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Techniques de Minage et Explosifs

Reference aux explosifs et artifices

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Année académique 2023-2024

COURS DE TECHNIQUES DE MINAGE


(Abattage à l’explosif dans les mines et carrières)

A l’attention des auditeur de l’EFCPC/INP-HB

TIEMOKO Tonga Paul


Ing. Mines/Enseignant-Chercheur
Email: [Link]@[Link]
PLAN DU COURS
I- Généralités
II- Explosifs industriels
III- Artifices de mise à feu
IV-Systèmes d’amorçage
IV- Mécanismes de l’abattage à l’explosif
V- Conception et réalisation des plans de tirs
VI- Exécution et évaluation des tirs
VII- Nuisance des tirs
VIII- Autres utilisations des explosifs dans les mines
I- GENERALITES
1- Objectifs du cours
❑Maîtriser les outils et les paramètres de l’abattage à l’explosifs pour :
▪ optimiser l’exploitation des gisements
▪ optimiser les conditions de sécurité
De façon spécifique, il s’agit à l’issu de ce cours, de savoir :
❑Préparer les tirs
▪ Concevoir, lire et interpréter les plans de foration et de tir;
▪ Vérifier l’adaptation des mesures de sécurité du chantier;
❑Exécuter les tirs:
▪ Réaliser une meilleure sélectivité du minerai;
▪ Obtenir une blocométrie adaptée;
▪ Extraire le gisement dans des conditions optimales de sécurité.
I- GENERALITES
2- Définitions
▪ La détonique : Science qui a pour objet, l'étude des composés explosifs.

▪ Un explosif : Tout corps capable, sous l’action d’une excitation


convenable, de se transformer rapidement en un grand volume de gaz à
haute température. Combustible

Un explosif comprend :

▪ un comburant : l’oxydant

▪ un combustible : le réducteur
Source d’énergie
▪ et divers autres produits : les additifs Comburant ou d’onde de choc
Le triangle de l’explosion
I- GENERALITES
3- Mode de décomposition Un explosif comprend
Comburant Combustible
(Oxydant) (réducteur)

Donneur Consommateur
d’oxygène D’oxygène

Décomposition en 3 modes

Combustion Déflagration Détonation


Réaction lente Réaction rapide de l’ordre de Réaction très rapide de l’ordre de
100m/s sans onde de choc 1km/s avec onde de choc
(Usage pour effet de (Usage pour effet de brisance)
propulsion)
I- GENERALITES
4- Effets d’une explosion

Onde de choc Forte température

Projections Nuage toxique


I- GENERALITES
5- Domaines d’application des produits explosifs

Exploitation minière (ou de carrière) Démolition d’ouvrages

Propulseurs au propergol
Artifices de divertissement Munitions Dispositif d’air bag
I- GENERALITES
6- Histoire des substances explosives

▪ La poudre noire : ce sont les chinois ▪ La dynamite : en 1867 Alfred Nobel


qui ont inventé ce premier explosif. découvre un moyen de stabiliser la
nitroglycérine en la mélangeant à une
▪ La nitrocellulose (ou fulmicoton) : Elle poudre absorbante: le Kieselguhr.
a été découverte en 1838 par
Théophile-Jules Pelouze. C’est le 1er ▪ La poudre sans fumée: Découverte en
explosif nitré. 1884 par Paul Veille à partir de la
nitrocellulose, la poudre sans fumée
▪ La nitroglycérine: explosif très ou "poudre B" supplantera la poudre
puissant découverte par l’Italien noire.
Ascanio Sobrero en 1846, mais très
sensible aux chocs et à la ▪ le Semetex (1960) et propergols (pour
température. la propulsion des fusées) découverts
au 20ème siècle.
I- GENERALITES
6- Histoire des substances explosives
2ème siècle - Invention de la poudre noire
An 0

670 - Feu Grégeois


B. Schwarz 1304 – 1ers canons
arabes
1354 – Invention du
canons en Europe

T-J. Pelouze
1838 – Invention de la A. Sobrero
nitrocellulose 1846 – Invention de la A. Nobel
nitroglycérine 1867 – Invention de la
dynamite

1884 – Invention de la
P. Veille
poudre sans fumée
("poudre B")
Propergols solides ou
liquides 1960 – Invention du Semetex
I- GENERALITES
7- Classification Substances explosives

Explosifs Détonants Explosifs déflagrants

Explosifs primaires Explosifs secondaires Comp. pyrotechniques Poudres et propergols

Militaires Militaires Industriels Propergols Poudres armes

▪ Fulminate de ▪ Mélinite ▪ Nitrate fioul ▪ Poudres ▪ Simple base à la


mercure epictète nitrocellulose
▪ Tolite (TNT)
▪ Emulsion ▪ Poudres SD
▪ Azoture de ▪ Pentrite (PETN) (bouillies) ▪ Butalanes
▪ Multibases
composites
plomb ▪ pentolite (TNT + ▪ Gels ▪ Butalites
PETN) ▪ Isolanes ▪ Poudre noire
▪ Styphnate de ▪ Hexogène (RDX) ▪ Nitrates ▪ Nitralanes
plomb encartouchées ▪ Plastiolites
▪ Octogène (HMX) ▪ Ergols liquide
▪ Tétrazène ▪ Tétryl ▪ Dynamites ▪ Lithergols
I- GENERALITES
8- Sensibilité
II- EXPLOSIFS INDUSTRIELS
1- Les réactions générales de combustion

❑ La formule brute d’un explosif peut s’écrire: Ca Hb Oc Nd

❑ La décomposition se fait suivant les réactions:

n3CO + n4C + n5H + N2 (1)


Ca Hb Oc Nd n1CO2 + n2H2O +
n6O2 + n7N2 + n8NO (2)
NB.: Réaction sous oxygénée (1) et sur oxygénée (2)

Effet Points chauds: Espaces libres ou bulles (gaz ou microbilles creuses) entre les
composants de l’explosif qui s’échauffent par compression lors du passage de l’onde de choc
et propagent la détonation.
II- EXPLOSIFS INDUSTRIELS
2- Classification en fonction de la vitesse de propagation

Vitesse de propagation en fonction du type d’explosif


II- EXPLOSIFS INDUSTRIELS
3- Les explosifs déflagrants
▪ Déflagration = combustion explosive se propageant par conductivité thermique.
▪ la poudre noire comprimée = Nitrate de potassium (salpêtre) + charbon de bois + soufre.
C’est le seul explosif industriel autorisé pour le traitement des roches;
▪ Principal usage: obtenir des blocs sans fissures (Ex.: Equarrissage de blocs).

La poudre noire est très sensible à la flamme et craint l’humidité.


II- EXPLOSIFS INDUSTRIELS
4- Les explosifs détonants EXPLOSIFS INDUSTRIELS
4.1- Classification
Explosifs à base de Explosifs à base de
nitroglycérine nitrate d’ammonium
ANFO ordinaire
Dynamites (NO3NH4 + Gaz-oil)
Nitrate fioul
gommes
(ANFO)
ANFO Dopé
Dynamites (NO3NH4 + Emulsion)
Nitropel
pulvérulentes (NO3NH4 +TNT)

Emulsions
(NO3NH4 + huile minérale +
NB: Il y a possibilité d’ajouts d’additifs sensibilisants)
tels que les colorants d’Al, de Nacl, … à
ces compositions explosives. Gels
(NO3NH4 + huile minérale +
sensibilisants + agent gélifiant )
II- EXPLOSIFS INDUSTRIELS
4- Les explosifs détonants
4.2- Description

❑ Les dynamites
On appelle dynamite, un explosif à base de nitroglycérine (4C3H5 (NO3)3). Il en existe
toute une gamme allant des dynamites faibles (minex à 10% de nitroglycérine) aux
dynamites fortes (gomme A à 92% de nitroglycérine).

On distingue deux types de dynamites :


▪ Les dynamites à absorbant inerte (produit qui n’intervient pas dans la réaction
chimique). Elles ne sont plus commercialisées. (ex BAM)

▪ Les dynamites à absorbant actif qui peut être un combustible (farine de bois) ou un
sel comburant (nitrate d’ammonium).
4- Les explosifs détonants
4.2- Description
Selon leur consistance, les dynamites sont classées en:
▪ dynamites "gommes": plus de 60% de 4C3H5 (NO3)3, du NO3NH4, éventuellement
de l’Al et d’autres additifs.
▪ dynamites "gélatinées" : entre 40 et 60% de 4C3H5 (NO3)3
▪ dynamites "plastiques" : entre 20 et 40% de 4C3H5 (NO3)3 et du dinitrotoluène qui
leur confère leur consistance plastique (à ne pas confondre avec l’explosif militaire
du même nom, essentiellement constitué de pentrite)
▪ dynamites "pulvérulentes" ou "antigrisouteuses": 12 à 30% de 4C3H5 (NO3)3 sans
dinitrotoluène, principalement employées dans les mines à atmosphère explosive
(ajout de NaCl pour abaisser la température et la vitesse de combustion)
La décomposition de la nitroglycérine s’écrit :
4C3H5 (NO3)3 12CO2 + 10H2O + 6N2 + O2
Les dynamites "gommes" sont classées selon leurs diamètres et leurs
masses. Ex.

Dynamites Diamètre Masse (g) Couverture


(mm)
Gomme NC5 70/2100 70 2100 Gaine plastique rose

Gomme NC5 60/1560 60 1560 Gaine plastique rose

Gomme NC5 50/1250 50 1250 Papier paraffiné

Gomme NC5 25/100 25 100 Papier paraffiné

NB: Les dynamites sont particulièrement sensibles aux chocs, aux


frottements, à la chaleur ou au froid et au vieillissement.
4- Les explosifs détonants
4.2- Description
Quelques images de Dynamites
❑ Les explosifs nitratés (+ de 40% de NO3NH4 )
On en distingue 4 principaux types : le nitrate-fuel ou ANFO, le Nitropel (TNT +
NO3NH4), les bouillies ou gels et les émulsions explosives.
✓ Le nitrate-fuel
C’est un mélange constitué de NO3NH4 en granulés (90 à 94%) et de fuel (gaz-oil) (6 à
10%). On en distingue 2 types:
✓ Le nitrate fioul ordinaire (rose ou gris par ajout d’Al)
✓Le nitrate fioul dopé (ou alourdi): mélange NO3NH4 avec de l’émulsion explosive pour
améliorer la tenue à l’eau de l’ANFO.
C’est la possibilité de pouvoir le fabriquer sur place, au moment de l’emploi qui fait le
succès de cet explosif.

✓ Le nitropel = NO3NH4 + TNT


Les performances de cet explosif sont moindres par rapport aux dynamites, mais ils
sont moins chers avec une étanchéité telle qu’il peut être mis en vrac dans un trou
contenant de l’eau.
▪ Les unités mobiles de fabrication de l’ANFO
▪ Les unités mobiles de fabrication de l’ANFO
✓ Les émulsions explosives
▪ Méthodes de fabrication
▪ Les unités mobiles de fabrication
Elles peuvent soit produire du nitrate fioul, soit produire de l’émulsion explosive à
différents niveaux d’énergie, soit enfin pour les situations particulières produire du
nitrate fioul et émulsion sur la même unité.
▪ Les unités mobiles de fabrication

✓ R1 = la T° de la matrice est basse. = Acide acétique dilué à 40% qui


permet d’accélérer la gazéification quand la T° de la matrice est basse.

✓ R2 = Solution de nitrite de sodium qui réagit avec le nitrate pour


former des bulles d’azote (gazéification).
▪ Les unités mobiles de fabrication
❑ Les explosifs nitratés (suite)
✓ Les gels explosifs
Ils sont constitués, d’un comburant (solution de NO3NH4, de sodium et/ou de
calcium à laquelle on ajoute un combustible (huile minérale), des sensibilisants
(aluminium ou des billes de verre) et un agent gélifiant pour rendre le produit
stable.
Les caractéristiques obtenues sont voisines de celles des émulsions mais ces
dernières sont plus utilisées parce que plus facile à fabriquer.

✓ Les produits spéciaux


Il s’agit des produits de découpage qui peuvent se présenter sous la formes de :
✓ boudins de gel ou d’émulsion reliés en chapelet par du cordeau détonant;
✓ Cannes en polypropylène (Ø= 13 ou 17mm) rempli d’émulsion.
4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance
❑ Energie et puissance
Il existe trois types de mesure: Tir au Mortier Balistique (TMB), Coefficient d’Utilisation
Pratique (CUP) et Tir en piscine (la plus utilisée).
▪ Tir en piscine: essai dans lequel on fait détoner dans un bassin, une charge d’explosif
de quelques centaines de grammes et on observe d’une part, le pic de pression
engendré par l’onde de choc et d’autre part, l’oscillation de la bulle de gaz. On montre
que:

✓l’Energie de choc: Ec = K1 ʃ P² (t) dt


✓l’Energie de gaz : Eg = K2 T3
✓L’Energie Totale: ET = Ec + Eg

Avec P: pression et T: la période de la première pseudo-oscillation de la bulle de gaz


4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance
❑ Energie et puissance
4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance
❑ Energie et puissance
Pic de pression

Pression

Oscillation de la bulle de gaz

Temps

100 ms

▪ Explosif "brisant" = effet de l’onde de choc prépondérant


▪ Explosif "poussant" = effet de détente de gaz prépondérant
4- Les explosifs détonants
❑ Energie et puissance
▪ Energie déterminée par calculs thermodynamiques (STRENGHT)
On en distingue 2 types : le Relative Weight Strength (RWS) et le Relative Bulk Strength (RBS)
Le RWS :
• basé sur l’énergie par kg d’un produit comparée à l’énergie par kg d’un ANFO;
• Pas d’unité;
• Tous les fabricants sont libres de la valeur d’énergie d’ANFO qu’ils prennent.
Le RBS :
• basé sur l’énergie par volume d’un produit comparée à l’énergie par volume d’un ANFO;
• Pas d’unité;
• Tous les fabricants sont libres de la valeur d’énergie d’ANFO qu’ils prennent.

𝟓 𝑬 𝟏 𝑽 E0 et V0 = valeurs correspondantes à l’ANFO de référence


𝑺=( . )+( . ) E et V sont les caractéristiques de l’explosif à référencer.
𝟔 𝑬𝟎 𝟔 𝑽𝟎
4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance
❑ Densité
Elle joue sur:
✓La quantité d’explosif pouvant être chargée dans un trou, donc l’énergie
volumique;
✓La pression de détonation, et donc l’énergie de choc;
✓La vitesse de détonation qui augmente avec la densité.
On distingue:
❑ la Densité nominale: mesurée au laboratoire, elle est donnée par la mesure du
volume d’une quantité de d’explosif quand il est solide, pâteux ou liquide, et, pour les
produits granuleux ou pulvérulents, par pesée de la quantité remplissant sans
tassement un volume connu;

❑ la Densité de chargement = masse d’explosif chargé/volume estimée du trou.


4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance

❑ Vitesse de détonation
▪ Elle augmente avec la densité et a une incidence sur l’énergie de choc;
▪ Elle dépend de la densité, de la composition de l’explosif et des
conditions de tir (diamètre de chargement, confinement, amorçage, etc.)

❑ Sensibilité à l’humidité

Les explosifs encartouchés résistent bien à l’eau contrairement aux


Nitrates fiouls qui sont solubles dans l’eau.
4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance
❑ Brisance (ou pression de détonation)
▪ La brisance caractérise les performances d’un explosif par ses effets
destructeurs.

▪ L’unité de mesure est le MégaPascal (= 10bars)

▪ Les méthodes de mesures expérimentales sont basées sur


l’écrasement d’une éprouvette de métal (Ex.: Test de Kast). Toutefois,
on préfère à ces méthodes, le calcul de la valeur théorique à l’ aide
de la formule:

𝑩 = 𝟐, 𝟓. 10−6.ρ. 𝑽𝟐 Avec V: vitesse de détonation et ρ : densité


4- Les explosifs détonants
4.3- Paramètres de performance
❑ Plan de détonation
V = Vitesse de détonation
Explosif (Solide)
ũ = Vitesse des
gaz de tir

Gaz de tir ω = Plan de détonation (Plan


de Chapman-Jouguet)

▪ Un plan de détonation sépare la zone qui a déjà détoné de celle qui va


se décomposer;

▪ L’angle que fait le cône formé par la détente des gaz en fonction de la
vitesse de déplacement des gaz (ũ) s’appelle angle Mach.
4.4- Exemples d’explosifs industriels agréés en France

❑ EXPLOSIFS EN CARTOUCHE
C.S.E. Vitesse de Energie totale (gaz +
Produits Densité Observations
(cm) détonation (m/s) chocs) (MJ/Kg)
DYNAMITES ONU 0081 – 1.1D
Dynaroc 5 1,4 12 6500 4,15
Dynaroc 6A 1,42 10 6200 4
Dynaroc 7 1,4 6 6700 4,37
Très bonne
Dynaroc 9A 1,45 10 6500 4,5
résistance à
Eurodyn 2000 1,4 11 6100 4,01
l'eau
F16 1,5 8 5600 3,97
F19 1,5 10 5800 4,15
Goma 2E-C 1,4 4 6100 NC
NITRATES ONU 0082 – 1.1D

Sécurex 80 1,1 2 4800 3,51 Résistance à


Sécurex 90 1,1 5 4700 4,26 l'eau nulle
❑ EXPLOSIFS EN CARTOUCHE (Suite)
C.S.E. Vitesse de Energie totale (gaz +
Produits Densité Obs.
(cm) détonation (m/s) chocs) (MJ/Kg)
EMULSIONS ONU 0241 -1.1D
Irémite 1000 1,2 >5 5000 3,4
Irémite 1000 S 5 5000 3,26
Irémite 2500 1,2 >5 5000 3,55
Irémite 2500 S 5 5000 3,51
Irémite 4000 1,28 >5 5000 3,92
Irémite 4000 S 5 5000 3,76
Emulsar 8000 1,28 >5 5000 5,02
Très
Irémite 8000 S 1,28 >5 5200 4,93
bonne
Nitram 5 1,2 4 5500* 3,36
résistance
Nitram 9 1,2 4 5500* 3,78
à l'eau
Explus 1,3 5,5 5300* 4,8
Powergel E.700 1,3 NC 5100* NC
Powergel E.900 1,2 NC 5200*
Riogel 2 1,2 NC NC
Riomex E 20 1,2 2 4800 NC
Titamax 4000 1,2 5,5 4900 3,15
Titamax 5000 1,2 4 4750 3,9
❑ EXPLOSIFS EN VRAC
C.S.E. Vitesse de Energie totale (gaz
Produits Densité Observations
(cm) détonation (m/s) + chocs) (MJ/Kg)
VRACS GRANULAIRES (NITRATE – FIOUL) ONU 0082 – 1.1D
Anfotite 1 0,83 0 2900 NC
Anfotite 3 0,95 0 3260 NC
D7 fuel 0,83 0 3000 2,74
NR 20 0,83 0 3000 2,74 Soluble dans
N 135 0,9 0 3500 3,43 l'eau. Ne pas
Nagolita 0,8 0 3200 NC utiliser en
Nitral 0,9 0 3200* 3,98 milieu
humide
Nitro D8 0,9 0 3400* 3,58
Anfotite T NC NC NC NC
Ferrolite NC NC NC NC
Anobel NC NC NC NC
*Vitesse mesurée en Ø 50 mm confiné sous tube acier
**Vitesse mesurée en Ø 70 mm confiné sous tube acier
*** Vitesse mesurée en Ø 70 mm et 80 mm confiné sous tube acier
❑ EXPLOSIFS EN VRAC (Suite)
C.S.E. Vitesse de Energie totale (gaz
Produits Densité Observations
(cm) détonation (m/s) + chocs) (MJ/Kg)
VRACS EMULSIONS (Versables) ONU 0082 – 1.1D
Blendex 30 1,15 0 3400** 3,49 Pour l ’ensemble
Blendex 30A 1,17 0 3500** NC des produits.
Durée de vie
Emultex 200 1,15 0 5100 NC limitée.
Emultex 300 0,95 0 2950 NC Ne pas utiliser en
présence d ’eau.
Gémulsite 60 0,95/1,15 3000 3,04 Trous secs
exclusivement.
Emultex 200G NC NC NC NC
VRACS EMULSION *** (Pompables) ONU 0082- 1.1D
Blendex 70 1,22 0 4900 3 Utilisation
Blendex 70A 1,22 0 4500 3,5 possible en
Emultex 100 1,25 0 5300 NC présence
d’eau.
Gémulsite 80 1,05/1,25 3,5 4780 Bon Souterrain.
Gémulsite 100 1,05/1,25 0 4880 Bon Souterrain.
TXI (Morse) 0,9/1,15 4 5500 2,5 Ciel ouvert
Ø>70 mm.
Power gel gold 750 1,2/1,3 5000
III- LES ARTIFICES DE MISE A FEU
1- Présentation générale
Les principaux éléments du dispositif de mise à feu sont :
les détonateurs
les cordeaux détonants
les boosteurs
les exploseurs
l’ohmmètre
Les raccords de surface et TCOC
Etc.
Les bourroirs, etc.
2.- Les détonateurs
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)
❑ Description
▪ Constitué par un tube en cuivre ou d’aluminium (Ø=3mm) qui contient une
charge explosive primaire et une charge secondaire.
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)

❑ Principe général de fonctionnement

Envoi d’une énergie: électrique ou mécanique

Transfert de l’énergie initiale en énergie thermique :


allumage de l’explosif primaire

Initiation d’un explosif secondaire puissant (Pentrite) assurant


ensuite l’initiation des explosifs dans le trou de forage
2- Les détonateurs
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)
Le système NONEL se compose :

▪ d’un initiateur,
▪ d’un tube conducteur d’onde de choc (TCOC)
▪ de raccords de surface non-électriques
▪ et de détonateurs non-électriques.

❑ L’initiateur
▪ Pistolet de starter à cartouche Flaubert de 6 mm;

▪ explosion d’un autre dispositif d’amorçage


(détonateur électrique ou cordeau détonant).
2- Les détonateurs
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)

❑Le TCOC
▪ Tube plastique souple dont la parois interne est revêtue d’une composition
pyrotechnique finement dosée à 20mg/m (octogène/Al), permettant la
transmission d’une onde de choc en sous régime de détonation.

▪ Lors du fonctionnement, l’onde de choc reste strictement confinée à


l’intérieur du tube, sans aucune manifestation extérieure autre qu’un «flash»
de lumière;

▪ Tel que protégé, le TCOC ne peut pas amorcer un explosif, TCOC ou cordeau
qui se trouveraient à son contact.
2- Les détonateurs
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)
❑ Les raccords (ou relais) de surface
Il s’agit d’un mini détonateur chargé à 0,2 g de pentrite. Le TCOC est serti dans
l’embouti du détonateur avec un manchon en élastomère.

TCOC
Trou de mine Relais de surface avec mini
détonateur
2- Les détonateurs
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)
❑ Les raccords (ou relais) de surface
Exemples de raccord de surface

Retard Tps en ms 17 25 42 65 100


nominal L en mm 39 40,5 42 46,5 49

Ex. de raccord de surface de type Ex. de raccord de surface avec un


Rionel avec retard de 42 ms détonateur à l’autre extrémité.
2- Les détonateurs
2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)
❑ Les raccords (ou relais) de surface
Exemples de raccord de surface
▪ Le relais de surface peut initier jusqu’à 6 tubes non électriques, grâce à son boîtier de
connexion.

TCOC descendant
dans le trou de mine
TCOC

Bloc raccord ouvert Bloc raccord connectant plusieur tubes


2.1- Le détonateur Non Electrique (NONEL)

❑ Quelques avantages du NONEL

L’utilisation de détonateurs non-électriques permet :

▪ Une plus grande sécurité à l’utilisation, le système étant insensible aux sources
d’énergie électrique accidentelles (fréquence radio, courants vagabonds),

▪ Une plus grande souplesse pour séquencer l’amorçage du tir, sans limitation par
un nombre donné de numéros de retard,

▪ Une simplification de la tenue des stocks (par rapport aux détonateurs


électriques).
2.2- Le détonateur électrique
❑ Description
C’est un détonateur ordinaire auquel on ajoute une tête d’allumage électrique et
éventuellement un retard.
2.2- Le détonateur électrique
❑ Les classes de détonateurs électriques
Exemple de spécification des détonateurs EPC Groupe
Classe III Classe II Classe I
Type de détonateur Basse Intensité Moyenne
Haute Intensité (HI)
(BI) Intensité (MI)
Courant minimum pour le
fonctionnement d’un 0,35 A 1A 7A
détonateur
Courant minimum pour le
fonctionnement de
0,65 A 1,7 A 13 A
plusieurs détonateurs en
série
NB:
▪ Les spécifications indiquées varient d’un fabricant à un autre;
▪ Les intensités indiquées sont utilisées pour environ 20 détonateurs montés en série.
2.2- Le détonateur électrique

❑ Types de retards

Exemple :
n° CR1 CR2 CR3 CR4 CR5 CR6 CR7 CR8 CR9 CR10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Tps en
RETARD ms 25 50 75 100 125 150 175 200 225 250 275 300 325 350 375 400 425 450 475 500
L en
mm 59 59 61,5 61,5 64 64 66,75 69,5 69,5 72,5 72,5 75,5 75,5 78,5 78,5 81,5 81,5 84,5 84,5 87,5
2.2- Le détonateur électrique
❑ Comment peut-on identifier les détonateurs électriques
▪ Selon les fournisseurs, détonateurs sont parfois identifiables par une
couleur d’étiquette ou par une couleur de fils;
▪ Se reporter à la nomenclature de chaque fournisseur pour pouvoir les
identifier;
▪ Généralement la sensibilité et le N° de retard figure sur chaque étiquette
attachée au détonateur.
2.2- Le détonateur électrique

❑ Que trouve t-on sur l’étiquette d’un détonateurs


2.2- Le détonateur électrique
❑ Les types d’amorçage au détonateur électrique
▪ Amorçage instantané, BI

▪ Amorçage instantané, MI
▪ Amorçage instantané, HI

▪ Amorçage Long Retard, BI


▪ Amorçage Long Retard, MI
▪ Amorçage Long Retard, HI
▪ Amorçage Micro Retard, BI
▪ Amorçage Micro Retard, MI

▪ Amorçage Micro Retard, HI


2.2- Le détonateur électrique

❑ Les types de détonateurs électriques spéciaux

Dans certains cas particuliers, on emploie des détonateurs spéciaux


correspondant à des niveaux de sécurité divers :

▪ Les détonateurs à Super haute intensité : Utilisés pour éviter que des
courants vagabonds viennent faire exploser prématurément une
volée. Ils sont de classe 0 et nécessitent un courant d’allumage
d’environ 25A;

▪ Les détonateurs anti-statiques et anti-foudre : Ils sont utilisés pour se


protéger contre les risques d’explosion prématurés causés par la
foudre.
2.3- Le détonateur électronique
❑ Description
C’est un détonateur à puce (qui gère les retards) qui fonctionne avec des
consoles de tirs.

Condensateur

Condensateur
2.3- Le détonateur électronique
❑ Description
Un détonateur électronique est en mesure de :
▪ Recevoir, comprendre et exécuter les ordres provenant des consoles de tir et de
programmation;
▪ Stocker trois paramètres d'identification en mémoire non volatile : n° de carte
de tir, n° d'ordre et retard;
▪ Générer un retard correspondant à la valeur stockée ;
▪ Emmagasiner l'énergie lui permettant de demeurer autonome; pendant la
phase de tir et nécessaire à la mise à feu de la tête d'amorce ;
▪ Générer l'impulsion électrique de mise à feu de sa tête d'amorce.
2.3- Le détonateur électronique
❑ Principales caractéristiques
▪ Les détonateurs sont toujours identiques, d’où facilité de stockage;

▪ Le boutefeu programme les retards : de 0 ms à 14 000 ms par PAS de 1 ms;

▪ Précision du détonateur de 0,1 ms;

▪ Programmation simple et reprogrammation possible;

▪ Vérification des détonateurs à la mise en œuvre;

▪ Insensible à l’électricité statique et aux rayonnements électromagnétiques;

▪ Possibilités d’initiation de 500 (en carrière) à 1500 détonateurs (en milieu minier);

▪ Le montage se fait toujours en parallèle.


2.3- Le détonateur électronique
❑ Principe de fonctionnement
Il existe 3 principes de fonctionnement basés sur le mode de communication entre
le détonateur et la console:

✓ NO WAY (pas de communication): le retard est programmé en usine et seul


l’ordre de mise à feu est envoyé par la console et comprise par le détonateur.

✓ ONE WAY: le retard est programmé sur site par une fonction programmation de
la console de tir. L’ordre de mise à feu est envoyé par la console et comprise par le
détonateur.

✓ TWO WAYS: le retard est programmé sur site. Lors de la procédure de tir, le
détonateur renvoie des informations et dialogue avec la console. L’ordre de mise à
feu n’est possible qu’après validation des informations.
2.3- Le détonateur électronique
❑ Principe de fonctionnement

Il existe 2 possibilités pour le déclenchement des tirs:


▪ Un mode sans fil appelé « Wireless » : Utilisation de modems pour
communiquer à distance entre 2 équipements (portée jusqu’à 1 Km);
▪ Un mode filaire.
❑ Avantages de l’utilisation du détonateur électronique

▪ La précision du retard qui garantie le temps réel de détonation;


▪ Sécurité, sûreté et flexibilité des systèmes;
▪ Etendue des retards;
▪ Les multi-possibilités de séquence de tir.
2.3- Le détonateur électronique
❑ Principe de fonctionnement
Le système de tir de à Retard Electronique Intégré (REI) se décompose en 4 sous-
ensembles :

▪ Un certain nombre de détonateurs, (1500 au maximum);

▪ Une Console de Programmation (CP) permettant de tester et de programmer


chaque détonateur avant sa mise en place;

▪ Une ligne de tir bifilaire sur laquelle sont reliés en parallèle les détonateurs à
l'aide de connecteurs;

▪ Une Console de Tir (CT) qui effectue un contrôle de fonctionnalité des


détonateurs puis qui leur donne les ordres d'armement et de tir.
2.3- Le détonateur électronique
La CT (sous forme d’une valise) constitue l'élément "maître" du système. Elle permet
principalement à l'utilisateur :
▪ de configurer la CP en mode manuel ou automatique ;
▪ de charger les cartes de tir préparées sur un support adapté;
▪ de gérer la mémoire de la CP;
▪ de gérer le processus de tir (vérifications et gestion du processus de mise à feu).

Une Console de Tir La console de Programmation


2.4- Tableau comparatif des détonateurs
DETONATEURS
ELECTRIQUE NONEL ELECTRONIQUE
Principe - Perle d’allumage (explosif 1) - Poudre pyrotechnique (expl. 1) - Circuit électronique : compte
d’initiation - Initiation : Onde de choc (Expl. 2) - Initiation : Onde de choc (Expl. 2) à rebours
- Initiation explosifs 1 et 2
Contrôle Approximatif : Mesure de la résistance Contrôle visuel peu fiable Indication précise des défauts
électrique

Souplesse Retards imposés par le fournisseur Retards imposés par le fournisseur Programmation de n’importe
quel temps entre 1 et 3000 ms

En cas de vol Initiation aisée via une source de Initiation impossible par choc Initiation impossible sans les
courant consoles

Sécurité Initiation possible par courants induits Initiation difficile sans choc Initiation impossible tant que
ou vagabonds la capacité n’est pas chargée.

Facilité Raccordement simple Raccordement nécessitant une certaine Formation nécessaire pour
d’emploi expérience l’utilisation des consoles.

Précisions +/- 10% du retard (varie avec le +/- 10% du retard (varie avec le 1 ms quel que soit le retard
vieillissement) vieillissement)

Autorisations Pas toujours autorisé dans les trous Très souvent autorisés Agréé dans peu de pays
3- Le cordeau détonant
3.1- Description
Il ne s’agit pas d’un système d’amorçage complet car le cordeau détonant n’est
amorçable qu’au détonateur.
3- Le cordeau détonant
3.2- Les différents types
A chaque grammage correspond une couleur de référence.

Ex. Le TITACORD

Les applications sur le


terrain :
3- Le cordeau détonant
3.3- Initiation
Elle se fait au moyen d’un détonateur. Celui-ci est fixé sur le cordeau détonant au moyen
d’un ruban adhésif.
La tête d’amorce du détonateur sera placée de sorte qu’elle soit dirigée vers les charges
et non à l’opposé de celles-ci. ITACORD
▪ Avantages :
✓ Il permet l'amorçage simultané de plusieurs charges
étagées avec un seul détonateur;
✓ Il permet de remplacer une portion de cartouche en
faisant un bobineau;
✓ En cas de raté, il évite la mine de remplacement ou le
débourrage.

▪ Inconvénient : Le bruit. (recouvrir le cordeau de surface


par du sable pour atténuer le bruit).
3- Le cordeau détonant
3.4- Raccordements
Plusieurs types de raccordements sont réalisés pour :
▪ raccorder aussi bien des cordeaux de transmission entre eux;
▪ Raccorder des cordeaux de transmission sur des cordeaux d’amorçage.

Ex. Le TITACORD
Nœud simple : pour TCOC Demi clé simple Demi clé double

Nœud plat : cordeaux de pour cartouche-amorce Utilisation d’un adhésif


transmission entre eux
3- Le cordeau détonant
3.5- Sensibilité des explosifs à leur amorçage

Ex. Le TITACORD
4- Le booster
4.1- Description
Un booster est un explosif secondaire renforçateur d’amorçage pour initier les
explosifs. Il peut se présenter sous 2 apparences:
✓ Cartonné rigide ou moulé dans une enveloppe plastique (solide);
✓ Explosif pâteux dans une enveloppe plastique souple.

Relais de connexion

Explosif faible énergie


ex.: ANFO

détonateur
Booster

Explosif forte énergie


ex.: Dynamite
4- Le booster
4.2- Quelques modèles
5- L’exploseur
Il ne fonctionne qu’avec des détonateurs électriques. On distingue 2 types :
l’exploseur classique à manivelle et l’exploseur séquentiel.
5.1- Exploseurs classiques à manivelle
5- L’exploseur
5.1- Exploseurs classiques à manivelle
5- L’exploseur
5.2- Exploseurs séquentiels
L’exploseur séquentiel a été développé pour permettre d’ajouter des retards électroniques
entre plusieurs circuits de détonateurs électriques.
Il permet :
▪ D’augmenter la taille des tirs : il peut initier jusqu’à 10 lignes de N détonateurs;
▪ De diminuer la Charge Unitaire Instantanée (CUI), charge maximum qui va détoner en un
instant.
L’exploseur séquentiel possède 10 condensateurs indépendants.
6- Autres accessoires de tir
 Les bourroirs : Ce sont des accessoires indispensables pour le chargement des trous de
mine;
 L’avertisseur sonore: il émet un signal sonore suffisamment puissant pour être audible sur
tous les abords du périmètre de sécurité en vue d’avertir de l’imminence du tir de mine;
 Le multimètre : Pour la mesure des profondeurs de trou et de leur chargement.
Antistatique, livré en longueur de 30 m avec enrouleur à main léger et lest en plomb;
 La gaine : Gaine polyéthylène basse densité pour la mise en gaine du nitrate fioul;
 L’ohmètre: pour le contrôle du circuit de tir.
 Un entonnoir plastique pour le chargement du nitrate fioul;
 Du petit matériel : couteau, gants, lunettes, ruban adhésif, carnet de notes, crayon,
calculatrice…).

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