PCSI Lycée Bergson - Angers
SA1 : EQUILIBRES ACIDE-BASE
Contexte :
• Comment expliquer l’acidité ou la basicité des produits du quotidien (leur efficacité) ?
• Qu’est ce que le pH d’une solution corps humain, piscine, le sol ?
• Comment est fixée sa valeur ?
• Comment la mesurer ?
Table des matières
1 Couples acido-basique de Brönsted : réactions acido-basique 3
1.1 Acide, base, ampholyte, polybase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Réactions acide-base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Ionisation de l’eau-pH (Solvant amphotère) 4
2.1 Autoprotolyse de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Définition du pH . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3 Force des acides et des bases en solution aqueuse 5
3.1 Constante d’acidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Cas de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Quelle est la force d’un acide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.4 Quelle est la force d’une base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.5 Présentation de l’échelle d’acidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.6 Quelques noms à connaitre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4 Distribution des espèces suivant le pH 7
4.1 Diagramme de prédominance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.2 Diagramme de distribution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2.1 cas du monoacide - acide acétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2.2 cas du diacide - acide oxalique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5 Réactions entre acides et bases 12
5.1 Comment déterminer la constante d’équilibre d’une réaction acide-base ? . . . . . . . . . . 12
5.2 Comment prévoir le caractère favorisé ou non d’une réaction ? règle du gamma . . . . . . 13
5.3 Méthode de la réaction prépondérante (R.P.) - détermination théorique d’une concentration 14
6 Solution tampon 16
7 Détermination expérimentale d’une concentration. 16
7.1 Comment fonctionne un pH-mètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
7.2 Que se passe-t-il lors d’un dosage. Notion d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
7.3 Exploitation d’une courbe ph-métrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
7.4 Différentes allures des courbes ph-métrique : cas d’un polyacide . . . . . . . . . . . . . . . 19
Ce qu’il faut connaitre :
• Les propriétés acido-basiques du solvant eau
• La définition du pH
• Les définitions d’un acide fort ou faible, d’une base forte ou faible
• Les exemples usuels d’acides et de bases et leur nature (forte ou faible)
• La définition de la constante d’acidité d’un couple acido-basique
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 1
PCSI Lycée Bergson - Angers
Ce qu’il faut savoir faire :
• Identifier le caractère acido-basique d’une réaction .
• Ecrire l’équation de la réaction modélisant une transformation en solution aqueuse en tenant
compte des caractéristiques du milieu réactionnel (nature des espèces chimiques en présence,
pH) et des observations expérimentales.
• Utiliser des tables pour extraire des données thermodynamiques pertinentes pour étudier un
système en solution aqueuse.
• Déterminer la valeur de la constante thermodynamique d’équilibre sur une équation de réaction,
combinaison linéaire d’équations dont les constantes themodynamiques sont connues.
• Déterminer la composition chimique du système dans l’état idéal, en distinguant les cas d’équi-
libre chimique et de transformation totale, pour une transformation modélisée par une ré-
action chimique unique.
• Utiliser les diagrammes de prédominance ou d’existence pour prévoir les espèces incompatibles
ou la nature des espèces majoritaires.
• Retrouver les valeurs de constantes d’équilibre par lecture des courbes de distribution et de
diagramme de prédominance (et réciproquement).
• Capacité numérique : tracer, à l’aide d’un langage de programmation, le diagramme de distri-
bution des espèces d’un ou plusieurs couple(s) acide-base, ou d’espèces impliquées dans une
réaction de précipitation.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 2
PCSI Lycée Bergson - Angers
Figure 1 – les produits d’entretien. Figure 2 – Le pH au quotidien.
Figure 3 – Contrôle du pH d’une piscine. Figure 4 – Contrôle qualité en laboratoire.
Figure 5 – hortensia bleu - pH du sol entre 4 et 5. Figure 6 – hortensia rose - pH du sol entre 6 et 7.
1 Couples acido-basique de Brönsted : réactions acido-basique
1.1 Acide, base, ampholyte, polybase
Définition : acide - base
• Une espèce chimique possédant une liaison X − H polarisée (X étant plus électronégatif que
H) est capable de céder un proton . Elle est appelée acide et est notée AH. exemple : N H4+
• Une espèce chimique possédant un doublet non liant est capable de capter un proton H + . Elle
est appelée base et est notée A− . exemple : N H3
• À tout acide AH correspond une base A− dite conjuguée (et réciproquement). L’ensemble
des deux composés constitué un couple acido-basique noté AH/A− . Une demi-équation
acido-basique traduit l’échange formel de proton entre les deux :AH = A− + H + exemple :
N H4+ = N H3 + H +
Définition : ampholyte
Un ampholyte est une substance à la fois acide et base.
• exemple 1 : l’eau
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 3
PCSI Lycée Bergson - Angers
H2 O = H + + OH − (ionhydroxyde) couple H2 O/OH −
H2 O + H + = H3 O+ (ionoxonium) couple H3 O+ /H2 O
• exemple 2 : l’ammoniac
N H3 = H + + N H2− couple N H3 /N H2−
N H3 + H + = N H4+ couple N H4+ /N H3
1.2 Réactions acide-base
DANS AUCUN SOLVANT, IL N’EXISTE UN PROTON LIBRE.
Définition : réaction acide-base
L’acide ne peut libérer de proton que s’il rencontre une base
acide1 + base2 = base1 + acide2
Il s’agit d’un échange de proton.
Remarque :
— Solution aqueuse d’acide :
AH + H2 O = A− + H3 O +
acide1 base2 = base1 + acide2
— Solution aqueuse de base :
B + H2 O = BH + + OH −
base1 acide2 = acide1 + base2
Remarque :
N aOH n’est pas une base, mais un sel, c’est un solide ionique.
eau
N aOH(s) −−→ N a+
(aq) + OH(aq)
−
est une réaction de dissolution et non un échange de proton.
N a+ est un ion spectateur et OH − est une base.
Remarque :
Le rôle du solvant est fondamental. L’acide (respectivement la base) ne perd (ne gagne) un proton
que parce que le solvant est une base (un acide).
2 Ionisation de l’eau-pH (Solvant amphotère)
2.1 Autoprotolyse de l’eau
Définition : Autoprotolyse de l’eau et produit ionique
L’autoprotolyse de l’eau est une réaction d’équation bilan :
H2 O + H2 O = H3 O+ + OH −
La constante d’équilibre de cette réaction est Ke = [H3 O+ ]eq [OH − ]eq (Loi d’action de masse)
Ke est le produit ionique de l’eau, il est fonction de T uniquement.
Ke = 10−14 quand T = 25◦ C
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 4
PCSI Lycée Bergson - Angers
Remarque :
• Les concentrations doivent être exprimées en mol.L−1
• Ke = 0, 12.10−14 à 0◦ C.
2.2 Définition du pH
Définition : pH
Le potentiel hydrogène (noté pH) est défini par pH = −log10 (H3 O+ ). En solution très dilué :
[H3 O+ ]
pH = −log10
c◦
où c◦ = 1 mol.L−1 est la concentration de référence appelée concentration standard
On pourra écrire pH = −log10 [H3 O+ ] et [H3 O+ ] = 10−pH à condition d’exprimer [H3 O+ ] en
mol.L−1 .
Question 1 : A l’aide du produit ionique de l’eau, montrer que :
• eau pure : [H3 O+ ] = [OH − ] =⇒ pH = 7
• solution acide : [H3 O+ ] > [OH − ] =⇒ pH < 7
• solution basique : [H3 O+ ] < [OH − ] =⇒ pH > 7
3 Force des acides et des bases en solution aqueuse
3.1 Constante d’acidité
Définition : constante d’acidité
On appelle constante d’acidité d’un couple AH/A− la constante d’équilibre de la réaction :
AH + H2 O = A− + H3 O+
La condition d’équilibre s’écrit pour les solutions diluées :
[A− ]eq [H3 O+ ]eq
KA = avec (H2 O) = 1
[AH]eq
On définit aussi pKa = −log10 Ka et Ka = 10−pKa
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 5
PCSI Lycée Bergson - Angers
3.2 Cas de l’eau
Calcul de KA pour T = 25◦ C
+
Pour H3 O+ /H2 O : H3 Oacide + H2 O = H2 Obase + H3 O+
[H3 O ]eq
+
KA = = 1 soit pKA = 0.
[H3 O+ ]eq
Pour H2 O/OH − : H2 Oacide + H2 O = OHbase
−
+ H3 O +
KA = [H3 O ]eq [OH ]eq = Ke = 10
+ − −14
soit pKA = 14.
couple de l’eau
L’eau est une espèce amphotère qui intervient dans deux couples acido-basiques :
le couple H3 O+ /H2 O dont le pKa = 0 et le couple H2 O/OH − dont le pKa = 14, 0.
3.3 Quelle est la force d’un acide
Par définition la force d’un acide est son pouvoir de dissociation. Plus le Ka est grand (pKa
petit), plus la réaction de l’acide sur l’eau est thermodynamiquement favorisée dans le sens direct et plus
l’acide est dissocié. Autrement dit, plus pKa est faible, plus la force de l’acide est élevée.
Dans le cas où l’acide n’est que partiellement dissocié, on parle d’acide faible.
Dans le cas contraire où la réaction de l’acide avec l’eau est très favorisée, l’acide peut être considéré
comme totalement dissocié :
+
AH(aq) + H2 Ol → A− (aq) + H3 O(aq) .
On parle dans ce cas d’acide fort et sa base conjuguée, ne captant pas de proton, est dite indifférente.
Remarque :
Un acide fort dans l’eau ne peut exister. Il donne H3 O+ . C’est l’acide le plus fort que l’on puisse
trouver dans l’eau. L’eau nivelle les acides forts.
3.4 Quelle est la force d’une base
Par définition la force d’une base est son pouvoir à se protoner. Étudions la réaction d’une
base dans l’eau :
A−(aq) + H2 O(l) = AH(aq) + OH(aq) .
−
[AH][OH − ] [AH] Ke
À l’équilibre chimique on a : K = = [H3 O+ ][OH − ] = . Ainsi, plus le Ka
[A ]
− [A ][H3 O ]
− + Ka
est petit (pKa grand), plus la constante d’équilibre K est grande, plus la réaction de la base sur l’eau
est thermodynamiquement favorisée dans le sens direct et plus la base est protonée. Autrement dit, plus
pKa est élevé, plus la force de la base est élevée.
Dans le cas où la base n’est que partiellement protonée, on parle de base faible.
Dans le cas contraire où la réaction de la base avec l’eau est très favorisée, la base peut être considérée
comme totalement protonée :
A−(aq) + H2 O(l) → AH(aq) + OH(aq) .
−
On parle dans ce cas de base forte et son acide conjugué, ne cédant pas de proton, est dit indifférent.
Remarque :
Une base forte dans l’eau ne peut exister. Elle donne OH − . C’est la base la plus forte que l’on
puisse trouver dans l’eau. L’eau nivelle les bases fortes.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 6
PCSI Lycée Bergson - Angers
3.5 Présentation de l’échelle d’acidité
Figure 7 – echelle des pKa .
Les espèces grisées ne peuvent pas exister dans l’eau. Pour déterminer leur pKA , il a fallu changer de
solvant (protique : L’acide chlorhydrique pour les acides forts et l’ammoniac pour les bases fortes).
Tout acide AH dont le pKa est inférieur au pKa (H3 O+ /H2 O) = 0 est considéré comme fort, c’est-
à-dire comme totalement dissocié dans l’eau. À l’inverse, toute base A− dont le pKa est supérieur au
pKa (H2 O/OH − ) = 14, 0 est considérée comme forte, c’est-à-dire comme totalement protonée dans l’eau.
Remarque :
L’ion oxonium H3 O+ est l’acide le plus fort pouvant exister dans l’eau et l’ion hydroxyde OH − la
base la plus forte pouvant exister dans l’eau.
Figure 8 – échelle des pKa .
3.6 Quelques noms à connaitre
Nom Formule Nature Exemple
Acide chlorhydrique HCl Acide fort Détartrant
Acide sulfurique H2 SO4 Diacide (1re acidité forte) Pluies acides
Acide nitrique HN O3 Acide fort Pluies acides
Acide phosphorique H3 P O4 Triacide faible Boisson au cola
Acide éthanoïque CH3 CO2 H Acide faible Vinaigre
Ion hydrogénocarbonate HCO3− Acide et base faible Eau déminéralisée
Ammoniac N H3 Base faible Déboucheur
Soude caustique N aOH sel libère une base forte Déboucheur
4 Distribution des espèces suivant le pH
Quelles informations peut-on déduire de la connaissance du pH et du pKa (AH/A− ) ?
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 7
PCSI Lycée Bergson - Angers
Question 2 : A partir de la définition du Ka , démontrer la relation de Henderson pH = pKa +
[A ]
−
log .
[AH]
4.1 Diagramme de prédominance
Démonstration 1 : Frontières de majorité et de prédominance.
1. On dit que AH prédomine sur A− si [AH] > [A− ]. Pour quel domaine de pH en est-il ainsi ?
[AH]
2. On dit que AH est majoritaire devant A− si > [A− ]. Pour quel domaine de pH en
10
est-il ainsi ?
Dans ce cas, [A− ] est couramment considérée comme négligeable devant [AH]. Cette approxi-
mation est d’autant plus légitime que l’on a déjà fait une approximation en assimilant activité
et concentration.
Ces conclusions peuvent se résumer sous la forme d’un diagramme : le diagramme de prédominance.
Définition : Diagramme de prédominance
Un diagramme de prédominance pour un couple AH/A− est un axe gradué en pH, sur lequel on
reporte le domaine de prédominance de chacune des espèces constitutives du couple et présentes
au sein d’une solution à l’équilibre chimique (acide à gauche et base à droite).
Tout ce qui précède est généralisable au cas d’un polyacide ou d’une polybase. Considérons par
exemple le cas d’un diacide (AH2 ). Pour chaque couple AH2 /AH − et AH − /A2− , le raisonnement ci- exo1
dessus est valable. Les différents diagrammes peuvent être regroupés en un seul faisant apparaître les
pKa des différents couples.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 8
PCSI Lycée Bergson - Angers
Méthode 1 : Tracer et exploiter un diagramme de prédominance
• Identifier le couple acide/base étudié.
• Tracer un axe horizontal de pH en plaçant la frontière à pKa .
• Placer le domaine de prédominance de l’acide (la base) pour pH < pKa (pH > pKa ).
• Placer le point correspondant à la valeur du pH de la solution à l’équilibre.
• En déduire l’espèce prédominante. Si elle est majoritaire, on pourra négliger les autres espèces.
Question 3 : On considère le couple CH3 COOH/CH3 COO− de pKa = 4, 8. Initialement C =
[CH3 COOH]0 = 10−1 mol.L−1 . Sans connaitre les autres constituants de la solution, si pH = 2, 6,
quelles sont les concentrations [CH3 COOH] et [CH3 COO− ] ?
4.2 Diagramme de distribution
Les diagrammes de prédominance permettent de négliger des espèces quand l’une d’entre elles est
majoritaire. Mais si le pH est proche d’un des pKa , comment faire pour déterminer toutes les
concentrations ?
En écrivant les équations de conservation de la matière et des constantes d’équilibres, on exprimera
les concentrations directement en fonction du pH.
Définition : Diagramme de distribution
Un diagramme de distribution pour un acide est un graphique donnant le titre molaire (ou la
concentration) de chacune des formes possibles de l’acide en fonction du pH de la solution à
l’équilibre chimique.
4.2.1 cas du monoacide - acide acétique
On considère l’acide acétique, noté AH introduit initialement en concentration C. pKa (AH/A− ) =
4, 8.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 9
PCSI Lycée Bergson - Angers
Question 4 : Ecrire l’équation de conservation de la matière pour AH et la loi d’action de
masse(constante d’équilibre)
Question 5 : En déduire l’expression des coefficients de distribution x(AH) = [AH]/C et x(A− ) =
[A− ]/C en fonction de h = [H3 O+ ]
.
Pour ce monoacide, le diagramme comporte deux courbes
correspondant chacune à une des espèces du couple. Nous
retrouvons :
• la frontière entre les domaines de prédominance des
deux espèces : pH = pKa lorsque [AH] = [A− ], à l’inter-
section des courbes de distribution des deux espèces du
couple ;
• une zone de prédominance pour chaque espèce, lorsque
son titre massique est supérieur à celui de l’autre.
• une zone de majorité pour chaque espèce. Quand
[AH]/10 = [A− ], alors pH = pKa − 1 Figure 9 – Acide éthanoïque.
4.2.2 cas du diacide - acide oxalique
Soit l’acide oxalique H2 A introduit en concentration C = 10−2 mol.L−1 .
Démonstration 2 :
1. Déterminer graphiquement pKa1 (H2 A/HA− ) et pKa2 (HA− /A2− )
2. Ecrire l’équation de conservation de la matière pour H2 A et les deux lois d’action de masse
(constante d’équilibre).
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 10
PCSI Lycée Bergson - Angers
3. En déduire l’expression des coefficients de distribution x(H2 A) = [H2 A]/C, x(HA− ) =
[HA− ]/C et x(A2− ) = [A2− ]/C en fonction de h = [H3 O+ ]
Pour ce diacide, le diagramme comporte trois courbes :
• la courbe la plus à gauche correspond à l’espèce acide
H2 A du couple H2 A/HA− ;
• la courbe la plus à droite correspond à l’espèce ba-
sique A2− du couple HA− /A2− ;
• la courbe du milieu correspond à l’espèce amphotère
HA− , à la fois espèce basique du couple H2 A/HA− et
espèce acide du couple HA− /A2− .
Figure 10 – Acide oxalique.
1 i m p o r t numpy a s np
2 import m atp l otl i b . pyplot as p l t
3
4 pKa1 , pka2 = 1 . , 4 . 3
5 pH=np . l i n s p a c e ( 0 , 8 , 1 0 0 )
6
7 # p r o p o r t i o n de H2A
8 xH2A=1/(1+10∗∗(−pKa1+pH) +10∗∗(−pKa1−pKa2+2∗pH) )
9 # p r o p o r t i o n de HA−
10 xHA=10∗∗(−pKa1+pH) /(1+10∗∗( − pKa1+pH) +10∗∗(−pKa1−pKa2+2∗pH) )
11 # p r o p o r t i o n de A2−
12 xA=10∗∗(−pKa1−pKa2+2∗pH) /(1+10∗∗( − pKa1+pH) +10∗∗(−pKa1−pKa2+2∗pH) )
13
14 plt . figure ()
15 plt . p l o t (pH , xH2A , l a b e l= ’H2A ’ )
16 plt . p l o t (pH , xHA, l a b e l= ’HA− ’ )
17 plt . p l o t (pH , xA , l a b e l= ’A2− ’ )
18 plt . grid ()
19 plt . x l a b e l ( "pH" )
20 plt . ylabel ( " Proportions " )
21 plt . t i t l e ( " diagramme ␣ de ␣ d i s t r i b u t i o n ␣ pour ␣ l ’ a c i d e ␣ o x a l i q u e " )
22 plt . legend ()
23 plt . show ( )
Question 6 : Associer les courbes aux différentes espèces grâce au diagramme de prédominance.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 11
PCSI Lycée Bergson - Angers
Méthode 2 : Exploiter un diagramme de distribution
• Identifier l’espèce associée à chacune des courbes (à l’aide du diagramme de prédominance).
• Déterminer la valeur du pKa d’un couple en lisant l’abscisse de l’intersection des deux courbes
de distribution du couple étudié.
• Déterminer la concentration (ou le pourcentage) des espèces pour une valeur de pH.
Remarque : En manque d’équation ? exo2
Si vous recherchez une équation supplémentaire entre les concentrations des différentes espèces mises
en jeu dans le système étudié, il est possible d’écrire l’équation traduisant l’électroneutralité de
la solution (égalité des concentrations des charges positives et négatives). Par exemple :
• si chaque ion n’est porteur que d’une seule charge : [A− ] + [OH − ] = [H3 O+ ] ;
• si certains ions sont porteurs de plusieurs charges : 2[A2− ] + [A− ] + [OH − ] = [H3 O+ ].
Ces équations ne sont valables qu’en l’absence d’autres espèces introduites en solution.
5 Réactions entre acides et bases
5.1 Comment déterminer la constante d’équilibre d’une réaction acide-base ?
Lorsqu’on met en présence l’espèce acide d’un couple AH/A− et l’espèce basique d’un couple BH/B − ,
le réactif acide AH cède un proton au réactif basique B − selon l’équation bilan (de constante d’équilibre
K) :
AH + B − = A− + BH
Démonstration 3 : Exprimer la constante d’équilibre K en fonction de Ka1 (AH/A− ) et
Ka2 (BH/B − )
.
Méthode 3 : Écrire et déterminer la constante d’une réaction acido-
basique
• Identifier le réactif acide AH et le couple AH/A− dont il fait partie.
• Identifier le réactif basique B − et le couple BH/B − dont il fait partie.
• Écrire l’équation bilan de la réaction AH + B − = A− + BH.
• Écrire la loi de l’équilibre chimique : K = Qe .
• Introduire [H3 O+ ] (une réaction acide-base est un échange de proton) au numérateur et au
dénominateur pour identifier les expressions des constantes d’acidité des couples :
Ka1 (AH/A− )
K=
Ka2 (BH/B − )
Remarque : On peut aussi procéder par combinaison linéaire d’équations exo3
+
AH + H2 O = A + H3 O
−
(1) Ka1
+
BH + H2 O = B + H3 O
−
(2) Ka2
AH + B − = A− + BH (3) = (1) − (2) K = Ka1 /Ka2
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 12
PCSI Lycée Bergson - Angers
ou
AH + H2 O = A− + H3 O+ (1) Ka1
B − + H3 O+ = BH + H2 O (2) 1/Ka2
AH + B −
= A + BH
−
(3) = (1) + (2) K = Ka1 /Ka2
si
2
(3) = 2 ∗ (1) + (2) K = Ka1 Ka2
Remarque :
• Un écart de pKa supérieur à 4 unités suffit en général pour pouvoir considérer une réaction
comme quantitative (totale) avec K > 104 .
• si K < 10−4 , on pourrait considérer la réaction comme faiblement avancée. Mais, il faut se méfier
car en fonction des concentrations initiales, l’avancement peut être important (cf loi dilution
d’Ostwald). On évitera donc de faire ce genre d’hypothèse.
5.2 Comment prévoir le caractère favorisé ou non d’une réaction ? règle du
gamma
Nous avons vu que la valeur de la constante d’équilibre K nous renseigne sur le caractère thermody-
namiquement favorisé dans le sens direct (K > 1) ou non (K < 1) de la réaction.
K pouvant s’exprimer en fonction de la différence des pKa des deux couples intervenant dans la
réaction, ce critère peut se décliner de deux autres manières en utilisant l’échelle de pKa ou le diagramme
de prédominance. Ceci est exposé dans l’en-cadré suivant.
Méthode 4 : Prévoir le caractère favorisé ou non d’une réaction - règle
du gamma
Soient l’acide AH du couple AH/A− et la base B − du couple BH/B − .
Premier cas : pKa(BH/B − ) > pKa(AH/A− ) :
La réaction entre AH et B − est favorisée ther-
modynamiquement (K >1).
Elle est d’autant plus favorisée que :
- la différence pKa (BH/B − ) − pKa (AH/A− )
est grande,
- l’acide et la base sont forts,
- leurs domaines disjoints sont éloignés. (tra-
duisant l’incompatibilité de AH et B − )
- répond à la règle du gamma
Deuxième cas : pKa (BH/B − ) < pKa (AH/A− ) :
La réaction entre AH et B − est défavorisée
thermodynamiquement (K <1).
Elle est d’autant plus défavorisée que :
- la différence pKa (AH/A− ) − pKa (BH/B − )
est grande,
- l’acide et la base sont faibles,
- la zone commune à leurs domaines est grande.
(traduisant la compatibilité de AH et B − )
- ne répond pas à la règle du gamma
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 13
PCSI Lycée Bergson - Angers
5.3 Méthode de la réaction prépondérante (R.P.) - détermination théorique
d’une concentration
Quand un grand nombre d’acides ou de bases sont mélangés, on utilise la méthode de la R.P. pour
déterminer les concentrations.
Méthode 5 : Méthode de la R.P.
• Faire le recensement des espèces sur une échelle verticale des pKa . On placera tous les couples en
soulignant les espèces présentes. Les 2 couples de l’eau seront toujours présents en solution
aqueuse. Les acides forts sont recensés sous la forme [H3 O+ ]. Les bases fortes sont recensées
sous la forme OH −
• On effectue successivement toutes les réactions prépondérantes quantitatives (R.P.Q.)
de constante K > 1, par ordre décroissant des constantes d’équilibre. On fera donc toujours
réagir la base la plus forte (la plus haute dans le recensement) avec l’acide le plus fort (le
plus bas dans le recensement). On abouti alors à un système plus simple appelé système
équivalent.
• Puis on effectue la première réaction prépondérante principale (R.P.P.) de constante
K 6 1. On parle aussi d’équilibre de contrôle. C’est cette réaction qui fixe les concentrations
que l’on calcule en appliquant la loi d’action de masse (L.A.M.).
Remarque :
Pour décrire les R.P.Q. et la R.P.P., on réalisera des tableaux d’avancement. Il remplace les équations
de conservation de la matière et celle d’électroneutralité.
Question 7 : Calculer le pH d’une solution d’acide (fort) chlorhydrique HCl à C = 10−2 mol.L−1
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 14
PCSI Lycée Bergson - Angers
Question 8 : Calculer le pH d’une solution d’acide (faible) formique HCOOH à C =
10−2 mol.L−1 puis C = 10−1 mol.L−1 avec un pKa = 3, 8. Commentaires.
On constate donc qu’il est difficile de faire des hypothèses quant à l’avancement de la réaction. On
n’en fera donc pas.
Question 9 : Calculer le pH d’un mélange de Henderson : mélange d’un acide N H4+ de concen- exo
tration ca = 2.10−2 mol.L−1 et de sa base conjuguée N H3 de concentration cb = 10−2 mol.L−1 . 4,5
pKa (N H4+ /N H3 ) = 9, 2
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 15
PCSI Lycée Bergson - Angers
6 Solution tampon
Définition :
Une solution présente un effet tampon si son pH varie peu :
• Par ajout de petites quantités d’acide fort ou de base forte
• Par dilution modérée
Remarque : Comment fabriquer une solution tampon ?
• Méthode 1 : Mélanger directement un acide faible AH et sa base faible conjuguée A− en concen-
trations importantes (permet que le pH varie peu par dilution) et proches (permet que le
pH varie peu par ajout de base ou d’acide).
• Méthode 2 : A une solution concentrée d’acide faible AH, ajouter suffisamment de base forte
pour transformer environ la moitié de AH en A− (selon la réaction d’équation AH + HO− =
A− +H2 O). On obtient alors une solution contenant AH et A− en concentrations importantes
et proches. C’est bien une solution tampon.
on peut faire de même entre une base faible et un acide fort.
[A ]
−
On a alors d’après la relation d’Henderson pH = pKa + log ≃ pKa .
[AH]
Remarque : Illustration de la faible variation du pH dans la zone de Hen- exo 6
derson.
Durant le titrage de AH par une base forte lorsque l’on atteint la moitié du titrage, on voit bien
que le pH varie très peu dans cette zone, illustrant le pouvoir tampon de la solution.
7 Détermination expérimentale d’une concentration.
Cette méthode est utilisée en analyse et contrôle qualité.
7.1 Comment fonctionne un pH-mètre
Définition : pH-mètre
Un pH-mètre est un voltmètre qui mesure la différence de potentiel entre une électrode de verre
(dont le potentiel dépend du pH de la solution) et une électrode de référence dont le potentiel est
fixe (par exemple l’électrode au calomel saturée ECS) plongeant dans la solution étudiée. Cette
tension est convertie en valeur de pH (après étalonnage). Il est ainsi possible de suivre l’évolution
du pH d’une solution au cours d’un dosage.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 16
PCSI Lycée Bergson - Angers
7.2 Que se passe-t-il lors d’un dosage. Notion d’équivalence
Étudions une réaction de dosage du type AH + B − = A− + BH. Une telle réaction doit être quanti-
tative, donc avoir une constante d’équilibre K >> 1.
Plaçons-nous dans le cas où on souhaite doser un volume va d’acide AH (le titré) de concentration ca
indéterminée par une base B − (le titrant) de concentration cb connue.
Dans le tableau d’avancement suivant, ca va représente la quantité d’acide dosé et cb v la quantité de
titrant apportée au cours du dosage lorsqu’un volume v a été versé. ξe est l’avancement (en mol) de la
réaction à l’équilibre au cours du dosage.
Lors du dosage l’acide est progressivement dilué. On fera donc un tableau d’avancement en
quantité de matière (mol).
(en mol) AH + B− = A− + BH
état initial ca va cb v 0 0
état final ca va − ξe cb v − ξe ξe ξe
avant l’équivalence ca va − cb v ≃0 cb v cb v
à l’équivalence ≃0 ≃0 ca va = cb veq ca va = cb veq
après l’équivalence ≃0 cb v − ca va ca va ca va
Définition : équivalence
À l’équivalence, le réactif titrant est versé en quantité juste suffisante pour consommer tout le
réactif titré : les quantités de matière des réactifs titrant et titré sont donc apportées dans les
proportions stoechiométriques. On dit aussi qu’à l’équivalence on change de réactif limitant :
• avant l’équivalence, le titrant est le réactif limitant ;
• après l’équivalence, le titré est le réactif limitant.
7.3 Exploitation d’une courbe ph-métrique
Étudions le cas d’un dosage réalisé en laboratoire afin de vérifier l’information d’une étiquette de
détartrant pour WC indiquant 6, 75 g d’acide chlorhydrique (HCl) pour 100 g de solution.
Lors de la fabrication industrielle du détartrant, l’acide chlorhydrique (qui est un acide fort) a réagi
totalement avec l’eau. La solution contient donc des ions chlorure Cl− et des ions oxonium H3 O+ .
Nous avons réalisé le dosage des ions H3 O+ par une solution d’hydroxyde de sodium (N a+ OH − ), à
l’aide d’un suivi pH-métrique. Rappelons que OH − est une base forte.
Figure 11 – montage du dosage ph-métrique. Figure 12 – Courbe de dosage de HCl.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 17
PCSI Lycée Bergson - Angers
Question 10 : Faire le recensement des espèces en présence. Préciser la ou les réactions de dosage
(réactions quantitatives). Calculer la ou les constantes d’équilibre.
Question 11 : A l’aide d’un diagramme de prédominance, préciser les espèces majoritaires avant
et après l’équivalence.
On en déduit que le changement de réactif limitant à l’équivalence se traduit par une
brutale variation de pH autour d’un point d’inflexion qui correspond à l’équivalence. Pour
dpH
repérer le volume à l’équivalence, on peut tracer en fonction de v. on trouve le volume ve rendant
dv
maximale cette dérivée. Il est aussi possible d’utiliser la méthode des tangentes vue en terminale.
Expérimentalement, nous avons introduit 5, 00 g de détartrant dans une fiole jaugée de 100 mL
complétée avec de l’eau déminéralisée. Un volume va = 10, 0 mL de cette solution a ensuite été placé
dans un bécher tandis que la solution d’hydroxyde de sodium à cb = 0, 10 mol.L−1 a été placée dans une
burette. Un volume d’eau a été rajouté dans le bécher afin d’immerger correctement les électrodes.
Question 12 : Déterminer ve . En déduire la quantité initiale d’ions H3 O+ dans le bécher.
Question 13 : Sachant que M (HCl) = 36, 5 g.mol−1 , calculer la masse m(HCl) dans 100 g de exo7
détartrant. L’information sur l’étiquette est-elle correcte ?
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 18
PCSI Lycée Bergson - Angers
7.4 Différentes allures des courbes ph-métrique : cas d’un polyacide
La courbe de dosage pH-métrique n’aura pas toujours la même allure. Dans la partie précédente, un
monoacide a été dosé par une base forte. Le pH de la solution a donc augmenté au cours du dosage et
un saut de pH a eu lieu à l’équivalence. Dans le cas du dosage d’une monobase par un acide fort c’est
l’inverse : le pH est décroissant. L’équivalence est quant à elle toujours repérée par un saut de
pH.
Afin de bien comprendre ce qui se passe lors d’un
dosage, nous allons étudier le cas du polyacide oxalique
dihydraté (H2 C2 O4 , 2H2 O) de masse molaire M = 126, 1 g.mol−1 .
Nous avons dissous une masse m d’acide oxalique dihy-
draté dans 100 mL d’eau déminéralisée.
Un volume va = 10, 0 mL de cette solution à la concen-
tration ca inconnue a été placé dans un bécher et la so-
lution titrante ((N a+ , OH − ) à cb = 0, 10 mol.L−1 ) a été
placée dans une burette.
L’acide oxalique est un diacide dont les pKa sont pKa1 =
1, 2 et pKa2 = 4, 3.
Figure 13 – dosage de l’acide oxalique.
Question 14 : L’acide oxalique étant un diacide, quelles sont à priori les 2 réactions de dosage à
envisager ?
Question 15 : Tracer le diagramme de prédominance de l’acide oxalique et à l’aide de la courbe
de dosage en déduire les espèces en présence au fur et à mesure de l’avancement du dosage
exo8
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 19
PCSI Lycée Bergson - Angers
Question 16 : En déduire la réaction globale de dosage et la masse m d’acide oxalique initialement
dissoutes dans les 100 mL d’eau déminéralisée
Remarque :
Lors du dosage d’un polyacide (ou d’une polybase) les différentes acidités (ou basicités) seront
dosées simultanément si les pKa sont trop proches. De manière générale, il faut ∆pKa > 4 pour
pouvoir séparer les dosages et observer différents sauts de pH.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 20
PCSI Lycée Bergson - Angers
T.D. SA1 - Solutions aqueuses - acides et bases
Exo I : Savoir tracer et exploiter un diagramme de prédominance. (2)
Une solution d’acide phosphorique de 10−1 mol.L−1 est additionnée de soude concentrée, sans variation
de volume jusqu’à pH = 9, 5.
1. Donner le diagramme de prédominance des différentes espèces de l’acide phosphorique.
2. Déterminer les concentrations de toutes les espèces phosphorées.
Données :
H3 P O4 /H2 P O4− : pKa1 = 2, 2 H2 P O4− /HP O42− : pKa2 = 7, 2 HP O42− /P O43− : pKa3 = 12, 3
réponses:
2. [HP O42− ] = 1.10−1 mol.L−1 , [P O43− ] = 1, 6.10−4 mol.L−1 , [H2 P O4− ] = 5.10−4 mol.L−1 , [H3 P O4 ] =
2, 5.10−1 mol.L−11
Exo II : Savoir exploiter un diagramme de distribution. (7)
L’acide citrique est un triacide noté H3 A. On donne ci-dessous une figure avec son diagramme de
distribution en fonction du pH.
1. Identifier l’espèce associée à chaque courbe.
2. Déterminer numériquement les constantes
d’acidité Kai et les valeurs des pKai des
couples acidobasiques intervenants. On ex-
plicitera les équilibres associés.
3. On note C la concentration de la solu-
tion d’acide citrique. Exprimer la relation
entre C et les concentrations des diffé-
rentes espèces conjuguées de l’acide ci-
trique.
En utilisant les constantes d’acidité, en
déduire l’expression de la concentration
[H3 A] en fonction des constantes Kai , de
C et de h=[H3 O+ ].
Quelle est l’équation de la fraction x =
[H3 A]
C de l’espèce H3 A représentée sur la
figure.
4. Une espèce est supposée majoritaire si sa
concentration est au moins 10 fois supérieure aux autres. Justifier que dans le cas où deux espèces
seulement sont en jeu, cela correspond à une concentration supérieure à ⋍ 0, 9C (en notant C la
concentration totale).
Peut-on définir un diagramme de prédominance pour les espèces de l’acide citrique ? (Si oui, donner
les valeurs du pH qui délimitent les domaines).
5. On prépare 500mL de solution en dissolvant dans l’eau 2, 10g d’acide citrique monohydraté, de formule
(C6 H8 O7 , H2 O).
(a) Calculer la concentration C de cette solution.
(b) Déterminer, à partir de C et du diagramme de distribution, la composition du mélange à
pH = 4, 50 en supposant qu’il n’y a pas eu de dilution.
On donnera toutes les concentrations, y compris celles des espèces minoritaires.
Données :
M asses molaires : MC = 12g.mol−1, MO = 16g.mol−1 , MH = 1g.mol−1
réponses:
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 21
PCSI Lycée Bergson - Angers
1. courbe1 : H3 A ; courbe2 : H2 A− ; courbe3 : HA2− ; courbe4 : A3−
2. pKa1 = 3, 2 ; pKa2 = 4, 8 ; pKa3 = 6, 4
1
3. x =
Ka1 Ka1 Ka2 Ka1 Ka2 Ka3
1+ + +
h h2 h3
5. (a) C = 2.10 mol.L
−2 −1
(b) [H3 A] = 6, 4.10−4 mol.L−1
Exo III : Savoir exprimer activités, constantes d’équilibre, quotients de réaction (5)
On s’intéresse à la chimie du chlore. Le dichlore gazeux se dissout dans l’eau et donne naissance à
Cl2(aq) , Cl− (ion chlorure), HClO( acide hypochloreux) ou ClO− (ion hypochlorite) selon le pH.
On donne à 25◦ C
Cl2(g) = Cl2(aq) K10 = 6, 3.10−2 (1)
Cl2(aq) + 2H2 O(l) = Cl(aq)
−
+ HClO(aq) + H3 O+ K20 = 6, 3.10−4 (2)
HClO(aq) + H2 O(l) = ClO(aq)
−
+ H3 O + K30 = 3, 2.10−8 (3)
1. Activités - Constantes d’équilibres.
(a) Donner les expressions de l’activité chimique de chacun des constituants du système.
(b) Donner l’expression littérale des constantes d’équilibres K10 , K20 , K30 .
(c) En déduire la valeur numérique de la constante d’équilibre K40 associée à la méthode de pro-
duction de l’eau de javel (mélange N a+ , Cl− + N a+ , ClO− ) par barbotage de dichlore gaeaux
dans la soude :
Cl2(g) + 2OH − = ClO− + Cl− + H2 O K40 (4)
2. Equilibre et évolution.
(a) Une eau de chlore est obtenue en saturant l’eau pure par Cl2(g) sous 1bar, ce qui impose
[Cl2(aq) ] = 6, 3.10−2mol.L−1 de manière stationnaire. D’après la réaction 2, calculer l’avance-
ment volumique à l’équilibre et en déduire le pH.
(b) On part de l’état d’équilibre précédent. On supprime le barbotage de Cl2(g) et on ajoute de la
soude de manière à fixer le pH initial à 5.
Quel est le sens d’évolution spontanée de la réaction 2 ?
réponses:
K 0K 0 K 0
1. (c) K40 = 1 02 2 3 = 1, 3.1016
(Ke )
2. (a) pH= 1, 5
(b) le sens 1.
Exo IV : Savoir calculer un pH par la méthode de la RP dans des cas simples. (6)
1. Solution se ramenant à un acide faible.
On mélange 40mL d’acide chlorhydrique 0, 10mol.L−1, 20mL de chlorure de sodium 0, 20mol.L−1,
20mL d’éthanoate de sodium 0, 10mol.L−1 et 20mL d’hydroxyde de sodium 0, 10mol.L−1.
(a) Préciser les concentrations initiales des diverses espèces en solution.
(b) Calculer le pH du mélange obtenu.
2. Solution de ramenant à un mélange d’acide 1 et base 2.
On dispose dans 1, 0L d’eau solvant de :
1, 0.10−1mol d’éthanoate de sodium,
1, 0.10−1mol d’hydroxyde de sodium,
2, 0.10−1mol d’acide chlorhydrique et
1, 0.10−1mol de chloroéthanoate de sodium.
Calculer le pH de cette solution.
Données :
pKa1 (CH3 COOH/CH3 COO− ) = 4, 8
pKa2 (ClCH2 COOH/ClCH2 COO− ) = 2, 8
réponses:
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 22
PCSI Lycée Bergson - Angers
1. (b) pH= 3, 3
1
2. pH= (pKa1 + pKa2 ) = 3, 8
2
Exo V : Savoir citer la Loi de dilution d’Ostwald (4)
On considère une solution aqueuse d’acide éthanoïque CH3 COOH.
1. Comment évolue le coefficient de dissociation de l’acide lorsqu’on dilue la solution ?
2. Calculer sa valeur limite.
Données :
pKa(CH3 COOH/CH3 COO− ) = 4, 8
réponses:
1. quand on dilue un acide faible, il tend à se comporter comme un acide fort.
2. α → 0, 994
Exo VI : Savoir citer les propriétés d’une solution tampon (3)
On dispose d’un litre d’une solution contenant 72g de benzoate de sodium(C6 H5 COON a), noté
N aBzt. On ajoute 12, 2g d’acide benzoïque, noté HBzt.
1. Calculer le pH de la solution. On néglige la variation de volume après l’ajout d’acide.
2. A 100mL de cette solution, on ajoute 10mL d’une solution d’acide chlorydrique à 0, 1mol.L−1.
Calculer le pH du mélange obtenu.
3. A 100mL de la solution de départ, on ajoute 10mL d’une solution de soude à 0, 1mol.L−1 .
Calculer le pH du mélange obtenu.
4. Comment appelle-t-on la solution de départ ?
Quelles en sont les propriétés et dans quelles conditions ces propriétés sont-elles conservées ?
Données :
pKa(HBzt/Bzt−1) = 4, 7
M asses molaires : MC = 12g.mol−1, MO = 16g.mol−1, MN a = 23g.mol−1
réponses:
1. pH= 5, 4
2. pH= 5, 35
3. pH= 5, 45
Exo VII : Dosage d’un acide faible par une base forte (12)
Etudions le titrage d’un volume Va = 10 ml d’acide éthanoïque CH3 COOH de concentration Ca
inconnue mais voisine de 0, 1 mol.L−1 par de la soude de concentration Cb = 0, 1 mol.L−1 .
1. Faire un schéma expérimental du montage de dosage avec suivi pH métrique.
2. Ecrire la réaction de dosage.
3. Commenter le graphique obtenue.
4. Déterminer le volume de soude versée à l’équivalence et calculer Ca .
5. Déterminer le pH de la solution initiale.
6. Déterminer le pH de la solution à la demi-équivalence.
7. Déterminer le pH de la solution à l’équivalence.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 23
PCSI Lycée Bergson - Angers
Exo VIII : Dosage pH-métrique (15)
On veut réaliser le dosage pH-métrique d’un mélange d’acide fort, l’acide chlorhydrique, de concentra-
tion C1 et d’acide éthanoïque (pKa = 4, 8) de concentration C2 par une solution de soude de concentration
CB = 0, 100 mol.L−1 .
On prélève V0 = 25, 0 mL du mélange et on ajoute V0 = 25, 0 mL d’eau distillée dans un bécher de
150 mL.
1. Représenter un schéma légendé du montage permettant de réaliser le dosage. Comment étalonner
le pH-mètre ?
2. Quelles sont les réactions de titrage qui ont lieu au cours de cette expérience. Calculer leur constante
d’équilibre.
La figure 1 suivante donne la courbe obtenue à l’issue du dosage.
3. Écrire les relations aux équivalences et en déduire les concentrations C1 et C2 .
4. Comment retrouver le pKa de l’acide éthanoïque à partir de la courbe de titrage.
réponses:
1ère équivalence nOH − = nH3 O+ , C1 V0 = CB VE1 et C1 = 4.10−2 mol.L−1
2ème équivalence nOH − =nH O+ + nCH3 COOH , (C1 + C2 )V0 = CB VE2 et C2 = 7, 04.10−2 mol.L−1
3
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 24
PCSI Lycée Bergson - Angers
DEVOIR MAISON (à rendre)
Exo IX : Trois approches du dosage d’un mélange d’acides
Dosage pH-métrique
On veut réaliser le dosage pH-métrique d’un mélange d’acide fort, l’acide chlorhydrique, de concentra-
tion C1 et d’acide éthanoïque (pKa = 4, 8) de concentration C2 par une solution de soude de concentration
CB = 0, 100 mol.L−1 .
On prélève V0 = 25, 0 mL du mélange et on ajoute V0 = 25, 0 mL d’eau distillée dans un bécher de
150 mL.
1. Représenter un schéma légendé du montage permettant de réaliser le dosage. On précisera clairement
la ou les électrodes utilisées et leur rôle.
2. Expliquer en cinq lignes maximum, pourquoi il est nécessaire d’étalonner un pH-mètre.
3. Quelles sont les réactions de titrage qui ont lieu au cours de cette expérience. Calculer leur constante
d’équilibre.
La figure 1 suivante donne la courbe obtenue à l’issue du dosage.
4. Écrire les relations aux équivalences et en déduire les concentrations C1 et C2 .
5. Comment retrouver le pKa de l’acide éthanoïque à partir de la courbe de titrage.
Méthode de Gran
L’une des difficultés pour obtenir avec précision les concentrations des acides est la détermination
précise des volumes équivalents. Le premier saut de pH n’est pas très important ici, le premier volume
équivalent est donc assez approximatif.
Pour augmenter la précision du dosage on peut linéariser la courbe de pH par la méthode de Gran.
6. Grâce à un tableau d’avancement de la première réaction de dosage avant l’équivalence, déterminer
la concentration en ion H3 O+ pour un volume de soude ajouté 0 < V < VE1 .
7. Montrer que si l’on trace (2V0 +V ).10−pH en fonction de V on obtient une droite qui coupe l’axe des
abscisses au volume équivalent : V = VE1 . Que représente le coefficient directeur de cette droite ?
8. On a tracé (2V0 + V ).10−pH = f (V ) sur la courbe suivante. Déterminer le volume équivalent et
recalculer la concentration C1 obtenue.
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 25
PCSI Lycée Bergson - Angers
9. En utilisant un tableau d’avancement de la deuxième réaction de dosage, déterminer pour VE1 <
V < VE2 la concentration en ion H3 O+ de la solution.
10. On note V ′ = V − VE1 . Montrer que la courbe V ′ .10−pH en fonction de V ′ est une droite qui coupe
l’axe des abscisses en V ′ = VE2 − VE1 .
11. Sur la figure 3, on a représenté 104 .V ′ .10−pH en fonction de V ′ . Déterminer VE2 et recalculer la
valeur de C2 correspondante.
12. Quel est l’avantage de la méthode de Gran par rapport à la méthode classique utilisant la courbe
du pH en fonction du volume de titrant ?
13. Peut-on déterminer le pKa de l’acide éthanoïque à partir de la figure ci-dessus ? Si oui, préciser la
méthode et donner le résultat obtenu.
Dosage conductimétrique
Une autre méthode expérimentale permettant de réaliser ce dosage est la conductimétrie.
On dose le mélange d’acide chlorhydrique de concentration C1 et d’acide éthanoïque de concentration
C2 précédent par une solution de soude à CB = 0, 100mol.L−1.
On prélève V0 = 25, 0 mL du mélange et on ajoute V0′ = 175, 0 mL d’eau distillée dans un becher de
250 mL. La conductivité de la solution en fonction du volume de titrant est représentée sur la courbe de
la figure 4 :
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 26
PCSI Lycée Bergson - Angers
14. Déterminer les volumes équivalents VE1 et VE2 par cette méthode et en déduire les concentrations
C1 et C2 obtenues.
15. En vous appuyant sur les conductivités ioniques molaires limites proposées, justifier le signe et les
variations des pentes des différentes parties de la courbe de dosage.
16. Quel est l’intérêt d’ajouter un volume V0′ important d’eau distillée pour réaliser ce dosage.
17. Quels avantages apporte la conductimétrie par rapport à la pH-métrie ? (précision, nombre de points
de mesure, . . .).
On donne les conductivités ioniques molaires limites suivantes :
ion H3 O + OH − Cl− N a+ CH3 COO−
λ (mS.m2 .mol−1 )
◦
35 19, 9 5, 01 7, 63 4, 09
Solutions aqueuses - chapitre 1 : Acides et bases Page 27