En quoi l’éducation peut-elle favoriser l’égalité des
chances et l’émancipation ?
L’éducation est un processus par lequel les individus acquièrent des connaissances, des
compétences, des valeurs et des attitudes qui les aident à s'épanouir personnellement,
socialement et professionnellement. Cela peut se faire à travers des institutions formelles
telles que les écoles, mais aussi par le biais de l'expérience quotidienne, de l'interaction
sociale et de l'autodidactisme. L'éducation vise généralement à préparer les individus à
s'adapter aux défis de la vie, à contribuer à la société et à réaliser leur plein potentiel.
L’Ecole un des vecteurs de l’éducation occupera une place centrale dans ce sujet. Une
école est une institution organisée qui offre un cadre formel pour l'éducation des enfants
et des adolescents. Elle fournit un environnement d'apprentissage structuré, avec des
programmes d'études, des enseignants qualifiés, et des ressources pédagogiques. Les
écoles visent à développer les connaissances, les compétences, tout en favorisant leur
développement personnel, social, et intellectuel. Elles jouent un rôle essentiel dans la
socialisation des individus et dans la préparation à la vie adulte. L’enjeu scolaire se
mesure par rapport à l’angoisse de certaines familles inquiètes du devenir de leurs enfants.
Effectivement, parmi ses fonctions, l’Ecole distribue formations et diplômes, très souvent
essentiels pour l’obtention de l’emploi convoité. Le destin des enfants paraît très
fréquemment lié à leur réussite scolaire. Dans une dimension plus globale, l’éducation
joue un rôle essentiel dans nos sociétés démocratiques. Les dimensions de l’éducation
tant au niveau individuel que sociétal interrogent sa capacité à faire face aux attentes
nombreuses, on peut ainsi se demander si elle peut favoriser l’égalité des chances et
l’émancipation . Afin de répondre à cette question nous verrons dans un premier temps
dans quelle mesure l’institution scolaire est un acteur qui transmet des savoirs et contribue
à l’égalité des chances et dans un second temps est- elle un moyen vers l’émancipation ?
Premièrement le système scolaire français à connu une augmentation très forte du niveau
de scolarisation pour tous les enfants . Longtemps réservée aux enfants de milieux
favorisés, ainsi qu’aux garçons, l’École s’est profondément transformée à partir du XIXe
siècle, par un processus de scolarisation primaire de masse d’abord puis secondaire à
compter des années 1960. Les sociologues préfèrent qualifier ce processus de hausse des
taux de scolarisation par âge de « massification ». Elle a été permise par différentes
politiques publiques telles que l’allongement de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans par
la réforme Berthoin entrée en vigueur en 1967 . La diversification des diplômes délivrés a
également permis l’accès au statut de bachelier des plus défavorisés. Ainsi, près de 80 %
des jeunes d’une génération obtient désormais cet examen grâce notamment de la
création du baccalauréat technologique ainsi que de la voie professionnelle .
Toutefois, l’école s’est massifiée mais ne s’est pas réelement démocratisée ici la
démocratisation est qualifiée de « ségrégative » : l’égalisation des chances scolaires
n’est pas atteinte car l’accès aux études restent dépendant de variables telles que le
milieu social, le sexe, l’origine nationale, ethnique ou géographique » .
Comme le montrent notamment les enquêtes internationales PISA, les baccalauréats
restent stratifiés, le taux d’accès aux grandes écoles s’est resserré autour d’une élite
sociale issue des milieux très favorisés. En somme, les inégalités se sont tout simplement
déplacées.