M13569
M13569
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ
COMME EXIGENCE PARTIELLE
DE LA MAÎTRISE EN TECHNOLOGIES DE L' INFORMATION
PAR
EL-MOUENIS-BOUMÉDIÈNE MESSAOUDI
AOÛT2014
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Service des bibliothèques
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intellectuelle. Sauf entente contraire, [l 'auteur] conserve la liberté de diffuser et de
commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un exemplaire.»
À tous ceux qui croient qu'entre le moment où « ils prirent la tunique de
Joseph » et le moment où Israël dit« ...j'ai vu ton visage et que tu es encore vivant
! ... » ... c'était la durée d'une réponse à une invocation .. .c'était des années de
patience ...
« Le hasard n'est que la mesure de notre ignorance » H.Poincaré.
« Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui
voudraient faire la même chose, ceux qui voudraient le contraire, et l'immense
majorité de ceux qui voulaient ne rien faire» Confucius.
REMERCIEMENTS
LISTE DES FIGURES .. ........ ... ........ ... ................. ........... ... .... ...... .. .. ......... ................ VII
LISTE DES TABLEAUX ................ ......... ........ ........... .......... ... .......... ............... ...... VIII
LISTE DES ABRÉVIATION, SIGLES ET ACRONYMES .... .... .......... .... .... .......... . IX
CHAPITRE I:
CHAPITRE II :
2.1 Définition de l' intelligence d' affaires (Business Intelligence) .... .......... ............ .. .. Il
2.2.1 Années 1958-1989 ..................... .................... .. .. ..... ... ..... ....... ..... ........ ......... 14
2.2.2 Années 1990 ........ ..... .................. .................... ............ .. ............... ... ..... ..... .... 15
2.3 .1 Réalisation de rapports ............. ....... ..... ..... .... ............... ... ... ..... ... ....... .. ......... 18
2.4 Évaluatio n du succès de l'inte lligence d'affaires ...................... .. ... .. .... ... ....... ..... ... 22
2.4.3 Facteurs technologiques du projet BI ....... .... ........... ..... ...... ...... ........ ............ 26
2.6 Défi nition de la culture ......... ....................................... ........ .. ... ... ........ ... .... ... ....... 29
2.7 Culture organisationnelle .................. ..... ............. ... ............... .... ...................... ...... 30
2.8 Culture collaborative ............ ................. ............. .. ... ...... .......... ..... ................ .... ..... 32
2.9 .1 L'engagement des parties prenantes ................ ....... ... .......... ........... .............. 34
2.9.2 Le leadership dans la gestion des parties prenantes .. ....... ....................... ..... 35
2.9.3 La confiance entre les patiies prenantes ..... ........... ....... .............. ..... ... ... .... ... 36
2.9.6 La proximité .... .. ............ ..... .... ......................... ..... ............... .... .... ................. 38
CHAPITRE Ill :
VI
3.5 Collecte de données .... ...... .. .. ........................................ .. .. ... ......... .. ...... ....... .. .. 44
3.8 Synthèse du design de la recherche .... .. ...... ...................... ...... ........ .......... ....... 53
3.9 Cadre conceptuel .. .... .. ...................... .. .. .. ....... .. ......... .. .. ... .... .. ..... .... ... .... .. .. ... ... 53
CHAPITRE IV :
PRÉSENTATION DU CAS ET ANALYSE DES DONNÉES .. .. .. .... .... .. .. ...... .... .... .. 56
CHAPITRE V:
DISCUSSION ET CONCLUSION .. ............ .. ........ ........ ... ... ...... ...... .. ...... .... .. .. ... ..... .. 73
APPENDICE A
FIGURES ......... ........... .... ..... ... ...... .. ........ ... ......... ...... ...... ..... ....... .... .... ... ....... ..... ..... .. .. 8 1
APPENDICEB
GUIDE D'ENTREVUE ...... ................... .................. ...... ..... ... ... ................... ................ 92
APPENDICEC
EXEMPLES DE VER BATIMS ........ .... .. ..... ........ .. .............. ........... .. ... ... ......... ........... 97
BIBLIOGRAPHIE ... .. ....... ... ................. ........... .................. ...... ...... .. .. ... ....... .. .. ... ...... 117
LISTE DES FIGURES
Figure Page
Tableau Page
INTRODUCTION
Problématique de recherche
storing, accessing, and analyzing data to help users make better decisions
(Wixom et Watson 2010, p.1).
La BI est utilisée par et pour un grand nombre d'utilisateurs externes (comme les
actionnaires, les clients, les partenaires commerciaux et les fournisseurs) et
internes (par tous les niveaux hiérarchiques de l'organisation) (Matei, 201 0).
Subséquemment, un esprit de collaboration caractérise de plus en plus les parties
prenantes de l'organisation (Berthold et coll. , 201 0).
IT projects fail to meet their performance goals, and this is in part due to
the fact that organizations give inadequate attention to the non-technical ,
i.e. human and organizational, factors which are critical determinants of
the effectiveness of the new systems (Cabrera, Cabrera et Barajas, 2001,
p.2).
Selon Yeoh et Koronios (20 10), une des causes d'échec est que l' implantation
d 'un projet BI ne s'aligne pas toujours avec la vision (comme étant un exemple de
facteurs organisationnels).
The most common cause for failure is that the BI initiative does not align
with the Business vision and so faits to meet the core objectives of the
business (Yeoh et Koronios, 2010, p.26).
technological job of turning data into insights (Coppock, D. S., 2003, cité
par Pechenizkiy et coll., 2005 , p.3).
1
http://www.mwsug.org/proceedings/2012/Bl/MWSUG-2012-BII4.pdf. Consulté le 25 juin 2013.
6
(Zimbardo, 2008). Selon Wixom et Watson (2001) ainsi que Watson et coll.
(2002), la participation des utilisateurs et leur implication sont des facteurs
critiques pour 1' implantation du projet. Les facteurs organisationnels représentent
un facteur déterminant pour le succès de cette implantation (Paswan, 201 0). Ils
doivent être adoptés dans l'organisation en s'assurant de l'acceptation de la
solution BI par les utilisateurs (Dinter et coll., 2011). Wixom et Watson (2001)
rapportent que le support organisationnel de la direction fourni à l'équipe
d'implantation affecte ce succès. Le succès de la BI est basé sur une bonne
communication des besoins des utilisateurs et sur leur collaboration (en
s'impliquant et en participant) dans ce processus (Yeoh, 2010).
Objectifs de la recherche
Peu de travaux ont été consacrés au rôle d'une culture de collaboration lors de
l'implantation de projet BI. Le principal objectif de ce travail est de comprendre
comment la culture collaborative, comprise à travers ses principales dimensions,
peut générer le succès d'une implantation de ce projet.
Sous-objectifs de la recherche
Question de recherche
Comment les parties prenantes évaluent l' importance des Facteurs Critiques de
Succès (FCS) liés à la culture collaborative lors de 1' implantation du projet BI ?
Sous-Questions
Quelle est l' importance de cette culture collaborative parmi les FCS
habituellement mentionnés par la littérature dans le cadre de l' implantation
d'un projet Bn
Quelles sont, pour les directeurs de ce projet, les dimensions de succès de
leur culture collaborative?
Contribution
Cette étude sera réalisée sur l'analyse de la culture collaborative pour une
implantation d'un projet BI. Le choix du cas d'étude a dépendu de certains
éléments:
Le chercheur est lié par une clause de confidentialité avec cette organisation. C'est
au sein d'un gestionnaire de fonds institutionnels et spéculatifs au Canada que les
entrevues auront lieu. Ce gestionnaire d'envergure internationale est un
investisseur en placements privés et en actifs immobiliers (centres de commerce,
hôtels ... ) depuis plus d' une quarantaine d'années. Il a une bonne cote de crédit et
une solidité financière. Il gère des fonds provenant de régimes de retraite et
d'assurance publics et privés. Il investit 1' argent de ses déposants (clients) sur les
marchés financiers : actions, obligations, immeubles et entreprises. li a une
expertise dans le revenu fixe et les marchés boursiers. Il est actionnaire de milliers
d'entreprises dans le monde et contribue au développement économique du
Québec et du Canada. Il s'est taillé une place au premier plan. Il est partenaire de
plusieurs centaines d'entreprises québécoises. Il a plusieurs centaines d' employés.
La majorité d' entre eux sont des analystes financiers. Selon les rapports annuels
assemblés sur le site web de l'organisation, près de 78 % de ses employés
9
REVUE DE LA LITTÉRATURE
La revue de littérature constitue une étape obligatoire dans cette partie du mémoire.
Elle offre l'occasion de chercher des connaissances par rapport à 1' intégration de la
culture collaborative et du succès de la collaboration dans le cadre de l' implantation
de projets BI, de mieux cerner la problématique et de perfectionner avec plus
d'exactitude par un aller-retour, les questions de recherche.
Comme c'est un sujet encore peu étudié, cette recherche prendra en considération
des documents en lien avec : la culture, le succès de la collaboration et celui de-la
BI. Pour ce faire, cette proposition aborde les concepts-clés de cette culture et du
süccès de l'implantation collaborative du projet BI. De cela, le chercheur peut
préciser les différentes dimensions des deux principaux axes qui façonnent cette
revue:
!-Définition du projet d'Intelligence d'Affaires (Business Intelligence) , son
historique (depuis l' année 1958 jusqu'à nos jours), ses outils ; sa réalisation de:
rapports, de Tableaux de Bord (TB) et de Tableaux de Bord Prospectifs (TBP),
d' indicateurs clés de performance, de Gestion de la Performance d' Affaires ;
d'évaluation du succès de la BI et de ses facteurs organisationnels, processuels ainsi
que technologiques.
11
De façon générale, l' intelligence est une capacité d'adaptation à une situation
donnée. Ainsi, elle est la première étape du processus de décision dans le modèle
IDC « Intelligence, Design, Choice » de Simon (1997). Simon a souligné que le
processus de prise de décision dépend de la rationalité des dirigeants. De plus, ce
processus en général :
1) définit les mécanismes consentant à renforcer 1' intelligence;
2) permet de prendre les décisions avantageuses et d 'entrevoir les différe ntes
tendances du futur;
3) construis la résolution de problèmes par association à la stratégie.
Les Systèmes d'Information (SI) possèdent une dimension stratégique quand ils
participent à l'o btention d 'avantages concurrentiels. Grâce à l'approche BI, un
volume de données important résidant dans ces différents SI peuvent être
transformés en une intelligence pour prendre de meilleures décisions d'affaires.
Ainsi, la BI s'insère dans l'architecture du SI des organisations et facilite le
processus décisionnel. De nos jours, cette intelligence est devenue une branche
importante des TI (Technologies de 1'Information).
L' intégration de la BI au SI est une tendance d'actualité dans les TI qui , lorsqu'elle
est bien ajustée au contexte peut entrainer un avantage. De même, aujourd ' hui les
grands noms du monde du BI tels que SAP et Microsoft commencent à s' attaquer au
marché des petites entreprises. La BI s' est démocratisée depuis les années 1990
quand les dirigeants ont compris qu'ils avaient une opportunité d'accéder à des
informations pertinentes au moment propice. Inévitablement, les décideurs doivent
~- ----~ --------
12
voir plus loin et constamment tenir compte des évolutions rapides du marché en
considérant la BI comme un investissement utile à l' entreprise.
Les Systèmes Interactifs d'Aide à la Décision (SIAD) ou les Decision Support
System (DSS) furent introduits par l'école anglo-saxonne (Adla, 2010). En 1958,
Hans Peter Luhn, chercheur chez IBM, définit la BI par « l' habilité de comprendre
les corrélations entre des faits présentés, de façon à guider les actions requises pour
atteindre un but désiré. » (Cohen, 2009 , p.3). Un SIAD est un SI interactif dont le
rôle est d'aider à la résolution d'un problème décisionnel (Simon, 1997).
Indubitablement, ce système a pour but d ' aider les décideurs dans leurs prises de
décision (lnmon, 2005). Voici ce que Wixom et Watson (2010, p. l) nous livrent de
leur conception de la BI :
2
L'OLAP est un outil permettant une vue multidimensionnelle simple, sélective et agrégée des bases
de données issues d' un entrepôt de données.
13
3
« Un tableau de bord, selon Boix et Féminier (2003) , est un outil destiné au responsable pour lui
permettre grâce à des indicateurs, présentés de manière synthétisée, de contrôler le fonctionnement de
son système en analysant les écarts significatifs afin de prévoir et de décider pour agir. » (Zarrouki,
2008, p. 43). Boix, O. et B. Féminier. 2003 . Le tableau de bord facile. Paris Editions d'Organisation,
274p.
4
«Le TBP, représente de manière intégrée des mesures financières qui reflètent les résultats d'actions
du passé et des mesures opérationnelles d'activités qui vont éventuellement mener vers la performance
financière future de l'entreprise. » (Zarrouki, 2008, p.50).
5
Pour mieux adresser les problématiques métiers, les technologues sont amenés à éclater le contenu
des DW en magasins spécialisés, appelés Data marts. Ainsi, ils ont pour rôle de faciliter la
manipulation de l'information décisionnelle par les utilisateurs BI. Donc, leur utilisation permet de
réduire la volumétrie des informations manipulées .
6
Le forage ou la fouille de données extrait de ces derniers des connaissances à l'aide de modèles
d'algorithmes et de statistiques (Apte et coll., 2002) .
14
• intégrer des données hétérogènes, via un ETL en vue de les stocker dans des
DW centralisés,
• interroger et interconnecter des données stockées au niveau de 1'OLAF pour
une analyse multidimensionnelle,
• produire en temps réel des rapports, des Tableaux de Bord et des Tableaux
de Bord Prospectifs, adaptés aux demandes des dirigeants,
• pourvoir 1'exploration statistique et découvrir de nouvelles connaissances
pour prévoir la transformation de certains faits et éventuellement déceler des
dépendances par le forage de données, .
• améliorer les performances des processus, collaborer à travers un portail.
Pour de plus amples informations, il est utile de présenter l'historique de la BI en
vue de mieux saisir son origine, ses outils et son positionnement dans le vocabulaire
TI.
Le premier article traitant de la BI fut publié en 1958 par un chercheur d'IBM, Hans
Peter Luhn (Dhaoui, 2008). Les premiers systèmes BI sont apparus en 1966-1968 et
sont devenus effectifs et opérationnels à la fin des années 1970 (Ad la, 201 0). En
1971 on a introduit, la BI comme système de décision (Ad la, 201 0) d'une part et
après les années 1980, le SI est devenu le cœur de l' organisation d' autre part. Les
systèmes client-serveur furent créés et l' arrivée des bases de données relationnelles
a insufflé un rôle nouveau et important aux TI et au sein des compagnies. Ainsi ,
diverses applications BI interactives arrivèrent en force sur le marché ce qui a été
d' un grand secours aux dirigeants.
15
La BI été devenue plus intéressante et mieux utilisée dans les années 1990 par une
meilleure mise en place des SI. Le concept d'entrepôt de données 7 (Data Warehouse
(DTf!)) a été préconisé par W. H. Inmon en 1990 pour répondre aux besoins
d'analyses des dirigeants et que les systèmes transactionnels ne pouvaient plus
assurer. Ainsi, les applications du SI ont utilisé les DW comme source de données
pour l'exécution d'analyses intelligentes. La collecte de données depuis leurs silos
adéquats a été réalisée à l'aide de procédés dont l' utilisation s'est répandue au
milieu des années 1990. Codd, Inmon et Kimball ont consolidé dans les années
1990 les fondements conceptuels et théoriques (Iris, 2009). En 1993 et en ce qui
concerne l'analyse exploratoire des données, le père des bases de données
relationnelles E. F. Codd a introduit 1' OLAP. Kimball et Jnmon ont profité des
règles de Codd pour définir les méthodes de conception des DW (Iris, 2009). Donc,
les SI ont bénéficié de l'amplification des dispositifs d'OLAF pour proposer des
outils plus adaptés combinant de multiples dimensions pour des indicateurs clés de
performance KPI (Key Performance Indicators) 8 . Dès le milieu des années 90,
l'émergence des portails Web, des Tableaux de Bord (TB), des Tableaux de Bord
Prospectifs (TBP) et du forage de données ont permis beaucoup plus de
performance.
7
Un entrepôt de données est une collection de données thématiques, intégrées, non volatiles,
historisées et exclusivement destinées aux processus d' aide à la décision (Inmon, 2005).
16
Les données des SGBD (Systèmes de Gestion de Base de Données) cachent des
informations stratégiques nécessaires à l'obtention d'une meilleure BI. Ainsi,
comme on peut le voir à la Figure 2.1 (dans l'APPENDICE A) (Chaudhuri, S. &
Dayal , U. (1997) 9 Sacu et Spruit (20 10 : 7)), les données sont extraites à partir de
sources hétérogènes. Les données des SGBD (Systèmes de Gestion de Base de
Données) cachent des informations stratégiques nécessaires à l'obtention d' une
meilleure BI. Les données sont extraites à partir de sources hétérogènes (exemple :
des sources transactionnelles). Elles sont nettoyées et transformées avec des outils
d'extraction et de chargement de données dans des magasins ou des entrepôts de
données. Ces entrepôts sont des modèles multidimensionnels de données
dénormalisées. L'entrepôt comprend une composition de données intégrées, non
volatiles et historisées quant à la prise de décisions (Inmon, 2005). Les données
renfermées dans 1'entrepôt sont dans leur état de consultation. L'architecture
d'entrepôt filtre , croise et reclasse les informations pour mettre à disposition des
générateurs d'analyse. C'est pourquoi un grand pourcentage du projet d' entrepôt est
dédié aux outils d 'extractions.
Les algorithmes de forage de données permettent ainsi à l'utilisateur de trouver de
nouvelles informations dans cet entrepôt. Le forage, les Tableaux de Bord ainsi que
les analyses dynamiques et exploratoires sont conçus pour exploiter les données de
1'entrepôt. Les outils permettant ses analyses se basent sur des données
multidimensionnelles, où les données sont indiquées par des dimensions, des
mesures et des faits. Ces outils permettent une vue multidimensionnelle simple,
sélective et agrégée des bases de données issues d'un entrepôt et selon Loudcher
(2011) de faire un examen interactif de cet entrepôt. Le résultat produit par cette
9
Chaudhuri, S. et Dayal, U. 1997. An Overview of Data Warehousing and OLAP Technology. ACM
Sigmod Record, 26(1), 65-74 .
19
analyse multidimensionnelle est un cube 10 (ou un hyper cube) traité par les
générateurs d'analyse pour créer les rapports. Ce cube constitue le noyau central et
le support de ces outils ; selon Iris (2009) ces outils répondent ainsi dynamiquement
aux besoins de réalisation de rapports (reporting) et d' analyses. Ils permettent donc
de calculer les indicateurs de performances, de remplir les Tableaux de Bord ainsi
que les rapports (Mettler et Raber, 2011 ).
La réalisation de rapports permet de naviguer à 1' intérieur des processus d' affaires.
La représentation de la situation organisationnelle est plus facilitée par cette
réalisation. Dans les petites et moyennes entreprises les rapports des activités
métiers et les contrôles des processus sont réalisés avec des tableurs. Le plus
souvent un tableur est suffisant pour les besoins en rapports et en statistiques et
selon Ad la (20 10) les différentes intégrations dans un S lAD aboutissent à un
reporting et à une prise de décisions efficaces.
Les processus de mesures pour le reporting et du pilotage au mveau de
l'organisation peuvent être des processus de collaboration (Boughzala, 2007). Du
reporting émanent des collaborations à travers la consommation de tableaux
d'informations agrégés.
Les outils d' analyse BI et les entrepôts de données répondent à des demandes sur de
gros volumes de données (Van Damme, 2010). Par contre, il devient plus ardu
d' utiliser seulement un tableur quand il s'agit d' effectuer des analyses plus
complexes pour une grande compagnie. Actuellement, de plus en plus de données
sont engendrées par différentes sources. L' application de montée en mémoire (in-
memory) assure un avenir serein aux grands projets BI. Les utilisateurs analysent
a ins i de gros vo lumes de données sans la nécessité de création d'un cube (Hild et
Wach, 20 10). Cette nouvelle technologie est basée sur le stockage d'informations
10
Un cube est un ensemble de données organisées selon des dimensions (exemple d' un cube de tro is
dimensions: l'étudiant, le cours et la note).
20
dans la mémoire vive (RAM) et non sur le Disque Dur comme auparavant. La RAM
n'a pas de limitations de mécanisme et de temps d'attente des Disques Durs, ce qui
entraine un avantage de performance, de vitesse, de consommation d'énergie et de
fiabilité. Cette technologie remplace les dispositifs de stockage mobile (disques durs
externes) et bouleverse le stockage sur les disques durs internes. La montée en
mémoire permet une meilleure collaboration de reporting. Ainsi, les utilisateurs
peuvent aisément procéder à la publication, au partage et à la diffusion de rapports
et de mesures.
11
Business Week, 1976. Corporate "war rooms" plug into the computer. Business Week, (August 23),
65 -67.
21
Les décideurs ont besoin de ces mesures pour prendre rapidement des décisions.
Cependant, l'incommodité réside lors du choix des bonnes métriques à utiliser pour
.
déterminer les KPI, surtout en raison des difficultés à discerner un KPI global par
une organisation. Il est primordial de collaborer pour trouver les bons KPI au lieu de
suivre individuellement toutes les mesures disponibles ce qui facilite la performance
d'affaires.
22
12
Féminier (2003) , est un outil destiné au responsable pour lui permettre grâce à des
indicateurs, présentés de manière synthétisée, de contrôler le fonctionnement de son
système en analysant les écarts significatifs afin de prévoir et de décider pour ag ir. »
(Zarrouki, 2008, p. 43).
Selon Kaplan et Norton (1998), le TBP permet de faire des mesures en matière de
finances et de satisfaction pour une meilleure performance financière à 1'aven ir.
« Deux principes majeurs sur lesquels repose le tableau de bord prospectif
(Ponssard et Saulpic, 2000) 13 . Il est un outil de management stratégique qui permet
de traduire la stratégie en objectifs opérationnels. De plus, il est un outil de
communication sur la stratégie offrant à tous les niveaux de l'organisation la
possibilité de comprendre la stratégie définie par la direction générale et la
communication représente un élément essentiel. » (Saber, 20 Il , p. 98).
La BI représente une façon de mesurer et d'analyser la performance depuis le
reporting jusqu'aux TB et aux TBP. Ces deux types de tableaux permettent d' avoir
une vue d'ensemble sur la stratégie, les ressources et les informations des domaines
métiers particuliers de l'organisation. Par conséquent, la consultation des TB et des
TBP sur une interface Web (portail) devient plus facile et plus importante. De ce
fait, les informations sont accessibles de façon régulière et permettent de connaître
les aléas de changements éventuels.
Les dirigeants savent que la BI est un passage obligatoire dans certains cas, mais
1' investissement demeure risqué. Les grandes difficultés d' implantation des projets
BI résident en l' organisation d' une coopération entre technologues et gestionnaires,
12
Boix, D. et B. Féminier. 2003 . Le tableau de bord facile . Paris Editions d'Organisation, 274p.
13
Ponssard A. et Saulpic O. 2000 . Une formul ation de l' approche dite du « Balanced scorecard »,
Comptabilité contrôle Audit, tome VI, vol. 1, mars, pp.S-25.
23
qualité (Dinter et coll., 2011). Les objectifs restent: la qualité suscitée et une
homogénéisation des données.
Les Facteurs Critiques de Succès (FCS) sont « les énoncés qualitatifs nécessaires
pour réussir l'implantation d' un projet (Pinto & Rouhiainen 14 , 2001 ; Richman 15,
2006) » (Sanchez, 2009, p. 43). Les FCS peuvent être des mesures d' évaluation
pour une meilleure conduite d'une implantation d'un projet technologique. Cette
recherche se base sur les quelques articles traitant du sujet des modèles de FCS. Par
exemple, les auteurs Dinter et coll. (2011) ont mis au point un modèle de succès
d' implantation. Ils illustrent un modèle regroupant les éléments contextuels
influençant l'implantation de projet BI
L'évaluation de l'amélioration de la qualité, de la satisfaction de l' utilisateur, de la
performance, de l'organisation des données, de l'adaptation de la BI et de la
collaboration des parties prenantes peut être plus importante que le respect du délai
et du budget pour l'implantation de la BI.
Le succès de l'implantation du projet BI peut être évalué par le bénéfice net
(Williams et Williams, 2007) ou par le gain de temps et de coût (Watson et coll.,
2004). Selon Watson et coll. (2004) et Howson (2006), le Retour sur investissement
(ROI) est une mesure d'évaluation du succès de la BI.
Une autre approche pour évaluer le succès BI est la mesure subjective (Lonnqvist et
Pirttimaki, 2006). Il s'agit de mesurer la satisfaction par le fait de poser des
questions quant à l'efficacité de cette implantation (Davison, 2001). De cette façon ,
il est possible de découvrir ce que les utili sateurs pensent de divers aspects de
l'organisation et des processus du système, tels que la facilité d'utilisation, la
proactiv ité et l' utilité (Paswan, 2010) . Avec cette éval uation, il est possible de
14
Pinto, J.K. et Rouhiainen P.K. 2001. Building Costumer-Based Proj ect Organizations. Hoboken, NJ:
John Wiley & Sons.
15
Richman, L. 2006. / mproving your Project Management Skills. Broadway, NY: AMACOM.
25
27
croissance (Krause, 201 0). La collaboration en gestion de ces parties prenantes est
une source de performance et d'avantage compétitif.
La collaboration est :
une participation collective, de communication, de coordination et de
coopérationi 6 (Zaraté, 2005; Adla, 2010; Boughzala, 2007; Viguié, 2010).
basée sur la flexibilité, l'adaptabilité et la mobilisation de la socialisation
définissant ainsi une communauté du savoir (Boughzala, 2007).
Entre autres, deux revues de littérature menées par Daoudi (2010) et Sahbi (2009)
illustrent les définitions de la collaboration. Ainsi, selon eux la collaboration peut
être une participation interactive (de par des technologies adjointes) pour un but
commun. Les fonctions collaboratives permettent de faciliter les processus
interactifs, de coordination, de communication et de prise de décision (Zaraté,
2005). La structure (ou le modèle) de collaboration est une disposition des moyens
de rapports entre les collaborateurs (Boly, 2008). Elle permet la résolution de
problèmes (Zaraté, 2005 ; Rockar et Kohun, 2011), le partage d' information, le
travail collectif et la prise de décision en commun par les différents intervenants ;
aussi les risques ne seront que partagés (Zimbardo, 2008; Sahbi, 2009; Daoudi ,
2010; Matei , 2010).
16
Les notions de collaboration, de coordi nation et de coopération ne doivent pas être confon dues. Une
coordination se caractérisant par la communi cation et par l'organi sation ainsi qu ' une relati on de
coopération entre parties prenantes sont deux composantes d' une collaboration (Daoudi , 20 10).
29
bon pilotage des projets innovants. La forme la plus aboutie de cette collaboration
constitue une résolution collective des problèmes à travers une intelli gence
décisionnelle (Boughzala, 2007). Pour la dimension de la BI, la collaboration se
définit en une action de prise décisionnelle collective et partagée dans le cadre de
l'exécution d' un projet (Zimbardo, 2008). Un projet BI permet ainsi la publication,
le partage et la diffusion des connaissances à l'aide de l' implantation d' un portail
Web. Cette recherche s'intéresse à la collaboration entre les membres d' une
organisation pour l' implantation d' un projet BI.
Depuis le début du 19e siècle et jusqu' à aujourd' hui, la cu lture reste un concept
primordial pour les anthropologues et les sociologues (Rocher, 1992). Pour Edward
30
Tylor (1871 ), la culture est « un tout complexe qui inclut les connaissances, les
croyances, l'art, la morale, les lois, les coutumes et tout autre disposition ou usage
acquis par l'homme vivant en société » (Dianteill, 2012, p.95). « La définition
pionnière de la culture donnée par Hofstede ( 1980) [se résumes-en] [:] « la
programmation collective de l'esprit » » (Paez et Smith, 2005, p. 1). « Le mot
culture est associé à un ensemble de symboles, d'habitudes, de coutumes, de façons
de faire partagés par un groupe d'individus» (Orméjuste, 2009, p. 11-12). La culture
est l'âme de l'organisation (Mintzberg, Ahlstrand et Lampel, 1999). Selon ces
auteurs et anthropologiquement parlant, la culture est un système collectivement
partagé. Ainsi, la culture est un concept complexe, dynamique, évolutif« et dépend
de l'unité d'analyse considérée par le chercheur (organisation, groupe, ville, nation,
région, village[,], etc.) » (Kerzazi, 20 l 0, p. 10).
Pour leur part, Denison et Mishra (1995, p. 214) ont démontré la corrélation
positive entre la culture d'une organisation et son efficacité[,] et ce, en
identifiant quatre traits culturels: le degré de participation des membres d'une
organisation, la cohérence des actions entreprises qui favorise une
intégration et une coordination dans l'organisation, la capacité d'adaptation
de l'organisation aux changements survenant dans son environnement
externe et finalement, la poursuite d'une mission ayant des objectifs à la fois
économiques et sociaux (Orméjuste, 2009, p. 16).
17
GRAY, B. (1989). Collaborating: fi nding common groundfor multiparty problems, San Francisco,
CA : Jossey-Bass, 329 p.
34
Les travaux d'Edmonson et coll. (2001), Schein (2004) et Cameron et Quinn (2011)
mettent en relief les différents éléments contextuels influençant les projets innovants
et collaboratifs. Les facteurs de succès de la collaboration issus des résultats de leurs
travaux représentent une solution adéquate aux évaluations d'implantation des
projets en Technologies d'Information.
Le chercheur s'intéresse à l'unité d'analyse constituée par les parties prenantes du
sommet de l' organisation. Ces parties représentent différents départements d' une
même organisation. Le succès de l' implantation du projet BI est le but du travail
collectif de ce groupe de travail. Le chercheur se limite aux attitudes collectives
ainsi qu'aux postulats et valeurs partagées par les collaborateurs. Ces valeurs de la
culture collaborative contenues à l'intérieur de ce groupe peuvent être des questions
de pouvoir, de confiance, de support, de capacité d'adaptation, de proximité
physique (ou cognitive) et d' engagement de collaborateurs ainsi que de leurs
interactions (exemple: entre le leadership et les parties au sommet).
Plus les croyances et les représentations liées à une culture organi sationnelle
sont partagées par ses membres, p lus une organisation gagne en efficacité.
35
Ainsi est créé un esprit d'engagement chez les parties prenantes par la vision des
leaders.
Le chercheur s'appuie sur le travail de Schein (2004) ainsi que de Cameron et Quinn
(1999) quant au rôle du leader pour soutenir la culture de groupe. Selon Daoudi
(20 10), le leadership dit collaboratif ou partagé ( collaborative/shared leadership)
entre les parties prenantes sollicite plus d'effort en vue de faire face au manque
d'interaction sociale. Le leadership dans la gestion des parties citées ci-dessus réside
dans l'action d' implantation du projet collaboratif entre le leader et son équipe.
Selon cet auteur, ce leadership responsabilise ainsi toute l'équipe quant aux prises
des décisions, encourage à la participation, améliore les communications et les
coordinations. Cela se traduit par un support organisationnel fourni aux
collaborateurs influençant les décisions d'implantation stratégiques de
l'organisation. L'engagement des leaders dans l'organisation est la première étape
pour un changement positif de la culture de groupe (Schein, 2004).
Wong, Ngan, Chan and Chong (2012) state that communication empowered
by trust and knowledge can lead employees to better accept business-JT
initiatives (RAGO, 2012, p.4).
18
Chaput L., 2007. Modèles contemporains en gestion . Un nouveau paradigme, la performançe,
Presses de l'Université du Québec.
- - - · - - - - - - - - -- - -- - - - -- -- - -- - - - -- - - -- - - - - - - - - - - ,
37
2.9 .6 La proximité
La proximité est une réunion des collaborateurs pour l' implantation de projets en
Technologies d' Information en un même lieu ; il s'agit de la proximité
géographique (spatiale). Selon Daoudi (20 l 0) :
Trois dimensions de proximité en ressortent pouvant être restructurées
théoriquement en plusieurs formes : géographique ; technologique ; organisationnelle
(cognitive, institutionnelle, culturelle et sociale).
La proximité permet aux parties prenantes de mieux collaborer ensemble .
Les proximités technologique et organisationnelle peuvent amener des
solutions en communication avec plus de précision .
19
Là proximité cognitive permet aux collaborateurs de communiquer et se
transférer rentablement les conna issances.
« Le concept de « distance culturelle » qui, de par sa connotation géographique,
imp lique une métrique de la différence entre deux entités supposées stables »
19
- L' impact de cette proximité et celui de la proximité physique sur la fréquence des collaborations
réussies est très nuancé (Ben Letaifa et Rabeau, 2013 ; Nooteboom et coll., 2007).
39
MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE
arriver à la fin à des résultats théoriques en relation avec les données empiriques.
L'analyse inductive est ainsi très efficace pour la description et la compréhension
d'un objet de recherche peu étudié (Miles et Huberman, 2003).
Cette recherche s'intéresse à un nouvel objet. Partant de ce fait, selon Yin (2002),
l'étude de cas peut représenter une bonne méthodologie de recherche combinant des
entrevues individuelles, des analyses (Cooper et Schindler, 20 Il). Pour Eisen hardt
(1989), il s' agit d'une stratégie de recherche dont le but essentiel est de comprendre
le mouvement interne d'un concept et de reconnaître les exigences contextuelles
influençant le phénomène de l'étude. Elle s' intéresse à l'ampleur de l'étude et
renvoie aux particularités techniques de la collecte et de l'analyse des données (Yin,
2002). C'est une méthode pour l'exploration et la génération d'hypothèses
(Eisenhardt, 1989; Yin, 2002). Dans ces cond itions, l'étude de cas réa li sée à l' aide
de différentes sources de données (les entrevues, les documents, le site Internet, les
notes ...) permet de saisir quels sont les facteurs culturels clés aux yeux des
dirigeants et des chefs de projets BI, d'observer et d'explorer en profo ndeur la
43
La délimitation de l' unité d'analyse définit l'étendue du cas étudié (Yin, 2002) ;
cette unité correspond ainsi aux parties prenantes menant un processus
d'implantation du projet BI. Selon Eisenhardt ( 1989) et Yin (2002), le type de
design de l'étude de cas doit être bien analysé à l'aide d' un cas unique avec une
unité d'analyse dite « holistic single-ease design » (Yin, 2002). Ce cas unique est
ainsi justifié dans cette recherche par l'enrichissement théorique du concept de
culture collaborative lors de l' implantation d'un projet BI. Ce qui constitue une
situation exceptionnelle, unique et peu observée auparavant par les académiciens
(Eisenhardt, 1989; Yin, 2002) .
La population cible de cette recherche est représentée par des collaborateurs
travaillant sur une implantation du projet BI. Pour obtenir une vision intégrale des
diverses forces de l'évaluation du succès, il est important de faire appel dans ce cas
d'étude au concours de plusieurs directeurs, gestionnaires, concepteurs et clients. Le
choix de profils différents et variés permettra ainsi de répondre aux questions de la
recherche en tenant compte des environnements interne et externe.
Pour l'étude de cas, l'entreprise étudiée a déjà entamé des méthodologies classiques
(non collaboratives) et collaboratives dans le cadre de ses modes d'organisation de
travail pour 1' implantation du projet BI. Le chercheur s'intéressera aux parties
prenantes au sommet de cette compagnie. Ces répondants font partie d'à peu près
cinquante intervenants impliqués dans le projet. Ils sont au nombre de cinq : le
concepteur, le responsable de l'architecture de solutions, le directeur de projet, le
directeur conseil service aux gestionnaires (représentant du client) et le directeur de
la pratique BI. Ces répondants seront interviewés après la fin du projet. Ils se
caractérisent par des rôles très importants au niveau du département des opérations
44
notes, les documents assemblés sur leur site web (rapports annuels) et les articles de
la presse d'affaires.
Dans le cadre de cette recherche, les interactions et les réactions des répondants sont
critiques. Ils sont très impliqués et engagés dans la collaboration pour l' implantation
du nouveau projet BI. Le chercheur a noté les faits, les attitudes, les locutions et les
opinions des parties prenantes.
Au moment de l' analyse, le chercheur doit garder une neutralité quant aux questions
posées aux informateurs. La condensation, la présentation et l'élaboration et
vérification des conclusions seront ainsi les composantes essentielles de l' analyse
des données (Miles et Huberman, 2003) .
Cette condensation exige une codification et « renvoie à l'ensemble du processus de
sélection, centration, simplification, abstraction et transformation des données «
brutes » figurant dans les transcriptions des notes de terrain » (Miles et Huberman,
2003 : 29).
La présentation constitue une dimension plus adaptée pour un bon décodage des
données. « [U]n format de présentation signifie un assemblage organisé
d ' informations qui permet de tirer des conclusions » (Miles et Huberman, 2003
29).
Pour la phase de l' élaboration et de la vérification des conclusions, « [l]es
conclusions « finales » peuvent n' apparaître qu'une fois la collecte de données
terminée, en fonction du volume de notes de terrain, des méthodes util isées pour le
codage » (Miles et Huberman, 2003 : 30). Selon ces auteurs, les conclusions doivent
être vérifiées et validées.
Ces trois actes d'analyses (condensation, présentation, élaboration et vérification des
conclusions) seront accomplis en une anal yse in tra-cas (Figure 3.1). La méthode
d' analyse intra-cas (intra-s ite) est réalisée à l' aide de résumés d' éléments im portants
46
des entrevues de la même catégorie. Le but recherché de par cette analyse demande
un bon discernement des catégories (exemples : collaboration, organisation,
processus, technologie, leadership, flexibilité ... ) permettant de classer chaque
information. Cette méthode thématique comprend la création d'une méta-matrice
partiellement ordonnée avec des informations descriptives et standardisées. Ces
informations seront réparties dans différentes catégories en fonction d' un
recoupement par codage manuel (décompte et énumération) (Fauvy, 2009). Selon
(Miles et Huberman, 2003 : 133), « les codes thématiques sont des codes [ ... ) qui
identifient un thème, un pattern ou une explication émergent suggérés à l'analyste
par le site ». Cette opération flexible de codage comportera ainsi des questions
abordant des thèmes généraux par rapport à l'évaluation de la culture collaborative
pour l'implantation de la BI.
La transcription des entretiens d'une durée moyenne d' une heure chacun consistera
le corpus de l' étude. Le chercheur sauvegardera ce corpus dans le logiciel de
traitement de données qualitatives QSR Nvivo 1O. L'analyse, la codification et la
catégorisation seront faites à l'aide de ce logiciel. Pour faciliter la représentation des
faits, une catégorie ou un codage sera sauvegardé dans un nœud du logiciel. On
pourra classer des sous-nœuds dans un nœud ne comportant aucun mot. Les codes
seront rassemblés en catégories (thèmes). L'étude du corpus permettra de savoir
quels sont les thèmes (sujets) itératifs, associés entre eux et appartenant aux mêmes
facteurs. Par exemple, lorsque le chercheur repèrera des mots autour des idées telles
que « gestion de projet » ou « méthodologie », il les rassemblera sous un thème
approprié, à savoir celui des facteurs processuels. Pour faciliter l'analyse des liens
entre les catégories, le chercheur notera une trentaine de thèmes. Le logiciel
calculera ainsi le pourcentage de chaque thème. L'analyse des données permet
d' atteindre l' objectif principal de la recherche en comprenant comment la culture
collaborative et à travers quelles dimensions peut générer le succès d'une
implantation du projet BI. Cette analyse permettra d' avoir un portrait de l'évaluation
du succès de l'implantation et de la compréhension du rôle de la culture
47
collaborative de l'organisation lors de cette implantation. Cela signe des liens entre
cette évaluation ainsi que cette compréhension et valide en conséquence les sous-
objectifs.
48
Figure 3.1 : Composantes de l' analyse de données :Modèle de flux et modèle interactif (Miles et Huberman, 2003,
p.31)
Pendant Après
49
Collecte
des données
Présentation
des données
t
~
Validité du
Validité interne Validité externe Fiabilité
construit
Un objectif de La clarification du
recherche Le recoupement des analyses positimmement
avec les points de vue des épistémologique de la
Une définition des La recherche d'lme recherche
acteurs
concepts pertinents cohérence conceptuelle
au moyen d 'une Une confrontation avec des et théorique L'explicitation des étapes de
analyse de la construits théoriques la recherche:
littérature existants
- Le déroulement de la
L'utilisation de Un aller-retour entre le cadre La prise en compte et la recherche
données de différente conceptuel et les analyses de confrontation des
nature et de plusieurs réstùtats à d'autres - L ' a1-chitecture de la
terrain
recherches mobilisant r-echerche
techniques de
Le contrôle des effets du site l' étude de cas comme
collecte - Le dispositif de recueil de
sur le chercheur et des eftèts stratégie d ' accès au réel données
L'ancrage de l'étude du chercheur sur le site (la
dans la durée (42 contextualisation) - Les méthodes d'analyse
mois) des dmmées
3 .9 Cadre conceptuel
L 'état de l'art a permis d'établir un cadre conceptuel (Figure 3.2) avec six facteurs
de succès (l'engagement des parties prenantes, leur leadership dans la gestion, le
support organisationnel adapté à l'encontre de l'équipe collaborative, la proximité,
la confiance entre eux et leur flexibilité) d' une culture collaborative. Le cadre
intègre trois différents niveaux d'analyse, à savoir les facteurs culturels, la culture
collaborative et le succès de la BI. Cette culture influencée par ces facteurs permet
ainsi le succès du projet BI. Ce cadre permet donc d'établir, de développer, de
justifier des liens entre l' évaluation de ce succès et cette culture.
54
CADRE
CONCEPTUEL
1
1
,-------,.
Leadership dans la gestion Influence(+)
-------
des parties prenantes ~
L
SupP.ort organisationnel 1
adapte à l'encontre de l'équipe Influence(+)
eollaborative
La neutralité n'est pas chose facile au cours d'une recherche. Les éléments ne
donnant pas la validité voulue pour les résultats se résument à :
- Une absence de consensus pour une définition commune chez les chercheurs de la
culture organisationnelle (Cameron et Quinn, 2011) ;
- Une possibilité que le chercheur puisse biaiser sa recherche en observant
l'organisation selon ses évidences culturelles (Schein, 2004, Cameron et Quinn,
2011) ;
- Une recherche exploratoire ;
- Une seule étude de cas et un échantillon se limitant à un seul projet BI dans une
seule organisation comme stratégie de recherche.
L' organisation de ce chapitre a permis de démarquer les limites de la recherche,
d'énoncer les notions et dimensions qui seront avancées et suggestionné la méthode
à opter pour ce mémoire. Ainsi, ces buts permettront d'atteindre et de répondre aux
objectifs et aux questions de la recherche.
CHAPITRE IV
Introducti on
Le but de ce chapitre est de comm encer à valider l' objecti f et les so us-obj ectifs de la
recherche. Marquer des liens entre l'évaluati on du succès de l' implantati on et la
compréhension du rô le de la cu lture co llaborat ive lors de cette implantation . Ce la se
fera grâce à l' analyse des facteurs influençant la culture des collaborateurs ainsi que
la compréhension de comment cette cu lture co llaborative et à travers que lles
dimensions peut générer le succès .
57
Présentation du cas
Présentation du projet BI
Comme on peut le voir à la Figure 5.1, l'organisation, avec des produits Microsoft
et SAP intègre le projet BI à son architecture d'entreprise orientée services et à sa
gestion des données de références (exemples : titre d'action, émetteur ou
propriétaire du titre ... ) pour presque 800 usagers. Ce projet s'intègre dans son
environnement de données pour des marchés liquides. Ces données ne se changent
ainsi que rarement. Dans les principaux processus de l'organisation , il y a des
données clefs comme les données financières qu'elle utilise de façon répétitive. Ce
sont des« Master Data» (MD) qui se maintiennent à travers une certaine discipline
de technologies et de méthodes. Le nom de cette discipline est la gestion des
données de référence « Master Data Management» (MDM). Avec son MDM, il y a
une agrégation, enrichissement et publication des MD. Le MDM est nécessaire pour
éliminer le dédoublement de données dans les bases de données et les rapports
(reporting). Ce MDM lui permet aussi une coordination de l' information dans
1'organisation avec ses SI et ses Bases de Données. Le MDM permet également une
centralisation de la gestion des données essentielles de références et de marché
(comme le taux de change). La flexibilité du MDM permet la composition de
nouveaux services à partir de l'exi stant. Cette flexibilité donne une qualité
d' implantation au projet BI. En aval de ce projet BI intercède ainsi ce MDM. Ce
dernier décrit le contenu du système de BI. Les cubes, la présentation de rapport, les
Tableaux de Bords Xcelsius, les fichiers Excel et les What-Jf représentent la partie
présentation BI de l'architecture orientée services dans l' organisation. Le MDM
correspond à une étape de la mise en place de l'arch itecture. La gestion MDM est un
élément important de cette Architecture d'Entreprise (AE).
L ' organisation est un ensemble de départements axé sur les affaires et de leurs
services TL Les services y sont classés par domaine fonctionnel (ex. finance). Son
infrastructure et ses SI orientés services engendrent de nouvelles capacités. Les
59
requêtes sont formulées avec des processus métiers dans ses SI. Le processus ou la
fonctionnalité d' un composant applicatif représentent ces services. Ces deniers sont
les composants principaux de la technologie d'Architecture Orientée Services
(AOS: Service Oriented Architecture). Ce style architectural permet le
développement d' applications et la normalisation. Les applications des différents
départements s'échangent les informations et participent ainsi aux processus grâce à
l'infrastructure AOS. La flexibilité et la communication sont les bénéfices de cette
infrastructure. Dans le cadre des entrepôts de données, 1' AOS facilite la
communication entre les sources de données (ex. ERP, CRM) et les applications des
différents départements. L'implantation du BI avec l' AOS démontre une vision à
long terme des dirigeants de l'organisation. L' AOS permet une Architecture
d'Entreprise (AE) plus flexible. Au niveau de l' organisation, le projet BI est un
dépoilement sur une longue durée (surtout dans le cadre de l' AE).
La concomitance et l'incorporation des diverses applications de cette grande
organisation s'encadrent dans une AE. Pour les transformations en processus
d'affaires, l'AE, inspirée de TOGAF (The Open Group Architecture Framework), de
l' organisation met un certain ensemble de configurations pour les systèmes TI. La
capacité à coaliser, imprégner les processus d'affaires et bâtir des liens avec
l' environnement externe sont des avantages de son AE. La grande envergure de son
AE constitue ainsi une meilleure base de connaissance. L' alignement métier-Tl, la
rationalisation et la reproductibilité sont donc les objectifs organisationnels et
stratégiques de son AE et celle de son Orienté Service. Selon l'architecte de
solutions, 1'AE permet de ne pas avoir de fausses informations, progresser vers une
organisation efficiente et gérer la prévision d' un possible éloignement entre la
situation organisationnelle et l'implantation du projet BI. Cette implantation est en
conséquence itérative.
60
F igure 5.1 : La BI dans l'A rchitecture de l'Entreprise selon le respo nsable de l'architecture de so lutions
Présentation
Conformité
La· el dans
l'Architecture
de !~Entreprise,
63
mémorisation et écriture de notes. Le chercheur a noté les faits, les attitudes, les
locutions et les opinions des parties prenantes.
Les résultats des questions des entrevues traitent des outils, applications,
caractéristiques et activités de projet BI, l' interaction des facteurs de la culture
collaborative pour le succès du projet avec les trois dimensions : technologie,
processus et organisation pour les collaborateurs dans 1' écosystème de
l'organisation . Cela permet de voir les liens entre l' évaluation de la culture
collaborative et celle du succès du projet. Le chercheur a confronté 1' observation de
par plusieurs rencontres avec les responsables aux concepts identifiés dans la
1ittérature.
Les captures d ' écran du logiciel de traitement de données qualitatives QSR Nvivo
10 (dans l' APPENDICE A):
de la Figure 4.2 des trente nœuds permet de voir le nombre de
références de chaque thème par rapport aux sources.
de la Figure 4.3 de la surface des nœuds permet de comparer les
thèmes entre eux.
des Figures 4.4 jusqu'à 4.8 permettent de saisir l'encodage par nœud
selon les répondants.
de la Figure 4.9 permet de discerner l'encodage du croisement entre
les répondants et les thèmes.
Le thème de collaboration revient souvent dans les propos des répondants. lis
n' énoncent pas un manque de collaboration . Il y a ainsi un processus collaboratif
pour l' implantation du projet BI. Le chercheur remarque une importance accordée à
la collaboration (142 références) dans la gestion de proj et (156 références) de cette
implantation. Cette gestion de proj et, le travail d'équipe (93 références), le besoin
des parties prenantes (79 références), la consultation (23 références), la participation
(16 références), la méthodologie (15 références), le mangement de changement (15
références), le champion (7 références) et la planification (2 références) renforcent
ainsi un processus (26 références) collaboratif.
65
F igure 4.1 : Capture d ' éc ran de l' encodage du nœ ud co llaborati on se lon les répo ndants
Thème de la collaboration - Encodage par élément
Responsable dei'IVC
24%
27% Sources
30%
Pourcent3oede la couverture
66
Ce processus est plus important que la technologie (39 références) avec ses facteurs
de données (44 références), ressources (12 références), qualité (11 références),
infrastructure (1 0 références), fonctionnalités (4 références) et communication (2
références). La vision (7 références), l' acceptation de parties prenantes (6
références) et la standardisation (5 références) consolident une organisation (3
références) collaborative. Cette organisation est moins importante que la
technologie. Les thèmes sur les FCS de la collaboration de la littérature sont bien
présents sur le terrain (le support managérial (22 références), l' engagement des
parties prenantes (42 références), la confiance entre eux (16 références), leur
flexibilité (30 références), le leadership dans leur gestion (37 références) et la
proximité (12 références)). La simplification (39 références), la gouvernance (12
références) et l'ouverture (11 références) sont de nouveaux thèmes pour l' étude.
Le logiciel QSR Nvivo permet au chercheur de saisir le pourcentage de la
couverture de la collaboration selon les intervenants. Pour le directeur conseil
service aux gestionnaires (représentant du client), ce pourcentage est de (17.27) par
rapport aux données (technologiques) (0.51). Pour le directeur de projet, il est de
(23.8) par rapport au support (3.18). Pour le concepteur, il est de (13.2) par rapport à
la communication (1.15). Pour le directeur de la pratique BI, il est de (21.21) par
rapport au processus (0.31). Pour le responsable de l'architecture de solutions, il est
de (3.39) par rapport à la confiance (0.08). Selon le directeur de projet: « ça fait
cinq ans que je livre des projets qui marchent à la [A], puis, c'est principalement à
cause de l'importance que j 'accorde à la collaboration. » Selon le responsable de
l'architecture de solutions : « oui, dans la plupart des cas, les implantations TI se
font dans le cadre d ' une culture collaborative. S ' il n' y a pas de collaboration, la
réussite est compromise. » Selon le di recteur de la pratique BI : « au début les
premi ères itérations [... ] j usqu'au j our où on l' a faite en collaboration avec ce c lient-
là ... Mais, jusqu' au jour où le prototype il l' a déclaré, c' est exactement ce que je
veux en production. Donc, on l' a mis en production, on a continué, dans ce mode-là
depuis presque deux ans maintenant. On continue à livrer un paquet de
67
fonctionnalités par itération, mais on avait travaillé avec lui ; c'est lui qui nous a
dit : voici comment je veux mes données. Donc, on avait simplement travaillé pour
lui fournir ces données-là. Ç'a été un grand succès. » Selon le directeur conseil
service aux gestionnaires : « la gestion de projet classique [non collaborative] avec
début fin ; comme je te disais personnellement, je trouve que ça ne marchera pas. »
Il y a ainsi une importance accordée à la collaboration chez les intervenants. La
culture collaborative est un FSC important pour eux en vue d'une réussite de
l'implantation du projet BI. Ceci est un premier accord entre eux.
Pour le responsable de l'architecture de solutions, le support (0.37), l' engagement
(0.30) et le leadership (0.17). Pour le concepteur, le support (3 .10), 1'engagement
(1 8.25) et le leadership (4.04). Pour le directeur conseil service aux gestionnaires, le
support (1.91), l' engagement (0.52) et le leadership (3.82). Pour le directeur de
projet, le support (3 .18), l'engagement (4.02) et le leadership (12.49). Pour le
directeur de la pratique BI, le support (2.38), l'engagement (1.17) et le leadership
(1.16). L ' importance accordée par les intervenants au support managérial , à
l' engagement des parties prenantes et au leadership dans leur gestion parmi les FCS
de la collaboration de la littérature indique ainsi un deuxième accord chez tous les
intervenants. Le pourcentage de la couverture de la gestion de projet est important
chez chaque intervenant. La gestion collaborative du projet représente un FCS.
C'est un troisième accord entre eux.
Pour le responsable de l'architecture de solutions : la confiance est de 0.08, la
flexibilité est de 0.08 et la proximité est de 0.16. Pour le concepteur : la fl exibilité
est de 1.74, la proximité est de 2.26 et la confiance n' y est pas . Pour le directeur
conseil service aux gestionnaires : la confiance est de 3.52, la flexibi lité est de 5.54
et la proximité est de 1.72. Pour le directeur de projet : la flex ibilité, la proximité et
la confiance n'y sont pas. Pour le di recteur de la prati que BI: la confiance est de
1.56, la flexibilité est de 2.05 et la proximité est de 1.63. Ces trois derniers facteurs
n' ont pas ainsi la même importance chez les intervenants. Il y a d' autres facteurs qui
sont plus importants que la confi ance pour le concepteur et le directeur de proj et.
68
Pour ces deux derniers, le travail d'équipe, le besoin des parties prenantes, le
processus, les données, la consultation, la standardisation, la technologie et la vision
sont des dénominateurs communs.
Même si les appellations changent, il y demeure quand même une certaine
correspondance entre les académiciens universitaires et les directeurs sur le terrain.
La culture collaborative est ainsi un FCS très important au niveau de cette
organisation par ce qu'elle a permis du succès à l'implantation du projet BI.
Les définitions des thèmes de la recherche sont à géométrie variable entre eux
(exemple : pour la BI dans l' architecture d' entreprise). Pour la gestion de projet
classique (moins collaborative) en mode cascade ( Waterfal[) et selon le directeur
conseil service aux gestionnaires : « la gestion de projet classique n'est pas
collaborative de la façon qu'elle est faite. » « Il faut que le processus soit fait de
façon collaborative, si le processus n' est pas fait de façon collaborative, il n'y aura
pas de collaboration. » Les directeurs connaissant bien les affaires et ont une
certaine méthodologie dans la pratique de gestion de projet de l' implantation BI.
Bien que le nombre de collaborateurs dans le projet soit élevé, ils s' adaptent aux
processus de changement. Il n'y a pas ainsi une grande rési stance chez les
utilisateurs. Les différentes technologies de gestion de projet ne sont pas
problématiques pour les collaborateurs dans cette organisati on. Il s planifient
l' implantation du projet BI avec un accompagnement (de par la formati on) des
utilisateurs.
Selon les répondants, les attentes et le besoin du client sont plus importants que le
budget ou l'échéancier de la gestion d' un nouveau projet. Ainsi, le support de la
direction, du champion du projet, la collaboration et la compréhension du besoin des
utilisateurs génèrent une imprégnation, une structurati on, un travail d' équipe, une
participation, une coopération, une standardisation et un management du changement
69
Les propos rapportés par le chercheur à propos des facteurs influençant la culture de
groupe des collaborateurs permettent de comprendre comment la culture
collaborative et à travers quelles dimensions peut générer le succès d' une
implantation du projet BI. Cela valide l'objectif de cette recherche. Ces propos
donnent aussi un portrait de l'évaluation du succès de l' implantation et de la
compréhension du rôle de la culture collaborative de l'organisation lors de cette
implantation. Ils marquent des liens entre cette évaluation et cette compréhension.
Cela valide les sous-objectifs.
CHAPITRE V
DISCUSSION ET CONCLUSION
C' était difficile d'avoir la contribution des clients, des managers et des directeurs de
projet BI dans une organisation qui a déjà entamé des méthodologies classiques
(moins collaboratives) et collaboratives dans le but d'atteindre plus de succès.
L'étude de cas a été ainsi onéreuse en temps pour le chercheur.
L'échantillon de cette recherche limité à un projet BI dans une organisation
financière, l'absence de consensus pour une définition commune chez les
chercheurs de la culture organisationnelle (Cameron et Quinn, 2011), la
confidentialité (des documents), l'absence d' une observation du projet depuis le
début jusqu'à la fin et une mémoire un peu sélective du chercheur ne permettaient
pas une représentation suffisante. Aussi , le chercheur a dû faire attention à ne pas
biaiser sa recherche en observant l'organisation selon ses évidences culturelles
(Schein, 2004, Cameron et Quinn, 2011). Sa neutralité n' est pas donc chose facile
par rapport à ses questions, sa catégorisation et son codage. Encore, même avec
l'assurance de la confidentialité de la part du chercheur, il se peut que les réponses
fussent légèrement biaisées. Tous ces éléments ne donnent pas la validité voulue
pour les résultats et plus de nuances aux réponses des répondants. Cela rend donc la
généralisation des résultats plus difficile.
L'importance des enjeux de la culture collaborative pour la BI et l'expérience de
conduite d'entretiens avec des praticiens au sommet de l'organisation dans le cadre
de l'étude de cas exploratoire de par la méthode de recherche qualitative ont été très
enrichissantes et très avantageuses pour le chercheur. Pour pallier les limites, le
chercheur s' est fixé ainsi un projet de recherche sur p lusieurs organisations
s'inscrivant dans le prolongement de cette recherche. Un nombre p lus important
d' études de cas avec différents échantillons dans des contextes spécifi qu es et
divergents permet d'investiguer davantage et avoir ainsi des réponses plus riches.
Quelques pi stes de recherche se sont dessinées suite à cette étude. Il serait
enthousiasmant de voir 1' existence et la portée des nouveaux facteurs décelés dans
78
Recommandations
fleurs et tirent de chacune d' elles le meilleur nectar. Elles livrent ainsi facilement à
temps du miel !, et ce en ne restant pas toutes seules dans la ruche. Les abeilles
étaient déjà imprégnées du sens de la vie au sein de la colonie dans une harmonie
totale. Ce groupe d' éclaireurs vit pour une nouvelle ruche et pour plus de miel.
Le praticien est un éclaireur qui à travers sa culture d' ouverture, son imputabilité, sa
simplification, sa capacité de synthèse, sa compréhension du besoin du client, sa
structure de gouvernance, sa transparence et sa théorie met en pratique ses
compétences, tout en les transmettant aux autres. Il cherche la solution sans
chercher de coupable.
APPENDICE A
FIGURES
82
c M~~;;~;;J c~di11.~.~~~-J
Metadata
Ropository
~
\, L::J)
L]J
Extemal Sources
Extract
Transfonn
Load
~ Refresh
Ope rational
Data bases
~
L::J)
Data Sources Data Marts
Figure 2.2 : Approche BPM (Golfarelli et coll., 2004 : 2) dans (Sacu et Spruit, 2010, p.ll)
Tac::tlcal
Level
Information Syatoms
2 12
3 11
1 i· . 0 Engagement 5 42
1 1---- 0 Leadership 5 37
1....0 Flexibilité 4 30
1
l !. . 0 Support (entre partie.s prenantes) 5 22
' 1
! 1···· Q Confiance 5 16
j ..... Q Proximité 5 12
EJ-- 0 Thèmes de la littérature sur les FCS de la BI 0 0
1$1-- Q T echAOiogie 5 39
r· O Données 5 44
;- 0 Ressources 5 12
r O Qualité 5 11
' O Infrastructure 5 10
Fonction~lites 3 4
0
0 Communication 2 2
S · Q P.-ocess us 5 26
' Gestion de projet 5 156
fO Trava il d'équipe
i f O 4 93
Besoi n (des ~rties pre n antes) 5 79
fO
·o Consultation 4 23
Participation 3 16
Méthodologie 1 15
1 r8
f· O Management du changement 5 15
! Cha:mpion 4 7
Planification
fg 2
El· Q Organisation 3
Q Vision 3 7
~- ·0 A.ccepRttion (des pz~rties prerumtes) 1 6
i -·0 S"œn&rdisation 2 5
85
(-paôlos-)
m.l4ôqtJPO
de ~ colaiJorajon
86
Figure 4.4: Capture d ' écran de l' encodage par nœud se lon le Directeur de la pratique BI
Directeur de lapratique BI- Encodage par nœud
0
"6
z
Pourc.nlagede laCOINerture
87
Figure 4.5 :Capture d'écran de l' encodage par nœud selon le Directeur de projet
Directeur de projet -Encodage par nœud
'0
,
8
z
Pourc011!8gede ta couverture
88
F igure 4.6 : Capture d'écran de l' encodage par nœud selon le Directeur conseil service aux
gestionnaires
Directeur conseil service aux gestionnaires ·Encodage par nœud
,
j
Pourcentage de la couverture
89
Gestion
15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50%
Fi gure 4.8 :Capture d ' éc ran de l'encodage par nœ ud se lon le Responsable de l' architecture de so luti ons
Responsable de l'archnecture de solutions · Encodage par nœud
~
"8
z
0'11 1% 2% 3% 4%
. Pourcentage de laco!Nerture
91
F igure 4.9 : Capture d 'écran de l' encodage du cro ise ment entre les répondants et les th èmes
3000
1 0
2.
0
i
~ j
•
1 .~ ~ i ~
c .l: ""go =
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l •
1 f Rangée
APPENDICEB
GUIDE D'ENTREVUE
1. Mise en contexte
Un climat de confiance doit s'instaurer entre le répondant et le chercheur qui doit
remercier la personne répondante et les éléments suivants lui seront présentés:
Le nom et les prénoms du chercheur: El-Mouenis-Boumédiène MESSAOUDI
L'université : UQAM
Le programme de maîtrise en Technologies d'Information (Tl)
L'étude de cas projetée sur l'analyse des liens entre la qualification de la
culture collaborative (de groupe) et le fait d'évaluer le succès du projet
d'Intelligence d'Affaires (Business Intelligence : BI)
La confidentialité en gardant secret les noms des individus
La durée de l'entrevue (au maximum une heure)
Le droit d'intervention de la part de la personne répondante sur des sujets
qu'elle juge importants
La permission d'enregistrer l'entrevue (sans insister)
La possibilité de transcrire des notes écrites ou des formes graphiques validées
93
6. Autres éléments
34-Pourriez-vous me donner des conseils pour bien évaluer la culture
collaborative dans le contexte d' un nouveau projet BI ?
35-Y a-t-il autre chose non traitée dans cette entrevue qui vous sembleraient
indispensabl e pour bien saisi r 1' implantation du projet BI ?
A la fin de 1'entrevue, le chercheur remercie évidemment la personne
répondante.
96
Les facteurs d'évaluation de la culture collaborative et les facteurs d'évaluation du succès de la BI (Processus, Organisation
et Technologie) dans le cinquième thème des questions de l'entrevue
Directeur de projet
La plus grande difficulté c'est de monter une équipe qui soit efficace. Ton sujet de
recherche puis tes variables, c'est très pertinent. Par ce que ça fait cinq ans que je
livre des projets qui marchent à la [A], puis, c'est principalement à cause de
l'importance que j'accorde à la collaboration. Donc, la plus grande difficulté d'un
projet c'est que souvent on n'a pas la chance de partir de zéro. Donc, moi je suis
arrivé ici avec un projet qui été à redresser. Je pouvais dire, peut-être pas, le terme est
un petit fort, à redresser, mais disons qu' i1 y avait un certain défi, qu' i1 fallait apporter
certains changements. Donc, la difficulté c'est de faire fonctionner une équipe
ensemble, parce que ça fonctionnait plus ou moins bien quand j 'étais arrivé. Donc, en
ce moment, je peux le voir, After the fact, après un an et demi , l' équipe, elle est à
maturité. L'équipe fonctionne très bien, pourquoi , parce que justement pour toutes
ces raisons de facteurs clés de succès dont justement: l' engagement de la direction,
l'engagement de l'équipe, faire confiance aux gens, les faire travailler ensemble.
Qu ' est-ce qu ' on a fait aussi, c' est quand en dehors, qu 'est-ce qu'il y avait, ce qu'on
appelle concepteur, puis c'est un poste qui n'était pas vraiment clair la définition,
98
puis, on la, c' est un poste qu 'on a amené à maturité que mo i je qualifierais de, aussi,
Team Lead d'équipe. Ici , ce n'est pas très hiérarchique, ma is, moi je l' utilise
beaucoup ce poste-là de concepteur, comme Team Lead d' équi pe, c' est eux qui
gèrent les développeurs. Donc, les grandes diffic ultés, j ustement, c' est de fa ire auss i
ces preuves par rapport à un modè le d' équipe qu 'on pense, qui est perfo rmant, ma is
au tout début on n'avait pas fait nos preuves avec l'approche qu 'on avait préconisée.
Donc, un an et demi plus tard, bah, là, on se renco ntre que ça a fo nctionn é et pui s ça a
fo nctionné j ustement parce qu ' il y a eu 1'engagement de la direction dans tout ça. Ils
nous ont fa it confiance pas à pas. Puis, on a auss i apporté des changements drastiques
pour justement rendre l'équipe performante. Ça, ce n'est pas fa it du jour au
lendemain. Je crois que ça répond bien à ta question.
C'est la même chose que n' importe quel autre proj et technologique. En plus, que ce
qui se rajoute, c'est l'élément dont je . viens de di scuter là. Je trouve ce jargon
scientifique là qui ne finit plus ; là tu la bien dis dans tes facteurs de succès. Tu
parlais justement de leadership, engagement de la di rection, c' est pour la
collaboration ; engagement de l'équi pe. Pu is, c'est d'essayer de comprendre que ce
qu 'on gère là. Quand tu ne sais pas qu 'est-ce que tu gères, t'appliques toute so rte de
métho artific ie lles. Mais, quand tu comprends le besoin ; tu comprends comment
organiser un projet, comment organiser une équipe ; comment faire travailler
ensemble une équipe ; quels sont les éléments clés. Mais, défin ition de la culture
collaborative, c'est de faire en sorte que de monter une équipe qui soit performante.
Tu as fait beaucoup de sports dans ta vie, peut-être du sport d' équipe, de soccer, du
hockey, mais ce n' est pas si éloigné que ça, hein . C ' est la même logique, c' est de
faire fonctionner une chimie d' équipe qui marche ensemble.
99
Les caractéristiques, moi j ' irais en termes de rôles et responsabilités à la limite. Moi
j ' ai en tête une approche qui marche dans le contexte de la [A] incluant [B], parce que
[B] c' est moi qui ai monté; ([B] ce n'est pas ma compagnie) [B]. C'est une filial e de
la [A]. Donc, j ' ai passé trois ans et demi là-bas, puis un an et demi ici. C'est juste
l' autre bord de rue, c'est pour ça que je pointe là. Puis, j ' ai monté justement les
entrepôts de données, la gouvernance, j'ai aidé la compagnie. Je peux dire la
compagnie, quand même la direction, pour mettre en place cette gouvernance au
niveau BI, monter le premier cube de donnée, premier entrepôt, déploiement d' outils
de Business Object, puis ça revient tout le temps à une structure de rôles et
responsabilités. Une structure d' équipe qw fonctionne bien, qu1 inclut
progressivement aussi une structure de gouvernance de données, parce que encore là,
la nuance aussi qu' on retrouve dans la notion de culture collaborative dans un
contexte BI, bah, autant que le jargon qui est compliqué. Mais, il y a quand même une
structure de gouvernance qui doit être appliquée, puis ça ne se fait pas le jour au
lendemain, ça se fait pas à pas, puis, c' est principalement justement d' amener
l'organisation à comprendre c' est quoi du BI. C'est quoi les termes d' affaires, puis
comment on vient à structurer justement d' un point de vue technologique tout ça
(d ' un point de vue) en partant justement d' un besoin client, puis une compréhension
client. Donc, au niveau des caractéristiques de culture collaborative, je vois ça quand
même très, pas hiérarchique, mais j ' utilise des termes; d'être structurant par des rôles
et responsabilités qui incluent une structure de gouvernance, une mise en place
d'équipe de projet qui incluent aussi différents rô les. Donc par exemple, l'arrimage
avec l'architecte d'entreprise, architecte de solution, architecte BI, architecte de
sécurité, avec des rôles de concepteurs ; comme c'est tout l'arrimage de ces
différents joueurs-là, ajout aussi d'équipe de projet de client si on peut dire, bien
important ou consommateur. Donc, la façon de le structurer dans les caractéristiques
de la culture collaborative, c'est de quand même mettre en place une structure qui
100
Ce qui favorise le travail en équipe, je pourrais dire c'est l'ensemble de toutes ces
réponses-là que je viens de dire depuis le début.
À la base qu'est-ce qui fait que la structure de projet, c'est que les organisations sont
organisées pour simplifier les choses par vice-présidence ou des tours de livraison ; la
gestion de projet est de même. Comme, c' est pour ça j ' aime bien les structures par
projet, par ce que t'as projet 1, 2, 3 et puis souvent dans ces organisations-là
101
C'est de faire ses preuves, il faut y aller pas à pas. Donc, même si on pense avoir la
recette miracle qui marche, il faut y aller pas à pas, en fonction du niveau de maturité
des organisations. Puis, c'est par petites victoires que lentement on vient façonner je
pourrais dire une organisation, mettre en place une équipe qui soit efficace.
C'est de faire l'application de tout ce que je t'ai dit depui s le déb ut incluant
justement la structure de gouvernance du projet.
C'est premièrement, c'est d'arrêter d'être mystérieux. Pas grand-chose à cacher dans
la vie là. La seule chose qui peut être à cacher, c'est juste les salaires puis les taux. Il
n'y a pratiquement rien à cacher. Donc, arrêter d'être mystéri eux, d'être transparent,
d'être honnête, d'être intègre. Ça se vit, ça se garde, une confiance, ça se bâtit.
Première des choses, c'est quand les gens ont des problèmes, c'est d'essayer de
trouver des solutions et non d'essayer de trouver le coupable. Arrêter de jouer à
languir. Utili ser des termes qualificatifs très crus. Mais, d'arrêter d' être check-in. De
porter ses culottes, de supporter son équipe. De savo ir de quoi on parle.
C'est sûr que le fait d'être géographiquement tous ensemble, c'est un é lément majeur.
Par ce que j ' ai travaillé sur des projets où ce que c'était virtuel où il y avait des gens
en Inde, ou il y avait des gens aux États-Unis où en Fin lande, ça fini plus là, ça
devi ent extrêmement compliquée pendant ce temps-là. Puis, là, il y a l'élément
culturel pendant ce temps-là là. Travailler avec des Finlandais c' est une culture
complètement différente là. Les États-Un is à un moment donné le continent ici que tu
sois Américain ou Canadian, bah, il y a quelques différences prés là, mais il n'y a pas
beaucoup de différences. Mais, quand tu t' en vas dans les cultures européennes
comme ça ou là je veux dire c' est un facteur de risque supplémentaire. C'est un
challenge supplémentaire. En plus t' a déjà c' est une barrière de communication en
103
soi. Mais, en même temps t'as la distance, tu fonctionnes avec des langages différents
tu fonctionnes avec des fuseaux horaires différents, bah, c' est sûr que tout ça va
affecter la culture de collaboration et puis c' est un facteur de risque.
Il faut qu'il ait dans tous ces éléments-là; qu ' il ait une ouverture. Puis, s' il n'y a pas
d' ouverture, puis, ça ne marche pas, puis, les gens pensent qu ' ils ont la recette
miracle, mais là je veux dire ce n'est pas un départ là ; s' il n' y a pas d 'ouverture, ça
ne va nulle part. Comme il faut qu ' il ait une ouverture, il faut qu ' il ait une culture qui
permet de challenger. Se challenger entre êtres humains là, c' est un signe
d'intelligence, mais il faut que ça vienne avec l' ouverture. Si c' est juste des gens
bornés qui connaissent tout, ça ne va nulle part. Donc, l'ouverture, challengée avec
respect. Puis ça, la [A] c'est long, c' est ça qui me fait plus peur. Parce que, pas pour
la [A], mais c' est que c' est marginal, à la limite un climat de travail comme ici où t' as
le droit de critiquer, le droit à changer les choses. Puis, parce que ça prend beaucoup,
beaucoup de maturité pour pouvoir être ouvert à ce type de façon de faire là. Là, Il
faut que les gens soient compétents. Il ne faut pas que les gens aient peur de perdre
leurs jobs. Il ne faut pas que les gens soient aussi complexés, comme, c'est la base.
Pour moi , j'ai retenu méthode versus gestion de proj et, puis collaboration versus
processus, mais ces 4 axes complètement différents (pour) moi. Bah, le processus, il y
a quand même un cycle ; on pourrait relier à la méthode, puis la gestion de projet ;
quand même un cycle de collaboration ; je peux dire, qui est une méthode de gestion
de projet ; souvent il y a quelques phases, puis méthode et gestion de proj et tu peux
prendre référence par exemple les PMI puis à un moment donné chaque logiciel,
104
chaque firme va arriver avec sa propre méthode, mais ça revient tout du pareil au
même. Ils changent des couleurs de tourne-vices, mais c'est tout de même des tourne-
vices. Donc, c' est sûr ici, su tu développes des nouveaux logiciels ou tu fais
l' implantation d'un ERP, ou tu fais l' implantation d'un Business Intelligence, d' un
comptoir, bah, ça va différer, mais deux extrêmes à la limite, parce que la limite du
BI versus un ERP ça peut avoir certaines références, certaines similitudes, mais sûr
quelqu'un qui a fait du développement Software versus des projets ERP, mais là,
c'est deux mondes, mais dans le cadre des projets BI, il y a des cycles. Pour moi le
cycle on peut le ramener sous forme de processus. Donc, justement, t'as des phases
de projet ; qui l'analyse préliminaire, la phase 1 mettent là ici ; t'as la phase
préliminaire, t'as le démarrage, la phase d'analyse détaillée, la réalisation,
stabilisation, puis le suivi. Donc, ça, on peut le ramener dans un contexte d'un projet
qui est de la métho de projet, il y a des guides. À c.hacune des étapes qu ' on voit
passer, on a Business Case qu'on étoffe, puis on dit, bah, voici où ce qu ' on a rendu la
culture de la collaboration on l' ajuste, justement, bah, premièrement c' est un
alignement qui se fait avec les différentes parties prenantes de l' organisation. Par ce
que ça rentre dans la gouvernance de projet là comme globalement à chacune des
étapes, il y a une réédition de compte avec l' organisation matricielle comme je t'ai
démontré tantôt là, t'as les vices présidences, t'as le projet, mais ça s'imbrique dans
cette notion matricielle là de collaboration. Donc, on peut le voir sous forme d' un
processus, face méthode, ou gestion de projet, puis, PMI tu peux le garder comme
référence pour ça, mais, tout ça est orchestrée ; j e pourrais dire dans les bases, les
fondements de la gestion de projet là au niveau théorique là, mais la finesse ou les
résultats, pas la finesse, mais les résu ltats peuvent différer beaucoup , malgré cette
littérature-là qui est quand même assez comp lète ; puis qui est à amener à maturité ;
pourquoi que les proj ets qu i marchent mo ins bien que des proj ets qui marchent
mieux, bah, c' est principalement pour les variables clés pour lesquelles tu regardes
dans le cas de ton étude ; c' est la culture collaborative, puis ça, tu là retrouve plus ou
moins dans les livres ; ce n' est pas si scientifi que que ça, ça se vit. Puis, d' une
105
organisation à l' autre, tu vas avoir une culture de collaboration qui marche très bien
dans un autre contexte; il y aura beaucoup de résistance. Comme, il n' y a pas de
recette magique, mais c'est sûr que la chose que j'ai retenue, c' est que si t'as des gens
qui ne sont pas ouverts au changement ; ils ne sont pas en mesure, ne sont pas
capables de se faire challenger avec respect. On vit dans un monde où les gens qui
n' ont pas la compétence sont complexés. Ils ont peur de perdre leur job, bah, ça, c' est
des éléments hyper hyper hyper importants par rapport à la culture de collaboration
là. Comme, à la limite tu peux avoir la même équipe, la même approche, la même
métho, le même processus, puis dans une organisation ça va fonctionner très bien,
puis dans l' autre ça va être un désastre ; principalement à cause de ces éléments-là ;
qui moi aussi que je fais référence à la maturité organisationnelle. Une organi sation
qui est plus ou moins mature, il faut que t' arrive avec approche pas-à-pas, soft, les
images, des petites victoires. Puis quand l' organisation est plus mature, bah, là tu
peux y aller beaucoup plus rapidement ; comme c'était le cas avec le projet [E] avec
le projet [B]. Là, on parle à peu près de 170 personnes dans le projet ; c' est majeur là,
puis c' est un projet qui est une réussite. À Montréal des projets à 170 personnes là ;
sont livrés ; je n' aime pas dire ça on time on budget, tout ce que tu veux. Tu peux
avoir un projet qui est livré dans les temps selon le budget, mais qu'ultimement les
budgets ont été gonflés ou à la limite ça se peut même ne pas répondre à un besoin de
l' affaire. Comme je fais attention à cette notion ou ces discours-là très classiques là
ou gratuits à la limite. C' est un projet majeur dans une entreprise qui a prouvé qu ' il
était à maturité, puis j e reviens tout le temps à ces éléments-là, là. Pui s, ça s' imbrique
dans un processus, justement d'une méthode, de gestion de projet, processus. Mais, ta
notion de collaboration elle prend tout son sens comme je t'ai dit là, en fonction du
contexte. Si un contexte n' est pas propice, ça peut n' amener nulle part.
106
La mise en place d'outils, moi j'appelle ça les standards ; j 'ai accroché sur le mot
standardisation, c'est important, parce que c'est comme un mur de pierre qu 'on bâtit,
pas pour se cacher du voisin, mais on bâti ; j ' utilise souvent cette analogie. C'est que
pour bâtir un mur il faut aller brique par brique, pierre par pierre, puis la métho elle
prend son sens dans cette image-là; où jusqu'à un moment donné, tu vas commencer
à déployer ; tu vas t'appuyer sur des structures ; des principes de PMI par exemple de
gestion de projet, puis lentement, tu vas commencer à mettre en place certains
standards; tu vas avoir un dictionnaire de données ; il va y avoir des services qui vont
être consommables ; tu vas avoir aussi un catalogue de service ; on va mettre en place
aussi des modèles physiques ; tous les niveaux de modèles là, mais ultimement il faut
que le modèle globalement fasse du sens aussi là. Tout le volet modélisation, ça
rentre un peu dans la notion de standard. Tu vas avoir aussi un standard au niveau de
la technologie, si tu vas prendre les technologies Microsoft par exemple tes outils de
reporting, ça va être une sorte de standardisation pour former les gens à quelques
outils ; un ou deux. Donc, ça fait référence à des standards aussi au niveau de la
technologie pour le reporting.
La qualité de donnée, c ' est hyper important ; parce que quand je sUis revenu
justement à la notion de comment qu ' on peut dans le fond simplifier. C' est quoi pour
l' usager les variables importantes, il y a la performance, la consommation via des
services. Donc, un langage qui connait, puis c'est sûr qu'il y a la qualité des données
aussi. Qualité des données, si elle n'est là, puis les gens ont peur; par ce qu ' ils ont eu
des mauvaises expériences, ça amène à un échec monumental. Donc, ça, c' est un
107
L'évaluation, ça fait partie un peu de, vraiment de la façon de mon organisation. [S] ,
c'est ma business. Pour moi, que ce qui est important, ça passe par la notion de
besoin des clients, puis en fonction d ' un contexte business. C'est bien beau aussi de
déployer des technologies qui sont performantes avec à la fine pointe ou des dernières
technologies. Mais, ce n'est pas ça qui est important. Il y a tellement d'échecs aussi
dans les projets BI, qu 'aussi je pense que le besoin du client n'est pas tout le temps
émis, compris. Je peux dire, là. Les gens vont dire : oui, oui, je tiens compte des
besoi ns du client, mais tu comprends que ce que ça mange en hivers du Bl pour
1'organisation. Il faut que tu sois capable de mettre dans un contexte des usagers, que
ce qui font avec la consommation d'information. Parce que, ultimement le monde BI
vient un peu à s'isoler avec son propre jargon, qui a l' impression que c'est une façon
de se sécuriser entre gens dans la communauté BI je peux dire là. Pas tant de se
protéger, mais c'est à la limite, c'est sécurisant de parler de dictionnaire de données,
puis de Data[ ... ]. Il faut sortir de cet isolement-là, puis il faut aller voir concrètement
c'est quoi , puis ce n'est pas très compliqué là. C'est un écran, c' est un usager, puis lui
il prend des décisions en fonction d'un écran. Il faut que l'information soit facile à
comprendre pour lui ; que ça soit rapide puis qu 'elle soit de qualité, puis là, c'est là
que ça prend tout son sens par rapport à un contexte business.
(L'échec de la BI), pour moi c'est symptomatique. Parce que, c' est une équipe qui est
saine, c' est une culture. Dans le fond , si t' as une entreprise qui est mature au niveau
Tl, elle va avoir des équipes qui vont être efficaces. Puis ça va respecter les éléments
que je t'ai mentionnés depuis le début, là. Souvent les gens qui ont beaucoup
d' échecs, mais ça va être symptomatique d' une culture collaborative qui ne soit pas
109
évoluée ou efficace, là. Faire attention, par ce que, l' attaquer de front ; ça peut être
très mal perçu, là, mais ne veux pas que tu sois arrivé à quelqu ' un, puis faire une
évaluation, puis tu lui dis finalement, on s' est rendu compte que tu n' es pas
compétent, t'es complexé, t'as peur de perdre ton job, tu ne veux pas te challenger. JI
n' y a pas d' ouverture. À la limite aussi, c'est la commùnication au sens large. C'est
de prendre pour acquis que seulement les salaires à cacher, là. Il faut ouvrir les portes,
ouvrir les fenêtres. Il faut s' ouvrir. Il faut comprendre ultimement que de croiser les
projets ensembles, là. Croiser les ressources entre les projets, entre les départements,
partager les ressources. C' est ça qui fait en sorte qu ' il y a du succès. Moi , il n'y a pas
de chicanes dans mes équipes. Les gens travaillent en équipe. Ils se respectent.
Personne ne cache rien à personne. Il faut que ça vienne d' en haut ce leadership-là.
T'as dans la vie-là. C' est dans toutes les sphères de notre vie. C'est d' essayer de
simplifier les choses là.
Y a-t-il autre chose non traitée dans cette entrevue qui vous semblerait
indispensable pour bien saisir l'implantation du projet BI ?
Capacité de synthèse, ce n'est pas donné à tout le monde ça. Il faut être capable de
rapidement simplifier les choses. De se faire un constat. Moi, un gestionnaire qui est
efficace c'est quelqu ' un qui soit capable sur une page de synthéti ser quelque chose
(de grand), le plus visuel, le plus simple possible, de simplifier, pour passer le
message. Mon staff, il le sait. C'est à peine si j e ne donne pas des collants quand les
gens m' arrivent avec des choses qui tiennent sur une seule page. Ça, c' est hyper
important. À part ça, le sujet de recherche est super intéressant. Mais c'est l'histoire
d' une vie. Moi, ça fait vingt ans que je suis en projet; j ' ai fait ma maîtrise justement
en TI. Puis, ces études de facte ur de succès là, j ' étais marqué par ça, il y a quinze ans.
J' ai vu toute sorte de projets, puis pour l' instant j ' ai trouvé une recette qui marche
dans un contexte donné, mais qui marche quand même durant cinq ans à travers les
différentes cultures qu ' on peut trouver à travers la [A] parce que dans les filiales,
110
c'est une culture différente. Mais, même à travers la [A] il y a plusieurs cultures.
Donc, ça se vit, mais je pense que, peu importe, si j'ai la recette du succès ou non, là.
Je pense qu'il y a des principes directeurs qui ressortent de ça, puis je n'en suis pas
propriétaire!
Pour l' implantation d'un projet TI, c' est la même chose que dans les autres
compagnies, il y a une priorisation des projets de la part de la direction et il y a des
ressources matérielles. À chaque année, il y a une enveloppe budgétaire pour les
différentes lignes d'affaires. Chaque direction a ses propres ressources internes. Les
consultants externes sont définis dans une partie de 1'enveloppe budgétaire en cas de
besoin.
Dans le contexte d ' une implantation Tl, chaque gestionnaire de proj ets organi se so n
équipe et ses collaborateurs. Pour chaque projet, il y a différents comités de direction
et différents comités de gestion. Son équipe implique des cl ients, des analystes et des
développeurs.
Ill
Dans les projets TI, le consultant peut être le chef de projet. Il joue son rôle dans
l'équipe. Il y a une différence entre le champion et le consultant.
Oui, dans la plupart des cas, les implantations Tl se font dans le cadre d'une culture
collaborative. S'il n'y a pas de collaboration, la réussite est compromise.
Directeur de la pratique BI
Oui c'est clair, ça fait partie de la clé de succès là. Plusieurs exemples de flexibilité,
ça aurait pu être une thématique en soi . Comment s'adapter aux nouvelles réalités
d'affaires, aux nouvelles technologies, tu vois dans le projet que je t'ai montré tantôt ;
ça, c'est un exemple de flexibilité. C'est un de nos plus grands succès qui n'aurait pas
été possible si les gens n'avaient pas été ouverts à défaire des idées, en fait préconçu
qu ' ils avaient. On n' a pas respecté tous les Best Practices; on a pris d' autres chemins.
112
Fait que, il fallait faire preuve d'une grande flexibilité, sinon, si on reste rigide, on va
juste livrer les mêmes solutions avec les mêmes erreurs. Fait que, je dirais flexibilité
égale à amélioration forcement.
C'est peut-être tout le volet sponsor, en fait à quel point on est appuyé dans les
initiatives BI. À la [A] , c'est intéressant, parce qu 'au niveau justement des sponsors
de la haute direction, ils ne parlent pas vraiment de BI. Ils parlent d' avoir accès à
l' information, de pouvoir apprendre les bonnes décisions d'affaires . Après ça,
comment la Tl répond à ça ; c'est via des Best Practices. Tu sais, on a un système
source dont les données ont besoin d' être exploitées, pour prendre des décisions
d'affaires, bah, comment on fait ça dans la vie, c'est via des comptoirs de données,
par exemple. Fait que, quand on met ça en place, on n'ait pas à calculer du ROI ou
des choses comme ça. On se dit voici le besoin d 'affaires, voici le Best Practice, c'est
ça que ça coute, est-ce qu 'on y va oui ou non. Fais que, quand ça répond au besoin
d'affaires, après ça, la direction va supporter fortement. On a jamais à nager contre le
courant, à vendre du BI là, par exemple. On n'ajamais à faire ça à l' interne. Il y a un
besoin d'affaires qui est de nature BI, bah, voici comment on y répond et puis la
direction nous supporte jusqu 'au bout. Je peux te donner, là, l'exemple du premier
projet sur lequel on a fait des erreurs qu ' il a fallu retirer ce projet-là. Il fallait
recommencer. Bah, la direction vou lait que ça marche avec nous autres. Puis, on a
recommencé et puis ça marche maintenant.
C' est très qualitatif, je dirais en ce moment. Je ne peux pas; pas plus que ça. Je le sais
d' expérience, parce que je sens que les gens collaborent avec moi ; viennent me voir
pour des choses qui n' auraient pas nécessairement à venir me voir. Je reçois des
113
Le volet itératif, ce n'est pas un combat qu'on a gagné encore. On le fait le plus
possible. Les plus petites itérations possible. Par contre, il y a une crainte ou une
perception, peut-être de la part du bureau projet, qu 'on travaille en mode itérative, ça
va être du Burn Grade, en fait, on va travailler pour l'argent qu 'on a. Puis, on verra
bien ce qu 'on va voir à la fin, tu sais. Alors que ce n'est pas ça, on travaille dans un
objectif, il y a quand même un cadre de gestion qu 'on travaille en mode itérative. Ce
n'est pas systématisé. Même si, là, bon les gens visent les plus petites itérations. Ça
reste en mode très classique ; un document d'analyse. Bon, fait que, il nous reste du
chemin à faire là-dessus. Les cas où on l'a fait bien sûr, ça va de pair avec la
collaboration. Tu fais une itération sur une ou deux trois semaines ; quelque chose
comme ça. Bah, là, t'as besoin de comprendre avec le client c'est quoi ton prochain
besoin, auquel tu veux que je réponde. Tu peux prototyper, voici comment je pense y
répondre, que ce que t'en penses. Oui, pas tout à fait, ajuste ça, ajuste ça, ajuste ça. Là
nous on arrive à faire rapidement quelque chose d'intéressant, qu'on peut remettre au
client; c'est la valeur ajoutée rapidement. Je reviens sur le même projet qu ' on a fait.
Au début les premières itérations [... ] jusqu'au jour où on l' a faite en collaboration
avec ce client-là, si tu veux, qui est notre collègue. Mais, jusqu' au jour où le
prototype il l'a déclaré, c'est exactement ce que je veux en production. Donc, on l'a
mis en production, on a continué, dans ce mode-là depuis presque deux ans
maintenant. On continue à livrer un paquet de fonctionnalités par itération, mais on
11 4
avait travaillé avec lui; c'est lui qui nous a dit: voici comment je veux mes données .
Donc, on avait simplement travaillé pour lui fournir ces données-là. Ç'a été un grand
succès.
Quelle est votre définiti on de l' Inte lligence d' Affaires (Business
Intelligence : BI) dans votre organi sati on ?
Moi, j e n'ai pas la définiti on Tl du BI. Vraiment, c'est plus ce que nous ont fa it que j e
considère qui est le BI. C'est, plus que ce que l' on fa it. C' est vraiment de s' assoir
avec les gestionnaires, vo ir ce qu ' ils ont comme beso in d'analyse, pui s de défi nir
avec eux les besoins d'analyses, pui s les mettre en place, puis répondre à leurs
questi ons dans le fo nd. C' est d 'avoir des outils qui nous permettent de répondre aux
questi ons des gens sous forme de rapports, so us fo rme d'accès à l' information. Pour
moi c'est ça. Le po int fi nal, c'est l' accès à l' informati on.
A utrement qu ' on fi nançant tout le projet là ! Ils nous ont vraiment bien supportés.
Mais je ne suis pas sûr de vo ir dans que l sens? Quand on a eu le pilote au début, bah,
on n'a pas (eu) beaucoup de support. Quand il s ont vu ce qu' on a fait, ils ont compris
la différence entre ce qu 'on avait, ils ont ouvert les portes. Pui s ça fa it deux ans que le
proj et, sur une équipe de huit, di x personnes, qui roulentïà-dessus là. C'est quand
même un gros projet.
115
On était impliqué tout au long du projet. En fait, c'est nous qui donnons la formation,
vu indirectement qu'on a été impliqué dedans. Souvent, on connait mieux, peut-être,
d'un point de vue fonctionnel que même les gens BI, de l'équipe de développement ;
parce que, écoute, on a ficelé chacun des morceaux avec les autres. Fait que, souvent,
on va aider pour donner la formation aux autres équipes ; parce qu ' à la [A], il y a un
centre d'accès à l' information; quels sont ceux qui sont supposés de donner l'accès à
ce qui était fait. Puis, c'est nous qu'ils viennent voir quand ils sont coincés dans les
questions ; vu qu 'on la faite avec les autres.
Dans le contexte collaboratif, la gestion de projet classique avec début fin ; comme je
te disais personnellement, je trouve que ça ne marchera pas. Parce que, le business
évolue au fur et à mesure du projet, puis si tu ne restes toujours pas arrimé avec le
business en arrière. En ton temps de départ de projet, puis en ton temps de livraison,
tu auras trop de gaps, puis déjà tu n'atteindras pas les attentes. Tu crées trop
d'attentes, puis les besoins changent au fur et à mesure, puis en plus c'est basé sur, au
temps zéro tu dis-moi je commence, c'est ce qu'on veut, mais c'est basé sur une
image transversale dans le temps, si tu veux, tu comprends, on est, moi , je suis là
présentement, tu me demanderais c'est quoi tes besoins BI, je vais donner mes
besoins courants, pas mes besoins courants, je vais essayer de me projeter dans le
futur, mais c'est difficile de se projeter dans le futur, parce que je n'ai aucune idée
sur ce que les gestionnaires vont vouloir, puis même passé, c'est difficile. J'utilise le
passé pour diriger ce que j ' anticipe du futur, mais ça reste une image transversale.
Tandis ce, quand tu avances le projet dans le temps, puis que tu le suis au fur et à
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