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Introduction à la 4G et au LTE

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Introduction à la 4G et au LTE

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III.

4 La quatrième génération (4G) des réseaux sans fil :


Elle est caractérisée par une mobilité accrue des services, des services diversifié et
des débits plus élevées elle projette des débits théoriques de 100Mbps pour une
mobilité forte et jusqu’à 1Gbps pour une mobilité faible. Les principales normes 4G
sont le LTE (Long Term Evolution) et le WiMAX.

III.4.1 Le réseau LTE :


La technologie LTE (Long Term Evolution) ou la 4G s’appuie sur un réseau de
transport à commutation paquet IP. Elle n’a pas prévu de mode d’acheminement
pour la voix, autre que la VoIP , contrairement à la 3G qui transporte la voix en
mode circuit.

Le LTE utilise des bandes de fréquences hertziennes d’une largeur pouvant varier
de 1.4MHz à 20MHz, permettant ainsi d’obtenir (pour une bande 20MHz) un débit
binaire théorique pouvant atteindre 300 Mbps en « downlink », alors que la “vraie
4G “ offre un débit descendant atteignant 1Gbps .

La technologie LTE repose sur une combinaison de technologies sophistiquées à


même d’élever nettement le niveau de performances (très haut débit et latence) par
rapport aux réseaux 3G existants. Le multiplexage OFDMA(Orthogonal Frequency
Division Multiple Access) apporte une optimisation dans l’utilisation des fréquences
en minimisant les interférences .Le recours à des techniques d’antennes multiple(déjà
utilisés pour le Wi-Fi ou le WiMAX) permet de multiplier les canaux de
communication parallèles, ce qui augmente le débit total et la portée [3].

IV. Conclusion :
La mise en œuvre du service GPRS implique une évolution matérielle et logicielle
s’ajoutant aux réseaux GSM déjà existants .L’évolution du GSM vers GPRS prépare à
l’introduction des réseaux de la troisième génération l’UMTS. En ce qui concerne
l’infrastructure, des modifications doivent être effectuées pour l’intégration du GPRS ou
l’UMTS par l’ajout d’autres équipements, et le chargement des logiciels.
Le réseau GPRS constituait finalement une étape vers le réseau UMTS .Sur le plan
technique, les architectures des trois réseaux GSM, GPRS et UMTS sont
complémentaires et interconnectés afin d’optimiser la qualité de service rendue à un
abonné.
Pour les réseaux 4G(LTE), nous avons présenté un bref aperçu et dans le prochain chapitre,
nous allons le détailler.
I. Introduction :
Dans le 1er chapitre nous avons décrit les étapes majeures du développement des réseaux
mobiles et leurs évolutions dans le temps pour arriver au LTE. Ces rappels permettant de
mieux appréhender le contexte d’émergence du LTE, qui constitue un système dit la
quatrième génération.
Ce chapitre a pour but de définir le réseau LTE et son architecture globale du réseau, en
incluant non seulement le réseau cœur et le réseau d’accès, mais aussi d’autres blocs avec
leurs caractéristiques, et cela dans le but de montrer la relation entre eux. Et d’autre part, les
interfaces radio. .

II. Buts de la 4G LTE :


La 4ème génération vise à augmenter la capacité de gestion du nombre de mobiles dans une
même cellule. Elle tente aussi d’offrir des débits élevés en situation de mobilité et à offrir
une mobilité totale à l’utilisateur en établissant l’interopérabilité entre différentes
technologies existantes. Elle vise à rendre le passage entre les réseaux transparents pour
l’utilisateur, à éviter l’interruption des services durant le transfert intercellulaire, et à
basculer l’utilisation vers le tout-IP. [3]

Les principaux objectifs visés par les réseaux de la 4ème génération sont les suivants :

 Assurer la continuité de la session en cours.


 Réduire les délais et le trafic de signalisation.
 Fournir une meilleure qualité de service.
 Optimiser l’utilisation des ressources.
 Réduire le délai de relève, le délai de bout-en-bout, la gigue et la perte de paquets.
 Minimiser le coût de signalisation.

III. Architecture :
Le réseau de mobiles de la quatrième génération est constitué d’un cœur de réseau EPC
(Evolved Universal Packetcore) et d’un réseau d’accès E-UTRAN (Evolved Universal
Terrestrial Radio Access Network) figure 8.
Figure II.1 : Architecture de réseaux LTE

Le réseau d’accès E-UTRAN assure la connexion des mobiles. Le cœur de réseau EPC
interconnecte les réseaux d’accès et fournit l’interface au réseau IP. Il assure l’attachement
des mobiles et l’établissement des supports (bearers). [4]

III.1 Réseau d’accès E-UTRAN :


Le réseau d’accès appelé « E_UTRAN » est simplifié par rapport à ceux des réseaux
2G(BSS) et 3G(UTRAN) par l’intégration dans les stations de base « eNodeB» avec
liaison en fibres optiques est des liens IP reliant les eNodeB entre eux (lienX2). Ainsi que
des fonctions de contrôle qui étaient auparavant implémentées dans les RNC (Radion
Network Controller) des réseaux 3G UMTS. Cette partie est responsable sur le
management des ressources radio, la porteuse, la compression, la sécurité, et la
connectivité vers le réseau cœur évolué.

Figure II.2 : E-UTRAN

III.1.1 eNodeB :
L’entité eNB est responsable de la gestion des ressources radioélectrique et elle transfère
les données de trafic provenant du mobile vers l’entité SGW. Le eNB effectue la
compression et le chiffrement des données de signalisation échangée avec le mobile et en
utilisant le MME sélection, le eNB va sélectionner l’entité MME (Mobility Management
Entity) du réseau cœur auquel s’attache le mobile.

L’entité eNB possède les interfaces suivantes (Figure 8) :

 LTE-UE avec le mobile UE. Cette interface est utilisée pour la connexion du
mobile à l’entité eNB. Elle supporte le trafic du mobile et la signalisation échangée
entre le mobile et l’entité eNB. Cette signalisation supporte la signalisation
échangée entre le mobile et l’entité MME du cœur de réseau.
 X2 avec les autres entités eNB. Cette interface est utilisée pour la mobilité intra
E-UTRAN et pour l’échange d’information de charge de la cellule. Elle supporte le
trafic du mobile et la signalisation échangée entre deux entités eNB.
 S1-MME avec l’entité MME du cœur de réseau. Cette interface est utilisée pour
l’établissement du support (bearer) radioélectrique, pour le paging et pour la
gestion de la mobilité. Elle supporte la signalisation échangée entre l’entité MME
et l’entité eNB.
 S1-U avec l’entité SGW du cœur de réseau. Cette interface supporte uniquement le
trafic du mobile.

III.2 Le cœur de réseau EPC :


EPC (Evolved Packet Core) est le cœur du système haut débit LTE, utilise des
technologies « full IP», c’est-à-dire basées sur les protocoles Internet pour la signalisation
qui permet des temps de latence réduits, le transport de la voix et des données. Ce cœur de
réseau permet l’interconnexion via des routeurs avec les autres eNodeB distant, les réseaux
des autres opérateurs mobiles, les réseaux de téléphonie fixe et le réseau Internet.

Le réseau cœur EPC comprend les entités suivant : MME, SGW, PGW, HSS. [4]
Figure II.3: l’infrastructure du EPC

III.2.1.1 MME : Mobility Management Entity


L’entité MME constitue le tour de contrôle du réseau LTE. Elle autorise l’accès des
mobiles au réseau LTE et contrôle l’établissement des supports pour la transmission
des données de trafic.

Chaque entité MME est identifiée par les paramètres MMEGI (MME Group
identity) et MMEC (MME Code), dont l’ensemble constitue l’identité MMEI (MME
Identity).

L’entité MME est responsable de l’attachement et détachement du mobile. [4]

Le MME possède les interfaces suivantes :

 S1-MME avec l’entité eNB du cœur de réseau.


 S6a avec l’entité HSS. Cette interface supporte la signalisation permettant
l’accès aux données du mobile.
 S10 avec l’entité MME. Cette interface supporte la signalisation échangée lors
d’une mobilité nécessitant le changement d’entité MME.
 S11 avec l’entité SGW. Cette interface supporte la signalisation permettant
l’établissement du support entre les entités eNB et SGW.

III.2.1.2 HSS : Home Suscriber Service


Base de données similaire au HLR en GSM/WCDMA réseau cœur qui contient des
informations du subscriber-related (les abonnées voisins), et porte l’appel de contrôle
et la session management. Elle est principalement désignée à l’authentification,
l’autorisation, la sécurité, le débit en fournit une localisation détaillée à l’utilisateur.
[4]

Le HSS possède les interfaces suivantes (Figure 8) :

 S6a avec l’entité MME. Cette interface supporte la signalisation permettant


l’accès aux données du mobile.

III.2.1.3 SGW :Serving Gateway


Les entités SGW (Serving Gateway) sont également organisées en groupes .pour
assurer l’équilibrage de charge des entités SGW, toutes les entités eNB d’un domaine
doivent avoir accès à chacune des entités SGW du même domaine. Il transfère les
données entrantes provenant de l’entité PGW.

Le SGW remet les séquences, les données de trafic lors d’une mobilité inter E-
UTRAN.

Elle constitue le point d’ancrage pour la mobilité intra système(mobilité à l’intérieur


du réseau 4G )à condition que le mobile ne change pas de groupe. Dans le cas
contraire, l’entité PGW assure cette fonction . [4]

Le SGW possède les interfaces suivantes (Figure 8) :

 S11 avec l’entité MME.


 S5 avec l’entité PGW. Cette interface est utilisée pour l’établissement d’un
support entre ces deux entités. Elle supporte la signalisation échangée avec
l’entité PGW et le trafic du mobile.
 S1-U avec l’entité eNB.

III.2.1.4 PGW :Packet-SwitchGet Way


PGW est le routeur de passerelle assurant la connexion du réseau LTE au réseau
Internet. Lorsque l’attachement, PGW attribue l’adresse IPv4 ou IPv6 au mobile et
elle constitue le point d’ancrage pour la mobilité inter SGW.

L’entité PGW héberge la fonction PCEF (Policy and Charging Enforcement


Function) qui applique les règles relatives au trafic du mobile, concernant le filtrage
des paquets IP, la taxation et la qualité de services à appliquer au support à
construire. [4]

Le PGW possède les interfaces suivantes (Figure 8) :


 S5 avec l’entité avec SGW.
 Gx avec l’entité PCRF . Cette interface supporte la signalisation permettant à
l’entité PGW de récupérer les règles à appliquer au trafic du mobile.
 SGi avec le réseau internet (PDN). Cette interface supporte le trafic (paquet
IP ) du mobile

III.2.1.5 PCRF : Policy Charging and RulesFunction


L’entité PCRF (Policy Charging and RulesFunction), extérieur au réseau LTE,
fournit à la fonction PCEF de l’entité PGW les règles à appliquer. [4]

IV.2 Les interfaces du réseau E-UTRAN :


Cette section fournit des informations générales sur les interfaces E-UTRAN (S1 et X2).
Le modèle d'interface réseau E-UTRAN comprend deux parties principales : la couche
réseau de transmission (correspondant à la transmission des données du réseau d'accès)
et la couche réseau radio, qui contient des protocoles de niveau supérieur pour l'interface.
De plus, chaque interface possède un plan utilisateur et un composant de plan de
contrôle. Le plan utilisateur transporte toutes les données utilisateur et la signalisation de
la couche application, telles que les paquets de données SIP (Session Initiation Protocol)
ou RTCP (Real-Time Transport Protocol) Control Protocol. Le plan de contrôle gère tous
les messages et procédures liés aux fonctions prises en charge par l'interface radio. Des
exemples de ces messages comprennent les messages de contrôle pour la gestion de la
transmission ou l'établissement du support.

IV.2.1 L’interface S1 :
L'interface S1-U (ou l'interface du plan utilisateur S1) transmet des paquets de données
utilisateur entre l'eNodeB et le serveur GW. Cette interface utilise une simple pile de
protocoles de transmission «GTP sur UDP / IP», qui encapsule uniquement les données
utilisateur. Il n'y a pas de contrôle de flux ou de contrôle d'erreur, et aucun autre
mécanisme ne peut garantir la transmission de données sur l'interface S-U.

L'interface S1-C (ou l'interface du plan de commande S1) est utilisée pour la
signalisation. Il prend en charge de nombreuses fonctions et processus entre eNodeB et
MME.L'interface S1-C doit offrir un haut degré de fiabilité pour éviter les retards dans la
retransmission des messages et l'exécution du processus de planification. Selon le
déploiement du réseau de transmission, la transmission UDP / IP n'est pas suffisamment
fiable dans certains cas. Sinon, Si le réseau de transport n'appartient pas à l'opérateur
mobile, la qualité de service (QoS) peut ne pas toujours être garantie. Par conséquent,
l'interface S1-C utilise une implémentation de bout en bout de la couche de transport
réseau.

IV.2.3 L’interface X2 :

Le rôle l’interface X2-U (X2 User plane interface – L’Interface X2 du plan usager) est de
transporter les paquets de données entre eNodeBs. Elle est utilisée dans une durée
limitée en temps, quand le terminal se déplace d’un eNodeB à un autre. Par ailleurs, cette
interface permet de transférer les paquets de données mis dans les mémoires tampons
(buffers) entre eNodeBs. X2-U utilise le même protocole de tunneling GTP, déjà utilisé
dans l’interface S1-U.

L’interface X2-C (X2 Control plan interface – l’interface X2 du plan de contrôle) est une
interface de signalisation. Elle supporte un groupe de fonctions et de procédures entre
eNode -Bs. Les procédures de l’interface X2-C sont très limitées en nombre et elles sont
toutes relatives à la mobilité des usagers entre eNodeB, dans le but d’échanger les
informations sur le contexte de l’usager entre les différents nœuds (porteuses alloués,
sécurité…).

V. Caractéristique de la 4G :
V.1 Débits et fréquences du réseau LTE :
L’évolution des débits suit une progression semblable à celle de la capacité de calcul.
Chaque nouvelle technologie de réseaux mobiles augmente les débits et suscite une
attente de débits supérieurs. Il était ainsi également clair dès 2004 que le LTE devrait
fournir des très hauts débits. Au-delà des limitations capacitaires, le débit fourni à un
utilisateur dépend de ses conditions radio, liées en particulier à sa position dans la
cellule, des techniques de transmission employées et de la ressource spectrale
disponible.
Les objectifs de débit maximal définis pour le LTE sont les suivants :
• 100 Mbps en voie descendante pour une largeur de bande de 20 MHz, soit une
efficacité spectrale crête de 5 bit/s/Hz.

• 50 Mbps en voie montante pour une largeur de bande 20 MHz, soit une efficacité
spectrale crête de 2,5 bit/s/Hz.

V.4 Latence :
La latence est l'une des caractéristiques les plus importantes liées à la vitesse et elle se
mesure en millisecondes. Plus le taux de retard ou le délai de réponses est faible, plus
l'interaction entre l'appareil et le réseau sur lequel il se trouve, est rapide.

Les réseaux 4G LTE sont très rapides; en fait, ils sont 10 fois plus rapides que les réseaux
3G existants, à un débit de 5 à 12 mégaoctets par seconde sur la liaison descendante à un
débit de 2 à 5 mégaoctets par seconde aux appareils sans fil de transfert de données.

Le temps de retard est considérablement amélioré et peut être expérimenté en temps réel.

Le retard du système se traduit par sa capacité à répondre rapidement aux demandes des
utilisateurs ou des services. Il est divisé en délai de plan de contrôle et délai de plan
utilisateur.

La bande passante :

Il existe deux modes de disponibilité de la bande passante, en fonction du type de


besoin exprimé par l'application :

• Le mode "burst" est un mode immédiat, qui monopolise toute la bande passante
disponible (par exemple lors d'un transfert de fichier).
• Le mode "stream" est un mode constant, plus adapté aux fonctions audio/vidéo ou
aux applications interactives.
Conclusion :
Le système LTE représente une évolution à long terme de l’UMTS ; son apparition est due
essentiellement à la croissance fulgurante du trafic des données mobiles dans les réseaux de
télécommunication dites « troisième génération ». De la, l’intérêt du réseau nommé « quatrième
génération » ou plutôt « 4G » est de faire face aux exigences de la clientèle des opérateurs, en
proposant un grand débit et de nouveaux services.

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