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BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

ÉPREUVE D’ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

SESSION 2024

PHYSIQUE-CHIMIE

JOUR 1

DURÉE DE L’ÉPREUVE : 3 h 30

L’usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé.


L’usage de la calculatrice sans mémoire, « type collège » est autorisé.

Dès que ce sujet vous est remis, assurez-vous qu’il est complet.
Ce sujet comporte 13 pages numérotées de 1/13 à 13/13.
L’annexe page 13/13 est à rendre avec la copie.

24-PYCJ1JA1 Page 1/13


Exercice 1 – Ne jamais mélanger eau de Javel et acide
(9 points)
Dans un article en date du 25 avril 2023, l’agence nationale de sécurité sanitaire de
l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) alerte sur la recrudescence
d’accidents de particuliers ayant réalisé des mélanges à base d’eau de Javel et d’acides
pour fabriquer des produits de désherbage « faits maison ». Or, ces mélanges peuvent
provoquer des intoxications pouvant conduire à l’hospitalisation.
En mélangeant de l’eau de Javel et de l’acide chlorhydrique ménager, un étudiant a été
victime d’une telle intoxication. Heureusement, le dégagement gazeux a été nettement
moins important qu’il n’aurait dû l’être, ce qui a limité les effets de l’intoxication à de la toux
et de violents maux de tête.
La transformation chimique qui rend ce mélange si dangereux est étudiée dans la première
partie de l’exercice. Les deux parties suivantes visent à comprendre ce qui a diminué le
dégagement gazeux et ainsi limité la gravité de l’intoxication.

Partie A – Étude du dégagement de dichlore

L’acide chlorhydrique et l’eau de Javel sont deux produits couramment utilisés dans un
contexte ménager pour leurs propriétés complémentaires – détartrant pour l’un, antiseptique
pour l’autre. Il est donc tentant de vouloir les mélanger pour combiner ces propriétés.
Toutefois, cela est excessivement dangereux du fait d’un dégagement très rapide de gaz
dichlore (Cl2 ), un gaz vert, dense et très toxique. Par ailleurs, la transformation chimique
responsable de ce dégagement gazeux consomme les principes actifs de l’eau de Javel
(ions hypochlorite, ClO− ) et de l’acide chlorhydrique (ions oxonium, H3 O+ ), neutralisant les
propriétés antiseptiques et détartrantes.
L’eau de Javel est une solution basique contenant des ions hypochlorite (ClO− ), chlorure
(Cl− ), hydroxyde (HO− ) et sodium (Na+ ). L’ion hypochlorite est la base conjuguée de l’acide
hypochloreux (HClO).
Données :
 Le pH d’une eau de Javel est compris entre 11,5 et 12,5.
 La valeur du p𝐾𝐴 du couple acide-base HClO/ClO− est 7,5.

Q1- Représenter le diagramme de prédominance du couple HClO/ClO− .

Q2- Indiquer l’espèce du couple HClO/ClO− prédominante dans l’eau de Javel.

L’étudiant mentionné dans l’introduction a mélangé un litre d’eau de Javel avec un volume
identique d’acide chlorhydrique ménager (H3 O+ ; Cl− ). Avant le mélange, l’eau de Javel a
une concentration en ions hypochlorite 𝐶0 de 0,40 mol ⋅ L−1. Après le mélange, la solution
obtenue, que l’on note 𝑆m , a un pH voisin de 0.

Q3- Justifier que, dans la solution 𝑆m , les ions hypochlorite ont presque tous été
transformés en acide hypochloreux.

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En plus de ces propriétés acido-basiques, l’acide hypochloreux HClO et l’ion chlorure Cl−
forment également des couples oxydant-réducteur avec le dichlore Cl2 :

 L’acide hypochloreux est l’oxydant du couple HClO⁄Cl2 .

 L’ion chlorure est le réducteur du couple Cl2 ⁄Cl− .

Ces propriétés d’oxydo-réduction sont responsables de la formation de dichlore en milieu


acide.

Q4- Écrire les demi-équations redox des couples Cl2 ⁄Cl− et HClO⁄Cl2 (en milieu acide).

Q5- En déduire que l’équation globale de réaction des ions chlorure avec l’acide
hypochloreux est :
Cl− (aq) + HClO(aq) + H3 O+ (aq) ⇄ Cl2 (g) + 2 H2 O(ℓ)

Cette transformation d’oxydo-réduction n’est possible que dans un milieu fortement acide
(pH < 2), ce qui est le cas dans la solution 𝑆m obtenue par l’étudiant après avoir mélangé
l’eau de Javel et l’acide chlorhydrique ménager.

On considère que, juste après le mélange, les deux litres de la solution 𝑆m contiennent la
quantité de matière 𝑛HClO = 0,40 mol d’acide hypochloreux et que la transformation de
formation du dichlore débute : la solution commence donc à dégager du gaz dichlore très
toxique.

On souhaite évaluer le volume de dichlore théoriquement produit lors de ce mélange. Pour


cela, on admet que, dans les conditions décrites :
 La transformation de formation du dichlore est totale.
 L’acide hypochloreux est le réactif limitant.

Q6- Montrer que la valeur de la quantité de matière de dichlore 𝑛Cl2 théoriquement


produite par la transformation est 0,40 mol.

Q7- En utilisant le volume molaire du dichlore gazeux, en déduire la valeur du volume 𝑉Cl2
occupé par le gaz dichlore théoriquement produit par la transformation.
Donnée :
Volume molaire du dichlore gazeux sous une pression d’une atmosphère à une
température de 20 °C :
𝑉𝑚 (Cl2 (g)) = 24 L ⋅ mol−1

Même en extérieur, une telle quantité de gaz aurait pu avoir des conséquences
dramatiques. La quantité de gaz produite a néanmoins été beaucoup plus faible, limitant la
gravité de l’accident. Dans la suite, on recherche la cause de cette anomalie bienvenue.

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Partie B – État de conservation de l’acide chlorhydrique

La première piste est celle de la bouteille d’acide chlorhydrique utilisée. En effet, si sa


concentration est significativement inférieure à celle prévue, la consommation des ions
oxonium au cours de la production du dichlore est susceptible d’élever rapidement le pH
jusqu’à stopper la réaction redox.
L’acide chlorhydrique est une solution aqueuse obtenue par dissolution de chlorure
d’hydrogène gazeux HCl(g) dans l’eau. Le chlorure d’hydrogène étant un acide fort dans
l’eau, il se dissocie totalement pour former des ions oxonium H3 O+ (aq) et des ions chlorure
Cl− (aq). Le document 1 rassemble quelques informations sur la bouteille utilisée.

Document 1 – Informations sur la bouteille d’acide chlorhydrique utilisée


Masse molaire du chlorure d’hydrogène :
𝑀(HCl) = 36,5 g ⋅ mol−1
Titre massique en acide chlorhydrique de la solution :
masse HCl
𝑤= = 23 %
masse solution
Masse volumique de la solution commerciale :
𝜌 = 1120,0 g ⋅ L−1

Q8- Montrer que, d’après l’étiquette, la concentration en quantité de matière 𝐶a en ions


oxonium dans la solution commerciale devrait être d’environ 7 mol ⋅ L−1.

Pour vérifier expérimentalement la valeur de cette concentration, on réalise un titrage de


l’acide chlorhydrique par une solution de soude (Na+ (aq) + HO− (aq)) avec suivi pH-
métrique.

Q9- Écrire l’équation support du titrage entre l’ion oxonium et l’ion hydroxyde.

Pour réaliser le titrage, on utilise une solution de soude fraichement préparée de


concentration 𝐶b = 2,0 × 10−2 mol ⋅ L−1. Par ailleurs, on ne titre pas directement la solution
commerciale d’acide chlorhydrique. On prépare une solution S par dilution d’un facteur 500
de la solution commerciale et on titre un volume 𝑉S = 20,0 mL de la solution S.
On note 𝐶S la concentration en ions oxonium de la solution S.

Q10- Calculer le volume de solution commerciale à prélever pour préparer 1,0 L de


solution S.

Q11- Proposer un protocole pour préparer 1 L de solution S en précisant la verrerie utilisée


(nature et volume).

On prélève à la pipette jaugée le volume 𝑉S = 20,0 mL de la solution S et on réalise un titrage


avec suivi pH-métrique. Le document 2, page 5, rassemble les mesures de pH représentées
en fonction du volume 𝑉b de soude versée ; la dérivée dpH/d𝑉b est également représentée.

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Q12- Vérifier que la concentration en ions oxonium de la solution commerciale d’acide
chlorhydrique est bien celle estimée à la question Q8.
Pour répondre à cette question, le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter
la démarche suivie, même si elle n’a pas abouti. La démarche est évaluée et nécessite
d’être correctement présentée.

Document 2 – Évolution du 𝐩𝐇 et de sa dérivée en fonction de 𝑽𝐛 lors du titrage

pH dpH
d𝑉b

pH
dpH
d𝑉b

𝑉b (en mL)

Partie C – Conservation de l’eau de Javel

L’acide chlorhydrique ayant la concentration attendue, une autre origine possible de la faible
quantité de dichlore produite lors de l’accident est une dégradation de l’eau de Javel. En
effet, l’ion hypochlorite ClO− est fortement oxydant : cela lui confère ses propriétés
antiseptiques mais lui permet également de réagir avec l’eau. Cette réaction, très lente,
conduit à la dégradation progressive de l’eau de Javel.
L’action des ions hypochlorite sur l’eau est décrite par l’équation de réaction ci-dessous :
2 ClO− (aq) + 2 H2 O(ℓ) → 2 Cl− (aq) + O2 (g) + 2 H2 O(ℓ)
La bouteille d’eau de Javel utilisée par l’étudiant est une solution commerciale à 2,6 % en
chlore actif, ce qui correspond à une concentration en ions hypochlorite de valeur attendue
𝐶0 = 0,40 mol ⋅ L−1. La bouteille porte la mention « à conserver au frais ».
Le document 3, page 6, montre l’évolution au cours du temps de la concentration 𝐶 en ions
hypochlorite de trois solutions identiques à celle de l’étudiant, conservées dans des
conditions de températures différentes.

Q13- Définir le temps de demi-réaction et expliquer comment le mesurer dans le cas


particulier de la courbe « 30 °C » du document 3, page 6.

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Q14- En utilisant le temps de demi-réaction, caractériser l’influence de la température sur
la cinétique de la transformation étudiée en exploitant le document 3.

Q15- Justifier la recommandation « à conserver au frais ».

La bouteille d’eau de Javel utilisée par l’étudiant était ouverte depuis 18 mois et a été
conservée à une température de 20 °C.

Q16- Justifier que cela peut expliquer la faible quantité de gaz produite lors de l’accident.

Document 3 – Évolution de la concentration en ions hypochlorite de solutions d’eau


de Javel conservées à des températures différentes
𝐶 (mol ⋅ L−1 )
0,4

0,35

0,3 20 °C

0,25
30 °C
0,2
35 °C
0,15

0,1

0,05

0 𝑡 (jour)
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650 700

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Exercice 2 – Observation distante (6 points)
Par temps clair, il est possible d’apercevoir la crête de
l’Arcaja (nord de la Corse) depuis le massif du Mercantour
(sud de la France) alors qu’ils sont séparés d’environ
195 km.
Cet exercice étudie les conditions requises pour distinguer
les pales d’une éolienne située sur la crête de l’Arcaja
depuis le massif du Mercantour. Pour cela, on envisage
d’abord une observation à l’œil nu, puis avec une lunette
afocale.
Données :
 Distance entre le lieu d’observation et la crête de l’Arcaja : 𝐷 = 195 km
 Longueur d’une pale d’éolienne : 𝐿 = 44 m

Discernabilité à l’œil nu

Dans un premier temps, on s’intéresse à la possibilité de discerner les pales de l’éolienne à


l’œil nu.
La capacité à distinguer à l’œil nu des détails sur des objets éloignés est caractérisée par
le pouvoir séparateur de l’œil. Noté 𝜀 et exprimé en radian, ce pouvoir séparateur
correspond à l’angle minimal devant exister entre les rayons issus de deux objets A et B
lorsqu’ils atteignent l’œil d’un observateur éloigné pour qu’il puisse distinguer A et B. En
appelant 𝜃 l’angle entre ces rayons (voir le document 1), la règle est donc :
 Si 𝜃 > 𝜀, les points A et B sont perçus comme distincts (on perçoit l’extension de
l’objet AB).
 Si 𝜃 < 𝜀, les points A et B sont perçus comme un point unique.

Document 1 – Observation à l’œil nu d’un objet distant

𝜃
A
Œil

Données :
 Pouvoir séparateur de l’œil de l’observateur : 𝜀 = 3,0 × 10−4 rad
 Pour des angles très petits, exprimés en radian : tan 𝜃 ≈ 𝜃

Q1- Montrer que la valeur de l’angle 𝜃 lorsque l’observateur cherche à observer une pale
de l’éolienne à l’œil nu est 2,3 × 10−4 rad.

Q2- Indiquer si l’observateur parvient à discerner la pale de l’éolienne à l’œil nu.


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Recours à une lunette afocale

Pour mieux discerner des objets distants, une des méthodes les plus simples est d’utiliser
une lunette de visée, ou lunette afocale. Une telle lunette modifie le trajet des rayons issus
des points A et B de sorte qu’ils parviennent à l’œil de l’observateur sous un nouvel angle
𝜃′ plus grand que l’angle 𝜃 initial. On appelle « grossissement » de la lunette, noté 𝐺, le
rapport entre 𝜃′ et 𝜃 :
𝜃′
𝐺=
𝜃
Le critère pour pouvoir distinguer les détails d’un objet éloigné au travers de la lunette
afocale devient alors :
𝜃′ > 𝜀

L’observateur souhaite fabriquer une lunette afocale pour pouvoir discerner les pales de
l’éolienne. Pour cela, il a besoin de connaître la relation qui lie le grossissement de la lunette
aux grandeurs caractéristiques des éléments qui la constituent.
Il choisit de réaliser la lunette en utilisant deux lentilles convergentes L1 et L2 fixées à
l’extrémité de tubes pouvant coulisser l’un dans l’autre (voir document 2). La lentille L1 est
orientée vers l’objet distant que l’on veut observer et l’œil est positionné après la lentille L2 .

Document 2 – Schéma de la lunette astronomique artisanale (les graduations sont


en centimètres)

Objet
Œil
distant

Dans la suite, on étudie ce dispositif afin d’identifier comment positionner les lentilles pour
assembler une lunette afocale, puis de caractériser le grossissement de la lunette obtenue.
Pour mener cette étude, on s’appuie sur le schéma de l’ANNEXE À RENDRE AVEC LA
COPIE. Il s’agit d’un schéma de principe ; il n’est pas à l’échelle.
On note :
 F1 , F1′ , F2 et F2′ respectivement les foyers objets et images des lentilles L1 et L2 .
 𝑓1 ′ et 𝑓2 ′ les distances focales de ces lentilles.

Q3- Sur le schéma de l’ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE, associer aux lentilles les
termes d’objectif et d’oculaire.

Le principe d’une lunette afocale est de former l’image à l’infini d’un objet situé à l’infini.

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Q4- En expliquant le raisonnement suivi, indiquer comment doit être positionné le foyer
objet de l’oculaire par rapport au foyer image de l’objectif pour former une lunette
afocale.

Q5- Placer sur le schéma de l’ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE les foyers F2 et F2′
de la lentille L2 .

Q6- En déduire l’expression de la distance 𝑑 = O1 O2 devant séparer les lentilles L1 et L2 ,


en fonction de 𝑓1 ′ et 𝑓2 ′, pour que la lunette soit afocale.

Pour déterminer l’expression du grossissement, on doit étudier le trajet de rayons provenant


d’un point B lointain et hors axe optique.

Q7- Sur le schéma de l’ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE, tracer la marche des
deux rayons lumineux issus du point B lointain au travers de la lunette, en faisant
apparaitre l’image intermédiaire A1 B1 qui se forme dans la lunette.

Q8- Sur le schéma de l’ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE, positionner les angles 𝜃
et 𝜃′.

Q9- En exploitant le schéma obtenu, montrer que le grossissement 𝐺 peut être exprimé
en fonction des distances focales des lentilles par la relation :
𝑓1′
𝐺=
𝑓2′
Pour assembler la lunette, l’observateur dispose d’un ensemble de lentilles dont les
distances focales sont listées ci-dessous.

Données :
 Distances focales des lentilles disponibles :
5,0 cm ; 10,0 cm ; 12,5 cm ; 20,0 cm ; 30,0 cm.
 Distance entre le lieu d’observation et la crête de l’Arcaja : 𝐷 = 195 km
 Longueur d’une pale d’éolienne : 𝐿 = 44 m
 Pouvoir séparateur de l’œil de l’observateur : 𝜀 = 3,0 × 10−4 rad

Important - critère d’observation :

On fixe comme critère que l’observateur pourra distinguer les pales « confortablement » si
l’angle 𝜃 ′ est au moins quatre fois plus grand que le pouvoir séparateur de l’œil nu.

Q10- Proposer un choix de lentilles pour l’objectif et l’oculaire permettant à l’observateur


de distinguer confortablement les pales de l’éolienne.
Pour répondre à cette question, le candidat est invité à prendre des initiatives et à présenter
la démarche suivie même si elle n’a pas abouti. La démarche est évaluée et doit être
correctement présentée.

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Exercice 3 – Au bonheur des hippocampes (5 points)
La conservation d’hippocampes en aquarium est généralement très difficile et réservée aux
aquariophiles expérimentés. En effet, ces espèces sont souvent très fragiles, ont un régime
alimentaire complexe et sont très sensibles aux variations de températures. Par exemple,
l’hippocampe pygmée de Denise, originaire des eaux tropicales de l’océan Pacifique, vit
dans des eaux salées dont la température doit rester comprise entre 24 et 28 °C.
Dans cet exercice, on s’intéresse à la régulation de la température d’un aquarium dont on
voudrait qu’il puisse accueillir des hippocampes pygmées.
L’aquarium étudié est décrit dans le document 1 ci-dessous. Il est fermé par un couvercle.
Ses parois latérales et son couvercle sont en plexiglass, un matériau plastique. Il est placé
dans une pièce dont l’air ambiant est à une température constante de 20 °C. Cette
température est sensiblement plus basse que celle de 26 °C souhaitée pour l’eau de
l’aquarium.

Document 1 – Description de l’aquarium


 Hauteur : 𝐻 = 0,40 m 𝐻
 Largeur : 𝐿 = 0,60 m
 Profondeur : 𝑃 = 0,40 m
 Parois en plexiglass (PMMA) : 𝑃
o Épaisseur : 𝑒paroi = 8,0 mm = 8,0 × 10−3 m 𝐿
o Conductivité thermique : 𝜆PMMA = 0,17 W ⋅ m−1 ⋅ °C−1
 Température souhaitée pour l’eau de l’aquarium : 𝜃eau = 26 °C
 Température de l’air ambiant : 𝜃air = 20 °C (supposée constante)

Afin de stabiliser la température de l’eau, un système de chauffage électrique est introduit.


Il est combiné à un dispositif de circulation d’eau pour avoir une température de l’eau
uniforme dans l’aquarium.
Dans un premier temps, on souhaite déterminer la puissance que doit fournir ce système
de chauffage électrique pour maintenir la température de l’eau. Pour cela, il est nécessaire
d’estimer les pertes thermiques que le système de chauffage doit permettre de compenser.
On considère que les pertes thermiques se font principalement au travers des parois de
l’aquarium.

Q1- Nommer les trois modes de transfert thermique pouvant contribuer au


refroidissement de l’eau de l’aquarium.

Q2- Indiquer la température la plus basse que l’eau de l’aquarium est susceptible
d’atteindre en l’absence de chauffage. Expliquer le raisonnement.

Dans la suite de l’exercice, on étudie plus particulièrement la contribution de la conduction


thermique au travers des parois et du couvercle de l’aquarium.
À cet effet, on rappelle quelques lois dont on admet qu’elles sont valides dans la situation
étudiée :

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 Puissance thermique de conduction Φ (exprimée en watt) au travers d’une paroi de
résistance 𝑅th soumise à une différence de température Δ𝜃 :
Δ𝜃
Φ=
𝑅th
 Résistance thermique 𝑅th d’un ensemble de parois d’épaisseur 𝑒, et de surface totale
𝑆𝑇 , réalisée dans un même matériau de conductivité thermique 𝜆 :
𝑒
𝑅th =
𝑆𝑇 ⋅ 𝜆
Par ailleurs, on considère que la conduction thermique se fait exclusivement par les parois
latérales et le couvercle (la surface en contact avec la table ne contribue pas).

Q3- Montrer que la résistance thermique totale de l’aquarium, notée 𝑅th , a une valeur
proche de 4,6 × 10−2 °C ⋅ W −1 .

Dans la suite de l’exercice, on utilisera : 𝑅th = 4,6 × 10−2 °C ∙ W −1

Q4- En déduire que la puissance thermique 𝑃th que le système de chauffage doit apporter
à l’eau de l’aquarium pour maintenir la température a pour valeur 𝑃th = 130 W.

Pendant la journée, en particulier en période estivale, on envisage de chauffer l’aquarium


avec le rayonnement du Soleil en plaçant l’aquarium devant une fenêtre bien exposée. Cela
permettrait de ne pas utiliser le système de chauffage électrique.
Dans les conditions décrites, par une belle journée d’été, on peut estimer la puissance
thermique d’origine solaire absorbée par l’eau de l’aquarium à environ 𝑃S = 30 W.

Q5- Avec cet apport énergétique (le système de chauffage étant éteint), indiquer
qualitativement comment va évoluer la température de l’eau au cours de la journée.

Afin de préciser l’évolution de la température au cours de la journée, on réalise une étude


dynamique. Grâce au dispositif de circulation d’eau, on suppose que la température de l’eau
dans l’aquarium est la même partout. On note 𝜃(𝑡) cette température.

À l’instant 𝑡 = 0 :
 L’eau de l’aquarium est à la température 𝜃0 : 𝜃(𝑡 = 0) = 𝜃0 = 26 °C.
 On place l’aquarium au Soleil. Il reçoit la puissance de rayonnement 𝑃S = 30 W.
 On coupe le système de chauffage électrique.
Par ailleurs, on suppose que la pièce dans laquelle se trouve l’aquarium est bien isolée et
régulée en température, ce qui permet de supposer que la température de l’air ambiant est
constante et égale à 𝜃air = 20 °C.
On note 𝑚 la masse d’eau de mer dans l’aquarium et 𝑐 la capacité thermique de cette eau.

Q6- Lister les puissances thermiques échangées par le système avec son environnement
à l’instant 𝑡. Pour chaque puissance, préciser si elle est reçue ou perdue, et avec
quel autre système elle est échangée.

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En utilisant le premier principe de la thermodynamique appliqué à l’eau de l’aquarium, on
établit l’équation dynamique du système :
d𝜃(𝑡) 𝜃(𝑡) 𝜃air
𝑚⋅𝑐⋅ + = + 𝑃𝑆
d𝑡 𝑅th 𝑅th
En tenant compte de la condition initiale, la solution de cette équation s’écrit :
𝑡 𝑡
𝜃(𝑡) = 𝜃0 𝑒 −𝜏 + (𝜃air + 𝑅th ⋅ 𝑃𝑆 ) (1 − 𝑒 −𝜏 ) avec 𝜏 = 𝑚 ⋅ 𝑐 ⋅ 𝑅th

Données :
𝑚 = 100 kg ; 𝑐 = 3 930 J ⋅ kg −1 ⋅ °C−1 ; 𝜃air = 20 °C ; 𝑃𝑆 = 30 W ; 𝑅th = 0,046 °C ⋅ W −1 .

Q7- Le temps 𝜏 est le temps caractéristique d’évolution du système. Estimer sa valeur.

Q8- Déterminer la valeur de la température finale 𝜃𝑓 vers laquelle tend la température de


l’aquarium si on attend suffisamment longtemps.

On rappelle que la température initiale de l’aquarium est 𝜃0 = 26 °C.

Q9- Discuter la faisabilité d’utiliser uniquement le Soleil pour maintenir la température de


l’aquarium entre 24 et 28 °C dans la journée.

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ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE
Exercice 2 – Schéma de la lunette afocale
Indiquer la fonction de chaque lentille (objectif ou oculaire) dans les cadres sous les lentilles.

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