• Fidélité conjugale.
• Se dépister régulièrement.
• Se traiter rapidement en cas d’infection
IV- Problème de la transfusion sanguine :
Chaque année les centres de transfusion sanguine
organisent des collectes de sang pour sauver des vies
humaines. Seulement donner du sang à une personne
qui en a besoin exige certaines conditions, surtout
La compatibilité entre les groupes sanguins. car en
l'absence de ces conditions, de graves troubles peuvent
apparaitre et entraîner la mort.
- Quelle est la nature des problèmes associés à la
transfusion sanguine ?
- Quels sont les groupes sanguins et leurs
caractéristiques ?
- Comment réussir une transfusion sanguine ?
1- Problème de la transfusion sanguine تحقين الدم:
Parfois, une personne a besoin de sang, nous devons
donc lui injecter le sang d'un animal (auparavant) ou le
sang d'une autre personne. Cette opération peut
réussir mais parfois elle entraîne la mort du récepteur à
la suite d'une accumulation ou assemblage des globules
rouges ou ce qu'on appelle l'agglutination ( التلكدS Doc 6
p 140).
2- Découverte des Groupes sanguins :
La recherche scientifique a permis de montrer que les
globules rouges (érythrocytes) portent des récepteurs
sur leur membrane plasmique appelé Agglutinogène
مولد اللكد. Il sont de deux types : L’agglutinogène A et
L’agglutinogène B .
Elle a monté que le sérum contient des anticorps
appelés Agglutinines اللكدين. Elle sont de deux types:
Agglutinine Anti-A et Agglutinine Anti-B.
En se basant sur les agglutinogènes et les
agglutinines, on a déterminé quatre groupes sanguins,
A, B, AB et O. ont été identifiés (voir clones et 1 p. 95).
Ainsi, la règle de compatibilité entre les groupes
sanguins a été trouvée comme suit:
Les chercheurs ont remarqué que, certaines
transfusions entrainent des problèmes malgré le
respect des règles précédentes.
Après plusieurs recherches ils ont découvert d'autres
marqueurs ou récepteur situés sur la membrane
plasmique des globules rouges (antigène), c’est le
Rhésus (l’antigène D).
Lorsqu’il est présent cela correspond à Rhésus positif
Rh+ (D +).
Lorsqu’il est absent cela correspond à Rhésus négatif
Rh- (D -).
En outre, des anticorps anti-Rhisus ont été découverts
dans le sang des personnes Rh.
Ainsi , si on injecte du sang Rh+ à un individu Rh-, Ce
dernier développe une réponse immunitaire en
produisant des anticorps anti-Rh+ . le contraire ne
provoque aucun problème.
En respectant la règle de la complémentarité entre les
groupe sanguin et en tenant compte du facteur rhésus,
la transfusion peut être effectués sans aucun problème.
Selon les données précédentes, les groupes sanguins
seront en nombre de huit :A+ A- B+ B- O- O+ AB+ AB-
3- Détermination des Groupes sanguins (S doc 7 p
140):
Les groupes sanguins peuvent être déterminés en
utilisant la méthode des sérums-tests. Nous utilisons
donc quatre sérums, un sérum contenant l’agglutinine
anti-A, un deuxième contenant l’agglutinine anti-B, un
troisième contenant les agglutinine anti-A et anti-B et
un quatrième contenant l’anti-RH (anti-D).
On prépare quatre gouttes de sang et à chaque goutte
on ajoute un des sérum puis on mélange et on agite
jusqu’à qu’on obtient une agglutination ou non.
L’agglutination indique la présence de l’agglutinogène
(S doc 7 p 140).