09 Stat-Flu Td-Corrige
09 Stat-Flu Td-Corrige
Analyse de corrigés
Question d’analyse 3 - La température dépendant de z, l’équation différentielle n’est pas à coefficients constants,
ce qui rend impossible toute identification à une forme canonique connue. Autre façon de voir les choses, la longueur
caractéristique δ dépendrait de z ce qui n’a aucun sens : imagineriez-vous un temps caractéristique τ dépendre lui-même
du temps ?
Question d’analyse 4 - La réécriture permet de faire apparaître dans l’intégrale une forme en u′ /u, et donc d’identifier
facilement la primitive.
Question d’analyse 5 - Il vient du calcul de primitive :
ˆ z
−k dz z T0 − kz
= [ln(T0 − kz)]0 = ln(T0 − kz) − ln T0 = ln .
0 T0 − kz T0
▷ Relation de l’hydrostatique ;
▷ Résultante des forces de pression.
Relation de l’hydrostatique
▷ Relation de l’hydrostatique.
Patm
PB − A = µgh
P soit h= = 0,76 m .
µg
2 Le volume de mercure dans le tube se conserve. Si la pression atmosphérique est plus élevée, le point B va
descendre et le point A va monter d’autant. Inversement, si elle est plus faible alors le point B remonte et le point A
descend d’autant. Finalement, il suffit de mesurer la hauteur h entre les deux surfaces du mercure pour en déduire
la pression atmosphérique.
3 Cela n’a rien d’étonnant ! Le facteur de conversion est simplement la hauteur h lue en mm.
▷ Relation de l’hydrostatique.
Il y a trois inconnues, les hauteurs ze (surface libre côté eau), zh (côté huile) et zi (interface), donc trois relations
à trouver.
(1) Le volume d’huile V est connu donc la hauteur d’huile h aussi. Ainsi, h = zh − zi = V /S = 3 cm.
(2) La relation d’hydrostatique de chaque côté et la continuité de la pression à l’interface donnent en z = zi :
Patm + ρh g (zh − zi ) = Patm + ρe g (ze − zi ) d’où ze − zi = ρρhe (zh − zi ).
(3) La conservation du volume d’eau indique que si le niveau descend de x d’un côté il monte d’autant de l’autre :
zi = z0 − x et ze = z0 + x. Attention, c’est bien zi qui intervient.
On utilise ensuite l’équation d’hydrostatique en remplaçant systématiquement ze , zi et zh par ce qui convient en
termes de z0 , h et x. Cela conduit à
h ρh
x= = 1,4 cm
2 ρe
et donc à
ze = 11,4 cm zi = 8,6 cm zh = 11,6 cm
Introduisons un axe z vertical ascendant dont l’origine est située à la position initiale du bouchon, représentée en
pointillés sur la figure de l’énoncé.
1 Dans la situation initiale, les forces de pression exercées sur et sous le bouchon se compensent. Le bouchon n’est
donc soumis qu’à son poids et à la force de rappel du ressort, qui se compensent à l’équilibre,
#” mg
m #”
g − k ∆ℓ0 (− #”
uz ) = 0 d’où ∆ℓ0 = .
k
où #”
u sortant est le vecteur sortant du ressort, c’est-à-dire dirigé du ressort vers le bouchon au niveau du
point d’attache : ici, le bouchon est sous le ressort et l’axe z orienté vers le haut, donc #”
u sortant = − #”
uz .
Cette expression est à connaître et à utiliser telle quelle, avant de d’exprimer ∆ℓ et u #” en fonction
sortant
du système de coordonnées choisi et de l’orientation des axes. Surtout, surtout, SURTOUT on n’essaye
pas d’avoir l’air intelligent en devinant les signes à partir d’un schéma : le sens de la force change si le
ressort est comprimé ou étiré, et il est quasiment impossible de s’en tirer sans erreur.
2 Les forces de pression ne se compensent plus : le bouchon subit sur la face supérieure une force Patm S(− #” uz )
orientée vers le bas, et sur la face inférieure une force P S #”
uz orientée vers le haut. Par ailleurs, l’allongement du
ressort est plus faible que précédemment et vaut désormais ∆ℓ = ∆ℓ0 − ∆z.
On ne connaît donc pas le signe de l’allongement, si bien qu’on ne connaît pas le sens de la force
exercée par le ressort ... mais heureusement cela ne nous empêche pas de connaître parfaitement son
expression !
L’équation d’équilibre devient donc en projetant
3 La seule inconnue dans l’équation précédente est la pression P , que l’on va relier à ρ par la loi de l’hydrostatique.
Pour ce faire, le plus simple est d’exprimer la pression P0 en z = 0 (c’est-à-dire au niveau de la ligne pointillée) en
raisonnant sur les deux branches,
P0 = Patm + ρgh = P + ρg ∆z ,
ce qui conduit à
P = Patm + ρg(h − ∆z) .
De la question précédente on déduit alors
ρg(h − ∆z)S = k ∆z
et finalement
k ∆z
ρ= .
g(h − ∆z)S
Forces pressantes
1 L’eau étant un fluide incompressible, la relation de la statique des fluides s’intègre directement :
ˆ ˆ
dP P (y) y
= −ρg soit dP = −ρg dy
dy P0 H
ce qui donne
P (y) = P0 − ρg(y − H) .
M′
M
x
z
soit
# ”
dFp = ρg(a cos θ − H)a dθ dz #”
er
En projetant sur #”
e y , comme #”
e r · #”
e y = cos θ, il vient
2 1 + cos(2θ)
= −ρgHa cos θ + ρga dθ dz
2
1 1
dFp,y = ρga − ρgHa cos θ + ρga cos(2θ) dθ dz .
2 2
2 2
4 Il reste alors à procéder au calcul de l’intégrale. L’intégrale sur dz donne directement L, et il reste l’intégrale
sur dθ, que l’on décompose
ˆ ˆ ˆ π/2
1 π/2
1
π/2
Fp,y = ρga2 L dθ − ρgHaLcos θdθ + ρga2 L cos(2θ)dθ
2 −π/2 −π/2 2 −π/2
π/2
1 1 1
π/2
= ρga2 L × π − ρgHaL [sin θ]−π/2 + ρga2 L sin(2θ)
2 2 2 −π/2
π
= ρga L − 2ρgHaL + 0
2
2
πa
Fp,y = ρgaL − 2H
2
On vérifie que Fp,y < 0, conformément à ce que prévoyait l’analyse qualitative. Numériquement, on trouve
Fp = 3 · 106 N
1 L’entonnoir est soumis à quatre forces : son poids, la force de réaction de la table (qui s’annule à la limite du
soulèvement), la force de pression exercée par l’air et celle exercée par l’eau. L’entonnoir se soulève lorsque la force
de pression exercée par l’eau devient suffisante pour compenser le poids et la force exercée par l’air. Or si on suppose
la pression partout égale à P0 dans l’eau, les deux forces pressantes de l’air et de l’eau sont égales et le poids ne peut
jamais être compensé. Il faut donc traduire le fait que la pression est supérieure dans l’eau que dans l’air.
Le champ de pression est donné par la loi de l’hydrostatique. L’axe z étant vers le haut,
ˆ ˆ
dP P (z) z
= −µ0 g soit dP = −µ0 g dz
dz P0 h
si bien que
P (z) = P0 − µ0 g(z − h) = P0 + µ0 g(h − z) .
2 On raisonne en coordonnées sphériques de centre O au fond de l’entonnoir. Tout plan contenant l’axe (Oz) est
plan de symétrie du système, la résultante des forces pressantes se trouve donc dans l’intersection de tout ces plans,
c’est-à-dire qu’elle est portée par #”
ez .
Pour bien le comprendre, on peut tracer les forces pressantes en deux points M et M ′ de l’entonnoir
symétriques, voir figure 2. On constate les composantes z de la force de pression élémentaire en ces
deux points s’ajoutent alors que les autres composantes se compensent. La force pressante exercée par
l’eau sur l’entonnoir est donc dirigée selon #”
ez .
#”
dF ′P
θ #”
dF P ∝ #”
er
Attention dans le calcul aux très nombreux pièges qui viennent de la définition de l’angle θ en sphériques.
Dès que vous utilisez ces coordonnées dans un calcul un peu compliqué, je vous recommande de refaire
au brouillon le schéma « de base » des coordonnées et de la base locale, à retrouver dans la fiche outils
d’analyse vectorielle.
Autour du point M , l’élément mésoscopique qui subit la force pressante est de normale #”
e r et donc de surface dS =
R dθ × R sin θ dφ. La composante utile de la force infinitésimale qu’il subit est donc
Le terme en P0 disparaît car il se compense entre l’air et l’eau. L’angle θ est compris entre θh tel que cos θh = h/R
et π/2. La résultante s’écrit donc
ˆ φ=2π ˆ θ=π/2
Fz = µ0 gR2 (h − R cos θ) sin θ cos θ dθ dφ
φ=0 θ=θh
ˆ φ=2π ˆ θ=π/2
= µ0 gR 2
dφ (h − R cos θ) sin θ cos θ dθ
φ=0 θ=θh
Le plus simple pour calculer l’intégrale en θ est de poser X = cos θ et donc dX = − sin θ dθ, le signe permettant
d’inverser les bornes ˆ Xh =h/R
Fz = µ0 gR2 × 2π × (h − RX)X dX .
Xπ/2 =0
Pour procéder à un changement de variable dans les différentielles (c’est-à-dire dans les éléments infini-
tésimaux), il est en général plus naturel de commencer par calculer la dérivée puis de la traiter comme
une fraction de différentielle :
dX
= − sin θ donc dX = − sin θ dθ .
dθ
Le calcul de l’intégrale conduit alors à
h/R
hX 2 RX 3 h3 Rh3
Fz = 2π µ0 gR 2
− = 2π µ0 gR 2
−
2 3 0 2R2 3R3
et finalement
#” h3
F = πµ0 g #”ez .
3
#”
3 Lorsque h = hc , la force F devient suffisante pour compenser à elle seule le poids de l’entonnoir, soit
h3c 3m
r
πµ0 g = mg d’où hc = 3
3 πµ0
▷ Relation de l’hydrostatique.
▷ Résultante des forces de pression.
▷ Intégration par découpage mésoscopique.
1 L’axe (Oz) est ascendant et l’eau est un liquide incompressible de masse volumique ρ, donc le champ de pression
est donné par
ˆ P (z) ˆ z
dP
= −ρg soit dP = −ρg dz
dz P0 H
si bien que
P (z) = P0 − ρg(z − H) = P0 + ρg(H − z) .
3 On assimile la portion de hublot à un rectangle de côtés 2R cos α et dz, voir figure 3. Sa surface vaut donc
4 Supposons le vecteur #” e y dirigé de l’eau vers l’air. La bande de hublot comprise entre les ordonnées z et z + dz
subit côté air une force −P0 dx dz #”
e y et côté eau une force +P (z) dx dz #”
e y . La résultante de ces forces s’écrit
#”
dF (z) = (P (z) − P0 ) dx dz #”
e y = ρg(H − z) dx dz #”
ey .
R cos α
dz
x
α
5 L’expression de la force s’avère être identique à celle qu’on aurait obtenue si le hublot était soumis à une pression
uniforme, égale à la pression au centre. Cela peut se comprendre par symétrie : une bande mésoscopique de hublot
située à z > 0 subit une écart de pression −ρgz par rapport à la bande centrale ... mais la bande située en z ′ = −z
subit un écart de pression opposé. Ces deux écarts se compensent donc lorsque l’on calcule la résultante.
1 La pression est donnée par la loi de l’hydrostatique. Comme l’axe (Oy) est ascendant, elle s’écrit
ˆ P (y) ˆ y
dP
= −ρg soit dP = −ρg dy
dy P0 h
si bien que
P (y) = P0 − ρg(y − h) = P0 + ρg(h − y) .
Ph = P (y = 0) = P0 + ρgh .
Elle vaut simplement P0 côté air. La résultant des forces de pression s’en déduit directement
#” #”
F h = −Ph ab #”
e y + P0 ab #”
ey soit F h = −ρgh ab #”
ey .
Pour calculer le moment, décomposons la plaque horizontale en fines bandes de largeur dx et de longueur b dans la
direction z. La force pressante sur chacune de ces bandes vaut
#”
dF h = −ρgh b dx #”
ey
et son bras de levier autour de l’axe (Oz) est simplement égal à l’abscisse x de la bande, d’où un moment résultant
dMh = −x × ρgh b dx
avec un signe − car la force tend à faire tourner les plaques dans le sens horaire autour de l’axe Oz. Le moment
résultant s’obtient par sommation,
ˆ a ˆ a a
x2
Mh = −xρghb dx = −ρghb xdx = −ρghb
0 0 2 0
et ainsi
ba2
Mh = −ρgh .
2
#”
Le résultat est ici identique à celui qu’on aurait obtenu en considérant que la force F h était appliquée
au centre de la plaque. Cela est dû au fait que la pression est uniforme sur la plaque.
3 La pression sur la plaque horizontale est toujours uniformément égale à P0 côté air, mais elle n’est plus uniforme
côté eau. Une bande verticale de plaque de hauteur dy située entre y et y + dy subit une force pressante égale à
#”
dF v = − [P0 + ρg(h − y)] b dy #”
e x + P0 b dy #”
e x = ρg(y − h)bdy #”
ex .
soit
#” h2
F v = −ρgb #”ex .
2
#”
Le bras de levier de la force élémentaire dF v par rapport à l’axe (Oz) est égal à y, et comme cette force tend à faire
tourner la plaque dans le sens trigonométrique alors son moment vaut
Attention aux signes : dans le calcul du moment avec le bras de levier, c’est la norme de la force qui
intervient, et ici h > y.
4 Il y a basculement de la plaque dès lors que le moment total des forces de pression autour de (Oz) Mh + Mv
est positif ou nul, c’est-à-dire
ba2 h3 a2 h2
−ρgh + ρgb ≥0 soit − + ≥0
2 6 2 6
Poussée d’Archimède
Dans tout l’exercice, on étudie le mouvement du cylindre (section S, hauteur H) dans le référentiel terrestre,
supposé galiléen. Deux approches sont possibles dans le bilan des forces :
▷ ou bien prise en compte explicite des forces de pression sur la face supérieure et inférieure du cylindre (il y a
compensation par symétrie sur les faces latérales) ;
▷ ou bien prise en compte de la poussée d’Archimède.
, , , Attention ! Ces deux approches sont incompatibles : la poussée d’Archimède, par définition, EST la résultante
des forces de pression.
La pression dans l’eau est donnée par la loi de l’hydrostatique,
P (z) = Patm + ρ0 gz .
ρ
0 = Patm S − (Patm + ρ0 gz0 )S + ρHSg soit 0 = −ρ0 gz0 S + ρHSg d’où z0 = H.
ρ0
2 On impose cette fois z = H car le cylindre est totalement immergé, mais il faut prendre en compte la force F
exercée sur le flotteur dans le bilan des forces. Le TRC, toujours à l’équilibre, donne désormais
d2 z d2 z ρ0 g
ρHS = −ρ0 Sz g + ρ SH g . soit + z = g.
dt2 dt2 ρH
On identifie l’équation du mouvement d’un oscillateur harmonique de pulsation propre
ρ0 g
ω02 =
ρH
d’où on déduit la période
s
ρH
T0 = 2π .
ρ0 g
Champ de pression
Ma g
P (z) = P0 (1 − αz)β avec β= .
αRT0
Ma P (z) M a P0
ρ(z) = = (1 − αz)β−1
RT (z) RT0
3 L’hélium est en équilibre thermique et mécanique avec l’atmosphère, c’est-à-dire à même pression et température,
donc la loi des gaz parfaits donne
où S = πD2 /4 est la surface du fond du cylindre. SP (h = 0) est la force exercée au fond du cylindre, et SPatm celle qui
existe en l’absence de sable : la masse apparente mapp correspond donc à la masse équivalente qui exercerait la même
force que le sable si elle y était posée. Si le sable se comportait exactement comme un solide, mapp correspondrait à
la masse de sable déposée.
2 Raisonnons à hauteur h fixée. Dans un modèle de fluide en équilibre hydrostatique, la pression dépend de z
descendant par
ˆ P (h) ˆ h
dP
= +µg soit dP = µg dz
dz Patm 0
ce qui donne
P (h) = Patm + µgh ,
d’où on déduit la masse apparente
πD2
mapp = µh .
4
Dans ce modèle, la masse apparente est donc proportionnelle à h : ce modèle n’est donc clairement pas compatible
avec les résultats expérimentaux.
3 Raisonnons sur une tranche mésoscopique de sable, c’est-à-dire un cylindre de rayon R égal à celui du récipient
et compris entre les hauteurs z et z + dz, représenté figure 4.
P (z)S
z dF dF
z + dz
poids
P (z + dz)S
h
z
Il est soumis à
▷ son poids +µg S dz #”ez
▷ la force de pression exercée par le sable situé au dessous −P (z + dz)S #”ez ;
▷ la force de pression exercée par le sable situé au dessus +P (z)S #”
ez ;
▷ la force exercée par les parois, qui ne s’applique que sur la surface extérieure du cylindre, −k(P (z) − Patm ) ×
2πR dz #”
ez .
L’application du théorème de la résultante cinétique à cette tranche immobile donne en projection
Ainsi,
R
P (z) = µg 1 − e−z/λ + Patm .
2k
On en déduit la masse apparente via le calcul de P (h),
πD2 R
mapp = µ 1 − e−h/λ .
4 2k
Ce modèle prédit bien une masse apparente qui part de 0 si h = 0, puis qui sature lorsque h devient suffisamment
grand. L’allure de la courbe expérimentale peut tout à fait être celle d’une exponentielle.
En traçant la tangente à l’origine, on peut estimer λ = 4 cm, ce qui permet de remonter à la valeur de k,
R
k= = 0,3 .
2λ
4 Le débit du sablier ou de la clepsydre est proportionnel à la différence de pression au niveau de l’orifice d’écoule-
ment, et donc directement proportionnel à la masse apparente. Dans le cas de la clepsydre il diminue linéairement au
cours de l’écoulement d’eau, ce qui rend la lecture du temps écoulé peu visible. Au contraire, dans le cas du sablier,
il demeure constant lorsque la hauteur de la colonne est suffisamment grande, ce qui est préférable.