Devoir de maison
1) Définition des notions suivantes
a) Comptabilité publique
La comptabilité publique est le nom de la comptabilité que tiennent les administrations
et les collectivités publiques d’un pays pour enregistrer leurs recettes et leurs
dépenses.
La dénomination comptabilité publique recouvre en réalité une grande diversité de
systèmes comptables, propres au type de collectivités publiques concernées (État,
collectivités territoriales, agences ou établissements publics nationaux et locaux,
organisations internationales).
L’article 53 du décret du 7 novembre 2012[1] relatif à la gestion budgétaire et
comptable publique définit ainsi la comptabilité publique : « elle est un système
d’organisation de l’information financière permettant :
1° De saisir, de classer, d’enregistrer et de contrôler les données des opérations
budgétaires, comptables et de trésorerie afin d’établir des comptes réguliers et
sincères ;
2° De présenter des états financiers reflétant une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et du résultat à la date de clôture de l’exercice ;
3° De contribuer au calcul du coût des actions ou des services ainsi qu’à l’évaluation
de leur performance.
Elle est également organisée en vue de permettre le traitement de ces opérations par la
comptabilité nationale. »
b) Comptabilité matière
La comptabilité matières désigne un registre des mouvements de stocks de
marchandises tenu par l’exploitant d’une installation agréée pour le stockage ou la
transformation de marchandises sous douane. La comptabilité matières permet le
suivi comptable des stocks physiques, par le contrôle régulier des entrées, des
sorties et des quantités des stocks actuels.
Le Code Général des Impôts (CGI) définit les règles en termes de comptabilité
matières. Les opérations en comptabilité matières peuvent être effectuées en
suspension de droits ou en droits acquittés.
En cas de contrôle des douanes, votre comptabilité matières et vos échanges
douaniers doivent être justifiés. Ce registre permet par exemple de justifier vos
pertes et manquants.
Les modalités de tenue de la comptabilité matières spécifient que le lieu de
détention peut être défini par un entrepositaire agréé grâce à un entrepôt fiscal
suspensif des droits d’accises.
La comptabilité matières s’écrit sur différents comptes :
- Le compte principal décrivant les réceptions, détentions et expéditions des
produits
- Les comptes de subdivision du compte principal pour les alcools et les
boissons alcooliques en distinguant les logements en récipients étanches et les
fût en bois sans revêtement.
Les entrepositaires agréés doivent tenir leur comptabilité matières tous les jours,
faire une DRM (Déclaration Récapitulative Mensuelle) et une DAI (Déclaration
Annuelle d’Inventaire) pour leurs mouvements de stocks.
La comptabilité matières est donc en lien avec les interprofessions et les douanes
par un processus de dématérialisation grâce à l’utilisation d’un logiciel de gestion.
C) comptabilité privée
Il s’agit d’un système d’organisation de l’information financière permettant :
-Saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées
-Fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations conforme aux besoins des
divers utilisateurs intéressés.
De façon générale, les informations comptables permettent de mesurer le résultat et d’évaluer
le patrimoine et de sa situation financière.
La comptabilité privée est la pratique comptable applicable aux activités économiques du
secteur privé, entendu ici(là )comme étant le secteur non public. La comptabilité privée
recouvre 4 disciplines distinctes : la comptabilité générale. La comptabilité analytique.
En comptabilité privée, l’étude du comportement d’investissement des entreprises et de ses
modalités de financement se fonde sur les tableaux de flux de trésorerie.
D- Comptabilité analytique
La comptabilité analytique est une comptabilité d’exploitation interne aux entreprises. Il s’agit
d’un mode de traitement des données financières issues de la comptabilité générale qui permet
d’expliquer les résultats de l’entreprise, et de les valoriser.
La comptabilité analytique est aussi une discipline permettant de procéder au calcul de
différents coûts (coûts complets, coûts partiels). Elle reprend pour cela les données issues de
la comptabilité générale et les retravaille afin d’identifier et de valoriser les éléments
constitutifs du compte de résultats de l’entreprise. La comptabilité analytique est un véritable
outil de pilotage et de gestion de l’entreprise.
Elle est une méthode de gestion qui se base sur les données de la comptabilité générale dans
l’optique d’effectuer un examen approfondi de chaque activité ou produit de l’entreprise.
Elle peut même se définir comme une discipline particulière qui prend ses sources dans la
comptabilité générale. Elle permet de procéder au calcul de différents coûts (coûts complets,
coûts partiels) et constitue, à ce titre, un véritable outil de gestion et de pilotage de
l’entreprise.
E- comptabilité nationale
La Comptabilité Nationale est une représentation schématique, globale, « détaillé » et chiffrée
de l’activité économique d’un pays. Elle consiste à mesurer les flux monétaires représentatifs
d’un pays pendant une période donnée (en général une année – comptes annuels, un trimestre
– comptes trimestriels). Elle est ex post, c’est-à-dire une fois la période écoulée. Elle dégage
les relations entre les différents agents économiques nationaux et le reste du monde en termes
de flux (flux monétaires, financiers et physiques).
La comptabilité nationale prend en compte de nombreux indicateurs macroéconomiques dont
le plus important est le Produit Intérieur Brut (PIB) qui correspond à la valeur totale de la
production de Biens et Services produits dans le pays au cours d’une année. C’est donc un
instrument d’information sur l’évolution de l’économie. Elle permet d’éclairer les choix de
l’Etat dans le domaine de la politique économique.
Elle se définie aussi comme mesure de l’activité productive, c’est-à-dire génératrice de
revenus de l’ensemble des agents qui œuvrent au sein de la nation. Cette activité est
décomposée par branches et par secteurs institutionnels. La comptabilité nationale ne se borne
pas à la chiffrer : elle détaille également la répartition et l’utilisation des revenus engendrés
par cette activité productive.
2- Comparaison comptabilité privée-Publique
Différence
La comptabilité publique surveille uniquement le dénouement financier des opérations, la
comptabilité privée s’intéresse tout autant à leur dénouement physique.
On peut aussi rajouter que la comptabilité publique détermine les recettes et dépenses de l
´État tandis que la comptable privée se distingue par la prise en charge de tous les autres
acteurs économiques.
Le comptable publique détermine les recettes et dépenses de l’État et des autres collectivités
publiques. Dans certains pays (tels que la France) la comptabilité utilise le principe technique
de la comptabilité simple.
Le comptable privé se distingue du comptable publique par la prise en charge de tous les
autres acteurs économiques (autre que l’Etat).
La comptabilité privée s’articule sous deux grands pôles :
La comptabilité générale : elle est obligatoire pour l’entreprise. Sa mission officielle est
d’informer les dirigeants et les tiers (propriétaires, prêteurs, fisc…) sur la situation
économique de l’entité. Elle sert de base au calcul du résultat et à celui des impôts directs.
Les comptabilités de gestion : elles ne sont pas obligatoires, mais demeurent nécessaires dans
le cas des grandes entreprises. Elles incluent, à titre d’exemple, la comptabilité analytique qui
mesure les coûts et les marges par centres et par fonctions.
Similitude
Sur un plan national, la comptabilité nationale associe les comptabilités publiques et les
comptabilités privées afin de permettre une meilleure visualisation de la situation économique
globale du pays
3-L’ensemble des ressources de l’Etat
Le budget de l’État correspond à l’ensemble de ses ressources et de ses dépenses. L’essentiel
des ressources provient des impôts et des taxes payées par les citoyens et les entreprises. Les
dépenses correspondent à l’argent que l’État utilise pour financer l’action publique : police,
justice, recherche, éducation…
Les ressources propres des collectivités territoriales sont les ressources définitives constituées
des impositions de toute nature, des redevances pour services rendus, des produits du
domaine, des produits financiers, des dons et legs. Elles représentent 60 % des ressources
totales.