Séquence 1 :
Lexique :
médiéval :Relatif au Moyen Âge
humilité : Caractère humble, modeste (de la nature humaine, ou d'une condition sociale).
Indulgence : Facilité à excuser, à pardonner. Ou Remise des peines méritées par les péchés,
accordée par l'Église dans une circonstance particulière.
Érudit :Qui a de l'érudition. ➙ savant.
Thérapeutique :Qui concerne le traitement des maladies ; apte à guérir.
Trivial :Vulgaire, contraire aux bons usages. Ou Ordinaire, commun, banal.
Lucide : Qui perçoit, comprend, exprime les choses avec clarté, perspicacité.
Contre-pied :Ce qui est diamétralement opposé à (une opinion, un comportement).
Élitisme : Le fait de favoriser une élite aux dépens de la masse.
Apologue :Petit récit visant essentiellement à illustrer une leçon morale.
Jubilatoire :Qui exprime ou provoque la jubilation.
Belliciste :Qui pousse à la guerre, à l'emploi de la force dans les conflits entre nations.
Saugrenu :Inattendu et quelque peu ridicule.
Incongru :Contraire aux usages, à la bienséance.
Diplomatie :Partie de la politique qui concerne les relations entre les États : représentation des
intérêts d'un gouvernement à l'étranger, administration des affaires internationales, direction et
exécution des négociations entre États
Pleutre : Homme sans courage.
Couard :Qui est lâchement peureux.
Mansuétude :Disposition à pardonner généreusement.
Irrévérence :Manque de respect. ➙ impertinence, irrespect.
Connivence :Entente secrète ; accord tacite.
Inepte :Tout à fait absurde ou stupide.
Indigent :Pauvre ; peu fourni.
Vocabulaire d’analyse littéraire :
Ethos, pathos, logos: L'ethos est lié à l'orateur, tandis que le pathos a davantage attrait à l'auditoire,
et le logos, à la structure même du discours.
Tonalité didactique :définit un discours qui veut instruire le lecteur, à la manière d'un professeur.
Anaphore :Répétition d'un mot en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir un effet de
renforcement ou de symétrie.
Épistolaire :Qui a rapport à la correspondance par lettres.
Argumentation directe et indirecte :- L'argumentation directe expose clairement et directement
l'opinion de l'auteur, sans le détour de la fiction. Les discours, les lettres ouvertes, les pensées, les
maximes sont des exemples d'argumentation directe. - L'argumentation indirecte atteint le lecteur en
recourant à la fiction.
Explicite :Suffisamment clair et précis dans l'énoncé ; qui ne peut laisser de doute.
Implicite :Qui est virtuellement contenu dans une proposition, un fait, sans être formellement
exprimé.
Captatio benevolentiae : Technique oratoire cherchant, au début de l'exorde d'un discours, à s'attirer
l'attention bienveillante et les bonnes grâces d'un auditoire.
Énumération :Action d'énumérer. ➙ compte, dénombrement, recensement.
Accumulation:Consistent à aligner un grand nombre de mots ou de groupes de mots de même
catégorie grammaticale et de même fonction syntaxique, de manière à insister sur l'idée exprimée.
Argument d’autorité :mode de raisonnement rhétorique qui s'appuie par citation ou simple référence
sur une personnalité connue pour renforcer son raisonnement.
Programmatique :Qui relève d'un programme, d'un projet futur structuré.
Paronomase :Figure qui consiste à rapprocher des mots de sonorités voisines (paronymes) dans une
phrase.
Comique carnavalesque :Au sens figuré, se dit de ce qui porte le caractère du ridicule, du grotesque,
de ce qui relève de la bouffonnerie.
Héroï-comique :Qui tient du genre héroïque, épique, et du comique.
Burlesque :D'un comique extravagant et déroutant.
Pastiche :Imitation ou évocation du style, de la manière (d'un écrivain, d'un artiste, d'une école) ;
œuvre qui résulte de cette imitation.
Parodie :Contrefaçon grotesque.
Antithèse :Opposition de deux pensées, de deux expressions que l'on rapproche dans le discours
pour en faire mieux ressortir le contraste.
Antiphrase :Utilisation d'un mot, d'une locution dans un sens contraire au sens véritable par ironie
ou euphémisme.
Connotation :Sens particulier ou effet de sens (d'un mot, d'un énoncé) qui vient s'ajouter au sens
ordinaire selon la situation ou le contexte.
Péjoratif : Qui déprécie la chose ou la personne désignée.
Mélioratif :Qui présente de manière avantageuse, valorisante.
Harangue :Discours solennel prononcé devant une assemblée, un haut personnage.
Citations et références :
Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
« Mieux vaut de rire que de larme écrire/ Parce que rire est le propre de l’homme »
« La substantifique moelle »
Devise de Thélème : « Fais ce que voudras » « Le grand Dieu a fait les planètes, et nous faisons les
plats nets »
Anima sana in corpore sano : un esprit sain dans un corps sain.
Histoire littéraire :
L’Humanisme : les découvertes et ruptures de la Renaissance (astronomie, anatomie, imprimerie,
géographie, religion)
Connaître les trois parties du roman médiéval (naissance d’exception-éducation-héroïsme au
combat
Séquence 2 :
Lexique :
Dramaturge :Auteur d'ouvrages destinés au théâtre.
Faste :Déploiement de magnificence.
Obséquiosité :Attitude, comportement d'une personne obséquieuse.
Flagornerie :Flatterie grossière et basse.
Déontologie :Ensemble des règles et des devoirs régissant une profession.
Obtus :Qui manque de finesse, de pénétration.
Puéril :Qui n'est pas digne d'un adulte ; qui manque de sérieux.
Contestataire :Qui conteste.
Irrationnel :Qui n'est pas rationnel, n'est pas du domaine de la raison.
Obscurantisme :Attitude des personnes qui s'opposent à la diffusion de l'instruction, de la culture.
Adulé :Combler de louanges, de témoignages d'admiration.
Relativisme :Doctrine selon laquelle les valeurs morales, esthétiques dépendent de facteurs
historiques, sociaux, … et n'ont rien d'absolu.
Fallacieux :Trompeur ; illusoire.
Apostropher :Adresser brusquement la parole à (qqn), sans politesse.
Asservir :Réduire à la servitude, à l'esclavage.
Ethnocentrisme :Tendance à privilégier le groupe ethnique auquel on appartient et à en faire le seul
modèle de référence.
Réhabiliter:Rendre à (qqn) ses droits perdus et l'estime publique.
Vocabulaire d’analyse littéraire :
Fond :Ce qui appartient au contenu (d'une œuvre…).
Forme :Manière de procéder, d'agir selon les règles.
Langage prosaïque :Qui manque d'idéal, de noblesse, sans poésie.
Récit initiatique :narre l'initiation d'un personnage consistant en général dans le passage de ce
dernier de l'enfance à l'âge adulte.
Citations et références :
Voltaire : « Écrasons l’infâme »
Candide : « Il faut cultiver notre jardin »
Montaigne : « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage »
Histoire littéraire :
Théâtre du XVIIe siècle : Théâtre classique : règle des trois unités (temps/lieu/action), bienséance et
vraisemblance. Connaître les trois types de pièces de Molière (farces/grandes
comédies/comédiesballets), savoir que le classicisme appartient au XVIIe siècle.
Le XVIIIème siècle. Connaître le siècle des Lumières, au moins quatre auteurs différents, (Voltaire,
Rousseau, Montesquieu, Diderot, D’Alembert…) la diversité des œuvres (Encyclopédie, roman
épistolaire, conte philosophique) et leurs combats principaux.
Séquence 3 :
Lexique :
Scène inaugurale :Qui marque le début de quelque chose.
S’affranchir :se délivrer de
Enfreindre :Ne pas respecter
Transgresser :Passer par-dessus (un ordre, une obligation, une loi).
Crucial :Fondamental, très important.
Rétrospectif :Qui regarde en arrière, dans le temps ; qui concerne le passé.
Défaitiste :Relatif au défaitisme.
Piédestal :Mettre qqn sur un piédestal, lui vouer une grande admiration.
Irréversible :Qui ne peut se produire que dans un seul sens, sans pouvoir être arrêté ni renversé.
Funeste :Qui porte avec soi le malheur et la désolation, est de nature à entraîner de graves
dommages.
Inéluctable :Qu'on ne peut empêcher, éviter.
Quiétude :Calme paisible.
Illicite :Qui n'est pas licite, qui est défendu par la morale ou par la loi.
D’emblée :Du premier coup, au premier effort fait.
Fortuit :Qui arrive par hasard, d'une manière imprévue.
Vicissitudes :Choses bonnes et mauvaises, évènements heureux et surtout malheureux qui se
succèdent dans la vie.
Supercherie :Tromperie qui généralement implique la substitution du faux à l'authentique.
Répréhensible :Qui mérite d'être blâmé, repris
édifiant :Qui édifie, porte à la vertu, à la piété. Particulièrement instructif.
Libertinage :incrédulité, rationalisme areligieux.
Volupté :Vif plaisir des sens (surtout plaisir sexuel) ; jouissance pleinement goûtée.
Duplicité :Caractère d'une personne qui feint, qui a deux attitudes, joue double jeu.
Fléchir:Céder ; perdre de sa force, de sa rigueur.
Empathie :Capacité de s'identifier à autrui dans ce qu'il ressent.
Réprobateur :Qui exprime la réprobation.
Déclamation :Art de déclamer.
Intransigeance :Caractère d'une personne intransigeante.
Indulgence :Facilité à excuser, à pardonner.
Utopie :Idéal, vue politique ou sociale qui ne tient pas compte de la réalité.
Coercitif : Qui exerce une contrainte
népotisme :Abus qu'une personne en place fait de son influence en faveur de sa famille, de ses amis.
Manichéisme :Conception du bien et du mal comme deux forces égales et antagonistes.
Indicible :Qu'on ne peut dire, exprimer.
Expiation :Souffrance imposée ou acceptée à la suite d'une faute et considérée comme un remède ou
une purification.
Apogée :Point le plus élevé, plus haut degré.
Point culminant :Qui atteint sa plus grande hauteur.
Vocabulaire d’analyse littéraire :
Topos :Un topos désigne, en rhétorique antique, un arsenal de thèmes et d'arguments dans lequel
puisait l'orateur afin d'emporter l'adhésion de ses auditeurs.
Modalisation :Ensemble des moyens linguistiques traduisant la relation entre le locuteur et son
énoncé.
Incise :Proposition, généralement courte, insérée dans une autre proposition (par exemple Un jour,
je pense, il reviendra).
Gradation :figure de style d'amplification qui consiste à énumérer des mots, expressions ou groupes
de mots selon une progression.
Questions rhétoriques :"fausse question" qui n'attend pas de réponse et qui permet d'affirmer un
point de vue et d'éveiller la curiosité.
Emphase :Exagération dans la manière de dire ou d'écrire, qui se traduit soit dans le style (emploi
de mots ou de formules outrés, pompeux), soit dans le ton, la voix et parfois le geste.
Négation restrictive :ne constitue pas une vraie négation : elle se construit avec « ne…que » : « Il ne
veut que travailler ». Elle correspond à la phrase affirmative : « Il veut seulement travailler » ; ici,
elle excepte (exclut) le verbe « travailler » des éléments envisagés par le locuteur.
Interjection :Mot invariable, autonome, inséré dans le discours pour exprimer, d'une manière vive,
une émotion, un sentiment, une sensation, un ordre, un appel, pour décrire un bruit, un cri.
Histoire littéraire :
L’archétype du héros romantique (la nature, la contemplation, l’introspection)
Le récit initiatique : ambition, réalisme, dimension sociale.
Citations et références :
Un contraste perpétuel de bons sentiments et d’actions mauvaises.
L’ouvrage entier est un traité de morale réduit agréablement en exercice.
Séquence 4 :
Lexique :
libertin :Qui recherche, avec un certain raffinement, les plaisirs charnels.
Asservi :Réduire quelqu'un, une collectivité à la servitude, à un état de dépendance complète.
Repus :Qui a mangé à satiété.
Spolier :Dépouiller (qqn) par violence, fraude ou abus de pouvoir.
Débauche :Usage excessif des plaisirs sensuels.
Déterminisme :Doctrine philosophique suivant laquelle tous les évènements, et en particulier les
actions humaines, sont liés et déterminés par la chaîne des évènements antérieurs.
Ascèse :Ensemble d'exercices physiques et moraux destinés à libérer l'esprit par le mépris du corps
en vue d'un perfectionnement spirituel ou moral.
Investigation :Recherche suivie, systématique.
Déceptif :« trompeur »
épure :Dessin au trait qui donne l'élévation, le plan et le profil d'une figure (projetée avec les cotes
précisant ses dimensions)
polysémie :Caractère d'un signe qui possède plusieurs contenus, plusieurs sens.
Abrupt :Qui est brusque, très direct.
Outrecuidance :Confiance excessive en soi
fustiger :Critiquer, corriger quelqu'un, le reprendre vivement.
Vocabulaire d’analyse littéraire :
épopée :Long poème ou récit de style élevé où la légende se mêle à l'histoire pour célébrer un héros
ou un grand fait.
Naturalisme :Le naturalisme est un mouvement littéraire qui prend naissance dans la seconde moitié
du XIXe siècle. Ce courant littéraire se définit par la volonté de décrire le réel tel qu'il est tout en
appliquant la méthode de l'expérimentation, inspirée par les travaux du docteur Claude Bernard.
discours direct :le narrateur rapporte les paroles sans y apporter aucune modification, c'est-à-dire
qu'il conserve la situation d'énonciation.
discours indirect :consiste à rapporter les propos de quelqu'un en d'autres mots (reformulation).
discours indirect libre :Les propos, dans le discours indirect libre, sont rapportés sans aucune
indication par le narrateur (absence du verbe de parole, du tiret et des guillemets).
discours narrativisé :discours qui rapporte les paroles (discours rapporté) directement et qui laisse le
lecteur imaginer ce que l'expéditeur a dit à son destinataire.
Asyndète :Absence de liaison entre deux termes ou groupes de termes en rapport étroit (ex. bon
pied bon œil).
Polysyndète :Procédé qui consiste à multiplier les mots de liaison marquant la coordination ou la
subordination d'éléments voisins dans le discours.
Prosopopée :figure de pensée par énonciation qui repose sur la prise de parole d'un inanimé alors
doté d'un discours et propre à s'exprimer.
Histoire littéraire :
Épopée (Antiquité, Homère, L’Illiade, L’Odyssée), chanson de geste (Moyen-Âge, La Chanson de
Roland)
XVIIe : La Princesse de Clèves (exemple de roman classique, 1èr roman d’analyse psychologique)
XVIIIè : roman épistolaire (Lettres Persanes de Montesquieu, Liaisons Dangereuses de Laclos) et
le conte philosophique (Candide de Voltaire).
XIXème Romantisme (Sturm und Drang, Tempête et passions). Réalisme, Naturalisme. Pouvoir les
différencier : même projet de refléter le réel de manière exhaustive, mais le naturalisme a une
ambition scientifique. Connaître les sagas de La Comédie Humaine de Balzac le concept des
personnages récurrents, l’intrigue du Père Goriot et la destinée de Rastignac, et Les Rougon-
Macquart de Zola : l’hérédité, le déterminisme.
XXème : L’ère du soupçon de Nathalie Sarraute. Georges Perec (Un homme qui dort), Albert
Camus et l’absurde.
Citations et références :
Avant-propos à la Comédie-Humaine :
Balzac souhaite « Concurrencer l’État Civil » et être un « Historien du présent »
A la fin du Père Goriot, (1834)
Rastignac à la ville de Paris : « À nous deux, maintenant ! »
Camus : "Si le monde était clair, l'art ne serait pas."
Camus : « Si tu veux être philosophe, écris des romans. »