0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
112 vues12 pages

Formes Différentielles et Intégrales

Transféré par

saad bellaari
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
112 vues12 pages

Formes Différentielles et Intégrales

Transféré par

saad bellaari
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Formes diérentielles et Intégrales

curvilignes

1.1 Formes diérentielles


1.1.1 Dénitions
Dénition 1.1.1 On appelle forme diérentielle dénie sur l'ouvert Ω de R une appli-
n

cation de la forme : X n
ω(x) = ai (x)dxi

où x = (x , ...., x ) ∈ Ω et a : Ω −→ R i = 1, ..., n
i=1

1 n i

La diérentielle que nous avons déjà vu va nous fournir un exemple.


Dénition 1.1.2 Si f est de classe C sur l'ouvert Ω ⊂ R , à valeurs dans R, la dié-
1 n

rentielle de f notée df est dénie par :


n
X ∂f
x ∈ Ω −→ dfx = (x)dxi
i=1
∂xi
C'est une forme diérentielle sur l'ouvert. En tant qu'application, elle s'écrit :
n
X ∂f
df = dxi
i=1
∂x i

Dénition 1.1.3 La forme diérentielle omega est de classe C sur l'ouvert Ω si les
k

fonctions a sont de classe C sur l'ouvert Ω.


i
k

1.2 Formes diérentielles exactes et fermées


1.2.1 Dénitions
Dénition 1.2.1 La forme diérentielle ω de classe C sur l'ouvert Ω est exacte s'il existe
0

une fonction f de classe C sur l'ouvert Ω telle que ω = df . La fonction f est une primitive
1

de la forme omega.
1
Reconnaître si une forme diérentielle est exacte est un problème analogue à celui de savoir
reconnaître si un champ de vecteurs est un gradient.
Théorème 1.2.1 Soit Ω un ouvert simplement connexe de R et soient P et Q deux
2

fonctions de classe C sur Ω, alors la forme diérentielle dénie par :


1

∀(x, y) ∈ Ω : ω(x, y) = P (x, y)dx + Q(x, y)dy

est exacte si et seulement si :


∂P ∂Q
∀(x, y) ∈ Ω : (x, y) = (x, y)
∂y ∂x
Cette dernière condition est toujours nécessaire mais c'est la réciproque qui nécessite que
l'ouvert soit simplement connexe c'est à dire sans trou et d'un seul morceau.
Le résultat précédent existe aussi en dimension trois :
Théorème 1.2.2 soient P , Q et R trois fonctions de classe C sur Ω ouvert simplement
1

connexe de R alors la forme diérentielle dénie par :


3

∀(x, y, z) ∈ Ω : ω(x, y, z) = P (x, y, z)dx + Q(x, y, z)dy + R(x, y, z)dz

est exacte si et seulement si :


∂P ∂Q
∀(x, y) ∈ Ω : (x, y, z) = (x, y, z)
∂y ∂x
∂P ∂R
∀(x, y) ∈ Ω : (x, y, z) = (x, y, z)
∂z ∂x
∂Q ∂R
∀(x, y) ∈ Ω : (x, y, z) = (x, y, z)
∂z ∂y
Plus généralement le résultat reste valable en dimension n et porte le nom du mathématicien
Français Henri Poincaré

Une forme diérentielle ω = telle que :


n
Dénition 1.2.2
X
ai dxi
i=1

∂ai ∂aj
∀ (i, j) : =
∂xj ∂xi
est dite fermée.
Le résultat de Poincaré dit qu'une forme fermée sur un ouvert Ω simplement connexe de
Rn est exacte. En particulier ceci est vrai si l'ouvert de Rn est étoilé par rapport à un de
ses points A, c'est à dire si pour tout point M ∈ Ω, le segment AM est dans Ω.
Exemple 1.2.1 La forme diérentielle 2y (x + y)dx + 2xy(x + 3y)dy est elle exacte? Si
2

oui trouver sa primitive.


2
1.3 Intégrale curviligne d'une forme diérentielle
1.3.1 Dénitions
Soit (e1 , ....., en ) la base canonique de Rn .

Dénition 1.3.1 On considère une forme diérentielle continue dénie sur l'ouvert Ω ⊂
Rn par n
X
∀x ∈ Ω : ω(x) = ai (x1 , ...., xn )dxi
i=1

On considère une courbe paramétrée (C) de classe C tracée dans l'ouvert Ω, de paramé- 1

trage : n
−−→
xi (t)→

X
t ∈ [a, b] −→ OM (t) = ei
i=1

On appelle intégrale curviligne de la forme ω sur la courbe (C) la quantité dénie


Z
ω
par : Z Z −−→ !
b Z b n
(C)

dM X
ω= ω(M (t)) dt = ai (x1 (t), ...., xn (t))x0i (t)dt
(C) a dt a i=1

Au point M (t) on applique la forme au vecteur tangent à la courbe et on intègre.

Remarque 1.3.1  Cette dénition s'étend sans dicultés au cas d'une courbe de
classe C par morceaux; en eet (C) est alors la réunion d'un nombre ni N d'arcs
1

(C ) de classe C et on pose
j
1

Z N Z
X
ω= ω
(C) i=1 (Cj )

 Dans le cas où n = 2 et où ω = P dx + Qdy, on a :


Z Z b
P dx + Qdy = P (x(t), y(t))x0 (t) + Q(x(t), y(t))y 0 (t)dt
(C) a

 Dans le cas où n = 3 et où ω = P dx + Qdy + Rdz, on a :


Z
P dx + Qdy + Rdz =
(C)

Z b
= P (x(t), y(t), z(t))x0 (t) + Q(x(t), y(t), z(t))y 0 (t) + R(x(t), y(t), z(t))z 0 (t)dt
a

3
1.3.2 Propriétés des intégrales curvilignes
Proposition 1.3.1 L'intégrale curviligne de la forme ω sur la courbe (C) est indépendante
du paramétrage choisi sur la courbe (C), à condition de conserver la même orientation de
la courbe.
Preuve
Plaçons nous dans R2 pour simplier les calculs : Si (C) = AB
d est la courbe orientée par
le paramétrage
−−→
t ∈ [a, b] −→ OM (t)
qui s'écrit : (C + ) est paramétrée par :

t −→ (x(t), y(t))

Un autre paramétrage compatible avec cette orientation s'écrira :

t −→ (x1 (u), y1 (u)) = (x(φ(u)), y(φ(u)))

où φ est une bijection strictement croissante d'un intervalle J = [c, d] sur [a, b].
Calculons l'intégrale curviligne pour le premier paramétrage :
Z Z b
P dx + Qdy = (P (x(t), y(t))x0 (t) + Q(x(t), y(t))y 0 (t)) dt
(C) a

Faisons
Z le changement de variable t = φ(u) :
P dx + Qdy
(C)
Z d
= (P (x(φ(u)), y(φ(u)))x0 (φ(u))φ0 (u) + Q(x(φ(u)), y(φ(u)))y 0 (φ(u))φ0 (u)) du
Zc d
= (P (x1 (u), y1 (u))x01 (u) + Q(x1 (u), y1 (u))y10 (u)) du
c
On retrouve l'intégrale curviligne pour le deuxième paramétrage.
Proposition 1.3.2 Si on change l'orientation de la courbe (C), l'intégrale curviligne de
la forme ω change de signe, ce que l'on peut représenter par l'égalité :
Z Z
ω=− ω
(C − ) (C + )

Preuve
Si (C + ) = AB
d est la courbe orientée par le paramétrage
−−→
t ∈ [a, b] −→ OM (t)

alors (C − ) = BA
d est la courbe orientée par le paramétrage
−−→
t ∈ [a, b] −→ OM ((a + b) − t)

4
Ainsi φ(t) = a + b − t = u le changement de paramétrage.
Plaçons nous dans R2 pour simplier les calculs :
(C + ) est paramétrée par :
t −→ (x1 (t), y1 (t))
(C − ) est paramétrée par :
t −→ (x2 (t), y2 (t)) = (x1 (u), y1 (u))
On
Z calcule par un simple changement de variable que :
P dx + Qdy
(C − )
Z b
= (P (x2 (t), y2 (t))x02 (t) + Q(x2 (t), y2 (t))y20 (t)) dt
Za a
= (P (x1 (u), y1 (u))(−x01 (u)) + Q(x1 (u), y1 (u))(−y10 (u))) (−du)
bZ
b
=− (P (x1 (u), y1 (u))x01 (u) + Q(x1 (u), y1 (u))y10 (u)) du
Za
=− P dx + Qdy
(C + )

Proposition 1.3.3 (Relation de ZChasles) Si D est un point de la courbe (C) = AB


d,
on a l'égalité :
Z Z
ω= ω+ ω
(AB)
d (AD)
d (DB)
d

Preuve
La démonstration se ramène à la relation de Chasles classique moyennant le choix d'un
paramétrage.

1.3.3 Cas d'une forme diérentielle exacte


Proposition 1.3.4 (Relation de Chasles) Si ω est une forme diérentielle exacte sur
l'ouvert Ω et si f est une primitive de ω (i-e ω = df ), alors pour toute courbe de classe
1 d d'origine A et d'extrémité B tracée dans Ω on a :
C (AB)
Z
ω = f (B) − f (A)
(AB)
d

Preuve
La forme ω = df s'écrit :
n
X ∂f
ω= (x)dxi
i=1
∂x i

Si t −→ (x1 (t), ......, xn (t)) est un paramétrage de (AB)d , son intégrale curviligne vaut :
Z Z Z bXn
∂f
ω= df = (x1 (t), ....., xn (t))x0i (t)dt
(AB)
d (AB)
d a i=1 ∂x i

5
d'après le théorème des dérivations composées on à :
Z Z b
d
df = f (x1 (t), ....., xn (t))dt = [f (x1 (t), ....., xn (t))]ba
(AB)
d a dt

c'est à dire que : Z


ω = f (B) − f (A)
(AB)
d

Corollaire 1.3.1 Si ω est une forme diérentielle exacte sur l'ouvert Ω alors pour toute
courbe (C) fermée de classe C tracée dans Ω on a :
1

Z
ω=0
(C)

On note parfois une intégrale curviligne sur un contour fermé.


I
Remarque 1.3.2 ω=
(C)

1.4 Circulation d'un champ de vecteurs


1.4.1 Exemples et dénitions
Soit (e1 , ....., en ) la base canonique de Rn .

Dénition 1.4.1 On considère un champ de vecteurs continu dénie sur l'ouvert Ω ⊂ R n

par : n


ai (x1 , ...., xn )→

X
∀ x ∈ Ω : V (x) = ei
i=1

On considère une courbe paramétrée (C) de classe C tracée dans l'ouvert Ω, de paramé-
1

trage : n
−−→
xi (t)→

X
t ∈ [a, b] −→ OM (t) = ei
i=1

On appelle circulation du champ sur la courbe (C) la quantité − −−→



dénie par :
Z
V dM
(C)

b −−→ ! Z bXn
− −−→
→ −−−→
Z Z
dM
V .dM = V (M )(t). dt = ai (x1 (t), ...., xn (t))x0i (t)dt
(C) a dt a i=1

Remarque 1.4.1  Le . désigne le produit


Z scalaire de R .
n

 le dernier terme à la même forme que ω. (C)

6
 Cette dénition s'étend sans dicultés au cas d'une courbe de classe C par mor- 1

ceaux; en eet (C) est alors la réunion d'un nombre ni N d'arcs (C ) de classe
C et on pose :
j
1
N
− −−→ X
→ − −−→

Z Z
V .dM = V .dM
(C) i=1 (Cj )

 Dans le cas où n = 2 et où →
V = P i + Q j on a :
− →
− →

b
− −−→

Z Z
V .dM = (P (x(t), y(t))x0 (t) + Q(x(t), y(t))y 0 (t))dt
(C) a

1.4.2 Propriétés de la circulation


Elles sont analogues à celles de l'intégrale curviligne. Nous les résumons ici :
1. La circulation est indépendante du paramétrage choisi, à condition de respecter l'orien-
tation de la courbe.
2. Si on change l'orientation, la circulation change de signe :
− −−→
→ − −−→

Z Z
V .dM = − V .dM
(BA)
d (AB)
d

3. La relation de Chasle est vériée :


− −−→
→ − −−→
→ − −−→

Z Z Z
V .dM = V .dM + V .dM
(AB)
d (AD)
d (DB)
d

1.5 Circulation d'un champ de gradient


Théorème 1.5.1 Si V est un champ de gradient sur l'ouvert Ω et si f est une primitive

de V (i.e. V = ∇f ), alors pour toute courbe de classe C (d



− →
− −→
AB) d'origine A et d'extrémité
1

B tracée dans on a :
− −−→

Z
V .dM = f (B) − f (A)
(AB)
d

Preuve
Elle est analogue à celle de l'intégrale curviligne d'une forme exacte.

Remarque 1.5.1 si le champ →V est interprété comme un champ de force F , alors la


− →

d d'origine A et d'extremité B correspond
circulation de ce champ sur la courbe orientée (AB)
au travail fourni en déplaçant un point matériel de masse m = 1. Le théorème ci-dessus
nous dit alors que si la force dérive d'un potentiel (i.e. F = −−∇f→), alors le travail fourni


est égal à la variation d'énergie potentielle U (A) − U (B).

7
Corollaire 1.5.1 Si →
V est un champ de gradient sur l'ouvert Ω alors pour toute courbe

(C) fermée de classe C tracée dans Ω on a :
1

− −−→

Z
V .dM = 0
(C)

On note dans ce cas : − −−→



la circulation d'un champ sur un
I
Remarque 1.5.2 V .dM = 0
contour fermé. (C)

1.6 La formule de Green


1.6.1 Orientation de la frontière d'un compact de R2
Considérons un compact connexe (en un seul morceau) K dont la frontière (C) soit une
réunion nie d'arcs simples de classe C 1 ; nous conviendrons d'orienter la frontière de K
de telle façon qu'en parcourant la frontière l'intérieur du compact se trouve à gauche de la
courbe. On remarquera que dans le cas où K présente des "trous", le bord des trous est
orienté dans le sens des aiguilles d'une montre, alors que le bord extérieur de K est orientée
en sens inverse (voir la gure 1.1).

Figure 1.1  Orientation du bord d'un compact

1.6.2 Théorème de Green


Théorème 1.6.1 On considère une forme diérentielle continue dénie par :
∀(x, y) ∈ Ω : ω(x, y) = P (x, y)dx + Q(x, y)dy
et K un compact inclus dans Ω dont la frontière (C) soit de classe C par morceaux et
1

orientée selon la règle ci-dessus, alors :  


Z Z Z
∂Q ∂P
P (x, y)dx + Q(x, y)dy = (x, y) − (x, y) dxdy
(C) K ∂x ∂y

8
La gure 1.1 représente un compact K avec sa frontière orientée convenablement.
Preuve
Supposons qu'il existe deux fonctions φ et ψ et de classe C 1 , dénies sur un intervalle [a, b]
telles :
K = {(x, y) ∈ R2 a ≤ x ≤ b , φ(x) ≤ y ≤ ψ(x)}
La frontière ABCD de K est alors constituée
- de l'arc AB
d d'équation y = φ(x)
- du segment vertical BC orienté vers le haut
- de l'arc DC
d d'équation y = ψ(x)
- du segment vertical DA orienté vers le bas

Figure 1.2 
Z Z Z Z Z
P (x, y)dx = P (x, y)dx + P (x, y)dx + P (x, y)dx + P (x, y)dx
(C) (AB)
d (BC)
d (CD)
d (DA)
d

En tenant compte que l'arc DC


d est orienté dans le sens opposé à ce qu'exige la règle et
que : Z Z
P (x, y)dx = P (x, y)dx = 0
(BC)
d (DA)
d

car x est une constante sur (BC)


d et (DA)
d On obtient :
Z Z b Z b
P (x, y)dx = P (x, φ(x))dx − P (x, ψ(x))dx
(C) a a

Ainsi : Z Z b
P (x, y)dx = (P (x, φ(x)) − P (x, ψ(x)))dx
(C) a
Z b Z b ψ(x)  
y=ψ(x)
 Z ∂P
=− [P (x, y)]y=φ(x) dx = − (x, y)dy dx
a a ∂y
φ(x)

9
d'après le théorème de Fubini on peut écire que :
Z Z Z
∂P
P (x, y)dx = − (x, y)dxdy
(C) K ∂y

Supposons cette maintenait qu'il existe deux fonctions φ et ψ et de classe C 1 , dénies sur
un intervalle [c, d] telles :
K = {(x, y) ∈ R2 c ≤ y ≤ d , φ(y) ≤ x ≤ ψ(y)}
un simple calcul analogue nous donnera que :
Z Z Z
∂Q
Q(x, y)dy = (x, y)dxdy
(C) K ∂x

Un compact quelconque K (voir gure 1.3) admet simultanément les deux descriptions.

Figure 1.3 

Ceci nous permettra d'utiliser les deux calcul précédents en même temps et par consequent
le théorème de Grenn est démontrée.
Le fait que le compact K présente un trou ne pose pas problème si on suppose que la forme
est encore dénie à l'intérieur du trou, puiqu'alors, en désignant par K1 le compact limité
par le trou et sa frontière γ1 orientée par rapport à K1 , et par γ0 le bord extérieur de K ,
on a :
Z Z   Z Z   Z Z  
∂Q ∂P ∂Q ∂P ∂Q ∂P
− dxdy = − dxdy + − dxdy
K∪k1 ∂x ∂y K ∂x ∂y k1 ∂x ∂y
c'est à dire :
Z Z Z   Z
∂Q ∂P
P (x, y)dx + Q(x, y)dy = − dxdy + P (x, y)dx + Q(x, y)dy
(γ0 ) K ∂x ∂y (γ1 )

d'où la formule de Green pour un compact à trou :


Z Z   Z Z
∂Q ∂P
− dxdy = P (x, y)dx + Q(x, y)dy − P (x, y)dx + Q(x, y)dy
K ∂x ∂y (γ0 ) (γ1 )

10
1.6.3 Extension de la validité de la formule
Considérons un compact K comme celui de la gure 1.4, connexe dont la frontière
rencontre une parallèle à Oy en au plus un nombre p ∈ IN∗ (xé) de points.
Par découpage, ce compact se décompose en une réunion de N compacts Ki d'intérieurs

Figure 1.4 

disjoints admettant chacun la même description que celle du premier cas de la preuve du
théorème de Greeen. La première formule est donc vraie sur chacun des Ki , de frontière
orientée (γi ). On a donc :
Z Z N Z Z N Z
∂P X ∂P X
(x, y)dxdy = (x, y)dxdy = − P (x, y)dx
K ∂y i=1 Ki ∂y i=1 γi

Mais les portions de courbe communes à deux frontières (γi ) et (γj ) de deux compacts Ki
et Kj voisins sont parcourues deux fois (une dans chaque sens), et de ce fait leurs contri-
butions respectives à l'intégrale curviligne s'annulent. Il ne reste nalement que l'intégrale
curviligne sur la frontière (C) de K .
En considérant ensuite un compact K connexe dont la frontière rencontre une parallèle à
Ox en au plus un nombre p ∈ IN∗ (xé) de points, pour avoir un découpage en en une
réunion de N compacts Ki d'intérieurs disjoints admettant chacun la même description
que celle du deuxème cas de la preuve du théorème de Greeen. On aura de même
Z Z N Z
∂Q X
(x, y)dxdy = Q(x, y)dx
K ∂x i=1 γi

On a donc prouvé la formule de Green pour un compact connexe à trous dont la frontière
rencontre une parallèle à Ox ou à Oy en au plus un nombre p ∈ IN∗ de points.*

1.7 Application au calcul d'une aire plane


Le plan est rapporté à un repère orthonormé Oxy .

11
1.7.1 Coordonnées cartésiennes x, y
Grâce au théorème de Green le calcul d'une aire peut s'eectuer avec une intégrale
simple au lieu d'une intégrale double :
Proposition 1.7.1 Considérons un compact simplement connexe K ⊂ R dont la frontière
2

(C) soit de classe C1 par morceaux et orientée selon la convention du théorème de Green.
Alors on peut calculer l'aireIA de K au moyenI de l'une desIintégrales curvilignes suivantes :
1
xdy − ydx = xdy = − ydx
2 (C) (C) (C)

Preuve
Z Z
A= dxdy
K
il sut de trouver ω = P (x, y)dx + Q(x, y)dy telle que :
∂Q ∂P
(x, y) − (x, y) = 1
∂x ∂y
1
comme par exemple : ω = (−ydx + xdy) ou ω = xdy ou ω = −ydx
2

1.7.2 Coordonnées polaires r, θ

Figure 1.5 

Proposition 1.7.2 Considérons une partie simplement connexe D ⊂ R (cf. gure 1.5)
2

dont la frontière (C) soit constituée de deux droites issues de l'origine, d'angle polaire θ
et θ , et d'une courbe d'équation en coordonnées polaire r = r(θ). Alors on peut calculer
1

l'aire A de D au moyen de l'intégrale suivante :


2

Z θ2
1
A= r2 (θ)dθ
2 θ1

12

Vous aimerez peut-être aussi