Algèbre L2
Algèbre L2
Chapitre 1. Introduction 5
Chapitre 2. Élément de logique et méthodes de raisonnement avec Exercices
Corrigés
7
1. Régles de logique formelle 7
2. Méthodes de raisonnement 12
3. Exercices Corrigés 13
Chapitre 3. Théorie des ensembles avec Exercices Corrigés 19
1. Notion d’ensemble et propriétés 19
2. Applications et relations d’équivalences 22
3. Relations Binaires dans un ensemble 26
4. Exercices Corrigés 28
Chapitre 4. Structures Algébriques avec Exercices Corrigés 35
1. Lois De Composition Internes 35
2. Groupes 36
3. Anneaux 36
4. Corps 36
5. Exercices Corrigés 37
Chapitre 5. Notion de IK− Espaces vectoriels(IK étant un Corps Commutatif)
avec Exercices Corrigés 43
1. Espace vectoriel et sous espace vectoriel 43
2. Somme de deux sous espaces vectoriels 45
3. Somme directe de deux sous espaces vectoriels 45
4. Familles génératrices, familles libres et bases 45
5. Notion d’Application Linéaire 48
6. Exercices Corrigés 51
Chapitre 6. Notion de Matrice Associée à une Application Linéaire et Calcul
Algébrique sur les Matrices avec Exercices Corrigés 57
1. Espace vectoriel des matrices 57
2. Produit de deux matrices 59
3. Matrices carrées 60
4. Les Déterminants 61
5. Relations entre une application linéaire et sa matrice Associée 65
6. Matrices et Changements de Bases 68
3
4 TABLE DES MATIÈRES
7. Diagonalisation 70
8. Systèmes d’équations linéaires 73
9. Exercices Corrigés 77
Bibliographie 83
5
CHAPITRE 1
ÉLEMENT DE LOGIQUE ET METHODES DE RAISONNEMENT
Définition
Une proposition est une expression mathématique à laquelle on peut
attribuer la valeur de vérité vrai ou faux.
Exemple
Tout nombre premier est pair, cette proposition est fausse.
√ 2 est un nombre irrationnel, cette proposition est vraie
2 est inférieure à 4, cette proposition est vraie
Définition
Toute proposition démontrée vraie est appelée théorème (par exemple le
théorème de PYTHAGORE, Thalès...)
Définition
Soit P une proposition, la négation de P est une proposition désignant le
contraire qu’on note (non P), ou bien P, on peut aussi trouver la notation |P.
Voici sa table de vérité. P P
1 0
0 1
Exemple
Soit E ∅, P : (a ∈ E), alors P : (a ∈/ E).
P : la fonction f est positive, alors |P : la fonction f n’est pas positive.
P : x + 2 = 0, alors (non P ) : x + 2 ≠ 0.
III. Les connecteurs logiques. Soit P, Q deux propositions
1) La conjonction et , ∧
Définition
∧
la conjonction est le connecteur logique et , ∧, la proposition (PetQ) ou
(P∧Q) est la conjonction des deux propositions P, Q.
– (P ∧ Q) est vraie si P et Q le sont toutes les deux.
– (P ∧ Q) est fausse dans les autres cas. On résume tout ça dans la table
de vérité suivante.
P Q P∧Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0
Exemple
2 est un nombre pair et 3 est un nombre premier, cette proposition est
vraie
3 ≤ 2 et 4 ≥ 2, cette proposition est fausse.
2) La disjonction ou , ∨
Définition
La disjonction est un connecteur logique ou , ∨, on note la disjonction entre
P, Q par (P ou Q), (P ∨ Q). P ∨ Q est fausse si P et Q sont fausses toutes les
deux, sinon (P ∨ Q) est vraie.
On résume tout ça dans la table de vérité suivante.
P Q P∨Q
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0
Exemple
2 est un nombre pair ou 3 est un nombre premier. Vraie.
3 ≤ 2 ou 2 ≥ 4. Fausse.
3) L’implication
Définition
dit
L’implication de deux propositions P, Q est notée : P ⇒ Q on dit P implique Q ou bien si P alors
Q. P ⇒ Q est fausse si P est vraie et Q est fausse, sinon (P ⇒ Q) est vraie dans les autres cas.
P Q P⇒Q
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 0 1
Exemple
0 ≤ x ≤ 9 ⇒ √ X ≤ 3 .Vraie
Il pleut, alors je prends mon parapluie. Vraie c’est une conséquence.
Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto. Vraie c’est une conséquence.
4) La réciproque de l’implication
Définition
La réciproque d’une implication (P ⇒ Q) est une implication Q ⇒ P.
Exemple
La réciproque de : 0 ≤ x ≤ 9 ⇒ √ X ≤ 3, est : √ X ≤ 3 ⇒ 0 ≤ x ≤ 9.
La réciproque de : (Il pleut, alors je prends mon parapluie), est : (je
prends mon parapluie, alors il pleut).
La réciproque de : (Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto),
est : (Omar a joué au loto ⇒ Omar a gagné au loto).
(P ⇒ Q) ⇐⇒ (Q ⇒ P )
RemaRqUe ⇒ ⇒
La contraposée de :(Il pleut, alors je prends mon para- pluie), est (je
ne prends pas mon parapluie, alors il ne pleut pas).
(P ⇒ Q) ⇔ (P ∧ Q).
Exemple
La négation de : (il pleut, alors je prends mon parapluie), est : (il pleut et je ne prends
pas mon parapluie).
La négation de : (Omar a gagné au loto ⇒ Omar a joué au loto), est (Omar a gagné
au loto et Omar n’a pas joué au loto).
(x ∈ [0, 1] ⇒ x ≥ 0) sa négation : (x ∈ [0, 1] ∧ x < 0).
Conclusion
(1) La négation de (P ⇒ Q) est (P ∧ Q).
(2) La contraposée de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ).
(3) La réciproque de (P ⇒ Q) est (Q ⇒ P ).
RemaRqUe
(P ⇒ Q) ⇔ ( P ∨ Q)
PREUVE.
P Q P P ⇒Q P∨Q
1 1 0 1 1
1 0 0 0 0
0 1 1 1 1
0 0 1 1 1
7)L’équivalence
Définition
p la
L’équivalence de deux propositions P, Q est notée P ⇔ Q, on eut aussi écrire (P ⇒ Q)
et (Q ⇒ P). On dit que P ⇔ Q si P et Q ont même valeur de vérité, sinon
(P ⇔ Q) est fausse.
P Q P⇔Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 1
RemaRqUe
(1) P⇔Q c’est à dire P n’est pas équivalente à Q lorsque P ⇒ Q ou Q ⇒ P.
(2) P ⇔ Q peut être lue P si et seulement si Q.
Exemple
(1) x + 2 = 0 ⇔ x = −2.
(2) Omar a gagné au loto & Omar a joué au loto.
PREUVE.
P Q P Q P ∨Q P ⇒Q Q⇒P
1 1 0 0 1 1 1
1 0 0 1 0 0 0
0 1 1 0 1 1 1
0 0 1 1 1 1 1
a. Les quantificateurs.
i. ∀
Quantificateur universel «Ɐ»
La relation pour tous x tel que P(x) est notée : ∀x, P (x) se lit quel que soit
x, P (x).
ii. Quantificateur existentiel « ∃ »
La relation il existe un x tel que P (x) est notée : ∃x, P (x).
RemaRqUe
Il existe un et un seul élément x de E c’est à dire un unique x, P (x) est notée :
∃!x ∈ E, P (x)
Exemple
Ecrire à l’aide des quantificateurs les propositions suivantes :
(1) P (x) : La fonction f est nulle pour tous x ∈ IR devient
P (x) : ∀x ∈ IR, f (x) = 0.
(2) P (x) : la fonction f s’annule en x0 devient
P (x) : ∃x0 ∈ IR, f (x0) = 0.
Règles de négations
Soit P (x) une proposition,
(1) la négation de ∀x ∈ E, P (x) est : ∃x ∈ E, P (x).
(2) la négation de ∃x ∈ E, P (x) est : ∀x ∈ E, P (x).
2. Méthodes de raisonnement
Pour montrer que (P ⇒ Q) est vraie on peut utiliser ce qui suit :
(1) Méthode de raisonnement direct
On suppose que P est vraie et on démontre que Q l’est aussi.
2
3. EXERCICES CORRIGÉS 13
Exemple 2.2. Montrons que n2 est impair ⇒ n est impair. Par contrapo-
sée il suffit de montrer que si n est pair ⇒ n2 est pair voir l’exemple
précédent.
(2) Raisonnement par l’absurde
Pour montrer que R est une proposition vraie on suppose que R est vrai et
on tombe sur une contradiction (quelque chôse d’absurde), quand ⇒R:P Q
est une implication par l’absurde on suppose que∧R : R Q est vraie et on
tombe sur une contradicition.
√
Exemple 2.3. (a) Montrer que 2 est un irrationnel.
(b) n est pair ⇒ n2est pair, par l’absurde : on suppose que n est pair et que
n2 est impaire contradiction
(3) Contre exemple
Pour montrer qu’une proposition est fausse il suffit de donner ce qu’on
appelle un contre-exemple c’est à dire un cas particulier pour lequel la
proposition est fausse.
Exemple 2.4. (n est un nombre pair ⇒ ) (n2 +1 est pair), fausse car pour
n = 2, 4 + 1 = 5 n’est pas pair, c’est un contre-exemple.
(4) Raisonnement par recurrence
Pour montrer que P (n) : ∀n ∈ IN, n ≥ n0, Pn(x) est vraie on suit les étapes
suivantes :
(a) On montre que P (n0) est vraie, (valeur initiale).
(b) On suppose que P (n) est vraie à l’ordre n
(c) On montre que P (n + 1) est vraie à l’ordre n + 1
Alors P est vrai pour tous n ≥ n0.
Exemple 2.5. Montrer ∀n ∈ IN∗ : 1 + 2 + ... + n = n(n+1)
2
1(2)
(a) Pour n = 1, P (1) est vraie 1 = 2
.
(b) On suppose que 1 + 2 + ... + n = n(n+1)
2
est vraie.
(c) On montre que 1 + 2 + ... + n + 1 = (n+1)(n+2)
2
est vraie,
1 + 2 + ... + n + 1 = 1 + 2 + ... + n + (n + 1) = n(n+1) + (n + 1) = (n+1)(n+2)
2 2
ainsi P est vraie à l’ordre n + 1 alors ∀n ∈ IN∗ : 1 + 2 + ... + n = n(n+1)
2
est vraie.
3. Exercices Corrigés
ExeRcice 1. Donner la négation des propositions suivantes :
(1) ∀x ∈ IR, ∃y ∈ IR, 2x + y > 3.
(2) ∀ϵ > 0, ∃α > 0, |x| < α ⇒ |x2| < ϵ.
14. ÉLÉMENT DE LOGIQUE ET MÉTHODES DE RAISONNEMENT AVEC EXERCICES CORRIGÉS
(3) ∀x ∈ IR, (x = 0 ∨ x ∈]2, 4]).
(4) Il existe M ∈ IR+, pour tous n ∈ IN tel que : |Un| ≤ M.
SolUtion . (1) P : ∀x ∈ IR, ∃y ∈ IR, 2x + y > 3
⇔ P : ∃x ∈ IR, ∀y ∈ IR, 2x + y ≤ 3.
(2) P : ∀ϵ > 0, ∃α > 0, |x| < α ⇒ |x2| < ϵ
⇔ P : ∃ϵ > 0, ∀α > 0, |x| < α ∧ |x2| ≥ ϵ
(3) P : ∀x ∈ IR, ((x = 0) ∨ (x ∈]2, 4]))
⇔ P : ∃x ∈ IR, x =/ 0 ∧ (x ≤ 2 ∨ x > 4).
(4) P : il existe M ∈ IR , pour tous n ∈ IN tel que : |Un| ≤ M
+
(n+1) (n+2)
2 2
(3) On montre que :13 + 23 + ... + (n + 1)3 = est vraie. En utilisant
4
p(n) on obtient :
13 + 23 n2(n + 1)2
3 3
+ ... + (n + =1 + + ... + + (n + 1) + (n + 1)3
1)3 23 n3 = 4
C AB = {x/x ∈ B ∧ x ∈/ A}.
Ac ∩ Bc ⊂ (A ∪ B)c :
Soit x ∈ (Ac ∩ B c ) ⇒ x ∈ Ac ∧ x ∈ B c ⇒ x ∈/ A ∧ x ∈/ B ⇒ x ∈/ (A ∪ B), d’où
Ac ∩ Bc ⊂ (A ∪ B)c, ainsi (A ∪ B)c = Ac Bc. On suit le même raisonnement pour
∩ relation.
la seconde
1.7. Produit Cartesien. Soient A, B deux ensembles , a ∈ A, b B on note
A ×B = (a,{ b), a ∈A, b ∈B }l’ensemble A ×B est l’ensemble des couples (a, b) pris
dans cet ordre il est appelé ensemble produit cartésien des ensemble A et B.
RemaRqUe 1.5. Si A et B sont des ensembles finis et si on désigne par :
On a : (2x − 1)2 > 0 est verifiée ∀x ∈ IR − {12 }, x ∈ [0, 2]. D’autre part
(2x − 1)2 < 1 ⇒ |2x − 1| < 1 ⇒ −1 < 2x − 1 < 1 ⇒ 0 < x < 1,
et donc x ∈]0, 1[, en regroupant les deux inégalités, on obtient
1 1 1 1
f −1(]0, 1[) = ([0, [∪] , 2])∩]0, 1[=]0, [∪] , 1[.
2 2 2 2
2.2.3. 1) La surjection.
Définition 2.4. L’image f (E) de E par f est une partie de F. Si tout élément
de F est l’image par f d’au moins un élément de E, on dit que f est une application
surjective de E dans F on a : f (E) = F.
fest surjective ⇔ (∀y ∈ F ), (∃x ∈ E)/f (x) = y.
Exemple 2.5. Les applications suivantes sont-elles surjective ?
(1) f1 : IN − IN
n − 4n → + 2.
f1 →
n’est pas surjective, en effet si on suppose qu’elle est surjective c’est à dire
∀y ∈ IN, ∃n ∈ IN/4n + 1 = y =⇒ n = y−1 , or n = y−1 ∈/ IN contradiction f1
4 4
n’est pas surjective.
(2) f2 : IR −→ IR
x −→ 5x + 3.
y−3
f2 est surjective car : ∀y ∈ IR, ∃x ∈ IR/5x + 3 = y =⇒ x 5 ∈ IR.
=
2.2.4. 2) L’injection.
Définition 2.6. Quand on a deux éléments dictincts de E correspondent pas
fà deux image différentes de F, f est dite application injective, on a alors :
(f est injective) ⇔ (∀x1 , x2 ∈ E, x1 /= x2 ⇒ f (x1 ) =/ f (x2 )),
ou
(fest injective) ⇔ (∀x1, x2 ∈ E, f (x1) = f (x2) ⇒ x1 = x2).
Exemple 2.7. Les applications suivantes sont-elles injerctive ?
(1) f1 : IN −→ IN
n −→ 4n + 2.
f1 est injective car :∀n1, n2 ∈ IN, f (x1) = f (x2) ⇒ 4n1 + 2 = 4x2 + 2 ⇒ 4n1
= 4n2 ⇒ n1 = n2.
24 3. THÉORIE DES ENSEMBLES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
(2) f2 : IR −→ IR
x −→ 5x + 3.
f2 est injective car :∀x1, x2 ∈ IR, f (x1) = f (x2) ⇒ 5x1 + 3 = 5x2 + 3 ⇒ 5x1 =
5x2 ⇒ x1 = x2.
2.2.5. 3) La bijection. f est une application bijective si elle injective et
surjective, c’est à dire tout élément de F est l’image d’un unique élément de E, f
est bijective si et seulement si :
(∀y ∈ F ), (∃!x ∈ E), (f (x) = y). (∃! signifie unique)
Exemple 2.8. (1) f1 n’est pas bijective car elle n’est pas surjective.
(2) f2 est bijective.
RemaRqUe 2.9. Lorsque une application f est bijective cela veut dire que
l’appli- cation inverse f −1 existe. f −1 est aussi bijective de F sur E et (f −1)−1 = f.
Exemple 2.10. f2 est bijective et sa bijection est définie par :
−1
: IR −→ IR
f2
y−3
y −→ .
5
2.2.6. 4) La composition d’application. Soient E, F, G des ensembles et deux
appli- cations f, g telles que
f : E −→ F, g : F −→ G
x −→ f (x) = y , y −→ g(y) =
On définit l’application z
g ◦ f : E −→ G
x −→ g ◦ f (x) = z.
PRoposition 2.11. (1) Si f et g sont injectives ⇒ g ◦ f est injective.
(2) Si f et g sont surjectives ⇒ g ◦ f est surjective.
2. APPLICATIONS ET RELATIONS D’ÉQUIVALENCES 25
PREUVE. (1) Supposons que f et g sont injectives, montrons que g ◦ f est
injective :
∀x1, x2 ∈ E, g ◦ f (x1) = g ◦ f (x2) puisque g est injective on aura :
g(f (x1)) = g(f (x2)) ⇒ f (x1) = f (x2)
puisque f est injective ainsi :
g ◦ f (x1) = g ◦ f (x2) ⇒ x1 = x2,
g ◦ f est injective.
(2) Supposons que f et g sont surjectives c’est à dire f (E) = F, g(F ) = G,
mon- trons que g ◦ f est surjective :
Définition 3.6. une relation d’ordre dans un ensemble E est dite d’ordre total si
deux éléments quelconques de E sont comparables , ∀x, y ∈ E, on a x R y ou yR x.
Une relation d’ordre est dite d’ordre partiel si elle n’est pas d’ordre total.
Exemple 3.7. – ∀x, y ∈ IR, xRy ⇔ x ≤ y, est une relation d’ordre total.
(1) R est réflexive : ∀x ∈ IR, x ≤ x ⇔ xRx.
(2) R est antisymétrique : ∀x, y ∈ IR, ((xRy) ∧(yRx)) ⇔ ((x ≤ y) ∧(y ≤ x)) ⇒
x = y.
(3) R est transitive : ∀x, y, z ∈ IR, ((xRy) ∧ (yRz)) ⇔ ((x ≤ y) ∧ (y ≤ z)) ⇔
y ≤ z ⇒ x ≤ z ⇔ xRz.
(4) R est une relation d’ordre total car ∀x, y ∈ IR, x ≤ou y ≤ x.
– Soient (x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2; (x, y)R (xJ, yJ)⇔ (x ≤ xJ) ∧(y ≤ yJ) est une relation
d’ordre partiel, en effet : ∃ (1, 2), (3, 0) IR2, et (1, 2) n’est pas en relation avec
(3, 0), et (3, 0) n’est pas en relation avec (1, 2) .
x = Cx = x˙ = {y ∈ E/xRy}
E/R = {x˙ /x ∈ E}
4. Exercices Corrigés
ExeRcice 7. On considère les ensembles suivants :
A = {1, 2, 5}, B = {{1, 2}, 5}, C = {{1, 2, 5}}, D = {∅, 1, 2, 5},
E = {5, 1, 2}, F = {{1, 2}, {5}}, G = {{1, 2}, {5}, 5}, H = {5, {1}, {2}}.
(1) Quelles sont les relations d’égalité ou d’inclusion qui existent entre ces en-
sembles ?
(2) Déterminer A ∩ B, G ∪ H, E − G.
(3) Quel est le complémentaire de A dans D.
SolUtion . (1) On remarque A = E, A ⊂ D, E ⊂ D, B ⊂ G, F ⊂ G.
(2) A ∩ B = {5}, G ∪ H = {5, {1}, {2}, {1, 2}, {5}}, E − G = {1, 2}.
A
(3) CD = {∅}.
ExeRcice 8. Etant donné A, B et C trois parties d’un ensemble E,
a) Montrer que :
(1) (A ∩ B) ∪ Bc = A ∪ Bc.
(2) (A − B) − C = A − (B ∪ C).
(3) A − (B ∩ C) = (A − B) ∪ (A − C).
b) Simplifier :
(1) (A ∪ B) ∩ (C ∪ A).
(2) (A ∩ B) ∪ (C ∩ A).
SolUtion . a) Montrons que :
(1) (A ∩ B) ∪ Bc = A ∪ Bc.
Soit x ∈ (A ∩ B) ∪ Bc ⇔ x ∈ (A ∩ B) ∨ x ∈ Bc,
x ∈ (A ∩ B) ∪ B c ⇔ (x ∈ A ∧ x ∈ B) ∨ (x ∈/ B)
⇔ (x ∈ A ∨ x ∈/ B) ∧ (x ∈ B ∨ x ∈/ B)
c c
⇔ x ∈ (A ∪ B ) ∧ x ∈ (B ∪ B )
⇔ x ∈ (A ∪ B c) ∩ E
⇔ x ∈ A ∪ B c.
Car E = Bc ∪ B et A ∪ Bc est un sous ensemble se E.
(2) (A − B) − C = A − (B ∪ C). Soit x ∈ (A − B) − C on a :
x ∈ (A − B) − C ⇔ (x ∈ A ∧ x ∈/ B) ∧ (x ∈/ C)
⇔ x ∈ A ∧ (x ∈/ B ∧ x ∈/ C)
⇔ x ∈ A ∧ (x ∈ B c ∩ C c)
⇔ x ∈ A ∧ x ∈/ (B ∪ C)Lois Morgan
⇔ x ∈ A − (B ∪ C).
4. EXERCICES CORRIGÉS 29
(3) A − (B ∩ C) = (A − B) ∪ (A − C).
x ∈ A − (B ∩ C) ⇔ (x ∈ A ∧ (x ∈/ B ∧ x ∈/ C)
⇔ (x ∈ A ∧ x ∈/ B) ∧ (x ∈ A ∧ x ∈/ C)
⇔ x ∈ (A − B) ∧ x ∈ (A − C)
⇔ x ∈ (A − B) ∩ (A − C).
b) Simplifions
(1) (A ∪ B) ∩ (C ∪ A).
(A ∪ B) ∩ (C ∪ A) = (A ∩ B) ∩ (C ∩ A)
= (A ∩ A) ∩ (B ∩ C)
= ∅ ∩ (B ∩ C)
= ∅.
(2) (A ∩ B) ∪ (C ∩ A).
(A ∩ B) ∪ (C ∩ A) = (A ∪ B) ∪ (C ∪ A)
= (A ∪ A) ∪ (B ∪ C)
= E ∪ (B ∪ C)
= E.
ExeRcice 9. Soient E = [0, 1], F = [ 1, −1], et G = [0, 2] trois intervalles de IR.
Considérons l’application f de E dans G définie par :
f (x) = 2 − x,
et l’application g de F dans G définie par :
g(x) = x2 + 1
(1) Déterminer f ({1/2}), f −1({0}), g([−1, 1]), g−1[0, 2]).
(2) L’application f est-elle bijective ? justifier.
(3) L’application g est-elle bijective ? justifier.
SolUtion . (1) (a) f ({1/2}) = {f (x) ∈ [0, 2]/x =
1/2}, f (1/2) = 3/2 ∈ [0, 2], alors :
f ({1/2}) = {3/2}.
(b) f −1({0}) = {x ∈ [−1, 1]/f (x) = 0}.
On a f (x) = 2 − x = 0 ⇒ x = 2 ∈/ [−1, 1], alors :
f −1 ({0}) = ∅.
30 3. THÉORIE DES ENSEMBLES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
(c) g([−1, 1]) = {g(x) ∈ [0, 2]/x ∈ [−1, 1]}, on a x ∈ [−1, 0]∪]0, 1].
x ∈ [−1, 0] ⇒ −1 ≤ x ≤ 0
⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1
⇒ 1 ≤ x2 + 1 ≤ 2
⇒ g(x) ∈ [1, 2] ⊂ [0, 2]
d’où g([−1, 0]) = [1, 2]
x ∈]0, 1] ⇒ 0 < x ≤ 1
⇒ 0 < x2 ≤ 1
⇒ 1 < x2 + 1 ≤ 2
⇒ g(x) ∈]1, 2] ⊂ [0, 2]
d’où g(]0, 1]) =]1, 2], g([−1, 1]) = [1, 2].
(d) g−1([0, 2]) = {x ∈ [−1, 1]/g(x) ∈ [0, 2]}, on a
g(x) ∈ [0, 2] ⇒ 0 ≤ x2 + 1 ≤ 2
⇒ −1 ≤ x 2 ≤ 1
⇒ (−1 ≤ x 2 < 0) ∨ (0 ≤ x2 ≤ 1)
l’ingalité (−1 ≤ x2 < 0) n’a pas de solutions.
0 ≤ x2 ≤ 1 ⇔ 0 ≤ |x| ≤ 1 ⇔ −1 ≤ x ≤ 1.
Ainsi
g−1([0, 2]) = ∅ ∪ [−1, 1] = [−1, 1].
(2) Comme f −1({0}) = ∅ c’est à dire l’élément 0 ∈ [0, 2] n’admet pas d’antécédent
par f dans [−1, 1] donc f n’est pas surjetive et par suite n’est pas bijective.
(3) L’application g est paire donc g(−1) = g(1) or −1 /= 1 donc g n’est pas
injective d’où g ne peut être bijective, aussi on remarque que g([−1, 1]) =
[1, 2] /= [0, 2] donc g n’est pas surjecive, alors n’est pas aussi bijective.
ExeRcice 10. On définit sur IR2 la relation R par :
(x, y)R(xJ, yJ) ⇔ x + y = xJ + yJ
(1) Montrer que R une relation d’équivalence.
(2) Trouver la classe d’équivalence du couple (0, 0).
SolUtion . R est une classe d’équivalence si et seulement si elle est réfléxive et
symétrique et transitive.
(1) a) R est réfléxive si et seulement si ∀(x, y) ∈ IR2, (x, y)R(x, y)
(x, y)R(x, y) ⇔ x + y = x + y .
4. EXERCICES CORRIGÉS 31
D’où R est réfléxive.
b) R est symétrique si et seulement si
∀(x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2, (x, y)R(xJ, yJ) ⇒ (xJ, yJ)R(x, y)
(x, y)R(x, y) ⇔ |x − x| ≤ y − y ⇒ 0 ≤ 0 .
D’où T est réfléxive.
b) T est anti-symétrique si et seulement si
∀(x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2, ((x, y)T (xJ, yJ)) ∧ ((xJ, yJ)T (x, y)) ⇒ (x, y) = (xJ, yJ)
32 3. THÉORIE DES ENSEMBLES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
2. Groupes
Définition 2.1. On appelle groupe un ensemble G muni d’une loi ou opération
ineterne * telle que :
(1) * admet un élément neutre.
(2) Tout élément de G admet un élément symétrique dans G.
(3) * est associative.
Si de plus * est commutatif, alors (G,*) est un groupe commutatif ou abélien.
Exemple 2.2. (1) (Z, +) est un groupe commutatif.
(2) (IR, ×) n’est pas un groupe car 0 n’admet pas d’élément symétrique.
∗
(3) (IR+ , ×) est un groupe commutatif.
3. Anneaux
Définition 3.1. Soit A un ensemble muni de deux lois de composition internes
*, δ, on dit que (A,*, δ) est un anneau si :
(1) (A,*) est un groupe commutatif.
(2) ∀x, y, z ∈ A,
xδ(y * z) = (xδy) * (xδz) et (x * y)δz = (xδz) * (yδz),
distributivité à gauche et à droite.
(3) δ est associative .
Si de plus δ est commutative, on dit que (A,*, δ) est un anneau commutatif.
Si δ admet un élément neutre, on dit que (A,*, δ) est un anneau unitaire.
Exemple 3.2. (Z, +, ·) est un anneau commutatif et unitaire.
4. Corps
Définition 4.1. Soit IK un ensemble munie de deux lois de composition internes
*, δ, on dit que (IK, *, δ) est un corps si :
(1) (IK, *, δ) est un anneau unitaire.
(2) (IK − {e}, δ) est un groupe , où e est l’élément neutre de *.
Si de plus δ est commutative, On dit que (IK, *, δ) est un corps commutatif.
Exemple 4.2. (IR, +, ·) est un corps commutatif.
5. EXERCICES CORRIGÉS 37
5. Exercices Corrigés
ExeRcice 12. Soit ∗ une loi définie sur IR par :
x ∗ y = xy + (x2 − 1)(y2 − 1)
(1) Vérifier que ∗ est commutative, non associative et admet un élément neutre.
(2) Résoudre les équations suivantes : 2 ∗ y = 5, x ∗ x = 1.
SolUtion . (1) ∗ est commutative si et seulement si :
∀x, y ∈ IR/x ∗ y = y ∗ x.
∀(x, y), (xJ, yJ), (x”, y”) ∈ G,/[(x, y) ∗ (xJ, yJ)] ∗ (x”, y”) = (x, y) ∗ [(xJ, yJ) ∗ (x”, y”)]?
∀(x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2, (x, y) Ⓢ (xJ, yJ) = (xxJ, xyJ + yxJ).
Montrer que (Z2, ⊕, Ⓢ) est anneau commutatif.
2
Sol Ution . (Z , ⊕, Ⓢ) est anneau commutatif si et seulement si :
2
(Z , ⊕) est un groupe abélien
Ⓢ est associative et distributive par rapport à loi ⊕ .
Ⓢ est une loi commutatif
(1) (Z2, ⊕) est un groupe abélien :
a: ⊕ est commutative :
∀(x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2,
(x, y) ⊕ (xJ, yJ) = (x + xJ, y + yJ) = (xJ + x, yJ + y) = (xJ, yJ) ⊕ (x, y).
b: ⊕ est associative :
∀(x, y), (xJ, yJ), (x”, y”) ∈ IR2 ,
[(x, y) ⊕ (xJ, yJ)] ⊕ (x”, y”) = (x + xJ, y + yJ) ⊕ (x”, y”) = (x + xJ + x”, y + yJ + y”)...(1)
(x, y) ⊕ [(xJ, yJ) ⊕ (x”, y”)] = (x, y) ⊕ (xJ + x”, yJ + y”) = (x + xJ + x”, y + yJ + y”)...(2)
(1) = (2) d’où le résultat.
40 4. STRUCTURES ALGÉBRIQUES AVEC EXERCICES CORRIGÉS
(x, y) Ⓢ [(xJ, yJ) ⊕ (x”, y”)] = [(x, y) Ⓢ (xJ, yJ)] ⊕ [(x, y) Ⓢ (x”, y”],
[(x, y) ⊕ (xJ, yJ)] Ⓢ (x”, y”) = [(x, y) Ⓢ (x”, y”)] ⊕ [(xJ, yJ) Ⓢ (x”, y”)].
Montrons que :
(x, y) Ⓢ [(xJ, yJ) ⊕ (x”, y”)] = [(x, y) Ⓢ (xJ, yJ)] ⊕ [(x, y) Ⓢ (x”, y”],
On a :
(x, y) Ⓢ [(xJ, yJ) ⊕ (x”, y”)] = (x, y) Ⓢ [xJ + x”, yJ + y”]
Ainsi
(x, y) Ⓢ [(xJ, yJ) ⊕ (x”, y”)] = (xxJ + xx”, xyJ + xy” + yxJ + yx”)...(3)
[(x, y) Ⓢ (xJ, yJ)] ⊕ [(x, y) Ⓢ (x”, y”] = (xxJ, xyJ + yxJ) ⊕ (xx”, xy” + yx”).
De plus
[(x, y) Ⓢ (xJ, yJ)] ⊕ [(x, y) Ⓢ (x”, y”] = (xxJ + xx”, xyJ + yxJ + xy” + yx”)...(4)
d’où (3) = (4).
Montrons que :
[(x, y) ⊕ (xJ, yJ)] Ⓢ (x”, y”) = [(x, y) Ⓢ (x”, y”)] ⊕ [(xJ, yJ) Ⓢ (x”, y”)].
5. EXERCICES CORRIGÉS 41
On a :
[(x, y)⊕(x , y )]Ⓢ(x”, y”) = (x+xJ, y+yJ)Ⓢ(x”, y”) = (xx”+xJx, xy”+xJy”+yx”+yJx”)...(5)
J J
[(x, y) Ⓢ (x”, y”)] ⊕ [(xJ, yJ) Ⓢ (x”, y”)] = (xx”, xy” + yx”) ⊕ (xJx”, xJy” + yJx”),
[(x, y) Ⓢ (x”, y”)] ⊕ [(xJ, yJ) Ⓢ (x”, y”)] = (xx” + xJx”, xy” + yx” + xJy” + yJx”)...(6)
d’où (5) = (6).
(3) Ⓢ est commutatif : ∀(x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2,
(x, y) Ⓢ (xJ, yJ) = (xxJ, xyJ + yxJ)...(7)
(xJ, yJ) Ⓢ (x, y) = (xJx, xJy + yJx) = (xxJ, xyJ + yxJ)..(8) = (7)
d’où le résultat.
CHAPITRE 5
(x, y) → x + y
et d’une opération externe notée (·) :
(·) : IK × E → E
(λ, x) → λ · x
Définition 1.1. Un espace vectoriel sur le corps IK ou un IK− espace vectoriel
est un triplet (E, +, ·) tel que :
(1) (E, +) est un groupe commutatif.
(2) ∀λ ∈ IK, ∀x, y ∈ E, λ · (x + y) = λ · x + λ · y
(3) ∀λ, µ ∈ IK, ∀x ∈ E, (λ + µ) · x = λ · x + µ · x
(4) ∀λ, µ ∈ IK, ∀x ∈ E, (λ · µ) · x = λ(µ.x)
(5) ∀x ∈ E, 1IK · x = x
Les éléments de l’espace vectoriel sont appelés des vecteurs et ceux de IK des sca-
laires.
PRoposition 1.2. Si E est IK − espace vectoriel, alors on a les propriétés sui-
vantes :
(1) ∀x ∈ E, 0IK · x = 0E
(2) ∀x ∈ E, −1IK · x = −x
(3) ∀λ ∈ IK, λ · 0E = 0E
(4) ∀λ ∈ IK, ∀x, y ∈ E, λ · (x − y) = λ · x − λ · y
(5) ∀λ ∈ IK, ∀x ∈ E, x · λ = 0E ⇔ x = 0E ∨ λ = 0IK
Exemple 1.3. (1) (IR, +, .) est un IR− espace vectoriel, (C, +, .) est un C−e.v.
43
454. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES
CORRIGÉS
(2) Si on considère IR2 muni des deux opérations suivante
(+) : IR2 × IR2 → IR2, (.) : IR × IR2 → IR2
((x, y), (xJ, yJ)) → (x + xJ, y + yJ), (λ, (x, y)) → (λ · x, λ · y)
on peut facilement montrer que (IR2, +, ·) est un IR−e.v.
Définition 1.4. Soit (E, +, )· un IK −espace vectoriel et soit F un sous ensemble
non vide de E, on dit que F est sous espace vectoriel si (F, +,· ) est aussi un IK
− espace
vectoriel.
RemaRqUe 1.5. Lorsque (F, +, ·) est IK− sous espace vectoriel de (E, +, ·), alors
0E ∈ F.
Si 0E ∈/ F alors (F, +, ·) ne peut pas être un IK− sous espace vectoriel de (E, +, ·).
ThéoRème 1.6. Soit (E, +, · ) un IK− espace vectoriel et F E, F non vide on
a les équivalences suivantes : ⊂
(1) F est un sous espace vectoriel de E.
(2) F est stable par l’addition et par la multiplication c’est à dire :
∀x, y ∈ F, ∀λ ∈ IK, x + y ∈ F, λ.x ∈ F.
(3) ∀x, y ∈ F, ∀λ, µ ∈ IK, λ.x + µ.y ∈ F, d’où :
F ∅,
F est s.e.v ⇔
∀x, y ∈ F, ∀λ, µ ∈ IK, λ.x + µ.y ∈ F
(4) ∀x, y ∈ F, ∀λ, µ ∈ IK, λ.x + µ.y ∈ F, d’où :
0E ∈ F,
F est s.e.v ⇔
∀x, y ∈ F, ∀λ, µ ∈ IK, λ.x + µ.y ∈ F
Exemple 1.7. (1) {0E}, E sont des sous espace vectoriel de E.
(2) F = {(x, y) ∈ IR2/x + y = 0} est un sous espace vectoriel car ;
– 0E = 0IR2 = (0, 0) ∈ F ⇒ F /= ∅.
– ∀(x, y), (xJ, yJ) ∈J F, λ, µ ∈J IR? montrons que λ(x, y) + µ(xJ, yJ)∈?F ; c’est
à dire (λx + µx , λy + µy )∈ F
λx + µxJ + λy + µyJ = λ(x + y) + µ(xJ + yJ) = λ.0 + µ.0 = 0,
car (x, y) ∈ F ⇒ x + y = 0, et (xJ, yJ) ∈ F ⇒ xJ + yJ = 0.
Ainsi λ(x, y) + µ(xJ, yJ) ∈ F, F est sous espace vectoriel de IR2.
(3) F = {(x + y + z, x − y, z)/x, y, z ∈ IR} est un s.e.v de IR3, en effet,
– 0 3I = (0, 0, 0) ∈ F car (0, 0, 0) = (0 + 0 + 0, 0 − 0, 0) ⇒ F /= ∅.
?
– ∀X,R Y ∈ F, λ, µ ∈ IR montrons que λX + µY ∈ F ; on a :
X ∈ F ⇔ ∃(x, y, z) ∈ IR3/X = (x + y + z, x − y, z),
Y ∈ F ⇔ ∃(xJ, yJ, zJ) ∈ IR3/Y = (xJ + yJ + zJ, xJ − yJ, zJ),
λX + µY = (λx + λy + λz, λx − λy, λz) + (µxJ + µyJ + µzJ, µxJ − µyJ, µzJ)
4. FAMILLES GÉNÉRATRICES, FAMILLES LIBRES ET BASES 45
λX + µY = ((λx + µxJ) + (λy + µyJ) + (λz + µzJ), (λx + µxJ) − (λy + µyJ), λz + µz)
d’où ∃xJJ = λx + µxJ ∈ IR, ∃yJJ = λy + µyJ ∈ IR, ∃zJJ = λz + µzJ ∈ IR,
ainsi
λX + µY = (xJJ + yJJ + zJJ, xJJ − yJJ, zJJ) ∈ F.
ThéoRème 1.8. L’intersection d’une famille non vide de s.e.v est un sous espace
vectoriel.
RemaRqUe 1.9. La réunion de deux s.e.v n’est pas forcément un s.e.v.
Exemple 1.10. E1 = {(x, 0) ∈ IR2}, E2 = {(0, y) ∈ IR2}, E1 ∪ E2n’est un s.e.v car
U1 = (1, 0), U2 = (0, 1) ∈ E2 et U1 + U2 = (1, 1) ∈/ E1 ∪ E2 , car (1, 1) ∈/ E1 ∧ (1, 1) ∈/
E2 .
2. Somme de deux sous espaces vectoriels
Soit E1, E2 deux sous espaces vectoriels d’un IK −e.v E, on appelle somme de deux
espaces vectoriels, E1 et E2 et on note E1 + E2 l’ensemble suivant :
E1 + E2 = {U ∈ E/∃U1 ∈ E1, ∃U2 ∈ E2/U = U1 + U2}.
PRoposition 2.1. La somme de deux s.e.v de E1 et E2 (d’un même IK-e.v) est
un s.e.v de E contenant E1 ∪ E2, i.e., E1 ∪ E2 ⊂ E1 + E2.
3. Somme directe de deux sous espaces vectoriels
On dira que la somme E1 + E2 est directe si ∀U = U1 + U2 , il exListe un unique
vecteur U1 ∈ E1, un unique vecteur U2 ∈ E2, U = U1 + U2, on note E1 E 2.
ThéoRème 3.1. Soit E1, E2 deux s.e.v d’un même IK−e.v E la somme E1 + E2
est directe si E1 ∩ E2 = {0E}.
3.1. Sous espace supplémentaires. Soient E1 et E2 deux s.e.v d’un même
L
IK−e.v E, on dit que E1 et E2 sont supplémentaires si E1 E2 = E
L
Exemple 3.2. E1 = {(x, 0) ∈ IR2} , E2 = {(0, y) ∈ IR2} , E1 E2 = IR2, E1 et E2
sont supplémentaires.
4. Familles génératrices, familles libres et bases
Dans la suite, on désignera l’espace vectoriel (E, +, ·) par E.
Définitions 4.1. Soit E un e.v et e1, e2..., en des éléments de E,
(1) On dit que {e1, e2..., en} sont libres ou linéairement independents, si ∀λ1, λ2, ..., λn ∈
IK
λ1e1 + λ2e2 + ... + λnen = 0 ⇒ λ1 = λ2 = ... = λn = 0, solution unique.
Dans le cas contraire, on dit qu’ils sont liés.
(2) On dit que {e1, e2..., en} est une famille génératrice de E, ou que E est engen-
dré par {e1, e2..., en} si ∀x ∈ E, ∃λ1, λ2, ..., λn ∈ IK/
x = λ1e1 + λ2e2 + ... + λnen.
456. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES
CORRIGÉS
(3) Si {e1, e2..., en } est une famille libre et génératrice de E, alors {e1, e2..., en }
est appelée une base de E.
RemaRqUe 4.2. Dans un espace vectoriel E, tout vecteur non nul est libre.
ThéoRème 4.3. Si {e1, e2..., en} et {e , 1e ..., } sont deux bases de l’espace vec-
J J J
2 e m
toriel E, alors n = m. En d’autre termes, si un espace vectoriel admet une base
alors toutes les bases de E ont le même nombre d’éléments (ou même cardinal), ce
nombre la ne dépend pas de la base mais il dépend seulement de l’espace E. D’où la
définition suivante.
Définition 4.4. Soit E un IK — espace vectoriel de base B = {e1, e2..., en }, alors
dim(E) = Card(B).
où dim(E) : est la dimension de E et Card(B) : est le cardinal de B.
RemaRqUe 4.5. donc chercher une base pour un espace vectoriel c’est trouver
une famille de vecteurs dans E, qui forment un famille libre et génératrice de E, le
nombre d’éléments de cette famille représente dimE.
Exemple 4.6. (1) Cherchons une base de IR3, il faut trouver une famille de
vecteurs dans IR3 qui engendre IR3 et qui soit libre :
∀(x, y, z) ∈ IR3, (x, y, z) = (x, 0, 0)+(0, y, 0)+(0, 0, z) = x(1, 0, 0)+y(0, 1, 0)+z(0, 0, 1).
En posant, e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0), e3 = (0, 0, 1) on voit bien que {e1, e2, e3}
est une famille génératrice, et aussi libre en effet ; si ∀λ1, λ2, λ3 ∈ IK :
λ1e1+λ2e2+λ3e3 = (0, 0, 0) ⇒ λ1(1, 0, 0)+λ2(0, 1, 0)+λ3(0, 0, 1) = (λ1, λ2, λ3) = (0, 0, 0).
{e1, e2, e3} est appelée base canonique de IR3.
(2) Montrons que les f1 = (1,− 1), f2 = (1, 1) il forment une base de IR2, montrons
que
(a) {f1, f2} est génératrice ⇔ ∀(x, y) ∈ IR2, ∃λ1, λ2 ∈ IR,
(x, y) = λ1f1 + λ2f2, (x, y) = (λ1 + λ2, λ2 − λ1)
ainsi
λ x + y, x−y
λ = =
2 1
2 2,
donc {f1, f2} est génératrice.
(b) {f1, f2} est libre ∀λ1, λ2 ∈ IR,
λ1f1 + λ2f2 = 0IR2 ⇒ (λ1 + λ2, λ2 − λ1) = (0, 0) ⇒ 2λ2 = 0 ⇒ λ2 = λ1 = 0.
ThéoRème 4.7. Soit E un espace vectoriel de dimension n :
(1) Si { e1, e2..., en } est base de E ⇔ {e1, e2..., en } est génératrice ⇔ {e1, e2..., en }
est libre.
(2) Si {e1, e2..., ep} sont p vecteur dans E, avec p > n, alors {e1, e2..., ep} ne peut
être libre, de plus si {e1, e2..., ep} est génératrice, alors il existe n vecteurs
parmis {e1, e2..., ep} forment une base E.
4. FAMILLES GÉNÉRATRICES, FAMILLES LIBRES ET BASES 45
(3) Si {e1, e2..., ep } sont p vecteur dans E, avec p < n, alors {e1, e2..., ep } ne peut
être génératrice de plus si{ e1, e2..., e}p est libre, alors il existe (n− p) vecteur
parmis {ep+1, ep+2, ..., en dans
} E tels que e1, e{2..., ep, ep+1, ..., en est une
} base pour
E.
(4) Si F est un sous espace vectoriel de E alors dimF ≤ n, et de plus dimF =
n ⇔ E = F.
Exemple 4.8. (1) Dans l’exemple précédent f1 = (1, − 1), f2 = (2, 1) pour
montrer que {f1, f2 } forme une base de IR2, il suffit de montrer que {f1, f2 }
est soit libre ou génératrice.( cette propriété est vraie dans le cas des espaces
vectoriels de dimensions finies).
(2) Pour montrer que {(1, 1, 1), (1, 1, 0), (0, 1, −1)} est une base de IR3 , il suffit
de montrer qu’elle est libre ou génératrice car dimIR3 = 3, {f1, f2} est libre
car :
∀λ1, λ2, λ3 ∈ IR, λ1(1, 1, 1) + λ2(1, 1, 0) + λ3(0, 1, −1) = (0, 0, 0)
λ1 + λ2 = 0
⇔ λ 1 + λ2 + λ3 = λ1 = 0
0 ⇔ λ2 = 0
λ3 = 0 (solution unique)
λ1 − λ3 = 0
donc {(1, 1, 1), (1, 1, 0), (0, 1, −1)} est une base de IR3 .
(3) Cherchons une base pour F = { (x + y, x − z, −y − z)/x, y, z ∈IR }, comme
⊂ 3 alors dimF 3, ≤
F IR donc la base de F ne possède pas plus de trois
vecteur.
(x + y, x − z, y − z) = x(1, 1, 0) + y(1, 0, −1) + z(0, −1, −1)
ainsi v1 = (1, 1, 0), v2 = (1, 0,—1), v3 = (0, 1, − 1) forment une famille géné-
ratrice pour F, si cette famille est libre, alors elle formera une base pour
F.
∀λ1, λ2, λ3 ∈ IR,
λ1(1, 1, 0) + λ2(1, 0, −1) + λ3(0, −1, −1) = (0, 0, 0)
λ1 + λ2 λ2 = −λ1
⇔
=0
⇔ −1
3 λ3 = λ1
λ λ =0
Donc { (1, 1, 0), (1, 0, −λ 2 − λ3 −
−1), (0, =1,0−1) } n’est pas libre, mais d’après le théorème
précédent, on peut extraire de cette famille une base de F, pour le faire on
doit chercher deux vecteurs de famille qui sont libres, si on les trouve alors il
forment une base pour F, si on ne trouve pas on prend un vecteur non nul et
ce vecteur sera une base pour F. Prenons par exemple {v1, v2}
λ1 + λ2
λ1(1, 1, 0) + λ2(1, 0, −1) = (0, 0, 0) λ1 = 0 ⇒ λ1 = λ2 = 0,
=0
⇔ −λ 2 = 0
458. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES
ainsi
CORRIGÉS {v1, v2} est une base pour F et dimF = 2
4. FAMILLES GÉNÉRATRICES, FAMILLES LIBRES ET BASES 45
5. Notion d’Application Linéaire
5.1. Généralités.
Définition 5.1. (1) Soit (E, +, )· et (F, +, )· deux IK −espaces vectoriels et
soit f une application de E dans F, on dit que f est une application linéaire
si et seulement si :
∀x, y ∈ E, ∀λ ∈ IK, f (x + y) = f (x) + f (y)etf (λ · x) = λ · f (x),
où d’une manière équivalente :
∀x, y ∈ E, ∀λ, µ ∈ IK, f (λx + µy) = λf (x) + µf (y).
(2) Si de plus f est bijective, on dit alors que f est un isomorphisme de E dans
F.
(3) Une application linéaire de (E, +, ·) dans (E, +, ·) est dite un endomorphisme.
(4) Un isomorphisme de (E, +, )· dans (E, +, ) est
· aussi appelé un automorphisme
de E dans E.
Exemple 5.2. (1) L’application
f1 : IR2 −→ IR
(x, y) −→ x − y
est une application linéaire, car : ∀(x, y), (xJ, yJ) ∈ IR2, ∀λ, µ ∈ IR,
f1(λ(x, y) + µ(xJ, yJ)) = f1(λx + µxJ, λy + µyJ) = λx + µxJ − (λy + µyJ)
⇒ f1(λ(x, y) + µ(xJ, yJ)) = λ(x − y) + µ(xJ − yJ) = λf1(x, y) + µf1(xJ, yJ).
(2) L’application
f2 : IR3 −→ IR3
(x, y, z) −→ (−x + y, x − 5z, y)
est une application linéaire, car : ∀(x, y, z), (xJ, yJ, zJ) ∈ IR3, ∀λ, µ ∈ IR,
f2(λ(x, y, z) + µ(xJ, yJ, zJ)) = f2(λx + µxJ, λy + µyJ, λz + µzJ)
⇔ f2(λ(x, y, z) + µ(xJ, yJ, zJ)) = (−λx − µxJ + λy + µyJ, µxJ + µxJ − 5λy − 5µyJ, λy + µyJ)
⇔ f2(λ(x, y, z) + µ(xJ, yJ, zJ)) = (−λx + λy, λx − 5λz, λy) +(−µxJ + µyJ, µxJ − 5µzJ, λyJ).
⇔ f2(λ(x, y, z)+µ(xJ, yJ, zJ)) = λ(−x+y, x−5z, y)+µ(−xJ+yJ, xJ−5zJ, yJ) = λf2(x, y, z)+µf2(xJ, yJ, zJ).
(3) L’application
f3 : IR −→ IR
x −→ −3x
est isomorphisme, en effet,f3 est linèaire car :
∀x, y ∈ IR, ∀λ, µ ∈ IR, f3(λx + µy) = −3λx − 3µy = λf3(x) + µf3(y),
RemaRqUe 5.3. On peut montrer facilement la somme de deux applications li-
néaires est une application linéaire, aussi le produit d’une application linéaire par un
scalaire et la composée de deux applications linéaires est une application linéaire.
460. NOTION DE IK− ESPACES
5. NOTION D’APPLICATION
VECTORIELS(IK LINÉAIRE
ÉTANT UN 49
CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES
CORRIGÉS
PRoposition 5.4. Soit f une application linéaire de E dans F.
1.)f (OE ) = OF , 2.)∀x ∈ E, f (−x) = −f (x).
PREUVE. On a,
1.)f (OE) = f (OE + OE) = f (OE) + f (OE) ⇒ f (OE) = OF .
2.)f (−x) + f (x) = f (−x + x) = f (OE ) = OF ⇒ f (−x) = −f (x).
Définition 5.5. Soit f une application linéaire de E dans F.
(1) On appelle image de f et on note Imf l’ensemble défini comme suit
Imf = {y ∈ F/∃x ∈ E : f (x) = y} = {f (x)/x ∈ E}.
(2) On appelle noyau de f et on note ker f l’ensemble défini comme suit :
ker f = {x ∈ E/f (x) = OF },
On note parfois ker f, par f −1({0}).
PRoposition 5.6. Si f est une application linéaire de E dans F,alors si dimImf =
n < + ∞, alors n est appelé rang de f et on note rg(f ).
Imf et ker f sont des sous espaces vectoriels de E.
Exemple 5.7. (1) Déterminons le noyau de l’application f1,
ker f = {(x, y) ∈ IR2 /f (x, y) = 0} = {(x, y) ∈ IR2 /x+2y = 0} = {(x, y) ∈ IR2 /x = −2y}
ainsi
ker f = {(−2y, y)/y ∈ IR} = {y(−2, 1)/y ∈ IR}
donc le ker f est un sous espace vectoriel engendré par u = (−2, 1) donc il est
de dimension 1, et sa base est {u}.
(2) Cherchons l’image de
f2 : IR3 −→ IR3
(x, y, z) −→ (−x + y, x − z, y)
Imf2 = {f (x, y, z)/(x, y, z) ∈ IR3 } = {(−x + y, x − z, y)/(x, y, z) ∈ IR3 }
Imf2 = {x(−1, 1, 0) + y(1, 0, 1) + z(0, −1, 0)/(x, y, z) ∈ IR3 }
donc Imf2 est un s.e.v de IR3 engendré par ( { 1, − 1, 0), (1, 0, 1), (0, −1, 0)} il
est facile de montrer que cette famille est libre et donc il forment une base de
IR3 donc dimImf2 = 3, rg(f2) = 3, Imf = IR3.
PRoposition 5.8. Soit f une application linéaire de E dans F on a les équiva-
lences suivantes :
(1) f est surjective ⇔ Imf = F.
(2) f est injective ⇔ ker f = {0E}.
6. EXERCICES CORRIGÉS 51
Exemple 5.9. Dans l’exemple Imf2 = IR3 donc f2 est surjective, montrons que
f2 est injective
ker f2 = {(x, y, z) ∈ IR3/f2(x, y, z) = (0, 0, 0)},
⇒ ker f2 = {(x, y, z) ∈ IR3/(−x + y, x − z, y) = (0, 0, 0)} ⇒ x = y = z = 0
donc ker f2 = {(0, 0, 0)}, ainsi f2 est bijective.
5.2. Application Linéaire sur des espace de dimension finies.
PRoposition 5.10. Soit E et F deux IK espace vectoriels et f, g deux applications
linéaires de E dans F. Si E est de dimension finie n et {e1, e2, ..., en} une base de E,
alors ∀k ∈ {1, 2, .., n}, f (ek) = g(ek) ⇔ ∀x ∈ E, f (x) = g(x).
PREUVE. L’implication (⇐) est evidente.
Pour (⇒ ) on a E est engendré par { e1, e2, ..., en} , donc ∀x ∈ E, ∃λ1, λ2, ..., λn IK, x =
λ1e1 + λ2e2 + ... + λnen, comme f et∈g sont linéaires, alors
f (x) = f (λ1e1 + λ2e2 + ... + λnen) = λ1f (e1) + λ2f (e2) + ... + λnf (en),
g(x, y) = g(x(1, 0)+y(0, 1)) = xg(1, 0)+yg(0, 1) = x(2, 1)+y(−1, −1) = (2x− y, x− y)
ainsi g(x, y) = (2x − y, x − y).
ThéoRème 5.13. Soit f une application linéaire de E dans F avec dimension de
E est finie, on a :
dimE = dim ker f + dimIm(f
)
Exemple 5.14. On a montré que dim ker f1 = 1 avec f1 définie
f1 : IR2 −→ IR
(x, y) −→ x + 2y
comme dimIR2 = 2 ⇒ dimIm(f ) = dimIR2 − dim ker f1 = 2 − 1 = 1.
5. NOTION DE IK− ESPACES VECTORIELS(IK ÉTANT UN CORPS COMMUTATIF) AVEC EXERCICES
CORRIGÉS
PRoposition 5.15. Soit f une application linéaire de E dans F avec dimE =
dimF = n. On a alors les équivalences suivantes :
fest isomorphisme ⇔ fest surjective ⇔ fest injective
6. Exercices Corrigés
ExeRcice 15. On considère dans IR3, le sous ensemble F défini par :
F = {(x, y, z) ∈ IR3/2x + y − z = 0}
(1) Montrer que F est un sous espace vectoriel de IR3.
(2) Donner une base de F, quelle est sa dimension ?
(3) F est-il égale à IR3 ?
SolUtion . (1) :
F /= ∅,
F est s.e.v ⇔
∀X, Y ∈ F, ∀λ, µ ∈ IR, λ.X + µ.Y ∈ F
– 0IR3 = (0, 0, 0) ∈ F ⇒ F /= ∅, car 2.0 + 0 − 0 = 0.
– ∀X = (x, y, z), Y = (xJ , y J , z J ) ∈ F, λ, µ ∈ IR montrons que :
?
λ(x, y, z) + µ(xJ, yJ, zJ)∈ F,
c’est à dire (λx + µxJ, λy + µyJ, λz + µzJ)∈?F
2(λx + µxJ) + (λy + µyJ) − (λz + µzJ) = λ(2x + y − z) + µ(2xJ + yJ − zJ) = λ.0 + µ.0 = 0,
car :
(x, y, z) ∈ F ⇒ 2x + y − z = 0,
et (xJ, yJ; zJ) ∈ F ⇒ 2xJ + yJ − zJ = 0.
Ainsi λ(x, y, z) + µ(xJ, yJ, zJ) ∈ F, F est sous espace vectoriel de IR3.
6. EXERCICES CORRIGÉS 51
(2) quelle sont les famille libre parmis les familles suivantes : F1 = {(1, 1, 0), (1, 0, 0), (0, 1,
1)}, F2 = {(0, 1, 1, 0), (1, 1, 1, 0), (2, 1, 1, 0)}.
(3) Montrer que la famille {(1, 2), (−1, 1)} est une base de IR2,
et que la famille F1 = {(1, 1, 0), (1, 0, 0), (0, 1, 1)} est une base de IR3.
6. EXERCICES CORRIGÉS 51
CHAPITRE 6
f (e1) f (e2) ... f (en)
eJ1eJ
a11 a12 ... a1n :2
a21 a22 ... a2n
: : ::: : :
am1 am2 ... amn
Le tableau suivant : e Jm
a11 a12 ... a1n
a21 a22 ... a2n
: : ::: :
am1 am2 ... amn
est appelé matrice associée à f relativement aux bases B et BJ. On note la matrice
(aij) où i désigne l’indice de ligne et j l’indice de colone.
On introduit maintenant la notion de matrice et les opérations algèbriques des matrices.
1 4 0
2 3 0
Exemple 1.2. (1) A1 = , A1 est une matrice de type (4, 3).
3 2 0
4 1 3
−1 0 1 7
(2) A2 = , A2 est une matrice de type (2, 4).
5 2 1 0
1 09
−6
(3) A3 = , A3 est une matrice carrée d’ordre 2.
1 1 0 ,B =
A=
2 2 0
1 2 0 1 ,
2 0 1 1
1 1 0 0
A est de type (2, 3) et B de type (3, 4) ainsi C sera de type (2, 4).
1.1 + 1.2 + 1.2 + 1.0 + 0.1 1.0 + 1.1 + 0.0 1.1 + 1.1 + 0.0
0.1
2.1 + 2.2 + 2.2 + 2.0 + 0.1 2.0 + 2.1 + 0.0 2.1 + 2.1 + 0.0
⇔
C = A.B =
3 2 1 2
C= 6 4 2 4
6. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
RemaRqUe 2.4. Le produit deux matrice n’est pas commutatif voiçi un exemple :
1 1 −
01 2 −1 4 3
−1 1 3
A.B = 1 2 . = /= B.A = 1 2
3. Matrices carrées
Définition 3.1. Soit A une matrice carrée d’ordre n, A = (aij)1≤i≤n,1≤j≤n,
(1) La suite des éléments {a11, a22, ..., ann} est appelée la diagonale principle de A.
(2) La trace de A est le nombre Tr(A) = a11 + a22 + ... + ann.
(3) A est dite matrice diagonale si aij = 0, ∀i j c’est à dire que les éléments de
A sont tous nuls sauf la diagonale principale.
(4) A est dite matice triangulaire supérieure (resp inférieure) si aij =∀0, i >
j, (resp i < j), c’est à dire les éléments qui sont au dessous(resp au dessus)
de la diagonale sont nuls).
(5) A st dite symétrique si A = At.
10 0
Exemple 3.2. (1) A1 = 0 − 2 0 , A1 est une matrice diagonale.
0 0
−1 0 0 1
(2) A2 = 5 4 0 , A2 est une matrice triangulaire inférieure.
6 3 9
7 40 2
(3) A3 = 0 2 3 , A3 est une matrice triangulaire supérieure .
0 0 −1
1 2 −2 1 2 −2
(4) A4 = 2 12 1 = At = 2 12 1 , A4 est une matrice symé-
−2 1 −2 1
trique. 10 10
PRoposition 3.3. Le produit des matrices est une opération interne dans (n,n)(IK)
M par :
et il admet un élément neutre la matrice nommée matrice identitée notée In définie
1 0 0 0.. 0
0 1 0 0.. 0
0 0 1 0.. 0
0 0 0 1.. 0
In =
. . . .. 0
0 0 0 ..0 1
Définition 3.4. Soit A ∈ M(n,n)(IK) on dit que A est invesible s’il existe une
matrice B ∈ M(n,n)(IK) telle que A.B = B.A = In.
4. LES DÉTERMINANTS 61
1 2
Exemple 3.5. Montrons que la matrice A =
0 −1
a b
cherchant la matice B = c telle que
1 2 a b a b 1 2
A.B = . = . = B.A
0 −1 c 1 0 c 0 −1
2
d = =I d
0 1
a + 2c b + 2d 1 0 a 2a − b
⇔ −c −d = 0 1 = c 2c − d
1 2
B= 0 −1 .
4. Les Déterminants
a11
Définition 4.1. Soit A =
a12 (IK), on appelle
a21 a22
une matrice dans M(2,2)
déterminan.t de A le nombre réel donné par : a11a22 − a12a21. On le note det(A) ou
a11
.,
a12
. a21Exemple 4.2. Calculons le det(A),
1 2
|A| = . .
0 −1 . = 1(−1) − 0.(2) = −1.
Définition 4.3. De même, on définit le déterminant d’une matrice
a11 a12
a A= ∈ M3 (IK),
13
a21 a22
par
a23
a31 a32 . . (−1) .. 0 .
. +(−1) 1.
a33 0 0 .
. .
a11 a12 a13 1+1 a22 a23 a21 a23 a21 a22
1+2 1+3
. a21 a22 a23 . = (−1) a11 . . a . . a
.
a31 a32 a33
. . a32 .+(−1) 12 . a31 .+(−1) 13 . a31 a32 .
1 0 −1
|A| = . 12 −1 . = (−1) 3+1 .0 . 0 −1 . +(−1) 3+2 .1 . 1 −1 . +(−1) 3+3 .0 . 1 0 .
1 . −1 . . 12 . . 12 −1 .
.
. 0 1
0 det(A) = 0 − 13 + 0 = −13
on calcule juste un déterminant au lieu de trois.
Définition 4.7. De même, on définit le déterminant d’une matrice
a11 a12 a13
a14 a21
∈ M4 (IK),
a22 a23
a24
A=
par a31 a32 a33
a34
a41 a42 a43
a44
(5) det(A) ne change pas si on ajoute à une ligne une combinaison linéaires
d’autres lignes (même chôse pour les colonnes).
(6) Si B ∈ Mn(IK), alors det(A.B) = det(A).det(B).
3 0 −5
Exemple 4.10. (1) |A| = . 2 2 1 . = 0, car la ligne 1 est égale à la
. 3 0 −5 ligne
3, L1 = L3. .
9 0 −15 3
. 2 2 1. 1
(2) B = | | = 0, car L =∗13 L .
. 1 0 −1 4 .
3 0 −54
1.
. 1 1 −1 2 .
. 2 20 .
(3) C | | = 10 10 −1 4 . = 0, car C1 = C2.
.
. 1 1 −10 2 .
Définition 4.11. Soit V1, V2, ..., Vn, n vecteurs de IRn on appelle déterminant des
vecteurs (V1, V2, ..., Vn) et on le note det(V1, V2, ..., Vn) le déterminant dont les colonnes
sont les vecteurs V1, V2, ..., Vn.
Exemple 4.12. Soit V1 = (1, 1, 0), V2 = (0, −1, 1), V3 = (0, 0, 1), alors
1 0 0
. . . −1 0 . = −1
det(V1, V2, V3) = 1 −1 10 = +1 . 1 1.
. 0 .
1
PRoposition 4.13. Soit V1, V2, ..., Vn, n vecteurs de IRn on (V1, V2, ..., Vn) est une
base de IRn ⇔ det(V1 , V2 , ..., Vn ) =/ 0
Exemple 4.14. Soit V1 = (1, 2, 0), V2 = (0, −1, 1), V3 = (0, 0, 1), forment une base
de IR3 , car det(V1 , V2 , V3 ) = −1 =/ 0.
4.1. Le rang d’un matrice.
Définition 4.15. Soit A ∈ M(n,p)(IK), on appelle rang de A et on note rgA
l’ordre de la plus grande matrice carrée B prise (extraite) dans A telle que detB /=
0.
12 −1
Exemple 4.16. A = , detA = 2 /= 0, rgA = 2.
1 1
B= , detA = 0 /= 0, rgA = 1.
1 1
0 1 −1 0
C= −1 1 −1 1 , rgA < 4(rgA ≤ 3) la plus grande matrice carrée
0 −1 1 contenue
0
6. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES MATRIC
−1 1
c11 = (−1)1+1det(A11) = (−1)2 . . . = −4.
2 2 .
1
c11 = (−1) det(A12) = (−1) . 1+2 . = −2.
0 2
1 −1 .
c11 = (−1)1+3det(A13) = (−1)4 . . = 2.
0 2 .
0
c21 = (−1) det(A21) = (−1) . 2+1 . = 6.
2 2
1
c22 = (−1)2+2 det(A22) = (−1) . = 2.
0 2 .
2+3 1
c23 = (−1) det(A23) = (−1) . = −2.
0 2.
c31 = (−1)3+1det(A31) = (−1)4 . 0 3 = 3.
.
4. LES DÉTERMINANTS 61
. −1 1 .
5. RELATIONS ENTRE UNE APPLICATION LINÉAIRE ET SA MATRICE ASSOCIÉE 65
3+2 1
c32 = (−1) det(A32) = (−1) . = 2.
1 1 .
c33 = (−1)3+3 det(A33) = (−1) . 1 . = −1.
. 1 −1 .
donc la matrice des cofacteurs est donnée par :
−4 −2 2
6 2 −2
3 2 −1
et la comatrice et
−4 6 3
t −2 2 2C
= 2 −2 −1
ThéoRème 4.20. Soit A ∈ Mn(IK), on a :
Aest inversible ⇔ det(A) /= 0,
et dans ce cas la matrice inverse de A est donnée par :
1
A−1 = Ct.
det(A)
Où Ct est la comatrice de A.
1 0 3
Exemple 4.21. La matrice A = 1 −1 1 , det(A) = 2 /= 0 donc elle est
0 2
inversible, de plus 2
−4 6 3
1 1
A−1 = 2 Ct —2
2 2
2 2 −2 −1
=
−2 3 3
−1 2
−1 1 1A
1 −1 − 21 .
=
On peut vérifier que A−1A = I3 = AA−1.
f : IR3 → IR2
(x, y, z) → (x + y + z, x −
y)
IR sa base canonique B = {e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0), e3 = (0, 0, 1)} et
3
12 −1
Exemple 5.4. A = , f : IR2 → IR2, A est la matrice de f suivant la
base canonique de IR2, (e1, e2),
f (e1) = e1 + 2e2 ⇒ f (1, 0) = (1, 0) + 2(0, 1) = (1, 2),
f (e2) = −e1 ⇒ f (0, 1) = −(1, 0) = (−1, 0),
f (x, y) = f (x(1, 0) + y(0, 1)) = xf (1, 0) + yf (0, 1)
⇔ f (x, y) = x(1, 2) + y(−1, 0) = (x − y, 2x).
5. RELATIONS ENTRE UNE APPLICATION LINÉAIRE ET SA MATRICE ASSOCIÉE 67
RemaRqUe 5.5. Si IRm et IRn sont munis de leurs bases canoniques alors l’ap-
plication linéaire f de IRn dans IRm associée à une matrice A = (aij)1≤i≤m,1≤j≤n est
donnée par
x1
x2
∀(x1, x2, ..., xn) ∈ IRn , f (x1, x2, ..., xn) = A.
:
xn
1 −1
Exemple 5.6. f : IR2 → IR2, A = 2 ,
xy
f (x, y) = A. = (x − y, 2x).
RemaRqUe 5.8.
(x, y, z) → g ◦ f (x, y, z)
avec M (g ◦ f ) = M (g)M (f ),
1 −1 1 1 2
M (g) = 2 , M (f ) = 1 −1 0
1 −1 1 1 2 0 2 2
M (g ◦ f ) = M (g)M (f ) = . =
2 1 1 −1 0 3 1 4
Ainsi
g ◦ f (x, y, z) = M (g ◦ f )x y = (2y + 2z, 3x + y + 4z).
z
ThéoRème 5.9. Soit f ; E → F, B est une base de E et BJ est une base de F, on
a alors :
fbijective ⇔ detM(B,B )(f ) /= 0 J
Exemple 5.10.
f ; IR2 → IR2
(x, y) → (x − y, x + y)
1 xx y x y
f − (x, y) = M(f−1) = ( + ,− +
y
). 2 2 5 2
PRoposition 5.11. Si A (n,m)(IK) associée à une application linéaire f de E
∈M
dans F la matrice suivant les bases, B de E et BJ de F, alors
rg(A) = rg(f ), rg(A) = rg(At).
IdE : E → E
x → x.
Les vecteurs de base de B peuvent s’exprimer dans BJ selon les relations
e1 = a11eJ1 + a12eJ2 + ... + a1neJn
e2 = a21eJ 1 + a22eJ 2 + ... +
(S) : a2ne = a31eJ1 + a32eJ2 + ... + a3neJn
e3J n
::::::::::
en = an1eJ1 + an2eJ2 + ... + anneJn
J
B à B la matrice carrée P définie par
On appelle matrice de passage de
a 11 a 12 ... a 1n
P = a21 a22 ... a2n
: : ::: :
an1 an2 ... ann
5. RELATIONS ENTRE UNE APPLICATION LINÉAIRE ET SA MATRICE ASSOCIÉE 69
6. NOTION DE MATRICE 6. MATRICES
ASSOCIÉE ET CHANGEMENTS
À UNE DE BASESET CALCUL ALGÉBRIQUE
APPLICATION LINÉAIRE 69 SUR LES MATRIC
Exemple 6.2. BJ = {eJ1, eJ2, eJ3}, eJ1 = (1, 1, 1), eJ2 = (1, 1, 0), eJ3 = (1, 0, 0) et
B = {e1, e2, e3} la base canonique de IR3,
B → IR3
IdIR3 : IR3 B J
RemaRqUe 6.4. Soit E un e.v et soit B = (e1, e2, ..., en) et BJ = (eJ1, eJ2, ..., eJn) deux
bases pour E. Les vecteurs de base de BJ peuvent s’exprimer dans B selon les
relations
eJJ1 = b11e1 + b12e2 + ... + b1nen
e 2 = b21e1 + b22e2 + ... + b2nen
(S) : eJ3 = b31e1 + b32e2 + ... + b3nen
::::::::::
eJn = bn1e1 + bn2e2 + ... + bnnen
On appelle matrice de passage de B à BJ la matrice carrée P −1 définie par
P −1 = b11 b12 ... b1n
b21 b22 ... b2n
: : ::: :
bn1 bn2 ... bnn
Exemple 6.5.
1 −1
0.5 0.5 −0.5 1 1 0
1
2 −2
1 1
−M (Id ) =IR
2
= 1
0 1
0 1
1 1
0.5
(B,BJ) 21 2
1 , M(B ,B) (IdIR3 ) = −0.5 0.5 0.5 1
−0.5
3
12
−2
J
0.5
2 2
matrice de passage de la base B à la base BJ.
ThéoRème 6.6. Soit f : E → F, B1, BJ1 deuxJ
bases pour E, B2, BJ2 bases de F.
Si P désigne la matrice de passage de B1 à B 1, et Q désigne la matrice de passage
de B2 à BJ2, alors
−1
M(B 1,B 2)(f ) = Q M(B1 ,B2 )(f )P.
J J
760. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES
Exemple 6.7.
f : IR3 → IR2
(x, y, z) → (x + y + z, x −
y)
On munit IR3 de la base canonique B3 = (e1, e2, e3)
On munit IR2 de la base canonique B2 = (v1, v2),
1 1
M(B ,B ) (f ) =
3 2 1
1 −1 0
On munit IR J
3
de la base canonique BJ3 = (eJ1, eJ2, eJ3), avec eJ1 = (1, 0, 1), eJ2 =
(1, 1, 0), e 3 = (0, 1, 1)
On munit IR2 de la base canonique BJ2 = (vJ1, vJ2), avec vJ1 = (−1, 1), vJ2 = (1, 1),
I 3B →P IR3B , f : IR3 → IRB2 →Q−1 2
3 3 2
BJ 2
R J
),
1 1 0
P = (M(B 3,B 3) (IdIR3 ))−1 J = 0 1 1
1 0 1
1 1
= −1 2 2
−1 1 ,Q = M(B2 ,B 2 ) (IdIR2 )
J
1 1 ,
ainsi : 2 2
1 =
−1
M(B 2,B J J
3)
(f ) = Q M(B1 ,B 2)P
1 2
1 1 01 10 1
−2 1
1 1 1
⇔ M(B 2,B 3)(f ) = 2 1 0 1
1 −1 0
J J
1
2
1 1 0
0 −1 −0.5 0 1 1
⇔ M(B 2,B 3)(f ) =J J
1 0
0.5 1 0 1
⇔ M (B −0.5
,B 3)
1.5 −11 −1.5
J
2
J (f ) = .
0.5
7. Diagonalisation
Définition 7.1. Soit A ∈ M(n,n)(IK) et soit λ IK, on dit que λ est une valeur
propre de A s’il existe un vecteur colonne/ v = 0 tel que Av = λv.
Le vecteur v est appelé vecteur propre associé à la valeur λ.
Exemple 7.2.
2 2
A= .
0 1
7. À
762. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE DIAGONALISATION 71
UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES
0 21 2 yx yx
Av1 = λ1v1 ⇔ =
2x + 2y
⇔ y x
=
⇔ x = −2y alors y
x −2y
y = y −21
=y
Av = λ v
2 2 2 2 x 2x
⇔ =
2
0 1 y 2y
2x + 2y
⇔ y 2x
=
2y
y = 0, x IR alors
⇔
xy x 0 1 0
= =x
−2 1
d’où v1 = vecteur propre associé à λ1 = 1 et v2 = vecteur propre
1 0
associé à λ2 = 2.
PRoposition 7.3. Soit A ∈ M(n,n)(IK), λ IK est une valeur propre de A si et
seulement si PA(λ) = det(A − λIdn) = 0,.
PA(λ) est appelé le polynôme caractéristique de A.
20 21
Exemple 7.4. (1) A = .
2−λ 2
P (λ) = det(A λId ) =
A − 2 0 1−λ .
.
= (2 − λ)(1 − λ) ⇒ λ1 = 1, λ2 = 2.
10 1
(2) B =
− 1 2 1 .
0 0 2
1−λ 0 1
PB(λ) = . −1 2 − λ 1 .
. 0 0 2−λ .
= −(2 − λ)2(1 − λ) ⇒ λ1 = 2, λ2 = 1.
Définition 7.5. Soit A ∈ M(n,n)(IK) et soit λ IK une valeur propre de A,
l’ensemble Eλ défini par :
Eλ = {v ∈ IRnou Cn/Av = λv}
762. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES
est appelé l’espace propre associé à la valeur propre alors Eλ est un sous espace
vectoriel de E.
1 0 1
Exemple 7.6. B = −1 2 1 . Les valeurs propres sont 2 une solution double
0 0 2
et 1 simple.
(1) Pour λ = 2, on a
3 3 x
E2 = {v ∈ IR /Bv = 2v} = {(x, y, z) ∈ IR /B y = 2x
2y }
2z
x + z = 2x z− x=0
− x + 2y + z = x+z=0 z=x
2y ⇒ − ⇒
z=z
z= z
2z = 2z
E1 = {v ∈ R /Bv = v} = {(x, y, z) ∈ IR /B y = y x}
3
3 x
z
x+z=x z=0 y=x
x + 2y + z = ⇒
− ⇒ −x+y= z=0
y 0
2z = z z=0
donc E2 = { (x, x, 0)/x ∈ IR} = { x(1, 1, 0)/y ∈ IR} s.e.v de IR3, (1, 1, 0)
est une base de E1.
Définition 7.7. On dit qu’une matrice A∈Mn(IK) est diagonalisable s’il existe
une matrice inversible P est une matrice diagonale D telle que ; A = PDP −1. (où P
est la matrice de passage.)
ThéoRème 7.8. Soit A ∈ Mn(IK), λ1, ..., λn IK les valeurs propres de A d’ordre
de multiplicités respectives m1, ..., mp, alors si
(1) dimEλi = mi, i = 1, 2, .., p.
ou
(2) dimEλ1 + dimEλ2 + ... + dimEλp = n
8. SYSTÈMES D’ÉQUATIONS LINÉAIRES 76
Alors la matrice A est diagonalisable et la matrice diagonale D associée à A est
donnée par : :
λ1 0 0 0.. 0
0 λ1 0 0.. 0
0 0 λ2 0.. 0
. . . .. 0
D=
0 0 0 λp.. 0
. . . .. 0
0 0 0 ..0 λp
chaque λise répete mi fois, la matrice P est formé des vecteurs propres.
RemaRqUe 7.9. Si la matrice A ∈ Mn(IK) admet n valeurs propres distincts alors
A est diagonalisable et la matrice diagonale D associée à A est :
λ1 0 0 0.. 0
0 λ2 0 0.. 0
0 0 λ3 0.. 0
D=
. . . .. 0
. . . .. 0
0 0 0 ..0 λ n
10 1
Exemple 7.10. On considère la matrice A = − 1 2 1 admet les valeur
0 0 2
propres λ1 = 2 double et λ2 = 1 simple la matrice diagonale D est donnée par ; D =
1 0 0 1 1 0
0 2 0 et la matrice de passage est donnée par : P 1 0 1
0 0 2 = 0 1 0
8. Systèmes d’équations linéaires
Soit IK = IR ou C.
On appelle système de n équations linéaires à p inconnus à coefficients dans IK, tout
système de la forme :
a11x1 + a12x2 + ... + a1pxp =
b1 a21x1 + a22x2 + ... + a2pxp = b2
(S) :
: :
an1 x1 + an2 x2 + ... + anp xp = bn
où les (xj )j=1,..,p sont les inconnues, les (aij ), bj ∈ IK.
1) Forme matricielle du système :
b1
: x
Posons A = (aij)1≤i≤n,1≤j≤p, B = ,X ::1 Le système (S) devient ;
=
:
bn xn
764. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES
AX = B.
Si f est une application linéaire de IKp dans IKn telle que que A soit la matrice
associée à f suivant les bases canoniques et si on note par X = (x1, ..., xp) et b = (b1, ...,
bn), le système (S) devient f (X) = B.
2) Solution du système :
Définition 8.1. On appelle solution du système (S) tout élément X = (x1, ..., xp)
vérifiant les n équations de (S) ceci revient à trouver un vecteur X tel que AX =
B ou encore un élément X ∈ IKp tel que f (X) = B.
Exemple 8.2.
x + 2y 1
3x y = 4 ⇔ 3 −1 x = 1 4 −2
1
= y
x − y = −2 1 −1
−
2
x 0 1/2 1/2
= A−1 , A−1 = ,
ainsi y 1 −1/2 1/2
1 2 1
2 1 −1
detA1 . 3 1 1 .
x = detA = = 9/7.
. −7
.
2 1 1
2 2 −1
.3 3 1 .
y = detA2 = = −5/7.
detA
2 −27 1
.2 1 2 .
.3 1 3.
detA3
z = detA = = −1/7.
−7
3)Cas où n = p et r < n :
Si on considère maintenant un système de n équations à n inconus, mais rgA < n
c’est à dire
detA = 0,
dans ce cas on extrait une matrice M de A sachant que c’est la plus grande matrice
carrée inversible c’est à dire detM /= 0 contenue dans A et d’ordre r c’est ce qu’on
appelle une sous-matrice, les inconnus associés à M deviennent des inconnus
− et les (n r) autres inconnus deviennent des paramètres où bien ce qu’on
principales
appelle valeurs arbitraires et on considère le système suivant :
3 −1
detA = 0 (S) n’est pas un système de Cramer comme |AJ| = .. 2 2 .. = 8 /= 0. Alors
rgA = 2 et on considère x, y les inconnus et z paramètre, alors on obtient le système :
3x − y = 3 − 2z
2x + 2y = 2 − z
qui est un système de Cramer et admet une unique solution (x, y) dépendante de z.
3 − 2z −1
x = 1/8 = 1 − (5/8)z
. 2−z 2 .
3 3 − 2z
y = 1/8 . 2 2 − z = 1/8z
.
Reste à voir si (x, y) vérifie x 3y + z = 1(équation réstante) on a : 1 5/8z
— − −
3/8z + z = 1 1 = 1(vraie t IR) donc le système admet une infinité de
⇒ ∀ ∈
solutions données par :
(1 − 5/8z, 1/8z, z)/z ∈ IR.
3) Cas où n /= p :
3x y = 4 x = 11/8
2x −
+ 2y = y = 1/8
on a l’équation réstante : 3 ⇔
. −30 −30 =
.
calculons suivant
14 la colonne 2,
−18 9 5 −3
detA = ( 1)1+2(1) + ( − 1)2+2( −1) = 2 0,
— . −30 14 . . −30 14 .
d’où le résultat.
A−1 est donnée par : A−1 = 1
C
detA
t
où Ct est la comatrice de A.
−19 −6 −3
c11 = 9 6 −3
. −30 14 . = 4, c21 = − . . = 6, c31 = . . = −3,
−30 −19
−18 5 −3 5 −3
c12 = − .
−30 14 . = −18, c22 = . . = −20, c32 = − . . = 9,
9 −30 −18
−18 −19 5 6 5 6
c13 = . . = −30, c23 = − . . = −30, c33 = . = 13,
−30 −30 −30 −30 −18 −19 .
ainsi
4 −18 −30 4 6 −3
SolUtion .
0 1 1
A= 1 0 1
1 1 0
A2
Trouvons a, b ∈ IR tels que = [Link] + b.A.
2 1 1 0 0 0 1 1
A2 = 1 2 1 0 +b 1 0 1
1
1 1 0 1 1 1 0
ainsi a = 2, b = 1 =a
1. 0
(2) 2
1 1. . 1 0 .
detA = − .. + =2 0
1 0. .1 1.
d’où A est inversible.
A2 − A = 2I3 ⇒ A(A − I3) = 2I3 ⇒ A(1/2(A − I3)) = I3
ainsi A−1 = 1/2(A − I3)
−1 1 1
A−1 = 1/2 1 −1 1 .
1 1 −1
. 1 1 2 .
. 1 1 3 .
1 1 1
det(v1, v2, v3) = 1 0 −1 1 10 10 = 2 0.
=C3=C1+C3 =
. . . .
b) On note AJ la matrice associée à f suivante la base S. AJ = P −1AP, avec
1 1 3 1/2 1 −1/2
−
P = 1 0 0 et faisons un changement de base P = −1/2 −1
1
3/2
1 1/2 0 −1/2
1 1
1 1 3 1 −1 5 1/2 1 −1/2 12 5 −10
1 1 1 1 1 1/2 0 −1/2 8 5 −8
J
A = 1 0 0 3 4
0 2 −1/2 −1 3/2 = 7/2 2 −9/2
ExeRcice
24. Soit la matrice A définie par :
0 2 −1
A 3 −2
= 0
−2 2
(1) Déterminer les valeurs propres de A.
(2) Montrer que A est diagonalisable.
(3) Déterminer P, calculer Ak.
860. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES
SolUtion .
0 2 −1
A= 3 −2 0
−2 2 1
déterminons les valeurs propres de A, soit λ∈ IR,
−λ 2 −1
PA(λ) = |A − λI3| = 3 − λ −2 = (1 − λ)(λ + 4)(λ − 2)
0
−22−etλ −4. 2
les valeurs propres sont 1,
(21) A est diagonalisable car elle admet trois valeurs propres dictinctes.
(3) Cherchons les vecteurs propres.
Pour λ = 1 :
E1 = {v = (x, y, z) ∈ R3/Av = v} ⇒ 2y − z = x −x + 2y − z = 0
3x − 2y = y ⇒ 3x − 3y = 0 ⇒ x=
yx
=z
−2x + 2y + z = z −2x + 2y = 0
E1 = {x(1, 1, 1)/x IR, v1 = (1, 1, 1) est vecteur propre associé à 1.
Pour λ = 2 :
Pour λ = 1 :
SolUtion .
x+y+z=
3 1 1 1 3
⇔ 1 2 1 1
(S) : 2x + y + z = 2 2 1 1 =2
detA = 1 /= 0, rgA = n= xp +
= 2y + z est
3 ((S) = un système de cramer).
1
3 1 1
.2 1 1 .
.1 2 1.
detA1
x = detA = = −1.
1
1 3 1
.2 2 1 .
.1 1 1.
detA2
y = detA = = −2.
1
1 1 3
.2 1 2 .
.1 2 1.
detA3
z = detA = = 6.
1
26. Résoudre le système suivant :
ExeRcice
3x + y − 2z + 3t =
(S) : —x + 2y − 4z + 6t = 2
0
2x − y + 2z − 3t = 0
9. EXERCICES CORRIGÉS 86
SolUtion .
3x + y − 2z + 3t = 0
3 1 −2 x y
0
3
(S) : −x + 2y − 4z + 6t = 2 ⇔ −1 2 −4 =2
2x − y + 2z − 3t = 0 2 6
−1 2 −3
z 0
3 1 t
le rgA ≤ 3. On prend M = , detM = 7 /= 0. On considère le système
suivant : −1 2
3x + y = 2z − 3t x = −2/7
−x + 2y = 2 + 4z − 6t y = 2z − 3t + 6/7
⇒
si on remplaçe dans la troisième équation on aura :
2x − y + 2z − 3t = −4/7 − 2z + 3t − 6/7 + 2z − 3t = −10/7 /= 0
donc le système n’admet aucune solution.
864. NOTION DE MATRICE ASSOCIÉE À UNE APPLICATION LINÉAIRE ET CALCUL ALGÉBRIQUE SUR LES
Bibliographie
83