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Stratégie d'Innovation pour Signalisation Intelligente

devellopemnt dune strategie de signialisation routiere intellignete

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RAPPORT

DU PROJET DE FIN D’ETUDES (PFE)


STAGE INGENIEUR

ECINE 5ème année

Par

Taha, Zahid

Développement d’une stratégie d’innovation pour le


développement des systèmes de limitation de vitesse intelligents

Encadré par :
• Mr. Alaa HASSAN
• Mr. Ferney OSORIO
• Mr. Omar JELLOULI
• Mr. Abdelatif EL GHAZI
• Mr. Mohammed TAHIRI

2022 -2023

Ecole Supérieure d’Ingénierie de l’Energie (ECINE-UIR) : Filière Energétique et Energie Renouvelable


Remerciment

Je souhaite exprimer ma profonde gratitude envers toutes les personnes qui ont joué
un rôle essentiel dans la réussite de mon projet de Développement d’une stratégie d’inno-
vation pour le développement des systèmes de limitation de vitesse intelligents. Je tiens à
souligner l’importance des collaborations et des encadrements qui ont façonné mon ex-
périence. Je tiens à remercier chaleureusement Messieurs ELGHAZI Abdelatif et JELLOULI
Omar, mes encadrants académiques, pour leur soutien inestimable tout au long de mon
parcours. Leurs conseils éclairés, leur engagement constant et leurs orientations précieuses
ont grandement contribué à mon apprentissage et à ma compréhension des enjeux liés à
ma mission. Leur confiance en mes compétences a été un moteur pour mon développe-
ment personnel et professionnel.
Je souhaite également exprimer ma reconnaissance envers Messieurs HASSAN Alaa et
OSORIO Ferney, mes encadrants au laboratoire ERPI. Leur expertise et leur dévouement
exceptionnels ont été d’une importance cruciale durant la phase de recherche théorique et
de rédaction de mon projet. Leur accompagnement patient et leurs conseils judicieux ont
guidé mes efforts et renforcé mes compétences académiques, contribuant ainsi de manière
significative à l’élaboration de ma stratégie d’innovation.
Un remerciement tout particulier à Monsieur Tahiri, mon encadrant au laboratoire Fa-
bLab UIR. Sa passion contagieuse pour l’innovation et son expertise dans le domaine du
prototypage ont été des sources d’inspiration tout au long de mon projet. Son mentorat
attentif m’a permis d’acquérir des compétences pratiques essentielles dans le développe-
ment de systèmes de limitation de vitesse intelligents, tout en élargissant mes perspectives
sur l’innovation. Sa patience et son engagement ont créé un environnement d’apprentis-
sage propice et enrichissant.
Enfin, je souhaite exprimer ma profonde reconnaissance envers toute l’équipe du labo-
ratoire ERPI et du laboratoire FabLab UIR. Leur accueil chaleureux, leur collaboration en-
thousiaste et l’atmosphère conviviale qu’ils ont créée ont considérablement enrichi mon
expérience de projet. Leur contribution collective a joué un rôle essentiel dans mon déve-
loppement professionnel et dans la réalisation de ma stratégie d’innovation.
Encore une fois, un grand merci à tous ceux qui ont contribué à mon projet pour avoir
rendu cette expérience aussi formatrice et enrichissante.
Je tiens également à exprimer ma gratitude envers le Projet EPICE pour avoir rendu
cette opportunité possible grâce à leur soutien financier. Leur contribution a joué un rôle
clé dans la réalisation de ma stratégie d’innovation pour les systèmes de limitation de vi-
tesse intelligents. Leur investissement dans mon projet a été un facteur déterminant pour
sa réussite, et je les remercie chaleureusement d’avoir fait de cette expérience une réalité
fructueuse.

1
Résumés et Mots Clés

Résumé
Ce stage de 6 mois entre l’Université de Lorraine et l’Université Internationale de Ra-
bat, en partenariat avec Urban Electronics, vise à développer une stratégie d’innovation
pour les systèmes de signalisation routière intelligents. Le projet a conduit à la création
d’un panneau de limitation de vitesse intelligent, capable de s’ajuster selon les conditions
météorologiques et le type de véhicule grâce à des capteurs. Le système est autonome, ali-
menté par l’énergie solaire, et optimisé pour une faible consommation énergétique. Il a le
potentiel d’améliorer significativement la sécurité routière et s’inscrit dans la transforma-
tion des villes en smart cités.

Mots Clés
Signalisation routière intelligente/Sécuritéroutière/Smartcités/Energie solaire/Collaboration
internationale/Innovation/Stratégie technologique/

Abstract
This 6-month internship between the University of Lorraine and the International Uni-
versity of Rabat, in partnership with Urban Electronics, aims to develop an innovation stra-
tegy for intelligent road signage systems. The project led to the creation of an intelligent
speed limit sign, capable of adjusting according to weather conditions and the type of ve-
hicle thanks to sensors. The system is autonomous, solar-powered, and optimized for low
energy consumption. It has the potential to significantly improve road safety and contri-
butes to the transformation of cities into smart cities.

Keywords
Intelligent road signage/Road safety/Smart cities/Weather sensors/Solar energy
/International collaboration/Innovation/Technological strategy/Autonomous systems

2
Table des matières

1 Description des Entités Impliquées dans le Projet EPICE 9


1.1 Équipe de Recherche sur les Processus Innovants . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.2 Stimulation de l’Innovation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.3 Collaboration Interdisciplinaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.4 Création et Maintenance des Espaces d’Innovation . . . . . . . . . . 10
1.1.5 Impact Sociétal et Économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Espace d’innovation Fab Lab UIR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.2 Rôle dans le Projet EPICE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.3 FabLab UIR : Un Catalyseur d’Innovation . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Urban Electronics (Groupe Delta Holding) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.2 Fabrication d’Équipements de Signalisation . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.3 Partenariat et Co-développement Industriel . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4 Étude Comparative des Fab Labs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4.1 Equipement F2l . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.2 Equipement Fab lab uir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.5 La comparaison entre les deux laboratoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

2 Revue de littérature sur le concept et les modalités de collaborations universi-


taires autour des espaces d’innovation universitaires 15
2.1 Définition et types d’espaces d’innovation universitaires . . . . . . . . . . . 15
2.1.1 Définition des espaces d’innovation universitaires . . . . . . . . . . 15
2.1.2 Les différents types d’espaces d’innovation universitaires . . . . . . 15
2.2 Rôles des universités dans les espaces d’innovation . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2.1 Le rôle des universités en tant que catalyseurs de l’innovation . . . . 18
2.2.2 Les objectifs des universités dans les collaborations autour des es-
paces d’innovation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.2.3 Les avantages pour les universités de participer à ces initiatives . . . 19
2.3 Modalités de collaborations universitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.1 Collaboration entre universités et entreprises . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.2 Collaboration entre universités et gouvernement . . . . . . . . . . . 22
2.3.3 Collaboration entre universités et acteurs de la société civile . . . . . 23
2.3.4 La collaboration entre différentes universités internationales (entre
leurs espaces d’innovation). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

3 Visite de l’Usine AIC MÉTALLURGIE S.A. et Adaptations pour les Panneaux In-
telligents 28
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.2 Visite de l’Usine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

3
3.2.1 Aperçu Général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.2.2 Comparaison des Processus de Fabrication . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.3 Méthode d’Élaboration de la Stratégie Technologique pour Panneaux de Li-
mitation de Vitesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.3.1 Audit Interne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.3.2 Veille Externe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.3.3 Élaboration de Scénarios d’Acquisition de Compétences . . . . . . . 31
3.3.4 Priorisation d’Actions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

4 Innovation et Sécurité : Développement d’un Panneau de Limitation de Vitesse


Intelligent 32
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2 Le système et ses composants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2.1 Présentation du besoin de la technologie . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.2.2 Objectif du Chapitre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.3 Description Générale du Panneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.3.1 Fonctionnalités Principales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.3.2 Types de Routes où il Peut être Installé . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.4 Technologie Utilisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.4.1 Capteurs météorologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.4.2 Composant intelligent pour l’intensité lumineuse des LEDs . . . . . 36
4.4.3 L’afficheur LED . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5 Dimensionnement du Panneau Photovoltaïque . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5.2 Besoins Énergétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5.3 Calcul de la Puissance Nécessaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5.4 Facteurs Environnementaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.5.5 Calcul de la Puissance du Panneau Photovoltaïque . . . . . . . . . . 38
4.5.6 Sélection du Panneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.6 Fonctionnement des Capteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.6.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.6.2 Capteurs à ultrasons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.6.3 Économie d’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.7 Avantages Énergétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.7.1 Économie d’énergie grâce à la luminosité variable . . . . . . . . . . . 39
4.7.2 Faible consommation des capteurs météorologiques . . . . . . . . . 40
4.8 Adaptabilité et Personnalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.8.1 Base : Panneau de limitation de vitesse sur autoroute à 120 km/h . . 40
4.8.2 Combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.9 Étude Économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.9.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.9.2 Coûts Initiaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.9.3 Coûts Opérationnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.9.4 Sources de Financement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.9.5 Retour sur Investissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.10 Limitations et Défis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.1 Fiabilité des Capteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.2 Conditions Météorologiques Extrêmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.3 Vandalisme et Usure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.4 Interférences et Obstructions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.5 Mise à Jour et Maintenance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

4
4.10.6 Adoption et Acceptation Publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.7 Réglementations et Normes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.10.8 Résumé des Points Clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.10.9 Implications pour la Sécurité Routière et la Gestion du Trafic . . . . 44

5 Annexes 47

5
Table des figures

1.1 Shema des equipements f2l . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12


1.2 Shema des equipements de fab lab uir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2.1 Les types d’espaces d’innovation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17


2.2 Rôles des universités dans les espaces d’innovation . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 Modalités de collaborations universitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.4 Collaboration entre universités et entreprises . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.5 Collaboration entre universités et gouvernement . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.6 Collaboration entre universités et acteurs de la société civile . . . . . . . . . 24
2.7 La collaboration entre différentes universités internationales (entre leurs
espaces d’innovation). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

3.1 Methode d’elaboration de la strategie technologique . . . . . . . . . . . . . 30


3.2 Roadmap du scenario . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

4.1 Composants du panneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33


4.2 Composants du panneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

5.1 Prix du capteur de vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53


5.2 Prix du capteur de pluie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.3 Prix du capteur ultrason . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.4 Prix du capteur de luminosite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.5 Prix du panneau photovoltaique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55

6
Liste des tableaux

3.1 Comparaison des processus de fabrication des panneaux statiques et intel-


ligents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

4.1 Résumé des besoins énergétiques du système . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38


4.2 Les different vitesse d’affichage dans le cas simple . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.3 Les different vitesse d’affichage dans le cas des combinaisons . . . . . . . . 40
4.4 Coût des composants par unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.6 Coût Opérationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

5.2 Equipement F2l . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49


5.4 Equipement de FAB LAB UIR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52

7
Introduction

L’innovation est un pilier fondamental du développement dans notre monde en perpé-


tuelle mutation. Ce constat est particulièrement vrai dans le domaine de l’enseignement
supérieur, qui fait face à des défis sociétaux urgents tels que la sécurité routière et le chan-
gement climatique. Ce rapport vise à explorer les collaborations universitaires en matière
d’espaces d’innovation, en mettant l’accent sur leur potentiel et leur applicabilité.
Dans la première partie, nous nous penchons sur le concept des espaces d’innovation
universitaires, en les définissant et en les catégorisant en plusieurs types, tels que les parcs
scientifiques, les incubateurs et les accélérateurs. Nous examinons le rôle pivot des univer-
sités en tant que catalyseurs de l’innovation et les avantages multiples qu’elles peuvent en
tirer. Plusieurs modalités de collaboration sont également explorées, que ce soit avec des
entreprises, des gouvernements ou d’autres acteurs de la société civile. L’importance de la
coopération internationale entre universités est également soulignée, en particulier pour
maximiser le potentiel de ces espaces d’innovation.
La deuxième partie du rapport présente une étude de cas pratique centrée sur la trans-
formation de la signalisation routière statique en une signalisation plus intelligente. Cette
étude a été menée dans le cadre d’une collaboration interdisciplinaire entre l’Université
de Lorraine (UL) et l’Université Internationale de Rabat (UIR) au sein du projet EPICE. En
partenariat avec l’entreprise Urban Electronics, nous avons suivi une méthodologie rigou-
reuse pour examiner les étapes nécessaires à la création de panneaux de signalisation intel-
ligents, adaptés aux conditions météorologiques et capables de détecter le type de véhicule
en approche.
Les objectifs de ce stage sont donc multiples. D’une part, il vise à enrichir notre compré-
hension des collaborations universitaires autour des espaces d’innovation. D’autre part, il
sert de terrain d’application pour ces concepts théoriques en abordant un problème so-
ciétal concret. Ce projet illustre également comment la technologie peut être utilisée de
manière innovante pour résoudre des problèmes complexes, avec des implications finan-
cières, logistiques et en termes de ressources humaines.
En termes de portée et de limitations, ce rapport se concentre principalement sur la
collaboration universitaire et l’application de technologies intelligentes dans un contexte
urbain. Cependant, il ne couvre pas tous les aspects possibles et imaginables de ces do-
maines vastes et complexes.
En conclusion, l’innovation ne se fait pas en vase clos ; elle est souvent le fruit d’inter-
actions et de collaborations entre différents secteurs et acteurs. Ce rapport aspire à être
une exploration exhaustive de la manière dont l’enseignement supérieur peut agir comme
un catalyseur dans cet écosystème d’innovation, tout en mettant en lumière les défis et les
opportunités qui se présentent.

8
Chapitre 1

Description des Entités Impliquées dans


le Projet EPICE

Le projet EPICE (Espaces d’innovation pour Promouvoir l’entrepreneurIat et la Colla-


boration interdisciplinaire) est une collaboration entre l’Université de Lorraine (UL) en
France et l’Université Internationale de Rabat (UIR) au Maroc. Ce projet vise à renforcer la
collaboration entre ces deux institutions académiques, en particulier entre l’ENSGSI/ERPI
(UL) et le Collège Ingénierie et Architecture (UIR).
L’objectif principal du projet EPICE est de renforcer la collaboration entre l’Université de
Lorraine (UL) en France et l’Université Internationale de Rabat (UIR) au Maroc. Plus spé-
cifiquement, le projet vise à :

— Améliorer les formations et les outils d’apprentissage offerts par les deux universités.
— Renforcer l’esprit d’entrepreneuriat parmi les étudiants, les enseignants et les par-
tenaires.
— Promouvoir les échanges internationaux entre les étudiants, les enseignants et les
partenaires industriels.

Le projet cherche également à développer une stratégie d’innovation collaborative par-


tagée pour répondre aux défis de la sécurité routière et de la gestion du trafic urbain. En
partenariat avec l’entreprise Urban Electronics, UL et UIR proposent un stage de recherche
sur le thème de la signalisation et de la sécurité routière. Ce stage a pour finalité de contri-
buer à l’étude de la sécurité routière en explorant comment transformer les panneaux de
signalisation routière en systèmes intelligents de gestion du trafic.

1.1 Équipe de Recherche sur les Processus Innovants


1.1.1 Introduction
L’innovation est le moteur du progrès dans une multitude de domaines, notamment la
technologie, la santé, et l’énergie. L’ERPI, labellisée Équipe d’Accueil (EA n° 3767) par le Mi-
nistère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, est un acteur clé dans ce contexte.
Elle est également membre de la FR 2863 : Fédération de Recherche Jacques Villermaux
pour la Mécanique, l’Énergie, les Procédés (FR JV) .

9
1.1.2 Stimulation de l’Innovation
L’ERPI ne se contente pas de rester dans la tour d’ivoire académique ; elle est un moteur
de changement et un catalyseur d’innovation. Pour stimuler l’innovation, l’ERPI utilise une
infrastructure robuste, notamment le Lorraine Fab Living Lab® (LF2L). Ce dernier est un
écosystème vivant qui permet aux chercheurs, entrepreneurs et étudiants de collaborer sur
des projets conceptuels ou matériels. Il sert de plateforme pour tester des idées, développer
des prototypes et finalement créer des produits ou services ayant un impact significatif sur
la société .

1.1.3 Collaboration Interdisciplinaire


L’ERPI est un creuset de talents et d’idées, rassemblant des experts de divers domaines
tels que l’ingénierie, la biologie, l’informatique et les sciences sociales. Cette collabora-
tion interdisciplinaire est cruciale pour aborder les défis complexes de notre époque. Par
exemple, un projet visant à créer une solution d’énergie renouvelable pourrait nécessiter
l’expertise d’ingénieurs en énergie, de biologistes spécialisés en photosynthèse et de spé-
cialistes en données pour l’analyse des performances. L’ERPI facilite cette synergie, créant
un environnement où la somme des contributions individuelles est plus grande que les
parties .

1.1.4 Création et Maintenance des Espaces d’Innovation


Le LF2L est un exemple parfait de la manière dont l’ERPI crée et maintient des espaces
dédiés à l’innovation. Ces espaces sont équipés des dernières technologies et ressources,
offrant un terrain fertile pour l’expérimentation et la découverte. De plus, l’ERPI travaille en
étroite collaboration avec des partenaires industriels, des gouvernements et d’autres ins-
titutions académiques. Cette relation de partenariat renforce non seulement la recherche
mais aussi la pédagogie, en offrant aux étudiants des opportunités de stage, de recherche
et de développement de compétences en situation réelle .

1.1.5 Impact Sociétal et Économique


Les innovations générées par l’ERPI ont le potentiel de créer de nouveaux emplois, de
résoudre des problèmes sociaux pressants et de contribuer à un développement durable.
Elle vise à avoir un impact réel sur la société et l’économie, transcendant ainsi les frontières
académiques et industrielles .

Conclusion
En résumé, l’ERPI est une institution qui incarne le potentiel de ce qui peut être ac-
compli lorsque des esprits brillants collaborent dans un environnement stimulant et bien
équipé. Elle est le symbole de l’innovation multidimensionnelle et de la collaboration in-
terdisciplinaire.

1.2 Espace d’innovation Fab Lab UIR


1.2.1 Introduction
L’Université Internationale de Rabat (UIR) est un établissement d’enseignement supé-
rieur qui a établi un partenariat de longue date avec l’Université de Lorraine (UL). Grâce à

10
son Collège d’Ingénierie et d’Architecture, l’UIR a mis en place le FabLab UIR, une plate-
forme ouverte dédiée à la création et au prototypage. Ce partenariat entre l’UIR et l’UL vise
à promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat .

1.2.2 Rôle dans le Projet EPICE


L’UIR joue un rôle crucial dans le projet EPICE (Écosystème de Projets Innovants et Col-
laboratifs pour l’Entrepreneuriat), en particulier grâce à son expertise en ingénierie et en
architecture. Le FabLab UIR, en tant que composante de ce projet, sert de laboratoire d’in-
novation où les étudiants, les chercheurs et les entrepreneurs peuvent collaborer pour dé-
velopper des solutions innovantes .

1.2.3 FabLab UIR : Un Catalyseur d’Innovation


Le FabLab UIR est plus qu’un simple laboratoire ; il est un écosystème d’innovation. Il
offre des ressources et des équipements de pointe pour le prototypage rapide, la fabrication
numérique et le développement de produits. Ce laboratoire a un impact significatif sur la
fabrication et l’innovation, en fournissant un espace où les idées peuvent être testées et
développées en prototypes fonctionnels .

1.3 Urban Electronics (Groupe Delta Holding)


1.3.1 Introduction
Urban Electronics, une filiale du Groupe Delta Holding, est un partenaire industriel
de l’UIR. L’entreprise se spécialise dans la fabrication d’équipements de signalisation sta-
tique, intelligente et dynamique. Leur expertise est particulièrement précieuse pour le pro-
jet EPICE, notamment dans le domaine de la sécurité routière .

1.3.2 Fabrication d’Équipements de Signalisation


Urban Electronics utilise des technologies avancées pour créer des systèmes de signa-
lisation qui améliorent la sécurité routière. Leur collaboration avec l’UIR a conduit à des
projets de co-développement industriel qui ont abouti à des innovations dans ce domaine
.

1.3.3 Partenariat et Co-développement Industriel


Le partenariat entre Urban Electronics et l’UIR est un exemple de collaboration réus-
sie entre le secteur académique et l’industrie. Ensemble, ils ont travaillé sur des projets qui
ont non seulement abouti à des innovations technologiques mais aussi contribué à la for-
mation des étudiants en leur offrant des opportunités de stages et de projets de recherche
appliquée .

1.4 Étude Comparative des Fab Labs


Dans le cadre de ce stage, une étude comparative a été menée sur les équipements dis-
ponibles au FabLab UIR et au LF2L. Cette étude pourrait servir de point de référence pour
identifier les opportunités de collaboration et d’échange d’expertise entre les deux entités.

11
1.4.1 Equipement F2l

FIGURE 1.1 – Shema des equipements f2l


Le schéma illustré à cette Figure présente visuellement le processus étudié. Pour une
description plus détaillée des éléments représentés dans le schéma et de leurs description
associés, veuillez vous référer au tableau dans l’annexe Equipement F2l.

1.4.2 Equipement Fab lab uir

12
FIGURE 1.2 – Shema des equipements de fab lab uir

Le schéma illustré à cette Figure présente visuellement le processus étudié. Pour une
description plus détaillée des éléments représentés dans le schéma et de leurs description
associés, veuillez vous référer au tableau dans l’annexe Equipement de FAB LAB UIR.

1.5 La comparaison entre les deux laboratoires


La complémentarité entre les centres d’innovation comme le Fab F2L et le Fab Lab UIR
peut être une source d’opportunités significatives pour les deux parties, ainsi que pour l’en-
semble de la communauté universitaire et de l’industrie. En particulier, une collaboration
entre ces deux centres pourrait permettre une utilisation optimale des ressources, une ex-
pansion des compétences et des connaissances, et une amélioration de la qualité et de l’im-
pact de la recherche et de l’innovation.
Le Fab F2L semble avoir une forte concentration d’équipements pour l’électronique et
l’IoT. Cela comprend des outils tels que des alimentations stabilisées, des multimètres pro-
fessionnels, des oscilloscopes, des stations de soudage à air chaud, des fers à souder, des
lampes loupe et des kits de prototypage Arduino. Ces outils sont essentiels pour la concep-
tion, le développement et le test de systèmes électroniques et d’objets connectés, qui sont
des domaines clés de l’innovation technologique.
D’autre part, le Fab Lab UIR dispose d’équipements pour l’usinage et la réalité virtuelle.
Cela comprend des machines d’usinage CNC, des tours d’usinage, des perceuses, des frai-
seuses manuelles, des systèmes de séchage de la matière plastique, et des casques de réalité
virtuelle. Ces outils sont importants pour la fabrication de pièces mécaniques, le prototy-
page, et l’exploration de nouvelles interfaces homme-machine.
Une collaboration entre ces deux centres pourrait permettre aux utilisateurs de chaque
centre d’accéder à une gamme plus large d’équipements et de compétences. Par exemple,
les étudiants et les chercheurs du Fab F2L pourraient utiliser les équipements d’usinage et
de réalité virtuelle du Fab Lab UIR pour réaliser des prototypes plus sophistiqués ou pour
explorer de nouvelles idées. De même, les utilisateurs du Fab Lab UIR pourraient utiliser
les équipements électroniques et IoT du Fab F2L pour intégrer des fonctionnalités électro-
niques dans leurs prototypes ou pour développer de nouveaux objets connectés.
De plus, une collaboration entre ces deux centres pourrait favoriser l’échange de connais-
sances et de compétences entre les utilisateurs des deux centres. Les utilisateurs pourraient
partager leurs expériences, leurs astuces et leurs meilleures pratiques, ce qui pourrait amé-
liorer la qualité de leur travail et accélérer leur apprentissage. Ils pourraient également col-
laborer sur des projets communs, ce qui pourrait conduire à des innovations plus impor-
tantes et plus impactantes. Enfin, une collaboration entre ces deux centres pourrait ren-
forcer les liens entre l’université et l’industrie. Les centres d’innovation comme le Fab F2L
et le Fab Lab UIR jouent un rôle clé dans la traduction des découvertes de la recherche
universitaire en innovations technologiques. En travaillant ensemble, ils pourraient aug-
menter leur visibilité et leur attractivité auprès des partenaires industriels, ce qui pourrait
conduire à plus d’opportunités de collaboration, de financement et de commercialisation
pour leurs innovations.
En conclusion, une collaboration entre le Fab F2L et le Fab Lab UIR pourrait être béné-
fique pour les deux centres, ainsi que pour l’ensemble de la communauté universitaire et
de l’industrie. Cela pourrait permettre une utilisation optimale des ressources, une expan-
sion des compétences et des connaissances, et une amélioration de la qualité et de l’impact
de la recherche et de l’innovation. Cependant, pour que cette collaboration soit réussie, il
serait important de mettre en place des mécanismes appropriés pour la coordination, la

13
communication et le partage des ressources, et de s’assurer que les objectifs et les attentes
de toutes les parties sont clairement compris et respectés.

14
Chapitre 2

Revue de littérature sur le concept et les


modalités de collaborations
universitaires autour des espaces
d’innovation universitaires

Les espaces d’innovation universitaires sont devenus des moteurs essentiels de l’inno-
vation et du développement économique dans de nombreux pays. Ces espaces sont des
environnements physiques où les universités, les entreprises et d’autres acteurs peuvent
collaborer pour promouvoir la recherche, le transfert de technologie et l’entrepreneuriat.
Cette revue de littérature vise à examiner le concept et les modalités de collaborations uni-
versitaires autour de ces espaces d’innovation universitaires. En analysant les travaux de
recherche existants, nous explorerons les différentes formes de collaborations, les facteurs
clés de succès et les défis rencontrés dans ces partenariats.

2.1 Définition et types d’espaces d’innovation universitaires


2.1.1 Définition des espaces d’innovation universitaires
Les espaces d’innovation universitaires sont des structures qui favorisent la collabora-
tion entre universités, entreprises et gouvernements pour stimuler le développement de
nouvelles idées, technologies, services et produits. Ces environnements sont conçus pour
faciliter l’innovation en offrant un soutien logistique et institutionnel aux chercheurs, en-
trepreneurs et startups, tout en favorisant une culture de créativité, de risque et d’appren-
tissage [1] . Ces espaces visent à favoriser la collaboration, la créativité et l’entrepreneuriat
en réunissant des experts universitaires, des étudiants, des chercheurs, des entrepreneurs
et des représentants de l’industrie. Ces espaces sont souvent créés par les universités en
collaboration avec des partenaires externes, tels que des entreprises, des gouvernements,
des organisations à but non lucratif et des investisseurs, dans le but de stimuler l’innova-
tion, de promouvoir le développement économique régional et de répondre aux besoins
de la société.

2.1.2 Les différents types d’espaces d’innovation universitaires


Il existe plusieurs types d’espaces d’innovation universitaires :

15
Parcs scientifiques : Les parcs scientifiques et technologiques sont des espaces dédiés
à la recherche et au développement technologique, souvent situés à proximité des campus
universitaires. Ces parcs fournissent des infrastructures, des laboratoires et des installa-
tions de pointe pour favoriser la collaboration entre les universités, les entreprises et les
chercheurs. Ils facilitent également le transfert de technologie et l’incubation d’entreprises
en offrant un environnement propice à l’innovation et à la commercialisation des connais-
sances universitaires. Comme le définit l’IASP (International Association of Science Parks),
les parcs scientifiques sont des organisations gérées par des professionnels, conçues pour
promouvoir la croissance des entreprises basées sur l’innovation et la technologie. Ils fa-
vorisent l’interaction entre universités et entreprises et offrent un environnement propice
à la collaboration, à la recherche et au développement [2] .
Incubateurs : Ce sont des structures qui fournissent aux startups naissantes un soutien
sous forme de mentorat, de financement et de services partagés. Les incubateurs universi-
taires visent à transformer les idées et les technologies développées dans les universités en
entreprises viables [3] . Les incubateurs d’entreprises offrent un large éventail de services,
tels que des conseils en affaires, un mentorat, des formations, des connexions avec des in-
vestisseurs et des infrastructures partagées. Les incubateurs d’entreprises situés dans des
campus universitaires bénéficient souvent de la proximité des ressources académiques et
de l’expertise des chercheurs, ce qui facilite le développement de nouvelles idées et de pro-
duits innovants.
Accélérateurs : Ce sont des programmes intensifs à durée déterminée qui fournissent un
financement de démarrage, du mentorat et une formation aux startups en échange d’une
participation en capital. Ils visent à accélérer la croissance des entreprises en phase de dé-
marrage [4] . Les accélérateurs sont des programmes qui aident les startups à accélérer
leur croissance et leur développement commercial. Contrairement aux incubateurs, les ac-
célérateurs ont généralement une durée limitée (par exemple, trois à six mois) et offrent
un soutien intensif et spécialisé aux entrepreneurs sélectionnés. Ces programmes incluent
souvent des séances de formation, des mentors expérimentés, des ressources financières
et des opportunités de réseautage avec des investisseurs potentiels. Les accélérateurs uni-
versitaires sont souvent créés en collaboration avec des institutions académiques pour ca-
pitaliser sur l’expertise technologique et l’accès à la recherche.
Living Lab : C’est un lieu où les parties prenantes des partenariats public-privé-personnes
travaillent ensemble pour créer, prototyper, valider et tester de nouvelles technologies, ser-
vices ou systèmes dans des contextes réels.
FabLabs : Ce sont des espaces où des technologies de fabrication avancées sont disponibles
pour les non-spécialistes. Inspirés par le mouvement des makers, ils servent de pépinières
culturelles pour le partage de connaissances, l’expérimentation de nouvelles technologies
et l’exploration de projets interdisciplinaires.
Makerspaces : Ateliers communautaires en libre accès où les membres (connus sous le
nom de "makers") partagent des outils et des machines de fabrication numérique pour
concevoir et fabriquer des objets à des fins professionnelles et de loisir.
Parcs scientifiques : Hackerspaces : Ce sont des lieux empreints d’un esprit d’égalité, de
non-profit et d’ouverture, où les gens partagent des outils et des idées avec un fort accent
sur les technologies numériques.
Concept de troisième lieu : Se réfère à des environnements sociaux distincts du domicile
(premier lieu) et du lieu de travail (deuxième lieu). Ils sont considérés comme des ancrages
de la vie communautaire et des promoteurs d’interactions créatives. Les espaces de co-
working rentrent dans cette catégorie. Usines de conception (Design Factories) : Ce sont
des environnements de co-création pour l’apprentissage, l’enseignement, la recherche et
la coopération industrielle, souvent trouvés dans les contextes universitaires.

16
Laboratoires ouverts (Open Labs) : Ce sont des espaces et des processus impliquant plu-
sieurs parties prenantes qui visent à renouveler les pratiques d’innovation par des actions
collaboratives et itératives. Ils sont souvent associés à la stimulation de la génération de
connaissances, à la facilitation de la coopération entre les acteurs sociaux ou à la promo-
tion de la créativité.
Espaces facilitateurs (Enabling spaces) : Ces espaces se concentrent sur le rôle de mé-
diation dans l’innovation, considérant le processus d’innovation comme une création de
connaissances et prenant en compte des aspects multidimensionnels tels que les facteurs
sociaux, cognitifs, culturels et technologiques.Espaces d’innovation (Innovation spaces) :
Ces environnements favorisent la communauté, l’apprentissage et la création, offrant des
opportunités d’impliquer les gens et les technologies, de vivre une culture participative et
d’acquérir des compétences modernes.

FIGURE 2.1 – Les types d’espaces d’innovation .

Conclusion
Dans l’ensemble, les espaces d’innovation universitaires offrent un environnement fer-
tile pour la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Ils facilitent la collaboration
entre les universités, les entreprises et d’autres acteurs, contribuant ainsi à stimuler le dé-
veloppement économique et à favoriser le progrès technologique. Cependant, leur succès
dépend de plusieurs facteurs, notamment la qualité de la gouvernance et de la gestion, la
capacité à favoriser une communication efficace et un partage des connaissances, et la ca-
pacité à aligner les intérêts et les objectifs des différents partenaires. Les défis auxquels ils
sont confrontés comprennent les obstacles culturels et institutionnels, les différences de
langage et de mentalité, et les problèmes liés à la propriété intellectuelle et aux droits de
propriété. Ces défis nécessitent une gestion attentive et une approche flexible et adapta-
tive. Ces espaces d’innovation universitaires jouent un rôle clé dans le processus de trans-
fert de technologie, en facilitant le passage des découvertes académiques à des applications

17
commerciales. Ils jouent également un rôle essentiel dans la promotion de l’entrepreneu-
riat et l’innovation dans le milieu universitaire et au-delà [5] . Il convient de noter que le
choix entre ces différents types d’espaces d’innovation dépend de la phase de développe-
ment de l’entreprise, des besoins spécifiques en matière de support, et du type de relations
que l’entreprise souhaite développer avec l’université et d’autres acteurs de l’écosystème
d’innovation [6].

2.2 Rôles des universités dans les espaces d’innovation


Les universités ont traditionnellement été considérées comme des bastions du savoir,
dédiées à l’enseignement et à la recherche. Cependant, au cours des dernières décennies,
leur rôle a considérablement évolué pour inclure un accent sur l’innovation et l’entrepre-
neuriat. Cette évolution a donné naissance à ce que l’on appelle les "espaces d’innovation",
qui peuvent être définis comme des écosystèmes interconnectés de startups, d’entreprises
établies, d’investisseurs, de mentors et, bien sûr, d’universités. Les universités jouent un
rôle de plus en plus important dans les écosystèmes d’innovation, favorisant non seule-
ment la création de connaissances mais aussi leur application dans l’économie réelle [1]
.

2.2.1 Le rôle des universités en tant que catalyseurs de l’innovation


Les universités sont de plus en plus considérées comme des moteurs d’innovation, non
seulement en offrant un cadre propice à l’apprentissage, mais aussi en créant un environ-
nement fertile pour le développement d’idées nouvelles et révolutionnaires. Elles consti-
tuent un terreau fertile pour l’émergence de nouvelles entreprises technologiques, en met-
tant à disposition des connaissances avancées, des infrastructures de recherche de pointe
et une main-d’œuvre hautement compétente. En tant que centres de recherche, les univer-
sités sont souvent à l’avant-garde des progrès scientifiques et technologiques. Les percées
réalisées dans les laboratoires universitaires ont souvent le potentiel d’être commerciali-
sées, créant ainsi de nouvelles entreprises et stimulant la croissance économique. De plus,
les universités favorisent l’entrepreneuriat parmi les étudiants et le personnel, à travers des
programmes d’éducation entrepreneuriale, des compétitions de startups, et des incuba-
teurs d’entreprises.
Les universités sont fréquemment identifiées comme des accélérateurs d’innovation, grâce
à leur aptitude à produire, à diffuser, et à mettre en pratique de nouvelles connaissances.
Grâce à leurs recherches et à leurs collaborations avec l’industrie, elles favorisent le pro-
grès technologique et stimulent l’innovation [7]. De plus, les universités agissent également
comme des pépinières de talents, formant la future génération de chercheurs, ingénieurs,
et entrepreneurs, qui sont indispensables à la poursuite de l’innovation [8].

2.2.2 Les objectifs des universités dans les collaborations autour des
espaces d’innovation
Dans le cadre des collaborations au sein des espaces d’innovation, les universités pour-
suivent divers buts. En premier lieu, elles aspirent à partager les connaissances et les nou-
veautés découlant de leurs travaux de recherche. En s’associant avec des entreprises, elles
sont en mesure de convertir les trouvailles en laboratoire en produits et services béné-
fiques. Deuxièmement, elles visent à améliorer leur propre potentiel de recherche et d’édu-
cation. En collaborant avec des acteurs industriels, elles obtiennent l’accès à des fonds, à
des infrastructures de pointe, et à des compétences pratiques qui peuvent enrichir leurs

18
programmes d’enseignement et de recherche.
Enfin, les universités cherchent à participer à l’évolution économique de leur région. En en-
courageant la création d’entreprises et en attirant des investissements, elles peuvent contri-
buer à générer des postes de travail et à booster la croissance économique. Les universités
se lancent dans des collaborations au sein des espaces d’innovation pour diverses raisons.
D’un côté, ces collaborations permettent aux universités de faire le transfert de leurs résul-
tats de recherche vers le secteur industriel, augmentant ainsi l’impact social de leurs tra-
vaux [9]. D’un autre côté, ces collaborations offrent aux universités la possibilité de générer
des revenus supplémentaires par la commercialisation de leur recherche [10]. Finalement,
ces collaborations renforcent les liens entre les universités et la communauté locale ou ré-
gionale, contribuant ainsi à l’essor économique local [11].

2.2.3 Les avantages pour les universités de participer à ces initiatives


Participer à des initiatives d’innovation offre de nombreux avantages aux universités.
Elles peuvent renforcer leur réputation en tant que centres d’innovation, attirer des étu-
diants et des chercheurs talentueux, et générer des revenus supplémentaires grâce à la
commercialisation de leur recherche. En outre, la collaboration avec l’industrie peut per-
mettre aux universités d’aligner leur recherche et leur enseignement sur les besoins du mar-
ché, ce qui peut améliorer la pertinence et l’employabilité de leurs diplômés. Les universités
peuvent également bénéficier de retombées économiques indirectes, comme l’augmenta-
tion de l’investissement dans la région et l’amélioration de l’infrastructure locale.
Au-delà des avantages financiers et de réputation, la participation à ces initiatives peut
également avoir des avantages académiques. En travaillant en étroite collaboration avec
l’industrie, les universités peuvent s’assurer que leur recherche est à la fois pertinente et
applicable. Cela peut stimuler l’innovation, car les chercheurs sont encouragés à réfléchir
de manière plus entrepreneuriale et à considérer comment leurs découvertes peuvent être
appliquées dans le monde réel. Enfin, l’engagement dans des espaces d’innovation peut ai-
der les universités à accomplir leur mission sociale. En soutenant le développement écono-
mique local et en favorisant la création d’emplois, elles peuvent aider à améliorer la qualité
de vie dans leur région. De plus, en travaillant avec l’industrie pour développer des solu-
tions à des problèmes sociaux, elles peuvent avoir un impact positif sur la société.
Les avantages pour les universités de participer à ces initiatives sont nombreux. Tout d’abord,
elles peuvent bénéficier d’un accès à des ressources financières supplémentaires, soit di-
rectement par le biais de contrats de recherche et de développement, soit indirectement
par le biais de la commercialisation de leur propriété intellectuelle [10]. Deuxièmement,
elles peuvent bénéficier d’un accès à des ressources non financières, comme l’accès à des
équipements de pointe ou à des réseaux d’entreprises [9] . Enfin, la participation à ces ini-
tiatives peut également renforcer la réputation de l’université et attirer des étudiants et des
chercheurs de haut niveau [12].

Conclusion
En résumé, les universités jouent un rôle crucial en tant que catalyseurs de l’innovation
dans les écosystèmes d’innovation. Elles s’engagent dans des collaborations avec l’indus-
trie et d’autres acteurs pour transférer les résultats de leur recherche, générer des revenus
et contribuer au développement économique local. Les avantages de la participation à ces
initiatives incluent l’accès à des ressources financières et non financières supplémentaires,
ainsi que la possibilité de renforcer leur réputation.

19
FIGURE 2.2 – Rôles des universités dans les espaces d’innovation

2.3 Modalités de collaborations universitaires

FIGURE 2.3 – Modalités de collaborations universitaires

2.3.1 Collaboration entre universités et entreprises


Les modèles de collaboration (par exemple, recherche collaborative, contrats de re-
cherche, création d’entreprises communes)
Les modalités de collaboration entre les universités et les entreprises sont diverses et
peuvent revêtir différentes formes. Ces collaborations peuvent inclure des projets de re-
cherche conjoints, des contrats de recherche et la création d’entreprises communes, éga-
lement appelées spin-offs universitaires.
Dans le cadre des collaborations de recherche, les universités et les entreprises travaillent
ensemble pour mener des projets de recherche spécifiques. Ces projets peuvent être finan-
cés à la fois par des fonds publics et privés, et impliquent une coopération étroite entre les

20
chercheurs universitaires et les professionnels de l’entreprise [9]. Les contrats de recherche
constituent un autre modèle de collaboration, dans lequel une entreprise finance directe-
ment des projets de recherche menés par des universités. En échange de leur financement,
les entreprises obtiennent généralement des droits sur les résultats de la recherche, ce qui
peut inclure la propriété intellectuelle et la possibilité de commercialiser les découvertes
réalisées [15].
La création d’entreprises communes, ou spin-offs universitaires, est une autre forme de
collaboration entre les universités et les entreprises. Dans ce modèle, les connaissances et
les technologies développées au sein des universités sont utilisées pour créer de nouvelles
entreprises en partenariat avec des acteurs de l’industrie. Cela permet de transférer les ré-
sultats de la recherche universitaire vers le marché et de favoriser l’entrepreneuriat basé sur
l’innovation [23].
En résumé, les universités et les entreprises collaborent de différentes manières pour pro-
mouvoir l’innovation. Cela peut se faire à travers des projets de recherche conjoints, des
contrats de recherche et la création de spin-offs universitaires, qui permettent de transfor-
mer les connaissances et les découvertes en produits et services concrets.

Les avantages et les défis de la collaboration entre universités et entreprises


Les collaborations entre universités et entreprises offrent de nombreux avantages, no-
tamment l’accès à de nouvelles connaissances, technologies et talents, ainsi que la possibi-
lité de résoudre des problèmes complexes. Cependant, elles peuvent également présenter
des défis tels que la protection de la propriété intellectuelle, la gestion des différences cultu-
relles entre le monde universitaire et le monde des affaires, et la garantie d’une répartition
équitable des bénéfices.
Pour les universités, la collaboration avec les entreprises permet d’accéder à des ressources
financières supplémentaires et à des opportunités de recherche appliquée, ce qui peut ren-
forcer leur capacité de recherche et d’enseignement [ [9] . De plus, cette collaboration offre
aux universités l’opportunité de transférer leurs connaissances et leurs innovations vers le
marché, contribuant ainsi à l’impact sociétal de leur travail.
Du point de vue des entreprises, la collaboration avec les universités leur permet d’accé-
der à des compétences de pointe, à des expertises spécifiques et à des innovations techno-
logiques développées au sein des universités [15] . Cela peut les aider à résoudre des pro-
blèmes complexes, à stimuler leur propre innovation et à rester compétitives sur le marché.
Cependant, ces collaborations peuvent également être confrontées à des défis. La protec-
tion de la propriété intellectuelle peut être un enjeu majeur, car les résultats de la recherche
peuvent être potentiellement exploitables commercialement. De plus, les différences cultu-
relles entre le monde universitaire et le monde des affaires peuvent nécessiter une gestion
efficace pour assurer une collaboration harmonieuse. Il est également important de conci-
lier les objectifs à court terme des entreprises avec les objectifs à long terme des universités,
qui sont souvent axés sur l’avancement des connaissances et l’intérêt public. Enfin, il est
crucial de garantir une répartition équitable des bénéfices générés par la collaboration, afin
de préserver l’intégrité et l’indépendance académique des universités [18] .

21
FIGURE 2.4 – Collaboration entre universités et entreprises

2.3.2 Collaboration entre universités et gouvernement


Les politiques gouvernementales pour promouvoir les espaces d’innovation universi-
taires
Les politiques gouvernementales visant à favoriser les collaborations entre les universi-
tés et le gouvernement peuvent faciliter ces partenariats en encourageant la création d’es-
paces d’innovation universitaires. Ces politiques peuvent prendre différentes formes, telles
que des incitations fiscales, des subventions pour la recherche et le développement, ainsi
que des programmes de financement spécifiques visant à soutenir ces collaborations. Ces
initiatives ont pour objectif de stimuler l’innovation et de résoudre des problèmes d’intérêt
public. Toutefois, ces collaborations peuvent également présenter des défis en termes de
bureaucratie, de transparence et de respect des normes éthiques.
Les gouvernements ont mis en place diverses politiques pour promouvoir ces espaces d’in-
novation universitaires et encourager la collaboration entre les universités et d’autres ac-
teurs de l’écosystème de l’innovation. Par exemple, aux États-Unis, la loi Bayh-Dole a per-
mis aux universités de détenir les droits de propriété intellectuelle sur les inventions fi-
nancées par des fonds fédéraux, favorisant ainsi la création d’entreprises et le transfert de
technologie [7] . De même, la politique de la "Triple Hélice" a été adoptée pour promouvoir
la collaboration entre les universités, les entreprises et le gouvernement afin de stimuler
l’innovation [1] .

Les programmes de financement pour soutenir les collaborations entre universités et


gouvernement
Pour soutenir la collaboration entre les universités et le gouvernement, de nombreux
programmes de financement ont été mis en place. Ces programmes peuvent être divisés en
trois grandes catégories : Subventions de Recherche : Ces subventions sont accordées aux
universités pour réaliser des recherches spécifiques d’intérêt pour le gouvernement. Par
exemple, le National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis, le Conseil de Recherches
en Sciences Naturelles et en Génie du Canada (CRSNG) ou l’Agence Nationale de la Re-
cherche (ANR) en France. Programmes de Coopération : Ces programmes encouragent la
collaboration directe entre les universités et les agences gouvernementales. Par exemple,
les Laboratoires Fédéraux de Recherche aux États-Unis, qui sont des partenariats entre les
universités et le gouvernement pour la recherche et le développement.
Programmes de Partenariat Public-Privé (PPP) : Ces programmes encouragent la collabo-
ration entre les universités, le gouvernement et l’industrie. Ils visent à commercialiser les

22
recherches universitaires et à stimuler l’innovation dans l’industrie. Par exemple, le pro-
gramme Horizon Europe de l’Union Européenne, qui vise à promouvoir l’innovation par le
biais de partenariats public-privé. Les programmes de financement pour soutenir les col-
laborations entre universités et gouvernement : Les gouvernements offrent également des
programmes de financement pour soutenir les collaborations entre universités et gouver-
nement. Par exemple, le programme de partenariats de recherche du Conseil de recherches
en sciences naturelles et en génie du Canada finance des projets de recherche conjoints
entre universités et industrie [16] . De même, le programme Horizon Europe de l’Union
européenne finance des projets de recherche collaboratifs impliquant des universités, des
entreprises et des gouvernements [17] .

FIGURE 2.5 – Collaboration entre universités et gouvernement

2.3.3 Collaboration entre universités et acteurs de la société civile


Le rôle des organisations non gouvernementales et des associations dans les espaces
d’innovation universitaires
Les universités peuvent également collaborer avec des acteurs de la société civile, tels
que les organisations non gouvernementales (ONG) et les associations. Ces collaborations
peuvent contribuer à l’innovation sociale, à l’éducation pour la citoyenneté et à la résolu-
tion de problèmes sociaux. Les ONG et les associations jouent un rôle important dans les
espaces d’innovation universitaires. Elles peuvent agir en tant que facilitateurs en aidant à
établir des liens entre les universités, les entreprises et le gouvernement, et en favorisant
la diffusion des connaissances [19]. Leur participation peut permettre d’élargir la portée et
l’impact des projets d’innovation, en intégrant des perspectives et des expertises complé-
mentaires.
Les ONG peuvent également contribuer à la recherche universitaire en fournissant des
données et des perspectives uniques, notamment sur des questions sociales, environne-
mentales ou humanitaires. Leur expérience sur le terrain et leur connaissance approfon-
die des problématiques spécifiques peuvent enrichir les travaux de recherche universi-
taires [14].
La collaboration entre universités et acteurs de la société civile, tels que les ONG et les as-
sociations, permet de combiner les ressources académiques et l’expertise pratique pour
aborder des enjeux sociaux complexes. Ces partenariats favorisent l’innovation sociale en
permettant de développer des solutions novatrices aux problèmes de la société et en pro-
mouvant des approches collaboratives et participatives.
En résumé, les collaborations entre les universités, les ONG et les associations peuvent ren-
forcer l’innovation sociale, l’éducation citoyenne et la résolution de problèmes sociaux. Ces

23
partenariats favorisent l’échange de connaissances, l’intégration de perspectives diverses
et la mise en place de solutions concrètes pour répondre aux défis sociaux contemporains.

Les synergies possibles entre les universités et les acteurs de la société civile
Les synergies possibles entre les universités et les acteurs de la société civile sont nom-
breuses. Elles comprennent l’échange de connaissances, la mobilisation de ressources et
la co-création de solutions aux problèmes sociaux. Cependant, ces collaborations peuvent
également présenter des défis en termes de coordination, de communication et de respect
des valeurs et des objectifs de chaque partie. La collaboration entre les universités et les
acteurs de la société civile permet aux universités d’orienter leur recherche vers des pro-
blèmes sociaux pertinents, en mettant l’accent sur les besoins réels de la société. Cela ren-
force l’impact sociétal de leur recherche et offre aux étudiants des opportunités d’appren-
tissage basées sur l’expérience pratique [14] . Les acteurs de la société civile, de leur côté,
bénéficient de l’expertise scientifique et technique des universités pour améliorer leur ac-
tion et renforcer leur impact sur le terrain [20].
L’échange de connaissances entre les universités et les acteurs de la société civile favorise
une meilleure compréhension mutuelle des enjeux sociaux, des méthodes de travail et des
besoins spécifiques. Les universités peuvent partager leurs connaissances académiques et
leurs compétences de recherche, tandis que les acteurs de la société civile peuvent apporter
une connaissance approfondie des réalités sur le terrain et des besoins des communautés.
La mobilisation de ressources est une autre synergie importante. Les universités peuvent
offrir des ressources matérielles, financières et technologiques pour soutenir les initiatives
de la société civile, tandis que les acteurs de la société civile peuvent fournir des ressources
locales, des réseaux et une expertise pratique.
Enfin, la co-création de solutions est un aspect clé de la collaboration entre les universi-
tés et les acteurs de la société civile. En travaillant ensemble, ils peuvent combiner leurs
compétences complémentaires pour développer des solutions innovantes et durables aux
problèmes sociaux. Cela implique une approche participative et collaborative, où les diffé-
rentes parties prenantes contribuent à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation
des initiatives.
Cependant, ces collaborations peuvent également présenter des défis. La coordination entre
les universités et les acteurs de la société civile peut être complexe en raison de leurs struc-
tures et de leurs priorités différentes. Une communication efficace et une compréhension
mutuelle sont essentielles pour surmonter ces défis et établir des relations de confiance. De
plus, il est important de respecter les valeurs, les cultures et les objectifs de chaque partie,
en veillant à ce que la collaboration soit mutuellement bénéfique et respectueuse de toutes
les parties impliquées.

24
FIGURE 2.6 – Collaboration entre universités et acteurs de la société civile

2.3.4 La collaboration entre différentes universités internationales (entre


leurs espaces d’innovation).
L’ère numérique : catalyseur de la collaboration entre universités internationales
Dans l’ère numérique actuelle, le développement de partenariats de travail collaboratifs
entre les éducateurs, en particulier dans des domaines disciplinaires spécialisés, est devenu
une nécessité croissante. Il est essentiel de "rassembler la masse critique d’enseignants et
d’étudiants pour des programmes d’enseignement viables" [26] . Les technologies numé-
riques, comme le suggèrent [27], sont des outils puissants qui facilitent ces collaborations.
Elles offrent de nouvelles opportunités pour la collaboration et l’échange d’idées, permet-
tant aux universités de travailler ensemble pour renforcer les programmes académiques et
répondre à d’autres besoins spéciaux.
Ces technologies facilitent la communication entre les chercheurs, permettent le partage
rapide et efficace des résultats de recherche, et même la collaboration en temps réel sur
des projets de recherche. Les plateformes de partage de documents et les outils de vidéo-
conférence, par exemple, permettent aux chercheurs de travailler ensemble et de discuter
de leurs idées et résultats, quel que soit leur emplacement géographique. Ainsi, l’ère nu-
mérique s’est révélée être un véritable catalyseur de la collaboration entre les universités
internationales, transformant la façon dont nous abordons l’enseignement supérieur et la
recherche.

Partage de la recherche et innovation : moteurs de la collaboration entre universités


Internationales
Le partage de la recherche et l’innovation sont des piliers fondamentaux de la collabo-
ration entre les universités internationales. La littérature sur les collaborations interuni-
versitaires, à la fois descriptive et exploratoire, met en évidence l’importance de ces deux
aspects. Les études de cas décrivent les caractéristiques des collaborations et les facteurs
qui influencent leur succès ou leur échec, soulignant le rôle crucial de l’innovation pour
surmonter les défis identifiés, comme ceux notés dans une étude de faisabilité sur la colla-
boration interuniversitaire dans l’éducation en santé publique en Australie.
En outre, comme le suggèrent [27] , le partage de recherches et de découvertes dans des
domaines spécifiques peut renforcer la collaboration. Cela peut se traduire par le partage
de résultats de recherche, de méthodologies, de données et d’autres informations acadé-
miques. L’innovation, qu’elle soit technologique, pédagogique ou organisationnelle, joue
également un rôle déterminant dans la facilitation de la collaboration. L’adoption de nou-
velles technologies ou de nouvelles approches pédagogiques peut aider à surmonter les
obstacles à la collaboration et à faciliter l’échange d’idées et de connaissances. Ainsi, le
partage de la recherche et l’innovation sont indéniablement des moteurs essentiels de la
collaboration entre les universités internationales.

L’efficacité de l’administration : facilitateur de la collaboration entre universités inter-


nationales
L’efficacité de l’administration joue un rôle crucial dans la facilitation de la collaboration
entre les universités internationales. Comme le suggère l’article [28] une administration ef-
ficace peut aider à établir des accords de collaboration, à gérer les échanges d’étudiants
et de personnel, et à coordonner les efforts de recherche conjoints. Dans le contexte des

25
universités, cela peut signifier la mise en place de systèmes administratifs qui facilitent la
communication entre les institutions, la gestion efficace des ressources et la résolution ra-
pide des problèmes. De plus, une administration efficace peut également aider à naviguer
dans les défis juridiques et réglementaires qui peuvent survenir lors de la collaboration
entre universités de différents pays. Par conséquent, l’efficacité de l’administration peut
être considérée comme un facilitateur clé de la collaboration entre les universités interna-
tionales.

FIGURE 2.7 – La collaboration entre différentes universités internationales (entre leurs es-
paces d’innovation).

26
De la Théorie à la Pratique

Après avoir exploré en profondeur les différentes facettes des espaces d’innovation uni-
versitaires, il est temps de passer de la théorie à la pratique. La première partie de ce rapport
a mis en lumière l’importance des collaborations universitaires pour catalyser l’innovation.
Nous avons vu comment les universités peuvent jouer un rôle central en collaborant avec
divers acteurs, tels que les entreprises, les gouvernements et la société civile.
Cependant, la meilleure façon de comprendre l’impact réel de ces collaborations est de
les voir en action. C’est pourquoi la deuxième partie de ce rapport se concentrera sur une
étude de cas pratique, menée en collaboration entre l’Université de Lorraine et l’Université
Internationale de Rabat, en partenariat avec l’entreprise Urban Electronics.
Cette étude de cas illustre comment les principes et les méthodes discutés dans la pre-
mière partie peuvent être appliqués dans un contexte réel pour résoudre des problèmes
concrets. Plus précisément, nous examinerons le processus de transformation de la signa-
lisation routière statique en une signalisation plus intelligente et adaptative. Ce projet sert
non seulement de preuve de concept pour les espaces d’innovation universitaires mais
aussi comme un exemple concret de la manière dont la technologie peut être utilisée pour
aborder des problématiques sociétales urgentes, telles que la sécurité routière.
En somme, cette section de transition sert de passerelle entre la théorie et la pratique,
en montrant comment les collaborations universitaires peuvent être mises en œuvre effi-
cacement pour innover et résoudre des problèmes réels.

27
Chapitre 3

Visite de l’Usine AIC MÉTALLURGIE S.A.


et Adaptations pour les Panneaux
Intelligents

3.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous allons explorer les observations faites lors de la visite de l’usine
AIC MÉTALLURGIE S.A., qui est une filiale de l’entreprise Urban Electronics. Cette usine
est spécialisée dans la fabrication de panneaux de signalisation routière. Nous allons éga-
lement discuter des adaptations nécessaires pour la production de panneaux de limitation
de vitesse intelligents.

3.2 Visite de l’Usine


3.2.1 Aperçu Général
L’usine est située dans le quartier industriel de Birami à Kénitra. La visite a été guidée par
des experts de l’usine qui ont expliqué en détail le processus de fabrication des panneaux
de signalisation routière.

3.2.2 Comparaison des Processus de Fabrication


Dans cette comparaison entre les processus de fabrication des panneaux statiques et
intelligents. Dans le contexte de l’évolution rapide de la technologie, les panneaux de signa-
lisation routière ne font pas exception à l’innovation. Ce tableau met en lumière les diffé-
rences significatives entre les deux méthodes de fabrication, à savoir les panneaux statiques
traditionnels et les panneaux intelligents. Alors que les panneaux statiques ont longtemps
été le pilier de la signalisation routière, les panneaux intelligents émergent comme une so-
lution prometteuse pour améliorer l’efficacité, la sécurité et la durabilité des systèmes de
signalisation. Examinons en détail les différentes étapes, les équipements nécessaires, les
ressources humaines impliquées et les implications financières et logistiques associées à la
fabrication de ces deux types de panneaux. Cette analyse permettra de mieux comprendre
les défis et les opportunités liés à l’adoption croissante de la technologie dans le domaine
de la signalisation routière.

28
TABLE 3.1 – Comparaison des processus de fabrication des panneaux statiques et intelli-
gents

Critères Panneaux Statiques Panneaux Intelligents


Étapes de Création Analyse des besoins, Recherche et dévelop-
Conception, Validation pement, Conception du
du design, Préparation logiciel, Validation du
des matériaux, Découpe prototype, Sélection des
et formage, Peinture et matériaux, Fabrication des
revêtement, Assemblage, composants, Assemblage,
Inspection de qualité, Tests de qualité, Production
Emballage, Livraison et en masse, Installation et
installation maintenance
Équipements Néces- Logiciel de CAO, Machines Station de R&D, Ordina-
saires de découpe, Presse hydrau- teurs de développement,
lique, Cabine de peinture, Machines de fabrication
Système d’assemblage, de PCB, Machines de dé-
Système d’inspection de coupe laser, Station de
qualité, Chariots élévateurs, soudure, Chambre d’essai
Système de stockage climatique, Système d’as-
semblage robotisé, Système
d’inspection de qualité
automatisé
Ressources Hu- Ingénieurs, Opérateurs de Ingénieurs en électronique,
maines machine, Inspecteurs de Développeurs de logiciels,
qualité, Professionnels de Spécialistes en capteurs,
maintenance Opérateurs de machine
spécialisés, Inspecteurs de
qualité spécialisés
Adaptations pour la Intégration des capteurs
Transition météorologiques, Déve-
loppement de logiciels
spécifiques, Tests avancés,
Phase de simulation
Ressources Hu- Ingénieurs en capteurs et
maines Supplé- IoT, Analystes de données,
mentaires pour la Spécialistes en énergie re-
Transition nouvelable
Implications Finan- Coûts d’acquisition de
cières et Logistiques nouveaux équipements,
Formation du personnel,
Retour sur investissement
en termes de sécurité rou-
tière et d’efficacité

29
3.3 Méthode d’Élaboration de la Stratégie Technologique
pour Panneaux de Limitation de Vitesse

FIGURE 3.1 – Methode d’elaboration de la strategie technologique


[28]Boly, V., Camargo, M., Marche, B. (2018).

3.3.1 Audit Interne


Recensement et Évaluation des Compétences
— Compétences clés différenciantes : Expertise en énergie solaire, compétences en
capteurs météorologiques et à ultrasons, propriété intellectuelle autour de la tech-
nologie de panneaux intelligents.
— Compétences exigées essentielles : Gestion de projet pour le développement de
panneaux intelligents, connaissances des normes de sécurité routière.
— Compétences supports : Équipes de marketing pour la commercialisation des nou-
veaux panneaux, ressources humaines pour la formation et le recrutement.

Recensement des Projets


— Projet A : Développement du prototype de panneau de limitation de vitesse intelli-
gent.
— Projet B : Étude de marché pour l’adoption de la nouvelle technologie en Europe et
en Asie.

30
3.3.2 Veille Externe
Analyse PESTEL
— Politique : Politiques gouvernementales favorables à l’adoption de technologies in-
telligentes dans la signalisation routière.
— Économique : Réduction des coûts grâce à l’automatisation et à l’énergie solaire.
— Socioculturel : Augmentation de la sensibilisation à la sécurité routière.
— Technologique : Avancements en IA, IoT et capteurs à faible consommation.
— Environnemental : Normes écologiques pour les matériaux et l’énergie solaire.
— Légal : Réglementations sur la signalisation routière et la sécurité.

Analyse Prospective
— Tendances lourdes : Adoption croissante de la technologie intelligente dans l’infra-
structure routière.
— Signaux faibles : Recherche sur l’intégration de la 5G dans la signalisation routière.

3.3.3 Élaboration de Scénarios d’Acquisition de Compétences


— Scénario 1 : Investir dans la R&D pour intégrer des fonctionnalités de détection
avancées (ex : détection de la météo, du type de véhicule).
— Scénario 2 : Établir des partenariats avec des entreprises technologiques pour ac-
célérer le développement.

3.3.4 Priorisation d’Actions


— Stratégie d’optimisation : Utiliser les compétences existantes en énergie solaire et
en capteurs pour développer rapidement un prototype fonctionnel.
— Stratégie d’enrichissement : Collaborer avec des experts en IA et en capteurs pour
améliorer les fonctionnalités intelligentes.
— Stratégie de sauvegarde : Protéger la propriété intellectuelle liée à la nouvelle tech-
nologie de panneaux de limitation de vitesse intelligents.

FIGURE 3.2 – Roadmap du scenario

31
Chapitre 4

Innovation et Sécurité : Développement


d’un Panneau de Limitation de Vitesse
Intelligent

4.1 Introduction
Cette technologie s’agit d’un panneau routier pour la limitation de vitesse, capable d’ana-
lyser le contexte météorologique (plus précisément la détection des précipitations et la me-
sure du vent) à l’aide de capteurs, et d’afficher la limite de vitesse la plus appropriée en fonc-
tion du milieu environnant. Ce genre de panneaux est adapté aux autoroutes, aux routes
rurales et aux agglomérations, dans le but de répondre à la problématique de la sécurité
routière et de la limitation de vitesse. En plus, le panneau est autonome et utilise l’éner-
gie solaire comme source d’alimentation. Le panneau est doté d’un composant intelligent
permettant de varier l’intensité lumineuse des LEDs en fonction de la luminosité ambiante,
d’où un gain de consommation estimé à 25%. Les capteurs météorologiques sont à faible
consommation énergétique. Aussi je souhaite utiliser deux capteur Capteurs à ultrasons :
Ces capteurs mesurent la distance entre le capteur et le véhicule. En mesurant la hauteur
du véhicule par rapport à la route, il est possible de déterminer s’il s’agit d’une voiture, d’un
camion ou d’un autre type de véhicule. à un panneau de limitation de vitesse, en particulier
dans des conditions météorologiques défavorables comme la pluie, pour ajuster la vitesse
recommandée en fonction du type de véhicule (voiture ou camion).

4.2 Le système et ses composants


1. Module photovoltaïque : Utilisé pour capter l’énergie solaire et la convertir en élec-
tricité pour alimenter le panneau. Composé de panneaux solaires.
2. Capteurs à ultrasons : Utilisés pour mesurer la distance entre le panneau et les vé-
hicules. Ces capteurs peuvent déterminer le type de véhicule (voiture, camion, etc.)
en fonction de la hauteur mesurée.
3. Capteur crépusculaire : Détecte la luminosité ambiante et ajuste la luminosité des
LEDs en conséquence.
4. M LEDs : Diodes électroluminescentes utilisées pour afficher la limitation de vitesse
ainsi que d’autres messages ou indications.
5. Capteur de vent : Mesure la vitesse du vent dans la zone et fournit ces données au
système.

32
6. Capteur de précipitations : Détecte les précipitations (pluie) et transmet ces infor-
mations au système.
7. Boîte à outils contenant :
— Régulateur : Permet de réguler la charge des batteries solaires et de gérer la ten-
sion pour éviter les surcharges ou les décharges excessives.
— Microcontrôleur 16 bits : Un composant électronique capable de traiter les
données des capteurs, de contrôler l’affichage des LEDs et de gérer l’ensemble
du système.
— Panneau sous forme de rectangle arrondi : Surface d’affichage du panneau
routier, où les LEDs sont implantées pour afficher les informations.
— Carte de commande : Contrôle l’ensemble du système, depuis l’acquisition des
données des capteurs jusqu’à l’affichage des informations sur les LEDs et l’écran
LCD.
— Circuit du détecteur pluviométrique : Convertit le signal analogique du cap-
teur de précipitations en un signal numérique.
— Circuit d’acquisition de l’anémomètre : Capte et transmet les impulsions géné-
rées par le capteur de vent.
— Circuit PWM (Modulation de Largeur d’Impulsion) : Permet de moduler l’in-
tensité lumineuse des LEDs en fonction du rapport cyclique du signal.
— Circuit LDR : Mesure l’intensité lumineuse à l’aide d’un composant LDR.
8. Boîtier : Contient la batterie, le contrôleur électrique et la carte de commande, as-
surant la protection et l’organisation des composants internes du panneau.
9. Batterie solaire : Stocke l’énergie solaire captée pour une utilisation ultérieure, no-
tamment pendant les périodes de faible luminosité.
10. Mât : Structure verticale sur laquelle est monté le panneau routier.

FIGURE 4.1 – Composants du panneau

33
FIGURE 4.2 – Composants du panneau

4.2.1 Présentation du besoin de la technologie


La sécurité routière est un enjeu majeur qui touche chaque individu, chaque famille,
et chaque communauté. Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 1,35 million
de personnes meurent chaque année dans des accidents de la route, et des dizaines de
millions d’autres sont blessées ou handicapées. Ces chiffres alarmants mettent en évidence
la nécessité impérieuse de prendre des mesures efficaces pour améliorer la sécurité sur nos
routes.
Les accidents de la route ne sont pas seulement une source de tragédie personnelle ; ils
ont également un coût économique considérable. Les pertes économiques dues aux acci-
dents de la route peuvent représenter jusqu’à 3% du PIB d’un pays, selon la Banque mon-
diale. Cela inclut les coûts directs tels que les soins médicaux et les services d’urgence, ainsi
que les coûts indirects comme la perte de productivité et les dommages matériels.
Plusieurs facteurs contribuent aux accidents de la route, y compris le comportement du
conducteur, l’état du véhicule, et les conditions de la route. Parmi ces facteurs, les condi-
tions météorologiques jouent un rôle significatif. Des conditions telles que la pluie, le brouillard,
la neige, et le vent peuvent rendre la conduite dangereuse en affectant la visibilité, l’adhé-
rence au sol, et la maniabilité du véhicule. Malheureusement, les systèmes de signalisation
routière actuels ne tiennent pas suffisamment compte de ces variables météorologiques, ce
qui peut entraîner des limites de vitesse inappropriées et augmenter le risque d’accidents.

4.2.2 Objectif du Chapitre


L’objectif de ce chapitre est de présenter une solution innovante pour aborder le pro-
blème de la sécurité routière dans le contexte des conditions météorologiques variables :
un panneau de limitation de vitesse intelligent. Ce panneau utilise des capteurs météoro-
logiques et des capteurs à ultrasons pour évaluer les conditions en temps réel et ajuster la
limite de vitesse en conséquence. En intégrant des technologies de pointe et en adaptant

34
dynamiquement les limites de vitesse, ce panneau vise à réduire le nombre d’accidents liés
aux conditions météorologiques et à créer un environnement de conduite plus sûr pour
tous.
En explorant les fonctionnalités, les avantages, et les implications de cette technologie,
ce chapitre cherche à établir la viabilité et l’efficacité de ce panneau de limitation de vitesse
intelligent comme un outil essentiel pour améliorer la sécurité routière. Il s’efforcera éga-
lement de démontrer comment cette innovation peut être intégrée dans les infrastructures
routières existantes et comment elle peut contribuer à des efforts plus larges pour réduire
les accidents de la route et sauver des vies.
En somme, la sécurité routière est une préoccupation qui nécessite une action immé-
diate et efficace. Les solutions innovantes comme le panneau de limitation de vitesse in-
telligent représentent une étape significative vers la réduction des accidents de la route et
la création d’un environnement de conduite plus sûr pour tous.

4.3 Description Générale du Panneau


4.3.1 Fonctionnalités Principales
Le panneau de limitation de vitesse intelligent est une avancée technologique conçue
pour révolutionner la manière dont nous abordons la sécurité routière. Ce panneau est
équipé de plusieurs capteurs météorologiques qui mesurent en temps réel des variables
comme la vitesse du vent et les précipitations. En outre, il dispose de capteurs à ultrasons
qui peuvent évaluer la hauteur et la distance des véhicules par rapport au panneau, per-
mettant ainsi de différencier entre différents types de véhicules comme les voitures et les
camions.
L’une des fonctionnalités les plus remarquables de ce panneau est sa capacité à ajuster
dynamiquement la limite de vitesse affichée en fonction des conditions météorologiques.
Par exemple, en cas de fortes pluies, le panneau peut réduire la limite de vitesse recomman-
dée pour minimiser le risque d’aquaplanage. De même, en cas de vents forts, la limite de
vitesse peut être ajustée à la baisse pour réduire le risque de perte de contrôle du véhicule.
Le panneau est également conçu pour être écoénergétique. Il utilise l’énergie solaire
comme principale source d’alimentation, grâce à un module photovoltaïque intégré. Un
régulateur de charge et une batterie solaire assurent une alimentation constante, même
pendant les périodes de faible ensoleillement. De plus, le panneau est équipé d’un capteur
crépusculaire qui ajuste la luminosité des LEDs en fonction de la luminosité ambiante, éco-
nomisant ainsi jusqu’à 25% d’énergie.
En plus de ces fonctionnalités, le panneau est capable de communiquer des messages
interactifs aux conducteurs via un afficheur LCD. Cela peut inclure des alertes sur les condi-
tions routières à venir, des messages de sécurité, ou même des informations sur les embou-
teillages.

4.3.2 Types de Routes où il Peut être Installé


L’adaptabilité du panneau de limitation de vitesse intelligent le rend idéal pour une va-
riété de contextes routiers. Il peut être efficacement installé sur des autoroutes où les vi-
tesses sont généralement plus élevées et où les conditions météorologiques peuvent chan-
ger rapidement sur de longues distances. Dans ces environnements, le panneau peut jouer
un rôle crucial en informant les conducteurs des changements de conditions bien avant
qu’ils ne deviennent un problème, permettant ainsi des ajustements de vitesse en temps
opportun.

35
De plus, le panneau est également adapté pour les routes rurales, souvent caractérisées
par des conditions météorologiques imprévisibles et un manque d’infrastructure de signa-
lisation adéquate. L’utilisation de l’énergie solaire rend le panneau particulièrement utile
dans ces zones éloignées où l’accès à l’électricité peut être limité.
Enfin, dans les zones urbaines, le panneau peut servir à réguler la vitesse dans des zones
à haut risque comme les zones scolaires, les intersections complexes, et les zones de construc-
tion. Sa capacité à différencier les types de véhicules peut être particulièrement utile dans
les zones urbaines où la coexistence de différents types de véhicules pose des défis uniques
en matière de sécurité routière.
En somme, le panneau de limitation de vitesse intelligent est une innovation polyva-
lente qui peut être déployée dans divers environnements pour améliorer la sécurité rou-
tière. Sa combinaison de capteurs météorologiques, de capteurs à ultrasons, et de fonction-
nalités écoénergétiques en fait une solution complète pour aborder les défis complexes de
la sécurité routière dans le monde moderne.

4.4 Technologie Utilisée


4.4.1 Capteurs météorologiques
L’innovation majeure de ce panneau routier intelligent réside dans son intégration de
capteurs météorologiques de pointe pour ajuster dynamiquement les limites de vitesse
en fonction des conditions météorologiques en temps réel. Le premier de ces capteurs,
le Raindrop Sensor Module, est un capteur de gouttelettes de pluie qui fonctionne à une
tension d’opération de 3.3V ou 5V. Avec une consommation énergétique minime d’environ
0.2W, ce capteur est compatible avec la plupart des microcontrôleurs, y compris Arduino.
Il génère un signal analogique qui est traité par la carte de commande du panneau pour
déterminer si la chaussée est susceptible d’être glissante en raison de la pluie, permettant
ainsi d’ajuster la limite de vitesse affichée.
Le second capteur intégré est un anémomètre à coupelles, spécialement conçu pour
mesurer la vitesse du vent avec une précision de ±1 m/s. Ce capteur fonctionne à une ten-
sion d’opération de 5V ou 12V et consomme environ 0.6W d’énergie. Il peut émettre des
signaux analogiques ou numériques qui sont également traités par la carte de commande
pour ajuster les limites de vitesse en cas de vents forts.
Ces capteurs sont donc essentiels pour la fonctionnalité globale du panneau, permet-
tant une réponse rapide et précise aux changements environnementaux. Leur faible consom-
mation d’énergie est en parfaite adéquation avec l’objectif écologique de l’invention, qui
utilise également l’énergie solaire comme source d’alimentation. De plus, leur coût relati-
vement bas, avec un prix unitaire d’environ 5€ pour le capteur de pluie et 40€ pour le cap-
teur de vent, rend cette solution à la fois économique et efficace pour améliorer la sécurité
routière.

4.4.2 Composant intelligent pour l’intensité lumineuse des LEDs


Un des aspects les plus novateurs de ce panneau routier intelligent réside dans sa ges-
tion optimisée de l’intensité lumineuse des LEDs. Conscient de l’importance de la visibilité
et de l’efficacité énergétique, le système est équipé d’un capteur crépusculaire sophistiqué.
Ce capteur permet de mesurer la luminosité ambiante et d’ajuster en conséquence l’inten-
sité des LEDs, offrant ainsi une visibilité optimale en toutes conditions, qu’il fasse jour ou
nuit. Cette fonctionnalité est rendue possible grâce à une carte de commande avancée, qui
utilise un microcontrôleur 16 bits de type flash pour traiter les données en temps réel. La

36
carte est également dotée d’un circuit PWM (Modulateur de Largeur d’Impulsion) qui varie
le rapport cyclique du signal électrique alimentant les LEDs. Cette modulation permet non
seulement d’ajuster la luminosité des LEDs mais aussi de réduire leur consommation éner-
gétique. En fait, l’utilisation de ce système intelligent permet d’économiser jusqu’à 25% de
l’énergie normalement consommée par les LEDs. Cette économie d’énergie est cruciale,
surtout dans le contexte où le panneau est alimenté par des sources d’énergie renouve-
lable comme des modules photovoltaïques. Ainsi, le panneau non seulement améliore la
sécurité routière en adaptant les limites de vitesse aux conditions météorologiques, mais il
le fait aussi de manière écologique et économique.

4.4.3 L’afficheur LED


L’afficheur LED que nous avons choisi pour notre système de panneau routier intelli-
gent est le SpeedCheck® de Carmanah Technologies. Cet afficheur est spécialement conçu
pour les panneaux de limitation de vitesse variables et offre une visibilité exceptionnelle
dans toutes les conditions météorologiques et d’éclairage, grâce à sa technologie d’affi-
chage à contraste élevé. Disponible en tailles de chiffres de 15 et 18 pouces, l’afficheur uti-
lise un design à 7 segments et intègre une technologie de masquage de sécurité propriétaire
qui limite l’angle de vision pour éviter que les conducteurs ne soient distraits en passant.
L’installation est simple et robuste, avec une construction en aluminium soudé de calibre
11 et des composants en acier inoxydable et en laiton, ce qui le rend résistant aux actes de
vandalisme. De plus, l’afficheur peut être programmé localement ou à distance via une ap-
plication mobile pour iOS et Android ou un logiciel PC, utilisant soit une connexion Ether-
net à distance soit une connexion Bluetooth locale. Il est également conforme aux normes
MUTCD et Buy America, et offre une garantie limitée de 3 ans. Cette combinaison de fonc-
tionnalités fait du SpeedCheck® un choix idéal pour notre système, offrant à la fois fiabilité
et flexibilité.

4.5 Dimensionnement du Panneau Photovoltaïque


4.5.1 Introduction
Le dimensionnement du panneau photovoltaïque est une étape cruciale dans la concep-
tion de notre système de panneau routier intelligent. Cette partie vise à déterminer la taille
et la puissance du panneau photovoltaïque nécessaire pour alimenter de manière fiable et
efficace l’ensemble du système.

4.5.2 Besoins Énergétiques


Pour dimensionner correctement le panneau photovoltaïque, il est essentiel de connaître
les besoins énergétiques du système. Le tableau suivant résume ces besoins :

4.5.3 Calcul de la Puissance Nécessaire


Pour calculer la puissance nécessaire, nous utilisons la formule suivante :
Besoins énergétiques
Puissance nécessaire =
Rendement

37
TABLE 4.1 – Résumé des besoins énergétiques du système

Composant Consommation en W
Afficheur LED SpeedCheck® 3.5
Capteurs météorologiques 1
Carte de commande 2
Capteurs à ultrasons HC-SR04 (2 unités) 2
Capteur de luminosité à faible consommation 0.5
Total 9

où les "Besoins énergétiques" sont la somme des puissances de tous les composants du
système et le "Rendement" est le rendement du panneau photovoltaïque.
9W
Puissance nécessaire = = 36 W
0.25

4.5.4 Facteurs Environnementaux


Il est également important de prendre en compte les facteurs environnementaux tels
que l’ensoleillement moyen de la zone d’installation, l’angle d’inclinaison optimal pour le
panneau, et les conditions météorologiques locales. Pour notre cas au Maroc, nous suppo-
sons un rendement de 25% et avec 3 600 heures d’ensoleillement par an et une irradiation
moyenne de plus de 5 kWh/m2 .

4.5.5 Calcul de la Puissance du Panneau Photovoltaïque


Pour calculer la puissance du panneau photovoltaïque nécessaire, nous utilisons les
relations suivantes :

Énergie annuelle nécessaire = 9 W × 3600 heures = 32400 Wh = 32.4 kWh

32.4 kWh
Puissance du PV = = 1.8 W
3600 heures × 5 kWh/m2
1.8 W
Puissance du PV nécessaire = = 7.2 W
0.25
Après une analyse approfondie, un panneau photovoltaïque de 7.2 W serait nécessaire
pour notre système. Cependant, pour garantir un fonctionnement optimal même dans des
conditions météorologiques défavorables, un panneau de 80 W est recommandé.

4.5.6 Sélection du Panneau


Plusieurs options de panneaux photovoltaïques sont disponibles, allant de 50 W à 170
W. Pour notre application, un panneau de 50 W serait suffisant, mais pour garantir un fonc-
tionnement optimal même dans des conditions météorologiques défavorables, un pan-
neau de 80 W est recommandé.

Conclusion
Après une analyse approfondie, un panneau photovoltaïque de 80 W a été sélectionné
pour notre système. Ce choix offre un équilibre entre la fiabilité et l’efficacité, tout en tenant
compte des besoins énergétiques et des conditions environnementales.

38
4.6 Fonctionnement des Capteurs
4.6.1 Introduction
Il s’agit d’un panneau routier pour la limitation de vitesse, capable d’analyser le contexte
météorologique à l’aide de capteurs et d’afficher la limite de vitesse la plus appropriée. Ce
panneau est particulièrement utile sur les autoroutes, les routes rurales et dans les agglo-
mérations. Il est alimenté par l’énergie solaire et utilise des capteurs météorologiques à
faible consommation énergétique.

4.6.2 Capteurs à ultrasons


Les capteurs à ultrasons sont utilisés pour mesurer la distance entre le capteur et le
véhicule. Ces capteurs sont particulièrement utiles pour ajuster la vitesse recommandée en
fonction du type de véhicule, surtout dans des conditions météorologiques défavorables.

Mesure de la distance et de la hauteur du véhicule


En mesurant la hauteur du véhicule par rapport à la route, il est possible de déterminer
s’il s’agit d’une voiture, d’un camion ou d’un autre type de véhicule. Cette information est
cruciale pour afficher la limite de vitesse la plus appropriée.

Adaptation en fonction des conditions météorologiques


Les capteurs à ultrasons sont capables de s’adapter aux conditions météorologiques,
notamment la détection des précipitations et la mesure du vent. Ceci permet d’ajuster la
vitesse recommandée en fonction du type de véhicule et des conditions météorologiques.

4.6.3 Économie d’énergie


Le panneau est autonome et utilise l’énergie solaire comme source d’alimentation. De
plus, il est doté d’un composant intelligent permettant de varier l’intensité lumineuse des
LEDs en fonction de la luminosité ambiante, ce qui permet un gain de consommation es-
timé à 25%.

4.7 Avantages Énergétiques


4.7.1 Économie d’énergie grâce à la luminosité variable
Dans le contexte actuel de crise environnementale et de la nécessité de réduire notre
empreinte carbone, l’importance de l’efficacité énergétique ne peut être sous-estimée. Les
panneaux de limitation de vitesse intelligents, dotés de systèmes de luminosité variable,
incarnent cette nouvelle ère d’innovations éco-responsables. L’un des aspects les plus re-
marquables de ces panneaux est leur capacité à ajuster la luminosité des LEDs en fonction
de la luminosité ambiante. Ce mécanisme intelligent non seulement améliore la visibilité
et donc la sécurité routière, mais permet également une économie d’énergie significative.
Selon les estimations, cette fonction de luminosité variable peut réduire la consommation
d’énergie jusqu’à 25%. Dans un monde où chaque watt économisé compte, cette réduction
est loin d’être négligeable. Elle contribue non seulement à diminuer les coûts opération-
nels, mais aussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui est crucial pour lutter
contre le changement climatique.

39
4.7.2 Faible consommation des capteurs météorologiques
En outre, les capteurs météorologiques intégrés dans ces panneaux sont conçus pour
être écoénergétiques. Ces capteurs, qui jouent un rôle crucial dans l’ajustement des limites
de vitesse en fonction des conditions météorologiques, sont optimisés pour consommer
le moins d’énergie possible tout en fournissant des données précises et fiables. La faible
consommation d’énergie de ces capteurs est particulièrement avantageuse dans les régions
où les ressources énergétiques sont limitées ou coûteuses. En somme, l’incorporation de la
luminosité variable et de capteurs météorologiques à faible consommation dans les pan-
neaux de limitation de vitesse représente une avancée majeure dans le domaine de la sécu-
rité routière éco-responsable. Ces innovations non seulement rendent les routes plus sûres,
mais elles le font d’une manière qui respecte notre planète et ses ressources limitées. À une
époque où chaque geste compte pour préserver l’environnement, ces avancées technolo-
giques sont non seulement bienvenues, mais absolument nécessaires. Leur mise en œuvre
généralisée pourrait avoir un impact significatif sur la réduction de la consommation éner-
gétique globale et, par conséquent, sur la lutte contre le changement climatique.

4.8 Adaptabilité et Personnalisation


Le panneau de limitation de vitesse est conçu pour s’adapter aux différents types de
véhicules et conditions météorologiques. Il utilise des capteurs météorologiques pour me-
surer les conditions de pluie et de vent, et ajuste la limite de vitesse en conséquence. Voici
comment le panneau s’adapte :

4.8.1 Base : Panneau de limitation de vitesse sur autoroute à 120 km/h

TABLE 4.2 – Les different vitesse d’affichage dans le cas simple

Conditions Voiture Camion


Conditions normales
Voiture ou camion 120 km/h 90 km/h
Pluie légère
Voiture ou camion 110 km/h 80 km/h
Pluie forte
Voiture ou camion 100 km/h 70 km/h
Vent léger (jusqu’à 30 km/h)
Voiture ou camion 115 km/h 85 km/h
Vent fort (plus de 30 km/h)
Voiture ou camion 100 km/h 70 km/h

4.8.2 Combinaisons

TABLE 4.3 – Les different vitesse d’affichage dans le cas des combinaisons

Conditions Voiture Camion


Pluie légère + Vent léger
Voiture ou camion 105 km/h 75 km/h
Pluie légère + Vent fort
Voiture ou camion 95 km/h 65 km/h

40
Pluie forte + Vent léger
Voiture ou camion 95 km/h 65 km/h
Pluie forte + Vent fort
Voiture ou camion 85 km/h 55 km/h

Ces valeurs de limitation de vitesse ont été déterminées en se basant sur des normes de
sécurité routière établies et des pratiques courantes. Afin d’optimiser la précision et la fiabi-
lité du système, il est recommandé de collaborer avec des experts en sécurité routière et des
météorologues pour une calibration plus fine des paramètres. Des essais sur le terrain sont
également prévus pour valider empiriquement ces limites de vitesse, garantissant ainsi une
mise en œuvre sécurisée et efficace du panneau de limitation de vitesse intelligent.

4.9 Étude Économique


4.9.1 Introduction
L’étude économique vise à évaluer la viabilité financière du projet de panneau routier
intelligent. Cette section couvre les coûts initiaux, les coûts opérationnels, les sources de
financement potentielles, et les retours sur investissement.

4.9.2 Coûts Initiaux


TABLE 4.4 – Coût des composants par unité

Coût des composants par unité Coût (en €)


Coût des capteurs météorolo- 27
giques
Coût de l’afficheur LED Speed- 70
Check®
Coût du panneau photovoltaïque 67
Coût de la carte de commande 30
Coût d’installation 100
Coût du capteur ultrason (2 uni- 8
tés)
Coût du capteur de pluie 3
Coût du capteur de luminosité 8
Coût total initial par unité 313

41
4.9.3 Coûts Opérationnels

TABLE 4.6 – Coût Opérationnel

Coût Opérationnel Coût (en €)


Maintenance annuelle 50
Mises à jour logicielles (par an) 10
Coût de l’énergie (si nécessaire) 0
Coût opérationnel annuel par 60
unité

4.9.4 Sources de Financement


— Subventions gouvernementales
— Partenariats public-privé
— Fonds de développement urbain
— Investisseurs privés

4.9.5 Retour sur Investissement


Supposons que le panneau réduise les accidents de la route de 20%, ce qui entraîne une
économie de 2000€ par an en termes de coûts de santé et de dommages matériels.
Bénéfices annuels - Coûts opérationnels
ROI = × 100
Coût initial
2000£ − 60£
ROI = × 100 ≈ 619%
313£
Le retour sur investissement (ROI) serait d’environ 619%. Cela signifie que pour chaque
euro investi dans le projet de panneau routier intelligent, il y aurait un rendement potentiel
de 6,19 euros en termes de bénéfices annuels nets.

Conclusion
En conclusion, l’étude économique du projet de panneau routier intelligent démontre sa
viabilité financière et son potentiel à générer des bénéfices significatifs. Les coûts initiaux
par unité s’élèvent à 313€, avec des coûts opérationnels annuels de 60€. Cependant, ces
coûts sont largement compensés par les avantages substantiels que le projet peut apporter.
En supposant une réduction de 20% des accidents de la route grâce à ce panneau, entraî-
nant des économies annuelles de 2000€ en termes de coûts de santé et de dommages maté-
riels, le retour sur investissement (ROI) est estimé à environ 619%. Ce chiffre témoigne d’un
rendement financier impressionnant, ce qui suggère que le projet peut non seulement cou-
vrir ses coûts, mais également générer des bénéfices substantiels pour les parties prenantes
impliquées.
Les sources de financement potentielles, telles que les subventions gouvernementales, les
partenariats public-privé, les fonds de développement urbain et les investisseurs privés,
offrent des opportunités pour soutenir financièrement la mise en œuvre du projet.
En fin de compte, l’étude économique souligne l’importance et la pertinence du panneau
routier intelligent en tant qu’investissement stratégique, offrant à la fois des avantages en
matière de sécurité routière et des rendements financiers attrayants. Cependant, il est es-
sentiel de continuer à surveiller et à évaluer les performances économiques réelles du pro-

42
jet à mesure qu’il est mis en œuvre afin de garantir que les résultats correspondent aux
prévisions et aux objectifs fixés.

4.10 Limitations et Défis


4.10.1 Fiabilité des Capteurs
Les capteurs météorologiques, bien qu’efficaces, ne sont pas infaillibles. Ils peuvent être
sujets à des erreurs ou des dysfonctionnements, ce qui peut affecter la précision des limites
de vitesse affichées.

4.10.2 Conditions Météorologiques Extrêmes


Le système est conçu pour fonctionner dans une gamme de conditions météorologiques,
mais des conditions extrêmes comme des tempêtes violentes ou des chutes de neige im-
portantes peuvent affecter son fonctionnement.

4.10.3 Vandalisme et Usure


Le panneau et ses composants sont exposés aux éléments et au risque de vandalisme. Bien
que le matériel soit robuste, des mesures supplémentaires peuvent être nécessaires pour
protéger le système.

4.10.4 Interférences et Obstructions


Des objets tels que des arbres ou des bâtiments peuvent obstruer les capteurs ou les pan-
neaux solaires, affectant ainsi la performance du système.

4.10.5 Mise à Jour et Maintenance


Le système nécessite une maintenance régulière et des mises à jour logicielles pour assu-
rer son bon fonctionnement à long terme, ce qui peut entraîner des coûts et des efforts
supplémentaires.

4.10.6 Adoption et Acceptation Publique


Pour que le système soit efficace, il est crucial que les conducteurs respectent les limites de
vitesse affichées. Cela nécessite une campagne de sensibilisation pour informer le public
de la fiabilité et des avantages du système.

4.10.7 Réglementations et Normes


Le système doit être conforme aux réglementations et normes locales, nationales et inter-
nationales en matière de sécurité routière et de dispositifs électroniques, ce qui peut com-
pliquer le processus de déploiement.
En somme, bien que le système de panneau routier intelligent offre de nombreux avan-
tages, il présente également des défis et des limitations qui doivent être soigneusement
considérés pour une mise en œuvre réussie.

43
Conclusion
4.10.8 Résumé des Points Clés
Le rapport présente un système de panneau routier intelligent, conçu pour améliorer la sé-
curité routière tout en étant écologiquement responsable. Le système utilise une variété de
capteurs météorologiques pour ajuster dynamiquement les limites de vitesse en fonction
des conditions météorologiques en temps réel. De plus, il est équipé d’un composant in-
telligent pour gérer l’intensité lumineuse des LEDs, ce qui permet une visibilité optimale
tout en économisant de l’énergie. Le panneau est alimenté par un panneau photovoltaïque,
dont la taille et la puissance ont été soigneusement calculées pour répondre aux besoins
énergétiques du système. Enfin, le système est conçu pour être adaptable et personnali-
sable, capable de s’ajuster aux différents types de véhicules et conditions météorologiques.

4.10.9 Implications pour la Sécurité Routière et la Gestion du Trafic


1. Réduction des Accidents : En ajustant les limites de vitesse en fonction des condi-
tions météorologiques, le panneau peut contribuer à réduire le nombre d’accidents
liés aux conditions routières dangereuses.
2. Gestion du Trafic : Le système peut aider à réguler le flux de trafic en adaptant les
limites de vitesse, ce qui peut être particulièrement utile dans les zones à fort trafic
ou pendant les conditions météorologiques extrêmes.
3. Économie d’Énergie : Grâce à son système de gestion de l’intensité lumineuse et
à son alimentation solaire, le panneau est une solution éco-responsable qui peut
contribuer à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2.
4. Adaptabilité : La capacité du système à s’adapter aux différents types de véhicules
et aux conditions météorologiques le rend extrêmement flexible et applicable dans
divers contextes routiers.
5. Coopération Interdisciplinaire : Le système offre la possibilité de collaboration
entre météorologues, ingénieurs en trafic et experts en sécurité routière pour une
calibration plus fine des paramètres.
6. Innovation Technologique : Le panneau représente une avancée significative dans
le domaine de la sécurité routière, intégrant des technologies de pointe pour créer
une solution complète et intégrée.
En somme, le panneau routier intelligent proposé dans ce rapport a le potentiel de révolu-
tionner la façon dont nous abordons la sécurité routière et la gestion du trafic, tout en étant
respectueux de l’environnement. Il s’agit d’une étape significative vers la création d’un ré-
seau routier plus sûr, plus efficace et plus durable.

44
Conclusion

Ce rapport de fin d’études, réalisé dans le cadre du projet EPICE, a permis d’explorer
plusieurs domaines clés de la recherche et de l’innovation. L’un des résultats majeurs de
ce stage est la rédaction d’un article scientifique à venir, intitulé “Revue de littérature sur le
concept et les modalités de collaborations universitaires autour des espaces d’innovation”.
Cet article a non seulement enrichi ma compréhension de la recherche scientifique mais
a également ouvert des voies pour de futures collaborations inter-universitaires.

En outre, le stage a conduit au dépôt d’un brevet pour un “Panneau de limitation de vitesse
intelligent”. Ce brevet est une preuve tangible de l’application pratique des connaissances
acquises et offre un aperçu du potentiel entrepreneurial que ces innovations peuvent
apporter.

Perspectives et Propositions :
— Recherche Scientifique : Il serait intéressant de poursuivre des recherches sur les
modalités de collaborations universitaires, notamment en ce qui concerne leur im-
pact sur l’innovation et le développement technologique.
— Entrepreneuriat : Le brevet déposé ouvre la voie à des applications commerciales.
Une étude de marché pourrait être la prochaine étape pour évaluer le potentiel
commercial du “Panneau de limitation de vitesse intelligent”.

De plus, le contexte dynamique de ce projet a également permis d’acquérir des com-


pétences essentielles en gestion de projet, en collaboration interdisciplinaire et en
communication. L’interaction régulière avec une équipe diversifiée de chercheurs et d’ex-
perts a favorisé le développement de compétences en résolution de problèmes complexes
et en prise de décisions éclairées.

Le dépôt du brevet pour le "Panneau de limitation de vitesse intelligent" représente


non seulement un jalon important dans l’application pratique des connaissances, mais il
suscite également des réflexions sur les impacts sociétaux positifs que de telles innovations
pourraient engendrer. Cette avancée pourrait contribuer à l’amélioration de la sécurité
routière et à une meilleure gestion du trafic, tout en offrant des opportunités pour une
sensibilisation accrue à la sécurité routière et à la technologie embarquée.

En termes de perspectives et de propositions, les implications de ce rapport de fin d’études


vont au-delà des frontières disciplinaires. Le domaine de la recherche scientifique
pourrait bénéficier de futures explorations sur la manière dont les collaborations inter-
universitaires pourraient catalyser des innovations transformatrices, non seulement sur le
plan technologique, mais également dans la manière dont elles pourraient influencer les
politiques publiques et les pratiques industrielles.

En ce qui concerne l’entrepreneuriat, l’étude de marché potentielle pour le "Panneau de

45
limitation de vitesse intelligent" pourrait fournir des informations cruciales pour guider le
développement ultérieur du produit et son introduction sur le marché. De plus, cela ouvre
la porte à des partenariats stratégiques avec des acteurs de l’industrie automobile et de la
technologie, renforçant ainsi la valeur et la portée de cette innovation.

En résumé, ce rapport de fin d’études démontre clairement que le projet EPICE a été une ex-
périence transformative, alliant la recherche académique à la création concrète et à l’explo-
ration entrepreneuriale. Les résultats obtenus et les perspectives tracées soulignent l’im-
portance de la collaboration, de l’innovation et de la vision à long terme pour façonner un
avenir où la recherche, l’industrie et la société évoluent de concert vers un progrès durable.

46
Chapitre 5

Annexes

Catégorie Produit Marque Modèle Description


Capteurs Phy- CAPTIV ERGO T-SENS TEA C2035 - Capteur d’ECG pour l’ergo-
siologiques et ECG C2036 nomie
Progiciels as-
sociés
CAPTIV T-SENS TEA 2015 Capteur d’accélération
ACCEL
CAPTIV T-SENS RES- TEA 2033 Capteur de respiration
PIRATION
CAPTIV T-SENS GSR TEA 57 Capteur de conductivité de
la peau (GSR)
CAPTIV T-SENS TEA C2000 Capteur de température et
T-LOG d’humidité
EYE TRACKERS SEN- Gazepoint GP3 Eye tracker pour le suivi
SATION FIX oculaire
Caméra Thermique Optris xi400 Caméra thermique infra-
rouge
Imprimantes IMPRIMANTE 3D Bcn SIXMAX Imprimante 3D FDM avec
3D - FFF FDM IDEX 285 système IDEX
IMPRIMANTE 3D ALTO Open Edge Imprimante 3D FDM
FDM
IMPRIMANTE 3D HDE Open Edge Imprimante 3D FDM
FDM
IMPRIMANTE 3D DE- Markforged MARK2 Imprimante 3D FDM avec
POT FIL CONTINUE dépôt de filament continu
IMPRIMANTE 3D Raise 3D E2 Imprimante 3D FDM
FDM INDEX 175
IMPRIMANTE 3D CREALITY CR10 MAX Imprimante 3D FDM
FDM
IMPRIMANTE 3D CREALITY ENDER 3 Imprimante 3D FDM
FDM S1 PRO
HANGPRINTER LF2L Hangprinter pour l’impres-
sion 3D
Imprimante SLA ANYCUBIC PHOTON Imprimante 3D à résine SLA
3D - Résine MONOX
Imprimantes CR10 - Mahor Imprimante 3D FGF
3D - FGF

47
Catégorie Produit Marque Modèle Description
Gigabot X re :3D Imprimante 3D FGF
Imprimante IMPRIMANTE 3D PIS- Tobeca COSMED Imprimante 3D FDM à pis-
3D - Piston TON FDM PISTON ton
Imprimante Selective Laser Sinte- Sinterit LISA Imprimante 3D SLS
3D - SLS ring - SLS
Machines DÉCOUPE LASER 100 Ml Laser ML-W960 Machine de découpe laser
de Découpe W 100 W
Laser
DÉCOUPE LASER 80 TROTEC Speedy 400 Machine de découpe laser
W on Ruby 80 W
Machines CNC Makko N640-KU Machine d’usinage CNC
d’Usinage
BROYEUR Retsch SM300 Broyeur
Tours d’Usinage Optimachine TU 2107 Tours d’usinage
Perceuse Perceuse
Fraiseuse Manuel Optimachine BL 20 Fraiseuse manuelle
Prototypage Oscilloscope Oscilloscope
Electronique
Générateur de Fonc- Générateur de fonctions
tions
Alimentation stabili- Alimentation stabilisée
sée
Multimètres Multimètres
Station de soudage Station de soudage
Système de séchage de Système de séchage de la
la matière plastique matière plastique
Réalité Vir- CASQUE REALITE HTC Vive Pro Casque de réalité virtuelle
tuelle VIRTUELLE Eye avec suivi oculaire
CASQUE REALITE Meta Quest 2 Casque de réalité virtuelle
VIRTUELLE
ESPACE IMMERSIF Espace immersif
Ipad Pro iPad Pro
PupiLabs PupiLabs
Sense Gloves Gants de détection de mou-
vement
Réalité Aug- Microsoft / Hololens 2 Casque de réalité augmen-
mentée tée
Microsoft / Hololens 2 Casque de réalité augmen-
tée
Table tactile ÉCRAN TACTILE Plt4938 Llyama Pro Écran tactile
Lite
Audio - Vidéo Nikkon D7500 Appareil photo Nikon
D7500
Camera 360 Caméra 360
Camera Arm Bras pour caméra
Microphone Ultradi- Microphone unidirection-
rectionnel nel
Microphone Cravate Microphone cravate

48
Catégorie Produit Marque Modèle Description
SCANNER PROJEC-
TEUR NUMÉRI

TABLE 5.2 – Equipement F2l

Catégorie Produit Modèle Description


Machines Tour CNC CAK6140 CAK6140 Réalisation de pièces méca-
d’usinage niques, filtrage, taraudage,
perçage. Utilisé pour prototy-
page, industrie automobile et
aérospatiale.
Fraiseuse CNC VMC330L Réalisation d’ouvertures, perçage
VMC330L de précision, polissage et ruba-
nage des pièces mécaniques. Uti-
lisé pour prototypage, industrie
automobile et aérospatiale.
Centre d’usinage CNC VMC420L Fabrication de différents types
VMC420L de disques mécaniques, réalisa-
tion de gabarits, pièces détachées,
moules et pièces complexes. Uti-
lisé pour prototypage, industrie
automobile et aérospatiale.
Découpe Découpe Laser CO2 HL Laser Cut Découpe de précision du métal (1
Laser mm à 20 mm), gravure sur bois,
plastique et métal. Utilisé pour
différents domaines, modèle HL
Laser Cut.
Découpe Laser 3015LN Découpe de précision du métal
3015LN (1 mm à 20 mm), gravure sur
bois, plastique et métal. Utilisé
pour prototypage, industrie au-
tomobile et aérospatiale, modèle
3015LN.
Imprimante Ultimaker 2+ (FDM) Fabrication de pièces en fusion-
3D FDM nant et extrudant un filament
thermoplastique. Volume d’im-
pression : 20 x 20 x 17 cm.
Prusa I3 (FDM) Fabrication de pièces en fusion-
nant et extrudant un filament
thermoplastique. Volume d’im-
pression : 20 x 20 x 17 cm.
Numérisation Scanner 3D Numérisation en 3D d’objets avec
3D une précision de l’ordre du mil-
limètre et reproduction des cou-
leurs.
Machines Touret à polir Utilisé pour le polissage des
d’atelier pièces.
Scie circulaire plon- Utilisée pour les découpes pré-
geante cises.

49
Catégorie Produit Modèle Description
Perceuse Utilisée pour le perçage précis des
matériaux.
Machine combinée Réalisation de différentes opéra-
pour travaux de tôle 3 tions sur les tôles.
IN 1
Compresseur Fournit de l’air comprimé pour les
outils pneumatiques.
Visseuse Utilisée pour les vissages rapides
et précis.
Poste à souder MIG Utilisé pour la soudure MIG.
Tour et fraiseuse ma- Utilisés pour l’usinage manuel
nuel des pièces.
Armoire murale Utilisée pour le rangement des
outils et des pièces.
Presse hydraulique Utilisée pour les opérations de
pressage.
Meule portatif Utilisée pour le meulage des ma-
tériaux.
Poste à souder Utilisé pour la soudure des maté-
riaux.
Perceuse Dremel Outil rotatif polyvalent pour di-
verses tâches.
Sauteuse Utilisée pour les découpes pré-
cises dans les matériaux.
Électronique Alimentations stabili- Utilisées pour fournir une alimen-
& IoT sées tation électrique stable aux cir-
cuits électroniques.
Multimètres profes- Utilisés pour mesurer diverses
sionnels grandeurs électriques.
Oscilloscope Utilisé pour visualiser et analyser
les signaux électriques.
Station de soudage à Utilisée pour la soudure des com-
air chaud posants électroniques avec de l’air
chaud.
Fer à souder Utilisé pour la soudure des com-
posants électroniques.
Lampe loupe Utilisée pour une observation dé-
taillée des composants électro-
niques.
Kit de prototypage ar- Utilisé pour la conception de sys-
duino tèmes électroniques et le dévelop-
pement d’objets connectés.
Machines Tour CNC CAK6140 CAK6140 Réalisation de pièces méca-
d’usinage niques, filtrage, taraudage,
perçage. Utilisé pour prototy-
page, industrie automobile et
aérospatiale.

50
Catégorie Produit Modèle Description
Fraiseuse CNC VMC330L Réalisation d’ouvertures, perçage
VMC330L de précision, polissage et ruba-
nage des pièces mécaniques. Uti-
lisé pour prototypage, industrie
automobile et aérospatiale.
Centre d’usinage CNC VMC420L Fabrication de différents types
VMC420L de disques mécaniques, réalisa-
tion de gabarits, pièces détachées,
moules et pièces complexes. Uti-
lisé pour prototypage, industrie
automobile et aérospatiale.
Découpe Découpe Laser CO2 HL Laser Cut Découpe de précision du métal (1
Laser mm à 20 mm), gravure sur bois,
plastique et métal. Utilisé pour
différents domaines, modèle HL
Laser Cut.
Découpe Laser 3015LN Découpe de précision du métal
3015LN (1 mm à 20 mm), gravure sur
bois, plastique et métal. Utilisé
pour prototypage, industrie au-
tomobile et aérospatiale, modèle
3015LN.
CNC PCB 3015LN Découpe de précision du métal
(1 mm à 20 mm), gravure sur
bois, plastique et métal. Utilisé
pour prototypage, industrie auto-
mobile et aérospatiale.
CNC Bois 3015LN Découpe de précision du métal
(1 mm à 20 mm), gravure sur
bois, plastique et métal. Utilisé
pour prototypage, industrie auto-
mobile et aérospatiale.
Imprimante Ultimaker 2+ (FDM) Fabrication de pièces en fusion-
3D FDM nant et extrudant un filament
thermoplastique. Volume d’im-
pression : 20 x 20 x 17 cm.
Prusa I3 (FDM) Fabrication de pièces en fusion-
nant et extrudant un filament
thermoplastique. Volume d’im-
pression : 20 x 20 x 17 cm.
Numérisation Scanner 3D Numérisation en 3D d’objets avec
3D une précision de l’ordre du mil-
limètre et reproduction des cou-
leurs.
Machines Touret à polir Utilisé pour le polissage des
d’atelier pièces.
Scie circulaire plon- Utilisée pour les découpes pré-
geante cises.
Perceuse Utilisée pour le perçage précis des
matériaux.

51
Catégorie Produit Modèle Description
Machine combinée Réalisation de différentes opéra-
pour travaux de tôle 3 tions sur les tôles.
IN 1
Compresseur Fournit de l’air comprimé pour les
outils pneumatiques.
Visseuse Utilisée pour les vissages rapides
et précis.
Poste à souder MIG Utilisé pour la soudure MIG.
Tour et fraiseuse ma- Utilisés pour l’usinage manuel
nuel des pièces.
Armoire murale Utilisée pour le rangement des
outils et des pièces.
Presse hydraulique Utilisée pour les opérations de
pressage.
Meule portatif Utilisée pour le meulage des ma-
tériaux.
Poste à souder Utilisé pour la soudure des maté-
riaux.
Perceuse Dremel Outil rotatif polyvalent pour di-
verses tâches.
Sauteuse Utilisée pour les découpes pré-
cises dans les matériaux.
Électronique Alimentations stabili- Utilisées pour fournir une alimen-
& IoT sées tation électrique stable aux cir-
cuits électroniques.
Multimètres profes- Utilisés pour mesurer diverses
sionnels grandeurs électriques.
Oscilloscope Utilisé pour visualiser et analyser
les signaux électriques.
Station de soudage à Utilisée pour la soudure des com-
air chaud posants électroniques avec de l’air
chaud.
Fer à souder Utilisé pour la soudure des com-
posants électroniques.
Lampe loupe Utilisée pour une observation dé-
taillée des composants électro-
niques.
Kit de prototypage ar- Utilisé pour la conception de sys-
duino tèmes électroniques et le dévelop-
pement d’objets connectés.

TABLE 5.4 – Equipement de FAB LAB UIR

52
FIGURE 5.1 – Prix du capteur de vent

FIGURE 5.2 – Prix du capteur de pluie

53
FIGURE 5.3 – Prix du capteur ultrason

FIGURE 5.4 – Prix du capteur de luminosite

54
FIGURE 5.5 – Prix du panneau photovoltaique

55
Bibliographie

[1] Etzkowitz, H., Leydesdorff, L. (2000). The dynamics of innovation : from National Sys-
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57

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