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Types de propositions en grammaire française

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Une proposition est une unite grammaticale organisée autour d'un verbe conjugué.

Une phrase verbale comporte autant de propositions que de verbes conjuguées

I LA PHRASE SIMPLE

Elle ne comporte qu'une seule proposition. Cette proposition est toujours independante. Cette unité grammaticale
est à la fois une phrase simple et une proposition independante.

II PHRASE VERBALE COMPLEXE

Elle comporte plusieurs verbes conjugués donc plusieurs propositions. Pour compter les propositions, il faut
compter les verbes conjugués. On distingue les propositions indépendantes, principales et subordonnées

1 les propositions indépendantes

Chaque proposition indépendante se suffit à elle même. Chaque proposition indépendante pourrait se transformer
en phrase simple

Dans la phrase simple, les propositions indépendantes peuvent être coordonnées : le téléphone sonne car on
m'appelle.

juxtaposées : le téléphone sonne :: on m'appelle

2 La proposition principale et la proposition subordonnée

a la proposition principale
est une proposition à laquelle sont attachées une ou plusieurs autres propositions appelées propositions
subordonnées
ex : il a un rhume des foin qui le cloue au lit

b la proposition subordonnée
dépend toujours d'une proposition principale : elle ne peut jamais être employée seule. Elle commence toujours
par un mot subordonnant.

On distingue :
- la proposition subordonnée relative
est introduite par un pronom relatif : qui que quoi dont ou
sa fonction est de compléter un nom ou un pronom nommé antécédent

- la propostion subordonnée conjonctive :


est introduite par une conjonction de subordination : dès que, parce que
sa fonction est de completer un verbe

- la proposition subordonnée infinitive :

La proposition infinitive est un type spécial de subordonnée conjonctive. Elle dépend


d'une proposition principale mais elle n'est pas introduite par un mot subordonnant. Elle s'organise autour
d'un verbe à l'infinitif qui a son propre sujet (différent de celui de la principale). Ex, il regarde les joueurs
s'entrainer

A RETENIR:
-- la phrase simple ne comporte qu'une seule proposition appelée proposition independante
- la phrase complexe comporte plusieurs propositions
- une proposition independante se suffit a elle même. Une proposition subordonnée depend toujours d'une
proposition principale

Coordination et juxtaposition - Deux éléments coordonnés


sont reliés à l'aide d'une conjonction de coordination. Ils
sont juxtaposés s'ils ne sont reliés par aucun mot de
liaison.
I CARACTÉRISTIQUES
La coordination et la juxtaposition sont 2 moyens de relier des éléments.

La coordination s'effectue avec les conjonctions de coordination : mais ou et donc or ni car

La juxtaposition s'effectue avec 2 points, une virgule, un point virgule ou un point

II A L INTÉRIEUR DE LA PHRASE

la coordination ou la juxtaposition permet de relier des éléments

1) relier des mots de même nature et de même fonction : des noms, pronoms, adjectifs et verbes
ex : il passe et repasse

2) Relier des propositions indépendantes

Si les propositions coordonnées ou juxtaposées ont le même sujet, il peut être sous entendu
ex : il s'est levé, (il) a salué

III ENTRE DEUX PHRASES

- phrases coordonnées : on le cherchait or, il était caché.


- phrases juxtaposées : on le cherchait. Il était caché.

IV PRINCIPALES VALEURS DES CONJONCTIONS DE COORDINATION

ET : addition/succession. Ne pas confondre et et est


Mais : opposition.
ni : remplace et et ou dans les phrases négatives
Car : cause
or : opposition
donc : consequence

A RETENIR :
- les mots, les propositions ou les phrases sont coordonnés s'ils sont reliés par l'une des 7 conjonctions de
coordination
- ils sont juxtaposés s'ils sont reliés que par une marque de ponctuation sans aucun mot de liaison

La subordonnée relative - Elle a toujours pour fonction


d'être complément de son antécédent.
I CARACTERISTIQUES

Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif et comporte un verbe conjugué.
L'ile dont je te parle est belle/ C'est une ile qui me fascine.

Elle complète un mot appelé antécédent. l'antécédent est toujours placé avant la relative.

Il a vu les pirates (antécédent) qui ont pris le trésor (proposition relative)

L'antécédent peut être :


- un GN ou un nom : il aime les récits qui racontent des aventures
- un pronom : il lit celui que tu as conseillé
Quand l'antécédent est un nom, la proposition subordonnée relative appartient au GN : elle est une expansion du
nom.

II FONCTION

La proposition relative a toujours la même fonction : complément de l'antécédent : ils cherchent le trésor (qui est
caché dans l'ile) = complément de l'antécédent trésor

Ne confondez pas la fonction de :


- la proposition relative (qui est caché dans l'ile) = complément de l'antécédent (le trésor)
- du pronom relatif (qui) = sujet du verbe Caché

III CONSTRUCTION

1 Place
La proposition subordonnée relative, généralement, se place juste après son antécédent : on admire Robinson
(qui doit survivre seul)
sauf s'il s'agit d'un pronom personnel complément : on le voit (On cherche des solutions)

2 Propositions subordonnées multiples :

Plusieurs propositions subordonnées relatives peuvent avoir le même antécédent : attention au chien qui parait
gentil et dont tu dois te mefier

Si elles ont le même antécédent, elles ont la même fonction :


qui parait gentil et dont tu dois te méfier : complément de l'antécédent chien.

Ne confondez pas :
- La subordonnée relative introduite par que. Elle complète un nom ou un pronom (c'est la personne que tu
attends)
- la subordonnée conjonctive introduite par que. Elle complète le verbe (elle sait que tu attends)

A RETENIR :
Une subordonnée relative est une proposition qui commence par un pronom relatif et qui comporte un verbe
conjugué.
Elle a toujours pour fonction d'être complément de son antécédent.
C"est en général un nom, dont la subordonnée relative est une expansion.
ode de liaison entre les propositions dans une phrase - Les
différentes natures de subordonnées et leur fonction
*** A l'oral, pensez à préciser le lien qui unit deux propositions

a) Lorsque deux propositions d’une phrase complexe sont séparées uniquement par un signe de
ponctuation, on dit qu’elles sont juxtaposées (posées à côté l’une de l’autre). Ex : Il raconte une blague; je
ris.

b) Lorsque deux propositions sont reliées entre elles par une conjonction de coordination (mais, ou, et,
donc, or, ni, car), ou un adverbe de liaison (puis, alors, pourtant...), elles sont coordonnées. Ex: Il raconte
une blague alors je ris.

c) Deux propositions peuvent enfin être dans une relation de subordination. Il faut alors une proposition
principale qui dirige le sens et une ou plusieurs propositions subordonnées commençant par un
subordonnant et qui dépendent de la principale [leur sens dépend de la principale et on ne peut les écrire
seules sans modifier leur sens]. Ex: Je ris parce qu’il a raconté une blague.

A) Les subordonnées relatives


Elles commencent par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel...) et complète le sens
d’un GN.
Fonction: complément du nom de la principale qui est l’antécédent du pronom relatif.
Ex:Je conteste le féminisme contemporain qui est agressif. (fonction: cplmt de l’antécédent “le féminisme
contemporain”)

B) Les subordonnées complétives


Elles commencent par les conjonctions de subordination “que”, “à ce que”, “de ce que” et se rapportent à un
verbe.
Fonction: sujet, cod, coi du verbe de la principale, attribut du sujet du verbe de la principale. Elles sont
essentielles.
Ex: Je pense que le féminisme est agressif. (fonction : cod de “pense”)

C) Les subordonnées interrogatives indirectes (cas particulier de complétives)


Elles sont introduites par un mot interrogatif (si, quel, qui, que, quoi, ce que, comment, où, pourquoi...) et
correspondent à une interrogation directe [prop. indépendante de type interrogatif: “Où vas-tu?” par exemple]
mais comme elles sont indirectes elles n’ont jamais de point d’interrogation.
Fonction: COD ou COI du verbe de la principale: ce sont des compléments essentiels de ce verbe.
Ex: Je me demande où tu vas . (fonction: cod de “demande”) Je ne sais pas de qui tu parles. (fonction: coi de
“sais”)

D) Les subordonnées circonstancielles


On peut généralement les déplacer dans la phrase car elles ont pour fonction d’être compléments circonstanciels.
Elles commencent par une conjonction de subordination (ou une locution conjonctive quand c’est un groupe de
mots) qui indique quelle est la relation de sens entre la principale et la subordonnée circonstancielle: temps,
cause, but, conséquence, hypothèse, condition, concession, opposition... (quand, lorsque, comme, si bien que,
pour que...)
Fonction: complément circonstanciel de cause, conséquence, opposition, ...

E) Les subordonnées infinitives et les subordonnées participiales


L’infinitif ou le participe sont vraiment le noyau de la proposition. Ils ont leur sujet. La participiale exprime la
cause ou le temps.
Ex: J’entends les enfants chanter. Le vent s’étant levé, les feuilles des arbres chantent

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