Traitement des infections staphylococciques
Traitement des infections staphylococciques
Le traitement des infections staphylococciques repose sur l’antibiothérapie et sur la prise en charge des
corps étrangers et dispositifs médicaux auxquels ces infections peuvent être associées. Les antibiotiques
préférentiels sont les pénicillines M, et les glycopeptides en cas de résistance aux pénicillines M. La résis-
tance de Staphylococcus aureus aux antibiotiques a connu des évolutions significatives au cours des
dernières années. La résistance de S. aureus aux pénicillines M a diminué au cours des années 2000 dans
les hôpitaux français, et il n’est pas constaté en France d’épidémie de S. aureus résistant à la méticilline
(SARM) communautaires, contrairement aux États-Unis. La résistance de S. aureus aux glycopeptides
reste très rare. D’une façon générale, les isolats cliniques de staphylocoques à coagulase négative sont
plus souvent résistants aux antibiotiques, et certaines de ces résistances (pénicillines M par exemple) ont
augmenté au cours des dernières années. Les infections ostéoarticulaires sont préférentiellement traitées
par des antibiotiques à bonne diffusion osseuse (en particulier, fluoroquinolones, clindamycine, acide
fusidique, rifampicine). La rifampicine est particulièrement utile dans les infections osseuses sur matériel.
Le linézolide est une alternative intéressante en cas de résistances multiples, mais son utilisation au long
cours est limitée par sa toxicité. De nouvelles molécules ont été plus récemment développées (dapto-
mycine, télavancine, ceftaroline), dont les indications restent assez limitées, et peuvent être utiles en
recours. La décontamination du portage de SARM a des indications très ciblées dans certaines filières de
soins. Les mesures d’hygiène sont primordiales pour éviter la transmission croisée de souches multirésis-
tantes de S. aureus. L’utilisation raisonnée des antibiotiques, et en particulier celle des fluoroquinolones,
a également un rôle dans la prévention de la colonisation et de l’infection à SARM.
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Tableau 1.
Posologies des principaux antibiotiques utilisés dans les infections staphylococciques (fonction rénale normale).
Classe Molécule Posologie enfant (mg/kg/j) Posologie adulte
Pénicillines M Oxacilline, cloxacilline 100 à 150 35 à 200 mg/kg/j
Aminoside Gentamicine 3 3 à 8 mg/kg/j
Synergistines Pristinamycine 50 à 100 2 à 3 g/j
Lincosamide Clindamycine 15 à 40 600 à 2700 mg/j
Fluoroquinolone Ofloxacine 400 à 600 mg/j
Glycopeptides Vancomycine 25 à 30 30 à 60 mg/kg/j après une dose
de charge (25 à 30 mg/kg) en
cas d’infection sévère
Téicoplanine 10 mg/kg après trois doses de 10 à 6 à 12 mg/kg/j après trois à
12 mg/kg à 12 heures d’intervalle huit doses de charge de 6 à
12 mg/kg à 12 heures
d’intervalle
Télavancine 10 mg/kg/j
Lipopeptide Daptomycine 4 à 10 mg/kg/j
Oxazolidinone Linézolide 1200 mg/j
Autres Acide fusidique 20 à 40 1,5 g/j
Rifampicine 20 à 30 (deux prises/j) 20 à 30 mg/kg/j (deux prises/j)
Fosfomycine 200 100 à 200 mg/kg/j
Cotrimoxazole 6 (triméthoprime)/30 (sulfaméthoxazole) 1600 (triméthoprime)/320 (sulfaméthoxazole)
mg/j à
3200 (triméthoprime)/640 (sulfaméthoxazole)
mg/j
Le choix de l’antibiothérapie repose sur trois critères princi- de gravité locaux ou généraux. En l’absence de signe de gravité,
paux : le site de l’infection, les signes de gravité et la sensibilité de une antibiothérapie ciblée sur le staphylocoque (pénicilline M,
la souche à la méticilline. D’une façon générale, l’antibiothérapie céphalosporine de première génération, macrolide ou synergis-
antistaphylococcique repose sur une pénicilline M en cas de sen- tine) suffit généralement [3] . S. aureus peut être isolé dans les
sibilité à la méticilline, ou sur un glycopeptide en cas de résistance dermohypodermites bactériennes nécrosantes avec ou sans fas-
à la méticilline. Ce type d’antibiothérapie, dont le spectre étroit ciite nécrosante (DHBN-FN), le plus souvent dans le cadre d’une
n’inclut pas les bactéries à Gram négatif, doit être débuté d’une infection plurimicrobienne [4] . De ce fait, le consensus recom-
façon probabiliste en cas de forte suspicion d’infection staphylo- mande d’inclure S. aureus dans le spectre de l’antibiothérapie
coccique (en particulier en cas d’infection à point de départ cutané chez le toxicomane présentant une DHBN-FN, en plus du
telle une thrombophlébite sur cathéter veineux), ou en présence streptocoque, et préconise une bithérapie intraveineuse à base
de cocci Gram positif en amas à l’examen direct d’un prélèvement d’amoxicilline-acide clavulanique, pénicilline M, voire céphalo-
bactériologique. Quand l’antibiogramme n’est pas encore dispo- sporine de première génération ou glycopeptide, associé à la
nible, la présence d’un facteur de risque de méticillinorésistance gentamicine [4] .
(antécédent de portage ou d’infection par un staphylocoque résis-
tant à la méticilline, hospitalisation ou antibiothérapie récente,
dialyse chronique, vie en institution) justifie la prescription d’un
glycopeptide à la place d’une pénicilline M. En cas d’allergie aux
-lactamines, l’antibiothérapie repose en première intention sur
Endocardites
un glycopeptide. Il semble cependant que la vancomycine soit En cas d’endocardite sur valve native due à un staphylocoque
un peu moins active que les pénicillines M pour le traitement des sensible à la méticilline, le traitement repose sur la cloxacilline
infections à S. aureus sensible à la méticilline (SASM) [1, 2] . intraveineuse à la dose de 12 g/j en quatre à six doses pendant
Les associations d’antibiotiques antistaphylococciques ont quatre à six semaines, qui peut être associée à la gentamicine pen-
pour principaux buts d’augmenter la bactéricidie et de diminuer le dant les trois à cinq premiers jours [5, 6] . S’il s’agit d’une souche
risque de sélection de mutants résistants. En présence de signes de résistante à la méticilline ou, en cas d’allergie aux -lactamines,
gravité (instabilité hémodynamique, suspicion de foyer infectieux c’est la vancomycine qui doit être utilisée, associée à la genta-
à fort inoculum ou dans lequel la diffusion des antibiotiques est micine [5] . Bien que la téicoplanine ait l’autorisation de mise sur
limitée, telle une endocardite, une pneumopathie, une infection le marché (AMM) en France pour l’endocardite, son utilisation
ostéoarticulaire, une infection méningée), l’adjonction de gen- dans l’endocardite staphylococcique n’est pas recommandée au
tamicine à la pénicilline M intraveineuse ou au glycopeptide est Royaume-Uni, où elle est également commercialisée, du fait de
utilisée afin d’accélérer la bactéricidie au sein du foyer infectieux, l’important taux d’échecs constaté dans les premières années de
et de réduire la durée de la bactériémie et le risque de dissémi- son utilisation [7] . La phase initiale du traitement, correspondant
nation hématogène de l’infection. L’utilité de l’adjonction d’un à la dose de charge, doit être prolongée jusqu’à quatre jours, et
aminoside en cas de bactériémie sans aucun des signes de gravité la posologie quotidienne augmentée à 12 mg/kg. La daptomycine
sus-cités n’est pas démontrée. Cette situation nécessite néanmoins est recommandée au même titre que la vancomycine aux États-
l’administration intraveineuse de l’antibiothérapie. Unis pour les endocardites à S. aureus résistant à la méticilline
Les posologies des antibiotiques sont indiquées dans le (SARM) [8] .
Tableau 1. En cas d’endocardite sur prothèse valvulaire, la cloxacilline ou
la vancomycine – selon la sensibilité à la méticilline – est associée
Infections cutanées ou sous-cutanées pendant au moins six semaines à la rifampicine, du fait de son
efficacité sur les biofilms, et à la gentamicine pendant les deux pre-
La présence ou non de signes de gravité permet de guider le mières semaines de traitement [5] . L’indication chirurgicale prend
choix initial : antibiotiques oraux en l’absence de signes de gra- en compte principalement la présence de complications et d’une
vité ; voie intraveineuse et avis chirurgical en présence de signes prothèse valvulaire [5] .
la décontamination systématique (nasale, corporelle et oropha- [6] Gould FK, Denning DW, Elliott TS, Foweraker J, Perry JD, Prender-
ryngée) des patients détectés porteurs, notamment en chirurgie gast BD, et al. Guidelines for the diagnosis and antibiotic treatment
cardiaque [34, 35] . Le dépistage du portage nasal de SARM est recom- of endocarditis in adults: a report of the Working Party of the Bri-
mandé chez les patients opérés présentant un ou plusieurs facteurs tish Society for Antimicrobial Chemotherapy. J Antimicrob Chemother
de risque de portage de SARM, en particulier les antécédents de 2012;67:269–89.
portage de SARM, les patients venant de service ou structure à [7] Elliott TS, Foweraker J, Gould FK, Perry JD, Sandoe JA. Guidelines
forte prévalence de SARM ou présentant des plaies et lésions cuta- for the antibiotic treatment of endocarditis in adults: report of the Wor-
nées [34] . Si le patient est détecté porteur de SARM en préopératoire, king Party of the British Society for Antimicrobial Chemotherapy. J
l’antibioprophylaxie repose sur la vancomycine et les mesures Antimicrob Chemother 2004;54:971–81.
complémentaires de type « contact » seront prescrites ; la décon- [8] Liu C, Bayer A, Cosgrove SE, Daum RS, Fridkin SK, Gorwitz RJ,
tamination par mupirocine n’est pas indiquée dans ce cas. et al. Clinical practice guidelines by the Infectious Diseases Society
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fluoroquinolones, les céphalosporines de troisième génération et Infectious Diseases Society of America. Clin Infect Dis 2009;49:
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SARM à l’hôpital peut être diminuée en réduisant drastiquement [10] Baddour LM, Epstein AE, Erickson CC, Knight BP, Levison
la prescription hospitalière de fluoroquinolones, de céphalospo- ME, Lockhart PB, et al. Update on cardiovascular implantable
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dispositif médical particulier). [14] SPILF. Recommandations de pratique clinique. Infections ostéo-
• La résistance de S. aureus aux pénicillines M a diminué articulaires sur matériel (prothèse, implant, ostéosynthèse). 2008.
au cours des années 2000 dans les hôpitaux français ; la [15] SPILF. Recommandations pour la pratique clinique. Spondylodiscites
résistance des staphylocoques à coagulase négative à la infectieuses primitives et secondaires à un geste intra-discal sans mise
méticilline a augmenté. en place de matériel, 2008.
• La rifampicine est particulièrement utile dans les infec- [16] Grimprel E, Lorrot M, Haas H, Pinquier D, Parez N, Ferroni A, et al.
Osteoarticular infections: therapeutic proposals of the Paediatric Infec-
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• Le linézolide est une alternative intéressante dans la
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pneumonie nosocomiale et en cas de résistances multiples, [17] Spellberg B, Lipsky BA. Systemic antibiotic therapy for chronic osteo-
mais son utilisation au long cours est limitée du fait de sa myelitis in adults. Clin Infect Dis 2012;54:393–407.
toxicité. [18] American Thoracic Society, Infectious Diseases Society of Ame-
• Des molécules récemment développées (daptomycine, rica. Guidelines for the management of adults with hospital-acquired,
télavancine, ceftaroline) peuvent être utiles en recours. ventilator-associated, and healthcare-associated pneumonia. Am J Res-
• Les mesures d’hygiène sont primordiales pour éviter la pir Crit Care Med 2005;171:388–416.
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Toute référence à cet article doit porter la mention : Batard E, Boutoille D, Lepelletier D, Caillon J, Potel G. Thérapeutique des infections à staphylocoques.
EMC - Maladies infectieuses 2014;11(1):1-6 [Article 8-007-B-10].
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