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HGGSP THEME 1 - DE NOUVEAUX ESPACES DE CONQUETE
INTRODUCTION - OCÉAN ET ESPACE : QUELLES SPÉCIFICITÉS ? (2 heures)
PROGRAMME
Introduction : - Une connaissance et une maîtrise en constante évolution.
- Les dernières frontières ?
(H1)
QUESTION 1 - LES OCÉANS : UNE MAITRISE PROGRESSIVE
OCÉAN : Grande étendue d’eau salée ininterrompue, qui encercle les continents et les archipels.
L’Organisation hydrographique internationale en compte 7. Les océans et les mers occupent 71% de
la surface du globe.
CONNAISSANCE - La maitrise des mers et des océans débute à l’époque moderne : les
Européens et les Chinois inaugurent la navigation en haute-mer, grâce à plusieurs innovations
(boussole, voile carrée). Elle permet les « Grandes découvertes », et la mise au point de cartes
maritimes toujours plus précises. C’est au XIXème siècle cependant, avec l'expédition du HMS
Challenger de la Royal Navy (1872-1876), que débute l'OCÉANOGRAPHIE moderne : celle-ci permet de
cartographier progressivement les fonds marins, de comprendre les courants marins, de découvrir la
biodiversité marine, etc. Aujourd’hui, l’océanographie est du ressort des États, qui financent des
instituts spécialisés mis en réseau par l’UNESCO. Ils se concentrent sur l’exploration des ABYSSES,
possible depuis les années 1950 grâce aux progrès techniques. Toutefois, les progrès ont été timides :
les États ont longtemps préféré investir dans la conquête spatiale. Or l’océanographie nécessite des
investissements très lourds (c’est une MÉGASCIENCE) : doc. 2 p. 31.
MAITRISE - Les espaces océaniques ont été progressivement maitrisés par les États, grâce à un
processus de TERRITORIALISATION (appropriation juridique ou économique d’un espace par un État).
Ce processus fait l’objet d’un consensus international depuis 1982 et la signature de la convention des
Nations unies sur le droit de la mer (doc. 2 p. 20 manuel Magnard) : elle précise des notions juridiques
permettant de définir les diverses frontières maritimes, ainsi que les droits d’exploitation des
ressources de la mer (notion de Mer territoriale, de Z.E.E., etc.). A noter que la « haute-mer » (eaux
internationales), considérée comme un bien public international, couvre 64 % des océans.
PUISSANCE - D’après le politologue Serge Sur, la PUISSANCE est « la capacité de faire, de faire
faire, d’empêcher de faire et de refuser de faire ». Cette puissance s’exprime aussi sur les espaces
océaniques. En effet, ces océans revêtent des enjeux économiques (routes maritimes, ressources),
géostratégiques (capacité de déploiement militaire), géopolitiques (hiérarchie des puissances
maritimes), etc.
Après une longue supériorité britannique sur les mers (XVIIIe - XIXe siècles), la hiérarchie des
puissances maritimes est aujourd'hui dominée par les États-Unis (1ère marine de guerre, première
ZEE : carte Magnard pp. 16-17). Toutefois cette maitrise maritime américaine se heurte à l'ascendance
de la Chine, pour qui la maîtrise des océans est devenue un enjeu majeur de puissance.
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QUESTION 2 - L’ESPACE : UNE MAITRISE RÉCENTE
ESPACE (définition du CNES) : Étendue qui nous sépare des astres et, plus généralement, sépare les
astres entre eux. De notre point de vue, Terriens, il se situe au-delà de notre atmosphère terrestre (à
partir de 100km au-dessus de la surface de la terre : ligne de Karman).
CONNAISSANCE - La connaissance de l’espace remonte à l’Antiquité : l’astronomie consistait
d’abord en son observation à l’œil nu (dès l’antiquité : les Egyptiens, les Mésopotamiens, etc.). Cette
observation s’améliore au XVIIe siècle, grâce à plusieurs innovations (lunette astronomique de Galilée
en 1609, etc.). Aujourd’hui, sa connaissance s’est nettement améliorée, grâce aux progrès de la
physique et à la construction de méga-télescopes comme l’E-ELT (European Extremely Large Telescope)
qui rentrera en fonction au Chili en 2025 et dont le miroir record de 39 mètres et les instruments
(spectrographes, caméra infrarouge) permettront de d’observer pour la première fois d’autres galaxies
et des exoplanètes (qu’on ne fait aujourd’hui que supposer).
MAITRISE - La « conquête spatiale » débute après la Seconde Guerre mondiale, ce conflit
ayant généré des avancées technologiques majeures (fusées V2 par les Allemands, etc.). Les 1ers
lancements ont lieu en plein contexte de Guerre froide et de rivalité géopolitique, dans les années
1950. La maitrise spatiale a donc été celle des Soviétiques (1957 : premier satellite artificiel Spoutnik /
1961 : premier homme dans l’espace) et des Américains (1969 : premiers hommes sur la Lune). Les
vols habités comme l’envoi de sondes dans l’espace permettent une meilleure connaissance de celui-
ci (analyse de roches lunaires et martiennes, etc.). La conquête spatiale actuelle passe essentiellement
par la mise de satellites en orbite basse (entre 500km et 2.000 km d’altitude) pour les satellites de
météorologie ou de télécommunication, et en orbite géostationnaire (entre 2.000 et 36.000 km
d’altitude) pour le guidage GPS. On compte 2.630 satellites actifs sont en orbite autour de la Terre.
PUISSANCE [CARTE MAGNARD p. 14] - La conquête spatiale, dès ses origines, est le théâtre
privilégié de l’affrontement des plus grandes puissances (car elle nécessite des investissements
lourds, mais génère aussi des retombées importantes en matière de soft power, de prestige).
Aujourd'hui, les puissances établies dominent l'espace. Les États-Unis demeurent l'hyperpuissance
spatiale (ils investissent 20 milliards de dollars par an pour le programme spatial civil et militaire) et la
Russie est la seule puissance capable d'acheminer les astronautes vers la Station spatiale
internationale (modules Soyouz). L’U.E. possède un lanceur de satellites réputé (Ariane). La Chine, très
ambitieuse depuis le début du XXIème siècle, est à l’origine des dernières grandes percées (premier
engin spatial posé sur la face cachée de la Lune en 2019). Parallèlement, on observe une
démocratisation de l'espace (60 pays ont une agence spatiale), même si tous n’envoient pas d’engins
au-delà de l’atmosphère.
➔ MAIS A QUI APPARTIENT L’ESPACE ? Lecture du doc. 2 p. 18 du manuel Magnard
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QUESTION 3 - ESPACES ET OCEANS : DE NOUVELLES FRONTIERES TRES CONVOITEES
A - Des « territoires » pleins de promesses :
OCÉANS : Lecture docs. 4 p. 21 du Magnard (DIAPO) et Tableau 1 p. 26 du Manuel Hachette :
En quoi les Océans font-ils figure de « nouvelle frontière » ? Qu’est-ce que leur meilleure maitrise peut
offrir aux Etats ?
Les ABYSSES (du grec « abyssos », sans fond), situées entre 3.000 et 5.000 mètres de
profondeur, nous sont pratiquement inconnus. Seuls 5 % des fonds océaniques ont été cartographiés
de façon précise et 2 % seulement ont été explorés (essentiellement par des robots). Les abysses, plus
encore que l’espace, font donc figure de dernière frontière. Il est en effet plus facile d’envoyer un
homme sur la Lune qu’au fond des abysses !
Surtout, la conquête des abysses génère du prestige pour les puissances qui s’y imposent
(drapeaux plantés dans les grandes profondeurs, etc.). Les océans, plus généralement, sont convoités
pour diverses raisons : ressources nombreuses (hydrocarbures offshore, métaux rares utiles dans la
production de haute-technologie, ressources halieutiques : poissons, etc.), importance stratégique
(90% du commerce mondial y transite, présence des câbles de communication sous-marins), progrès
scientifiques (meilleure surveillance des tsunamis grâce à des bases sous-marines), etc.
Les océans apparaissent ainsi comme un vaste réservoir permettant à l’humanité de subvenir
à ses besoins. Selon l'ONU, le monde connaîtra un pic démographique à 10 milliards de personnes en
2050. L'océan apparait donc comme le principal réservoir potentiel de ressources pour faire face aux
besoins d’une humanité toujours plus nombreuse, y compris dans le domaine énergétique (éoliennes,
hydroliennes, solaires).
ESPACE : Doc. 3 p. 19 du Magnard (DIAPO) et Texte 5 p. 29 du Manuel Hachette : En quoi
l’espace fait-il figure de « nouvelle frontière » ? Que peut offrir sa meilleure maitrise ?
L’espace fait figure de frontière à conquérir et à dépasser, au sens américain (l’humanité y a
tracé un nouveau front pionner, qu’il faut sans cesse repousser : il s’agit d’explorer les portions dans
lesquelles l’Homme n’est jamais allé).
L'espace est aussi un réservoir potentiel de ressources diverses : gazières (hélium 3) et
minières (platine), d'eau et d'énergies solaires, etc. Il offre aussi des perspectives d’activités nouvelles,
comme le tourisme spatial.
L’espace est aussi essentiel à la surveillance de la Terre et de son état, en particulier
relativement au changement climatique (prévisions météorologiques, contrôle du niveau des mers,
gestion des risques naturels).
La course à l’espace est génératrice d’innovations qui renforcent la puissance des Etats qui les
maitrisent : elle a permis le développement des ordinateurs modernes, des technologies appuyées sur
les satellites (GPS, téléphonie mobile), les progrès de l’imagerie médicale (type IRM), etc.
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B - Tensions … ou coopération(s)
ENJEUX GEOPOLITIQUES - Les océans comme l’espace sont des théâtres majeurs
d’affrontement indirects entre puissances. C’est ainsi que les puissances émergentes, pour s’affirmer
davantage, développent des projets spatiaux et océaniques ambitieux (projet d'une centrale solaire
chinoise en orbite pour 2050, etc.). De plus, les Etats doivent faire face à de nouveaux acteurs, les
entreprises privées, comme Space X du sud-africain Elon Musk (fondée en 2002) qui est l’actuel n°1
pour le lancement des satellites, et développe des projets d'exploration spatiale Mars.
Dans le même temps, la maitrise de ces « territoires » génère de la coopération
internationale : les principaux programmes spatiaux, comme celui de la Station spatiale internationale
(ISS), sont fondés sur le principe de coopération scientifique et financière.
INTERACTIONS MERS-OCEANS [DOC. 3 p. 21] - La maîtrise des océans est étroitement liée à
celle de l'espace. Une grande partie des communications en mer et des systèmes de suivi des navires
repose sur les réseaux satellitaires. De même dans, en 1982, le système satellitaire Cos-pas-Sarsat
dédié aux opérations de recherche et de sauvetage a été lancé (en commun entre la France, le Canada,
les États-Unis et l'URSS). Enfin, l'imagerie satellite permet d’aider à la préservation de
l'environnement océanique : en 2007, l'Agence européenne de sécurité maritime (EMSA) a lancé le
système satellitaire CleanSeaNet pour détecter les marées noires dans les eaux européennes.
CONCLUSION
OCÉANS ET ESPACE PARTAGENT PLUSIEURS CARACTERISTIQUES :
ESPACES LIBRE CONDITIONS COUTS TRES ÉLEVÉS (qui EN COURS DE
LOINTAINS ACCES EXTRÊMES supposent la coopération) TERRITORIALISATION
Thème 1 - Introduction 4/4