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Introduction Droit Des Contrats

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Alycia Marty-paquin
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Introduction Droit Des Contrats

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INTRODUCTION

Le droit des contrats désigne les règles communes à tous les contrats. Plus précisément le droit des
contrats, est une partie d’une matière plus vaste que l’on appelle le droit des obligations. Le droit
des obligations, est souvent enseigné en plusieurs parties, plus précisément 3:
• Le droit des contrats
• Le droit de la responsabilité extra contractuel ou délictuelle
• Le régime général des obligations
Le droit des contrats est donc un aspect seulement du droit des obligations, celles qui trouvent leurs
sources dans un contrat.
A côté de ce corps de règle général relative aux contrats, on trouve des règles plus spéci ques qui
vont soit s’y ajouter, soit les remplacer (ex: les règles relatives au contrats de travail, les règles
relative au contrat de vente, les règles relatives aux contrats de bail et plus spéci quement encore,
les règles relatives aux contrats de bail d’habitation de locaux non meublés→ c’est que l’on appelle,
le droit des contrats spéciaux.)
Il est important de préciser que les règles spéciales dérogent TOUJOURS des règles générales

Le droit des obligations est certainement la matière la plus importante et la plus fondamentale du
droit privé. Le droit des obligations régit les relations économiques entre les Hommes, par
opposition aux relations familiales. Ainsi l’obligation constitue l’instrument de ses relations
économiques. C’est ce qui à fait écrire à des auteurs (Mekki, Malinvaud, Seube) que “la vie
économique vue sous l’angle juridique est un immense puzzle d’obligation”).
Le droit des obligations constitue en outre le soubassement de nombreux pans du droit. Le droit de
la consommation, le droit commercial, le droit de la concurrence même le droit de la famille est
irrigué de règles qui mettent en œuvre le droit des obligations, par exemple, le pacs est un contrat il
est donc soumit aux règles générales du droit des contrats et en particularité des règles générales
aux pacs de même la rupture abusive des ançailles ou du concubinage peut engager la
responsabilité extra-contractuelle de son auteur.
Des auteurs ont ainsi af rmé que la théorie des obligations constitue le fondement de tout le droit
privé et le tronc commun à toutes les disciplines. Il faut observer d’abord que le droit des
obligations est une matière extrêmement vaste, il suf t pour s’en convaincre de constater la
diversité des éléments qui peuvent constituer la source des obligations: la loi tout d'abord, le contrat,
le quasi contrat, le délit et le quasi délit. Il faut observer ensuite que le droit des obligations est une
discipline évolutive. On peut classer les facteurs d’évolutions du droit des obligations en 3
catégories.
• le facteur moral: la règle de droit est parfois la transposition d’une règle moral, par exemple
Si l'on ne peut pas rompre unilatéralement un contrat, c’est pour respecter la parole donnée, mais la
morale évolue et avec le droit des obligations. D’un côté la morale contemporaine est moins stricte,
les mœurs évoluent ainsi par exemple la donation à la concubine adultère n’est plus contraire au bon
moeurs. (autre exemple pour expliquer: le contrat de vente de stupé ant n’est pas reconnu car il
n’est pas conforme aux mœurs est donc il n’est pas autorisé.)
D’un autre côté la morale irrigue le droit du contrat sur de nouvelle forme, par exemple la bonne
fois jusqu’à lors imposé aux stade de l'exécution des contrats s'étend aussi à sa conclusion. On à vue
émerger également des notions de solidarisme contractuel, d’équilibre contractuel de transparence
et même de proportionnalité dans les rapports contractuels.
• le facteur économique et politique: le droit évolue dans le sens d’une protection des plus
faibles contre les plus fort, il faut protéger le consommateur du professionnel, on protège aussi le
salarié de l’employeur, le locataire du propriétaire, on revient ici à l’idée de proportionnalité
concrètement cela se traduit par le passage d’un ordre économique libérale vers un ordre
économique dirigeais et corrélativement par la restriction de la liberté contractuelle. Cette liberté est
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restreinte pour pouvoir primer dans certains domaines d’intérêts généraux. Certains secteurs sont
donc particulièrement encadrés (la réglementation du crédit, les règles relatives à la concurrence et
même encore aujourd’hui les règles en matière d'environnement).
• le facteur Européen: c’est la facteur le plus fort, car le droit des obligations est un droit des
relations économiques. De nombreux travaux ont été menés au niveau de l’Europe pour uni er,
harmoniser le droit des obligations. Il à était question de la création d’un code Européen des
contrats, mais cette idée ne fait pas l'unanimité en doctrine, plusieurs commission on étaient
formées a n de travailler sur ses questions notamment la commission “lando” qui à rédigé les
principes Européens du droit des contrats.

Ses différents facteurs ont contribué à l’évolution du droit des contrats qui s’est manifesté
récemment par une réforme conséquente et remarquée.

Jusqu'à il y a peu, les évolutions du droit des obligations était essentiellement jurisprudentielle, le
corpus du code civil n’avait pas été énormément modi é en cette matière depuis 1804, nalement
on l’a plus ajouté que modi é on peut songer notamment à la loi sur les accidents de la circulation
en 1985 ou encore à la loi sur les produits défectueux en 1998. La loi de la réforme de la
prescription avec la loi du 17 juin 2008. A la suite de plusieurs travaux doctrinaux, et notamment le
rapport Catala et Terré une réforme de grande ampleure a été projeté, gestation très lente mais la
réforme du droit des obligations a ni par voir le jour en 2016, il s’agit de l’ordonnance du 10
février 2016, entré en vigueur le 1 er octobre 2016. Il ne s’agit pas d’une réforme de grande
ampleur, le législateur a le plus souvent entériné les solutions jurisprudentielle, ce texte est une
oeuvre de compromis, le texte applicable au contrat ne sont donc plus les mêmes qu’avant 2016,
mais surtout il faut connaître l’existence du droit ancien et du droit tel qu’il résulte de la réforme car
les deux régimes coexistent en effet en droit des contrats la règle applicables en cas de con it de
lois dans le temps est celle de la survie de la loi ancienne, ainsi la loi applicable au contrat est celle
qui est en vigueur le jour de sa formation, hors l’ordonnance du 10 février 2016 est entrée en
vigueur le 1er octobre 2016. Par conséquent les contrats conclus avant octobre 2016 demeurent
soumis au droit antérieur et contrat conclu à compter du 1er octobre 2016 sont soumis au droit tel
qu’il résulte de la réforme.

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Section 1- Les notions fondamentales du droit des contrats.

Sous section 1 - notions et classifications des obligations:


Pour comprendre la notion de contrat, il faut commencer par dé nir la notion d’obligation car le
contrat fait partie d’un ensemble plus vaste qui est le droit des obligations.

§1 La notion d’obligation :
A- La conception civiliste de la notion d’obligation:
Dans le langage courant, l’obligation désigne le fait d'être contraint de respecter une règle qui
d’ailleurs ne sera pas nécessairement une règle juridique, l'obligation est conçue comme un devoir,
la règle à respecter peut être morale, sportive, de bienséance ou de politesse. Cette dé nition ne
correspond pas à la dé nition juridique de l’obligation.
Le droit en général, connaît également cette conception large de l’obligation, le code général des
impôts contraint le contribuable a payer un certains nombres de taxes, le code de la route impose de
rouler à droite et de s'arrêter au feu rouge, ce sont des obligations, elles sont juridiques et pourtant
elles ne correspondent pas aux obligations telles que le code civil les entends et telles qu’il faudra
les entendre tout au long de ce cours.
En droit des obligations, l’obligation est un lien de droit en vertu duquel une ou plusieurs
personnes que l’on appellent débiteur sont tenus envers une ou plsrs autres personnes que l'on
appelle créancier à une prestation ou à une abstention :
• soit en vertus d’un contrat c’est alors une obligation contractuelle par exemple payé le prix
de la location d’un appartement.
Le contrat est donc un apport de volonté en vue de créer des effets de droit.
• soit en vertus d’un quasi contrat: les quasi contrat sont dé nis par l’article 1300 du code
civil comme des faits purement volontaires dont il résulte un engagement de celui qui en pro te
sans y avoir le droit, et parfois un engagement de leur auteur envers autrui. Il en existe 4
(l'enrichissement sans causes, la restitution de l’indus, la gestion d'affaires et loterie publicitaire).
• soit en vertus d’un délit ou d’un quasi délit c’est une obligation délictuelle ou quasi
délictuelle, par exemple indemniser le dommage causé à autrui, les souffrance enduré, le préjudice
économique, esthétique… Les délits et les quasi délits, sont des faits illicites dommageables auquel
la loi attache une obligation de réparer.
• soit en vertus de la loi: on désigne ici les obligations qui vont naître en dehors de toute
actes
de volonté, par exemple l’obligation alimentaire entre les ascendants et les descendants ou les
obligations du mariage.

L’obligation désigne donc un rapport juridique entre le créancier et le débiteur et le lien de


droit qui les unis, c’est pourquoi on parle de rapport d’obligation.

Si on schématise l’obligation, elle se décompose en un double rapport entre le créancier et le


débiteur. Le débiteur à l’égard du créancier, elle revêt un aspect passif→ c’est une dette. Du
créancier à l’égard du débiteur, elle à un aspect actif→ c’est un droit de créance. C’est la raison
pour laquelle l’obligation doit être associée au droit personnel, au droit de créances et non au
droit réel (droit qui porte sur une chose) .
L’obligation est donc un lien de droit entre 2 personnes. En vertu de ce lien de droit, l’une est
créancière de l’autre, c’est elle qui recevra la prestation, et elle est en droit de l'exiger de la part du
débiteur, c’est donc le sujet actif d’une obligation. L’autre est débitrice, elle est tenue d’une

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prestation, c’est le sujet passif de l’obligation.
S'agissant des caractères de l’obligation, il faut en relever 3:
• Le caractère obligatoire, en effet le créancier peut contraindre le débiteur à s’exécuter et
peut le contraindre en justice.
• De plus, seule la personne qui s’engage devient débitrice ou créancière (il y à des nuances
en matière contractuelle.
• Le caractère patrimonial, cela signi e qu’il est évaluable en argent en ce sens c’est aussi un
élément du patrimoine du débiteur ou du créancier .

B- La distinction entre obligation civil et naturelle:


Il existe plusieurs théories en droit des obligations et on enseigne parfois que l’obligation serait
composée de 2 éléments, tout d’abord un devoir à la charge du débiteur et ensuite un devoir de
contrainte au pro t du créancier.
Une obligation civile serait donc assortie de la contrainte et c’est précisément cela qui distingue
l’obligation civile de l’obligation naturelle. L’obligation naturelle est d’origine jurisprudentielle et
le code civil n’y fait référence qu’une fois à l’article 1302, plus précisément il existe 2 cas, 2
théories relative à l’obligation naturelle, il y à tout d’abord la théorie objective qui est issus du droit
romain, selon lequel, l’obligation naturelle serait une obligation civil imparfaite car éteinte. Par
exemple une dette prescrite.
Il y à aussi la théorie du droit objective qui est issu du droit canonique, selon laquelle l’obligation
naturelle serait un devoir moral/ un devoir de conscience. Par exemple un devoir d’entraide au-delà
de ce qui est prévu par la loi. Par exemple, entre ancien époux. Mais aussi entre frère et soeur.
Il peut également résulter d’un devoir d'honneur, par exemple une dette de jeux, il faut savoir en
effet que le droit ne donne aucun moyen juridique pour poursuivre l’exécution d’une dette de jeu.
Dans ses cas, l’obligation naturelle peut exister sans qu'une obligation civile lui ait préexisté. La
question qui se pose est alors celle du régime juridique . L’obligation naturelle emporte un certain
nombre de conséquences juridiques.
L'obligation naturelle qui ne peut faire l'objet d’une exécution forcée, mais si elle à était exécutée
volontairement, le débiteur ne peut pas en demander de remboursement. C’est cette règle qui est
posée à l’article 1302 du code civil. Il y à une condition à cela, le paiement doit être volontaire, il
faut que le débiteur ai su au moment ou il c’est exécuter qu’il n’était pas tenue de le faire.
Ensuite l’obligation naturelle peut ce transformer en obligation civil, la jurisprudence l’admet dans
2 cas, soit lorsque le débiteur s’y engage soit quand il y à eu un commencement d'exécution.

§2 La classi cation des obligations :


Il existe un certain nombre d'obligations qui ont par la suite donné lieu à une classi cation. Elles
présentent un doubles intérêt:
• pédagogique car cela permet de concrétiser les notions abstraite
• juridique car en fonction de sa nature, elle se verra appliquer des règles juridiques
différentes.

A- La classi cation des obligations en fonction de leur objet :

1- LA DISTINCTION ENTRE L' OBLIGATION DE DONNER DE FAIRE OU DE NE PAS FAIRE


L’obligation de donnée est celle par laquelle le débiteur s’engage à transférer au créancier un droit
réel sur quelque chose qui lui appartient.
L’obligation de faire est celle sur lequel ont s’engage à faire une prestation de service.
En n, l’obligation de ne pas faire est celle dans laquelle le débiteur s’engage à s'abstenir
(=l’obligation de non concurrence). Un même contrat peut contenir différents types d’obligations.

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Quelle est l’enjeux de cette distinction: il n’y en à plus vraiment car celle-ci à était supprimer par la
réforme, et le code civil n’y fait plus référence. Avant la réforme l’article 1142 opère une distinction
s'agissant de la sanction de ses obligations. La règle était la suivante, les obligations de faire ou de
ne pas faire se résoudre en dommage et intérêt, seul l’obligation de donner pouvait donner lieux à
une exécution forcée.

2- LA DISTINCTION ENTRE L' OBLIGATION PÉCUNIAIRE OU MONÉTAIRE ET LES


OBLIGATIONS EN NATURE:
L’obligation pécuniaire est une obligation de somme d’argent qui consiste pour le débiteur à
transférer une certaine quantité de monnaie au créancier, l’obligation en nature consiste pour le
débiteur à accomplir une prestation ou à s’abstenir au pro t du créancier. Cette catégorie regroupe
les obligations de faire et de ne pas faire ainsi que les obligations de donner qui ne porte pas sur une
somme d’argent. L'intérêt de la distinction réside dans le fait que les obligations monétaire
obéissent à un régime juridique particulier. On trouve des règles spéci ques en matière de mise en
demeure, en matière de restitution et également l’obligation pécuniaire est soumise à la dépréciation
monétaire. Ce que les contractant peuvent anticiper en insérant dans les contrats des clauses
d’indexation.

3- LA DISTINCTION ENTRE L' OBLIGATION DE MOYEN ET OBLIGATION DE RÉSULTATS:


Il ne s’agit pas d’une distinction légale mais d'une distinction d’origine doctrinale, elle à était
institué par Demogue et consacré par la jurisprudence et pas par la réforme. l’obligation de résultat
est celle qui contraint le débiteur à un résultat précis déterminé. Par exemple l’obligation de payer le
prix ou bien encore, l’obligation du transporteur de transporter le passager sain et sauf d’un endroit
à un autre. Dans ses exemples, le débiteur promet un résultat. L’obligation de moyen est celle par
laquelle le débiteur s’engage seulement à faire tout son possible pour parvenir à un résultat
déterminé on parle parfois d’obligation de prudence ou de diligence, par exemple l’obligation du
médecin de soigner le malade, le médecin ne promets pas au patient de guérir, mais il s’engage à lui
apporter des soins consciencieux et conforme aux données acquise de la science. Il doit donc faire
son possible pour y parvenir. S’agissant de l'intérêt de cette distinction, l’enjeux se situe ici sur le
terrain de la preuve, de la faute contractuelle et corrélativement de l’exonération de responsabilité.
Premièrement lorsque l’obligation est une obligation de résultat, si le résultat permis n’est pas
atteint, le débiteur de l’obligation est présumé responsable. Il suf t donc au créancier de prouver
l'inexécution contractuelle, pour engager la responsabilité du débiteur. Dans ce cas, le débiteur ne
pourra pas s’exonérer de sa responsabilité en prouvant l’absence de faute. Il ne pourra s’exonérer
seulement en démontrant que l'inexécution est dû à un cas de force majeur qui désigne un
événement extérieur, imprévisible et irrésistible.
Deuxièmement, lorsque l’obligation est une obligation de moyen dans ce cas, le créancier insatisfait
ne doit pas seulement prouver que l’obligation n'a pas été exécuté, il doit prouver aussi que cette
inexécution est dû à un manquement du débiteur à ses exécutions. Il doit donc prouver que le
débiteur n’a pas mis en œuvre, les moyens nécessaires pour parvenir au résultat quand bien même
celui-ci n'était pas garanti, il doit donc prouver qu’il n’a pas agi raisonnablement c’est à dire en bon
père de famille.
Cette appréciation est plus ou moins sévère, elle à en effet créé des moyens dans l'obligation de
moyen. Il existe ainsi, des obligations de moyen renforcée généralement pour les professionnelles,
par exemple l’obligation de sécurité du moniteur d’un sport dangereux est une obligation de moyen
renforcée, par exemple celle du moniteur du voile à voile. Cour de cassation 1er chambre civile 16
octobre 2001.

B- La classi cation des obligations en fonction de leur source:


La source de l’obligation c’est ce qui lui donne naissance, c’est l’événement générateur
d’obligation. L’ancienne classi cation conduit à distinguer les obligations née de la loi/ du délit/ du
quasi délit/ du contrat et du quasi contrat.
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Depuis la réforme l’article 1100 prévoit que les obligations naissent d’acte juridique, de fait
juridique ou de l’autorité seul de la loi. L’alinéa 2 indique qu’elles peuvent naître de l'exécution
volontaire ou de la promesse d'exécution d’un devoir de conscience envers autrui , l’alinéa 2
concerne donc la transformation de l’obligation naturelle en obligation civile. L’alinéa premier,
retient une classi cation tripartite des obligations en fonction de leurs sources.
• les obligations peuvent naître d’un act juridique, l’act juridique est désormais dé nit par
l’article 1100-1 du code civil, ce sont des manifestations de volonté destinées à produire des effets
de droit. Ils peuvent être conventionnels ou unilatéraux, cela signi e que cela peut être un contrat ou
un acte juridique unilatéral. Le contrat n’est donc qu’une variété d'actes juridiques.
• Les faits juridiques sont dé nis par l’article 1100-2 du code civil, ce sont des agissements
ou des événements auxquels la loi attache des effets de droit, les conséquences juridiques
des faits juridiques n’ont donc pas été spécialement recherchées par leur auteur.
• Il peut s’agir d’un dommage (responsabilité extra-contractuelle qui serra donc en jeu avec le
délit et quasi délit) ou d’un avantage retiré (on parle ici des quasi contrats).
• les obligations peuvent également naître de la loi, par exemple l’obligation alimentaire
prévus par l’article 205 du code civil entre ascendant et descendant.

L'intérêt de cette distinction réside dans le régime juridique applicable, ainsi la responsabilité
contractuelle obéit à des règles différentes de celle applicable à la responsabilité délictuelle.

Sous section 2 - Notions et classifications des actes juridiques :

§1 La notion de contrat et les notions voisines :


A- La notion de contrat:
Le contrat est dé ni dans l’article 1101 du Code Civil , c’est un accord de volonté entre 2 ou
plusieurs personnes destiné à créer modi er, transmettre ou éteindre des obligations. On constate
donc que cette dé nition se compose de 2 éléments
• l’accord de volonté
• l’objet de cet accord de volonté qui est de créer des obligations
Le contrat est une catégorie particulière d'acte juridique, mais il est surtout la catégorie la plus
importante des actes juridiques et la principale source des obligations.

B- Les notions voisines


Le contrat se distingue de l'acte unilatéral. Tout comme le contrat, l'acte unilatéral est un act
juridique et il fait intervenir la volonté.
En revanche, à la différence du contrat, l'acte unilatéral fait intervenir une seule volonté. Le contrat
se distingue aussi de l’acte juridique . Celui-ci est plus large et le contrat en constitue une catégorie
particulière tout comme l'acte unilatéral, ou même l’acte juridique collectif.
La notion de contrat se distingue également de celle d'acte juridique collectif qui est susceptible de
s’imposer à des personnes qui n’y ont pas participé, par exemple une convention collective.

§2 la classi cation des contrats :


A- Les classi cations du code civil:

1- LA DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS NOMMÉ ET INNOMMÉ:

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Les contrats nommés sont ceux qui ont reçu une dénomination dans le code civil et qui sont soumis
à une réglementation particulière. Par exemple, le contrat de vente.
Les contrats innommés, sont ceux qui ne sont pas soumis à une réglementation particulière, mais au
droit commun des contrats, ils sont le fruit de l’imagination de la pratique.

Cette distinction se retrouve à l’article 1105 du code civil.

2- LA DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS SYNALLAGMATIQUES ET LES CONTRATS


UNILATÉRAUX :
On retrouve cette distinction à l’article 1106 du code civil. Le contrat est synallagmatique lorsque
les contractants s’obligent réciproquement les uns envers les autres. Par exemple le contrat de vente,
contrat de bail…
Dans le contrat de vente par exemple, les obligations réciproque sont les suivantes:
• le vendeur livre la chose
• l’acquéreur paye le prix

Le contrat est unilatéral lorsque une ou plusieurs personnes, s’obligent envers une ou plusieurs
autres personnes sans qu’il y ait d'engagement réciproque de celle-ci. Par exemple la donation, le
prêt sous certaines réserves…
L'intérêt de cette distinction réside dans le fait que la réciprocité des obligations, dans le contrat
synallagmatique, emporte un certain nombre de conséquences juridiques. Ainsi l'exception
d'inexécution et la résolution pour inexécution, ne vont jouer que pour les contrats
synallagmatiques. Une autre incidence en matière de preuve.

3- LA DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS ONÉREUX ET LES CONTRATS À TITRE


GRATUIT:
Article 1107 du code civil: Le contrat est à titre onéreux quand chacune des parties reçoit de l’autre
un avantages en contrepartie de celui qu’elle procure. Il est à titre gratuit quand l’une des parties
procure à l’autre un avantage, sans attendre de recevoir de contrepartie. Le critère du contrat à titre
onéreux n’est pas la réciprocité des obligations, mais la réciprocité des avantages économiques,
souvent les conditions de formation sont plus strictes dans les contrat à titre gratuit.
Une donation est un contrat unilatéral à titre gratuit, une donation avec charge c’est un contrat
synallagmatique à titre gratuit…

4- LA DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS COMMUTATIF ET ALÉATOIRES :


Article 1108 du code civil: Le contrat est commutatif lorsque les prestations mises à la charge des
parties sont dé nitivement xées lors de la conclusion du contrat et cela dans un rapport
d’équivalence. Par principe, la plupart des contrats sont commutatifs.
Le contrat est aléatoire quand la prestation de l’une des parties dépend dans son existence ou dans
son étendue d’un événement incertain. Chacun des contacteurs engendre une chance de gain ou un
risque de perte. Nous pouvons ici citer l’exemple du contrat d’assurance.

5- LA DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS CONSENSUEL, RÉEL ET SOLENNEL:


Article 1109 du code civil: le contrat est consensuel, quand il est formé par le seul échange des
consentements quel qu'en soit le mode d’expression. exemple ont peut retrouver le contrat de vente
( apport verbale, cris…).
Le contrat ensuite est solennel lorsque sa validité est subordonnée à des formes subordonnées par la
loi, on retrouve notamment le contrat de mariage. Le contrat est réel quand sa formation est
subordonnée à la remise d’une chose ( contrat de prêt ou de dépôt).
Le principe en droit français. Mais c' est celui du consensualisme, ce n’est que par exception que les
contrats sont solennels ou réels.
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6- DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS D'ADHÉSION ET DE GRÉ À GRÉ:
Article 1110 du Code Civil : Le contrat de gré à gré, c’est un contrat dont les clauses ont été
discutées par les parties qui ont négocié librement.
Au contraire dans le contrat d'adhésion toute les conditions sont xées par l’une des parties, l'autre
ne pouvant que les accepter en bloc ou les rejeter.
L'intérêt de cette distinction est qu’il existe des dispositions spéci ques.

7- DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS CADRES ET LES CONTRATS D’APPLICATIONS:


Article 1111 du code civil: Le contrat cadre est un accord dans lequel les parties conviennent des
caractéristiques générales, de leurs relations contractuelles futures. Des contrats d’applications en
précisent les modalités d'exécution.

8- DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS À EXÉCUTION INSTANTANÉ ET EXÉCUTION


SUCCESSIVE:
Article 1 111-1 du code civil. Le contrat à exécution instantané est celui dont les prestations sont
susceptibles d’être accomplies en trait de temps. Elles peuvent s'exécuter en une prestation unique.
Par exemple, une vente au comptant.
Le contrat à exécution successive est celui dont l'accouplement des prestations des parties
s’échelonne dans le temps.
Par exemple le contrat de travail ou le contrat de bail. Il peut être à duré déterminé lorsque le terme
est connu ou à duré indéterminé lorsque le terme n’est pas connu, il y à alors une faculté de
résiliation unilatérale pour chaque partie.

B - Les autres classi cations:

1- DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS INDIVIDUEL ET COLLECTIF:


Le contrat individuel ne produit ses effets qu’entre les parties ayant donné leur consentement au
contrat. Par principe le contrat est toujours individuel, il ne produit ses effets qu’entre les parties qui
l’ont contracté.
Le contrat collectif crée lui des obligations envers des personnes qui n’y ont pas directement
consenties.

2- DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS ÉGALITAIRES ET LES CONTRATS DE


CONSOMMATION:
Le contrat égalitaire est un contrat conclu entre 2 non professionnelles. Le contrat de consommation
est un contrat conclu entre un professionnel et un consommateur.

3- DISTINCTION ENTRE LES CONTRATS SIMPLE ET COMPLEXE:


Le contrat simple est un contrat réalisant une seule activité économique. Le contrat complexe,
réalise au contraire plusieurs opérations économiques, il résulte donc de la combinaison de plusieurs
contrats simples.
Par exemple, un contrat de fourniture et d'installation d’un panneaux photovoltaïque.

Section 2- Les principes directeurs du droit des contrats.


Ce sont les rédacteurs du code civil, qui ont mis en œuvre la théorie du contrat. On se situe donc en
1804 quelques années seulement après la révolution française. Il faut donc se replacer dans le

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contexte de l’époque pour comprendre ses principes directeurs.
Le contrat est envisagé comme un instrument d'expression et de volonté. C’est précisément ce que
traduit le principe de l'autonomie de la volonté qui est le principe fondateur de la théorie des
contrats. La théorie du contrat est ainsi le re et de choix idéologiques, philosophiques, politiques et
moraux. Les principes directeurs du droit des contrats s'inspirent de ses idées. Mais le temps à
passée plus de 2 siècles et il a résulté une évolution de ces principes.

Sous section 1 -la conception du contrat à l’époque du code civil :

§1 les fondements théoriques des contrats :


En 1804 2 grands principes gouvernent la théorie des contrats. Le premier c’est la théorie de
l’autonomie de la volonté. Cette théorie repose sur le respect de la liberté individuelle. Cela signi e
que l'individu à le pouvoir de créer sa propre loi et c’est ainsi la liberté des parties qui va donner sa
force au contrat. La liberté de l'individu ne peut en effet être restreinte que par sa propre volonté.

Le second principe c’est le libéralisme économique, le contrat est l’instrument privilégié des
relations économiques. Hors comme ce qui est contractuelle est présumé juste. Le législateur doit
laisser s’exprimer la volonté individuelle et n’intervenir que dans des cas exceptionnels lorsque
l’ordre public n’est pas en jeu.

§2 Les principes directeurs du contrat:


Les principes directeurs découlent des fondements théoriques et nous pouvons les ranger en 3
catégories.

A - Les principes gouvernant la formation du contrat :

1-LES PRINCIPES DE LA LIBERTÉ CONTRACTUELLE:


Il résulte du principe de l’autonomie de la liberté et du Conseil constitutionnel a conféré une valeur
constitutionnelle à ce principe en le rattachant à l’article 4 de la DDHC dans une décision du 30
novembre 2006, ce principe implique:
• La liberté de conclure ou de ne pas conclure
• La liberté de choisir son cocontractant
• La liberté de former le contrat comme les contractant le souhaitent sans se limiter aux seuls
contrats nommés par le CC
• La liberté de déterminer le contenu du contrat avec néanmoins certaines limites puisque les
rédacteurs du CC avaient quand même prévu quelques garde-fous.

La liberté contractuelle est ainsi subordonnée au respect de l’ordre public et des bonnes mœurs,
article 6 du Code Civil . Autre limite posée par l’article 1194 actuel mais qui existait déjà en 1804
sous le numéro 1835, «les contrats obligent non seulement à tout ce qui y est exprimé mais encore
que leur donne l’équité, l’usage ou la loi»

2- PRINCIPES DU CONSENSUALISME:
Ce principe conduit à donner plus de force à la volonté qu’a tout autre chose, il en résulte:

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• Premièrement, que le contrat n’est pas en principe soumis à des formes prévues par la loi
En d’autres termes, tous les contrats sont consensuels par principe, les contrats réels et solennels
sont l’exception .
• Deuxièmement, le contrat est irrévocable
Lorsque le juge interprète le contrat, il doit rechercher quelle a été la commune intention des parties
et ne pas s’arrêter au sens littéral des termes. En d’autres termes, tous les contrats donnent plus de
force à la volonté des parties.
• Troisièmement, lorsque le juge interprète le contrat.
Il doit rechercher quelle a été la commune intention des partis et ne pas s’arrêter au sens littéral des
termes, il y à ici plus de force à la volonté des parties.

B - Les principes gouvernant l’exécution d’un contrat :

1-LE PRINCIPE DE LA FORCE OBLIGATOIRE:


On le retrouve à l’article 1103 du code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à
ceux qui les ont fait, en matière contractuelle les partis ont la liberté de créer leur propre loi mais la
liberté s’arrête là, si rien n’oblige les partis à contracter, elles sont tenus d’exécuter les contrats qui
s’imposent non seulement aux partis mais aussi aux juges.
2-PRINCIPES DE L’EFFET RELATIF DES CONVENTIONS :
Il est posé par l’article 1199 du code civil: les conventions n'ont d'effet qu’entre les parties
contractantes. Il ne nuisent pas au tiers et ne leur pro tent pas sauf, dans les cas prévus par la loi.
Le contrat repose sur un accord de volonté, il n’intéresse donc pas les tiers qui n’y ont pas consenti.
L'ensemble de ses principes existe encore aujourd’hui, cependant ils ont évolué corrélativement
avec la conception même du contrat à évolué elle aussi.

Sous section 2 - L’évolution du contrat postérieurement au code civil:


L’évolution du contrat est marquée par le recul des fondements théoriques et des principes
directeurs, alors que dans le même temps, de nouveaux principes se sont développés.

§1 Le recul des principes directeurs classiques :


La théorie de l’autonomie de la volonté, tout d’abord, à fait l'objet d’un certain nombre de critiques.
On lui à imposé notamment le fait que les contractant ne sont pas égaux, ainsi que le fait que de
nombreux pans du droit sont encadrés par la loi.
S’agissant du libéralisme économique il à également connu un déclin, lié à 3 principaux facteurs:
• l’inégalité des relations contractuelles entre professionnels et consommateurs, entre
employeur et salariés.
• La standardisation des contrats, avec le développement des contrats d’adhésion
• L'interventionnisme étatique

Le libéralisme économique à cédé le pas à un certain dirigisme qui se traduit par exemple, par la
réglementation de certains pris et par la protection du contractant le plus faible.

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Le déclin des fondements théoriques à entraîné de façon corrélative un déclin des principes
directeurs par exemple, les procédures de surendettement pouvant conduire à un effacement de dette
du débiteur, porte atteinte à la force obligatoire du contrat.

Le droit de la consommation, qui comprend de nombreux délais de ré exion et de rétractation,


illustre les atteintes portées au principe du consocialisme de la même manière que l’existence de
clauses imposées et de clauses interdites constitue une atteinte au principe de la liberté
contractuelle.

§2 L’avénement d’un nouveau principe:


Les principes directeurs du droit des contrats ont donc été altérés dans le même temps et de façon
corrélative, d'autres principes se sont développés sans pour autant remettre en cause les principes
fondateurs.
La conception contemporaine du contrat est une conception objective, économique en effet le
contrat n’est plus seulement obligatoire car il est l'œuvre dès volonté mais il est socialement et
économiquement utile. Les idées maîtresses, deviennent l’équilibre et le solidarisme contractuel.
Le droit est donc en quête d’un équilibre et d’une justice contractuelle visant à gommer les
inégalités entre les contractants par exemple l’article L132-1 du code de la consommation
: réputé non écrite les clauses abusives, c’est à dire celle qui crée un déséquilibre signi catif entre
les droits et les obligations des parties. Avec le solidarisme contractuel on ne considère pas les
parties comme ayant des intérêts antagonistes c’est au contraire l’idée d’une collaboration qui est
apparu. La bonne foi contractuelle et la loyauté se sont considérablement développées, tant au stade
de l'exécution des contrats que de sa formation (Article 1104 du code civil “les contrats doivent être
négociés, formés et exécutés de bonne fois, cette disposition est d’ordre publique).
Nous pouvons également citer le développement en jurisprudence de l’obligation précontractuelle
d'information qui à était consacré par le législateur lors de la réforme de 2016.

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