Fiches Codex Rhumato
Fiches Codex Rhumato
CERVICALGIE
Cervicalgie = douleur du rachis cervical : - Cervicalgie commune (majorité) : détérioration dégénérative (cervicarthrose)
et/ou troubles fonctionnels musculo-ligamentaires
- Cervicalgie symptomatique d’une pathologie sous-jacente
Cervicarthrose anatomique : > 50% des individus > 40 ans, & avec l’âge, asymptomatique dans > 50% des cas
- Douleurs de la nuque pouvant irradier vers l’occiput, l’épaule ou la région
inter-scapulo-vertébrale, d’horaire mécanique (avec parfois une recrudescence
Syndrome nocturne), évoluant par poussées successives ± fond douloureux permanent
cervical - Points douloureux à la palpation de la colonne cervicale
chronique - Douleur et contracture modérée de la musculature para-vertébrale
C - Limitation des mobilités cervicales (le plus souvent modérée)
- Craquements à la mobilisation du cou
Syndrome Syndrome - Douleur et raideur cervicale de survenue brutale, volontiers le matin au réveil
cervical cervical aigu - Raideur cervicale importante
= Torticolis - Contracture douloureuse de la musculature para-vertébrale
- Infectieuse : spondylodiscite
- Inflammatoire : spondylarthropathie, polyarthrite rhumatoïde, chondrocalcinose
- Neuro : tumeur intrarachidienne ou de la fosse postérieure
- Post-traumatique : fracture, luxation
Clichés Rx dynamiques à distance du traumatisme (8-10 jours) : recherche d’atteinte de la charnière cervico-
occipitale (fracture occulte de l’apophyse odontoïde)
- Tableau clinique et radiographique typique : douleur mécanique, absence de fièvre, d’AEG, d’ADP,
CAT radiographie normale ou cervicarthrose isolée arrêt du bilan étiologique
- Discordance radio-clinique ou doute diagnostique : NFS, VS, CRP, EPP, scanner/IRM du rachis
DORSALGIE
- Statique du rachis thoracique et de l’ensemble du squelette axiale
Examen - Souplesse rachidienne en flexion et en extension (rachis thoracique : secteur le moins mobile)
du rachis - Points douloureux à la palpation médiane (épineuse et inter-épineuse) et para-vertébrale
C
Diagnostic
« statique » concavité des courbures : douleurs de rythme mécanique, en regard des lésions radiographiques,
évoluant par poussées rythmées par les activités physiques
= Diagnostic d’élimination : fréquent (5-10% des consultation en rhumatologie), associant une
souffrance musculaire et un facteur psychologique
- Surtout chez les femmes jeunes, avec une activité professionnelle contraignante pour le rachis
Dorsalgie thoracique (secrétaire, couturière, coiffeuse…) : « dorsalgie bénigne des femmes jeunes »
« fonctionnelle » - Soutien psychologique
- Rééducation sédative et de renforcement des muscles paravertébraux
TTT
- Modification de l’ergonomie au travail
- Antalgiques lors des poussées douloureuses
LOMBALGIE
- Douleur : siège (lombaire basse, fessière, sacro-coccygienne), irradiations (fesse, face postérieure de la cuisse,
SF membre inférieur, fosse iliaque, hypogastrique, pli inguinal), rythme mécanique ou inflammatoire
- Lombalgie commune : & par le port de charge, l’effort, la station debout ou assise prolongée, ( par le repos
Diagnostic
- Trouble de la statique sagittal (hyperlordose lombaire, plus rarement cyphose) ou frontal (scoliose)
- Mobilité du rachis articulaire, contracture musculaire para-vertébrale, points douloureux
SC
- Recherche de signes de souffrance radiculaire, d’un syndrome cellulo-téno-myalgique, de signes de souffrance
articulaire sacro-iliaque et coxo-fémorale
- Rx standard: statique rachidienne, dégénérescence discale, anomalies morphologiques congénitales ou acquises
PC nd
- Scanner, IRM, scintigraphie osseuse : en 2 intention
= Extrêmement fréquente = 60 à 90% de la population adulte, prévalence maximale entre 55 et 65 ans
- FdR : efforts répétés, antécédents de traumatisme, vibrations, tabagisme, alcoolisme, bas niveau socio-éducatif,
instabilité familiale et professionnelle, antécédents de maladie psychosomatique, insatisfaction au travail
= Lombalgie aiguë < 7 semaines : tableau le plus fréquent
- Douleur lombaire basse, survenant de façon brutale lors d’un effort, avec sensation de blocage
- Impotence fonctionnelle majeure
SF
- Efforts de toux et de défécation souvent à l’origine de paroxysmes douloureux
- Antécédents lombalgiques banals, régressifs, peu invalidants
- Attitude antalgique
SC - Limitation des mobilités importante, élective ou largement prédominante dans 1 ou 2 secteurs
- Recherche de signes d’irritation radiculaire et de déficit neurologique des MI ou périnéaux
ère
Aucun bilan complémentaire en 1 intention devant une lombalgie < 7 semaines sauf si :
- Suspicion de fracture vertébral = ostéoporose, FdR ostéoporotique, sujet âgé : Rx standards
Lumbago
PC - Suspicion de pathologie tumorale ou infectieuse = antécédent néoplasique, âge > 50 ans,
immunodépression, AEG, fièvre, horaire inflammatoire ou résistance au traitement : Rx, CRP, NFS
- Avant TTT par manipulation vertébrale : éliminer formellement toute lombalgie symptomatique
Evolution dans la majorité des cas vers la régression en quelques jours
Lombalgie commune = dégénérative
- Repos actif : essayer de poursuivre les activités ordinaires compatibles avec la douleur
- TTT médicamenteux symptomatique : antalgique, AINS, myorelaxant
- Manipulation vertébrale : seulement si diagnostic de lombalgie commune certain (après Rx)
TTT
- Infiltration péridurale de dérivés corticoïdes : en cas de persistance d’une douleur intense (rare)
- En cas d’incapacité fonctionnelle marquée persistante : orthèse lombaire (lombostat rigide,
plâtré ou en résine), ceinture de soutien lombaire lors des efforts (si récidivante)
La kinésithérapie n’a pas de place à la phase aiguë : en cas de douleur persistante > 4 semaines
= Persistance de douleurs lombaires invalidantes > 3 mois : rare = 5% des cas, invalidante
- Généralement chez des sujets aux antécédents de lumbago à répétition, parfois inaugurale
- Douleur lombaire basse, de rythme mécanique, entravant peu les activités, irradiant souvent
C dans les fesses, parfois à la partie postérieure des cuisses (sans topographie radiculaire)
- Limitation modérée des mobilités, souvent élective, points douloureux électifs à la palpation
- Rx standard du rachis lombaire systématique = face, profil ± ¾ : lésions d’arthrose lombaire,
parfois discrète (sans parallélisme radio-clinique), rarement normales
PC
- Rx sacro-iliaques ou de la charnière thoraco-lombaire : si suspicion de spondylarthropathie
nd
- Scanner/IRM en 2 intention, pour éliminer une lombalgie non commune
Lombalgie
- Evolution favorable dans la grande majorité des cas, sans invalidité marquée
commune Evolution
- Handicap sévère dans les professions nécessitant une sollicitation importante du rachis
chronique
- Repos limité et non inutilement poursuivi
- TTT médicamenteux : antalgique de palier I (opioïdes au long cours contre-indiqués)
- Techniques physiques de relaxation, psychothérapie, thérapie comportementale, thermalisme
- Antidépresseur tricyclique possible : retentissement psychologique quasi-constant
- Kinésithérapie de rééducation essentielle (série initiale de 15 séances) : gymnastique de
TTT
renforcement des muscles du tronc et du segment lombo-pelvien, étirements, entretien
articulaire lombaire, correction des troubles statiques (techniques d’adaptation posturale),
techniques d’ergonomie rachidienne (verrouillage de la charnière lombo-sacrée…)
nd
- Soutien lombaire par une ceinture de maintien en tissu baleiné en 2 intention
- Chirurgie (exceptionnelle, résultats inconstants) : arthrodèse intervertébrale
= Syndrome trophostatique post-ménopause : forme typique chez les femmes avec excès pondéral,
une hypercyphose dorsale et une hyperlordose lombaire (par relâchement musculo-ligamentaire) :
contraintes à la partie postérieure du rachis arthrose inter-apophysaire postérieure
- Douleurs lombaires basses, irradiant souvent aux fesses, aux cuisses, parfois aux jambes (sans
atteindre le pied), début insidieux, d’emblée sur un mode chronique, volontiers à type de
brûlures, aggravées par les contraintes mécaniques, parfois exacerbées en fin de nuit et au
Lombalgie commune = dégénérative
myélome, MT
- IRM/scanner : confirmation des lésions, localisation, rapports avec les tissus adjacents
- Ostéome ostéoïde : douleurs intenses, volontiers nocturnes, évoluant par crises de quelques heures,
Tumeur soulagée par l’aspirine ou les AINS, image d’ostéo-condensation intense centrée par une zone claire
bénigne renfermant un îlot dense (image « en cocarde » du nidus), hyperfixation intense à la scintigraphie
- Autres (plus rare) : neurinome, méningiome, angiome vertébral
Infectieuse - Spondylodiscite, ou plus rarement spondylite pure
Rhumatisme - Spondylarthropathie
= Ostéoporose, ostéomalacie ou autre ostéopathie fragilisante
- Fractures vertébrales (« tassements vertébraux ») : cause la plus fréquente
= Surtout chez le sujet âgé, féminin, atteint ou non d’une ostéopathie décalcifiante
Ostéopathie diffuse, sur une chute ou un traumatisme souvent minime
déminé- - Douleurs de survenue brutale, lombo-sacrée, de type mécanique, avec un
ralisante Fracture du
retentissement fonctionnel important, Rx souvent normale
sacrum - Scintigraphie : hyperfixation sacrée intense, en « H » ou en « papillon » si bilatérale
- TDM du sacrum : trait de fracture, rechercher une fracture des pourtours du trou
obturateur (ischio- et ilio-pubienne) souvent associée
- Anévrisme de l’aorte abdominale : lombalgie aiguë très intense (fissuration) ou lombalgie chronique,
irradiations abdomino-génito-crurales, par paroxysmes, rythme inflammatoire (syndromes fissuraires)
Cause extra- - Pathologie urinaire = lithiase rénale chronique, hydronéphrose, tumeur rénale : lombalgie haute,
rachidienne souvent latéralisée (angle costo-lombaire), irradiant dans le flanc, voire aux OGE
- Pathologie digestive : tumeur digestive (gastrique, colorectale, pancréatique), pancréatite chronique
- Tumeur pelvienne, ADP pré-rachidienne, fibrose rétro-péritonéale
ITEM 93 : RADICULALGIE – SYNDROME CANALAIRE
LOMBO-RADICULALGIE
- Hernie discale asymptomatique : découverte fortuite chez 20 à 30% de la population générale asymptomatique
- Lombosciatique discale : conflit disco-radiculaire L4-L5 ou L5-S1, plus fréquent entre 30 et 40 ans
- Lombosciatique arthrosique : arthrose vertébrale
- Trajet L5 : fesse face postéro-externe de la cuisse externe du genou externe/antéro-externe de la jambe
malléole externe ou gouttière pré-malléolaire dos du pied gros orteils ou 2-3 premiers orteils
- Trajet S1 : fesse face postérieure de la cuisse creux poplité face postérieure de jambe (mollet) tendon
ème
d’Achille ou rétro-malléolaire externe talon plante ou bord externe du pied 5 orteil
- Plus imprécis quand l’irradiation n’atteint pas le pied (trajet tronqué) : rechercher des dysesthésies
- Parfois de topographie plus étendu : L5 et S1 ± L4 ou dernières racines sacrées
- Déficit moteur : - L5 : muscles releveurs du pied et péroniers latéraux marche sur les talons
SC - S1 : triceps sural marche sur les pointes
Urgences diagnostiques et chirurgicales : pronostic fonctionnel engagé
Signes de - Lombosciatique paralysant : déficit moteur ≤ 3 ou ≤ 2 avec disparition de la douleur
gravité - Syndrome de la queue de cheval : troubles sphinctériens, anesthésie en selle…
- Compression médullaire (plus rare) : signes pyramidaux…
= Indiqué si : - Terrain : enfant ou sujet âgé > 65 ans, antécédents d’infection ou de tumeur
- Clinique : fièvre, signes neurologiques déficitaires, tableau clinique atypique
- Douleur persistante après 6 à 8 semaines de traitement médical ou s’aggravant
- Rx lombaire : anomalie de densité osseuse, lésion discarthrosique, tassement discal…
Aucun bilan complémentaire initial n’est nécessaire en cas lombosciatique discale typique chez l’adulte jeune
= Concordance radio-clinique :
- Type de hernie : sous- ou extra-ligamentaire, migrée ou exclue
PC TDM/IRM - Niveau : L4/L5, L5/S1… la racine sort au niveau vertébral inférieur (L5 entre L5 et S1…)
rachidienne - Position : - Médiane : compression de la racine sous-jacente, des 2 côtés ou à bascule
- Paramédiane : compression de la racine sous-jacente du côté de la hernie
- Foraminale ou extra-foraminale : compression de la racine sortante
nd
Sacco- = En 2 intention si TDM/IRM normaux : analyse par Rx lombaire après injection du LCR en
radiculographie position debout révèle des conflits inapparents en décubitus
- A la phase aiguë : - Repos au lit, antalgiques, AINS, myorelaxant pendant 2 à 4 semaines
nd
- 2 intention : - Infiltrations péridurales et/ou péri-radiculaires de corticoïdes
TTT - Orthèse lombaire rigide pendant 4 à 6 semaines, puis souple
- Rééducation après amélioration des douleurs
- TTT chirurgical en dernière intention : améliore les radiculalgies dans 80% des cas, sans action sur les lombalgies
- Contexte : homme < 40 ans, antécédents familiaux de spondylarthropathie, antécédents
Spondyl-
d’uvéite, talalgie, fessalgie, psoriasis, diarrhée, douleurs inflammatoires
Cause secondaire
Métastase - Contexte : > 50 ans, atcd de cancer ostéophile (poumon, rein, prostate, sein, thyroïde), AEG
Lymphome - Lombalgie de début progressif, sans facteur déclenchant, s’aggravant, rythme non mécanique
- Contexte : immunodépression, diabète, antécédent de geste rachidien (infiltration, chirurgie),
Spondylodiscite infection (dentaire, endocardite), lombalgies inflammatoires
- Examen : fièvre, frissons, raideur rachidienne multidirectionnelle
Tumeur intra- - Douleur nocturne, de décubitus, obligeant à se lever et à marcher pour être soulagé
rachidienne - Raideur multidirectionnelle, signes neurologiques sous-jacents
Cause secondaire
Méningo-radiculite = Herpès virus, zona, VIH, maladie de Lyme : contexte infectieux, morsure de tique
infectieuse - Irradiation pluri-radiculaire, déficit moteur ou sensitif étendu à d’autres territoires
= Rx lombaire face et profil + bassin de face :
- Syndesmophyte et sacro-iliite : spondylarthropathie
Rx
- Fracture vertébrale : ostéopathie
standard - Lyse vertébrale, « vertèbre borgne », fracture vertébrale asymétrique : métastase
PC - Pincement discal avec érosions des plateaux vertébraux : spondylodiscite
ère
Bilan bio - De 1 intention : NFS, VS/CRP, EPP
Selon - Scintigraphie, IRM, biopsie osseuse, prélèvements bactériologiques, typage HLA A et B, bilan
l’orientation phosphocalcique, ponction lombaire…
= Affecte une racines du nerf crurale : moins fréquent que la lombosciatique, le plus souvent entre 50 et 60 ans
- Douleur d’installation brutale, intense, avec dysesthésies (brûlures, broiement), recrudescence nocturne plus
fréquente que pour la lombosciatique (insomnie, asthénie)
- Trajet L3 : face supéro-externe fesse région trochantérienne face antérieure de la cuisse au 1/3 moyen
SF
face interne de la cuisse au 1/3 inférieur face interne du genou peut descendre jusqu’à la jambe
- Trajet L4 : partie moyenne de la fesse face externe puis antérieure de la cuisse à sa partie moyenne face
antérieure du genou face antéro-interne de la jambe (crête tibiale) et du cou-de-pied bord interne du pied
LOMBO-CRURALGIE
- Signe de Léri (manœuvre du crural ou « Lasègue inversé ») : patient en décubitus ventral, reproduction de la
douleur radiculaire à la flexion du genou à 90° ou à l’extension de la cuisse sur le bassin
- Diminution du réflexe rotulien (abolition si atteinte L3 et L4) : ne distingue pas une atteinte L3 ou L4
SC
- Hypoesthésie superficielle à la face antérieure de la cuisse
- Déficit du quadriceps
- Amyotrophie (fréquente, rapide) : pouvant toucher le psoas (L3) ou le jambier antérieur (L4)
PC - TDM/IRM rachidienne : centrée sur les étages L2 à L5 (possible hernie foraminale en conflit avec L4)
= Cruralgie extra-rachidienne tronculaire :
- Hématome/abcès du psoas
- Anévrisme de l’aorte
DD
- Envahissement tumoral : digestive, pelvien, rénale, ADP, neurinome, schwannome
- Névrite : zona, maladie de Lyme…
- Diabète
= Sténose rachidienne acquise par prolifération ostéophytique, hypertrophie des ligaments jaunes, protrusion
discale : rétrécissement limité ou étendu à plusieurs étages, majoré en lordose (position debout)
- Plus fréquent chez les sujets masculins, vers 60 ans
CANAL LOMBAIRE ETROIT
ème
Extension du coude, du poignet et des Face postérieur du MS jusqu’au 2 et
C7 Tricipital ème
doigts et de la pronation 3 doigts
C8 Cubito- ème ème
Flexion et de l’écartement des doigts Face interne du MS 4 et 5 doigts
D1 pronateur
Rechercher une myélopathie cervicarthrosique associée : atteinte pyramidale, souvent spastique,
prédominant sur les troubles sensitifs et sphinctériens, signe de Lhermitte
- Trajet C5 ou C6 : pathologie de la coiffe des rotateurs
- Trajet C5 : syndrome de Parsonage et Turner
DD
- Trajet C6 : épicondylalgie ou syndrome du canal carpien
- Trajet C8 : syndrome de la traversée thoraco-brachiale
- Rx standard du rachis (face, profil et ¾) : analyse des foramens, trous de conjugaison (clichés de ¾)
L’uncodiscarthrose est très fréquente : nécessité d’un autre examen avant d’évoquer sa responsabilité
PC
- TDM/IRM du rachis cervical si suspicion de névralgie cervico-brachiale symptomatique ou bilan opératoire
d’une névralgie cervico-brachiale commune rebelle : foramen réduit par des ostéophytes ou une hernie discale
NCB commune
- Spondylodiscite infectieuse
- Tumeur maligne : métastase, myélome
- Tumeur bénigne : ostéome ostéoïde, kyste anévrismal
- Syndrome de Pancoast-Tobias (envahissement de l’apex pulmonaire) : névralgie C8 rebelle, avec syndrome de Claude-
Bernard-Horner homolatéral et envahissement de l’apex pulmonaire
- Méningoradiculite : herpès, zona, maladie de Lyme
- Affection neurologique : syringomyélie, neurinome
SYNDROMES CANALAIRES
Syndrome canalaire = manifestations neurologiques liées à la compression d’un nerf dans un défilé ostéo-ligamento-
musculaire ou compression posturale dans une zone anatomique où le nerf est superficiel
- Atteinte sensitivo-motrice en cas de compression chronique (principalement canalaire)
- Atteinte à prédominance motrice, indolore en cas de compression aiguë (principalement posturale)
- FdR de sensibilité à la compression : diabète, sensibilité familiale (neuropathie génétique de susceptibilité : délétion PMP22)
Les territoires sensitifs et moteurs des troncs nerveux ne dépassent pas la main ou le pied (≠ racines nerveuses)
Une atteinte purement motrice doit remettre en cause le diagnostic
= Compression du nerf médian lors de la traversée du canal carpien : fréquent = concerne 1% de la population
- 75% des cas chez la femme (post-ménopause ou en fin de grossesse surtout)
- Principalement de la main dominante, ou bilatéral dans 50% des cas
- Peut être reconnue en tant que maladie professionnelle : principalement nettoyeurs, caissiers, manutentionnaires,
maçons, ouvriers du bâtiment, bouchers, ouvriers en chaîne de montage
- Sensibilité : - Face palmaire : des 3 premiers doigts et de la moitié radiale de l’annulaire
ème ème
Physio
- Paresthésies permanentes
Forme
- Maladresse de la main : lâchage d’objet, difficulté pour mettre les boutons ou tourner une clé
neurologique
- Déficit du pouce : opposant (contact pouce-D5 : perte de parallélisme) et court abducteur
déficitaire
- Amyotrophie du versant externe de l’éminence thénar (tardive)
- Rx du poignet = face, profil et incidence du défilé carpien : recherche d’anomalie osseuse
- Echographie : & de la surface du nerf médian (N < 12), recherche de ténosynovite, microcristaux…
AUTRES RADICULALGIES
= Borrelia burgdorferi : spirochète vecteur de la maladie de Lyme, transmis par une tique (Ixode)
- A la phase initiale de l’infection : érythème migrant chronique
- A la phase tardive (après quelques mois, en l’absence de traitement) : bloc auriculo-ventriculaire,
arthrite, récidive de l’érythème migrant chronique, méningoradiculite (10 à 20% des cas)
MENINGO-RADICULITE
= Névralgie amyotrophique : après un traumatisme, une intervention chirurgicale, une grossesse, une
vaccination, une maladie systémique, voire une infection
er
- Douleur de l’épaule au 1 plan : permanente, insomniante, à type de brûlure-arrachement,
augmentée à la mobilisation de l’articulation, rebelle aux antalgiques
Syndrome C - Paralysie dans les jours suivants, rapidement amyotrophique, avec sédation des douleurs :
de deltoïde, dentelé antérieur, infra- et supra-épineux
PLEXOPATHIE
Parsonage- - Sans fasciculation, réflexes normaux (parfois diminués/abolis), troubles sensitifs discrets
Turner - EMG : tracé neurogène, conduction sensitivo-motrice normale des nerfs radial, ulnaire et
PC médian, allongement de latence des nerfs proximaux (axillaire, musculo-cutané, supra-scapulaire)
- LCS : normal ou parfois discrète hyperprotéinorachie
- Rééducation prolongée + corticothérapie courte à visée antalgique
TTT
Evolution non toujours favorable, à évaluer sur une période longue (3 ans)
- Plexopathie infiltrative : syndrome de Pancoast-Tobias
- Plexopathie post-radique : plusieurs années après une irradiation sus-claviculaire ou axillaire (cancer ORL,
Autres
sein, lymphome), d’évolution lentement progressive, indolore, asymétrique, avec déficit sensitivomoteur et
aréflexie ostéo-tendineuse
ITEM 114 – RHUMATISME PSORIASIQUE
= Touche 5 à 25% des patients souffrant de psoriasis cutané : généralement entre 30 et 55 ans, sex ratio = 1
- Prédisposition HLA B27 : moins fréquente que dans les autres spondylarthropathies, associée à l’atteinte axiale
= Atteinte articulaire hétérogène, évoluant par poussées
Atteinte des IPD = 10% des patients
aux doigts/orteils - Topographie asymétrique évocatrice, souvent très inflammatoire
= 20% des patients : présentation similaire à une polyarthrite rhumatoïde, mais
- Atteinte asymétrique et prédominante des IPD
Polyarthrite
- Atteinte parfois globale tripolaire d’un ou plusieurs doigts : MCP, IPP et IPD
séronégative - Absence habituelle de FR et de nodules rhumatoïdes
- Aspect des lésions radiologiques évocateur
= 15 à 40% des cas
Mono- ou oligo- - Arthrite touchant les grosses articulations, les orteils ou les doigts (atteinte privilégiée
arthrite des MCP/MTP, IPP et/ou IPD)
asymétrique - Aspect de doigt ou orteil « en saucisse » = ténosynovite des fléchisseurs ± associée à
une arthrite de l’IPP et IPD : très évocateur du rhumatisme psoriasique
= Spondylarthrite psoriasique : 20 à 40% des cas, associée dans 50% des cas à une
C atteinte périphérique
Forme axiale
- Atteinte sacro-iliaque peu symptomatique, souvent asymétrique
- Atteinte rachidienne : rachialgies inflammatoires, le plus souvent cervico-dorsale
= Forme sévère : 5% des malades
Arthrite mutilante
- Ostéolyse des phalanges, des MTP/MCP
des mains et des
- Aspect possible en « lorgnette » : aspect rétracté du doigt ou de l’orteil, reprenant sa
pieds taille habituelle à l’étirement
- Onycho-pachydermo-périostite = entité radio-clinique pathognomonique : onychose psoriasique,
épaississement douloureux des parties molles et ostéo-périostite, prédominante sur l’hallux,
Autres pouvant atteindre les autres orteils
Diagnostic
OSTEOPOROSE
Ostéoporose = maladie généralisée du squelette, caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la micro-
architecture osseuse, responsable d’une fragilité osseuse exagérée avec un risque élevé de fracture
- Augmente avec l’âge : 40% des femmes ménopausées et 70% des femmes > 80 ans, et 15% des hommes > 50 ans
- Baisse de la densité minérale osseuse : facteur majeur de la fragilité osseuse
- Qualité osseuse : altération de la microarchitecture osseuse (amincissement des travées osseuses, diminution de leur
nombre et de leur connectivité, de leur répartition spatiale…), anomalies du collagène I, de la géométrie osseuse…
= Diffère selon l’os cortical (diaphyse des os longs ++) et l’os trabéculaire (vertèbres ++)
Evolution de la
Physiopathologie
- Valeur maximale en fin de croissance = pic de masse osseuse (peak bone mass) à 20-30 ans
densité
- Perte osseuse à partir de 40 ans : ( progressive linéaire, avec un pic de diminution à la ménopause
minérale
(2%/an pendant 5 à 10 ans, prédominant sur l’os trabéculaire) chez la femme
osseuse
Perte osseuse moyenne entre 20 et 80 ans : 40% chez la femme et 25% chez l’homme
- Carence oestrogénique : rôle déterminant dans les 2 sexes
- Chez l’homme : diminution progressive de la sécrétion androgénique
Facteurs
- Hyperparathyroïdie secondaire à une insuffisance en calcium et/ou vitamine D
déterminants
- Héritabilité : 80% de la variabilité du pic de masse osseuse est d’origine héréditaire
- Manque d’activité physique : immobilisation ou alitement prolongé
= Environ 50% des fractures ostéoporotiques surviennent chez des patients ayant simplement une ostéopénie
- Vieillissement : âge > 60 ans - Densité minérale osseuse basse
- Tabagisme - Corticothérapie systémique ≥ 7,5 mg/j pendant > 3 mois
FdR de fracture ostéoporotique
- Hémochromatose génétique
- Maladie digestive : gastrectomie, résection intestinale étendue, MICI, maladie coeliaque, malabsorption…
- Maladie inflammatoire chronique (même sans corticothérapie): polyarthrite rhumatoïde, spondylarthropathie…
- Iatrogène : corticoïdes, anti-aromatase, anti-androgène, analogues LH-RH, héparine, antirétroviraux, IPP…
- Anorexie mentale
- Mastocytose
A évoquer en présence de facteurs de risque cliniques, lors de la survenue d’une fracture non traumatique ou
devant la découverte d’une baisse de DMO (ostéoporose densitométrique)
= Fracture par insuffisance osseuse : toute fracture survenant en dehors d’un traumatisme violent
(simple chute de sa hauteur), sauf pour les fractures du crâne, du rachis cervical et des doigts et orteils
- Fracture du poignet (Pouteau-Colles) = survenue vers 60 ans
Diagnostic
Ostéoporose densito-
- Ostéoporose sévère : T-score ≤ -2,5 et ≥ 1 fracture ostéoporotique
densito- métrique
Après avoir éliminé une autre ostéopathie : ostéomalacie, affection maligne osseuse
métrique
- Signes d’ostéoporose : fracture vertébrale sans contexte traumatique évident,
antécédent de fracture ostéoporotique périphérique sans traumatisme majeur
- Pathologie ou traitement à risque : corticothérapie ≥ 7,5 mg/j pendant > 3 mois
- Antécédent de pathologie ou traitement à risque : hypogonadisme prolongé (dont
Indication iatrogène), hyperthyroïdie évolutive non traitée, hypercorticisme,
(remboursée) hyperparathyroïdie primaire, ostéogénèse imparfaite
+ Chez la femme ménopausée si : atcd de fracture de l’extrémité supérieure du fémur
er
au 1 degré, IMC < 19, ménopause précoce, atcd de corticothérapie au long cours
nd
- 2 examen chez la femme ménopausée : - A l’arrêt d’un TTT anti-ostéoporotique
- Après 3 à 5 ans si non traitée
= Rx standard de la fracture : déminéralisation homogène, sans signe d’ostéolyse
- Rachis : en faveur de la nature ostéoporotique : - Fracture située sous T4
Rx - Absence d’ostéolyse (signe du « puzzle » : corticale continue)
- Respect du mur vertébral postérieur et de l’arc postérieur
IRM/scanner en cas de doute : éliminer une autre étiologie, notamment tumorale
ère
- 1 intention : NFS, EPP, CRP, calcémie, phosphatémie, créat, 25-OH-vitamine D, calciurie et créatininurie/24h
nd
- 2 intention : - Cause endocrinienne : PTH, TSH, cortisolurie/24h, CST ± testostéronémie chez l’homme
Bilan complémentaire
TTT médicamenteux
2
- Durée : 3 à 5 ans ± poursuivi si fracture sous traitement, FdR persistant, T-score < -3 ou ( DMO > 0,03 g/cm
- Traitement hormonal substitutif de la ménopause : seulement indiqué en cas de troubles
Traitement climatériques invalidant (non indiqué si ostéoporose seule), limitée dans le temps
hormonal = Modulateur sélectif du récepteur aux oestrogènes (SERM)
(( résorption - Efficace uniquement sur les fractures vertébrales : aucune action sur les
osseuse) Raloxifène
fractures périphériques
- Contre-indiqué en cas d’antécédent ou FdR thrombo-embolique
= Anti-ostéoclastique, ( remodelage osseux, & la densité osseuse : diminue
l’incidence des fractures vertébrales et périphériques, efficace en 6 mois
- Risque d’ostéonécrose de la mâchoire (rare) : consultation odontologique avec
EI panoramique dentaire, remise en état bucco-dentaire, suivi annuel
- Fracture fémorale atypique (rare) : trait de fracture transversal
- IRC sévère : DFG < 30 ml/min (< 35 ml/min pour le zolédronate)
CI
- Hypocalcémie ou carence en vitamine D non corrigée
Biphosphonate 10 mg/jour - CI : antécédent d’oesophagite
Alendronate
( Résorption osseuse
ère
- EI : syndrome pseudo-grippal (surtout à la 1 administration)
Ibandronate Efficacité non démontrée sur les fractures périphériques
TTT
Tériparatide - Hypercalcémie
- Maladie métabolique osseuse autre que l’ostéoporose post-ménopausique :
CI
hyperparathyroïdie primitive, maladie de Paget, ostéomalacie…
- Autre : & PAL, antécédent de radiothérapie, tumeur ou métastase osseuse
Chez l’homme : seul l’alendronate, le risédronate, le zolédronate et le tériparétide ont une AMM
Le ranélate de strontium n’est plus indiqué : suspension d’AMM
= Traitement impératif
ère
- Biphosphonate : zolédronate (en 1 intention si fracture de l’extrémité supérieure
du fémur), alendronate ou risédronate
nd
Fracture - Dénosumab en 2 intention
sévère - Raloxifène : chez le sujet < 70 ans, en l’absence de FdR de fracture périphérique (≥ 2
critères : T-score fémoral < -3, FdR de chute, antécédent de fracture non vertébrale)
- Tériparétide : réservé aux formes graves (≥ 2 fractures vertébrales)
En cas de Ostéodensitométrie indiquée pour vérifier que le T-score est < -1 et le suivi
fracture
= TTT si T-score < -2 ou selon le score FRAX® en fonction de l’âge si T-score < -1
Stratégie thérapeutique
Fracture - Biphosphonates
nd
périphérique - Dénosumab en 2 intention
non sévère - Raloxifène : chez le sujet < 70 ans, en l’absence de FdR de fracture périphérique
- THS : suffisant si indiqué pour syndrome climatérique
= Evaluation du risque de fracture ostéoporotique si FdR d’ostéoporose et/ou chute < 1 an
En l’absence
- Traitement indiqué si T-score ≤ -3 ou selon le score FRAX® en fonction de l’âge si T-score < - 2
de fracture
- Ostéopénie (T-score entre -2 et -1) : mesures générales suffisantes
= En cas de corticothérapie à dose ≥ 7,5 mg/j pendant ≥ 3 mois : biphosphonates indiqués
HAS
si femme ménopausée avec antécédent de fracture ostéoporotique ou si T score ≤ -1,5
Au cours de = En cas de corticothérapie > 3 mois chez la femme ménopausée ou l’homme > 50 ans
la cortico- - TTT si dose ≥ 7,5 mg/j, atcd de fracture de faible traumatisme, âge > 70 ans ou T-score ≤ -2,5
thérapie GRIO - Calcul du score de FRAX® dans les autres cas : indication selon le score et l’âge
- En l’absence de traitement : réévaluation par ostéodensitométrie à 1 an
Chez la femme non ménopausée et l’homme < 50 ans : évaluation individuelle du risque
OSTEOMALACIE
Ostéomalacie = trouble de la minéralisation osseuse par carence chronique en vitamine D
- FdR : personnes âgées > 65 ans, institutionnalisée, exposition faible au soleil, pathologie chronique (BPCO, insuffisance
organique, cancer évolutif, diabète, obésité), femme enceinte
- Origine de la vitamine D : alimentaire et synthèse cutanée
- Métabolisme hépatique : hydroxylation en 25-OH-vitamine D par la 25-α-hydroxylase non régulée
Physio
- Métabolisme rénal : hydroxylation en 1-25-OH2-vitamine D par la 1-α-hydroxylase régulation stricte : stimulée par la
PTH ou l’hypo-phosphorémie, inhibée par le FGF23 produit par les ostéocytes et par rétrocontrôle négatif
- Action : fixation du calcium sur la trame protéique, stimule le remodelage, & l’absorption intestinale de calcium
- Douleurs osseuses : diffuses, mécaniques, prédominant au rachis et aux ceintures
- Pseudo-myopathie : marche dandinante, myalgie, faiblesse musculaire
C - Déformations osseuses (formes évoluées) : membres inférieurs (varum ou valgum), rachis (perte de taille),
thorax en cloche ou en violon, sternum en carène
- Fracture par fragilité osseuse
- Hypocalcémie, hypocalciurie, hypophosphatémie
- Carence en vitamine D < 10 ng/ml
Indications restreintes du dosage de vitamine D : seulement si suspicion de rachitisme ou
Carence en d’ostéomalacie, utilisation de médicaments de l’ostéoporose, personne âgée avec chute à
Bio
Diagnostic
cause nd
- Atteinte rénale : calcitriol (1-25-OH-vitamine D) ou alfacalcidol (1-OH-vitamine D) en 2 intention
- Si carence en vitamine D < 10 ng/ml : 4 x 100 000 UI espacées de 15 jours
TTT
- Si insuffisance en vitamine D entre 10 et 20 ng/ml : 3 x 100 000 UI espacées de 15 jours
d’attaque
- Si insuffisance en vitamine D entre 20 et 30 ng/ml : 2 x 100 000 UI espacées de 15 jours
Entretien - 800 à 1200 UI/j de vitamine D
- Sujet âgé > 65 ans : supplémentation systématique par doses espacées = 100 000 UI/trimestre
Prévention
Sans dosage préalable de vitamine D : prévalence très élevée de carence, risque de surdosage quasi-nul
MALADIE DE PAGET
Maladie osseuse de Paget = ostéodystrophie bénigne chronique : accélération du remodelage osseux, avec résorption et
reconstruction anarchique des travées osseuses, de cause inconnue, localisée ou généralisée
- Localisée préférentiellement au bassin, aux vertèbres lombaires, au fémur, au rachis dorsal et au crâne
- Epidémiologie : touche surtout l’homme > 50 ans, augmente avec l’âge
- Douleurs
- Déformations osseuses (inconstante, tardive) : hypertrophie
- Arthropathie pagétique : douleur articulaire, déformation, impotence fonctionnelle
C - Fracture par fragilité osseuse
Complication - Complication nerveuse (compression, vol vasculaire) : surdité (atteinte du rocher),
compression médullaire, compression radiculaire, syndrome de la queue de cheval
- Dégénérescence sarcomateuse (très rare)
- Hypertrophie de la corticale avec densification de l’os spongieux (dédifférenciation cortico-médullaire)
- Aspect fibrillaire de la trame : travées épaissies, moins nombreuses
Diagnostic
- Antalgiques
- Chirurgie orthopédique en cas d’arthropathie, fracture ou incurvation
ITEM 125 : ARTHROSE
Arthrose = maladie articulaire la plus fréquente, touchant le cartilage, la membrane synoviale et l’os sous-chondral : cause de
morbidité majeure dans les pays développés, prévalence = 50% des adultes > 60 ans, coût = 1 milliards d’euros/an
- Cartilage pré-arthrosique (sénescent) : synthèse de moins bonne qualité des protéines non collagéniques
(protéoglycanes…), ( du contenu hydrique et ( du nombre de chondrocytes fragilisation du cartilage
- Cartilage arthrosique : dégradation du cartilage, associée à des remaniements de l’os sous-chondral, une production
d’ostéophytes et des épisodes limités d’inflammation synoviale
= Tissu avasculaire, non innervé, constitué de chondrocytes et d’une matrice extracellulaire
= Réseau de fibres de collagène II, contenant des glycosaminoglycanes, attaché à une protéine
centrale, l’agrécanne, regroupés en macro-agrégats de protéoglycanes par l’acide hyaluronique
Cartilage normal
= Protusion acétabulaire : 5% des coxarthroses, plus fréquent chez la femme, volontiers bilatérale
Formes cliniques
Dysplasie - Coxarthrose postéro-interne : début tardif et évolution plus lente qu’une forme supéro-externe
interne - Protrusion importante (coxa profunda), ou col trop horizontal (coxa vara), cotyle trop profond :
angle VCE > 35°, angle HTE = 0-5°, ligne acétabulaire débordant en dedans la ligne ilio-ischiatique
= Séquelle d’ostéochondrite de l’enfance : fréquente chez le garçon de 5-10 ans, parfois bilatérale
Coxa plana
- Fragmentation du noyau céphalique, avec déformation de la tête fémorale en « béret basque »
= Séquelle d’épiphysioloyse : volontiers bilatérale, entre 10-16 ans chez l’enfant obèse
Coxa
- Glissement de la tête fémorale en bas et en arrière : évident ou minime
retorsa - Signe évocateur : ostéophytose du col fémoral supérieur
= Pincement > 50% ou > 2 mm de l’interligne en 1 an (ou semi-rapide > 1 mm en 1 an)
- Préférentiellement chez la femme de 65 ans, volontiers obèse
Coxarthrose - Souvent déclenchée par un traumatisme articulaire ou un surmenage physique
- Douleur de début brutal, très intense, à recrudescence nocturne
rapidement
- Parfois associé à un syndrome inflammatoire biologique modéré
destructrice
Formes cliniques
- Evolution très rapide vers un pincement global de l’interligne sans ostéophytose : seule des clichés
(CDR) répétés à 3 mois minimum mettent en évidence la chondrolyse
- Ponction articulaire systématique : éliminer une coxite ou une chondrocalcinose articulaire associée
- Complication : risque d’ostéolyse de la tête fémorale
- Fracture du cotyle ou du toit cotyloïdien
Autres - Ostéonécrose de la tête fémorale
coxarthroses - Coxite évoluée : spondylarthropathie, polyarthrite rhumatoïde…
secondaires - Inégalité de longueur des MI > 3 cm
- Maladie de Paget
- Eviter la marche dans les périodes douloureuses
- Favoriser l’activité physique en dehors des poussées : marche, vélo, piscine
Ménagement de
- Eviter la station debout prolongée et le port de charges lourdes
l’articulation
- Canne du côté opposé à la hanche touchée
douloureuse
- Repos quotidien en position allongée, hanches en extension
- Corriger un excès de poids
TTT médical
- Gêne fonctionnelle généralement non majeure, avec seulement une réduction des activités très sollicitantes
(accroupi, course, saut…) et un périmètre de marche suffisant pour les activités quotidiennes
- Facteurs prédictifs d’évolutivité : épanchements synoviaux, chondrocalcinose, obésité, arthrose digitale,
antécédents traumatiques ou chirurgicaux ménisco-ligamentaires
- Déviation de l’axe mécanique du MI (genou en extension : droite passant par le centre de la tête fémorale et le
Formes cliniques
milieu de l’interligne tibio-astragalien) : genu varum (arthrose interne) ou genu valgum (externe)
- Gonarthrose secondaire : arthrite (PR), chondrocalcinose, ostéonécrose, hyperostose, maladie de Paget
Forme rapidement destructrice : rechercher une chondrocalcinose articulaire associée
ndr
- Production importante de corps étrangers = ostéochondromatose 2
- Ostéonécrose du condyle interne dans les gonarthroses fémoro-tibiales internes
- A un stade évolué : méniscopathie dégénérative fréquemment associée
- Ménagement du genou : éviter les marches et station debout prolongée en période douloureuse,
favoriser la marche quotidienne en dehors des poussées, corriger un excès de poids…
- Kinésithérapie : antalgique, rééducation et renforcement du quadriceps, lutte contre le flessum
- Antalgie : - Antalgique simple : paracétamol
- AINS (topique et systémique) lors des poussées douloureuses
TTT
- Anti-arthrosique à action lente : effet antalgique retardé, en 2-3 cures de 3 mois/an
médical
- Infiltration locale de corticoïdes : recommandées au cours des poussées en cas d’épanchement intra-
articulaire effet bénéfique très transitoire (2 semaines)
- Infiltration d’acide hyaluronique : en l’absence d’épanchement abondant, maximum 1 fois/an
- Orthèse de décharge (genouillère) : limite les phénomènes douloureux
- Crénothérapie (cure thermale)
TTT = Ostéotomie de valgisation ou de varisation : retarde de 12 ans la pose d’une PTG
conservateur - Envisageable seulement chez le patient < 65 ans, sur un genou stable, sans laxité
- Port d’orthèse (notamment la nuit au moment des poussées) : éviter les déformations, antalgique
- Infiltrations cortisoniques : au cours des poussées très douloureuses résistantes au traitement
- Arthrose des IP = exceptionnelle : réaxation, arthrodèse, remplacement prothétique
TTT chirurgical - Rhizarthrose évoluée : trapèzectomie avec ou sans interposition ligamentaire, prothèse trapézo-
métacarpienne ou arthrodèse (surtout si post-traumatique)
= Localisations rares rechercher systématiquement une cause associée (traumatisme, arthropathie microcristalline…)
= Omarthrose : touche essentiellement l’articulation scapulo-humérale
ndr
- Omarthrose excentrée = 2 à une rupture de coiffe transfixiante (ascension et subluxation
postérieure de la tête humérale, avec néoarticulation acromiohumérale) : arthropathie gléno-
humérale avec ostéophyte huméral, puis pincement gléno-huméral à prédominance supérieure
- Omarthrose centrée = séquelles de pathologie inflammatoire, microcristalline ou chondromatose
- Omarthrose primitive : exceptionnelle
l’épaule
- Pincement de l’interligne (souvent global)
Rx - Condensation de l’os sous-chondral
- Ostéophytose : surtout dans la partie inférieure de la glène (en « battant de cloche »)
- Antalgique, AINS, infiltration corticoïde, voire infiltration d’acide hyaluronique
TTT - Chirurgie : - Omarthrose excentrée : prothèse inversée type Grammont
- Omarthrose centrée (respect de la coiffe des rotateurs) : prothèse totale d’épaule
ndr
= Quasi-toujours 2 : post-traumatique, nécrose de l’astragale, chondrocalcinose, hémochromatose
Recherche systématique d’hémochromatose génétique devant toute arthrose de cheville
- Douleur mécanique en orthostatisme et à la marche
Arthrose de
- Déficit d’extension de la cheville, voire équinisme
la cheville - TTT : - Mesures orthopédiques
- Arthrodèse réservée aux cas invalidants
- Prothèse (en service spécialisé)
ITEM 153 : INFECTION OSTEO-ARTICULAIRE
Infection ostéo-articulaire : aiguë ou chronique, par voie hématogène ou par contamination directe
- Sur os natif : arthrite, spondylodiscite, ostéo-arthrite, ostéite, pseudarthrose septique
- Sur matériel : - Ostéosynthèse (clous, vis, plaques, fixateurs externes) : membres, rachis
- Prothèse articulaire : hanche, genou, épaule, doigt…
- Précoce < 4 semaines ou tardive ≥ 4 semaines
- Réaction inflammatoire : destruction de la synoviale puis du cartilage au niveau articulaire, ostéolyse au niveau osseux
Physio
- Infection sur matériel : - Adhérence des bactéries au matériel, avec formation d’un biofilm, indissociable du matériel
- Localisation au niveau de l’interface os-matériel, bactéries en phase de croissance lente
Site Infection communautaire Infection nosocomiale
- Monoarticulaire : S. aureus (66%), streptocoque
(20%), entérobactérie (10%) S. aureus
Arthrite - Polyarticulaire : S. aureus, gonocoque Staphylocoque coagulase négative
- Inoculation directe (morsure) : Pasteurella Propionobacterium acnes
multocida, Capnocytophaga canimorsus
Microbiologie
Ponction 3
- Caractère inflammatoire : liquide trouble, > 10 000 éléments/mm , riche en PNN (> 90%)
articulaire - Bactériologie : examen direct (sensibilité ≈ 100%), Gram, culture ± biologie moléculaire
ère
Echographie = En 1 intention, rapidement : notamment pour les articulations profondes (hanche…)
articulaire - Epanchement liquidien, prolifération synoviale + guide la ponction articulaire
= Non indispensable en urgence, systématique pour avoir un cliché initial
- Normale au début (reste normale en cas de traitement précoce et adapté)
PC
Rx
- Signes tardifs : - 10 à 15 jours : - Déminéralisation épiphysaire
articulaire - 21 à 28 jours : - Pincement diffus de l’interligne (destruction cartilagineuse)
- Erosions osseuses sous-chondrales (déminéralisation osseuse)
- Etude de localisations spécifiques : sterno-claviculaire, sacro-iliaque, symphyse pubienne
IRM/TDM
- Apprécie l’importance de l’atteinte osseuse et des tissus mous associée
- Arthrite infectieuse non purulente = culture difficile ou non réalisée en pratique : Borrelia, Mycoplasma, VHB,
parvovirus B19, rubéole… diagnostic à la sérologie ou par PCR
- Arthrite réactionnelle : après une infection à Shigella, Salmonella, Chlamydia, Campylobacter, Yersinia…
DD
- Arthrite microcristalline (cause la plus fréquente de mono-arthrite) : recherche systématique de cristaux de
pyrophosphate de calcium dihydraté (chondrocalcinose) ou d’urate de sodium (goutte) dans le liquide articulaire
- Arthrite inflammatoire d’une maladie systémique : polyarthrite rhumatoïde…
Toute arthrite est septique jusqu’à preuve du contraire : urgence diagnostique et thérapeutique
= Bi-antibiothérapie probabiliste IV, débutée en urgence après les prélèvements, puis adaptée :
- Choix : - Pénicilline M + gentamicine (1 à 3 jours) : surtout si septicémie
Antibio-
- Rifampicine + fluoroquinolone
thérapie - En cas de contamination ou d’inoculation directe : bi-antibiothérapie active sur le SARM
- Durée : 3 à 4 semaines
= Avis chirurgical systématique : évaluation de la nécessité d’un geste chirurgical
Lavage - Lavage articulaire : surtout en cas d’arthrite de grosse articulation, si possible sous arthroscopie
TTT
C
- Douleur, impotence fonctionnelle
- Fièvre inconstante
- Syndrome inflammatoire biologique
- Hémoculture systématique
Bio - Ponction articulaire ± radioguidé, avant toute antibiothérapie (sauf en cas d’infection évidente)
- Prélèvements per-opératoire multiples (≥ 5) en l’absence d’antibiothérapie
Les prélèvements d’un écoulement cicatriciel sont inutiles (germes différents)
PC Aucun examen d’imagerie n’est utile (hors échographie articulaire pour guider une ponction articulaire)
= Arthrotomie pour synovectomie et lavage articulaire prothèse laissée en place
Chirurgical - En urgence en cas de sepsis grave/choc septique ou d’abcès
TTT - Précède ou accompagne le traitement antibiotique
- Antibiothérapie probabiliste débutée après chirurgie, adaptée secondairement
Médical
- Prolongée : 3 mois dont 2 semaines IV puis relai par voie orale
= > 1 mois après l’intervention : tableau torpide, prolongé, de diagnostic difficile
- Signes généraux rares
C - Douleur persistante depuis l’intervention, sans intervalle libre
- Cicatrice normale ou inflammatoire
INFECTION POST-OPERATOIRE CHRONIQUE
- Fistule ± productive
- Syndrome inflammatoire rare
- Prélèvements bactériologiques : - Hémoculture inutile en l’absence de signe aigu
Bio - Pré-opératoire: ponction articulaire radioguidé, avant toute antibiothérapie
- Prélèvements per-opératoire multiples (≥ 5), à distance de toute
antibiothérapie (interruption depuis ≥ 15 jours)
- Rx articulaire : séquestre osseux, liseré péri-prothétique évolutif, zones d’ostéolyse
- Echographie (peu artefactée par la présence de matériel) : recherche d’épanchement articulaire et de trajet
fistuleux + guide la ponction
PC - TDM/IRM : artefacts induits par la prothèse utile seulement pour l’étude des parties molles (abcès)
- Imagerie nucléaire = scintigraphie osseuse ou TEP-scan : - Bonne sensibilité (> 90%)
- Peu spécifique
- Non contributif dans l’année suivant la pose
- Ablation de prothèse systématique : repose immédiate (en 1 temps) ou différée (en 2 temps)
Chirurgical
- Antibiothérapie locale possible : ciment imprégné d’antibiotiques
TTT
- Antibiothérapie probabiliste, adaptée secondairement
Médical
- Interrompu depuis ≥ 2 semaines avant chirurgie
= Tableau d’arthrite aiguë sur une articulation prothétique : genou et hanche surtout
- Douleur brutal de l’articulation avec impotence fonctionnelle, après un intervalle libre indolore
C
INFECTION AIGUË HEMATOGENE
- Fièvre, frissons
- Porte d’entrée : cutanée, dentaire, urinaire, ORL, endocardite
- Syndrome inflammatoire biologique
- Prélèvement bactériologique : - Hémoculture systématique
Bio
- Pré-opératoire : ponction articulaire radioguidé, avant toute antibiothérapie
- Prélèvements per-opératoire multiples (≥ 5), avant toute antibiothérapie
- Rx standard : recherche de signes de descellement de prothèse
PC
- Echographie articulaire : guide la ponction articulaire
= Arthrotomie-lavage : le plus précocement possible, dès confirmation diagnostique
Chirurgical - En urgence en cas de sepsis grave/choc septique ou d’abcès
TTT - Changement de prothèse en cas de descellement
Médical - Antibiothérapie probabiliste débuté après chirurgie, adaptée secondairement
INFECTION DU PIED DIABETIQUE
Plaie chronique du pied : touche 15 à 25% des patients diabétiques, surinfectée dans 40 à 80% des cas
nd
2 cause d’amputation chez le diabétique (après l’artérite)
Favorisé par : - Neuropathie diabétique : insensibilité du pied et de la plaie
- Vasculopathie : diminue les capacités de défense et de cicatrisation
Physio
- Immunodépression
- Traumatisme cutané inaperçu ulcération, cicatrisant mal peut évoluer vers une infection sous-cutanée (jusqu’à la
gangrène, nécessitant l’amputation) ou en profondeur vers le système ostéo-articulaire
S. aureus est la bactérie la plus fréquente
Microbiologie
diabétique
- Bilan lésionnel : TDM/IRM du pied
- Biopsie osseuse transcutanée ou chirurgicale : diagnostic microbiologique
La présence d’une ostéite est en faveur d’une évolution péjorative (non cicatrisation, récidive) :
augmente le risque d’amputation
- Syndrome inflammatoire biologique
- Etat du diabète : HbA1c, glycémie, créatininémie
- Prélèvement bactériologique : - Prélèvement à la curette du fond de la plaie, débridée et nettoyée
Bio
- En cas de collection : ponction à l’aiguille
- En cas d’ostéite : biopsie osseuse transcutanée (en zone saine)
L’écouvillonnage simple superficiel de la plaie est proscrit (aucun intérêt)
- Echo-Doppler artériel si abolition des pouls distaux ou IPS < 0,9
PC - Rx : signes retardés de 2 à 4 semaines
- TDM/IRM : bilan lésionnel (atteinte osseuse et/ou articulaire)
- Mise en décharge de la plaie
- Soins locaux, débridement
- SAT-VAT
- Bilan vasculaire et soins adaptés (revascularisation si nécessaire)
TTT
Ac anti- - Ac anti-SSA, parfois anti-SSB : retrouvé dans 15 à 30% des PR, à titre généralement faible
nucléaires - Ac anti-ADN natif : non retrouvé dans la PR évocateur de lupus érythémateux disséminé
Diagnostic de PR si ≥ 1 articulation gonflée + érosion radiographique ou score EULAR/ACR ≥ 6/10
Score diagnostique
- 1 grosse articulation +0
- 2 à 10 grosses articulations +1 - FR- et anti-CCP- +0
Atteinte
Score - 1 à 3 petites articulations +2 Sérologie - FR ou anti-CCP = 1-3N +2
articulaire
EULAR/ACR - 4 à 10 petites articulations +3 - FR ou anti-CCP > 3N +3
- > 10 articulations dont 1 petite +5
Durée des - < 6 semaines +0 Syndrome - VS/CRP normales +0
symptômes - ≥ 6 semaines +1 inflammatoire - VS/CRP & +1
- Virale = parvovirus B19, rubéole, oreillons, rougeole, VHB, VHC, VIH : arthralgie, guérison rapide
- Endocardite infectieuse : terrain à risque, souffle cardiaque,
- Polyarthrite gonococcique : facteur de risque d’IST, urétrite, pustulose
Polyarthrite
- Syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter : facteur de risque d’IST, urétrite, conjonctivite aiguë, pustulose
infectieuse
- Rhumatisme post-streptococcique
- Maladie de Lyme : polyarthrite atypique persistante, atteinte cardiaque (BAV…), érythème migrant
- Maladie de Whipple : polyarthrite atypique persistante, diarrhée
Diagnostic différentiel
Les dommages structuraux sont les plus rapides au cours des 2 premières années
- Aggravation progressive du handicap : 50% d’handicap fonctionnel important après 10 ans d’évolution
- Maladie hétérogène : - Formes sévères d’emblée (10-20%) : manifestations viscérales, destruction articulaire rapide
- Polyarthrite bénigne : peu/pas de gêne fonctionnelle, ø lésion radiographique ni déformation
= Atteinte la plus caractéristique, souvent inaugurale :
- Déviation cubitale des doigts en « coup de vent »
Main
- Déformation en « col de cygne », « boutonnière » (flessum irréductible), « maillet » ou « marteau »
- Atteinte du pouce (fréquente et invalidante) : pouce en « Z » par arthrite de la MCP
- Atteinte précoce de l’articulation radio-cubitale inférieure
Manifestations articulaires de PR évoluée
Suivi clinique retentissement fonctionnel, tolérance/efficacité des TTT, recherche de manifestations extra-articulaires
- Indice DAS 28 (Disease Activity Score) : score de suivi, selon le nombre d’articulations douloureuses, le
nombre d’articulations gonflées, l’appréciation globale du malade et la VS/CRP
Suivi - CRP, NFS régulières
ère
paraclinique - Rx des mains, poignets et pieds : 2 fois la 1 année, 1 fois/an pendant 3 ans puis tous les 2 à 4 ans
- Repos uniquement lors des poussées inflammatoires
- Antalgiques de palier I (paracétamol) ou II (codéine, tramadol), exceptionnellement de palier III
TTT des poussées
- Hépatite cytolytique (& transaminases > 2N) : arrêt provisoire, reprise à dose
identique ou diminuée, discuter une biopsie hépatique si hépatite persistante
EI
- Cytopénie (toxique ou allergique)
- Pneumopathie d’hypersensibilité : rare, possiblement grave
ère
TTT
En 1
VHB, VHC, RP, ECBU, β-hCG ± TDM des sinus, panoramique dentaire ± AAN (lupus induit)
En 2
2nd intention
- Abatacept (Orencia®) = Ac modifié CTLA4 + Ig, inhibant la stimulation des LT via CD80-86
Autres
- Anakinra (Kineret®) = antagoniste des récepteur de l’IL1
biothérapies
- Tocilizumab (RoActerma®) = Ac anti-récepteur de l’IL6
- Tofacitinib (en attente d’AMM) = inhibiteur de JAK 1 et 3
- Méthotrexate : début à dose de 10 mg, puis & de posologie si inefficace
TTT de fond
ère
1 palier - Si contre-indiqué : léflunomide ou sulfasalazine
ème
Evaluation à 6 mois : poursuite si efficace, 2 palier si non efficace
ère
- En l’absence de FdR de mauvais pronostic : essai d’un autre traitement de 1
Stratégie intention (méthotrexate, léflunomide ou sulfasalazine) seule ou en association
ème
thérapeutique 2 palier - En cas de FdR de mauvais pronostic ou si échec d’une association à 6 mois :
biothérapie par anti-TNFα, abatacept, tocilizumab ou rituximab
ème
Evaluation à 6 mois : poursuite si efficace, 3 palier si non efficace
ère
ème - Changement de biothérapie et/ou ajout d’un traitement de 1 intention
3 palier
- Echec d’une biothérapie : tofacitinib
TTT
= Infiltration locale : surtout si 1 ou 2 articulations actives et inflammatoires sous TTT de fond efficace
TTT locaux - Infiltration cortisonique : de préférence corticoïde retard
- Synoviorthèse isotopique : en cas d’échec d’infiltration cortisonique
- Phase inflammatoire : - Physiothérapie antalgique : glace
Kinési-
- Prévention d’attitude vicieuse par attèle de repos
thérapie
- A distance des poussées : renforcement musculaire par technique isométrique (économie articulaire)
- Synovectomie arthroscopique ou chirurgicale : en cas de synovite persistante sous TTT général et local
Chirurgie - Prothèse (généralement totale) de hanche, genou ou épaule : en cas de destruction articulaire majeure
- Arthrodèse arthroscopique ou chirurgicale si arthroplastie difficile (poignet, cheville, arrière-pied)
- Mise à jour des vaccinations
Mesures - Sevrage tabagique
associées - Poursuite des activités physiques (en dehors des poussés)
- Lors de la grossesse : amélioration dans 60% des cas, reprise après l’accouchement
Un traitement de fond précoce initié dans les 3 mois suivant le début de la maladie permet l’obtention d’une
rémission chez 50% des patients, pour 10% de rémission en cas de traitement initié après 6 mois
ITEM 193 : SPONDYLARTHROPATHIE
Spondylarthropathie = rhumatisme inflammatoire chronique partageant des manifestations cliniques et radiologiques et un
terrain génétique : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, arthrites réactionnelles, arthrites associées aux
MICI et spondylarthropathies indifférenciées
- Lésion élémentaire = atteinte des enthèses : zone d’insertion des tendons, ligaments, capsules et fascias sur l’os, située au
voisinage des articulations synoviales, des amphiarthroses (symphyse pubienne, articulation manubrio-sternale, disque
intervertébral) et des diarthroses fibreuses (sacro-iliaque, sterno-claviculaire ou acromio-claviculaire)
- Prévalence globale = 0,35% en France, prédominance masculine (1,5/1), majorité des cas débute < 45 ans
- Classification phénotypique: - Spondyloarthrite axiale : radiographique (spondylarthrite ankylosante) ou non radiographique
- Spondyloarthrite périphérique articulaire : érosive ou non érosive
- Spondyloarthrite périphérique enthésitique
= Rachialgies inflammatoires chroniques > 3 mois :
- Débute à la charnière thoraco-lombaire, puis extension descendante ou ascendante
Dorso-
- Forme évoluée : - Raideur axiale : ( indice de Schöber < 10+4 cm
lombalgie - Ankylose rachidienne : disparition de la lordose lombaire ((
de la distance L3-mur) et de l’inflexion latérale
Syndrome
= Pygalgie ou fessalgie : d’horaire inflammatoire, unilatérale, bilatérale ou à bascule
axial pelvi-
- Pouvant mimer une sciatalgie tronquée : sans caractère neurogène (ø dysesthésie, ø
rachidien Sacro-iliite paroxysme douloureux), sans trajet radiculaire
- Test de Patrick : déclenchée par manœuvres de cisaillement des sacro-iliaques
(maintenues 20 secondes, ≥ 3 manœuvres positives = déclenchant la douleur)
- Atteinte de la paroi thoracique antérieure par atteinte des articulations sterno-claviculaires et
manubrio-sternale : ( ampliation thoracique (périmètre thoracique en expiration et inspiration)
- Oligoarthrite des grosses articulations, notamment des membres inférieurs (genou ++, cheville)
Manifestations cliniques
- Atteinte pulmonaire : syndrome restrictif, fibrose pulmonaire, dysplasie bulleuse kystique des apex
Complications
GOUTTE
= Résulte d’une hyperuricémie chronique > 420 µmol/L (70 mg/L = seuil de saturation à 37°) ou > 360 µmol/L (60 mg/L = seuil
de saturation à 35°C, température des extrémités) : rhumatisme inflammatoire le plus fréquent, prévalence = 1%
- En milieu de pH neutre (articulation) : formation très lente d’urate de sodium accès articulaires aigus (goutte aiguë),
dépôts tissulaires (intra- et péri-articulaire, osseux, cutanés = tophus goutteux)
- En milieu acide (urine) : formation rapide d’acide urique lithiase
- Début habituellement au MI : métatarso-phalangienne du gros orteil, cheville puis genou
Accès - Extension possible aux membres supérieurs après plusieurs années
goutteux - Touche exceptionnellement le rachis, la hanche ou l’épaule
- Articulations normales entre les crises
Manifestations
Colchicine
- EI : diarrhée ++, douleur abdominale, nausées, vomissements, éruption cutanée, cytopénie
(surdosage), interactions (macrolides, AVK, ciclosporine, inhibiteur de protéase, statine…)
- CI : grossesse, insuffisance rénale sévère < 30 ml/min, association aux macrolides ou pristinamycine
nd
- En 2 intention (contre-indication ou intolérance à la colchicine) ± associée à la colchicine
AINS
- Durée limitée à 1-2 semaines
Une hyperuricémie isolée asymptomatique n’est pas une indication de traitement médicamenteux (mais de RHD)
- Amaigrissement, arrêt des boissons alcoolisées (bière ++), ( consommation de viande et poissons
RHD - Encourager la consommation de lait écrémé (effet uricosurique)
- Arrêt d’un traitement diurétique si possible
= En cas d’accès de goutte récidivant ou compliquée (atteinte rénale, tophus, arthropathie uratique)
- Débuté en dehors d’une crise aiguë
- Objectif : abaissement de l’uricémie < 60 mg/L (soit < 360 µmol/L)
er
- Risque de crise de goutte les 1 mois par mobilisation des dépôts d’urate de sodium : associé à la
colchicine 1 mg/j (ou AINS à faible dose) pour une durée de 3 à 6 mois (ou plus si tophus goutteux)
- Début à posologie faible (100 mg/j) et augmentation progressive par
palier de 50-100 mg avec vérification de l’uricémie
- Adaptation à la fonction rénale
TTT de fond
ème
- Hémochromatose : évocateur si associée à une arthropathie spécifique au 2 et 3 métacarpo-
phalangienne (pincement articulaire avec microgéodes et condensation osseuse sous-chondrales)
Secondaire
- Hyperparathyroïdie primitive asymptomatique (20% des cas) : bilan phospho-calcique + PTH
- Autre (rare) : hypomagnésémie (syndrome de Gitelman), hypophosphatasie, alcaptonurie (ochronose)
RHUMATISME APATIQUE
= Dépôts de cristaux d’apatite, essentiellement péri-articulaires, au niveau des tendons et bourses séreuses
- Possiblement multiples = maladie des calcifications tendineuses multiples
- Localisations préférentielles : - Epaule : tendon du sus-épineux
- Hanche : région trochantérienne ou para-acétabulaire
- Asymptomatique : découverte radiologique (épaule ++)
- Tendinopathie calcifiante : inflammation aiguë, ou plus rarement chronique
- Exceptionnellement : - Erosions osseux au voisinages des calcifications
- Arthrite aiguë (de diagnostic difficile) : cristaux petits, non visibles en microscopie optique,
pouvant être révélés par la coloration histochimique au rouge alizarine
= Peut toucher n’importe quelle articulation, atteint préférentiellement l’épaule
- Volontiers hyperalgique (patient inexaminable, attitude du traumatisé du MS), fièvre possible
- Anamnèse : crises récidivantes
Manifestations
- Vasculaire : phlébite
Non
- Loco-régionale : IDM, péricardite, pleurésie, zona, panaris
traumatique
- Endocrinologique : diabète, dysthyroïdie
- Médicament (bilatéral, prédominant aux MS) : phénobarbital, isionazide, inhibiteur de protéase
- Obstétricale : algodystrophie de la hanche lors de la grossesse
- Idiopathique dans 30% des cas
- Symptomatologie anxio-dépressive souvent associée : facteur de risque et conséquence du retentissement
psychologique de la maladie (douloureuse et invalidante), et non facteur déclenchant
= Début progressif, durée de quelques semaines à 6 mois
- Tableau d’ « arthrite sans arthrite » : douleur articulaire et péri-articulaire, tuméfaction, œdème
Phase des parties molles, raideur, chaleur locale avec retentissement fonctionnel majeur
chaude - Signes vasomoteurs et trophiques : hyperhydrose, hypertrichose
Non objectivable sur les articulations profondes (épaule, hanche)
- Signes négatifs : absence d’épanchement intra-articulaire, absence de fièvre
C
= Inconstante, survenant quelques semaines après : dure de 12 à 24 mois, jusqu’à guérison
Phase - Troubles trophiques : froideur, peau pâle, lisse et atrophique, dépilation, acrocyanose
froide - Rétractions capsulo-ligamentaire et tendino-aponévrotique : limitation articulaire active et passive
- Douleurs modérées d’horaire mécanique
Multiples présentations possibles : phase froide d’emblée (chez l’enfant ++), alternance phase froide-chaude…
Bio = Aucune anomalie biologique : absence de syndrome inflammatoire (ou discrète & VS/CRP à la phase chaude)
Diagnostic
TTT - Antalgique (palier I, II voire III) et anti-inflammatoire (AINS et corticoïdes) peu efficaces
médicamenteux - En cas de capsulite : capsulo-distension avec kinésithérapie au décours
- Autres (discutés) : bloc anesthésique régional ou au buflomédil, neurostimulation transcutanée…
= Hors AMM, rarement utilisé
Anti-
- Calcitonine SC : efficacité précoce dans 50% des cas (faible niveau de preuve)
ostéoclastique
- Biphosphonate IV sur 3 jours (pamidronate) : hors AMM dans l’algodystrophie sévère > 6 mois
- Limitation de l’immobilisation plâtrée, éviter les plâtres trop serrés
- Prise en charge optimale de la douleur post-opératoire
TTT préventif
- Rééducation douce
- Vitamine C : possible efficacité en prévention de l’algodystrophie en post-traumatique (discutée)
= Causalgie : trouble vasculo-nerveux survenant après une lésion nerveuse identifiée
SDRC de
- Traumatisme causal : responsable obligatoirement d’une lésion d’un nerf périphérique
type 2
- Examen neurologique : trouble de sensibilité dans le territoire douloureux
ITEM 196 : ARTHRALGIE – EPANCHEMENT ARTICULAIRE – ARTHRITE
ARTHRALGIE
Durée - Douleur récente ou chronique (> 3 mois), début brutal ou progressif
- Nombre d’articulations : mono- (1 articulation), oligo- (2 ou 3) ou polyarticulaire (≥ 4)
ère
- Topographie caractéristique : IPD (arthrose, rhumatisme psoriasique), 1 MTP (goutte)…
Localisation
- Signes rachidiens associés : - Arthrose rachidienne (cervicale ou lombaire surtout)
Douleur
- Poussée d’arthrose
- Pathologie fibro-cartilagineuse (lésion méniscale), chondrale (ostéo-chondrite)
ou lésion traumatique
Cause
- Pathologie osseuse juxta-articulaire avec épanchement réactionnel :
algodystrophie, fissure, ostéonécrose, rarement tumeur
- Arthropathie rare : chondromatose, arthropathie nerveuse…
- Liquide initialement clair, citrin, fluide
3
Epanchement - Riche en cellules > 2000 cellules/mm avec souvent > 50% de polynucléaires
PONCTION ARTICULAIRE
ARTHRITE
= Atteinte articulaire inflammatoire : douleur inflammatoire, souvent avec enraidissement matinal, et épanchement
inflammatoire avec des signes locaux ± marqués, d’une ou plusieurs articulations
- Diagnostic clinique difficile pour les articulations profondes (hanche, épaule) : évoqué par la douleur et la raideur
En l’absence d’épanchement suffisant pour être ponctionné : arthrite septique ou microcristalline quasiment exclues
- Polyarthrite rhumatoïde
Rhumatisme
- Spondylarthropathie : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique,
inflammatoire
forme associée aux MICI, arthrite réactionnelle
chronique
- Arthrite juvénile idiopathique
Traitement rétablit une néo-vascularisation de la tête fémorale et diminue la pression intra-articulaire de la hanche
chirurgical - Stade avancé (perte de sphéricité de la tête fémorale ou zone de nécrose volumineuse) : arthroplastie
totale de hanche
ème
- Ostéonécrose aseptique de la tête humérale = 2 localisation la plus fréquente
Autre
- Ostéonécrose aseptique du condyle interne du genou : prédominance féminine, chez le sujet âgé > 60 ans, de début
généralement brutale à la suite d’un petit traumatisme ou aggravation brutale d’un fond douloureux
ITEM 304 : TUMEUR OSSEUSE
- Rupture de la corticale
Rx osseuse - Réaction périostée : - Triangle de Codman
- Ostéosarcome : image en « feu d’herbe »
PC - Sarcome d’Ewing : apposition périostée en bulbe d’oignon
- Envahissement des parois molles
En cas de signes radiographiques très évocateurs : PEC urgente en centre de référence
Urgence (< 1 semaine après suspicion diagnostique), en centre référent, après bilan d’extension
Biopsie - Réalisé par le chirurgien qui effectuera l’exérèse chirurgicale
osseuse - Voie d’abord la plus courte possible, pouvant être réséquée ultérieurement
- Examen anatomopathologique (type histologique) et bactériologique (éliminer une ostéite)
A réaliser en urgence avant la biopsie osseuse (modifie les images)
Extension locale - IRM (parties molles) et TDM (extension osseuse) avec et sans injection
Bilan
- Exérèse chirurgicale de la tumeur la plus conservatrice possible, emportant les trajets de biopsie
Stratégie
Eviter l’amputation si possible
thérapeutique
- Chimiothérapie adjuvante systématique : identique à la chimiothérapie néo-adjuvante si patient
répondeur (> 95% de nécrose post-chimiothérapie), ou changement de classe sinon
= Rare (2 cas/million d’habitants) : touche plutôt l’adulte jeune, l’adolescent, voire l’enfant, légère
prédominance masculine, souvent secondaire à une tumeur osseuse bénigne chez l’adulte
- Localisation aux os long « près du genou et loin du coude » : extrémité inférieure du fémur,
extrémité supérieure ou inférieure du tibia, extrémité supérieure de l’humérus
Ostéosarcome
- Touche la métaphyse des os long dans la majorité des cas
- Présentation : sans AEG ni syndrome inflammatoire (ou rarement si tumeur volumineuse)
- Imagerie : lésion ostéolytique, ostéo-condensante ou mixte, réaction périostée en « feu d’herbe »
- Métastase pulmonaire fréquente
= Cancer neuro-ectodermique avec présence d’une translocation t(11;22) dans les cellules
tumorales : rare, touche plutôt l’enfant, l’adolescent, voire l’adulte jeune
Spécificités
Tumeur à = Tumeur bénigne, avec possible destruction de l’épiphyse et envahissement des parties molles,
cellules voire métastases pulmonaires
géantes - Diagnostic différentiel difficile : tumeur brune (hyperparathyroïdie primitive évoluée)
TENDINOPATHIE
- Tendinopathie = atteinte du tendon, souvent en regard d’une poulie ou au contact d’une irrégularité
- Ténosynovite = atteinte primitive de la gaine synoviale entourant certains tendons
- Ténopériostite = enthésopathie = pathologie d’insertion du tendon ou du ligament sur l’os
- Geste déclenchant le symptôme : geste répétitif sportif ou professionnel, geste traumatique
- Douleur de rythme mécanique, parfois transformation progressive en rythme mixte
- Triade diagnostique : - Douleur à l’insertion ou sur le trajet tendineux, reproduite à la palpation du tendon
C - Douleur à l’étirement passif du tendon
- Douleur à la contraction musculaire contre résistance
Les mobilités passives de l’articulation qui ne mobilisent pas le tendon sont strictement indolores
- Rechercher une cause iatrogène : infiltration de corticoïdes, prise de corticoïdes, fluoroquinolone
Diagnostic
BURSOPATHIE
Bursopathie = pathologie mécanique, inflammatoire ou infectieuse des bourses séreuses : structures facilitant les frottements
de l’organisme entre l’os, le tendon, le muscle ou la peau
- Douleur et gonflement en regard de la bourse séreuse (± visible selon la localisation)
C
Diagnostic
- Cause infectieuse : signes d’inflammation locale (rougeur, chaleur), fièvre, frissons, ADP
- Echographie : utile en cas de doute diagnostique, notamment à l’épaule
PC
- Ponction de bursite avec analyse cytobactériologique : indispensable en cas de fièvre
- Cause mécanique : repos articulaire, AINS, voire injection de dérivés cortisoniques dans la bourse
TTT
- Cause infectieuse : antibiothérapie couvrant le staphylocoque et streptocoque pour une durée de 7 jours
- Cause inflammatoire : selon la pathologie sous-jacente (spondylarthropathie, polyarthrite rhumatoïde, goutte…)
FORME TOPOGRAPHIQUE
- Douleur d’épaule déclenchée par des gestes particuliers, notamment par l’abduction ++
- Déclenchement de la douleur liée au conflit sous-acromial : par mobilisation active (accrochage
douloureux en abduction) et passive (test de Neer et Hawkins)
Tendinopathie
- Douleur à la mobilisation contrariée du tendon atteint
simple - Echographie : bilan lésionnel (épanchement de la gaine du tendon)
- TTT = rééducation fonctionnelle : recentrage dynamique de l’épaule par le renforcement des
muscles abaisseurs et stabilisateurs de l’épaule afin d’éviter le conflit sous-acromial en abduction
= Bursite hyperalgique, compliquant une tendinopathie calcifiante (latente asymptomatique, ou à
l’origine de douleurs simples de l’épaule)
- Examen clinique quasi-impossible : douleur intense à toute mobilisation active ou passive
Epaule - Fièvre modérée (< 38°C) possible
hyperalgique - Rx : calcifications sur une ou plusieurs incidences, souvent bilatérales
Lors d’une crise algique : calcification hétérogène, mal limitée, pouvant migrer dans la bourse
Epaule