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Le texte de cet ouvrage est à l’origine une thèse de doctorat soutenue à l’université de
Sousse (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines) le 21 février 2017 et dirigée par le
professeur Lotfi Naddari. Depuis la soutenance, maintes publications en rapport avec le sujet
sont parues. Sans prétendre l’exhaustivité, j’ai tenté de réactualiser le dossier épigraphique en
insérant des inscriptions nouvelles et en mettant à jour le texte de la synthèse. Nous avons pris
en considération les conseils des membres du jury et les résultats des recherches récentes.
Ce livre n’aurait pu aboutir sans l’aide précieuse de nombreux chercheurs, collègues et
amis.
Ma gratitude va en premier lieu au professeur Lotfi Naddari qui a accepté de relire et
de reviser cet ouvrage. Il m’est un agréable devoir de lui adresser tout spécialement mes
remerciements les plus sincères pour sa générosité et pour ses orientations. Il n’a jamais
manqué de me soutenir, de me conseiller et de me faire des critiques constructives.
Ma profonde gratitude est adressée également aux professeurs Ahmed M’charek et
Abdellatif Mrabet pour leurs encouragements et leurs conseils. Qu’il me soit permis de leur
renouveler ici l’expression de mon profond respect pour leurs corrections, leurs orientations et
leurs disponibilités inlassables.
J’adresse mes vives reconnaissances au professeur Mireille Corbier et à notre regretté
Christine Hamdoune pour leur appui et leur encouragement inestimable.
Mes remerciements s’adressent aussi à Zouhaier Noumi, Ridha Kaabia et Slah Selmi
pour leurs précieux conseils et leurs relectures. Ils ont apporté nombre de conseils et de
corrections à ce travail.
Il m’est un agréable devoir que d’exprimer ma profonde reconnaissance au directeur
de l’Institut Supérieur des Sciences Humaines, Université de Jendouba, Naceur Seddiki pour
son aide et sa générosité désintéressée.
Toute ma gratitude est adressée à Mr. Ridha Ben Rjab, chef du département d’histoire
à l’Institut Supérieur des Sciences Humaines, Université de Jendouba, pour ses
encouragements.
1
Mes remerciements vont également à tous les membres de mon laboratoire d’adhésion
Occupation du sol, peuplement et modes de vie dans le Maghreb antique et Médiéval à la
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Université de Sousse.
Qu’il me soit permis d’adresser mes remerciements et d’exprimer mon amitié
déférente à mes amis et à mes collègues du département d’histoire à la FLSH de Sousse et à
l’ISSH de Jendouba.
Mes remerciements les plus cordiaux et les plus affectueux vont enfin à mes parents
qui m’ont, sans cesse, appuyée et m’ont fourni les conditions favorables. J’addresse mes
remerciements cordiaux tout spécialement à ma femme Marwa pour sa patience. Quant à mes
chères filles Yesmine et Mayssen, elles ont été le réacteur de cette recherche. Que mes frères
et mes sœurs trouvent ici l’expression de ma profonde reconnaissance. Que tous trouvent dans
ces remerciements le témoignage de ma profonde gratitude.
2
I. Introduction générale
3
1. Aperçu historiographique
L’intérêt à l’histoire et à l’archéologie antique remonte au début du « protectorat »
français en Tunisie, même s’il y a quelques tentatives isolées qui ont précédé le XVIII ème
siècle. Après cette époque, nous soulignons la naissance d’une génération d’amateurs comme
V. Guérin et le père Delattre. Parallèlement à l’occupation militaire, des jeunes chercheurs ont
accompagné l’armée pour réaliser des études exploratrices et des inventaires archéologiques.
D’autres opérations de prospections ont été réalisées par les brigades topographiques de
l’armée. Des jeunes chercheurs français naissent à ce moment, comme R. Cagnat qui a fait un
voyage archéologique en Tunisie, publié en 1894. L’Ecole Française de Rome a aussi désigné
des chercheurs comme J. Toutain, J. Carcopino et A. Merlin, qui ont visité et parcouru le
pays. D’autres grands chercheurs ont aussi visité et exploré le pays, à l’exemple de Ch. Dhiel
et P. Gauckler.
Ce qui nous intéresse pour notre propos, c’est de proposer l’établissement d’un bilan
sur les premières étapes des écritures pour la connaissance des aspects socioculturels et de
l’histoire antique des Steppes tunisiennes et ses abords telliens. Certes, nous nous intéressons
aux travaux des premiers voyageurs et des brigades topographiques qui ont inclus plusieurs
données dans leurs récits sur cette région et qui ont pesé leur poids sur l’écriture. S’ajoutent,
leurs rôles dans les investigations archéologiques et historiques pour le recensement des
ruines.
Par conséquent, leurs missions d’explorations et d’établissements des « cartes d’Etat-
major », nous ont servies comme support pour les recherches récentes et pour la réalisation
des atlas archéologiques. Les officiers de ces brigades topographiques ont devenu des acteurs
de premier plan dans l’écriture de l’histoire des Steppes tunisiennes.
Toutefois, les « voyageurs militaires » n’ont pas pratiqué dans leur écriture aucune
sélection dans la collecte des informations. Ils mettaient souvent à profit leurs recherches pour
reconnaître le terrain d’un point de vue strictement militaire. Ainsi, les missions
(archéologiques, historiques et géographiques) des officiers s’organisaient souvent pour des
raisons idéologiques (coloniales).
4
Dans cette étude, nous nous focalisons sur les intentions premières et les curiosités
intellectuelles de ces voyageurs et ces amateurs militaires pour la découverte de cette région
intérieure de la Byzacène occidentale. Nous allons mettre l’accent sur ce que le hasard mettait
sur leur route pour l’écrire, l’interpréter et le transmettre sans préjugé pour élaborer l’histoire
ancienne et démontrer les aspects socioculturels de la Byzacène occidentale.
Leurs travaux s’accompagnent des écritures des intervenants ordinaires,
essentiellement les curieux qui se prirent d’intérêt pour les monuments et les vestiges
archéologiques. Dans le même ordre d’idées, nous essayerons de jeter un coup d’œil sur
l’exploration des militaires, des colons, des curieux et des administrateurs qui marquaient
durablement les écritures antérieures sur les Steppes, dont plusieurs sites ruraux passèrent
souvent inaperçus des écritures propres à l’Afrique du nord antique.
L’apport des militaires et des voyageurs est certainement important du point de vue
archéologique, car la description des sites et des monuments sont des témoignages pour les
écrits antérieurs. Pour notre propos, il ne s’agit pas de dresser une liste exhaustive des
militaires, des voyageurs et des curieux qui ont visité la Byzacène intérieure, mais plutôt de
démontrer l’impact de leurs récits sur l’écriture de l’histoire antique des Steppes. Nous
tenterons de revenir sur l’évolution de l’écriture à différents moments : précoloniale, coloniale
et postcoloniale, sur les travaux du service des Antiquités et sur la production scientifique de
chaque période (corpus, atlas, revues, ouvrages, monographies, articles…).
Notre objectif consiste également à chercher dans les récits de ces militaires et ces
voyageurs, poussés par la quête du savoir, les témoignages de leurs enquêtes et leurs
perceptions qui recèlent des informations multiples sur les aspects socioculturels.
En fait, la très riche collecte des données grâce aux voyageurs est remarquable : au
niveau de la démarche et au niveau du savoir. C’est pourquoi les informations recueillies nous
permettrons de mieux comprendre comment s’est formé le savoir de l’écriture historique,
archéologique et géographique dans la région occidentale de la Byzacène.
Cette recherche se propose d’établir un bilan sur les aspects socioculturels. Sujet qui
n’a pas été encore traité par les chercheurs antiquisants qui s’intéressent à l’étude de l’histoire
de cette région. Dans ce domaine, les Steppes tunisiennes nous paraissent un terrain de
réflexion favorable. Certains voyageurs, essentiellement français, ont inclus dans leurs récits
des informations sur l’histoire antique des Steppes tunisiennes même avant l’établissement du
« protectorat » en 1881.
5
Mais il n’est pas vain de rappeler que cette étape d’écriture de l’histoire antique
n’échappait pas au contexte belliqueux, militaire et aux enjeux politiques et idéologiques
coloniales, car cette écriture peut aussi bien s’inscrire dans le cadre de l’héritage de l’Empire
romain.
L’histoire antique des Steppes tunisiennes n’est que partiellement retracée par les
sources littéraires. Salluste, évoque des Gétules qui étaient des auxiliaires de Marius. Il nous
renseigne sur l’oppidum magnum atque opdentum de Thala1 et sur l’oppidum magnum atque
ualens de Capsa2. Cette dernière a été habitée par les Capsitani, désignées parmi les nationes
d’Africa par Pline l’Ancien. Tacite nous renseigne sur le praesidium cui Thala nomen et sur
l’histoire de l’Afrique à l’époque de l’empereur Tibère, lors de son récit sur la guerre de
Tacfarinas. Puis, Pline prend le relais concernant l’emplacement des Musunii Regiani parmi
les nationes situés entre le fleuve Ampsaga et la Cyrénaïque3. S’ajoute, d’autres sources
datant du début du Ve siècle apr. J.-C. comme les Actes de la conférence de Carthage de 411
et l’Historia persecutionis de Vicor de Vita4.
Citons également le texte législatif de nundinis saltus Beguensis in territorio Caseni
qui remonte à l’année 138 apr. J.-C. et l’étude du mausolée des Flauii de Cillium. L’écriture
qui se rapporte à l’épigraphie latine synchronisait avec l’intervention militaire, puisque les
missions scientifiques étaient confiées à des chercheurs de renom et qui avait pour fin
essentiel la collecte des inscriptions. Ces recherches plus organisées, se succèdent par la mise
en place d’un Service des Antiquités et d’un cadre juridique qui organise les recherches
archéologiques, l’ouverture des chantiers de fouilles et la fondation du Musée Alaoui (devenu
après le Musée national du Bardo).
Mais il y a malheureusement un silence de l’épigraphie et surtout de l’archéologie sur
plusieurs zones de la Byzacène occidentale qui n’ont pas été jusqu’à aujourd’hui prospectées
et fouillées. De même, il y a un hiatus des séquences historiques pendant l’Antiquité. Pour
ainsi dire, les écrits qui concernent les débuts du Haut-Empire dans les Steppes tunisiennes
sont presque absents suite au problème crucial des sources littéaraires.
1 Salluste, LXXV.
2 Salluste, LXXXIX, 6; XCII, 3 et 4.
3 Pline l’Ancien, V, 30.
4 Éd. S. Lancel, CUF, Paris, 2000.
6
Dans les Steppes tunisiennes, nous remarquons que les brigades ont emprunté souvent
le chemin de fer et les itinéraires antiques pour donner des relevées. Leurs rapports ont
dévoilé des dizaines d’inscriptions souvent reproduites fidèlement.
L’écriture de l’histoire des Steppes tunisiennes commence également par les
découvertes épigraphiques, le déchiffrement, la traduction et le replacement des inscriptions
dans leur contexte géo-historique. Mais certaines inscriptions sont fragmentaires, effacées ou
mutilées.
La première phase de l’écriture synchronise avec la chronologie des découvertes qui
commencent au XIXe et au début du XXe siècle. Cette période « est caractérisée par
l'omniprésence de l'armée, facteur qui marquera durablement l'histoire ancienne de l'Afrique
du nord. L'armée a pesé d'un poids considérable dans ce domaine intellectuel, pour plusieurs
motifs »5. Cette dernière était la première structure institutionnelle installée au pays et qui a
pris conscience des vestiges. Le travail de l’armée et des brigades topographiques consiste à
découvrir, à noter et souvent à fouiller éventuellement les sites. Parmi les premiers manuels
archéologiques et qui a été réédités en 1929 pour des raisons militaires, nous citons :
Instructions pour les recherches des antiquités dans le Nord de l'Afrique. Conseils aux
archéologues et aux voyageurs6. Rappelons que ce manuel a été publié en 1890 par le Service
Géographique des Armées. Les militaires étaient à l’origine de l’apparition de nombreuses
sociétés savantes et qui participaient à la progression de la connaissance de l’histoire antique
comme le colonel Baradez. En ce sens, le travail des officiers et des sous-officiers devenait
plus organisé grâce aux missions des brigades topographiques qui ont repéré l’emplacement
des sites et des ruines antiques. Le travail de ces brigades consiste à parcourir les Steppes
tunisiennes dans des missions d’explorations pour l’exécution des feuilles dites après « cartes
d’État-Major » et qui ont servi pour l’élaboration des atlas archéologiques. Sans écarter le
rôle fondamental des amateurs ecclésiastiques, des curieux et des diplomates dans l’écriture
de l’histoire antiques des Steppes tunisiennes.
7
L’un des fameux diplomates qui mérite une attention particulière, Ch. Tissot qui se
prit d’intérêt pour les vestiges archéologiques et épigraphiques et qui a accompli son œuvre
fondamentale Exploration scientifique de la Tunisie. Géographie comparée de la province
romaine d’Afrique, parue entre 1884-1888, en trois volumes avec un Atlas de la province
romaine d'Afrique pour servir à l'ouvrage de M. Ch. Tissot dressé d'après les cartes du dépôt
de la guerre et une introduction faite par S. Reinach7.
Nous mentionnons également la thèse de R. Cagnat qui porte sur L'armée romaine
d'Afrique et l'occupation militaire qui a été publié pour la première fois en 1892, dont laquelle
l’auteur met l’accent sur la préoccupation de l’histoire dans l’Antiquité et sur l’action de
l’armée. À cela s’ajoute, les rubriques des publications récentes sur nombreuses sujets et
thèmes de recherches mentionnés dans la Bibliographie Analytique de l’Afrique antique et
dont nous trouvons des écrits qui intéressent la région d’étude. Notons aussi l’exemple de la
prospection régionale dans l’antique région de Cillium, faite par R. B. Hitchner entre 1982-
19868. Nous rappelons également le rôle de la documentation archivistique des capitales
impériales et provinciales à l’exemple de la loi d’Honorius datant du 20 février 422 apr. J.-C.
qui se rapporte aux terres soumises ou exemptées des taxes sous le Bas-Empire.
Nous évoquons aussi les rapports extraits des Archives des missions scientifiques et
littéraires qui nous renseignent sur les inspections des découvertes archéologiques et
épigraphiques menées par les voyageurs. Ainsi que le voyage dans les régences de Tunis et
d’Alger de Jean-André Peyssonnel (1694-1759), qui remonte aux années 1724-1725 et dont
nous trouvons quelques indices sur l’histoire antique des Steppes tunisiennes. Nous
mentionnons le travail d’Edmond Pellissier de Reynaud (1798-1858), un militaire et
diplomate français. Il était consul à Sousse entre 1843-1848. Le travail de Charles-Felix
Monchicourt (1873-1937), nommé au début de sa carrière contrôleur civil stagiaire à Maktar,
et promu en 1908 contrôleur civil de Kairouan pour 10 ans. Il a rendu service aux colons
français à Thala et facilita les opérations de ravitaillement pendant la première guerre
mondiale. Sa première étude qui remonte à l’année 1901 est parue dans les Annales de
géographie et s’est consacrée à Maktar.
8
Comme nous l’avons mentionné, l’opération des brigades topographiques commence
par la préparation de l’Atlas archéologique de Tunisie qui a recensé au début 60 feuilles aux
1/50.000 et 17 feuilles au 1/100.000. La publication de ces cartes s’est accompagnée de
notices sommaires.
Les signes, RR pour les Ruines Romaines, RM pour les Ruines Mégalithiques et RA
pour les Ruines Arabes, mentionnés par les brigades se considèrent des écritures qualifiées de
l’armée française.
Nonobstant, l’Atlas se heurte de quelques imperfections, car dans les Steppes
tunisiennes par exemple, ces signes peuvent cacher la continuité de l’héritage libyco-numide
sur un même site. De même, les notices sont très réduites. Il n’est pas vain de rappeler dans ce
cadre que R. Cagnat était une source fondamentale pour la réalisation de l’Atlas
archéologique de Tunisie (AAT) et l’établissement de l’écriture de l’histoire romaine de la
région d’étude.
La Byzacène occidentale et ses abords telliens sont restés souvent en dehors des
préoccupations des historiens et des archéologues pour plusieurs décennies. En fait, ces
travaux minimes des premiers voyageurs, explorateurs et brigades topographiques ont
commencé depuis le XVIIIème siècle. Ceux-ci, ont ouvert la voie aux recherches ultérieures et
ont partiellement éveillé la curiosité des historiens et des archéologues tunisiens. Parmi ces
thèmes, nous évoquons les études qui s’intéressent à la géographie historique et à l’occupation
du sol. Ces recherches ont donné des résultats importants et des nouvelles lectures sur la
géograpgie historique, l’occupation du sol, le peuplement et les modes de vie. L’épigraphie a
constitué aussi une matière fondamentale pour plusieurs études portant sur la vie municipale,
le statut juridique, la vie socioculturelle des localités antiques. Dans ce cadre, nous
mentionnons plusieurs découvertes en matière d’archéologie et d’épigraphie. Plusieurs
colloques et recherches postérieures étaient une occasion pour les chercheurs et les
universitaires d’étudier les aspects des centres urbains et des centres ruraux de la Byzacène
occidentale. De même, nous rappelons des recherches en matière d’archéologie et de
prospection au sein de la Carte Nationale des Sites Archéologiques et des Monuments
Historiques.
9
Dans cet état de recherche, nous avons tenté de revenir sur quelques travaux
concernant les différentes régions du secteur d’étude. Cependant, d’autres travaux relatifs à la
géographie historique, à la société, à l’économie et à l’administration de la Byzacène méritent
d’être mentionnés.
Dans la continuité de ces recherches en histoire ancienne se présente notre travail, car
aucune recherche synthétique n’a été menée sur les aspects religieux, culturels et sociaux de la
Byzacène occidentale et ses abords telliens. Ce travail est un essai pour comprendre le
phénomène de la romanisation sur ces différents aspects et étapes sous le Haut-Empire romain
à partir de l’épigraphie païenne.
2. Le Corpus épigraphique
L’épigraphie constitue notre intitiale source de réflexion malgré souvent
l’éparpillement des documents épigraphiques qui invite à la vigilance au niveau de
l’interprétation des inscriptions dans leur contexte géo-historique. Le catalogue épigraphique
relatif à cette région se compose d’un corpus de plus de 500 textes, répartis comme suit : des
dédicaces religieuses, des ex-voto et d’une très grande masse d’épitaphes. Ces documents
épigraphiques sont inventoriés dans les principaux recueils épigraphiques (CIL VIII, ILAfr. et
ILTun…), découverts depuis la fin du XIXème et le début du XXème siècle dans les différents
sites et des les ouvrages et les articles postérieurs.
Ce dossier épigraphique concerne toutes les inscriptions religieuses, les épitaphes et
les carmina epigraphica. L’épigraphie réunie nous permettra d’expliquer toutes les
manifestations des cultes rendus aux divinités, tous les mouvements du syncrétisme religieux
et du culte impérial. Notre recherche nécessite un répertoire qui regroupe toutes les
inscriptions païennes versifiées pour mettre l’accent sur la romanisation culturelle et
linguistique. Nous nous appuierons également sur les inscriptions funéraires pour étudier les
aspects de la romanisation sociale à partir de l’onomastique. Même s’il s’agit surtout
d’épitaphes, ce genre « banal » de monuments nous apporte des données intéressantes sur le
dynamisme de la population. L’importance de l’épigraphie dans la relecture de la géographie
historique, la promotion institutionnelle et juridique des cités des Steppes est inévitable. Elle a
fourni des réponses à plusieurs questions qu’on se pose concernant l’identification des cités
de la Byzacène occidentale et ses abords telliens.
10
3. Géographie de la région d’étude
Dans cette partie introductive, nous trouvons essentiel d’étudier les caractéristiques
géographiques du secteur d’étude. La Steppe est un mot qui définit la région des grandes
plaines herbeuses. J. Despois et R. Raynal voient dans la Steppe de la Tunisie orientale une
région de transition bioclimatique ou "subaride" entre la Méditerranée et le désert9. Le relief
est non continu ; sa monotonie est accentuée à cause de la fragilité du couvert végétal. La
nébulosité et les précipitations restent moins fortes que le Sahel et le Tell. Pendant l’été, la
nébulosité à l’intérieur du pays est légèrement forte à celle du littoral, à l’exemple des
précipitations de Thala10. Dans cette cité la pluviométrie atteint plus de 450 mm en
moyenne11.
La Basse Steppe avec ses collines légères et ses cuvettes étendues à un climat moins
continental12. Le secteur d’étude est d’un paysage à caractère xérophile dans sa totalité. Il
contient un sol teint clair et ocre. Le passage végétal d’une végétation méditerranéenne à une
végétation continentale se fait depuis la région sud d’oued Marguellil et la région d’El
Houareb qui représente une zone de transition entre la Basse et la Haute Steppe. Cette
végétation se continue dans le jbel Touila, Khanguet Guidim, aux abords d’oued Zeroud et
Jbel Echrahil qui domine la ville de Sidi Ali Ben Nasr Allah.
Aujourd'hui, nous trouvons seulement quelques îlots de jujubiers dans la Basse
Steppe13. Par contre, la Haute Steppe était couverte d’alfa et d’armoises avec un climat
continental. Les montagnes les plus élevées de la Haute Steppe sont Jbel Chaambi, Jbel
Semmama et Jbel Selloum. La Basse Steppe représente la région des plaines et des collines
qui peuvent dépasser 200 m d’altitude. La chaîne montagneuse de Touila (533 m), Nara (698
m), Sidi Khlif plus à l’est et Cherahil (644 m) et plus au sud jbel Khechem (653 m), jbel
Goubrar et jbel Bou Dinar, font une limite orographique entre les deux Steppes, la dépression
d’El Oueslatia y comprise14.
11
La Haute Steppe représente, avec son climat semi-aride, une zone de transition pour
aboutir aux régions désertiques. Elle constitue la partie occidentale de la Byzacène qui s’étend
de la Dorsale au nord aux monts de Gafsa dans la région méridionale 15. De ce côté, la bande
de consignation militaire du limes était un territoire de transition bioclimatique où s’opère le
passage des Steppes au désert, c’est-à-dire aux environs de la région de Gafsa. Cette localité
avait une pluviométrie semblable à celle de la région des oasis mais elle appartient à la Haute
Steppe grâce à la nature du sol et du relief 16. C’est pourquoi, P. Trousset mentionne que « les
chaînons vigoureux d’orientation est-ouest qui passent à la latitude de Gafsa (Capsa) fixent
une limite indiscutable avec les Hautes Steppes de la Byzacène »17.
La ville de Kairouan est considérée comme ville "phare" ou zone de transition entre
les Steppes intérieures d’alfa et les Steppes à pâture18. Cette région est limitée à l’est par
Sebkhet Sidi el Hani, Sebkeht el Kelbia et Sebkhet Chrita. Au nord-ouest, à l’ouest et au sud,
la limite est plutôt orographique dont nous trouvons des montagnes d’altitude moyenne
allante de 200 m à 400 m. Les points culminants de cette chaîne orographique sont Jbel Serj,
Jbel Ousselat, Jbel Trozza et Jbel Chrichira. Oued Zeroud, oued Marguellil et oued Nebhana
représentent les hydronymes les plus importants du "Kairouanais". Autour de la région
kairouanaise nous trouvons des terrains de parcours vastes et des plaines accidentées par des
buttes. En effet, cette lecture géographique permettra de comprendre la géographie de sa
romanisation et explique l’intégration de Rome, soit dans les plaines, soit autour des massifs
montagneux19.
12
4. Essai de délimitation
Le début de ce travail se heurte à un problème majeur, celui de la définition précise de
l’espace géographique en question, car la Byzacène occidentale et ses abords telliens, n’a pas
constitué une unité administrative qui peut servir d’une base territoriale. Ce problème se
complique essentiellement à cause de la remise en question de ces deux concepts
« Byzacène » et « Steppes ». Qu’est ce que la Byzacène occidentale ? S’agit-il de la Byzacène
« intérieure », « extérieure », ou « steppique » ? Mais pour ces différents concepts, la question
qui se pose par rapport à quoi ? Plutôt par rapport à quelle autre entité géo-historique
adjacente ? Sans avoir poussé ce « faux problème » trop loins, à notre avis, cette notion
semble évoluer dans l’espace et dans le temps. C’est une création qui s’applique sur un cadre
géo-social qui a beaucoup changé depuis l’époque impériale. Nous allons donc étudier les
aspects socioculturels dans cette grande partie des Steppes tunisiennes et ses abords telliens,
en dépit de toutes ces intérrogations des frontières un peu changeantes, ouvertes et plus ou
moins floues. Nous nous focalisons sur la cartographie de la découverte épigraphique comme
initiale solution pour pallier contre ce problème de délimitation.
Nonobstant, dans cette partie nous essayerons de proposer une délimitation
géographique du secteur d’étude et de relever ses caractéristiques géographiques. À notre
avis, la zone d’étude représente une composition géographique appartenant à la Byzacène.
Depuis Ammaedara dans la Zeugitane20 jusqu’aux abords du Golfe de Hammamet et tout au
long de la Dorsale tunisienne, nous trouvons la limite septentrionale de la Byzacène 21.
20 AAT au 1/100. 000ème, feuille n°5 de Tébessa ; Piganiol A. et Laurent-Vibert R., 1912, p. 62-229; Gascou J.,
1972, p. 11-12; Baratte F. et Duval N., 1974; Duval N., 1982 b, p. 633-671; Benzina Ben Abdallah Z., 1990, p.
763-767; 1992, p. 11; 1994, p. 185-194, pl. XXVIII-XXX; 1996, p. 65-101; Benzina Ben Abdallah Z. et Le
Bohec Y., 1997, p. 41-82.
21 Piganiol A. et Laurent-Vibert R., 1912, p. 69; Benzina Ben Abdallah Z., en collaboration avec Ibba A. et
Naddari L., 2013, p. 13.
13
S’agissant de la frontière entre la Thusca et la Gamonia, la borne-limite de Hr. Abed
Es Selem situé à 4 km au sud de Chusira et à 14 km au sud-est de Mactaris22, la borne
épigraphe du même site et celle du "saltus impérial" de Hr. Left, marquent la limite
méridionale de la Thusca23.
Une frontière historique peut exister entre les deux districts de la Thusca au nord et la
Gamonia au sud; région de transition avec les Steppes 24. Les cartes réalisées par A. M’charek
nous éclairent sur les limites entre ces deux districts et permettent d’identifier une région
domaniale de la Gamonia25. Selon A. M’charek, les bornes de Hr. Abd Es Selam et d’El
Oueslatia font une limite sud de la Thusca; c’est aussi une limite naturelle qui sépare le
domaine tellien au domaine steppique 26. Cet argument est soutenu par la découverte de
l’inscription de Douar Bayoud27.
La région d’étude englobe aussi le territoire de l’antique Gamouta à l’est et une partie
du territoire des Musulamii et des Musunii Regiani à l’ouest. Thagamouta est le siège de
l’évêque Milicus T(h)agamutensis, identifié avec Ksar el Baroud28 et représenté par un évêque
lors de la conférence de Carthage en 411 apr. J.-C29. Le territoire de Thagamouta faisait
depuis la réforme de Dioclétien une partie de la province de la Byzacène 30. Ce toponyme
apparaît sous la forme Qamûda dans les sources arabes dès le milieu du VIIème siècle31.
22 M’charek A., 1996, p. 21 : « à la lumière de ces données, il nous paraît déjà possible de conclure à
l'identification d'un vaste domaine impérial dont l'inscription de Henchir Abd es Selam a révélé les "termini
Augustales positi ex auctoritate rationalium"; un saltus qui s'étendait au moins sur l'ensemble du secteur
limitrophe de la Thusca occidentale. Il en découle que le territoire des cités méridionales de la Thusca
occidentale (Mactaris, Chusira et sans doute Mididi) étaient voisines des terres impériales de Rouhia- Barbrou »;
(voir aussi son article de 1999, p. 152).
23 CIL, VIII, 23395; M’charek A., 1996, p. 15-27; cf. Christol M. et Demougin S., 1990, 1, p. 196, n°197.
24 M’charek A., 1999, p. 153-154.
25 M’charek A., 1999, p. 139 et p. 159 (cartes p. 141 et p. 146).
26 M’charek A., 1999, p. 164.
27 M’charek A., 1999, p. 156-159.
28 Béjaoui F., 1989, p. 1927-1960; cette lecture a été un sujet de discussion, (voir à ce propos A. M’charek,
2009a, p. 120).
29 Lancel S., 1991, p. 1480.
30 Abdelwaheb H. -H., 1954, p. 5-16.
31 M’charek A., 1999, p. 172, note 149-152.
14
Nous mentionnons qu’il paraît « possible de considérer Gamûda, sans doute l’antique
Gamuta »32 ou Gammouda, connue à l’époque byzantine sous le nom "Thacamuda"33. Bien
que son territoire reste ignoré au Moyen Âge, Gammouda peut être limitée par Gafsa au sud,
par Kairouan au nord et nord-ouest, par Sfax à l’est et par Sbeïtla à l’ouest34.
Dans l’alignement de Kairouan, Sufes, Thala et la plaine de Foussana35, un couloir
sépare les Steppes au Haut Tell36. Ce dernier s’incline vers les Steppes aux environs de la
région de Thala37. Rappelons que la chaîne tellienne avait des portions dans les Steppes, mais
elle se délimite à la vallée d’Oued Sarrat38. Cette vallée correspond à une limite naturelle
entre les Steppes et le Tell39. Du côté est, après les collines côtières du Cap Bon et les
hauteurs du Sahel, se trouvent les paysages rudes et secs des Steppes dans l’arrière-pays de la
Byzacène40.
Au niveau climatique, l’isohyète de 400 mm marque la fin de la région tellienne et le
début des Steppes. Les buissons qui se trouvent dans la région steppique et l’isohyète de 200
mm constituent la limite méridionale ou le début du désert 41.
32 M’charek A., 1999, p. 175 et note 161 : « on reconnait indubitablement le nom Gamuta dans le toponyme
d’époque byzantine transcrit par les Arabes Gamouda (avec un passage bien attesté de la dentale sourde T à la
dentale sonore D comme pour Thugga / Dougga). Dans le toponyme antique de Tagamuta le préfixe TA- peut
tomber comme dans le cas de Tacapes / Gabès et l’on sait que Tagamuta était, à l’époque byzantine, l’un des
évêchés du district de Gamuta ».
33 Abdelwahab H. H., 1954, p. 12; M’charek A., 1999, p. 175, note 161.
34 Abdelwahab H. H., 1954, p. 8.
35 Lassère J.-M., 1997, p. 26 : « très loin vers le sud, jusqu’au Djerid et jusqu’aux territoires que, dépendaient
des comptoirs syrtiques, l’Africa noua s’étendait sur l’immensité des steppes que seuls des déploiements
militaires ceinturant les grands massifs montagneux et des travaux hydrauliques d’une considérable ampleur ont
pu convertir en de vastes olivettes. Mais entre cette steppe et les plateaux du haut Tell s’intercale, depuis
Ammaedara jusqu’aux abords du golfe d’Hammamet, tout au long de la Dorsale tunisienne, une zone où les
traditions villageoises s’étaient maintenant en vigueur ».
36 Bernard A., 1914, p. 172, « le Tell occupe la partie de la Tunisie située au Nord et à l’Ouest d’une ligne qui
suivrait la chaîne de Byzacène, le rebord oriental du massif de Mactar et la chaîne de Zeugitane jusqu’à
Zaghouan, pour dévier de là sur Hammamet. Il se scinde naturellement en trois parties : au Nord de la Medjerda,
le Tell septentrional riverain de la Méditerranée occidentale, prolongement de la zone littorale algérienne; au
Sud, en contact avec la steppe, le Tell méridional, bien différent suivant qu’on le considère vers l’Algérie ou vers
la mer : à l’Ouest c’est un Haut Tell, qui continue véritablement la zone tellienne antérieure de la colonie
voisine; à l’Est, au contraire, c’est un Tell inférieur, dont le relief assez atténué baigne ses dernières pentes dans
les flots de la Méditerranée orientale ».
37 Larnaude M., 1937, p. 616.
38 Bernard A., 1935, p. 547; M’charek A., 2008, p. 142, carte, p. 151; Naddari L., 2008 a, p. 157-183, carte, p.
182.
39 M’charek A., 2008, p. 142, p. 151; Naddari L., 2008 a, p. 181, fig. n°10.
40 Lipinski E., 1995.
41 Lassère J.- M., 1982, p. 20 : « l’isohyète de 200 mm, qui marque la limite absolue de la culture sèche suit une
ligne onduleuse qui passerait par Sidi Aich (Gemellae) et aboutirait, sur la côte, entre Thina (Thaenae) et les îles
15
De tout ce qui précède, nous pouvons situer approximativement le territoire d’étude
entre Thambaias / Hr. Oued Nebhana (ou Hr. Dhorbania) du côté nord-est et la région de
Capsa au sud. Du côté est, la frontière naturelle de Sebkhat el Kelbia et Sebkhat Sidi el Hani,
limite ouest du Byzacium, peut constituer une délimitation du territoire d’étude. Vers l’ouest,
le secteur d’étude s’étend jusqu’à la limite frontalière entre la Byzacène et l’actuelle Algérie,
comme limite nord, nous avons intégré Thala et sa région proche. Nous avons tenté d’étudier
la géographie et les frontières du secteur d’étude grâce aux travaux de géographie historique
et grâce à un travail cartographique que nous avons réalisé. Ce travail consiste à un
assemblage d’une trentaine de cartes topographiques au 1/100.000ème. Cet assemblage
cartographique nous servira comme support pour repérer toutes les localités concernées par
cette étude de manière authentique. Souvent, la localisation des centres ruraux reste
indéterminée, car ils n’étaient pas exactement mentionnés sur les cartes.
5. Aperçu historique
Pour étudier les aspects religieux, culturels et sociaux de la Byzacène occidentale et
ses abords telliens un aperçu historique s’impose. Comme en témoignent les champs
dolméniques, la présence humaine remonte à l’époque préhistorique et protohistorique.
Toutefois, nos informations concernant l’époque préromaine restent très lacunaires 42. Le
secteur d’étude dépendait du royaume numide, incorporé dans l’Africa Noua en l’année 40 av.
J.-C., puis dans l’Africa proconsularis en l’année 27 av. J.-C. Sous l’Empire, ce territoire
correspond en partie à une région domaniale, organisée sous le nom de Tractus Byzacenus43,
créé entre 294 et 305 apr. J.-C44.
Kneiss, incluant les rives septentrionales et méridionales du chott Fedjej et l’Arad de Gabès dans un même
ensemble climatique prédésertique qui s’étend jusqu’au pas des Matmata et au Djebel tripolitain ».
42 Ben Baaziz S., 2006, p. 7-21; Aouadi-Abdeljaouad N. et Belhouichet L., 2008, p. 7-24.
43 Pflaum H. -G., 1955-56, p. 125.
44 Cagnat R., 1909, p. 68; Seston W., 1946, p. 331; Chastagnol A., 1967, p. 119.
16
La Byzacène doit son nom au Byzacium45. Dans les sources arabes, l’ensemble de la
Byzacène comme entité géographique et historique bien déterminée est appelée Al-Muzaq46;
toponyme mentionné par Ibn Abd al-Hakam et par le poète kairouanais Abd er-Rahman Ibn
Ziad el-Maafiri47.L’évolution phonétique du nom Byzacium au Muzaq d’époque arabe peut
s’expliquer par un relais d’époque Byzantine 48.
6. À propos de la Romanisation ?
Notre travail porte sur un thème important dans l’histoire socioculturelle ; celui de la
romanisation. La définition, le sens étymologique et l’évolution historique de ce thème ont
fait couler beaucoup d’encre depuis la fin du XIXème siècle49. La romanisation est un terme
marquant dans l’étude de l’histoire de la domination romaine sur tous les niveaux 50. Elle
signifie l’incorporation de l’individu à l’orbis romanus et la substitution du fait
"autochtone"51. Ce terme était souvent remis en question mais il reste un procédé pratique de
réflexion et un concept utilisé par l’historiographie moderne 52. La romanisation est l’ensemble
des procédures du pouvoir romain, la transmission de la culture romaine et son adoption ou
adaptation surtout par les notables 53.
45 Sur cette question voir essentiellement Belkahia Karoui Th., 1994, p. 1072.
46 Abdulwahab H. -H., 1939, p. 199-201.
47 M’charek A., 1999, p. 140.
48 M’charek A., 1999, p. 140, note 3; cf. Buzakios, dans Georges de Chypre, Descriptio orbis Romani, éd. du
Corpus Bruxellens historicorum Byzantinorum, 1939.
49 Mommsen Th., 1985 (ère éd. 1863-1872); Haverfield F., 1915.
50 Metzler J., 1993, p. 182; Janniard S. et Traina G., 2006, p. 71.
51 Mesnage J., 1913, p. 89 : « pour qu’un pays ait été romain, il suffit qu’il ait été incorporé à l’orbis romanus;
pour qu’il ait été romanisé il faut, ou bien que, l’élément romain se soit substitué à l’élément indigène, ou bien
que celui-ci subsistant au milieu des colons étrangers, ait au moins dans une assez large mesure, accepté la
langue et les coutumes romaines »; Thébert Y., 1978, p. 65, « parler d’ "indigènes" est une facilité d’autant plus
tentante que les sources ne permettent pas toujours de préciser ce qui se cache derrière cette dénomination ».
52 Le Roux P., 1998, p. 14; Le Roux P., 2004, p. 287.
53 Hoerni C., 2011, p. 2.
17
Ce concept est lié aux phénomènes de colonisation, d’assimilation, de résistance 54 et
d’imitation de la civilisation romaine 55. Utilisé avec prudence, le terme romanisation
représente une notion historique qui désigne un processus d’acculturation ou de métissage très
complexe56.
L’utilisation du concept, en s’intéressant aux provinces romaines de l’Afrique, a
commencé avec T. R. S. Broughton qui voit que la romanisation n’était pas admissible sans la
volonté des Africains57. Depuis sa parution, le terme romanisation, lié parfois au terme
"symbiose"58, ne reste pas figé; au contraire il a évolué avec le temps, selon les explications et
les débats59.
Malgré ses ambiguïtés et sa complexité, la romanisation représente un phénomène
d’adhésion aux valeurs romaines pour accéder à la citoyenneté et intégrer les territoires
colonisés dans l’imperium romanum60. Pendant ces dernières décennies, le concept a été
amplement traité61.
54 C’est dans les années soixante dix que naisse un nouveau concept, celui du terme controversé "résistance"
avec M. Bénabou, (La résistance africaine à la romanisation, publié en 1976). M. Bénabou définit ce processus
à la page 17 de son ouvrage en disant : « Résistance s’entend au moins de trois façons différentes : d’abord, dans
le domaine militaire, comme réaction de lutte dirigée contre une occupation étrangère ; puis dans le domaine
politique, comme force de conservation s’opposant à l’innovation et au mouvement; enfin, dans le domaine
psychologique, comme tentative de protéger une part de sa personnalité contre l’influence d’autrui. Ce faisceau
de sens, que l’on pourrait sans doute encore nuancer et enrichir, nous a semblé apte à désigner un aspect
fondamental des rapports de l’Afrique avec la civilisation romaine, et susceptible de regrouper sous sa bannière
les diverses manifestations du particularisme africain, dans tous les domaines ». Toutefois, l’idée de résistance
donnée par M. Bénabou n’était pas unanime. Parmi les premiers antagonistes de sa vision nous citons Y. Thébert
qui a publié deux articles importants : celui de 1973, « La romanisation d’une cité indigène d’Afrique : Bulla
Regia », MEFRA, t. 85, n°1, p. 247-312 et son article publié cinq ans plus tard (en 1978) : « Romanisation et
déromanisation en Afrique : histoire décolonisée ou histoire inversée ? », AHSS, vol. 33, n°1, p. 64-82. Le thème
résistance a été étudié dans un autre article de M. Sebaï en 2005 « La romanisation en Afrique, retour sur un
débat, la résistance africaine : une approche libératrice ? », Afrique et histoire, n°3, p. 41-56. Ces études ne
négligent pas d’autres travaux récents à l’exemple du travail de J.-D. Mattingly, Imperialism, Power and
Identity, Experiencing the Roman Empire en 2011.
55 Park Robert E. et Burgess E. W., 1921, p. 735; Dubois H.- M., 1929, p. 1-21; Pflaum H.-G., 1972, p. 67.
56 Chirassi-Colombo Il., 1975, p. 96; Kotula T., 1976, p. 42; Dubuisson M., 1982, p. 5-32; Hermon E., 1982, p.
440-441; Traina G., 2006, p. 151-158; Morin M. S., 2011, p. 70-74.
57 Broughton T. R. S., 1972 (1ère edition en 1929): « the Romans adapted themselves to Africa; they gave her
peace, and made her prosperous, but they never made her Roman », p. 228.
58 Le Roux P. et Tranoy A., 1973, p. 178.
59 Bénabou M., 1978, p. 83-88; Cherry D., 1997, p. 71.
60 Mommsen Th., 1854, p. 623-624; traduction française XI, p. 254-256; Boucher St., 1974, p. 141; Chevallier
R., 1977, p. 79; Dumont J.-Ch., 1990, p. 475-495; Pichon B., 2009, p. 317.
61 Leveau Ph., 2004, p. 349-375; Sànchez P., 2004, p. 32-64; Jean-Baptiste Y., 2004, p. 313- 336; Pichon B.,
2009, p. 1-23; Marek C., 2009, p. 35-46.
18
Selon Y. Thébert, les recherches qui ont essayé de mieux comprendre la nature de la
romanisation en Afrique romaine restent inachevées 62. J. Gagé démontre que la romanisation
de l’Afrique est étroitement attachée au fait urbain63.
P. Veyne a parlé, non plus du terme romanisation, mais plutôt de l’impérialisme et de
l’hégémonie de l’Empire romain vis-à-vis des peuples réticents64. M. Bénabou a fait une
distinction entre ces trois termes : conquête, colonisation et romanisation65.
Bien que son idée soit débattue66, M. Bénabou suppose que ce phénomène plus
complexe permettait « à Rome et à ceux qui se placent dans son orbite d’en tirer le meilleur
parti possible »67. D’après J. Scheid, la romanisation est liée à l’évolution des cités à « des
ensembles nouveaux »68. Aujourd’hui, le phénomène de la romanisation est très discuté.
Il est considéré comme un dialogue perpétuel d’équilibre des échanges et des emprunts
entre les Romains et les autochtones 69. Récemment, la romanisation se voit comme une
mutation de la société à cause des contraintes exigées par Rome 70.
Parfois, le terme romanisation se voit imprécis 71. En effet, la romanisation ne tente que
de retrouver des homologies à un concept fréquemment utilisé sans définition 72. C’est
pourquoi ce terme sollicite une mise au point méthodologique 73. De même, le choix des
termes « romanisation », « romanité », « romano-africain », « acculturation », « supérieur »,
« inférieur », « barbare », « berbère » …ne demande pas des jugements de valeur anticipés.
L’étude de la romanisation reste inachevée si nous ne prenons pas en considération la
valeur de l’intégration des autochtones et la persistance de l’héritage local. Ainsi, nous
n’interprétons pas la civilisation romaine comme une civilisation éminente et distinguée ou
une civilisation de colonisation en omettant le fait de l’héritage ancestral et local. Les études
un peu récentes ont essayé de mieux comprendre la nature de la romanisation de l’Afrique, sa
vérité et sa signification mais les résultats de ces recherches concernant la société africaine
19
étaient lacunaires74. Souvent, les études historiques supposent que la romanisation n’est pas
concrète que dans les centres urbains qui étaient influencés par la romanité. C’est pourquoi
ces études estiment que les habitants des districts ruraux, à l’exemple de la majorité des
localités du secteur d’étude, étaient légèrement touchés par la civilisation romaine, à
l’exception des classes aisées et des notables locaux qui ont plus la potentialité d’acquérir la
culture romaine75.
Ch. A. Julien allait même à considérer que la romanisation des "Berbères" était
seulement de surface76. Ces visions restent toujours un sujet de polémique. Pour notre propos,
nous essayerons de suivre le fait de la romanisation dans le secteur d’étude et répondre à deux
questions fondamentales :
Quelle est la réalité de la romanisation socioculturelle ?
À quelles dimensions cette romanisation a-t-elle rompu avec l’héritage libyco-punique ?
Parmi les difficultés que nous tenterons de surmonter est la nécessité de mettre le processus
socioculturel dans un contexte géo-historique isolé par rapport à l’évolution de la romanité en
Afrique romaine. Mais il peut s’agir souvent d’un phénomème spécifique et d’un
comportement propre à la Byzacène occidentale et ses abords telliens. En conséquence, nous
dirons que la zone d’étude a été choisie pour une raison primordiale : par ce que cette zone
comporte des particularités historiques et géographiques importantes.
7. Le cadre chronologique
Le cadre chronologique opté pour cette recherche est celui du Haut-Empire qui s’étend
globalement de la conquête romaine à la fin du IIIème siècle apr. J.-C. Il y a des inscriptions
qui sont datables du IVème siècle apr. J.-C. et qui constitue le terminus ante quem de notre
recherche. En revanche, les textes épigraphiques remontant au I er siècle apr. J.-C. sont très
rarissimes et drastiquement diminués. La prudence est de rigueur au niveau de la spécification
du phénomène socioculturel et au niveau de la contextualisation du processus de la
romanisation. Tenant compte de la chronologie et de la masse importante des épitaphes par
rapport au nombre des dédicaces religieuses et les disparités régionales entre l’espace urbain
et l’espace rural, faudrait-il chercher des croisements entre les différents documents et les
différents espaces ou secteurs ?
74 Germain Louis R. F., 1977, p. 333; Thébert Y., 1978, p. 64; Smadja É., 1983, p. 685.
75 Gascou J., 1972, p. 46, note 1.
76 Julien Ch. A., 1951, 179.
20
Volume I : Les cultes polythéistes
21
La religion a fait de Rome une ville sacrée et puissante77. Sa diffusion en Afrique était
très étendue78. Pour mieux appréhender cette diffusion et interpréter la signification des
dédicaces religieuses, celles-ci seront organisées dans leur contexte géographique et
chronologique précis. Le territoire d’étude a livré plus d’une centaine d’inscriptions
mentionnant des cultes. Leur étude sera faite d’une manière plutôt thématique. Nous allons
étudier au début les cultes gréco-romains. Cette partie concerne les cultes introduits en
Afrique suite à la présence romaine. Ainsi que, les cultes romains et les cultes dits "orientaux"
mais dont l’introduction est faite dans le cadre de la romanisation et non pas introduits
directement de leurs pays d’origine. Après, nous allons interpréter les cultes africains
d’origine punique mais aussi d’origine libyque quand la distinction est possible, ceux-ci
englobent les cultes dits "locaux". Nous tâcherons enfin de discerner les différentes influences
subies par ces cultes dans le cadre du syncrétisme ou de la romanisation 79.
22
1. Les cultes gréco-romains
Nous voulons dire par divinités gréco-romaines, ceux qui sont honorés sous un nom
latin et aussi ceux qui ont fait l’objet d’un phénomène d’interpretatio romana, c'est-à-dire les
cultes africains convertis par des cultes romains.
A. Cultes plus répandus
a. Le culte de Neptune
Neptune est le dieu de la force qui existe dans l’eau. Son culte était abondant dans la
région d’étude. Il est attesté à Thleta Jouamaã au versant occidental de Sidi-Mchich, à Aïn El
Hmadna, au Vicus de Nefidhet el Mecid (Aïn Maja), à Aïn Hédia, à Sufetula, à Thelepte et à
Capsa où il est associé au culte des Nymphes.
Dans toutes les dédicaces, le culte de Neptune est attesté près des sources. Ainsi, l’adoration
du dieu Neptune était liée à l’eau des sources80.
À Sufetula, Neptune est qualifié de rex pelagicus, roi des ondes, signe de son
caractère. Dans la région d’étude, il peut s’agir des ondes des sources. M. Khanoussi associe
Neptune marin et Neptune des eaux souterraines et des eaux courantes en une seule divinité81.
80 Petitmengin P., 1967, p. 201. Dans ce même article, nous trouvons à la page 205 la mention suivante : « Je
dois à l'obligeance de M. A. Beschaouch de connaître une inscription inédite, qu'il publiera dans un rapport
Nouvelles Inscriptions Latines de la Tunisie Centrale (à paraître dans la revue Africa). Cette pierre a été trouvée
près du pont de Rass-el-Aïn, à Thelepte (el-Medina el-Kedima; Atl. Tunisie n. s., f. 53, Fériana, n°14 à 16); c'est
la première attestation du culte de Neptune dans la région comprise entre Capsa et Sufetula ». Le texte n’a pas
été publié à notre connaissance.
81 Khanoussi M., 2004, p. 1153-1165.
23
Le dédicant [---] Aufidius Domitianus est un chevalier romain appartenant à l’ordre supérieur
de la société. Dans la même cité de Sufetula, nous trouvons une dédicace consacrée à Neptune
Auguste par L. Caecilius Maximinus en l’honneur de son flaminat 82.
Dans la dédicace de Thleta Jouamãa, les dédicants M. Licinius Quintianus et ses
proches peuvent appartenir à une famille de la "bourgeoisie" municipale.
Au Vicus de Nefidhet el Mecid, le dieu Neptune est associé à la notion du numen de
tous les dieux et […] ? Le dédicant L. Iunius Ianuarius pourrait être un notable local. En effet,
dans les trois localités de Thleta Jouamãa, Aïn El Hmadna et le Vicus de Nefidhet el Mecid,
les dédicants portaient les tria nomina. Ce statut juridique prouve que même dans les sites
ruraux le culte de Neptune était adoré par des individus romanisés. Néanmoins, dans les
sanctuaires ruraux le culte aurait pu détenir un aspect simple 83 : c’est la guérison par l’eau qui
fait partie de la fonction de Neptune. L’emprunt du serpent attribut d’Esculape dans la
dédicace de Aïn El Hmadna peut associer Neptune dieu trident et guérisseur à un dieu
médecin d’origine libyque comme Macurgum. Rappelons que la découverte de cette dédicace
a été à proximité d’une source thermale alimentant des bains publics à l’exemple de la
dédicace de Neptune à Aquae Thibilitanae (Hammam Maskhoutine)84.
Aïn Hédia, aussi au voisinage de Thala, les dédicants portaient le nom de Crementii.
Ces Crementii peuvent représenter une association ou un collège à caractère officiel qui avait
pris en charge la construction d’un temple à Neptune 85.
Ce groupe collégial à caractère religieux confirme l’importance du culte de Neptune
pour cette confrérie religieuse aisée et présidée par un magister lors de l’inauguration du
temple.
À Capsa, Neptune est associé aux Nymphes. La dédicace de Capsa est faite par
Cn(aeus) Iunius [---] à l’occasion de l’inauguration d’un aqueduc et d’une fontaine. En
dehors de la zone d’étude, nous trouvons une dédicace à Timgad où Neptune est associé aux
Nymphes et au Genius loci Aug(ustus) 86.
82 L. Caecilius Maximinus serait peut être la même personne qui a dédié une inscription à Vénus Genetrix à
Sufetula.
83 Picard G. Ch., 1954, p. 10.
84 Ben Baaziz S., 2000, p. 356.
85 Naddari L., 2015, p. 110-111.
86 ZPE, 69, 215 = AE, 1946, n°71 = 1987, n°1069 = BCTH, 1946-1949, 65.
24
Dans cet ordre d’idées, nous supposons que la présence du culte à Capsa peut être la
succession de Neptune aux Génies87. Ce dieu des sources peut supplanter un Génie des
sources, un dieu punique ou un Génie libyque des eaux88. Ainsi, nous pouvons penser à la
présence d’un Neptune d’origine préromaine disposant la conception d’un dieu des sources 89,
à l’exemple de Neptune Italique et dont Neptune africain peut correspondre90. Dans ce cadre,
J. Toutain fait une distinction entre un dieu Neptune des villes portuaires et un dieu Neptune
des régions intérieures91.
Dans la cité de Thelepte, le culte de Neptune est honoré par le citoyen Iulius
Magaricus. Ce citoyen porte un gentilice impérial et un cognomen correspondant à plusieurs
noms africains92. Neptune semble être « le Poséidon libyque d’Hérodote »93 ou la succession
d’un culte gréco-romain à un culte local de guérison sous l’effet de la romanisation94. Bien
que son culte soit moins répandu que celui de Saturne, le culte de Neptune était bien attesté
dans la région d’étude. Selon S. Ben Baaziz, la densité du culte de Neptune peut résulter d’un
processus de romanisation95. Neptune peut constituer un exemple d’assimilation syncrétique
par "adaptation"96. Le formulaire dédicatoire place "Neptunus" perpétuellement en tête dans
toutes les dédicaces, à l’exception de la dédicace du Vicus de Nefidhet el Mecid. Cet
emplacement authentifie sa "popularité" et son omniprésence dans la région d’étude ; connue
par les sources, les cours d’eau et les puits antiques.
Le nombre important des dédicaces religieuses aux environs de la cité de Thala97, région
transitoire entre le Haut Tell et les Steppes, explique la diffusion du culte de Neptune dans
une région connue par l’irrégularité des pluies et sous l’effet des aléas climatiques 98.
25
En fait, dans les centres urbains ou les centres ruraux, les inscriptions indiquant le culte de
Neptune étaient dédiées par des notables locaux. Le statut des dédicants témoigne du devoir
des élites dans la romanisation et la diffusion du culte de Neptune. Ainsi, nous admettons
suite à l’idée de Ben Baaziz que Neptune est un "facteur" de romanisation et un dieu adoré par
des individus romanisés99. À l’intérieur de la zone d’étude, Neptune peut être l’interpretatio
romana de Génies topiques d’origine locale ou rattaché à un héritage préromain. Ces Génies
topiques pourraient être des Génies des eaux possédant la forme d’un serpent, protecteur des
sources et des bains100. En d’autres termes, la densité des dédicaces religieuses qui honorent
Neptune africain prouve qu’il était le dieu des eaux douces qui protégeait une région marquée
par des conditions climatiques et agricoles difficiles. Dans le secteur d’étude, Neptune était un
dieu agraire, un dieu des sources et un dieu de guérison.
b. Le culte de Cérès/Cereres
Dans le secteur d’étude101, le culte de Cérès ou des Cereres est mentionné sur une dédicace à
Cillium. De même, six sacerdotes se consacraient au culte à Thala, à Cillium, à Capsa, à Hr.
El Hameima, au Vicus de Nefidhet el Mecid, à Hr. Ed Darouri et à Hr. El Khangua. Le culte
des Cereres est très ancien et il apparaît très tôt en Afrique 102. Quoique, l’origine des Cereres
soit très discutée103. M. Le Glay fait une distinction entre une Cérès mère et une Cérès fille,
mais il parle des Cereres seulement en Afrique104. Ce culte est introduit en Afrique par les
princes Numides depuis Carthage 105.
26
L’ancienneté du culte en Afrique peut expliquer l’importance qu’auraient prise les Cereres
dans les royaumes berbères après la chute de Carthage106. Les Cereres évoluent à des
divinités qui participaient à la diffusion de la politique romaine 107.
106 Jeanmaire H., 1956, p. 85; Février P.-A., 1976, p. 308; Benzina Ben Abdallah Z., 1990, p. 513.
107 Gascou J., 1987, p. 95-128; Fishwick D., 1996, p. 13-36.
27
Au Vicus de Nefidhet el Mecid, une épitaphe datable du Ier siècle et mentionnant le
nom de la prêtresse Flauia Tertullia, fait état du culte des Cereres au début de l’Empire. Dans
la dédicace de Cillium, Cérès est associée à Jupiter Omnipotens. Le dédicant qui a érigé un
monument à ses frais est un pontife appelé S. Vitellius [---/---]anus. Dans la même cité, nous
trouvons la dédicace d’une prêtresse des Cereres honorée par ses fils et qui remonte au II ème
siècle. À Thala et sa région, nous avons recensé quatre prêtresses des Cereres. Cette densité
peut s’expliquer par l’emplacement de Thala au voisinage de la région céréalière du Haut-
Tell. Le statut juridique de ces sacerdotes et leur nomenclature montrent leur appui à la
romanisation religieuse. À Capsa, nous trouvons dans une épitaphe qui remonte à la première
moitié du IIIème siècle la mention d’une prêtresse âgée de 80 ans. La diffusion du culte des
Cereres dans les grandes cités et dans les centres ruraux atteste sa popularité108. Ainsi, le
caractère agraire des Cereres explique l’adoption de son culte et sa diffusion en faveur de la
romanisation des régions rurales de la Tunisie centrale aux II ème et IIIème siècles109. Cependant,
M. Le Glay évoque que l’adoption des Cereres en Afrique fut sans syncrétisme et sans
assimilation avec une divinité locale 110. C’est un culte agraire qui trouve un succès auprès des
cultivateurs. Dans le même ordre d’idées, nous supposons que l’existence du culte des
Cereres dans le territoire d’étude répondait aux attentes cultuelles et agraires des habitants.
Les sacerdotes des Cereres portaient les duo nomina et adoptaient une onomastique latine.
Uniquement, Aelia Namphamina porte un gentilice impérial et un cognomen d’origine
punique. Dans ce cas, il peut s’agir d’une romanisation précoce. La seule prêtresse ayant un
nom unique d’origine africaine fut Calma à Hr. El Khangua111. Le nom Calma dérive
vraisemblablement de la racine berbère KLM. Le dédicant Gududi porte lui aussi un nom
unique d’origine africaine et qui dérive de la racine libyque GDD112.
En effet, la diffusion du culte des Cereres en Afrique, la Byzacène y comprise, a
participé à l’évolution du pouvoir par le maintien d’un culte romain à l’intérieur du pays.
Comme nous le voyons, la prêtrise est transmise au sein des autochtones porteurs des noms
d’origine purement africaine, mais qui adoptent un culte romain.
28
c. Le culte du Genius
Le culte de Genius était très riche de sens dans les provinces de l’Afrique 113. Le sens
étymologique du terme Genius et sa définition ont été longtemps débattus114. Ce culte était
fréquent dans le secteur d’étude. Nous avons recensé six inscriptions mentionnant ce culte : à
Sufes, à Sufetula et à Cillium; au saltus Masclianis, au Vicus de Nefidhet el Mecid et à Hr.
Tamesmida115.
29
À Cillium, le mot GENIO qui apparaît au début d’une inscription peut signifier
l’existence d’un culte de Genius.
À Sufes, le culte est indiqué sur une base d’un flamine perpétuel et dédié par l’ordo de
la colonie. L’évocation d’un anniversaire à Hercule est significative. Cl. Lepelley voit que ce
dies natalis était, s’il est un individu, fait lors de son anniversaire mais pour une colonie
comme Sufes, la naissance de Genius peut correspondre au jour de sa fondation et sa
promotion au statut d’une colonie honoraire 116. La Proconsulaire a fourni deux autres
dédicaces au Genius Senatus de Sicca Veneria117 et de Gigthis118.
Le culte de génie du Sénat attesté à Sufetula est un signe évident de vénération d’un
culte officiel et une indication d’un grand respect exprimé au Genius senatus local.
Au saltus Masclianis, le dévouement de génie d’une sainte déesse indéterminée est
honoré par le Procurator L. Aurelius Ianuarius, affranchi impérial qui peut avoir acquis une
ascension au sein des notables locaux du saltus. La dédicace du saltus Masclianis montre la
contribution des affranchis à la diffusion des cultes romains et à la romanisation religieuse
dans les domaines impériaux.
Au Vicus de Nefidhet el Mecid, une petite localité à 27 km à l’est de Thala, une
dédicace au génie du Vicus a été offerte par un évergète indéterminé sous le contrôle d’un
curateur nommé L. Egnatius Secundus. Cette dédicace exprime l’intégration du culte de
Genius dans les Vici119.
À Hr. Tamesmida, près de Thelepte, une dédicace signale un culte au Genius des
empereurs de la Tétrarchie : Dioclétien et Maximien et leurs Césars Constance et Galère.
Cette dédicace est gravée par [Mu ?]cius Flauianus le praeses prouinciae Valeriae
Byzacenae; elle date entre 293-305. En fait, le répertoire des inscriptions religieuses indiquant
le culte de Genius démontre sa célébration dans sa forme publique et privée dans la région
d’étude.
30
La dédicace récemment découverte nous renseigne sur un Génie Auguste
vraisemblablement de la tribu des Musuni120, faite par Faustinus fils de Gulez lors de
l’érection d’un autel à ses frais. Il est utile de noter que ce nouveau texte demande plus
d’attention et plusieurs remarques nécessitent que nous nous y arrêtions un instant. Cette
inscription est, à notre connaissance, la première dédicace faite en l’honneur d’un Génie
Auguste d’une tribu dans la Byzacène. Le dédicant est un princeps et un praefectus des
Musunii Regiani et aussi un flamine du culte impérial. Ce chef de tribu est un autochtone
ayant le nom unique latin Faustinus. Son père porte un nom unique d’origine africaine, celui
de Gulez. Attesté également pour la première fois sur cette forme, le nom Gulez rappelle
vraisemblablement l’élément GLLSN mentionné dans les inscriptions libyques 121 et
l’anthroponyme Gulalsa122, nom d’un sufète de Siagu123 et Gulussa/Golusan qui a été porté
par le seconds fils du roi numide Massinissa. Faustinus fils de Gulez est le témoignage d’un
notable profondément romanisé qui honore son Genius Auguste, mais qui conserve son statut
d’autochtone.
120
Naddari L., (à paraître).
121
Vattioni F., 1980, p. 27, 34; Jongeling K., 1984, p. 233; Camps G., 2005, p. 212 et 230.
122
Noumi Z., 2016, p. 785.
123
CIL, V, 4922. L(ucio) Silano flamin[e] / Martiali C(aio) Vellaeo / Tutore co(n)s(ulibus) / Non(is)
Decemb(ribus) / senatus populusque Siagitanus hospi/tium fecerunt cum C(aio) Silio C(ai) f(ilio) Fab(ia) Aviola
/ trib(uno) milit(um) leg(ionis) III Aug(ustae) praef(ecto) fabr(um) / eumque posterosque eius sibi posteris/que
suis patronum co(o)ptaverunt / C(aius) Silius C(ai) f(ilius) Fab(ia) Aviola eos posterosque / eorum in fidem
clientelamque suam / recepit agente Celere Imilchonis / Gulalsae filio sufete.
31
B. Les cultes peu répandus
a. Le culte de Jupiter
Jupiter est le garant de l’État et le dieu de la souveraineté de Rome 124. Son culte est attesté à
Sidi Mohamed Chaffaï et à Hr. El Frass près de Cillium.
124 Un peu récemment, le professeur Lotfi Naddari (2014, p. 51-67) a attiré l’attention sur l’organisation
tripartite des champs épigraphiques de la porte monumentale du forum de Sufetula. Cet arrangement unique qui
honorait Antonin le pieux et ses siens révèle une nouvelle idée. Dans sa démarche, l’auteur démontre la
possibilité d’une correspondance entre la répartition monumentale et les temples contigus qui se situent au fond
du forum et connus habituellement sous le nom du Capitole. L’auteur mentionne que ces trois temples sont des
lieux de cultes pour la commémoration de l’empereur Antonin le Pieux et ses deux fils adoptifs Marc Aurèle et
L. Verus, ce qui peut expliquer l’avantage de leur culte dynastique à Sufetula.
125 Scheid J., 2004, p. 241.
126 Kallala N., 1992, p. 194.
127 Kallala N., 1992, p. 193-194.
128 Goffaux B., 2011, p. 112-113.
129 Le Glay M., 1971 a, p. 51.
130 Le Glay M., 2006, p. 68.
32
La présence du culte de Jupiter dans cette localité suppose l’existence d’un lieu de
culte et le rôle des magistri, représentant de la collectivité, dans la présence du culte de Jupiter
au IIIème siècle. Ces Cultores auront peut-être des réunions, un calendrier, des rites et des fêtes
pour célébrer le culte. En outre, cette dédicace manifeste le degré de romanisation de ce pagus
de la Haute Steppe131. La présence de la formule pro salute et l’association du culte de Jupiter
au salut de l’empereur témoignent de l’activité de la communauté et des magistri dans le
fonctionnement du culte. La mention des socii Thalenses, romanisés depuis l’époque des
Flaviens et des Antonins, peut justifier la présence de Jupiter à Sidi Mohamed Chaffaï 132.
Dans le même ordre d’idées, nous pouvons supposer que Jupiter peut être le garant de l’action
militaire des emiriti ou les vétérans romains du praesidium de Thala133.
● Ioui Omnipotens
Le culte du dieu Jupiter est attesté aussi à Hr. El Frass près de Cillium. Dans cette
localité rurale, le dieu Jupiter est qualifié d’Omnipotens qui exprime le caractère officiel et
"national" du dieu du Capitole 134. Son épithète Omnipotens indique la primauté du maître de
l’État romain135. Cette dédicace authentifie l’importance du culte de Jupiter dans les sites
ruraux136. L’association de Jupiter à Cérès montre le rôle joué par les pontifes dans l’érection
des monuments et le syncrétisme religieux entre les deux divinités. Selon G.-Ch. Picard,
l’association de Jupiter et Cérès peut couvrir un couple de dieux africains dissimulés sous des
noms latins137.
131 Aounallah S., 2010, p. 89 et p. 97 : la mention d’un paganicum permet de classer le site rural de Sidi
Mohamed Ech Chaffaï dans la catégorie des pagi.
132 M’charek A., 2012, p. 283 et p. 286.
133 M’charek A., 2012, p. 283, note 71.
134 Kallala N., 1992, p. 195-196.
135 Le Glay M., p. 236; Picard G.-Ch., 1956, p. 237; Kallala N., 1992, p. 193-200.
136 Le Glay M., 2006, p. 59.
137 Picard G.-Ch., 1943-44-45; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 560.
33
Sur la frontière reliant la Numidie à la Byzacène, le culte de Jupiter est mentionné sur
une épitaphe versifiée faite par le préfet de la cohors I Chalcidenorum Gallonius138. Dans
cette épitaphe, Jupiter est qualifié de Bonus139. Cette épitaphe confirme la présence du culte
de Jupiter dans le camp militaire d’Um Ali depuis la seconde moitié du IIème siècle.
Cette localité stratégique a joué un rôle militaire important à l’époque antonine 140.
Nonobstant, N. kallala refuse le caractère officiel de cette épitaphe métrique 141. La présence
de Jupiter exprime la souveraineté de l’État et sa stabilité sous sa protection dans cette région
frontalière. La présence du culte de ce dieu traduit la politique de domination de Rome depuis
le début de la République jusqu'à la fin de l’Empire païen142, même si le culte jovien n’était
pas toujours officiel143.
b. Minerua Augusta
Minerve est une déesse romaine du savoir-faire, des arts, des techniques de guerre, des
sciences et des artisans144. Son culte est attesté à Hr. El Haouaria et à Douar Bayoud.
La dédicace de Hr. El Haouaria est faite par Q. Aurelius Florentius et sa famille. Elle
mentionne l’offrande des "statues" à Minerve. Le dédicant est un citoyen porteur des tria
nomina. Son gentilice impérial Aurelius a été porté par les empereurs suivants : Marc Aurèle,
Commode, Caracalla, Élagabal et Sévère Alexandre.
138 CIL, VIII, 17586 = CLE, 874 = ILAlg. 01, 3840 : [Ha]nc [t]ibi / quam uo/ui posui / bone Iup/p[i]ter aram /
praef(ectus) coh(ortis) / nomine / Galloni/us. Je remercie Chr. Hamdoune qui m’a aidé à traduire cette épitaphe
versifiée comme suit : « Cet autel que j’ai dédié, je te l’ai érigé, Jupiter favorable, moi Gallonius préfet de
cohorte ». Cette inscription peut être datée depuis la seconde moitié du IIème siècle ou au IIIème siècle car la
première cohorte des Chalcidéniens était campée à Um Ali en 163 et 164, (voir Cagnat R., 1912, p. 108, 200 et
p. 583; Devijer H., 1976, p. 400, G3; Pikhaus D., p. 39, B 19. J’ai mentionné cette inscription car le site d’Um
Ali se trouve sur la frontière entre la Numidie et la Byzacène; AAT, feuille au 1/100.000ème de Bou Sbekeia. D.
Pikhaus place ce site dans la Byzacène.
139 Kallala N., 1992, p. 199.
140 Cagnat R., 1912, p. 108, 200 et p. 583.
141 Kallala N., 1992, p. 199.
142 De Montremy J.-M. et Scheid J., 2008, p. 65.
143 Le Glay M., 1971a, p. 51.
144 Bloch R., 1982, p. 333.
34
À Douar Bayoud, une dédicace a été consacrée par les coloni Gamonienses ou
Gamutenses à Minerve qui porte ici les deux épithètes de Victoria, fait très rare en Afrique
pour Minerve145, et d’Augusta146. Le culte de Minerve Victoria Augusta est attaché aux
empereurs Augustes Sévère, Caracalla, Geta et Iulia Domna. La présence de la formule
dédicatoire et le lien au culte dynastique de la famille impériale témoigne de l’importance du
culte de Minerve chez les coloni Gamonienses ou Gamutenses et leur gratitude à ce culte
officiel vers le début du IIIème siècle. La dédicace de Douar Bayoud renforce l’intégration
d’une communauté de colons-métayers appartenant à un grand secteur domanial, situé au sud
du pagus Thusace et définie par la vallée de Marguellil147, dans le système religieux romain.
L’inscription de Douar Bayoud confirme la romanisation des colons africains signataires de la
dédicace sous le règne des Sévères et l’appartenance d’une nouvelle région historique au
système politique de Rome.
c. Le culte du Mars
Mars est un dieu guerrier qui a été assimilé et identifié à plusieurs dieux comme
Quirinus, Mercure et Siluanus148. C’est dans ce sens qu’il est considéré comme défenseur de
la liberté de la cité. Mars conserve par son nom romain toutes les propriétés de la romanité 149.
Le culte de Mars est attesté grâce à deux dédicaces à Thala et à Cillium.
35
À Thala, le dieu Mars est qualifié de deus patrius et d’adsertor libertatis; dieu
tutélaire des soldats et protecteur des armés. Il était l’une des divinités gréco-romaines qui
furent passées en Afrique grâce aux soldats pour avoir plusieurs épithètes150. Mars pourrait
être le garant de la promotion du castellum prérégrin de Thala à une "autonomie municipale",
lié auparavant à Ammaedara et identifiable à un praesidium jusqu’au début du IIIème
sièccle151.
Selon Z. Benzina Ben Abdallah la notion de libertas mentionnée dans cette dédicace
est plutôt « la notion d’une libertas juridique et institutionnelle dont jouissaient certaines
cités »152. L’épithète adsertor est attribuée à Mars sur des monnaies de haute époque153.
Toutefois, l’attribution de l’épithète adsertor au dieu Mars est non courante en Afrique. À
Cillium, un autel a été dédié au dieu Mars, qualifié d’Auguste. En fait, le dédicant In[---]urius
Satruninus, qui a posé cet autel à ses frais et l’a dédié, pourrait être un notable local attaché au
culte de Mars.
Le culte de Pluton
L’origine de Pluton pose beaucoup de problèmes 154. Pluton avait un caractère
universel155. Dans le territoire d’étude, nous avons recensé deux dédicaces témoignant du
culte de Pluton : au fundus Iubaltianensis et à Thala.
La première dédicace est faite à Pluton par les colons du fundus Iubaltianensis qui ont
refait le temple du dieu à leurs frais sous l’ordre des deux magistrats C. Aelius Fortunatus et
L. Antonius Marsuatis. Cette dédicace montre l’intégration des habitants du fundus
Iubaltianensis dans la politique religieuse romaine, soutenus de deux chefs locaux ou magistri
portant des tria nomina. À Thala, nous trouvons une dédicace à Pluton offerte par un notable
local qui peut porter les duo nomina.
36
Le dédicant Fortunatus [---] ? qui porte un cognomen très fréquent dans le secteur
d’étude garde son attachement au culte. Pluton peut recouvrir le dieu Baal Hammon en
partageant avec lui certains traits communs 156. De même, à Thala nous trouvons un bas-relief
représentant l’enlèvement de Proserpine par Pluton157.
En dehors de la zone d’étude, Pluton était associée aux Cereres158. En outre, il était
associé à d’autres divinités locales 159. Pluton est qualifié de pater à Hadrumetum160, à Mustis,
à Thuburbo Maius en disposant les épithètes de Dominus, de Rex Magnus et de Pater161.
1. 3. Les cultes rarement attestés
1. 3. 1. Le culte de Junon
Junon est la deuxième divinité de la triade capitoline. À Sufetula, nous trouvons une
dédicace à Junon à la forme d’une épigramme. Il s’agit de l’érection d’un buste ou d’une
statue de Junon par le père de Pompeia Galla ayant les traits de sa fille défunte162. Junon peut
correspondre à un processus d’association de la défunte sous le phénomène de consecratio in
formam deorum163.
1. 3. 2. Le culte de Diane
L’origine la déesse Diane est douteuse. Nous confondons toujours entre une origine latine ou
hellénisée164. Le culte de Diane a subi plusieurs assimilations 165. À Thambaias, nous trouvons
une dédicace à Diane Lucifera sur une frise. En fait, Lucifera est connue en tant qu’épithète
de la déesse Diane166, portant un flambeau ou apportant la lumière 167. La déesse Diane
apparaît également avec le surnom Lucifera sur des revers de Faustine II168. R. Schilling a
montré que le culte de Diane est préromain, alors que cette assimilation Diane Lucifera était
tardive169.
156 Gsell St., 1909, p. 158; 1920, p. 268 et p. 296-297; Le Glay M., 1966, p. 235; 1975, p. 135-136; Ribichini
S., 1986, p. 133; Lipinski E., 1989, p. 247; 1995, p. 381, 2005, p. 408; Cadotte A., 2007, p. 341.
157 Goestchy, BAC, 1902, p.415-416; Benzina Ben Abdallah Z., 2000b, note 11.
158 Le Glay M., 1966, p. 121.
159 Le Glay M., 1966, p. 183.
160 CIL, VIII, 22971.
161 Ribichini S., 1986, p. 133.
162 Hamdoune Chr., 2011, p. 27.
163 Hamdoune Chr., 2011, p. 27.
164 Massa-Pairault F.-H., 1969, p. 425-471.
165 Cels-Saint-Hilaire J., 1986, p. 486; Dauvois N., 2002, p. 279-290; Taisne A.-M., 2008, p. 184.
166 Collart P., 1933, p. 313-379.
167 Schilling R., 1974, p. 298; Stern H., 1975, p. 124.
168 Martin J.-P., 2011, p. 565.
169 Schilling R., 1964-1965, p. 272.
37
D’après G.-Ch. Picard, Diane était l’interprétation d’une divinité d’origine africaine sous le
nom d’une déesse romaine depuis le Ier siècle; il suppose la possibilité de la subsistance d’une
seule déesse sur une figure dédoublée 170. Une déesse qui demeurait romaine et intacte aux
attractions locales et une autre déesse locale qui a subi l’interpretatio romana171.
Selon Z. Benzina Ben Abdallah, cette dédicace remonte à la fin de l’époque sévérienne ou au
second quart du IIIème siècle172. Cette date peut expliquer la continuité du culte de Diane à
Thambaias au moment de l’apogée de la romanisation.
La présence unique de la déesse Diane à Thambaias semble être la substitution d’une divinité
locale, latinisée sous le nom d’une déesse lunaire ou d’une déesse liée à un contexte privé.
Ainsi, nous pouvons rattacher l’épithète Lucifera qui signifie "apporter la lumière" à la
fonction de Diane comme une déesse de la chasse.
c. Le culte de Faunus
Faunus173, dieu de la fécondité des troupeaux et des champs 174, était associé à plusieurs
divinités175. Le culte du dieu Faunus est mentionné sur une dédicace à Thala dont il est
associé au culte impérial et à la Domus Diuina. Le dédicant L. Cornelius [---]aellus est un
citoyen qui peut appartenir à l’élite locale. Le gentilice Cornelius est l’un des plus anciens
nomina attestés en Afrique. Même si Faunus est considéré comme un dieu secondaire 176, ce
citoyen L. Cornelius [---]aellus n’a pas hésité à recourir à une divinité ancienne du Latium à
l’époque impériale177. Ainsi, Faunus peut représenter une divinité principale même si son
culte appartient au vieux fonds religieux romain. Rappelons à ce propos les réformes
religieuses d’Auguste pour la renaissance des vieux cultes comme celui de Faunus. Le dieu
Faunus était parmi les divinités qui authentifient l’existence d’une vie religieuse fondée sur
les cultes à caractère agraire178.
38
Cette vertu peut expliquer la présence d’un culte très ancien du Latium dans la cité de Thala.
La présence du culte de Faunus peut être liée à la fonction de Thala comme praesidium au
voisinage de la base militaire d’Ammaedara, à la présence de 500 vétérans dans cette cité179 et
d’un pagus de citoyens à côté de celui des socii Thalenses180. Ceux-ci, peuvent avoir bénéficié
d’un droit latin depuis les Flaviens et les Antonins181 et participé à la romanisation de la
région de Thala par le maintien d’un culte ancien du Latium. De même, nous pouvons peut-
être rattacher ce culte à un intérêt personnel de pâturage ou de déboisement lié à une propriété
impériale dans cette région forestière et herbacée. C’est, donc, les conditions climatiques,
géographique et la faune de Thala qui peuvent expliquer l’existence du culte de Faunus.
d. Le culte d’Hercule
Hercule était associé au dieu phénico-punique Melqart182. Dans le secteur d’étude, les
traces du dieu Hercule ne furent pas considérables. La seule mention du culte est révélée
grâce à une dédicace d’un flamine perpétuel appelé P. Magnius Amandus à Sufes. C’est un
évergète qui a donné à la colonie de Sufes la somme de 50. 000 sesterces, en plus de la somme
honoraire du flaminat. Les gains devaient être partagés entre les décurions le douzième jour
des calendes du mois de novembre de chaque année. Cette date correspond à l’« anniversaire
du dieu Hercule, génie de la patrie »183. Ce sont les décurions, uniquement, qui se
prodiguaient les diuidendes d’une fondation évergétique à l’anniversaire ou le dies natalis de
la fondation de la colonie. Dans cette dédicace, Hercule est qualifié de deus qui pourrait être
l’identification d’une divinité locale 184, au même temps un génie municipal. C’est pourquoi,
les historiens distinguent l’Hercule phénico-punique de l’Hercule libyque et de l’Hercule
gréco-romain185.
39
C’est une indication de diversité des formes syncrétiques d’un Hercule local pour
procéder à sa romanisation186. Dans ce même contexte, Hercule semble être l’identification
d’un dieu local ayant un relief romanisé 187, ce qui explique l’interpretatio romana d’une
divinité précédente et l’action d’un syncrétisme religieux 188.
Dans cette dédicace, Hercule est considéré comme le Genius ou le deus patrius de
Sufes et un dieu patron189. À son tour, M. Le Glay suppose l’existence de deux Hercules en
Afrique du Nord. L’héritier de Melqart de Tyr avec des traces phénico-puniques.
Ce dieu est adoré comme le Genius ciuitatis ou le deus patrius dans les localités
d’origine berbère à l’exemple de Sufes; l’autre est un dieu gréco-romain assimilé à Melqart
dès l’époque carthaginoise en gardant des attributs locaux190. Les phénomènes de
l’interpretatio et du syncrétisme permettaient l’identification de Hercule à Melqart 191.
L’adoration de ce culte à Sufes jusqu’au temps d’Augustin prouve la faveur d’un culte
perpétuel192.
e. Le culte de Liber
Le culte de Liber était plus fréquent à l’intérieur des cités du pays 193. Ce culte a été
attesté à Thugga194, à Thuburbo Maius195, à Mactaris196 et à Zama Regia197. Mieux encore, A.
Bruhl évoque que le culte de Liber n’était pas limité aux anciennes villes phéniciennes
côtières198. S’agissant de la zone d’étude, le culte de liber a été attesté une seule fois à Sufes.
La dédicace de Sufes permet de penser à l’existence d’un autre sanctuaire à Liber Pater dans
la cité en plus de celui du dieu Hercule 199.
186 Clavel-Lévêque M., 1974, p. 106; Van Berchem D., 1967 a, p. 77.
187 Grira M., 2008, p. 417 : à Sufes, Hercule « pourrait être un dieu local autrefois vivifié par le Melquart
punique, puis romanisé sous le nom Hercule et adopté comme patron par la communauté du castellum. On
imagine qu’il avait connu une promotion nouvelle vers la fin du IIème siècle, si l’on s’accorde avec Cl. Lepelley
pour penser qu’il avait pris un nouveau relief lorsque la cité devient une colonie romaine ».
188 Corbier P., 1974, p. 99.
189 Le Glay M., 1990 a, p. 86.
190 Le Glay M., 1992 b, p. 304.
191 Smadja É., 1995, p. 243.
192 Le Glay M., 1971a, p. 53.
193 Bruhl A., 1953, p. 225 et p. 228-229.
194 CIL, VIII, 26467, 26476 et 26477.
195 ILAfr., 247.
196 CMA, I, p. 78, n°905, pl. XXV; Toutain J., 1896, p. 362; ILAfr., 201.
197 ILAfr., 572; Saumagne Ch., 1941, p. 445; Carcopino J., 1942, p. 125; Déroche L., 1948, p. 65.
198 Picard G. -Ch., 1949, p. 810.
199 Grira M., 2008, t. I, p. 179.
40
En fait, le dieu Liber était identifié à plusieurs divinités 200. En effet, le culte de Liber
peut être lié aux cultes agraires ou l’association à un dieu Liber africain romanisé 201. Dans le
même ordre d’idées, nous pouvons supposer que la présence du culte de Liber Pater peut être
attachée à une culture réduite de la vigne, associée à la culture de l’oléiculture à l’est et au sud
de Sufes202. Toutefois, la viticulture n’était pas bien répandue dans la région d’étude qu’entre
Capsa et Theveste203.
f. Le culte de Mercure
Mercure occupe une place privilégiée dans le panthéon de l’Afrique romaine 204.
Nonobstant, l’épigraphie du secteur d’étude mentionne le culte de Mercure uniquement à
Cululis205. La dédicace de Cululis est faite par le vétéran L. Aemilius Donatus qui a érigé à ses
frais une salle avec des marches. Ce vétéran s’est installé dans sa province de service. La
formule dédicatoire "pro salute" indiquée dans l’inscription de Cululis atteste l’importance du
culte de Mercure et son association au culte impérial. Mercure semble être identifié à une
divinité locale ou l’interpretatio romana d’une divinité africaine sous un nom latin206. La
présence du culte de Mercure dans le municipe de Cululis peut s’expliquer par son rôle de
dieu frugifer à l’assistance des habitants, attachés au pâturage et à la moisson. D’après N.
Benseddik et C. Lochin, le nom Mercurius peut abriter deux dieux de provenances et
d’activités distinctes207.
200 Picard Ch., 1944, p. 154; Bruhl A., 1953, p. 1; Jeanmaire H., 1956, p. 85; Daraki M., 1980, p. 132; Veyne
P., 1985, p. 621-624; Blanchard-Lemée M., 2001, p. 529; Rudhardt J., 2002, p. 483-501.
201 Picard G. - Ch., Le Bonniec H. et Mallon J., 1970, p. 152.
202 Grira M., 2008, t. I, p. 268.
203 Grira M., 2008, t. I, p. 267.
204 Khanoussi M., 1990, p. 647.
205 Le culte du dieu Mercure est aussi attesté grâce à un fragment d’une statue ou une tête de marbre à Sufetula
et rapprochée à l’Hercule colossal de Cherchel, (Gauckler P.), « tête en marbre découverte à Sufetula (musée du
Bardo) », BCTH, 1903, p. CLXV). Ce fragment pourrait être le témoignage d’un culte ou d’un sanctuaire
consacré au dieu Mercure portant un pétase, l’un des attributs du dieu Hermès. À la berge orientale d’Oued El
Contra, M. Grira découvre une stèle figurant le dieu Mercure à Hr. Kef Damouss dans la région de Sufes ayant
un pétase ailé, tenant une tige de deux cercles et une bourse (2008, vol. I, p. 425 et vol. II, p. 37, fig. 68). Le dieu
Mercure figure aussi nu sur un vase, ayant un grand caducée à la main droite à Hajeb el Aïoun.
206 Preller, 1881, p. 392-398; Toutain J., 1906-1907, p. 260-273 et p. 299; Le Glay M., 1971b, p. 130-132;
1967, p. 276-278; Bénabou M., 1976, p. 344-347; Turcan R., 1978, p. 107; Beschaouch A., 1985b, p. 972-973;
Benzina Ben Abdallah Z., 2000b, p. 5; Benseddik N. et Lochin C., 2010, p. 529 et p. 534.
207 Benseddik N. et Lochin C., 2008, p. 534, p. 529.
41
De surcroit, le dieu Mercure peut recouvrir un dieu berbère sans le supplanter 208. Dans
la Gaule par exemple, le culte de Mercure était associé à une divinité préromaine, manifestant
un syncrétisme religieux évident209. Nous pouvons supposer la même association à Cululis.
En fait, la faible densité du culte de Mercure ne nous permet pas de retrouver les
caractéristiques d’un dieu africain lié à la production de l’huile, lié au scorpion sur les bas-
reliefs ou ayant une fonction de communication et un caractère syncrétique avec Silvain,
Cérès et Ba’al; même si plusieurs savants ont tenté de cerner les caractéristiques d’un
Mercure africain210. C’est pourquoi la présence et l’origine de Mercure en Afrique ont suscité
beaucoup de discussions211.
g. Les Nymphes
Les Nymphes sont les divinités de la nature, de la végétation, de la naissance et des
eaux dotées de vertus médicinales212. Elles s’associent facilement à d’autres divinités 213.
À Capsa, le culte des Nymphes est associé au culte de dieu Neptune lors de l’inauguration
d’un aqueduc et d’une fontaine. Cette association, unique dans la région d’étude, peut justifier
leur fonction comme divinités des eaux et des sources. Rappelons que les Nymphes étaient
des éléments du cortège de Poséidon et de Neptune 214. En outre, les Nymphes des sources
peuvent être l’émanation du numen local ou une forme romanisée d’un culte des sources
bienfaisantes ou thermales et des rivières 215. Nous pouvons même apprécier la substitution du
culte des Nymphes à un culte des eaux puisque l’association des Nymphes et des cours d’eau
était habituelle 216.
42
Bien que le processus de coexistence des cultes soit un sujet discuté, chaque divinité des deux
panthéons peut constituer à part un cas distinctif 217. L’intérêt essentiel de la dédicace de
Capsa consiste à la mention d’un lieu de culte voué aux Nymphes, associées à Neptune ; dieu
de toutes les eaux. Le dédicant Cn(aeus) Iunius [---] est un notable, inscrit dans la tribu
Papiria, « celle des quirites des municipes et des colonies promues sous Marc Aurèle »218.
Cette dédicace établit la faveur de ce notable originaire de Capsa dans la présence des
Nymphes à Capsa au IIème siècle et le rôle des personnes fortunées dans le maintien de la
romanisation religieuse aux confins de la Haute Steppe.
Mieux encore, dans sa thèse sur Rohia et le Sraa Ouertane, S. Ben Baaziz mentionne
l’existence d’un temple de Neptune à Sidi Ali El Bahloul219. Dans ce site, le culte de Neptune
est associé au culte d’Amphitrite.
h. Le dieu Oceanus
Oceanus est assimilé à plusieurs divinités220, à l’exemple des dieux-fleuves, des
Nymphes et des dieux-vents221. Le dieu "Oceanus pater rerum" est le père de l’Univers222.
Dans le secteur d’étude, le culte d’Oceanus est attesté sur une inscription à Thelepte. C’est
une inscription bilingue, latine et néo-punique223. À notre connaissance, cette inscription est la
seule qui nomme ce dieu en Afrique proconsulaire. Cette mention peut expliquer
l’attachement des habitants aux pratiques des cultes aquatiques224. En dehors de la zone
d’étude, nous rappelons l’existence d’un Genius aquarum Traianum à Vaga225, un Génie
d’eau nommé Maqur226 et un dieu des eaux à Madauros227.
43
En outre, Oceanus est représenté sur l’iconographie d’Hadrumetum sous des traits
sémitiques228. Dans toutes ces régions, le culte est rattaché à l’eau douce, excepté celui
d’Hadrumetum. Le dieu Oceanus de Thelepte pourrait être l’identification romanisée d’une
divinité des eaux à l’exemple du dieu phénicien Ba’al des eaux 229 ou la substitution d’un
Genius loci.
i. Le culte du Sol
Le culte des astres rassemble le culte des dieux Sol et Luna230. L’origine du culte des
astres est remise en question231. Dans le secteur d’étude, le culte des astres était fréquent sur
les stèles anépigraphes232. La présence de Sol et de Luna sur les stèles de Saturne était
fréquente en Afrique romaine 233. Toutefois, le culte de Sol est peu fréquent que celui de
Luna234. La présence du culte du Sol est attestée sur une dédicace à Sufetula vouée par
Recupera/[---]. Dans cette dédicace fragmentaire Sol est qualifié de deus. Rappelons que le
culte de Sol a connu deux phases au cours du IIIème siècle : un moment d’échec sous
l’empereur Élagabal et un moment de réussite sous l’empereur Aurélien 235. La dédicace de
Sufetula peut authentifier la continuité du culte dans la Haute Steppe au moment de l’apogée
de la romanisation sous une forme païenne plus évoluée; peut-être à l’époque de l’empereur
Aurélien236. Dans ce cadre, nous rappelons la présence, unique, d’une dédicace mentionnant
la victoire de l’empereur Aurélien divinisé à Sufetula. Nous supposons que la présence du
culte de Sol à Sufetula peut être liée à son évolution sous un aspect plus romanisé vers le
dernier tiers du IIIème siècle ; c'est-à-dire sous le règne de l’empereur Aurélien.
44
j. Le culte de Vénus
Vénus a été identifiée et associée à plusieurs divinités237. Son culte est attesté à Sufetula sur
une dédicace faite par le duumuir C. Caecilius Maximianus qui pourrait être un notable
appartenant à l’ordre équestre et portant le gentilice Ceacilius très fréquent dans le secteur
d’étude et surtout à Sufetula. À l’exemple de Vénus sur le forum de César à Rome238, Vénus
est qualifiée de Genetrix. Cette épithète l’indique comme ancêtre des Iulii239. D’après R.
Schilling, le maintien du culte de Vénus Genetrix par César permet le maintien de la tradition
latine de la propitiation240, son association aux princesses romaines et son acquisition de
diverses éventualités syncrétiques 241. À l’exemple de Cérès, de Diane et de Junon242, la
présence de Vénus est un signe d’une romanisation243, influencée par des cultes africains 244,
même si Vénus n’était pas identifiée à des déesses locales 245. La dédicace de Sufetula est
d’une importance considérable car elle associe Vénus aux princesses impériales et justifie la
continuité de l’héritage de la famille des Iulii246. En fait, dans une région steppique, Vénus
peut être vénérée en tant qu’une divinité des eaux qui présidait à l’apparition des sources et
des activités hydrauliques pour pallier contre les délits de la sécheresse à l’exemple de
Neptune.
237 CIL, VIII, 27763; Picard G.-Ch., 1939, p. 103 et 122; Picard G.-Ch., 1954, p. 115-117; Gagé J., 1961, p. 71-
72; Fantar M. H., 1973, p. 22-24; Le Glay M., 1978, p. 143; Beschaouch A., 1981, p. 105; Smadja É., 1985, p.
547; Schilling R., 1988, p. 177; Bonnet C., 1996, p.19; Bordreuil P., 1998, p. 1156.
238 Gros P., 1967, p. 505-506.
239 Schilling R., 1988, p. 152.
240 Schilling R., 1988, p. 323.
241 CIL, II, 2038; Le Glay M., 1971 a, p. 54; Schilling R., 1988, p. 156 et p. 170-171; 1982, p. 307.
242 Mikocki T., 1988, p. 383.
243 Schllling R., 1982, p. 374.
244 Schilling R., 1982, p. 244; Le Glay M., 1983, p. 49; De Montrémy J.-M. et Scheid J., 2008, p. 117-118.
245 Le Glay M., 1966, p. 242.
246 Schilling R., 1988, p. 158.
45
D. Cultes indéterminés
46
c. Divinités indéterminées dans le territoire des Musunii Regiani
La première inscription est une dédicace vouée à Mars ou à Mercure Auguste. Cette
dédicace, faite P. Spiculus et son fils associe le culte (de Mars ou de Mercure) au culte
impérial des deux Augustes Dioclétien et Maximien et confirme la vitalité du culte à l’époque
de la Tétrarchie. Comme la dédicace mentionne les deux Augustes, nous pouvons penser à
Mars. Cette dédicace peut être liée à la tentative d’attachement au paganisme par Dioclétien.
Une dédicace récemment publiée nous renseigne sur l’édification d’un aedes lié à une
pollicitatio d’un évergète nommé Aelius Rogatus. C’est un évergète porteur des duos nomina ;
le gentilice impérial Aelius et le cognomen Rogatus, lié à la naissance et qui dérive d’un
participe. C’est un surnom attaché au sacrifice de substitution à l’exemple de Concessus251.
Cet évergète recevait, en vertu d’un decret pris par les Musunii, une uacatio en sa faveur. Le
texte n’a pas gardé le nom de la divinité à laquelle était voué cet aedes.
Conclusion
Nous remarquons que le culte des divinités de la triade est rarement attesté dans le
secteur d’étude. Ainsi, le culte de Jupiter et de Minerve étaient diffusés seulement dans les
centres ruraux. Par contre, le culte de Junon n’a été mentionné que sur une dédicace à la
forme d’une épigramme à Sufetula. Le culte des Cereres, le culte de Genius et le culte de
Neptune étaient fréquents. Concernant les inscriptions datables, nous remarquons que les
cultes gréco-romains ont été attestés à partir du IIème siècle et au IIIème siècle, c'est-à-dire au
moment de la romanisation. La diffusion des cultes gréco-romains était appuyée par
l’ensemble des collectivités et des individus romanisés, soit dans les centres urbains, soit dans
les centres ruraux.
47
2. Les cultes africains
Nous entendons par les cultes africains les cultes influencés surtout par les fondements
libyques ou puniques et qui aboutissent à une intégration romano-africaine. Nous étudierons
au début le culte de Saturne, puis le culte du bétyle (lié au culte de Saturne) et enfin le culte de
Caelestis.
2. 1. Le culte de Saturne
L’épigraphie qui mentionne le culte de Saturne est abondante. Nous trouvons les stèles
qui indiquent des prêtres chargés du culte de Saturne, les dédicaces et les ex-voto. Dans
l’ensemble, nous avons recensé 58 mentions épigraphiques du culte. Nous voyons essentiel
d’entamer cette partie par l’analyse de la fonction sacerdotale, généralement liée soit au culte
de Saturne soit au culte des Cereres. Dans la région d’étude, nous avons recensé 9
inscriptions indiquant des prêtres chargés du culte de Saturne.
Le tableau ci-dessus montre que la charge sacerdotale était bien répandue, soit dans les
centres urbains comme Aquae Regiae, Thala, Sufetula, soit dans les sites ruraux comme Bir
El Adine, El Ala, Hr. Dammag et Hr. El Hameima. La prêtrise, liée au culte de Saturne, est
donc un fait urbain et rural. Nous recensons quatre sacerdoces ayant les tria nomina et un
sacerdoce portant les duo nomina. Tous ces prêtres portent une onomastique latine.
Ainsi, cette prêtrise a été accordée à des personnes romanisées. Tous ces sacerdoces
sont attestés durant la période qui s’étend du IIème siècle au IIIème siècle. C’est-à-dire au
moment de l’apogée de la romanisation.
48
À Thala, six dédicaces sont consacrées à Saturne. Nous avons recensé aussi 42 ex-uoto
attribués à Saturne dans la zone d’étude252; Hr. Es Skhira compte 27 ex-uoto.
La première dédicace de Thala est faite par P. Postumius Procolus, un notable local
qui a érigé un autel à ses frais lors de son flaminat. Dans la deuxième inscription, le dédicant
L. Postumius [---]mus, qui porte les tria nomina, est aussi un notable local qui a bâti un
monument avec des colonnes à ses frais. P. Postumius Proculus pourrait avoir un lien de
parenté avec L. Postumius [---]mus253. Ces deux dédicaces renforcent l’attachement des
Postumii de Thala au culte de Saturne. La troisième dédicace mentionne des prêtres qui ont
fait et dédié un temple à Saturne en raison de leur "religiosité". Cette dédicace montre la
fidélité de ces prêtres, dont les noms sont inconnus, au culte de Saturne. Rogatianus et Tattius
[---] qui portaient une nomenclature latine pourraient appartenir à l’élite ou à la classe de la
"bourgeoisie" locale. Ils ont participé, par le don d’un lot de terres, à l’érection d’un temple à
Saturne. La quatrième dédicace indique le nom de M. Egrinius qui a érigé à ses frais un
portique avec des gradins.
Deux autres inscriptions sont probablement dédiées à Saturne : une inscription
remonte à l’époque de Dioclétien et l’autre indique l’érection des portiques. Tous les
dédicants attestés à Thala sont des prêtres ou des citoyens qui portaient les tria ou les duo
nomina et qui ont construit des monuments à Saturne à leur propre frais.
Nous apercevons que le culte de saturne était honoré par des individus aisés et
romanisés à Thala; contrairement aux centres ruraux.
252 Sans compter les stèles anépigraphes trouvées à Hr. Zarroug, à Hr. Es Skhira (10 ex-uoto), à Hr. Dammag et
à Hr. Thmed. Voir successivement : Merlin A., BAC, 1909, p. CCXXXIII; Hautecoeur L., MEFR, 1909, 17, 18,
19, 21, 22, 23; Carton L., BAC, 1906, p. CCII, n°4, p. CCXXIV-CCXXV, n°14; Grira M., 2008, p. 81, fig. 164;
2014, p. 154.
253 Belkhia Karoui Th., 2009, p. 575.
49
Dédicant(s) Lieu Datation Référence
Q. C(…) P(…) ? Hr. Zarroug IIème – IIIème s ILAfr., 86
Un tel fils de Siluanus (lui-même) fils de Hr. Es Skhira IIème – IIIème CIL, VIII, 23155
Donatus
L. A(…) M(…) ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23146
Concessulus fils de L. Memnon Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23145
- [Satu]rnus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s MEFRA, 1909, 34
- [---] up [---]
C. Caecilius ? Crispinus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23147
C. Caecilius ? Crispinus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s MEFRA, 2, 1909
C. Repereius A[---] ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23148
[---] Datus ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23149
[---] Felix [F]uschus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23149a
Fuschus fils de Ianuarius (lui-même) fils Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23150
de Fuschus
M. Iulius Saturus [-]ing[---] ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23150a
L. Iunius Saturninus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23151
Macu[r]gum ? Fortunatus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s ILAfr., 89
Maxim(us) Me[---] ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23151b
Un tel fils de Primus (lui-même) fils de Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23152
Populus
Un tel fils de Publius (lui-même) fils de Hr. Es Skhira IIème – IIIème Hautecoeur L.,
Oplatus MEFRA, 1909, 35
Quintus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23153
Saturus fils de Rogatus (lui-même) fils Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23154
de Maior
Un tels fils de Siluanus (lui-même) fils Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23155
de Donatus
M. L[---]umis ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23155a
D. S. C(…) Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23155b
[---]ocuit Hr. Es Skhira IIème – IIIème s CIL, VIII, 23155c
INC Hr. Es Skhira IIème – IIIème s Hautecoeur L., 1909,
32
CAIVM ? Hr. Es Skhira IIème – IIIème s Hautecoeur L.,
MEFRA, 1909, 33
M. Ennius Octauius Hr. Es Skhira IIème – IIIème s AE, 1999, 1763
Annius fils de Saturnus Hr. Es Skhira IIème – IIIème s AE, 1999, 1765
Saturnina fille de Birzilis Hr. Es Skhira IIème – IIIème s AE, 1999, 1766
Felix Hajeb el Aïoun IIème – IIIème s M’charek A., 2009, p.
292
Les Extricati fils de Nabor Thala II - IIIème s CIL, VIII, 23285
Felix ? Zanccarius Thala Haut-Empire CIL, VIII, 23323
L. Petronius Victor Thala Haut-Empire ILAfr., 196
T. R. E. Sufetula Haut-Empire Duval N., 1969-1970,
15
C. Aurelius Sufetula Haut-Empire Merlin A., BAC, 1909,
p. CLXVI
Un inconnu et les siens Sufetula Haut-Empire Duval N., 1969-1970,
14
50
T. Ofasius Apate filia Sufetula Ier s Duval N., 1970, p.
275-276, 19
Un inconnu et les siens Sufetula Haut-Empire AE, 1989, 796
[Mar]ia [---]p[---]na ? Cillium Haut-Empire CIL, VIII, 23214c
Inuarius Thelepte Haut-Empire CIL, VIII, 11270
Isarbosb(a)e Thelepte Haut-Empire CIL, VIII, 11265
Fronto et Paulina Hr. Echaffai Haut-Empire ILAfr., 99
L. Pomponius Secundus Hr. Maajen Haut-Empire ILAfr., 94
La statistique que nous avons réalisée démontre que les dédicants des ex-uoto
consacrés à Saturne sont répartis comme suit : 11 citoyens ont les tria nomina, 7 citoyens
portent les duo nomina et 16 individus portent un nom unique 254. Cet inventaire implique que
la dévotion au dieu Saturne était liée aux couches les plus modestes de la société. Le nombre
important de ces stèles votives démontre que le panthéon africain était dominé par un dieu
punico-berbère255, identifié à un dieu honoré sous un nom latin et recouvert par Saturne256. En
effet, les ex-uoto attestés à Hr. Es Skhira, par exemple, présentent Saturne comme le principal
dieu257. L’évolution de ce culte berbéro-romain est démontrée grâce à l’évolution générale des
stèles consacrées à Saturne qui consiste à l’amélioration de la forme de la stèle 258, la formule
dédicatoire et le cadre259. Toutefois, ces stèles peuvent obéir seulement à des goûts régionaux.
Comme dans tous les sites ruraux260, Saturne était indiqué dans la zone d’étude par des
emblèmes conceptuels et non par son nom. Nous remarquons aussi que les ex-uoto consacrés
à Saturne étaient bien répartis dans les centres urbains comme Thala, Sufetula, Cillium et
Thelepte et dans les centres ruraux comme Hr. Zarroug, Hajeb el Aïoun, Hr. Echaffai, Hr.
Maajen et surtout Hr. Es Skhira. Tous ces ex-voto remontent au IIème siècle et au IIIème siècle,
à l’exception d’un seul cas attesté à Sufetula et dont nous doutons fort son caractère votif.
51
Dans cette optique, M. Le Glay mentionne que le culte de Saturne a évolué sous les
Sévères à une religion africaine transformée et romanisée 261. Au début du principat, les
sanctuaires ruraux de Saturne étaient modestes mais à partir de la fin du IIème, les temples
luxueux de la "bourgeoisie" municipale supplantaient la petite area262. Ainsi, M. Le Glay
évoque que l’évolution du culte de Saturne en Afrique romaine se manifeste dans la
"dépunicisation" des monuments, des rites et des usages lors de l’apogée de la
romanisation263.
La romanisation est attachée aux mentalités des peuples conquis, car toutes les
interprétations du comportement religieux ne doivent pas démentir les cultes des Africains 264.
Sous cet angle, il nous semble essentiel d’étudier la mutation des cultes africains. Au premier
abord, nous prenons comme exemple l’attachement des autochtones aux cultes Africains.
Nous préférons d’étudier le culte de Saturne à part puisque sa primauté était remarquable.
La prédominance de Saturne s’explique par l’abondance épigraphique qui compte un
millier de stèles votives et de dédicaces évoquant son nom ou ses attributs en Afrique 265; ainsi
que l’opulence de son dossier archéologique et iconographique. Pourtant, plusieurs dédicaces
vouées à Saturne ont été gravées sur des stèles. Dans le territoire d’étude, le culte du dieu
Saturne était très attesté. Nous avons recensé 11 sacerdoces, 6 dédicaces, 43 ex-uoto
épigraphes et 14 stèles anépigraphes liés au culte de Saturne266. Au total, nous avons recensé
74 attestations au culte de Saturne. Ce dernier chiffre est énorme par rapport à l’ensemble des
cultes rendus aux divinités dans le secteur d’étude. La majorité des dédicants des ex-uoto
consacrés à Saturne portent des noms uniques. Ces adorateurs témoignent de leur origine
autochtone et de leur appartenance sociale "modeste".
52
Identifié à un dieu cosmique phénicien ou à une forme sémitisée d’une divinité
berbère267, Saturne a été associé à de nombreuses divinités. Parfois, il était identifié au dieu
Jutpiter268. Par contre, aucun magistrat de haut rang, un fonctionnaire ou une autorité romaine
officielle ne se trouve parmi les dédicants des stèles ou parmi les donateurs des temples et
d’autels, excepté les dédicaces de Thala. Ainsi, nous évoquons l’aspect africain de Saturne
distant des reproductions romaines.
Dans le même ordre d’idées, le centre rural Hr. Es Skhira compte 27 stèles vouées à
Saturne. Cette densité atteste que le dieu Saturne n’était honoré que par des propriétaires
ruraux et des campagnards. Nous supposons que ce culte dépend de la situation socio-
économique et des formes de la vie sédentaire des centres ruraux. Rappelons que la masse des
sanctuaires varie en fonction de la population et en « proportion inverse du degré de
romanisation »269. L’enrichissement du culte de Saturne par des attributs et des symboles
nouvellement empruntés est la confirmation du faciès d’un dieu souverain omnipotent270. En
d’autres termes, nous apercevons que la romanisation de son culte est liée au nom Saturne
emprunté à la langue latine sans se confondre avec lui car il succéda au nom du dieu punique
Baal, différent du dieu italique Saturne et du dieu grec Kronos. C’est pourquoi, nous
évoquons que l’apparence extérieure du nom latin de Saturne n’a pas changé la conception
profonde du dieu phénico-punique Baal, légèrement touché sous l’effet de la romanisation.
Ainsi, la fréquence du culte de Saturne confirme sa vitalité sous l’Empire avec des aspects
nettement africains malgré les efforts de la romanisation271. Saturne africain était donc attaché
à ses racines sémitiques et non déraciné de sa propriété africaine 272. Il figure comme la
divinité la plus syncrétique et la plus populaire d’un Baal Hammon 273, « mal romanisé au
fond »274. Cette romanisation non profonde est remarquée dans le libellé simple des formules
dédicatoires et sa monotonie constante275.
53
Le succès de Saturne et l’étendue de son culte 276 semblent être la signification « de
l’incomplète romanisation des Africains »277, souvent fidèles à l’adoration de leurs divinités
ancestrales dont les noms romains masquent mal l’origine africaine. La densité du culte de
Saturne s’explique aussi par l’état social des dédicants qui découlaient des "couches sociales
modestes" et distantes des ciuitates liberae. Ce témoignage confirme la pénétration plus
profonde du culte dans l’âme des autochtones grâce aux ex uoto variés, aux stèles et à
l’iconographie. Saturne, dieu principal au cœur de la Haute Steppe 278, conserve sa
prédominance dans les campagnes jusqu’à la fin du III ème siècle mais l’histoire du culte reste
énigmatique279. Nous remarquons que les notables locaux n’étaient pas profondément
influencés par le culte de Saturne. Ainsi, le culte n’a pas eu un impact sur les propriétaires, les
officiels et les colons. Dans ce contexte, nous mentionnons un caractère religieux africain
d’un dieu Saturne légèrement romanisé.
Le secteur d’étude révèle deux inscriptions mentionnant un bétyle : à Thala et à Hr. Es
Skhira. Le bétyle est une pierre sacrée de forme ovale 280 et un mot à consonance sémitique qui
peut signifier la "demeure divine" ou la maison dieu281. Il peut également désigner la pierre
sacrée282.
La première attestation du bétyle est indiquée sur une dédicace d’un affranchi faite à
son patron et ses enfants à Hr. Es Skhira. L’action de cet affranchi consiste au blanchiment à
la chaux des pierres dédiées à Saturne. Ce texte précise un acte religieux différent des scènes
d’offrandes connues sur les ex-uoto, ainsi que les bénéficiaires et les conditions
d’accomplissement.
54
C’est pour le salut d’une famille que l’affranchi Macrinus est intervenu283. Le centre
d’intérêt dans cette inscription est la formule "dealbauit petra[s S]aturni"284. "Petra Saturni"
peut signifier le bétyle ou l’autel sacrificiel. En fait, la formule dealbatio des monuments en
Afrique n’a aucun sens religieux que si elle est en rapport avec une cérémonie liturgique bien
précise285. Dans ce cadre, L. Hautecoeur a voulu montrer que le sens de "dealbare petras
saturni" peut signifier blanchir à la chaux les images ou les stèles de Saturne286. En outre, le
bétyle pourrait être la nomination donnée à la pierre de Saturne et au dieu Ba’al, à la divinité
phénicienne Astarté287 ou à celui du dieu Abadir "père tout-puissant " ou omnipotens288.
La formule pro salute dans cette dédicace peut témoigner d’un lien étroit entre le culte
impérial et le "culte du bétyle » ; signe de l’évolution du culte à un culte plus romanisé. Cette
supposition peut expliquer l’évolution du bétyle à une forme plus latinisée que sémitique sous
l’Empire romain.
La deuxième inscription est une dédicace à Saturne Auguste faite par le citoyen L.
Postumius [---]mus. C’est une inscription sur une corniche qui exprime l’offrande d’un bétyle
sur une colonne. Même si la raison de dévouement de cette dédicace n’est pas précise 289.
Cette inscription provient d’un sanctuaire à Hr. Es Skhira mais évolué sous l’Empire290.
D’après M. Le Glay, l’importance est sans doute donnée à la "divinité" elle-même; celle du
bétyle291, d’habitude entourée d’une balustrade, surmontée d’un dais et placée dans un
édicule. Sans attribuer son introduction en Afrique aux Phéniciens, la litholâtrie préexistait
chez les Libyens et elle n’a pas disparu totalement des campagnes nord-africaines292.
55
B. Le culte de Caelestis
Caelestis est le nom latin de la déesse protectrice de Carthage Tanit 293, romanisée sous
le nom de Junon-Caelestis294 et identifiée à plusieurs divinités 295. Bien que son culte soit bien
répandu296, Caelestis est mentionnée seulement sur deux dédicaces remontant au IIIème siècle
à Thala.
Dans la première dédicace, le culte de la Dea Caelestis Augusta est lié à celui des
empereurs césars, Septime Sévère, Caracalla et Geta. Cette dédicace a été faite par l’ensemble
des Seniores, groupes municipaux, qui expriment leur gratitude aux empereurs Césars et à
Caelestis. La formule dédicatoire qualifie Caelestis à l’image des grands dieux et l’introduit
dans le panthéon de Rome à partir du IIIème siècle297; sous Elagabal. Les seniores se sont
chargés d’élever le monument et dédier cette dédicace aux frais de la cité. Ils expriment une
forme romaine du culte de Caelestis à Thala, encore un castellum au moment de la
dédicace298. La deuxième inscription est dédiée par P. Geminius Martialis qui a construit à ses
frais un portique à colonnade avec un escalier à sept marches, pendant l’année de son
flaminat. Cet acte d’évergétisme religieux démontre la vitalité du culte de Caelestis à Thala
vers le IIIème siècle. Néanmoins, Caelestis n’était pas inspirée par une divinité locale 299. En
effet, la présence de Caelestis dans les villes non puniques comme Thala était un peu tardive,
ce qui explique la faiblesse de son culte. Caelestis a été honorée par des groupes et des
individus fortunés et romanisés à Thala. Ainsi, nous pouvons mentionner que son culte est
multiforme ; il est à la fois public et privé.
293 Philippe B., 1900, p. 220; Picard G. -Ch., 1954, p. 105-106; Du Mesnil Du Buisson R., 1970, p. 75; Lassère
J.-M., 2015, p. 41.
294 Audollent A., 1901, p. 369-370; Dussaud R., 1947, p. 201; Basanoff V., 1948, p. 53; Picard G.-Ch., 1954, p.
105 et p. 56-72; 1959, p. 42; Mundle J., 1961, p. 228-237; Bloch R., 1965, p. 194; Le Glay M., 1966, p. 213 et p.
219; Le Gall J., 1976, p. 523; Lipinski E., 1995, p. 151; Benzina Ben Abdallah Z. et Ennabli L., 1998, p. 175 et
p. 179; Cadotte A., 2007, p. 71-72.
295 Picard G.-Ch., 1959, p. 53; Simon M., 1978, p. 511; Schilling R., 1988, p. 177; Mikocki T., 1995, p. 90.
296 Toutain J., 1896, p. 216-218; Picard G.-Ch., 1954, p. 117.
297 Halsberghe H.-G., 1984, p. 2213.
298 Aounallah S., 2010, p. 98.
299 Cadotte A., 2007, p. 83.
56
Conclusion
Les dédicaces pour le salut de l’empereur sont faites à des divinités romaines comme
Jupiter, Minerve, Faunus et Mercure. Ces dédicaces ne mentionnent aucun dédicant portant
un nom unique. Dans le même ordre d’idées, nous évoquons que tous les dédicants étaient des
citoyens romains qui portent les duo nomina ou les tria nomina. Ainsi, les cultes rendus aux
divinités étaient un fait des collectivités ou des groupes comme les cultores, les coloni, l’ordre
de la colonie et l’ensemble des seniores. Ce fait confirme l’influence des élites et des
collectivités profondément romanisées dans la diffusion des cultes rendus aux divinités et la
romanisation religieuse. Nous avons remarqué que ces cultes étaient fréquents dans les
grandes cités comme Sufes, Thala, Sufetula, Cillium, Thelepte et Capsa. De surcroît, ces
cultes étaient attestés dans le saltus Masclianis, le Vicus de Nefidhet el Mecid, le fundus
Iubaltianensis et les centres ruraux de Sidi Mohamed Ech Chaffaï, Hr. El Haouaria, Douar
Bayoud, Hr. Es Skhira, Aïn El Hmadna, Thleta Jouamãa, Hr. El Frass, Hr. Echeragua et Hr.
Tamesmida.
Rome avait souvent des attentions par rapport à la religion africaine, car elle ne favorise
aucun culte sauf celui de la triade capitoline, de Rome et d’Auguste et le culte impérial. Pour
les autres divinités, ce sont les habitants qui cherchent, généralement, à promouvoir des cultes
sous une forme romanisée. Ainsi, les affinités entre cultes romains et cultes locaux se créer
par les adorateurs. Nous évoquons par exemple le culte de Tanit qui était privilégié, car elle
était l’analogue de la déesse céleste Junon, ce qui peut expliquer sa présence abondante dans
le secteur d’étude, notamment sur les stèles anépigraphes 300.
300 À Hr. Ouled Ghaoui se trouve une stèle anépigraphe décorée en bas-relief dans une niche. Cette niche au
claveau soutenu par deux colonnes avec leur chapiteau comporte la silhouette d’un personnage portant une
tunique courte. Sous la niche existe le signe de Tanit tracé au trait. Ben Baaziz S., 2000, 19, fig. 18. Chez un
paysan il y a une autre stèle anépigraphe décorée en bas-relief. Cette niche au claveau soutenu par deux colonnes
avec leur chapiteau, comporte la silhouette d’un personnage portant une tunique courte. Sous la niche existe le
signe de Tanit tracé au trait. Ben Baaziz S., 2000, 24, fig. 23, 24 et 25; À Thala deux stèles anépigraphes
comportent le même décor. En haut il y a le signe de la divinité qui représente Tanit et en bas il y a deux palmes
surmontées de croissants autour d’une niche. À gauche figure l’image d’une femme debout et drapée dans une
robe plissée et à gauche un homme debout ayant un bras abaissé et un autre levé. Gauckler P., BAC, 1900, 32; Le
Glay M., 1961, 7. De même, on trouve deux stèles anépigraphes comportant le même décor comme la
précédente. Au sommet il y a le "signe de Tanit " surmonté d’un croissant. En bas, figure dans un cadre flanqué
de deux palmes un homme à droite, debout près d’un autel et qui tient un pavot ? À gauche une femme debout
près d’un autel, tenant un pavot dans un cadre flanqué de deux palmes. Gauckler P., BAC, 1900, 33; Le Glay M.,
1961, 8.
57
Dans cette partie, nous étudierons les mutations des cultes africains dans le territoire d’étude.
À priori, nous citons l’exemple de Caelestis qui n’a pas conservé sa position distinguée car
son culte a servi seulement pour "des personnages fort modestes"301. À Thala par exemple, le
culte de Caelestis a été honoré par des Seniores qui ne sont que des "associations
paysannes"302. Caelestis qui symbolise avec Saturne un héritage religieux africain 303, était
aussi l’identification de la déesse punique de Carthage Tanit304. S’agissant de Cérès ou des
Cereres, elles semblent être la substituion d’un dieu libyco-punique agraire ou l’identification
de Ceres africana ou Ceres maurusia305. Le dieu Hercule, mentionné à Sufes, peut être
l’identification d’un dieu local306. La figure divine de deus patrius peut révéler un lien affectif
à la "petite patrie" ancestrale 307, qui semble dissimuler une divinité locale sous un nom
romanisé. Le processus syncrétique d’un Hercule africain indique la complexité des formes
d’interprétation d’un « dieu numide punicisé » en Occident308. Dans le même ordre d’idées,
nous évoquons la difficulté de comprendre la réalité historique du dieu Hercule en Afrique du
nord309, à l’exemple de Mars, Mercure et Neptune car nous pouvons trouver dans ces noms
latins des noms donnés aux dieux locaux310. L’interpretatio romana était limitée à l’égard de
la tendance des cultes africains puisque l’adaptation publique aux cultes romains était parfois
"formaliste"311. Dans ce cadre, nous citons l’exemple de la déesse Vénus honorée en Afrique
sous des traits différents de l’Aphrodite grecque et de la Vénus latine.
58
Le culte du dieu sol était très attesté chez les Libyens qui n’ont pas créé des figures
divines anthropomorphiques mais qui adoraient le Soleil et la Lune 312, comme croyances
héritées313. Ce culte "préromain" semble être assimilé au culte des morts ou le souvenir d’un
ancien culte astral d’origine berbère 314. La persistance des cultes locaux trouve l’affirmation
d’une identité religieuse africaine qui se tient simultanément à la romanisation. En d’autres
termes, nous mentionnons que Rome n’a pas cherché à effacer les identités religieuses
locales. Certes, l’assimilation des cultes peut tenir des conformités importantes comme elle
peut tenir des assimilations légères315. En dehors du secteur d’étude, nous rappelons
l’exemple des noms des dii Mauri qui s’identifient à des dieux des sources, des hauteurs et
des grottes nommés les genii loci et qui révèlent toutes les propriétés du lieu 316. C’est
pourquoi, nous pouvons dire que le syncrétisme religieux et l’interpretatio romana peuvent
cacher des vérités complexes dans le secteur d’étude.
312 Gsell St., 1915, p. 191; Le Glay M., 1966, p. 424, pl. 8.
313 Desanges J., II, 1997, p. 655.
314 Camps G., 1956, p. 155-203; Le Glay M., 1966, p. 424; Cadotte A., 2007, p. 366.
315 Turcan R., 1968, p. 193.
316 Picard G. -Ch., 1954, p. 27; Desanges J., 1997, p. 655; Scheid J., « Cours : le culte des eaux et des sources
dans le monde romain. Un sujet problématique, déterminé par la mythologie moderne », Religion, institutions et
société de la Rome antique, p. 634.
59
3. Le culte impérial
A. La fonction de la prêtrise
a. Les flamines
Les flamines étaient chargés de fêter au nom de la province le culte de Rome et
d’Auguste. Ils protégeaient les cultes et administraient l’assemblée provinciale réunie à
Carthage chaque année. Ils avaient la tâche de la célébration régulière du culte rendu aux
empereurs, la garantie des cérémonies du culte, la contribution pécuniaire des Augustales et
l’implication de l’honneur du culte impérial durant leur prêtrise. À partir du règne de Trajan,
plutôt vers l’année 110-112, le titre sacerdos prouinciae Africae supplantait celui de flamen
Augusti prouinciae Africae. Les flamines sont des prêtres romains voués aux cultes d’un dieu
et attachés à une divinité particulière. Le flamen et la flaminica servent essentiellement le
culte impérial à l’échelle municipale 317 et le culte de l’empereur mort et divinisé. Ces prêtres
étaient les plus prestigieux de la cité318. Ils peuvent maintenir l’ordre et la diffusion de
l’idéologie impériale319. L’épigraphie a révélé un grand nombre d’inscriptions relatives au
flaminat en Afrique320. De même, l’épigraphie du territoire d’étude fait état de 29 flamines et
de 4 flaminiques. Nous trouvons au premier rang la cité de Sufetula qui compte 12 flamines et
puis la cité de Capsa qui compte 5 flamines. Nous avons recensé deux flamines à Cululis,
deux flamines à Thala, deux flamines à Sufes, deux flamines à Cillium et deux flamines dans
le territoire des Musunii Regiani. Nous trouvons également, la mention d’un flamine à
Thambaias et un flamine à Hr. Hamouda.
60
Nom(s) Prêtrise Lieu Datation Référence
[---] Amanus Flamine ? Thambaias Haut-Empire AE, 1957, 74
- Flamine perpétuel Cululis Haut-Empire Benzina, 2008, p.
251-255
- Flamine perpétuel Cululis Haut-Empire CIL, VIII, 12112
P. Magnius Amandus Flamine perpétuel Sufes Fin II -début CIL, VIII, 262
III
[---] Egnatianus Flamine perpétuel Sufes Haut-Empire CIL, VIII, 11422
P. Geminius Martialis Flaminatus Thala 286-305 CIL, VIII, 23280
D. Amullius Victorinus Flamine perpétuel Thala 286-305 CIL, VIII, 501
L. Caecilius Maximinus Flamonium Sufetula Haut-Empire AE, 1909, 16
C. Turranius Siluanus Flamine Auguste Sufetula II - début III CIL, VIII, 23226
L. Pompeius [---]ianus Flamine perpétuel Sufetula Fin II - début ILAfr., 138
III
L. Valgius Fortis Flamine perpétuel Sufetula Fin II- début AE, 1917-18, 61
III
-L.Caecilius Athenaeus Flamines perpétuels Sufetula Époque de CIL, VIII, 11340
-Caecilius Sévère
-Donatus Alexandre
-Aufidianus
M. Aelius [---] Candidianus Flamine perpétuel Sufetula Dernier 1/3 III AE, 1954, 59
- Flamine perpétuel Sufetula Haut-Empire CIL, VIII, 11351
M. Magnius Seuerus Flamine perpétuel Sufetula Haut-Empire CIL, VIII, 11346
M. Antonius [---] ? Flamine ? Sufetula Haut-Empire AE, 1964, 77
C. Antonius [---]us Flamine Auguste Cillium Mai 146 AE, 1957, 77
T. Flauius Secundus flamine perpétuel Cillium Ière ½ II CIL, VIII, 211
- Flamine Auguste Hr. Hamouda Postérieure ILAfr., 111c
aux 270-280
Thulul fils de Phua Flamine des deux Territoire des 198-211 ILAfr., 102
Augustes Musuni
Faustinus fils Gulez Flamine Auguste Territoire des Milieu IIIème s Naddari L., (à
Musuni ? paraître)
P. Aelius Flamine perpétuel Capsa 126-127 CIL, VIII, 98
Nom disparu (fils de Flauia Flamine perpétuel Capsa Haut-Empire CIL, VIII, 113
Urbica).
- Flamines perpétuels Capsa Haut-Empire CIL, VIII, 114
F. Fortis Abidianus Flamine perpétuel Capsa Haut-Empire CIL, VIII, 11236
- Flamine perpétuel Capsa Haut-Empire CIL, VIII, 148
61
Dans le secteur d’étude, l’institution du flaminat remonte à la première moitié du II ème
comme le prouvent deux témoignages provenant de Capsa en l’année 126-127 et de Cillium
au mois de mai 146. Le flamine perpétuel T. Flauius Secundus attesté à Cillium est le fils de
Flauius Secundus. Ces Flauii pourraient être des musulames intégrés dans la société
provinciale et découlés d’une famille africaine constituée de notables romanisés 321. Sufetula
compte nombreux flamines.
Parmi eux deux curateurs de la république qui devaient appartenir à la "bourgeoisie"
municipale. L. Caecilius Athenaeus occupe des charges locales importantes et ses trois fils
Caecilius, Donatus et Aufidianus avaient, à leur tour, obtenu l’honneur du flaminat. Ces
Caecilii dépendraient probablement de l’élite de Sufetula322. Ce fait reflète le rôle
fondamental des notables locaux dans la transmission du culte impérial à la postérité. Nous
signalons aussi les flamines annui323, comme ceux de Thala ou simplement des flamines324.
Les flamines attestés, portaient les duo ou les tria nomina; souvent ils portaient des gentilices
impériaux comme Aelius, Flauius et Antonius. Leur nomenclature démontre leur degré de
romanisation et l’octroie de la prêtrise à des personnes romanisées. Ce sont des prêtres qui ont
pu intégrer dans la sphère des notables locaux et participer à la diffusion de la romanisation
dans leur milieu géographique. Le seul flamine ayant des noms purement africains était
Thulul fils de Phua à Hr. Echeragua dans le territoire des Musunii Regiani.. Ce flamine qui
était chargé du culte des deux empereurs honorés par la tribu des Musunii Regiani vers les
années 198-211 était un notable local. Du même territoire provient vraisemblablement une
dédicace récemment découverte faite par Faustinus fils de Gulez, princeps des Musunii
Regiani, flamine du culte impérial et praefectus de cette même tribu. Comme nous l’avons
vu325, ce flamine est un autochtone porteur d’un nom unique d’origine latine suivi de son
patronyme. Si Faustinus est clairement d’origine latine et qui se rapporte à la chance, à la
fortune et à l’espoir, celui du père Gulez est d’origine purement africaine.
321 GRAA, 1990, p. 50; Christian-B. Obiang Nnang N., 2001, p. 216.
322 Duval N., 1990, p. 516.
323 Cid López R. M., 2010, p. 157-164.
324 AE, 1898, n°9; Gauckler P., 1898, p. 116; Cagnat R. et Gauckler P., 1901, p. 33; Merlin A., 1915, p.
CLXXXVI; CIL, VIII, 23280; Pflaum H.-G., 1976, p. 153; 1978, p. 395 (paru dans un extrait de Athenaeum, n. s.
t. LIV, 1976, p. 152-163); Cadotte A., 2007, n°64, p. 463; Cid López R. M., 2010, p. 159.
325
Dans la partie réservée au culte du Genius.
62
Pour le propos présent, le centre d’intérêt principal intéresse le cursus de ce notable
local qui était en même temps Princeps gentis, flamen Augusti et praefectus gentis. Il partage
avec A. Lacrius Macrinus, princeps gentis Numidarum, l’administration de la prêtrise du culte
impérial. Cela confirme que cette gens se trouve à l’intérieur du territoire de l’Empire depuis
la fin du IIème siècle et sous son autorité en gardant sa disposition originale, à une époque où la
romanisation était à son apogée326.
Ce nouveau texte témoigne de l’attachement et du loyalisme qu’éprouvaient les
Musunii Regiani à l’égard de l’empereur régnant et les membres de sa famille impériale,
particulèirement le rôle de ce princeps tribal et Praefectus gentis dans la diffusion du culte
impérial au sein du milieu tribal de la gens Musuniorum Regianorum et la familiarité de cette
structure tribale avec la romanisation politique et socioculturelle. Il est utile de rappeler les
données que nous avons developpé dans une publication précédente sur les aspects
socioculturels de cette gens qui s’authentifient grâce à ce texte.
À Hr. Hamouda, un premier fragment d’une inscription mentionne le nom d’un défunt
appelé Quintus, inscrit dans la tribu Papiria. C’est un notable local qui a exercé le duumuirat
et plusieurs honneurs dans une cité indéterminée. Cela confirme aussi le rôle de l’élite locale
dans la transmission du culte impérial dans les sites ruraux.
La Basse Steppe compte seulement 1 flamine à Thambaias et 2 flamines perpétuels à
Cululis. Nous remarquons que tous les prêtres sont attestés dans des cités ayant le statut
juridique d’une colonie ou d’un municipe comme Thambaias, Cululis, Sufes, Thala, Sufetula,
Cillium et Capsa; excepté ceux des deux sites ruraux de Hr. Echeragua et de Hr. Hamouda.
Le flaminat n’a pas été attesté dans tous les sites ruraux ; à l’exception du site de Hr.
Echeragua et Hr. Hamouda. Cette prêtrise était un fait officiel, car tous les flamines et les
flaminiques appartiennent à la classe des notables locaux. S’agissant des flaminiques, nous
mentionnons qu’elles n’étaient pas bien attestées. Ainsi, le rôle de la femme dans la diffusion
du culte impérial était limité.
326 Modéran Y., 1989, p. 858, note 125; Hamdoune Chr., 1998, p. 3046; Modéran Y., 2003, p. 477.
63
En outre, bien que le culte impérial ait connu une extension importante depuis la
première moitié du IIème siècle, son étendue et son organisation étaient inégales entre les
localités. Ce culte était un fait officiel qui intéresse les notables locaux dans les centres
urbains comme Thambaias, Cululis, Thala, Sufes, Sufetula et Capsa et dans les centres
ruraux comme Hr. Echeragua et Douar Bayoud. Dans toutes ces localités, les dédicants sont
des citoyens ou des ensembles de communautés romanisées. Par contre, R. Étienne a
démontré que le culte impérial a profité d’un héritage local 327. C’est pourquoi, plusieurs
interrogations se posent sur le contenu des initiaux signes du culte impérial 328.
Rappelons dans ce même contexte que le culte impérial trouve un sol favorable en Afrique
romaine qui honore depuis des siècles ses rois morts et qui rend croyance au pouvoir impérial
dans toutes les communautés liées au culte d’Auguste329.
b. Les flaminiques
La flaminique est choisie parmi les femmes connues de la cité et qui pourraient être un
membre de la notabilité locale. Nous avons recensé quatre flaminiques perpétuelles : à
Sufetula, à Cillium, à Thelepte et à Capsa.
64
Néanmoins, le titre du flaminat de cette jeune fille décédée à l’âge de 15 ans paraît seulement
un titre honorifique octroyé à Thelepte pour vénérer la famille des Flauii332. La même
inscription, mentionne la flaminique Aemilia Pacata fille de Sextus qui a vécu 53 ans333.
Flauia Urbica est la première prêtresse du culte impérial à Capsa. Une statue a été
ordonnée à cette prêtresse par les curiales des dix curies pour ses mérites, ce qui explique sa
fortune et sa position sociale éminente. Cette prêtresse, qui porte un gentilice impérial, a érigé
une statue à son fils, qui était lui aussi un flamine perpétuel.
Bien que rarissime, l’existence des flaminiques peut manifester leur rôle dans la vie
civique. La flaminique facilite l’accès de ses parents aux fonctions décurionales ou
équestres334, elle permet à son mari d’obtenir une promotion indirecte et à ses fils d’accéder
aux fonctions335. Elles étaient avec les femmes évergètes336 et les matronae « des forces vives
de la romanisation »337.
Conclusion
La fonction des prêtres dans le secteur d’étude était le monopole de l’aristocratie la plus
romanisée car tous les flamines et les flaminiques portaient les duo nomina ou les tria
nomina, excepté Thulul fils de Phua à Hr. Echeragua. Cette prêtrise était un fait officiel et
urbain plutôt qu’un fait rural qui facilite l'accès à des fonctions privilégiées des notables
locaux. Aucune inscription n’a été attestée au Ier siècle. Nous mentionnons que l’évolution du
culte impérial est attachée à l’époque de l’apogée de la romanisation, surtout à partir de la
seconde moitié du IIème siècle et au IIIème siècle. Nous rappelons également la présence unique
de l’institution de l’"Augustalité" à Sufes, créée par l’empereur Auguste pour participer à la
célébration du culte impérial338.
65
4. Les objets du culte impérial.
66
Le thème du culte impérial a bénéficié de plusieurs recherches aussi bien en Afrique
proconsulaire à l’échelle provinciale qu’à l’échelle municipale 339. C’est un culte qui concerne
la vénération de l’empereur mort ou vivant. La date de l’organisation officielle du culte
impérial dans les provinces de l’Afrique a été très discutée340. L’étude du culte impérial peut
éclaircir le degré de la romanisation des habitants et exprimer leur loyalisme à l’Empire
romain. Pour ce faire, nous essayerons de montrer comment la présence du culte impérial a
été un moyen d’expression de loyauté à l’empereur. Nous montrerons aussi comment
l’administration impériale était le soutien du culte impérial par des monuments préparés pour
la transmission de la romanisation. Dans le secteur d’étude, nous avons recensé 13 dédicaces
mentionnant une conception d’un culte impérial. Parmi les expressions du culte, nous citons
les notions suivantes : l’Aeternitas, le Salus, le numen et la maiestas, la Domus Diuina, la
Victoria, celle des Diui et même celle des princesses ou des impératrices.
Nous allons étudier ces notions selon leur moment de parution, excepté le culte privé
des princesses que nous lui consacrerons une étude à part. La notion de l’Aeternitas Augusti à
un rôle d’une croyance officielle 341. Elle est affirmée à l’époque de Domitien à Sufes342. Sa
présence à Sufes vers la fin du Ier siècle confirme l’ancienneté du culte impérial. La présence
de cette vertu impériale était appuyée par l’ordo decurionum et par la transmission de la
notion du renouvellement éternel d’un empereur invincible depuis le règne de Vespasien 343.
Une autre conception impériale attestée à Cululis fut celle du Salus Augusti. Le Salus
est une expression de la santé, du bien-être et la sauvegarde de la famille impériale. La
dédicace de Cululis, qui date entre l’année 176 et 192, démontre que le Salus Augusti est une
abstraction divinisée en l’honneur de l’empereur Commode, en remplissant l’activité divine
de défense et garantissant son salut 344.
339 Kotula T., 1962, p. 174-167; 1967, p. 207-220; Fishwick D., 1964, p. 342-363; Lasfargues J. et Le Glay M.,
1990, p. 394-414; Collas-Heddeland E., 1995, p. 410-429; Ripoll R., 2003, Khanoussi M. et Mastino A., 2001, p.
411-436; 2004, p. 371-414, p. 111; Scheid J., 2004, p. 239.
340 Aymard A., 1942-1945 rééd. 1967, p. 548; Étienne R., 1958, p. 410; Fishwick D., 1964, p. 342-363; Pflaum
H.-G., 1964, p. 92; Kotula T., 1982, p. 218; Pailler J.- M., 1989, p. 171; Le Roux P., 1992; Brun J.-P. et Gascou
J., 1999, p. 268; Smadja É., 2005, p. 225.
341 Delpace Ch., 1993, p. 236.
342 Grira M., 2008, p. 414.
343 Cumont F., 1896, p. 451- 452; Étienne R., 1986, p. 446. C’est l’époque du début de la figuration de
l’Aeternitas sur la monnaie.
344 Benzina Ben Abdallah Z., 2008, p. 252.
67
La dédicace de Cululis montre aussi la gratitude de la cité aux empereurs Antonins et à
Rome après l’obtention du statut d’un municipium. Le Salus pourrait être aussi une essence
divine et une vertu de soutien de l’empereur régnant 345.
Dans le territoire d’étude, nous signalons également la présence de la conception du
numen à Hr. Echeragua. Le numen est attesté pour la première fois en Afrique sur une
inscription à Lepcis Magna sous le règne d’Auguste346. Ce concept a évolué à l’époque
impériale depuis l’époque de Tibère 347. Le numen représente aussi l’essence divine active et
créatrice348. Il est la puissance trouvée dans la personne de l’empereur et la caractéristique
essentielle d’une divinité349. La présence de cette force créatrice de l’empereur à Hr
Echeragua manifeste l’attachement des habitants de ce site, noyau fondamental dans le
territoire des Musuni Regiani, à la personne de l’empereur. Nous apercevons que cette
fraction est entrée en contact "assez tôt" avec les Romains.
La dédicace de Hr. Echeragua démontre l’intégration des Musuni Regiani dans le
système impérial, comme l’a bien montré É. Smadja dans autre cas identique 350. La tribu des
Musuni Regiani a érigé aussi un autel consacré aux empereurs Augustes Septime Sévère et
Caracalla sous la tutelle d’un flamine des deux Augustes. La notion du numen de l’empereur
Geta illustre une place importante et un signe d’éternité 351. Cette dédicace signale le numen de
l’empereur vivant et jeune352.
L’introduction du numen d’Auguste dans la religion officielle était une phase
essentielle dans l’éclaircissement "romain" de la divinité impériale 353, en indiquant la
protection divine de la Domus impériale, le remerciement de l’empereur et sa puissance
Auguste354. Nous avons recensé deux autres dédicaces mentionnant la combinaison de la
notion du numen et la notion de la maiestas : à Sufetula et à Hr. Echeragua.
68
La dédicace de Sufetula, vouée à l’empereur César Marc Aurèle Carin par la
respublica de la colonie Sufetula, remonte à l’année 283. Elle indique l’attachement de l’élite
municipale à l’institution impériale dans une période d’instabilité de l’État vers la fin du III ème
siècle. La dédicace de Hr. Echeragua est consacrée au dieu Mars (ou au dieu Mercure). Cette
inscription, dédiée par le citoyen P. Spiculus et son fils, a été vouée au numen et à la maiestas
de Dioclétien et de Maximien. Elle est datable entre le 1 er avril 286 et le 1er mai 305. Bien
qu’elle soit un témoin inhabituel des relations entre hommages aux dieux et hommages à
l’empereur355, l’association du numen et de la maiestas était très connue à l’époque
sévérienne356. L’arrangement des deux formules de numen et de maiestas357, éclaire l’aspect
divin et terrestre de l’empereur vivant358.
Cette combinaison des deux conceptions exprime aussi la reconnaissance des dédicants à la
supériorité de Rome et aux empereurs à la fin du III ème siècle.
Les expressions numen et maiestas justifient l’évolution de la formule de dévotion. R.
Étienne mentionne à ce propos que la formule maiestas était prospère au IIIème siècle dans
toutes les provinces de l’Afrique romaine et elle apparaît depuis les Sévères sous la forme
DNMQE359. Cette notion s’étendait aux empereurs divinisés ou vivants et évoluait à une force
surnaturelle360.
Dans le secteur d’étude, le culte impérial est aussi manifesté par la présence de la
notion de la Domus Imperatoria ou la Domus Diuina, formule très fréquente dans les
inscriptions qui désignent un culte voué à la famille impériale. Elle peut indiquer à l’origine
"la maison du divin", changée dès la période flavienne selon l’évolution terminologique pour
signifier la "maison" divine, en octroyant une propriété divine à l’empereur, à sa maison et à
tout ce qui touchait à lui361. Cette notion est attestée à Thambaias, à Thala et Capsa.
69
La dédicace de Thambaias est faite par les municipes du municipium Aelium
Hadrianum Thambaiensis à l’empereur Gordien, à son épouse Sabinia Tranquillina et à
l’ensemble de la maison divine. Cette dédicace, qui date du 17 décembre 243, indique l’usage
du cognomen impérial pour qualifier les thermes : thermae Gordianae et leur financement par
la collectivité362. La conception de la Domus Diuina montre l’attribution divine à la maison
impériale de l’empereur Gordien et témoigne de la diffusion du culte impérial parmi l’élite de
Thambaeis. Cette notion témoigne aussi l’attachement et le dévouement à la personne de
l’empereur et à son entourage familial. La célébration du culte impérial dans ce cas peut être
liée au processus de la romanisation et à la promotion juridique de la ciuitas Thambaias par
l’empereur Gordien III363. La dédicace de Thala révèle une consécration au dieu latin Faunus
Auguste pour le salut d’un empereur [---] Auguste et sa Domus Diuina. Cette dédicace, faite
par L. Cornelius [---]aellus, mentionne un loyalisme au dieu du Latium, au pouvoir impérial
et sa maison divine.
Néanmoins, la notion de la Domus Diuina apparaît dans cette dédicace après le nom
de la divinité364. Dans cette perspective, il peut s’agir d’une célébration formelle du culte365.
La dédicace de Capsa, qui date de l’année 280, était consacrée à l’empereur Probus et toute sa
maison divine par Turrius Verna [---], curateur des cités de Tacapes et de Capsa. Ce curateur
est un haut personnage qui a pu étendre son administration, sa magistrature municipale et son
contrôle financier sur ces deux cités. Il pourrait être aussi un notable local. Dans les trois
inscriptions de Thambaias, de Thala et de Capsa les dédicants avaient un statut juridique
romain, ce qui témoigne l’apport des fonctionnaires et des notables locaux dans la
romanisation religieuse surtout vers la fin du Haut-Empire. La notion de la Domus Diuina
manifeste aussi la divinisation de toute la maison impériale qui atteint son apogée sous les
Sévères366.
70
Le culte impérial est aussi attesté par la divinisation de la Victoire impériale dès le
début du Ier siècle en Afrique367. La notion de la Victoire est signalée par deux dédicaces
provenant de Sufetula. La première indique l’érection d’un arc voué à l’empereur Septime
Sévère et ses deux fils après leur victoire contre les Bretons. La deuxième, postérieure à
l’année 275, est une dédicace en l’honneur de la victoire de l’empereur Aurélien divinisé. Il
s’agit aussi d’une victoire de l’État dans une période difficile de l’Empire et le redressement
de la situation par Aurélien. À l’exemple de la notion de la victoire de l’empereur Aurélien à
Sufetula, les ex-uoto adressés à la victoire de l’empereur étaient parfois publics et civiques en
Afrique et associées au pouvoir des empereurs368.
Parmi les manifestations du culte impérial, nous indiquons la notion des diui369, celle
qui permet de mieux comprendre l’évolution du culte impérial 370. C’est une nomination
donnée comme épithète à l’empereur Jules César et à l’empereur Auguste 371.
Le mot diuus est accordé à l’empereur dès qu’il aurait un culte officiel, en substituant
les titres imperator et Caesar. Le concept du Diuus est, singulièrement, attesté sur une
dédicace à la victoire de l’empereur Aurélien après sa mort à Sufetula372.
Aurélien voulait la divinisation de sa propre personne malgré une vie privée assez
modeste373, d’être enterré par l’armée et apprécié comme les diui374. L’existence de la notion
des diui, associé à la conception de la victoire Auguste vers la fin du III ème siècle à Sufetula,
peut exprimer son importance et sa continuité bien que cette attestation soit unique. Aurélien
est aussi qualifié de Deus à Thubursicu Numidarum et au Vicus [---]annaeus375.
Le culte impérial ne concerne pas uniquement les empereurs romains, il associe aussi
les princesses divinisées de la famille impériale 376. Dans ce cadre, nous pouvons citer la
divinisation de Faustine la jeune épouse de Marc Aurèle et fille d’Antonin le Pieux à Sufetula.
71
Faustine, qui a reçu le titre de Mater castrorum, a été identifiée à plusieurs déesses 377. Nous
trouvons aussi des affinités entre Faustine et la déesse Caelestis378. De même, Faustine était
assimilée à la déesse Cérès379.
L’épithète Augusta dans les deux dédicaces de Sufetula l’associe et la place au même
rang que les empereurs tous Augusti et divinisés. Les deux dédicaces, honorant Faustine à
Sufetula, confirment son association au culte officiel et impliquent l’attachement des
Sufetulenses aux cultes rendus à la famille impériale. Le statut des dédicants, celui de la
collectivité publique, authentifie l’honneur et les remerciements adressés à Faustine, à la
famille impériale et le rôle des collectivités dans la romanisation 380. Ces dédicaces témoignent
également de la faveur donnée à Marc Aurèle et sa famille à Sufetula.
Le culte impérial est manifesté par la présence de la formule pro salute comme un acte
significatif de la religion romaine 381, fréquent en Afrique romaine particulièrement à l’époque
d’Hadrien382, Antonin le Pieux et Marc Aurèle383. Les dédicaces impériales sont généralement
des « slogans schématiques »384, liées à l’expression pro salute imperatoris. Nous avons
recensé 10 dédicaces impériales indiquant cette expression. Ce fait religieux est un
témoignage de fidélité à l’empereur, garant de l’unité de l’Empire et le bénéficiaire des
invocations pro salute, qui relèvent plutôt du loyalisme politique 385. Les dédicaces attribuées
au salut d’un ou de plusieurs empereurs sont datables entre la seconde moitié du II ème siècle et
le début du IVème siècle. É. Smadja mentionne que cette formule signifie une relation
complexe entre le sujet, l’empereur et les divinités 386. La formule pro salute explique
l’étendue du culte impérial soit dans les sites ruraux comme Hajeb el Aïoun et Hr. Es Skhira,
soit dans les domaines impériaux comme le "saltus impérial" de Hr. Left ou aussi dans les
cités, à l’exemple de Thambaias, Sufes, Sufetula et Capsa.
377 Mattingly J.-D., BMC, Emp., IV, p. 164, pl. 23, 7; Schilling R., 1988, p. 167, p. 168 et p. 170; Cecamore C.,
1999, p. 333, p. 342-344 et p. 346; Martin J.-P., 2011, p. 564.
378 Karthago, XV, 1995, p. 45-55; Cecamore C., 1999, p. 346.
379 Ashby Th., 1927, p. 180; Gros P., 1969, p. 164, note 2.
380 Hoerni C., 2011, p. 1-2.
381 Tertullien, XXIX, 4.
382 Pflaum H. - G., 1970, p. 90.
383 Hurliet F., 2004, p. 1685-1692; Christian-Bernard Obiang Nnang N., 2011, p. 158.
384 Kotula T., 1994, p. 272.
385 Le Glay M., 2006, p. 66.
386 Smadja É., 1986, p. 503.
72
Conclusion
Au début de l’Empire, le culte impérial n’était pas fréquent car nous ne relevons
qu’une seule dédicace remontant au Ier siècle à Sufes. Nous remarquons une évolution
considérable du culte depuis la seconde moitié du IIème siècle mais son essor, surtout dans la
Haute Steppe, était important au IIIème siècle. Parmi les 13 dédicaces datables, nous recensons
une inscription au Ier siècle, deux inscriptions au IIème siècle et 10 inscriptions au IIIème siècle.
Le culte impérial était un processus officiel, lié aux individus et aux communautés les plus
intégrés dans la ciuitas romana et les plus romanisés comme les Musuni Regiani. Ce culte
était fréquent dans les centres urbains comme Thambaias, Cululis, Sufes, Thala, Capsa et
surtout Sufetula. Le site antique de Hr. Echeragua reste un exemple particulier de la présence
du culte impérial dans le territoire d’étude.
73
Volume II : L’apport de l’onomastique citoyenne
74
1. Les nomina
75
A. Méthode et définition
Au nieau philologique, la bibliographie qui se consacrait à l’étude onomastique de la
Byzacène occidentale n’est pas très abondante. Il manque en l’occurrence une recherche de
synthèse et un inventaire exhaustif des corpora epigraphica pour dégager les aspects de la
nomenclature dans cette région. Pour ce faire, nous avons essayé de recenser toute la
documentation épigraphique qui intéresse ce sujet.
Dans ce chapitre, notre objectif consiste à retracer l’évolution de la nomenclature dans
la Byzacène occidentale et ses environs telliens à travers les corpra epigraphica, en se
référant particulièrement aux épitaphes païennes datant du Haut-Empire, dont leur poids
quantitatif est important. Ce travail se propose de démontrer l’impact de la nomenclature
latine sur la population autochtone et leur pratique onomastique ancestrale. Nous tenterons de
démontrer l’influence des formules onomastiques latines sur les statuts juridiques et civiques
des habitants dans la région d’étude. Cet impact de la nomenclature latine demande la prise en
considération du contexte historique, chronologique et des particularités régionales. Le retour
à la diffusion de l’onomastique dans l’Empire romain, en Afrique romaine, dans l’Africa
proconsularis particulièrement, s’impose pour que nous puissions faire des comparaisons,
dégager les grands axes de l’onomastique d’une grande partie de la population en Byzacène,
déterminer les mécanismes de dénomination et interpréter leur évolution chronologique
durant le Haut-Empire et les différents éléments qui les composent. Ces mécanismes
permettent d’analyser le processus d’intégration de la société en Byzacène dans les
conceptions juridiques et socioculturelles romaines suite aux mouvements anthroponymiques
issues des contacts entre autochtones et immigrés. Cette recherche devrait aider à consentir et
concevoir comment s’est réaliséee la romanisation de la nomenclature chez les habitants de la
Byzzacène occidentale ?
« Envisager l’onomastique globalement n’a pas de sens ; elle s’inscrit nécessairement dans un cadre
délimité selon des critères qui, pour être valables, doivent répondre à une réalité historico-linguistique.
L’onomastique romaine prouve que l’historique peut primer sur la linguistique puisque, sur une aire
géographique considérable, un système très codifié a été instauré à la suite de la conquête, exprimé en
diverses langues, articulé avec des onomastiques régionales qu’il a remplacées sans les effacer. Un des
apports essentiels de l’étude de ce processus évolutif consiste dans l’éclairage qu’il jette sur les
modalités d’intégration dans un ensemble, l’empire romain, de populations d’origines, de coutumes,
de cultures variées, sans que celles-ci soient niées ou anéanties : il incarne la mutation qu’on désigne à
juste titre comme “romanisation” ».
Dondin-Payre M., 2011, p. 11
76
Un citoyen romain porte une structure citoyenne, des tria nomina (ternaire) ou des duo
nomina (binaire)387. La femme citoyenne porte un nom unique. L’onomastique a une place de
choix et occupe une valeur considérable dans l’étude de l’état civique, social, institutionnel et
la romanisation culturelle des individus 388. Elle permet d’obtenir des indications sur la
population et suivre les caractéristiques de sa romanisation389. Pour que nous puissions
comprendre ce processus de romanisation socioculturelle, nous essayerons dans ce chapitre
d’expliquer tous les faits d’intégration des habitants, leur volonté pour la romanisation et
d’acculturation. Pour ce faire, nous nous focalisons sur une étude onomastique qui concernera
tous les gentilices et les cognomina latins recensés. Nous avons préparé un catalogue
épigraphique rassemblant toutes les épitaphes païennes et une carte mentionnant le lieu de
provenance de toutes ces inscriptions. Notre objectif consiste à démontrer les aspects sociaux
en s’appuyant sur ces épitaphes, mais nous préférons de revenir aussi sur toute la
nomenclature attestée dans le secteur d’étude. Nous laisserons de côté, uniquement, les
dénominations complètement illisibles. Nous avons classé cette enquête selon la
dénomination complète des individus identifiés grâce à l’épigraphie et tenant compte de
chaque anthroponyme.
S’agissant de la chronologie des épitaphes, nous optons prudemment pour une datation
approximative grâce à l’invocation aux dieux Mânes. Cependant, cet argument de datation
reste un sujet discuté. Les textes épigraphiques s’étendent au niveau chronologique
vraisemblablement sur les trois premiers siècles de l’aire chrétienne. Nous étudierons la
répartition de la nomenclature selon un ordre géographique et chronologique.
387 Dondin-Payre M., 2011, p. 15 : « Les citoyens romains sont dotés d’une nomenclature qui s’est constituée
progressivement mais est fixée sous l’Empire; ses trois éléments, qu’on appelle les tria nomina (trois noms)
s’ordonnent ainsi : le praenomen, prénom; le nomen, gentilice; le cognomen, surnom ». Toutefois « Du point de
vue formel, certaines traductions (praenomen/prénom, cognomen/surnom) sont discutées ; il est vrai qu’elles
sont approximatives, mais, faute de solution, on se conforme à l’usage général », même référence, p. 22.
388 Salway B., 1994, p. 124-145; Dondin-Payre M., 1994, p. 127; Raepsaet-Charlier M.-Th., 1995, p. 207.
389 Thébert Y., 1973, p. 251; Häussler R., 2008, p. 9.
77
B. La diffusion du processus d’adaptation onomastique
a. L’Étude des nomina
● Les gentilices impériaux
Nous étudierons la répartition géographique des gentilices impériaux selon l’ordre
chronologique des dynasties impériales. Rappelons dans ce cadre que dans la tendance
générale de devenir citoyen romain, les autochtones, les nouveaux citoyens et leurs
descendants choisissaient le gentilice de l’empereur régnant comme signe de romanisation 390.
Pourtant, l’emploi d’un gentilice impérial n’était pas obligatoire puisque le nouveau citoyen
peut choisir librement son gentilicum391. Dans le secteur d’étude, nous avons recensé 173
gentilices impériaux. Au début de l’Empire, nous mentionnons l’adoption de 26 gentilices
mais durant la période du IIème siècle et du IIIème siècle le choix de ces gentilices évolue à 147
attestations.
78
Le gentilice impérial Iulius est le plus fréquent dans le secteur d’étude. Cette densité
montre le rôle fondamental des porteurs de ce gentilice dans la romanisation du territoire
d’étude. Iulius était très fréquent notamment dans la Haute Steppe. L’adoption du gentilice
impérial Iulius remonte au Ier siècle. Les Iulii étaient fréquents dans les municipes, les
colonies et les centres ruraux. La fréquence des porteurs du gentilice Iulius prouve
l’importance d’une couche des Africains qui ont accédé "très tôt" à la citoyenneté romaine.
Les porteurs de ce gentilice semblent être des Africains romanisés 392.
Le mouvement des Iulii peut aussi montrer l’appartenance à des familles romanisées
depuis l’empereur César ou l’empereur Auguste 393. En outre, l’empereur Tibère était fidèle à
la politique de son prédécesseur Auguste pour le maintien de l’ordre et le début de la
romanisation du secteur d’étude394. Cette politique démontre la contribution des premiers
empereurs Julio-claudiens dans la romanisation juridique et sociale à l’intérieur de la future
province de la Bayzacène.
Un grand nombre des Iulii africains ont été des sénateurs et des chevaliers 395. Ce
gentilice était aussi porté par des notables à Capsa396. Le gentilice Iulius a été mentionné par
un ex-uoto à Hr. Es Skhira et porté par une flaminique à Sufetula. À Thelepte, une dédicace a
été vouée à Neptune par Iulius Magaricus. Iulius est indiqué également sur une dédicace à
Capsa397 et sur une épitaphe versifiée à Thambaias. En fait, la datation des Iulii pose des
toujours des polémiques. En ce sens, nous relevons que les Caii Iulii se rattachaient à
l’époque Julio-claudienne. En revanche, le choix de ce gentilice impérial vers la fin du Haut-
Empire peut témoigner de sa forte résonnance ou d’un dynamisme intérieur au sein des
Steppes tunisiennes. Nous relevons aussi le choi du gentilice impérial Claudius. Les Claudii
pourraient être des descendants des affranchis orientaux de l’empereur Claude ou de
l’empereur Néron398. Ils sont plus fréquents en Orient qu’en Occident grâce aux relations
séculaires entre la gens Claudia et l’Orient399.
79
L’adoption de ce gentilice n’était pas dense dans le secteur d’étude. Cette rareté
semble être due à l’isolement de ce territoire qui reste à l’écart de la politique impériale de
l’empereur Claude qui interdise le choix de ce gentilice 400. Le gentilice Claudius est attesté
notamment dans les centres urbains de la Haute Steppe comme : Thala, Sufetula, Cillium et
Capsa, mais dans les centres ruraux nous ne trouvons aucune attestation. Le proconsul
d’Afrique de l’année 158-159 et le légat de la Tertia Augusta de l’année 188 portaient ce
gentilice impérial401. En revanche, nous avons remarqué que les Flauii étaient attestés depuis
le début de l’Empire.
Au IIème siècle et au IIIème siècle nous avons remarqué que les Flauii étaient très
fréquents. Il n’est pas vain de rappeler que l’époque flavienne avait une place de choix dans
l’évolution de la romanisation402. Cette évolution est liée à la création de la colonia Flauia
Augusta Emerita Ammaedara dans les Steppes403. Dans le même ordre d’idées, M. Le Glay
évoque que la Steppe, surtout Occidentale, était un territoire très favorisé pour la
romanisation404. Le règne des Flaviens représente aussi une grande étape dans la soumission
des Africains et le secteur d’étude405. La diffusion de ce gentilice était soutenue par l’action
des militaires406, qui participaient à l’intégration du pouvoir politique et la culture romaine
dans les provinces romaines d’Afrique 407. Sous cet angle, J.-M. Lassère montre l’importance
de la diffusion de la citoyenneté dans le secteur d’étude à l’époque des Flaviens, à l’exemple
du pays des musulames et les environs septentrionaux de l’Aurès408. Cette romanisation est
confirmée par la présence du mausolée des Flauii à Cillium409. Les Flauii Secundi étaient
parmi les plus anciennes familles romaines de cette cité de la Haute Steppe 410. Selon M. Le
Glay, ce sont les Flaviens qui ont donné les coups décisifs de la romanisation en Afrique 411.
400 Piganiol A. et Laurent-Vibert R., 1912, p. 148; Lassère J.- M., 1977, p. 249.
401 Benzina Ben Abdallah Z., en collaboration avec Ibba A. et Naddari L., 2013, p. 73.
402 Le Glay M., 1968, p. 201-246.
403 Belkahia-Karoui Th., 2016, p. 213-230; Naddari L., 2013, p. 27-37.
404 Lassère J.- M., 1977, p. 238.
405 Romanelli P., 1959, p. 285; Lassère J.-M., 1982, p. 12.
406 La création de la IIIème légion Auguste à Ammaedara.
407 Picard G. Ch., p. 5-6; Le Glay M., 1968, p. 202.
408 Lassère J.- M., 1977, p. 449.
409 GRAA, 1993, p. XI et p. 52.
410 GRAA, 1993, p. 254.
411 Le Glay M., 1968, p. 203.
80
Le gentilice impérial Flauius est mentionné par l’épitaphe d’une prêtresse de Cérès au
Vicus de Nefidhet el Mecid et porté par L. Flauius Saluianus qui a veillé sur les travaux de la
construction d’un portique à Thala. À Capsa, un hommage a été rendu à une flaminique
perpétuelle dite Flauia Urbica. À Sufetula, une épitaphe versifiée a été érigée par un Flauius
Felic[---] de son vivant. Sans trop prononcé sur ces Flauii, nous évoquons que la densité de
ce genetilice impérial s’attachait à la faveur accordée par les empereurs Flaviens et leur
politique de sédentarisation en Afrique romaine. Le quatrième gentilice dans cette liste est
celui des Ulpii. Le gentilice Ulpius peut indiquer l’empereur Trajan412. Ce gentilice était peu
fréquent dans le secteur d’étude. Une prêtresse originaire de Aïn Ed Darouri est appelée Ulpia
Secunda.
Le gentilice impérial Ulpius est aussi mentionné sur deux inscriptions versifiées à
Sufetula et à Hr. Echeragua. Parmi les gentilices impériaux attestés dans la région d’étude,
celui des Aelii.
Le gentilice Aelius, celui d’Hadrien, de P. Aelius, d’Antonin et de T. Aelius, était
fréquent dans le secteur d’étude. Ce gentilice est antérieur en Afrique 413. Il peut remonter
selon les sources littéraires jusqu’à l’époque pré-césarienne414. La participation des Aelii dans
la mobilité sociale de l’Empire romain remonte jusqu’à l’année 39 av. J.-C415. Aelius est
attesté depuis le début de l’Empire, mais il était fréquent durant la période du II ème siècle et du
IIIème siècle. C’est pourquoi N. Duval évoque une adoption dense de ce gentilice depuis le
règne de Nerva jusqu’au règne d’Antonin416. À Capsa, les Aelii étaient fréquents. La
romanisation importante des Capsenses peut dater depuis l’époque d’Hadrien417. D’ailleurs,
un grand nombre des affranchis impériaux portaient le gentilice Aelius à l’époque de
l’empereur Hadrien418.
81
Ils étaient des affranchis romanisés à l’époque d’Hadrien pour les Publii Aelii et à
l’époque d’Antonin pour les Titii Aelii419. En outre, les Aelii étaient attestés dans la région de
Thala420. Au milieu du IIème siècle, nous mentionnons des Aelii autour des descendants de
Secundus l’Ancien à Cillium421. Cependant, depuis l’époque des premiers Antonins, la
diffusion des noms empruntés aux empereurs romains a diminué. Le gentilice Aelius a été
porté aussi par un magistrat romain au Fundus Iubaltianensis. Nous trouvons ce gentilice sur
l’épitaphe d’une prêtresse à Thala. Il était porté par l’un des parents d’un flamine perpétuel à
Sufetula et par un flamine perpétuel appartenant à la même cité. Dans la cité de Capsa, un
flamine perpétuel appelé P. Aelius Papir[---] a voué une dédicace à l’empereur Hadrien. Le
gentilice Aelius est aussi indiqué sur une épitaphe versifiée à Cillium.
Se lit dans d’autes inscriptions le gentilice des Aurelii. Le gentilice Aurelius a été porté
par plusieurs empereurs comme Marc Aurèle, Commode, Caracalla, Élagabal et Sévère
Alexandre422. Introduit par l’immigration italienne, le gentilice Aurelius était très fréquent
dans toute l’Italie et dans toutes les provinces 423. Ce gentilice était transmis très tôt en
Afrique424. Nous mentionnons l’adoption de ce gentilice dans les centres urbains et ruraux. La
présence d’un mausolée des Aurelii peut participer à la diffusion de ce gentilice 425. Mieux
encore, le nombre des Aurelli dans les documents postérieurs à 212 a évolué dans les régions
où le progrès de la romanisation était faible et dans les régions rurales426. Il peut être adopté
par des "particuliers" même avant le règne des empereurs Aurelii427. Le gentilice Aurelius a
été mentionné sur une dédicace à Minerve Auguste à Hr. El Haouaria ? Au saltus Masclianis
un procurateur appelé L. Aurelius Ianuarius a voué une dédicace au génie de ce domaine
impérial. Le gentilice Aurelius est également mentionné sur un ex-uoto à Sufetula.
419 Les Aleii qui ont reçu la citoyenneté sous Hadrien avaient comme prénom Publius et sous Antonin ont gardé
le prénom Titus.
420 Ben Baaziz S., 2000, p. 41.
421 Gascou J., 1972, p. 87 et p. 89; GRAA, 1993, p. 254.
422 Gascou J., 1969, p. 550.
423 Lassère J.- M., 1980, p. 35.
424 Lassère J.-M., 1977, p. 90, p. 172 et p. 460.
425 Cagnat R., 1901, p. 114-115, n°9; Monceaux P., 1902, p. 209; CIL, VIII, 23245; Pikhaus D., 1994, p. 45.
426 Rizakis A. D., 2011, p. 253.
427 Gascou J., 1969, p. 575.
82
S’ajoute à cette liste, le gentilice Septimius qui était fréquent en Afrique 428.
Néanmoins, nous avons recensé seulement deux attestations dans le secteur d’étude.
Conclusion
Le gentilice impérial était un élément principal dans la romanisation sociale des
habitants. L’adoption des gentilices impériaux a passé par deux phases. Au début de l’Empire,
le choix de ces gentilices était lent mais depuis le II ème siècle nous remarquons une adoption
progressive et plus étendue. Cette évolution était appuyée par l’adoption fréquente et
continuelle de trois gentilices fondamentaux dans la romanisation : le gentilice des Iulii qui
témoigne de l’intérêt accordé à l’élite locale par l’empereur César, l’empereur Auguste et les
premiers empereurs Julio-claudiens429. De surcroit, la présence abondante des Flauii montre
le rôle essentiel donné aux élites par les empereurs Flaviens. Cet intérêt est aussi confirmé par
l’abondance des Aelii qui renforcent l’appui des Antonins dans la progression de la
citoyenneté et de la romanisation. L’adoption des gentilices impériaux pourrait justifier
l’intégration des incolae du secteur d’étude dans le monde romain. Tous ces gentilices
impériaux peuvent désigner des Africains romanisés 430.
83
● Les gentilices des gouverneurs
L’adoption des gentilices ne se limite pas au choix des gentilices impériaux. Nous
trouvons également le choix des gentilices des gouverneurs qui ont participé à la domination
de Rome sur les provinces de l’Afrique romaine 431. Dans l’ensemble, nous avons recensé 135
gentilices, 20 attestations au Ier siècle et 115 attestations durant la période du II ème siècle et du
IIIème siècle.
84
Le tableau onomastique compte plusieurs gentilices de gouverneurs romains portaeint
par les habitants, comme celui des Aemilii qui étaient bien attestés dans la Haute Steppe et
surtout dans le site de Ksar El Ahmer. Hors le secteur d’étude, ce gentilice était attesté dans
les établissements marianistes et plus tard dans la confédération Cirtéenne432. Un gouverneur
de l’année 40 et 36 av. J.- C433 et aussi un proconsul de l’année 78 ap. J.-C. avaient porté ce
gentilice434. Aemilius a été porté par un vétéran à Cululis et par un prêtre qui a voué un ex-
uoto à Saturne à Sufetula. Ce gentilice a été porté par une flaminique qui était un membre des
Flauii de Cillium. Nous trouvons aussi le gentilice Agrius était fréquent dans le Latium et en
Campanie435. En Afrique proconsulaire, ce gentilice est attesté à Utique au Ier siècle ap. J.-C.
ou même avant436. Il était porté par un vétéran à Simitthus437. L’adoption du gentilice Agrius
était considérable à Thala. Le gentilice Agrius a été porté par un prêtre à Hr. El Hameima.
Ainsi que le gentilice Anneius attesté en Afrique selon la correspondance de Cicéron avant le
règne de César 438. Le gentilice Annius, attesté à Sicca Veneria439 et à Uchi Maius440. Il était
porté par un italien de Mantoue à l’époque des Sévères441. D’après W. Schulze ce gentilice
pourrait être d’origine étrusque442. Il est attesté trois fois dans le secteur d’étude. Le gentilice
Appius443, accolé aux Appii de Thugga444. Rappelons la fameuse Via Appia reliant Rome à
Capoue qui a été bâtie vers l’année 312 av. J.-C., sur l’initiative du censeur Appius Claudius
Caecus. Le gentilice Arruntia, celui des Arruntii très fréquents à Lambaesis445.
432 Lassère J.- M., 1977, p. 80-81, p. 89, p. 122, p. 170 et p. 459.
433 Pflaum H. - G., 1978, p. 89; Aounallah S., 2001, p. 210.
434 Pline l’Ancien, XXXVI, 47.
435 Conway R.-S., 1897, p. 557; Lassère J. -M., 1977, p. 170; 1980, p. 35.
436 Lassère J. -M., 1977, p. 170 et p. 459; 1980, p. 35.
437 CIL, VIII, 14601; Lassère J.-M., 1980, p. 35.
438 Lassère J. - M., 1977, p. 98.
439 Lassère J. - M., 1977, p. 149.
440 Lassère J. - M., 1977, p. 157.
441 Lassère J. - M., 1977, p. 459; Aounallah S., 2001, p. 210.
442 CIE, 726; Lassère J. -M., 1977, p. 134.
443 Solin H. et Salomies O., 1998, p. 19; Ben Baaziz S., 2000, p. 23-24, n°12, fig. n°10 et p. 41.
444 Ben Baaziz S., 2000, p. 41.
445 CIL, VIII, 2813; 3126; 3432; 3433; 3436; 3535; 3536; 3642; 3696; 3862.
85
Nous relevons le gentilice Caecilius qui était fréquent dans le territoire d’étude. Les
Caecilii étaient attachés aux descendants des clientèles numides des Metelli446. Il y avait des
Caecilii Metelli qui gouvernaient l’Afrique en 109-108, en 87-84 et en 47-46 av. J.-C.447. Ce
gentilice est mentionné depuis la colonisation augustéenne à Tubusuctu448. Selon J.-M.
Lassère, il était lié non plus à la colonisation italienne plutôt qu’à la romanisation des
Africains à l’exemple du gentilice Marius449, très fréquent en Afrique 450 et qui peut remonter
à la fin de la République451. Deux épitaphes, récemment découverte, prouvent la forte
adoption du gentilice Caecilius aux environs immédiats d’Ammaedara452. Les Caecilii étaient
alliés aux Caecilii Creperiani de Theueste453. Le gentilice Caecilius est mentionné sur un ex-
uoto à Hr. Es Skhira. En outre, il était porté par deux flamines à Sufetula et par un Duumuir
de la même cité. Nous mentionnons aussi le gentilice Caecilius qui était fréquent en
Campanie, dans le Latium et en Ombrie454. Les Caelii sont aussi attestés à Ammaedara455. Ce
gentilice est introduit en Afrique depuis la période républicaine 456, principalement à travers le
port d’Hdarumetum et Thysdrus sous l’effet de l’immigration457. Il est fréquent dans la
confédération Cirtéenne et à Uchi Maius à l’époque césarienne458. Un chevalier romain appelé
M. Caelius Phileros portait ce gentilice; son père détenait des bénéfices et des propriétés en
Afrique459, surveillé après par son fils460. Ce chevalier était un édile à Carthage vers 30-29 av.
J.-C, Duumuir à Clupea en 25 ou 24 av. J.-C., puis Duumuir bis entre 19 et 18 av. J.-C. sous
César461.
86
Ce chevalier a, donc, exercé des magistratures municipales dans les trois cités
portuaires de Carthage, de Clupea en Afrique proconsulaire et de Formia en Italie462. Le
gentilice Caelius est fréquent dans la Haute Steppe.
Le gentilice Calpurnius qui était très fréquent dans toute l’Italie; il était lié au nom du
proconsul Cn. Calpurnius Piso463. Il pourrait être porté par des Étrusques de la Cathada464.
Ainsi, les Calpurnii Pisones étaient des clients d’un grand atelier à Rome 465. Entre 5 av. J.-C.
et 2 ap. J.-C. et entre l’année 38-39 ap. J.-C466, ce gentilice a été porté par un gouverneur
romain. En Afrique romaine, ce gentilice est attesté à Leptis Magna467 et dans la
confédération Cirtéenne468. Les Calpurnii étaient indiqués en Afrique depuis la guerre
d’Iugurtha469. La famille des Calpurnii peut appartenir à une cognation berbère anciennement
romanisée et qui s’introduisait au Sénat sous le Haut-Empire470. Selon J.-M. Lassère,
Calpurnius peut correspondre à la romanisation des Africains qu’à la colonisation 471.
S’ajoute, le gentilice Cornelius qui était tenu particulièrement par des hommes 472. Fréquent
dans toute la confédération Cirtéenne, le gentilice Cornelius remonte à l’époque Césarienne et
augustéenne473. Il était tenu par deux proconsuls en Afrique474 et par des gouverneurs romains
entre l’année 21 et 20 av. J.-C, en l’année 4 apr. J.-C, en l’année 5-6 apr. J.-C., entre 23-24
apr. J.-C et entre 30 et 40 apr. J.-C475. Depuis le Ier siècle apr. J.- C476, ce gentilice était
fréquent dans toute l’Italie et dans toutes les provinces romaines 477. Plusieurs Cornelii
africains étaient des sénateurs et des chevaliers 478.
87
Un bloc de marbre retaillé pour former un abaque de chapiteau devant le "mihrab" de
la grande mosquée de Kairouan porte une inscription mentionnant le proconsul de l’année
163, nommé S. Cornelius Scipion Saluidienus Orfitus479. Ce gentilice a été porté par un
consul à Aquae Regiae. Nous citons aussi l’évergète Cornelius Saturninus attesté à Thala480.
Dans cette même cité, ce gentilice a été adopté par un notable local qui a honoré une
dédicace au dieu Faunus. Il est attesté sur un ex-uoto à Saturne et à Capsa. Nous évoquons
aussi le gentilice Crepereius qui était peu fréquent en Campanie, en Ombrie et chez les
Volsques contrairement au Latium; il fut introduit en Afrique par le biais de l’immigration481.
Ce gentilice remonte à la colonisation sittienne ou à l’année 26 ap. J.-C. et la consolidation de
l’expansion romaine par Auguste 482. Rappelons que les Sittiens furent invités par Auguste
« comme les pionniers les plus avancés de la romanité »483. Crepereius était porté par le
fameux condottiere, dont César s’était contenté à faire un roi484 et par C. Creperieus Gallus,
procurateur impérial et ami familier d’Agrippine mère de Néron485. Crepereius était attesté à
Cirta, au castellum Celtianum et au castellum Tidditanorum486. Parmi les autres gentilices
adoptés à l’époque flavienne nous citons Domitius487. Les Domitii étaient mentionnés depuis
l’époque césarienne en Afrique 488. Ce gentilice pourrait être lié au nom du proconsul L.
Domitius Ahenobarbus de l’année 12 av. J.-C489. Nous trouvons aussi le gentilice Fabius.
Les Fabii étaient des Italiens de droit latin qui ont reçu la citoyenneté romaine par Pompée490.
Le gentilice Fabius était fréquent à Utique et à Volubilis au Ier siècle ap J.-C491 et en Étrurie492.
Il était porté par un gouverneur romain vers l’année 5 av. J.-C493.
479 ILAfr., n°80; AE, 1917-1918, n°63; Merlin A., 1917, p. CCXXVIII.
480 ILAfr., n°196.
481 Lassère J.- M., 1977, p. 91 et p. 176.
482 Lassère J.- M., 1977, p. 176 et p. 471.
483 Charlier R., 1950, p. 306.
484 Gsell St., VIII, p. 157-158; Guey J., 1937, p. 75.
485 Pflaum H. - G., 1967, p. 65-72.
486 Pflaum H. - G., 1967, p. 65-72; Beschaouch A., p. 1128-1130.
487 CIL V : les Domitii sont attestés dans la région Cisalpine et à Padoue.
488 Lassère J.- M., 1977, p. 177.
489 Benzina Ben Abdallah Z., en collaboration avec Ibba A. et Naddari L., 2013, p. 86.
490 Aounallah S., 2001, p. 213.
491 Lassère J.- M., 1977, p. 91 et p. 241.
492 Schulze W., 1904, p. 162.
493 Pflaum H. - G., 1978, p. 89.
88
A. Beschaouch mentionne des Fabii auxquels est apparenté le médecin d’Aggar M.
Fabius Restus; il voit que les Fabii sont originaires de Sicca Veneria, de Cirta ou de sa
confédération ou de Mileu494. Les Fabii pourraient être des Africains romanisés. Le gentilice
Fabius a été porté par un prêtre d’une divinité poliade indéterminée à Sufetula.
Nous soulignons également l’existence du gentilice Iunius qui était fréquent dans toute
l’Italie et dans toutes les provinces romaines 495. En Afrique, il est attesté à Cirta, à Tiddis, à
Celtianis, à Rusicade, à Mileu496 et à Ammaedara497. Il était porté par un gouverneur romain
vers 37-38 av J.-C498. Ce gentilice est lié au nom du proconsul Q. Iunius Blaesus qui
gouvernait entre 21 et 23 ap. J.-C. Ce proconsul était envoyé contre Tacfarinas et appelé par
l’empereur Tibère pour romaniser la région d’Ammaedara499. En outre, ce gentilice a été porté
par le clarissime M. Iunius Rufinus Sabinianus, consul de l’année 155 apr. J.-C. et proconsul
de la province de l’Afrique romaine en l’année 173500. Le gentilice Iunius est mentionné sur
un ex-uoto consacré à Saturne à Hr. Es Skhira, sur une dédicace au dieu Neptune et au numen
de tous les dieux et [---] au Vicus de Nefidhet el Mecid et sur une dédicace à Neptune et les
Nymphes à Capsa. Le gentilice Licinius qui pourrait être la transcription étrusque du nom
Lecne, bien courant en Étrurie501. Il remonte au nom de deux gouverneurs de l’Africa, celui de
l’année 77 et celui de l’année 9-8 av. J.-C502. Au Ier siècle ap. J.-C. un colon romain portant ce
gentilice a été installé à Mactaris503. Il était porté par un affranchi, devenu après un patronus
pagi à Thugga dans le deuxième quart du Ier siècle ap. J.-C504. Ce gentilice été porté par un
consul de l’empereur Valérien mentionné sur un ex-uoto mentionné à Hr. Es Skhira et par un
notable qui a honoré une dédicace à Neptune à Hr. Thleta Jouamãa. Nous mentionnons le
gentilice Marcius qui était porté par un gouverneur romain entre 41 et 43 ap. J.-C505.
89
D’après M. Le Glay, la majorité des Marcii ne sont pas des Quintii Marcii506. Ce
gentilice a été attribué à un soldat à Thala507. Nous relevons le gentilice Marius, le choix de
ce gentilice par les Africains remonte à Marius qui a créé des communautés romaines après le
conflit victorieux contre Iugurtha508. Les Marii sont des anciens vétérans de Marius ou de
leurs descendants509 ou les descendants des anciens autochtones qui ont pu obtenir la
citoyenneté romaine par Marius510. Ainsi, ce gentilice peut être accolé au grand Marius511.
Les Marii constituaient des Gétules "naturalisés"512, qui continuaient à composer un groupe
important dans la Tertia Augusta513. Marius a voulu récompenser ses partisans comme les
Gétules qui étaient ses auxiliaires514, en leur accordant la citoyenneté romaine et en leur
offrant des terres515. D’après Ch. Saumagne ces terres se trouvent à l’intérieur de la province
romaine516, ce qui peut expliquer la présence des Marii dans le secteur d’étude. À Ammaedara
et à Theueste, régions voisines du territoire d’étude, le gentilice Marius était très fréquent 517.
Le gentilice Minucius est très fréquent en Campanie, chez les Volsques, au Latium et en
Afrique518. Il était porté par le proconsul de l’année 121-122 ap. J.-C., par des soldats à
Lambèse et par un italien venu au IIème siècle de Rome pour s’installer à Carthage 519. Il était
attesté à Hr. El Alaïmia au IIème-IIIème siècles520 et à Hajeb El Aïoun vers la fin du second
siècle ap. J-C521. Le gentilice Munatius qui est un gentilice plébéien remontant à la fin de la
République522.
90
Les Munii ont immigré vers Délos et vers Italica; des membres de ces Munii ont
immigré dans toutes les provinces, l’Afrique proconsulaire y comprise 523. Ce gentilice était
attesté sous les rois Numides d’après le sanctuaire d’El Hofra et porté par un consulaire
appelé Munatius Plancus524.
Nous trouvons des Quintii Munii dans les deux fondations marianistes de Thuburnica
et d’Uchi Maius525. Ce gentilice est peu fréquent dans le secteur d’étude. Dans la meme liste,
se trouve le gentilice du fameux proconsul L. Nonius Asprenas qui gouvernait entre l’année
12 et 15 ap. J.-C; celui qui a construit la route ex cast(ris) hibernis allant d’Ammaedara à
Tacapes526. Les Nonii étaient attestés dans la confédération Cirtéenne 527. Le gentilice Paccius
qui était attesté au Latium et dans toute l’Italie 528. Il est lié au proconsul de 77-78 ap. J.-C et il
témoigne « de la concession de la cité (de Thala) par les Flaviens aux Musulames déjà
romanisés »529. Le gentilice Postumius qui remonte à l’année 110 av J.-C. puisqu’il était porté
par le proconsul de l’Afrique et de la Numidie avant l’arrivée de Mettellus530. Il a été porté par
un citoyen romain de "fraîche date" à Thugga vers l’année 36-37 ap. J.-C531. Il est fréquent à
Thala et Hr. Echaffai. Le gentilice Postumius a été mentionné sur deux dédicaces au dieu
Saturne à Thala et sur une épitaphe versifiée à Hr. Zaatli. S’ajoute celui de Pompeius
d’origine osque et qui était diffusé dans toute l’Afrique 532. Il pourrait être lié à Pompée 533.
Pompeius était porté par un proconsul de l’année 62 à 59 av. J.-C534 et par un gouverneur
entre 23 janvier 53 ap. J.-C et 54 ap. J.-C535. Ce gentilice est attesté sur un mur d’amphores à
Carthage536. E. Badian considère que l’adoption de ce gentilice en Afrique peut remonter au
grand Pompée537.
91
Ce gentilice a été porté par le vétéran T. Pompeius Macrinus à Thala et par un flamine
perpétuel à Sufetula. Nous trouvons sur une inscription dédiée à Junon la mention d’une
défunte appelée Pompeia à la même cité.
Le gentilice Pomponius existe depuis la colonisation de Marius et la colonisation
d’Auguste538. Pomponius était très dense dans toutes les provinces romaines 539. Ce gentilice a
été porté par un affranchi riche, devenu un duouir quinquennalis à Curubis en l’année 45 av.
J.-C540. Le choix de ce gentilice par une personne romanisée suppose une ascendance de la
gens Fabia des Pompinii, à l’exemple des Pompinii de la ville marianiste de Thuburnica541.
Ce gentilice était fréquent à Capsa. Le gentilice Pomponius est mentionné sur un ex-uoto à
Saturne à Hr. Maajen. Nous mentionnons le gentilice Rubel(l)ius qui a été porté par un
gouverneur romain entre le premier juillet 35 ap. J.-C et le 30 juin 36 ap. J.-C542. Nous
évoquons également le gentilice Sentius d’origine latine mais homophone de la racine celtique
"sento"543. Il était bien corroboré en Campanie, dans le Latium et à Ostie544. Ce gentilice
semble être rapproché au nom d’un proconsul d’Auguste545. Il était porté par un gouverneur
romain nommé C. Sentius Saturninus mais nous ne savons pas la date exacte de son
gouvernement546. Il pourrait être attaché au commandant de la Tertia Augusta de l’année 73-
74547. Ainsi que le gentilice Statilius qui était fréquent en Campanie et au Latium548. Nous
mentionnons la présence des Statilii à Celtianis549. Des gouverneurs romains portaient ce
gentilice en l’année 35-34 av. J.-C et entre 52-53 ap. J.-C550.
92
Se trouve dans la même série, le gentilice Sulpicius qui peut remonter à l’époque
d’Auguste; il était porté par une femme aristocrate nommée C. Sulpicia Dymiana qui semble
appartenir à la gens patricienne la plus puissante des Sulpicii551. En fait, l’empereur Galba qui
régna vers l’année 68 ap. J.-C. découle de cette gens552 et il a même porté ce gentilice 553.
C’est le gentilice du gouverneur romain entre 44-46 ap. J.-C554 et du préfet de prétoire entre
l’année 113 et l’année 119 et d’un flamine perpétuel555. Parmi les gentilices les plus important
nous relevons celui de Valerius. Ce gentilice était attesté dans toutes les provinces romaines à
la fin de la République556. Valerius a été mentionné à Carthage sur un tesson d’un mur
d’amphores557. Il était porté par un propriétaire foncier de rang sénatorial appelé Valerius
Pudens Marsillianus558. Valerius a été adopté par des fonctionnaires à Thelepte559, à
Sufetula560, à Cillium561 et à Casae Beguenses562. Le gouverneur de la Byzacène et le patron
de la cité de Cululis était nommé Q. Aradius Rufinus Valerius Proculus Populonius563.
L’adoption de ce gentilice était importante dans la cité de Thala. Dans le meme ordre, nous
mentiononns celui de Vibius qui était tenu par des gouverneurs romains en Afrique vers 15-17
ap. J.-C et entre juin 27 ap. J.-C et juin 30 ap. J.-C564 et celui de Volussius, rapproché au nom
Volusius trouvé sur un mur d’amphores à Carthage et porté par un gouverneur romain vers
l’année 6 ou l’année 5 av. J.-C565. Les Volussii semblent tenir ce gentilice grâce au proconsul
de l’époque d’Auguste566.
93
Conclusion
Le rôle des gouverneurs était important dans la domination romaine sur les
provinces567. À l’exemple des gentilices impériaux, l’adoption des gentilices des gouverneurs
romains était abondante surtout depuis la fin du II ème siècle. Cette adoption a participé à la
romanisation sociale et juridique dans la région d’étude. Les gentilices les plus désirés chez
les habitants étaient ceux des Aemilii, des Caecilii, des Caelii et des Postumii. Ces
gouverneurs étaient des administrateurs issus des ordres supérieurs de la société et qui avaient
un rôle fondamental dans la romanisation.
94
b. Divers nomina
95
a. La répartition des gentilices
Nous allons étudier la répartition de ces divers gentilices selon un ordre alphabétique.
Leur arrangement concernera la dénomination des hommes puis celle des femmes. Parmi ces
gentilices, nous évoquons le gentilice Aberrinius qui était peu fréquent dans le secteur
d’étude. Il est attesté seulement à Thala, le gentilice Acutius qui était aussi peu fréquent en
Afrique romaine; il était porté par un centurion libéré en 211 et qui peut être apparenté aux
Acutii568. Il est attesté à Madauros569. Ainsi que le gentilice Allius bien répandu dans toute
l’Italie570; il était porté par un patron à Hippo Regius571. Ce gentilice a été porté également par
un sculpteur d’une statue à Hajeb el Aïoun. Le gentilice Antestius ou Antistius qui était peu
fréquent dans toute l’Italie 572. Il était attesté surtout chez les Hirpinii de la Campanie, dans le
Latium et en Ombrie573. La cognation des Antisii Veteres remonte à une gens très connue à
Rome vers la fin de la République et sous le Haut-Empire574. Les Antestii sont attestés à
Sufetula. Nous mentionnons le gentilice Antonius d’origine étrusque lié à une famille
plébéienne ancienne575. Le gentilice Antonius est attesté dans quelques sites de la Haute
Steppe, adopté par un vétéran à Hr. Echaffai576 et par un soldat à Hr. Daoua Rouho577.
Le gentilice Antonius a été porté par un magistrat au fundus Iubaltianensis, par les
parents d’un flamine à Sufetula et par un flamine de la même cité. Ce gentilice a été
également porté par un édile et un flamine d’Auguste à Cillium et le fils d’une prêtresse des
Cereres à Capsa. S’ajoute le gentilice Arnesius, répandu à Thibilis et à Sila578.
Il n’était pas fréquent dans le secteur d’étude. Dans la meme série, nous citons le
gentilice Aufidius répandu en Campanie, dans le Latium, en Ombrie, le Picenum, le pays des
Volsques, à Ostie et à Pouzzoles579.
96
Ce gentilice apparaît en Afrique depuis la colonisation de Marius; il était mentionné
par les sources littéraires à la fin de la République 580. Les Aufidii sont connus à Délos à partir
du IIème siècle, à Hippone581 et dans la confédération Cirtéenne 582. En Afrique proconsulaire,
ce gentilice était indiqué à Thuburnica583 et à Thuburbo Maius584. Les Aufidii étaient attestés
dans des régions purement agricoles ; ils peuvent être des branches de familles romanisées. Le
gentilice Aufidius a été porté par un chevalier romain qui a voué une dédicace au dieu
Neptune à Sufetula. Nous trouvons également d’autres gentilices comme celui Auianius/a
qui était fréquent en Campanie 585 et lié à une famille de commerçants à Puteoli586 et le
gentilice Aulius qui était fréquent en Campanie 587. De même, nous trouvons le gentilice
B(a)ebius d’origine italique selon Schulze 588. Peu fréquent en Afrique589, ce gentilice a été
mentionné à Madauros sous les Flaviens et au IIème siècle590. Baebius est mentionné à Hr.
Ouled el Malaha dans la région de Thala. Nous trouvons aussi un vétéran de Thala qui portait
ce gentilice. Le gentilice Brut(t)ius591 qui était fréquent en Lucanie, dans le Latium et chez les
Volsques592. Le gentilice Caesius/a qui était probablment porté par des Étrusques de la
Cathada593; il est fréquent en Campanie, dans le Brutium, le Latium, l’Ombrie, le Picenium et
même chez les Volsques594. Il est aussi attesté dans la confédération Cirtéenne 595. Celui de
Camurius/a qui semble être d’origine étrusque596. Il était répandu en Ombrie, dans le Picenum
et chez les Hirpinii597. En Afrique, il est attesté à Cirta598.
97
Nous citons le gentilice Cannius qui était fréquent en Campanie 599; il pourrait être, soit
d’origine latine, soit d’origine étrusque selon Schulze 600, le gentilice Carmeius qui était attesté
à Sicca Veneria601. Il est peu fréquent dans le territoire d’étude. S’agissant du gentilice
Cassius, il était attesté à Sufes et dans une petite localité sur la voie reliant Theueste à
Thelepte602 et à Capsa. Il rappelle le fameux Uticéen Cassius Dionysos, traducteur et
adaptateur de l’œuvre de Magon603. Nous relevons aussi le gentilice Clodius qui est trop peu
particulier604. Il est fréquent dans toute l’Italie mais certainement en Campanie 605. Les Clodii
étaient très attestés à Ostie dont ils ont travaillé aux transports et la commercialisation des
produits africains606. Clodius était fréquent dans la confédération Cirtéenne 607 et porté par le
légat de la Tertia Augusta de l’année 68608. Bien qu’il soit peu fréquent en Campanie et dans
le Picenum, le gentilice Considius était bien attesté dans le Latium609. Il est peu fréquent en
Afrique610, à l’exemple des gentilices suivant : Cresconius/a, Decimius/a ou Decumius611 était
très connu en Campanie, dans le Latium et à Tubusuctu612, le gentilice Demetrius qui est
considéré d’après H. Solin et O. Salomies d’origine latine 613. M. Dondin-Payre suppose que
ce gentilice pourrait être d’origine grecque614 et celui de Duresius qui n’était pas fréquent
dans le territoire d’étude615. Nous évoquons, bien entendu, le gentilice Egnatius616 ou
Eg(e)natius qui était attesté à Hr. El Alaïmia. Les Egnatii étaient fréquents en Afrique 617; ce
gentilice a été porté par un colon romain à Mactar au I er siècle ap. J.-C618.
98
Nous trouvons les Eppii qui s’installaient à Thala depuis la période Césarienne619. Le
nom Eppius est connu dans le conuentus d’Utique à l’époque républicaine620. Celui
d’Ereginius/a qui n’était pas fréquent dans le territoire d’étude. Nous ne connaissons qu’un
seul exemple à Thala. Ce gentilice peut être rapproché au nom Egregius621. S’ajoute, celui de
Fannius qui pourrait être d’origine étrusque622. Il était fréquent en Campanie et dans toute
l’Italie623. Il y a aussi le gentilice Faonius/a qui peut être rapproché au gentilice Fauonius
attesté chez les Volsques et à Celtianis624. Il est classé parmi les noms cirtéens attestés en
Espagne625. Celui Fuluii qui d’après J.-M. Lassère, les Fuluii de Rome de l’époque
républicaine étaient issus de Tusculum626. Nous trouvons le gentilice Gellius qui était fréquent
en Campanie et dans le Latium627, le gentilice Gemienus qui était attesté à Thala. Ce gentilice
était rapproché aux plusieurs noms comme Geminius, Geminus, Gemnius et Gemonius628.
Ainsi que le gentilice Gessius qui était fréquent dans le Latium, en Ombrie et surtout en
Campanie629. Il était indiqué à Mactar depuis le Ier siècle630. Il fut mené en Afrique depuis le
Ier siècle ap. J.-C. grâce à l’immigration631. En plus, nous citons dans cette liste celui
d’Haerennius/a, introduit en Afrique grâce à l’immigration632 ou Herenius/a ou Herennius633,
attesté dans toute l’Italie634. Il était introduit dans les provinces romaines grâce à
l’immigration635 et celui d’Hostilius qui était peu fréquent en Afrique romaine 636. Ce gentilice
a été porté par une femme notable à Capsa637.
619 Bell. afr., LXXXIX, 5; Lassère J.-M., 1977, p. 86, note 66.
620 Lassère J. -M., 1977, p. 136 et p. 461.
621 Solin H. et Salomies O., 1998, p. 326.
622 Schulze W., 1904, p. 266.
623 Lassère J.-M., 1977, p. 177.
624 Lassère J.-M., 1977, p. 177.
625 Lassère J.-M., 1977, p. 195.
626 Lassère J. -M., 1977, p. 178.
627 Lassère J. -M., 1997, p. 179.
628 Solin H. et Salomies O., 1998, p. 87.
629 Lassère J. -M., 1997, p. 179.
630 Lassère J. -M., 1977, p. 179 et p. 461.
631 Pflaum H. -G., BAC, 1978, p. 38.
632 Lassère J. -M., 1980, p. 39.
633 Solin H. et Salomies O., 1998, p. 92.
634 Lassère J. -M., 1977, p. 180.
635 Badian E., 1958, p. 310.
636 Lassère J. -M., 1980, p. 39.
637 CIL, VIII, 110; ILTun., 292.
99
Se lit dans d’autres inscriptions celui de Labbeus à Thala, rapproché au gentilice
Labius; celui des Hirpinii et au gentilice Labbaeus638. Labrius qui n’est pas fréquent dans le
secteur d’étude. Il est attesté seulement à Hr. El Htab, Lel(l)ius qui était peu fréquent dans la
région d’étude, Luc(c)eius qui était fréquent dans toute l’Italie 639. Nous trouvons trois
exemples à Thala et Lucretius est attesté en Campanie, au Latium et aussi chez les
Volsques640. C’est un gentilice patricien très ancien641. Nous trouvons trois exemples à Thala.
D’autres gentilices, comme M(a)euius ou Meuius, fréquent à Hadrumetum et à Uchi Maius642.
Les Maeuii étaient aussi attestés dans la pertica de Carthage, dans la région du Jbel Jellloud643
et à Ammaedara644, Magnius attesté en Campanie, au Latium mais il est peu fréquent en
Étrurie645. Les Magnii représentent une grande famille à Thugga pendant le IIème siècle646. Le
gentilice Magnius a été porté par un flamine à Sufes et par un autre flamine à Sufetula,
Malius/a qui était fréquent au Latium et en Campanie647, Manilius était fréquent au Latium et
peu fréquent en Campanie648, à Ostie et dans l’Italie Cisalpine 649. Ce gentilice a été porté par
un suffète de Vina entre 154 et 161; il était mentionné en Afrique depuis l’époque
républicaine650. Ce panorama onomastique, nous révéle le gentilice Mecius, rapproché au
gentilice Messius trouvé dans toute l’Italie, en Campanie, chez les Volsques et au Latium651,
Memius qui était peu fréquent en Italie652, ce gentilice Mem(m)ius était attesté à Sufetula et à
Hr. Kossiba. Les Memmii constituent une grande famille à Bulla Regia653. Ils sont très
fréquents en Afrique654.
100
En revanche, le gentilice Mucius est peu fréquent dans la zone d’étude car nous
trouvons un seul exemple à Sufetula. Par contre, Mucius était fréquent en Afrique655. Le
gentilice Mucius a été porté par le gouverneur de la Byzacène qui a voué une dédicace au
génie des empereurs de la Tétrarchie à Hr. Tamesmida. En outre, ce gentilice a été mentionné
sur un fragment d’une inscription versifiée à Sufetula. Dans cet ordre d’idées, nous trouvons
le gentilice Mummius qui a été porté par un citoyen romain à Capsa. Son hapax Mommius
pourrait être associé au nom Mommeius à Veleia656, le gentilice Munniatius qui peut être
rapproché au gentilice Munatius qui était fréquent dans toute l’Italie 657 et le gentilice
Munnius, attesté à Hajeb el Aïoun. Nous connaissons environ dix exemples en Afrique
romaine658. En outre, le territoire d’étude révèle le gentilice Nasidius/a qui était fréquent chez
les Hirpini659, Numisius qui est un gentilice d’origine étrusque, fréquent dans toute l’Italie 660.
Ainsi, il était porté par des Étrusques de la Cathada et mené en Afrique par le biais de
l’immigration italienne661. Numisius est probablement rapproché au Numisinei ou Numsi662.
De même, celui de Nunnius qui était peu fréquent au Latium et en Campanie, mais il était très
attesté chez les Volsques663. Nous trouvons un seul exemple à Menegesem. Les Nunnii étaient
fréquents à Hr. El Hameima. Dans le meme contexte, nous soulignons l’existence du gentilice
Octauius, d’origine étrusque, qui a été introduit en Afrique par le biais de l’immigration 664. Il
est lié à la colonisation de Marius665. Ce gentilice a été porté par des notables à Sufetula.
Ainsi que le gentilice gentilice Oppius semble être d’origine Samnite 666. Il était fréquent dans
toute l’Italie667 et celui d’Oratius ou Horatius qui était attesté au Latium et en Campanie668.
101
Dans le territoire d’étude, se trouve le mausolée des Petronii à Cillium.Le gentilice
Petronius était très fréquent dans toute l’Italie 669. Il fut introduit en Afrique par le biais de
l’immigration à l’époque d’Auguste670. Ce gentilice est la transcription étrusque de Patrnas
ou Petrunie attestés au Clusium671. Il pourrait être porté par des Étrusques de la Cathada et
par des colons d’Auguste à Saldae et qui se sont venus de la Gaule Cisalpine ou de l’Italie
Centrale672. En Afrique, il est attesté à Tubusuctu et à Rusicade673. Ce gentilice est mentionné
sur un ex-uoto consacré au dieu Saturne. Se lit dans d’autres épitaphes les gentilices suivant :
Pinnius/a qui était attesté au Latium et à Préneste674. Il est mentionné dès l’époque césarienne
en Afrique675, le gentilice Plaetorius/a, attesté à Thala. Les Plaetorii étaient fréquents dans le
Latium et en Campanie; J.-M. Lassère mentionne que « Conway et Schulze distinguent entre
Pletorius et Plaetorius »676 et celui des Plotii qui étaient fréquents dans la Campanie, le
Latium, en Ombrie, le Picenium et surtout à Délos; il était transmis en Afrique par le biais de
l’immigration italienne677. Ce gentilice était très attesté dans les régions de l’Africa Noua
telles que Simitthus, Sra Ouertane, Sicca Veneria, Thabraca, Thubursicu Numidarum et aussi
dans la Numidie militaire678. Nous relevons l’eistence d’une famille des Pontii à Cillium.
Le gentilice Pontius a été porté par l’épouse d’un prêtre de Saturne à Hr. Dammag. Le
gentilice Pontius était fréquent à Ostie et à Pouzzoles679. Il pourrait être d’origine Samnite680.
Ce gentilice était attesté à Carthage sur un mur d’amphores681.
102
Dans le même ordre d’idées, nous évoquons le gentilice Rasinius qui était attesté à
Thysdrus682 et mentionné sur des marques de potiers683. Rasinius a été porté par un duumuir
quinquennal à Sufetula, celui de Romanius qui était peu fréquent au Latium et à Préneste684 et
Rutilius qui était répandu dans toute l’Italie mais il est plus fréquent en Campanie, au Latium
et en Ombrie685 et au Clusium en Étrurie. D’autres gentilices sont peu répandus à l’exemple
de Salonius ou Sal(l)onius; les Salonii étaient attestés à Hr. El Contra, celui de Salustius qui
se rapproche aux gentilices Sallustius, Sallutius et Salutius686; les Salustii sont fréquents à
Rome et dans l’Africa Vetus687, Satrius qui n’était pas fréquent dans le territoire d’étude, mais
il était bien attesté en Campanie, au Samnium et en Ombrie688 et Seppius qui n’était pas
fréquent en Afrique romaine 689, le secteur d’étude y compris. S’ajoute à ce panorama divers,
le gentilice Sergius/a était répandu dans toute l’Italie mais il était fréquent au Latium et en
Campanie690. En Afrique, il était attesté à Cirta, à Celtianis, à Rusicade, à Thibilis et à
Tiddis691. Ce gentilice est constaté sur une inscription découverte dans un site localisé sur le
versant sud de Jbel Lessouda692, celui de Speronius/a est attesté à Hr. El Hmeïma. Il est
associé au gentilice Sepernius693 et le gentilice Staberius qui était assez fréquent en Campanie
et au Latium694. La famille des Staberii s’installait à Hr. El Contra, alors que celle des
Tannonii se trouvait à Thala. Ce dernier gentilice Tanonius ou Tan(n)onius était très fréquent
en Campanie contrairement à toute l’Italie 695. Dans le même ordre d’idées, se trouve le
gentilice Tattius, associé au Tatius qui était mentionné chez les Volsques et même en
Campanie, le gentilice Titinius qui était mentionné en Campanie, en Calabre et dans toute
l’Italie696 et Tit(t)ius est très fréquent dans toute l’Italie 697.
103
Nous trouvons également Trebel(l)ius698 qui était fréquent chez les Volsques et au
Samnium699, ainsi qu’à Ostie, à Pouzzoles et à Délos. Les Trebellii étaient mentionnés en
Afrique depuis la fin de l’époque républicaine 700. Ainsi que le gentilice Trugetius, attesté à
Capsa mais il est peu fréquent sous l’Empire 701 et Tul(l)ius était répandu dans toute l’Italie702.
Il était attesté dans toutes les provinces depuis la période républicaine et transmis par le biais
l’immigration surtout à Délos703. Ce gentilice rappelle un proconsul de l’Afrique sous
l’empereur Antonin704. Se lit dans d’autres inscriptions, ceux de Tupidius/a qui est peu
fréquent dans le territoire d’étude; nous trouvons un seul exemple à Thala, le gentilice
Turranius qui n’était pas fréquent en Afrique contrairement à la Campanie et au Latium705 et
celui de Turranius qui a été porté par un flamine d’Auguste à Sufetula. Nous trouvons
également un notable local de la même cité qui portait ce gentilice. La Byzacène occidentale,
nous évoque aussi le gentilice Vaberius qui n’était pas fréquent en Afrique et surtout dans la
région d’étude; il est seulement attesté à Cillium, le gentilice Valgius qui était fréquent en
Campanie et chez les Volsques706. Ce gentilice a été porté par un notable à Sufetula appelé L.
Valgius Mauricus qui a été honoré de l’égrégiat et aduocatus fisci707 et par un flamine
perpétuel appartenant à la même cité. S’ajoute, le gentilice Vaterius n’était pas fréquent dans
le secteur d’étude, mais nous avons recensé trois exemples au Vicus Gemellae, le gentilice
Vettius, attesté à Ostie et à Pouzzoles708.
104
Ce gentilice, fréquent au Clusium709, c’est la transcription de Vetie, Vete ou Veti
d’origine étrusque710. Il était « porté par de riches Campaniens dont certains sont des
publicains »711. Les Vettii sont fréquents à Hadrumetum712.
De même, nous soulignons l’existence du gentilice Vinius, attesté en Campanie et au
Samnium713, Volcacius rapproché aux noms Volcatius et Volcius qui étaient très fréquents en
Campanie714 et le gentilice Volussenius qui a été transmis en Afrique par le biais de
l’immigration715. Les Volussenii étaient peu fréquents dans le secteur d’étude.
b. Les aspects de la nomenclature
● La romanisation au début de l’Empire
Nous étudierons l’adoption des gentilices depuis le début du I er siècle jusqu’au début
du IIème siècle. Ce choix chronologique permet de démontrer l’évolution de la romanisation
sociale depuis le début de la colonisation romaine. Rappelons que l’étude de la nomenclature
pré-augustéenne dans le secteur d’étude reste difficile vu que la colonisation de Caius
Gracchus n’a pas touché cette région716. Cette analyse onomastique des gentilices permet de
supposer que le début de la romanisation peut remonter à l’époque de César et d’Auguste.
Durant cette période nous mentionnons la présence de ces gentilices : Caninius, Volussius,
Fabius, Sentius, Cornelius et Egnatius717. En outre, le répertoire onomastique révèle
l’adoption d’autres gentilices comme Eppius718; ce gentilice semble appartenir à la couche
républicaine. Sous le principat de Tibère nous ne trouvons pas une adoption considérable des
gentilices latins sauf la mention de Iunius à Hr. Es Skhira, à Sufetula et à Capsa; celui de Ser.
Cornelius à Sufes et de L. Elius à Thala719. La promotion juridique et culturelle et la diffusion
des gentilices latins étaient réduites sous le règne de Caligula et le début du règne de
Claude720.
105
Sous le règne des deux empereurs Claude et Néron la romanisation était encore dans
ses débuts dans le secteur d’étude721. J.- M. Lassère démontre que c’est à l’époque de Claude
« que des colons ont pu être installés, probablement uiritim, sur les premières bordures de la
Steppe, au pied de la Dorsale »722. Depuis la période flavienne, nous constatons le début d’une
adoption considérable des gentilices latins malgré le mouvement tribal et la difficulté de
franchir une région steppique agitée723. Dans ce cadre, J.-M. Lassère mentionne le choix du
gentilice Paccius à Thelepte, de Manlius à Cillium et de Nonius à Foussana724. À l’exemple
de la répartition géographique et chronologique menée par J.-M. Lassère, nous essayerons de
relever tous les autres gentilices mentionnés au début de l’Empire. Dans ce cadre, nous avons
recensé 28 gentilices depuis le début du Ier siècle et jusqu’au début du IIème siècle.
106
D’après cette statistique nous apercevons une romanisation lente au début de l’Empire
mais à partir du dernier tiers du Ier siècle et au début du IIème siècle il y a une adoption
progressive des gentilices latins. Cette densité peut correspondre à l’époque flavienne et le
début de l’époque antonine. Parmi les gentilices les plus favorisés durant cette période nous
mentionnons : Maeuius, Magnius, Memius et Numisius. Cette période pourrait être un
moment de "colonisation vétérane", réactivée par la présence de néo-romains ou la présence
de romano-africains "très tôt" intégrés dans la romanité. Même si parfois il y a un problème
de distinction, dans les épitaphes, entre les Romains immigrants et les Africains romanisés 725.
Cette évolution est également appuyée par l’attribution des terres à des vétérans 726. Une phase
de romanisation progressive peut marquer un tournant fondamental entre la fin du I er siècle et
le début du IIème siècle car au début de l’Empire il nous semble que les Romains étaient
encore concentrés sur la romanisation de l’Africa Vetus et le Byzacium.
107
● La romanisation vers la fin du Haut-Empire
Durant la période qui concerne le IIème siècle - et le IIIème siècle nous avons recensé
146 gentilices dans le territoire d’étude.
108
Octauia 2 II-IIIème s
Oppius 2 II-IIIème s
Oratius 1 Fin IIème-début IIIème s
Petronius 1 Vers 230; II-IIIème s
Plaetoria 1 II-IIIème s
Plotius 2 Fin IIème-début IIIème; II-IIIème s
Pontius 5 II-IIIème s
Rasinius 2 Fin IIème-début IIIème s
Rutilius 2 II-IIIème s
Salonius 4 Fin IIème-début IIIème s
Salustius 3 II-IIIème s
Satrius 1 II-IIIème s
Seppius 1 II-IIIème s
Sepronia 1 Fin IIème-début IIIème s
Staberius 10 II-IIIème s
Tannonius 9 II-IIIème s
Tattius 1 II-IIIème s
Titinius 1 II-IIIème s
Tittius 1 II-IIIème s
Trebellius 2 II-IIIème s
Trugetius 1 II-IIIème s
Tullius 1 II-IIIème s
Tupidia 1 II-IIIème s
Turranius 1 II-IIIème s
Valgia 1 Fin IIème-début IIIème s
Vaterius 3 II-IIIème s
Vettius 1 II-IIIème s
Vinius 1 II-IIIème s
Volcacius 1 Première 1/2 du IIIème s
Volussenius 3 II-IIIème s
Total 146
109
Conclusion
L’analyse de divers gentilices latins permet de distinguer trois phases d’évolution. Au
début de l’Empire, le choix des gentilices était peu fréquent, vers le dernier tiers du I er siècle
et au début du IIème siècle nous avons remarqué une adoption progressive des gentilices; après
cette phase de transition, nous apercevons une romanisation sociale considérable dans les
centres urbains comme Thala, Sufetula, Cillium, Thelepte et Capsa et dans les centres ruraux
comme Hr. El Contra, Hr. Es Siouda et Hr. El Hmeïma.
Pour notre propos, nous soulignons que le gentilice est généralement une pratique étrangère,
soit par son aspect héridétaire, soit par sa structure grammaticale 727, qui se manifeste
habituellement par la terminaison latine –ius. Les gentilices adoptés sont variés, ce qui
témoigne d’une mobilité socioculturelle considérable et d’une acquisition variable des
modalités de la citoyenneté. En conséquence, nous dirons que les nomina les plus fréquents
dépendent du répertoire des dénominations latines traditionnelles en Afrique romaine, vient
en tête les nomina impériaux, suivi par les nomina des gouverneurs.
110
2. Les cognomina
111
A. Répertoire des cognomina
Pour recenser les cognomina latins nous essayerons de les répertorier selon un ordre plutôt
thématique et selon le sens qu’ils expriment.
a. Les cognomina « dits traduits ».
Cognomen Correspondance
Adiutor ‘ZR
Candidus Q‘NDID’
Datus, Donatus, Baliatho, Mattanbal YTN’, MTN, YTN’L
Iatan, Mattan, Meihen, Muttun, Mathan MTN
Extricatus B’LŜLK
Faustus HN’ (Hanno) / FWST’
Felix Nampamo / BRK
Fortunatus ‘ŠMNSLH / GDJ (Gadaios) GD
Montanus MNTN
Mustulus/a ‘KBR / MSTL
Quietus YRBSL
Rogatus, Muttunbaal B’LPG’, MGRB’L
Rufinus/a SMTYLN
Rufus TSDT
Ianuarius BNHDS
Venerius ‘BD ’ŠTRT, ʼMʿSTRT
Saturninus ’BDB‘L, ‘BDMLK
Honoratus KBDT
728 Karthago XII, p. 90-91 et p. 77; Lassère J.-M., 1977, p. 451. Nous reviendrons sur la question des noms dits
"traduits" dans la partie conscarée à l’étude des cognomina à correspondance punique ou libyque.
729 Kajanto I., 1965, p. 64 et p. 227.
730 Lassère J. -M., 1977, p. 452.
731 Solin H. et Salomies O., 1998, p. 311.
732 Kajanto I., 1965, p. 252.
733 Jongeling K., p. 32.
734 Solin H., 2012, p. 331.
112
Dans le même contexte, nous trouvons le cognomen Castus, lié aussi au côté moral735;
il indique une valeur et une qualité sociale saine 736. Selon J.-M. Lassère Castus est un
cognomen "traduit" en latin737, à l’exemple de Cresce(n)s qui dérive d’un participe; il est lié
au côté physique de l’individu 738. Ce cognomen de bon augure est classé parmi les noms
"traduits" en latin739. Nous évoquons dans la même liste, le cognomen Datiuus qui se classe
parmi les noms liés à la naissance 740 et correspond à un nom punique "trdauit" en latin741, le
cognomen Datus qui s’obtient à partir d’un participe présent742. C’est un cognomen très
fréquent en Afrique743. Datus indique le sens de la naissance et il correspond à la racine
punique YTN’ ou MTN qui veut dire "il a donné" ou YTN’L qui veut dire "El a donné"744.
D’autres transcriptions puniques avaient, à partir de la racine MTN745, la même
signification à l’exemple de Iatan, Mattan, Meihen, Muttun746 et Mathan747. Il est classé
parmi les noms "traduits" en latin. Donatus est aussi obtenu à partir d’un participe présent 748.
Très fréquent en Afrique, ce cognomen est lié à la naissance; il correspond à la racine punique
YTN’ ou MTN qui veut dire "il a donné" ou YTN’L qui veut dire "El a donné"749. Donatus
pourrait être la traduction punique de Baliatho ou de Mattanbal750. Il est classé parmi les
noms "traduits" en latin751. Nous trouvons également le cognomen Extricatus est un
cognomen "traduit" en latin752.
113
Il peut correspondre au nom punique B’LŜLK qui veut dire « Baal a protégé » ou
« Baal a livré »753, bien répandu en Afrique754, ainsi que Faustus dit "traduit" en latin755. Il
correspond au HN’ (Hanno) en langue punique qui veut dire " (il) a favorisé" 756 et au nom
libyque FWST’757; il est particulièrement fréquent en Afrique 758. Felix veut dire la bonne
chance à l’exemple de Faustus759. C’est la "traduction" du cognomen Nampamo760. Parfois, il
est tenu en tant qu’une « adaptation du punique BRK, un verbe qui signifie bénir »761. Ce
cognomen est considéré comme un nom "traduit" très fréquent en Afrique 762, le secteur
d’étude y compris. Dans cet ordre d’idées, nous mentionnons le cognomen Florus763,
Fortunatus peut correspondre au punique ‘ŠMNSLH qui veut dire "Eschmoun a fait réussir (la
naissance)764" ou au libyque GDJ, vocalisée Gadaios et dérivé du punique GD; il peut
signifier la « fortune »765. Ce cognomen "traduit"766, était très fréquent en Afrique 767. Cette
fréquence est liée au sens de la fortune, la fertilité et la chance 768. De même, nous trouvons le
cognomen Maximus répertorié parmi les cognomina les plus fréquents en Afrique769. Il
signifie la prospérité, la supériorité, la suprématie, la perfection et la distinction 770. Sa
fréquence se justifie par le goût des Africains au choix des cognomina qui ont le sens de la
fortune771, à l’exemple de Honoratus, Iustus, Magnius et Verus. Maximus est considéré
comme un nom "traduit" en latin772. Il est rencontré sur la liste des Iuuenes mactaritains773.
753 Halff G., 1963-1964, p. 102; Vattioni F., 1979 b; p. 167; Ibba A., 2006, p. 518.
754 Gascou J., 1969, p. 552, note 3.
755 Kajanto I., 1965, p. 29-30, p. 41, p. 72-73, p. 134 et p. 272; Benzina Ben Abdallah Z., 1990, p. 510; Solin H.
et Salomies O., 1998, p. 330.
756 Toutain J., 1896, p. 176; Lassère J. -M., 1977, p. 452; Pflaum H.-G., 1978, p. 183; Halff G., 1963-1964, p.
111-112.
757 Kaci A. A., 2012, p. 12.
758 Le Bohec Y., 2005, p. 225.
759 Kajanto I., 1965, p. 13, p. 22, p. 26, p. 29, p. 30, p. 57, p. 71-73, p. 134 et p. 272.
760 Piganiol A. et Laurent-Vibert R., 1912, p. 182.
761 Lassère J. -M., 2004, p. 136; Le Bohec Y., 2005, p. 225.
762 Lassère J. -M., 2004, p. 136.
763 Lassère J.-M., 1977, p. 341.
764 Lassère J. -M., 1977, p. 453; cf. Halff G., 1963-1964, p. 77 et p. 91.
765 Benzina Ben Abdallah Z., en collaboration avec Ibba A. et Naddari L., 2013, p. 351.
766 Lassère J. -M., 1977, p. 341.
767 Toutain J., 1896, p. 75; Hautecoeur L., 1909, p. 392.
768 Kajanto I., 1965, p. 13-14, p. 18, p. 29-30, p. 72, p. 93 et p. 273.
769 Kajanto I., 1965, p. 275-276.
770 Kajanto I., 1965, p. 29-30, p. 71-72, p. 74, p. 101, p. 133, p. 275 et p. 294.
771 Toutain J., 1896, p. 186.
772 Lassère J. -M., 1977, p. 341.
114
Se lit sur d’autres épitaphes, le cognomen Montanus, classé parmi les noms liés à une
origine géographique774, il peut correspondre au nom libyque MNTN’775, le cognomen
Mustulus/a qui est la traduction du ‘KBR, transcrit sous sa forme latine MSTL dans une
inscription libyque776. Nous évoquons aussi Qu(i)etus qui indique une qualité mentale 777. La
correspondance punique de Quietus et ses formes dérivent de la racine YRBSL qui veut dire
"El a fait reposer"778. Dans cette même liste, nous évoquons le cognomen Rogatus, lié à la
naissance779. Il dérive d’un participe à l’exemple de Datus et Donatus780. Il était bien diffusé
en Afrique781. Ce cognomen est attaché au sacrifice de substitution à l’exemple de
Concessus782.
Rogatus est la correspondance punique du nom B’LPG’ qui veut dire "Baal a fait
grâce" ou MGRB’L qui veut dire "Baal a accordé"783. Il semble être l’équivalent de
Muttunbaal784. Rogatus était fréquent dans la zone d’étude.
Nous mentionnons également, Rufinus/a qui dérive de Rufus; il est classé parmi les
cognomina découlés d’un gentilice et liés au côté physique de l’être humain 785 ; il correspond
au nom libyque SMTYLN786, ainsi que le cognomen Rufus qui se relie au côté physique et
moral de l’être humain 787. Il est très fréquent chez la famille lepcitaine des Tapapii au Ier
siècle ap. J.-C788. C’est la "traduction" du nom libyque TSDT789, le cognomen Saturus ou
Satur est lié au côté physique de l’individu 790.
115
J.-M. Lassère le classe parmi les noms "traduits" et le considère d’origine africaine 791,
le cognomen Speratus qui est un cognomen lié à la naissance et qui était porté par des
Slaves792. Il est formé à partir du participe passé du verbe spero793. Speratus est un cognomen
mystique lié peut-être au culte de Saturne genitor à l’exemple d’Optatus794. Il est considéré
comme un nom "traduit"795. S’ajoute à ce panorama, le cognomen Victor qui est un cognomen
d’heureux augure796, très attesté en Afrique. C’est le cognomen de la victoire et de la
supériorité qui était le plus fréquent dans la région d’étude après Saturninus. Victor est
considéré comme un nom "traduit"797. Depuis le roi Juba II, le concept de la victoire devient
fondamental et la vénération d’Auguste fut seule sans association avec Rome, ce qui peut
expliquer la densité de ce cognomen798.
Jusqu’à l’année 2005 les onomasticiens parlent des noms "traduits" mais cette
hypothèse a été remise en question par Y. Le Bohec799. Ainsi, nous pouvons parler des noms à
correspondance punique ou libyque, sauf pour les noms qui n’ont pas été traduits à l’exemple
du cognomen Namphamo800.
Dans le secteur d’étude, nous avons recensé 145 cognomina. Cette statistique confirme
que l’adoption des cognomina était fréquente au IIème siècle et au IIIème siècle. Parmi les
cognomina les plus fréquents nous trouvons : Donatus Felix, Fortunatus, Maximus, Rogatus
et surtout le cognomen Victor. Or, les cognomina latins à correspondance libyque n’étaient
pas abondants.
116
b. Les cognomina théophores
Les noms théophores ont une propriété et un caractère religieux 801. Ils avaient une
valeur céleste qui exprime la dévotion. Le choix des noms qui renvoient à des divinités
romaines reflète l’adoption d’un héritage culturel gréco-latin ou local. I. Kajanto fait une
distinction entre trois formes de cognomina théophores : le nom du dieu, le nom dédicatoire et
l’épithète divine802. Parmi, ceux-ci, nous trouvons le cognomen Ianuarius, classé parmi les
cognomina dérivés du nom d’un dieu; il découle du nom d’un mois 803. Très fréquent sous
l’Empire804, il est considéré en Afrique « plus souvent un surnom ou un nom unique qu’un
gentilice »805. La correspondance punique BNHDS de Ianuarius veut dire « "fils de" ou (né
à) la nouvelle lune »806. Le cognomen Martialis dérive du nom du dieu Mars; ce cognomen est
tenu comme un nom africain grâce à sa valeur religieuse 807. Il y a aussi le cognomen
Neptunialis qui dérive du nom Neptunus par l’ajout du suffixe -alis808 ; il peut signifier « où
entre le dieu Yam »809, le nom théophore Oceanus qui découle du nom du dieu Océan; c’est
un élément de la nature810, le cognomen Siluanus, adopté du nom du dieu Silvain811.
Appartenant à la même liste, le cognomen Venerius qui provient du nom de la déesse Venus812
et celui de Venustus qui est assez fréquent à Sicca Veneria; il se trouve sous la forme
Venerius813 et correspond à la racine punique ‘BD ’ŠTRT qui peut signifier "serviteur
d’Astarté"814 ou ʼMʿSTRT qui veut dire "ma mère est Astarté".
Le cognomen théophore le plus abondant est celui de Saturninus qui correspond à la
racine punique ’BDB‘L qui signifie "serviteur de Baal"815 ou ‘BDMLK qui peut signifier
"serviteur du roi"816. Ce cognomen est très fréquent dans le territoire d’étude.
117
Dans le territoire d’étude, l’usage des noms à caractère religieux n’était pas fréquent
car nous avons recensé seulement l’adoption de 7 cognomina. Pourtant, nous remarquons
l’usage important du cognomen Martialis et du cognomen Ianuarius, nous soulignons
l’existence du cognomen Honoratus ou Onoratus, classé parmi les cognomina théophores les
plus attestés sous l’Empire romain et surtout Afrique817. Honoratus pourrait être la traduction
du nom sémitique KBDT818. En revanche, nous remarquons la densité de l’adoption du
cognomen Saturninus qui était le plus favorisé chez les habitants; contrairement à l’absence
des noms théophores des grands dieux romains. La densité du cognomen Saturninus pourrait
être liée au culte du dieu Baal Hammon, romanisé sous le nom latin Saturne. Cette densité
permet de manifester le sens religieux qu’affectaient les Africains au choix du cognomen
Saturninus. D’après Ch. Badel, le cas privilégié de ce cognomen semble être, soit une forme
de distinction sociale des couches modestes, soit une forme d’un héritage de piété et de
culture locale ou tout simplement une interprétation religieuse du surnom Saturninus en
Afrique romaine819. La densité du choix du nom théophore Saturninus atteint ٪67 des noms
théophores. Cette statistique peut démontrer l’aspect de la continuité du substrat africain
parallèlement à la romanisation.
118
b. Les cognomina numérique
Les cognomina numérique sont bien répandus dans la Byzacène occidentale,
particulièrement Secundus. Chez I. Kajanto nous trouvons 2684 attestations, alors que le
cognomen Primus est mentionné 2397 fois820. Secundus est très fréquent dans le secteur
d’étude. Selon J.-M. Lassère, ce cognomen peut être un nom africain latinisé 821. Ainsi que le
cognomen Primus qui signifie le premier dans le temps et dans l’ordre; il exprime le choix
désirable des noms numériques822. Le sens de ce cognomen mystique est associé à celui des
cognomina Princeps, Maximus, Primigenius et Primitiuus ou Primasius. Il est fréquent dans
la région d’étude.
c. Les cognomina de naissance/âge
Parmi les cognomina les plus abondants, nous évoquons ceux qui se relatent à la
naissance ou à l’âge, comme Gemel(l)inus/a823, Iunior824 qui était bien répandu sous
l’Empire825, Inuentus826, Optatus qui est un cognomen mystique lié à la naissance et utilisé
généralement comme adjectif827. M. Le Glay évoque que ce cognomen est attaché peut-être au
rôle de Saturne Genitor828. Nous trouvons également Rogatianus829, Secundianus830, forme
développée en -anus du cognomen Secundus831, Secundinus832.
119
S’ajoute, le cognomen Serotinus/a833, « un nom latin certes, mais sans doute assonant
celtique »834, le cognomen Tertius835, qui correspond au nom punique Salsa836, le cognomen
Tertul(l)inus/a est un cognomen mystique lié à la naissance837 et celui de Tertul(l)us838 qui
découle du gentilice Tertillius839. Ce cognomen mystique, lié à la naissance, a été fréquent en
Afrique840. S’ajoute à ce panorama le cognomen Mustus qui indique bien entendu le sens de
l’âge841.
d. Les cognomina à propriété physique et morale
Dans cette partie, nous tenterons de relever les cognomina ayant un rappaort avec, soit
une propriété physique, soit une propriété morale, à l’exemple du cognomen qui est lié au côté
physique de l’être humain 842, Celer qui a le sens d’une qualité physique 843, Celsus844, Citus
qui a un double sens physique et moral de l’individu 845, Crispus846. Se lit dans d’autres
épitaphes, le cognomen Fronto847 qui se rapporte au célèbre précepteur de l’empereur Marc
Aurèle848 et Fuscus849. Toutefois, ce cognomen est peu répandu dans la région d’étude. Se
trouvent dans la même série, les cognomina suivant : Longinus/a850, Nigrinus qui est lié au
côté physique et au corps humain 851 et celui de Nouelus qui a un sens double, morale et
physique; il signifie "neuve"852. Ainsi que Rufinulus/a853 et Tecusa qui veut dire "la petite"; il
se trouve à Rome en milieu servile 854.
833 Kajanto I., 1965, p. 295; Solin H. et Salomies O., 1998, p. 401.
834 Raepsaet-Charlier M.-Th., 2003, p. 293.
835 Kajanto I., 1965, p. 30, p. 74-75, p. 78, p. 292.
836 Vattioni F., 1979 b, p. 185.
837 Kajanto I., 1965, p. 292.
838 Solin H. et Salomies O., 1998, p. 411.
839 Kajanto I., 1965, p. 124, p. 128 et p. 292.
840 Kajanto I., 1965, p. 124; Lassère J. -M., 1977, p. 341; Khanoussi M. et Maurin L., 2002, p. 701.
841 - Kajanto (I.), 1965, p. 17-18 et p. 300.
842 Kajanto I., 1965, p. 64, p. 73 et p. 282.
843 Kajanto I., 1965, p. 66 et p. 284.
844 Kajanto I., 1965, p. 28, p. 65 et p. 230.
845 Kajanto I., 1965, p. 66 et p. 248.
846 Kajanto I., 1965, p. 223.
847 Kajanto I., 1965, p. 17, p. 26, p. 118 et p. 236.
848 Benzina Ben Abdallah Z., en collaboration avec Ibba A. et Naddari L., 2013, p. 352.
849 Kajanto I., 1965, p. 64, p. 65, p. 134 et p. 228.
850 Kajanto I., 1965, p. 231.
851 Kajanto I., 1965, p. 228.
852 Kajanto I., 1965, p. 289.
853 Kajanto I., 1965, p. 229.
854 Duval N., 1990, p. 515, note 75.
120
S’agissant des cognomina liés à une propriété morale, nous évoquons l’existence du
cognomen Clemens855, le cognomen Com(m)odus qui porte le sens d’amitié et de
générosité856, le cognomen Crescentianus qui dérive de Crescens; il est lié au sens de la
clarté857, le cognomen Crispinus qui se rapporte à l’être humain, à son corps et à sa pensée 858.
Se lit dans d’autres inscriptions, le cognomen Dexter859, le cognomen Ilarianus qui peut être
rapproché au nom Hilarianus, lié à une qualité morale 860, et celui de Ius(s)tinus qui est lié à
une qualité morale et sociale 861. Se trouvent dans la même liste, le cognomen Praestans862,
celui de Pulcer ou Pulc(h)er863 et le cognomen Vale(n)s qui est peu fréquent dans le secteur
d’étude. Il est lié au côté physique et moral de l’être humain 864.
e. Les cognomina liés à l’espoir
Les cognomina liés à l’espoir, dits "Wish names", sont bien répandus dans la region
d’étude. Nous trouvons Bonosus865, Carus866, Faustillus/a867, Faustinianus868. Ce dernier a la
même signification du nom Faustus. Dans cet ordre d’idées, nous évoquons Felicius869,
Felic(u)lus/a870, Filicus/a871, Fortunatianus872. Le cognomen Faustianus/a exprime l’idée de
la chance, de la fortune et de l’espoir; il est classé aussi parmi les noms dits « Wish-
names »873. Se lit également Faustinus qui est lié à la chance, à la fortune et à l’espoir; il était
porté le plus souvent par des femmes 874.
121
Ce cognomen a été fréquent dans la Haute Steppe. S’ajoute, les cognomina suivant :
Maxentius875, Libera qui est un signe d’autonomie et d’indépendance 876, Victorianus qui est
une forme étendue du cognomen Victor877, Victorinus/a qui est peu fréquent dans la zone
d’étude878 et Vitalis879.
f. Les cognomina dérivés d’un gentilice
Les cognomina qui dérivent d’un gentilice sont bien entendu répandus. Parmi ces
cognomina, nous mentionnnons Antullianus/a880. Il est associé à Antullinus, considéré par I.
Kajanto comme un cognomen très rare et très ancien881. Se lit aussi dans d’autres inscriptions,
le cognomen Aufidianus/a qui dérive du gentilice Aufidius882, Clodianus883, Iulianus884. Ce
dernier est une forme étendue en -anus du gentilice Iulius885; Il est fréquent sous l’Empire886.
Nous relevons le cognomen Magnianus qui est répertorié selon I. Kajanto parmi les
cognomina découlés d’un gentilice887. C’est une forme étendue en -anus du gentilice Magnius
qui pourrait être d’origine étrusque 888. De même, nous trouvons Mirianus/a qui est une forme
étendue en -anus du gentilice Mirius dont il découle889, Nouellianus, qui signifie "nouveau", il
est aussi classé parmi les cognomina dérivés d’un gentilice890, celui de Passinianus/a891 et
Sabinianus qui dérive d’un gentilice racial892. C’est une forme étendue en -anus de
Sabinius893.
122
Dans le même contexte, nous évoquons le cognomen Sal(l)ustianus894, Satrianus895 et
Senteanus qui s’assimile au Sentianus qui dérive d’un gentilice896, ainsi que Tullianus est
classé parmi les cognomina dérivés d’un gentilice ancien897.
g. Les cognomina dérivés d’un praenomen
Les cognomina qui dérivent d’un praenomen sont assez fréquents. Nous relevons le
cognomen Lucinianus provient d’un praenomen très commun898, Lucil(l)us/a899 et Paul(l)us900
découle d’un preanomen remontant à l’époque républicaine d’après I. Kajanto901. Ainsi que
Proc(u)lus qui découle d’un praenomen ancien902. Il comporte 12 dérivations différentes et
près de 1533 exemples sous l’Empire; il est très fréquent 903. Nous soulignons bien
évidemment l’existence du cognomen Quintasius904, Quintosus qui dérive d’un praenomen,
mais il est attesté seulement en Afrique proconsulaire et en Numidie 905 et Quin(c)tulus/a906,
ainsi que celui de Sextilius; chez H. Solin et O. Salomies nous trouvons Sextillus907. Nous
trouvons aussi le nom Sextul(l)us chez I. Kajanto, formé à partir d’un praenomen908. D’autres
cognomina représentent une forme étendue d’un surnom comme Donatianus qui est une
forme étendue en -anus du surnom Donatus909.
123
h. Les cognomina dérivés d’une ethnie
Les cognomina qui proviennent d’une ethnie sont peu répandus. Néanmoins, nous
mentionnons le cognomen Africanus/a qui est classé parmi les cognomina dérivés du nom
d’une éthnie ou d’une région, Atticus/a qui se range parmi les cognomina géographique910, à
l’exemple de Graecus et de Sarmata. C’est un cognomen lié à une ethnie911. Les cognomina
en -icus ou en ica étaient préférables pour les Africains 912. Nous relevons le cognomen
Barbarus qui dérive d’un suffixe grec 913. Il avait une connotation dépréciative et
dévalorisante à l’exemple du cognomen Peregrinus914.
Ce cognomen est lié à une notion ethnique915. S’ajoute, Gelasius qui est un cognomen qui
pourrait correspondre à une ethnique d’origine africaine 916, Gaetulicus ou Getulicus917, c’est
le nom d’une ethnie ou d’une tribu de la province romaine de l’Afrique 918. C’est l’un des
cognomina ethniques les plus mentionnés en Afrique et réservés à des Africains qui vivaient
au-delà de la Fossa Regia, dans les régions d’Ammaedara et de Thala919. Gaetulus et
Gaetulicus étaient attestés en dehors de l’Afrique « même dans l’ordo senatorius; ils sont
donc, pour ainsi dire, devenus latins » 920.
Nous évoquons aussi Germanianus qui représente une forme étendue du cognomen
ethnique Germanus921, Libanus qui pourrait être d’origine orientale et liée à une ethnie et
Mauricus/a est classé parmi les cognomina des tribus et des peuples identifiés dans les
provinces922. Ce cognomen, tiré de l’ethnique Africain Maurus, est peu fréquent dans le
secteur d’étude.
124
Ainsi que celui de Sabinus qui s’arrange, à l’exemple de Romanus, parmi les
cognomina dérivés d’une ethnie923. Il était bien diffusé sous l’Empire, car nous trouvons 1452
exemples et 1716 dérivations924.
i. Les cognomina formés à partir d’un participe
Les cognomina provenant d’un participe sont assez fréquents. Dans cette liste, nous
relevons le cognomen Ampliatus qui est une forme obtenue d’un participe passé 925. D’après J.
-M. Lassère, Ampliatus est le nom latinisé du nom sémitique NYN926, le cognomen Augendus
qui est attesté à Thala. C’est un cognomen formé aussi à partir d’un participe passé 927,
Receptus928 et Res(ti)tutus929. Ainsi que Suc(c)essus qui est fréquent à Rome 930. C’est un
participe passé intransitif de succedo931; Successus peut être un nom « africain »932.
125
4. Divers cognomina
126
Le territoire d’étude, nous révèle divers cognomina qui s’attachaient à un défaut
corporel à l’exemple de Donatil(l)us/a qui se rapporte à une forme diminutive 933 et
Donatul(l)us qui est la forme diminutive du surnom Donatus934 et celui de Paul(l)inus, classé
parmi les cognomina qui désignent un défaut corporel935. Dans cet ordre d’idées, nous
mentionnons le cognomen Rusticus qui avait une connotation dépréciative et une origine
géographique936. Ce cognomen est fréquent en Afrique937 et celui de Sil(l)anus qui s’arrange
parmi les cognomina à connotation péjorative; il est lié au côté physique 938, à l’exemple de
Titul(l)us est lié à une forme dépréciative 939.
Parmi ces divers cognomina, nous relevons la domination du cognomen Urbanus.
C’est un cognomen générique classé parmi les noms liés à la géographie940. Ce cognomen
peut être d’origine africaine941. Il est fréquent dans le territoire d’étude. Nous évoquons
également des cognomina qui sa rapporte à un métier ou une fonction comme Censorinus, tiré
de la fonction d’un haut magistrat942, Musicus/a, obtenu à partir du métier de l’artiste943 et
Tiro lié à un type de fonction du soldat944. Tiro était « populaire parmi les formations
indigènes »945.
D’autres cognomina s’attachent à la faune comme Buricus946, Caprasius qui pourrait
être rapproché au surnom Capras, lié à la faune947, In(n)a ou Hin(n)a948 et Leonus/a949 ou Leo
est obtenu du nom d’un animal à l’exemple du nom Aquila. Il est fréquent chez les Gaulois et
les Germains950.
127
Nous évoquons aussi des cognomina liés au sexe et à la relation humaine à l’exemple
(H)Ospes/ita qui se rapporte au côté relationnel951 ou liés à une origine sociale comme
Ingenuus/a952 qui est fréquent dans toutes les provinces de l’Empire, mais rarement attesté
dans le secteur d’étude. Se trouvent dans ce panorama le cognomen Meridianus qui se
rapporte au temps et à une partie du jour953, celui de Luxuriosus qui s’arrange parmi les
cognomina en -osus, préférés pour les Africains954. Nous trouvons aussi le cognomen
Communus qui peut être rapproché au cognomen Communio ou Communis955, le cognomen
Frumentius est obtenu à partir d’un objet 956, celui d’Hedone qui était très fréquent à Rome957.
Ce cognomen peut être d’origine grecque958, ainsi que le cognomen Hermias qui n’était pas
fréquent dans le territoire d’étude. Il peut être rapproché au cognomen Hermaiscus ou le
cognomen Hermes. Se lit dans d’autres inscriptions le cognomen Marullus qui était peu
fréquent et peu connu sous l’Empire 959, Narcissus qui était attesté à Caesarea960, à
Madauros961 et à Thuburbo Maius962, Pegasus qui est peu fréquent en Afrique. Ce cognomen
est mentionné à Carthage963 et à Hadrumetum964.
Si nous piochons dans cette liste des cognomina, nous remrquons qu’ils ont un trait à
une propriété et à une particularité qui se rapporte au côté physique ou moral de l’individu, à
une qualité, à un succès, à un défaut ou à un goût. D’autres font allusion à l’espoir et à la
société. Le répertoire des cognomina est très divers avec une domination de quelques
cognomina, particulièrement les cognomina translittérés, traduits ou d’assonances. Mais
d’autres particularités se révèlent par la multiplication des cognomina, comme partout en
Afrique romaine par rapport aux autres provinces comme la Gaule.
128
Cette pratique de dénomination attestée dans la nomenclature citoyenne « témoigne des
facultés d’adaptation des mondes indigènes aux normes romaines »965.
Pour résumer, nous pouvons dire que le groupe le plus répandu est celui des cognomina
appartenant au registre onomastique d’origine latine et dont l’adoption a survécu plusieurs
moments de latinisation, particulèrement à travers la « traduction » des cognomina
autochtones vers le latin. Nous remarquons également que des cognomina s’ajoutent d’une
génération à la suivante, souvent par hasard.
129
Volume III : L’apport de l’héritage onomastique
130
Tous ceux qui portent des cognomina doubles ou un nom unique sont des autochtones.
Ceux-ci, apparaissent dès le premier siècle apr. J.-C. Nous allons étudier la structure de
chaque dénomination. Mais il n’est pas vain de rappeler que le choix d’un nom autochtone est
libre et sans contrainte officielle et que les noms changent d’une génération à une autre966,
voire reprisent d’une génération à une autre comme Fuschus fils de Ianuarius (lui-même) fils
de Fuschus attesté sur un ex-uoto à Saturne à Hr. Es Skhira. Dans ce cas, il s’agit non plus
d’une romanisation juridique mais plutôt d’une promotion culturelle permanente au sein
d’une famille autochtone, dont le nom réapparaît un peu tardivement. C’est le grand-père et
son petit-fils.
L’étude onomastique que nous avons réalisée témoigne d’un mouvement de
romanisation considérable depuis le dernier tiers du I er siècle et qui s’évoluait au IIème siècle et
au IIIème siècle apr. J.-C., par la succession des noms romains aux noms africains. Toutefois,
cette onomastique latine n’a pas effacé complètement le substrat de la culture africaine et
l’adoption des noms africains. Partant de cette idée, nous nous focalisons dans ce chapitre sur
l’étude des noms à consonance libyque ou punique pour montrer la persistance de cet héritage
préromain en pleine époque de romanisation ; y compris ceux qui comportent des cognomina
doubles. Nous étudierons aussi les noms uniques latins qui peuvent révéler le statut des
autochtones.
Concernant le choix des termes favoris, nous optons pour l’usage du mot
« autochtone » que nous considérons le plus approuvé que le mot « pérégrin » ou le mot
« indigène » et loin des visions idéologiques. À notre avis, les deux termes : « pérégrin » et
« indigène », sont moins neutres et peuvent comporter des connotations péjoratives. Donc, la
prudence est de mise dans l’identification d’un autoctone.
« Les pérégrins ont un seul nom-nom unique, idionyme-complété par le patronyme ou nom du père,
parfois par le papponyme ou nom du grand-père… Les femmes pérégrines ont exactement la même
nomenclature que les hommes, un seul nom, plus rarement complété par le patronyme que pour les
hommes ; ce nom ne change pas au cours de leur vie, même après le mariage ».
Dondin-Payre M., 2011, p. 15.
131
1. L’onomastique libyco-punique
« Un pérégrin a un idionyme, éventuellement complété d’un patronyme. C’est le cas pour les Celtes comme pour
les populations libyco-puniques »
M. Dondin-Payre, 2011, p. 178.
A. Noms d’origine autochtone en première position
Parmi les noms qui attirent notre attention est celui de Cillitanus qui ne figure pas
entre les noms africains chez K. Jongeling et chez G. Camps. Il apparaît sur des épitaphes
datables seulement du Ier siècle apr. J.-C. Cillitanus/a est le nom le plus répandu, mais il
occupe un espace géographique très réduit, celui de Cillium et son environ proche.
En fait, certaines remarques ressortent de ce corpus. Comme nous le voyons, ces trois
personnes portent des cognomina doubles et d’origine purement africaine. Il s’agit des
personnes en voie de romanisation. Les Cillitains doivent leur nom à la cité de Cillium.
Concernant le nom Masac, il semble dérivé des noms Masag, Mazacus, Masik, Mazic; il est
formé à partir de la racine MSK967. Ce nom pourrait être d’origine phénico-punique968.
132
C’est un nom attribué aux populations amazighes969. Masac est un nom unique du père
d’un autochtone portant le nom théophore Saturninus. Ainsi que le nom Masul qui semble
être formé à partir de la racine MAS à l’exemple d’autres noms d’origines libyque 970. F.
Vattioni le classe parmi les noms d’origine phénico-punique971. Ce nom est attesté à Sila, à
Sitifis et à Cillium972. Se lit dans d’autres inscriptions, le nom Massiran qui est rapproché au
nom libyque Masiran; il peut correspondre aussi aux noms puniques M‘SYRHN et
MSYR‘N973. Les noms qui dérivent de la racine MAS sont bien répandus particulièrement à
Cillium, dont nous recensons : Masac, Masax, Masul, Massiran.
À cela s’ajoute, le nom Iuzgag qui peut être rapproché à Iuzgao ou à Izggudiz; il est
formé à partir de la racine IZGG974. Ce nom pourrait être d’origine phénico-punique975. Il
s’agit d’un nom unique porté par un autochtone et par un affranchi à Cillium. Nous
mentionnons le nom Mathun ou Mathum qui est rapproché à plusieurs dérivés du nom Matun;
ces noms sont formés à partir de la racine MTN976. Ainsi que le nom Metunus qui est
rapproché aussi à plusieurs dérivés du nom Metun977. Il s’agit d’un nom unique du père d’un
autochtone nommé Aelius. Le nom Mutunis est formé à partir de la racine mtn plus un suffixe
latin au génitif978. Ce nom a été porté par le père d’une autochtone appelé Quinta. Ce
panorama des noms d’origine africaine englobe d’autres noms comme Namfamo qui est formé
à partir de la racine N‘M P‘M979. Nous trouvons plusieurs noms dérivés du nom Namfamo980,
le nom Namphamina qui est rapproché à plusieurs dérivés du nom Namphamo; il est formé à
partir des racines N‘MP‘M, N‘MP‘M’ ou N‘MTP‘M’981.
133
Marchia Namphamina est probablement une autochtone en voie de romanisation, car
elle a des cognomina doubles982. Le nom Namphula découle aussi du nom Namphamo983.
Ce nom est formé à partir de la racine n‘m p(‘m) plus le suffixe latin -ula984. Comme il
apparaît clairement (tableau ci-dessus), Cillium et sa région vient en tête suivi par Thala, au
niveau du poids documentaire et des textes qui présentent le grand nombre des autochtones au
début du Haut-Empire. Cette densité s’explique par l’histoire préromaine de ce secteur de la
Byzacène occidentale. Cette interprétation anthroponymique constitue une portion cohérente
du répertoire onomastique plus répandu particulèrement au secteur Thelepte-Cillium-Thala à
l’exemple du nom Cillitanus/a, les noms formés sur la racine libyque MAS comme Masac,
Massiran et Masul ou les noms dérivès de la racine punique n‘m p‘m comme Namfamo,
Namphamina et Namphula.
B. Idionymes autochtones en deuxième position
134
Sadurus 1 Ier s Cillium CIL, VIII, 23214 b.
Selauchanis 1 II-IIIème s Hr. Rechig ILAfr., 104, 2.
Selcat 1 II-IIIème s Thala CIL, VIII, 23320.
Siddena 1 II-IIIème s Thala AE, 2009, 1689.
Sissoi 1 Ier s Kairouan CIL, VIII, 82a.
Soludmia 1 II-IIIème s Hr. Kossiba ILTun., 392.
Tarafan 1 Ier s Kairouan CIL, VIII, 82a.
Temrirmas 1 Ier s Cillium AE, 1931, 44a et b.
Tuninnus ? 1 II-IIIème s Menegesem ? CIL, VIII, 11475.
Lucius fils de 1 II-IIIème s Sufetula AE, 1911, 12.
Zaecethuris
Total 32
135
Ce nom peut être porté par une femme d’origine africaine et mariée à un citoyen
romain possédant les duo nomina996, le nom Boncus qui se rapporte à pulsieurs noms comme
Bonci, Boncio et Boncius997.
Il s’agit d’un nom unique du père d’une femme portant les duo nomina, le nom Bubal
ou Bub(b)al qui est formé à partir de la racine b(d)-b‘l998. Le nom Cathada, bien qu’il ne
figure pas sur la liste des noms africains, ce nom peut être d’origine libyque selon S. Ben
Baaziz999; il s’agit d’un nom unique d’une femme originaire de Ksar Tlili. Nous trouvons
chez K. Jongeling le nom Cesus1000. Ceso est le père d’un citoyen romain portant les duo
nomina, le nom Codra qui est peu fréquent en Afrique1001.
C’est le nom du père de Farisa Cillitana qui porte des cognomina doubles, celui de
Cosgonius qui est peu fréquent 1002. Il peut correspondre à un nom d’origine latine 1003. Ce nom
a été porté par un autochtone originaire de Sufetula. Dans le même contexte, nous
mentionnons le nom Dubbainar qui est peu fréquent 1004. Il était classé parmi les noms
phénico-puniques selon F. Vattioni1005. Ayant des cognomina doubles1006, Dubbainar peut
être une autochtone en voie de romanisation, ainsi que le nom Farisa qui est formé à partir de
la racine FRS ou FIRS1007. Ce nom est classé selon F. Vattioni parmi les noms phénico-
puniques1008. Farisa Cillitana porte des cognomina doubles. Il peut s’agir également d’une
autochtone en voie de romanisation. Se lit également le nom d’Ecoinus, porté par le père
d’une autochtone nommée Soludmia originaire de Hr. Kossiba 1009, le nom Gadais qui est
formé à partir de la racine gdy qui veut dire "fortuné"1010. Il s’agit du nom du père d’une
femme portant des cognomina doubles.
136
Nous mentionnons le nom Ialnoatus qui est formé à partir de la racine Ials1011. Ce nom
est classé parmi les noms d’origine phénico-puniques1012. Même si la lecture reste douteuse, il
peut s’agir d’un nom unique porté par un originaire de Menegesem ? Le nom Iluua qui est un
nom à consonance libyque1013. C’est le nom unique d’un autochtone dont le nom du père est
aussi d’origine libyque1014 et le nom théophore Issidba, rapproché au nom Iasidba qui pourrait
être d’origine africaine et au nom Isibianus1015. Ce nom, formé à partir de la racine jsdb‘, est
classé parmi les noms d’origine phénico-punique1016. Il y aussi le nom Macus ou Maccus qui
pourrait être d’origine latine selon Corripe, mais selon J. Toutain ce nom est attesté aussi en
Afrique1017. Ce nom unique a été porté par un autochtone originaire de Menegesem ?
Son père porte un nom d’origine punique. Toutefois, la lecture de ce dernier nom reste
douteuse. Nous relevons le nom Mamai rapproché à plusieurs noms d’origines puniques1018;
Mamai est le père d’un citoyen qui a les tria nomina. Nous évoquons celui de Migginia qui
peut correspondre à la racine mgn1019. Il pourrait être une forme étendue du nom Miggin1020;
nom africain attesté aussi à Rome1021. Le nom Namgedde qui est formé à partir de la racine
N‘MGD ou la racine N‘MTGD’1022. Il était bien diffusé en Afrique romaine 1023. C’est un
cognomen porté par une femme ayant les duo nomina.
Il y a également Nassaeus, car les noms Nassaeus et Nassaius sont formés à partir de
la racine NSI ou la racine NSY1024, le nom Rocna peut être rapproché au nom Rocnia porté par
une femme à Cirta1025, le nom Sadufa; chez K. Jongeling, nous trouvons Sadufa et
Sadufai1026. Le nom Sadufa est classé parmi les noms d’origine phénico-punique1027.
137
Nous citons Sadurus, qui est peu fréquent 1028. Il s’agit d’un autochtone appartenant à
Cillium, le nom Selauchan, rapproché au nom Selcheni; il peut être formé à partir de la racine
ŜLUKN ou ŜLKN1029. Il est classé parmi les noms phénico-puniques1030. Il a été porté par le
père d’un citoyen ayant les tria nomina. S’ajoute, le nom Selcat qui est formé à partir de la
racine sémitique ŝlk qui veut dire "libérer"1031, le nom Siddena qui pourrait être une erreur du
lapicide pour Siddina. Ce nom est formé à partir de la racine "sd"1032. C’est le cognomen
d’une femme portant les duo nomina à Thala. Il y a également le nom Sissoi qui est rapproché
aux noms Siso, Sisoi, Sissioi et Sissoa; il peut correspondre au nom punique SYS’Y1033. Ces
noms dérivent du nom Sis1034. Cette affranchie porte des cognomina doubles, ce qui témoigne
de sa romanisation1035. Son patron porte lui aussi le nom unique Tarafan d’origine africaine.
Nous ajoutons le nom de Soludmia porté par une autochtone originaire de Hr. Kossiba 1036,
ainsi que le nom Tarafan ou Tafaran qui peut être rapproché au nom Therefnal et au nom
Terefne1037. Nous trouvons aussi Tarefan, classé parmi les noms phénico-puniques1038, celui
de Temrirmas qui est peu fréquent1039. Ce nom est classé selon F. Vattioni parmi les noms
d’origine phénico-punique1040 et le nom Tuninnus qui est aussi non fréquent en Afrique
proconsulaire1041. Se lit dans d’autres inscriptions, le nom Zaecethuris est peu fréquent1042. Il
était porté par un autochtone originaire de Sufetula.
Comme il apparaît nettement, (tableau ci-dessus), le poids des noms d’origine
africaine au début de l’Empire est si lourd par rapport à la fin du Haut-Empire et il
déséquilibre les comparaisons entre les deux périodes.
138
Cette évaluation statistique démontre l’omniprésence des noms libyco-puniques et la
vitalité de l’héritage africain sous l’Empire romain. Toutefois, cette nomenclature ne révèle
pas un attachement important à l’héritage préromain par rapport à la nomenclature latine.
Parmi les noms les plus attestés au Ier siècle, nous mentionnons : Cillitanus, Iuzgag,
Masac et Masul à Cillium. L’attachement à la culture punique était aussi faible vu que le
secteur intérieur de la future Byzacène n’était pas influencé par la culture sémitique ou
phénico-punique. Par contre, nous évoquons l’existence des noms formés à partir de la racine
MTN et la racine N‘MP‘M’. Dans le même ordre d’idées, nous soulignons que souvent les
autochtones en voie de romanisation portaient des cognomina doubles comme : Farisa
Cillitana, Dubbainar Cillitana, Masacis Cillitanus, Marchia( ?) Namphamina, Sissoi
Sufetana et Fortunatus Sufetanus. À Ce niveau de l’interprétation, nous soulignons la
persistance des racines libyco-puniques dans la nomenclature des autchtones.
139
Comme pour les idionymes qui apparaissent en première position, ce tableau témoigne
d’un déséquilibre entre le secteur Cillium-Thala et les autres secteurs du territoire d’étude.
Cette zone fournit plus d’attestations des noms d’origine africaine depuis le I er siècle apr. J.-C.
et même vers la fin du Haut-Empire. En conséquence, nous dirons que malgré la forte
latinisation onomastique, la condition autochtone a perpétué beaucoup plus longtemps dans
cette zone et que l’autochtonie se manifeste davantage dans le secteur intérieur de la
Byzzacène occidentale. Nonobstant, plusieurs inscriptions prouvent le choix de l’onomastique
latine depuis le début de l’époque impériale.
2. La filiation des autochtones
Nous avons remarqué que les autochtones veulent exprimer leur filiation (tableau).
Cette pratique n’induit, soit le statut d’un citoyen, soit le statut d’un autochtone, mais pour ce
dernier c’est une marque d’ascendance répandue « qui vise à l’insertion dans une structure,
non pas civique mais familiale et patrilinéaire; elle est attestée également pour les femmes, la
lignée paternelle servant toujours de référence »1043.
140
Mathun fils de Massiran Ier s Cillium/Thelepte ILAfr., 107
Vaterius fils de Donatus II-IIIème s Vicus Gemellae CIL, VIII, 169
Flauius fils de Citioris II-IIIème s Capsa CIL, VIII, 136
Apolonius fils de Vindex Fin II-début IIIème s Capsa Abid M., 2013, p. 152
Nom Référence
Siluani Donati CIL, VIII, 23155
Fuschus Ianuari Fuschi CIL, VIII, 23150
Primi Popili CIL, VIII, 23152
Publi(i) Oplati Hautecoeur L., 1909, 35
Saturus Rogati Maioris CIL, VIII, 23154
Annius Saturni AE, 1999, 1765
[Satur]nina Birzilis AE, 1999, 1766
141
Nom Ier siècle II-IIIème siècle
Aceros - 1
Aucticauus 1 -
Auductus - 1
Aulus - 1
Auspicius - 1
Boicinus - 1
Caeria - 1
Cascellia 1 -
Celsus - 1
Ceteris - 1
Citioris - 1
Clodius - 1
Commissor - 1
Coponis - 1
Crescentia - 1
Dardanus - 1
Dominus - 1
Donatius - 1
Donatus 1 11
Eiafriuia - 1
Fabiis - 1
Faustina - 1
Faustinus - 2
Faustus - 2
Felice - 1
Felix 2 -
Festiua - 1
Festus - 1
Fortis - 1
Fortunatianus - 2
Fortunatus 2 5
Gaetula - 1
Gaetulima 1 -
Gaia - 1
Gallus 1 1
Generosa 1 -
Gorgonia 1 -
Graecus - 1
Hilaris - 1
Honorata 1 -
Ianuaria - 1
Iouinus - 1
Iutinus - 1
Iuuianus - 1
Lespica - 1
Licinia - 1
Luciscus 1 -
Lucustio - 1
Manouius - 1
Martialis 1 1
Matropiaea 1 -
Maxima 2 1
142
Maximus - 1
Meduria - 1
Meltia 1 -
Mercurius - 1
Meuius - 1
Monna - 1
Nereis - 1
Nicone - 1
Offilia 1 -
Opta 1 -
Palladius 1 -
Pedania - 1
Peregrinus 1 -
Pompeia - 1
Prima - 1
Primigenius - 1
Quinta - 1
Quintianus - 1
Quintus 1 1
Rogata 1 -
Rogatus 1 2
Rufino - 1
Rufinus - 1
Saluius - 1
Samracius (signum) - 1
Satura - 1
Saturnina - 2
Saturninus 4 5
Saturus 1 1
Secunda 2 1
Secundianus - 1
Sempronius - 1
Sextus - 1
Seuerina - 1
Siluana - 1
Siluanus - 1
Simplicius - 1
Sorex - 1
Spurius 1 -
Tertula - 1
Tunninius - 1
Vaterius - 1
Victor 3 1
Victoricus - 1
Victorina - 1
Victorinus - 1
141 36 105
143
D’après la statistique des noms uniques à consonance latine (tableau ci-dessus), nous
soulignons une présence constante des autochtones sous le Haut-Empire romain. L’abondance
des noms uniques confirme la persistance d’une société africaine simultanément à une société
en voie de romanisation. Cependant, la présence des autochtones n’était pas jaugée avec le
même rythme et la même densité entre les différentes régions. Parmi les centres urbains où
nous avons recensé la densité des autochtones nous citons : Cillium, Thala et Capsa, ainsi que
Vicus Gemellae. La présence des autochtones était aussi considérable dans les centres ruraux
de la Haute Steppe comme Hr. Echeragua et Hr. El Garra. Par ailleurs, nous soulignons
souvent un écart chronolgique qui se perpétue entre les centres urbains et les centres ruraux.
En fait, le choix des noms uniques d’origine latine peut développer l’idée d’une
romanisation socioculturelle progressive, particulèrement vers la fin du Haut-Empire. Ce
dynamisme s’explique vraisemblablement par une adoption prépondérante des noms « dits
traduits », comme Donatus, Fortunatus et le nom théophore Saturninus, sous forme de noms
uniques témoignant d’une origine autochtone. Ce choix onomastique reflète un attachement
aux traditions socioculturelles ou un simple conservatisme onomastique, sans être pour autant
expliquer comme l’indication d’une résistance ou d’une rivalité.
À notre avis, le choix d’un nom à consonnance libyco-punique ou d’un nom unique
d’origine latine peut expliquer les modalités d’intégrations des habitants qui s’attachaient à
leur culture africaine ancestrale malgré leur disposition en faveur des modèles onomastiques
romains. Nous estimons que ce panorama est le reflet des influences multiples et se rapporte à
la continuité des traditions onomastiques africaines sous le Haut-Empire.
144
Conclusion
Le panorama onomastique démontre que la romanisation sociale n’a pas évolué
toujours d’une façon harmonieuse, soit dans le temps, soit dans l’espace. Sans doute, la
nomenclature latine était dominante par rapport au substrat local, mais l’introduction des
noms latins n’a pas exclu complètement l’adoption des noms libyco-puniques. Nonobstant, le
faible effectif du nombre des autochtones et le déséquilibre accentué par rapport au nombre
des citoyens ne permet pas des comparaisons. En conséquence, nous dirons que malgré la
densité de l’onomastique latine, les autochtones forment bien entendu une partie du répertoire
socioculturel de la Byzacène occidentale. Cette onomastique illustre un autre aspect de fusion
romano-africaine. Nous évoquons à ce propos l’exemple du mariage d’un autochtone de
Cillium appelé Saturninus fils de Mazacis et d’une "citoyenne" ayant les duo nomina et
portant un gentilice impérial appelée Flauia Fortunata1046.
De surcroit, nous mentionnons l’existence de quelques dénominations attestées une
seule fois (peut être mal lus ou mals copiés) et ignorées hors le secteur d’étude. Nous citons
dans ce cadre les gentilices : Emuia et Faiania; s’agit-il dans ces deux cas de patronymes
formés sur des noms autochtones, les cognomina Auguriua, Brianus, Cosciuius, Euforion,
Feoma, Kariota, Luctegus, Muntanus, Nicois et les noms uniques suivant : Iugulatus, Setur et
Surbacis.
Ces dénominations rares semblent-ils être ou faire partie du corpus des autochtones,
sans que nous puissions encore trouver leurs correspondances?
145
4. Onomastique indéterminée
Gentilices indéterminés
Cognomina indéterminés
146
5. Noms d’origine africaine dans la dénomination des citoyens
Les noms d’origine africaine sont rares et clairsemés dans la dénomination des
citoyens. Cette tendance est remarquée essentiellement dans le choix des cognomina. Par
conséquent, nous dirons que malgré une tenadnce de latinisation de la nomenclature, le
rapport onomastique avec le milieu autochtone reste un peu étroit malgré une certaine vitalité
autochtone nuancée.
Partant de cette idée, nous choisissons de dégager dans une liste à part les citoyens
porteurs d’un nom ou d’un cognomen d’origine libyco-punique. Dans cet odre d’idées, nous
trouvons par exemple le nom Aris qui est très répandu en Afrique selon K. Jongeling 1047. Ce
nom est formé à partir de la racine ’rŝ1048. Il a été porté par un citoyen romain possédant les
tria nomina. Barachianus, rapproché aux noms Baracho et Barachonis, il est formé à partir
de la racine brk plus un suffixe latin au génitif1049. Barachianus a été porté par un citoyen
romain.
147
Nous évoquons le nom Beric qui est rapproché à plusieurs dérivés des noms Berec et
Peric1050. Ce nom a été porté par une femme ayant les duo nomina. Nous soulignons
l’existence du nom Cada, formé à partir de la racine "gdy" qui veut dire "fortuné"1051. Ce nom
a été adopté par une femme ayant les duo nomina. Cette femme porte le gentilice impérial
Aelia. Le nom Cuttitanus qui est rapproché à plusieurs noms d’origine punique1052. Cuttitanus
est le cognomen d’un citoyen romain qui porte les tria nomina. Celui de Figel qui peut être
d’origine africaine. C’est le cognomen d’un citoyen romain portant les duo nomina. S’ajoute
le nom Gaipa, bien qu’il soit un nom méconnu ailleurs, ce nom peut être d’origine africaine.
C’est le cognomen d’un citoyen romain qui porte le gentilice impérial Septimius. Ainsi que le
nom Gubul/a qui est formé à partir de la racine gbl; Gubula pourrait être un lapsus du nom
Gudula1053. Selon F. Vattioni Gubul est d’origine phénico-punique1054. Gubula est un
cognomen porté par un citoyen romain détenant le gentilice impérial Aelius. De même, nous
évoquons le nom Iahinus/a. Chez K. Jongeling, nous trouvons Iah, Iahin, Iahinas, Iahinis,
Iahinus, Iahn et la racine HNN1055. D’après G. Camps, le nom Iahin est attesté à Vazaivi et à
Aquae Caesaris1056. Ce nom pourrait être d’origine phénico-punique selon F. Vattioni1057. Le
nom Iahina a été porté par une femme détenant les tria nomina; phénomène très rare dans le
secteur d’étude. Le nom Maxutius qui est rapproché au nom libyque Maxuti porté par une
femme en Mizigigi1058. Maxutius a été porté par un citoyen ayant les tria nomina. Dans le
même ordre, nous relevons le nom Methus lié à plusieurs dérivés du nom Metun1059; Methus
est le cognomen d’un citoyen romain qui porte le gentilice impérial Flauius. Nous ajoutons
celui de Namp(h)amo qui est très fréquent en Afrique romaine 1060. Il s’agit du cognomen d’un
citoyen romain originaire de Thala. Soropot qui s’arrange parmi les noms d’origine phénico-
punique1061. Selon G. Camps, ce nom est d’origine libyque 1062.
148
C’est un citoyen qui a les duo nomina et le gentilice impérial Aelius. Bien qu’il soit ignoré
hors le secteur d’étude, nous trouvons le nom Thadea qui peut être d’origine africaine. Le
nom Thadea a été porté par une femme qui a les duo nomina et le gentilice impérial Iulia.
Nous trouvons Zaracaia est peu fréquent 1063. Ce nom pourrait être d’origine phénico-
punique1064. Il s’agit d’un deuxième cognomen adopté par une femme portant les tria nomina
et le gentilice impérial Aelia. Le nom Zella qui est aussi peu fréquent1065. Ce cognomen a été
porté par un citoyen ayant les tria nomina.
6. Le mécanisme de la dénomination
Le mécanisme de dénomination joue un rôle capital dans la structuration de la société
dans la Byzacène occidentale. Ce mécanisme a permis l’identification de nombreuses entités
et familles sédentarisées. Il a marqué le rôle social des individus, souvent leur singularité ou
leur position hiérarchique. Le système nominal a autorisé de relever les éléments qui
constituent l’identité des habitants de la Byzacène occidentale et le statut juridique de chaque
individu. À ce niveau de l’interprétation, nous apercevons que la population de la région
d’étude se subdivise généralement en deux catégories fondamentales : les citoyens et les
autochtones.
Il n’est pas unitile de rappeler que tous les habitants libres de cette région sont soumis
aux règles de Rome. Par ailleurs, ce territoire ne montre pas une fréquence des esclaves et des
affranchis. Nous soulignons la réduction de l’usage du prénom vers la fin du Haut-Empire par
rapport à la désignation des individus par la « formule onomastique citoyenne allégée »1066
des duo nomina qui consiste non plus à un changement juridique de l’onomastique plutôt
qu’une mutation d’usage1067. La région d’étude a subi une mutation de statut juridique,
passant par l’usage du nom unique à l’usage des duo nomina ou des tria nomina, qui
synchronisait essentiellement avec le changement des statuts juridiques des cités et la
promulgation de la constitution antonine ou l’édit de Caracalla en l’année 212 et qui
représente le vecteur fondamental de la diffusion de la citoyenneté.
149
Cette mutation juridique est traduite par l’adoption dense des gentilices impériaux
suivants : Iulius, Flauius et Aelius, ainsi que les gentilices des gouverneurs suivants :
Aemilius, Caecilius, Postumius et Pomponius, même si cette dénomination n’était pas
obligatoire et marquée par le choix libre d’un nomen ou d’un cognomen d’origine libyco-
punique pour un nouveau citoyen.
Nous apercevons l’existence des noms latins et des noms autochtones. Ces derniers
sont formés à partir d’une racine libyco-punique mais latinisée. Cette latinisation est traduite
par la translittération et la transcription de ces noms libyco-puniques en langue latine en
gardeant le nom originel ou par l’adjonction d’un suffixe.
Cette nomenclature est le reflet des effets multiples et d’un héritage africain, noms
uniques et patronymes libyco-puniques, et latins qui se côtoient dans la Byzacène occidentale.
La Byzacène occidentale se montre influencée par l’onomastique latine et offre
l’image d’une romanisation diffuse et progressive depuis le I er siècle apr. J.-C. Cette
romanisation touche toutes les régions et toutes les catégories. Une nouvelle identité se
constitue essentiellement autour des centres urbains. Souvent et dans une même famille, nous
trouvons une imbrication onomastique libyque, punique et latine. Cette réalité témoigne d’une
perméabilité des autochtones à l’expression socioculturelle latine sans pour autant parler d’un
sursaut identitaire romain ou d’une résistance des autochtones.
Le mécanisme de dénomination s’est progressivement évolué et modifié, partant par
l’adoption d’idionymes d’origine latine dans le système onomastique local, puis par
l’adaptation des noms libyco-puniques et enfin par la popularité des citoyens et l’acquisition
de la citoyenneté. Ces étapes de dénomination synchronisaient avec l’évolution juridique des
cités et des agglomérations de la région d’étude et l’aboutissement à une structure
onomastique ternaire ou binaire. Nous remarquons que la Byzacène occidentale se caractérise
par l’association de quelques particularités et des modalités variées de dénomination du point
de vue structurel et du point de vue de l’adoption de l’onomastique latine. Ces particularités
évoluent selon le rythme de l’influence de la romanité et le progrès de la latinisation
onomastique à l’exemple du gentilice Iulius ou le gentilice Flauius qui viennent partout en
premier lieu, ainsi que le gentilice Aelius.
150
S’ajoutent quelques gentilices des gouverneurs romains en Afrique qui deviennent une
marque de la citoyenneté; il est vain de s’attarder sur ce sujet que nous avons developpé
ailleurs, seulement nous soulignons le prestige constant qu’a connu ces dénominations et qui
continuaient à être adoptés par des nouveaux citoyens même vers la fin du Haut-Empire. Ce
mécanisme de dénomination est appuyé particulièrement par le rôle fondamental des notables
locaux ayant adopté la latinisation dans la diffusion de la culture romaine. Nonobstant, en
dépit de certaines particularités, la dénomination dans la Byzacène occidentale, dans ses
grandes lignes, ne semble pas différente par rapport aux modalités onomastiques en Afrique
romaine. En ce sens, l’évolution du statut juridique s’associe au passé de la conquête que
notre zone d’étude partage essentiellement avec l’Africa proconsularis.
Par conséquent, ce dossier de l’onomastique ne constitue pas un dossier unique qu’à
travers ses propriétés chronolgiques et quantitavies par rapport aux différentes zones d’étude
et par rapport aux autres régions voisines de l’Afrique romaine. S’ajoute, certaines spécificités
historiques et socioculturelles de la Byzacène occidentale. De ce qui précède, nous pouvons
dédiure qu’une mixité linguistique latine et libyco-punique a anticipé la promotion juridique.
En d’autres termes, nous apercevons à travers l’omoastique autochtone et l’héritage des
racines locales une romanisation culturelle antérieure à la romanisation civique.
Prenons par exemple ces trois personnes qui portent des noms uniques d’origine latine
commus comme prénoms (Quinta et Lucius) ou comme gentilice (Aelius) et ayant comme
patronymes des noms d’origine libyco-punique : Metunus, Mutunis et Zaecethuris. Dans ces
trois cas, il peut s’agir de l’évolution de l’autochtone vers la latinisation, d’une mixité
linguistique et d’une promotion culturelle qui précède la promotion juridique.
151
Volume IV : Les aspects socioculturels à travers les inscriptions
versifiées
152
La romanisation culturelle qui précède la romanisation juridique s’exprime par
l’intégration des autochtones et l’acquisition de la culture romaine 1068. Cette romanisation
s’appuie sur la naissance de l’épigraphie latine en Afrique romaine. Dans ce chapitre, nous
essayerons de mettre en exergue l’héritage africain et d’apprécier la transmission des
habitudes, des traditions et des modes de vie romains 1069. Nous nous focalisons sur l’étude des
Carmina païens et les divers thèmes qu’ils abordent. Nous avons recensé 22 inscriptions
versifiées et une dédicace à Junon à la forme d’une épigramme à Sufetula, consacrée à
Pompeia Galla et qui date de la fin du IIème siècle. Nous optons pour la répertorier parmi les
inscriptions religieuses.
153
Inscription Consécration Datation Lieu Référence
Épitaphe Q. Iulius Lucanus fils de Pas avant le IIème Thambaias CIL, VIII, 79
Mediconis
Dédicace Nos Seigneurs Haut-Empire Hr. El Haouaria CIL, VIII, 23131
Épitaphe - Pas avant le II Hr. Sidi Bou CIL, VIII, 11448
Ladieb
Dédicace - Haut-Empire Thala CIL, VIII, 11683
Épitaphe Un enfant de 13 ans Haut-Empire Hr. El Oust CIL, VIII, 23231
Épitaphe Le médecin Marcellus 2 ½ du II Sufetula CIL, VIII, 241
Base un [---] Marius [---] ? Haut-Empire Sufetula ILAfr., 142
honorifique
ou funéraire
Épitaphe Flauius Felic[---] et les siens Pas avant le II Sufetula AE, 1949, 60
Épitaphe ? Ulpius [---] Haut-Empire Sufetula Picard G.-
Ch.,1946-1949, p.
521
Épitaphe ? Mucia Casta Haut-Empire Sufetula AE, 1989, 815
Épitaphe - Haut-Empire Hr. Routitila ILAfr., 115
Poèmes du Les Flauii 1 ½ II Cillium CIL, VIII, 212
mausolée
Épitaphe M. Petronius Fortunatus Haut-Empire Cillium CIL, VIII, 218
Épitaphe - Haut-Empire Cillium CIL, VIII, 11315
Épitaphe Aelius Iucundus dit Pas avant le II Cillium CIL, VIII, 23210
Viran(ius ?)
Épitaphe Calpurina Peregrina Haut-Empire Hr. El Garaat ILAfr., 108
Épitaphe Ulpius Saturninus II ou III Hr. Echeragua CIL, VIII, 204
Épitaphe Postumia Matronilla Ne remonte pas Hr. Zaatli CIL, VIII, 11294
au-delà du II
Épitaphe - Haut-Empire Sidi Ali Ben CIL, VIII, 11292
Aoun
Épitaphe Urbanilla Haut-Empire Ksar El Ahmar CIL, VIII, 152
Épitaphe - Haut-Empire Hr. Zanouch ILTun., 298
154
1. La transmission du latin
La romanisation linguistique se manifeste dans l’intégration de la langue écrite latine
et l’usage de l’alphabet latin1070. En dehors de l’Italie, l’Afrique était la province la plus riche
en poésie épigraphique après l’Espagne 1071. Parmi les textes latins qui authentifient
l’évolution de la romanisation linguistique nous évoquons les fameux poèmes du mausolée
des Flauii de Cillium1072. Ce sont deux poèmes de 90 et de 20 vers et gravés sur la façade
d’un mausolée inscrit dans la série des mausolées-tours pyramidaux. Ce mausolée pourrait
être le monument d’un musulame intégré dans la société romaine provinciale 1073 et qui abrite
« le plus long Carmen de l’épigraphie africaine »1074. Les poèmes des Flauii confirment le
processus de la romanisation linguistique à l’intérieur de l’Afrique proconsulaire et la maîtrise
linguistique du latin1075. Ils montrent le contenu du savoir et l’aptitude à composer et à utiliser
la langue poétique1076. Dans le même ordre d’idées, ces poèmes témoignent des aspects
esthétiques et l’élan de l’intégration des autochtones "intellectuels" dans la romanisation
culturelle. T. Flauius Secundus symbolise la première génération née d’une famille africaine
romanisée1077. Les poèmes des Flauii marquent « un symbole de l’opulente Afrique
"romanisée"»1078 et l’habileté professionnelle d’un poète expérimenté. Rédigés par un poète
appointé, ces poèmes confirme le degré de la romanisation culturelle de la famille des
Flauii1079.
Dans ce même contexte, le poème des Petronii démontre que le poète de Cillium
maîtrise le latin et qu’il était passionné par les longs poèmes du mausolée des Flauii1080. Le
territoire d’étude fournit d’autres Carmina importants comme le poème du mausolée de Hr.
Semat El Ahmar qui date du IIIème siècle. Ce Carmen montre le goût particulier des Africains
pour le poème acrostiche1081.
155
En outre, la région d’étude illustre aux alentours de Sufes une autre épitaphe versifiée
de plusieurs lignes. Ce texte versifié qui peut appartenir à un mausolée important confirme
l’usage parfait du latin. En fait, c’est la cité de Sufetula qui procure le plus des Carmina
epigraphica. Ces Carmina confirment une perfection de forme et un bon goût pour la pointe
épigrammatique1082. Dans ce cadre, nous évoquons la dédicace de Pompeia qui démontre
l’usage d’un style d’écriture simple. À l’exemple de l’épitaphe du médecin Marcellus, cette
simplicité souligne la qualité de ce poème, devenu « un modèle pour d’autres »1083.
Les Carmina de la région d’étude authentifient l’apogée de la littérature latine au
niveau des formulations, le recours à l’épopée, à l’élégie et à l’épigramme et attestent
l’évolution de la poésie épigraphique sous l’Empire1084. Elles expriment l’esprit cultivé et les
acquis littéraires des auteurs. C’est pourquoi, le Carmen était une forme d’honneur des
provinciaux et tous ceux dont l’ascension est difficile de « témoigner de leur
romanisation »1085. Le corpus des inscriptions métriques montre l’habileté et le grand intérêt
aux traits épichoriques des inscriptions africaines aux niveaux linguistique et historique 1086.
Dans ce cadre, Y. Thébert mentionne que la romanisation peut correspondre au choix et à
l’adoption du latin1087. Cette romanisation est accomplie principalement par une élite urbaine
attachée à l’éducation romaine 1088. La chronologie des inscriptions attestées montre que
l’intégration des habitants était liée au moment de l’évolution de l’épigraphie métrique et son
apogée au IIème siècle et au IIIème siècle, notamment celle des épitaphes1089. Cettes dernières
représentent une référence culturelle inévitable aux emprunts des inscriptions métriques 1090.
La richesse de l’épigraphie en Afrique, la Steppe y comprise, confirme l’évolution de la
langue latine en une langue de culture et d’administration1091. Être romanisé, c’est, donc,
parler le latin, le lire et l’écrire même si l’héritage africain se perpétue1092.
156
2. L’interprétation des Carmina
Les Carmina epigraphica représentent une source principale pour étudier l’histoire des
mentalités. Elles révèlent ce que l’individu pensait de la religion, de la vie quotidienne, de la
société et de l’économie en dépit du caractère stéréotypé de certaines formules versifiées.
A. Les thèmes religieux
a. La perception de l’aeternitas
157
Le poème de Marcellus confirme la notion de l’éternité après la mort. Dans le mêmre
ordre d’idées, le poète du mausolée des Flauii consacre 37 vers portant sur la brièveté de la
vie et l’immortalité des disparus 1097. D’après le groupe des recherches sur l’Afrique du nord
antique, le thème central des poèmes des Flauii était celui de la perpetua nouitas ou
l’éternelle nouveauté et la brièveté de la vie 1098. En d’autres termes, le mausolée des Flauii
donne par sa poésie et sa créativité artistique au père Secundus une nouvelle forme
d’immortalité1099. Cette croyance de survie dans le tombeau était proclamée à plusieurs
reprises dans les poèmes de Cillium1100. En outre, la mention du coq dans les vers 13-14 de
ces poèmes était liée à l’immortalité céleste de l’âme 1101.
b. Les aspects religieux
Les inscriptions versifiées révèlent plusieurs thèmes sur les cultes et le sentiment
religieux. Dans ce cadre, les poèmes des Flauii mentionnent le nom de la déesse de Piété (v. 9
et v. 86). L’emplacement du terme Huc en tête du poème B est un appel à la présence de la
déesse. Dans les poèmes des Flauii, le défunt est devenu le Genius loci du lieu et attaché aux
dons de Bacchus1102. De surcroit, nous évoquons l’évocation du miel qui symbolise une
renaissance et un don à la déesse Flora1103. La mention du coq dans les poèmes des Flauii
pourrait être attachée à un culte astral lié au soleil 1104. À Sufetula, nous citons une dédicace
religieuse à la forme d’une épigramme qui consiste à l’érection d’un buste ou d’une statue de
Junon par le père en l’honneur de sa fille défunte. La déesse Junon était assimilée à la défunte
Pompeia Galla. En outre, nous trouvons une épitaphe versifiée qui mentionne l’offre d’un
autel à Jupiter par Gallonius, préfet de la cohors I Chalcidenorum1105. Mieux encore,
l’épitaphe de Hr. Zaatli, classé parmi les commatica, démontre que la défunte Postumia
Matronilla et comme son cognomen l’indique, est une femme matrone.
158
Ce terme dérive du mot mater que nous pouvons lui rendre un culte matronal adressé
aux déesses matronales1106. Rappelons dans ce cadre que la maternité avait une place de choix
à Rome car le I er mars était le jour de la fête des matronalia1107. Cette défunte est qualifiée de
pudique; la pudicité est une vertu féminine particulière qui avait un culte à Rome 1108.
Postumia Matronilla était aussi une femme "animée du sentiment religieux" et qualifiée de
fidèle comme indice d’un symbole céleste et de la bonne foi 1109. Le terme religiosa dans ce
contexte peut renvoyer à la crainte des divinités et des devoirs religieux 1110. Parmi les autres
thèmes mentionnés par les Carmina nous indiquons l’apotropaïsme. Dans le secteur d’étude,
les deux Carmina de Hr. El Haouaria et de Thala ont été destinés à conjurer le mauvais œil et
à écarter les sorts funestes.
La figuration emblématique d’une tige à feuilles cordiformes en haut et un phallus en
bas de la dédicace païenne de Thala peuvent indiquer un rôle apotropaïque. La peur du
"mauvais œil" est une croyance prophylactique très répandue dans la civilisation gréco-
romaine1111. En outre, la superstition était courante dans la littérature grecque1112. L’évocation
du thème de la superstition prouve une connaissance profonde des croyances gréco-romaines
dans le secteur d’étude.
B. Le lyrisme poétique
Le thème de l’exaltation a été bien attesté dans les Carmina. Le poète des inscriptions
des Flauii de Cillium évoque la fascination du passant devant le mausolée (v. 12-15) et son
admiration (v. 47-48)1113. L’édification de ce monument grandiose est une forme de
glorification et de richesse d’un notable romanisé et fidèle aux habitudes de ses pères (v. 11-
12). Ainsi, tous les passants doivent apprécier la richesse de ce notable qui a pu payer la
construction de ce mausolée gigantesque (v. 9 et v. 13).
159
En effet, dans les poèmes des Flauii nous trouvons l’éloge du défunt, l’éloge de celui
qui ordonne l’édification, l’éloge du monument et indirectement l’éloge du poète. Ce
mausolée confirme l’orgueil et le souci de prestige de cette famille romanisée des Flauii.
Bien qu’il soit un monument moins majestueux que celui des Flauii, le mausolée des
Petronii montre aussi que le poète a cherché peut-être son inspiration dans "la curiosité de
Cillium", proclamée par les longs poèmes des Flauii et la hauteur énorme du mausolée 1114. Ce
monument qui a un sommet très haut, proche du ciel et offert au soleil, est une forme
d’exaltation et de gloire de la famille des Petronii (v. 5-7). Dans le même ordre d’idées,
Lucius exprime son enthousiasme d’avoir érigé un tombeau en marbre à sa femme Urbanilla.
De surcroit, nous rappelons la fierté des deux parents d’avoir dressé un autel à leur enfant
décédé à l’âge de 13 ans.
C. L’image de la femme
À Hr. Sidi Bou Ladieb, le mari énumère les qualités de sa femme fidèle et vertueuse.
Sa perte brusque a suscité un grand malheur chez lui et ses enfants. Grâce à son amour chaste
et sa fidélité elle a mérité le compliment de son époux et l’éloge. Le buste d’une femme
drapée a été sculpté au-dessous du champ épigraphique pour représenter et commémorer la
défunte. À Hr. Routitila, Telesinus a élevé un monument à sa femme grâce à sa vertu
exceptionnelle. À Hr. Semat El Ahmar, le poème acrostiche d’Urbanilla mentionne la mort
brusque d’une épouse intelligente, chaste et pudique à Carthage après avoir accompagné son
époux Lucius à Rome. La perte de cette maîtresse de renom incite son mari à lui ériger une
admirable sépulture de marbre1115. Urbanilla est une matrone idéale, réserve, attention à la vie
domestique, épargne, sage et qui soutient son époux1116. Elle était une femme qui s’occupe
des bienfaits et des affaires de son époux1117. À Hr. Zaatli, l’épitaphe de Postumia Matronilla
indique une épouse sans reproche et très fidèle à son mari. Elle avait un esprit d’économie et
de sobriété.
160
Cette femme qui s’était mariée une seule fois avait dans l’opinion publique et la
culture sociale une estime réputation1118, c’est donc une femme unicuba qui n’a jamais trahi
son mari. Postumia Matronilla avait droit aux Justae Nuptiae qui expriment son rôle comme
une femme de condition libre, génitrice et féconde 1119.
L’épitaphe de Hr. Zaatli révèle, grâce à plusieurs épithètes laudatives, l’image d’une
femme vertueuse appartenant à la bourgeoisie ou à l’aristocratie conservatrice 1120. À Sufetula,
nous trouvons une épitaphe métrique de la défunte Mucia Casta. Si nous supposons que ce
terme Casta est un adjectif et non un cognomen, nous imaginons le sens d’une vertu très
admirable de chasteté. Le site trouvé entre Hr. El Garaat et Hr. Abid indique, dans une
épitaphe du type commaticum1121, l’éloge de la défunte Calpurina Peregrina qui était une
femme très respectueuse de ses devoirs. Toutes ces inscriptions versifiées confirment
l’exercice de la femme matrone, grand-mère et responsable dans la vie du couple.
Elles témoignent d’un lien entre les deux époux qui se fonde sur la sincérité et la
confiance mutuelle. En effet, ces épitaphes éclaircissent l’activité appréciée de la femme en
Afrique romaine en révélant l’aspect d’une femme idéale et possédante des qualités physiques
et morales très abondantes. C’est pourquoi nous soulignons l’importance de la femme
africaine dans la vie quotidienne et la vie publique 1122.
3. L’apport de la latinisation : Littérature et langue
Les inscriptions métriques montrent toujours un effort littéraire car elles appartiennent
au domaine de la littérature latine qu’à celui de l’épigraphie 1123. Dans les poèmes des Flauii
nous trouvons l’emploi des termes en prolepse (v. 2), le retour dans des passages à Stace, à
Ovide, à Virgile et à l’art de la représentation par le langage 1124. En outre, nous mentionnons
l’usage des images métaphorique (v. 5), le recours à la rhétorique (v. 13-15), à l’anaphore (v.
21), à la prose classique (v. 36) et à l’hyperbole (v. 46).
161
Les vers 13-16 mentionnent la présence d’un coq au sommet du mausolée, aujourd’hui
disparu, qu’on lui attribue plusieurs qualités 1125. Le thème du chant du coq matinal était
courant dans la littérature comique 1126. Ces poèmes rappellent aussi le goût de l’imitation et
des emprunts1127. Également, l’évocation de l’Elysée est un exemple d’un ornement
littéraire1128.
L’épitaphe de Marcellus montre une ironie secrète qui unit la réputation médicale du
défunt et la fièvre qu’il n’a pas pu soigner 1129. Nous mentionnons aussi des termes exotiques
comme colossos, obeliscus, aeruthreus utilisés dans la langue poétique depuis M. Valerius
Martialis et D. Iunius Iuuendis et l’influence des pensées de Stace et d’Apulée de
Madaure1130.
Dans les poèmes des Flauii de Cillium nous apercevons l’usage du génitif raptor dans
le mot raptorum (v. 2), le génitif de qualité ou le génitif objectif (v. 5), l’adjectif accolé au
nom des Parques (v. 4) et les "participes futurs" employés comme adjectifs. Cette forme
linguistique était particulièrement utilisée dans la langue "impériale" 1131. Mieux encore, nous
évoquons l’usage de l’accusatif (v. 38) et le retour à la langue classique (v. 29) 1132. Dans les
vers 11-12 nous indiquons une combinaison de l’enjambement et de la disjonction des
groupes nominaux trouvés chez Stace1133, ainsi que l’usage du futur et du subjonctif (v. 21).
La syntaxe générale des poèmes des Flauii fut celle de la poésie dactylique post-virgilienne;
le vocabulaire fut celui de la poésie impériale 1134; même si ces poèmes révèlent quelques
particularités lexicales1135. Le style est bien soigné et témoigne du talent du poète. Les
rencontres vocaliques et la métrique sont parfaites1136. Les pentamètres sont conformes à un
style très rigoureux1137.
162
Elles expriment le talent du poète dans la régularité des clausules, la structure en
hexamètres, la répartition des spondées et des dactyles, l’usage du vocabulaire et de la
prosodie1138. Les deux poèmes des Flauii sont écrits dans une langue bien soignée, d’une
syntaxe saine et d’une qualité métrique rencontrée dans les œuvres les plus réputées du
classicisme latin1139. Dans ce cadre, nous rappelons le texte de Sufetula dont le cognomen de
la défunte Galla est écrit en acrostiche sans gêner le contenu ou le style de l’épigramme, à
l’exemple du surnom Urbanilla1140.
Dans l’épitaphe de Marcellus nous mentionnons l’emploi du participe defunctus qui
était peu fréquent en Afrique 1141. Ces deux épitaphes métriques qui pourraient avoir le même
auteur prouvent la même perfection formelle et le même goût pour la pointe
épigrammatique1142.
Dans les quatre épitaphes d’Urbanilla Galla, d’Aelius Iucundus, d’Ulpius Saturninus
et de Flauius Felix nous évoquons l’emploi d’un rythme iambique, créé par une apostrophe
comme formule adoptée souvent dans les inscriptions en prose1143. L’inscription apotropaïque
de Hr. El Haouaria relève aussi de la prose même si elle présente un rythme dactylique
irrégulier et fortuit dans ces deux premières lignes : invide livide titula ta/nta quem
adseverabas; le mot Invidus est en apostrophe1144. Même s’il n’arrive pas à rendre régulier le
second hémistiche, l’auteur du Carmen de Thala s’inspirait d’un modèle en hexamètres1145. À
l’exemple de l’inscription de Carthage et de Thala, la répétition des syllabes uide dans
l’inscription de Hr. El Haouaria démontre que l’auteur veut insister sur le caractère
prophylactique de l’inscription1146.
163
L’évolution des aspects culturels romains ne néglige pas la continuité de l’héritage
libyco-punique. En effet, nous pouvons pressentir cet héritage africain à partir de la
survivance linguistique car les autorités impériales n’obligeaient pas les Africains à user le
latin en abandonnant la langue punique 1147. Dans le territoire d’étude, nous trouvons une
dédicace latine et néo-punique consacrée au dieu Oceanus. Bien qu’elle soit unique et
indéchiffrable, cette dédicace bilingue peut témoigner de l’usage du punique dans la cité de
Thelepte. Dans le territoire de la haute vallée d’oued el Htab, nous évoquons quelques textes
libyques et puniques1148.
Dans le site antique de Sidi Boubaker, trouvé dans la région de Gafsa, nous rappelons
l’existence d’une inscription libyque de trois lignes en écriture verticale 1149, à Sidi Aich nous
mentionnons la découverte d’une stèle de forme trapézoïde exposé actuellement au Musée de
Gafsa comportant aussi une inscription libyque 1150; de même à Sidi Ali Bahloul aux environs
de Thala1151. Dans cette même cité, le lieutenant Hilaire a trouvé sur des monuments
mégalithiques et deux mausolées trois inscriptions libyques 1152.
Dans un site localisé entre l’antique Jilma et Bir el Hfey, nous évoquons la découverte
d’une inscription libyque sur les papiers du capitaine Pricot de Sainte-Marie1153. Bien qu’il
soit rare, l’emploi de la langue libyque et punique n’était pas rompu par le latin, ce qui atteste
l’existence d’un substrat linguistique africain. Ces textes libyco-puniques ou néo-puniques
permettent de supposer la présence des Africains fraîchement romanisés mais encore attachés
à leur culture africaine.
164
Conclusion
Bien qu’ils soient parfois brefs et simples, les Carmina confirment le degré de la
diffusion de la langue latine et l’adaptation au goût du latin. Parlé et écrit, le latin était un
indicateur du changement culturel dans la région d’étude. En fait, l’inscription versifiée
païenne reste un phénomène peu fréquent dans le territoire d’étude, excepté la cité de Sufetula
et de Cillium. Toutefois, le mausolée des Flauii représente un unicum dans la série des
Carmina epigraphica en Afrique romaine. En fait, toutes les inscriptions versifiées datent du
IIème siècle et le IIIème siècle. Ainsi, nous pouvons concevoir que l’épigraphie métrique
pourrait être attachée à l’époque de la diffusion de la langue latine, la parution des notables
locaux et l’évolution de la romanisation culturelle, sociale et juridique. En effet, si le Carmen
était connu comme un puissant symbole de citoyenneté dans les milieux des collectivités
formées1154, quelques centres ruraux révèlent des inscriptions versifiées importantes. En
d’autres termes, nous pouvons dire que la poésie latine était un fait urbain et rural bien que
tous les dédicants ou les défunts soient des individus romanisés. Mieux encore, nous retenons
que ceux qui finançaient ces mausolées sont des notables. Pourtant, ces inscriptions métriques
ont été souvent gravées sur des monuments simples, excepté les monuments des Flauii et des
Petroni à Cillium. Toutes ces inscriptions métriques reflètent la mentalité et le goût des
couches sociales les plus romanisées.
Ces carmina peuvent révéler d’autres thèmes comme la vie économique. Le poème de
Hr. Semat El Ahmar, où nous trouvons l’énumération des vertus de la défunte Urbanilla,
mentionne l’histoire d’un couple de négociants et le rôle de cette femme dans les affaires
professionnelles. C’est un couple de riches bourgeois qui avait des affaires commerciales à
Rome et à Carthage et qui devait posséder des terres à Hr. Semat El Ahmar 1155. Appartenant à
une famille très riche de propriétaires fonciers, Postumia Matronilla peut être responsable
d’une propriété agricole et d’une huilerie qui se situe auprès du mausolée 1156. Dans le même
ordre d’idées, l’inscription de Hr. El Haouaria peut être destinée pour la protection de la
fortune, les entreprises et les plantations des olives du propriétaire 1157.
165
Dans un passage des poèmes des Flauii nous trouvons l’éloge de Rome qui fait venir
les marchandises de l’ensemble de l’Empire (v. 24-31)1158. Mieux encore, ces poèmes
mentionnent la concurrence des produits de luxe entre les pays exportateurs (v. 27), la
commercialisation de l’huile (v. 28), l’importation des bêtes fauves (v. 29), l’exportation des
tissus vers l’Occident (v. 30) et la céramique (v. 30-31).
Nous rappelons aussi la mention des produits qui viennent de la mer Erythrée et le
commerce avec les pays de l’Orient, de l’Espagne, de la Gaule et de la Campanie (v. 25-
29)1159.
166
Conclusion générale
167
Le secteur d’étude correspond à un espace géographique composite, mais déterminé
par des centres urbains principaux comme Sufes, Thala Sufetula, Cillium Thelepte et Capsa.
Ce territoire englobe d’autres sites ayant le statut d’un fundus, d’un vicus ou d’un saltus
impérial. En outre, le monde rural révèle des localités importantes mais qui restent souvent
loin des préoccupations de l’historiographie de l’Afrique du Nord antique. Aujourd’hui, nous
nous appuyons sur une documentation intéressante concernant l’histoire et l’archéologie des
Steppes et ses abords telliens. En s’y appuyant, nous avons été amenés à démontrer les
caractéristiques et les traits de la romanisation religieuse, culturelle et sociale de cette région.
À s’en tenir à la documentation épigraphique et historique rassemblée, nous avons
tenu à mettre en exergue le thème de la romanisation. Nous avons procédé tout d’abord à une
étude étymologique et historique portant sur ce thème et son évolution jusqu’à l’état actuel.
Bien que les résultats de cette recherche restent souvent préliminaires, nous avons pu retenir
les conclusions suivantes :
Quoiqu’il soit un phénomène complexe, la romanisation doit être aujourd’hui
comprise comme un processus évolué grâce à plusieurs recherches nouvelles. Ce phénomène
correspond, d’une part à l’assimilation des provinciaux, et d’autre part à leur comportement
face aux modèles romains. L’étude de la romanisation nous a permis de démontrer que ce
processus était une mutation "africo-romaine" réciproque. Nous avons pu démontrer que la
romanisation est une notion historique attachée à un mouvement d’acculturation qui intéresse
tous les habitants de la Byzacène occidentale et ses abords telliens. Il s’agit de l’incorporation
de ces habitants dans la culture romaine et leur adhésion aux valeurs de la romanisation sans
renoncer à l’héritage africain.
La romanisation religieuse était le fait des citoyens, des élites et des collectivités. Cette
romanisation était importante dans les grandes cités de la Haute Steppe et les centres ruraux
de la même région. Les cultes rendus aux divinités gréco-romaines étaient également bien
diffusés dans les centres ruraux. S’agissant du culte des divinités de la triade capitoline, nous
mentionnons la présence du culte de Jupiter à Sidi Mohamed Ech Chaffaï et à Hr. El Frass.
Dans ces deux sites, Jupiter était qualifié successivement d’Optimus Maximus et
d’Omnipotens. Dans le même ordre d’idées, le culte de Minerve a été diffusé dans les centres
ruraux de Hr. El Haouaria et Douar Bayoud.
168
Toutefois, le culte de Junon n’était pas fréquent. Quant au culte des Cereres, nous
retenons une diffusion qui répond aux nécessités et aux exigences, voire aux espoirs des
campagnards étroitement liés aux activités agraires. Sous cet angle, nous avons remarqué
l’abondance du culte de Neptune particulièrement aux environs de Thala. Sa répartition
s’explique, entre autres raisons, par les caractéristiques climatiques d’une région à caractère
xérophile et liée à la force de l’eau. Ainsi, il peut s’agir de l’interpretatio romana d’un génie
local des eaux et d’un facteur de romanisation essentiel dans la zone d’étude. D’autre part,
nous avons remarqué la densité du culte de Genius, soit dans les centres urbains, soit dans les
centres ruraux. Sa diffusion était, sans doute, l’initiative des individus romanisés. Le culte de
Mars et de Mercure n’était pas fréquent bien qu’ils soient le fait des notables locaux. Dans le
même ordre d’idées, nous évoquons le culte de Pluton adoré par les colons du fundus
Iubaltianensis et par un notable local à Thala. La région d’étude révèle d’autres cultes gréco-
romains qui étaient rarement attestés mais qui participaient au renforcement de la
romanisation religieuse. Dans ce cadre, nous mentionnons le culte de Diane à Thambaias, le
culte de Faunus à Thala, le clute d’Hercule à Sufes, le culte de Liber, de Sol et de Vénus à
Sufetula, le culte des Nymphes associé à celui de Neptune à Capsa et le culte d’Oceanus à
Thelepte.
D’autre part, la diffusion de tous les cultes gréco-romains était le fait des associations,
des collectivités et des individus romanisés. Cependant, la prééminence du culte de Saturne
africain était sans doute unique grâce à sa densité et sa répartition. Partant d’une
documentation épigraphique bien fournie (inscriptions mentionnant des sacerdoces, dédicaces
et stèles votives), nous remarquons la prééminence de Saturne. L’abondance du culte de
Saturne est attestée notamment dans le centre rural de Hr. Es Skhira. Ainsi, Saturne a été
adoré par des notables locaux mais surtout par des "couches sociales modestes". En effet, le
culte de Saturne dépendait de la vie sédentaire des campagnards qui vivaient essentiellement
dans les centres ruraux. Il importe de préciser que son assimilation à d’autres divinités était
incomplète malgré les efforts de romanisation et l’enrichissement du culte par des nouveaux
attributs et l’emprunt du nom à la langue latine. En outre, l’héritage africain a été appuyé par
l’existence du culte de Caelestis à Thala au IIIème siècle ; honorés par des groupes municipaux
et des individus romanisés. En définitive, nous retenons la persistance d’une identité
religieuse africaine parallèlement à la romanisation.
169
Ce travail a été aussi une occasion de mettre en lumière la diffusion du culte impérial
dans la zone d’étude. Dans ce cadre, nous retenons la contribution des flamines et des
flaminiques dans la diffusion et le maintien de l’idéologie impériale et la transmission du
culte de l’empereur mort ou divinisé surtout au II ème siècle et au IIIème siècle.
Mieux encore, la prêtrise était un fait nettement urbain. Cette prêtrise est attestée à
Thambaias, à Cululis, à Sufes, à Thala, à Cillium mais elle était beaucoup plus attestée à
Sufetula et à Capsa. Toutefois, nous mentionnons la présence d’un flamine d’Auguste à Hr.
Hamouda aux environs de Cillium et d’un flamine de deux Augustes à Hr. Echeragua, dans le
territoire des Musunii Regiani, entre Cillium et Thelepte. S’agissant des expressions du culte
impérial, nous retenons la mention de l’Aeternitas à Sufes dans une dédicace rendant
hommage à l’empereur Domitien. Mais les expressions du culte impérial étaient plus attestées
au IIIème siècle.
En effet, la présence du culte impérial était l’exercice des collectivités, des assemblées
et des élites locales comme les municipes du municipium Aelium Hadrianum Thambaiensis,
les coloni Gamonienses ou Gamutenses et les Musunii Regiani. Partant de cette idée, nous
soulignons que la diffusion du culte impérial ne se limite pas aux centres urbains. Ainsi, deux
dédicaces religieuses qui mentionnent la notion du numen et la combinaison du numen et de
maiestas étaient attestées à Hr. Echragua, centre principal des Musuni Regiani au IIIème siècle.
En outre, le culte impérial a révélé, par exception, la divinisation de Faustine la jeune à
Sufetula. Ce culte exprime la faveur attribuée à cette princesse chez les Sufetulenses. D’autre
part, nous évoquons la fréquence de la formule "pro salute" dans les dédicaces religieuses.
L’abondance de cette formule dans les centres urbains et ruraux témoigne d’une romanisation
religieuse considérable. Cette formule abondante prouve une relation étroite entre les
empereurs romains et les habitants du secteur d’étude, notamment à partir de la seconde
moitié du IIème siècle.
La romanisation culturelle a été confirmée par la répartition des Carmina. À partir de
ces Carmina nous évoquons l’importance de la transmission culturelle et principalement
linguistique dans le secteur d’étude. Bien que ces Carmina soient peu fréquents et souvent
simples, ils nous renseignent sur la mentalité et le comportement quotidien des habitants.
L’existence de l’inscription métrique est corollaire de l’apogée de la romanisation au II ème
siècle et au IIIème siècle.
170
Les deux poèmes des Flauii de Cillium restent un exemple évident et exceptionnel de
la romanisation linguistique et culturelle à l’époque impériale par la qualité intellectuelle du
poète et les différents thèmes interprétés. Sous cet angle, nous mentionnons l’importance du
poème du mausolée des Petronii à Cillium. En effet, l’inventaire des inscriptions versifiées
confirme leur diffusion surtout dans les deux centres urbains de Cillium et de Sufetula et aussi
dans plusieurs centres ruraux.
Cette répartition témoigne de l’extension de la romanisation culturelle à travers les
différentes régions du secteur d’étude. Bien que ces Carmina soient rares et brefs, nous avons
remarqué qu’ils ont abordé plusieurs thèmes comme l’éternité, les cultes, l’apotropaïsme et
l’exaltation ainsi que l’image idéale des femmes. Dans ce contexte, nous rappelons le Carmen
d’Urbanilla et le carmen de Postumia Matronilla.
L’étude de la romanisation sociale est démontrée grâce à l’onomastique. À s’en tenir à
une épigraphie bien fournie, nous avons remarqué l’apport de la nomenclature latine. Cet
apport consiste à une adoption importante des gentilices impériaux et des gentilices des
gouverneurs romains surtout au IIème siècle et au IIIème siècle. C'est-à-dire au moment de
l’apogée de la romanisation dans la Byzacène, dont les prémices ont été notamment attestées
depuis l’époque julio-claudienne.
En outre, l’adoption de divers gentilices confirme l’omniprésence de la nomenclature
latine à partir de l’époque flavienne et le début du II ème siècle. Dans le même ordre d’idées,
nous soulignons l’adoption fréquente des cognomina latins. Mais la prééminence du
cognomen Saturninus pose plusieurs polémiques concernant la vivacité de l’héritage local
parallèlement à la romanisation. Dans ce même contexte, nous mentionnons la continuité de
l’héritage local sous l’Empire romain. Ainsi, nous révélons l’adoption de quelques noms à
consonance libyque ou punique bien que la permanence du substrat africain soit relativement
abondante par rapport à la nomenclature latine. L’étude onomastique démontre le choix
opulent des noms uniques latins ; dans le même ordre d’idées, rappelons souvent l’usage des
noms à consonance libyco-punique dans la nomenclature des citoyens.
171
Partant de l’étude des aspects religieux, culturels et sociaux dans la Byzacène
occidentale et ses abords telliens, nous admettons de renoncer aux hypothèses relatives à la
fragilité de la romanisation dans le monde rural par rapport à son succès dans le monde
urbain. Ainsi, les recherches historiques qui supposent que la romanisation n’était pas
évidente que dans les grandes cités influencées par la romanité restent un sujet à discuter.
Au terme de cette conclusion, nous espérons avoir contribué à répondre à certaines
questions en ouvrant de nouvelles perspectives. En outre, nous mentionnons que l’étude de la
romanisation de l’Afrique n’était pas achevée y compris le secteur d’étude. En définitive,
nous mentionnons que le processus de la romanisation contient des aspects variables selon les
divers moments historiques de la région d’étude, car ce thème reste toujours un fait évolutif,
longtemps discuté et profondément remis en question.
Pour clôturer, nous soulignons que le territoire de la Byzacène occidentale et ses
abords telliens a passé sous l’autorité des Romains à des périodes différentes selon les zones.
Ceci implique des évolutions socioculturelles différentes et multiformes, voire souvent
tardives par rapport à d’autres régions comme l’Africa Vetus et le Byzacium.
En conséquence, nous dirons qu’en dépit de la complexité du thème de la romanité
socioculturelle et les difficultés méthodologiques, cette recherche apporte sur l’éclairage des
aspects socioculturels à travers les copora epigraphica. Nous avons tenté de revenir souvent
sur quelques dichtomie entre les zones et leur évolution vers la romanisation.
172
Volume V : Les Corpora epigraphica
173
Fiche des textes épigraphiques
Les textes épigraphiques sont présentés ainsi :
Numéro d’ordre.
Titre présentant la nature du texte et les personnes ou les entités concernées.
Référence épigraphique ou l’editio princeps.
Support : nature du support et du matériau.
Dimensions : abrégées (hauteur, largeur, épaisseur en mètres ou en centimètres).
Lieu de découverte.
Lieu de conservation.
État de conservation : monument et champ épigraphique.
Écriture : ligature, martelage, ponctuation…
Décor ou description : ornementation.
Datation suivie d’une justification.
Développement du texte épigraphique selon les normes suivantes :
( ) Pour la résolution des abréviations.
[ ] Pour la restitution d’une ou plusieurs lettres.
[---] pour la restitution d’une ligne ou un groupe de lettres n’ayant pas un nombre
précis.
Traduction du texte épigraphique.
Apparat critique.
Commentaire.
Bibliographie.
N.B : les données des fiches ne sont pas toujours disponibles.
174
Méthode
Nous avons favorisé l’organisation des cités et des agglomérations selon l’ordre
géographique suivant : du nord au sud et de l’ouest vers l’est pour la Basse Steppe (région
kairouanaise) et pour la Haute Steppe et ses abords telliens. Nous allons suivre cette démarche
seulement dans cette partie qui intéresse le dossier épigraphique. Nous étudierons le statut des
localités pour concevoir l’effet des changements juridique sur le rythme de la romanisation.
Dans cette partie annexe, nous organiserons les inscriptions de chaque localité selon l’ordre
suivant : au début les inscriptions qui mentionnent un culte rendu à une divinité, puis les
inscriptions qui indiquent une prêtrise et ensuite les inscriptions qui évoquent une notion du
culte impérial, après les carmina et enfin les épitaphes.
175
1. Thambaias / Hr. Oued Nebhana (ou Hr. Dhorbania)
AAT, feuille au 1/50. 000ème de Djebibina, n°48, site n°49. Feuille au 1/100. 000ème du Djebel
Bou Dabbouss, n°31; région de Kairouan.
Thambaia est un ethnique à partir duquel dérive le toponyme de la cité qui pourrait être
d’origine africaine et identifiable par le préfixe T(h)1160. La fixation de Thambaias dans la
région Kairouanaise a suscité plusieurs débats depuis les travaux d’A. Beschaouch en
19851161. Une découverte récente permet de situer la localité de Tanbàs/Tanbiàs des
sources1162 ou la ciuitas Thambaia à Hr. Oued Nebhana1163. Tanbàs est lue طنباسen arabe1164
ou Tanbiàs est aussi mentionnée par les Tanabaeisou Tamb(e)is, dite Thambaeis. 1165
طنبياس
sources épiscopales1166. Le toponyme Thambaia pourrait être le plus préférable mais les
sources chrétiennes et arabes mentionnent d’autres dérivés; ainsi il peut s’agir d’un locatif ou
un accusatif pluriel : Thambaiis ou Thambaias sont donc les toponymes les plus acceptés1167.
A. Dédicace à Diane Lucifera
Référence : AE, 1957, 73 a et b = 2002, 1665 a et b.
Support : frise architravée à soffite.
Dimensions : H. de l’architrave 0. m 25; la frise 0. m 27; L. du soffite 0. m 18; fragment b :
202 x 56 x 19 cm; ch. ép. 202 x 30 cm (fragment b); Hl. 9, 5 cm.
Décor : le soffite est décoré de rinceaux. L’architrave est décorée de perles, de pirouettes et de
rais de cœur.
Datation : fin de l’époque sévérienne - second quart du IIIème siècle selon Z. Benzina Ben
Abdallah1168.
1160 Aounallah S., Bahri F., Ben Moussa M., Ben Romdhane H. et Louhichi A., 2013, p.
79: « Thambaiae/Thambaiis/Thambaias apparaît comme un toponyme composé qui associe un mot latin à un
préfixe libyque ».
1161 Beschaouch A., 1985 a, p. 26-28; Desanges J., 1990, p. 271; Le Bohec Y., 1989; Dupuis X., 1992 a, p.
123-131; M’charek A., 1995, p. 19-27; Gascou J., 2003, p. 239; Hurlet F., 2002, p. 1685-1693; Mahfoud F.,
2003, p. 211.
1162 Aounallah S., Bahri F., Ben Moussa M., Ben Romdhane H. et Louhichi A., 2013, p. 73-79.
1163 Historia persecutionis Africanae prouinciae, 2002, éd. S. Lancel, III, 28, p. 189.
1164 Al-Qadi al-Nu’màn, 1978, p. 60.
1165 Pseudo al-Raqiq, 1992, p. 80, p. 88, p. 156, p. 157, p. 159 et p. 173; Aounallah S. et al, 2013, p. 79.
1166 Maier J. - L., 1973, p. 210.
1167 Aounallah S. et Ben Romdhane H., 2015, p. 225.
1168 Benzina Ben Abdallah Z., 1994, p. 145-146 et p. 153-154.
176
Développement
Dianae Aug(ustae) s(acrum).
Luciferae Aug(ustae) s(acrum).
Nous indiquons l’existence d’un autre élément décoré et anépigraphe.
Commentaire
Ces fragments peuvent provenir d’un ciborium abritant une statue de Diane 1169.
Bibliographie
Picard G.-Ch., BAC, 1954, p. 118, 26 a et b; Foucher L., 1967-1968, p. 210; Benzina Ben
Abdallah Z., 1994, p. 137-157; Hurlet F., 2002, p. 1685-1692; Cadotte A., 2007, p. 461, n°60;
Belkahia Karoui Th., 2009, p. 584, note 312.
B. Fragments d’une dédicace à Antonin liée au flaminat de [---] Amanus…
Référence : AE, 1957, 74.
Support : bloc en calcaire.
Dimensions : 98 cm; 20 cm; 39 cm; Hl. L. 1 : 16 cm, 5; L. 2 : 12 cm; L. 3 : 10 cm.
État de conservation : incomplet partout.
Lieu de conservation : dans le jardin du Musée de Sousse; N° inventaire : M. XIX. Ro 699.
Développement
Fragment 1
[---]ani Anto[---]
[---]ore flam aed[---]
[---]isset oblata------alit.
Fragment 2
Dimensions : 74 cm; 30 cm; 81 cm, 5; Hl. L. 1 : 16 cm; L. 2 : 10 cm.
[---] uac acn[---]
[---]ummae[---]
Commentaire
L’acte évergétique, à caractère religieux, de ce prêtre consiste à la construction d’un temple.
Le terme oblata montre des générosités bénévoles. La mention res publicae explique
l’existence d’une cité ayant sa caisse municipale 1170.
177
Bibliographie
Picard G.-Ch., BAC, 1954, p. 118, 26 a et b; Foucher L., 1967-1968, p. 210, Hurlet F., 2002,
p. 1685-1692; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 584-585, 424.
C. Dédicace des municipes Municipii Thambaiensis pour le salut de l’empereur Gordien,
son épouse et toute la famille impériale.
Référence : Aounallah S., Bahri F., Ben Moussa M., Ben Romdane H., Louhichi A., 2013, p.
73-79, fig. 3, p. 76.
Support: linteau de calcaire mouluré.
Dimensions : 158 x 60 x 10 cm; ch. ép. 45 cm; Hl. 4 cm.
Datation : 17 décembre 243; selon l’année des consuls et le jour de l’inauguration.
Restitution et Développement
Pro sa[l]ute/Imp(eratoris) Caes(aris) M(arci) Antonini [G]ordiani Pii Felicis Aug(usti) /
patris patriae co(n)[s](ulis) et Sabiniae Tran/quillinae Aug(ustae) con[i]ugis Aug(usti)
n(ostri) t(otius) q(ue) d(omus) d(ivinae), / municipes municipii A[el](ii) Hadriani
Tham/baiensis thermas Gordianas / dedicaverunt d(ecreto) d(ecurionum), / XVI kal(endas)
ianuar(ias) Ar[ria]no et Papo co(n)s(ulibus).
Traduction (Aounallah S. et al. 2013, p. 77).
« Pour le salut de l’empereur Marc Antonius Gordianus, pieux, Auguste, père de la patrie,
consul et de Sabinia Tranquillina Augusta, épouse de notre Auguste et de l’ensemble de la
maison divine; les municipes du municipium Aelium Hadrianum Thambaiensis ont dédié [par
décret des décurions] les thermes Gordiens le 16 des calendes de janvier, sous le consulat
d’Arrianus et de Papus ».
Apparat critique
L. 2 : la lettre O de Gordiani est en partie conservée.
L. 3 : restitution de la lettre S à la fin du premier fragment, puis un signe de séparation et la
lettre E.
178
Dédicace des municipes Municipii Thambaiensis
Aounallah S. et alii., 2013, p. 76.
D. Épitaphe versifiée de Q. Iulius Lucanus fils de Mediconis
Référence : CIL, VIII, 79.
Datation : pas avant le IIème siècle; invocation aux Dieux Mânes abrégée.
Développement
D(is) M(anibus) s(acrum). / Q(uintus) Iulius Lu/canus Medi/conis fil(ius) / ut hanc in patriam
/ plenus laetitia / peruenirem an/nos LXXX. Certan/do uici iam quietus / Ego hic Medico /
semper.
Traduction: (Chr. Hamdoune).
« Consacré aux dieux Mânes. Moi, Quintus Iulius Lucanus, fils de Medico, pour être parvenu
en cette terre natale plein d’allégresse 1171, à l’âge de 90 ans; en luttant, j’ai triomphé; c’est
maintenant dans le repos que moi, Medico je suis ici pour toujours ».
Apparat critique
Le mot patria est intéressant; il renvoie à la notion de sedes.
Bibliographie
Pikhaus D., 1994, B 12, p. 36.
179
E. Les épitaphes attestées à Thambias
180
Lecture de CIL (préférée à celle de Bücheler dont les restitutions sont souvent aléatoires : [---
] sed u[llo] crimine coniunx / [---am ?]or. filo et sorte crudeli / [---]umis mariti eris
triumque nato[rum] / [--] itis tertios fece[re] su[premos ?] /
[---] semper et eris memor[a]nda fu[turis].
Traduction : (Chr. Hamdoune).
« Consacré aux dieux Mânes. […] mais épouse sans reproche 1173 […] par le fil (des parques)
et un sort cruel, d’un mari et de trois enfants […] et tu mériteras que la postérité garde ton
souvenir (et tu devras être rappelé par la postérité) ».
Bücheler :
« Toi, épouse qui ne pouvais être détournée du droit chemin par aucune faute, ton amour était
chaste […] par le fil des Parques et un sort cruel tu mériteras désormais d’être pleurée par les
larmes de ton mari et de tes trois enfants qui ont assumé les dépenses pour les derniers
devoirs ? … et tu mériteras que la postérité garde ton souvenir ».
Apparat critique
L. 5 : la traduction des deux termes capitis et tertios est difficile.
Bibliographie
Saladin H. et Cagnat R., 1885, p. 386; Cagnat R., 1886, p. 131, n°22; Tissot Ch., 1888, t. 2, p.
630, n°1; Buecheler F., 1895-1897, n°633; Cholodniak J., 1904, n°210; Pikhaus D., 1994, p.
45, n°41; Grira M., 2008, p. 107.
1173 D’après Chr. Hamdoune (oralement) : "Sans reproche" est possible mais à condition de lire "sed nullo
crimine".
181
3. Cululis / Hr. Jelloula
AAT, feuille n°50, n°113; carte d’Etat Major au 1/50. 000ème de la Tunisie, feuille n°55 de
Aïne Djeloula. Feuille au 1/100. 000ème du Djebel Bou Dabbouss, n°31. Cululis se situe à 30
km au nord-ouest de Kairouan.
Cululis est un point important en sortant de la Dorsale. Elle se trouve sur le flanc montagneux
qui domine au nord la plaine de Kairouan1174. Elle acquérait sa promotion en municipe sous le
règne d’Hadrien par l’obtention du titre "municipium Aelium Hadrianum chlulitanum"1175. Ce
toponyme est indiqué sur une tablette de patronat en bronze qui remonte au 29 Août 321,
offerte au praeses clarissime de la Byzacène Q. Aradius Rufinus Valerius Procolus signo
Populonius1176. Cululis est aussi mentionnée par Procope1177. La mention d’une cité appelée
Cululis s’est trouvé sur la liste des évêques de Byzacène de l’année 484 1178, sous le nom
episcopus Cululitanus. Cululis, dite aujourd’hui Hr. Jelloula 1179, était occupée par un fort
byzantin1180. Une inscription importante découverte dans les ruines des fortifications
byzantines date entre les années 540 et 5431181. Cette inscription célèbre la fortification et la
restauration d’une cité qui prenait le nom de la femme de Justinien Theodoriana ou
Theodorianopolis1182. Récemment, la découverte d’une base en pierre révélant à la ligne 4 les
lettres CHVL permet de proposer la lecture du toponyme d’un municipium Chul(itanum) ou
Chul(lulitanum). Ce toponyme est « avec une très grande vraisemblance » le nom antique de
l’actuelle Aïn Jelloula1183.
182
A. Dédicace à un empereur César indéterminé par le vétéran L. Aemilius Donatus,
consacrée au dieu Mercure
Référence : CIL, VIII, 12111.
État de conservation : dédicace mutilée.
Développement
Mercurio s[acrum]. / Pro salute Imp(eratoris) Caesar[is ---], / L(ucius) Aemilius Donatus
Vet[eranus ---]. / cellam cum gradibus [---]. / s(ua) p(ecunia) f(ecit).
Traduction
« À Mercure, consécration. Pour le salut de l’Empereur César […]. Lucius Aemilius Donatus,
vétéran […] a fait, à ses frais, une salle avec des marches… ».
Bibliographie
De Villefosse H., 1883, p. 288, 130; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 62; Wesch-Kling,
1990, p. 263, 1; Abid M., 2009, p. 60; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 576, 411.
B. Dédicace au dieu de la Patrie M[---] ?
Référence : CIL, VIII, 23769.
Support : partie supérieure d’une inscription encastrée dans un bâtiment.
État de conservation : fragmentée.
Datation : époque antonine ? (l’usage de l’apposition Deo avant le nom des divinités à
Rome) 1184.
Développement
Deo Patrio. M[---].
Traduction
« Au dieu de la Patrie. M[…] ».
Commentaire
Les deux mots gardés dans cette inscription sont au datif (deo patrio : dieu patron). Cette
mention épigraphique pourrait être le commencement d’une dédicace vouée au dieu Mercure
ou au dieu Mars.
Bibliographie
Diehl Ch., t. 4, 1893, p. 401; Cagnat R., BAC, 1900, p. CXXXV.
183
C. Dédicace mentionnant un flamine perpétuel
Référence : Benzina Ben Abdallah Z., 2008, p. 251-255.
Support : base en pierre brisée de tous les côtés; à gauche est à peine conservée.
Dimensions : 66 x 43 cm; Hl. 8, 5 - 6, 5 cm.
État de conservation : mauvais.
Développement
[. Ae]lio, [. Cae]lio, [. Ve]tio, [. At]tio, [. Al]fio ? …[. Aurelio, [Aemi]liano ? / [d]ec(urioni),
aed(ili), IIui[r(o) municipii vel coloniae…]. / dec(urioni), IIuir(o), fl(amini)
p(er)p(etuo)[municipii uel coloniae---, municipium ?]. / Chul statua(m) q[uam] ob honorem--
-vel c[um base --- posuit, conlocauit, decreuit --- ?]. / cur(a), cur(ante), cur(atore)
Miner[uianus, -uius] ?
Apparat critique
L. 1 : au milieu il est fort probable qu’il y a un manque de deux ou trois lettres qui pourraient
indiquer la filiation et la tribu ou la terminaison du cognomen Aem[iliano]1185.
L. 5 : cur(a), cur(ante), cur(atore) suivi du nom du curateur : Miner[uianus, -uius] ?
À la fin de l’inscription, d’autres lignes sont endommagées. Il est difficile de proposer une
traduction et une lecture certaines.
D. Dédicace à un empereur indéterminé faite par un flamine perpétuel
Référence : CIL, VIII, 12112.
Support : pierre.
Dimensions : H. 45 x 150 cm; Hl. 10 cm.
Lieu de conservation : encastrée dans le fortin byzantin.
Décor : signes de séparation en épine de rose.
Développement
[Imp(eratori ?)] Caes(ari ?) / [---flamen ?] perp(etuus) ex [---].
Traduction
« À l’Empereur César, […], un tel, flamine ? Perpétuel … ».
Bibliographie
Modéran Y., 1996, p. 122; Abid M., 2009, p. 60.
184
E. Dédicace au Salus de Commode Auguste
Référence : Benzina Ben Abdallah Z., 2008, p. 252.
Support : base en calcaire.
Dimensions : 142 x 60 x 55 cm; H. ch. ép. 100 cm; Hl. 7 cm.
Datation : dès la promotion de Commode au rang d’Auguste en 176 (en corégence avec son
père à la mort de l’empereur Marc Aurèle en 180) à sa mort en 1921186.
Développement
[S]aluti / Commodi / Aug(usti). / D(ecreto) d(ecurionum) p(ecunia) p(ublica).
Traduction
« À la Sauvegarde de Commode Auguste. Décret des décurions, dépense publique ».
F. Les épitaphes de Cululis
185
4. Le Fundus Iubaltianensis
Feuille au 1/100. 000ème de Kairouan, n°37.
Le territoire de l’antique Gamonia contient plusieurs centres domaniaux comme le fundus
Iubaltianensis1187, dont un siège catholique a été affirmé pour la première fois entre 397 et
4841188. Il était un domaine impérial d’époque romaine sous la Tétrarchie 1189. Nous estimons,
prudemment, soit qu’il a précédé Kairouan dans le secteur oriental de la Gamonia, soit dans
ses environs. Iubaltiana pourrait être un siège épiscopal entre la fin de l’époque romaine et la
fin de l’époque byzantine à l’exemple de Marazanae, Aquae Regiae et Mammes1190.
● Dédicace mentionnant la restauration d’un temple à Pluton pour le salut des
empereurs de la Tétrarchie, faite par les habitants du fundus Iubaltianensis sous l’ordre
des magistri C. Aelius Fortunatus et L. Antonius Marsuatis.
Référence : CIL, VIII, 11217 = ILTun., 267.
Support: pierre.
Lieu de découverte: provenance inconnue (lors des réparations à l’extérieur de la Grande
Mosquée).
État de conservation : réemployée.
Lieu de conservation : la Grande Mosquée.
Datation : première Tétrarchie; entre 293 et 305.
Développement
Deo Plutoni sacr(um), pro salu/te dddd(ominorum) nnnn(ostrorum) Diocletia/ni et Maximiani
et Constanti et / Maximiani nob[i]lissimo(rum) Caesss(arum), / templum Plut(o)nis (sic)
colabsum et dedicatum per instantia Felici / C(aii) Aeli Fortunati et L(u)c(ii) Antoni
Marsua/tis, magg(istrorum) (duorum) f(undi) Iub[a]l[tianensis] et Fortunatus Aliqau/tis
arcarius et in hon(orem) po(testatem) et maiest(atem) cura(ntes).
1187 CIL, VIII, 11217; M’charek A., 1999, p. 169; Coltelloni-Trannoy M., 2003, p. 3914; Mahfoudh F., 2005, p.
4096.
1188 Mandouze A., 1982.
1189 M’charek A., 1999, p. 169.
1190 M’charek A., 1999, p. 139.
186
Traduction
« Consacré au dieu Pluton. Pour le salut de nos seigneurs Dioclétien, Maximien, Constance et
Maximien, très nobles césars, le temple de Pluton qui s’est effondré et reconstruit par
l’empressement de Caius Aelius Fortunatus et de Lucius Antonius Marsuatis, magistri du
domaine fundus Iubaltianensis ».
Apparat critique
L. 7 : L(u)c(i) à l’exemple de f(un)d(i) dans la ligne 8.
L. 8 : mag(istrorum) f(un)d(i) Iub(a)l(tianensis).
L. 9 : etia(m) hi n(uminis) po(testatem) et maiest(atem) cura(ntes).
Commentaire
C’est une dédicace qui commémore la restauration d’un temple vouée au dieu Pluton1191,
qualifié de deus, pour la sauvegarde des quatre empereurs de la Tétrarchie. L’opération a été
menée suite à la demande de deux personnages : C. Aelius Fortunatus et L. Antonius Marsuas
désignés comme MAGG. FD. P. Delattre restitue ces sigles comme suit : magistri fundi. Dans
la dernière ligne il peut s’agir de la mention d’un arcarius1192.
Bibliographie
Brodly A. M., 1882, p. 164; Delattre P., 1882, p. 130; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 76;
Grahman A., 1902, p. 253-254; M’charek A., 1999, p. 168; Cadotte A., 2001, 89; 2007, p.
462, 62; Belfaida A., 2008, p. 165 et p. 169; Abid M., 2009, p. 85.
187
5. Kairouan
Feuille au 1/100. 000ème de Kairouan, n°37.
A. Dédicace pour le salut des empereurs Septime Sévère et Caracalla par une
communauté difficile à identifier.
Référence : CIL, VIII, 11218 = 80.
Dimensions: Hl. 0 m 07; des lettres dépassent d’un centimètre l’alignement uniforme.
Support : deux fragments de pierre sur la façade du minaret.
État de conservation : inscription mutilée de tous les côtés.
Lieu de conservation : la Grande Mosquée.
Datation : entre l’été-automne 195 (date de la prise des titres Arabicus et Adiabenicus) et l’été
198 ap. J.-C., (date du titre Parthicus Maximus).
Décor
Cette dédicace est composée de deux fragments, encastrés en sens inverse l’un de l’autre. La
feuille de lierre marque la fin du texte.
Développement
[Pro sal(ute?) Imp(eratoris) Caes(aris) L(ucii) Septimi Seueri Pii Pertinacis Aug(usti)
Arab(ici) Adiab(enici) Par]thici maximi diu[i] M(arci) Antonini fili(i) [diui Commodi fratris]
/ [diui Pii nep(otis) diui Hadriani pron(epotis) diui Traiani Parthici abn(epotis) diui Neruae
adn(epotis) et Impe]ratoris Caesaris M(arci) [A]urelli Antonini [Pii Felicis Augusti] /
[Imp(eratoris) Caes(aris) L(ucii) Septimi Seueri Pii Pertinacis Aug(usti) f(ilii) diui M(arci)
Antonini nep(otis) diui Pii pron(epotis) diui Hadriani abn(epotis)] diui Traiani adnep[otis]
diui Neruae adnepotis [---] / [--- publi]cae aedem fecerunt et dedicauerunt.
Traduction
« Pour la sauvegarde de l’Empereur César, Lucius Septime Sévère Pertinax Auguste, Père de
la Patrie, Pieux, vainqueur des Arabes, vainqueur des Adiabènes, vainqueur suprême des
Parthes, fils de Marc Antonin divinisé, frère de Commode divinisé, petit-fils du divin Antonin
le Pieux, descendant du divin Hadrien, descendant du divin Trajan et descendant du divin
Nerva; et de l’Empereur César, Marc Aurèle Antonin, fils de l’Empereur César, Lucius
Septime Sévère Pieux Pertinax Auguste, petit-fils du divin Marc Antonin, descendant du divin
188
Antonin le Pieux descendant du divin Hadrien descendant du divin Nerva. [---les citoyens ?]
ont édifié (ce) temple et l’ont dédié ».
Bibliographie
Pellessier, Rev. Arch., 1847, p. 263; Davis N., 1862, p. 375, 48, 49; Mowat G., BSNAF, XLII,
1881, p. 289; Brodly A. M., 1882, p. 164; Cagnat R., CRAI, 1882, vol. 26, 2, p. 75-76; Mowat
R., 1883, p. 146; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 125; Abid M., 2009, p. 85.
B. Les épitaphes de Kairouan
189
7. Hr. El Haouaria ?
Feuille au 1/100. 000ème de Nasr Allah, n°43. Le site se trouve à environ 40 km au sud-ouest
de Kairouan et à 20 km au nord-est de Nasrallah.
A. Dédicace à Minerve Auguste par Q. Aurelius Florentius et sa famille
Référence : AE, 2003, 1932.
Support : stèle
Lieu de découverte : sanctuaire rural
Lieu de conservation : dans les réserves du Musée de Sousse
Développement
Mineru(a)e Aug(ustae) // Q (uintus) Aurelius / Florentius / et Aurelia / Afrodite / Cum suis /
agalmata // "GR".
Commentaire
C’est une dédicace religieuse de Q. Aurelius Florentius et sa famille qui offrent des "statues"
à Minerve1193.
Bibliographie
Hanoune R., 2002-2003, p. 311-312, fig. 1.
B. Inscription "versifiée" à valeur apotropaïque
Référence : CIL, VIII, 23131; CLE adn, 1928; ILTun., 279.
Support : le seuil d’une chambre.
Dimensions : 0 m 85 x 0 m 49 (dimensions du cadre); Hl. 0 m 10; 0 m 07 - 0 m 09.
Développement
Invide livide titula ta/nta quem adseveraba/s fieri non posse perfe/cte sunt dd(ominis)
nn(ostris) ss(alvis) mi/nima ne contemnas
Traduction : (Hamdoune Chr.)
« Envieux plein de jalousie, de telles inscriptions que tu affirmais ne pas pouvoir être faites,
sont achevées pour nos Seigneurs sains et saufs : ne méprises pas les plus petites choses ».
190
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1905, p. XV; BAC, 1906, p. CCXVIII-CCXX; CRAI, 1907, p. 801-803;
Poinssot L., Rev. Afr., LXXVI, 1935, p. 183-206; Pikhaus D., 1994, B 15; CLEAfr, 2014, p.
93-94, 80.
C. Épitaphe attestée à Hr. El Haouaria
8. Hr. Zarroug
Carte d’Etat Major au 1/50. 000ème de Nasr Allah, feuille n°79. Feuille au 1/100. 000ème de
Nasr Allah, n°43. Merlin A., BAC, 1909, p. CCXXXIII : « M. Monchicourt, contrôleur civil
de Kairouan, a relevé à Henchir-Zarroug, dans le territoire de Sidi-Amor-Bou-Hadjela, chez
les Zlass-Guebala, deux stèles en calcaire ». Hr. Sidi-Amor-Bou-Hadjela se situe à 30 km au
sud de Kairouan et à 20 km au nord-est de Sidi-Nasrallah1194. La localisation définitive de ce
Henchir est douteuse1195.
● Ex-uoto de Q. C(…) P(…) ?
Référence : ILAfr., 86.
Support : stèle en calcaire de forme concave et dentelée en haut.
Dimensions : 0 m 55 x 0 m 30 (en bas) et 0 m 35 (partie supérieure).
Lieu de conservation : actuel gouvernorat de Kairouan.
Décor : en bas de la stèle nous trouvons des moutons et un bœuf avec des gâteaux ronds.
Développement
Q(uintus) C(---) P(---) u(otum) s(oluit) ?
Traduction
« Quintus C(…) P(…), s’est acquitté de son vœu ? »
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1909, p. CCXXXIII.
191
9. Bir el Adine
Carte d’Etat Major au 1/50. 000ème de la Tunisie, feuille n°62, Haffouz.
Feuille au 1/100. 000ème de Kairouan, n°37. Ce site est localisé entre le Jbel Ouesslet et Jbel
Cherichira1196. Bir-el-Adine se situe à 32 km à l’ouest de Kairouan, au nord-est d’Aïn Kahbi.
● Dédicace à Vaiana (?) Saturninus, sacerdos
Référence : ILAfr., 83 = ILTun., 273.
Support: stèle.
Dimensions : H. 0, 50 x L. 0, 30; Hl. 0, 03 - 0, 025 (lettres irrégulières).
État de conservation : toute la partie supérieure est brisée.
Lieu de conservation : Musée de Sousse.
Décor
En haut figure deux personnages qui sont les dédicants et en bas subsiste l’image d’un bélier
marchant à gauche.
Développement
Entre les deux figurations nous lisons :
Vaiane (?) Satu/rninus sace/rdos sacru/m (f)ecit.
Traduction
« [Consécration] à Vaiana (?) Saturninus, prêtre, a fait (ceci) ».
Apparat critique
L. 1 : la lettre V de SATV est renversée ; nous lisons Saturnin[u]s.
L. 2 : ligature NV. D’après A. Merlin et Monceaux il faut lire : PVER.
L. 4 : ligature des deux lettres FE.
Bibliographie
Chatelain P., 1913, p. 351-352; BAC, 1916, p. CL; Le Glay M., 1961, p. 242; Abid M., 2009,
p. 60-61.
192
10. Aquae Regiae (Hr. El Khattra) / Haffouz
Feuille au 1/100. 000ème de Kairouan, n°43.
Aquae Regiae était mal placée1197. Elle était le principal centre de gestion et un carrefour
capital de la Gamonia antique1198. Cette localité peut appartenir selon la structure
toponymique regia " au domaine royal de Numidie"1199. Aquae Regiae est un évêché qui
s’évolue à une ciuitas à l’époque Vandale1200. La localité de Qariat al-Jouhayniyin, première
localité arabe en dehors de Kairouan, s’identifie avec l’actuelle Haffouz, dite Pichon à
l’époque française1201.
● Dédicace de C. Hilarius Felix sacerdos Saturni en l’année des consuls P. Catius
Sabinus II et de P. Cornelius Anullinus.
Référence : AE, 1908, 20 = ILAfr., 82 = ILTun., 274.
Support : inscription sur terre cuite.
Dimensions : 0. m 51 x 0. m33; Hl. 0. m 04 (lettres irrégulières); ép. 0. 023.
Lieu de découverte : à côté d’une chapelle.
Lieu de conservation : Musée de Sousse.
État de conservation : brique brisée en quatre morceaux.
Datation : ce texte date du 24 octobre grâce à la mention des deux consuls P. Catius Sabinus
II et de P. Anullinus.
Développement
C(aius) Hil(arius ?) Fel(ix) Sacerd(os) / Saturni Cultor / dei ex V Kal(endas) / nouembres
Sa/bino et Anulli/no co(n)s(ulibus) per / Baricem Magistrum C(allidum).
Traduction
« Caius Hilarius Felix, prêtre de Saturne, adorateur du dieu, le cinquième jour des calendes
du mois de novembre, sous le consulat de P. Catius Sabinus II et de P. Cornelius Anullinus,
par (les soins de) Baric, étant magister »1202.
193
Apparat critique
L. 1 : Hil(arius ?).
L. 7 : mag. pour magg.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1908, p. CLXIV; Renault J., Rev. Tun., 1908, p. 221; Le Glay M., 1961, p.
243; Abid M., 2009, p. 64-65.
194
11. Hr. Douar Bayoud
Carte d’Etat Major au 1/50. 000ème de la Tunisie, feuille de Rohia-Dj. Berbrou n°61. Feuille
au 1/100. 000ème d’El Ala, n°36.
Le territoire de Gamonia se trouve au sud du pagus Thuscae dans la vallée de Marguellil.
C’est un ancien district du royaume numide, une région domaniale et un pays de transition
vers l’intérieur de l’Afrique proconsulaire. Dans les sources arabes, nous trouvons la mention
du toponyme Qamûnia1203. Le biographe al-Mâlikî nous renseigne sur l’existence d’une
forteresse byzantine dite Qamûniya « à l’intérieur même de Kairouan »1204. La découverte de
la dédicace de Douar Bayoud, signée par les coloni Gamonienses ou Gamutenses, favorise la
possibilité d’un rapprochement toponymique entre l’ethnique abrégé Gam. et Qamûnia,
justifié au niveau phonétique, linguistique et géographique1205.
● Dédicace à Minerve par les coloni Gamonienses ou Gamutenses pour le salut des
Augustes empereurs Sévère et Caracalla et Geta et Iulia Domna Augusta.
Référence : AE, 1999, 1771.
Support : un bloc de pierre.
Dimensions : indéterminées.
État de conservation : mauvais.
Datation : septembre 209 - 4 février 211 ap. J.-C. Le règne commun des trois Augustes,
Septime Sévère et ses deux fils Caracalla et Geta. Le nom de Geta a été martelé.
Développement
[M]ineruae, Vic/[to]riae Aug(ustae) sacr(um). / Pro salute Augg[[g]](ustorum) /
[Im]pp[[p]](eratorum) Seueri et / [An]tonini [[et Getae]] / [et I]uliae Domnae Aug(ustae) /
[c]oloni Gam. sua pec(unia) f(ecerunt).
1203 M’charek A., 1999, p. 161, note 92-101: Ibn Khordabeh Abul-Qasim Obaidallah, Ibn Abd al-Hakam Abul-
Qasim Abd al-Rahman, Abul-Arab Muhammad b. Ahmed b. Tamim, Al-Raqiq Abu-Ishaq Ibrahim b. al-Qasim,
Al-Bekri Abou Ubayd Abdallah b. Abd al Aziz, Al-Maliki Abu Baker Abd-Allah, Yaqût, Iben al-Athir Abul-
Hassen Izzeddin, Ibnu Nagi Abul-Fadhl Qasim b. Isa et Al-Nuwari Shihabeddin Ahmed b. Abd al-Wahab.
1204 Mahfoudh F., 2005, p. 4096.
1205 M’charek A., 1999, p. 162 et p. 164, (inscription p. 159, pl. III, a, b).
195
Traduction
« Consécration à Minerve Victoria Augusta, pour le salut des Augustes empereurs Sévère et
Caracalla et Geta et Iulia Domna Augusta. Les colons de Gam(onia ?) de leur propre argent
ont fait (ceci) ».
Commentaire
Le nom abrégé de la communauté de colons-métayers, signataires de la dédicace, est identifié
grâce au rapprochement avec les deux toponymes : Qamûnia (Gamûnia) et Qamûda
(Gamûda) trouvés dans les sources médiévales1206.
Bibliographie
M’charek A., 1999, p. 159.
12. El Ala
Feuille au 1/100. 000ème d’El Ala, n°36; au nord-ouest de Kairouan.
196
13. Épitaphes attestées aux environs de Sufes
197
14. Hr. Dammag
Feuille au 1/100. 000ème d’El Ala, n°36; région de Sufes
198
15. Le "saltus impérial" de Hr. Left
Feuille au 1/100. 000ème d’El Ala, n°36.
Le site de Hr. Left se trouve au nord de la cité de Sufes, entre Bled er Rouhia et Bled Contra.
La bourgade antique de ce site peut être identifiée avec le centre d’un saltus impérial1207. Ce
site se trouve dans une zone plate et inondable. Il occupe un champ de ruines de 20 à 25 h1208.
Il se situe dans la plaine de Rouhia, à 20 km à peu près au sud de Maktar1209.
A. Dédicace pour le salut de l’empereur Caracalla
Référence : BAC, 1946-1949, p. 378-379.
Support : plaque en calcaire.
Dimensions : H. 0 m 185; L. 0 m 14; épaiss. 0 m 02; Hl. 0 m 06 (première ligne) et 0 m 045
(les autres lignes).
Datation : postérieure à 210 ap. J.-C; date où Caracalla fut proclamé Britannicus Maximus.
Développement
[Pro s]alute Imp(eratoris) / Caes(aris) M(arci) Au]reli An[tonini Augusti] / Parth(ici)
maxi(imi), Bri[t(annici) max(imi)].
Traduction
« Pour le salut de l’empereur César Marc Aurèle Antonin, Auguste. Grand vainqueur des
Parthes, grand vainqueur des Bretons ».
Commentaire
Les dédicants ne sont pas indiqués dans cette inscription.
Bibliographie
Ben Baaziz S., 2000, p. 197; M’charek A., 1996, p. 20, note 20.
199
B. Dédicace pour le salut de nos seigneurs Constantin et Constance en l’honneur du
procurator [---]lius Florentius
Référence : AE, 1949-1949, n°49.
Support : linteau en calcaire.
Dimensions : L. 1 m 10; l. 0 m 40; H. 0 m 23; Hl. 4 cm (ligne 1), 3 cm (ligne 2 et 3).
Lieu de conservation : jardin du Musée de Maktar.
État de conservation : texte incomplet au début car la pierre est brisée.
Datation : époque de l’empereur Constantin Auguste et des deux de ses fils césars qui sont
Constantin II et Constance. Entre l’année 326 et le 25 décembre 333, date de l’élévation au
césarat de Constant 1210.
Développement
[Iussu ou Pro salute ddd(ominrum) nnn(ostrorum) Constant]ini Maximi Aug(usti) et
Constantini et Constanti nobb(ilissimorum) Caess(arum) / [---inso]litum fastidi(o) opus
erectum est deductum(que) longo tractu (a) nimfio. [haec ab illo et [---]lio Florentio u(iro)
p(erfectissimo) proc(uratore) pat(ronis) deuotissimis dedicata sunt.
Traduction (M. Grira).
« Par ordre ou pour le salut de nos seigneurs Constantin le grand Auguste, Constantin et
Constance, très nobles Césars … un ouvrage difficile à réaliser a été construit sur un long
trajet depuis le nymphée. Dédicace adressée par (un tel) et par […]lius Florentius,
perfectissime, procurateur, (tous les deux) patrons très dévoués ».
Apparat critique
L. 1 : à gauche il y a un manque de 20 à 25 lettres. Le blanc entre et et Constantini est dû à
l’imperfection du linteau. Les mots nobb …caess sont gravés sur le côté du linteau, au-dessus
d’une feuille d’acanthe1211.
L. 2 : à gauche un manque de 30 lettres.
200
Commentaire
Cette dédicace mentionne des travaux d’adduction d’eau. Le procurateur mentionné dans cette
dédicace semble être le même procurateur qui s’intéressait aux aménagements hydrauliques
de la région1212.
Bibliographie
Picard G.-Ch., BAC, 1946-1949, p. 376-377; Lepelley Cl., 1981, t. II, p. 115; Jouffroy H.,
1986, p. 287, 290; Ben Baaziz S., 2000, p. 197; M’charek A., 1996, p. 15-27; Grira M., 2001,
p. 129-140, fig. 1 et 2.
201
16. Sufes / Sbiba
202
Elle avait un évêché dès le milieu du IIIème siècle et elle a été commandée jusqu’à la fin du
IVème siècle ap. J.-C. par des ductoribus et des seniores. La région de Sbiba était vers
l’antiquité tardive liée à des voies très fréquentées. L’antique Sbiba a connu un essor grâce
aux voies de communication entre la région des Steppes intérieures, le littoral et l’Afrique
septentrionale1226.
A. Dédicace à Liber
Référence : Grira M., 2008, p. 194, fig. 347.
Support : pierre en calcaire.
Dimensions : L. 70 cm; ép. 23 cm; Hl. 11 cm.
Lieu de conservation : remployée dans un mur au ras du sol, à l’intérieur de Jamâa Sidi Okba.
État de conservation : mauvais.
Développement
[---] Deo Libero [---].
Dédicace à Liber
Grira M., 2008, p. 194.
203
B. Hommage à P. Magnius Amandus flamine perpétuel par l’ordo de la colonie de Sufes
Référence : CIL, VIII, 262 = 11430 = ILS, 6835.
Support : base de statue.
Dimensions : 128 x 52 cm; Hl. 4 cm.
État de conservation : texte mutilé en haut.
Datation : à la fin du IIème siècle et au début du IIIème siècle ap. J.-C; l’année 161 au plus tôt
(20 novembre) 1227, en raison de la mention du statut colonial1228.
Développement
[Spl]endidissimus et / [f]elicissimus ordo / col(oniae) Sufetan[ae] / P(ublio) Magnio
Aman[do fl(amini)] / p(er)p(etuo) inter quinqu[ennali]/cios adlecto, qu[i prae]/ter summ(am)
hono[rariam] / flamoni(i) p(er)p(etui) et quinquen/nalitatis amplius HS L (milia) n(ummum) /
obtulerit, ex cuius quanti/tatis usuris quod annis / XII K(alendas) Nou(embre)s die natali dei /
Herc(ulis) Genii Patriae diuisi/ones dec(urionibus) dantur / Q(uintus) Magnius Maximus /
Flauianus fil(ius) eius eq(ues) r(omanus) / honore cont(entus) s(ua) p(ecunia) f(ecit) et / ob
dedic(ationem) sportulas / dedit. L(oco) d(ato), d(ecreto) d(ecurionum) 1229.
Traduction
« Le très splendide et le très heureux ordre de la colonie de Sufes (a fait ceci) à Publius
Magnius Amandus, flamine perpétuel, agrégé parmi les quinquennaux qui outre la somme
honoraire du flaminat perpétuel et du quinquennat avait offert amplement 50.000 sesterces,
dont les intérêts de la somme seraient partagés par les décurions chaque année pendant le
douzième jour des Kalendas de novembre, jour anniversaire du dieu Hercule, génie de la
patrie. Quintus Magnius Maximus Flauianus, son fils, chevalier romain, satisfait de l’honneur,
a fait (ceci) à ses frais et à l’occasion de la dédicace a offert des cadeaux. Emplacement
concédé par décret des décurions ».
204
Bibliographie
Guérin V., 1862, p. 371-372 ; Tissot Ch., 1888, II, p. 618; Lepelley Cl., 1981, II, p. 305;
Corbier P., 1975, p. 98; Cadotte A., 2001, 104; Selmi S., 2006, p. 76-77, 81; Grira M., 2008,
p. 189- 194, fig. 345.
205
C. Dédicace à un empereur indéterminé par [---] Egnatianus, flamine perpétuel
Référence : CIL, VIII, 11422.
Support : fragment d’un épistyle.
Dimensions : 1, 36 m x 0, 46 m; ép. 0, 45 m; Hl. 0, 05 m.
Datation : Ier - IIIème siècles.
Développement
[---] Imp(eratori) Ca[es(ari) --- /---] / [Eg]natianus , flam[en perpetuus ---].
Traduction
« À l’empereur César […], Egnatianus, flamine perpétuel …».
Bibliographie
Bassignano M.-S., 1974, p. 89, 2.
D. Fragment d’une inscription très lacunaire mentionnant une fonction d’Augustalité
Référence : ILTun., 390.
Support : linteau décoré.
Dimensions : Hl. 20 cm.
Datation : Haut-Empire.
Dévloppement :
[---] et Augustali[---]
Bibliographie
Cagnat R., BAC, 1927, p. 37, 1; Grira M., 2008, p. 200-201.
E. Base pour l’éternité de l’empereur [Domitien ?].
Référence : CIL, VIII, 256 = 11419.
Support : base de statue en calcaire.
Dimensions : H. 1, 40; L. 0, 55; Hl. 0, 8 m.
Lieu de découverte : ruines de Sufes.
Datation : 81-96 ap. J.-C.
206
Développement
Aeternitati / [[Imp(eratoris) Caes(aris) D[---]]]
[---]
[---]
[---]
d(ecreto) d(ecurionum) p(ecunia) p(ublica).
Traduction
« Pour l’éternité de l’empereur César […] par décret des décurions, aux frais publics ».
Apparat critique
L. 2 : R. Cagnat propose Imp Caesar Aug. Récemment, J.-M. Lassère donne la lecture
suivante : Imp Caes Divi F. ou Imp Caesar Divi F. Domitianus Aug1230.
Bibliographie : Cagnat R., Temples II, 340, 124; Grira M., 2008, p. 184-186.
F. Les épitaphes de Sufes
207
17. Hr. Es Skhira
Carte d’Etat Major au 1/50. 000ème, feuille de Mrhila (pour Mghila) n°77. Feuille au
1/100.000ème de Hadjeb el Aïoun, n°42.
L. Hautecoeur, 1909, p. 366, note 2 : « Henchir-es-Rira signifie le petit domaine. Mais M.
Monchicourt nous a proposé une autre interprétation. D’après lui Srira serait une déformation
par les indigènes de Skhira, diminutif de Sakhra, qui veut dire rocher ».
A. Ex-Vota au dieu Saturne
● Ex-uoto au dieu Saturne par un tel fils de Siluanus (lui-même) fils de Donatus
Référence : CIL, VIII, 23155.
Support : fragment d’une stèle.
Dimensions : Hl. 0. m 01.
Décor
En haut figure deux corbeilles de fruits et une lampe à pied. Nous trouvons aussi l’image de
deux chèvres affrontées.
Développement
Siluani Donati / uot(u)m soluit.
Traduction
« Un tel fils de Siluanus (lui-même) fils de Donatus, s’est acquitté de son vœu ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1906, p. CCXXII, 6.
● Ex-uoto à Saturne par L. A(…) M(…) ?
Référence : CIL, VIII, 23146.
Support : fragment d’une stèle.
Dimensions : H. 0, 45; L. 0, 30; Hl. 0, 013 - 0, 018.
Lettre A non barrée sauf dans Saturno; il y a des points et des hederae.
État de conservation : mauvais
Décor
Cette stèle comporte quatre parties : la première et la troisième partie sont occupées par des
sujets. Dans le premier registre nous trouvons une corbeille remplie de fruits et un autel. Dans
le troisième registre nous trouvons trois animaux : un taureau, une chèvre et un bélier.
Deuxième et quatrième registres :
208
L(ucius) A(…) M(…) Saturno / Aug(usto) uotum solui[t].
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1906, p. CCII, 2 et p. CCXXIV, 11.
● Ex-uoto à Saturne par Concessulus fils de L. Memnon
Référence : CIL, VIII, 23145 = ILTun., 287.
Support : bas-relief ou stèle en calcaire d’une forme rectangulaire et brisée en haut.
Dimensions : H. 0, 46; L. 0, 33; ép. 0, 09; Hl. 0, 01 sur le premier bandeau; 0, 015 sur le
deuxième.
L. 2 : des hederae remplacent les points séparatifs. A non barré.
Décor
Sur ce bas-relief, nous trouvons deux registres surmontés et séparés par un texte épigraphique.
De haut en bas : à droite et à gauche du premier registre il y a la sculpture d’une ligne ondulée
et au niveau du second bandeau il y a une rosace. Une table en pierre, chargée d’une corbeille
en vannerie et remplie d’offrandes, se trouve entre deux lampadaires enflammés. Au-dessous
du texte épigraphique figure un taureau tourné vers l’autel allumé.
Développement
]VI Kal(endas) Iul(ias) Valeriano et Lucilio co(n)s(ulibus) // D(omino) Aug(usto) s(acrum)
C[o]ncessu[l]us L(ucii) Memnonis (filius)// Votu/m s(oluit).
Traduction
« le 6 ( ?) des calendes, Valerianus et Lucilius étant consuls de l’empereur Valérien, au
Seigneur Auguste consécration. Concessulus, fils de Lucius Memnon, a accompli son vœu ».
Apparat critique
Au deuxième registre, la lecture du nom du dédicant est douteuse1231.
Commentaire
Ce bas-relief ou stèle est l’un des monuments du culte de Saturne les plus tardivement
datés1232. La substitution de Dominus au nom de Saturne montre l’importance du grand Dieu
chez les Africains. J. Carcopino suppose que le nom du dédicant est l’un de ces dérivés à
209
l’exemple de Concessius et Concessanus1233. Ces disciples de Saturne ont un rapport avec un
acte religieux bien déterminé de sacrifices et d’offrandes en Afrique.
D’après M. Le Glay, la relation entre Saturne (Dominus) et Concessulus peut signifier un
rapport étroit entre Saturne et ses fidèles 1234. Ainsi, l’épithète Dominus précise la relation qui
existe entre l’épithète et le nom du dédicant, formé à partir des surnoms de Concessus; cette
forme est très fréquente chez les fidèles de Saturne en Afrique.
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXI-CCXXII, 1; ILPB, 113; Le Glay M., 1961, p. 308-309, 2, pl.
X, fig. 4; CMA, suppl., 1459.
● Ex-uoto à Saturne
Référence : Hautecoeur L., 1909, MEFRA, XXIX, 34.
Support : stèle.
Décor
Cette stèle est composée de cinq registres, dont subsistent des fragments de la partie gauche.
Au premier registre, nous pouvons lire le mot [Satu]rno. Le deuxième registre comporte un
lampadaire. Le troisième registre était inscrit mais nous pouvons seulement lire ces deux
lettres : ---] up [---. Le quatrième registre comporte l’image d’un taureau tourné à gauche.
Dans le cinquième registre nous trouvons un bélier tourné à gauche.
Bibliographie
Le Glay M., 1961, p. 311, 4; CMA, Suppl. II, C 1461, p. 76.
210
● Ex-uoto à Saturne par C. Caecilius ? Crispinus
Référence : CIL, VIII, 23147 = ILTun., 287.
Support : stèle à sommet arrondi.
Dimensions : H. 0, 81; l. 0, 41; ép. 0, 16; Ch. ép. 0, 32 x 0, 19. Hl. l. 0, 03 - 0, 035; A non
barré.
Décor
La stèle comporte cinq registres superposés. Le premier présente une pomme de pin, attribut
de Saturne, entre deux disques. Le deuxième registre comporte de gauche à droite un coq, une
lampe à pied, un gâteau, une autre lampe à pied et un disque.
Dans le troisième registre, nous trouvons la sculpture de denticules, un disque, un autel, une
chèvre et un taureau à droite. Au dernier registre anépigraphe se trouvent deux béliers
affrontés de part et d’autre d’un palmier.
En bas nous lisons :
C(aius) Cae(cilius?) Cri/s(pinus) f(ecit).
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1906, p. CCXXIII, 10; Le Glay M., 1961, p. 312, 6; CMA, suppl. I, p. 97;
ILPB, 114.
● Ex-uoto à Saturne
Référence : Hautecoeur L., MEFRA, XXIX, 2, 1909.
Support : fragment d’une stèle.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Un lampadaire est posé à côté de l’autel dont nous lisons :
[---]Aug. Cincittino[---]
Bibliographie
LE GLAY M., 1961, p. 312, 7.
● Ex-uoto à Saturne par C. Repereius A[---] ?
Référence : CIL, VIII, 23148.
Support : partie gauche d’une stèle.
Lieu de découverte : Kairouan, jardin de la municipalité.
Dans le premier registre nous lisons le nom du dédicant :
[---] / C(aius) Repereius A[---]
211
Dans un deuxième registre figurent trois animaux : une chèvre tournée vers l’autel, à droite un
bélier et un taureau tourné à gauche.
Apparat critique
BAC, 1906, p. CCXXII, 4 : C . Repereius.
M. Le Glay, 1961, p. 312, 8 : Crepereius …
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXII, 4; Hautecoeur L., 1909, p. 396; Le Glay M., 1961, p. 312,
8; Pflaum H.-G., 1978, p. 238.
● Ex-uoto à Saturne par [---] Datus ?
Référence : CIL, VIII, 23149.
Support : fragment d’une stèle brisée en haut.
Dimensions : H. 0, 32; L. 0, 30; ép. 0, 08. Hl. 0 m 02.
État de conservation : la partie supérieure est abimée.
En haut se trouve la fin de ce texte :
[---] / Datus uotum red(dit).
En bas figurent deux chèvres affrontées et séparées par une fleure et un taureau.
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCII, 3 et CCXXIV, 12; Hautecoeur L., 1909, p. 396; Le Glay M.,
1961, p. 313, 9.
● Ex-uoto à Saturne par [---] Felix [F]uschus ?
Référence : CIL, VIII, 23149a.
Support : fragment d’une stèle.
Dans le premier registre une corbeille se trouve entre deux lampadaires. Au-dessous, nous
pouvons lire le nom du dédicant.
[---]ius Felix [F]uschus.
Bibliographie
Hautecoeur L., MEFR, XXIX, 24; Le Glay M., 1961, p. 313, 10.
212
● Ex-uoto à Saturne par Fuschus fils de Ianuarius (lui-même) fils de Fuschus.
Référence : CIL, VIII, 23150.
Support : stèle à fronton triangulaire.
État de conservation : brisée en haut et en bas.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Décor
Une pomme de pin, brisée actuellement, substituant Saturne était sculptée dans le fronton.
Deux fleurs de lotus occupent le tympan. Au-dessous, la stèle est divisée en deux registres,
séparés par un texte épigraphique. Dans un premier registre nous trouvons une corbeille
d’offrandes, un pavot et des gâteaux entre deux lampadaires. Au-dessous du texte
épigraphique figure un autel couvert d’offrandes entre deux chèvres.
Développement
Fuschus Ianuari (filius), Fuschi (filii).
Traduction
« Fuschus fils de Ianuarius, (lui-même) fils de Fuschus ».
Apparat critique
BAC, p. CCXXIII, 7 : Fuschus Ianuari Fuschi.
Commentaire
Le cognomen romain du dédicant, la filiation double et l’emprunt du surnom du grand-père,
trahissent son origine africaine 1235.
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXIII, 7; Le Glay M., 1961, p. 313, 11.
213
● Ex-uoto à Saturne par M. Iulius Saturus [-]ing[---] ?
Référence : CIL, VIII, 23150a.
Support : stèle.
État de conservation : divisée en deux parties.
A non barré et des hederae remplacent les points.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Décor
Au sommet se tiennent deux taureaux affrontés. Au-dessous du texte épigraphique nous
trouvons deux chèvres affrontées.
Développement
M(arcus) Iul(ius) Sa[t]urus [.]ing[…].
Apparat critique
L. Carton, BAC, 1906, p. CCXXII, copie de Deniau : M. Iul(ius) Sa[t]urus D(omino)
Aug(usto).
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXII, 3; Le Glay M., 1961, 12, p. 313.
● Ex-uoto à Saturne par L. Iunius Saturninus
Référence : CIL, VIII, 23151 = ILTun., 287.
Support : stèle en calcaire à cinq registres.
Dimensions : H. 0, 60; L. 0, 34; ép. 0, 095; Hl. 0, 025 - 0, 03.
État de conservation : brisée en haut.
Décor
Cette stèle comporte cinq registres superposés : dans un premier registre se trouvent un vase,
une acerra et un autel enflammé. Le deuxième registre comporte deux chèvres. Dans le
troisième registre se trouvent deux taureaux affrontés. Un bélier, devant un vase en forme de
dolium, figure dans le quatrième registre. Au-dessous de ces registres anépigraphes nous
trouvons ce texte épigraphique :
L(ucius) Iunius Saturni/nus pro se et pro suis re/ddit.
Apparat critique
L. 2 : ligaturent des deux lettres P et R. Sur la même ligne nous pouvons lire : [p]ro se et
[p]ro suis [---].
214
Commentaire
L’expression pro se et pro suis qui était fréquente à Cuicul peut démontrer que l’acte de
reconnaissance du dédicant avait une valeur personnelle et familiale 1236.
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXIV, 13; Le Glay M., 1961, p. 313-314, 13, pl. X, fig. 3; CMA,
suppl. I, p. 97; ILPB, 115.
● Ex-uoto à Saturne de Macu[r]gum ? Fortunatus
Référence : ILAfr., 89.
Support : fragment d’une stèle.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Décor
Cette stèle comporte un premier registre qui contient deux corbeilles d’offrandes, posées entre
deux lampadaires. Dans le second registre figure, entre deux chèvres, un objet qui pourrait
être un autel ? Ces deux registres sont séparés par un texte épigraphique dont nous pouvons
lire :
Magu. cum Fortunatus mn.
Apparat critique
M. Le Glay fait attention à une confusion entre la lettre G et la lettre C et le manque d’une
lettre entre Magu. et Cum. Il propose une faute grammaticale après cum; les deux lettres mn
représentent probablement l’ordinatio l(ibens) a(nimo) s(oluit)1237.
Bibliographie
Hautecoeur L., 1909, 25; Le Glay M., 1961, p. 314, 14.
215
● Ex-uoto à Saturne par Maxim(us) Me[---] ?
Référence : CIL, VIII, 23151b.
Support : fragment d’une stèle.
Il existe une trace de couleur rouge dans les lettres.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Décor
Dans un premier registre nous trouvons un bélier debout à côté de l’autel et au-dessous il y a
ce texte épigraphique :
Maxim(us) Me[---]
Bibliographie
Hautecoeur L., 1909, 27; Le Glay M., 1961, p. 314-315, 17.
● Ex-uoto à Saturne par un tel fils de Primus (lui-même) fils de Populus
Référence : CIL, VIII, 23152.
Support : stèle.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Décor
Cette stèle comporte un premier registre dont nous trouvons une corbeille entre deux
lampadaires. Après il y a ce texte épigraphique :
Primi Popili uotum soluit.
Traduction
« Un tels fils de Primus (lui-même) fils de Populus, a accompli son vœu ».
Au-dessous, le second registre comporte un autel entre deux chèvres.
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXIII, 8; Hautecoeur L., 1909, p. 396; Le Glay M., 1961, p. 315,
18.
216
● Ex-uoto à Saturne par un tel fils de Publius (lui-même) fils de Oplatus
Référence : Hautecoeur L., MEFRA, 1909, 35.
Support : fragment d’une stèle en calcaire.
Dimensions : H. 0, 30; l. 0, 25; Hl. 0, 03.
État de conservation : brisée en haut, à droite et en bas.
Lieu de conservation : Musée plein air de Carthage, 22 C. 1460.
Datation : IIIème siècle.
Décor
Dans le premier registre, presque abimé, nous trouvons une pelle, une harpé, l’autel des
sacrifices; à droite la victime et un taureau tourné vers la gauche s’approchant de l’autel
sacrificiel. Au-dessous, le registre comporte de gauche à droite un lampadaire et le haut d’un
palmier sur lequel un oiseau est perché. Ensuite nous trouvons un coffre (cavea ?) et un panier
d’offrandes. De l’autre côté, se tient une patère à anses et un panier portant trois pommes de
pin. Entre les deux registres nous pouvons lire ce texte épigraphique :
Publi(i) Oplati.
Traduction
« Un tels fils de Publius (lui-même) fils de Oplatus ».
Bibliographie
Le Glay M., 1961, p. 315, 19; CMA, suppl. II, p. 76; C. 1460.
● Ex-uoto à Saturne par Quintus
Référence : CIL, VIII, 23153.
Support : stèle à fronton triangulaire.
Dimensions : H. 0, 35; l. 0, 38; ép. 0, 15; Hl. 0, 012.
État de conservation : brisée en haut et en bas.
Décor
Au sommet nous trouvons un lampadaire, un vase à anse; un autel d’offrandes se trouve au
centre. Au-dessous nous trouvons une boîte à encens et un deuxième lampadaire. Après nous
lisons dans un cartouche :
Quin/tus / uotum/redit.
Traduction
« Quintus, a accompli son vœu ».
217
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, p. CCXXII, 2; Le Glay M., 1963, p. 316, 20.
● Ex-uoto à Saturne par Saturus fils de Rogatus (lui-même) fils de Maior
Référence : CIL, VIII, 23154.
Support : fragment de stèle.
État de conservation : la partie supérieure est abimée.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
En haut de cette stèle nous lisons dans un cartouche :
Saturus Rogati (filius) Maioris fil(iis).
Traduction
« Saturus fils de Rogatus, (lui-même) fils de Maior ».
En bas nous trouvons un autel entre deux chèvres et deux béliers.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1906; Hautecoeur L., 1909, 26; Le Glay M., 1961, p. 316, 21.
● Ex-uoto à Saturne par un tels fils de Siluanus (lui-même) fils de Donatus
Référence : CIL, VIII, 23155.
Support : fragment de stèle.
Dimensions : Hl. 0, 01; A non barrée.
État de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
En haut nous trouvons deux corbeilles, à côté un autel et en bas figurent deux taureaux
affrontés. Entre les deux registres nous lisons :
Siluani Donati/uotum soluit.
Traduction
« Un tels fils de Siluanus (lui-même) fils de Donatus, a accompli son vœu ».
Commentaire
Ce texte épigraphique est compris de deux manières. Soit « "il" a accompli le vœu de Siluanus
Donatus » soit nous supposons une faute. Dans ce cas, nous lisons « Siluanus, fils de
Donatus, a accompli son vœu »1238.
218
Bibliographie
Carton L., BAC, 1906, 6, p. CCXXII; Hautecoeur L., 1909, p. 396; Le Glay M., 1961, p. 316,
22.
● Ex-uoto à Saturne par M. L[---]umis ?
Référence : CIL, VIII, 23155a.
Support : stèle.
État de conservation : fragmentée et abimée.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Dans un premier registre nous trouvons un lampadaire à côté d’un autel et au-dessous nous
lisons :
M(arcus) L[---]umis uotum [soluit].
Traduction
« Marcus L…umis, a accompli son vœu ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1906; Hautecoeur L., 1909, 30; Le Glay M., 1961, p. 316, 23.
● Ex-uoto à Saturne
Référence : CIL, VIII, 23155b.
Support : stèle.
État de conservation : fragmentée.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Dans un premier registre il y a des paniers d’offrandes et en bas figure un taureau. Entre ces
deux registres, nous trouvons ces trois lettres :
D. S. C[---]
Bibliographie
Hautecoeur L., 1909, 31; Le Glay M., 1961, p. 316, 24.
219
● Ex-uoto à Saturne
Référence : CIL, VIII, 23155c.
Support : stèle.
État de conservation : fragmentée et très abimée.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
En haut il y a seulement ces lettres.
[---]ocuit.
En bas de ces lettres figure un taureau.
Bibliographie
Hautecoeur L., 1909, 28; Le Glay M., 1961, p. 317, 25.
● Ex-uoto à Saturne
Référence : Hautecoeur L., 1909, 32.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Sur cette stèle se trouvent ces trois lettres :
INC
Au-dessous nous trouvons un lampadaire.
Bibliographie
Le Glay M., 1961, p. 317, 26.
● Ex-uoto à Saturne
Référence : Hautecoeur L., 1909, p. 399, 33.
Support : stèle.
État de conservation : fragmentée.
Lieu de conservation : Kairouan, jardin de la municipalité.
Décor
Au-dessous il y a deux parties de registres : le premier comporte un support à trois branches.
Les deux extrêmes comportent deux pommes de pin et une branche centrale chargée d’un
vase à anse. Le deuxième registre contient un autel flanqué de deux béliers.
En haut il y a ces lettres :
CAIVM.
Bibliographie
Le Glay M., 1961, p. 317, n°27.
220
Ces trois inscriptions (ci-dessous) sont supposées provenues de Hr. Es Skhira
● Ex-uoto à Saturne par M. Ennius Octauius
Référence : AE, 1999, 1763.
Support : stèle en calcaire.
Dimensions : 53 x 43 x 22 cm.
État de conservation : brisée en bas.
Décor
Stèle à acrotères et à fronton triangulaire. Elle est ornée d’un aigle aux ailes éployées.
Nous lisons dans un texte haut de 4, 5 cm cette inscription :
M(arcus) En(n)ius Octauius < u(otum) s(oluit)>.
Traduction
« Marcus Ennius Octauius, a accompli son vœu ».
Dans le dernier registre il y a un bucrane flanqué de deux pommes de pin et au-dessous il y a
deux volatiles; elles pourraient être deux paons1239?
Apparat critique
Les deux dernières lettres jouent un double rôle car ils peuvent représenter une finale du
gentilice Octauius ou utiliser comme abréviation de la formule u(otum) s(oluit); cette dernière
hypothèse paraît plus admissible 1240.
Bibliographie
Benzina Ben Abdallah Z., Africa, XVII, 1999, 1, p. 12, fig. 1.
221
● Ex-uoto à Saturne par Annius fils de Saturnus
Référence : AE, 1999, 1765.
Support : stèle de calcaire à sommet arrondi.
Dimensions : 97 x 45 x 13; Hl. 3 cm.
État de conservation : brisée en deux.
Décor
Cette stèle comporte une rosace dans le fronton, entourée d’une guirlande. Au registre
inférieur, un autel comporte la figuration de deux béliers affrontés, deux corbeilles de fruits et
deux pommes de pin. Au-dessus de ces symboles nous trouvons ce texte :
Annius Saturni (filius).
Traduction
« Annius fils de Saturnus ».
Bibliographie
Benzina Ben Abdallah Z., Africa, XVII, 1999, 3, p. 13-14, fig. 3.
● Ex-uoto à Saturne par Saturnina fille de Birzilis
Référence : AE, 1999, 1766.
Support : stèle en calcaire.
Dimensions : 51 x 41 x 3, 5 cm; Hl. 2 cm.
État de conservation : brisée en haut et en bas.
Cette stèle est ornée de candélabres, de pommes de pin et de corbeilles d’offrandes sur des
tables. Au-dessus de ces symboles nous trouvons ce texte épigraphique de 4 cm :
[Satur]nina Birzilis (filia).
Traduction
« Saturnina fille de Birzilis ».
Bibliographie
Benzina Ben Abdallah Z., 1999, 4, p. 14-15, fig. 4.
222
B. Dédicace d’un affranchi à son patron et ses enfants
Référence: CIL, VIII 23156 = ILTun., 288.
Support : plaque de marbre de sept fragments.
Dimensions : H. 0, 30 x l. 0, 43; Hl. 0, 04- 0, 03.
État de conservation : comporte des lacunes au centre.
Développement
Pro salute p(atroni) n(ostri) et Passi/enil[lae….] liberorum/que [… Ma]crin/us libe[rtus
e ?]or(um) deal/bauit petra[m ou s S]aturni.
Traduction
« Pour le salut de notre patron, de Passienilla… et de leurs enfants… Macrinus, leur
affranchi, a blanchi à la chaux les pierres dédiées à Saturne ».
Apparat critique
L. 1 : P et N dans la première ligne pour p(atroni) n(ostri).
L. 1 : D’après L. Hautecoeur il faut lire passi/enii au lieu de passenii.
L. 3 : A. Merlin propose Macrinus au lieu de Victorinus.
L. 4 : libertus.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1906, p. CCXXV, 16; Hautecoeur L., MEFR, XXIX, p. 372, 1, 1909, 1;
CMA, Suppl. II, 1244; ILPB, 116.
223
C. Dédicace mentionnant l’accomplissement d’un vœu pour le salut d’empereurs
indéterminés
Référence : AE, 1999, 1764.
Support : stèle de calcaire.
Dimensions : 52 x 41 x 8 cm; Hl. 3 cm. A sans barre horizontale.
État de conservation : brisée en haut.
Datation : le texte peut remonter soit au règne commun de Marc Aurèle et de Lucius Vérus,
soit au règne commun de Septime Sévère, Caracalla et Geta 1241.
Décor
Il y a deux registres ornés de symboles liés au culte de Saturne et séparés par un texte
épigraphique de 4 cm portant la fin d’une inscription :
---/ Augus<t>orum n(ostrorum) u(otum) s(oluit).
Traduction
« ……nos Augustes, s’est acquitté de son vœu ?».
Commentaire
Le début de ce texte doit naturellement porter la formule "pro salute" et le nom du
dédicant1242.
Bibliographie
Benzina Ben Abdallah Z., Africa, XVII, 1999, 2, p. 13-14, fig. 2.
224
18. Le saltus Masclianis / Hr. Sidi Abdelkader
Carte d’Etat Major au 1/50. 000ème de la Tunisie, feuille n°78 de Hadjeb el Aïoun. Feuille au
1/100. 000ème de Hadjeb el Aïoun, n°42.
Masclianiae est mentionnée comme station routière à trois reprises par l’Itinéraire
d’Antonin1243. Cette station est localisée à XXXVI milles de Sufetula et à XVIII milles de
Aquae Regiae. L’identification de Masclianiae avec une localité antique qui s’élevait au
voisinage de Hajeb el Aïoun est remise en doute. À quatre kilomètres plus à l’ouest de Hajeb
el Aïoun, une découverte récente permet de localiser Masclianiae à Hr. Sidi Abdelkader, qui
était un fundus puis un domaine impérial1244.
● Dédicace au génie de Masclianis pour le salut d’empereurs indéterminés faite par le
procurator L. Aurelius Ianuarius, affranchi impérial
Référence : M’charek A., BSNAF, 2009, (séance du décembre 2003).
Support : dalle en calcaire fruste et d’une couleur grisâtre.
Dimension : Hl. 1 et 2 : 5 cm; l. 3 : 4 cm; l. 4 : 3, 5 cm.
Lieu de découverte : à six km plus à l’ouest de Hajeb el Aïoun.
État de conservation : pierre médiocre avec plusieurs perforations.
Lieu de Conservation : maison de culture de Hajeb el Aïoun.
Développement
[Pro salute] Dominorum nostrorum. Deae sanctae, geni<o> Masclianis, conseruatrici /
[sacr(um), or]aculo ? Numinis eius admonitus, L(ucius) Aurelius Ianuarius, Augustorum
lib(ertus), / [procur]at(or) Mascl(ianis), templum uetustate collapsum a solo de suo restituit
et dedcauit.
Traduction
« Pour le salut de nos Seigneurs; à la sainte déesse, génie de Masclianis, protectrice,
consécration. Averti par l’oracle de sa puissance divine, Lucius Aurelius Ianuarius, affranchi
des Augustes, procurateur de Masclianis, a restauré à ses frais, depuis les fondations, le
temple tombé en ruines et l’a dédié »1245.
225
Apparat critique
L. 2 : A. M’charek mentionne que la restitution faite par Cl. Lepellley est possible.
Commentaire
Cette dédicace indique un culte rendu à une divinité féminine qualifiée de sancta, de dea
sancta ou de sanctissima. D’après le contexte de cette dédicace, A. M’charek associe cette
déesse féminine à Tanit-Caelestis. Cette déesse a partagé l’épithète sanctissima ou dea sancta
avec plusieurs divinités féminines comme Vénus et Minerve 1246. À l’exemple des grandes
cités, cette dédicace montre la présence du culte du génie du lieu dans le domaine impérial de
Masclianis1247.
19. Hajeb el Aïoun
Feuille au 1/100. 000ème, n°42.
Hajeb el Aïoun se situe à environ 60 km au sud-ouest de Kairouan
226
Décor
Partie inférieure d’une statue en calcaire de Dionysos qui figure à gauche d’une panthère
ayant une gueule ouverte et montrant qu’elle a servi comme élément de fontaine. Au-dessous,
nous trouvons un symbole divin, probablement une grappe de raisin. Cette statue repose sur
un socle qui porte une inscription indiquant l’identité du sculpteur.
Développement
C (aius) Allius Maialicus scu<l>psit.
Traduction
« Caius Allius Maialicus a sculpté (ceci) ».
Bibliographie
M’charek A., 2005, p. 31-32.
B. Dédicace sculptée en bas-relief pour le salut des Empereurs Césars (… ?)
Référence : CIL, VIII, 23132.
Support : fragment d’une stèle ornée en bas-relief.
Dimensions : H. 40 x L. 40; Hl. 1.
Lieu de découverte : trouvée au bas du plateau de Hajeb el Aïoun, un peu proche de la
localité actuelle.
État de conservation : fragment incomplet à sa partie inférieure et qui se termine en pointe
triangulaire à sa partie supérieure.
Lieu de conservation : Musée de Bardo.
Datation : fin du IIème siècle - IIIème siècle. L’emploi du pluriel Imperatorum prouve que la
stèle n’était pas dédiée avant l’année 161 car les deux empereurs qui ont gouverné
simultanément sont Marc-Aurèle et Lucius Vérus1249.
Décor
Il y a des points de séparation et des hedera. Le texte représente le commencement d’une
dédicace sculptée en bas-relief à sa partie inférieure. Au-dessus du texte épigraphique se
trouve un registre comportant un palmier à droite avec des fruits. Le tronc du palmier est
entouré par un serpent énorme dévorant un oiseau au sommet de l’arbre. À droite se tient un
cep de vigne d’où suspend une grappe de raisin.
227
Développement
Pro sal(ute) Imperatorum Caes(arum) / [---].
Traduction
« Pour le salut des Empereurs Césars (… ?) ».
Commentaire
Ce fragment d’une stèle a été trouvé verticalement placé à côté d’un tombeau d’un enfant. Le
texte représente seulement le commencement d’une inscription. M. Le Glay montre que la
mention de plusieurs empereurs non appelés "domini" permet de penser soit à Marc Aurèle et
Lucius Vérus, soit à Marc Aurèle et Commode ou à Septime Sévère et ses fils 1250. Ce
document est, vraisemblablement, consacré à une divinité selon J. Toutain. Il suppose qu’il
était dédié à Draco Augusto, c’est-à-dire « au serpent considéré comme le symbole des
puissances malfaisantes, ennemies des hommes et des dieux »1251.
Bibliographie
Hannezot M., Molins L. et Laurent, BAC, 1894, 73; Toutain J., Rev. Arch., 1895, II, p. 298;
Gauckler P., BAC, 1897, p. 383, 73; CMA, p. 68, 835, p. 92, 431; Le Glay M., Latomus, vol.
XXVIII, 1957, pl. X et XLV; Benzina Ben Abdallah Z., 1986, p. 195, 488; Abid M., 2009, p.
64-65.
C. Les épitaphes de Hajeb el Aïoun
228
-Faustinus 2002-2003, p. 24-25, 6, fig. 10; Abid M., 2006, p. 65-
66.
G. Cannius Aris Fin II-début III M’charek A., 2002-2003, p. 29-30, 11, fig. 18; Abid
M., 2006, p. 66.
Faustus fils d’Aceros Fin II-début III AE, 2003, 1965; M’charek A., 2002-2003, p. 25-26,
7, fig. 11; Abid M., 2006, p. 66.
G. Gelasius Début du II ILAfr., 88, 2 / BAC, 1917, p. CCXXV; M’charek A.,
2002-2003, p. 20, 1, fig. 2 et fig. 3 (=AE, 2003, 1963
); Abid M., 2006, p. 66.
Dominus - Labeyed M., 2006, p. 109.
-Bubal époux de II-III ILAfr., 87 / Gauckler P., NAM. XV, p. 551, 5; BAC,
Victorina 1916, p. CLXXII-CLXXIII-CLXXIV.
-Appius
-C. Minucius Fla[---] ? Fin II-début III ILAfr., 88 c; AE, 2003, 1966 / BAC, 1917, p.
-Minucia Iulia CCXXVI; M’charek A., 2002-2003, p. 26-27, 8, fig.
12 et 13, Abid M., p. 66.
Namf[---] ? Fin II-début III M’charek A., 2002-2003, p. 27-28, 9, fig. 14 et 15.
229
20. Thleta Jouamaã (Sidi Thabet)
AAT, feuille 35, Thala, n°137. Feuille au 1/100. 000ème de Thala, n°35.
Le versant occidental de Sidi-Mchich.
230
21. Hr. El Hameima
Feuille au 1/100. 000ème de Thala, n°35. À l’ouest de Casae Beguenses
231
C. Les épitaphes de Hr. El Hameima
232
22. Aïn El Hmadna
Feuille au 1/100. 000ème de Thala, n°35; à environ 20 kms au nord de Thala.
233
Commentaire
Suo est un site connu dans la plaine de Fahs. La traduction de mag(ister) suo par "son
serviteur" n’est pas évidente1257. N. Benseddik rappelle que le dédicant est un magister
(pagi ?) qui exécute l’ordre divin à ses frais ou avec des fonds publics. Cette dédicace
démontre que Neptune est l’attribut principal d’Esculape avec le serpent. Toutefois,
l’association de Neptune et le serpent est inaccoutumée 1258.
Bibliographie
Ben Baaziz S., 1985, p. 425-436; 2000, p. 355-356; Le Glay M., 1992, p. 81-82; Cadotte A.,
2001, 94; Hamdoune Chr., 2010, p. 254.
B. Les épitaphes de Aïn El Hmadna
1257 Dans la lecture de la ligne 4, A. Balland propose à S. Ben Baaziz la formule suivante : si i(ussu) d(ei) qui
veut dire p(ecunia sua) p(osuit) au lieu de p(ecunia) p(ublica).
1258 Ben Baaziz S., 1985, p. 426.
234
23. Le Vicus de Nefidhet el Mecid (ou Aïn Maja)
AAT, feuille n°35, Thala, n°221. Feuille au 1/100. 000ème de Thala, n°35.
Entre Aïn-Selsela et Kef-Maja; sur la rive droite du ravin du même nom. Ce Vicus se trouve
dans le territoire des Majeurs et à 27 km à l’est de Thala et près de Zaouïa de Sidi-
Mohammed.
235
B. Dédicace au seigneur et au dieu Neptune et au numen de tous les dieux et [---] par L.
Iunius Ianuarius
Référence : CIL, VIII, 23343.
Support : plaque calcaire.
Dimensions : H. 0 m 98; l. 0 m 43; ép. 0 m 26; Hl. 0 m 05.
Développement
Dom(in)o et de/o Neptuno / et di(i)s deabus/quae (sic) num(inibus?) et / [---] / L(ucius)
Iun(ius) Ian(uarius ?) uo/tum reddidit.
Traduction
« Au seigneur et dieu Neptune et au numen de tous les dieux et […] Lucius Iunius Ianuarius
s’est acquitté de son vœu ».
Apparat critique
L. 1 : Domino.
L. 2 : DE/o.
L. 3 : Dis Dinus.
L. 4 : QVAI NVIMI.
L. 6 : in. L Om.
L. 7 : RED-D//DI. (Gauckler (P.), BAC, 1897, p. 382, 72.
La première lecture de la ligne trois et la ligne quatre n’était pas évidente. Voilà le premier
développement de cette dédicace :
Domino Deo Neptuno et diis [deabusque uniuersis ?].
Iun(ius) Ian(uarius) uotum redd[i]di.
Nous lisons : dominus et dues Neptunus, dii deaquae (sic).
Commentaire
Neptune est qualifié de deux attributs : dominus et deus.
Bibliographie
Gauckler P., BAC, 1897, 72; Cagnat R., BAC, 1900, p. CXXXIV; Petitmengin P., 1967, 16;
Cadotte A., 2001, 95; 2007, 68; Hamdoune Chr., 2010, p. 254; Benseddik N., 2012, p. 27,
note 34.
236
C. Épitaphe de Flauia Tertullia sacerdos de Cérès
Référence : ILAfr., 199.
Support : cippe en pierre calcaire, sculpté sur trois faces.
Dimensions : 1, 18 x 0, 45 x 0, 41; ch. ép. 0, 285 x 0, 22; Hl. 0, 025 à 0, 02 m.
Lieu de conservation : Musée de Bardo.
Datation : Ier siècle apr. J.-C. ? Absence de l’invocation aux Dieux Mânes.
Décor
La défunte figure dans une niche arrondie sur la face antérieure. Elle tient un coffret à encens
de sa main gauche. Des panneaux rectangulaires paraissent au-dessous de l’inscription. Un
enfant porte une série de flambeaux, surmontés d’un oiseau de chaque côté du texte. Une
canéphore, qui tient de la main gauche une corbeille posée sur sa tête, figure à droite des faces
latérales du cippe. Au-dessous, deux truies l’une est assise sous un arbre.
Développement
Flauia M(arci) / fil(ia) Tertul/[l]a, sacerdos / uixit an(nis) [C].
Traduction (Benzina Ben Abdallah Z).
« Flauia Tertulla, fille de Marcus, prêtresse, a vécu 100 ans ».
Apparat critique
L. 4 : indéchiffrable; la lettre C est à peine claire sur le monument.
Commentaire
Flauia Tertullia qui a vécu 100 ans pourrait être une prêtresse des Cereres d’après les
attributs des flambeaux, les canéphores et les truies. Les prêtresses des Cereres sont,
généralement, des femmes âgées.
Bibliographie
Constans L.-A., 1915, p. CLXXXV; REA, 1916, p. 182 sq., pl. II; CMA, D, 1237; Drine A., I,
1986, p. 232; ILPB, 25; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 576-577, 412; Sebaï L. L., 2011, p. 47,
fig. 73.
237
24. Le "saltus" d’Aïn Hédia (Hr. Roumia)
Feuille au 1/100. 000ème de Thala, n°35.
Le site d’Aïn Hédia se situe à 12 km à l’est-nord-est de Thala. Il est au voisinage du Saltus
Massipianus et appartient à la plaine de Bermajna; le site qui peut être identifié avec un
domaine impérial se trouve près de la source d’Aïn Hédia et occupe un champ de ruines de 5
ha1259.
238
25. Thala / Thala
239
Dans une inscription trouvée par A. Piganiol et R. Laurent-Vibert entre Ammaedara et Thala
et à l’ouest de Sidi Mohamed el Mkaddem qui descend à l’ouest du massif montagneux du
Jbel ech Chaar, nous trouvons ce texte : Int(er) col(onos) et soc(ios) Thal(enses)1276. Ce texte
a été étudié par A. M’charek 1277. Auparavant, A. Merlin supposait que les Socii Thalenses
pourraient être des Musulames assemblés autour de l’ancienne Thala1278. Une inscription
découverte par A. M’charek en avril 1999 lors d’une prospection mentionne aussi des terres
laissées aux socii Thalenses, dont le territoire s’étendait jusqu’au sud du domaine impérial de
saltus Massipianus; ces socii ont pu obtenir le statut d’un castellum fédéré depuis au moins la
guerre de Tacfarinas1279. R. Cagnat apercevait que la mention de la fonction d’un duumvir et
édile du donateur d’un arc était une affirmation que la ville stipendiaire de Thala est devenue
une colonie1280. Thala en tant que municipe ou une colonie « est donc née au IIIème siècle de la
fusion du pagus de vétérans avec le castellum des socii Thalenses »1281; identifiée avec le
siège byzacénien de Thala au Bas-Empire1282.
240
A. Dédicace à la Dea Caelestis par l’ensemble des seniores
Référence : AE, 1915, 15 = ILAfr., 195.
Support : linteau en pierre de type indéterminé.
Dimensions : 16 x 75 cm; Hl. 3 cm.
Lieu de découverte : recueilli sur le mamelon qui s’élève à l’est de la poste, dans la cour d’une
maison et à peu de distance au nord de la basilique fouillée par E. Sadoux en 1898.
État de conservation : brisé à droite.
Lieu de conservation : déposé à l’ancien contrôle civil de Thala.
Datation : 209-210; Geta est consul pour la première fois depuis le 1er janvier 209.
L’inscription est antérieure à la mort de Septime-Sévère le 14 février 211.
Développement
Deae Caelesti Aug(ustae) sacrum (sic). [Pro salute Imperatorum Caesarum] / L(uci) Septimi
Seueri pii, Pertinacis [Aug(usti) et M(arci) Aureli Antonini, pii felicis, Aug(usti) et] /
[[P(ubli)]] Septimi Seueri [[Getae]] Caes(aris) bis co(n)s(ulis) Au[g(usti) ---], / [cun]cti
seniores sunpt(ibus) pub(licis) fecerunt e[t dedicauerunt---].
Traduction
« À la déesse Caelestis Augusta consécration. Pour le salut des Empereurs Césars, Lucius
Septime Sévère, pieux, pertinax, Auguste et Caracalla, pieux, heureux Auguste et Publius
Septime Sévère Geta, César, consul II, Auguste […], l’ensemble de seniores ont fait (ceci) et
l’ont dédié, par dépenses publiques ».
Traduction de S. Aounallah, 2010, p. 203 :
« Consacré à Céleste Auguste, pour le salut des empereurs Césars Lucius Septime Sévère,
pieux, pertinax, Auguste et de Marcus Aurelius Antoninus... L’ensemble des seniores l’ont
fait (et l’ont dédié ?) aux frais publics ».
Apparat critique
L. 1 : lettres LE liées dans Caelesti ainsi que les deux lettres UM dans sacrum.
L. 3 : lettres VE liées dans Seueri; le prénom et le second cognomen de Geta ont été martelés.
À droite, après la lettre A, début du premier jambage de la lettre V.
L. 4 : lettres UN liées dans sunpt ainsi que NT dans fecerunt. Au début de cette ligne, les
lettres sont assez effacées mais nous pouvons peut-être lire cunCTI.
Bibliographie : Merlin A., BAC, 1915, p. CLXXXVI; Cadotte A., 2001, 90; 2007, 63.
241
B. Dédicace à Caelestis Augusta par un flamine appelé P. Geminius Martialis
Référence : CIL, VIII, 23280 = AE, 1898, 96.
Support: plaque de calcaire.
Dimensions: 0, 35 x 0, 33; Hl. 0, 03 m.
État de conservation : bien conservée.
Lieu de découverte : en face de la maison des ponts et des chaussées; sur le versant nord-est
du ravin.
Datation : 286-305; fin du IIIème (règne de Dioclétien selon P. Gauckler et R. Cagnat suivis
par H. G. Pflaum et M.-S. Bassignano mais cette date a été refusée par Cl. Lepelley1283.
Développement
Caelesti Aug(ustae) / sacrum. / P(ublius) Gemi[ni]us / Martialis, / anno flam(inatus) / sui,
porticum / columnatam cu[m] / gradib(us) VII, d(e) s(uo) [f(ecit)], / curante L(ucio) Fl(auio)
Saluian[o].
Traduction
« À Caelestis Auguste consécration. Publius Geminius Martialis, pendant l’année de son
flaminat, a fait construire à ses frais un portique à colonnade avec un escalier à sept marches.
Ayant veillé aux travaux Lucius Flauius Saluianus ».
Commentaire
Cette dédicace commémore la construction d’un porticus columnata cum gradibus VII. Ce
monument fait une partie d’un temple de Caelestis. La pierre provient d’un monument de
l’époque de Dioclétien1284. C’est un acte d’évergétisme à caractère religieux, voué par un
flamen annui du culte de Caelestis ou d’un prêtre du culte impérial lors de son flaminat.
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, 7, p. 115-116; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 33; Merlin A.,
BAC, 1915, p. CLXXXVI; Lepelley Cl., 1981, II, p. 316-317; Bassignano M.-S., 1974, p. 106,
2; Cadotte A., 2001, 91; 2007, 64, p. 463; Selmi S., 2006, p. 88, 94; Belkahia Karoui Th.,
2009, p. 574, 407.
242
C. Dédicace à Faunus Auguste pour le salut d’un empereur indéterminé et de toute sa
maison divine, par L. Cornelius [---]aellus
Référence : CIL, VIII, 23287.
Développement
Faun(o) Aug(usto) / sacr[um. Pr]o sa/lute [---] / Aug(usti) [---]VE / domu[s divin]ae /
L(ucius) Cor[ne(lius) ---]aellus.
P. Gauckler propose le développement suivant : Faun[o ---] Aug(usto) sacr(um). Pro salute
[Imp(ertoris) Caes(aris) ou plutôt D(omini) N(ostri)] --- Aug(usti) ---f(ilii) ? domu[s que ?
divin]ae. L. Cor[nelius] ---ellus1285.
Traduction
« À Faunus Auguste consécration. Pour le salut de […] Auguste (et) sa maison divine, Lucius
Cornelius […]aellus ».
Apparat critique
L. 1 : P. Gauckler lit Faun[o].
L. 6 : [totiusq]ue ?
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 117-118, 10.
D. Dédicace au dieu Mars Auguste
Référence : AE, 2000, 1613.
Support : stèle en calcaire de forme quadrangulaire.
Dimensions : non indiquées (découverte en réemploi dans une basilique chrétienne).
Les lettres sont de grandes tailles et profondément gravées.
Datation : le texte est datable du IVème siècle ? Il peut remonter à l’époque de la Tétrarchie 1286.
Décor : au-dessous de l’inscription figurent deux grandes palmes.
Développement
Deo patri/o Marti / Aug(usto), ad/sertori / liberta/tis.
Traduction
« Au dieu de la patrie, Mars Auguste, défenseur de la liberté ».
243
Bibliographie
Benzina Ben Abdallah Z., Africa XVIII, 2000, p. 11, fig. 1; Hamdoune Chr., 2010, p. 256;
M’charek A., 2012, p. 273, note 14.
E. Dédicace à Pluton Auguste par Fortunatus [---] ?
Référence : CIL, VIII, 23281.
Support : gravée sur un linteau de pierre en calcaire.
Lieu de découverte : au-dessus de la fontaine, sur le versant droit du ravin de Thala.
État de conservation : brisé à droite.
Dimensions : Hl. 0 m, 03 (lettres de basse époque).
Développement
Plutoni Aug(usto) sac[rum. / F]ortunatus e ianuam[---] libens] / [a]nimo posuit.
Traduction
« À Pluton Auguste consécration. Fortunatus […] a posé (ceci) de plein gré ».
Apparat critique
L. 2 : f[---]ianuam mon.
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 117; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 77; Cadotte A., 2001,
92.
F. Dédicace au dieu Saturne faite par des prêtres
Référence : CIL, VIII, 23282.
Support : fragment d’un épistyle en calcaire.
Dimensions : L. 1 m. 05, H. moyenne 0. m. 15; Hl. 0. m 06; 0. m 25 et 0. m. 02.
Lieu de découverte : aux environs du temple de Saturne.
Lieu de conservation : Musée de Thala.
État de conservation : brisé en haut, à droite et en bas.
Développement
Saturno Aug(usto) sacr[um]. / Deo domino Saturno, per religionem iussi, sacerdo[tes
fe]/cerunt et dedicauerunt ad spat[iu]m quem donauerunt Tatti Roga[ti]a[nus ---].
244
Traduction
« À Saturne Auguste consécration. Au dieu Seigneur Saturne, les prêtres ont fait et dédié (un
temple ?) sous des "obligations" dictées en raison de leur religiosité. Tattius Rogatianus (et)
Tattius …ont donné un lot ».
Apparat critique
L. 2 et 3 : la fin est manquante. Ligature à la ligne 3 : N et T et T; V, N et T.
Commentaire
C’est une dédicace au dieu Saturne, qualifié de deus et de dominus. Cette inscription indique
la formule per religionem iussi. Cette formule signfie la construction des édifices sans
l’indication de leur nature; peut-être le temple lui même1287 ?
Bibliographie
Gauckler P., BAC, 1899, p. CCVII; 1900, p. 97, 13; Le Glay M., 1961, p. 300, 1; Cadotte A.,
2001, 93; 2007, 66.
G. Dédicace à Saturne Auguste par L. Postumius [---]mus
Référence : CIL, VIII, 23283 = AE, 1898, 95.
Support : deux fragments de corniche.
Dimensions : lettres très irrégulières mais nettes; sur la doucine d’une corniche à une hauteur
qui varie de 0, 03 à 0, 05.
Lieu de découverte : au-dessus de la fontaine romaine, sur le versant droit du ravin de Thala.
Datation : IIème - IIIème siècles.
Développement
Saturno Aug(usto) sacr(um). L(ucius) Pos[tumius ---]mus, baetilum cum columna
d(e) s(uo) fecit.
Traduction
« À Saturne Auguste consécration. Lucius Postumius […]mus, bétyle, avec colonne, a fait
(ceci) de son propre argent ».
245
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 115, 3; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 91; Le Glay M.,
1961, p. 301, 2; 1966, p. 272; Wesch-Klein, 1990, p. 186, 3; Rossignoli C., 1992, p. 73-102;
Benseddik N. et Lochin C., 2005, p. 270.
H. Dédicace à Saturne Auguste par M. Egrinius
Référence : CIL, VIII, 23284 = ILTun., 494.
Support : fragment d’une frise architravée.
Dimensions : Hl. 0 m 04 à 0 m 05.
Lieu de découverte : versant droit du ravin et un peu en amont de la fontaine romaine.
Développement
Saturno Aug(usto). M(arcus) Egrini[us---]/ cu[m---
Cette inscription peut se raccorder à la précédente.
Saturno Aug(usto). M(arcus) Egrinius port[icum] d(e) s(uo) f(ecit)/cu[m gradibus? ---]
Traduction
« À Saturne Auguste, Marcus Egrinius, a fait le portique avec les gradins, de son propre
argent ».
Apprat critique
L. 1 : P. Gauckler a lu : Megrnius et non M(arcus) Egrinius. Cette restitution s’appuie sur un
texte d’une dédicace mentionnant la construction d’un porticus columnata cum gradibus.
Bibliographie
Gauckler P., BAC, 1901, p. 141-142; Merlin A., NAM, XIV, 1907, p. 145; Le Glay M., 1961,
p. 301.
246
I. Dédicace à Saturne Auguste par P. Postumius Procolus, un flamine
Référence : CIL, VIII, 23286.
Support : autel en pierre calcaire, brisé dans sa partie supérieure.
Dimensions : H. 0, 95; L. 0, 60; ép. 0, 55; Hl. 0, 05.
État de conservation : le texte est morcelé en haut et en bas.
Lieu de découverte : ruines du temple.
Datation : 286-305 ?
Développement
[Saturno] / Aug(usto) sac[rum]. / P(ublius) Postumi[us], /Proculus fla/minatu suo/ aram d(e)
s(uo) f(ecit).
Traduction
« À Saturne Auguste consécration. Publius Postumius Procolus, durant son flaminat, a fait
l’autel de son propre argent ».
Commentaire
D’après M. Le Glay le dédicant de cet autel est un Postumius à l’exemple du dédicant du
bétyle de Thala. P. Postumius Proculus a offert un autel à Saturne à l’occasion de son
flaminat. C’est un signe d’attachement étroit des postumii au culte de Saturne. P. Postumius
Proculus qui a dédié un autel au dieu Saturne lors de son flaminat pourrait avoir un lien de
parenté avec L. Postumius1288.
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 116, 5; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 91; Kotula T., 1979,
p. 135; Le Glay M., 1961, p. 302, 5; Bassignano M.-S., p. 105, 3; Belkahia Karoui Th., 2009,
p. 574-575, 409.
247
J. Dédicace à Saturne ?
Référence : Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 115.
Lieu de découverte : au-dessous de la fontaine romaine, sur le versant droit du ravin de Thala.
Aux environs du temple de Saturne.
Lieu de conservation : Musée de Thala.
Datation : époque de Dioclétien.
Texte
C. N. ɖ ciuitati nostrae ɖ
K. La fin d’une dédicace mentionnant des portiques
Référence : CIL, VIII, 23290.
Support : fragment de corniche.
Lieu de découverte : au-dessus de la fontaine romaine, sur le versant droit du ravin de Thala.
Développement
….us] port[icum] d(e) s(uo) f(ecit).
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 115, 4; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 91; Le Glay M.,
1961, p. 301.
L. Des Ex-uoto à Saturne
● Ex-uoto à Saturne Auguste par les Extricati
Référence : CIL, VIII, 23285 = ILTun., 495 = ILPB, 151.
Support : stèle en calcaire arrondie au sommet.
Dimensions : H. 1 m; L. 0, 33; ch. ép. 0, 26 x 0, 14; Hl. 0, 025. Les lettres A ne sont pas
barrées.
État de conservation : mutilée dans la partie supérieure droite et brisée en deux fragments qui
se raccordent.
Datation : IIème siècle - IIIème siècle.
Décor
Cette stèle comporte six registres superposés. Le premier registre comporte une pomme de pin
occupant le milieu du fronton et entre deux rosaces à huit pétales. Le deuxième
registre comporte une grande corbeille basse en vannerie et pleine d’offrandes.
248
Dans le troisième registre, nous trouvons une série d’instruments alignés et constitués d’une
amphore, d’une pelle, d’un trépied, d’un sceau, d’un pain divisé et d’un grand vase.
Le quatrième registre figure deux béliers affrontés. Le cinquième registre comporte un taureau
tourné à droite. Le dernier registre comporte ce texte épigraphique :
Saturni Aug(usti). Ex/tricati. Nabor/is fili(i).
Traduction
« À Saturne Auguste. Les Extricati, fils de Nabor ».
Commentaire
Le nom Nabor d’origine africaine est très connu. A. Beschaouch pense à la possibilité de
l’utilisation du nominatif masculin pluriel et non seulement du génitif. Il mentionne que
l’emploi du génitif dans une dédicace n’est pas inaccoutumé et il évoque que « le génitif pour
le nom du dieu peut paraître insolite » ; il propose une date plus haute que celle donnée par M.
Le Glay1289.
Bibliographie
Gauckler P., BSNAF, 1898, p. 116, 6; Le Glay M., 1961, 9, p. 304-305, pl. X, fig. 1;
Beschaouch A., 1967, p. 401-412; CMA, suppl. p. 65, c. 1107, pl. L I, 2.
● M. Ex-uoto à Saturne par Felix ? Zanccarius
Référence : CIL, VIII, 23323 = ILTun., 496.
Développement
Felix / Zancca/rius cum / suis botum(!) / solbit.
Apparat critique
L. 1 : Felisx pour Felix.
Bibliographie
Gauckler P., BAC, 1901, p. 142, 72.
249
● Ex-uoto à Saturne par L. Petronius Victor
Référence : ILAfr., 196.
Support : linteau.
Dimensions : H. 0, 20 x L. 2 m, 35; Hl. 0 m, 055. Une simple corniche domine le linteau : H.0
m 18 x L. 2 m 55.
Lieu de découverte : sur le versant droit du ravin, au-dessus de la fontaine romaine.
État de conservation : brisé en trois morceaux qui s’accolent.
Datation : IIème - IIIème siècles.
L’inscription est gravée sur une même ligne. Elle est surmontée d’une petite moulure saillante
où nous lisons :
C(aius) Cornelius Saturninus. L(ucius) Petronius Vi[ctor], p[o]rticum d(e) s(uo) f(ecerunt).
Traduction
« Caius Cornelius Saturninus, (avec) Lucius Petronius Victor, a fait un portique à ses frais ».
Bibliographie
Merlin A. et Barué A., BAC, 1913, p. CCXII; Le Glay M., 1961, p. 301; Wesch-Klein G.,
1990, p. 187.
M. Dédicace aux Augustes Dioclétien et Maximien par le flamine perpétuel D. Amullius
Victorinus
Référence : CIL, VIII, 501.
Support : imprécis.
Dimensions : indéfinies.
État de conservation : bien conservé.
Lieu de découverte : incertain.
Datation : 286-305.
Développement
Saluis et imperanti/bus dd(ominis) n(ostris) Diocletiano / et Maximi(an)o Inv(ictis) Aug(ustis)
/ D(ecimus) Amuli[lius] Victor(i)nus f[l](amen) p(er)p(etuus) / ex liberalitat[e] sua
port[i]c(um) d(e) s(uo) [f(ecit)].
250
Traduction
« Étant saufs (ou prospères) et régnants sur l’Empire nos Seigneurs les Augustes Dioclétien et
Maximien, invincibles Augustes, Decimus Amullius Victorinus, flamine perpétuel, par suite
de sa libéralité a érigé un portique de son propre argent ».
Bibliographie
Guérin V., p. 328, 104; Kotula T., 1979, p. 135; Lepelley Cl., 1981, II, p. 316-317;
Bassignano M.-S., 1974, p. 105; Selmi S., 2006, p. 87, 92.
N. Épitaphe de Aelia Namphamina sacerdos magna
Référence : CIL, VIII, 505 = 11681.
Support : pierre encastrée dans le mur d’un jardin.
Datation : fin du Ier siècle et début du IIème siècle1290 ou le IIIème siècle1291.
Développement
Aelia Nam/phamina / Sacerdos / M[a]gna [---].
Traduction
« Aelia Namphamina, grande prêtresse …».
Commentaire
La mention d’une sacerdos magna dans cette inscription peut probablement justifier
l’existence d’un culte de Cérès1292.
Bibliographie
Drine A., I, 1986, p. 238; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 572; Sebaï L. L., 2011, p. 57.
O. Inscription mentionnant des sacerdotes indéterminés
Référence : CIL, VIII, 11679 = CIL, VIII, 23289.
Support : base.
Dimensions : H. 0, 16 (pour la base); H. 1, 02; 0, 50; Hl. 0, 065.
Développement
[---] sacerdotes [---]
251
P. Dédicace destinée à l’inuidus
Référence : CIL, VIII, 11683 = CLE, 1928, ENG 137 = ILTun., 491.
Support : pierre
Dimensions : H. 1, 09 m; 0, 52 m; épaiss. 0, 30 m.
Décor :
En haut du texte nous trouvons une tige à feuilles cordiformes et en bas nous trouvons un
phallus.
Développement
Hoc vide, vide / et vide, ut p(os)/sis plura vi/dere.
Traduction : (Chr. Hamdoune).
« Regardes ceci, regarde et regarde pour que tu puisses regarder davantage ».
Bibliographie
Merlin A., 1907, p. 802; 1940, p. 489.
Q. Les épitaphes de Thala
252
L. Labbeus Marullus II-III CIL, VIII, 532 = 11674.
M. Lucceius Felix II-III CIL, VIII, 533.
M. Luceius Maximus II-III CIL, VIII, 534.
L. Saturninus II-III CIL, VIII, 535.
Magnia Prima Fin Ier-début II CIL, VIII, 536.
Magnius Fortunatus fils de Quintus II-III CIL, VIII, 537.
Meuia Victoria fille de Marcus Ier CIL, VIII, 543.
Satura II-III CIL, VIII, 546 = 11707.
C. Manilius Titulus II-III CIL, VIII, 539 = 11703.
Marchia( ?) Namphamina II-III CIL, VIII, 540
L. Marius Ianuarius II-III CIL, VIII, 541
Maxima fille de Donatus II-III CIL, VIII, 542 = 11675
S. Munniatius Communus fils de Primigenius II-III CIL, VIII, 544 = 11706
S. Munniatius Felicius fils de Primigenius II-III CIL, VIII, 545.
Munniatia Satura fille de Sextus II-III CIL, VIII, 546 = 11707.
Octauia Ci[---] fille de Lucius Ier siècle CIL, VIII, 547.
Octauia Saturna II-III CIL, VIII, 548 = 11708.
L. Oppius Paulinus II-III CIL, VIII, 549.
C. Pompeius Felix fils de Caius II-III CIL, VIII, 550.
L. Postumius Muntanus II-III CIL, VIII, 551.
Rubelia Prima fille de Caius II-III CIL, VIII, 552 = 11691.
Q. Vettius Cu[---] Ier s CIL, VIII, 553 = 11687.
Plaetoria Vitalis fille de Marcus II-III CIL, VIII, 554.
T. Pompeius Luctegus II-III CIL, VIII, 555.
Postumia Fausta II-III CIL, VIII, 556.
Saronius ou Saronia II-III CIL, VIII, 557.
Saturninus fils de Faustus II-III CIL, VIII, 558.
Saturnina II-III CIL, VIII, 559.
Seruia Paula fille de Lucius II-III CIL, VIII, 560.
-Sulpicius Felix II-III CIL, VIII, 561 = 11717.
-Sulpicius Ianuarius
-Sulpicius Do[---]
-Aelia Sabina
L. Tanonius Ianuarius II-III CIL, VIII, 562.
L. Tattius Rogatus II-III CIL, VIII, 563.
Tupidia Ianuaria II-III CIL, VIII, 565 = 11676.
L. Valerius Blandus fils de Lucius II-III CIL, VIII, 566.
Valeria Donata fille de Caius II-III CIL, VIII, 567.
Valeria Quarta II-III CIL, VIII, 568.
Valeria Victoria II-III CIL, VIII, 569.
L. Volussenius Maximus II-III CIL, VIII, 570.
Postumia Secunda et les Postumii II-III CIL, VIII, 573; ILTun., 502.
P. Aelius Augendus II-III ILAfr., 197; ILTun., 499 / BAC, 1916,
CXCVI.
-Bebia Victoria II-III ILAfr., 197, 3 / BAC, 1916, CXCVI.
-Q. Agrius Marchelus
Considia Prima II-III ILAfr., 197, 6 / BAC, 1916, CXCVI.
Agria Marcella II-III ILAfr., 197, 2 / BAC, 1916, CXCVI.
Siluana II-III ILAfr., 197, 7 / BAC, 1916, CXCVI.
L. Cesonius Victor II-III ILAfr., 197.
Q. Fuluius Victorianus II-III CIL, VIII, 23288.
Faonia Fortunata (?) II-III CIL, VIII, 23307.
Saturnina II-III CIL, VIII, 23319.
253
-L. Marcius fils de Lucius II-III CIL, VIII, 23295.
-L. Marcius
Q. Aberrinius Proculus II-III CIL, VIII, 23298.
C. Baebius Rogatus fin Ier-début I CIL, VIII, 23299.
L. Calpurnius Nouelus II-III CIL, VIII, 23301.
Calpurnia Honorata II-III CIL, VIII, 23302.
L. Carmeius Roggatus II-III CIL, VIII, 23303.
C. Claudius Felix II-III CIL, VIII, 23304.
Q. Considius II-III CIL, VIII, 23305.
Fuluia Quinta Fin Ier-début II CIL, VIII, 23309.
C. Licinius Gem[---] II-III CIL, VIII, 23310.
Licinia II-III CIL, VIII, 23310.
Lucretia Pa[---] II-III CIL, VIII, 23312.
Mamonius Getulicus II-III CIL, VIII, 23314.
[M]arius [F]ortunius II-III CIL, VIII, 23315.
Petronius Tiro ? II-III CIL, VIII, 23316 = ILPB, 152.
Postumia Maurica II-III CIL, VIII, 23317.
Quinta fille de Mutunis II-III CIL, VIII, 23317a.
Sexta Rufina II-III CIL, VIII, 23318.
Selcat fille de Balenis II-III CIL, VIII, 23320.
P. Titinius Dexter II-III CIL, VIII, 23321.
Q. Valerius Optatus II-III CIL, VIII, 23322.
Valeria Restuta II-III CIL, VIII, 23322a.
-Tannonia Felicia II-III ILTun., 499.
-Lelius Felix
Q. Aberrinia Procula II-III ILTun., 499.
-Tannonia Fortunata II-III ILTun., 499 / BAC, 1930-1931, p. 215.
-M. Duresius Barachianus
-Tannonia Getula II-III ILTun., 499.
-L. Tanonius Ini[---]
-L. Tanonius Flauianus II-III ILTun., 499.
-Tanonius Namphamo II-III ILTun., 499.
- Postumia Matrona
-Po(m)stumia Matrona et Postumia Saturnina II-III ILTun., 499
-Trebelius Primus II-III ILTun., 499 / BAC, 1931-1632, p. 224.
-C. Vettius Firmus II-III ILTun., 499.
-M. Lucretius II-III ILTun., 499.
-M. Lucretius Silanus
Q. Vinius II-III ILTun., 499, 8 / BAC, 1928-1929, p.
346, n°3.
Caeria II-III ILTun., 499.
Du ? Rogatus II-III ILTun., 499.
Domitia II-III ILTun., 499.
Agria Namgedde II-III ILTun., 499.
P(e)tronia Felic(u)la II-III ILTun., 499.
-Agria Solut(a) II-III ILTun., 499, 3; BAC, 1930-1931, p.
-Gemienus Fuscus 214.
-Secunda Trebelia II-III ILTun., 499 / BAC, 1930-1931, p. 214.
-Postumius Saturninus
Salustia Ospita II-III ILTun., 499.
[---] ? Iulius Cosciuius II-III BAC, 1900, 99.
Q. Caecilius Crescens fils de Quintus Ier AE, 2009, 1678.
Calpurnia Nouella II-III AE, 2009, 1679.
254
Crepereius Saturus Ier AE, 2009, 1681.
M. Crepereius Victor Ier AE, 2009, 1682.
C. Domitius Celsus Ier AE, 2009, 1683.
P. Iulius Clemens fils de Caius Ier AE, 2009, 1684.
Iulia Africana fille de Caius Ier AE, 2009, 1685.
M. Lucceius Castus II-III AE, 2009, 1686.
Pompeia Siddena ? II-III AE, 2009, 1689.
255
27. Hr. Sidi Mohamed Ech Chaffaï
Selon S. Aounallah un pagus de citoyens romains peut être situé à Sidi Mohamed Ech
Chaffaï1293. Des terres obtenues par les coloni de ce pagus appartiennent à ce district
administratif de cheikhat de Sidi Ech Chaffaï (Cheikhat de Maguer), d’où provient la dédicace
mentionnant un paganicum et des magistri1294. Ce site se trouve à 8 km à l’ouest de Thala.
Selon A. M’charek ce lieu de découverte de la dédicace appartient à Thala et correspond au
district de Maguer1295.
A. Dédicace pour le salut notre maître (indéterminé) par les Cultores de Jupiter pour
commémorer la construction d’un paganicum
Référence : CIL, VIII, 23326 = AE, 1999, 1813.
Support : plaque de grès.
Dimensions : 20, 5 x 35, 5 x 3, 5; cadre 18 x 33; Hl. 2, 5.
État de conservation : le texte semble être incomplet en bas.
Lieu de conservation : jardin du Musée de Sousse (Inv. M. XIX. Ro).
Datation : IIIème siècle.
Développement
Pro salute{m} / domini nostri. / Cultores Iouis / Optimi Maximi / paganicum su(u)m su/a
p<e>q<u>nia (vac.) a(nno) / magistri (vac.) Atuci / --- ?
Traduction (S. Aounallah).
« Pour le salut de notre maître. Les Cultores de Jupiter très grand et très bon ont construit à
leurs frais leur paganicum, en l’année du magister Atucus … ? ».
Apparat critique
L. 5 : S. Aounallah, 2010, p. 98 : Magistri V---ptuci; Magistr. IV [---] Atuci; Magistri V. ---
Atuci.
256
L. 7 : ligature de MM dans magistri. Le premier M n’était pas lu par les premiers éditeurs. Le
redoublement de cette lettre permet la restitution de cette ligne en : mmagistri (duo)
[pagi]1296; selon S. Aounallah il faut lire A. MAGISTRI.
Les deux premières lettres de la dernière ligne conservée sont gravées en dehors du champ
épigraphique, paraît-il pour les deux dernières lettres ? Au milieu des dernières lignes le texte
épigraphique est perforé1297.
Commentaire
Selon H. De Villefosse et P. Gauckler, le Paganicum peut être un édifice public utilisé par les
habitants de cette petite localité antique 1298. Dans une autre inscription1299, nous citons des
citoyens de Aubuzza qui dédiaient au génie de Sicca un paganicum1300. Le terme paganicum
peut aussi signifier la campagne ou la propriété rurale 1301.
Bibliographie
Gauckler P., BAC, 1905, p. CXCI-CXCII; De Villefosse H., et Gauckler P., CRAI, 1905, vol.
49, 3, p. 296; Bezina Ben Abdallah Z., 1999, p. 51, 2, fig. 47 (révisée par S. Aounallah);
Belfaida A., 2008, 167; Aounallah S., 2010, p. 97-98, fig. 9.
257
B. Épitaphe attestée à Hr. Sidi Mohamed Ech Chaffaï
258
30. Les épitaphes de Menegesem ?
259
33. Les épitaphes de Hr. Es Siouda
260
35. Sufetula / Sbeïtla
Sufetula diminutif de Sufes1304, est un nœud routier très important1305. Elle est
également un "carrefour" essentiel des voies et un centre commercial situé au centre de la
Byzacène1306. Depuis les recherches de N. Duval, l’histoire municipale de Sufetula est remise
en doute1307. S. Aounallah admet l’hypothèse d’une cité autochtone ou d’une petite
agglomération de vétérans qui s’évolua après en une colonie que celui d’un municipe 1308. En
outre, les travaux de M. Khanoussi sur l’histoire de la cité de Sufetula fournissent quelques
hypothèses1309. D’autres rexlexions sérieuses portant sur la vie municipale et les hommages
publics nous donnent plus de précisions sur cette question 1310. Récemment, le titre
municipium de la cité a fait couler beaucoup d’encre. L’histoire municipale a été enrichie par
L. Naddari qui propose une nouvelle interprétation du bornage des environs orientaux de la
cité de Sufetula1311. L’auteur arrive à étudier la nature du municipe de Sufetula et ses termini
post-quem et ante quem1312. Sufetula avait un praefectus iure dicundo parmi ses magistrats
municipaux suppléant des duumuiri et qui s’occupait de la juridiction hors de la ville 1313. Elle
est devenue une colonie au plus tard à l’époque de Sévère Alexandre. Sufetula a continué sa
prépondérance à l’époque chrétienne et jusqu'au VIème siècle1314.
1304 Duval N., 1964, p. 87-102 : le diminutif "sufes" n’est pas unanime.
1305 Toutain J., 1896, p. 36; Gascou J., 1972, p. 31.
1306 Saladin H., NAM, 3ème série, t. XIII, 1887, p. 66-68; De Lespinasse-Langeac M., 1893, p. 172-173;
Toutain J., 1896, p. 36, p. 40, p. 158, p. 300, et p. 302; Diehl Ch., 1896, p. 237; p. 269, p. 279, p. 370, p. 557-
562; Cagnat R., BAC, 1901, p. CXLIV; Julien Ch.-A., 1951, p. 170; Cèbe J.-P., MEFRA, t. 69, 1957, p. 163-206;
Duval N. et Baratte F., 1973; 1982, p. 596-632, pl. 13; 1990, p. 495-536.
1307 ILAfr., 136; ILPS, p. 437, n°56; cf. Gascou J., 1972, p. 30.
1308 Aounallah S., 2001, p. 107-113.
1309 Khanoussi M., 2008, p. 77-78; 2010, p. 223.
1310 Belkahia-Karoui Th., 2008, p. 59-72.
1311 Naddari L., 2008 a, p. 157-183; 2014, p. 23-36.
1312 Naddari L., 2014, p. 37-49.
1313 CIL, VIII, 23226 = ILTun., 363 = ILPS, 62; Naddari L., 2014, p. 7.
1314 Duval N., 1964, p. 87-102.
261
1. Dédicaces et ex-uoto
A. Dédicace à Junon à la forme d’une épigramme
Référence : CIL, VIII, 251 = 11405; CLE, 220; Cholodniak, 481 = ILS, 3123 = ILTun., 359.
Support : pierre
Dimensions : 54 cm x 78 cm; Hl. de 5 à 6 cm.
Lieu de conservation : l’ancienne maison de fouilles, vue encore en 1963, 1966 et 1969.
Décor : une palme à la fin de la première ligne; hedera à la ligne cinq.
Datation : fin du IIème siècle (d’après les études de Wrede [1981])1315.
Développement
Genitor Iunonem dedicat / Alteque Pompeiae locat. / Leuamen hoc doloribus / Lacrimisque
pausam credidit. / At nunc uidendo iugiter / et fletum et gemitus integrat.
Traduction
« Son père dédie une Junon et la place bien haut en l’honneur de Pompeia. Il a cru que ce
serait un soulagement pour sa douleur et pour ses larmes un répit. Mais en réalité, il ne cesse
de la regarder et se remet à pleurer et gémir ».
Commentaire
Cette inscription à la forme d’une épigramme n’est pas une épitaphe; c’est plutôt une dédicace
mentionnant l’érection d’un buste ou d’une statue de Junon ayant les traits de la défunte1316.
Bibliographie
ILPS, 168; Pikhaus D., 1994, B 29; Hamdoune Chr., 2011, p. 26, 7.
262
B. Dédicace au génie du Sénat, Conseruator d’empereurs indéterminés
Référence : AE, 1911, 10 = ILAfr., 118.
Support : partie d’une base supérieure; le bas du texte a disparu.
Dimensions : 0, 36 x 0, 30; Hl. 0, 045.
État de conservation : très bien conservée
Lieu de découverte : dans l’enceinte du temple.
Développement
Genio Senatus, con/seruatori domi/norum [nostrorum ---]
Traduction
« Au Génie du sénat, conservateur de nos Seigneurs … ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1911, p. CXLVIII; 1912, p. 18; ILPS, 1, fig. 2; Selmi S., 2006, p. 27, 23.
C. Dédicace à Neptune Auguste par L. Caecilius Maximinus, flamine
Référence : AE, 1909, 16 = ILAfr., 119.
Support : base réemployée dans un mur du forum.
Dimensions : 0. 83 x 0. 63; Hl. 0. 08 - 0. 05.
Lieu de découverte : dans l’enceinte des temples. Le long du mur de la basilique chrétienne.
État de conservation : enceinte des temples.
Datation : IIème siècle.
Développement
N(eptuno) / Aug(usto) sacr(um) / L(ucius) Caecilius Maxi/minus ex summa / Honoraria
fla/moni sui posuit / idemq(ue) / dedicavit. / D(ecreto) d(ecurionum).
Traduction
« À Neptune Auguste consécration, Lucius Caecilius Maximinus, en l’honneur de son
flaminat a versé la somme honoraire, a érigé cette base et de même l’a dédié. Décret de
décurions ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1909, p. CLXV; Bassignano M.-S., 1974, p. 65, 7; ILPS, 2, fig. 3 a; Belkahia
Karoui Th., 2009, p. 529, 324; Hamdoune Chr., 2010, p. 254.
263
D. Dédicace à [Neptune] rex Pelagicus par [---] Aufidius Domitianus, chevalier romain
Référence : AE, 2004, 1671.
Support : stèle taillée dans une pierre de calcaire d’une couleur verdâtre.
Dimensions conservées : H. 74 cm; L. 30 cm; épaiss. 39 cm; Hl. 5 cm pour les 3 premières
lignes et 3, 5 cm pour les lignes suivantes.
Lieu de découverte : trouvée dans la crypte dite de Junon.
État de conservation : brisée en haut et à gauche.
Restitution et Développement
[Neptuno] regi pelagico Aug(usto)1317. / [-] Aufidius Do/mitianus eq(ues) r(omanus) [---].
Traduction
« À Neptune, roi des ondes Auguste. […] Aufidius Domitianus, chevalier romain (a fait
ceci)».
Bibliographie
Khanoussi M., 2004, p. 1158.
E. Dédicace à Vénus Genetrix Augusti par C. Caecilius Maximinus duumuir
Référence : ILAfr., 120.
Support : base.
Dimensions : 0, 90 x 0, 66; Hl. : l. 1, 0, 0 85; l. 2, 0, 075; l. 3 à 6, 0, 07; l. 7, 0, 04.
Lieu de découverte : trouvée au forum.
Lieu de conservation : enceinte des temples.
Datation : IIème siècle selon M. Le Glay1318.
Développement
Veneri / Genetri/ci Aug(ustae) sac(rum). / C(aius) Caecili/us Maximi/nus, IIuir, fe/cit.
Traduction
« À Vénus Genetrix Augusta consécration. Caius Caecilius Maximinus, duumvir a fait ceci ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1911, p. CXLIX; ILPS, 5, fig. 3 b; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 529, 323.
1317 M. Khanoussi a proposé deux possibilités de lectures pour la première ligne même s’il y a seulement le bas
des deux lettres : soit le mot DEO soit le nom NEPTUNO. Selon lui, la seconde lecture est plus acceptable.
1318 Le Glay M., 1984, p. 50.
264
E. Dédicace à Q. Fabius Saturninus Honoratianus sacerdos d’une divinité poliade
indéterminée par l’ensemble des curies de la cité de Sufetula
Référence : CIL, VIII, 11344 = AE, 1957, 75.
Support : base.
Dimensions : H. 1 m 07; L. 0 m 50; ép. 0 m 50; Hl. 0 m 08, (belles capitales).
Datation : IIIème siècle1319 ?
Développement
Q(uinto) Fabio Sa/turnino Hono/ratiano, sacerdo/ti Dei Patrii, ob in/nocente(m) actu(m) in /
[utro]que IIuiratu / [---] mi Flauiani / [---] uniuersae / [c]uria[e].
Apparat critique
L. 1 : dans le BAC, 1954, p. 121 : la première lettre est un G et non un Q.
L. 6 : G.-Ch. Picard propose la lecture suivante : [petition]e IIuirat[us].
Les deux lignes qui portent les noms des dédicants sont difficiles à interpréter.
Bibliographie
Guérin V., 1862, p. 379, 152; Wilmanns, Temple II, p. 339; Picard G.-Ch., CRAI, 1953, p.
324; BAC, 1954, p. 121-122, 32; 118; ILPS, 54; Cadotte A., 2001, 101; Khanoussi M., 2004,
p. 1155; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 530, 325.
265
F. Ex-uoto à Saturne par L. Aemilius Maximus, sacerdos
Référence : AE, 1957, 206.
Support : stèle en calcaire munie d’un pédoncule.
Dimensions : H. 0. 97 cm; L. 0. 39 cm; épaiss. 7, 5 cm; ch. ép. 0, 35 x 0, 26; Hl. 2, 5 cm-3 cm.
Lettres A non barrées.
Lieu de découverte : trouvée vers 1953 dans un important tumulus de cendres à l’ouest de la
route de Kasserine et copiée par N. Duval.
Datation : IIème - IIIème siècles.
Décor
Le fronton de cette stèle triangulaire est flanqué d’acrotères aux extrémités et orné de motifs
en relief plat. Dans le tympan figure une pomme de pin. Le premier registre, à gauche,
comporte un taureau aux yeux ovales et à droite un autel à cornes sur un piédestal. Le registre
médian est orné de deux béliers à longues queues, affrontés et séparés par une ciste
cylindrique. Au-dessous nous trouvons ce texte épigraphique :
Saturno Aug(usto) sac(rum). / L(ucius) Aemilius Max/imus, sacerdos/ u(otum) s(oluit) l(ibens)
a(nimo).
Traduction
« À Saturne Auguste consécration. Lucius Aemilius Maximus, sacerdoce, a accompli son vœu
de plein gré ».
Apparat critique
D’après N. Duval, la présence autour de la stèle d’une quantité de cendres est un indice de
l’existence d’un lieu de sacrifice 1320.
Bibliographie
Duval N., MEFRA, LXVIII, p. 255, 1, pl. I, 1; 1969-1970, 18; ILPS, 3; Le Glay M., 1961, 1,
p. 321-322 pl. XI, fig. 4.
266
G. Des Ex-uoto à Saturne
● Ex-uoto à Saturne
Référence : Duval N., 1969-1970, 15.
Support : stèle.
Dimensions : épaiss. 5 cm.
État de conservation : en bas non brisée.
Lieu de découverte : recueillie dans le déblaiement du devant de l’abside. Dans la basilique
VI, (trouvée en l’année 1954-1955).
Décor
Dans cette stèle subsiste un décor varié : des morceaux de tiges, une grappe picorée par un
oiseau et une feuille de vigne. À gauche, figurent une feuille et une grappe, une partie d’une
rosace étoilée et une extrémité d’une aile. Un croissant semble être existé au centre1321.
Cette stèle pourrait être vouée à Saturne1322 . À droite, sont gravés sur trois lignes les lettres T,
R (5 cm) et la lettre E (2, 5 cm).
● Ex-voto qui pourraient être consacrés à Saturne
Ex-uoto de C. Aurelius
Référence : Merlin A., BAC, 1909, p. CLXVI.
Support: bloc de marbre.
Dimensions: 0. m 50 x 0. m 29; Hl. 0. m 035.
Lieu de découverte : trouvé en 1908-1909 à l’ouest de la basilique V.
État de conservation : réutilisé comme jambage de porte.
Lieu de conservation : à l’ouest du fortin le plus proche des temples.
Développement
C(aius) Aurelius/ u(o)tum red/did(i)t.
Traduction
« Caius Aurelius a accompli son vœux (et l’a) réédité ».
Apparat critique
L.1 : nous pouvons lire soit Caius Aurelius soit Quintus Aurelius.
267
Ex-uoto d’un inconnu et les siens
Référence : Duval N., 1969-1970, 14.
Support : piédestal d’une statuette ? Réemployée comme une dalle.
Dimensions : 1 m 04; Hl. varie de 7 cm à 12, 5 cm.
En haut il y a un bandeau de 4 cm en légère saillie de 1 cm.
Développement
[---]cum su/is uotu/m sol/uit.
Bibliographie
ILPS, 167.
Inscription qui peut mentionner une formule votive
Référence : Duval N., 1970, p. 275-276, 19, fig. 24 et fig. 25.
Support : stèle enfoncée en terre calcaire (base fruste).
Lieu de découverte : la colline de cendres, fouillée vers 1953.
Dimensions : H. 1, 69; L. 34 cm; épaisseur irrégulière et varie entre 15 et 20 cm; Hauteur de
l’épitaphe 22 x 15 cm; Hl. varie de 2 à 2, 5 cm, (lettres gravées superficiellement).
Datation : Ier siècle selon N. Duval1323.
Développement
T. Ofasio Apate / filia. / V(ixit) anis LXX./ E(res ?) f(ecit) u(otum ?) pia.
Apparat critique
Le développement de la dernière formule est donné sous réserves. Nous hésitons entre la
formule votive et la formule funéraire 1324.
Bibliographie
Hitchner R. B., 1982, p. 173; Duval N., 1990, p. 503.
268
Ex-uoto d’un inconnu et les siens
Référence : AE, 1989, 796.
Support : piédestal d’une statuette ?
Dimensions : 104 x 29 à 34 x 15 cm. Hl. de 7 à 12, 5 cm.
Développement
[---] / cum su/is uotu/m sol/uit.
Bibliographie
Duval N., 1969-1970, 14; ILPS, 7.
G. Dédicace au dieu Sol par Recupera/[---].
Référence : AE, 1957, 76.
Support : fragment d’une inscription monumentale trouvé en 1953.
Dimensions : H. du bloc 0. m 42; L. 0. m 81; Hl. 0. m 20.
État de conservation : réemployé dans un mur de basse époque, devant l’un des fortins.
Datation : IIIème siècle ? Grâce à la présence de l’épithète deus qui peut remonter au règne de
l’empereur Élagabal1325.
Développement
Deo Sol(i). / Recupera/[…].
Apparat critique
AE, 1957, 76 : nous trouvons recupera(to?).
Commentaire
C’est un fragment d’une dédicace qui provient d’un temple. Le dieu Sol est qualifié de deus.
Bibliographie
Picard G. - CH., BAC, 1954, 33, p. 122; CRAI, 1953, p. 324; ILPS, 4; Cadotte A., 2001, 100.
269
H. Hommage rendu à C. Turranius Siluanus flamine d’Auguste fait par l’ensemble des
curies et des juges.
Référence : CIL, VIII, 23226 = ILTun., 363.
Support : base trouvée en 1906 et réutilisée dans l’enceinte du forum.
Datation : IIème siècle - début du IIIème siècle.
Développement
C(aio) Turranio C(aii) f(ilio) Quir(ina) / Siluano, fl(amini) Aug(usti), q(uaestori) arc(ae) ?, /
praef(ecto) i(ure) d(icundo), IIuiro, ob insig/nem simplicitatem eius / et in IIuiratum erga
om/nes inn[ocenti]am, curi/ae uniuersae at decla/randam testificandamq(ue) / iudicii et
adfectionis suae religio/nem aere conlato fecer(unt) et dedicauer(unt).
Traduction
« À Caius Turranius Siluanus, fils de Caius, de la tribu Quirina, flamine d’Auguste, questeur
de l’arca, préfet pour dire le droit, pour son insigne simplicité et pour son duumuirat, en
raison de son innocence, les curies et les juges ayant proclamé et témoigné sa disposition à sa
religion, par souscription, ont fait et ont dédié (ceci) ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1907, p. XII; Bassignano M.-S., 1974, p. 65, 3; ILPS, 62, fig. 40; Belkahia
Karoui Th., 2008, p. 63.
I. Hommage à L. Pompeius [---]ianus flamine perpétuel, par le populus uniuersus
curiarum
Référence : ILAfr., 138.
Support : base trouvée au forum en 1908.
Datation : fin du IIème - début du IIIème siècle. La IIème légion Adiutrix pia fidelis était en
Bretagne entre 71 et 85 et stationnée au IIème siècle en Pannonie inférieure 1326.
Développement
L(ucio) Pompeio L(ucii) fil(io) Qui/[rin][a---] [iano], centurio lib(rarius)/leg(ati) leg(ionis) II
Adjutricis, p(iae) f(idelis) sexsmen(stris),/ fl(amen) p(er)p(etuus), populus/uniuersus
curi/arum ob singula/rem ac noui erga se/exempli liberali/tatem innocentissi/mo ciui
statu[am fec]it.
1326 Jarret M. G., 1972, p. 204; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 522.
270
Traduction
« À Lucius Pompeius [---]ianus, fils de Lucius, de la tribu Quirina, centurion, écrivain, légat
de la deuxième légion Adjutrix, pieux, fidèle, bienfaiteur, flamine perpétuel. Le peuple et
l’ensemble des curies pour sa singularité, encore originale. À l’égard de sa libéralité
exemplaire, a posé la statue au très innocent citoyen ».
Bibliographie
Merlin A., 1912, p. 22; Ritterling, RE, XII, 1454; Jarret M.-G., 1958, p. 234; 1972, p. 204,
110; Bassignano M.-S., 1974, p. 64, 1; ILPS, 59, fig. 37; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 521-
522, 311.
J. Hommage à L. Valgius Fortis, flamine perpétuel, par ses parents Antonius Priscianus,
Antonius Argentius et Aelius Maiulus
Référence : AE, 1917-18, 61 = ILAfr., 139.
Support : base trouvée en 1916 à l’accès des thermes et revue par N. Duval.
Datation : fin IIème - début IIIème siècle.
Développement
Carpenti / L(ucio) Valgio L(uci) f(ilio) Quir(ina) Forti fl(amini) p(er)p(etuo) / eximiae
adfectionis et / praestantiae in singulos/universosque viro / Antonii Priscianus et / Argentius
et Aelius / Maiulus parenti incom/parabili.
Traduction
« À Lucius Valgius Fortis, fils de Lucius, de la tribu Quirina, dit Carpentius, flamine
perpétuel, homme d’une excellente supériorité individuelle et universelle. Les Antonii
Priscianus et Argentius et Aelius Maiulus, (ont fait ceci) à leur parent incomparable».
Commentaire
L. 1 : selon une suggestion orale de L. Naddari, il est possible de lire Carpenti, un nominatif
pluriel et non un génitif singulier. Ainsi, Carpentii serait le nom d’un groupement, une
sodalité à laquelle appartient le noble honoré. Cette même idée a été signalée par Th. Belkahia
Karoui suite aux conseils de A. Beschaouch1327.
271
Bibliographie
Bassignano M.-S., 1974, p. 64, 2; ILPS, 64, fig. 41; Dupuis X., 1992, p. 144 et p. 149-151;
Belkahia Karoui Th., 2008, p. 64-65.
K. Dédicace à L. Caecilius Athenaeus, flamine perpétuel, par l’ensemble du populus et
les curies de la colonie de Sufetula
Référence : CIL, VIII, 11340 = ILS, 6835.
Datation : IIIème siècle; selon H.-G Pflaum, H. Devijer et R. P. Duncan Jones, entre 222-235;
voir Belkahia Karoui (Th.), 2009, p. 519. Début IIIème siècle selon S. Aounallah, 2001, p. 111.
Développement
L(ucio) Caecilio L(uci) f(ilio) Athe/naeo aedilicio IIuirali / iuueni munerario fl(amini)
p(er)p(etuo) / eq(uiti) R(omano) a militiis proc(uratori) / Aug(usti) n(ostri) ab [epistulis(?)] /
ob insignem morum / clementiam et erga singulos / uniuersosq(ue) ciues liberalitatem / et
administrationem IIuiratus / innocuam et singularem uo/luptatem editionem obque / fili(i)
eius Caecili Donati Aufidia/ni fl(aminis) p(er)p(etui) honorem splendidis/simus ordo et
uniuersus popul(us) / curiarum col(loniae) Sufetulensis / aeternum gratiarum / suarum
testimonium po/suit idemque dedicauit.
Traduction
« À Lucius Caecilius Athenaeus, fils de Lucius, ancien édile, ancien duumuir, jeune
munerarius, flamine perpétuel, chevalier romain a militiis, procurateur de notre Auguste
chargé des lettres, pour les éminents responsables, la clémence, et en raison de sa singularité
pour l’ensemble des citoyens, la générosité et la gestion innocente du duumuirat et le
singulier bénéfice fait, ses fils Caecilius, Donatus, Aufidianus, flamines perpétuels honorés.
Le très splendide ordre et l’ensemble du populus (et) les curies de la colonie de Sufetula, par
leur grâces et leur témoignage éternel, ont posé et dédié (ceci) ».
Commentaire
Chez N. Duval nous trouvons le fils Caecilius Donatus Aufidianus1328.
Bibliographie
Pflaum H.-G., 1960-1961; suppl. 1982, 319; Athenaeum, n. s., 54, 1976, p. 157 = Scripta
Varia I, p. 398; Jarret M. G., 1958, pr. 39; 1963, p. 218, 2; Bassignano M.-S., 1974, p. 65, 4;
272
Devijer H., 1976-1977, (indices 1980), C7; Duncan-Jones R., 1962, p. 166, 3; Millar F., 1977,
p. 99; Hitchner R. B., 1982, p. 181-182; Wesch-Klein G., 1990, p. 177, 4; ILPS, 48, fig. 27;
Belkahia Karoui Th., 2008, p. 63; 2009, 308, p. 519.
L. Hommage à M. Aelius […] Candidianus, flamine perpétuel, par l’ordo splendidissimus
reipublicae sufetulensis
Référence : AE, 1954, 59.
Support : base de statue trouvée en 1953, près des fortins, au sud de la ville.
État de conservation : fragmentaire.
Lieu de découverte : non distant des fortins sud de la ville.
Datation : dernier tiers du IIIème siècle, (époque de Constantin ou peu postérieure).
Développement
M(arco) Ael(io) --- Candidia[no], / c(larissimo) u(iro) pr[ouinciae Valeriae Byzacanae,
cons?]ulari pa/tro[no, --- or]d(o) splendidis/[simus reipublicae Su]fetulensium / [ob insignem
a]morem in /[ciues]--- memoriae / [cons]uli (sic) /---Seuerus, u(ir) e(gregius) fl(amen)
p(er)p(etuus), / [curator] reipublicae, statuam de suo / fecit.
Traduction
« À Marcus Aelius […] Candidianus, homme clarissime, consulaire de la Provincia Valeria
Byzacena, patron […]. L’ordre très splendide de la respublica de Sufetula, pour son
remarquable amour envers ses compatriotes, consul, […] Seuerus, homme remarquable,
flamine perpétuel, curateur de la respublica, (qui) a érigé la statue à ses frais ».
Apparat critique
L. 1 : la deuxième lettre pourrait être un C ou un L mais la lecture Ael[io est la plus
acceptable.
L. 2 : restitution : pr[ou(inciae Byzac(enae) con]sulari. En fait, la datation de cette inscription
pose un problème. La Byzacène était jusqu’à 326 gouvernée par des Praesides et elle n’a été
gouvernée par des consulaires qu’aux alentour de 328 au plus tôt alors que le titre de uir
egregius porté par le curator reipublicae Seuerus disparaît sous Constantin. Candidianus
pourrait être le gouverneur d’une autre province 1329.
273
L. 6 et 7 : la formule [ob insignem a] morem in [ciues] inciterait à croire que ce gouverneur
est originaire de la cité de Sufetula1330. Dans les deux lignes 6 et 7, cette restitution est
possible : praeclarae] memoriae [cons]ule, par erreur le graveur a mis l’ablatif pour le datif.
Bibliographie
Picard G., CRAI, 1953, p. 324; BAC, 1954, 31, p. 121; Le Glay M., p. 231; Jones A. H. M.,
Martindale J. R., Morris J., 1971, I, 179; Bassignano M.-S., 1974, p. 65, 5; Lepelley Cl., 1981,
II, p. 311 - p. 312; Kuhoff W., 1983, p. 60 et 33; Krause J.-U., 1987, p. 61; ILPS, 40; Selmi
S., 2006, p. 91, 99.
M. Dédicace par un notable local, flamine perpétuel et curator reipublicae
Référence : CIL, VIII, 11351.
Dimensions : H. 0. m 40; L. 1 m; Hl. 0. m 15.
État de conservation : fragmentée.
Développement
[---f]l(amen) p(er)p(etuus) cur(ator) rei p(ublicae) [---].
Traduction
« […] flamine perpétuel, curateur de la république […] ».
Bibliographie
De Villefosse H., BAC, 1885, p. 233, 925; Bassignano M.-S., 1974, p. 65, 6; ILPS, 66.
N. Hommage à M. Magnius Seuerus, flamine perpétuel, par le splendidissmus ordo
Sufetulensis
Référence : CIL, VIII, 11346.
Développement
Support : base trouvée en 1884 et réutilisée dans l’amphithéâtre. Elle est sur place d’après N.
Duval en 1970.
Développement
M(arco) Magnio / Seuero, fl(amini) p(er)p(etuo), / ciui incom/parabili, / ob merita /
splendidissi/[m]us ordo / Sufetulensis. / D(ecreto) d(ecurionum), p(ecunia) p(ublica).
274
Traduction
« À Marcus Magnius Seuerus, flamine perpétuel, citoyen incomparable, pour ses mérites le
très splendide ordre de Sufetula (a fait ceci). Décret des décurions, argent public ».
Bibliographie
Boyé M., Ant. Afr., 1885, 764; De Villefosse H., Ant. Afr., 1885, 935; Bassignano M.-S.,
1974, p. 65, 8; ILPS, 57.
O. Dédicace de M. Antonius [---] flamine difficile à identifier
Référence : AE, 1964, 77.
Développement
M(arcus) Anto[nius ---] / per M[---] / flam(inem) [---]. / v(otum) s(olvit) l(ibens) a(nimo).
Traduction
« Marcus Antonius […], flamine? […], a accompli son vœu, de plein gré ».
Bibliographie
Bassignano M.-S., 1974, p. 67.
P. Base dédiée à Iulia Lucina ( ?), femme ( ?) de L. Turranius [Vica]nus Felic[ior], par
l’ord[o] splen[dissi]mu[s.
Référence : ILAfr., 136.
Support : base entourée d’une moulure plate.
Dimensions : H. 0 m. 88; L. 0 m. 29; épaiss. 0 m. 50; Hl. 0 m. 07.
Lieu de découverte : aux abords du forum.
État de conservation : brisée à droite et endommagée en haut.
Développement
Iuli[ae] / Lucina[e] /, L. Turran[I Vica]/ni Felic[ioris conjugi ?] / ord[o] / splend[idissi-] /
mu[s].
Apparat critique : Aounallah S., 2001, p. 109.
L. 2 : il faut ajouter après Lucina[e] la formule fl. perp-pp…, pour flaminicae perpetuae.
L. 3 et L. 4 : cette prêtrise peut expliquer le dévouement de la dédicace à Iulia Lucina ( ?), par
l’ordo splendidissimus1331.
Bibliographie : ILPS, 56, fig. 34.
275
Q. Hommage à L. Rasinius Saturninus Maximianus, par l’uniuersus populus curiarum,
en l’honneur de la succession de ses fils sacerdotes
Référence : CIL, VIII, 11349.
Support : base trouvée en 1884.
Dimensions : H. 1 m 25; L. 0 m, 58; Hl. 0, 05 m.
État de conservation : réutilisée dans l’amphithéâtre, encore sur place et revue par N. Duval.
Datation : IIème siècle - première moitié du IIIème siècle1332.
Développement
L(ucio) Rasinio L(uci) fil(io) Quir(ina) Saturnino / Maximiano, aedil(i), IIuir(o)
q(uin)q(ennali), / ob singularem morum eius / exemplum et in utroque hono/ris gradu fidam,
clementiam / filiorumque eius sacerdoti I edi/tionem ludorum et adsiduam / erga singulos
ciues suos / liberalitatem, uniuersus po/pulus curiarum testimo/nium gratiarum suarum /
perpetuum posuit idemque / dedicauit.
Traduction
« À Lucius Rasinius Saturninus Maximianus fils de Lucius, de la tribu Quirina, édile,
duumuir quinquennal, pour sa singularité éminente et exemplaire. En l’honneur de la
succession et la clémence de ses fils sacerdotes, il a organisé des jeux continues. En raison de
sa singularité et sa générosité pour l’ensemble des citoyens, l’ensemble du peuple (et) les
curies, par leur témoignage et leur gratitude ont posé et dédié (ceci) ».
Apparat critique
L. 6: fliorumque eius sacerdotii; fin L. 6 et début L. 7 : editionem.
Commentaire
Cette dédicace mentionne que les fils de L. Rasinius Saturninus Maximianus ont exercé des
charges sacerdotales. Ce membre de la gens Rasinia qui organisait des jeux lors du sacerdoce
de ses fils était honoré par l’ensemble des curies de la cité de Sufetula1333.
Bibliographie
De Villefosse H., Ant. Afr., a, 1885, p. 228, 933; ILPS, 60, fig. 39; Wesch-Klein G., 1990, p.
177, 3; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 534.
276
R. Fragments d’une dédicace double d’une prêtresse non identifiée et d’un prêtre appelé
Urbanus
Référence : ILAfr., 123.
Support : pierre.
Dimensions : le morceau actuel : L. max. 65 cm (originellement) 78 cm; H. 30 cm, épaiss. 51
cm; Hl. 3 cm à 3, 5 cm.
État de conservation : pierre brisée en deux morceaux. Aujourd’hui, il existe un seul morceau.
Lieu de découverte : derrière le baptistère de l’église du prêtre Vitalis, à l’extérieur; (trouvée
en 1912-1913 dans l’église n°2).
Développement
À gauche : ---esi---a/ sacerda / donum fecit.
À droite : Urbanus / sacerdos / donum fecit.
Traduction
« …a prêtresse, a fait un don. Urbanus, prêtre, a fait un don »1334.
Apparat critique
L. 1 : les deux lettres du nom de la femme ES sont évidentes bien qu’elles soient amputées en
haut. De même, pour la lettre M ou la lettre A à gauche. Il y a trois lettres manquantes avant la
lettre A que nous pouvons voir à gauche.
L. 3 : la lettre N et surtout la lettre V du premier mot sont imprécises.
A. Merlin a proposé de lire : à gauche IES…I sacerda donum fecit et à droite Urbanus
sacerdos donum fecit. La prêtresse, dont le nom est abimé, pourrait être l’épouse d’Urbanus.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1913, p. CLXXXVIII; ILPS, 6; Sebaï L. L., 2011, p. 49.
277
S. Trois fragments de frises mentionnant une fonction sacerdotale difficile à identifier
Référence : CIL, VIII, 11367.
Dimensions : a- H. 1 m 20; Hl. 0 m 22; b- H. 0 m 97; Hl. 0 m 20; c- H. 1 m 08; Hl. 0 m 20.
État de conservation : mauvais.
Développement
a- [---]me [---]pr[---].
b- [---] Sacer[---].
c- [---] V ---]RMS[---]
Bibliographie
De Villefosse H., Ant. Afr., 1885, p. 220-221, 917; ILPS, 96.
T. Dédicace dévouée au numen et au maiestas de l’empereur Carin par la respublica
Sufetulensis coloniae
Référence : ILTun., 370.
Support : base
Dimensions : 1, 36 x 0, 50; Hl. 0, 05 m.
État de conservation : mal conservée et réutilisée dans une piscine du grand frigidarium des
thermes (fig. 1, n°23); revue sur place.
Lieu de découverte : à l’actuelle Sbeïtla mais sans exactitude.
Datation : 283.
Développement
Imp(eratori) Caesari / M(arco) Aurelio / Carino, con/suli et nob[i/lis]s[imo] C(a)es(ari) /
[R]espublica / Sufetul[ens/i]s colon[iae / d]euot[a nu/m]ini [maies]/atiqu[e eius] / D(ecreto)
d(ecurionum) [p(ecunia) p(ublica)].
Traduction
« À l’empereur César Marc Aurèle Carin, consul et très noble César. La respublica de la
colonie de Sufetula, dévouée à son numen et à sa majesté. Décret des décurions, dépenses
publiques ».
278
Commentaire
Les noms sont martelés. La formule deuotus numini majestatique eius est abrégée en
D.N.M.Q.E. Nous pouvons lire : dicatissimus numini maiestique eorum1335, formule très
abondante en Afrique vers le début du IIIème siècle1336.
Bibliographie
Poinssot L. et Lautier R., BAC, 1923, p. CXXVII; ILPS, 30, fig. 16.
U. Dédicace à Faustina Augusta par la collectivité publique
Référence : ILAfr., 128.
Support : base.
Dimensions : 0. m 90; 0. m 25; Hl. 0. m 045-0. m 04. Les dimensions présentées ne
concernent que la première moitié, trouvée en 1908.
État de conservation : brisée en deux, réutilisée dans un mur au nord de la "chapelle de
Iucundus" et dans l’abside nord-est de la basilique I (fig. n°12 et n°13). Elle est copiée en
1908 et 1913. Un des fragments a été revu sur place en 1964 (96 x 26 x 53cm 5).
Lieu de découverte : abords de l’église de l’évêque Bellator.
Datation : à partir de la seconde moitié du IIème siècle; 166 ap. J.-C1337.
Développement
[Faustina]e Aug(ustae) / Im[p(eratoris Caes(aris) M(arci)] Aurelli / Anton[ini] [A]ug(usti)
Arme/niaci Med[i]ci Pa[rthici] / Maximi uxori. / D(ecreto) D(ecurionum) P(ecunia)
P(ublica).
Traduction
« À Faustina Augusta, épouse de l’empereur César Marc Aurèle Antonin Auguste, vainqueur
des Arméniens, vainqueur des Mèdes, vainqueur des Parthes. Décret des décurions, dépenses
publiques ».
Apparat critique
L. 4 et L. 5 : sont effacées; CVRI pourrait être le début de la formule CVRIae uniuersae,
souvent rencontrée à Sufetula. Cette proposition reste douteuse1338.
279
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1909, p. CLXIX = 1914, p. CLXXI; ILPS, 20.
V. Dédicace à Faustina Augusta, fille de l’empereur Antonin le Pieux
Référence : Naddari L., Ant. Afr., 2015, p. 105, fig. 5.
Support : base de statue.
Dimensions : H. 42, 5 cm; l. 55 cm; épaiss. 49 cm.
Lieu de conservation : jardin archéologique du Musée de Sbeïtla.
Datation : 1er décembre 147 - 7 mars 1611339.
Développement
Faustinae, / Aug(ustae), / Imp(eratoris), Caes(aris), T(iti) Aeli(i) / Hadriani Antoni/[n]i,
Aug(usti), Pii, p(atris) p(atriae), filiae.
Traduction
« À Faustina Augusta, fille de l’empereur César Titus Aelius Hadrianus Antoninus, Auguste,
pieux, père de la patrie ».
1339 Voici la justification de la datation selon Naddari L., 2015, p. 105-106 : « Faustine la Jeune, épouse de
Marc Aurèle, est qualifiée ici d’Augusta et de fille de l’empereur Antonin le Pieux, encore vivant. La date de la
mort de ce dernier, le 7 mars 161, serait le terminus ante quem de cette inscription; le titre Augusta, accordé le
Ier décembre 147, est le terminus post quem. Elle est vraisemblablement contemporaine des dédicaces de la
porte monumentale de Sufetula datables par la 20e puissance tribunicienne d’Antonin le Pieux (10 décembre 156
- 9 décembre 157) (nos 12-14) ».
280
W. Dédicace mentionnant la victoire des empereurs Augustes Septime Sévère, Caracalla
et Geta
Référence : AE, 1913, 30 = ILAfr., 121.
Support: linteau en calcaire.
Dimensions : H. 0. 75 m x L. 0. 95 m; épaiss. 0. 45 m; Hl. 0, 055 m.
Lieu de découverte: au pied de la porte nord.
État de conservation : assez abimé.
Datation : 209-211. Le texte est antérieur à la mort de Septime Sévère en 211 et postérieure au
1er avril 200. Caracalla a octroyé les épithètes Pius Felix à cette date pour la première fois.
L’année 209 peut être la date où l’empereur Geta obtint le titre d’Auguste1340.
Développement
[Vi]ctoriae Augg(ustorum), Im[p(eratoris) Caes(aris) L(uci) Septimi Seueri Pii, / F]elicis,
Pertinacis, Arabic(i)], Adiab(enici), Part[h(ici) / m]ax(imi), [p]ont(ificis) max(imi), p(atris)
p(atriae), et Imp(eratoris) Caes(aris) M(arci) Aureli / [Antonini, I]nuicti, Pii, Felicis [et
P(ublii) Septimi / Getae nobilissimi Caes(aris) [---].
Traduction
« À la Victoire des Augustes, l’empereur César Lucius Septime Sévère Pertinax, Pieux,
Heureux, vainqueur des Arabes, de l’Adiabane, très grand vainqueur des Parthes, grand
pontife, père de la patrie, et à l’empereur César Marc Aurèle Antonin, invincible, Pieux,
Heureux et à Publius Septime Geta, noble César […] ».
Commentaire
Cette dédicace révèle des particularités variées et qui consistent à l’attribution du surnom
Felix à l’empereur Septime Sévère et la place de l’épithète Inuictus. D’après A. Merlin, si la
dédicace date entre 209 et 211, « elle ferait sans doute allusion aux victoires de Sévère en
Bretagne »1341.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1913, p. CLXXXIII; Duval N. et Baratte F., 1973, p. 71.
1340 Merlin A., BAC, 1913, p. CLXXXIV; Aounallah S., 2001, p. 110.
1341 Merlin A., 1913, p. CLXXXIV.
281
X. Dédicace pour le salut de l’empereur Septime Sévère et l’empereur Caracalla
Référence : Duval N., 1969-1970, 33.
Support : dalle de calcaire brisée en haut et à droite.
Dimensions : 1, 13 cm x 1, 03; ép. 20 cm; Hl. 10 à 13 cm.
État de conservation : dédicace impériale mutilée et piquetée par le frottement.
Développement
[Pro salute?] Imp(eratoris) Ca[esaris Diui M(arci) Antonini Pii Germ(anici) Sarm(atici)
fil(ii), diui Antonini Pii nep(otis), diui Hadriani] pronep(otis), diu[i Traiani Parthici
abnep(otis), diui Neruae adnep(otis), L(ucii) Septimi Seueri Pii Aug(usti), Arab(ici),
Adiab(enici), Parth(ici) M(aximi), Brit(anici)] d[iui] Comm[odi fr(atris), p(ontifici) m(aximi),
trib(uniciae) pot(estate) XVIII( ?), imp(eratoris) XI, co(n)s(ulis) III, p(atris) p(atriae),
proco(n)s(ulis), et Imp(eratoris) Caes(aris), M(arci) Aureli Seueri] Antonini Au[g(usti) Pii
Felicis, Arab(ici), Adiab(enici), Parth(ici) m(aximi), Brit(anici), p(ontifci) m(aximi),
trib(uniciae) pot(estate) XIII,] [I]mp(eratoris) IIII, co(n)s(ulis) III, p(atris) [p(atriae),
proco(n)s(ulis)…1342.
Traduction
« Pour le salut de l’empereur César Lucius Septime Sévère, Pieux, Auguste, vainqueur des
Arabes, Vainqueur des Adiabens, grand vainqueur des Parthes, vainqueur des Britains, fils du
divin Marc Antonin, Pieux, vainqueur des Germains, vainqueur des Sarmates, petit fils du
divin Antonin le Pieux, descendant du divin Hadrien, descendant du divin Trajan, vainqueur
des Parthes, descendant du divin Nerva, frère du divin Commode, grand pontife, revêtu de la
18ème ? puissance tribunicienne, 11 fois Empereur, Consul 3 fois, Père de la Patrie, Proconsul,
et l’empereur César Marc Aurèle Sévère Antonin, Auguste, Pieux, Heureux, vainqueur des
Arabes, vainqueur des Adiabens, grand vainqueur des Parthes, vainqueur des Bretons, grand
pontife, revêtu de la 13ème puissance tribunicienne, 4 fois imperator, consul pour la 3ème fois,
père de la patrie, proconsul… ».
1342 Cette lecture proposée par N. Duval est faite sous des réserves, 1969-1970, p. 292.
282
Apparat critique
Selon N. Duval, cette inscription peut appartenir à un grand édifice et continuer sur d’autres
dalles1343.
Y. Fragments d’une dédicace pour le salut d’un empereur difficile à identifier,
mentionnant] oni Seueri, co[nsulari ? prouin]ciae Flauiae Valeriae [Byzacenae ?].
Référence : CIL, VIII, 242 = 23217c = (11328+11354) = ILAfr., 117 = ILPS, 38 n + 91.
Support : fragments d’entablements.
État de conservation : mal conservés. L’inscription du CIL, VIII, 11353 est signalée disparue
à l’occasion de la construction de maisons modernes en décembre 1912.
Développement
Fragment 1 : CIL VIII, 23217 a : Pro sal]ute at[que ---]
Fragment 2 : CIL VIII, 23217 b : [---] ORF Imp(eratoris) C(a)e[s(aris) ---]
Fragment 3 : ILAfr., 117 (ILPS 38) : oni seueri co[nsularis]
Fragment 4 : CIL, VIII, 242= (ILPS 38) : [c]onsulari pr[ouinciae Flauiae Valeriae
Byzacenae?]. Au 11353 (ILAfr., 117) nous lisons seulement : [prouin]ciae Flauiae Valeriae
[Byzacenae].
Apparat critique
Contrairement à A. Merlin, N. Duval met l’appartenance du fragment CIL, VIII, 11354
=23217 c : ---] Pecu[nia] sua intra an(n)i spa[tium] à l’inscription en doute1344.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1912, p. CXCIII; Guérin V., p. 378, 151.
283
Z. Dédicace mentionnant la victoire de l’empereur Aurélien divinisé
Référence : CIL, VIII, 11318.
Support : base.
Dimensions : 1, 22 x 1, 58 m; Hl. 0. 06 m.
Lieu de découverte : dans l’amphithéâtre.
État de conservation : réemployée.
Datation : 270-275 et après selon S. Aounallah, 2001, p. 111.
Développement
Victoriae Aug(usti) n(ostri) / Imp(eratoris) Caes(aris) divi / Aureliani / Pii Felicis / Invicti. /
D(ecreto) d(ecurionum) p(ecunia) p(ublica).
Traduction
« À la Victoire de notre Auguste l’empereur César Aurélien divinisé, pieux, heureux,
invincible. Décret de décurions, dépenses publiques ».
Apparat critique
Restitution possible : Victoriae Aug(usti) n(ostri) imp(eratoris) Caes(ari) L. Domiti Aureliani.
L. 4 : nous pouvons lire probablement pii felicis1345.
Bibliographie
Poinssot L., Ant. Afr., 1884, 591; Boyé, CRAI, XII, 1884, p. 257; De Villefosse H., Ant. Afr.,
1885, p. 225; ILPS, 29; Dupuis X., 1992, p. 279; Selmi S., 2006, p. 156, 186.
284
2. Les carmina epigraphica
A. Fragment d’une épitaphe versifiée, dédiée au médecin Marcellus
Référence : CIL, VIII, 241 = 11347 = ILS, 7801 = ILTun., 355 = CLE, 1521.
Support : pierre.
Dimensions : H. 58 cm; L. 41; Hl. 3 cm.
État de conservation : brisée en haut.
Datation : seconde moitié du IIème siècle selon D. Pikhaus1346.
Développement
[---] / Marcellus hic qui/escit, medica nobilis arte, annis qui fe/re uixit triginta et / duobus.
Sed cum / cuncta parasset / edendo placitu/rus, tertium mu/neris ante ualida / febre crematus
/ diem defunctus obi/it.
Traduction : (Hamdoune Chr., 2011, p. 28, 8).
« […]. Ici repose Marcellus, médecin de renom. Il a vécu à peu près 32 ans. Mais, comme il
avait tout préparé, pour faire plaisir en donnant des jeux, avant leur troisième jour, brûlé par
une forte fièvre, il est mort quitte de ses engagements ».
Apparat critique
V. 4 : il faudrait atque au lieu de et.
Bibliographie
ILPS, 65, fig. 42 ; Pikhaus D., 1994, p. 42, B 30; Hamdoune Chr., 2011, p. 28, 8.
B. Base honorifique ou funéraire portant une inscription métrique en forme d’éloge
nommant un [---] Marius [---] ?
Référence : ILAfr., 142 = CLE, 2278.
Support : base complète en haut.
Dimensions : 0. m 50; 0. m 50 ; Hl. 0. m 04.
État de conservation : mauvais.
Développement
I[---] Meruit / [---] honoris / [---is] Marius / [---i] suscipit olim / [---n]eris nam sum / [---
d]ispensiq(ue) laboris / (mor)ibus obsequio studio.
285
Traduction : (Hamdoune Chr.).
« … il a mérité … de l’honneur … Marius … il a assumé autrefois … et du labeur partagé
par ses moeurs, sa déférence, son dévouement ».
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1909, p. CLXX; ILPS, 73, fig. 44.
C. Épitaphe versifiée, érigée par Flauius Felic[---] sibim et suis de son vivant
Référence : AE, 1949, 60.
Support : cippe.
État de conservation : réutilisé dans la forteresse byzantine.
Dimensions : H. 122 cm; 23 x 55 cm (entablement); dé 40 x 99 cm; ch. ép. 66, 5 x 32 cm. pl.
III, fig. 3.
Datation : pas avant le IIème siècle, (invocation aux Dieux Mânes abrégée).
Développement : D(is) M(anibus) s(acrum). / Flaui uoluntas hic decla/ratur uersibus : /
extruxit uiuus tumulum / sibim(et) et suis / locumque prospexit Man/ibus nemore consitum, /
incertus / quo iam luce / priu[aretu]r tempore. / Condentur in eo corpo/ris r[eli]quiae / I[---/-
--]/s[ed---/---]/ L. Fl[auius] F[elix] uix[it] [an]n[i]s / XL ?---menss(ibus)---]. [H(ic)] s(itus)
e(st).
Traduction : « Consacré au dieux Mânes. La volonté de Flauius se manifeste ici dans ces
vers : il a fait construire de son vivant ce tombeau pour lui-même et les siens, et il a prévu
pour ses Mânes un emplacement planté d’arbres, incertain du moment où il serait privé de la
lumière. Les restes de son corps y seront enfermés […]. L. Flauius Felix a vécu … . Il se
trouve ici ».
Bibliographie
Picard G.-Ch., BCTHS, 1946-1949, p. 520, 11; ILPS, 148, fig. 57; Pikhaus D., 1994, p. 42, B.
32; Hamdoune Chr., 2011, p. 29-30, 9.
286
D. Fragment d’une inscription versifiée ?
Référence : Picard G.-Ch., BAC, 1946-1949, p. 521.
Support : cippe.
Dimensions : H. 1 m. 10; L. 0. m. 40; Hl. 0. m. 04.
Lieu de découverte : près du fortin sud.
[---] Ul[pius ---] / re[---] / qui et Nolu[s] ou Notu[s] / uixit annis / LX.
Traduction : (Hamdoune Chr.).
« Ulpius … qui est appelé Nolus [ou Notus] a vécu 60 ans ».
Commentaire
Fragment d’entablement portant les restes d’une épitaphe païenne. Le caractère métrique est
douteux mais le vocabulaire pourrait être poétique 1347.
Apparat critique : Hamdoune Chr. (Oralement) : « je doute fort du caractère poétique ».
Bibliographie
ILPS, 87; Pikhaus D., 1994, p. 42-43, B 33.
E. Fragment d’une inscription versifiée de Mucia Casta
Référence : AE, 1989, 815.
Support : morceau de calcaire.
Dimensions : L. 27 cm; H. 8 cm; épaiss. 11 cm; Hl. 1, 5 cm.
État de conservation : brisé, sauf en bas.
Développement
[---] est Mucia Casta sepu[lta est ?
Traduction : (Chr. Hamdoune).
« Mucia Casta est ensevelie … »
Apparat critique
Première lettre un A ou un M. Puis VID ( ?) Nous hésitons entre la lecture de Casta comme
cognomen ou casta comme adjectif. La restitution de Sepu[lta est] reste douteuse1348.
Bibliographie
Duval N., 1970, p. 269, 13, fig. 16; ILPS, 165; Pikhaus D., 1994, p. 43, B 34.
287
3. Les épitaphes provenant de Sufetula
288
Caecilius Victor II-IIIème s Sufetula ILAfr., 145; ILTun., 384 /
Merlin A., BAC, 1917, p. CC,
IX; ILPS, 138
Iunia Saturnina épouse de Lucius II-IIIème s Sufetula ILAfr., 145 / Merlin A., BAC,
Antestius 1908, p. CLXXX, V; ILPS,
161, fig. 59
Caelia Sabina fille de Surbacis ou Subax II-IIIème s Sufetula ILAfr., 145 / Merlin A., BAC,
1909, p. CLXXI, VI; ILPS,
139, fig. 56b; Aounallah S.,
2001, p. 112
Lucius fils de Zaecethuris II-IIIème s Sufetula AE, 1911, 12; ILAfr., 145 /
Merlin A., BAC, 1911, p. CLL;
ILPS, 186; Aounallah S.,
2001, p. 112
Decimia ou Decumia Annia Felix II-IIIème s Sufetula ILAfr., 145 / Gauckler P.,
NAM, XV, 1907, n°146; ILPS,
145
Aemilia Saturnina II-IIIème s Sufetula ILAfr., 145 / BAC, 1917, p.
CXCIX
Saturus II-IIIème s Sufetula ILTun., n°363; AE, 1989, 803
/ Poinssot L. et Lantier R.,
BAC, 1923, p. CLVII, 6; ILPS,
188, fig. 65; Aounallah S.,
2001, p. 112
P. Aelius Sabinianus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 256; ILPS, 116
-C. Aemilius Crescentianus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
Fortunatianus 1970, p. 258, 3; ILPS, 119
-Palmula
Sorex II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 259, 4; ILPS, 191;
Aounallah S., 2001, p. 112
L. Mucius Saturninus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 260-261, 5. ILPS, 164
S. Seppius Rogatus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 262, 6; Hitchner R.
B., Sufetula, p. 173-174; ILPS,
170
Clauzus ou Claudius Ilarianus II-IIIème s Sufetula AE, 1989, n°806; Duval N.,
BCTHS, 5, 1969-1970, p. 263,
7; ILPS, 141
Aemilia II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 264, 8; ILPS, 122
P. Secunda II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 265, 9; ILPS, 189
Donatus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 267, 11; ILPS, 181
Antestius Fortunatus II-IIIème s Sufetula CIL, VIII, 11392 / ILPS, 126.
Dardanus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 268, 12; ILPS, 180;
Aounallah S., 2001, p. 112
M. Tullius Montanus Luxuriosus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 277, 20. ILPS, 171
289
Nereis épouse de Rufinus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 280, 22; ILPS, 187;
Aounallah S., 2001, p. 112
Iulia Fortunata II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 283, 24; ILPS, 157.
[p. Iu ?]nius Saturninus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 284, 25; ILPS, 159
-L. Marius Donatulus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, nouv. sér.,
- Marius ? V (?) 5, 1969-1970, p. 285, 26;
ILPS, 163
S. Iulius Martialis II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 286, 27; ILPS, 156.
-Generosa ? II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 287, 28; ILPS, 185;
Aounallah S., 2001, p. 112
-Q. Fabius Donat[ul ?]us II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 289, 30; ILPS, 147
Secundianus II-IIIème s Sufetula Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 295, 36; ILPS, 190
-C. Memius Maxutius fils de Marcus Ier s Sufetula ILTun., 387
-C. Memius Donatus
C. ou Q. Aurelius II-IIIème s Sufetula ILAfr., 122 / Merlin A., BAC,
1909; p. CLXXI
M. Aurelius Inuentus affranchi II-IIIème s Sufetula ILAfr., 135 / Merlin A., BAC,
d’Auguste 1908, p. CCX
-Saturi Saturus II-IIIème s Sufetula ? Duval N., BCTHS, 5, 1969-
-Gallius Gallus 1970, p. 300
-Coceia Quarta filia Galli Saturi (?) II-IIIème s Sufetula ? Duval N., BCTHS, 5, 1969-
-Saturninus 1970, p. 300-301, 42; ILPS,
n°143
-Flauia Successa II-IIIème s Sufetula ? Duval N., BCTHS, 5, 1969-
-Aelia Serotina 1970, p. 30, 43; ILPS, 149
-Aelius Soropot
Gaia Emilia Vitorina II-IIIème s Sufetula ? Duval N., BCTHS, 5, 1969-
1970, p. 304-305, 44; ILPS,
125
290
36. Hr. Routitila (ou Routilia)
Feuille au 1/100. 000ème de Kasserine, n°47.
Merlin A., BAC, 1907, p. CCLXXII : « Je dois à M. Gresse, ingénieur des Ponts et Chaussées
à Sousse, l’indication d’une inscription exhumé dans les travaux du chemin de fer de Grazezia
à Aïn-Moularès, à Henchir-Routitila, entre Sbeitla et Kasrin ».
A. Fragment d’une épitaphe versifiée
Référence : ILAfr., 115 = ILTun., 348 = CLE, 2113.
Support : bloc de calcaire.
État de conservation : brisé en haut.
Dimensions : H. 0 m 30; L. 0 m 30; épaiss. 0 m 40; Hl. 0 m 035.
Développement
[---]ius Hic Corp(us) ob / insignem eius Pudi/citiam. / Telesinus Mar(itus), /caro deuinctus
a/more, Ut potuit po/titus quam ut uolu/it posuit.
Traduction (L. L. Sebaï)
« … C’est ici, en raison de son exceptionnelle vertu, que Telesinus lié par un grand amour, a
déposé la dépouille (mortelle) de son épouse. Il a érigé (le monument), selon ses moyens, et
non selon son désir ».
Commentaire
Ce fragment représente les trois derniers vers d’une épitaphe versifiée 1349.
Apparat critique
L. 1 : avant ius peut-être la fin de la lettre N.
Bibliographie
Merlin A., BAC, 1907, p. CCLXXII; Pikhaus D., 1994, B 28; Sebaï L. L., 2011, p. 30.
291
B. Épitaphe versifiée de Calpurina Peregrina
Référence : ILAfr., 108.
Support : cippe hexagonal.
Dimensions : 0 m 89 x 0 m 24; Hl. 0 m 03. Le texte est entouré d’un encadrement en rais-de-
Cœur.
État de conservation : brisé.
Développement
Calpurn/ia Pereg/rina / nimis fu/isti pia. / Terra ti/bi leuis / sit ubi t/u grauis / eras ad / ilia. O
/ te mise/ra citto, de / patria n/emini od/ium ne(c) / mol(e)sta / non / potuisti u(iuere) a(nnos)
L / u(ixit) a(nnos) XXX/VI m(enses) X / sic [---].
Traduction : (Hamdoune Chr.).
« Calpurnia Peregrina, tu as été extrêmement respectueuse de tes devoirs. Que la terre te soit
légère, là où tu seras pesante, sur tes flancs 1350. Ô toi si vite malheureuse 1351, objet de nulle
haine et cause de nul ennui dans ta patrie (=chez toi), tu n’as pas pu vivre jusqu’à soixante
ans. Elle a vécu 36 ans, six mois … ».
Apparat critique
L. 7 : S final plus petit que les autres lettres.
L. 15 : seconde I oubliée par le lapicide et intercalée entre N et O.
L. 17 : molsta pour mol[e]sta.
Bibliographie
Merlin A., BSAS, 1908, p. 56, 17; Pikhaus D., 1994, p. 39, B 21.
1350- Hamdoune (Chr.), (oralement) : « On comprend le texte tel qu’il est sans recourir à grauida si on rapporte
ad ilia à leuis ».
1351- Chr. Hamdoune, (oralement) : « On comprend le texte sans ajouter decessisti comme le fait ILAFr. Il est
vrai cependant que l’on peut hésiter et comprendre : Malheureux que tu sois morte trop vite. Objet … ».
292
37. Épitaphes attestées entre Sufetula et Cillium
293
38. Cillium / Kasserine
294
1. Les dédicaces
A. Dédicace à Jupiter Omnipotens et à Cérès par le pontifex S. Vitellius [---/---]anus.
Référence : AE, 1946, 44.
Support : base.
Lieu de découverte : au sommet de la pente de la colline, au-dessus de la voie de chemin de
fer et au centre d’une aire dallée de 2 m à 1 m 25. À Hr. El Frass près de Cillium.
Dimensions : base de pierre d’environ 1 m x 0 m 50 x 0 m 40.
État de conservation : base inscrite et disparue lors du bouleversement de l’emplacement
pendant les combats de 1943.
Datation : IIème siècle ?
Développement
Ioui omnipotenti / et Cereri S(acrum). S(extus) Vi/tellius [---/--- ]anus, pontifex / de suo /
fecit.
Traduction
« Consécration à Jupiter tout puissant et à Cérès. Sextus Vitellius […/…]anus, pontife, a érigé
(ce monument) avec ses frais ».
Bibliographie
Picard G.-Ch., BAC, 1943-1945, p. 365, 11; 1954, p. 183; Drine A., I, 1986, p. 240; GRAA,
1993, p. 8; Cadotte A., p. 466-467, 70.
B. Dédicace d’une prêtresse des Cereres par ses fils
Référence : CIL, VIII, 11306 = 23208 = ILS, 4466.
Support : stèle.
Datation : IIème siècle ?
Développement
[---] / Sacerdoti Magne / Cererum, castis/sime matri caris/sime, cur[a] ege/runt fili(i) eius.
Traduction
« À [une telle] grande prêtresse des Cereres, mère très chaste et très chère; ses fils ont pris
soin d’élever (ce monument funéraire) ».
Apparat critique
L. 1 : lecture incertaine.
295
Commentaire
L’attachement au culte des Cereres est évident pour les sacerdotes magnae dans cette
épitaphe. L’adjectif castissime matri est mentionné plutôt en Afrique.
Bibliographie
Cagnat R., BAC, 1895, p. 294; Drine A., I, 1986, p. 240-241; 1994, p. 175; Cadotte A., 2007,
p. 467, 71.
C. Dédicace à un génie [---] ?
Référence : AE, 1989, 781= 1999, 1814.
Support : socle de statue.
Lieu de découverte : trouvé dans "le Capitole" ?
État de conservation : brisé.
Développement
Genio / [---].
Traduction
« Au Génie… »
Bibliographie
Barton I.-M., 1989, p. 233-234.
D. Dédicace à Mars Auguste par In[---]urius Satruninus
Référence : CIL, VIII, 11303.
Première lecture.
Développement
Marti / [A]ug(usto) sac/[ru]m [---]min/[---]urius / [Sa]turn/[inu]s ara/[m d]e suo / [pos]uit /
[idem]que / [dedicav]it.
Traduction
« À Mars Auguste consécration. […]min[…]urius Satruninus a posé de ses frais un autel et de
même l’a dédié ».
Deuxième lecture de R. Cagnat, dans son Rapport III, p. 160, 90.
Marti / [A]ug. Sac/[ru]m---urius / [Sa]turn/[inu]s ara/[m d]e suo / [uo]uit / [idem]que /
[pos]uit.
Bibliographie
Cagnat R., Rapport III, 90; Hamdoune Chr., 2010, p. 256.
296
E. Dédicace en l’honneur de l’empereur Antonin le Pieux et les siens par C. Antonius
[---]us, édile et flamine d’Auguste
Référence : AE, 1957, 77 = 1987, 1055 = 2008, 1626.
Support : base de statue de forme trapézoïde, réemployée dans un mur.
Dimensions : H. 74 cm; L. 51 cm; épaiss. 56 cm; Hl. 3 cm (à l’exception de la première ligne
qui est de 4 cm). Présence des points de séparation et des hedera.
État de conservation : conservée à un bureau des finances à Kasserine.
Datation : mai 145; après le mariage de Marc Aurèle et Faustine la Jeune (Annia Galeria
Faustina fille de l’empereur Antonin le Pieux).
Décor
Le texte épigraphique est aligné à gauche.
Développement
[Imp(eratori) Caes(ari) T(ito) Aelio Hadriano] [Antonino Aug(usto) Pio et] / M(arco) Aelio
Vero Cae(sari) et L(ucio) Aelio Imp(eratoris) Caes(aris) T(iti) Aeli Hadriani Antonini
Aug(usti) Pii fil(iis) ; C(aius) An[t]o[ni---]us aedilis fl(amen) Aug(usti) [stat]uas tr[es] quas
ob honorem aedilitatis ex sestertium XII(duodecim) mil(ibus) Aug(usto) liberi(s)que eius
promisit ex (sesterium) X (decem) mil(ibus) CCCCVII (quadringentis septem) n(ummum)
posuit et ad supplendam pollictationis suae summam imagine[m] argenteam Faustinae
Aurelii Veri Caes(aris) (coniugis) Imp(eratoris) Antonini Aug(usti) Pii fil(iae) secund[---].
Traduction
« À l’empereur César Titus Aelius Hadrianus Antoninus Auguste le Pieux, à Marcus Aelius
Aurelius Verus César et à Lucius Aelius, fils de l’empereur César Titus Aelius Hadrianus
Antoninus Auguste le Pieux, Caius Antonius […]us, édile, flamine d’Auguste, les trois statues
d’Auguste et de ses fils, qu’il avait promises d’offrir pour l’honneur de l’édilité au prix de
12000 sesterces, il les a érigé pour 10407 sesterces et, afin de compléter la somme de sa
promesse, (il a offert) le portrait en argent de Faustine, épouse d’Aurelius Verus, César, fille
de l’empereur Antonin Auguste le Pieux [---] ».
Apparat critique
L. 1 et 2 ont disparu.
297
Commentaire
C’est en l’honneur de l’édilité que le notable Caius Antonius [---]us prédit de dédier la
somme de 12. 000 sesterces pour l’érection des statues en marbre à Antonin le Pieux, à ses
deux fils adoptifs et ses héritiers. Ce notable qui conduisait le flaminat de l’empereur Antonin
le Pieux n’a versé que la somme de 10. 407 sesterces. Il a employé le reste de cette somme à
l’érection d’un buste argenté de Faustine la jeune épouse de Marc Aurèle et fille de
l’empereur Antonin le Pieux. Cette dédicace est un signe de sacrifice et d’attachement à la
famille impériale.
Bibliographie
Duncan-Jones R., 1928, p. 94-96; Picard G.-Ch., BAC, 1995-1956, p. 122; CRAI, 1953, p.
324; Remy B., 2005, REA, t. 107, 2, p. 745-800; Naddari L., 2008, p. 1913-1925; Belkahia
Karoui Th., 2009, p. 546-548, 355.
2. Ex-uoto de [Mar]ia [---]p[---]/na ?
Référence : CIL, VIII, 23214 c.
Support : sur une tombe demi-cylindrique.
Développement
[Mar]ia [---]p[---]/na pia u(ixit) an(nis) / VIIII [---] XT / m(enses) II h(ic) s(ita) es(t) / pater
Honori / erat contra / uot(um) posuit.
Bibliographie
Cagnat R., BAC, 1891, 33.
298
3. Épitaphe de T. Flauius Secundus, membre de la famille des Flauii de Cillium, flamine
perpétuel
Référence : CIL, VIII, 211 = CIL, VIII, 313 = CIL, VIII, 11300 a = CLE, 1552 = AE, 1993,
1714.
Support : épitaphe gravée sur la façade (au-dessus des deux poèmes) du mausolée des Flauii.
Datation : 1ère moitié du IIème. Nous situons la mort de Secundus I une cinquantaine d’année
après les Flaviens1362.
Développement
T(itus) Flauius Se/cundus filius / fecit / T(ito) Flauio Secun/do patri pio / mil(itauit) an(nos)
XXXIII / uixit an(nos) CX h(ic) s(itus) e(st) / Flauiae Urbanae / matri piae uix(it) / an(nos)
CV h(ic) s(ita) e(st) / Fl(auiae) Secundae so/rori p(iae) u(ixit) a(nnos) XX h(ic) s(ita) e(st) /
T(ito) Fl(auio) Marcello fra/tri p(io) u(ixit) a(nnos) XX h(ic) s(itus) e(st) / T(ito) Fl(auio)
Martiali fratr/i mil(itauit) a(nnos) XII u(ixit) a(nnos) XXXV h(ic) s(itus) e(st) / Fl(auiae)
Speratae soro/ri p(iae) u(ixit) a(nnos) XXXVI / h(ic) s(ita) e(st) / Aemiliae Sex(ti) fi(liae) /
Pacatae uxori piae / flaminicae perp(etuae) / uix(it) an(nos) LIII h(ic) s(ita) e(st) / T(itus)
Fl(auius) T(iti) filius / Pap(iria) Secundus ipse / flamen perp(etuus) uix(it) / an(nos) LX h(ic)
s(itus) e(st) / Fl(auiae) T(iti) filiae Pacatae fla/minicae perp(etuae) col(oniae) The/lept(ae)
fil(iae) piae Fl(auia) Libera ma/ter statuam posuit / u(ixit) a(nnos) XV m(enses) X h(ic) s(ita)
e(st) / F(lauia) Libera T(iti) Fl(aui) Secundi / uxor pia uix(it) an(nos) LXXXVIII / h(ic) s(ita)
e(st).
Traduction
« Titus Flauius Secundus, le fils, a fait (ceci) à Titus Flauius Secundus, (son) pieux père, a
servi 33 ans, a vécu 110 ans, il repose ici. À Flauia Urbana, mère pieuse, a vécu 105 ans, elle
repose ici. À Flauia Secunda, soeur pieuse, a vécu 20 ans, elle repose ici. À Titus Flauius
Marcellus, frère pieux, a vécu 20 ans, il repose ici. À Titus Flauius Martialis, frère, a servi 12
ans, a vécu 35 ans, il repose ici. À Flauia Sperata, sœur pieuse, a vécu 36 ans, elle repose ici.
À Aemilia Pacata, fille de Sextus, épouse pieuse, flaminique perpétuelle, a vécu 53 ans, elle
repose ici. Titus Flauius Secundus, fils de Titus, de la tribu Papiria, flamine perpétuel, a vécu
60 ans, il repose ici.
299
Commentaire
Le père Secundus dispose d’une fortune considérable, ce qui permet à son fils l’érection de ce
monument et à ses descendants de parvenir au titre du flaminat et d’avoir des honneurs
municipaux.
Bibliographie
Bassignano M.-S., 1974, p. 71; GRAA, 1990, p. 49-61; GRAA, 1993, p. 14 (fig. 10), p. 27, p.
29, p. 61-62, p. 64; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 552-554, 370.
4. Les poèmes du mausolée des Flauii de Cillium
Référence : CIL, VIII, 212 = 11300b = ILTun., 331 = CLE, 1552a = AE 1993, 1714.
Développement
A
Sint licet exiguae fugentia tempora uitae / paruaq(ue) raptorum cito transeat hora dierum /
mergat et Elysiis mortalia corpora terris / adsidue rupto Lachesis male conscia penso / iam
tamen inuenta est blandae rationis imago / per quam prolatos homines in tempora plura /
longior excipiat memoratio multaq(ue) seruet / secum per titulos mansuris fortius annis / ecce
recens pietas omni placitura fauore / ingentem famae numerum cum laude meretur / exemplo
iam plena novo quam Flauius alto / more Secundus agens patrio signauit honore / quis non
iam pronis animi uirtutibus adsit / quis non hoc miretur opus fusasq(ue) uidendo / diuitias
stupeat tantos se cernere census / per quos aetherias surgunt monimenta per auras / haec est
fortunae melius laudanda facultas / sic sibi perpetuas faciunt impendia sedes / sic immortales
scit habere pecunia mores / aeterno quotiens stabilis bene figitur usu / uiderit ille furor nimio
qui ducitur auro / quem trahit argenti uenalis sanguine candor / uiderit et fusae uanis in
amoribus errans / gloria luxuriae peregrinas quaerere magno / quae didicit uestes
gemmasq(ue) nitore placentes / aut ab Aeruthreo uenientia munera fluctu / quam laedunt
gentes uario certamine rerum / Graecia cum pueris Hispania Pallados usu / uenatu Lybiae
tellus orientis amomo / Aegyptos Phariis leuitatibus artibus actis / Gallia semper ouans diues
Campania uino / haec cito deficiunt et habent breue munus moris / momentis damnata suis set
300
si quis ad omnes / respiciat uitae casus hominemque laboret / metiri breuitate sua tunc
credere discet / nil aliut melius fieri nisi uiribus aeui / quot possit durare diu sub honore
deorum / nunc ego non dubitem tacitis Acherontos in umbris / si post fata manent sensus
gaudere parentem / saepe Secunde tuum reliquas et spernere turmas / quod sciat hic tantam
faciem superesse sepulchri / perpetua nouitate sua sic stare nitentes / consensus lapidum sic
de radice leuatos / in melius creuisse gradus ut et angulus omnis / sic quasi mollitae ductus
sit stamine cerae / mobilibus signis hilaris scalptura nouatur / et licet a<d=E>sidue probet
hos uaga turba <dec=TVRBA>ores / lucentes stupeat pariter pendere columnas / quit cum
militiae titulos ipsumq(ue) parentem / numinibus dederis haec gaudia saepe nitentem / quae
quondam dedit ipse loco dum munera Bacchi / multa creat primasq(ue) cupit componere uites
/ et nemus exornat reuocatis saepius undis / permittant mihi fata loqui noctisq(ue) timendae /
regnator Stygius sic immortalis haberi / iam debet pater ecce tuus ditisq(ue) relicti / tristem
deseruisse domum dum tempore toto / mauolt haec monumenta sequi scriptisq(ue) per aeuom
/ [u]iuere nominibus solitis insistere lucis / [ads]idue patrias hinc cernere dulciter arces //
quosq(ue) dedit natis prope semper habere Penates / forsitan haec multi uano sermone
ferentes / uenturae citius dicant praesagia mortis / si quis dum uiuit ponat monimenta(!)
futuris / temporibus mihi non talessunt pectore sensus / set puto securos fieri quicumque
parare / aeternam uoluere domum certoq(ue) rigore / numquam lapsuros uitae defigere
muros / fatis certa uia est neque se per stamina mutat / Atropos ut primo coepit decurrere filo
/ crede Secunde mihi pensatos ibis in annos / set securus eris set toto pectore diues / dum nulli
grauis esse potes nec plena labore / testamenta facis tuus hoc dum non timet heres / ut sic
aedificet iam nunc quodcumq(ue) relinques / totum perueniet tua quo uolet ire uoluntas / sed
reuocat me cura operis celsiq(ue) decores / stat sublimis honor uicinaque nubila pulsat / et
solis metitur iter si iungere montes / forte uelint oculi uincuntur in ordine colles / si uideas
campos infra iacet adbita tellus / non sic Romuleas exire colossos in arces / dicitur aut circi
medias obeliscus in auras / nec sic sistrigeri demonstrat peruia Nili / dum sua perspicuis
aperit Pharos aequora flam(m)is / quid non docta facit pietas lapis ecce foratus / luminibus
multis hortatur currere blandas / intus apes et cerineos componere nidos / ut semper domus
haec thymbraeo nectare dulcis / sudet florisapos dum dant noua mella liquores.
301
B
● Référence : CIL, VIII, 213 = 11300 c = ILTun., 331 = CLE 1552 b = AE 1991, 1632 = AE,
1993, 1714.
Huc iterum pietas uenerandas erige mentes / et mea quo nosti carmina more foue / ecce
Secundus adest iterum qui pectore sancto / non monimenta(!) patri sed noua templa dedit /
quo nunc Calliope gemino me limite cogis / quas iam transegi rusus adire uias / nempe fuit
nobis operis descriptio magni / diximus et iunctis saxa polita locis / circuitus nemorum
currentes dulciter undas / atque reportantes mella frequenter apes / hoc tamen hoc solum
nostrae puto defuit arti / dum cadis ad multos ebria Musia iocos / in summo tremulas galli
non diximus alas / altior extrema qui puto nube uolat // cuius si membris uocem natura
dedisset / cogeret hic omnes surgere mane deos / et iam nominibus signantur limina certis /
cernitur et titulis credula uita suis / opto Secunde geras multos feliciter annos / et quae fecisti
tu monimenta(!) legas.
302
Traduction : (GRAA).
A
Oui, la vie est bien courte et ses moments s’enfuient, nos jours arrachés passent
comme une heure brève, nos corps mortels sont attirés au fond des terres élyséennes par
Lachésis la malveillante acharnée à couper l’écheveau de nos vies; voici pourtant qu’a été
inventée l’image, procédé séduisant; grâce à elle, les êtres sont prolongés pour la suite des
temps, car la mémoire, rendue moins éphémère, les recueille et garde en elle bien des
souvenirs : les inscriptions sont faites pour que perdurent les années. Voici un geste récent de
piété que tout le monde approuvera : il est digne de gloire et d’éloges sans fin; c’est en tout un
exemple original. Flauius Secundus, pratiquant la piété suivant une antique tradition, y a mis
sa marque en hommage à son père. Qui pourrait désormais s’arrêter là sans ressentir de
vertueux élans, qui n’admireraient ce chef-d’œuvre, qui, en voyant cette profusion de
richesse, ne resterait confondue du devant les immenses ressources qui permettent de lancer
ce monument dans les souffles de l’éther ? C’est là le moyen le plus honorable d’utiliser sa
fortune, c’est ainsi que les dépenses procurent des demeures impérissables, c’est ainsi que
l’argent trouve à s’employer pour l’éternité lorsqu’il s’investit sainement dans une fondation
durable. Beau spectacle pour la frénésie qui ne songe qu’à entasser de l’or et qu’entraîne
l’éclat de l’argent acheté au prix du sang ! Beau spectacle aussi pour le luxe insolent et
prodigue qui se disperse entre de vains plaisirs, luxe qui a appris à acheter très cher des tissus
importés et des pierres dont l’éclat séduit, ou les présents venus de la mer Érythrée ; c’est une
plaie qu’entretient la concurrence à laquelle se livrent les peuples. La Grèce offre ses garçons,
l’Espagne ce qu’elle fait de ses fruits de Pallas, la terre de Libye ses chasses, l’Orient son
amome, l’Égypte les frivolités du Pharos, la Gaule l’industrie dont elle est toujours fière, la
riche Campanie ses vins. Tout cela perd vite son charme, n’offre qu’un instant de plaisir, se
trouve condamné par sa brièveté, mais si l’on veut bien tenir compte de tous les hasards de la
vie et prendre la peine de jauger l’homme à la courte durée de son existence, alors on
apprendra à croire que la conduite la meilleure est de consacrer tout ce qu’on a de Forces dans
la vie à se prolonger dans le temps sans manquer au respect dû aux dieux.
303
Cela dit, je ne saurais douter que dans la silencieuse obscurité de l’Achéron, si les morts ont
encore des sentiments, ton père doit souvent éprouver de la joie, Secundus, et regarder de haut
le bataillon des autres ombres, car il sait qu’ici subsiste son tombeau de si grande apparence
dans une éternelle nouveauté, que ces pierres parfaitement appareillées se dressent dans tout
leur éclat, que s’élevant depuis leur assise ces étages ont vu croître leur beauté, si bien que
chacune de ces arêtes semble tracée au cordeau dans une cire malléable. Du mouvement des
statues l’art du sculpteur fait naître un charme nouveau; et la foule des passants peut, sans se
lasser, admirer ces splendeurs et s’émerveiller de voir l’équilibre harmonieux des colonnes
qui brillent au-dessus de leurs têtes. Et puis, tu as offert aux dieux l’inscription des états de
service de ton père et ton père en personne. Il a plaisir à contempler les dons qu’il fit jadis lui-
même pour le bonheur de ce lieu; il y introduisit les présents de Bacchus à profusion, il voulut
planter la première vigne en rangs, il mit en valeur les bosquets par des méandres d’eau
courante. Que me permettent de m’exprimer les Destins et le roi du Styx en a sa nuit
redoutable : voici qu’on doit dès à présent tenir ici que ton père est immortel, qu’il a
abandonné Dis et fui son sinistre palais, puisqu’il préfère, pour la totalité des temps, suivre le
sort de ce monument et vivre grâce à ces mots inscrits éternellement, habiter ces bois
familiers, contempler d’ici avec tendresse les hauteurs de sa patrie et demeurer, pourrait-on
dire, le maître du foyer qu’il a transmis à ses enfants. Beaucoup peut-être, en commentant
cette attitude dans des propres irréfléchis, diront qu’on fait venir la mort avant son heure en
érigeant de son vivant un monument pour les temps à venir. Moi, je n’ai pas au cœur de
pareilles pensées. Je crois au contraire qu’ils sont à l’abri ceux qui ont voulu se ménager une
demeure éternelle et, avec une rectitude absolue, dans leur vie planter des murs qui jamais ne
s’effondreront. On ne peut changer la route des Destins et Atropos ne varie pas en cours
d’ouvrage : dès qu’au bout de ta pensée d’années. Et tu seras à l’abri du souci, tu profiteras
pleinement de ta richesse sans risque de créer de charge à personne, sans faire un testament
grevé d’obligations, sans que ton héritier ait à redouter de devoir bâtir un monument pareil.
Non, tout ce que tu laisseras parviendra intégralement où tes volontés voudront le faire aller.
Mais le soin de l’ouvrage et ses grandes beautés me réclament. C’est un hommage dressé bien
haut, qui vient donner dans les nuages et mesurer la course du soleil. On peut bien du regard
parcourir la ligne des crêtes : chaque sommet à son tour se trouve dominé. On regarde la
plaine, et la terre tout en bas disparaît.
304
Le Colosse, à ce qu’on dit, ne s’élance pas ainsi vers les hauteurs romuléennes ni l’obélisque
du Cirque vers le milieu des airs, le Phare n’indique pas d’aussi haut les passes du Nil porteur
du sistre quand de ses flammes visibles de loin il révèle la mer qui l’entoure. Que ne réalise la
piété filiale unie au savoir ? Voici que la pierre percée de nombreux jours invite les gentilles
abeilles à s’y presser pour y bâtir leurs nids de cire, afin que toujours cette demeure douce du
nectar de Thymbra, distille des sucs au goût de fleurs, pendant qu’elles font le miel nouveau.
Viens encore une fois, Piété, éveille des pensées dignes de respect, et insuffle à mes vers ce
charme dont tu as le secret. Voici devant nous encore une fois Secundus, qui d’un cœur pur a
dédié à son père non pas un mémorial mais la nouveauté d’un temple. Où m’entraînes-tu
maintenant, Calliope, en me forçant à prendre un nouveau départ, et à revenir sur des routes
que j’ai déjà parcourues ? N’avons-nous pas exprimé toute la grandeur de l’ouvrage, dit aussi
les pierres lisses et bien jointives, l’entourage de bosquets, l’attrait des eaux qui courent, la
ronde des abeilles venant porter leur miel ? Voici pourtant, voici, je crois, la seule chose qui
ait échappé à notre art, au moment où, Muse en proie à l’ivresse, tu te laissais aller à mille
fantaisies : tout en haut, ce coq aux ailes frémissantes, nous n’en avons rien dit; il vole, je
crois, bien plus haut que le dernier nuage. Si à ce corps la nature avait donné aussi la voix, il
obligerait tous les dieux à se lever matin ! Maintenant que la façade porte gravés les mots
voulus et qu’on voit inscrits les titres dont se flatte une vie, à toi, Secundus, je souhaite de
vivre bien des années dans le bonheur et de lire le monument que tu as fait faire.
Apparat critique
Les textes des deux poèmes ont été vérifiés et contrôlés sur plusieurs photographies 1363.
Bibliographie
Lassère J.-M., GRAA, 1990, p. 49-61; GRAA, 1993, p. 5-268; Melmoth F., 2013, p. 71-73.
305
5. Épitaphe fragmentaire versifiée, gravée sur la façade du mausolée des Petronii
Référence : CIL, VIII, 218 = ILTun., 333 = CLE, 450 = AE, 1991, 1633.
État de conservation : Il ne reste que 7 hexamètres car les trois derniers sont presque effacés.
Datation : début du IIIème siècle; le mausolée ne remonte pas au delà du règne Septime Sévère
selon la carrière militaire de Petronius Fortunatus, centurion de la IIème Parthica; cette
dernière a été levée sous cet empereur 1364.
Développement
Tu ni sc[i]s, quantis uita[m d]eduxerit annis / A me non disces : titulu[s ti]bi talia dicat /
Voci praepositus no[str]ae, [q]ui desuper instat. / Inde tibi si forte lib[et pe]rcurrere cuncta, /
Aspice, dicemus, [q]u[am celso uert]ice moles / Intulit in nubem [caput et quam proxima]
caelo / Vt soli data d - uu - uu - us in u[num].
Traduction (Lassère J.-M.).
« Toi, si tu ne sais pas jusqu’à combien d’années il a conduit sa vie, ce n’est pas de moi que tu
l’apprendras : que l’inscription te dise cela, elle qui est faite pour remplacer notre voix et qui
se trouve au-dessus. Donc, si par hasard tu veux bien tout lire en entier, observe, dirons-nous,
combien, par son sommet élevé cette construction a rapproché son faîte des nuages et
combien elle est proche du ciel, comme si elle était offerte au soleil […] ».
Apparat critique
Ce poème suive un cursus d’un centurion, voir : CIL, VIII, 217 = 11301 = CLE, 450 =
ILTun., 332-333 = AE, 1991, 1633.
L’inscription est dédiée à M. Petronius Fortunatus, centurion de la XXII Primigenia et de la
II Augusta par son père Fortunatus, lui-même centurion dans treize légions différentes, et par
sa mère Claudia Marcia Capitolina.
Bibliographie
Lassère J. -M., 1991, p. 53-68, fig. 1, p. 66; GRAA, 1993, p. 13, p. 15, p. 17, p. 19, p. 20, p.
22, p. 34, p. 37, p. 50, p. 51, p. 61, p. 148, p. 149, p. 150-151, p. 157, p. 220, p. 222, p. 251, p.
263; Ferchiou N., 2001, p. 10.
306
6. Épitaphe versifiée très mutilée
Référence : CIL, VIII, 11315 = ILTun., 337 = CLE, 1690.
I[---] Amor/iona [---] AMM / <c=N>a(n)didissi{m}/ma mota [---] / DREVE [---] / quoniam
AI / IS <f=C>r(a)udata d[---] / tunc tumulu[m] / cum coniug[e] / honestum [---]/os annos /
ES adiunxi[t] / [---]NS[---]N[---].
Apparat critique
Chr. Hamdoune (oralement) : « on ne peut rien traduire sinon : "ce tombeau avec son épouse".
Il est ensuite question de la durée du couple parfait (honestum) : x années adiuxit ».
Bibliographie
Poinssot J., 1884, p. 361, 631; Pikhaus D., 1994, p. 41, B 26
7. Épitaphe fragmentaire versifiée, dédiée à Aelius Iucundus appelé Viran(ius ?)
Référence : CIL, VIII, 23210 = CLE, 1895.
Datation : pas avant le IIème siècle, (invocation aux Dieux Mânes abrégée).
D(is) M(anibus) s(acrum). / [A]elius Iucundus qui et / Viran(us) u(ixit) a(nnos) LXXXV. /
Aelia Urbana / uxor eius u(ixit) a(nnos) LXV / ergo domus aeter/na nobis hic erit, re/quies
laboris hic erit, mo/[rtis(?)---].
Traduction (Chr. Hamdoune).
« Consacré aux dieux Mânes. Aelius Iucundus qui est appelé Viranus a vécu 85 ans. Aelia
Urbana son épouse a vécu 65 ans. Donc c’est ici que sera notre demeure éternelle, ici que sera
le repos du labeur, … de la mort ».
Bibliographie
Pikhaus D., 1994, p. 41, B 27.
307
8. Les épitaphes attestées à Cillium
308
-[---]uius Iulius Victor II-IIIème s ILAfr., 112 / Merlin A., BAC, 1916, p. CLI
-Faiania Vitalis
-Secunda
-Volussius Victor Tullianus Ier s AE, 1931, 43; ILTun., 342 / BAC, 1930-1931, p. 256
fils de Cornelius
-L. Volussius Tertullus
-Iulia Attica
-Nassaeus fils de Iuzgag Ier s AE, 1931, 44 a et b; ILTun., 343 / Merlin A., BAC, 1930-
-Temrirmas fille de 1931, p. 260
Sadufai
Rornarius affranchi de Ier s ILTun., 343 / Cagnat R., BAC, 1930 – 1931, p. 260.
Iuzgag
Tiberius Claudius Ier s ILTun., 343 / Cagnat R., BAC, 1930-1931, p. 260
Saturninus
Iulius Hermas 2ème ½ IIème- ILTun., 343 / Cagnat R., BAC, 1932-1933, p. 247, n°5
IIIème s
-T. Flauius Longinus fils Pas avant le AE, 1934, 46; ILTun., 343 / Cagnat R., BAC, 1934-1935, p.
de Mamai règne des 178
-Victor Flaviens.
-Celsus
-Antonia Faustilla Ier s ILTun., 343 / BAC, 1938-1939-1940, p. 400
-C. Vaberius Proculus
-Aulus fils de Lucius II-IIIème s ILTun., 343 / BAC, 1938-1939-1940, p. 400
-Lespica
-Rogatus
309
39. Épitaphes attestées aux environ de Cillium.
310
40. Hr. Hamouda (ou Hr. Tamouda)
Feuille au 1/100ème. 000 de Kasserine, n°47
311
B. Les épitaphes de Hr. Hamouda
312
42. Hr. Echeragua
Feuille au 1/100. 000ème de Kasserine, n°47
Entre Cillium et Thelepte, près du kilomètre 193, 1 de la voie ferrée et à 2 km à l’est de
Henchir-Cheragua dit Hr. El-Garrat-el-Hamra-mta-el-Mraffi1367.
Parmi les Gentes des Steppes tunisiennes nous indiquons les Musunii regiani qui se situent
entre Cillium et Thelepte. Cette tribu est connue par des dédicaces aux empereurs Septime
Sévère et Caracalla, une inscription honorant Geta, dont le nom a été martelé 1368 et une
inscription en l’honneur de Gordien et son épouse1369. Les Musuni regiani se distinguent des
Musones indiqués au sud-ouest de Sétif1370. Également, ils étaient signalés par Pline l’Ancien
parmi les nationes situés entre le fleuve Ampsaga et la Cyrénaïque1371. D’après Y. Modéran,
des Mousounoi étaient placés au sud des Mididioi en Byzacène. Ce dernier nom renvoie soit
au Mididi au sud-ouest de Mactaris soit à la familia Medid signalée sur une inscription
découverte entre Cillium et Thelepte1372.
1. Les dédicaces
A. Dédicace à une divinité Auguste et aux nomina des empereurs de la Tétrarchie faite
par P. Spiculus et son fils
Référence : ILAfr., 106 = AE, 1910, 18.
Support : imprécis.
Dimensions : épaiss. 0 m 40; Hl. 0 m 06 - 0 m 03.
Lieu de découverte : à environ 200 m à gauche du kilomètre 193 de la voie ferrée, à 2 kms
très à l’est de Hr. Echeragua et à 3, 500 km au nord-ouest de Hr. Rechig.
État de conservation : mal conservée.
Dimensions : 0, 06 x 0, 03 m.
Datation : 1er avril 286 - 1er mai 305.
313
Développement
M(ercurio vel –arti vel –ineruae) A(ugusto vel –ugustae) s(acrum) / et numinis maistate[m]
(sic) / que uestram (sic) dii bon[i] / Imp(eratoribus) d(ominis) D[io]cletion[o]/ et Maximiano
Aug(ustis) / P(ublius) Spiculus una cum fili(i)s su[is] / fec[eru]nt et dedicauerunnt. (sic).
Traduction
« Consacrée à Mercure Auguste et à votre numen et majesté, dieux bons. À nos Seigneurs les
empereurs Dioclétien et Maximien, Augustes. Publius Spiculus, avec son fils, ont fait et ont
dédié (ceci) ».
Apparat critique
L. 1 : nous pouvons lire M(arti) ou M(ercurio) A(ugusto) s(acrum).
L. 7 : ligature des deux lettres NT de FECNT. Les deux lettres NN de VERVNNT sont liées.
Cette inscription est incomplète à droite mais le développement de la première ligne peut être
M(ercurio) A(augusto) s(acrum) à l’exemple de l’inscription de Dougga1373.
Bibliographie
Merlin A., BSAS, 1908, p. 58, 20.
B. Dédicace aux empereurs Septime Sévère et Carcalla par la gens des Musunii Regiani,
par le soin de Thulul fils de Phua (Fua), flamine des deux Augustes
Référence : ILAfr., 102 = AE, 1909, 102
Support : base.
Dimensions : 1, 36 x 0, 46; ép. 0, 45; Hl. 0, 05 m.
État de conservation : bien conservée.
Lieu de découverte : à deux km à l’est de Hr. Cheraga.
Datation : 198-211; entre 200 et 209 selon Y. Modéran, (1989, p. 821-872; 2003, p. 476).
Développement
Impp(eratoribus) Aug(ustis) / L(ucio) Septimio / Severo Per/tinaci Aug(usto) et M(arco)
Aurel/lio Antoni/no Aug(usto) / aram gens / Musunior(um) / Regianorum / curante / Thululem
/ Fu<a>e [f(ilio)] flami/nem Aug(ustorum duorum). / D(ecreto) d(ecurionum) p(ecunia)
p(ublica).
1373 Merlin A., 1908, p. 58; Poinssot L., 1916, t. XIII, p. 146.
314
Traduction
« Aux empereurs Augustes, Lucius Septime Sévère Pertinax Auguste et Marc Aurèle Antonin
Auguste. La gens des Musunii Regiani a érigé un autel par le soin de Thulul, fils de Fua,
flamine des deux Augustes (a fait ceci). Décret des décurions, dépenses publiques ».
Apparat critique
L. 12 : Thubulis ou Thululis1374.
L. 13 : les trois premières lettres FVE sont suivies d’un point; ils sont bien lisibles.
Commentaire
Ce texte épigraphique mentionne l’érection d’un autel voué par la tribu des Musunii Regiani
aux empereurs Septime Sévère et Caracalla. Thulul est un flamen Aug(ustorum). Les lettres
FVE représentent la filiation de Thulul : Fue (= Phuae) filius1375. Thululem fue semble être le
nom du dédicant1376. Phua peut être aussi le nom d’une localité trouvée à l’ouest de Cirta1377.
Bibliographie
Merlin A., CRAI, 1, a, 1909, p. 93-94; BSAS, 1908, p. 121, d’après un estampage; Pflaum H.-
G., 1976, p. 157; Bassignano M.-S., 1974, p. 71; Modéran Y., 1989, p. 821-872; 2003, p. 476;
Ferchiou N., 2001, p. 14; Selmi S., 2006, p. 35-36, 32.
315
C. Dédicace au numen de Geta César et princeps Iuuentutis par la tribu des (Musunii)
Regiani
Référence : AE, 1909, 103 = ILAfr., 103.
Support : base jumelle.
Dimensions : 1, 31 x 0, 46 m; épaiss. 0, 47 m; Hl. 0, 06 m.
Lieu de découverte : à 2 km à l’est de Hr. Echeragua, à hauteur du kilomètre 193, 1 de la voie
ferrée.
État de conservation : texte amputé en haut et en bas.
Datation : 211; entre 200 et 209 selon Modéran Y., 2003, p. 476.
Développement
Numini / [P(ublii) / Septimi / Getae. nobil(issimi)/ Caes(aris). principis] / iuventutis. fili(i)] /
Imp(eratoris) Caes(aris) L(ucii) Sep/timi Severi Pii / Pertinacis / Aug(usti) Arabici /
Adiabeni(ci) Par(thici) / maxi(mi). fratr(is) / Imp(eratoris) Caes(aris) M(arci) Au/relli
Anto/nini Aug(usti) Pii / Felicis princi/pis iuventutis /. gen[s Regiano/[rum f]ecerunt/.
Traduction
« Au numen de Publius Septime Geta, très noble César, prince jeune, fils de l’empereur César
Lucius Septime Sévère, pieux, pertinax, Auguste, vainqueur des Arabes, des Adiabènes, grand
vainqueur des Parthes, frère de l’empereur César Marc Aurèle Antonin, pieux, heureux,
prince de la jeunesse. La tribu des [Musunii] Regiani a fait (ceci) ».
Apparat critique
L. 17 : ligature des deux lettres AN dans le mot Regiano.
L. 18 : ligature des lettres VNT dans le mot fecerunt.
Bibliographie
Merlin A., CRAI, 1909, 1, b, 1909, p. 94-95; BSAS, 1908, p. 123; Fishwick D., 1992, 9, p. 93;
Modéran Y., 2003, p. 476.
316
E. Dédicace en l’honneur d’un empereur victime de la damnatio memoriae.
Référence : Naddari L., (à paraître).
Support : base en calcaire jaunâtre
Dimensions : h. 36 cm; l. 32cm; épai. 50cm. ; HL. entre 2 et 3 cm
Lieu de découverte : remployée à l’entrée d’une maison modrene
État de conservation : un peu écaillée
Hederae de séparation
Datation : IIIème S. Justification : la régularité d’employer les titres Pius Felix Augustus
depuis le règne d’Élagabal.
Développement
Pro salute Imp(eratoris) Caes(aris) / [[---]] / [[---Pii Feli]]/cis Augusti, aedem / Aelius
Rogatus ob / uacationis a Mus(uniis) / sibi decretum, ex / pollicitus est prop(rio) / fecit
idemque / [dedicauit].
Traduction
« Pour le salut de l’empereur César ---, Pius, Felix, Auguste, le sanctuaire qu’Aelius Rogatus,
à la suite d’un décret de dispense qui lui a été octroyé par les Musunii, a promis sur ses fonds
propres, il l’a édifié et en a exécuté la dédicace ».
Apparat critique
L. 4 : hedera entre AVGVSTI et AEDEM.
Commentaire
C’est une dédicace en l’honneur d’un empereur victime de la damnatio memoriae. Le
martelage profond a emporté le contenu des lignes 2 et 3 et supprimé la titulature de
l’empereur honoré.
317
Dédicace en l’honneur d’un empereur victime de la damnatio memoriae.
(Photo de L. Naddari).
318
F. Dédicace en l’honneur d’un Génie Auguste des Musuni ? faite par par Faustinus fils
de Gulez
Référence, Naddari L., (à paraître).
Support : base ou autel birsé en deux fragments.
État de conservation : complète sauf en haut.
Datation : milieu du IIIème siècle ?
Développement
Gen[……..]orum Aug(usto)/ sacrum. Faustinus Gule/zis f(ilius), princeps gentis Mu-/suniorum
regianorum, flamen Aug(usti), idem et prae/fectus gentis eiusdem/ aram sua pecunia fe/cit
idemque dedi/cauit.
Traduction
« Au Génie Auguste des… (?) consécration. Faustinus fils de Gulez, princeps de la tribu des
Musunii Regiani, flamine impérial, et en même temps préfet de la même tribu, a érigé, à ses frais,
l’autel et l’a dédié. »
2. Épitaphe versifiée de Ulpius Saturninus
Référence : CIL, VIII, 204 = 11289 = ILTun., 321.
Datation : le IIème ou plutôt le IIIème siècle selon le formulaire et le gentilice abrégé 1378.
Développement
D(is) M(anibus) s(acrum) / moniment(um) / Ul(pi) Saturni/ni uixit an/nis XXXVII / fili leuis sit
/ tibi terra.
Traduction : (Chr. Hamdoune).
« Consacré aux dieux Mânes. Monument d’Ulpius Saturninus; il a vécu 37 ans. Ses fils. Que
la terre te soit légère ».
Apparat critique
L. 3 : CIL, VIII, 204 : [I]ul(i).
319
3. Les épitaphes de Hr. Echeragua
320
45. Les épitaphes de Hr. Echaffai
C. Demetrius Felix II-IIIème s CIL, VIII, 185 = CIL, VIII, 11277; ILTun., 311 / Lavoignat E.
et Pouydraguin G., BAC, 1888, p. 192, 1
Iulia Thadea II-IIIème s CIL, VIII, 186; ILTun., 311
Numisius Iusstinus ou II-IIIème s CIL, VIII, 187 = CIL, VIII, 11282; ILTun., 311 / Lavoignat E.
Saturninus et Pouygdraguin G., BAC, 1888, p. 193, 10
Postumia Ampliata ? dernier tiers du CIL, VIII, 188 = CIL, VIII, 11283; ILTun., 133 / Lavoignat E.
Ier-début IIème s et Pouydraguin G., BAC, 1888, p. 192, 3
Rutilia [---] II-IIIème s CIL, VIII, 189
[---] Urbanus Iunior II-IIIème s CIL, VIII, 190 = 11285; ILTun., 311
Maeuius Caerialis Felix Ier s CIL, VIII, p. 1176; ILAfr., 98 / Merlin A., BSAS, 1908, p. 131
fils de Meuius
-Flauia Nigrina fin IIème-début ILAfr., 100, 1 / BSAS, p. 129-131
-Flauius Datulus IIIème s
-T. Flauius Saturninus
-C. Ianuara
- Iulia Saturnina
-Caius
-Postumia Fortunata
Malia Maxima 2ème moitié II- ILAfr., 100 / BSAS, p. 129-131
IIIème s
321
46. Épitaphes de sites indéterminés entre Cillium et Thelepte
322
47. Hr. Tamesmida
Feuille au 1/100. 000ème de Bou Chebka, n°46.
Près de Thelepte et au-delà d’Um Ali, vers le nord-est. Nous trouvons encore les traces d’un
grand réservoir à Hr. Tamesmida, défendu par une tour et les ruines d’un bâtiment carré. Ce
Henchir est un curieux type de Castellum1379.
A. Dédicace au génie des empereurs de la Tétrarchie par [Mu ?]cius Flauianus,
gouverneur de la Byzacène
Référence : CIL, VIII, 23179 = AE, 1908, 197 = 1909, 217 = ILAg., I, 3832 = ILTun., 308.
Support: autel.
Dimensions: H. 1, 02 m; Hl. 7 cm.
Lieu de découverte: à un km au sud-est de Hr. Cherket Khlifa, vers le milliaire XXVIII ème de
la voie qui mène de Theueste à Thelepte.
État de conservation: lacunaire et mutilé en bas.
Datation : 293/294 - 305.
Développement
Genio / dddd(ominorum) nnnn(ostrorum) / Diocletiani e[t] / Maximiani / Augg(ustorum) et
Con/[s]tanti et Max/imiani nobill(issimorum) Cae[s(arum) / [Mu ?]cius Flauia/[nu]s, u(ir)
p(erfectissimus) p(raeses) p(rouinciae) Val(eriae) / [Byzacenae].
Traduction
« Au Génie de nos Seigneurs Augustes Dioclétien et Maximien et de Constance et de
Maximien, très nobles Césars. […]arius Flauianus, homme très honorable, praeses
provinciae Valeriae Byzacena (a fait ceci) ».
Apparat critique L. 7 : ligature des lettres A et N dans le nom Maximiani.
Commentaire [Mu ?]cius Flauianus pourrait être le premier gouverneur de la Byzacène. Cette
dédicace au génie des tétrarques est antérieure à l’abdication de Dioclétien et de Maximien le
1er mai 3051380.
Bibliographie
Poinssot L., 1943, p. 157; Chastagnol A., 1967, t. 1, p. 119 et p. 124.
1379 Saladin H., Rapport, p. 150-155; Tissot Ch., 1888, p. 648; Lallemand Ch., 1892, p. 195-196 et p. 252.
1380 Poinssot L., 1943, p. 157; Chastagnol A., 1967, p. 119.
323
B. Les épitaphes de Hr. Tamesmida.
324
49. Hr. Zaatli
Carte d’Etat Major au 1/50. 000ème de la Tunisie, feuille n°92 du Djebel Selloum. Feuille au
1/100. 000ème de Feriana, n°53. Sur ce site, qui se situe à l’ouest de Bir el Hfey et non distant
de Nara, nous trouvons les traces d’un établissement agricole et d’un mausolée 1381. Hr. Zaatli
est à 18 km à l’est de Thelepte et à une trentaine de km environ au sud de Cillium1382.
● Épitaphe versifiée de Postumia Matronilla
Référence : CIL, VIII, 11294 = ILS, 8444 = ILTun., 314 = AE, 2001, 2067 = 2002, 1650.
Lieu de découverte : au-dessus de la porte d’un mausolée-temple.
Datation : ne remonte pas au-delà du IIème siècle selon D. Pikhaus1383.
Développement
D(iis) Manibus s(acrum). / Postumia Matronilla, incompa/rabilis coniux, mater bona, auia,
pissima, pudica, religiosa, laborio/sa, frugi, efficaxs, uigilans, sollicita, / uniuira, unicuba,
[t]otius industriae et fidei / matrona. Uixit annis n(umero) LIII, mensibus n(umero) V, diebus
tribus.
Traduction
« Aux dieux Mânes consécration. Postumia Matronilla fut une épouse incomparable. Une
bonne mère, une vénérable grand-mère. Elle était vertueuse, animée du sentiment religieux,
travailleuse et économe, efficace, active et pleine de sollicitude. Mariée une seule fois, elle ne
partagea sa couche qu’avec un seul homme. C’était une matrone très zélée et très fidèle. Elle a
vécu 53 ans, 5 moi et 3 jours ».
Bibliographie
Cagnat R., Rapport III, 1886, p. 154-155; Pikhaus D., 1994, p. 40, B 23; Sebaï L. L., 2001, p.
23-33, fig. 7; 2011, p. 26.
325
50. Sidi Ali Ben Aoun
326
51. Thelepte / Medinet-el-Kdima
La colonie romaine de Thelepte, dite la vieille ville, est à deux km au nord-est de l’actuelle
Feriana1386. Thelepte était liée à Tacapes par la voie d’Asprenas qui passait par Capsa1387.
Thelepte1388, qui pourrait être une colonie de vétérans inscrite dans la tribu Papiria1389, doit
son existence à l’empereur Trajan1390. Elle était liée à Theueste par la voie qui passait par Um
Ali. La découverte un peu récente d’une inscription monumentale permet de classer la cité de
Thelepte parmi les cités de l’Afrique romaine de Bas-Empire1391.
1. Dédicaces et ex-uoto
A. Dédicace à Neptune Auguste par Iulius Magaricus
Référence : Petitmengin P., 1967, p. 205.
Dimensions : erronées.
Lieu de découverte : près du pont de Ras el Aïn.
Lieu de conservation : incertain.
Développement
Nep(tuno) Aug(usto). Iul(ius) Magaricus u(otum) s(oluit).
Traduction
« À Neptune Auguste. Iulius Magaricus a accompli son vœu ».
Bibliographie
Ben Baaziz S., 2003, p. 391392.
327
B. Dédicace au dieu Oceanus
Référence : CIL, VIII, 23184.
Support : pierre grossière.
Dimensions : 14 x 28 cm.
Texte
[---] ?
Oceano.
Apparat critique
L. 1 : introuvable.
L. 2 : écriture courbée.
Bibliographie
Carton L., BSAS, 1905, p. 13; Cadotte A., 2001, 97; 2007, 69.
Ces ex-voto (ci-dessous) qui pourraient être consacrés à Saturne.
C. Ex-uoto d’Inuarius
Référence : CIL, VIII, 11270 = ILTun., 304.
Support : pavement.
Dimensions : 0, 065 m.
Lieu de découverte : le lit d’oued Bou-Yahia, dans une basilique contigüe à une nécropole.
Décor :
Cet ex-uoto se trouve sur une mosaïque encadrée de torsades polychromes. À l’intérieur, cette
inscription est entourée de rameaux figurés en cubes noirs. Elle est tracée en cubes de verre de
couleur pour la partie supérieure, séparés par des lignes horizontales blanches pour la partie
inférieure.
Développement
I]anuari et / comitum / [s]anctis deuotus. / [F]l(auius) An(nius) Pusinnus / [c]um suis uotum /
[c]onpleuit P. E(r ?).
Apparat critique
L. 4 : l(ibens) an(imo) soluit.
L. 6 : Th. Mommsen suppose la lecture suivante : P(urinnus) fl(oreat), en se référant au
numéro 2335 du CIL, VIII, dont nous pouvons lire Gadini(a)na flore(at).
328
Bibliographie
Cagnat R., BAC, 1888, p. 178.
D. Ex-uoto mentionnant Isarbosb(a)e.
Référence : CIL, VIII, 11265.
Dimensions : H. 0, 50 x L. 1, 50; Hl. 0, 25.
Lieu de découverte : dans une chambre, sous-sol d’une excavation.
Décor :
Au-dessous et sur la face orientale de la chambre se trouve un fronton représentant un raisin,
un papillon ? Ainsi que deux palmes séparées par deux demi-couronnes à feuillage d’olivier.
Développement
Isarbosbe [---] do mnu [---].
Apparat critique
Dans le CIL, VIII : Isarbosb(a)e ? … donum [dedit…].
Bibliographie
BAC, 1888, p. 184.
2. Les épitaphes attestées à Thelepte
329
52. Hr. Echaffai (Hr. Ouled el Jenna)
Feuille au 1/100. 000ème de Feriana, n°53. À environ 170 m à droite du kilomètre 201, 7 de la
voie ferré et à 6 km au nord / nord-est de l’antique Thelepte. Ce site est dit Hr. Ouled el-Jenna
selon Wilmanns; ce dernier est à 6 km au nord-est de Hr. Echaffaï. Les ruines se placent entre
les deux sites1393.
● Ex-uoto de Fronto et Paulina qui peut être consacré à Saturne ?
Référence : ILAfr., 99.
Support : stèle.
Dimensions : H. 0 m 25; L. 0 m 35; épaiss. 0 m 17; Hl. 0 m 035 - 0 m 025.
État de conservation : brisée.
Développement
P(ublius) F() Fronto P() Ex/tricatus et F() / Paulina uotu(m) / soluerunt lib(ente)s / animo.
Apparat critique
L. 1 et 2 : la lettre F peut représenter le gentilice abrégé de Fronto et de Paulina. Ceux-ci
semblent être le frère et la sœur.
Bibliographie
Merlin A., BSAS, 1908, p. 129, 44.
330
53. Hr. Maajen
Feuille au 1/100. 000ème de Sidi Aïch, n°60; au sud de Thelepte.
331
54. Hr. El Khangua
A. La prêtresse Calma sacerda
Référence : Marzougui M. Ch., 2023, p. 188-190.
Support : caisson.
Lieu de conservation : in situ.
État de conservation : bon.
Datation : Haut-Empire.
Développement
D(is) M(anibus) s(acrum), Calma sa/cerda vic/sit annis / CI mee[r]enti Gu/dudi
memo/ria fecit.
Traduction
« Dis Manibus sacrum, Calma, prêtresse, à vécu 101 ans, Gududi lui a fait ceci pour mémoire
en raison de son mérite (?) ».
Apparat critique
L. 5 : ligature entre la lettre N et la lettre T.
B. Épitaphe de Felicitas
332
54. Épitaphes attestées aux alentours de Vicus Gemellae
333
S. Iulius Rogatianus Dernier 1/3 du CIL, VIII, 11255 / Cagnat R., Rapport III, 1886,
Ier - début du 117
IIème s
-Q. Iunius Quintianus Dernier 1/3 du CIL, VIII, 11256 / Cagnat R., Rapport III, 1886,
- Monna Ier - début du 121
IIème s
-C. Valerius Nei ? Ier s CIL, VIII, 11257
-Cannia Variana
-Aurelia Mustula
Sexta Clodia ? II-IIIème s CIL, VIII, 23173a; ILAfr., 96 / MASF, LXVII, p.
211
Flauia Nina II-IIIème s CIL, VIII, 23173b; ILAfr., 96 / MASF, LXVII, p.
211
Q. Gellius Secundus II-IIIème s CIL, VIII, 23173c; ILAfr., 193, 2; ILTun., 310
Clodia Saturnina II-IIIème s CIL, VIII, 23173d; ILAfr., 193, 1; ILTun., 310
C. Urbius Fortunatus II-IIIème s CIL, VIII, 23173e; ILAfr., 193, 3; ILTun., 310
Gaia IIIème s Abid M., 2013, p. 153-154
334
56. Hr. Somaâ (Ksar El Ahmar)
Feuille au 1/100. 000ème de Sidi Aïch, n°60. Entre Thelepte et Capsa.
● Épitaphe versifiée d’Urbanilla
Référence : CIL, VIII, 152 = ILTun., 297 = CLE, 516 = Cholodniak, 164.
Support : sur un mausolée.
Dimensions : Hl. 9 cm.
Datation : fin du IIème siècle - début du IIIème siècle.
Développement
Urbanilla mihi coniunx Verecundia Plena hic sita est / Romae comes, negotiorum socia,
parsimonio fulta. / Bene gestis omnibus cum in patria mecum rediret, / au ! miseram
Carthago mihi eripuit sociam. / Nulla spes uiuendi mihi sine coniuge tali : / Illa domum
seruare meam, illa et consilio iuuare. / Luce priuata misera quescit in marmore clusa. /
Lucius ego coniunx hic te marmore texi. / Anc nobis sorte dedit fatu cum luci daremur.
Datation : IIIème siècle selon Chr. Hamdoune, 2011, p. 26.
Traduction : Hamdoune Chr., 2011, p. 25, 6.
« Urbanilla, mon épouse pleine de réserve, se trouve ici. Elle m’a accompagné de Rome, s’est
associée à mon affaire, a montré un sens solide de l’économie. Alors que, notre fortune faite,
elle rentrait au pays, ah ! Carthage m’arraché ma malheureuse associée. Je n’attends plus rien
de la vie sans une telle épouse. Elle tenait ma maison, elle m’aidait aussi de sa sagesse. Privée
de la lumière, la malheureuse repose, enfermée dans le marbre. Moi, Lucius, ton époux, je t’ai
mise à l’abri ici sous le marbre. Tel est le sort que nous donna le destin quand nous fûmes
donnés à la lumière ».
Apparat critique
L. 3 : patria = patriam ?
L. 7 : quescit = quiescit.
L. 9 : sorte = sortem; fatu = fatum.
Bibliographie
Guérin V., 1862, I, p. 288-290, 66; GRAA, 1993, p. 148 et note 42; Pikhaus D., 1994, B 17;
Lassère J.-M., 1996, p. 123, 12; Ferchiou N., 2001, p. 11, fig. 13 et fig. 14; Sebaï L. L., 2011,
p. 34-35, 32; fig. 32; Hamdoune Chr., 2011, p. 25-26.
335
57. Hr. Zanouch
38, B 18.
336
58. Capsa / Gafsa
1394 Berthier A., 1947, p. 118; Trousset P., 1980, p. 147; 1982, p. 45; 1986 b, p. 164, note 1; Le Glay M.,
1990a, p. 82; Khanoussi M., avec la collaboration de Nasr M., 2003, p. 129; Beschaouch A., 2006b, p. 1498,
note 27.
1395 Salluste, LXXXIX, 6; XCII, 3 et 4; Trousset P., 1993, p. 1757-1760; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 25.
1396 Tissot Ch., 1885, t. II, p. 668.
1397 Trousset P., 1993, p. 1757-1758.
1398 Duval N., 1971, p. 431, note 2; Kotula T., 1974, p. 117; Chastagnol A., 1967, p. 120; Modéran Y., 2003, p.
259.
1399 Morizot P., 1979, p. 333; Peyras J. et Trousset P., 1988, p. 170.
1400 Salluste, LXXXIX, 4; Corbier P., 1974, p. 101; Fantar M., 1992, p. 116.
1401 Gsell St., 1928, V, p. 278-279; Gascou J., 1972, p. 89-91; Lepelley Cl., 1981, p. 281-282; Durliat J., 1981,
p. 29-35.
1402 Camps G., 2007, p. 58-60.
1403 Pline l’Ancien, V, 30; Desanges J., 1962, p. 85; 1990, p. 252.
1404 CIL, VIII, 22796; Belkahia-Karoui Th., p. 1076; p. 1083 et 1084.
1405 Khanoussi M., 1995, p. 26-29.
1406 Lassère J.-M., 2011, p. 532.
1407 CIL, VIII, 98; Cagnat R., 1909, p. 572; Chevallier R., 1958, p. 106.
1408 Gascou J., p. 172; Lassère J.-M., 2011, p. 532.
1409 Euzennat M., 1972, p. 18.
337
M. Le Glay voit dans la construction de la route Capsa / Theueste à l’époque des Flaviens
« une importance capitale pour la romanisation de ces régions limitrophes de l’Africa »1410.
Plus tard, Capsa est devenue une colonie honoraire1411, puis elle a reçu le nom de Iustiniana
vers l’année 5401412.
A. Dédicace à Neptune et aux Nymphes à l’occasion de l’inauguration d’un aqueduc et
d’une fontaine par Cn(aeus) Iunius [---].
Référence : CIL, VIII, 120 = AE, 1934, 170 = ILTun., 293.
Support : inscription monumentale.
Dimensions : H. 0 m 60 x L. 1 m.
Lieu de conservation : mur oriental des bains des femmes (piscines romaines), encastrée dans
les murs de la piscine d’Aïn Es-saqqaïn. Elle se constitue de quatre blocs, répartis sur trois
assises.
État de conservation : mauvais.
Datation : IIème siècle.
Développement
Neptuno et Nimphis sacrum. / Cn(aeus) Iunius Cn(aei) filius Papir(ia) [---] aquae[ductum] /
f[o]n[temque] sua pec[uni]a fecit / e[t dedi]cauit. [D(ecreto) d(ecurionum)].
Traduction
« Consécration à Neptune et aux Nymphes. Cnaeus Iunius […] fils de Cnaeus, de la tribu
Papiria, a élevé et dédié un aqueduc et une fontaine de son propre argent. Décret de
décurions ».
Bibliographie
Poinssot L. et Lantier, BAC, 1926, p. CXXXII; Poinssot L. et Saumagne Ch., Rev. Tun., 1933,
n. s 15-16, p. 240-243; Petitmengin P., 1967, p. 197.
338
B. Dédicace à l’empereur Hadrien faite par P. Aelius, flamine perpétuel
Référence : CIL, VIII, 98.
Support : pierre cubique encastrée dans une muraille; deux fragments d’un épistyle.
Lieu de découverte : à un coin de rue et avant d’arriver à une porte romaine menant à la
Casba, angle de la mosquée de Sidi-Beddacha.
État de conservation : fragmentée.
Datation : 126-127; date du proconsul P. Valerius Priscus.
Développement
[Imp(eratori) Caes(ari) diui Tr]aiani Parthic[i fil(io), diui Neruae nep(oti), Tr]aiano
Hadriano Aug(usto) / [pont(ifici) max(imo), trib(unicia) pot(estate) [XI ?], co(n)]s(uli) III,
p(atri) p(atriae), P(ublius) Aelius Papir[---] arcum ? a so]lo cum statua et quadriga ex / [HS
--- n(ummum) ob honore]m (duum)uiratus excepta [legitima summa item ex] HS X n(ummum)
ob honorem flamoni per/[petui, adiectis ampli]us HS XXXIIDC n(ummum), d(ecreto)
d(ecurionum) fe[c(it) idemq(ue) perm(issu) ---]cati P(ubli) Valeri Pri[sci proc]o(n)s(ulis),
c(larissimi) u(iri), pa[tr]oni municipii, ded(icauit).
Traduction
« À l’empereur César Traianus Hadrianus Augustus, fils du divin Trajan vainqueur des
Parthes, ascendant de divin Nerva, grand pontife, revêtu de la XI ème puissance tribunicienne,
consul pour la IIIème fois, père de la patrie. Publius Aelius Papir[…] a érigé un arc depuis le
sol avec quatre statues au prix de [… ?] Sesterces en l’honneur du duumvirat, de même une
somme principale de 10. 000 sesterces en l’honneur du flaminat perpétuel, en plus d’une
somme supplémentaire de 23.600 sesterces. Sous la permission ? du proconsul Publius
Valerius Priscus, homme clarissime, patron municipal, a dédié (ce monument). Décret des
décurions ».
Apparat critique
L. 2 : Papir[---] : peut être la tribu Papiria.
L. 3 : restitution du chiffre [XI] qui convient à l’année de 126-127; quand P. Valerius Priscus
fut proconsul d’Afrique, après la mention de la puissance tribunicienne de l’empereur
Hadrien1413.
339
L. 4 : d(ecreto) d(ecurionum) fe[c(it) idemq(ue) perm(issu)---]cati P. Valeri Pri ---
[proc]o(n)s(ulis) c(larissimi) u(iri) pa[tr]oni municipii ded(icauit).
Pellissier, Rev. Arch., 1947, p. 272 : [Imperatori Caesari Tr[ajano Hadriano [Augusto
pontifici maximo] locum statuam[que--- -] ob honor[em--- ordo et populous] col[oniae
Augustae Capsensis dedicarunt.
Commentaire
La somme de son flaminat est 10. 000 sesterces, en ajoutant la somme de 23. 600 sesterces
mais la somme de son duumuirat a disparu1414.
Bibliographie
Pellissier, Rev. Arch., 1947, p. 272; Berbrugger A., Rev. Afr., II, 1857, p. 209, 93; Guérin V.,
1862, p. 273, 44; Bassignano M.-S., 1974, p. 74, 1; Duncan-Jones R. P., 1962, p. 80, 34;
1982, p. 91, 34; Jacques F., 1984, p. 737; Wesch-Klein G., 1990, p. 77, 1; Le Glay M., 1990,
p. 82; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 539-540, 342.
C. Hommage rendu à un flamine perpétuel par sa mère
Référence : CIL, VIII, 113.
Support : base brisée en haut.
Développement
[---]/io fl(amini) p(er)p(etuo) Fl(auia) / Urbica ma/ter fecit / et ded(icauit).
Commentaire
Cette inscription révèle l’érection d’une statue par Urbica Flauia à son fils, lui aussi un
flamine perpétuel.
Bibliographie
Bassignano M.-S., 1974, p. 75, 3; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 541, 344.
340
D. Inscription fragmentaire mentionnant des flamines perpétuels
Référence : CIL, VIII, 114 = 11231.
Lieu de découverte : partie plus élevée de la paroi extérieure de la Kasba, face orientale de la
3ème tour.
État de conservation : fragmentée.
Développement
[---/ ---]ialium fouet ut e[---] / [---]is flamines perpe[tui ---/---] are curauit [---].
Bibliographie
Berbrugger A., Rev. Afr., II, 1857, p. 210, 97; Tissot Ch., Rev. Afr., V, p. 289, 8; Cagnat R.,
Rapport III, 106; Bassignano M.-S., 1974, p. 75, 4; Belkahia Karoui Th., 2009, p. 545, 352.
E. Dédicace à F. Fortis Abidianus, flamine perpétuel
Référence : CIL, VIII, 11236.
Développement
[F]ronton/ius Fortis / Abi<d=N>i(a)nus / f(lamen) p(erpetuus) p(ius) u(ixit) an(nos)
XXX/IIII. O(ssa) t(ibi) b(ene) q(uiescant).
Traduction
« Frontius Fortis Abidianus, flamine perpétuel, a vécu pieusement 34 ans. Que tes os reposent
en paix ».
Apparat critique
L. 1 : Frontonius
L. 2 : nous pouvons lire soit Abidi(a)nus soit Abini(a)nus.
L. 4 : f(lamen) p(erpetuus) p(ius) u(ixit).
Bibliographie
Cagnat R., Rapport III, 112.
341
F. Inscription fragmentaire mentionnant un flamine perpétuel
Référence : CIL, VIII, 148.
Développement
[---]L p(er)p(etuus?) fl(amen?) [---] / [---]cama[---] / [---] fecit [---] / [---] ded(icauit) [---].
G. Hommage rendu à Flauia Urbica, flaminique perpétuelle, par les curiales de la 10ème
curie
Référence : AE, 1996, 1700.
Support : base de statue.
Dimensions : 95 x 50 cm; Hl. 4 cm.
Lieu de découverte : réemployée dans la Zaouïa de Sidi Bou Chache.
État de conservation : moyen.
Datation : IVème siècle (d’après la mention des curiales).
Développement
Flauiae Urbi/cae flamini/[cae p]erpetuae. / [Curial]es curi/[ae dece]m ob me/[rita] eius
sta/tua(m) aere colla/to posueru/nt itemque dedic(auerunt). Hono/re conten/ta pecunia(m) /
remisit.
Traduction
« À Flauia Urbica, flaminique perpétuelle. En raison de ses mérites, les curiales de la Curie X
(?), ont érigé et dédié une statue par collecte. Faisant remise de la dépense et se contentant de
l’honneur (Flauia Urbica l’a érigée par ses propres soins) »1415.
Apparat critique
L. 4 et 5 : [Curial]es curi[ae dece]m ? peut être curi[ar(um) omniu]m1416.
L. 5 : le mot decem est plus préférable que nouem en écartant undecim1417.
342
Commentaire
C’est grâce à une collecte que l’érection et la dédicace de la statue sont accomplies par les
curiales, signalées pour la première fois à Capsa1418.
Bibliographie
Khanoussi M., 1996, p. 1341-1353; Selmi S., 2006, p. 122, 139; Belkahia Karoui Th., 2009,
p. 541, 344; Sebaï L. L., 2011, p. 73, 162, fig. 162.
H. Épitaphe de Vindicia Theodora prêtresse des Cereres
Référence : CIL, VIII, 112.
Support : bloc de pierre brisé à droite.
Dimensions : L. 0, 48 m; H. 0, 48 m; Hl. 0, 05 m.
Datation : première moitié du IIIème siècle ? (Invocation aux Dieux Mânes abrégée).
Développement
D(iis) M(anibus) [s(acrum)]. / Vindiciae Th[eodorae, sacerdo]/ti Cereris Au[gustae, uixit] /
annis LXXX, [curante An]/tonio Pud[ente---] / filio eius. [O(ssa) t(ibi) b(ene) q(uiescant)].
Traduction
« Aux Dieux Mânes consécration. À Vindicia Theodora, prêtresse des Cereres Augustes; elle
a vécu 80 ans. Par les soins d’Antonius Pudens…son fils. Que tes os reposent en paix ».
Bibliographie
Berbrugger A., Rev. Afr., 1857, II, p. 210, 96; Tissot Ch., Rev. Afr., V, 1861, p. 289, 17;
Guérin V., 1862, p. 282, 61; Sebaï L. L., 2011, p. 60.
343
I. Dédicace à l’empereur Probus par Turrius Uerna [---].
Référence : CIL, VIII, 100 = 11228.
Support : bloc ou frise d’entablement.
Dimensions : L. 1, 33 m; H. 43 cm; Hl. l. 1 7 cm; l. 2 et l. 36 cm; l. 44 cm.
Lieu de découverte : porte d’entrée de la Kasbah.
État de conservation : frise brisée à droite et à gauche.
Datation : 280.
Développement
[Pro salute d(omini) n(ostri) Imp(eratoris) Caes(aris) M(arci) Aur(eli) [[Pr[obi]]] Inuicti
Aug(usti) totiusq(ue) domus diuinae e[ius] / --- te]mplum co[e]mtis spati(i)s ampliatum et a
solo ex aedificatu[m] / [et marmoribus ornatu]m cum sim[ula]cro aeneo et aereis ianuis
turius uerna [---] / [--- cur(ator)] rei p(ublicae) Taca[pitanorum et Cap]sensium
d(e)d(icatum) IIII Non(as) Oct(obres) Me[s]/[salla et Grato co(n)s(ulibus) ---]III epulu[m
ciuibus dedit et ludos per t]riduum ob dedicatio[nem exhibuit].
Traduction
« Pour le salut de notre Seigneur l’empereur César Marc Aurèle Probus, invincible, Auguste,
et de toute sa maison divine […]. Le temple ayant été édifié sur de larges terrains achetés et
ayant été édifié depuis les fondations […] orné avec des marbres, avec une statue en cuivre et
des portes d’entrée en bronze. Turrius Verna […] curateur des cités de Tacapes et de Capsa
ayant dédié (ceci) le troisième jour des nones d’octobre sous le consulat de Massala et
Gratus, il a donné un banquet aux citoyens et à l’occasion de la dédicace a offert des jeux
pendant trois jours ».
Bibliographie
Guérin V., 1862, p. 276; Cagnat R. et Gauckler P., 1898, p. 114-115; Lepelley Cl., 1981, II, p.
281-282; Selmi S., 2006, p. 250, 323.
344
J. Les épitaphes de Capsa
345
-Pomponnia Secunda 1887, p. 230
-Pomponnia Secunda
Aelia Sisso II-IIIème s CIL, VIII, 11239/Cagnat R., Rapport
III, 1886, 108
Aelia Victoria Zaracaia II-IIIème s CIL, VIII, 11240/Cagnat R., Rapport
III, 1886, 109
Fortunatianus II-IIIème s CIL, VIII, 11241
-Nicone II-IIIème s CIL, VIII, 11242/Cagnat R., Rapport
-Felice III, 1886, 113
-Ceteris
-Crescentia II-IIIème s CIL, VIII, 11243/Cagnat R., Rapport
-C. Pomponius Saturninus III, 1886, 112
-C. Pomponius Saturninus
-Pomponius Castus
-Pomponius Cillo
-P. Pomponius Carus Venerius
-Aelia Victoria
Aelius [---] ? II-IIIème s CIL, VIII, 23171
Cnuimiia Bonosa II-IIIème s CIL, VIII, 23171a
-Claudia Auguriua II-IIIème s CIL, VIII, 11246 = 23172; ILTun., 295
-Donatus
Aemilius Ier s ILTun., 296 / RT, 1933, p. 248
-Aelia Victoria Fin II-début Abid M., 2013, p. 149
-Aelius Fortunatus IIIème s
Aulus Cassius Sentius Fin II-début Abid M., 2013, p. 149
IIIème s
-[---] Aelius Cerialis Fin II-début Abid M., 2013, p. 150
-Arria Saturnina IIIème s
-P. Aelius Rufus
-P. Aelius Rufus
-Victor Fin II-début Abid M., 2013, p. 151
-Crepereia Nouela IIIème s
-Victorinus
Valgia Ingenua Fin II-début Abid M., 2013, p. 151-152
IIIème s
Apolonius fils de Vindex Fin II-début Abid M., 2013, p.152
IIIème s
Donata Fin II-début Abid M., 2013, p. 152-153
IIIème s
Fortunata Fin II-début Abid M., 2013, p. 153
IIIème s
Iouinus Fin II-début Abid M., 2013, p. 154
IIIème s
346
Bibliographie
347
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Étude épigraphique, Thèse de doctorat sous la direction d’Y. Le Bohec.
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401
Index
402
- Hr. Left, 14, 72, 199.
- Hr. Maajen, 51, 92, 331.
- Hr. Magdoudech, 146, 310.
- Hr. Rechig, 135, 313, 320.
- Hr. Routitila (ou Routilia), 154, 160, 291.
- Hr. Sidi Mohamed Ech Chaffaï, 32, 33, 57, 168, 256, 258.
- Hr. Somaâ (Ksar El Ahmar), 154, 155, 160, 165, 335.
- Hr. Zanouch, 154, 335.
- Hr. Zarroug, 49, 50, 51, 191.
- Kairouan, 8, 12, 15, 17, 88, 134, 135, 175, 176, 182, 188, 189, 190, 191, 192, 193, 195, 196,
211, 213, 214, 215, 216, 218, 219, 220, 226.
- Khanguet Es-Slougui, 259.
- Ksar Tlili, 134, 136, 140, 258.
- Masclianae (Hr. Sidi Abdelkader), 29, 30, 57, 82, 225.
- Menegesem, 101, 134, 135, 137, 140, 259.
- Nefidhet el Mecid (ou Aïn Maja), 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 57, 81, 89, 235.
- Sidi Ben Habbès, 197.
- Sidi Bou Ladieb, 180, 154, 160.
- Sufes (Sbiba), 15, 26, 29, 30, 39, 40, 41, 46, 57, 58, 60, 61, 63, 64, 65, 66, 67, 72, 73, 98,
100, 105, 129, 134, 146, 156, 168, 169, 170, 180, 197, 198, 199, 202, 204, 206, 207, 261.
- Sufetula (Sbeïtla), 23, 24, 29, 30, 32, 37, 41, 44, 45, 46, 47, 48, 50, 51, 57, 60, 61, 62, 63,
64, 66, 68, 69, 71, 72, 73, 79, 80, 81, 82, 85, 86, 89, 92, 93, 96, 97, 100, 101, 103, 104, 105,
109, 110, 129, 134, 135, 136, 138, 140, 146, 147, 151, 153, 154, 156, 157, 158, 161, 163, 165,
168, 169, 170, 171, 202, 225, 260, 261, 265, 272, 273, 274, 275, 276, 278, 279, 280, 288, 289,
290, 293, 294.
- Thala, 6, 8, 11, 15, 16, 24, 25, 26, 27, 28, 30, 33, 35, 36, 37, 38, 39, 44, 48, 49, 50, 51, 53,
54, 56, 57, 58, 60, 61, 62, 63, 64, 66, 69, 70, 73, 80, 81, 82, 85, 88, 90, 91, 92, 93, 96, 97, 99,
100, 102, 103, 104, 105, 109, 110, 124, 125, 129, 132, 134, 135, 138, 140, 146, 147, 148, 151,
154, 159, 163, 164, 168, 169, 170, 230, 231, 233, 235, 238, 239, 240, 241, 244, 245, 247, 248,
252, 255, 256.
- Thambias, 16, 37, 38, 60, 61, 63, 64, 66, 69, 70, 72, 73, 79, 154, 157, 169, 170, 176.
- Thleta Jouamaã (Sidi Thabet), 23, 24, 57, 89, 230.
- Vicus Gemellae (Sidi Aich), 15, 104, 144, 141, 333.
403
Index onomastique
404
- Iulius Magaricus, 23, 25, 79, 327.
- L. Agrius Vitalis, 48, 231.
- L. Apronius Processus, 23, 233.
- L. Aurelius Ianuarius, 29, 30, 82, 225.
- L. Caecilius Maximinus, 23, 24, 61, 263.
- L. Cornelius [---]aellus, 38, 66, 70, 243.
- L. Iunius Saturninus, 50, 214.
- L. Petronius Victor, 50, 250.
- L. Pompeius [---]ianus, 61, 270.
- L. Pomponius Secundus, 51, 331.
- L. Postumius [---]mus, 49, 54, 55, 245.
- L. Postumius [---]mus, 49, 54, 55, 245.
- L. Rasinius Saturninus Maximianus, 48, 129, 276.
- L. Valgius Fortis, 61, 271.
- L. Vitalius Saturninus, 48, 198.
- L.Caecilius Athenaeus, 61, 62, 272.
- M. Aelius [---] Candidianus, 61, 273.
- M. Antonius [---], 61, 275.
- M. Egrinius, 49, 246.
- M. Ennius Octauius, 50, 221.
- M. Iulius Saturus [-]ing[---], 50, 213.
- M. L[---]umis, 50, 219.
- M. Licinius Quintianus, 23, 24, 230.
- M. Magnius Seuerus, 61, 274.
- Macu[r]gum ? Fortunatus, 50, 215.
- Maxim(us) Me[---], 50, 216.
- Nom disparu fils de Flauia Urbica, 61, 64, 65, 81, 342.
- P. Aelius, 61, 81, 82, 339.
- P. Geminius Martialis, 56, 61, 242.
- P. Magnius Amandus, 39, 61, 204, 205.
- P. Postumius Procolus, 49, 247.
- P. Spiculus, 47, 66, 69, 313.
- Q. Aurelius Florentius, 34, 190.
- Quintus, 50, 217.
- Recupera/[---], 44, 269.
- S. Vitellius [---/---]anus, 28, 32, 295.
- Saturnina fille de Birzilis, 50, 222.
- Saturus fils de Rogatus (lui-même) fils de Maior, 50, 218.
- Secunda, 27, 231.
- T. Flauius Secundus, 61, 62, 155, 299.
- T. Ofasio Apate filia, 51, 268.
- Thulul fils de Phua, 61, 62, 65, 140, 314.
- Ulpia Secunda, 27, 81, 255, 259.
- Un tel fils de Primus (lui-même) fils de Populus, 50, 216.
- Un tel fils de Publius (lui-même) fils de Oplatus, 50, 216.
- Un tel fils de Siluanus (lui-même) fils de Donatus, 50, 208.
405
- Un tels fils de Siluanus (lui-même) fils de Donatus, 50, 218.
- Urbanus, 48, 277.
- Vaiana (?) Saturninus, 48, 192.
- Vindicia Theodora, 27, 343.
406
Les abréviations
407
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Rev. Afr. : Revue africaine.
Rev. Arch. : Revue archéologique.
Rev. Tun. : Revue tunisienne.
RHR : Revue de l’histoire des religions.
ROMM : Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée.
ZPE : Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik.
408
Table des matières
Introduction générale………………………………………………………………………...3
1. Aperçu historiographique…………………………………………………………………4
2. Le Corpus épigraphique………………………………………………………………….10
3. Géographie de la région d’étude…………………………………………………………11
4. Essai de délimitation……………………………………………………………………...13
5. Aperçu historique…………………………………………………………………………16
6. À propos de la Romanisation ?..........................................................................................17
7. Le cadre chronologique…………………………………………………………………..20
Volume I : Les cultes polythéistes…………………………………………………………..21
1. Les cultes gréco-romains…………………………………………………………………23
A. Cultes plus répandus……………………………………………………………………..23
a. Le culte de Neptune……………………………………………………………………….23
b. Le culte de Cérès/Cereres………………………………………………………………...26
c. Le culte du Genius………………………………………………………………………...29
B. Les cultes peu répandus………………………………………………………………….32
a. Le culte de Jupiter………………………………………………………………………...32
● Ioui Optimus Maximus…………………………………………………………………...32
● Ioui Omnipotens…………………………………………………………………………..33
b. Minerua Augusta…………………………………………………………………………34
c. Le culte du Mars…………………………………………………………………………..35
d. Le culte de Pluton………………………………………………………………………...36
C. Les cultes rarement attestés……………………………………………………………..37
a. Le culte de Junon…………………………………………………………………………37
b. Le culte de Diane………………………………………………………………………….37
c. Le culte de Faunus………………………………………………………………………..38
d. Le culte d’Hercule………………………………………………………………………...39
e. Le culte de Liber…………………………………………………………………………..40
f. Le culte de Mercure……………………………………………………………………….41
g. Les Nymphes………………………………………………………………………………42
h. Le dieu Oceanus…………………………………………………………………………..43
409
i. Le culte du Sol……………………………………………………………………………..44
j. Le culte de Vénus………………………………………………………………………….45
D. Cultes indéterminés………………………………………………………………………46
a. Le culte d’une divinité poliade…………………………………………………………...46
b. Le culte de Mars ou de Mercure ?.....................................................................................46
c. Divinités indéterminées dans le territoire des Musunii Regiani……………………….47
2. Les cultes africains………………………………………………………………………..48
A. Le culte de Saturne……………………………………………………………………….48
B. Le culte de Caelestis……………………………………………………………………...56
3. Le culte impérial…………………………………………………………………………..60
A. La fonction de la prêtrise………………………………………………………………...60
a. Les flamines……………………………………………………………………………….60
b. Les flaminiques…………………………………………………………………………...64
4. Les objets du culte impérial……………………………………………………………...66
Volume II : L’apport de l’onomastique citoyenne………………………………………...74
1. Les nomina………………………………………………………………………………...75
A. Méthode et définition…………………………………………………………………….76
B. La diffusion du processus d’adaptation onomastique………………………………….78
a. L’Étude des nomina………………………………………………………………………78
● Les gentilices impériaux…………………………………………………………………..78
● Les gentilices des gouverneurs……………………………………………………………84
b. Divers nomina…………………………………………………………………………….95
a. La répartition des gentilices……………………………………………………………..96
b. Les aspects de la nomenclature…………………………………………………………105
● La romanisation au début de l’Empire…………………………………………………105
● La romanisation vers la fin du Haut-Empire…………………………………………..108
2. Les cognomina…………………………………………………………………………...111
A. Répertoire des cognomina……………………………………………………………...112
a. Les cognomina « dits traduits »………………………………………………………...112
b. Les cognomina théophores……………………………………………………………...117
c. Les cognomina numérique………………………………………………………………119
410
d. Les cognomina à propriété physique et morale……………………………………….120
e. Les cognomina liés à l’espoir……………………………………………………………121
f. Les cognomina dérivés d’un gentilice…………………………………………………..122
g. Les cognomina dérivés d’un praenomen………………………………………………123
h. Les cognomina dérivés d’une ethnie…………………………………………………...124
i. Les cognomina formés à partir d’un participe…………………………………………125
B. Divers cognomina……………………………………………………………………….126
Volume III : L’apport de l’héritage onomastique……………………………………….130
1. L’onomastique libyco-punique…………………………………………………………132
A. Noms d’origine autochtone en première position…………………………………….132
B. Idionymes autochtones en deuxième position…………………………………………134
2. La filiation des autochtones……………………………………………………………..140
3. Les noms uniques latins…………………………………………………………………141
4. Onomastique indéterminée……………………………………………………………..146
5. Noms d’origine africaine dans la dénomination des citoyens………………………...147
6. Le mécanisme de la dénomination……………………………………………………..149
Volume IV : Les aspects socioculturels à travers les inscriptions versifiées……………152
1. La transmission du latin………………………………………………………………...155
2. L’interprétation des Carmina…………………………………………………………..157
A. Les thèmes religieux…………………………………………………………………….157
a. La perception de l’aeternitas…………………………………………………………...157
b. Les aspects religieux……………………………………………………………………158
B. Le lyrisme poétique…………………………………………………………………….159
C. L’image de la femme……………………………………………………………………160
3. L’apport de la latinisation : Littérature et langue…………………………………….161
Conclusion générale………………………………………………………………………..167
Volume V : Les Corpora epigraphica…………………………………………………….173
1. Thambaias / Hr. Oued Nebhana (ou Hr. Dhorbania)…………………………………176
A. Dédicace à Diane Lucifera……………………………………………………………...176
B. Fragments d’une dédicace à Antonin liée au flaminat de [---] Amanus……………..177
C. Dédicace des municipes Municipii Thambaiensis pour le salut de l’empereur……..178
411
D. Épitaphe versifiée de Q. Iulius Lucanus fils de Mediconis…………………………...179
E. Les épitaphes attestées à Thambias……………………………………………………180
2. Hr. Sidi Bou Ladieb, fragments d’une épitaphe versifiée…………………………….180
3. Cululis / Hr. Jelloula…………………………………………………………………….182
A. Dédicace à un empereur César indéterminé…………………………………………..183
B. Dédicace au dieu de la Patrie M[---] ?............................................................................183
C. Dédicace mentionnant un flamine perpétuel………………………………………….184
D. Dédicace à un empereur indéterminé faite par un flamine perpétuel……………….184
E. Dédicace au Salus de Commode Auguste……………………………………………...185
F. Les épitaphes de Cululis………………………………………………………………...185
4. Le Fundus Iubaltianensis, dédicace mentionnant la restauration d’un temple à
Pluton.....................................................................................................................................186
5. Kairouan…………………………………………………………………………………188
A. Dédicace pour le salut des empereurs Septime Sévère et Caracalla………………...188
B. Les épitaphes de Kairouan……………………………………………………………..189
6. Les épitaphes de Hr. Habida et Hr. Bou Jdaria……………………………………….189
7. Hr. El Haouaria ?..............................................................................................................190
A. Dédicace à Minerve Auguste par Q. Aurelius Florentius et sa famille……………...190
B. Inscription "versifiée" à valeur apotropaïque………………………………………...190
C. Épitaphe attestée à Hr. El Haouaria…………………………………………………..191
8. Hr. Zarroug, Ex-uoto de Q. C(…) P(…) ?......................................................................191
9. Bir el Adine, dédicace à Vaiana (?) Saturninus, sacerdos…………………………….192
10. Aquae Regiae (Hr. El Khattra) / Haffouz, Dédicace de C. Hilarius Felix sacerdos
Saturni ……………………………………………………………………………………...193
11. Hr. Douar Bayoud, dédicace à Minerve par les coloni Gam(…)……………………195
12. El Ala, Épitaphe d’un prêtre…………………………………………………………..196
13. Épitaphes attestées aux environs de Sufes……………………………………………197
14. Hr. Dammag, Épitaphe de L. Vitalius Saturninus sacerdos Saturni et de Pontia
Belect(a)……………………………………………………………………………………..198
15. Le "saltus impérial" de Hr. Left………………………………………………………199
A. Dédicace pour le salut de l’empereur Caracalla……………………………………...199
412
B. Dédicace pour le salut de nos seigneurs Constantin et Constance…………………...200
16. Sufes / Sbiba…………………………………………………………………………….202
A. Dédicace à Liber………………………………………………………………………...203
B. Hommage à P. Magnius Amandus……………………………………………………..204
C. Dédicace à un empereur indéterminé par [---] Egnatianus, flamine perpétuel……..206
D. Fragment d’une inscription mentionnant une fonction d’Augustalité………………206
E. Base pour l’éternité de l’empereur [Domitien ?]……………………………………...206
F. Les épitaphes de Sufes…………………………………………………………………..207
17. Hr. Es Skhira…………………………………………………………………………...208
A. Des Ex-uoto au dieu Saturne…………………………………………………………...208
B. Dédicace d’un affranchi à son patron et ses enfants………………………………….223
C. Dédicace mentionnant l’accomplissement d’un vœu…………………………………224
D. Les épitaphes de Hr. Es Skhira………………………………………………………...224
18. Le saltus Masclianis, dédicace au génie de Masclianis ……………………………...225
19. Hajeb el Aïoun………………………………………………………………………….226
A. Dédicace à Saturne Auguste par Felix………………………………………………...226
B. Dédicace sculptée en bas-relief pour le salut des Empereurs Césars (… ?)…………227
C. Les épitaphes de Hajeb el Aïoun……………………………………………………….228
20. Thleta Jouamaã, Dédicace à Neptune Auguste………………………………………230
21. Hr. El Hameima………………………………………………………………………..231
A. Épitaphe de L. Agrius Vitalis, sacerdos……………………………………………….231
B. Épitaphe de [---]a Secunda, sacerdos………………………………………………….231
C. Les épitaphes de Hr. El Hameima……………………………………………………..232
22. Aïn El Hmadna……..…………………………………………………………………..233
A. Dédicace à Neptune Auguste…………………………………………………………...233
B. Les épitaphes de Aïn El Hmadna………………………………………………………234
23. Le Vicus de Nefidhet el Mecid (ou Aïn Maja)………………………………………..235
A. Dédicace au génie de uicus par Q. [---] ?........................................................................235
B. Dédicace au seigneur et au dieu Neptune et au numen de tous les dieux et [---]……236
C. Épitaphe de Flauia Tertullia sacerdos de Cérès………………………………………237
413
24. Le "saltus" d’Aïn Hédia, texte commémorant la construction d’un temple à
Neptune.…………………………………………………………………………………….238
25. Thala / Thala……………………………………………………………………………239
A. Dédicace à la Dea Caelestis par l’ensemble des seniores……………………………..241
B. Dédicace à Caelestis Augusta par un flamine appelé P. Geminius Martialis……….242
C. Dédicace à Faunus Auguste ……………………………………………………………243
D. Dédicace au dieu Mars Auguste………………………………………………………..243
E. Dédicace à Pluton Auguste par Fortunatus [---] ?.........................................................244
F. Dédicace au dieu Saturne faite par des prêtres……………………………………….244
G. Dédicace à Saturne Auguste par L. Postumius [---]mus…………………………….245
H. Dédicace à Saturne Auguste par M. Egrinius………………………………………...246
I. Dédicace à Saturne Auguste par P. Postumius Procolus, un flamine………………...247
J. Dédicace à Saturne ?.........................................................................................................248
K. La fin d’une dédicace mentionnant des portiques……………………………………248
L. Des Ex-uoto à Saturne…………………………………………………………………..248
M. Dédicace aux Augustes Dioclétien et Maximien……………………………………...250
N. Épitaphe de Aelia Namphamina sacerdos magna…………………………………….251
O. Inscription mentionnant des sacerdotes indéterminés……………………………….251
P. Dédicace destinée à l’inuidus..………………………………………………………….252
Q. Les épitaphes de Thala…………………………………………………………………252
26. Aïn Ed Darouri, Épitaphe de Ulpia Secunda, sacerdos...............................................255
27. Hr. Sidi Mohamed Ech Chaffaï……………………………………………………….256
A. Dédicace pour le salut notre maître (indéterminé) par les Cultores de Jupiter…….256
B. Épitaphe attestée à Hr. Sidi Mohamed Ech Chaffaï………………………………….258
28. Les épitaphes de Hr. Mzareg Es Semech et de Hr. Es Schiri………………………..258
29. Les épitaphes de Ksar Tlili…………………………………………………………….258
30. Les épitaphes de Menegesem ?......................................................................................259
31. Les épitaphes de Hr. El Ahssen………………………………………………………..259
32. Les épitaphes de Hr. Daoua Rouho et de Khanguet Es-Slougui…………………….259
33. Les épitaphes de Hr. Es Siouda………………………………………………………..260
34. Hr. El Oust, Fragment d’une épitaphe versifiée d’un enfant de 13 ans…………….260
414
35. Sufetula / Sbeïtla………………………………………………………………………..261
1. Dédicaces et ex-uoto……………………………………………………………………..262
A. Dédicace à Junon à la forme d’une épigramme………………………………………262
B. Dédicace au génie du Sénat, Conseruator d’empereurs indéterminés………………263
C. Dédicace à Neptune Auguste par L. Caecilius Maximinus…………………………..263
D. Dédicace à [Neptune] rex Pelagicus par [---] Aufidius Domitianus………………….264
E. Dédicace à Q. Fabius Saturninus Honoratianus sacerdos d’une divinité poliade…..265
F. Des Ex-uoto à Saturne…………………………………………………………………..266
G. Dédicace au dieu Sol par Recupera/[---]………………………………………………269
H. Hommage rendu à C. Turranius Siluanus flamine d’Auguste………………………270
I. Hommage à L. Pompeius [---]ianus flamine perpétuel………………………………..270
J. Hommage à L. Valgius Fortis, flamine perpétuel……………………………………..271
K. Dédicace à L. Caecilius Athenaeus, flamine perpétuel……………………………….272
L. Hommage à M. Aelius Candidianus, flamine perpétuel……………………………...273
M. Dédicace par un notable local, flamine perpétuel et curator reipublicae…………..274
N. Hommage à M. Magnius Seuerus, flamine perpétuel………………………………...274
O. Dédicace de M. Antonius [---] flamine difficile à identifier…………………………..275
P. Base dédiée à Iulia Lucina ( ?), femme ( ?) de L. Turranius [Vica]nus Felic[ior]…..275
Q. Hommage à L. Rasinius Saturninus Maximianus……………………………………276
R. Fragments d’une dédicace double d’une prêtresse non identifiée et d’un prêtre…..277
S. Trois fragments de frises mentionnant une fonction sacerdotale…………………….278
T. Dédicace dévouée au numen et au maiestas de l’empereur Carin…………………...278
U. Dédicace à Faustina Augusta par la collectivité publique……………………………279
V. Dédicace à Faustina Augusta, fille de l’empereur Antonin le Pieux………………...280
W. Dédicace mentionnant la victoire des empereurs Augustes…………………………281
X. Dédicace pour le salut de l’empereur Septime Sévère et l’empereur Caracalla……282
Y. Fragments d’une dédicace pour le salut d’un empereur difficile à identifier………283
Z. Dédicace mentionnant la victoire de l’empereur Aurélien divinisé………………….284
2. Les carmina epigraphica………………………………………………………………..285
A. Fragment d’une épitaphe versifiée, dédiée au médecin Marcellus…………………..285
B. Base honorifique ou funéraire portant une inscription métrique……………………285
415
C. Épitaphe versifiée, érigée par Flauius Felic[---] sibim et suis de son vivant………...286
D. Fragment d’une inscription versifiée ?..........................................................................287
E. Fragment d’une inscription versifiée de Mucia Casta………………………………..287
3. Les épitaphes provenant de Sufetula…………………………………………………...288
36. Hr. Routitila (ou Routilia)……………………………………………………………..291
A. Fragment d’une épitaphe versifiée…………………………………………………….291
B. Épitaphe versifiée de Calpurina Peregrina……………………………………………292
37. Épitaphes attestées entre Sufetula et Cillium………………………………………...293
38. Cillium / Kasserine……………………………………………………………………..294
1. Les dédicaces…………………………………………………………………………….295
A. Dédicace à Jupiter Omnipotens et à Cérès………………………………………........295
B. Dédicace d’une prêtresse des Cereres par ses fils…………………………………….295
C. Dédicace à un génie [---] ?...............................................................................................296
D. Dédicace à Mars Auguste par In[---]urius Satruninus……………………………….296
E. Dédicace en l’honneur de l’empereur Antonin le Pieux et les siens…………………297
2. Ex-uoto de [Mar]ia [---]p[---]/na ?...................................................................................298
3. Épitaphe de T. Flauius Secundus, membre de la famille des Flauii de Cillium……..299
4. Les poèmes du mausolée des Flauii de Cillium………………………………………..300
5. Épitaphe fragmentaire versifiée, gravée sur la façade du mausolée des Petronii…...306
6. Épitaphe versifiée très mutilée………………………………………………………….307
7. Épitaphe fragmentaire versifiée, dédiée à Aelius Iucundus appelé Viran(ius ?)……307
8. Les épitaphes attestées à Cillium……………………………………………………….308
39. Épitaphes attestées aux environ de Cillium…………………………………………..310
40. Hr. Hamouda…………………………………………………………………………...311
A. Inscription qui peut mentionner un flamine Auguste………………………………...311
B. Les épitaphes de Hr. Hamouda………………………………………………………...312
41. Les épitaphes de Hr. El Garra………………………………………………………...312
42. Hr. Echeragua………………………………………………………………………….313
1. Les dédicaces…………………………………………………………………………….313
A. Dédicace à une divinité Auguste et aux nomina des empereurs de la Tétrarchie…..313
416
B. Dédicace aux empereurs Septime Sévère et Carcalla par la gens des Musunii
Regiani………………………………………………………………………………………314
C. Dédicace au numen de Geta César et princeps Iuuentutis par la tribu des (Musunii)
Regiani………………………………………………………………………………………316
E. Dédicace en l’honneur d’un empereur victime de la damnatio memoriae………….317
F. Dédicace en l’honneur d’un Génie Auguste des Musuni ?…………………………...319
2. Épitaphe versifiée de Ulpius Saturninus……………………………………………….319
3. Les épitaphes de Hr. Echeragua………………………………………………………..320
43. Les épitaphes de Hr. Rechig…………………………………………………………...320
44. Les épitaphes de Hr. El Alaïmia………………………………………………………320
45. Les épitaphes de Hr. Echaffai…………………………………………………………321
46. Épitaphes de sites indéterminés entre Cillium et Thelepte………………………….322
47. Hr. Tamesmida…………………………………………………………………………323
A. Dédicace au génie des empereurs de la Tétrarchie par [Mu ?]cius Flauianus……...323
B. Les épitaphes de Hr. Tamesmida………………………………………………………324
48. Épitaphes attestées sur la voie reliant Thelepte à Theveste…………………………324
49. Hr. Zaatli, épitaphe versifiée de Postumia Matronilla………………………………325
50. Sidi Ali Ben Aoun, fragment d’une épitaphe en hexamètres ?...................................326
51. Thelepte / Medinet-el-Kdima………………….............................................................327
1. Dédicaces et ex-uoto……………………………………………………………………..327
A. Dédicace à Neptune Auguste par Iulius Magaricus…………………………………..327
B. Dédicace au dieu Oceanus……………………………………………………………...328
C. Ex-uoto d’Inuarius……………………………………………………………………...328
D. Ex-uoto mentionnant Isarbosb(a)e.................................................................................329
2. Les épitaphes attestées à Thelepte……………………………………………………...329
52. Hr. Echaffai, ex-uoto de Fronto et Paulina qui peut être consacré à Saturne ?.......330
53. Hr. Maajen, ex-uoto à Saturne fait par L. Pomponius Secundus…………………...331
54. Hr. El Khangua, la prêtresse Calma sacerda………………………………………...332
A. La prêtresse Calma sacerda……………………………………………………………332
B. Épitaphe de Felicitas……………………………………………………………………332
54. Épitaphes attestées aux alentours de Vicus Gemellae……………………………….333
417
55. Les épitaphes de Vicus Gemellae/Sidi Aich ?...............................................................333
56. Hr. Somaâ, épitaphe versifiée d’Urbanilla…………………………………………...335
57. Hr. Zanouch, Fragment d’une épitaphe versifiée indéterminée…………………….336
58. Capsa / Gafsa…………………………………………………………………………...337
A. Dédicace à Neptune et aux Nymphes…………………………………………………..338
B. Dédicace à l’empereur Hadrien faite par P. Aelius, flamine perpétuel……………...339
C. Hommage rendu à un flamine perpétuel par sa mère………………………………..340
D. Inscription fragmentaire mentionnant des flamines perpétuels……………………..341
E. Dédicace à F. Fortis Abidianus, flamine perpétuel…………………………………...341
F. Inscription fragmentaire mentionnant un flamine perpétuel………………………...342
G. Hommage rendu à Flauia Urbica……………………………………………………...342
H. Épitaphe de Vindicia Theodora prêtresse des Cereres………………………………343
I. Dédicace à l’empereur Probus par Turrius Uerna [---]……………………………….344
J. Les épitaphes de Capsa………………………………………………………………….345
418